Règlement modifiant la Loi sur les prestations canadiennes de relance Ă©conomique : DORS/2021-219

La Gazette du Canada, Partie II, volume 155, numéro 23

Enregistrement
DORS/2021-219 Le 22 octobre 2021

LOI SUR LES PRESTATIONS CANADIENNES DE RELANCE ÉCONOMIQUE

C.P. 2021-912 Le 22 octobre 2021

Sur recommandation de la ministre de l’Emploi et du DĂ©veloppement social et de la ministre des Finances et en vertu de l’article 24.1 rĂ©fĂ©rence a de la Loi sur les prestations canadiennes de relance Ă©conomique rĂ©fĂ©rence 1, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant la Loi sur les prestations canadiennes de relance Ă©conomique, ci-après.

Règlement modifiant la Loi sur les prestations canadiennes de relance économique

Modification

1 Dans les passages ci-après de la Loi sur les prestations canadiennes de relance Ă©conomique rĂ©fĂ©rence 1, « 23 octobre 2021 Â» est remplacĂ© par « 20 novembre 2021 Â» :

Entrée en vigueur

2 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Les prestations de la relance Ă©conomique ont Ă©tĂ© mises en place par le gouvernement du Canada afin de fournir un soutien au revenu pendant la pandĂ©mie de COVID-19, c’est-Ă -dire du 27 septembre 2020 au 23 octobre 2021. Cependant, la trajectoire de la pandĂ©mie demeure incertaine, et il est attendu que certains travailleurs continueront d’avoir besoin de l’appui offert par la Prestation canadienne de maladie pour la relance Ă©conomique (PCMRE) et la Prestation canadienne de la relance Ă©conomique pour proches aidants (PCREPA) après le 23 octobre 2021.

Description : Le Règlement modifiant la Loi sur les prestations canadiennes de relance Ă©conomique (le Règlement) vise Ă  Ă©tendre la pĂ©riode de disponibilitĂ© de la PCMRE et de la PCREPA du 23 octobre 2021 au 20 novembre 2021. Sans cette prolongation, ces deux prestations ne seront plus offertes Ă  compter du 23 octobre 2021.

Justification : Bien que les efforts de vaccination se poursuivent, l’augmentation du nombre de cas de COVID-19 et l’application continue de mesures de santĂ© publique dans tout le Canada justifient une prolongation jusqu’au 20 novembre 2021 de la pĂ©riode pendant laquelle la PCMRE et la PCREPA sont offertes. Celles-ci contribuent Ă  attĂ©nuer la propagation du virus en encourageant les travailleurs malades Ă  rester Ă  la maison plutĂ´t que de retourner au travail et en soutenant les proches aidants qui n’ont d’autre choix que de demeurer Ă  la maison lorsque leur enfant ou un membre de leur famille ne peut frĂ©quenter l’école, la garderie ou d’autres Ă©tablissements en raison de la pandĂ©mie.

La Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2021 prĂ©voyait des modifications Ă  la Loi sur les prestations canadiennes de relance Ă©conomique pour permettre Ă  la gouverneure en conseil (sur recommandation de la ministre de l’Emploi et du DĂ©veloppement social et de la ministre des Finances) de reporter la date de fin de ces prestations jusqu’au 20 novembre 2021.

Selon les donnĂ©es courantes sur l’utilisation par les prestataires de la PCMRE et de la PCREPA, il est estimĂ© que 518 000 personnes bĂ©nĂ©ficieraient directement de la prolongation jusqu’au 20 novembre 2021. Celle-ci entraĂ®nera Ă©galement des avantages supplĂ©mentaires en matière de santĂ©, ainsi que des avantages indirects associĂ©s Ă  la stimulation Ă©conomique, qui n’ont pas Ă©tĂ© monĂ©tisĂ©s. Les coĂ»ts diffĂ©rentiels de ce règlement sont Ă©valuĂ©s Ă  271,1 millions de dollars (63.4 millions de dollars pour la PCMRE et 207.7 millions de dollars pour la PCREPA) [valeur actuelle]. Ces coĂ»ts comprennent environ 259 millions de dollars pour les frais du programme afin de fournir un soutien du revenu additionnel aux bĂ©nĂ©ficiaires des prestations de la relance Ă©conomique et 12,1 millions de dollars (valeur actuelle) en frais de fonctionnement pour l’Agence du revenu du Canada.

