DĂ©cret modifiant l’annexe de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge : DORS/2023-196

La Gazette du Canada, Partie II, volume 157, numéro 21

Enregistrement
DORS/2023-196 Le 26 septembre 2023

LOI SUR LE PARC URBAIN NATIONAL DE LA ROUGE

C.P. 2023-912 Le 25 septembre 2023

Attendu que la gouverneure en conseil est convaincue que Sa Majesté du chef du Canada a un titre sur les terres devant faire partie du parc urbain national de la Rouge,

Ă€ ces causes, sur recommandation du ministre de l’Environnement et en vertu du paragraphe 14(1) de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge rĂ©fĂ©rence a, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le DĂ©cret modifiant l’annexe de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge, ci-après.

Décret modifiant l’annexe de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge

Modification

1 Le passage de l’article 1 de l’annexe de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge rĂ©fĂ©rence a qui commence par « Dixièmement : Â» et se termine par « comprenant 244,7 ha, soit 2,447 km2, plus ou moins. Â» est remplacĂ© par ce qui suit :

Dixièmement :

Onzièmement :

Douzièmement :

Treizièmement :

Entrée en vigueur

2 Le présent décret entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Décret.)

Enjeux

L’Office de protection de la nature de Toronto et de la rĂ©gion (TRCA) a transfĂ©rĂ© des terres Ă  Parcs Canada le 1er novembre 2018 afin de les ajouter au parc urbain national de la Rouge. Depuis lors, les terres sont gĂ©rĂ©es comme faisant partie du parc. Pour que ces terres fassent officiellement partie du parc urbain national de la Rouge, elles doivent ĂŞtre comprises dans l’annexe de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge, conformĂ©ment Ă  l’article 14 de cette loi.

Contexte

SituĂ© dans la rĂ©gion du Grand Toronto (voir la figure 1), la rĂ©gion la plus densĂ©ment peuplĂ©e du pays, le parc urbain national de la Rouge est le premier parc urbain national du Canada qui protège la nature, la culture et, pour la première fois dans l’histoire des aires patrimoniales nationales protĂ©gĂ©es, l’agriculture. Le parc s’étend sur 79,1 km2 au cĹ“ur de la rĂ©gion mĂ©tropolitaine la plus vaste et la plus diversifiĂ©e du Canada, chevauchant les villes de Toronto, Markham et Pickering ainsi que le canton d’Uxbridge. Le parc urbain national de la Rouge est 23 fois plus grand que Central Park Ă  New York et 19 fois plus grand que Stanley Park Ă  Vancouver.

Jusqu’à prĂ©sent, 96,5 % des terres que Parcs Canada s’est engagĂ© Ă  inclure dans le parc urbain national de la Rouge ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©es Ă  Parcs Canada par la province, les municipalitĂ©s ou le TRCA. De ces terres, 64,5 % ont Ă©tĂ© inscrites Ă  l’annexe de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge. Le reste de ces terres sera ajoutĂ© Ă  l’annexe au fur et Ă  mesure que les terres seront transfĂ©rĂ©es Ă  Parcs Canada. L’ajout des descriptions officielles des terres Ă  l’annexe est la dernière Ă©tape du processus d’établissement. Les relevĂ©s d’arpentage et les descriptions des terres Ă  inclure dans l’annexe de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge ont Ă©tĂ© effectuĂ©s par Ressources naturelles Canada et enregistrĂ©s auprès de l’arpenteur gĂ©nĂ©ral du Canada. Une fois que toutes les descriptions officielles des terres rĂ©servĂ©es au parc auront Ă©tĂ© inscrites Ă  l’annexe de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge, le parc urbain national de la Rouge sera l’un des parcs urbains les plus vastes et les mieux protĂ©gĂ©s du monde.

