DĂ©cret fixant Ă  la date de prorogation la date d'entrĂ©e en vigueur de l'article 293 et des paragraphes 296(1) Ă  (3) de cette loi : TR/2021-31

La Gazette du Canada, Partie II, volume 155, numéro 13

Enregistrement
TR/2021-31 Le 23 juin 2021

LOI No 1 D'EXÉCUTION DU BUDGET DE 2019

DĂ©cret fixant Ă  la date de prorogation la date d'entrĂ©e en vigueur de l'article 293 et des paragraphes 296(1) Ă  (3) de cette loi

C.P. 2021-534 Le 10 juin 2021

Sur recommandation du ministre de la CitoyennetĂ© et de l'Immigration et en vertu du paragraphe 300(2) de la Loi no 1 d'exĂ©cution du budget de 2019, chapitre 29 des Lois du Canada (2019), Son Excellence l'administrateur du gouvernement du Canada en conseil fixe Ă  la « date de prorogation Â», au sens de l'article 83 de la Loi sur le Collège des consultants en immigration et en citoyennetĂ©, la date d'entrĂ©e en vigueur de l'article 293 et des paragraphes 296(1) Ă  (3) de la Loi no 1 d'exĂ©cution du budget de 2019.

NOTE EXPLICATIVE

(La présente note ne fait pas partie du Décret.)

Proposition

Ce dĂ©cret fixe la « date de prorogation Â», au sens de l'article 83 de la Loi sur le Collège des consultants en immigration et en citoyennetĂ©, comme Ă©tant la date Ă  laquelle l'article 293 et les paragraphes 296(1) Ă  (3) de la Loi no 1 d'exĂ©cution du budget de 2019 (anciennement le projet de loi C-97) entrent en vigueur.

Objectif

L'objectif du présent décret est de fixer une date pour l'entrée en vigueur des modifications législatives à la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés (LIPR) et à la Loi sur la citoyenneté pour désigner le Collège des consultants en immigration et citoyenneté (le Collège) comme étant le nouvel organisme de réglementation qui autorisera ses titulaires de permis à fournir à leurs clients, moyennant rétribution ou autre contrepartie, des conseils et une représentation en ce qui concerne une procédure ou une demande au titre de ces lois. Cet objectif cadre avec l'engagement pris dans le mandat du gouvernement de mettre en œuvre intégralement le nouveau régime de gouvernance professionnelle pour les consultants en immigration et en citoyenneté.

Ce décret est une étape nécessaire à la mise en œuvre du Collège. En harmonisant l'entrée en vigueur des modifications législatives désignant le Collège comme étant le nouvel organisme de réglementation avec la date de prorogation (c'est-à-dire l'ouverture du Collège), il permettra aux consultants autorisés de conserver leur autorisation à conseiller et à représenter des clients dès le jour de l'ouverture du Collège.

Contexte

Les consultants en immigration et en citoyennetĂ© qui sont membres du Conseil de rĂ©glementation des consultants en immigration du Canada (CRCIC) sont autorisĂ©s Ă  fournir, moyennant rĂ©tribution ou autre contrepartie, des conseils et une reprĂ©sentation en vertu de l'article 91 de la LIPR et de l'article 21.1 de la Loi sur la citoyennetĂ©. Les consultants sont autorisĂ©s Ă  conseiller des clients et Ă  les reprĂ©senter dans le cadre de demandes d'immigration ou de citoyennetĂ© en communiquant en leur nom avec le gouvernement.

Le rĂ´le et la rĂ©glementation des consultants ont Ă©tĂ© un problème rĂ©current au cours des dernières dĂ©cennies. Il y a eu des cas oĂą des consultants sans scrupules ou frauduleux ont induit en erreur ou exploitĂ© de nouveaux arrivants ou des demandeurs en profitant de leur mĂ©connaissance des lois et des règlements canadiens, ce qui peut avoir de graves rĂ©percussions nĂ©gatives sur les clients et mettre en pĂ©ril l'intĂ©gritĂ© du système d'immigration et de citoyennetĂ© du Canada. En juin 2017, le ComitĂ© permanent de la citoyennetĂ© et de l'immigration (CIMM) de la Chambre des communes a publiĂ© un rapport intitulĂ© Nouveau dĂ©part : amĂ©liorer la surveillance gouvernementale des activitĂ©s des consultants en immigration. Le CIMM a Ă©tudiĂ© le cadre rĂ©gissant les consultants en immigration et en citoyennetĂ© et l'a jugĂ© inadĂ©quat, mettant en lumière trois sujets de prĂ©occupations : (1) faiblesse de la gouvernance; (2) ressources insuffisantes pour les enquĂŞtes et l'application de la loi; (3) manque de sensibilisation du public et nĂ©cessitĂ© d'amĂ©liorer le service Ă  la clientèle.

