Règlement modifiant le Règlement sur l’équipement de sauvetage : DORS/2022-136

La Gazette du Canada, Partie II, volume 156, numéro 13

Enregistrement
DORS/2022-136 Le 10 juin 2022

LOI DE 2001 SUR LA MARINE MARCHANDE DU CANADA

C.P. 2022-655 Le 10 juin 2022

Sur recommandation du ministre des Transports et en vertu du paragraphe 120(1)rĂ©fĂ©rence a de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada rĂ©fĂ©rence b, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur l’équipement de sauvetage, ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur l’équipement de sauvetage

Modification

1 L’alinĂ©a 2(1.1)a) de l’annexe IV du Règlement sur l’équipement de sauvetage rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ© par adjonction, après le sous-alinĂ©a (ii), de ce qui suit :

Entrée en vigueur

2 Le présent règlement entre en vigueur le jour qui, dans le sixième mois suivant le mois de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada, porte le même quantième que le jour de sa publication ou, à défaut de quantième identique, le dernier jour de ce sixième mois.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

Les équipements de sauvetage gonflablesréférence 2, qui comprennent les radeaux de sauvetage gonflables transportés à bord des bâtiments, sont entretenus chaque année afin de garantir leur bon déploiement dans toutes les conditions d’utilisation. L’entretien annuel permet de vérifier que l’appareil n’a pas subi de dégradation due aux variations de température, notamment pendant les périodes de gel, entre autres conditions. Par temps froid, le matériel de l’équipement de sauvetage gonflable peut devenir rigide et cassant. Une action mécanique soudaine telle que le gonflage dans cet état peut entraîner une perforation de l’équipement de sauvetage gonflable. L’entretien annuel des équipements de sauvetage gonflables est la norme pour tous les bâtiments, mais le Règlement sur l’équipement de sauvetage (ci-après le Règlement) permet une période d’entretien prolongée de deux ans pour les bâtiments exploités moins de sept mois par année, ce qui est censé s’appliquer aux exploitants, comme les voyagistes, qui n’exercent pas leurs activités pendant l’hiver. Bien qu’ils soient exploités moins de sept mois par année, ce qui les rend admissibles à la période d’entretien de deux ans, les bâtiments de pêche peuvent commencer la saison de pêche au début du printemps ou prolonger leur période d’exploitation pendant les mois d’hiver, ce qui expose l’équipement de sauvetage gonflable aux cycles de gel-dégel.

Contexte

Transports Canada (TC) s’efforce de résoudre divers problèmes de sécurité de la navigation dans les eaux canadiennes. Un examen du Règlement a révélé qu’il existe un risque pour la sécurité lié à l’exploitation de bâtiments par temps de gel en ce qui concerne les exigences d’entretien de l’équipement de sauvetage gonflable. Le règlement exige que les bâtiments transportent une variété d’équipement de sauvetage, y compris l’équipement de sauvetage gonflable à utiliser en cas d’urgence. Le Règlement énonce également des exigences visant à assurer que cet équipement est bien entretenu.

L’annexe IV du Règlement Ă©nonce les exigences d’entretien de l’équipement de sauvetage gonflable Ă  bord des bâtiments assujettis au Règlement et les exigences relatives aux intervalles d’entretien de cet Ă©quipement. Les intervalles d’entretien (article 2 de l’annexe IV) ont Ă©tĂ© incorporĂ©s par renvoi dans le Règlement sur les petits bâtiments (RPB) [alinĂ©a 21b)] et le Règlement sur la sĂ©curitĂ© des bâtiments de pĂŞche (RSBP) [alinĂ©a 3.29b)]. L’article 2 de l’annexe IV exige l’entretien annuel de l’équipement de sauvetage gonflable, mais permet un intervalle d’entretien de deux ans dans les cas suivants :

La période d’entretien prolongée a été établie afin d’accommoder les exploitants de petits navires de croisière, tels que les navires d’excursion qui sont exploités exclusivement pendant la période estivale. Toutefois, il a été déterminé depuis que certains bâtiments qui ne sont exploités que pendant sept mois de l’année peuvent être exposés à des cycles de gel-dégel. Il existe un risque pour la sécurité lié à l’exposition de l’équipement de sauvetage gonflable à des cycles de gel-dégel, car ces conditions peuvent compromettre l’équipement de sauvetage gonflable et entraîner une éventuelle défaillance de l’équipement en cas d’urgence.

