ArrĂŞtĂ© abrogeant l’ArrĂŞtĂ© de remise visant les prix Ă  payer Ă  l’égard des licences d’établissement (mention d’une activitĂ© Ă  l’égard d’une drogue contre la COVID-19) : DORS/2021-274

La Gazette du Canada, Partie II, volume 156, numéro 1

Enregistrement
DORS/2021-274 Le 22 dĂ©cembre 2021

LOI SUR LES ALIMENTS ET DROGUES

En vertu de l’article 30.63 rĂ©fĂ©rence a de la Loi sur les aliments et drogues rĂ©fĂ©rence b, le ministre de la SantĂ© prend l’ArrĂŞtĂ© abrogeant l’ArrĂŞtĂ© de remise visant les prix Ă  payer Ă  l’égard des licences d’établissement (mention d’une activitĂ© Ă  l’égard d’une drogue contre la COVID-19), ci-après.

Ottawa, le 15 dĂ©cembre 2021

Le ministre de la Santé
Jean-Yves Duclos

Arrêté abrogeant l’Arrêté de remise visant les prix à payer à l’égard des licences d’établissement (mention d’une activité à l’égard d’une drogue contre la COVID-19)

Abrogation

1 L’Arrêté de remise visant les prix à payer à l’égard des licences d’établissement (mention d’une activité à l’égard d’une drogue contre la COVID-19) référence 1 est abrogé.

Entrée en vigueur

2 Le présent arrêté entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie de l’Arrêté.)

Enjeux

L’ArrĂŞtĂ© de remise visant les prix Ă  payer Ă  l’égard des licences d’établissement (mention d’une activitĂ© Ă  l’égard d’une drogue contre la COVID-19) [l’« ArrĂŞtĂ© de remise Â»] en tandem avec l’ArrĂŞtĂ© d’urgence concernant l’importation, la vente et la publicitĂ© de drogues Ă  utiliser relativement Ă  la COVID-19 (l’« ArrĂŞtĂ© d’urgence Â») constituaient une part de la rĂ©ponse temporaire de SantĂ© Canada Ă  la pandĂ©mie de COVID-19.

L’ArrĂŞtĂ© d’urgence est arrivĂ© Ă  expiration le 17 septembre 2021, soit un an après le jour oĂą il a Ă©tĂ© pris. L’ArrĂŞtĂ© de remise ne cesse pas d’avoir effet, sauf s’il est expressĂ©ment abrogĂ© par le ministre de la SantĂ©. Lorsque l’ArrĂŞtĂ© de remise a Ă©tĂ© pris, les intervenants ont Ă©tĂ© informĂ©s de la nature temporaire de la mesure et du fait que cette mesure cesserait d’avoir effet Ă  l’expiration de l’ArrĂŞtĂ© d’urgence. Dans l’intĂ©rĂŞt de la cohĂ©rence et de la transparence de la loi, et afin de prĂ©ciser aux intervenants l’ensemble des frais Ă  payer en vigueur, l’ArrĂŞtĂ© de remise est abrogĂ©.

Contexte

Le 16 septembre 2020, la ministre de la SantĂ© a pris l’ArrĂŞtĂ© d’urgence pour accĂ©lĂ©rer l’autorisation de l’importation, de la vente et de la publicitĂ© des drogues utilisĂ©es contre la COVID-19. Les applications de drogues approuvĂ©es en vertu de l’ArrĂŞtĂ© d’urgence n’étaient pas assujetties au recouvrement des coĂ»ts.

Afin d’aider davantage l’industrie à fournir aux Canadiens un accès rapide aux drogues contre la COVID-19, la ministre de la Santé a également pris l’Arrêté de remise le même jour. Cet arrêté permettait la remise des frais à payer pour les licences d’établissement de produits pharmaceutiques délivrées ou modifiées en vertu de l’Arrêté d’urgence. La remise des frais à payer était limitée aux activités menées uniquement à l’égard de drogues contre la COVID-19. Les frais à payer pour l’examen annuel 2021 de ces mêmes licences d’établissement de produits pharmaceutiques étaient également remis pour les bâtiments ou les activités liés uniquement aux drogues contre la COVID-19.

