Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Russie : DORS/2022-47

La Gazette du Canada, Partie II, volume 156, numéro 6

Enregistrement
DORS/2022-47 Le 6 mars 2022

LOI SUR LES MESURES ÉCONOMIQUES SPÉCIALES

C.P. 2022-247 Le 6 mars 2022

Attendu que la gouverneure en conseil juge que les actions de la Fédération de Russie constituent une rupture sérieuse de la paix et de la sécurité internationales qui entraîne ou est susceptible d’entraîner une grave crise internationale,

Ă€ ces causes, sur recommandation de la ministre des Affaires Ă©trangères et en vertu des paragraphes 4(1) rĂ©fĂ©rence a, (1.1) rĂ©fĂ©rence b, (2) et (3) de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales rĂ©fĂ©rence c, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Russie, ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Russie

Modifications

1 Le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Russie rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ© par adjonction, après l’article 3.3, de ce qui suit :

Navires

3.4 Il est interdit d’amarrer au Canada tout navire immatriculé en Russie ou utilisé, affrété ou loué, en totalité ou en partie, par la Russie, une personne qui s’y trouve, une personne désignée, en leur nom ou pour leur compte, ou de faire passer au Canada un tel navire, sauf si cela est nécessaire à la sauvegarde de vies humaines ou à la sûreté de la navigation.

2 L’article 5 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Participation à une activité interdite

5 Il est interdit Ă  toute personne se trouvant au Canada ou Ă  tout Canadien se trouvant Ă  l’étranger de faire sciemment quoi que ce soit qui occasionne ou facilite la rĂ©alisation de toute activitĂ© interdite par les articles 3 Ă  3.4, qui y contribue ou qui vise Ă  le faire.

Antériorité de la prise d’effet

3 Pour l’application de l’alinĂ©a 11(2)a) de la Loi sur les textes rĂ©glementaires, le prĂ©sent règlement prend effet avant sa publication dans la Gazette du Canada.

Entrée en vigueur

4 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

La Fédération de Russie continue de violer la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

Contexte

En novembre 2013, le refus du prĂ©sident ukrainien Viktor Ianoukovytch de signer un accord d’association historique avec l’Union europĂ©enne (UE) a entraĂ®nĂ© d’énormes manifestations Ă  KyĂŻv qui ont provoquĂ© la chute de son gouvernement. En fĂ©vrier 2014, les forces russes ont occupĂ© la pĂ©ninsule de CrimĂ©e en Ukraine. Après le « rĂ©fĂ©rendum Â» inconstitutionnel du 16 mars 2014, le prĂ©sident russe Vladimir Poutine a signĂ© un traitĂ© visant Ă  intĂ©grer la CrimĂ©e Ă  la FĂ©dĂ©ration de Russie le 18 mars 2014. Le Canada, de concert avec la communautĂ© internationale, continue de condamner cette occupation illĂ©gale et cette tentative d’annexion de la CrimĂ©e.

Après l’occupation illĂ©gale de la CrimĂ©e, des militants soutenus par la Russie ont rapidement pris le contrĂ´le de parties importantes des rĂ©gions de Donetsk et de Louhansk dans l’est de l’Ukraine, dĂ©clarant la crĂ©ation des soi-disant « RĂ©publiques populaires Â» de Donetsk et de Louhansk. Des « rĂ©fĂ©rendums d’indĂ©pendance Â» frauduleux, organisĂ©s par des sĂ©paratistes prorusses, ont eu lieu le 11 mai 2014, mais la communautĂ© internationale ne les a pas reconnus. Des accords de paix ont Ă©tĂ© conclus lors de pourparlers tenus Ă  Minsk, au BĂ©larus, en septembre 2014 et en fĂ©vrier 2015 (les accords de Minsk). Depuis le dĂ©but de l’occupation illĂ©gale et de la tentative d’annexion de la CrimĂ©e, la Russie a continuĂ© d’encourager les groupes sĂ©paratistes prorusses violents dans les rĂ©gions de Donetsk et de Luhansk en Ukraine.

