Vol. 147, numĂ©ro 7 — Le 27 mars 2013

Enregistrement

DORS/2013-37 Le 8 mars 2013

LOI SUR LES PÊCHES

Règlement modifiant certains règlements pris en vertu de la Loi sur les pêches

C.P. 2013-269 Le 7 mars 2013

Sur recommandation du ministre des Pêches et des OcĂ©ans et en vertu de l’article 43 (voir rĂ©fĂ©rence a) de la Loi sur les pêches (voir rĂ©fĂ©rence b), Son Excellence le Gouverneur gĂ©nĂ©ral en conseil prend le Règlement modifiant certains règlements pris en vertu de la Loi sur les pêches, ci-après.

RÈGLEMENT MODIFIANT CERTAINS RÈGLEMENTS PRIS EN VERTU
DE LA LOI SUR LES PÊCHES

RÈGLEMENT DE PÊCHE DE L’ATLANTIQUE DE 1985

1. L’article 56 du Règlement de pêche de l’Atlantique de 1985 (voir rĂ©fĂ©rence 1) est abrogĂ©.

2. L’article 62 du même règlement est abrogĂ©.

RÈGLEMENT DE PÊCHE (DISPOSITIONS GÉNÉRALES)

3. Le passage du paragraphe 27(1) du Règlement de pêche (dispositions gĂ©nĂ©rales) (voir rĂ©fĂ©rence 2) prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

27. (1) Il est interdit de mouiller, de manœuvrer ou de laisser sans surveillance dans l’eau un engin de pêche autre qu’un engin mobile ou une ligne à main, à moins que cet engin ne porte, conformĂ©ment aux paragraphes (2) à (6) :

4. Les articles 28 et 29 du même règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

29. Il est interdit d’apposer sur les engins de pêche ou sur une Ă©tiquette, un flotteur ou une bouĂ©e attachĂ© à un engin de pêche, un numĂ©ro ou un nom qui soit semblable au numĂ©ro ou au nom exigĂ© par l’article 27 au point de crĂ©er une confusion avec ce numĂ©ro ou ce nom.

RÈGLEMENT DE PÊCHE DU PACIFIQUE (1993)

5. La dĂ©finition de « plaquette de validation », au paragraphe 2(1) du Règlement de pêche du Pacifique (1993) (voir rĂ©fĂ©rence 3), est abrogĂ©e.

6. L’alinĂ©a 13(4)c) du même règlement est abrogĂ©.

7. L’article 16 du même règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

8. Le paragraphe 6(3) de la partie I de l’annexe II du même règlement est abrogĂ©.

ENTRÉE EN VIGUEUR

9. Le prĂ©sent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Ce rĂ©sumĂ© ne fait pas partie du Règlement.)

Contexte

Depuis le milieu des annĂ©es 1990, Pêches et OcĂ©ans Canada a pris la position selon laquelle l’industrie devrait assumer les coûts de la gestion des pêches dont elle profite et les participants devraient être responsables de fournir l’équipement nĂ©cessaire pour mener leurs activitĂ©s. En consĂ©quence, dans certaines pêches commerciales au Canada où les engins de pêche doivent être identifiĂ©s au moyen d’étiquettes ou de plaquettes, les participants ont la responsabilitĂ© de fournir les marqueurs nĂ©cessaires. Il existe toutefois des exceptions à cette position, notamment dans le cadre de la pêche au homard et au crabe de l’Atlantique et dans les pêches du Pacifique où les règlements exigent que les Ă©tiquettes et les plaquettes de validation soient fournies et payĂ©es par le ministre des Pêches et des OcĂ©ans.

Étiquettes d’engins

Les Ă©tiquettes d’engins sont des sangles habituellement faites en polyĂ©thylène ou un matĂ©riau semblable, mesurant environ 20 cm de long et 1 cm de large et munies d’un dispositif de verrouillage à l’une des extrĂ©mitĂ©s. La sangle se fixe autour du cadre de l’engin de pêche (par exemple un casier à homard), et l’extrĂ©mitĂ© ouverte s’insère dans le verrou. Chaque Ă©tiquette est marquĂ©e du numĂ©ro de sĂ©rie unique qui figure au permis du pêcheur. Les Ă©tiquettes peuvent Ă©galement avoir un code de couleur afin d’être facilement identifiables dans certaines zones de pêche ou lors de certaines annĂ©es de pêche. Les pêcheurs reçoivent le même nombre d’étiquettes que le nombre maximal d’engins permis dans le cadre de leur pêche et doivent fixer une Ă©tiquette à chaque engin. Cela permet de s’assurer que les limites sont bien respectĂ©es. On utilise actuellement des Ă©tiquettes d’engins dans près de 40 pêches gĂ©rĂ©es par Pêches et OcĂ©ans Canada, pour la plupart dans les rĂ©gions de Terre-Neuve-et-Labrador, du Golfe, des Maritimes et du QuĂ©bec. Les Ă©tiquettes sont largement utilisĂ©es pour la pêche aux crustacĂ©s ainsi que pour la pêche au filet et la pêche à la bordigue. Dans la plupart de ces pêches, l’industrie se procure les Ă©tiquettes à ses propres frais, à l’exception de la pêche au homard et de la pêche au crabe où Pêches et OcĂ©ans Canada est tenu par règlement de fournir les Ă©tiquettes (et de les payer).

