Règlement modifiant le Règlement sur les produits de santĂ© naturels : DORS/2022-146

La Gazette du Canada, Partie II, volume 156, numéro 14

Enregistrement
DORS/2022-146 Le 21 juin 2022

LOI SUR LES ALIMENTS ET DROGUES

C.P. 2022-710 Le 20 juin 2022

Sur recommandation du ministre de la SantĂ© et en vertu du paragraphe 30(1)rĂ©fĂ©rence a de la Loi sur les aliments et droguesrĂ©fĂ©rence b, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur les produits de santĂ© naturels, ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur les produits de santé naturels

Modifications

1 (1) La dĂ©finition de Ă©tiquette extĂ©rieure, au paragraphe 1(1) du Règlement sur les produits de santĂ© naturels rĂ©fĂ©rence 1, est remplacĂ©e par ce qui suit :

étiquette extérieure
L’étiquette sur l’extérieur de l’emballage, autre que le contenant immédiat, d’un produit de santé naturel, ou y apposée. (outer label)

(2) L’alinĂ©a c) de la dĂ©finition de produit de santĂ© naturel, au paragraphe 1(1) du mĂŞme règlement, est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) Le paragraphe 1(1) du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

allergène alimentaire
Toute protĂ©ine provenant d’un des aliments ci-après, ou toute protĂ©ine modifiĂ©e — y compris toute fraction protĂ©ique — qui est dĂ©rivĂ©e d’un tel aliment :
  • a) amandes, noix du BrĂ©sil, noix de cajou, noisettes, noix de macadamia, pacanes, pignons, pistaches ou noix;
  • b) arachides;
  • c) graines de sĂ©same;
  • d) blĂ© ou triticale;
  • e) Ĺ“ufs;
  • f) lait;
  • g) soja;
  • h) crustacĂ©s;
  • i) mollusques;
  • j) poissons;
  • k) graines de moutarde. (food allergen)
document sur les noms usuels d’ingrédients et de constituants
Le document intitulé Noms usuels d’ingrédients et de constituants, préparé par l’Agence canadienne d’inspection des aliments et publié sur son site Web, avec ses modifications successives. (Common names for Ingredients and Components Document)
gluten
  • a) Toute protĂ©ine de gluten provenant des grains d’une des cĂ©rĂ©ales ci-après ou des grains d’une lignĂ©e hybride issue d’au moins une de ces cĂ©rĂ©ales :
    • (i) orge,
    • (ii) avoine,
    • (iii) seigle,
    • (iv) triticale,
    • (v) blĂ©;
  • b) toute protĂ©ine de gluten modifiĂ©e — y compris toute fraction protĂ©ique de gluten — qui est dĂ©rivĂ©e des grains d’une des cĂ©rĂ©ales mentionnĂ©es Ă  l’alinĂ©a a) ou des grains d’une lignĂ©e hybride qui est visĂ©e Ă  cet alinĂ©a. (gluten)
mention des sources d’allergènes alimentaires ou de gluten et des sulfites ajoutés
Toute mention figurant sur l’étiquette d’un produit de santĂ© naturel qui indique les sources d’allergènes alimentaires ou de gluten prĂ©sentes dans le produit et les sulfites qui y sont ajoutĂ©s et prĂ©sents dans une quantitĂ© totale Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  10 p.p.m. (food allergen source, gluten source and added sulphites statement)
point
Unité de mesure de la force de corps des caractères connue comme point PostScript et équivalant à 0,3527777778 mm. (point)
sulfites ajoutés
Un ou plusieurs des additifs alimentaires mentionnĂ©s Ă  l’article 21 du tableau 2 du document sur les noms usuels d’ingrĂ©dients et de constituants, dans la colonne 1, et qui sont prĂ©sents dans le produit de santĂ© naturel par suite de leur ajout dans celui-ci. (added sulphites)

2 Le paragraphe 9(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) L’avis indique que le demandeur peut, dans les trente jours suivant la date de l’avis, demander au ministre de reconsidérer la demande de licence.

3 Le passage de l’article 13 de la version anglaise du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

13 For greater certainty, if the licensee makes any of the following fundamental changes in respect of the natural health product, the licensee shall not sell the natural health product affected by the change unless a product licence is issued in accordance with section 7 for the natural health product as changed:

4 Le passage de l’alinĂ©a 18(2)b) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant le sous-alinĂ©a (i) est remplacĂ© par ce qui suit :

5 Le paragraphe 27(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Il est interdit au titulaire de la licence d’exploitation de fabriquer, d’emballer, d’étiqueter ou d’importer un produit de santĂ© naturel pour la vente durant toute pĂ©riode de suspension de la licence ordonnĂ©e au titre des articles 39 ou 40.

6 Le paragraphe 30(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) L’avis indique que le demandeur peut, dans les trente jours suivant la date de l’avis, demander au ministre de reconsidérer la demande de licence.

7 Le passage de l’alinĂ©a 39(2)b) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant le sous-alinĂ©a (i) est remplacĂ© par ce qui suit :

8 Le paragraphe 51(5) de la version anglaise du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(5) Every natural health product that is sold and subsequently returned to its manufacturer, packager, labeller, importer or distributor shall be approved by a quality assurance person before that natural health product is made available for further sale.

9 L’alinĂ©a 53d) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

10 L’alinĂ©a 54a) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

11 L’alinĂ©a 56c) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

12 (1) Le passage de l’article 62 du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

62 Tout fabricant, importateur ou distributeur qui entreprend de retirer du marchĂ© un produit de santĂ© naturel fournit au ministre, dans les trois jours suivant le dĂ©but du retrait du produit, les renseignements ci-après Ă  l’égard de celui-ci :

(2) L’alinĂ©a 62e) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) Les alinĂ©as 62g) Ă  j) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

13 Le passage du paragraphe 71(1) de la version anglaise du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

71 (1) Subject to subsection (2), if the sale or importation of a natural health product for the purposes of a clinical trial is authorized under this Part, the sponsor shall not make any of the following amendments unless the authorization is amended accordingly:

14 L’article 72 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

72 Si l’autorisation pour la vente ou l’importation d’un produit de santĂ© naturel destinĂ© Ă  un essai clinique a Ă©tĂ© modifiĂ©e conformĂ©ment au paragraphe 71(5), le promoteur vend ou importe le produit de santĂ© naturel conformĂ©ment Ă  l’autorisation modifiĂ©e, et mène l’essai clinique en conformitĂ© avec cette autorisation.

15 Le paragraphe 76(3) du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’alinĂ©a h), de ce qui suit :

16 Le passage de l’alinĂ©a 80(2)b) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant le sous-alinĂ©a (i) est remplacĂ© par ce qui suit :

17 (1) Le passage du paragraphe 87(1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

87 (1) Les renseignements ci-après qui sont exigĂ©s par le prĂ©sent règlement doivent figurer sur l’étiquette d’un produit de santĂ© naturel en français et en anglais :

(2) Le paragraphe 87(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Malgré le paragraphe (1), le nom usuel ou le nom propre des ingrédients médicinaux ou le nom usuel des ingrédients non médicinaux figure dans une autre langue, s’il n’existe pas d’équivalent français ou anglais de celui-ci et qu’il existe un équivalent dans cette autre langue.

(3) Malgré les paragraphes (1) et (2), le nom usuel de l’ingrédient non médicinal peut être remplacé par son appellation d’après l’International Nomenclature Cosmetic Ingredient publiée dans l’International Cosmetic Ingredient Dictionary and Handbook, Washington, D.C., États-Unis, lui-même publié par le Personal Care Products Council, avec ses modifications successives.

18 (1) L’article 88 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’alinĂ©a b), de ce qui suit :

(2) L’article 88 du mĂŞme règlement devient le paragraphe 88(1) et est modifiĂ© par adjonction de ce qui suit :

(2) Les alinĂ©as (1)c) Ă  g) ne s’appliquent pas :

(3) Les alinĂ©as (1)c) Ă  g) ne s’appliquent pas si, selon le cas :

19 L’article 89 du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

20 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 91, de ce qui suit :

91.1 L’exigence selon laquelle la mention des sources de l’allergène alimentaire ou du gluten et les sulfites ajoutĂ©s devant figurer sur l’étiquette du produit de santĂ© naturel, prĂ©vue au paragraphe 93.1(11) et aux alinĂ©as 93.4h) et 93.6(1)h), ne s’applique pas Ă  l’allergène alimentaire, au gluten ou aux sulfites ajoutĂ©s prĂ©sents dans un produit de santĂ© naturel par suite de contamination croisĂ©e.

91.2 La source d’allergène alimentaire devant figurer sur l’étiquette du produit de santĂ© naturel est indiquĂ©e :

91.3 La source de gluten devant figurer sur l’étiquette du produit de santĂ© naturel est indiquĂ©e :

91.4 Les sulfites ajoutĂ©s devant figurer sur l’étiquette du produit de santĂ© naturel sont indiquĂ©s :

21 L’article 93 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

93 Les renseignements ci-après Ă  l’égard d’un produit de santĂ© naturel figurent sur l’espace principal de l’étiquette intĂ©rieure du produit et sur l’espace principal de l’étiquette extĂ©rieure, s’il y en a une :

93.1 (1) Les renseignements ci-après Ă  l’égard d’un produit de santĂ© naturel figurent sur l’étiquette extĂ©rieure du produit ou, s’il n’y en a pas, sur l’étiquette intĂ©rieure :

(2) Tout tableau visé à l’alinéa (1)f) est présenté verticalement ou horizontalement sur l’étiquette.

(3) Malgré l’alinéa (1)f) et le paragraphe (4), l’ordre de présentation des langues dans le tableau bilingue peut être inversé.

(4) Le tableau bilingue comporte seulement les rubriques ci-après dans l’ordre :

(5) Le tableau en anglais comporte seulement les rubriques ci-après dans l’ordre :

(6) Le tableau en français comporte seulement les rubriques ci-après dans l’ordre :

(7) Les renseignements ci-après figurent sous la rubrique « Medicinal ingredients / IngrĂ©dients mĂ©dicinaux Â» ou les rubriques « Medicinal ingredients Â» et « IngrĂ©dients mĂ©dicinaux Â» :

(8) Au moins une fin ou un usage recommandĂ© du produit de santĂ© naturel figure sous les rubriques « Uses / Usages Â» ou « Uses Â» et « Usages Â».

(9) MalgrĂ© les paragraphes (4), (5) (6) et (8), les informations relatives aux fins et Ă  l’usage recommandĂ©s peuvent ĂŞtre omises du tableau si elles figurent ailleurs sur la mĂŞme Ă©tiquette, et si elles sont omises, les rubriques « Uses / Usages Â» ou « Uses Â» et « Usages Â» sont Ă©galement omises du tableau.

(10) Les mentions de risque, notamment toutes prĂ©cautions, mises en garde, contre-indications et rĂ©actions indĂ©sirables connues liĂ©es Ă  l’utilisation du produit de santĂ© naturel, figurent sous les rubriques « Warnings / Mises en garde Â» ou « Warnings Â» et « Mises en garde Â» et sous rĂ©serve des paragraphes (11) et (12), peuvent ĂŞtre en caractères gras.

(11) Si le produit de santĂ© naturel contient un allergène alimentaire, du gluten ou des sulfites ajoutĂ©s, les mentions « Allergens / Allergènes Â» ou « Allergens Â» et « Allergènes Â», suivies d’une mention des sources d’allergènes alimentaires ou de gluten et des sulfites ajoutĂ©s, figurent en caractères gras sous les rubriques « Warnings / Mises en garde Â» ou « Warnings Â» et « Mises en garde Â».

(12) Si le produit de santĂ© naturel contient de l’aspartame, les mentions « Contains aspartame / Contient de l’aspartame Â» ou « Contains aspartame Â» et « Contient de l’aspartame Â» figurent en caractères gras sous les rubriques « Warnings / Mises en garde Â» ou « Warnings Â» et « Mises en garde Â».

(13) MalgrĂ© les paragraphes (4), (5) et (6), s’il n’y a aucune mention de risque, notamment toutes prĂ©cautions, mises en garde, contre-indications et rĂ©actions indĂ©sirables connues liĂ©es Ă  l’utilisation du produit de santĂ© naturel, les rubriques « Warnings / Mises en garde Â» ou « Warnings Â» et « Mises en garde Â» sont omises du tableau.

(14) Les renseignements ci-après Ă  l’égard du produit de santĂ© naturel figurent sous les rubriques « Directions / Mode d’emploi Â» ou « Directions Â» et « Mode d’emploi Â» :

(15) Les conditions d’emmagasinage recommandĂ©es du produit de santĂ© naturel figurent sous les rubriques « Other information / Autres renseignements Â» ou « Other information Â» et « Autres renseignements Â».

(16) MalgrĂ© les paragraphes (4), (5), (6) et (15), les informations relatives aux conditions d’emmagasinage recommandĂ©es du produit de santĂ© naturel peuvent ĂŞtre omises du tableau si elles figurent ailleurs sur la mĂŞme Ă©tiquette, et si elles sont omises et qu’aucune information ne doit figurer sous les rubriques « Other information / Autres renseignements Â» ou « Other information Â» et « Autres renseignements Â», la ou les rubriques sont Ă©galement omises du tableau.

(17) Les renseignements ci-après Ă  l’égard du produit de santĂ© naturel figurent sous les rubriques « Non-medicinal ingredients / IngrĂ©dients non mĂ©dicinaux Â» ou « Non-medicinal ingredients Â» et « IngrĂ©dients non mĂ©dicinaux Â» :

(18) Le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone, l’adresse de courriel ou l’adresse du site Web d’une personne-ressource reprĂ©sentant le titulaire de la licence de mise en marchĂ© du produit figure sous la rubrique « Questions? Â».

93.2 Les exigences ci-après s’appliquent aux tableaux visĂ©s Ă  l’alinĂ©a 93.1(1)f) :

93.3 (1) Si la surface disponible pour une Ă©tiquette ne suffit pas Ă  contenir dans un tableau tous les renseignements exigĂ©s aux termes de l’article 93.1, les renseignements exigĂ©s aux termes du paragraphe 93.1(17) figurent ailleurs sur la mĂŞme Ă©tiquette Ă  l’extĂ©rieur du tableau, malgrĂ© ce qui suit :

(2) Si, malgrĂ© l’application du paragraphe (1), la surface disponible pour l’étiquette ne suffit pas Ă  contenir tous les autres renseignements devant figurer dans le tableau, les renseignements exigĂ©s aux termes du paragraphe 93.1(17) figurent :

(3) Si, malgrĂ© l’application du paragraphe (2), la surface disponible pour l’étiquette ne suffit pas Ă  contenir tous les autres renseignements devant figurer dans le tableau, les renseignements exigĂ©s aux termes de l’alinĂ©a 93.1(7)b) figurent, selon le cas, dans le dĂ©pliant ou la notice d’accompagnement, ou sur le site Web, qui contiennent les renseignements exigĂ©s aux termes du paragraphe 93.1(17).

(4) Pour l’application des paragraphes (1), (2) et (3), le tableau contient, sous les titres « Info-produit / Product Facts Â» ou « Info-produit Â» et « Product Facts Â», la mention de l’endroit oĂą se trouvent les renseignements exigĂ©s aux termes du paragraphe 93.1(17) et, le cas Ă©chĂ©ant, de l’alinĂ©a 93.1(7)b).

(5) Les renseignements figurant dans la notice d’accompagnement ou sur un site Web figurent dans un tableau conforme aux exigences des articles 93.1 et 93.2.

93.4 Si le produit de santĂ© naturel porte Ă  la fois une Ă©tiquette extĂ©rieure et une Ă©tiquette intĂ©rieure, les renseignements ci-après Ă  l’égard du produit figurent sur l’étiquette intĂ©rieure :

93.5 Les articles 93.1 Ă  93.4 ne s’appliquent pas Ă  l’égard d’un produit de santĂ© naturel si, selon le cas :

93.6 (1) Si l’une des conditions Ă©noncĂ©es Ă  l’article 93.5 est remplie, les renseignements ci-après Ă  l’égard du produit de santĂ© naturel figurent sur l’étiquette intĂ©rieure et, s’il y en a une, sur l’étiquette extĂ©rieure :

(2) Sous rĂ©serve des paragraphes (3) et (4), si l’une des conditions Ă©noncĂ©es Ă  l’article 93.5 est remplie, les renseignements ci-après Ă  l’égard du produit de santĂ© naturel figurent sur l’étiquette extĂ©rieure ou, en l’absence d’une telle Ă©tiquette, sur l’étiquette intĂ©rieure :

(3) Les renseignements visĂ©s aux alinĂ©as (2)a) et b) figurent soit dans un dĂ©pliant apposĂ© ou attachĂ© au contenant extĂ©rieur du produit de santĂ© naturel, soit dans une notice d’accompagnement ou sur un site Web, dans les cas suivants :

(4) Si, malgrĂ© l’application du paragraphe (3), la surface disponible pour l’étiquette ne suffit pas Ă  contenir tous les autres renseignements exigĂ©s aux termes des paragraphes (1) et (2), les renseignements visĂ©s Ă  l’alinĂ©a (2)c) figurent dans le dĂ©pliant, dans la notice d’accompagnement ou sur le site Web qui contiennent les renseignements visĂ©s aux alinĂ©as (2)a) et b).

(5) Pour l’application des paragraphes (3) et (4), l’étiquette contient une mention de l’endroit où se trouvent les renseignements visés aux alinéas (2)a) et b) et, le cas échéant, à l’alinéa (2)c).