Enjeux

Depuis le 27 septembre 2020, de nombreux travailleurs qui ont Ă©tĂ© incapables de travailler en raison de la COVID-19 comptent sur les prestations d’assurance-emploi (a.-e.) et sur les prestations canadiennes de la relance Ă©conomique, comprenant la Prestation canadienne de la relance Ă©conomique (PCRE), qui est disponible jusqu’à 54 semaines; la Prestation canadienne de maladie pour la relance Ă©conomique (PCMRE), qui est offerte pour un maximum de 4 semaines; la Prestation canadienne de la relance Ă©conomique pour proches aidants (PCREPA), qui est disponible jusqu’à 42 semaines. Il est prĂ©vu que les prestations pour la relance Ă©conomique prennent fin le 23 octobre 2021.

La reprise Ă©conomique et les conditions du marchĂ© du travail s’amĂ©liorent alors que les efforts de vaccination se poursuivent rĂ©fĂ©rence 2 et que l’emploi retrouve les niveaux d’avant la pandĂ©mie rĂ©fĂ©rence 3. Cependant, l’évolution de la COVID-19 reste incertaine, et le virus prĂ©sente toujours le risque que certains travailleurs continuent d’avoir besoin de soutien après le 23 octobre 2021 pour gĂ©rer les interruptions de leur emploi rĂ©sultant d’une mise en quarantaine, de la maladie et des responsabilitĂ©s liĂ©es aux soins.

Le Règlement modifiant la Loi sur les prestations canadiennes de relance économique (le Règlement) appuie directement la réponse du gouvernement du Canada à la pandémie de COVID-19 et les exigences analytiques de l’analyse coûts-avantages ont été adaptées pour permettre une réponse rapide et efficace.

Contexte

La maladie respiratoire aiguë de la COVID-19 est un état pathologique dans lequel les personnes touchées développent de la fièvre, de la toux et/ou des difficultés respiratoires. Dans les cas les plus sévères, l’infection peut entraîner une pneumonie, le syndrome respiratoire aigu sévère, une insuffisance rénale et la mort. La transmission d’une personne à l’autre est le principal moteur de la pandémie actuelle de COVID-19.

Dans le cadre du Plan d’intervention Ă©conomique du Canada pour rĂ©pondre Ă  la COVID-19, la PCRE, la PCMRE et la PCREPA ont Ă©tĂ© mises en place grâce Ă  la Loi sur les prestations canadiennes de relance Ă©conomique pour aider les travailleurs incapables d’exercer leurs activitĂ©s professionnelles en raison de la pandĂ©mie pendant la pĂ©riode commençant le 27 septembre 2020 et se terminant le 25 septembre 2021; la date d’échĂ©ance a par la suite Ă©tĂ© prolongĂ©e jusqu’au 23 octobre 2021.

Le droit maximal Ă  la PCRE et Ă  la PCREPA Ă©tait au dĂ©part fixĂ© Ă  26 semaines, tandis que celui de la PCMRE Ă©tait de 2 semaines. En mars 2021, la PCRE et la PCREPA ont Ă©tĂ© prolongĂ©es pour offrir 38 semaines et la PCMRE, 4 semaines, au moyen des modifications au Règlement sur les prestations canadiennes de relance Ă©conomique.

La Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2021, qui a reçu la sanction royale le 29 juin 2021, a modifiĂ© la Loi sur les prestations canadiennes de relance Ă©conomique afin :

La PCRE, la PCMRE et la PCREPA devaient initialement venir Ă  Ă©chĂ©ance le 25 septembre 2021. En aoĂ»t 2021, le Règlement modifiant la Loi sur les prestations canadiennes de relance Ă©conomique et le Règlement sur les prestations canadiennes de relance Ă©conomique est entrĂ© en vigueur afin de prolonger les trois prestations de la relance Ă©conomique jusqu’au 23 octobre 2021, ce qui a Ă©galement permis de porter le droit maximal Ă  54 semaines de soutien du revenu en vertu de la PCRE.

