DĂ©cret fixant les dates d’entrĂ©e en vigueur de certaines dispositions de la Loi sur les activitĂ©s associĂ©es aux paiements de dĂ©tail et de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2021 : TR/2023-70

La Gazette du Canada, Partie II, volume 157, numéro 24

Enregistrement
TR/2023-70 Le 22 novembre 2023

LOI No 1 D’EXÉCUTION DU BUDGET DE 2021

DĂ©cret fixant les dates d’entrĂ©e en vigueur de certaines dispositions de la Loi sur les activitĂ©s associĂ©es aux paiements de dĂ©tail et de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2021

C.P. 2023-1105 Le 3 novembre 2023

Sur recommandation de la ministre des Finances et en vertu de l’article 187 de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2021 (la « Loi Â»), chapitre 23 des Lois du Canada (2021), Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil fixe :

NOTE EXPLICATIVE

(La présente note ne fait pas partie du Décret.)

Proposition

Le DĂ©cret fixant les dates d’entrĂ©e en vigueur de certaines dispositions de la Loi sur les activitĂ©s associĂ©es aux paiements de dĂ©tail et de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2021 (le DĂ©cret), aux termes de l’article 187 de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2021, chapitre 23 des Lois du Canada (LEB no 1 2021), vient fixer trois dates oĂą certaines dispositions de la Loi sur les activitĂ©s associĂ©es aux paiements de dĂ©tail (la Loi) et de la LEB no 1 2021 entrent en vigueur. Le DĂ©cret fixe

Objectif

Le Décret vise à mettre en vigueur des dispositions de la Loi qui permettent de promouvoir la sécurité et l’intégrité du système financier, tout en assurant une innovation responsable au profit des Canadiens.

Ă€ compter du 1er novembre 2024, les personnes physiques ou entitĂ©s qui exĂ©cutent des activitĂ©s associĂ©es aux paiements de dĂ©tail sont tenues de dĂ©poser une demande d’enregistrement Ă  titre de FSP auprès de la Banque du Canada. De plus, les dispositions lĂ©gislatives nĂ©cessaires pour prendre les mesures exĂ©cutoires ainsi que les autorisations de la ministre des Finances d’entamer les examens liĂ©s Ă  la sĂ©curitĂ© nationale des personnes physiques et entitĂ©s dans le cadre de leur enregistrement Ă  titre de FSP seront en vigueur Ă  cette date.

Les FSP qui exĂ©cutent ou prĂ©voient exĂ©cuter des activitĂ©s associĂ©es aux paiements de dĂ©tail auront jusqu’au 16 novembre 2024, exclusivement, pour dĂ©poser leur demande d’enregistrement auprès de la Banque du Canada afin d’entreprendre immĂ©diatement ou de poursuivre leurs activitĂ©s de paiements de dĂ©tail. Dès le 16 novembre 2024, les FSP n’ayant dĂ©posĂ© aucune demande d’enregistrement auront encore le droit de prĂ©senter une demande dans le cadre du rĂ©gime, mais ils pourraient subir des retards dans l’entreprise de leurs activitĂ©s de paiements de dĂ©tail et ils pourraient aussi dĂ©roger Ă  l’obligation d’être enregistrĂ©s avant d’exĂ©cuter une activitĂ© associĂ©e aux paiements de dĂ©tail (article 23 de la Loi). Si un FSP refuse ou omet de dĂ©poser une demande d’enregistrement, la Banque du Canada dispose de divers outils pour l’inciter Ă  se conformer, y compris la possibilitĂ© d’imposer des pĂ©nalitĂ©s administratives pĂ©cuniaires.

Au 8 septembre 2025, l’exigence selon laquelle la Banque du Canada est tenue d’enregistrer les FSP et de publier un registre des FSP sera en vigueur ainsi que les autres dispositions de fond de la Loi, ce qui comprend les exigences pour les FSP de protĂ©ger les fonds des utilisateurs finaux contre les pertes et d’attĂ©nuer les risques opĂ©rationnels pouvant entraĂ®ner une rĂ©duction, une dĂ©tĂ©rioration ou une dĂ©gradation des activitĂ©s de paiement.