Dans le cadre d’une action coordonnĂ©e avec les États-Unis et l’UE, le Canada a conclu que l’occupation illĂ©gale de la CrimĂ©e par la FĂ©dĂ©ration de Russie constitue une rupture sĂ©rieuse de la paix et de la sĂ©curitĂ© internationales, et cette annexion est susceptible d’entraĂ®ner ou a dĂ©jĂ  entraĂ®nĂ© une grave crise internationale. Par consĂ©quent, le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant l’Ukraine (le Règlement visant l’Ukraine) et le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Russie (le Règlement visant la Russie) ont Ă©tĂ© adoptĂ©s le 17 mars 2014. Ces deux règlements imposent une interdiction de transactions (un gel des avoirs) Ă  l’endroit des particuliers ou des entitĂ©s qu’ils dĂ©signent. Ils interdisent ainsi aux personnes au Canada et aux Canadiens Ă  l’étranger d’effectuer une opĂ©ration portant sur un bien dĂ©tenu par une personne dĂ©signĂ©e, de conclure une transaction avec une personne dĂ©signĂ©e, de fournir des services Ă  une personne dĂ©signĂ©e ou d’autrement mettre de la marchandise Ă  la disposition d’une personne dĂ©signĂ©e. Le Règlement visant la Russie impose aussi des restrictions sur la dette et le financement par actions en lien avec certaines entitĂ©s russes, et l’interdiction Ă  tout Canadien de fournir des biens et services en lien avec l’exploration et la production de pĂ©trole en Russie.

Le DĂ©cret concernant l’autorisation, par permis, Ă  procĂ©der Ă  certaines opĂ©rations (mesures Ă©conomiques spĂ©ciales - Ukraine) et le DĂ©cret concernant l’autorisation, par permis, Ă  procĂ©der Ă  certaines opĂ©rations (mesures Ă©conomiques spĂ©ciales - Russie), entrĂ©s en vigueur le 17 mars 2014, confèrent au ministre des Affaires Ă©trangères le pouvoir d’autoriser, par permis, une personne se trouvant au Canada ou un Canadien se trouvant Ă  l’étranger de rĂ©aliser une activitĂ© ou une transaction, ou une catĂ©gorie d’activitĂ©s ou de transactions, qui fait l’objet d’une interdiction ou d’une restriction au titre du Règlement visant l’Ukraine et du Règlement visant la Russie.

Le 15 fĂ©vrier 2022, la Douma russe (Ă©quivalent au Parlement canadien) a votĂ© pour demander au prĂ©sident Poutine de reconnaĂ®tre les prĂ©tendues RĂ©publiques populaires de Louhansk et de Donetsk dans l’est de l’Ukraine, violant ainsi les accords de Minsk et la souverainetĂ© de l’Ukraine. Le 18 fĂ©vrier 2022, les prĂ©tendues autoritĂ©s soutenues par la Russie ont ordonnĂ© l’évacuation des femmes et des enfants de la rĂ©gion, ainsi que la conscription des hommes âgĂ©s de 18 Ă  55 ans. Le 20 fĂ©vrier 2022, la Russie a prolongĂ© son exercice militaire joint avec le BĂ©larus et a annoncĂ© que les troupes russes ne quitteraient pas le BĂ©larus. Le 21 fĂ©vrier 2022, Ă  la suite d’une rĂ©union du Conseil de sĂ©curitĂ© russe, le prĂ©sident Poutine a signĂ© des dĂ©crets reconnaissant l’« indĂ©pendance Â» et la « souverainetĂ© Â» des soi-disant RĂ©publique populaire de Louhansk et RĂ©publique populaire de Donetsk. Cette mesure constitue une violation flagrante de la souverainetĂ© et de l’intĂ©gritĂ© territoriale de l’Ukraine, du droit international et des accords de Minsk créés pour trouver une rĂ©solution pacifique du conflit dans l’est de l’Ukraine. ImmĂ©diatement après, le prĂ©sident Poutine a ordonnĂ© aux troupes russes de conduire des fonctions de maintien de la paix dans les soi-disant rĂ©gions de la RĂ©publique populaire de Louhansk et de la RĂ©publique populaire de Donetsk. Il a aussi mentionnĂ© de clairement abandonner les accords de Minsk, les dĂ©clarant non existants. Le 22 fĂ©vrier 2022, la Douma russe a accordĂ© au prĂ©sident Poutine le droit d’utiliser des forces militaires Ă  l’extĂ©rieur du pays. Pour la première fois dans ce conflit, des troupes russes en uniforme ainsi que des vĂ©hicules blindĂ©s ont commencĂ© Ă  se positionner dans les rĂ©gions de Donetsk et Luhansk, et ce, sur ordre officiel. Le 24 fĂ©vrier, le prĂ©sident Poutine a annoncĂ© une « opĂ©ration militaire spĂ©ciale Â» au moment oĂą des forces russes lançaient une invasion Ă  grande Ă©chelle contre l’Ukraine. Cette invasion a commencĂ© par des frappes ciblĂ©es sur des infrastructures militaires ukrainiennes d’importance, avec l’incursion de forces russes au nord de l’Ukraine en provenance de la Russie et du BĂ©larus, Ă  l’est en provenance de la Russie et les rĂ©gions dites de la RĂ©publique populaire de Louhansk et de la RĂ©publique populaire de Donetsk, at au sud en provenance de la CrimĂ©e.