Ce revirement de situation s’est produit vers la deuxième moitiĂ© des annĂ©es 1990, alors que Pêches et OcĂ©ans Canada a cessĂ© d’utiliser une structure de commandement et de contrôle pour gĂ©rer les pêches et a adoptĂ© une approche axĂ©e sur la collaboration avec les pêcheurs et les organismes de pêche. Au fur et à mesure que les pêcheurs ont commencĂ© à jouer un rôle plus actif dans l’élaboration des plans de gestion intĂ©grĂ©e des pêches, ils ont assumĂ© davantage de responsabilitĂ©s financières à l’égard des aspects des plans de pêche qu’ils considĂ©raient comme des mesures de gestion nĂ©cessaires. Lorsque l’industrie a commencĂ© à s’occuper des programmes d’étiquetage des engins, elle a gĂ©nĂ©ralement créé des systèmes de distribution des Ă©tiquettes semblables à ceux que Pêches et OcĂ©ans Canada avait mis en place pour la pêche au homard et au crabe, ou a intĂ©grĂ© les systèmes existants, et a remplacĂ© Pêches et OcĂ©ans Canada à titre de reprĂ©sentant principal auprès des fournisseurs d’étiquettes.

Cependant, Pêches et OcĂ©ans Canada a continuĂ© à fournir et à payer des Ă©tiquettes d’engins dans le cadre de certaines pêches. Pour la pêche au crabe, la pratique d’étiquetage des engins a Ă©tĂ© mise en œuvre lorsque la pêche a commencĂ© à être exploitĂ©e sous un rĂ©gime concurrentiel et lorsqu’il a Ă©tĂ© Ă©tabli que pour assurer la conservation de l’espèce, il fallait limiter les efforts de pêche et les prises qui en rĂ©sultaient en prenant certaines mesures, notamment en assurant le contrôle du nombre de casiers utilisĂ©s. Depuis, la pêche au crabe fait l’objet de quotas, et chaque titulaire de permis se voit imposer une limite de prises ou un quota individuel. Grâce à d’autres mesures comme la surveillance à quai et en mer et l’utilisation de journaux de bord, les prises font maintenant l’objet d’un contrôle assidu et le nombre de casiers n’est plus un facteur important dans le cadre du contrôle des prises. Toutefois, dans les cas où des conflits surviennent en matière d’engins de pêche, l’étiquetage peut toujours s’avĂ©rer utile au contrôle ordonnĂ© des prises. La dĂ©cision quant à savoir si les Ă©tiquettes des engins continueraient d’être exigĂ©es dans chaque pêche et quant à la façon dont l’industrie s’occupera de la commande et de la distribution des Ă©tiquettes d’engins a Ă©tĂ© prise en consultation avec les pêcheurs.

Pour ce qui est de la pêche au homard, il s’agit d’un type de pêche toujours rĂ©gi par le contrôle de l’effort de pêche, et la restriction du nombre de casiers que les pêcheurs peuvent utiliser constitue une mesure de conservation clĂ©. L’étiquetage des casiers permet d’en contrôler le nombre. L’industrie a donc dĂ©cidĂ© que l’étiquetage continuera d’être imposĂ© au lieu de tout autre mĂ©canisme de contrôle innovateur. Pêches et OcĂ©ans Canada intĂ©grera ces exigences concernant les engins aux conditions de permis à compter de la saison de pêche de 2013. Pêches et OcĂ©ans Canada aiderait l’industrie à mettre en place des systèmes appropriĂ©s pour distribuer les Ă©tiquettes d’engins au besoin.

Plaquettes de validation

Anciennement, tous les navires canadiens utilisĂ©s dans le cadre de pêches marines Ă©taient tenus d’afficher une plaque d’immatriculation dĂ©livrĂ©e par Pêches et OcĂ©ans Canada de même taille et de même forme que les plaques d’immatriculation de voitures et portant leur numĂ©ro d’enregistrement de bateau de pêche canadien (BPC). Au Canada atlantique, cette plaque d’immatriculation permettait au titulaire d’utiliser le bateau pour pêcher en vertu d’un permis de pêche visant une espèce particulière et dans l’ouest du Canada, de pêcher en vertu d’un permis rattachĂ© à un bateau. Bien qu’il y ait eu certaines similitudes sur le plan de la gestion des pêches entre les côtes est et ouest, ces pêches ont toujours Ă©tĂ© gĂ©rĂ©es sĂ©parĂ©ment, ce qui a donnĂ© lieu à la mise en place de rĂ©gimes de dĂ©livrance de permis diffĂ©rents.