Les bâtiments de pĂŞche ne sont pas visĂ©s par le Règlement. Cependant, en 2016, l’article 3.29 du RSBP a Ă©tĂ© introduit pour exiger que chaque radeau de sauvetage Ă  bord d’un bâtiment de pĂŞche soit conforme aux dispositions du Règlement sur l’équipement de sauvetage et soit entretenu conformĂ©ment Ă  celles-ci. De nombreux bâtiments de pĂŞche ne sont exploitĂ©s que quelques mois par annĂ©e, en fonction de leur saison de pĂŞche et de leur lieu d’exploitation, de sorte que certains exploitants de ces bâtiments de pĂŞche sont admissibles Ă  la pĂ©riode d’entretien de deux ans. Cette pĂ©riode d’entretien prolongĂ©e a introduit un problème de sĂ©curitĂ© potentiel Ă©tant donnĂ© les tempĂ©ratures de l’air prĂ©sentes lĂ  oĂą de nombreux bâtiments de pĂŞche sont exploitĂ©s.

Objectif

L’objectif de la modification est de garantir que l’équipement de sauvetage gonflable est entretenu de manière sécuritaire afin de réduire le risque associé à l’impact des cycles de gel-dégel sur l’équipement de sauvetage gonflable.

Description

La modification exige que, pour bĂ©nĂ©ficier de la pĂ©riode d’entretien prolongĂ©e de deux ans, le bâtiment ne soit exploitĂ© que pendant les mois oĂą la moyenne historique mensuelle des tempĂ©ratures minimales quotidiennes de l’air est supĂ©rieure Ă  0 Â°C selon les donnĂ©es climatiques de la station mĂ©tĂ©orologique la plus proche de la zone d’exploitation du bâtiment, telles qu’elles sont compilĂ©es par le ministère de l’Environnement.

La modification s’applique à tous les équipements de sauvetage gonflables transportés à bord des bâtiments canadiens visés par le Règlement, le RSBP et le RPB.

Élaboration de la réglementation

Consultation

TC a consultĂ© les intervenants sur cette modification lors de la rĂ©union nationale du Conseil consultatif maritime canadien (CCMC) de novembre 2019, qui a eu lieu Ă  Ottawa. TC a Ă©galement fourni une mise Ă  jour aux intervenants sur la modification lors des rĂ©unions du CCMC en automne 2020 et 2021. Des informations ont Ă©tĂ© donnĂ©es concernant son statut actuel et les prochaines Ă©tapes et les intervenants participants ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  faire des commentaires et Ă  poser des questions. Les intervenants n’ont pas soulevĂ© de prĂ©occupations ni de problèmes concernant la modification.

La modification au Règlement a fait l’objet d’une publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada le 12 juin 2021, suivie d’une pĂ©riode de commentaires de 60 jours. Un commentaire a Ă©tĂ© reçu pendant la pĂ©riode des commentaires faisant l’objet d’une demande d’orientation sur l’utilisation des donnĂ©es historiques. Le commentaire n’a pas eu d’incidence sur le texte rĂ©glementaire proposĂ© et, par consĂ©quent, aucun changement n’a Ă©tĂ© apportĂ© Ă  la modification proposĂ©e.

TC a répondu à la question et a indiqué que des orientations seront également fournies aux intervenants au moyen d’un bulletin de la sécurité des navires, qui sera publié à la date de publication du Règlement sur l’équipement de sauvetage modifié dans la Partie II de la Gazette du Canada.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une analyse a été entreprise pour déterminer si la modification peut donner lieu à des obligations découlant des traités modernes. Cette évaluation a examiné la portée géographique et l’objet de la proposition par rapport aux traités modernes en vigueur et aucune obligation découlant de traités modernes n’a été relevée.