Les 4,7037 km2 de terres visĂ©es par le DĂ©cret sont dĂ©crits dans le protocole d’entente multilatĂ©ral sur le regroupement des terres conclu en dĂ©cembre 2013 entre Parcs Canada et les villes de Toronto, Markham et Pickering, les municipalitĂ©s rĂ©gionales de York et Durham, le canton d’Uxbridge et le TRCA. Elles ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©es du TRCA Ă  Parcs Canada le 1er novembre 2018. Ces terres sont situĂ©es dans la ville de Markham, juste au sud de la route 407, et comprennent l’aire de frĂ©quentation diurne connue sous le nom de parc commĂ©moratif Bob Hunter, l’un des principaux points d’entrĂ©e du parc. Ces terres comprennent Ă©galement plusieurs fermes louĂ©es et une partie du ruisseau Little Rouge. Ces caractĂ©ristiques cadrent bien avec les raisons de la crĂ©ation du parc Ă©noncĂ©es dans la Loi sur le parc urbain national de la Rouge.

Figure 1 : Localisation du parc urbain national de la Rouge

Figure 1 : Localisation du parc urbain national de la Rouge  – Version textuelle en dessous de l'image

Figure 1 : Localisation du parc urbain national de la Rouge - version texte

La figure 1 est une carte dĂ©crivant le parc urbain national de la Rouge et (1) les terres actuellement annexĂ©es Ă  la Loi sur le parc urbain national de la Rouge (la Loi), (2) les terres qui font actuellement l'objet de la proposition, (3) les terres qui devront ĂŞtre annexĂ©es Ă  la Loi, et (4) les terres qui font l'objet d’un transfert futur. Autour des terrains et sur la carte, le township d'Uxbridge est situĂ© au nord, la ville de Whitchurch Stouffville est situĂ©e au nord-ouest, la ville de Markham est Ă  l'ouest, la ville de Pickering Ă  l'est, la ville de Toronto au sud, et dans le coin infĂ©rieur droit de la carte se trouve le lac Ontario, situĂ© Ă  l'est de la ville de Toronto. Les Ă  annexer en vertu de la loi sont situĂ©es dans la ville de Markham, juste au sud de l'autoroute 407, la majoritĂ© des terres Ă©tant situĂ©es au nord de la ville de Toronto sur la carte. Ă€ l'intĂ©rieur et le long des terres Ă  inscrire Ă  l'annexe de la loi, la carte met Ă©galement en Ă©vidence les terres qui font l'objet de transferts de terres en suspens et qui seront ajoutĂ©es Ă  l'annexe de la loi au fur et Ă  mesure qu'elles seront transfĂ©rĂ©es Ă  Parcs Canada.

Objectif

L’objectif du DĂ©cret modifiant l’annexe de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge (le DĂ©cret) est d’inscrire officiellement les terres dĂ©crites dans le DĂ©cret dans le parc urbain national de la Rouge. Cela renforcera la protection Ă©cologique, agricole et culturelle de ces terres, conformĂ©ment Ă  la Loi sur le parc urbain national de la Rouge, et aidera le gouvernement du Canada Ă  respecter son engagement d’achever et de protĂ©ger le parc urbain national de la Rouge. Ces terres sont administrĂ©es et contrĂ´lĂ©es par Parcs Canada depuis 2018 et sont considĂ©rĂ©es comme faisant partie du parc urbain national depuis cette date. Comme ces terres sont sous l’administration et le contrĂ´le de Parcs Canada depuis 2018, elles ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© prises en compte dans l’objectif de conservation du Canada de protĂ©ger 25 % des terres du Canada d’ici 2025.

Description

Le DĂ©cret modifie l’annexe de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge en ajoutant 470,37 hectares (4,7037 km2) de terres au parc. Ces terres ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©es du TRCA Ă  Sa MajestĂ© du chef du Canada pour ĂŞtre incluses dans le parc en 2018.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Le processus de mobilisation du public entrepris pour la crĂ©ation du parc urbain national de la Rouge comprend la participation de 10 Premières Nations, de 200 groupes d’intĂ©rĂŞt et de plus de 20 000 Canadiens, ainsi que des administrations municipales et provinciales. De vastes consultations ont Ă©galement Ă©tĂ© menĂ©es pour l’élaboration du plan directeur du parc.