Contexte

La Loi, qui a reçu la sanction royale en juin 2021, instaure un nouveau rĂ©gime de surveillance des paiements de dĂ©tail pour les FSP comme les rĂ©seaux de cartes, les agents de traitement des paiements et les portefeuilles numĂ©riques. La Banque du Canada est chargĂ©e de surveiller la conformitĂ© des FSP Ă  la Loi et de tenir un registre des FSP enregistrĂ©s ainsi qu’une liste des personnes physiques ou entitĂ©s qui ont Ă©tĂ© refusĂ©es et des FSP dont l’enregistrement a Ă©tĂ© rĂ©voquĂ©.

Le mouvement sécuritaire et efficace des fonds est essentiel à la force et à la vitalité de l’économie nationale. La numérisation de l’argent, des actifs et des services financiers transforme les systèmes financiers partout dans le monde. Ces innovations comportent de nombreux avantages. Toutefois, l’absence d’exigences et de supervision augmente les risques pour les Canadiens, comme le risque de pertes financières en cas d’insolvabilité d’une entreprise, des pratiques insuffisantes de gestion des risques qui ont une incidence sur la capacité des Canadiens à utiliser les services de paiement fournis de façon fiable, et les menaces à la sécurité des renseignements personnels et financiers de nature délicate des particuliers et des entreprises du Canada.

Les principaux Ă©lĂ©ments du rĂ©gime de surveillance associĂ© aux paiements de dĂ©tail du Canada sont Ă©noncĂ©s dans la Loi, qui Ă©tablit des obligations entrant dans les catĂ©gories gĂ©nĂ©rales suivantes : la gestion des risques opĂ©rationnels, la protection des fonds des utilisateurs finaux (payeurs ou bĂ©nĂ©ficiaires), les exigences d’enregistrement, les exigences en matière de production de rapports, l’administration et l’exĂ©cution.

La Loi confère aussi à la ministre des Finances le pouvoir de répondre aux risques liés à la sécurité nationale que les FSP pourraient poser. Les dispositions relatives à la sécurité nationale prévues dans la Loi permettent à la ministre d’entreprendre un examen lié à la sécurité nationale et, à la fin de l’examen, de donner une directive à la Banque pour approuver ou refuser l’enregistrement d’un demandeur ou de révoquer l’enregistrement d’un FSP pour des raisons de sécurité nationale. La ministre pourrait également, par décret, exiger d’une personne physique ou d’une entité qu’elle fournisse un engagement, ou imposer des conditions, concernant une demande d’enregistrement ou tout FSP enregistré si la ministre estime que cela est nécessaire pour des motifs de sécurité nationale.

La Loi s’applique aux fonctions de paiement liées à un transfert électronique de fonds d’un utilisateur final à un autre utilisateur final recourant à un FSP.

En vertu de la Loi, les FSP s’entendent d’une personne physique ou d’une entité qui exécute une ou plusieurs des fonctions de paiement indiquées comme service ou activité commerciale qui ne sont pas adjacentes à un autre service ou à une autre activité commerciale. La Loi s’applique à toutes les activités de paiement des FSP ayant un établissement au Canada, tandis qu’elle s’applique aux activités de paiement que les FSP étrangers dirigent et exécutent pour les utilisateurs finaux au Canada.

La Loi exclut certaines entités du régime pour toutes leurs activités, comme les institutions financières qui sont assujetties à une réglementation prudentielle en vertu d’autres lois fédérales, y compris les banques et les coopératives de crédit. La Loi exclut aussi certaines activités, comme les transactions internes entre entités affiliées.

Répercussions

Le Décret est requis afin de mettre en vigueur la Loi et le règlement d’application, qui instaurent un nouveau régime de surveillance des paiements de détail pour les activités associées aux paiements de détail des FSP.