Choix de l’instrument

Le statu quo (c’est-à-dire le scénario de référence) n’a pas été retenu, car les conséquences non intentionnelles de l’application du Règlement dans certaines circonstances de gel-dégel pourraient entraîner des problèmes de sécurité pour l’équipement de sauvetage gonflable de certains bâtiments. Afin d’éliminer les conséquences non intentionnelles, une modification réglementaire a été considérée comme la solution la plus efficace. Aucune autre option n’a été envisagée.

Analyse de la réglementation

La modification limite l’allongement de l’intervalle de service aux bâtiments exploitĂ©s pendant les mois oĂą la tempĂ©rature minimale mensuelle moyenne est supĂ©rieure au point de congĂ©lation. Cela signifie que les bâtiments exploitĂ©s Ă  des tempĂ©ratures de congĂ©lation ne peuvent pas bĂ©nĂ©ficier de l’intervalle de service prolongĂ© de 24 mois. Le Règlement s’applique Ă©galement Ă  certains petits bâtiments commerciaux; cependant, il est supposĂ© que les petits bâtiments commerciaux continueront Ă  respecter leurs intervalles d’entretien actuels de deux ans puisqu’ils sont exploitĂ©s dans des tempĂ©ratures plus chaudes. Cette analyse suppose que la majoritĂ© des bâtiments touchĂ©s par la modification seront des bâtiments de pĂŞche situĂ©s dans les rĂ©gions de l’Atlantique et du QuĂ©bec, car les bâtiments de pĂŞche situĂ©s dans ces rĂ©gions reprĂ©sentent la plus grande quantitĂ© de bâtiments exploitĂ©s Ă  des tempĂ©ratures de congĂ©lationrĂ©fĂ©rence 3. La modification entraĂ®ne un coĂ»t supplĂ©mentaire estimatif en valeur actuelle de 74 845 $ de 2022 Ă  2031 pour les exploitants de bâtiments de pĂŞche des rĂ©gions de l’Atlantique et du QuĂ©bec.

Cadre d’analyse

Les coĂ»ts et les avantages de la modification ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s conformĂ©ment au Guide d’analyse coĂ»ts-avantages pour le Canada du SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor du Canada (SCT), que l’on peut trouver dans la Directive du Cabinet sur la rĂ©glementation : Politique sur l’analyse coĂ»ts-avantages. Dans la mesure du possible, les impacts sont quantifiĂ©s et monĂ©tisĂ©s, seuls les coĂ»ts et avantages directs pour les parties prenantes Ă©tant pris en compte dans l’analyse coĂ»ts-avantages.

Les avantages et les coûts associés à la modification sont évalués en comparant le scénario de référence au scénario de réglementation. Le scénario de référence décrit ce qui risque de se produire à l’avenir si le gouvernement du Canada ne met pas en œuvre la modification. Le scénario de réglementation fournit des informations sur les résultats attendus de la modification.

L’analyse estime l’impact de la modification sur une pĂ©riode de 10 ans, de 2022 Ă  2031. Sauf indication contraire, tous les coĂ»ts sont exprimĂ©s en valeur actuelle de 2019 dollars canadiens, actualisĂ©s jusqu’en 2021 Ă  un taux d’actualisation de 7 %.

Répercussions sur les intervenants

La modification touche principalement les exploitants de bâtiments de pĂŞche des rĂ©gions de l’Atlantique et du QuĂ©bec qui sont admissibles Ă  la pĂ©riode d’entretien de deux ans. Il y a environ 15 000 bâtiments de pĂŞche dans la rĂ©gion de l’Atlantique et 1 200 bâtiments de pĂŞche dans la rĂ©gion du QuĂ©bec. Selon les renseignements recueillis par TC, 40 %rĂ©fĂ©rence 4 de ces bâtiments de pĂŞche pourraient ĂŞtre admissibles Ă  la pĂ©riode d’entretien de deux ans, soit environ 6 000 dans la rĂ©gion de l’Atlantique et 480 dans la rĂ©gion du QuĂ©bec. La pĂ©riode d’entretien de deux ans n’est pas largement adoptĂ©e par l’une ou l’autre des rĂ©gions, car les deux rĂ©gions encouragent l’entretien annuel de l’équipement de sauvetage gonflable.