Les plaquettes de validation ont d’abord Ă©tĂ© utilisĂ©es dans la rĂ©gion du Pacifique où elles Ă©taient dĂ©livrĂ©es chaque annĂ©e, puis fixĂ©es à la plaque d’immatriculation des BPC et permettaient de confirmer que le bateau possĂ©dait un permis de pêche appropriĂ© pour l’annĂ©e en cours. Une plaquette de validation est l’équivalent, en mĂ©tal, de l’autocollant de validation annuelle qui est actuellement dĂ©livrĂ© dans de nombreuses administrations et collĂ© à la plaque d’immatriculation d’un vĂ©hicule. Au dĂ©but des annĂ©es 1960, comme on a commencĂ© à limiter l’accès aux pêches du Pacifique, des plaquettes de validation de couleurs diffĂ©rentes ont Ă©tĂ© créées afin de correspondre à chaque permis d’une espèce. À cette Ă©poque, les systèmes radio et les autres systèmes de communication Ă©taient plutôt inefficaces ou inexistants. Ces plaquettes de couleur permettaient donc aux agents des pêches de vĂ©rifier rapidement qu’un bateau possĂ©dait le permis appropriĂ© sans avoir à monter à bord.

Dans les annĂ©es 1980, Pêches et OcĂ©ans Canada a cessĂ© de dĂ©livrer les plaques d’immatriculation des BPC et a adoptĂ© un rĂ©gime universel de marquage des navires selon lequel le numĂ©ro d’enregistrement du navire doit être affichĂ© en gros caractères sur les côtĂ©s et le dessus du bateau. La mise en place de ce nouveau rĂ©gime a Ă©tĂ© facilitĂ©e par les progrès technologiques dans le domaine des communications et de l’électronique. De fait, les agents des pêches peuvent maintenant rester à bord de leur navire ou de leur aĂ©ronef et vĂ©rifier en temps rĂ©el, au moyen d’une radio ou d’un ordinateur, que les navires possèdent les permis appropriĂ©s. En raison de la nature unique de la pêche au hareng roguĂ© dans le Pacifique (voir rĂ©fĂ©rence 4), les plaquettes de validation avaient deux utilitĂ©s et Ă©taient fixĂ©es sur le navire de pêche ainsi que sur les filets. Toutefois, l’utilisation des plaquettes de validation est maintenant obsolète en raison des autres options viables qui peuvent être utilisĂ©es pour l’étiquetage des engins de pêche au hareng roguĂ©.

Enjeux et objectifs

Les modifications visent deux enjeux particuliers. Premièrement, le premier aspect des modifications vise le fait que la pratique actuelle selon laquelle le gouvernement paie et fournit les Ă©tiquettes dans certaines pêches, mais pas dans d’autres, n’est pas Ă©quitable ni conforme au principe voulant que les participants aux pêches fournissent l’équipement nĂ©cessaire pour mener leurs activitĂ©s.

Deuxièmement, en raison des progrès rĂ©alisĂ©s en matière d’informatique et de technologies de l’information, les agents d’application de la loi de la rĂ©gion du Pacifique n’ont plus besoin de vĂ©rifier les plaquettes de validation pour savoir si les navires de pêche ou les engins de pêche au hareng roguĂ© sont exploitĂ©s en vertu d’un permis valide. Par consĂ©quent, les exigences rĂ©glementaires visant les plaquettes de validation reprĂ©sentent un fardeau inutile pour les pêcheurs et devraient être abrogĂ©es.

L’intervention du gouvernement est requise pour modifier les divers règlements qui obligent l’utilisation des plaquettes de validation et les règlements qui obligent Pêches et OcĂ©ans Canada à fournir des Ă©tiquettes d’engins et des plaquettes de validation aux fins de la pêche commerciale.

La prĂ©sente proposition a deux objectifs. Le premier objectif est d’abroger l’exigence rĂ©glementaire selon laquelle il faut fixer visiblement les Ă©tiquettes fournies par le gouvernement sur les casiers à homards et à crabes afin d’adopter une approche juste et cohĂ©rente concernant la dĂ©livrance de marqueurs pour les engins de pêche et qui est conforme au principe voulant que les participants aux pêches doivent fournir l’équipement nĂ©cessaire pour mener leurs activitĂ©s.

Le deuxième objectif de la proposition est de rĂ©duire le fardeau qui incombe aux pêcheurs dans la rĂ©gion du Pacifique en abrogeant l’exigence redondante selon laquelle les plaquettes de validation doivent Ă©galement être affichĂ©es visiblement.

Description

Les modifications auront pour effet d’abroger les dispositions du Règlement de pêche de l’Atlantique de 1985, du Règlement de pêche du Pacifique (1993) et du Règlement de pêche (dispositions gĂ©nĂ©rales) qui exigent que le ministre des Pêches et des OcĂ©ans ou le Ministère fournisse les marqueurs qui sont nĂ©cessaires dans le cadre des pêches commerciales du Canada.