Entre septembre 2020 et septembre 2021, aucune nouvelle licence d’établissement de produits pharmaceutiques n’a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©e en vertu de l’ArrĂŞtĂ© d’urgence. Sept titulaires de licences d’établissement de produits pharmaceutiques ont demandĂ© d’apporter des modifications Ă  leur licence en vigueur pour mener des activitĂ©s Ă  l’égard de drogues contre la COVID-19. Six de ces entreprises ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une remise partielle des frais Ă  payer pour l’examen annuel de leur licence d’établissement de produits pharmaceutiques quant Ă  la partie de la licence qui a Ă©tĂ© modifiĂ©e en vertu de l’ArrĂŞtĂ© d’urgence.

Le 17 mars 2021, le Règlement modifiant le Règlement sur les aliments et drogues (ArrĂŞtĂ© d’urgence concernant l’importation, la vente et la publicitĂ© de drogues Ă  utiliser relativement Ă  la COVID-19) [le « Règlement Â»] a fait de certains des assouplissements offerts dans l’ArrĂŞtĂ© d’urgence un règlement permanent. Le règlement est entrĂ© partiellement en vigueur le jour de son enregistrement le 18 mars 2021 ainsi que le jour de l’expiration de l’ArrĂŞtĂ© d’urgence le 17 septembre 2021. En vertu de ce règlement, les titulaires d’une licence d’établissement de produits pharmaceutiques qui souhaitaient maintenir leur licence, ou une partie de leur licence, dĂ©livrĂ©e en vertu de l’ArrĂŞtĂ© d’urgence devaient informer SantĂ© Canada de leur intention de poursuivre leurs activitĂ©s Ă  l’égard d’une drogue contre la COVID-19 avant l’expiration de l’ArrĂŞtĂ© d’urgence.

En septembre 2021, les sept titulaires de licences d’établissement de produits pharmaceutiques ont indiquĂ© s’ils avaient l’intention de poursuivre ou d’interrompre leurs activitĂ©s Ă  l’égard d’une drogue contre la COVID-19. Un des titulaires de licence a confirmĂ© qu’il n’avait pas l’intention de poursuivre ses activitĂ©s Ă  l’égard d’une drogue contre la COVID-19. Ă€ ce titre, toutes les modifications apportĂ©es Ă  sa licence dĂ©livrĂ©e en vertu de l’ArrĂŞtĂ© d’urgence ont Ă©tĂ© retirĂ©es de sa licence d’établissement de produits pharmaceutiques Ă  l’expiration de l’ArrĂŞtĂ© d’urgence. Deux titulaires de licence ont confirmĂ© qu’ils avaient l’intention de poursuivre certaines de leurs activitĂ©s Ă  l’égard d’une drogue contre la COVID-19, maintenant ainsi les modifications correspondantes de leur licence après l’expiration de l’ArrĂŞtĂ© d’urgence. Les quatre autres titulaires de licence ont confirmĂ© qu’ils avaient l’intention de poursuivre toutes leurs activitĂ©s liĂ©es Ă  une drogue contre la COVID-19. Toutes les modifications apportĂ©es Ă  leur licence dĂ©livrĂ©e en vertu de l’ArrĂŞtĂ© d’urgence ont donc Ă©tĂ© maintenues.

Cela signifie que six titulaires de licence restent admissibles à une remise des frais à payer pour les futurs examens annuels de leur licence à moins que l’Arrêté de remise soit abrogé.