L’entrĂ©e en vigueur de la Loi et du règlement d’application par dĂ©cret permettra de remĂ©dier Ă  une lacune importante dans la surveillance du secteur financier profitant aux consommateurs et Ă  l’économie canadienne. Comme il est indiquĂ© dans le Rapport canadien sur les modes et les tendances de paiement 2022 de Paiements Canada, les Canadiens utilisent moins d’argent liquide, Ă©tablissent moins de chèques et comptent plus que jamais sur les mĂ©thodes de paiement Ă©lectronique. La dĂ©pendance croissante des Canadiens Ă  l’égard des solutions de paiement numĂ©rique offertes par les FSP les rend vulnĂ©rables aux pertes financières en cas de dĂ©faillance ou de mauvaise gestion de ces entitĂ©s non rĂ©glementĂ©es.

La Loi et le règlement d’application offrent des normes minimales afin de réduire les risques de perturbations dans les services de paiement qui empêchent temporairement les utilisateurs finaux d’accéder à leurs fonds ou d’effectuer des paiements. Ils visent également à fournir des mesures de protection afin de réduire le risque de pertes financières en raison de l’insolvabilité des entreprises ou de pratiques insuffisantes de gestion des risques, et à renforcer la capacité des utilisateurs finaux à utiliser de façon fiable les services de paiement fournis par les FSP lorsque ceux-ci n’ont pas actuellement de bonnes pratiques opérationnelles et de protection des fonds en place.

Le Service canadien du renseignement de sécurité a récemment fait remarquer dans son rapport public annuel que les auteurs de menace parrainés par des États cherchent à accéder à des technologies, des données et des infrastructures essentielles de nature délicate, ou à les contrôler, afin de renforcer les moyens dont disposent leurs forces militaires et leurs services de renseignement, d’empêcher le Canada de réaliser des gains économiques, de recourir à la coercition économique contre le Canada et d’appuyer d’autres opérations de renseignement contre les Canadiens et les intérêts canadiens. Conformément aux pouvoirs liés à la sécurité nationale de la ministre des Finances en vertu de la Loi sur les banques, la Loi et le règlement d’application concernant les pouvoirs liés à la sécurité nationale de la ministre visent à obtenir les renseignements dont requièrent le gouvernement pour évaluer les risques liés à la sécurité nationale posés par des FSP actuellement non réglementés et y répondre.

Il y aura des coĂ»ts directs et indirects Ă  ĂŞtre assumĂ©s par les demandeurs et les futurs FSP enregistrĂ©s dĂ©coulant de l’entrĂ©e en vigueur par dĂ©cret de la Loi et du règlement connexe. D’après les premières estimations, on s’attend Ă  ce qu’environ 2 500 FSP soient visĂ©s par la portĂ©e, dont 96,4 % Ă©tant de petites entreprises. Ce nombre est fondĂ© sur une analyse des valeurs des paiements qui sont censĂ©es gĂ©nĂ©rer des revenus de moins de cinq millions de dollars, ce qui est semblable Ă  l’estimation de Statistique Canada selon laquelle 98,1 % des entreprises sont de petites entreprises. Cependant, il sera difficile de connaĂ®tre le vrai nombre de FSP visĂ©s par la portĂ©e, ou leurs caractĂ©ristiques, avant le 1er novembre 2024, date Ă  laquelle les entitĂ©s commenceront Ă  dĂ©poser leur demande d’enregistrement auprès de la Banque du Canada.

Le règlement d’application fixe les droits d’enregistrement des demandeurs Ă  2 500 $. De plus, les FSP enregistrĂ©s doivent satisfaire Ă  diverses exigences de dĂ©claration Ă  la Banque du Canada afin de dĂ©montrer leur conformitĂ©, ce qui entraĂ®nera des coĂ»ts indirects. Les coĂ»ts des FSP associĂ©s au respect de la Loi et du règlement d’application devraient ĂŞtre faibles par rapport Ă  1,19 billion de dollars en valeur totale des transactions de transfert de dĂ©bit, de crĂ©dit et en ligne pour 2021 (Rapport canadien sur les modes et les tendances de paiement 2022 de Paiements Canada). Tous les Canadiens bĂ©nĂ©ficient du mouvement stable, efficace et sĂ»r de leurs fonds, tout en garantissant une concurrence responsable pour maintenir les coĂ»ts des opĂ©rations Ă  un faible niveau. Toutefois, la valeur monĂ©taire des avantages dont bĂ©nĂ©ficient les Canadiens des amĂ©liorations Ă  la stabilitĂ©, Ă  l’efficacitĂ© et Ă  la sĂ©curitĂ© en raison de la Loi et du règlement d’application ne peut ĂŞtre estimĂ©e.