Parcs Canada continue de travailler en étroite collaboration avec le gouvernement de l’Ontario, Transports Canada, les villes de Toronto, Markham et Pickering, le canton d’Uxbridge, le TRCA et les municipalités régionales de York et Durham afin de respecter les engagements énoncés dans les ententes de regroupement des terres.

Le 19 juin 2017, la Loi modifiant la Loi sur le parc urbain national de la Rouge, la Loi sur l’Agence Parcs Canada et la Loi sur les parcs nationaux du Canada (la loi modificative) a reçu la sanction royale. La loi modificative a modifiĂ© la Loi sur le parc urbain national de la Rouge pour ajouter l’« intĂ©gritĂ© Ă©cologique Â» comme principale prioritĂ© du ministre lorsqu’il examine tous les aspects de la gestion du parc. Il s’agissait d’une condition prĂ©alable du gouvernement de l’Ontario pour le transfert des terres Ă  Parcs Canada. De nombreux intervenants, notamment la Wildlands League (section torontoise des parcs canadiens et de la SociĂ©tĂ© pour la nature) ainsi que les agriculteurs du parc, ont publiquement appuyĂ© la loi modificative. La loi modificative a renforcĂ© les mesures de protection Ă©cologique du parc tout en affirmant le rĂ´le important de l’agriculture dans le parc. Elle comprend Ă©galement une disposition permettant d’ajouter au parc 17,1 km2 d’anciennes terres de Transports Canada. Tous les intervenants ont largement soutenu l’ajout de terres publiques avoisinantes afin d’étendre la taille du parc.

La moitiĂ© du paysage du parc est agricole. La FĂ©dĂ©ration de l’agriculture de l’Ontario, la FĂ©dĂ©ration de l’agriculture de la rĂ©gion de Durham et la FĂ©dĂ©ration de l’agriculture de la rĂ©gion de York ont publiquement appuyĂ© la vision du parc urbain national de la Rouge en raison de son intĂ©gration et de son soutien de l’agriculture. Les agriculteurs du parc y sont Ă©galement très favorables. La confirmation des baux agricoles Ă  long terme, jusqu’à 30 ans, faisait partie de l’annonce faite lors du dĂ©pĂ´t de la loi modificative en juin 2016. Ces baux Ă  plus long terme permettent aux locataires agricoles d’investir dans leurs exploitations agricoles, ce qui, Ă  son tour, favorisera la fiertĂ© d’être propriĂ©taire et encouragera la gestion des ressources naturelles et culturelles. La communautĂ© agricole est reprĂ©sentĂ©e dans les groupes de travail qui traitent des questions d’intĂ©rĂŞt pour les agriculteurs. Parcs Canada poursuivra son dialogue ouvert avec les locataires agricoles en ce qui concerne la gestion et les activitĂ©s courantes du parc.

Outre les locataires agricoles, le parc compte également un certain nombre de locataires résidentiels et un petit nombre de locataires commerciaux. Ces groupes ont également participé à la création et à la gestion du parc et sont favorables à ce que ces terres soient comprises dans l’annexe de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge.

Les terres ajoutées dans le cadre du présent décret font partie de la zone d’étude initiale du parc, mais n’ont pas pu être officiellement ajoutées plus tôt parce qu’elles n’avaient pas été transférées à Parcs Canada. À cet égard, bien que les terres soient ajoutées maintenant, elles ne sont pas de nouvelles aires de parc protégées pour le public ou les intervenants. Tout au long du processus d’engagement, Parcs Canada a travaillé en étroite collaboration avec les propriétaires fonciers de la zone d’étude afin d’identifier les terres qui pourraient être transférées à Parcs Canada pour faire partie du parc. Ces terres ont ensuite été réservées au parc dans le cadre de quatre ententes de regroupement de terres et seront transférées au fil du temps.