Objectif

L’ArrĂŞtĂ© abrogeant l’ArrĂŞtĂ© de remise visant les prix Ă  payer Ă  l’égard des licences d’établissement (mention d’une activitĂ© Ă  l’égard d’une drogue contre la COVID-19) [l’« ArrĂŞtĂ© ministĂ©riel Â»] a pour objectif de fournir aux intervenants des prĂ©cisions sur la fin de la remise visant les frais Ă  payer en vertu de l’ArrĂŞtĂ© de remise en vigueur. Avec l’entrĂ©e en vigueur de l’arrĂŞtĂ© ministĂ©riel, les frais Ă  payer Ă  l’égard des licences d’établissement de produits pharmaceutiques fixĂ©s en vertu de l’ArrĂŞtĂ© sur les prix Ă  payer Ă  l’égard des drogues et instruments mĂ©dicaux s’appliquent Ă  toutes les demandes de licence d’établissement de produits pharmaceutiques, Ă  toutes les modifications et Ă  tous les examens annuels de licence liĂ©s Ă  une activitĂ© menĂ©e Ă  l’égard d’une drogue contre la COVID-19.

Description

SantĂ© Canada facture des frais pour les activitĂ©s rĂ©glementaires, notamment l’examen rĂ©glementaire prĂ©alable Ă  la mise sur le marchĂ©, la surveillance continue des produits une fois qu’ils sont sur le marchĂ© et l’examen des licences d’établissement. Toute personne qui fabrique, emballe, Ă©tiquette, importe, analyse, distribue ou vend en gros une drogue au Canada doit ĂŞtre titulaire d’une licence d’établissement dĂ©livrĂ©e en vertu du Règlement sur les aliments et drogues. Les frais Ă  payer pour l’examen d’une demande, pour une modification et pour l’examen annuel d’une licence d’établissement sont Ă©tablis en vertu de l’ArrĂŞtĂ© sur les prix Ă  payer Ă  l’égard des drogues et instruments mĂ©dicaux.

Dans le cadre de sa réponse à la pandémie de COVID-19, Santé Canada a autorisé la remise des frais à payer tel que fixés dans l’Arrêté sur les prix à payer à l’égard des drogues et instruments médicaux pour les demandes, les modifications et l’examen annuel des licences en vertu de l’Arrêté d’urgence.

Pour bénéficier d’une remise des frais à payer, les titulaires de licence d’établissement de produits pharmaceutiques devaient mener une activité réglementée uniquement à l’égard de drogues contre la COVID-19 qui répondait aux conditions de l’Arrêté d’urgence. Conformément à la nature de l’Arrêté d’urgence, cette mesure exceptionnelle a été conçue pour être temporaire.

L’ArrĂŞtĂ© d’urgence est arrivĂ© Ă  expiration le 17 septembre 2021. Cependant, l’ArrĂŞtĂ© de remise n’a pas de date d’expiration. La remise future des frais Ă  payer pour l’examen annuel de la licence demeure possible par le biais de l’ArrĂŞtĂ© de remise, puisque le Règlement offre aux titulaires de licences d’établissement de produits pharmaceutiques la possibilitĂ© de maintenir leurs demandes et leurs modifications de licences autorisĂ©es en vertu de l’ArrĂŞtĂ© d’urgence. L’abrogation de l’ArrĂŞtĂ© de remise permet de garantir que les frais Ă  payer prĂ©vus dans l’ArrĂŞtĂ© sur les prix Ă  payer Ă  l’égard des drogues et instruments mĂ©dicaux en ce qui concerne l’examen des licences d’établissement de produits pharmaceutiques s’appliquent.

Élaboration de la réglementation

Consultation

SantĂ© Canada a informĂ© les intervenants de son intention de cesser de remettre les frais Ă  payer pour les demandes de licences d’établissement de produits pour les activitĂ©s menĂ©es Ă  l’égard de drogues contre la COVID-19 Ă  l’expiration de l’ArrĂŞtĂ© d’urgence. Pour ce faire, le Ministère a publiĂ© un (ARCHIVÉE) avis aux intervenants le 30 novembre 2020 et a tenu une sĂ©ance de consultation des intervenants le 11 dĂ©cembre 2020. Des reprĂ©sentants de l’industrie pharmaceutique, des associations professionnelles et des autoritĂ©s sanitaires provinciales ont participĂ© Ă  cette sĂ©ance de consultation. Un rapport « Ce qui a Ă©tĂ© entendu Â» rĂ©sumant les commentaires reçus dans le cadre de la consultation a Ă©tĂ© publiĂ© le 26 janvier 2021. Toutes les activitĂ©s de mobilisation soulignaient la nature temporaire de la remise visant les frais Ă  payer et informaient les intervenants qu’ils seraient assujettis « en totalitĂ© Â» aux frais Ă  payer Ă  l’égard des licences d’établissement de produits pharmaceutiques après l’expiration de l’ArrĂŞtĂ© d’urgence. Les intervenants n’ont pas soulevĂ© d’inquiĂ©tudes quant Ă  cette approche.