1. Abrogation des exigences relatives à l’étiquetage des casiers à homards et à crabes prĂ©vues aux articles 56 et 62 du Règlement de pêche de l’Atlantique de 1985 (RPA de 1985)

Les modifications auront pour effet d’abroger les articles 56 et 62 du Règlement de pêche de l’Atlantique de 1985. Ces articles prĂ©voient que les pêcheurs sont tenus de fixer aux casiers à homards et à crabes les Ă©tiquettes dĂ©livrĂ©es par le ministre de manière à ce qu’elles soient bien visibles.

Dans le cadre de toutes les pêches où l’industrie choisit de continuer à utiliser les Ă©tiquettes d’engins, l’étiquetage des casiers à homards et à crabes serait assujetti à un programme d’étiquetage structurĂ© et à des conditions de permis autorisĂ©es en vertu de l’article 22 du Règlement de pêche (dispositions gĂ©nĂ©rales). Pour chaque type de pêche, ces conditions de permis entreront en vigueur à la date d’ouverture de la saison de pêche de 2013.

2. Abrogation des exigences relatives aux plaquettes de validation prĂ©vues dans le Règlement de pêche du Pacifique (1993) [RPP de 1993] et le Règlement de pêche (dispositions gĂ©nĂ©rales) [RPDG]

Les modifications auront pour effet d’abroger la dĂ©finition de « plaquette de validation » contenue dans le Règlement de pêche du Pacifique (1993). L’alinĂ©a 13(4)c) et l’article 16 du Règlement de pêche du Pacifique (1993) seront Ă©galement abrogĂ©s puisqu’ils dĂ©crivent la façon dont les plaquettes de validation doivent être fixĂ©es aux engins.

De plus, puisqu’il n’y a plus de plaquettes de validation, le paragraphe 6(3) de la partie I de l’annexe II du Règlement de pêche du Pacifique (1993) est abrogĂ©, ce qui Ă©limine les frais de 10 $ exigĂ©s pour le remplacement des plaquettes de validation.

Enfin, l’article 28 du Règlement de pêche (dispositions gĂ©nĂ©rales) est abrogĂ© lui aussi, et l’article 29 est modifiĂ© de la manière suivante afin d’éliminer la rĂ©fĂ©rence aux plaquettes de validation :

« Il est interdit d’apposer sur les engins de pêche ou sur une Ă©tiquette, un flotteur ou une bouĂ©e attachĂ© à un engin de pêche, un numĂ©ro ou un nom qui soit semblable au numĂ©ro ou au nom exigĂ© par l’article 27 au point de crĂ©er une confusion avec ce numĂ©ro ou ce nom. »

Consultation

À partir de janvier et jusqu’au printemps 2012, Pêches et OcĂ©ans Canada a tenu des sĂ©ances de consultation rĂ©gulières sur la gestion des pêches au cours desquelles les participants ont Ă©tĂ© informĂ©s de la dĂ©cision du gouvernement de ne plus fournir les Ă©tiquettes d’engins et les plaquettes de validation pour identifier les engins de pêche commerciale lĂ©gitimes et que la mise en œuvre de cette dĂ©cision exigerait des modifications rĂ©glementaires. Lors de ces consultations, les reprĂ©sentants des pêcheurs ont Ă©galement Ă©tĂ© mis au courant que les titulaires de permis de pêche au homard et au crabe seraient responsables de fournir les Ă©tiquettes d’engins nĂ©cessaires dans le cadre des pêches pour lesquelles l’industrie a dĂ©cidĂ© que ces Ă©tiquettes Ă©taient toujours obligatoires.

Depuis le dĂ©but de 2012, le Ministère mène les activitĂ©s de consultation suivantes en ce qui concerne la dĂ©cision de ne plus fournir d’étiquettes d’engins ni de plaquettes de validation :

  • sĂ©ances de consultation auprès de l’industrie de la pêche commerciale;
  • communication avec les Premières Nations susceptibles d’être touchĂ©es par la dĂ©cision afin de leur fournir de l’information pertinente et d’obtenir leur opinion;
  • rĂ©unions d’information avec les reprĂ©sentants des pêcheurs de homard et de crabe de la côte atlantique.