Cette dĂ©cision fait suite Ă  un renforcement significatif des troupes russes (environ 150 000-190 000), des Ă©quipements militaires et des capacitĂ©s militaires en Ukraine et dans les environs depuis l’automne 2021, ainsi qu’à des mois d’intensification de la part de la Russie. Cette agression menace directement l’Ukraine et lui impose des coĂ»ts significatifs. Il s’agit aussi d’une violation flagrante des accords de Minsk créés pour trouver une rĂ©solution pacifique au conflit dans les rĂ©gions de Donetsk et de Louhansk. Les relations de la Russie avec l’Ukraine, les États-Unis et l’Organisation du TraitĂ© de l’Atlantique Nord (OTAN) se sont Ă©galement dĂ©tĂ©riorĂ©es, ce qui a menĂ© Ă  des tensions accrues. La Russie est dĂ©terminĂ©e de bloquer les aspirations euro-atlantiques de l’Ukraine, car elle considère celles-ci comme une menace pour sa sĂ©curitĂ©.

Depuis le début de la crise actuelle, le Canada et la communauté internationale demandent à la Russie de désamorcer la situation, de poursuivre la voie diplomatique et de faire preuve de transparence dans ses activités militaires. Les négociations diplomatiques se sont déroulées sur plusieurs pistes, notamment par (1) les pourparlers bilatéraux entre les États-Unis et la Russie (par exemple le Dialogue stratégique sur la stabilité); (2) l’OTAN; (3) l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE); (4) le format Normandie (Ukraine, Russie, Allemagne, France) pour la mise en œuvre des accords de Minsk.

Le 21 fĂ©vrier 2022, les ministres des Affaires Ă©trangères du G7 ont publiĂ© une dĂ©claration condamnant la reconnaissance des soi-disant rĂ©gions de la RĂ©publique populaire de Louhansk et de la RĂ©publique populaire de Donetsk, et mentionnant que le G7 s’apprĂŞtait Ă  renforcer ses mesures restrictives en rĂ©ponse aux actions russes. De plus, les membres ont rĂ©affirmĂ© leur engagement inĂ©branlable envers la souverainetĂ© et l’intĂ©gritĂ© territoriale de l’Ukraine. Les ministres des Affaires Ă©trangères du G7 ont Ă©galement reconfirmĂ© leur soutien Ă  la mise en Ĺ“uvre intĂ©grale des accords de Minsk comme un moyen de mettre fin au conflit dans l’est de l’Ukraine. Cette dĂ©claration fait suite Ă  une dĂ©claration similaire faite en dĂ©cembre 2021 et Ă  celle des ministres des Affaires Ă©trangères de l’OTAN en janvier 2022.