22 (1) Le passage du paragraphe 94(1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

94 (1) Le produit de santĂ© naturel est Ă©tiquetĂ© de la manière ci-après lorsque son contenant immĂ©diat n’est pas assez grand pour que l’étiquette intĂ©rieure soit conforme, selon le cas, aux exigences prĂ©vues aux articles 93 Ă  93.6 :

(2) Le sous-alinĂ©a 94(1)a)(ii) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) L’alinĂ©a 94(1)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(4) Le paragraphe 94(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Si le produit ne porte pas d’étiquette extĂ©rieure, les exigences ci-après s’appliquent :

23 Le paragraphe 95(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

95 (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (2), il est interdit de vendre ou d’importer les produits de santĂ© naturels emballĂ©s ci-après, Ă  moins qu’ils ne soient contenus dans un emballage de sĂ©curitĂ© :

Dispositions transitoires

24 (1) Les dĂ©finitions qui suivent s’appliquent au prĂ©sent article :

ancien règlement
Le Règlement sur les produits de santé naturels dans sa version antérieure à la date d’entrée en vigueur des articles 17 à 22 du présent règlement. (former Regulations)
nouveau règlement
Le Règlement sur les produits de santé naturels dans sa version à la date d’entrée en vigueur des articles 17 à 22 du présent règlement. (new Regulations)
produit de santé naturel
s’entend au sens du paragraphe 1(1) du Règlement sur les produits de santé naturels. (natural health product)

(2) Le produit de santĂ© naturel Ă  l’égard duquel une licence de mise en marchĂ© a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©e en vertu de l’article 7 de l’ancien règlement n’est pas soumis, dans les trois ans qui suivent la date d’entrĂ©e en vigueur des articles 17 Ă  22 du prĂ©sent règlement, aux exigences relatives Ă  l’étiquetage du nouveau règlement, s’il est Ă©tiquetĂ© conformĂ©ment Ă  l’ancien règlement.

(3) Si, pendant la pĂ©riode de trois ans visĂ©e au paragraphe (2), le titulaire d’une licence de mise en marchĂ© dĂ©livrĂ©e en vertu de l’ancien règlement apporte, Ă  l’égard d’un produit de santĂ© naturel visĂ© Ă  ce paragraphe, une modification Ă  une mention de risque visĂ©e Ă  l’alinĂ©a 11(1)c) de l’ancien règlement dans le but de se conformer au nouveau règlement, les règles ci-après s’appliquent :

Entrée en vigueur

25 (1) Le prĂ©sent règlement, sauf les articles 17 Ă  22, entre en vigueur Ă  la date de son enregistrement.

(2) Les articles 17 Ă  22 entrent en vigueur au troisième anniversaire de la date d’enregistrement du prĂ©sent règlement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : L’utilisation des produits de santĂ© naturels (PSN) par les Canadiens est en hausse, et on s’attend Ă  ce qu’elle augmente encore en raison de plusieurs facteurs, notamment le vieillissement de la population canadienne, la pandĂ©mie de COVID-19, un plus grand accès Ă  Internet et Ă  d’autres sources d’information, ainsi que l’accroissement du rĂ´le des consommateurs dans leurs autosoins. Lorsque les informations clĂ©s figurant sur les Ă©tiquettes des PSN ne sont pas prĂ©sentĂ©es dans un format clair, cohĂ©rent et lisible, il est difficile pour les consommateurs et les professionnels de la santĂ© de trouver, de lire et de comparer des informations importantes sur l’innocuitĂ© de ces produits. Une mauvaise communication des informations importantes figurant sur les Ă©tiquettes des produits de santĂ© peut entraĂ®ner des erreurs d’achats et causer des torts Ă©vitables. Ces torts Ă©vitables et les retards dans les traitements efficaces attribuables Ă  des achats ou Ă  des utilisations inexactes ont une incidence nĂ©gative sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des Canadiens, alourdissent le fardeau du système de soins de santĂ©, en plus d’entraĂ®ner des consĂ©quences sur l’économie canadienne en raison de la perte de productivitĂ©.

Description : SantĂ© Canada modifie le Règlement sur les produits de santĂ© naturels (RPSN) afin d’introduire les exigences suivantes pour amĂ©liorer l’étiquetage des PSN afin que les informations soient claires, cohĂ©rentes et lisibles pour les consommateurs et qu’elles soient conformes aux règles qui ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© Ă©tablies pour les mĂ©dicaments vendus sans ordonnance comparables :

  • 1) Un tableau Info-produit : Les informations importantes sur le produit doivent ĂŞtre prĂ©sentĂ©es sous la forme d’un tableau d’information standardisĂ©. Certaines exemptions sont prĂ©vues pour les produits emballĂ©s dans de très petits emballages, les produits dont la durĂ©e d’utilisation est d’un jour ou moins (conformĂ©ment au mode d’emploi sur l’étiquette) et les produits dont l’emballage contient, au plus, trois unitĂ©s posologiques.
  • 2) Étiquetage des allergènes alimentaires, du gluten, des sulfites ajoutĂ©s et de l’aspartame : Si un produit contient un allergène alimentaire prioritaire (c.-Ă -d. un allergène susceptible d’entraĂ®ner une rĂ©action anaphylactique dans les collectivitĂ©s touchĂ©es), du gluten et des sulfites ajoutĂ©s ou une source d’allergènes alimentaires, l’étiquette doit indiquer la source de gluten et les sulfites ajoutĂ©srĂ©fĂ©rence 2. Si un produit contient de l’aspartame, une dĂ©claration Ă  cet effet est requise sur l’étiquette du produit.
  • 3) Texte de l’étiquette clairement prĂ©sentĂ© et placĂ© bien en vue: Le texte rĂ©glementaire figurant sur l’étiquette, notamment dans le tableau Info-produit, est assujetti Ă  des exigences de lisibilitĂ© amĂ©liorĂ©es, notamment des normes minimales en matière de force de corps, de style de police et de contraste. Ă€ l’aide d’une approche fondĂ©e sur le risque, des exemptions Ă  ces exigences sont prĂ©vues pour certaines informations sur l’étiquette (p. ex., le numĂ©ro du produit et les informations commerciales), ainsi que pour les produits dont l’emballage est très petit, les produits dont la durĂ©e d’utilisation est d’un jour ou moins, (selon le mode d’emploi sur l’étiquette) et pour les produits dont l’emballage contient, au plus, trois unitĂ©s posologiques.
  • 4) PrĂ©sentation modernisĂ©e des informations : Un fabricant ou un importateur doit afficher une adresse de courriel, un numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone ou une adresse de site Web dans le tableau Info-produit d’un PSN (ou ailleurs sur l’étiquette si le PSN est exemptĂ© de l’exigence relative au tableau Info-produit) au lieu d’une adresse postale du fabricant et de l’importateur (s’il y en a une), comme c’est actuellement le cas.

Ces modifications supprimeront également les exigences relatives à l’emballage de sécurité de certains PSN, comme les écrans solaires et d’autres produits topiques, afin de les harmoniser avec les exigences relatives aux produits semblables aux États-Unis et aux médicaments vendus sans ordonnance au Canada.

En outre, Santé Canada profite de l’occasion pour proposer certaines modifications au RPSN afin de clarifier les règles existantes. Ces modifications n’imposent pas de fardeau réglementaire, car elles n’établissent pas de nouvelles exigences, n’éliminent pas les exigences existantes et n’entraîneront aucun coût pour le gouvernement et les parties réglementées.

Justification : Ces modifications sont nĂ©cessaires pour rendre les Ă©tiquettes des PSN plus lisibles et plus faciles Ă  comprendre pour les consommateurs afin de rĂ©duire le risque de tort associĂ© Ă  une communication inefficace et inadĂ©quate des informations importantes sur la suretĂ©. Un texte plus clair et plus visible, un tableau d’information standardisĂ© et l’inclusion de nouvelles mises en garde en caractères gras (p. ex. pour les allergènes) faciliteront le choix d’un produit appropriĂ© et prĂ©viendraient les torts Ă©vitables, ce qui conduirait Ă  une utilisation plus sĂ»re par les consommateurs. Ces modifications pourraient Ă©galement augmenter le taux de dĂ©claration des rĂ©actions indĂ©sirables aux fabricants et, par consĂ©quent, Ă  SantĂ© Canada. Des informations supplĂ©mentaires sur les rĂ©actions indĂ©sirables permettront Ă  SantĂ© Canada d’accroĂ®tre sa capacitĂ© d’utiliser des donnĂ©es probantes rĂ©elles pour surveiller l’innocuitĂ© et l’efficacitĂ© des PSN et pour attĂ©nuer les risques cernĂ©s.

Ces modifications amélioreront également l’harmonisation de la réglementation de Santé Canada avec celle des États-Unis, de l’Union européenne et de l’Australie. Dans ces juridictions, des tableaux d’information contenant des informations importantes sont déjà exigés pour des produits similaires qui font l’objet d’allégations santé. Par exemple, aux États-Unis, un produit réglementé en tant qu’aliment doit afficher un tableau de la valeur nutritive, un complément alimentaire nécessite un tableau d’information sur le supplément et un médicament nécessite un tableau d’information sur le médicament. Ce que nous considérons comme un PSN au Canada pourrait tomber dans l’une de ces trois catégories, mais dans chaque cas, il y aurait un tableau d’information et des exigences communes en matière d’étiquetage (p. ex., force de corps et contraste).

Au cours de la pĂ©riode de consultation de la Partie I de la Gazette du Canada, 139 mĂ©moires d’intervenants ont Ă©tĂ© reçus, lesquels appuyaient majoritairement les objectifs gĂ©nĂ©raux de la proposition. Les intervenants du secteur de la santĂ©, les groupes de dĂ©fense de la sĂ©curitĂ© des patients et les consommateurs Ă©taient en faveur d’un tableau de renseignements sur les produits, de l’étiquetage des allergènes alimentaires, du gluten, des sulfites ajoutĂ©s et de l’aspartame, d’un texte clair et bien en vue sur l’étiquette et de l’obligation de fournir des coordonnĂ©es modernes sur l’étiquette. Les intervenants de l’industrie ont exprimĂ© des prĂ©occupations liĂ©es Ă  l’augmentation du fardeau rĂ©glementaire, Ă  la durĂ©e de la pĂ©riode de transition, aux estimations de coĂ»ts comprises dans l’analyse coĂ»ts-avantages (ACA) et aux rĂ©percussions environnementales perçues comme Ă©tant associĂ©es Ă  ces changements. Sur une pĂ©riode de 15 ans (de 2022 Ă  2036 inclusivement), ces modifications se traduiront par un avantage monĂ©tisĂ© total de 292 millions de dollars en valeur actuelle (VA) et un cout diffĂ©rentiel total de 159 millions de dollars en VA. Cela reprĂ©sente un bĂ©nĂ©fice net total de 134 millions de dollars en VA ou 15 millions de dollars de bĂ©nĂ©fices nets annualisĂ©s.

Enjeux

L’étiquetage pour améliorer l’autosélection et l’utilisation sûre des produits de santé naturels

En 2010-2011, plus de 70 % des Canadiens ont utilisĂ© des produits de santĂ© naturels (PSN)rĂ©fĂ©rence 3. Depuis lors, l’utilisation de tels produits chez les Canadiens a augmentĂ© et cette tendance devrait se poursuivre en raison d’un certain nombre de facteurs, tels que le vieillissement de la population canadienne, un plus grand accès Ă  l’Internet et Ă  d’autres sources d’information, et l’accroissement du rĂ´le des consommateurs dans leurs propres soins. En outre la pandĂ©mie de COVID-19 a provoquĂ© une augmentation sans prĂ©cĂ©dent de l’utilisation de certaines catĂ©gories de PSN, comme les dĂ©sinfectants pour les mains Ă  base d’alcoolrĂ©fĂ©rence 4.

Compte tenu de l’utilisation rĂ©pandue des PSN et du vieillissement de la population au Canada, les mesures appropriĂ©es d’attĂ©nuation et de prĂ©vention des risques, y compris l’étiquetage efficace des produits, jouent un rĂ´le de plus en plus essentiel pour assurer la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des Canadiens. Lorsque les informations importantes ne sont pas prĂ©sentĂ©es dans un format clair, lisible et uniforme sur les Ă©tiquettes des produits, il est difficile, voire impossible sans loupe pour les consommateurs et les professionnels de la santĂ© de localiser, de lire et de comparer des informations importantes sur la suretĂ©, ce qui peut entraĂ®ner des torts Ă©vitables ou une mauvaise sĂ©lection de produits. Dans ce contexte, les torts Ă©vitables comprennent tout Ă©vĂ©nement Ă©vitable qui peut causer ou conduire Ă  un tort causĂ© par une utilisation inappropriĂ©e d’un PSN. On sait que des torts Ă©vitables liĂ©s Ă  l’étiquetage des PSN se produisent lorsqu’il existe des incohĂ©rences d’étiquetage entre des produits d’autosoins similaires (c.-Ă -d. des cosmĂ©tiques, des mĂ©dicaments vendus sans ordonnance et des PSN) ou lorsque des informations importantes ne sont pas communiquĂ©es efficacement, ce qui entraĂ®ne un choix inappropriĂ© ou un Ă©vènement indĂ©sirables, comme dans les cas suivants :

Les torts évitables ont non seulement des conséquences négatives sur la santé et la sécurité des Canadiens, mais ils peuvent également alourdir le système de soins de santé et contribuer à l’augmentation du gaspillage physique et des pertes économiques attribuables aux achats inappropriés. De plus, les torts évitables peuvent avoir un effet négatif sur l’économie canadienne en raison de la perte de productivité.

Modernisation des coordonnées pour réduire les torts évitables

Selon les dispositions actuelles du Règlement sur les produits de santé naturels (RPSN), l’étiquette doit afficher l’adresse postale du titulaire de la licence de mise en marché. Les coordonnées modernisées, comme une adresse de courriel, un numéro de téléphone ou une adresse de site Web ne sont pas requises, bien qu’elles puissent être fournies volontairement. L’absence de coordonnées modernisées limite la capacité des consommateurs à poser des questions sur les produits ou à signaler des événements indésirables en temps utile. Cela pose des difficultés à Santé Canada pour atténuer efficacement les risques post-commercialisation et les torts évitables.

Clarification des dispositions existantes du Règlement sur les produits de santé naturels

Il y a certains problèmes de clarté et d’incohérence dans le libellé du RPSN. Santé Canada a saisi cette occasion pour présenter des modifications visant à régler ces problèmes sans alourdir le fardeau réglementaire.

Clarification des exigences en matière d’emballage de sécurité dans le Règlement sur les produits de santé naturels

Ă€ l’heure actuelle, tous les PSN, Ă  l’exception des pastilles pour la gorge, sont tenus par le RPSN d’avoir un emballage de sĂ©curitĂ©. Cette approche n’est pas conforme aux exigences qui existent au Canada pour des mĂ©dicaments vendus sans ordonnance similaires rĂ©glementĂ©s conformĂ©ment au Règlement sur les aliments et drogues (RAD) ou aux exigences d’emballage de sĂ©curitĂ© pour des produits similaires aux États-Unis. Par ailleurs, le Canada s’est engagĂ© Ă  apporter des changements Ă  cette disposition afin de respecter ses obligations en vertu de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). Les Ă©lĂ©ments de sĂ©curitĂ© resteront une exigence pour l’emballage de certains produits, notamment les produits comestibles, les produits Ă  usage ophtalmique et les rince-bouche. L’emballage de sĂ©curitĂ© permet de garantir la qualitĂ© du produit et de s’assurer qu’il n’a pas Ă©tĂ© altĂ©rĂ©.

Contexte

Les Ă©tiquettes des PSN communiquent aux consommateurs et aux professionnels de la santĂ© des informations importantes sur l’utilisation sĂ»re et efficace des produits. Une « Ă©tiquette Â» est un terme gĂ©nĂ©rique qui comprends les informations apposĂ©es sur l’emballage du produit de santĂ© et d’autres informations qui sont mises Ă  la disposition des consommateurs et des professionnels de la santĂ©, y compris la boĂ®te du produit, tout encart ou dĂ©pliantrĂ©fĂ©rence 5. Les informations importantes devraient ĂŞtre affichĂ©es clairement et de façon uniforme afin que les consommateurs puissent comparer les produits, sĂ©lectionner et utiliser correctement les PSN, ĂŞtre pleinement informĂ©s de leurs avantages et de leurs torts et ĂŞtre en mesure d’éviter les torts Ă©vitables ou les achats non intentionnels du mauvais produit.

En 2014, le RAD a été modifié pour introduire des exigences d’étiquetage en langage clair (ELC) pour les médicaments sur ordonnance et les médicaments vendus sans ordonnanceréférence 6. Les principes d’ELC sont conformes aux principes généraux de l’étiquetage au-delà des produits de santé, tels que ceux qui ont soutenu la mise en œuvre d’un tableau de la valeur nutritive pour les aliments. Ces principes comprennent l’utilisation d’un style graphique facile à voir et à comprendre pour le public visé. Les facteurs de conception soutenant l’ELC comprennent la typographie, la forme et la communicationréférence 7, et concernant le style de police, la force de corps et la clarté. L’utilisation de ces critères de conception et de format permet de présenter des informations importantes d’une manière qui garantit leur lisibilité et leur compréhension afin d’atténuer et de prévenir les torts. Le format standardisé du tableau a été conçu à partir de l’étiquette d’information des médicaments utilisé aux États-Unisréférence 8. Cette approche a également été utilisée pour créer des règles similaires pour les médicaments vendus sans ordonnance et les médicaments sur ordonnance en Australie.

Au Canada et à l’étranger, la recherche sur la littératie en matière de santé a démontré que lorsque l’informations est présentée de manière peu claire, confuse ou inadéquate sur les étiquettes des produits de santé, cela peut contribuer à des torts évitables. Ces torts peuvent entraîner un arrêt de travail, des visites chez le médecin, dans une clinique ou aux urgences, ou une hospitalisation ou une absence de résolution de la maladie ou de l’affection due à l’inefficacité. Dans les cas extrêmes, les torts évitables peuvent entraîner des blessures graves qui se traduisent par un handicap permanent ou la mort.

Les études analysant les erreurs liées au choix ou à l’utilisation des produits de santé ont généralement été menées sur les médicaments sur ordonnance. Cependant, les principes de conception et la nécessité d’une communication efficace des informations importantes pour minimiser ces erreurs sont également appropriés pour les médicaments vendus sans ordonnance et les PSN. Par exemple, une étude portant spécifiquement sur les médicaments sur ordonnance a suggéré que l’utilisation d’espaces blancs sur les étiquettes des produits améliore la lisibilité pour les personnes âgéesréférence 9. Cela s’appliquerait également à la lisibilité d’informations similaires et importantes présentées sur les étiquettes des PSN.