La PCRE vient en aide aux travailleurs non admissibles Ă  l’a.-e. qui, pour des raisons liĂ©es Ă  la COVID-19, n’ont pas d’emploi ou ne travaillent pas Ă  leur compte, ou ont subi une rĂ©duction d’au moins 50 % de leur revenu hebdomadaire moyen d’emploi ou de travail autonome. Elle prĂ©voit jusqu’à 54 semaines de soutien du revenu, qui s’élève Ă  500 $ par semaine pour les 42 premières semaines (si la demande est faite pour une pĂ©riode commençant avant le 18 juillet 2021) et Ă  300 $ par semaine pour toute semaine payĂ©e au-delĂ  de 42 semaines ou Ă  tous les nouveaux demandeurs qui font une demande pour une pĂ©riode commençant le 18 juillet 2021 ou après.

La PCMRE fournit un soutien du revenu aux travailleurs qui sont incapables de travailler au moins 50 % du temps qu’ils auraient autrement travaillĂ© au cours d’une semaine parce qu’ils ont contractĂ© la COVID-19 ou doivent s’isoler pour des raisons liĂ©es au virus, ou ont des conditions sous-jacentes, suivent des traitements ou sont Ă  risque de complications de santĂ© graves en raison de la COVID-19. Elle prĂ©voit 500 $ par semaine, versĂ©s sur une base hebdomadaire, pour un maximum de quatre semaines.

La PCREPA fournit un soutien du revenu aux salariĂ©s ou aux travailleurs indĂ©pendants qui sont incapables de travailler au moins 50 % du temps qu’ils auraient autrement travaillĂ© au cours d’une semaine parce qu’ils doivent s’occuper d’un enfant de moins de 12 ans ou d’un membre de la famille qui a besoin de soins supervisĂ©s parce que l’école, le programme ou tout autre Ă©tablissement que l’enfant ou le membre de la famille frĂ©quentait normalement n’était pas disponible ou Ă©tait fermĂ©; l’enfant ou le membre de la famille a contractĂ© ou aurait pu contracter la COVID-19, ou doit s’isoler, ou risque de graves complications de santĂ© Ă  cause de la COVID-19. Elle fournit 500 $ par semaine, versĂ©s sur une base hebdomadaire, jusqu’à 42 semaines par mĂ©nage.

Objectifs

Les objectifs de ce règlement sont de :

Description

Le Règlement modifiant la Loi sur les prestations canadiennes de relance Ă©conomique est mis en place afin de prolonger du 23 octobre 2021 au 20 novembre 2021 la pĂ©riode pendant laquelle la PCMRE et la PCREPA sont offertes.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Le Règlement répond directement aux circonstances économiques exceptionnelles et persistantes que présente la pandémie de COVID-19. Les mesures énoncées dans le Règlement doivent être mises en place dans les plus brefs délais pour être efficaces. Pour cette raison, aucune consultation n’a été réalisée et le Règlement a obtenu une exemption de publication préalable dans la Partie I de la Gazette du Canada.

Choix de l’instrument

La Loi sur les prestations canadiennes de relance Ă©conomique confère Ă  la gouverneure en conseil, sur recommandation de la ministre de l’Emploi et du DĂ©veloppement social et de la ministre des Finances, le pouvoir de prolonger les pĂ©riodes pendant lesquelles les prestations canadiennes de relance Ă©conomique sont disponibles jusqu’au 20 novembre 2021 au plus tard.

Le recours aux pouvoirs rĂ©glementaires en place est la seule mĂ©thode pouvant ĂŞtre utilisĂ©e pour garantir que la PCMRE et la PCREPA demeurent accessibles aux Canadiens au-delĂ  du 23 octobre 2021.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Une évaluation des répercussions des traités modernes sur les mesures énoncées dans le Règlement a été effectuée en appui à la proposition de ce dernier. Le Règlement n’aura aucune répercussion sur les obligations relatives aux traités modernes ni sur les engagements envers les Autochtones.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Les avantages et les coĂ»ts de ce règlement ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s pour les exercices 2021-2022 et 2022-2023. Les estimations sont prĂ©sentĂ©es en dollars de 2021 et sont actualisĂ©es en utilisant un taux d’actualisation de 7 %.