Depuis 2014, le Canada a fourni Ă  l’Ukraine plus de 890 millions de dollars en assistance multiforme afin de supporter la sĂ©curitĂ©, la prospĂ©ritĂ© et les objectifs de rĂ©forme en Ukraine. Le Canada considère actuellement un nombre d’options de rĂ©ponse afin de supporter l’Ukraine et de rĂ©pondre Ă  l’agression russe, et ce en collaboration Ă©troite avec les alliĂ©s et partenaires du Canada.

Le 27 janvier 2022, le Canada a annoncĂ© l’agrandissement et l’extension de l’opĂ©ration UNIFIER, la mission de formation militaire non combattante et de renforcement des capacitĂ©s du Canada en Ukraine. Dans le cadre de l’extension de l’opĂ©ration UNIFIER, le Canada a aussi annoncĂ© une augmentation des ressources au sein d’Affaires mondiales Canada et de l’ambassade canadienne Ă  KyĂŻv afin de soutenir une Ukraine rĂ©siliente et dĂ©mocratique. De plus, le Canada a annoncĂ© 50 millions de dollars additionnels pour l’assistance internationale en Ukraine, dont 35 millions de dollars en dĂ©veloppement et 15 millions de dollars en assistance humanitaire. Ces fonds sont en addition au prĂŞt souverain s’élevant jusqu’à 120 millions de dollars qui a Ă©tĂ© offert Ă  l’Ukraine le 21 janvier 2022 afin de soutenir sa rĂ©silience Ă©conomique et les efforts de rĂ©forme du gouvernement.

La durée des sanctions imposées par le Canada et ses partenaires a été explicitement liée à la mise en œuvre complète des accords de Minsk par toutes les parties, et au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine à l’intérieur de ses frontières, telles qu’elles sont reconnues par la communauté internationale; ces frontières incluent la Crimée et les zones maritimes limitrophes de l’Ukraine. Les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie et l’UE continuent aussi à mettre à jour leurs régimes de sanctions à l’encontre de particuliers et d’entités en Ukraine et en Russie.

Objectifs

  1. Imposer des coûts à l’encontre de la Russie pour son invasion non provoquée et injustifiable en Ukraine.
  2. Maintenir l’alignement des mesures canadiennes avec celles prises par les partenaires internationaux du Canada pour démontrer la détermination et l’unité des pays alliés et partenaires dans la réponse aux actions de la Russie en Ukraine.

Description

Le Règlement modifiant le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Russie (les modifications) ajoute une nouvelle disposition au Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Russie afin d’interdire à tout navire immatriculé en Russie ou utilisé, loué ou affrété, en entier ou en partie, par ou au nom de la Russie, une personne en Russie ou une personne désignée, d’amarrer au Canada ou de passer dans les eaux canadiennes.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Affaires mondiales Canada mobilise régulièrement les intervenants pertinents, qui incluent des organisations de la société civile, des communautés culturelles, et des représentants d’autres gouvernements aux vues similaires pour discuter de l’approche du Canada relative à la mise en œuvre de sanctions.

Pour ce qui est du processus de modifications aux listes de sanctions, il n’est pas approprié d’y inclure des consultations publiques, compte tenu de l’urgence d’imposer ces mesures en réponse à la violation continue de la paix et de la sécurité internationales en Ukraine.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Une évaluation initiale de la portée géographique des modifications a été effectuée et n’a révélé aucune obligation découlant des traités modernes, puisque les modifications ne prendront pas effet dans une région visée par un traité moderne.

Choix de l’instrument

Au Canada, les règlements sont le seul instrument permettant d’appliquer des sanctions. Aucun autre instrument ne pourrait être considéré.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Le Canada a déjà mis en place des sanctions visant les importations, les exportations et les opérations financières qui auront un impact significatif sur le commerce russe (interdiction d’exporter des marchandises utilisées dans l’exploration et la production du pétrole).

Ă€ court terme, les modifications devraient entraĂ®ner quelques impacts nĂ©gatifs sur les Canadiens puisque quelques compagnies canadiennes sont en attentes de livraisons en provenance de la Russie qui, si elles ne sont pas reçues, pourraient affecter leurs opĂ©rations. Avec le temps, les compagnies pourront sĂ»rement trouver de nouvelles sources de marchandises habituellement fournies par la Russie. Globalement, toutefois, les modifications devraient avoir un impact limitĂ© sur les Canadiens, puisque les navires qui possèdent le drapeau russe ou qui appartiennent Ă  la Russie reprĂ©sentent moins de 1 % du trafic maritime international dans les eaux canadiennes.