Les lignes directrices pour les titulaires de licences d’établissement de produits pharmaceutiques publiĂ©es le 31 mars 2021 et un bulletin sur les licences d’établissement de produits pharmaceutiques diffusĂ© le 6 aoĂ»t 2021 ont rĂ©itĂ©rĂ© l’approche de SantĂ© Canada visant les frais Ă  payer Ă  l’égard des licences d’établissement de produits pharmaceutiques après l’expiration de l’ArrĂŞtĂ© d’urgence.

L’abrogation de l’Arrêté de remise est conforme à l’approche précédemment communiquée aux intervenants.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

L’ArrĂŞtĂ© ministĂ©riel ne devrait pas avoir d’incidence sur les traitĂ©s conclus avec les peuples autochtones du Canada. SantĂ© Canada a effectuĂ© une Ă©valuation initiale qui a examinĂ© la portĂ©e gĂ©ographique et l’objet de l’initiative par rapport aux traitĂ©s modernes en vigueur, et le Ministère n’a pas relevĂ© de rĂ©percussions potentielles sur les traitĂ©s modernes.

Choix de l’instrument

L’option de maintenir la remise des frais a été considérée. Cette option a été rejetée parce que Santé Canada avait prévu que la remise des frais serait une mesure temporaire durant les premiers stades de la pandémie afin d’aider l’industrie à fournir aux Canadiens un accès rapide aux drogues contre la COVID-19. Le maintien de l’Arrêté de remise aurait pu permettre aux titulaires de licences d’établissement de drogues de continuer à bénéficier des remises de frais à un moment où l’accès aux drogues contre la COVID-19 s’est stabilisé. Cela aurait pu créer l’apparence d’iniquité au sein de l’industrie dès lors que les détenteurs d’une licence d’établissement menant des activités liées à l’importation, à la vente, et à la publicité liées aux drogues contre la COVID-19 paieraient des frais moindres que les autres détenteurs de licences.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

La présente section décrit les répercussions prévues sur l’industrie pharmaceutique, sur le gouvernement du Canada et sur la population canadienne. Il est estimé que l’incidence globale sera faible.

Les coûts et les avantages associés à l’Arrêté ministériel sont déterminés par les différences supplémentaires entre le scénario de base, où l’Arrêté de remise ne serait pas abrogé et continuerait d’être en vigueur, et la situation où l’Arrêté de remise est abrogé et où l’Arrêté sur les prix à payer à l’égard des drogues et instruments médicaux s’applique.

Industrie

ConformĂ©ment Ă  l’ArrĂŞtĂ© de remise, les frais Ă  payer n’ont Ă©tĂ© remis que pour les demandes prĂ©sentĂ©es en vertu de l’ArrĂŞtĂ© d’urgence. Aucune entreprise n’a reçu de remise « complète Â» pour l’examen annuel de sa licence en 2021 Ă©tant donnĂ© qu’aucune nouvelle licence d’établissement de produits pharmaceutiques n’a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©e en vertu de l’ArrĂŞtĂ© d’urgence.