La prolongation de la PCMRE et de la PCREPA jusqu’au 20 novembre 2021 par le biais de ce règlement fournit un soutien du revenu essentiel aux travailleurs qui sont incapables de travailler parce qu’ils sont malades ou doivent s’isoler, ou parce qu’ils doivent s’occuper de leur enfant de moins de 12 ans ou d’un membre de leur famille qui a besoin de soins supervisĂ©s en raison de la COVID-19. Les avantages monĂ©tisĂ©s pour les travailleurs, qui constituent Ă©galement les coĂ»ts directs de ce règlement, sont estimĂ©s Ă  259 millions de dollars. Le Règlement devrait aussi procurer des avantages en matière de santĂ©. Cependant, ces avantages ne sont pas quantifiĂ©s dans la prĂ©sente analyse. Le gouvernement du Canada devra assumer un coĂ»t total de 12,1 millions de dollars pour administrer le programme.

Le Règlement appuie directement la réponse du gouvernement du Canada à la COVID-19 et les exigences analytiques de l’analyse coûts-avantages ont été adaptées pour permettre une réponse rapide et efficace.

Scénario de référence

Selon le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, la date de fin actuelle des prestations canadiennes de la relance Ă©conomique demeure le 23 octobre 2021 et le nombre maximal de semaines d’admissibilitĂ© reste inchangĂ©, soit 4 semaines pour la PCMRE et 42 semaines pour la PCREPA. En date du 26 septembre 2021, plus de 684 830 travailleurs ont touchĂ© la PCMRE, et 458 990 la PCREPA. En vertu de ce scĂ©nario, les travailleurs n’auront plus droit Ă  ces prestations dès le 24 octobre 2021.

La PCMRE permet aux particuliers qui ont contracté la COVID-19 ou qui doivent s’isoler parce qu’ils ont été exposés au virus de rester à la maison et de ne pas travailler. La PCREPA permet aux personnes qui en bénéficient de s’occuper d’enfants qui doivent s’isoler ou qui sont malades, ce qui réduit également le risque que d’autres personnes soient exposées. En l’absence de droit supplémentaire à cette prestation, les parents peuvent être plus enclins à envoyer leurs enfants dans des établissements de garde d’enfants alors qu’ils devraient s’isoler, risquant par le fait même d’exposer d’autres personnes.

Scénario réglementaire

Selon le scĂ©nario rĂ©glementaire, la pĂ©riode d’admissibilitĂ© aux prestations pour la relance Ă©conomique est prolongĂ©e du 23 octobre 2021 jusqu’au 20 novembre 2021 et le nombre maximal de semaines demeure inchangĂ©, soit 4 semaines pour la PCMRE et 42 semaines pour la PCREPA. Ce scĂ©nario entraĂ®nera des coĂ»ts de programme et de fonctionnement supplĂ©mentaires pour le gouvernement fĂ©dĂ©ral. De plus, ses avantages vont au-delĂ  du soutien direct aux travailleurs et devraient mener Ă  des retombĂ©es Ă©conomiques et sociĂ©tales pouvant ĂŞtre indirectement attribuĂ©es au report de la date de fin des prestations.

Si la tendance se maintient, 114 000 bĂ©nĂ©ficiaires de la PCMRE et 404 000 personnes touchant la PCREPA devraient profiter de la prolongation de la pĂ©riode pendant laquelle ces prestations sont offertes.

Coûts

Les coĂ»ts supplĂ©mentaires du Règlement sont estimĂ©s Ă  271,1 millions de dollars (valeur actuelle). Ces coĂ»ts comprennent 259 millions de dollars pour les coĂ»ts des programmes visant Ă  fournir un soutien du revenu supplĂ©mentaire aux bĂ©nĂ©ficiaires de la PCREPA et de la PCMRE, qui proviendront du TrĂ©sor conformĂ©ment Ă  la Loi sur les prestations canadiennes de relance Ă©conomique, ainsi que 12,1 millions de dollars (valeur actuelle) en coĂ»ts de fonctionnement pour l’Agence du revenu du Canada (ARC).