Compte tenu de la vaste consultation des Premières Nations, du public et des intervenants, ainsi que du dĂ©bat parlementaire sur la crĂ©ation du parc urbain national de la Rouge et du fait qu’il s’agit d’une mesure administrative visant Ă  intĂ©grer officiellement des terres dĂ©jĂ  gĂ©rĂ©es par Parcs Canada Ă  l’annexe de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge, le DĂ©cret est exemptĂ© des exigences relatives Ă  la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

En 2012, alors que Parcs Canada envisageait de crĂ©er le parc urbain national de la Rouge, le Cercle consultatif des Premières Nations, composĂ© de 10 communautĂ©s des Premières Nations, a Ă©tĂ© mis sur pied. Sept de ces Premières Nations ont conclu un traitĂ© qui comprend le parc, notamment la Première Nation d’Alderville, la Première Nation de Beausoleil (Ă®le Christian), la Première Nation des Chippewas de Georgina Island, la Première Nation des Chippewas de Rama, la Première Nation de Curve Lake, la Première Nation de Hiawatha et les Mississaugas de Scugog Island. La Première Nation des Mississaugas de Credit ont une revendication territoriale actuelle, et les Six nations de la Première Nation de Grand River et la Nation huronne-wendat ont un intĂ©rĂŞt ancestral, mais n’ont pas de traitĂ© ou de revendication territoriale actuelle.

Les premières discussions avec le Cercle consultatif des Premières Nations ont portĂ© sur la crĂ©ation du parc urbain national, le rĂ´le du Cercle consultatif des Premières Nations et la crĂ©ation de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge. En plus des rĂ©unions en personne, le Cercle consultatif des Premières Nations a reçu une correspondance rĂ©gulière de l’équipe du parc urbain national. Entre 2015 et 2020, le Cercle consultatif des Premières Nations a continuĂ© Ă  se rĂ©unir deux fois par an, avec la participation de la communautĂ© Ă  des projets de conservation et de dĂ©veloppement d’infrastructures pour les visiteurs, l’engagement sur la modification de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge en 2017, la consultation approfondie de la communautĂ© sur le plan directeur de 2019, et la participation Ă  chaque annonce de transfert de terres. Après 2020, le Cercle consultatif des Premières Nations ne s’est rĂ©uni qu’une fois par an, mais la participation des communautĂ©s Ă  tous les projets demeure Ă©levĂ©e. En juin 2022, les reprĂ©sentants du parc urbain national de Rogue ont Ă©crit aux 10 Premières Nations pour entamer un engagement sur l’élaboration de règlements pour le parc et demander la confirmation de leur soutien continu pour inscrire davantage de terres dans le cadre de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge. La Première Nation des Mississaugas de Credit a apportĂ© son soutien par Ă©crit. La Première Nation de Curve Lake a apportĂ© son soutien lors d’une rĂ©union, et les responsables du parc ont fait un suivi auprès de la Première Nation pour noter ce soutien par Ă©crit. Les 8 autres Premières Nations n’ont pas rĂ©pondu Ă  la lettre, mais aucune opposition Ă  l’ajout de ces terres n’a Ă©tĂ© exprimĂ©e. Outre les rĂ©unions rĂ©gulières du Cercle consultatif des Premières Nations, les reprĂ©sentants du parc urbain national de la Rouge ont rencontrĂ© Ă  de nombreuses reprises, et continuent de rencontrer, des Premières Nations individuelles pour discuter d’un certain nombre de questions, y compris l’agrandissement du parc urbain national.

Les terres ajoutées dans le cadre du présent décret font partie de la zone d’étude initiale du parc et les membres du Cercle consultatif des Premières Nations continuent d’apporter leur soutien à l’achèvement de la création du parc.