Entre septembre 2020 et septembre 2021, sept entreprises ont modifiĂ© leur licence d’établissement de produits pharmaceutiques en vertu de l’ArrĂŞtĂ© d’urgence pour pouvoir mener des activitĂ©s Ă  l’égard de drogues contre la COVID-19. Ceci leur a permis de se qualifier pour une remise partielle des frais Ă  payer pour l’examen annuel de leur licence en 2021. Six d’entre elles ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une remise partielle des frais Ă  payer pour l’examen annuel de leur licence d’établissement de produits pharmaceutiques en vigueur, car celle-ci avait Ă©tĂ© modifiĂ©e en vertu de l’ArrĂŞtĂ© d’urgence avant la pĂ©riode d’examen annuel des licences de 2021. Le montant accordĂ© en remise partielle a Ă©tĂ© faible pour chacune de ces entreprises. Selon l’examen annuel des licences de 2021, les titulaires de licence d’établissement de produits pharmaceutiques admissibles ont reçu en moyenne une remise de 7 000 $ sur l’ensemble des frais Ă  payer.

Les demandes de documentation pour l’examen annuel des licences sont envoyĂ©es aux titulaires de licence d’établissements de produits pharmaceutiques au dĂ©but du mois de janvier. Toutefois, les titulaires de licence d’établissement de produits pharmaceutiques ne sont pas tenus de retourner ces documents Ă  SantĂ© Canada avant le 31 mars. Par consĂ©quent, SantĂ© Canada ne peut confirmer les frais Ă  payer pour l’examen annuel des licences de 2022 avant avril 2022. Les donnĂ©es collectĂ©es par SantĂ© Canada lors de l’examen annuel des licences de 2021 montrent que SantĂ© Canada a accordĂ© une remise des frais d’environ 42 000 $ en vertu de l’ArrĂŞtĂ© de remise. Il est estimĂ© que ce montant reprĂ©sente l’estimation de la limite supĂ©rieure de ce qui aurait Ă©tĂ© accordĂ© les annĂ©es suivantes si l’ArrĂŞtĂ© de remise n’avait pas Ă©tĂ© abrogĂ©.

Par consĂ©quent, il est estimĂ© que le coĂ»t pour l’industrie rĂ©sultant de l’abrogation de l’ArrĂŞtĂ© de remise est faible, soit un maximum de 42 000 $ par annĂ©e.

Gouvernement du Canada

Le Ministère reçoit environ 3 500 demandes chaque annĂ©e, ce qui comprend des demandes de nouvelles licences d’établissement de produits pharmaceutiques, des modifications de licences d’établissement existantes et des renouvellements. De ce nombre, 800 sont des demandes annuelles d’examen de licence.

Les avantages escomptĂ©s pour SantĂ© Canada comprennent l’estimation de la limite supĂ©rieure de 42 000 $ mentionnĂ©e prĂ©cĂ©demment, car SantĂ© Canada recevra la totalitĂ© des frais de licence annuels auxquels elle avait renoncĂ© en vertu de l’ArrĂŞtĂ© de remise. On estime que les avantages pour le gouvernement du Canada sont faibles, ce qui reflète la faible incidence prĂ©vue pour l’industrie.

De plus, les demandes relatives aux licences d’établissement de produits pharmaceutiques délivrées ou modifiées en vertu de l’Arrêté d’urgence n’ont pas été prévues dans le cadre des prévisions de recettes du Ministère, étant donné la portée limitée de l’Arrêté de remise et sa nature temporaire.

Population canadienne

Il n’est pas anticipé que les entreprises cesseront de produire des drogues contre la COVID-19 uniquement en raison de l’abrogation de l’Arrêté de remise étant donné le faible montant remis en 2021. Presque toutes les entreprises (soit 6 sur 7) qui menaient des activités à l’égard de drogues contre la COVID-19 en vertu de l’Arrêté d’urgence ont décidé de poursuivre leurs activités après l’expiration de l’Arrêté d’urgence. L’Arrêté ministériel ne devrait pas réduire l’approvisionnement canadien en drogues contre la COVID-19 à la lumière de ce qui précède et compte tenu du fait que seul un petit nombre d’entreprises ont bénéficié d’une remise des frais à payer en vertu de l’Arrêté de remise. Par conséquent, on ne s’attend pas à ce que cela ait une incidence sur la population canadienne.