Coûts de programme et de fonctionnement

Les paiements supplĂ©mentaires pour le programme rĂ©sultant du Règlement devraient s’élever Ă  259 millions de dollars. Les coĂ»ts de fonctionnement pour que l’ARC administre les semaines de prestations supplĂ©mentaires dans le cadre des programmes devraient s’élever Ă  12,1 millions de dollars au cours des exercices 2021-2022 et 2022-2023. Les coĂ»ts de fonctionnement supplĂ©mentaires sont destinĂ©s Ă  soutenir un certain nombre de fonctions au sein de l’ARC, dont la majoritĂ© de l’effort est concentrĂ©e dans les fonctions suivantes : recouvrement et vĂ©rifications, et service et assistance aux contribuables.

Tableau 1 : Ventilation des coĂ»ts de programme et de fonctionnement
Programme Coûts de programme (valeur actuelle) Coûts de fonctionnement (valeur actuelle)
PCMRE 57 millions de dollars 6,4 millions de dollars
PCREPA 202 millions de dollars 5,7 millions de dollars

Tous les coûts de programme proviendront du Trésor.

Coûts de productivité associés aux prestations et aux congés liés à la COVID-19

La COVID-19 et les mesures de santé publique qui en découlent signifient que les travailleurs qui sont dans l’incapacité de travailler parce qu’ils sont malades ou doivent s’isoler ou s’occuper d’un membre de leur famille sont contraints de rester à la maison pour réduire la propagation du virus. Au cours de cette période, le gouvernement a fourni des mesures de soutien du revenu aux travailleurs qui n’ont pas pu travailler en raison de la COVID-19. Bien que les efforts de vaccination soient en cours et que les provinces et territoires aient mis en place des plans de déconfinement, la quatrième vague a créé des épidémies régionales dans certaines parties du pays.

Les coĂ»ts de productivitĂ© directement associĂ©s Ă  la prolongation jusqu’au 20 novembre 2021 de la pĂ©riode pendant laquelle la PCMRE et la PCREPA sont disponibles devraient ĂŞtre mineurs. La plupart des pertes de productivitĂ© seraient attribuables Ă  la pandĂ©mie de COVID-19 et aux mesures de santĂ© publique mises en place plutĂ´t qu’à la prolongation de la pĂ©riode d’admissibilitĂ© Ă  ces prestations. Toutefois, il est estimĂ© que la prolongation des pĂ©riodes d’admissibilitĂ© incitera certains travailleurs Ă  rester Ă  la maison (par exemple pour s’occuper d’un enfant) plutĂ´t que d’aller au travail et de trouver d’autres options de garde (par exemple en faisant appel Ă  des amis ou Ă  des membres de la famille). De mĂŞme, les travailleurs peuvent ĂŞtre plus enclins Ă  rester Ă  la maison lorsqu’ils prĂ©sentent des symptĂ´mes lĂ©gers de la COVID-19 plutĂ´t que de prendre le risque d’aller au travail oĂą ils pourraient potentiellement propager davantage le virus. Par consĂ©quent, les avantages sanitaires, sociaux et Ă©conomiques Ă  long terme de ces mesures sont susceptibles de l’emporter sur la perte de productivitĂ© Ă  court terme.

Coûts supplémentaires pour les employeurs du secteur privé sous réglementation fédérale

Le Règlement pourrait engendrer des coûts supplémentaires pour les employeurs sous réglementation fédérale dont les employés pourraient prolonger ou prendre des congés de maladie ou pour proches aidants liés à la COVID-19 (disponibles en vertu du Code canadien du travail) en raison de la prolongation des périodes d’admissibilité. Aucune donnée n’est disponible sur le nombre de personnes du secteur privé sous réglementation fédérale qui ont bénéficié de la PCMRE ou de la PCREPA.