Choix de l’instrument

Le parc urbain national de la Rouge est agrandi lorsqu’une description de terrain est inscrite à l’annexe de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge. Hormis un projet de loi modificatif, le seul moyen de modifier l’annexe est par décret. Aucune proposition législative n’était disponible dans un délai approprié pour cette modification. Par conséquent, le présent décret est l’instrument de choix.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Les coĂ»ts potentiels associĂ©s au DĂ©cret sont minimes. La Couronne fĂ©dĂ©rale dĂ©tient dĂ©jĂ  le titre de propriĂ©tĂ© des terrains et Parcs Canada gère dĂ©jĂ  ces terrains comme faisant partie du parc urbain national. L’engagement financier du gouvernement du Canada pour le parc urbain national de la Rouge, qui a dĂ©butĂ© en 2012, s’élève Ă  170,5 millions de dollars sur 10 ans pour l’établissement et la protection du parc (qui a Ă©tĂ© prolongĂ© jusqu’en 2025), et, par la suite, Ă  10,6 millions de dollars par an pour sa gestion et son exploitation courantes. Cet engagement financier permet Ă  Parcs Canada d’investir dans la conservation, la restauration, l’éducation, le rĂ©tablissement des espèces, l’expĂ©rience des visiteurs et l’intendance communautaire.

La mise en œuvre du Décret n’entraînera aucun changement dans la fréquence des activités de surveillance ou d’application de la loi. Les ressources de Parcs Canada chargées de l’application de la loi surveillent et appliquent déjà les règles générales liées à la gestion des terres. Le fait d’inscrire ces terres dans la Loi sur le parc urbain national de la Rouge permettra au personnel chargé de l’application de la loi de disposer de mécanismes pour protéger ces terres avec les protections prévues par cette loi.

Les incidences sur les locataires agricoles, commerciaux et résidentiels seront également minimes. Le Décret ne change rien à la responsabilité de Parcs Canada de gérer les baux conformément à la législation fédérale et aux politiques et directives du Conseil du Trésor.

Avantages environnementaux

À l’heure actuelle, les terres visées par le Décret bénéficient des mêmes protections environnementales que celles qui s’appliquent à l’ensemble des terres fédérales. L’ajout de ces terres à l’annexe de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge garantira une meilleure protection de l’environnement et donnera au personnel chargé de l’application de la loi de meilleurs outils pour protéger les ressources du patrimoine naturel dans le parc.

Avantages pour la société et la culture

Le mandat de Parcs Canada, au nom de la population canadienne, est de protéger et mettre en valeur des exemples représentatifs du patrimoine naturel et culturel du Canada et de favoriser chez le public la connaissance, l’appréciation et la jouissance de manière à en assurer l’intégrité écologique et commémorative pour les générations d’aujourd’hui et de demain. Le Décret aidera le gouvernement du Canada à achever la création du parc urbain national de la Rouge.

Au cours des dernières décennies, la plupart des nouveaux arrivants au Canada se sont installés dans les grandes villes. Le parc urbain national de la Rouge sert de porte d’entrée au réseau d’aires protégées du Canada et les terres visées par le Décret comprennent l’un des principaux points d’accès au parc pour les visiteurs.

Les terres ont également une importance culturelle en raison de leur patrimoine agricole. Certaines de ces terres sont exploitées depuis des siècles par la même famille. La protection du patrimoine agricole de ces terres grâce à la Loi sur le parc urbain national de la Rouge offrira une plus grande certitude aux agriculteurs qui pourront continuer à mener des activités agricoles dans le parc.