Avantages

Les frais à recouvrer seront réinvestis dans les secteurs d’activités spécifiques pour lesquels les frais sont payés, ce qui entraîne une réduction des coûts pour les Canadiens. De tels revenus additionnels contribuent à un financement plus stable afin de fournir des services réglementaires aux Canadiens et à l’industrie.

Lentille des petites entreprises

La seule entreprise qui rĂ©pondait Ă  la dĂ©finition de petite entreprise a avisĂ© SantĂ© Canada de son intention de ne pas maintenir les modifications apportĂ©es Ă  sa licence d’établissement de produits pharmaceutiques en vertu de l’ArrĂŞtĂ© de remise. En assumant que cette entreprise ne soumettra pas de demande dans les annĂ©es Ă  venir, l’abrogation de l’ArrĂŞtĂ© de remise n’aura pas d’incidence sur les petites entreprises.

Règle du « un pour un Â»

Un règlement existant, Arrêté de remise visant les prix à payer à l’égard des licences d’établissement (mention d’une activité à l’égard d’une drogue contre la COVID-19) est abrogé. Cependant, il y a une augmentation du fardeau administratif de zéro pour les entreprises.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Il n’existe pas de renseignements exhaustifs sur les stratégies adoptées par d’autres pays en réponse à la pandémie en ce qui concerne la remise des frais à payer. Toutefois, l’approche du Canada en matière de recouvrement des coûts est conforme aux approches adoptées par d’autres pays en termes de frais facturés à l’industrie pour les services de réglementation. Par exemple, l’Australian Therapeutic Goods Administration exige que les établissements australiens qui fabriquent des médicaments détiennent une licence de fabrication. Le Royaume-Uni exige également que les fabricants détiennent une licence de fabricant délivrée par la Medicines and Healthcare Products Regulatory Agency. À l’instar de l’approche de Santé Canada, des frais sont exigibles dans les deux pays pour la délivrance d’une licence, ainsi que pour l’examen annuel de la licence. La Food and Drug Administration des États-Unis impose des frais d’utilisation pour les présentations de drogues nouvelles et l’enregistrement des établissements de produits pharmaceutiques.

Évaluation environnementale stratégique

ConformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une analyse prĂ©liminaire a conclu qu’une Ă©valuation environnementale stratĂ©gique n’était pas nĂ©cessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus (ACS+)

Il est anticipé que l’Arrêté ministériel n’aura pas de répercussions directes sur la population canadienne. Santé Canada a pris en compte les répercussions indirectes que l’Arrêté ministériel pourrait avoir sur les groupes de population qui courent un risque plus élevé de développer des symptômes graves ou de mourir de la COVID-19, puisque la mesure pourrait être perçue comme réduisant les incitatifs pour l’industrie à fabriquer des drogues contre la COVID-19. Les groupes de population à risque comprennent les personnes âgées, les personnes à risque en raison de problèmes de santé sous-jacents, les personnes dont le système immunitaire est affaibli et les personnes aux prises avec des difficultés socioéconomiques, par exemple celles qui ont de la difficulté à accéder à des soins médicaux ou à des conseils de santé, qui ont un emploi instable ou des conditions de travail peu flexibles, qui sont isolées sur le plan social ou géographique, ou qui ont des conditions de logement inadéquates.

Cependant, seules six entreprises ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une remise partielle du prix annuel Ă  payer pour leur licence d’établissement de produits pharmaceutiques liĂ©s Ă  une drogue contre la COVID-19, et ces entreprises fabriquent Ă©galement d’autres drogues non liĂ©es Ă  la COVID-19 au Canada. Le montant associĂ© Ă  la remise partielle du prix Ă  payer en 2021 Ă©tait nĂ©gligeable, soit en moyenne 7 000 $ par entreprise. Cela ne reprĂ©sente qu’entre 2 % et 10 % du montant total qui serait « normalement Â» facturĂ© pour l’examen annuel des licences des entreprises.