Actuellement, il existe une inégalité entre le marché des médicaments vendus sans ordonnance et celui des PSN. Les médicaments vendus sans ordonnance doivent répondre à des exigences améliorées en matière d’ELC afin de favoriser leur utilisation sécuritaire, tandis que les PSN, qui peuvent, dans certains cas, avoir des profils de risque similaires (p. ex. ginkgo biloba, suppléments vitaminiques et minéraux à dose élevée), présentent l’information dans une variété de formats. À l’instar des objectifs stratégiques qui sous-tendent la mise en œuvre du tableau de la valeur nutritive et du tableau de la valeur nutritive des médicaments au Canada, l’amélioration de l’étiquetage des PSN se traduira par des résultats positifs pour les consommateurs de PSN, qui représentent une plus grande proportion de la population que les consommateurs de médicaments vendus sans ordonnance.

Lors des consultations avec les intervenants, les groupes de consommateurs ont indiquĂ© que la force de corps sur les Ă©tiquettes actuelles des PSN est trop petite, particulièrement pour les personnes âgĂ©es qui, dans certains cas, doivent utiliser une loupe pour lire les informations importantes. L’affichage d’informations importantes sous la forme d’un tableau standardisĂ© permettrait aux consommateurs de rĂ©aliser les suivantes plus facilement :

Le RPSN établit des règles pour les étiquettes et les emballages des PSN. Santé Canada recommande un tableau d’information et les principes des modifications d’ELC pour les PSN par l’entremise de lignes directrices à l’intention de l’industrieréférence 10, toutefois rien n’indique que l’industrie des PSN a adopté ces pratiques exemplaires.

Produits de santé naturels et torts évitables associés

Selon l’Institut canadien d’information sur la santĂ© (ICIS), les Canadiens ont effectuĂ© environ 15,8 millions de visites aux services d’urgence des hĂ´pitaux en 2011, dont environ 1,9 million de visites liĂ©es Ă  des erreurs de mĂ©dication Ă©vitables. Des rapports internationaux distincts ont indiquĂ© qu’environ 33 % de toutes les erreurs de mĂ©dication sont causĂ©es par des problèmes liĂ©s Ă  la dĂ©nomination, Ă  l’emballage et Ă  l’étiquetage des produitsrĂ©fĂ©rence 11. Par exemple, de 2013 Ă  2017, le Centre antipoison de l’Ontario a reçu 2 777 signalements liĂ©s aux huiles essentiellesrĂ©fĂ©rence 12. Un thème rĂ©current dans les rapports Ă©tait la consommation supĂ©rieure Ă  la dose recommandĂ©e sur l’étiquette ou la confusion avec un autre mĂ©dicament (p. ex., sirop contre la toux), ce qui, a conduit dans certains cas Ă  une hospitalisation.

Plus rĂ©cemment, l’utilisation accrue de dĂ©sinfectants pour les mains lors de la pandĂ©mie de COVID-19 a mis en Ă©vidence les torts Ă©vitables associĂ©s Ă  ces produits. En particulier, les donnĂ©es des centres antipoison canadiens montrent que le nombre d’incidents signalĂ©s liĂ©s aux dĂ©sinfectants pour les mains a augmentĂ© en 2020 par rapport Ă  2019, jusqu’à 4,5 fois plus Ă©levĂ© d’un mois Ă  l’autre. La forte demande de dĂ©sinfectants pour les mains pendant la pandĂ©mie a entraĂ®nĂ© des pĂ©nuries Ă  la fois du produit et de l’emballage standard, d’oĂą l’utilisation d’emballages non conventionnels tels que des rĂ©cipients pour aliments ou boissons. L’utilisation de ces contenants sans Ă©tiquetage suffisant peut mener Ă  croire que ces produits sont consommables. Dans de nombreux cas, l’étiquetage ne contenait pas d’avertissement, ne prĂ©cisait pas que le produit devait ĂŞtre tenu hors de la portĂ©e des enfants et ne respectait pas les exigences de base en matière de lisibilitĂ© pour ce qui est de la force de corps, du style de police et du contraste. Ă€ la suite de cette augmentation du nombre de signalements reçus par les centres antipoison, SantĂ© Canada a rĂ©pondu en publiant un avis sanitaire en octobre 2020rĂ©fĂ©rence 13.

De plus, le potentiel d’interactions entre les PSN et les mĂ©dicaments sur ordonnance peut ĂŞtre important, ce qui souligne le besoin de mesures visant Ă  rĂ©duire la probabilitĂ© de torts Ă©vitables associĂ©s aux PSN. La consommation concomitante de PSN et de mĂ©dicaments sur ordonnance est courante chez les Canadiens. Une Ă©tude menĂ©e par une pharmacie auprès sur 1 118 patients a rĂ©vĂ©lĂ© que 58 % des patients participants prenaient simultanĂ©ment des PSN et des mĂ©dicaments sur ordonnancerĂ©fĂ©rence 14. Parmi les patients qui prenaient simultanĂ©ment un PSN et un mĂ©dicament sur ordonnance, 7,3 % ont signalĂ© un ou plusieurs Ă©vĂ©nements indĂ©sirables. Cela correspondait Ă  une probabilitĂ© 6,4 fois plus Ă©levĂ©e de subir un Ă©vĂ©nement indĂ©sirable que les participants Ă  l’étude qui ont seulement pris des mĂ©dicaments sur ordonnance. Toutefois, les indications figurant sur les Ă©tiquettes de la plupart de ces produits indiquent qu’ils ne doivent ĂŞtre utilisĂ©s que par des adultes en bonne santĂ© Ă  des fins de santĂ© gĂ©nĂ©rale (p. ex., favorisent la santĂ© et le bien-ĂŞtre)rĂ©fĂ©rence 15. Une autre Ă©tude portant sur les enfants qui recevaient des soins dans un Ă©tablissement de soins palliatifs pĂ©diatriques a rĂ©vĂ©lĂ© que près de la moitiĂ© de tous patients avaient des interactions potentielles entre les PSN et les mĂ©dicaments, tandis que 22 % prĂ©sentaient des interactions potentielles entre des PSN (c.-Ă -d. des interactions entre diffĂ©rents PSN)rĂ©fĂ©rence 16. Par exemple, le ginseng est connu pour rĂ©duit l’efficacitĂ© des agents antihypertenseurs et des antidĂ©presseurs, et que le ginkgo biloba peut interfĂ©rer avec les mĂ©dicaments antibiotiques, ce qui peut mener Ă  des traitements inefficacesrĂ©fĂ©rence 17,rĂ©fĂ©rence 18. Le millepertuis peut rĂ©duire l’efficacitĂ© des mĂ©dicaments immunosuppresseurs utilisĂ©s pour traiter les personnes vivant avec le virus de l’immunodĂ©ficience humaine (VIH) et est contre-indiquĂ© chez les patients prenant des mĂ©dicaments anticancĂ©reux, des anticoagulants, des antidĂ©presseurs, des mĂ©dicaments cardiovasculaires et des contraceptifsrĂ©fĂ©rence 19,rĂ©fĂ©rence 20,rĂ©fĂ©rence 21. Il a Ă©galement Ă©tĂ© associĂ© Ă  des rejets de greffe en raison de son effet inhibiteur sur les mĂ©dicaments immunosuppresseursrĂ©fĂ©rence 22.

On a également constaté que les PSN sont utilisés plus fréquemment par les femmes et certaines sous-populations vulnérables (p. ex. les adultes plus âgés et certains groupes de patients souffrant de maladies chroniques comme le VIH/sida, les maladies cardiovasculaires et le diabète)référence 23,référence 24. L’utilisation croissante des PSN et leur utilisation concomitante à d’autres médicaments confèrent une importance supplémentaire à la communication efficace et en temps opportun de renseignements clés afin de protéger la santé et la sécurité de ces Canadiens.

Bien qu’il soit difficile de déterminer avec précision le nombre total de torts évitables associés exclusivement aux PSN, leur utilisation répandue et une demande croissante augmentent le potentiel de torts évitables liés à la confusion ou à l’illisibilité des informations figurant sur les étiquettes.

Déclaration des événements indésirables liés à l’utilisation de produits de santé naturels

Depuis l’introduction du RPSN en 2004 jusqu’en dĂ©cembre 2021, SantĂ© Canada a reçu des signalements sur plus de 8 000 effets indĂ©sirables pour lesquels l’utilisation de PSN Ă©tait soupçonnĂ©e d’avoir jouĂ© un rĂ´le, dont plus de 5 000 Ă©taient graves. Entre janvier 2015 et dĂ©cembre 2017, SantĂ© Canada a reçu des rapports faisant Ă©tat de 207 erreurs de mĂ©dication soupçonnĂ©es d’être liĂ©es Ă  l’utilisation de PSN, dont six Ă©taient liĂ©es Ă  des erreurs d’étiquetage ou Ă  de la confusion liĂ©e Ă  l’étiquetagerĂ©fĂ©rence 25. Par exemple, SantĂ© Canada a reçu des signalements de rĂ©actions indĂ©sirables liĂ©es Ă  la confusion sur les Ă©tiquettes lorsque des avertissements ont Ă©tĂ© manquĂ©s et que des consommateurs ont eu des rĂ©actions indĂ©sirables. Dans un cas, SantĂ© Canada a reçu un signalement de rĂ©action indĂ©sirable d’un enfant ayant ingĂ©rĂ© accidentellement un PSN dont la taille de la police de l’avertissement « Garder hors de la portĂ©e des enfants Â» n’était lisible qu’à l’aide d’une loupe, de ce fait, le parent n’était peut-ĂŞtre pas conscient de la nĂ©cessitĂ© de garder le produit hors de la portĂ©e de son enfant. SantĂ© Canada a Ă©galement reçu des signalements de rĂ©actions indĂ©sirables graves pour des produits contenant de l’extrait de feuille de thĂ© vert, lorsqu’il y a eu des cas prĂ©sumĂ©s rares, mais graves de lĂ©sions hĂ©patiques et d’hospitalisation. Dans ce cas-ci, SantĂ© Canada a demandĂ© aux entreprises responsables de ces produits de renforcer leurs mises en garderĂ©fĂ©rence 26. La prĂ©sentation de mises en garde dans un format clair, uniforme et lisible sur les Ă©tiquettes des PSN protĂ©gera davantage les Canadiens qui utilisent ces produits. Il convient de noter que le rĂ´le que jouent les Ă©tiquettes des produits dans les rĂ©actions indĂ©sirables n’est pas toujours pris en compte dans les signalements et que les signalements eux-mĂŞmes ne reflètent qu’une petite partie des Ă©vĂ©nements rĂ©els qui se produisent.

La recherche a montrĂ© que la dĂ©claration des rĂ©actions indĂ©sirables est faible; on estime que le taux de dĂ©claration pour les mĂ©dicaments sur ordonnance se situe entre 1 % et 10 %rĂ©fĂ©rence 27, tandis que les Ă©tudes propres aux PSN laissent entendre que le taux pourrait se rapprocher de 1 % Ă  2 %rĂ©fĂ©rence 28. Les consommateurs utilisent frĂ©quemment les PSN en supposant que, parce qu’ils sont naturels, ils sont sans risque. La plupart des Canadiens, selon les recherches sur l’opinion publique de SantĂ© Canada, ne considèrent pas ces produits comme des mĂ©dicaments. Par consĂ©quent, ils ne pensent peut-ĂŞtre mĂŞme pas Ă  identifier le produit comme la raison de la raison de la rĂ©action indĂ©sirablerĂ©fĂ©rence 29. Cette idĂ©e fausse peut contribuer Ă  la sous-dĂ©claration des rĂ©actions indĂ©sirables des PSNrĂ©fĂ©rence 30. Cette sous-dĂ©claration est probablement exacerbĂ©e par l’absence de coordonnĂ©es modernisĂ©es sur la plupart des Ă©tiquettes de PSN qui permettraient aux consommateurs et aux professionnels de la santĂ© de joindre un reprĂ©sentant canadien en temps opportun pour poser des questions ou signaler des problèmes.

Des preuves supplĂ©mentaires ont dĂ©montrĂ© que les consommateurs ont souvent des questions relatives Ă  l’utilisation des PSN. Dans une Ă©tude portant sur 131 pharmaciens, 89 % ont dĂ©clarĂ© avoir passĂ© plus de 30 minutes par jour Ă  conseiller les consommateurs sur l’utilisation des PSNrĂ©fĂ©rence 14. Bien que la capacitĂ© de discerner facilement et clairement les renseignements clĂ©s soit importante dans tous les contextes, elle l’est particulièrement lorsque ces produits sont vendus Ă  l’extĂ©rieur des pharmacies. En l’absence d’un professionnel de la santĂ©, il est essentiel qu’il existe des moyens accessibles de joindre un reprĂ©sentant du produit pour rĂ©pondre aux questions des consommateurs en matière de santĂ©.

Les perspectives des consommateurs et le contexte canadien

Il est important de tenir compte des risques associĂ©s Ă  l’utilisation des PSN dans le contexte de la connaissance perçue par les consommateurs de leur suretĂ© et de leur efficacitĂ©. En 2016, seulement 19 % des Canadiens interrogĂ©s par SantĂ© Canada ont dĂ©clarĂ© avoir des connaissances au sujet des PSNrĂ©fĂ©rence 29. La majoritĂ© des utilisateurs canadiens de produits de santĂ© destinĂ©s au consommateur ont dĂ©clarĂ© qu’il est important d’indiquer le mode d’emploi (70 Ă  77 %), les ingrĂ©dients (66 Ă  72 %), les mises en garde (66 Ă  75 %) et les renseignements sur la posologie (71 Ă  78 %) directement sur les Ă©tiquettes des produitsrĂ©fĂ©rence 31. Étant donnĂ© que seulement 19 % des Canadiens ont dĂ©clarĂ© connaĂ®tre les PSN, de nombreux consommateurs canadiens pourraient ĂŞtre mieux informĂ©s de l’innocuitĂ© et de l’efficacitĂ© des PSN. Des Ă©tiquettes claires et cohĂ©rentes (standardisĂ©es) aideront Ă  combler cette lacune en fournissant plus efficacement des informations clĂ©s avant et pendant l’utilisation des PSN.

Une étude réalisée en 2015 par l’Institute for Safe Medication Practices a révélé que les consommateurs estimaient que le format actuel des étiquettes de produits de santé (comme la force de corps et le type de police pour les PSN et les médicaments vendus sans ordonnance) rendait difficile l’accès, la compréhension et l’utilisation de l’information importanteréférence 32. Ce point de vue a également été étayé par d’autres recherches sur les produits d’autosoins (dans ce cas-ci, pour les médicaments vendus sans ordonnance) démontrant que la taille des caractères nuit à la compréhension, surtout chez les adultes plus âgésréférence 33. Une autre étude, menée spécifiquement pour les PSN, a souligné que la normalisation (uniformité du format et de la présentation) est importante pour transmettre efficacement des informations importantesréférence 34.

Dans le cadre d’une consultation publique en ligne menĂ©e par SantĂ© Canada entre septembre et octobre 2016, les participants ont fait part de leurs prĂ©occupations au sujet de la clartĂ© des Ă©tiquettes et de la nĂ©cessitĂ© d’éduquer davantage les consommateurs sur la façon de lire et d’utiliser les Ă©tiquettes des PSNrĂ©fĂ©rence 35. Les participants aux sĂ©ances de mobilisation des consommateurs de SantĂ© Canada en 2018 ont soulevĂ© des prĂ©occupations au sujet de la lisibilitĂ© et de l’utilitĂ© de l’étiquetage actuel des PSN et ont indiquĂ© que le texte est souvent prĂ©sentĂ© avec un faible contraste et dans une force de corps de caractères trop petit ou difficile Ă  lirerĂ©fĂ©rence 36. Ils Ă©taient en faveur des exigences en matière d’étiquettes qui sont exactes et complètes, qui Ă©noncent clairement tous les avertissements (y compris les renseignements sur les allergènes) et ont notĂ© que les ingrĂ©dients mĂ©dicinaux et non mĂ©dicinaux devraient apparaĂ®tre cĂ´te Ă  cĂ´te.

Audit par le commissaire à l’environnement et au développement durable

Le commissaire Ă  l’environnement et au dĂ©veloppement durable (CEDD) a effectuĂ© un audit du programme des PSN du Canada en 2020 et ses conclusions ont Ă©tĂ© publiĂ©es dans un rapport au Parlement en avril 2021. Ce rapport signalait que l’information sur les Ă©tiquettes des PSN n’était pas facile Ă  lire. Les recommandations Ă©numĂ©rĂ©es dans le rapport comprenaient l’amĂ©lioration de l’étiquetage des PSN afin que l’information sur les Ă©tiquettes des produits soit claire, uniforme et lisible pour les consommateurs et qu’elle puisse ĂŞtre lue sans qu’il soit nĂ©cessaire d’utiliser une loupe. Dans sa rĂ©ponse officielle au rapport, SantĂ© Canada s’est engagĂ©e Ă  rĂ©gler ces problèmes au moyen de ces modifications.