Avantages

Soutien du revenu supplémentaire des prestations de relance économique

La prolongation jusqu’au 20 novembre 2021 de la pĂ©riode pendant laquelle la PCMRE et la PCREPA sont disponibles permet d’assurer l’accès continu Ă  un soutien du revenu, au besoin, pour les travailleurs canadiens qui sont dans l’impossibilitĂ© de travailler parce qu’ils sont malades ou doivent s’isoler en raison de la COVID-19, ou parce qu’ils doivent s’occuper d’un enfant ou d’un membre de la famille qui nĂ©cessite des soins supervisĂ©s et qui ne peut pas frĂ©quenter son Ă©cole ou son Ă©tablissement de soins en raison de la COVID-19.

Selon les donnĂ©es disponibles sur le recours Ă  la PCMRE et Ă  la PCREPA, on estime que plus de 518 000 bĂ©nĂ©ficiaires profiteraient directement des semaines supplĂ©mentaires de soutien du revenu et de la prolongation jusqu’au 20 novembre 2021 de la pĂ©riode pendant laquelle des prestations de relance Ă©conomique sont disponibles. Selon les estimations, les bĂ©nĂ©ficiaires recevront Ă©galement un soutien du revenu supplĂ©mentaire de 259 millions de dollars grâce Ă  cette prolongation.

Avantages en matière de santé

Le Règlement devrait également avoir des effets bénéfiques sur la santé publique, particulièrement en ce qui concerne l’amélioration des résultats en la matière de santé. La modélisation suggère que le variant Delta, plus contagieux et plus grave, continuera de poser un problème sérieux à l’automne et à l’hiver. Les provinces et territoires expliquent la forte hausse des infections et des hospitalisations par ce variant. Sans la prolongation de la période d’admissibilité à la PCMRE et à la PCREPA, les travailleurs malades ou devant s’isoler à cause de la COVID-19 pourraient, par exemple, être plus enclins à reprendre leur emploi et moins portés à s’isoler, augmentant le risque de propager le virus. Il est difficile de monétiser les avantages pour la santé définis ci-dessus, notamment en raison des incertitudes concernant l’évolution de la pandémie et les mesures de santé publique qui pourraient être mises en place ou assouplies en conséquence. Cependant, il est probable que la valeur monétisée de ces avantages soit importante.

Avantages environnementaux

Les avantages environnementaux du Règlement sont négligeables.

Avantages économiques indirects

Le soutien du revenu supplémentaire pour les personnes qui, en raison de la nécessité de s’isoler ou de s’occuper d’enfants ou de membres de la famille malades, ne sont pas en mesure de travailler et qui autrement n’auraient pas de revenu offrira des avantages économiques indirects découlant des dépenses de ce soutien du revenu dans l’économie. Cela contribuera sans doute à accélérer la relance économique à la sortie de la pandémie. De plus, l’accès au soutien du revenu supplémentaire pourrait avoir des répercussions sociétales indirectes en réduisant les risques d’itinérance ou de pauvreté infantile.

Énoncé des coûts et avantages
Tableau 2.1 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts
Description du coût Montant
(en millions de dollars)
Coûts de mise en œuvre pour le gouvernement 12,1
Coûts de programme pour le gouvernement 259
Coûts totaux 271,1
Tableau 2.2 : RĂ©sumĂ© des avantages
Description de l’avantage Montant
(en millions de dollars)
Mesures de soutien du revenu supplémentaires 259
Avantages totaux 259
Tableau 2.3 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts et avantages
Impacts Montant
(en millions de dollars)
Coûts totaux 271,1
Avantages totaux 259
Impact net −12,1

Impacts quantifiés (non monétisés) et qualitatifs

Impacts positifs :

Impacts nĂ©gatifs :

Bien que seuls les coûts nets aient été monétisés, il est estimé que, si les avantages qualitatifs de cette mesure étaient monétisés, les avantages dépasseraient les coûts.