Les intervenants n’ont pas soulevé d’inquiétudes quant à l’intention du Ministère de cesser la remise des frais à payer à l’expiration de l’Arrêté d’urgence. En effet, presque toutes les entreprises (soit 6 sur 7) qui menaient des activités à l’égard de drogues contre la COVID-19 en vertu de l’Arrêté d’urgence ont poursuivi leurs activités après l’expiration de l’Arrêté d’urgence tout en sachant que la remise des frais prendrait fin. Par conséquent, l’Arrêté ministériel ne devrait pas avoir d’incidence sur l’approvisionnement canadien en drogues contre la COVID-19.

Si le scénario susmentionné devait se produire, l’incidence sur l’approvisionnement canadien en drogues contre la COVID-19 devrait être compensée par les mesures supplémentaires prises par le gouvernement tout au long de la pandémie. Ces mesures comprennent les modifications du Règlement sur les aliments et drogues afin d’accélérer l’octroi de licences pour les drogues contre la COVID-19 et l’autorisation d’importer de manière exceptionnelle des drogues étrangères qui peuvent ne pas répondre entièrement à certaines exigences réglementaires canadiennes, mais qui sont fabriquées selon des normes comparables.

Justification

La remise future des frais à payer pour l’examen annuel de la licence demeure possible par le biais de l’Arrêté de remise, puisque le Règlement offre aux titulaires de licences d’établissement de produits pharmaceutiques la possibilité de maintenir leurs demandes et leurs modifications autorisées en vertu de l’Arrêté d’urgence. L’abrogation de l’Arrêté de remise permet de garantir que les frais à payer prévus dans l’Arrêté sur les prix à payer à l’égard des drogues et instruments médicaux en ce qui concerne l’examen des licences d’établissement de produits pharmaceutiques s’appliquent.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

L’Arrêté de remise est abrogé le jour de l’enregistrement de l’Arrêté ministériel.

Lorsque l’Arrêté entre en vigueur, tous les titulaires de licence d’établissement de produits pharmaceutiques menant des activités à l’égard de drogues contre la COVID-19 sont assujettis aux frais à payer fixés dans l’Arrêté sur les prix à payer à l’égard des drogues et instruments médicaux.

Conformité et application

Le dĂ©faut de paiement des frais applicables pourrait amener SantĂ© Canada Ă  prendre des mesures de conformitĂ© et d’application de la loi conformĂ©ment aux directives existantes de SantĂ© Canada, notamment les Frais pour l’examen des demandes de licence d’établissement de produits pharmaceutiques pour usage humain et vĂ©tĂ©rinaire et la Gestion des demandes et du rendement en matière de licences d’établissement de produits pharmaceutiques (GUI-0127). Le Ministère choisit les mesures et les outils les mieux adaptĂ©s Ă  la situation, en fonction d’une Ă©valuation des donnĂ©es probantes disponibles et des risques liĂ©s Ă  la situation. Le type de mesure dĂ©pend de la nature de l’infraction et peut inclure le refus de services, le rejet d’une demande de licence d’établissement de produits pharmaceutiques ou l’annulation d’une licence existante.

Normes de service

Les Normes de rendement pour l’ArrĂŞtĂ© sur les prix Ă  payer Ă  l’égard des drogues et instruments et mĂ©dicaux et la Gestion des demandes et du rendement en matière de licences d’établissement de produits pharmaceutiques (GUI-0127) demeurent inchangĂ©s. Les demandes de licences d’établissement de produits pharmaceutiques font toujours l’objet d’un temps de traitement de 250 jours civils. Les dĂ©tenteurs de licences d’établissement de produits pharmaceutiques ont toujours l’obligation de soumettre une demande complète pour l’examen annuel avant le 1er avril de chaque annĂ©e afin de permettre la finalisation de l’examen d’ici le mois d’aoĂ»t.

Personne-ressource

Catherine Hudon
Directrice
Politiques de conformité et affaires réglementaires
Direction des politiques et des stratégies réglementaires
Direction générale des opérations réglementaires et de l’application de la loi
Santé Canada
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