En rĂ©ponse aux conclusions du CIMM, le gouvernement du Canada a annoncĂ© en 2019 la crĂ©ation d'un nouveau rĂ©gime de gouvernance, y compris la mise en place, par voie lĂ©gislative, d'un organisme d'autorĂ©glementation renforcĂ© pour les consultants, le Collège des consultants en immigration et en citoyennetĂ©. La Loi sur le Collège des consultants en immigration et en citoyennetĂ© (la Loi sur le Collège) a reçu la sanction royale en juin 2019 dans le cadre de la Loi no 1 d'exĂ©cution du budget de 2019 et est entrĂ©e en vigueur en dĂ©cembre 2020. La Loi sur le Collège prĂ©voit la crĂ©ation d'un nouvel organisme d'autorĂ©glementation pour les consultants en immigration et en citoyennetĂ©, dotĂ© de pouvoirs renforcĂ©s et de mĂ©canismes importants de surveillance gouvernementale. Avec la crĂ©ation du nouveau Collège, pour la première fois, l'organisme de rĂ©glementation sera dotĂ© d'un cadre lĂ©gislatif qui prĂ©voit les responsabilitĂ©s et les pouvoirs nĂ©cessaires pour rĂ©gir la profession et obliger les consultants autorisĂ©s Ă  respecter des normes Ă©levĂ©es de conduite professionnelle et Ă©thique. Une fois Ă©tabli, le Collège aura pour but de rĂ©glementer les consultants dans l'intĂ©rĂŞt public et de protĂ©ger le public contre les consultants sans scrupules et frauduleux.

En vertu de la Loi sur le Collège, le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration approuvera la demande présentée par l'organisme de réglementation actuel (CRCIC) de poursuivre ses activités sous la forme du nouveau Collège et précisera une date de prorogation (c'est-à-dire la date d'ouverture et d'entrée en fonction du Collège) par arrêté ministériel. L'ouverture du Collège est prévue au cours de 2021.

Répercussions

Le présent décret a pour effet l'entrée en vigueur des modifications législatives à la LIPR et à la Loi sur la citoyenneté, qui permettront aux membres autorisés du Collège de représenter ou de conseiller leurs clients moyennant contrepartie.

Plus prĂ©cisĂ©ment, ces modifications remplaceront les rĂ©fĂ©rences aux membres d'un « organisme dĂ©signĂ© Â» (actuellement le CRCIC) par des rĂ©fĂ©rences aux membres en règle du Collège.

Le Collège sera une organisation fondamentalement différente de l'organisme de réglementation actuel. La Loi sur le Collège prévoit les pouvoirs élargis nécessaires pour réglementer une profession, notamment de vrais pouvoirs d'enquête pour pénétrer dans les locaux des bureaux des consultants afin de perquisitionner et de saisir des documents à l'appui des plaintes et des processus disciplinaires; le pouvoir d'obliger des témoins à comparaître devant une commission de discipline; le pouvoir de suspendre ou de révoquer des permis d'exercer dans le cadre des décisions disciplinaires; le pouvoir de demander des injonctions judiciaires contre les consultants non autorisés.

La Loi sur le Collège prévoit également des pouvoirs ministériels accrus de supervision du nouvel organisme de réglementation, notamment le pouvoir de nommer une majorité de directeurs représentant l'intérêt public au Conseil d'administration du Collège (le Conseil), qui seront indépendants et non des consultants; le pouvoir de prendre des règlements sur la gouvernance du Collège; le pouvoir d'ordonner au Conseil de prendre, de modifier ou d'abroger un règlement; le pouvoir de nommer un administrateur temporaire pour remplacer le Conseil au besoin.

Consultation

La Loi sur le Collège a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e dans le cadre de la Loi no 1 d'exĂ©cution du budget de 2019 le 19 mars 2019. Elle a Ă©tĂ© examinĂ©e par le ComitĂ© permanent de la citoyennetĂ© et de l'immigration de la Chambre des communes en mai 2019, puis par le ComitĂ© sĂ©natorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie. Dans le cadre de ces examens, des intervenants reprĂ©sentant divers intĂ©rĂŞts ont tĂ©moignĂ© sur le projet de loi et ses rĂ©percussions prĂ©vues. Les commentaires du public et des intervenants Ă©taient gĂ©nĂ©ralement positifs, la plupart appuyant la nĂ©cessitĂ© d'un organisme de rĂ©glementation efficace en mesure d'imposer des mesures disciplinaires adĂ©quates aux consultants pour inconduite ou incompĂ©tence.

Après la sanction royale de la Loi sur le Collège en juin 2019, les reprĂ©sentants d'Immigration, RĂ©fugiĂ©s et CitoyennetĂ© Canada ont communiquĂ© avec les provinces et les territoires pour leur donner un aperçu de la Loi sur le Collège et des règlements Ă  venir, ainsi que pour les aviser de façon proactive des dispositions de leurs lois ou règlements susceptibles de devoir ĂŞtre modifiĂ©es en consĂ©quence.

Personne-ressource

Alexis Graham
Directeur
Politique et programmes de l'immigration sociale
Direction générale de l'immigration
Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada
365, avenue Laurier Ouest
Ottawa (Ontario)
K1A 1L1
Courriel : Alexis.Graham@cic.gc.ca