Objectif

Les objectifs de ces modifications rĂ©glementaires sont les suivants :

Description

Introduction d’exigences améliorées en matière d’étiquetage des produits de santé naturels

SantĂ© Canada modifie les exigences d’étiquetage des PSN en modifiant le RPSN de la façon suivante :

Introduction d’un tableau Info-produit

Les informations importantes dĂ©jĂ  requis par le RPSN sur l’étiquette d’un PSN dans un format non standardisĂ©, et les informations nouvellement requises propres aux PSN contenant un allergène alimentaire, du gluten, des sulfites ajoutĂ©s et de l’aspartame seraient requis dans le format d’un tableau Info-produit standardisĂ©. Les rubriques suivantes, ainsi que les informations qu’elles contiennent, doivent ĂŞtre placĂ©es dans un tableau bilingue ou dans deux tableaux unilingues (un en français et un en anglais), intitulĂ©s « Product Facts/Info-produit Â» ou « Drug Facts/Info-mĂ©dicament Â» :

Le tableau Info-produit doit ĂŞtre affichĂ© verticalement ou horizontalement et peut couvrir plusieurs panneaux de l’étiquette extĂ©rieure ou, en l’absence d’étiquette extĂ©rieure, de l’étiquette intĂ©rieure. Le titre « Info-produit Â» doit ĂŞtre plus grand que chaque rubrique, et le titre de chaque rubrique doit ĂŞtre plus grand que l’information contenue dans cette rubrique. Tout le texte du tableau doit ĂŞtre en caractères simples et rĂ©guliers, Ă  l’exception du titre « Info-produit Â», des titres et de l’information figurant sous « Mises en garde Â», qui peut ĂŞtre en caractères gras. Le titre du tableau doit ĂŞtre sĂ©parĂ© des rubriques par un trait noir plein, et chaque rubrique et les informations sous cette rubrique doivent ĂŞtre sĂ©parĂ©es par un trait noir plein de la rubrique qui suit. Les caractères du tableau ne peuvent pas ĂŞtre en contact les uns avec les autres et aucune autre information, autre que les informations requises, ne peut figurer dans un tableau Info-produit.

Sur la mĂŞme Ă©tiquette que le tableau Info-produit, on doit prĂ©senter les informations suivantes du PSN :

Lorsque l’étiquette extĂ©rieure d’un PSN doit afficher un tableau Info-produit, l’étiquette intĂ©rieure devra prĂ©senter les informations suivantes, qui sont actuellement requises, en plus des informations propres aux PSN qui contiennent un allergène alimentaire, du gluten, des sulfites ajoutĂ©s ou de l’aspartame :

S’il n’y a pas suffisamment d’espace sur l’étiquette des PSN pour tenir compte d’un tableau Info-produit et des informations qui doivent y ĂŞtre contenues, une sĂ©rie d’assouplissements seront permis pour que le produit rĂ©ponde aux nouvelles exigences tout en veillant Ă  ce que les informations clĂ©s relatives Ă  la santĂ© et Ă  la sĂ©curitĂ© des Canadiens soient accessibles. Toutefois, avant d’accĂ©der Ă  l’une ou l’autre de ces mesures, l’information doit ĂŞtre prĂ©sentĂ© dans une force de corps minimale de caractères condensĂ©s (c.-Ă -d. 5 points condensĂ©s pour les ingrĂ©dients non mĂ©dicinaux et 5,5 points condensĂ©s pour tous les autres renseignements applicables) et elle doit ĂŞtre prĂ©sentĂ©e dans un seul tableau Info-produit bilingue sur le produit. Si ces conditions sont remplies, les assouplissements suivants sont permis :

Si l’un de ces assouplissements est utilisé, un énoncé doit être affiché directement sous le titre du tableau Info-produit, indiquant où se trouvent les renseignements qui ont été retirés du tableau. De plus, si l’un de ces assouplissements est utilisé avec une notice ou un site Web, la notice ou le site Web connexe doit afficher un tableau Info-produit complet.

Exigences d’étiquetage pour les PSN exemptés de l’exigence du tableau Info-produit

Un PSN serait exemptĂ© de l’exigence d’un tableau Info-produit s’il rĂ©pond Ă  l’un des critères fondĂ©s sur le risque suivant :

Pour ces PSN, les Ă©tiquettes intĂ©rieure et extĂ©rieure devront afficher les renseignements suivants qui sont actuellement requis, en plus des nouveaux renseignements propres aux PSN contenant un allergène alimentaire, du gluten, des sulfites ajoutĂ©s ou de l’aspartame :

L’étiquette extĂ©rieure ou, s’il n’y a pas d’étiquette extĂ©rieure, l’étiquette intĂ©rieure doit comporter les informations suivantes dĂ©jĂ  requises :

Les assouplissements suivants s’appliquent à une étiquette intérieure ou extérieure si l’espace est insuffisant sur cette étiquetteréférence 39.

Si l’un de ces assouplissements (ou les deux) est utilisé, l’étiquette du PSN doit contenir un énoncé indiquant où l’information qui a été retirée de l’étiquette est disponible (c.-à-d. sur un dépliant, une notice ou un site Web).

Amélioration des exigences en matière d’étiquetage pour tous les PSN
Texte de l’étiquette clairement affiché et bien visible

Le RPSN sera modifiĂ© de manière Ă  ce que les Ă©noncĂ©s, les renseignements ou les dĂ©clarations exigĂ©s par le Règlement soient prĂ©sentĂ©s dans une force de corps d’au moins 6 points (ou 5,5 points, si condensĂ©). Les ingrĂ©dients non mĂ©dicinaux doivent ĂŞtre indiquĂ©s en force de corps d’au moins 5,5 points (ou 5 points, si condensĂ©s). De plus, ce texte obligatoire devra ĂŞtre affichĂ© en une seule couleur, visuellement Ă©quivalente Ă  100 % de noir uni (c.-Ă -d. bleu, vert, brun ou violet foncĂ©) et ĂŞtre contrastĂ© avec un fond blanc ou neutre uniforme avec un maximum de 5 % de teinte de couleur. Les exceptions Ă  ces exigences comprennent :

De plus, ces exigences de lisibilité ne s’appliqueront pas aux informations spécifiques, comme les numéros de lot, les numéros de produit, les noms de marque et les renseignements publicitaires.

Le « point Â» sera dĂ©fini dans le RPSN comme une unitĂ© de mesure pour une unitĂ© de mesure de la force de corps qui est Ă©gale Ă  0,3527777778 mm.

Étiquetage des allergènes alimentaires, du gluten, des sulfites ajoutés et de l’aspartame

Afin de mettre en Ĺ“uvre les nouveaux Ă©noncĂ©s pour les allergènes, le gluten, les sulfites ajoutĂ©s et l’aspartame, les modifications au RPSN comprennent des dĂ©finitions pour « allergène alimentaire Â», « gluten Â», « sulfites ajoutĂ©s Â» et « mention des sources d’allergènes alimentaires ou de gluten et des sulfites ajoutĂ©s Â». Ils auront le mĂŞme sens que dans le RAD. Ces modifications comprennent Ă©galement des exigences pour la dĂ©claration des sources d’allergènes alimentaire, du gluten et de sa ou ses sources et des sulfites ajoutĂ©s, afin que cette information soit claire pour les Canadiens.

Les PSN qui mentionnent les allergènes alimentaires, le gluten, les sulfites ajoutĂ©s et/ou l’aspartame sur leur Ă©tiquette en tant qu’ingrĂ©dients, devront Ă©galement inclure la source d’allergène alimentaire, la source de gluten et la mention des sulfites ajoutĂ©s en gras (p. ex. « Allergènes : Lait Â») dans la section mises en garde du tableau Info-produit ou ailleurs sur l’étiquette si le PSN est exemptĂ© de l’exigence du tableau Info-produit.

Présentation modernisée des coordonnées

Le RPSN est modifié pour exiger qu’un fabricant ou un importateur affiche une adresse électronique, un numéro de téléphone ou une adresse Web dans le tableau Info-produit d’un PSN (ou ailleurs sur l’étiquette si le PSN est exempté de l’exigence relative au tableau Info-produit), plutôt qu’une adresse postale. Actuellement, une adresse postale ne peut être remplacée par des informations de contact modernisées, et il peut être difficile d’afficher les deux. Les adresses postales sont désuètes et peu utilisées par la plupart des Canadiens pour joindre une entreprise. De plus, les commentaires reçus dans le cadre des consultations indiquent que les entreprises reçoivent davantage de commentaires liés aux produits par l’entremise de leurs sites Web.

Noms selon la nomenclature internationale d’ingrédients cosmétiques (INCI) pour les PSN

Le RPSN est modifié pour que les ingrédients non médicinaux d’un PSN puissent être indiqués sur l’étiquette en utilisant leur nom selon l’INCI, au lieu d’être affichés en anglais et en français, ou dans toute autre langue s’il n’y a pas d’équivalent en français ou en anglais. L’INCI est une nomenclature développée et acceptée à l’échelle internationale qui peut être utilisée dans n’importe quelle langue pour identifier des propriétés ou des ingrédients communs. Elle est surtout utilisée pour les ingrédients cosmétiques, mais aussi pour les PSN et les médicaments vendus sans ordonnance.

Dispositions actuelles du RPSN en matière d’étiquetage qui demeurent en vigueur

Les exigences actuelles en vertu du RPSN en ce qui concerne l’information requise sur l’espace principal de l’étiquette intĂ©rieure d’un PSN et, le cas Ă©chĂ©ant, son Ă©tiquette extĂ©rieure s’appliqueront toujours. Par ailleurs, les exigences de l’article 94 (Étiquetage des petits emballages) continueront de s’appliquer aux PSN lorsque le contenant immĂ©diat n’est pas assez grand pour afficher une Ă©tiquette intĂ©rieure conforme aux exigences actuelles.

Modifications au Règlement sur les produits de santé naturels liées à l’emballage sécuritaire

Ces modifications prĂ©cisent que les seuls types de PSN assujettis aux exigences d’emballage de sĂ©curitĂ© du RPSN sont :

Modifications du Règlement sur les produits de santé naturels à des fins de clarification

En plus des modifications ci-dessus le RPSN est modifiĂ© Ă  des fins de clarification. Ces modifications n’établissent pas de nouvelles exigences, ni ne suppriment d’exigences existantes et devraient ĂŞtre neutres en ce qui a trait aux coĂ»ts pour le gouvernement et les parties rĂ©glementĂ©es. Les modifications suivantes entreront en vigueur Ă  la date de leur enregistrement :

Entrée en vigueur et dispositions transitoires

Les modifications au RPSN visant à clarifier les règles existantes et à inclure de nouvelles exigences en matière d’emballage sécuritaire entreront en vigueur au moment de l’enregistrement de ces règlements. Les modifications relatives à l’étiquetage incluses dans ce règlement entreront en vigueur trois ans après l’homologation. Après la troisième année, tous les nouveaux produits qui entreront sur le marché devront respecter les nouvelles exigences en matière d’étiquetage. Cette date d’entrée en vigueur retardée de trois ans après l’homologation évitera aux entreprises d’avoir à réviser et à réétiqueter des produits pour lesquels des demandes de licence de mise en marché seront bientôt soumises, ou qui ont déjà été soumises au ministre et qui sont en attente d’une décision.

Les PSN homologuĂ©s et Ă©tiquetĂ©s au Canada avant la date d’entrĂ©e en vigueur de ces modifications bĂ©nĂ©ficieront d’une pĂ©riode de transition supplĂ©mentaire de trois ans – une pĂ©riode pendant laquelle ils pourront continuer d’être vendus sans se conformer aux nouvelles exigences en matière d’étiquetage – pour une pĂ©riode totale de six ans suivant l’enregistrement. Cette pĂ©riode donnera suffisamment de temps aux entreprises pour modifier les Ă©tiquettes des produits afin de se conformer aux nouvelles exigences et donnera l’occasion de vendre des stocks de produits existants sans avoir Ă  les dĂ©truire ou Ă  les Ă©tiqueter de nouveau. Cela permettra de rĂ©duire les coĂ»ts de réétiquetage et de retrait, en particulier pour les petites et moyennes entreprises, et de rĂ©duire les impacts environnementaux en permettant aux produits d’atteindre la fin de leur cycle de vie normal.

Comme l’ont fait remarquer les intervenants lors des consultations techniques de Santé Canada et dans le cadre de l’enquête sur l’analyse coûts-avantages (ACA), une période d’entrée en vigueur et de transition de cette durée réduit le risque d’engorgement de la chaîne d’approvisionnement avec les concepteurs, les étiqueteurs et les emballeurs tiers. De plus, les commentaires des intervenants ont indiqué que dans un délai de six ans, la plupart des entreprises procéderont à une certaine forme de réétiquetage, au moment qui convient le mieux à leur entreprise, peu importe les nouvelles exigences. Toutefois, afin d’équilibrer les objectifs de ces modifications avec ces importantes considérations de mise en œuvre, Santé Canada encourage l’adoption rapide des nouvelles exigences.

SantĂ© Canada entreprendra une rĂ©vision du Compendium des monographies afin d’aider les titulaires de licence de mise en marchĂ© de produits Ă  intĂ©grer un tableau de renseignements sur les produits sur leurs Ă©tiquettes. Les mises en garde qui ne sont plus nĂ©cessaires seront retirĂ©es des monographies. Des modifications seront Ă©galement apportĂ©es aux mises en garde afin de rendre le langage plus concis et plus comprĂ©hensible. Tous les changements nĂ©cessaires aux monographies de produits seront finalisĂ©s avant l’entrĂ©e en vigueur du règlement. Si un titulaire de licence de mise en marchĂ© choisit de retirer ou de modifier tout renseignement sur les risques figurant sur l’étiquette d’un PSN pour appuyer la mise en Ĺ“uvre de ces modifications ou pour correspondre aux monographies mises Ă  jour, au cours de la pĂ©riode de transition de trois ans, les dispositions de transition permettront de soumettre une notification au ministre au lieu d’une modification, ce qui est actuellement exigĂ©. Les renseignements sur les risques comprennent les mises en garde, les avertissements, les contre-indications ou les effets indĂ©sirables connus associĂ©s Ă  l’utilisation du PSN. La notification doit comprendre le texte de l’étiquette et ĂŞtre faite dans les 60 jours suivant le jour oĂą le changement est effectuĂ©.

Élaboration de la réglementation

Consultations antérieures à la publication préalable dans la Gazette du Canada, Partie I

Afin de bien aligner ces modifications, des consultations ont Ă©tĂ© entreprise Ă  l’occasion de la proposition de Cadre pour les produits d’autosoins proposĂ©, qui ont commencĂ© en avril 2016. Les commentaires de plus de 2 500 Canadiens ont permis d’obtenir des informations de base sur la façon dont les consommateurs canadiens perçoivent et utilisent les produits d’autosoinsrĂ©fĂ©rence 40. CombinĂ©s aux commentaires des consultations fournis prĂ©cĂ©demment relativement au Cadre pour les produits de santĂ© destinĂ©s aux consommateursrĂ©fĂ©rence 41, la recherche sur l’opinion publique a Ă©clairĂ© la documentation pour une consultation en ligne qui a eu lieu de septembre 2016 Ă  octobre 2016. En plus de ces activitĂ©s de consultation et de recherche sur l’opinion publique, SantĂ© Canada a sollicitĂ© les commentaires des intervenants dans le cadre de plusieurs autres activitĂ©s de mobilisation avant la publication dans la Gazette du Canada, Partie I :

De mai Ă  juillet 2018, SantĂ© Canada a Ă©galement organisĂ© des sĂ©ances de groupes de discussion avec les consommateurs afin de mobiliser les Canadiens au sujet de l’approche proposĂ©e pour l’étiquetage des PSN. Les conclusions de ces sessions ont Ă©tĂ© publiĂ©es dans un « Compte rendu de ce que nous avons entendu Â» qui est affichĂ© sur le site Web du ministèrerĂ©fĂ©rence 42.

Trois principaux thèmes sont apparus tout au long de ces discussions avec les Canadiens. Tout d’abord, tous les participants ont lu les étiquettes des produits d’autosoins, que ce soit régulièrement ou occasionnellement, pour en savoir plus sur le produit qu’ils utilisaient ou qu’ils choisissaient d’acheter. Deuxièmement, les participants ont jugé que certaines informations clés figurant sur l’étiquette étaient les plus importantes, comme les mises en garde, les ingrédients et les renseignements sur la posologie; cependant, ils n’étaient pas favorables au retrait d’autres renseignements (qui peuvent avoir une importance secondaire) de l’étiquette. Troisièmement, les participants ont indiqué qu’actuellement, les étiquettes ne sont pas toujours faciles à lire, principalement en raison d’une force de corps trop petite, du mauvais contraste (on préfère le texte noir sur fond blanc) et de la présentation non standardisée des informations.

En fonction des commentaires des intervenants, le Ministère a intĂ©grĂ© des assouplissements pour le tableau Info-produit, une exemption du tableau Info-produit pour certains produits Ă  faible risque, des assouplissements supplĂ©mentaires, des exceptions pour les très petits emballages et une pĂ©riode prolongĂ©e pour que les produits existants soient conformes aux nouvelles exigences (c.-Ă -d. six ans). Il s’agit de la proposition publiĂ©e dans la Gazette du Canada, Partie I en juin 2021.

Résumé des commentaires reçus pendant la publication préalable dans la Gazette du Canada, Partie I

Le projet de Règlement modifiant le Règlement sur les produits de santĂ© naturels a fait l’objet d’une publication prĂ©alable dans la Gazette du Canada, Partie I le 26 juin 2021. Les modifications proposĂ©es, ainsi qu’un projet de lignes directrices, Ă©taient disponibles pour une pĂ©riode de commentaires de 70 jours, puis prolongĂ©es Ă  90 jours (du 26 juin au 24 septembre 2021), au cours de laquelle le Ministère a reçu des commentaires de 139 rĂ©pondants. Les rĂ©pondants comprenaient des professionnels et des organismes de la santĂ©, des groupes de dĂ©fense de la sĂ©curitĂ© des consommateurs et des patients, des intervenants de l’industrie des produits de santĂ© alimentaires et de consommation, des intervenants et des associations de l’industrie.

En gĂ©nĂ©ral, les commentaires sur l’approche proposĂ©e pour amĂ©liorer l’étiquetage des PSN allaient de très favorables Ă  très critiques. SantĂ© Canada a reçu 18 lettres d’appui des sections de l’Association canadienne de la maladie cĹ“liaque, de patients pour la sĂ©curitĂ© des patients du Canada, de la sociĂ©tĂ© canadienne des pharmaciens d’hĂ´pitaux et de professionnels de la santĂ©, d’universitaires et de consommateurs. Par ailleurs, nous avons reçu plus de 56 modèles de lettre exprimant leur appui aux changements et formulant des recommandations prĂ©cises concernant l’étiquetage des allergènes.