Selon les renseignements dont dispose TC, il est supposĂ© que 10 % des bâtiments de pĂŞche qui pourraient ĂŞtre admissibles Ă  la pĂ©riode d’entretien de deux ans sont exploitĂ©s en dehors de la saison estivale. Parmi les bâtiments de pĂŞche qui sont exploitĂ©s en dehors de la saison estivale, il est supposĂ© que 3 % font effectivement entretenir leur Ă©quipement de sauvetage gonflable tous les deux ans. Par consĂ©quent, selon ces hypothèses, il est attendu que la modification ait une incidence sur environ 18 exploitants de bâtiments de pĂŞche dans la rĂ©gion de l’Atlantique et 2 exploitants de bâtiments de pĂŞche dans la rĂ©gion du QuĂ©bec.

Scénarios de référence et de réglementation

Selon le scénario de référence, l’entretien de l’équipement de sauvetage à bord des bâtiments assujettis au Règlement doit être effectué sur une base annuelle. Tous les bâtiments sont tenus de tenir un registre de leur entretien, quelle qu’en soit la périodicité. Les bâtiments qui sont exploités moins de sept mois par année peuvent faire entretenir leur équipement de sauvetage gonflable une fois tous les deux ans. Les bâtiments qui répondent aux critères et qui ont choisi de faire entretenir leur équipement tous les deux ans doivent tenir des manuels de maintenance de l’entretien effectué une fois tous les deux ans.

Selon le scénario de réglementation, la période d’entretien de deux ans demeure applicable aux bâtiments touchés qui sont exploités moins de sept mois par année, mais se limite à ceux qui sont exploités lorsque la température moyenne de l’air local ne descend pas sous le point de congélation. Cette modification signifie qu’une partie des bâtiments qui pouvaient auparavant opter pour la période d’entretien de deux ans ne peuvent plus bénéficier de cette option.

Avantages et coûts

La modification prĂ©cise que l’option d’intervalle d’entretien de deux ans est disponible pour les bâtiments qui fonctionnent moins de sept mois par an, pendant lesquels la tempĂ©rature mensuelle moyenne est supĂ©rieure Ă  0 Â°C, ce qui ferait en sorte qu’une petite partie des bâtiments ne serait pas admissible Ă  la souplesse en matière d’entretien. Il est important de noter que cette analyse suppose que les bâtiments les plus touchĂ©s sont les bâtiments de pĂŞche situĂ©s dans les rĂ©gions de l’Atlantique et du QuĂ©bec. Il est possible que la modification touche une petite partie des autres types de bâtiments situĂ©s partout au pays. Toutefois, Ă©tant donnĂ© que les bâtiments les plus touchĂ©s ne sont estimĂ©s qu’à 20 au total, il est attendu que l’impact sur les bâtiments des autres rĂ©gions soit nĂ©gligeable.

Certains propriĂ©taires de bâtiments de pĂŞche de la rĂ©gion du QuĂ©bec et de la rĂ©gion de l’Atlantique subiront des coĂ»ts, car ces bâtiments de pĂŞche ne bĂ©nĂ©ficieront plus d’un entretien tous les deux ans et nĂ©cessiteront un entretien annuel. La modification entraĂ®nera un coĂ»t diffĂ©rentiel estimĂ© Ă  74 845 $ sur la pĂ©riode d’analyse de 10 ans, dont 7 465 $ pour les propriĂ©taires de bâtiments de pĂŞche de la rĂ©gion du QuĂ©bec et 67 182 $ pour les propriĂ©taires de bâtiments de pĂŞche de la rĂ©gion de l’Atlantique. Les coĂ»ts diffĂ©rentiels comprennent Ă©galement 198 $ de frais administratifs pour la tenue des dossiers (178 $ pour la rĂ©gion de l’Atlantique et 20 $ pour la rĂ©gion du QuĂ©bec).