Les peuples autochtones habitent et utilisent le paysage du parc depuis des millĂ©naires. Le parc urbain national de la Rouge travaille avec 10 Premières Nations qui ont un lien historique avec le parc et qui ont manifestĂ© un intĂ©rĂŞt pour celui-ci : 7 Premières Nations visĂ©es par le TraitĂ© Williams, les Six nations de la Première Nation de Grand River, la Première Nation des Mississaugas de Credit et la Nation huronne-wendat. Grâce Ă  leur engagement auprès du parc urbain national de la Rouge, ces Premières Nations ont l’occasion de renforcer leur relation avec un paysage qui a fait et continue de faire partie de leur identitĂ© et de leur culture. En outre, elles participent Ă  de nombreuses activitĂ©s du parc, telles que la participation active Ă  l’archĂ©ologie de terrain ainsi que la planification d’un programme dirigĂ© par les autochtones qui fournit au public l’occasion de dĂ©couvrir l’histoire, la culture et les traditions des Premières Nations auprès des membres des Premières Nations eux-mĂŞmes.

Lentille des petites entreprises

Le Décret ne devrait entraîner aucun coût pour les petites entreprises. Les seules petites entreprises ayant des intérêts commerciaux sur les terres nouvellement inscrites à l’annexe de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge sont des locataires agricoles. Le fait que le parc urbain national de la Rouge protège la nature, la culture et l’agriculture signifie que les terres agricoles seront préservées à perpétuité à proximité immédiate d’un grand marché urbain.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un ou pour un Â» ne s’applique pas au DĂ©cret, car il n’y a aucun changement relatif aux coĂ»ts administratifs des entreprises.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le Décret ne touche que le mandat du ministre de l’Environnement, en tant que ministre responsable de Parcs Canada. Les terres concernées par le Décret font partie d’un protocole d’entente sur le regroupement des terres pour le parc urbain national de la Rouge conclu avec les villes de Markham, Toronto et Pickering, les municipalités régionales de York et Durham et le TRCA. Cette entente engage le gouvernement fédéral à demander l’inscription de ces terres à l’annexe de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge dans les cinq ans suivant le transfert des terres à Parcs Canada.

Évaluation environnementale stratégique

Une évaluation environnementale stratégique a été préparée pour le plan directeur du parc urbain national de la Rouge (2019) conformément à la Directive du cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes (2010). L’évaluation environnementale stratégique a conclu que les stratégies, les objectifs, les actions et les concepts du plan auront des incidences majoritairement positives sur l’environnement. Certaines des mesures pourraient entraîner des effets environnementaux négatifs; il sera possible de s’attaquer à la plupart d’entre eux par l’adoption de saines pratiques de planification et d’examen et par l’uniformisation des guides et des outils qui sont déjà en cours d’élaboration ou qui sont cités dans le plan directeur. Un résumé de l’évaluation environnementale stratégique est disponible sur le site Web de Parcs Canada.

Analyse comparative entre les sexes plus (ACS+)

Le Décret offre uniquement une sécurité juridique pour les terres qui seraient officiellement ajoutées au parc urbain national de la Rouge et qui sont déjà gérées comme faisant partie du parc urbain national. Par conséquent, aucune incidence de l’analyse comparative entre les sexes plus n’a été relevée dans le cadre du présent décret.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Une fois le Décret inscrit et la modification entrée en vigueur, Parcs Canada pourra gérer les terres en vertu de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge, qui prévoit notamment la protection du patrimoine naturel et culturel et de l’agriculture. Le Décret ne change rien à la responsabilité de Parcs Canada de gérer les baux conformément à la réglementation fédérale et aux politiques et directives du Conseil du Trésor.

Conformité et application

La mise en œuvre du Décret n’entraînera aucun changement dans les activités de surveillance ou d’application de la loi. Les ressources de Parcs Canada chargées de l’application de la loi surveillent et appliquent déjà les règles générales liées à la gestion des terres. Le fait d’inscrire ces terres dans la Loi sur le parc urbain national de la Rouge permettra au personnel chargé de l’application de la loi de disposer de mécanismes pour protéger les ressources du parc avec les dispositions accordées par cette loi.

Personne-ressource

Alison Lobsinger
Directrice
Politiques, affaires législatives et du Cabinet
Parcs Canada
Courriel : alison.lobsinger@pc.gc.ca