Les intervenants de l’industrie ont exprimé leur préférence pour les approches non réglementaires ou d’autres priorités réglementaires. Il s’agissait notamment de la collaboration avec les intervenants et les professionnels de la santé pour diffuser de l’information et créer des outils d’éducation afin d’appuyer une meilleure compréhension de l’étiquetage présentement en vigueur pour une utilisation sécuritaire des PSN. Bien que Santé Canada reconnaisse que l’éducation des consommateurs et la collaboration des intervenants peuvent jouer un rôle complémentaire important, elles ne remplacent pas le besoin d’un étiquetage clair et lisible. Les commentaires liés à des sujets précis sont résumés ci-dessous et, en réponse, un certain nombre de modifications ont été apportées à ces modifications lorsqu’elles étaient appuyées par des données probantes.

I. Commentaires sur l’amélioration de l’étiquetage des PSN
i. Format du tableau Info-produit

Les intervenants de l’industrie ont suggéré des assouplissements en matières de formatage pour s’assurer que le tableau Info-produit s’adapte à l’emballage existant pour une plus grande proportion de produits, et en particulier pour les petits emballages. Santé Canada a tenu compte de ces suggestions et a offert plus d’assouplissements. Par exemple, pour les PSN pour lesquels ont accepté les assouplissements, l’étiquette du produit ne devra afficher qu’une seule indication de l’endroit où retrouver l’information réglementaire qui a été déplacée vers un dépliant, une notice ou un site Web. De plus, Santé Canada fournira des directives d’accompagnement qui comprendra des renseignements sur la façon d’appliquer le règlement en appuyant l’inclusion du tableau Info-produit sur les formes et les tailles d’emballages non conventionnels. Ces changements permettront d’assurer une plus grande harmonisation et une plus grande cohérence avec les exigences de formatage précédemment introduites pour l’ELC pour les médicaments vendus sans ordonnance, en plus de veiller à ce que les Canadiens aient accès à l’information dont ils ont besoin pour faire des choix éclairés.

ii. Exemptions du tableau Info-produit – lorsque tout le contenu du produit est utilisĂ© dans un dĂ©lai d’un jour ou moins

Les professionnels de la santé ont soulevé des préoccupations au sujet du libellé utilisé dans le règlement proposé pour l’exemption de l’exigence relative au tableau Info-produit pour les produits dont la durée d’utilisation est d’une journée ou moins. Ils ont laissé entendre qu’il exempterait par inadvertance les produits à risque élevé, comme les produits à usage professionnel contenant du fluorure, plutôt que les produits à faible risque, comme les échantillons de PSN. En réponse, Santé Canada a précisé dans ces modifications que des exemptions à l’exigence relative au tableau Info-produit sont prévues pour les PSN dont la totalité du contenu est destinée à être utilisée dans un délai d’une journée ou moins, conformément au mode d’emploi indiqué sur l’étiquette. Cela permettra de s’assurer que l’exemption correspond à l’intention de la politique, soit de se concentrer uniquement sur les échantillons de PSN et les produits à faible risque pour utilisation dans un délai d’une journée.

iii. Exemptions du tableau Info-produit – produits Ă  faible risque

Les groupes de l’industrie, des consommateurs et de la sĂ©curitĂ© des patients ont recommandĂ© de clarifier et d’uniformiser la façon dont SantĂ© Canada a classĂ© les produits en utilisant une approche fondĂ©e sur le risque pour dĂ©terminer les produits Ă  faible risque qui seraient admissibles Ă  des exemptions des exigences de lisibilitĂ© accrue et Ă  un tableau Info-produit. Ils ont indiquĂ© qu’il y avait des produits qui pouvaient ĂŞtre considĂ©rĂ©s comme des produits Ă  faible risque et qui ne figuraient pas dans la liste publiĂ©e dans la Gazette du Canada, Partie I. SantĂ© Canada en a tenu compte et a ajoutĂ© les catĂ©gories de produits suivantes Ă  l’exemption du tableau Info-produit :

L’élargissement de la liste des produits à faible risque permettra de réduire la proportion de PSN qui doit utiliser plus d’espace sur l’étiquette, ou même d’augmenter la taille de leur emballage pour répondre aux nouvelles exigences. Cela contribuera à réduire au minimum les répercussions environnementales et financières. Cette approche améliorera également l’harmonisation avec les exigences relatives aux produits semblables commercialisés aux États-Unis, ainsi qu’avec les exigences relatives aux médicaments venus sans ordonnance semblables au Canada.

iv. Assouplissements pour les des produits en très petits emballages – devraient s’appliquer aux plus gros emballages

Les intervenants et les associations de l’industrie ont demandĂ© que la dĂ©finition de très petits emballages (77,5 cm″ ou moins) soit modifiĂ©e pour tenir compte des emballages de plus grande taille. Ils ont soulignĂ© que mĂŞme si la taille proposĂ©e de 77,5 cm″ correspond Ă  l’exemption amĂ©ricaine pour les supplĂ©ments alimentaires, les États-Unis n’ont pas d’exigences semblables en matière d’étiquetage bilingue. De plus, un bon nombre des mĂ©dicaments chinois traditionnels commercialisĂ©s sont Ă©tiquetĂ©s en trois langues. Pour rĂ©pondre Ă  ces prĂ©occupations, SantĂ© Canada a Ă©largi la dĂ©finition de très petits emballages dans ces modifications afin d’inclure ceux de 90 cm″ ou moins. Cette taille a Ă©tĂ© choisie pour tenir compte de la taille moyenne d’une bouteille de teinture, ou d’un PSN avec un emballage contenant 30 unitĂ©s/doses ou moins, pour lequel l’application d’étiquettes novatrices, comme des Ă©tiquettes destinĂ©es Ă  ĂŞtre pelĂ©e, peut ĂŞtre plus difficile en raison de leur taille, de leur forme et de leur matĂ©riau d’emballage.

v. Assouplissements pour des produits en très petits emballages – devraient Ă©galement s’appliquer Ă  l’étiquette intĂ©rieure

Les intervenants de l’industrie ont suggĂ©rĂ© de clarifier davantage les exigences minimales pour les très petites Ă©tiquettes intĂ©rieures. En particulier, les modifications proposĂ©es publiĂ©es dans la Gazette du Canada, Partie I prĂ©voyaient une exemption de la force de corps, de la police et du contraste, des exigences pour les très petites Ă©tiquettes extĂ©rieures et les très petites Ă©tiquettes intĂ©rieures lorsqu’il n’y avait pas d’étiquette extĂ©rieure. Toutefois, dans le cas d’un produit dont l’étiquette intĂ©rieure est très petite et l’étiquette extĂ©rieure qui est plus grande, les modifications proposĂ©es exigeaient que l’étiquette intĂ©rieure rĂ©ponde Ă  ces exigences accrues en matière de lisibilitĂ©. Cette approche n’était pas conforme Ă  l’intention initiale de la politique. SantĂ© Canada a donc prĂ©cisĂ© dans ces modifications que les exemptions d’étiquetage pour les très petits emballages devraient s’appliquer Ă  l’étiquette intĂ©rieure ainsi qu’à l’étiquette extĂ©rieure.

vi. Assouplissements supplĂ©mentaires – site Web

Des intervenants de l’industrie et des associations de l’industrie, des organisations de professionnels de la santé et des groupes de défense des consommateurs et des patients ont commenté l’utilisation des sites Web. Les groupes de défense des consommateurs et des patients ont suggéré que les ingrédients médicinaux et non médicinaux, les contre-indications, les mises en garde, les sources d’ingrédients médicinaux et les interactions médicamenteuses devraient tous figurer sur l’étiquette physique, plutôt que d’avoir la possibilité de les déplacer sur un site Web. Les associations et les intervenants de l’industrie ont suggéré de déplacer davantage de renseignements vers un site Web et d’inclure une définition réglementaire qui permettrait au site Web d’être un prolongement de l’étiquette physique. Même si Santé Canada convient que certains renseignements pourraient être transférés à un site Web, ces considérations ont déjà été intégrées à la proposition de la Gazette du Canada, Partie I. De plus, même si les intervenants voulaient accroître la quantité de renseignements pouvant être transférés à un site Web, il est important de noter que les consommateurs et les professionnels de la santé considéraient l’utilisation d’un site Web comme un complément et non comme un remplacement de l’étiquette physique. Ces modifications offrent de la souplesse à l’industrie tout en assurant l’accessibilité des renseignements importants nécessaires pour que les Canadiens puissent faire des choix éclairés et protéger leur santé et leur sécurité.

vii. Étiquetage sur les allergènes – En-tĂŞte du tableau Info-produit

L’industrie, les groupes de dĂ©fense de la sĂ©curitĂ© des consommateurs et des patients et les professionnels de la santĂ© ont fait savoir que le terme « Alerte Â», dans le titre proposĂ© « Alerte aux allergies Â», pourrait ĂŞtre considĂ©rĂ© comme redondant. Étant donnĂ© que les allergènes sont dĂ©jĂ  Ă©numĂ©rĂ©s dans la section des mises en garde, cela devrait suffire pour avertir les Canadiens de leur prĂ©sence dans un PSN. De plus, les intervenants de l’industrie ont indiquĂ© que le titre « Allergènes Â» s’harmoniserait mieux avec l’étiquetage des allergènes de partenaires internationaux comme l’Union europĂ©enne et les États-Unis. SantĂ© Canada a modifiĂ© le titre pour « Allergènes Â» plutĂ´t que « Alerte aux allergies Â» afin de rĂ©duire la redondance et de mieux harmoniser l’étiquetage avec celui de partenaires internationaux comme l’Union europĂ©enne et les États-Unis, ce qui attĂ©nue la nĂ©cessitĂ© de modifier inutilement l’étiquetage des produits importĂ©s.

viii. Étiquetage sur les allergènes – parfum et allergènes de contact

Les intervenants reprĂ©sentant l’industrie et les groupes de dĂ©fense de la sĂ©curitĂ© des consommateurs et des patients ont suggĂ©rĂ© que la liste des allergènes devant figurer dans la section des « Mises en garde Â» soit Ă©largie pour inclure les allergènes de contact, conformĂ©ment au règlement sur les cosmĂ©tiques (CE) no 1223/2009 de la Commission europĂ©enne. En rĂ©ponse, SantĂ© Canada inclura des recommandations dans des directives sur la façon d’inscrire ces parfums supplĂ©mentaires et les allergènes de contact pour les dĂ©signer, mais n’a apportĂ© aucun changement aux modifications. Cela permettra d’assurer l’harmonisation avec les partenaires internationaux et de rĂ©duire les risques associĂ©s Ă  l’exposition accidentelle.

ix. Étiquetage sur les allergènes – sulfites ajoutĂ©s

Les groupes de dĂ©fense de la sĂ©curitĂ© des consommateurs et des patients et les professionnels de la santĂ© ont fait remarquer que les modifications proposĂ©es ne saisissaient pas explicitement l’ajout de sulfites Ă  un PSN comme allergène alimentaire, et certains ont Ă©galement indiquĂ© que les modifications provisoires n’étaient pas claires Ă  cet Ă©gard. Ils ont demandĂ© que les exigences en matière d’étiquetage des allergènes s’appliquent aux sulfites ajoutĂ©s ainsi qu’aux autres allergènes alimentaires prioritaires et qu’elles soient incluses dans ces modifications aux fins d’étiquetage. Afin de se conformer au RAD et Ă  l’exigence relative aux allergènes alimentaires prioritaires, SantĂ© Canada a apportĂ© des modifications pour inclure les sulfites ajoutĂ©s aux PSN dans la sous-section « Allergènes Â» de la section des mises en garde du tableau Info-produit.

x. Étiquetage sur les allergènes – retrait des allergènes de la liste des ingrĂ©dients non mĂ©dicinaux

Des groupes de dĂ©fense de la sĂ©curitĂ© des consommateurs et des patients n’étaient pas en faveur d’un assouplissement proposĂ© pour retirer les renseignements sur les allergènes de la liste des ingrĂ©dients non mĂ©dicinaux s’ils figurent dĂ©jĂ  dans la section « Mises en garde Â». Les intervenants prĂ©fĂ©raient plutĂ´t inscrire les renseignements sur les allergènes Ă  deux endroits dans ces scĂ©narios limitĂ©s, au besoin, car cela rĂ©duit le risque que les consommateurs omettent cette information importante et s’exposent accidentellement Ă  des allergènes nocifs. SantĂ© Canada a fait des modifications pour exiger que les renseignements sur les allergènes soient inclus dans les sections des ingrĂ©dients non mĂ©dicinaux et des « Mises en garde Â», au besoin. Cela permettra de s’assurer que l’information sur les allergènes est toujours prĂ©sente sur les Ă©tiquettes des produits et qu’elle soit affichĂ©e lĂ  oĂą les consommateurs sont habituĂ©s Ă  la voir.

xi. ModernisĂ©e des coordonnĂ©es – exigence obligatoire

Les intervenants, y compris les intervenants et les associations de l’industrie, les groupes de défense des consommateurs et des patients et les organisations de professionnels de la santé, ont fortement appuyé l’utilisation de coordonnées modernisées, y compris l’utilisation de sites Web, d’adresses électroniques ou de numéros de téléphone au lieu d’une adresse postale. Ils ont également indiqué que l’utilisation de coordonnées modernisées devrait être une exigence obligatoire. Un intervenant d’une association de l’industrie a également suggéré que l’on précise davantage qui devrait être la personne-ressource légale et si ce changement aurait une incidence sur les accords existants entre les titulaires de licence de produit et les importateurs. Santé Canada a fait des modifications pour exiger que le titulaire de la licence de mise en marché, ou l’importateur si le produit est importé, affiche l’adresse électronique, le numéro de téléphone ou l’adresse du site Web d’une personne-ressource dans le tableau Info-produit du PSN (ou ailleurs sur l’étiquette si le PSN est exempté de l’exigence du tableau Info-produit), plutôt qu’une adresse postale. Il sera ainsi plus facile pour les consommateurs d’aviser les titulaires de licence de mise en marché en cas de réaction indésirable à un médicament ou pour une autre plainte. Santé Canada fournira des précisions supplémentaires sur la façon de se conformer à cette exigence dans les lignes directrices connexes.

II. Commentaires relatifs aux emballages de sécurité
i. Emballage de sécurité

Les intervenants, en particulier les associations de l’industrie, se sont dits prĂ©occupĂ©s par le fait que les exigences proposĂ©es dans la Gazette du Canada, Partie I concernant les emballages de sĂ©curitĂ© pour les PSN topiques sont plus strictes que celles qui s’appliquent aux mĂ©dicaments vendus sans ordonnance topiques. De plus, ils ont mentionnĂ© que le Canada s’était engagĂ© Ă  rĂ©gler cet irritant de longue date qu’a l’industrie par l’entremise de l’ACEUM afin de mieux harmoniser les exigences en matière d’emballage de sĂ©curitĂ© avec celles d’autres partenaires commerciaux nord-amĂ©ricains, qui n’exigent pas d’emballage de sĂ©curitĂ© pour la plupart des produits topiques et oraux (sauf le rince-bouche). SantĂ© Canada profite de l’occasion pour modifier le RPSN afin de mettre Ă  jour les exigences en matière d’emballage sĂ©curitaire pour les PSN afin de les harmoniser avec les mĂ©dicaments vendus sans ordonnance et de respecter les obligations du Canada en vertu de l’ACEUM. De plus, cela rĂ©duira l’utilisation des plastiques et, par consĂ©quent, les rĂ©percussions environnementales et financières de ces modifications.

III. Commentaires relatifs à l’entrée en vigueur et à la période de transition
i. Retarder l’entrée en vigueur du présent règlement

Les intervenants et les associations de l’industrie ont proposé dans leurs réponses que la publication finale et l’entrée en vigueur de ce règlement soient retardées. Ils croient qu’une entrée en vigueur retardée permettrait de produire des monographies de produits (qui sont des documents scientifiques factuels à l’appui de l’innocuité, de l’efficacité ou de la qualité d’un PSN et qui sont utiles pour simplifier l’approbation des produits) mis à jour, ce qui a été promis dans le cadre de ces changements réglementaires. Ils ont mentionné que l’harmonisation de l’entrée en vigueur de ce règlement avec les changements futurs pour les PSN et les médicaments vendus sans ordonnance réduirait au minimum le dédoublement des changements d’étiquetage. Après examen, Santé Canada ne recommande pas de retarder davantage l’entrée en vigueur de ce règlement, car cette proposition a fait l’objet de consultations depuis 2016 et l’entrée en vigueur a déjà été reportée ainsi que la période de transition prolongée, a été mis en place pour permettre des changements aux monographies de produits pour les harmoniser avec les cycles de réétiquetage de l’industrie. Ainsi, les Canadiens auront accès plus rapidement à des étiquettes de PSN claires et lisibles, comme il est recommandé dans le cadre de l’audit du CEDD effectué en 2021.

ii. Prolonger la période de transition du Règlement

Les intervenants des associations industrielles ont recommandĂ© de prolonger la pĂ©riode de transition de quatre Ă  sept ans ou plus en raison des rĂ©percussions de la COVID-19 sur l’industrie. Ils ont Ă©galement suggĂ©rĂ© de prolonger la pĂ©riode de transition afin de donner aux dĂ©taillants le temps nĂ©cessaire pour s’adapter. Certains groupes de dĂ©fense de la sĂ©curitĂ© des consommateurs et des patients ont prĂ©conisĂ© que la pĂ©riode de transition soit raccourcie pour ne pas dĂ©passer deux ans ou un maximum de trois ans, car ils estimaient que six ans Ă©taient un dĂ©lai trop long pour que les Canadiens aient accès Ă  des Ă©tiquettes claires et lisibles. Après examen, SantĂ© Canada n’appuie pas la prolongation ou la rĂ©duction de la pĂ©riode de transition. La pĂ©riode de transition est fondĂ©e sur les renseignements fournis par l’industrie dans le cadre d’une enquĂŞte menĂ©e en 2018 et tient compte des cycles habituels de réétiquetage des PSN (qui pouvaient aller jusqu’à 5 ans et demi, sans toutefois les dĂ©passer). Le maintien de la pĂ©riode de transition actuelle permettra aux Canadiens d’avoir accès en temps opportun Ă  des Ă©tiquettes de PSN claires et lisibles qui favorisent l’utilisation sĂ©curitaire de ces produits, comme le recommande l’audit du CEDD.