Lentille des petites entreprises

En date de 2019, les petites entreprises (celles qui comptent moins de 100 employĂ©s ou dont le chiffre d’affaires est infĂ©rieur Ă  5 millions de dollars) employaient 8,4 millions de personnes au Canada, soit 68,8 % de la main-d’œuvre privĂ©e totale rĂ©fĂ©rence 4. Ces entreprises sont gĂ©nĂ©ralement moins bien Ă©quipĂ©es pour absorber de longues absences des employĂ©s par rapport aux grandes entreprises et, Ă  ce titre, pourraient ĂŞtre plus touchĂ©es par la perte de productivitĂ© Ă©conomique due Ă  la pandĂ©mie et aux mesures de santĂ© publique ainsi que par le climat Ă©conomique.

Le Règlement dont il est question ici n’offre pas de marge de manĹ“uvre particulière aux petites entreprises. La prolongation jusqu’au 20 novembre 2021 de la pĂ©riode d’admissibilitĂ© Ă  la PCMRE et Ă  la PCREPA ne crĂ©era pas de fardeau administratif supplĂ©mentaire pour les petites entreprises.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas Ă  ce règlement, car il n’y a pas de fardeau administratif supplĂ©mentaire pour les entreprises.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le Règlement n’a aucune incidence sur les accords internationaux (commerce, environnement, droits de la personne, etc.), les obligations ou les normes volontaires. Elles ne visent pas Ă  minimiser ou Ă  rĂ©duire les diffĂ©rences rĂ©glementaires ni Ă  accroĂ®tre la compatibilitĂ© rĂ©glementaire avec une autre juridiction. Elle n’introduit pas d’exigences canadiennes spĂ©cifiques qui diffèrent des règlements existants dans d’autres juridictions pour un programme international. Elle ne cherche pas Ă  permettre l’alignement rĂ©glementaire avec les États-Unis, comme le prĂ©voit le Plan d’action conjoint du Conseil de coopĂ©ration en matière de rĂ©glementation Canada−États-Unis.

Évaluation environnementale stratégique

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une analyse préliminaire a permis de conclure qu’une évaluation environnementale stratégique n’est pas nécessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus (ACS+)

Le Règlement permet d’aider un grand nombre de travailleurs qui, pour diffĂ©rentes raisons liĂ©es Ă  la COVID-19, ne peuvent pas travailler au moins 50 % des heures qu’ils auraient autrement travaillĂ©es pendant une semaine. Le Règlement ne cible pas les personnes d’un sexe ou d’un groupe en particulier. Toutefois, on a constatĂ© des incidences proportionnelles et diffĂ©rentielles Ă  l’aide des premières donnĂ©es sur les programmes, entre le 27 septembre 2020 et le 11 juillet 2021. Les demandeurs de la PCMRE et de la PCREPA sont principalement des femmes.

Les données administratives contiennent des renseignements selon le type de prestations, le nombre hebdomadaire de bénéficiaires, le nombre total des semaines de prestations versées, le revenu des bénéficiaires en 2019, le sexe, le groupe d’âge et la province de résidence. Toutefois, ces données n’ont pas permis d’avoir des tableaux croisés (par exemple ventilation par sexe selon la province). De plus, elles ne contiennent pas de renseignements sur l’industrie ou le type de travail. Des travaux sont en cours pour estimer ces données en les reliant aux données fiscales sur les T4.

Prestation canadienne de maladie pour la relance économique

La Prestation canadienne de maladie pour la relance Ă©conomique (PCMRE) a Ă©tĂ© rĂ©partie de manière relativement Ă©gale entre les hommes (52 %) et les femmes (48 %) et son taux de participation est le plus Ă©levĂ© parmi les bĂ©nĂ©ficiaires âgĂ©s de 25 Ă  54 ans (67 %). Le groupe d’âge de 25 Ă  54 ans reprĂ©sente 64 % des participants Ă  la population active. Les hommes reprĂ©sentent 52 % de ce groupe d’âge et les femmes 48 % rĂ©fĂ©rence 5. Plus de la moitiĂ© des Canadiens affirment ne pas avoir accès Ă  des congĂ©s de maladie payĂ©s. Cette proportion est encore plus Ă©levĂ©e chez les personnes Ă  faible revenu. Environ 37 % des bĂ©nĂ©ficiaires de la PCMRE gagnaient moins de 20 000 $ ou n’avaient pas produit de dĂ©claration de revenus en 2019, ce qui laisse supposer que cette prestation peut ĂŞtre particulièrement utile aux personnes Ă  faible revenu.