Coûts

La modification imposera des coĂ»ts qui devraient principalement toucher les propriĂ©taires de bâtiments de pĂŞche des rĂ©gions du QuĂ©bec et de l’Atlantique. Le coĂ»t total de 74 845 $ se dĂ©compose en un coĂ»t diffĂ©rentiel de conformitĂ© de 74 647$ et un coĂ»t administratif de 198 $.

Les propriĂ©taires de bâtiments de pĂŞche concernĂ©s seront tenus d’entretenir leur Ă©quipement de sauvetage gonflable une fois par an, au lieu d’une fois tous les deux ans. L’entretien de l’équipement de sauvetage gonflable est effectuĂ© par des stations d’entretien tierces approuvĂ©es et accrĂ©ditĂ©es par les fabricants de l’équipement et dont le coĂ»t moyen est estimĂ© Ă  1 100 $rĂ©fĂ©rence 5 par entretien. Cela entraĂ®nera un coĂ»t supplĂ©mentaire de 67 182 $ pour les propriĂ©taires de bâtiments de pĂŞche de la rĂ©gion de l’Atlantique et de 7 465 $ pour les propriĂ©taires de bâtiments de pĂŞche de la rĂ©gion du QuĂ©becrĂ©fĂ©rence 6. Le coĂ»t diffĂ©rentiel commencera en 2023rĂ©fĂ©rence 7 et se produira tous les deux ans. Par consĂ©quent, le coĂ»t total de conformitĂ© de la modification est estimĂ© Ă  74 647 $ entre 2022 et 2031.

En vertu du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, le Règlement exige que les propriĂ©taires de bâtiments tiennent un registre des certificats de service. En vertu de la modification, la frĂ©quence de la tenue des registres augmentera pour les quelque 20 intervenants touchĂ©s, passant d’une fois tous les deux ans Ă  une fois par an. Il est supposĂ© que le dĂ©pĂ´t du registre prendra cinq minutes et que la charge administrative supplĂ©mentaire commencera en 2023rĂ©fĂ©rence 7 et se produira tous les deux ans. En utilisant le salaire moyen d’un propriĂ©taire de bateau de pĂŞche, cela entraĂ®nera un coĂ»t administratif supplĂ©mentaire de 178 $ pour la rĂ©gion de l’Atlantique et de 20 $ pour la rĂ©gion du QuĂ©bec. Le coĂ»t administratif total est estimĂ© Ă  198 $ entre 2022 et 2031.

Avantages

En ajoutant un critère d’admissibilité des parties prenantes pour l’entretien tous les deux ans, la modification atténuera le risque de sécurité associé à l’impact des cycles de gel-dégel sur l’équipement de sauvetage gonflable. Par exemple, les cycles de gel-dégel peuvent augmenter le risque que l’équipement de sauvetage gonflable ne fonctionne pas correctement. Par conséquent, en atténuant ce risque, il est attendu que la modification prévienne les blessures et les pertes de vie en mer. En outre, la modification continuera d’offrir une certaine souplesse aux bâtiments exploités dans les régions où le temps est moins froid en continuant de permettre la période d’entretien de deux ans si tous les critères sont respectés.