III. Commentaires relatifs à l’analyse coûts-avantages et aux impacts environnementaux
i. Commentaires sur le processus d’analyse coûts-avantages

Un répondant de l’industrie a commenté l’estimation et la quantification des coûts et des avantages inclus dans l’ACA et s’est demandé si la méthodologie était conforme à son interprétation des politiques et des lignes directrices du Conseil du Trésor du Canada. L’intervenant a suggéré d’autres méthodes d’analyse et a proposé que l’ACA soit mise à jour pour décrire plus en détail les répercussions sur l’industrie. Santé Canada note que certains commentaires portaient sur le processus d’élaboration des politiques ou sur les répercussions sur les coûts inclus dans les lignes directrices provisoires, et ne portaient pas sur les répercussions supplémentaires des modifications, de sorte que Santé Canada n’a pas pu les aborder. De plus, les commentaires qui n’étaient pas accompagnés de données justificatives ou qui n’étaient pas pertinents pour l’ACA de ces modifications n’ont pas été abordés. Les coûts supplémentaires et les avantages de ces modifications ont été déterminés conformément aux politiques du Conseil du Trésor du Canada, et les coûts et les avantages inclus dans l’ACA ont été mis à jour pour refléter la politique de réglementation révisée.

ii. Coûts pour l’industrie

Un petit nombre d’intervenants de l’industrie et des associations industrielles ont fourni des commentaires sur le recours à l’enquête auprès des entreprises dans l’ACA.

De plus, l’industrie et les associations industrielles ont exprimĂ© des prĂ©occupations concernant la nĂ©cessitĂ© d’une notification lorsque le dĂ©tenteur de la licence choisit de modifier ou de supprimer les renseignements liĂ©s aux risques sur les Ă©tiquettes, car cela pourrait entraĂ®ner un fardeau administratif pour le gouvernement et l’industrie. Elles fondent cette hypothèse sur leur expĂ©rience de la mise en Ĺ“uvre des exigences d’étiquetage pour des mĂ©dicaments similaires en vente libre afin de se conformer aux modifications de l’étiquetage en langage clair (ELC)rĂ©fĂ©rence 43. SantĂ© Canada peut confirmer que le processus de notification associĂ© Ă  ces modifications n’aura pas le mĂŞme effet que les modifications Ă  l’ELC et n’augmentera pas le fardeau administratif. Les notifications ne seront exigĂ©es que pendant la pĂ©riode de transition pour les titulaires de permis qui choisissent de modifier ou de supprimer les Ă©noncĂ©s de risque sur l’étiquette d’un PSN conformĂ©ment aux changements apportĂ©s aux Ă©noncĂ©s de risque par SantĂ© Canada par le truchement des mises Ă  jour de monographies. De plus, ces notifications seront soumises Ă  SantĂ© Canada au moyen d’un formulaire numĂ©rique et pourront ĂŞtre fournies jusqu’à 60 jours après avoir apportĂ© le changement, sans qu’aucune approbation officielle ne soit nĂ©cessaire.

iii. Impacts environnementaux

Les intervenants et une association de l’industrie étaient d’avis que l’analyse environnementale effectuée à l’appui de ces modifications était soit incorrecte, soit qu’une évaluation environnementale approfondie devrait être effectuée. Plus précisément, certains commentaires indiquaient qu’il y aurait des impacts environnementaux élevés qui n’étaient pas inclus dans l’ACA et qu’il y a une augmentation des déchets en raison des matériaux d’étiquetage supplémentaires requis pour se conformer aux modifications. Cependant, aucune preuve n’a été présentée à l’appui des déclarations faites au sujet des coûts pour l’environnement. Santé Canada a tenu compte des répercussions environnementales supplémentaires si les entreprises doivent réemballer des produits pour se conformer aux exigences réglementaires. À la suite d’une série de consultations visant à recueillir les commentaires de l’industrie, ces modifications ont été soigneusement rédigées pour limiter les déchets inutiles en prévoyant des exemptions et des assouplissements en matière d’étiquetage, au besoin, pour permettre à la plupart des fabricants et des importateurs de continuer à utiliser leurs options d’emballage existantes. Les modifications visant à éliminer les exigences d’emballage de sécurité pour certains PSN introduites par l’entremise de ce règlement devraient également réduire les impacts environnementaux grâce à une réduction de l’utilisation des plastiques. De plus, la période de transition prolongée donnera aux entreprises le temps de mettre en œuvre un nouvel étiquetage sans avoir à éliminer le stock d’étiquettes existant ou à remplacer ou à réétiqueter des produits déjà sur le marché.

Choix de l’instrument

Options non rĂ©glementaires – statu quo

Le Règlement modifiant le Règlement sur les aliments et drogues (étiquetage, emballage et marques nominatives des drogues pour usage humain) et le guide qui l’accompagne (Guide des bonnes pratiques d’étiquetage et d’emballage pour les médicaments sans ordonnance et les produits de santé naturels) définissent les exigences et l’approche de mise en œuvre d’un tableau canadien d’information sur les médicaments pour les médicaments vendus sans ordonnance. Par souci de cohérence et de bonnes pratiques, le présent guide décrit également un format d’étiquetage standardisé et volontaire (qui comprend une recommandation de tableau Info-produit) pour les PSN. À l’issue de discussions avec les membres de l’industrie, Santé Canada a déterminé que l’adoption de cette approche d’étiquetage volontaire a été faible. Compte tenu de cette rétroaction et des préoccupations de l’industrie concernant les coûts par rapport aux avantages perçus de ces modifications, le Ministère ne prévoit pas une augmentation importante de l’adoption volontaire d’un étiquetage amélioré des PSN. Le maintien de cette approche volontaire ne réglera pas le problème des étiquettes de PSN différentes, imprécises, déroutantes et illisibles sur le marché qui entraînent des erreurs de médication et des choix de produits erronés.

Options réglementaires
1. Un format d’étiquetage standardisé, sans exception, assouplissements ou exemptions, avec une entrée en vigueur d’un an et une période de transition de trois ans

Santé Canada a d’abord envisagé une proposition qui exigerait que les PSN affichent sur l’étiquette un tableau Info-produit et toutes les informations, énoncés et déclarations requis, dans une force de corps minimale et avec des exigences de contraste spécifiques. Bien que cette approche permette d’atteindre les objectifs politiques visés, le fardeau de la proposition initiale en matière de réétiquetage et de réemballage pour l’industrie des PSN, en particulier pour les petites entreprises, aurait été important. Par ailleurs, les exigences proposées n’auraient pas nécessairement été appropriées pour tous les produits dans une perspective de risque. Bien que certains PSN aient des profils de risque semblables à ceux des médicaments vendus sans ordonnance, d’autres PSN ont des profils de risque plus faible (c.-à-d. ceux dont la durée d’utilisation est d’une journée ou moins, ou ceux dont l’effet est localisé), de sorte qu’un tableau Info-produit n’aurait pas d’incidence importante sur les torts évitables.

De plus, le fardeau pour les fabricants, les importateurs, les étiqueteurs, les emballeurs, les distributeurs et les détaillants de petits emballages aurait été important et, comme cela avait été envisagé à l’origine, une période d’entrée en vigueur d’un an après l’enregistrement n’aurait probablement pas laissé suffisamment de temps pour permettre l’application des nouvelles exigences en matière d’étiquetage aux produits en cours de développement. Santé Canada n’a donc pas retenu cette approche.

Par rapport aux autres options réglementaires, cette option entraînerait l’impact environnemental le plus important, car la courte période de mise en œuvre aurait pu entraîner le réétiquetage ou le réemballage de plusieurs produits déjà commercialisés. De plus, l’absence d’exemptions pour les petits emballages peut également avoir pour conséquence que ces produits soient emballés dans des contenants plus grands, créant ainsi des impacts environnementaux supplémentaires.

2. Un format d’étiquetage standardisé, avec exceptions, mais sans assouplissements ou exemptions, et une entrée en vigueur d’un an et une période de transition de trois ans

Après une analyse plus approfondie et une consultation des intervenants, il est devenu Ă©vident que certains produits prĂ©sentent des profils de risque tels qu’un tableau Info-produit ne permettrait probablement pas d’attĂ©nuer davantage les torts potentiels. Par consĂ©quent, SantĂ© Canada a modifiĂ© la proposition afin d’exempter certains produits Ă  faible risque de l’exigence du tableau Info-produit (p. ex. dentifrices, rince-bouche, pastilles pour la gorge, certains produits inhalĂ©s et produits de soins de la peau de type cosmĂ©tique). Cette option Ă©tait prĂ©fĂ©rable Ă  l’option 1, car elle tient compte du profil de risque du produit; toutefois, elle n’allait pas assez loin pour prendre en compte le fardeau que la proposition aurait imposĂ© aux fabricants, aux importateurs, aux Ă©tiqueteurs, aux emballeurs, aux distributeurs et aux dĂ©taillants pour le rĂ©emballage des produits. En consĂ©quence, le Ministère a apportĂ© de nouvelles modifications Ă  la proposition.

En exemptant certains produits Ă  faible risque de l’obligation d’afficher un tableau Info-produit et en prolongeant la pĂ©riode de transition, cette option aurait permis de rĂ©duire l’impact environnemental dĂ©crit dans l’option 1, Ă©tant donnĂ© que les besoins de réétiquetage ou de rĂ©emballage seraient rĂ©duits. Cette option exigerait que le tableau Info-produit figure sur les petits emballages qui ne bĂ©nĂ©ficient pas d’une exemption pour risque faible; elle pourrait donc avoir un impact environnemental plus important que l’option 3, car la taille de certains emballages pourrait devoir ĂŞtre augmentĂ©e pour contenir les informations requises.

3. Format d’étiquetage standardisé avec des exemptions, des assouplissements, des exceptions, une entrée en vigueur de trois ans et une période de transition de trois ans

En plus des exemptions proposĂ©es pour le tableau Info-produit, SantĂ© Canada a modifiĂ© la proposition afin d’intĂ©grer d’autres changements qui devraient rĂ©duire davantage le fardeau de l’industrie, tout en maintenant la possibilitĂ© d’atteindre les objectifs de la politique. Cette option proposĂ©e a permis d’offrir des solutions grâce Ă  une approche fondĂ©e sur le risque : Les PSN en très petits emballages, les PSN dont la totalitĂ© du contenu doit ĂŞtre utilisĂ©e en un jour ou moins, et les PSN qui contiennent trois unitĂ©s de dosage ou moins. Ces produits seraient exemptĂ©s de l’exigence relative au tableau Info-produit et seraient Ă©galement exemptĂ©s des exigences proposĂ©es en matière de force de corps minimale des caractères et de contraste. Ces exemptions Ă©viteraient la nĂ©cessitĂ© de rĂ©emballer ces PSN et attĂ©nueraient l’augmentation de la taille des emballages tout au long de la chaĂ®ne de distribution. Cela permettrait Ă©galement de rĂ©duire considĂ©rablement le fardeau pesant sur les fabricants, les importateurs, les Ă©tiqueteurs, les emballeurs, les distributeurs et les dĂ©taillants.

De plus, des approches souples pour tenir compte d’un tableau Info-produit ont été intégrées à cette proposition. Il s’agit notamment de déplacer certaines informations à l’extérieur du tableau Info-produit (c.-à-d., ailleurs sur l’étiquette), ou vers un dépliant, une notice ou un site Web. Cette approche éviterait de plus la nécessité de réemballer les PSN en raison des modifications proposées. Toutefois, dans le cadre d’une approche fondée sur les risques, ces assouplissements proposés ont été étendus à tous les produits, quelle que soit la taille de l’entreprise ou du titulaire de la licence du produit.

L’entrée en vigueur du règlement, après son enregistrement, a été prolongée d’un an à trois ans dans cette option. Cette date d’entrée en vigueur retardée donnerait à l’industrie suffisamment de temps pour concevoir des étiquettes de produits qui répondraient aux exigences proposées avant de présenter une demande de licence de mise en marché. Cela laisserait également suffisamment de temps pour que les produits en développement ou en cours d’examen puissent devenir des produits commercialisés avant l’entrée en vigueur. Ces produits désormais commercialisés pourraient alors profiter de la période de transition, pendant laquelle les produits existants pourraient continuer à être vendus sans qu’il faille se conformer aux modifications.

De plus, une période de transition supplémentaire de trois ans serait prévue pour les produits existants (c.-à-d. les PSN déjà autorisés et commercialisés) après l’entrée en vigueur du projet de règlement. Cette période de transition de trois ans proposée, combinée à l’entrée en vigueur de la période de transition de trois ans (c.-à-d. six ans au total), donnerait aux fabricants, aux importateurs et aux étiqueteurs suffisamment de temps pour réétiqueter les PSN dans le cadre de leur cycle normal d’activité. Cela réduirait au minimum les coûts supplémentaires de la proposition pour l’industrie et éviterait le risque de goulots d’étranglement dans la chaîne d’approvisionnement avec des concepteurs, des étiqueteurs et des emballeurs tiers. Cette période prolongée permettrait également d’éviter de devoir jeter les PSN inutilisés ou invendus tout au long de la chaîne de distribution, ainsi que d’éviter les coûts liés à d’éventuels rappels volontaires, car les étiquettes des produits auraient pu être autrement non conformes (auquel cas un détaillant pourrait facturer des frais au fabricant). De plus, cette période prolongée d’entrée en vigueur et de transition donne à Santé Canada le temps de réviser les monographies et les directives d’étiquetage actuelles afin de les rendre plus concises et plus compréhensibles et de s’assurer qu’elles sont nécessaires.

Cette option minimiserait l’impact environnemental des changements proposés par rapport aux deux premières options. Compte tenu de la durée de conservation de la plupart des PSN et du cycle de réétiquetage de la plupart des entreprises, on ne prévoit pas que les produits visés par cette option devront être retirés du marché avant leur expiration pour être réétiquetés ou réemballés. De plus, les petits emballages sont exemptés de l’obligation de présenter le tableau Info-produit, ce qui signifie qu’il ne serait pas nécessaire d’augmenter la taille des emballages.

Cette option permettrait de réduire considérablement la charge et les répercussions des modifications réglementaires proposées sur les fabricants, les importateurs, les étiqueteurs, les emballeurs, les distributeurs, les détaillants et l’environnement, tout en permettant d’atteindre les objectifs politiques. Par conséquent, Santé Canada a décidé d’aller de l’avant avec cette option proposée.

Analyse de la réglementation

L’analyse réglementaire a été révisée en fonction des nouvelles données et des commentaires reçus lors de la publication des modifications proposées dans la Gazette du Canada, Partie I.

Voici les principaux changements apportĂ©s Ă  cette section :

Avantages et coûts

La présente ACA présente les coûts et les avantages qualitatifs et quantitatifs de ces modifications. Les données relatives aux coûts ont été recueillies au moyen d’un questionnaire distribué aux intervenants qui seront les plus touchés par ces modifications, à savoir les fabricants, les importateurs, les emballeurs, les étiqueteurs, les détaillants, les grossistes et les associationsréférence 44.

La littĂ©rature publiĂ©e et les discussions de groupe ont Ă©galement Ă©tĂ© utilisĂ©es pour recueillir d’autres informations pertinentes et des avis d’experts sur des rĂ©percussions tels que le soutien logistique en aval (p. ex., l’entreposage), la disponibilitĂ© de l’espace de stockage dans les points de vente au dĂ©tail et le temps passĂ© par les pharmaciens Ă  rĂ©pondre aux questions des consommateurs sur l’utilisation des produits. Tous les coĂ»ts et avantages diffĂ©rentiels sont en dollars constants de 2018, estimĂ©s sur 15 ans, exprimĂ©s en valeur actualisĂ©e (VA) en utilisant 2022 comme annĂ©e de rĂ©fĂ©rence de la VA, et actualisĂ©s Ă  7 %, comme le recommande le Guide d’analyse coĂ»ts-avantages pour le CanadarĂ©fĂ©rence 45 du SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor. On suppose que tous les produits existants seront entièrement conformes Ă  ces modifications d’ici 2028; par consĂ©quent, cette ACA suppose que les coĂ»ts et les avantages liĂ©s Ă  la conformitĂ© commenceront Ă  s’accumuler avant 2028.

En raison de la grande l’incertitude et du manque de renseignements fiables sur le nombre rĂ©el de PSN vendus sur le marchĂ© canadien Ă  un moment ou Ă  un autre par rapport au nombre de produits qui ont Ă©tĂ© homologuĂ©s, la prĂ©sente analyse utilise 50 000 UGS pour estimer les rĂ©percussions sur l’industrierĂ©fĂ©rence 46.

Le rapport complet sur l’ACA est disponible sur demande.

Avantages

L’analyse qui suit prĂ©sente trois avantages supplĂ©mentaires attendus pour lesquels on dispose de donnĂ©es fiables et suffisantes pour une Ă©valuation quantitative, ainsi que d’autres avantages attendus qui sont dĂ©crits de manière qualitative. Les avantages totaux quantifiĂ©s sont estimĂ©s Ă  292,5 millions de dollars en VA sur 15 ans.