Dans l’ensemble, l’industrie de la pêche commerciale et les Premières Nations s’opposent à l’abrogation des exigences relatives aux Ă©tiquettes d’engins pour la pêche au homard et la pêche au crabe, particulièrement pour la première, où les restrictions imposĂ©es quant au nombre de casiers autorisĂ©s demeurent une mesure de conservation importante. La plupart des pêcheurs de homards considèrent que le programme d’étiquetage actuel est essentiel parce qu’il permet de minimiser le conflit au sujet des engins de pêche et de veiller à ce que tout le monde respecte les limites imposĂ©es à l’égard du nombre de casiers. Ils sont d’avis que cette dĂ©cision est incompatible avec une gestion durable et ordonnĂ©e des pêches. En rĂ©ponse, le Ministère a expliquĂ© qu’un processus distinct des modifications rĂ©glementaires serait mis en place et qu’une obligation similaire de fixer bien visiblement des Ă©tiquettes sur les casiers serait imposĂ©e au moyen de conditions de permis dans le cadre des pêches où l’industrie a dĂ©cidĂ© que ces Ă©tiquettes Ă©taient obligatoires et lorsque les limites relatives au nombre de casiers permis doivent faire l’objet d’un contrôle.

Une coalition de toutes les principales organisations de pêcheurs de la côte atlantique ainsi que la FĂ©dĂ©ration des pêcheurs de l’Est ont Ă©crit au ministre avant la publication prĂ©alable des modifications afin de lui faire part de leur opposition à l’égard de la dĂ©cision prise au sujet des Ă©tiquettes d’engins. Leurs commentaires ont Ă©tĂ© pris en considĂ©ration, mais la proposition d’abroger l’obligation de fournir des Ă©tiquettes et des plaquettes est maintenue parce que la politique du Ministère a Ă©tĂ© modifiĂ©e. Selon la nouvelle politique, l’industrie devrait assumer les coûts de la gestion des pêches dont elle profite et les participants devraient être responsables de fournir l’équipement nĂ©cessaire pour mener leurs activitĂ©s. De plus, la proposition fait partie de la prioritĂ© du gouvernement Ă©tablie dans le budget de 2012, dans lequel le gouvernement du Canada a pris l’engagement de rĂ©tablir un Ă©quilibre budgĂ©taire d’ici 2014-2015 en prenant des mesures exhaustives pour rĂ©duire le dĂ©ficit. De plus, il y a lieu de mentionner que les pêcheurs devront assumer le coût des Ă©tiquettes d’engins conformĂ©ment aux nouvelles conditions de permis seulement s’ils mènent leurs activitĂ©s dans les pêches où l’industrie a elle-même dĂ©cidĂ© qu’il Ă©tait obligatoire et avantageux de continuer à utiliser les Ă©tiquettes.

En ce qui concerne l’abrogation de l’exigence selon laquelle il faut fixer les plaquettes de validation de manière à ce qu’elles soient bien visibles dans certaines pêches de la côte ouest, les intervenants appuient la proposition puisqu’elle aura pour effet d’éliminer une exigence rĂ©glementaire qui est devenue inutile.

Publication préalable dans la Partie I de la Gazette du Canada

Le Règlement a Ă©tĂ© prĂ©alablement publiĂ© dans la Partie I de la Gazette du Canada le 10 novembre 2012, pour une pĂ©riode de consultation publique de 30 jours. Au total, six soumissions Ă©crites ont Ă©tĂ© formulĂ©es par des intervenants de la rĂ©gion de l’Atlantique, qui Ă©taient tous favorables à la dĂ©cision du gouvernement de cesser de fournir des Ă©tiquettes d’engins. Les commentaires reçus de la part des reprĂ©sentants de l’industrie de la pêche commerciale faisaient Ă©tat des prĂ©occupations suivantes :

  • les reprĂ©sentants de l’industrie de la pêche commerciale sont d’avis que le Ministère n’a pas menĂ© de consultations appropriĂ©es auprès des intervenants. Les reprĂ©sentants de l’industrie indiquent que le Ministère n’a fait que fournir de l’information et n’a pas pris les mesures appropriĂ©es pour mener des consultations adĂ©quates.
  • les reprĂ©sentants de l’industrie de la pêche commerciale avancent qu’ils sont prêts à acquitter les coûts associĂ©s au système d’étiquetage, mais maintiennent que le Ministère devrait continuer de fournir des Ă©tiquettes et d’assurer la mise en œuvre d’un système d’étiquetage pour les pêches. Ils soutiennent Ă©galement que le fait d’avoir de multiples fournisseurs d’étiquettes dans une même rĂ©gion compromettrait la conservation à long terme de la ressource.
  • les reprĂ©sentants de l’industrie de la pêche commerciale sont d’avis que la pĂ©riode allouĂ©e pour l’adoption d’un système d’étiquetage appropriĂ© dès la prochaine saison de pêche est trop courte. Les reprĂ©sentants de l’industrie de la pêche commerciale souhaitent que le Ministère retarde d’une annĂ©e la mise en œuvre de cette nouvelle politique.
  • les reprĂ©sentants de l’industrie de la pêche commerciale craignent que l’analyse coûts/avantages sous-estime l’importance du processus d’approvisionnement et de commande dans le cadre de l’administration des Ă©tiquettes et doutent qu’une rĂ©duction des coûts dĂ©coule de l’adoption de cette nouvelle politique.