Prestation canadienne de relance économique pour proches aidants

La Prestation canadienne de relance Ă©conomique pour proches aidants (PCREPA) cible les proches aidants et les familles avec enfants. Les bĂ©nĂ©ficiaires de la PCREPA sont plus susceptibles d’être des femmes, 63 % de ces bĂ©nĂ©ficiaires Ă©tant des femmes en date de juillet 2021 rĂ©fĂ©rence 6, et 69 % des bĂ©nĂ©ficiaires sont âgĂ©s de 25 Ă  45 ans. Ă€ titre de comparaison, les hommes reprĂ©sentent 53 % de la population active de 15 ans et plus, tandis que les femmes en reprĂ©sentent 47 %. Quelque 50 % des bĂ©nĂ©ficiaires ont gagnĂ© un revenu annuel infĂ©rieur Ă  20 000 $ ou n’ont pas produit de dĂ©claration de revenus en 2019. L’augmentation du droit Ă  la PCREPA profiterait davantage aux travailleurs Ă  faible salaire qu’à la population gĂ©nĂ©rale, car elle remplace un plus grand pourcentage de leur revenu, de mĂŞme qu’aux femmes âgĂ©es de 25 Ă  45 ans, selon les donnĂ©es sur les demandeurs recueillies Ă  ce jour.

À l’heure actuelle, il n’y a pas de données sur les autres groupes d’identité.

Tableau 3 : Ventilation selon la province et le territoire (en date du 29 aoĂ»t 2021)
  % des bĂ©nĂ©ficiaires de la PCMRE note a du tableau 5 % des bĂ©nĂ©ficiaires de la PCREPA note b du tableau 5 % de la population active
Atlantique 4 % 5 % 6,1 %
QuĂ©bec 17 % 17 % 22,5 %
Ontario 37 % 41 % 39,1 %
Manitoba et Saskatchewan 9 % 13 % 6,5 %
Alberta 19 % 14 % 12,1 %
Colombie-
Britannique
13 % 8 % 13,7 %
Territoires < 1 % 1 % S.O.

Note(s) du tableau 5

Note a du tableau 5

Demandes de la PCMRE - données détaillées

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Note b du tableau 5

Demandes de la PCREPA - données détaillées

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Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre, conformité et application

L’ARC gère et exécute les programmes de prestations de la relance économique au nom du ministre de l’Emploi et du Développement social. Même si l’ARC a l’infrastructure nécessaire, il faut modifier le système de traitement des prestations de la relance économique pour le versement des semaines supplémentaires de la PCMRE et de la PCREPA.

Les mécanismes actuels de mise en œuvre et d’exécution des processus de règlement et de contrôle de l’agence garantiront la bonne mise en œuvre de ces modifications réglementaires. Par exemple, il s’agit des fonctions de comptabilité touchant les clients, les retenues, l’émission de feuillets d’impôt aux demandeurs, le soutien lié aux activités d’évaluation de l’admissibilité, de l’impôt sur le revenu des particuliers, de conformité et de vérification après paiement.

Le Règlement entre en vigueur dès son enregistrement.

Normes de service

L’ARC offre aux Canadiens un point d’accès unique pour une vaste gamme de services et de prestations du gouvernement, y compris les services de traitement et de paiement des prestations de la relance économique. Les normes de service actuelles continueront de s’appliquer aux prestations canadiennes de relance économique.

Personne-ressource

Benoit Cadieux
Directeur
Politique de l’assurance-emploi
Direction générale des compétences et de l’emploi
Emploi et Développement social Canada
140, promenade du Portage, 7e Ă©tage
Gatineau (Québec)
K1A 0J9
Courriel : benoit.cadieux@hrsdc-rhdcc.gc.ca