Le premier avantage quantifiĂ© mesure les Ă©conomies rĂ©alisĂ©es par les consommateurs grâce aux achats incorrects Ă©vitĂ©s. Ces modifications devraient amĂ©liorer l’accès des consommateurs aux renseignements importants figurant sur les Ă©tiquettes des PSN et leur comprĂ©hension de ces renseignements, ce qui devrait rĂ©duire de 50 % les choix de produits inappropriĂ©s. Un sondage menĂ© auprès des consommateurs par SantĂ© Canada en 2020 a rĂ©vĂ©lĂ© que 0,09 % des PSN achetĂ©s en 2019 n’étaient pas des produits que le consommateur avait l’intention d’acheter. InterrogĂ©s sur les raisons qui ont contribuĂ© Ă  ces achats incorrects, les rĂ©pondants ont indiquĂ© que 79,41 % de ces achats incorrects pouvaient ĂŞtre attribuĂ©s Ă  des informations illisibles affichĂ©es sur les Ă©tiquettes des produits, Ă  des allergènes alimentaires ou Ă  des ingrĂ©dients inaperçus dans le produit qu’ils ne pouvaient pas consommer, ou Ă  des informations confuses sur les Ă©tiquettes des produits, qui sont des problèmes posĂ©s par ces modifications. Ce taux d’incidence a Ă©tĂ© Ă©valuĂ© par cette formule :

Achats incorrects (0,07 %) = achats incorrects effectuĂ©s (0,09 %) *des causes en lien avec l’étiquetage (79,41 %)

Cela suggère que les achats incorrects effectuĂ©s en 2019 reprĂ©sentent 0,07 % des ventes de PSNrĂ©fĂ©rence 47. L’avantage d’une rĂ©duction des achats incorrects de PSN est calculĂ© comme suit :

Avantage ($) de la réduction des achats erronés de PSN

=

Ventes totales ajustĂ©es de PSN (5,1 milliards de dollars)rĂ©fĂ©rence 48

x

Pourcentage d’achats erronĂ©s (0,07 %)

x

Erreurs d’achat Ă©vitĂ©es (50 %)

Selon la formule ci-dessus, on s’attend Ă  ce que ces modifications procurent aux Canadiens un avantage monĂ©tisĂ© estimĂ© Ă  10,0 millions de dollars en VA sur 15 ans grâce aux achats erronĂ©s Ă©vitĂ©s.

Le deuxième avantage quantifiĂ© est l’inclusion de renseignements sur les allergènes alimentaires, le gluten, les sulfites ajoutĂ©s et l’aspartame sur les Ă©tiquettes des PSN. On le mesure en utilisant la volontĂ© de payer (VDP) des consommateurs canadiens pour obtenir cette information. L’avantage a Ă©tĂ© modĂ©lisĂ© Ă  l’aide des rĂ©sultats d’une Ă©tude qui a mesurĂ© la VDP des consommateurs canadiens pour l’inclusion de l’information sur les allergènes alimentaires sur les Ă©tiquettes alimentaires dans un format d’énoncĂ© de d’innocuitĂ©. La VDP pour les renseignements sur les allergènes alimentaires, le gluten, les sulfites ajoutĂ©s et l’aspartame sur les Ă©tiquettes des PSN est donc estimĂ©e comme suit :

Valeur ($) que les consommateurs de PSN accordent sur les allergènes alimentaires, le gluten, les sulfites ajoutés et l’aspartame

=

Ventes totales ajustĂ©es de PSN (5,1 milliards de dollars)rĂ©fĂ©rence 49

x

Pourcentage d’utilisateurs de PSN qui lisent les Ă©tiquettes (89 %)rĂ©fĂ©rence 49

x

VDP en % des dĂ©penses sur les PSN (0,8 %)rĂ©fĂ©rence 50

La VDP est calculĂ©e comme Ă©tant de 0,8 cent pour chaque dollar dĂ©pensĂ© en PSN. Selon la formule ci-dessus, la valeur que les consommateurs tirent de leur VDP pour les informations sur les allergènes alimentaires, le gluten, les sulfites ajoutĂ©s et l’aspartame sur les Ă©tiquettes des produits est estimĂ©e Ă  197,3 millions de dollars en VA sur 15 ans.

Le troisième avantage quantifiĂ© est liĂ© aux modifications apportĂ©es au RPSN afin de clarifier davantage les types de PSN qui sont assujettis aux exigences relatives Ă  l’emballage de sĂ©curitĂ© afin de les harmoniser avec les exigences relatives aux mĂ©dicament vendus sans ordonnance semblables. Environ 10,5 % des PSN topiquesrĂ©fĂ©rence 51 (5 250 UGS) ne seront plus assujettis aux exigences d’emballage de sĂ©curitĂ©, ce qui profitera aux titulaires de licence pour ces produits. Ă€ l’aide des informations sur les coĂ»ts disponibles sur le Web pour les emballages de sĂ©curitĂ©rĂ©fĂ©rence 52,rĂ©fĂ©rence 53,rĂ©fĂ©rence 54, et en supposant que les emballages de sĂ©curitĂ© seraient impartis, on a estimĂ© cette Ă©conomie de coĂ»ts en supposant que 1 313 UGS n’appliqueront plus les emballages alvĂ©olĂ©s comme emballages de sĂ©curitĂ© avec un coĂ»t supplĂ©mentaire annuel permanent de 2 195 $. On suppose Ă©galement que les 3 938 autres UGS n’utiliseront pas l’emballage par rĂ©traction, la bande rĂ©tractable, la bouteille munie d’un verrou sĂ©curisĂ© ou le tampon de sĂ©curitĂ© auto-adhĂ©sif comme emballage de sĂ©curitĂ© pour leurs produits, avec un coĂ»t supplĂ©mentaire annuel de 1 742 $ par UGS.

Économies ($) découlant de l’élimination de l’exigence d’emballage de sécurité

=

Nombre d’UGS

(1 313 UGS emballage-coque)

(3 938 UGS emballage par rĂ©traction, etc.)

x

Estimation du coût annuel par UGS de produit consacré à l’emballage de sécuritéréférence 55

(Emballage-coque 2,195 $ par UGS)

(Emballage par rĂ©traction, etc. 1,742 $ par UGS)

Cette modification entrera en vigueur dès que les règlements seront enregistrĂ©s. Par consĂ©quent, cet avantage commencera Ă  s’accumuler en 2023. On s’attend Ă  ce que l’élimination des exigences en matière d’emballage de sĂ©curitĂ© pour certains PSN se traduise par une Ă©conomie totale de 85,2 millions de dollars en VA sur 15 ans. Cette modification permettra Ă©galement de rĂ©duire les rĂ©percussions environnementales dĂ©coulant de la rĂ©duction de l’utilisation des plastiques, Ă  la fois immĂ©diatement et Ă  long terme.

On prévoit que les Canadiens bénéficieront de ces modifications d’autres façons. On s’attend à ce qu’une diminution de l’utilisation incorrecte des PSN réduise l’incidence des réactions indésirables ou des événements indésirables, en particulier découlant de l’utilisation simultanée de PSN avec un médicament sur ordonnance ou de PSN avec un médicament vendu sans ordonnance. Cela se traduira par des économies pour les consommateurs et le système de soins de santé. Cet avantage n’a pas été quantifié dans le modèle de l’ACA, car Santé Canada ne dispose pas de données permettant d’estimer suffisamment la probabilité que les consommateurs modifient leur comportement et évitent les tortsréférence 56. Parmi les autres avantages qualitatifs, mentionnons la réduction du temps d’achat pour les consommateurs lorsqu’ils comprennent et comparent les produits, et une capacité accrue pour les consommateurs de prendre des décisions plus éclairées.

L’ajout de coordonnées modernisées offre aux consommateurs un moyen amélioré de communiquer avec les fabricants ou les importateurs de produits pour poser des questions ou pour signaler des torts. Cet ajout devrait aider davantage les consommateurs à éviter les achats erronés et à prévenir les effets indésirables des drogues grâce à un meilleur accès des consommateurs aux renseignements les plus à jour sur la santé et la sécurité des PSN.

Coûts pour les entreprises

La refonte des Ă©tiquettes est une pratique courante dans l’industrie des PSN pour diverses raisons, notamment dans le cadre de leur stratĂ©gie commerciale et de marketing. Les consultations avec les intervenants ont rĂ©vĂ©lĂ© qu’en moyenne, les entreprises réétiquètent leurs produits tous les cinq ans, quelle que soit la taille de l’entreprise. Par consĂ©quent, on prĂ©voit que les entreprises engagent des coĂ»ts de réétiquetage dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence (c.-Ă -d. en l’absence des modifications). Étant donnĂ© que ces modifications accordent Ă©galement une pĂ©riode de transition de trois ans après la pĂ©riode d’entrĂ©e en vigueur de trois ans pour que les produits existants soient conformes aux exigences, l’analyse suppose que la plupart des entreprises réétiquetteraient normalement leurs produits dans ce dĂ©lai de six ans. Cela suggère que les entreprises assumeront au moins une partie des coĂ»ts de conformitĂ© estimĂ©s dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rencerĂ©fĂ©rence 57. Cette ACA suppose que les entreprises assumeront 20 % des coĂ»ts de réétiquetage selon le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence.

Dans le cadre de cette analyse, les entreprises conserveront les configurations d’étiquetagerĂ©fĂ©rence 58 existantes, ou elles les changeront pour utiliser une configuration d’étiquetage diffĂ©rente, comme les Ă©tiquettes destinĂ©es Ă  ĂŞtre pelĂ©es. Elles peuvent Ă©galement choisir d’adopter des boĂ®tes extĂ©rieures, des notices ou des dĂ©pliantsrĂ©fĂ©rence 59. On a prĂ©sumĂ© qu’aucun produit ne sera abandonnĂ©, car ces modifications n’exigent pas l’arrĂŞt de production d’un produit. Par consĂ©quent, tout abandon de produit est considĂ©rĂ© comme une dĂ©cision d’affairesrĂ©fĂ©rence 60. L’enquĂŞte auprès des entreprises et la consultation des principaux intervenants ont Ă©galement rĂ©vĂ©lĂ© qu’il est probable que les entreprises continueront d’utiliser les configurations d’étiquetage existantes pour 93,2 % des UGS totales. Pour ces produits, les modifications n’entraĂ®neraient qu’un coĂ»t de conformitĂ© unique. Par consĂ©quent, 6,8 % des UGS utiliseront diffĂ©rentes options d’étiquetage, ce qui entraĂ®nera des coĂ»ts uniques et permanentsrĂ©fĂ©rence 61.De plus, 5 % des UGS pourraient devoir Ă©galement inclure ou modifier les renseignements sur les produits sur leur site Web afin de se conformer entièrement aux exigences rĂ©glementaires.

La distribution des UGS des produits basée sur des configurations d’étiquetage des produits avec mise à jour des informations sur les produits sur un site Web sera conforme aux nouvelles exigences.
 

Catégorie de produits

Pourcentage des UGS totales

Nombre d’UGS

1

Produits gardant les configurations d’étiquetage existantes

93,2 %

46 600

2

Produits utilisant différentes configurations d’étiquetage (p. ex., étiquette destinée à être pelée, boîte extérieure, notice ou dépliant)

6,8 %

3 400

3

Produits qui doivent mettre Ă  jour leur site web pour se conformer aux nouvelles exigences

5,0 %

2 500

(1) Produit qui conserveront leur configuration d’étiquetage actuelle

Une enquĂŞte menĂ©e auprès des entreprises a rĂ©vĂ©lĂ© que le coĂ»t diffĂ©rentiel moyen de la rĂ©vision de conception des Ă©tiquettes de produits est estimĂ© Ă  5 333 $ par UGSrĂ©fĂ©rence 62. Cela tient compte des diverses exigences en matière d’étiquetage auxquelles les produits devront se conformer (renseignements seulement sur les allergènes alimentaires, le gluten, les sulfites ajoutĂ©s et l’aspartame; respect de toutes les nouvelles exigences en matière d’étiquetage; respect de tous les changements, Ă  l’exception d’un tableau Info-produit). Le coĂ»t supplĂ©mentaire total de ces mesures de conformitĂ© combinĂ©es pour ces 46 600 UGS (93,2 %) qui maintiendront leurs configurations d’étiquetage actuelles est estimĂ© Ă  114,4 millions de dollars en VA.

Estimation des coûts uniques de conformité pour les produits qui conserveront leur configuration d’étiquetage actuelle

Configuration de l’étiquetage

Distribution %

Nombre d’UGS

Coût supplémentaire unique net note * du tableau d5

Petits emballages qui ne doivent contenir que des renseignements sur les allergènes alimentaires, le gluten, les sulfites ajoutés et l’aspartame

20,00 %

10 000

1 067 $

Produits qui n’ont pas besoin d’un tableau Info-produit

12,00 %

6 000

3 200 $

Toutes les nouvelles exigences sur la configuration existante de l’étiquetage

61,20 %

30 600

4 266 $

Note(s) du tableau d5
Note * du tableau d5

Après avoir dĂ©duit 20 % du coĂ»t de rĂ©vision de conception de l’étiquette Ă  engager dans le scĂ©nario de base.

Retour Ă  la note * du tableau d5

(2) Produits qui utilisent des configuration d’étiquetage différentes

L’enquĂŞte auprès des entreprises et la consultation des principaux intervenants ont Ă©galement rĂ©vĂ©lĂ© que 3 400 UGS (6,8 %) nĂ©cessiteraient des configurations d’étiquetage plus coĂ»teuses pour se conformer aux modifications. Par consĂ©quent, les fournisseurs de produits qui dĂ©cident d’utiliser diffĂ©rentes options devoir payer des coĂ»ts de conformitĂ© supplĂ©mentaires en plus des 5 333 $ pour la rĂ©vision de conception des Ă©tiquettes par UGSrĂ©fĂ©rence 63. On s’attend ainsi Ă  ce que les entreprises qui adoptent diffĂ©rentes options d’étiquetage engagent des coĂ»ts permanents en raison de l’adoption d’options d’étiquetage plus coĂ»teuses (qui seront associĂ©es Ă  chaque unitĂ© de produit). De plus, ces options d’emballage peuvent entraĂ®ner des coĂ»ts d’outillage supplĂ©mentairesrĂ©fĂ©rence 64. Cette analyse se base sur l’enquĂŞte auprès des entreprises, l’information de recherche sur le Web et la rĂ©troaction des intervenants provenant de la publication prĂ©alable pour estimer du nouveau le coĂ»t unique de la configuration des dĂ©pliants et le coĂ»t permanent des produits Ă  l’aide de diffĂ©rentes options d’emballage ou d’étiquetagerĂ©fĂ©rence 65. Le coĂ»t total de conformitĂ© pour les 3 400 UGS qui nĂ©cessiteront diffĂ©rentes options d’étiquetage est estimĂ© Ă  42,6 millions de dollars en VA.

Estimation des coûts uniques de conformité pour les produits qui utiliseront une configuration d’étiquetage différente

Configuration de l’étiquetage

Distribution %

Nombre d’UGS

Coût supplémentaire unique

Coût permanent annuel

Étiquette destinée à être pelés

3,40 %

1 700

5 770 $

1 365 $

Dépliant ou notice

2,72 %

1 360

7 825 $

1 888 $

Boîte extérieure

0,68 %

340

8 357 $

2 070 $

(3) Produits qui nécessitent une mise à jour de leurs sites Web

Pour que certains produits soient entièrement conformes aux exigences, les fournisseurs de ces produits devront utiliser les assouplissements prĂ©vus, notamment en transfĂ©rant certains renseignements sur des sites Web de produits. Ils engageraient des coĂ»ts supplĂ©mentaires pour crĂ©er ou mettre Ă  jour des sites Web de produits existants. Cela est estimĂ© en supposant que 5 % des produits (2 500 UGS) devront mettre Ă  jour l’information sur leurs sites Web afin de continuer Ă  utiliser des options d’emballage ou d’étiquetage diffĂ©rentes, ce qui reprĂ©sente environ 1,9 millions de dollars en VA.

Produits devant mettre à jour les informations sur leur site Web afin d’être entièrement conformes

Coût de conformité supplémentaire

Distribution %

Nombre d’UGS

Coût supplémentaire unique net*

Mettre à jour un site Web pour se conformer entièrement à toutes les exigences réglementaires

5,00 %

2 500

1 050 $

Coûts pour les consommateurs

On s’attend à ce que les coûts pour les consommateurs soient négligeables puisque les PSN sont vendus dans un marché concurrentiel et que, par conséquent, les fabricants et les importateurs sont susceptibles d’absorber les coûts pour maintenir les parts de marché existantes plutôt que d’augmenter les prix des produits. Toutefois, certains consommateurs pourraient éprouver des inconvénients si les entreprises décident de discontinuer leurs produits préférés.

Coûts pour le gouvernement

Les coûts pour le gouvernement ne devraient pas être importants puisque les exigences seront intégrées aux activités existantes de conformité et d’application de la loi pour les PSN qui sont gérés par Santé Canada. Il peut y avoir un coût supplémentaire minime associé aux activités de consultation et de diffusion pour informer et éduquer les parties réglementées sur la façon de se conformer de manière appropriée aux nouvelles exigences. Cependant, Santé Canada entretient des relations avec les intervenants des PSN sur une base continue et ces types d’activités font partie des activités quotidiennes normales du Ministère.

Répercussions sur la répartition

Une revue de la littérature a indiqué que les utilisateurs canadiens de PSN qui sont plus susceptibles de lire les étiquettes des produits sont ceux qui ont un niveau de scolarité plus élevéréférence 66. Ces consommateurs de PSN seront ceux qui profiteront le plus de ces modifications. La littérature révèle que les femmes sont plus susceptibles d’utiliser des PSNréférence 66; toutefois, les répercussions prévues des modifications devraient profiter de façon égale aux consommateurs, indépendamment du sexe ou du genre.

D’autres répercussions sur la répartition pourraient être fondées sur l’ethnicité. Certaines communautés culturelles (p. ex., les utilisateurs de médecines traditionnelles chinoises et de médecines ayurvédiques) pourraient être plus susceptibles que d’autres de bénéficier de ces modifications en raison de l’amélioration de la lisibilité et de la normalisation de l’information sur les produits.

Impacts environnementaux

Les coûts environnementaux associés aux modifications dépendront de l’ampleur des changements apportés aux configurations d’étiquetage. Selon les commentaires des intervenants, les fabricants et les importateurs de PSN conserveront probablement la plupart de leurs configurations d’étiquetage actuelles. Les commentaires de l’industrie de la vente en gros indiquent qu’en raison des contraintes liées à l’entreposage et à la distribution, il y a peu ou pas de capacité pour accueillir de nouvelles configurations d’étiquetage qui entraînent une augmentation de la taille globale des emballages en raison des dimensions des palettes qui demeurent fixes, et il n’y a aucune volonté d’accroître la capacité. En conséquence, cette ACA a supposé que la majorité des intervenants choisiront les étiquettes destinées à être pellées, les notices ou les dépliants pour éviter d’augmenter la taille des emballages. De plus, la plupart des matériaux d’étiquetage et d’emballage utilisés au Canada sont recyclables ou biodégradables; par conséquent, on s’attend à ce que les matériaux d’étiquetage ou d’emballage supplémentaires utilisés aient un impact environnemental minimalréférence 67.