Le Ministère souhaite donner suite à ces prĂ©occupations en formulant les rĂ©ponses suivantes :

  • Le Ministère reconnaît les prĂ©occupations des intervenants en ce qui concerne les activitĂ©s de consultation ayant trait à la dĂ©cision stratĂ©gique de ne plus fournir d’étiquettes d’engins ni de plaquettes de validation. En revanche, le Ministère sollicite, dans le cadre de cette initiative, la participation des reprĂ©sentants de l’industrie de la pêche commerciale aux discussions dirigĂ©es vers la mise en œuvre du programme. Le Ministère sollicite plus particulièrement cette participation depuis la publication prĂ©alable des modifications proposĂ©es en novembre 2012, et continue de mener des sĂ©ances de consultation pour assurer une transition sans heurt vers des systèmes d’étiquetage financĂ©s par l’industrie. Ces sĂ©ances sont menĂ©es auprès des reprĂ©sentants de l’industrie et visent à dĂ©terminer les pêches qui souhaitent maintenir l’utilisation des Ă©tiquettes d’engins dans leurs zones de pêche du homard et du crabe. Il a ainsi Ă©tĂ© conclu que pour l’annĂ©e 2013, les pêcheurs devront continuer de fixer des Ă©tiquettes à leurs engins de pêche dans quelque 70 zones de pêche du homard et du crabe de la rĂ©gion de l’Atlantique. Pêches et OcĂ©ans Canada continuera de fournir des Ă©tiquettes uniquement pour les pêches dont la date d’ouverture est fixĂ©e avant le 1er avril 2013. Le Ministère s’assurera Ă©galement que les conditions des permis pertinentes sont en vigueur avant la date d’ouverture des saisons de pêche 2013.
  • À l’automne 2012, dans l’optique d’informer les parties concernĂ©es au sujet de la dĂ©cision du Ministère d’aller de l’avant avec le remaniement de sa politique, Pêches et OcĂ©ans Canada a fait parvenir des lettres à tous les titulaires de permis de pêche au homard et de permis de pêche au crabe afin de leur fournir de plus amples dĂ©tails concernant la proposition du gouvernement de cesser de distribuer des Ă©tiquettes d’engins et de les informer des plans du Ministère concernant l’étiquetage des engins. En plus des lettres qui ont Ă©tĂ© envoyĂ©es aux pêcheurs de la rĂ©gion du Pacifique, un avis public a Ă©galement Ă©tĂ© publiĂ© à l’automne 2012 à l’intention des 4 400 propriĂ©taires de bateaux concernĂ©s pour les informer que le ministre n’exigera plus de plaquettes de validation.
  • Selon l’orientation stratĂ©gique du Ministère, il revient à l’industrie de la pêche commerciale ou à un tiers de fournir les Ă©tiquettes qui seront achetĂ©es par l’industrie. Le Ministère travaille en Ă©troite collaboration avec les reprĂ©sentants de l’industrie de la pêche commerciale pour faciliter la transition vers un nouveau système. En se fondant sur son expĂ©rience antĂ©rieure quant à la distribution d’étiquettes, le Ministère a Ă©laborĂ© des processus et des procĂ©dures visant à aider et à guider les fournisseurs tiers d’étiquettes potentiels et ceux de l’industrie, de même que pour assurer l’intĂ©gritĂ© et l’applicabilitĂ© de leurs systèmes d’étiquetage.
  • Pêches et OcĂ©ans Canada travaille de concert avec les reprĂ©sentants de l’industrie de la pêche commerciale à la mise en œuvre des modifications proposĂ©es à la politique pour la saison de pêche 2013. Le Ministère continuera de travailler en Ă©troite collaboration avec les reprĂ©sentants de l’industrie pour assurer une mise en œuvre appropriĂ©e du nouveau système d’étiquetage avant et pendant les prochaines saisons de pêche, et s’est engagĂ© à Ă©valuer et à examiner le dĂ©roulement du programme en 2013, dans le but de veiller à ce que tous les changements nĂ©cessaires à l’amĂ©lioration du programme soient pris en considĂ©ration pour les prochaines saisons. Comme cette proposition constitue une prioritĂ© du gouvernement dans le cadre du budget de 2012 et que le gouvernement du Canada s’est engagĂ© à mettre en œuvre cette proposition d’ici le 1er avril 2013, le Ministère n’est pas en mesure de retarder la mise en œuvre de cette nouvelle politique.
  • Le Ministère souhaite prĂ©ciser que la portĂ©e de l’analyse prĂ©sentĂ©e dans le prĂ©sent RĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation se limite aux prĂ©sentes modifications rĂ©glementaires, lesquelles abrogent l’exigence selon laquelle les pêcheurs doivent fixer à leurs casiers les Ă©tiquettes d’engins fournies par le ministre. Le Ministère reconnaît toutefois que les reprĂ©sentants de l’industrie de la pêche commerciale pourraient devoir acquitter de nouveaux coûts opĂ©rationnels en ce qui concerne les pêches pour lesquelles l’industrie a dĂ©terminĂ© qu’un système d’étiquetage Ă©tait important et donc nĂ©cessaire. Cette augmentation des coûts dĂ©coule du changement de politique adoptĂ© par le Ministère, dans le cadre duquel l’industrie de la pêche commerciale assume la responsabilitĂ© de fournir tout l’équipement nĂ©cessaire pour mener ses activitĂ©s; cette hausse ne rĂ©sulte donc pas directement du prĂ©sent Règlement. Une diminution des coûts serait observĂ©e dans les cas où l’utilisation d’étiquettes ne serait plus jugĂ©e nĂ©cessaire. De même, une diminution des coûts serait Ă©galement observĂ©e dans les pêches de la côte ouest, puisque les plaquettes de validation n’y seraient plus exigĂ©es.