Lentille des petites entreprises

La lentille des petites entreprises s’applique, car la modification a des rĂ©percussions sur les petites entreprises. Selon Innovation, Sciences et DĂ©veloppement Ă©conomique Canada, l’industrie de la pĂŞche est composĂ©e Ă  99 % de petites entreprises, une petite entreprise Ă©tant dĂ©finie comme comptant de 1 Ă  99 employĂ©s. Par consĂ©quent, la prĂ©sente analyse suppose que les 20 intervenants touchĂ©s sont tous des petites entreprises. Comme il a Ă©tĂ© mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, la pĂ©riode d’entretien de deux ans n’est pas largement adoptĂ©e par l’industrie des bâtiments de pĂŞche dans les deux rĂ©gions. Cela s’explique par le fait que de nombreux propriĂ©taires de bâtiments de pĂŞche reçoivent dĂ©jĂ  un entretien annuel. TC n’a pas envisagĂ© d’approches plus souples pour minimiser les rĂ©percussions financières sur les petites entreprises, car le nombre d’intervenants touchĂ©s est dĂ©jĂ  limitĂ©. De plus, une approche flexible n’a pas Ă©tĂ© envisagĂ©e puisque la modification vise Ă  attĂ©nuer les risques pour la sĂ©curitĂ© dĂ©coulant de l’utilisation d’équipement de sauvetage gonflable qui a Ă©tĂ© soumis Ă  des tempĂ©ratures infĂ©rieures au point de congĂ©lation. Sur la pĂ©riode d’analyse de 10 ans, le coĂ»t total estimĂ© de la modification est d’environ 4 000 $ par entreprise, annualisĂ© Ă  540 $ par entreprise.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique puisqu’il y a une augmentation progressive du fardeau administratif pour les entreprises. En utilisant la mĂ©thodologie Ă©laborĂ©e dans le Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse, la mise en Ĺ“uvre de la modification se traduira par un « AJOUT Â» annualisĂ© de 13 $, soit 0,64 $ de coĂ»t administratif annualisĂ© par entreprise pour les intervenants concernĂ©s (valeur actualisĂ©e selon un taux d’actualisation de 7 %, exprimĂ© en dollars canadiens de 2012).

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Cette modification n’est pas liée à un plan de travail ou à un cadre formel de coopération en matière de réglementation. Toutefois, la modification s’aligne largement avec l’intérêt du Bureau de la sécurité des transports du Canada d’améliorer la sécurité dans l’industrie de la pêche commerciale, y compris l’entretien des engins de sauvetage.

Évaluation environnementale stratégique

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une analyse préliminaire a conclu qu’une évaluation environnementale stratégique n’était pas nécessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus (ACS+)

La modification est axée sur l’amélioration de la culture de sécurité au sein de l’industrie maritime et il est donc attendu qu’elle n’aura pas d’impact différentiel sur la base de facteurs identitaires, tels que le sexe, la race, l’ethnicité, la sexualité, la religion, l’âge, etc. Toutefois, comme il est indiqué dans la section sur les coûts et les avantages, certains exploitants de bâtiments des régions du Québec et de l’Atlantique (environ 20) seront touchés de façon différente en devant faire l’entretien de leurs radeaux de sauvetage chaque année plutôt que tous les deux ans.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

La modification rĂ©glementaire entrera en vigueur six mois après la publication finale dans la Partie II de la Gazette du Canada, ce qui donnera aux entitĂ©s rĂ©glementĂ©es suffisamment de temps pour se conformer aux exigences rĂ©visĂ©es en matière d’entretien. Après la publication dans la Gazette du Canada, les intervenants seront avisĂ©s par le biais d’un Bulletin de la sĂ©curitĂ© des navires et par le CCMC le jour de la publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

Conformité et application

La conformitĂ© et l’application se font par le biais d’inspections de suivi ou rĂ©glementaires pĂ©riodiques, effectuĂ©es par TC et les inspecteurs continueront d’appliquer les règlements avec les outils confĂ©rĂ©s par la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (LMMC 2001). En vertu de la LMMC 2001, le reprĂ©sentant autorisĂ© d’un bâtiment canadien doit s’assurer que le bâtiment ainsi que ses machines et son Ă©quipement satisfassent aux exigences prĂ©vues par les règlements d’application de la Loi. Le non-respect de ces exigences pourrait entraĂ®ner l’imposition d’une sanction administrative pĂ©cuniaire pouvant aller jusqu’à 25 000 $.

Personne-ressource

Gestionnaire du Règlement sur l’équipement de sauvetage

Sécurité et sûreté maritimes
Transports Canada
Place de Ville, tour C
330, rue Sparks, 11e étage
Ottawa (Ontario)
K1A 0N5
Courriel : MSSRegulations-ReglementsSSM@tc.gc.ca