Les modifications apportĂ©es aux exigences en matière d’emballage de sĂ©curitĂ© compenseront ces impacts environnementaux en supprimant l’exigence selon laquelle les PSN topiques (10,5 % du total des UGS) doivent avoir un emballage de sĂ©curitĂ©. Cela aidera Ă  rĂ©duire l’utilisation du plastique et les rĂ©percussions environnementales de l’extraction des matières premières et de la consommation d’énergie nĂ©cessaire Ă  la production de cet emballage en plastique et aux processus d’élimination des dĂ©chets connexes Ă  long terme. De plus, ces modifications prĂ©voient une pĂ©riode de transition de trois ans après l’entrĂ©e en vigueur retardĂ©e d’aussi trois ans afin de prĂ©venir le gaspillage des stocks invendus.

Tableau 1 : ÉnoncĂ© des coĂ»ts-avantages

Coûts monétisés (en millions)

Intervenants touchés

Description du coût

Année de référence
(2022)

Année avant EEV
(2027)

Dernière année
(2036)

Total
(VA)

Moyenne annualisée

Industrie

Coûts de conformité uniques avec les configurations d’étiquetage existantes

0,00 $

160,41 $

0,00 $

114,37 $

12,56 $

Coûts de conformité uniques et permanents avec différentes configurations d’étiquetage

0,00 $

23,29 $

5,59 $

42,58 $

4,68 $

Mise à jour ponctuelle de l’information sur les sites Web des produits

0,00 $

2,63 $

0,00 $

1,87 $

0,21 $

Tous les intervenants

Total des coûts

0,00 $

186,33 $

5,59 $

158,83 $

17,44 $

Avantages monétisés (en millions)

Intervenants touchés

Description de l’avantage

Année de référence (2022)

Année avant EEV
(2027)

Dernière année
(2036)

Total
(VA)

Moyenne annualisée

Industrie

Économies continues des coûts découlant de la modification liée à l’emballage de sécurité note * du tableau d9

0,00 $

9,74 $

9,74 $

85,19 $

9,35 $

Canadiens

Avantages de réduction des achats erronés

0,00 $

1,87 $

1,87 $

10,01 $

1,10 $

Avantages de l’inclusion d’informations sur les allergènes alimentaires, le gluten, les sulfites ajoutés et l’aspartame

0,00 $

36,82 $

36,82 $

197,29 $

21,66 $

Tous les intervenants

Total des avantages

0,00 $

48,43 $

48,43 $

292,49 $

32,11 $

Note(s) du tableau d9

Note * du tableau d9

Cette économie de coûts entrera en vigueur au moment de l’enregistrement des modifications. Cette analyse supposait qu’ils commenceraient à s’accumuler en 2023.

Retour Ă  la note * du tableau d9

Résumé des coûts et avantages monétisés (en millions)

Répercussions

Année de référence
(2022)

Année avant EEV
(2027)

Dernière année
(2036)

Total
(VA)

Moyenne annualisée

Total des coûts

0,00 $

186,33 $

5,59 $

158,83 $

17,44 $

Total des avantages

0,00 $

48,43 $

48,43 $

292,49 $

32,11 $

Répercussions nettes

0,00 $

- 137,90 $

42,84 $

133,67 $

14,68 $

Répercussions qualitatives

RĂ©percussions positives :

RĂ©percussions nĂ©gatives :

Lentille des petites entreprises

La lentille des petites entreprises s’applique, car ces modifications ont des répercussions sur les petites entreprises.

Selon l’EnquĂŞte sur les aliments fonctionnels et les produits de santĂ© naturels de 2011, 750 Ă©tablissements exerçaient leurs activitĂ©s dans l’espace des aliments fonctionnels et des PSN, dont 566 Ă©tablissements (y compris 144 Ă©tablissements actifs Ă  la fois dans les aliments fonctionnels et les PSN) Ă©taient actifs sur le marchĂ© des PSNrĂ©fĂ©rence 68,rĂ©fĂ©rence 69.

Les secteurs des aliments fonctionnels et des PSN connaissent un taux Ă©levĂ© de dĂ©faillances de nouveaux produits sur le marchĂ© actuel; le succès des secteurs est fortement influencĂ© par la vaste gamme de produits ainsi que par les segments du marchĂ© et les conditions Ă©conomiquesrĂ©fĂ©rence 69. La dernière base de donnĂ©es tenue par SantĂ© Canada indique qu’il y a un peu plus de 4 000 entitĂ©srĂ©fĂ©rence 70, dont moins de 2 800 entitĂ©s canadiennes qui ont demandĂ© des autorisations de mise en marchĂ© de PSN au Canada. Toutefois, les dossiers historiques montrent que ce ne sont pas tous les produits visĂ©s par une licence de mise en marchĂ© qui sont commercialisĂ©s activement.

On croit que les petites entreprises sont plus vulnĂ©rables aux dĂ©fis externes, y compris la conformitĂ© aux nouvelles exigences rĂ©glementaires. Cela est dĂ» Ă  des marges bĂ©nĂ©ficiaires plus faibles, Ă  des volumes d’affaires plus faibles sur lesquels rĂ©partir les coĂ»ts fixes et Ă  un accès rĂ©duit aux capitaux ou Ă  des flux de trĂ©sorerie dĂ©favorables. Toutefois, l’enquĂŞte de SantĂ© Canada auprès des entreprises a rĂ©vĂ©lĂ© que les moyennes et grandes entreprises dĂ©tiennent une plus grande proportion des UGS des produits totaux que les petites entreprises (31,5 %)rĂ©fĂ©rence 71. Les petites entreprises ont Ă©galement dĂ©clarĂ© une pĂ©riode plus courte pour leur cycle de réétiquetage, soit en moyenne 4,3 ansrĂ©fĂ©rence 72, comparativement Ă  une moyenne de 5,1 ans pour toutes les entreprises qui ont rĂ©pondu Ă  l’enquĂŞte. La pĂ©riode de réétiquetage du cycle de vie des petites entreprises est plus courte que la pĂ©riode de conformitĂ© de six ans pour les modifications. Cela suggère que la plupart, sinon la totalitĂ©, des petites entreprises auront traversĂ© au moins un cycle de réétiquetage pendant cette pĂ©riode, mĂŞme sans ces modifications, ce qui limitera le coĂ»t supplĂ©mentaire de ces modifications.

Les consultations auprès des intervenants ont rĂ©vĂ©lĂ© que plus de la moitiĂ© des fabricants et des importateurs de PSN touchĂ©s au Canada sont de petites entreprisesrĂ©fĂ©rence 73. En supposant que le secteur touchĂ© par ces modifications est composĂ© Ă  70 % (2 847) de petites entreprises, Ă  20 % (813) et Ă  10 % (407) de moyennes et grandes entreprisesrĂ©fĂ©rence 74, environ 15 742 UGS touchĂ©es (31,5 %) par ces modifications appartiendront Ă  de petites entreprises. Cela laisse entendre que les petites entreprises seront touchĂ©es pour environ 50 millions de dollars (VA) du coĂ»t total de la conformitĂ©, notamment 1 070 UGS qui nĂ©cessiteront diffĂ©rentes options d’étiquetage. Cela signifie qu’en moyenne, chaque petite entreprise sera touchĂ©e par un coĂ»t de conformitĂ© de 17 564 $ (VA) sur la pĂ©riode de 15 ans. Les moyennes et grandes entreprises seront touchĂ©es Ă  hauteur de 69 062 $ et 129 453 $ respectivement, par entreprise, sur la pĂ©riode de 15 ans.

Afin de rĂ©duire au minimum les rĂ©percussions pour toutes les entreprises (notamment les petites entreprises) tout en maintenant la possibilitĂ© d’atteindre les objectifs de la politique, ces modifications, après diverses consultations auprès des intervenants, comprennent maintenant plusieurs assouplissements, notamment :

Tableau 2 : RĂ©sumĂ© de la lentille des petites entreprises

Coûts de conformité

Activité

Valeur annualisée

Valeur actuelle

Produits Ă  faible risque

0,47 M$

4,31 M$

Petits emballages

0,26 M$

2,39 M$

Conformité totale en utilisant les configurations d’étiquetage existantes

3,28 M$

29,89 M$

Conformité complète au moyen de différentes options

1,47 M$

13,41 M$

Coût total de la conformité

5,49 M$

50,00 M$

Frais administratifs

Activité

Valeur annualisée

Valeur actuelle

Total des coûts administratifs

0 $

0 $

Total des coûts administratifs et de conformité

Total

Valeur annualisée

Valeur actuelle

Coût total (toutes les petites entreprises touchées)

5,49 M$

50,00 M$

Coûts par petite entreprise touchée

1 928 $

17 564 $

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas Ă  ces modifications rĂ©glementaires, car elles ne devraient pas augmenter ou diminuer le fardeau administratif des entreprises. SantĂ© Canada a confirmĂ© que l’objectif de la notification est de s’assurer que le Ministère dispose de renseignements Ă  jour et exacts sur les produits sur le marchĂ©. La notification n’est exigĂ©e que dans les cas oĂą le titulaire de la licence de mise en marchĂ© d’un produit choisit de retirer ou de modifier les renseignements approuvĂ©s sur les risques affichĂ©s sur l’étiquette d’un PSN. Cette exigence de notification ne rencontre pas la dĂ©finition de fardeau administratif en vertu de la Loi sur la rĂ©duction de la paperasse, car son intention est Ă©quivalente Ă  la pratique actuellement requise d’informer et non pour la dĂ©monstration de conformitĂ©. Cette notification permet Ă  SantĂ© Canada de prendre des mesures correctives dans le cas oĂą l’information approuvĂ©e sur les risques ne serait plus appropriĂ©e.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Au Canada, les PSN sont rĂ©glementĂ©s comme un sous-ensemble unique de mĂ©dicaments. Aux États-Unis, certains PSN sont rĂ©glementĂ©s comme des mĂ©dicaments vendus sans ordonnance, tandis que la plupart sont rĂ©glementĂ©s comme des supplĂ©ments alimentaires. La Food and Drug Administration amĂ©ricaine exige que les Ă©tiquettes des mĂ©dicaments vendus sans ordonnance contiennent une Ă©tiquette d’information sur le mĂ©dicament, qui est très semblable aux exigences de cette proposition. De plus, les États-Unis exigent que les Ă©tiquettes des supplĂ©ments alimentaires contiennent un tableau d’information supplĂ©mentaire, qui prĂ©sente des similitudes avec les exigences incluses dans ces modifications (p. ex., contraste, taille de la police et la standardisation). Par consĂ©quent, tous les produits aux États-Unis qui sont considĂ©rĂ©s comme des PSN au Canada auront un tableau standardisĂ© sur leur Ă©tiquette contenant des informations importantes. De plus, la sous-rubrique « Alerte aux allergies Â» requise dans la section « Mises en garde Â» a Ă©tĂ© modifiĂ©e pour « Allergènes Â» afin de s’harmoniser avec l’étiquetage de partenaires internationaux comme l’Union europĂ©enne et les États-Unis, ce qui attĂ©nue les changements d’étiquetage inutiles pour les produits importĂ©s. Dans l’ensemble, ces modifications amĂ©lioreront l’harmonisation des Ă©tiquettes Ă  l’échelle internationale sur celles des États-Unis, notamment du point de vue des consommateurs.

Par ailleurs, l’Australian Therapeutic Goods Administration (TGA) a introduit de nouvelles normes d’étiquetage des médicaments en 2016. Ces normes comprenaient des exigences en matière de police, de type et de format (semblables à celles contenues dans ces modifications) pour tous les produits thérapeutiques en Australie, y compris les produits équivalents aux PSN (c.-à-d. les médicaments inscrits). Ces modifications au RPSN amélioreront l’harmonisation réglementaire avec la TGA.

Ce règlement modifie le RPSN afin de clarifier les types de PSN qui seraient assujettis aux exigences en matière d’emballage de sécurité afin de les harmoniser avec les exigences du RAD pour des médicaments vendus sans ordonnance semblables au Canada et les exigences pour des produits semblables aux États-Unis. Dans le cadre des négociations de l’ACEUM, le Canada s’est engagé à répondre à cet irritant de longue date de l’industrie afin de mieux s’harmoniser sur ses partenaires commerciaux nord-américains. Les exigences d’étiquetage bilingue du Canada s’appliquent aux fabricants qui importent des produits au Canada. Les fabricants américains ne peuvent pas utiliser une étiquette presque identique pour un PSN destiné à être commercialisé au Canada; les étiquettes canadiennes seront toujours uniques pour tenir compte des deux langues officielles.

Évaluation environnementale stratégique

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, l’examen préliminaire n’a pas permis de relever de répercussions environnementales importantes, ce qui a permis de conclure qu’aucune analyse détaillée n’était nécessaire.

L’impact environnemental supplémentaire de cette initiative, par rapport au processus normal d’étiquetage, devrait être minime. On s’attend à ce qu’un petit nombre de produits nécessite une nouvelle configuration d’étiquetage ou une modification, ou un redimensionnement, mais cela ne devrait pas avoir d’incidence supplémentaire significative sur la production de déchets ou les émissions de gaz à effet de serre. De plus, l’entrée en vigueur retardée de trois ans suivie d’une période de transition de trois ans pour les produits déjà commercialisés donnera aux entreprises amplement le temps d’intégrer les nouvelles exigences en matière d’étiquetage sans avoir à refaire l’étiquetage ou à éliminer des produits qui se trouvent actuellement sur les tablettes des magasins.

Analyse comparative entre les sexes plus (ACS+)

Ces modifications devraient protĂ©ger la santĂ© et la sĂ©curitĂ© de tous les Canadiens, plutĂ´t que de sous-groupes de population prĂ©cis, qui utilisent ou envisagent d’utiliser des PSN, en veillant Ă  ce que les informations importantes sur l’étiquette soient affichĂ©es dans un format standardisĂ©, facile Ă  lire et Ă  comprendre qui appuie leur utilisation sĂ©curitaire et efficace. Toutefois, certaines considĂ©rations liĂ©es au sexe et Ă  la diversitĂ© sont liĂ©es Ă  ces nouvelles exigences. Un examen de la littĂ©rature a rĂ©vĂ©lĂ© que trois catĂ©gories de consommateurs sont les plus susceptibles de bĂ©nĂ©ficier de ces nouvelles exigences, il s’agit notamment :

En partenariat avec des chercheurs de l’UniversitĂ© McGill, SantĂ© Canada a Ă©valuĂ© les considĂ©rations liĂ©es au sexe et au genre de ces modifications en effectuant une analyse fondĂ©e sur le sexe et le genre de la rĂ©troaction d’avril 2016 reçue par plus de 2 500 Canadiens par l’entremise de la recherche sur l’opinion publique. Cette analyse a rĂ©vĂ©lĂ© que les Ă©tiquettes sont l’une des mĂ©thodes les plus courantes pour les utilisateurs frĂ©quents, hommes et femmes, d’accĂ©der Ă  des informations essentielles sur un PSN. Il s’agit notamment des informations sur la sĂ©curitĂ©, les utilisations prĂ©vues et la posologie. Les hommes qui consomment frĂ©quemment des PSN ont dĂ©clarĂ© lire les Ă©tiquettes des produits plus souvent que les femmes; toutefois, la lecture gĂ©nĂ©rale des Ă©tiquettes des produits pour obtenir de l’information ne diffĂ©rait pas beaucoup et dans certains cas prĂ©cis (p. ex. pour les Ă©crans solaires, les vitamines et les produits homĂ©opathiques), les femmes qui utilisent frĂ©quemment de tels produits ont dĂ©clarĂ© se fier aux Ă©tiquettes des produits plus souvent que les hommes. L’amĂ©lioration de l’étiquetage des PSN devrait avoir un effet positif sur tous les consommateurs canadiens, peu importe leur sexe ou leur genre, en les aidant Ă  accĂ©der plus facilement aux informations importantes sur l’innocuitĂ© et l’utilisation des PSN et Ă  mieux les comprendre.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Ces modifications au RPSN entreront en vigueur trois ans après l’enregistrement, à l’exception de celles qui clarifient les règles existantes et celles qui ont trait à l’emballage de sécurité. Ces dernières entreront en vigueur au moment de l’enregistrement. Une fois en vigueur, tous les nouveaux produits (c.-à-d., ceux qui ne sont pas encore homologués) devront se conformer aux modifications. Tous les PSN commercialisés (c.-à-d. ceux qui sont homologués et étiquetés) au moment de l’entrée en vigueur du présent règlement disposeront d’une période supplémentaire de trois ans avant d’être tenus de se conformer à ces exigences.

Des directives seront publiées parallèlement à ces modifications afin de fournir plus de détails sur la façon de se conformer aux nouvelles exigences en matière d’étiquetageréférence 75. Pour ce qui est des processus liés aux demandes, le Ministère respectera les normes de service existantes, telles qu’elles sont énoncées dans sa Politique de gestion des demandes d’homologation de produits de santé naturelsréférence 76. De plus, Santé Canada révisera l’actuel Compendium des monographies pour les rendre plus concises et compréhensibles et s’assurer que les mises en garde requises sont nécessaires.

Conformité et application

La conformité et l’application des règlements seront effectuées conformément à une approche fondée sur les risques et aux politiques du Ministère.

Personne-ressource

Bruno Rodrigue
Directeur exécutif
Bureau de la modernisation des lois et des règlements
Direction des politiques, de la planification et des affaires internationales
Direction générale des produits de santé et des aliments
Santé Canada
Holland Cross, bureau 14 11, avenue Holland
Ottawa (Ontario)
K1A 0K9
ArrĂŞt postal : 3000A
Courriel : lrm.consultations-mlr@hc-sc.gc.ca