La Loi et le règlement d’application tiennent compte des rĂ©percussions sur les petites entreprises selon le principe de proportionnalitĂ© — le niveau de supervision devrait ĂŞtre proportionnel au niveau de risque que reprĂ©sentent les activitĂ©s de paiement de la personne physique ou de l’entitĂ©. Par exemple, les dispositions du règlement d’application relatives au risque opĂ©rationnel prĂ©voient qu’un FSP doit s’assurer que tous les aspects de son cadre de gestion des risques sont proportionnels Ă  l’incidence qu’une rĂ©duction, une dĂ©tĂ©rioration ou une dĂ©gradation de ses activitĂ©s de paiements de dĂ©tail pourrait avoir sur les utilisateurs finaux et autres FSP. Par consĂ©quent, les FSP plus petits, comme mesurĂ© en fonction du volume et de la valeur de leurs activitĂ©s de paiement, auraient un fardeau rĂ©glementaire plus faible pour satisfaire aux exigences relatives au risque opĂ©rationnel du règlement d’application que les FSP plus importants.

Une fois le règlement d’application publiĂ© dans la Partie II de la Gazette du Canada, la Banque du Canada publiera des lignes directrices sur des sujets prĂ©cis liĂ©s Ă  la Loi afin de clarifier davantage ses attentes en matière de supervision. Ces documents expliqueront comment la Banque du Canada interprète la Loi et assureront la transparence quant au rĂ´le de supervision de la Banque du Canada.

La Banque du Canada a discutĂ© de son champ d’application et de ses orientations en matière d’enregistrement avec les entreprises et a intĂ©grĂ© leurs commentaires dans ces orientations qui seront disponibles dans un dĂ©lai d’un mois après la publication du règlement. La Banque du Canada entamera de vastes consultations sur ses orientations concernant le risque opĂ©rationnel, la protection des fonds des utilisateurs finaux, la notification des changements importants et la notification des incidents environ trois mois après la publication du Règlement et fournira des orientations dĂ©finitives sur ces sujets au secteur environ un an avant l’entrĂ©e en vigueur des dispositions pertinentes. L’approche globale adoptĂ©e par la Banque du Canada pour la publication de ses lignes directrices en matière de surveillance garantit que les FSP disposeront de suffisamment de temps pour se prĂ©parer Ă  la mise en conformitĂ© et le calendrier s’aligne sur celui des autres autoritĂ©s de surveillance du secteur financier canadien qui ont des exigences en matière d’enregistrement et de dĂ©claration, comme le Centre d’analyse des opĂ©rations et dĂ©clarations financières du Canada.

Les autres dispositions de la Loi, qui ne sont pas mises en vigueur par le prĂ©sent dĂ©cret, requièrent le recouvrement des frais de supervision de la Banque du Canada auprès des FSP enregistrĂ©s au moyen de cotisations annuelles, nettes des droits d’enregistrement. Les dispositions concernant les cotisations annuelles de la Loi nĂ©cessitent un règlement prĂ©cisant la formule pour Ă©tablir les cotisations. Cette formule a fait l’objet d’une publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada et sera mise au point une fois les FSP inscrits auprès de la Banque du Canada. Des renseignements sur l’enregistrement sont nĂ©cessaires pour mieux comprendre le nombre de FSP et leurs caractĂ©ristiques avant de rĂ©partir les frais de la Banque du Canada entre eux afin d’atteindre l’objectif stratĂ©gique visĂ© et d’assurer une rĂ©partition Ă©quitable des droits. D’ici l’achèvement du règlement concernant les cotisations et son entrĂ©e en vigueur par dĂ©cret, la Banque du Canada couvre ses frais de supervision pouvant atteindre 44 millions de dollars par annĂ©e au moyen de ses revenus et des droits d’enregistrement, rĂ©duisant ainsi sa contribution au TrĂ©sor du gouvernement.