Les modifications entraîneront des coûts supplémentaires pour les entreprises qui cherchent à obtenir des permis qui les autoriseraient à effectuer des activités ou des transactions spécifiques qui sont autrement interdites.

Lentille des petites entreprises

Les modifications pourraient entraîner des coûts supplémentaires pour les petites entreprises qui chercheront à obtenir des permis qui les autoriseraient à effectuer des activités ou des transactions spécifiques qui sont autrement interdites. Cependant, les coûts seront probablement faibles, car il est peu probable que les petites entreprises canadiennes aient ou auront des relations avec les particuliers et les entités nouvellement inscrits. Aucune perte significative d’opportunité pour les petites entreprises n’est prévue en raison des modifications.

Règle du « un pour un Â»

Puisque les modifications rĂ©glementaires n’entraĂ®neront pas de coĂ»ts administratifs, la règle du « un pour un Â» ne s’applique pas.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Bien que les modifications ne soient pas liées à un plan de travail ou à un engagement dans le cadre d’un forum officiel de coopération réglementaire, elles s’alignent sur les mesures prises par des partenaires aux vues similaires, tels que le Royaume-Uni.

Évaluation environnementale stratégique

Il est peu probable que les modifications entraînent des effets importants sur l’environnement. Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une analyse préliminaire a permis de conclure qu’une évaluation environnementale stratégique n’est pas nécessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus (ACS+)

Le sujet des sanctions économiques a déjà fait l’objet d’une analyse des effets sur le genre et la diversité dans le passé. Bien qu’elles visent à encourager un changement de comportement en exerçant une pression économique sur des personnes à l’étranger, les sanctions prises en vertu de la Loi sur les mesures économiques spéciales peuvent néanmoins avoir une incidence involontaire sur certains groupes et certaines personnes vulnérables.

Justification

Les modifications sont directement liĂ©es Ă  l’invasion russe de l’Ukraine le 24 fĂ©vrier 2022, Ă  la violation flagrante par la Russie de l’intĂ©gritĂ© territoriale et la souverainetĂ© de l’Ukraine selon le droit international, et s’alignent avec l’annonce du gouvernement du Canada le 1er mars 2022 qu’il serait interdit aux navires enregistrĂ©s en Russie ou qui appartiennent Ă  la Russie, ainsi qu’aux bateaux de pĂŞche russes, d’amarrer dans les ports canadiens et de passer dans les eaux intĂ©rieures du Canada. En coordination avec les actions menĂ©es par les alliĂ©s du Canada, les modifications visent Ă  imposer un coĂ»t Ă©conomique direct sur la Russie et signalent la condamnation ferme par le Canada des dernières violations de l’intĂ©gritĂ© territoriale et de la souverainetĂ© de l’Ukraine par la Russie.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Les règlements de sanctions canadiennes sont appliquĂ©s par la Gendarmerie royale du Canada et l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC). ConformĂ©ment Ă  l’article 8 de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales, quiconque contrevient sciemment au Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Russie est passible, sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par procĂ©dure sommaire, d’une amende maximale de 25 000 $ ou d’une peine d’emprisonnement maximale d’un an, ou une combinaison des deux; ou encore, sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par mise en accusation, d’une peine d’emprisonnement maximale de cinq ans.

L’ASFC jouera aussi un rôle dans la mise en application, compte tenu de la nature de la nouvelle interdiction. L’ASFC est munie des autorités d’application pertinentes sous la Loi sur les mesures économiques spéciales et la Loi sur les douanes.

Personne-ressource

Andrew Turner
Directeur
Direction de l’Europe de l’Est et de l’Eurasie
Affaires mondiales Canada
125, promenade Sussex
Ottawa (Ontario)
K1A 0G2
TĂ©lĂ©phone : 343‑203‑3603
Courriel : Andrew.Turner@international.gc.ca