Pêches et OcĂ©ans Canada accuse rĂ©ception des commentaires reçus et rĂ©itère que tous les coûts supplĂ©mentaires que devra acquitter l’industrie de la pêche commerciale dĂ©couleront du changement de politique adoptĂ© par le Ministère, en vertu duquel l’industrie doit acquitter tous les coûts associĂ©s à la distribution des Ă©tiquettes d’engins nĂ©cessaires à la conduite de ses activitĂ©s opĂ©rationnelles. Plus prĂ©cisĂ©ment, lorsque l’industrie de la pêche commerciale souhaite continuer d’utiliser des Ă©tiquettes d’engins, celles-ci devront être achetĂ©es et fournies par l’industrie ou un tiers. Les exigences relatives à l’utilisation d’étiquettes d’engins feront partie intĂ©grante des conditions des permis de pêche, dans les cas où les Ă©tiquettes d’engins continuent d’être utilisĂ©es. Tous les coûts supplĂ©mentaires que devra acquitter l’industrie de la pêche commerciale dĂ©coulent de ce changement de politique. Les modifications rĂ©glementaires qui s’y rattachent sont nĂ©cessaires pour abroger l’exigence selon laquelle le ministre des Pêches et des OcĂ©ans doit fournir, pour certaines pêches, des Ă©tiquettes d’engins, mais elles n’entraînent aucune augmentation de coûts en soi pour l’industrie.

Pêches et OcĂ©ans Canada continue de travailler de concert avec les intervenants concernĂ©s afin de faciliter la transition vers des programmes d’étiquetage financĂ©s par l’industrie en aidant les fournisseurs d’étiquettes à dresser des plans d’étiquetage et en leur fournissant les renseignements dont ils ont besoin pour distribuer les Ă©tiquettes aux pêcheurs. De plus, des modifications ont Ă©tĂ© apportĂ©es au protocole dans l’optique de diminuer les coûts pour l’industrie et de faciliter la distribution des Ă©tiquettes aux pêcheurs.

Règle du « un pour un »

La règle du « un pour un » s’applique aux prĂ©sentes modifications rĂ©glementaires, et la proposition est considĂ©rĂ©e comme une « suppression » ou une rĂ©duction du fardeau administratif imposĂ© à l’industrie aux termes de cette règle.

Les modifications proposĂ©es Ă©liminent les exigences rĂ©glementaires prĂ©vues dans le RPA de 1985, le RPP de 1993 et le RPDG qui obligent les pêcheurs à fixer bien en Ă©vidence sur leurs engins de pêche les Ă©tiquettes et les plaquettes de validation fournies par le ministre des Pêches et des OcĂ©ans ou le Ministère. La diminution totale des coûts administratifs annuels de toutes les activitĂ©s touchĂ©es s’élève à 152 453 $ (en dollars indexĂ©s de 2012, annĂ©e de base fondĂ©e sur la valeur actuelle de 2012), et la diminution moyenne annuelle des coûts administratifs par activitĂ© s’élève à 12 $ (en dollars indexĂ©s de 2012, annĂ©e de base fondĂ©e sur la valeur actuelle de 2012).

Les Ă©conomies administratives ont Ă©tĂ© calculĂ©es selon les hypothèses suivantes :