Un certain nombre d’administrations ont déjà établi des régimes de surveillance pour réglementer les FSP de détail, y compris l’Union européenne et le Royaume-Uni. La Loi et le règlement d’application sont conformes à l’approche adoptée dans ces pays.

Consultation

La Loi et le règlement d’application ont Ă©tĂ© Ă©laborĂ©s dans le cadre de consultations approfondies avec les intervenants de l’industrie des paiements, comme les FSP, les associations industrielles, les universitaires et les experts de l’industrie. Le ministère des Finances a menĂ© deux consultations publiques distinctes sur la surveillance des paiements de dĂ©tail en 2015 et en 2017. Le Ministère a Ă©galement sollicitĂ© l’avis des intervenants par l’entremise du ComitĂ© consultatif du ministère des Finances sur le système de paiement (FinPaie). Au moment d’élaborer les dispositions de la Loi et du règlement d’application liĂ©es Ă  la sĂ©curitĂ© nationale, le ministère des Finances a consultĂ© le Service canadien du renseignement de sĂ©curitĂ©, le Centre de la sĂ©curitĂ© des tĂ©lĂ©communications et la Gendarmerie royale du Canada, qui sont des organisations gouvernementales ayant des mandats et l’expertise en matière de sĂ©curitĂ© nationale.

En 2020 et en 2021, pour soutenir le Ministère dans l’élaboration du règlement d’application, la Banque du Canada a publiĂ© divers documents de travail sur les pratiques de l’industrie et les questions stratĂ©giques pertinentes au règlement et Ă  la mise en Ĺ“uvre de la Loi par l’entremise de son ComitĂ© consultatif sur les paiements de dĂ©tail (CCPD). Le CCPD comprend un groupe de FSP de diverses rĂ©gions pouvant ĂŞtre assujettis Ă  la Loi, dont le modèle d’entreprise, la taille, la maturitĂ© et l’emplacement gĂ©ographique sont variĂ©s. Le CCPD s’est rĂ©uni Ă  neuf reprises entre fĂ©vrier 2020 et novembre 2021 afin de discuter de sujets stratĂ©giques, notamment les pratiques exemplaires en matière de protection des fonds, les pratiques opĂ©rationnelles de gestion des risques que les FSP respectent actuellement, ainsi que les procĂ©dures d’enregistrement et les renseignements qui aideraient la Banque du Canada Ă  s’acquitter de ses responsabilitĂ©s de supervision.

Le règlement d’application a Ă©tĂ© publiĂ© dans la Partie I de la Gazette du Canada, en vue d’une pĂ©riode de consultation de 45 jours au dĂ©but 2023. Le ministère des Finances a reçu des commentaires au moyen du Système de consultation rĂ©glementaire en ligne, et directement de la part de certaines entitĂ©s. Le Ministère a aussi reçu 44 observations sur le projet de règlement de la part de divers intervenants tels que des associations industrielles, des FSP et d’autres parties intĂ©ressĂ©es.

Pendant et après la période de consultation, lors des réunions du CCPD et dans le cadre d’événements de l’industrie et de réunions avec des associations industrielles, la Banque du Canada et le ministère des Finances ont présenté l’échéancier proposé pour la mise en vigueur de la Loi, conformément au Décret. L’industrie donne généralement son appui, à condition que les lignes directrices publiées par la Banque du Canada soient suffisantes pour les aider à déposer une demande d’enregistrement et à satisfaire aux exigences relatives à la protection des fonds et à la gestion des risques opérationnels.

Personne-ressource

Nicolas Marion
Directeur principal
Politique des paiements
Division des services financiers
Direction de la politique du secteur financier
Ministère des Finances Canada
90, rue Elgin
Ottawa (Ontario)
K1A 0G5
Courriel : fin.payments-paiements.fin@canada.ca