  • on prĂ©sume que les titulaires de permis Ă©taient associĂ©s à une seule activitĂ© puisque la politique opĂ©rationnelle indique qu’on ne peut dĂ©tenir qu’un seul permis par espèce dans le cadre d’une pêche côtière;
  • le nombre total de titulaires de permis de pêche au homard ou au crabe tient compte des titulaires de permis qui dĂ©tiennent un permis de pêche au homard en plus d’un permis de pêche au crabe de façon à ce que ceux-ci ne soient pas comptĂ©s en double;
  • au total, on compte 13 158 titulaires de permis de pêche au homard et au crabe et utilisateurs de plaquettes du Pacifique. De ce nombre, 13 026 sont considĂ©rĂ©s comme des petites entreprises, lesquelles sont dĂ©finies comme toute entreprise, y compris ses sociĂ©tĂ©s affiliĂ©es, comptant moins de 100 employĂ©s (voir rĂ©fĂ©rence 5) ou gĂ©nĂ©rant des recettes annuelles brutes de 30 000 $ à 5$ million de dollars (voir rĂ©fĂ©rence 6). Cette dĂ©finition est fondĂ©e sur les dĂ©finitions habituellement utilisĂ©es pour les « petites » entreprises au Canada. (voir rĂ©fĂ©rence 7) Les autres titulaires de permis (132) sont considĂ©rĂ©s comme de grandes ou de moyennes entreprises, ce qui Ă©quivaut à environ 1 % du nombre total de titulaires de permis de pêche au homard ou au crabe et d’utilisateurs de plaquettes du Pacifique. Les titulaires de permis de pêche au homard et au crabe et ceux qui utilisent les plaquettes du Pacifique pris en compte dans ce dĂ©nombrement sont des titulaires de permis et des utilisateurs actifs.

Deux types de fardeau administratif ont Ă©tĂ© pris en compte dans le calcul de la diminution des coûts pour l’industrie de la pêche. Le premier fardeau administratif est liĂ© à l’étude du Règlement et des exigences. Comme la proposition aurait effet d’abroger les dispositions liĂ©es aux exigences en matière d’étiquettes d’engins et de plaquettes de validation, les entreprises de pêche du Canada n’auraient plus besoin de se familiariser avec ces dispositions. Cette diminution du fardeau s’applique à tous les intervenants cernĂ©s.

Le deuxième fardeau administratif est liĂ© au remplacement des Ă©tiquettes d’engins qui ont Ă©tĂ© perdues. Les pêcheurs qui doivent remplacer une Ă©tiquette d’engins doivent remplir un formulaire, le soumettre en personne à un bureau de Pêches et OcĂ©ans Canada, puis retourner au lieu de leurs activitĂ©s après avoir rĂ©cupĂ©rĂ© l’étiquette de remplacement. Comme la proposition aurait pour effet d’abroger l’exigence relative aux Ă©tiquettes d’engins, les pêcheurs n’auraient plus à suivre ce processus. Étant donnĂ© que seulement 10 % des pêcheurs doivent remplacer une Ă©tiquette chaque annĂ©e, la diminution du fardeau administratif liĂ© à ce processus a Ă©tĂ© calculĂ©e selon une reprĂ©sentation de 10 % des intervenants touchĂ©s. Le fardeau administratif ne s’applique qu’aux titulaires de permis de pêche au homard et au crabe, et les pêcheurs qui utilisent les plaquettes du Pacifique ont Ă©tĂ© exclus. Il y a lieu de noter qu’il n’y a aucun fardeau administratif liĂ© à la prestation initiale des Ă©tiquettes d’engins au dĂ©but de la saison de pêche puisque les Ă©tiquettes sont automatiquement dĂ©livrĂ©es aux titulaires de permis.

Lentille des petites entreprises

La lentille des petites entreprises ne s’applique pas à la prĂ©sente proposition puisque ces entreprises ne subiront aucune augmentation des coûts dĂ©coulant des prĂ©sentes modifications rĂ©glementaires, qui ne font qu’abroger l’exigence selon laquelle il faut fixer les Ă©tiquettes d’engins fournies par Pêches et OcĂ©ans Canada de manière à ce qu’elles soient bien visibles. Cependant, Pêches et OcĂ©ans Canada a tenu compte des rĂ©percussions sur les petites entreprises lorsqu’il a Ă©laborĂ© le nouveau rĂ©gime de dĂ©livrance de permis en ce qui a trait aux Ă©tiquettes d’engins. Les Ă©tiquettes fournies par l’industrie ne seraient obligatoires que dans les pêches où l’industrie, en consultation avec Pêches et OcĂ©ans Canada, a dĂ©cidĂ© qu’il serait avantageux de continuer à appliquer le rĂ©gime d’étiquetage des engins actuel. De cette façon, les petites entreprises touchĂ©es pourront dĂ©cider de continuer à utiliser les Ă©tiquettes d’engins ou non et pourront dĂ©cider comment le nouveau système sera mis en œuvre.

Justification

Au Canada, la proposition aurait pour effet d’assujettir toutes les pêches à la même politique concernant la prestation des Ă©tiquettes d’engins et des plaquettes de validation. De plus, Ă©tant donnĂ© les progrès rĂ©alisĂ©s en matière d’informatique et de technologies de l’information, les agents d’application de la loi de la rĂ©gion du Pacifique n’ont plus besoin de vĂ©rifier les plaquettes de validation; les modifications ont Ă©liminĂ© ce fardeau inutile pour les utilisateurs des plaquettes du Pacifique.

Cette proposition constitue une priorité du gouvernement dans le budget de 2012, proposition selon laquelle il faut rétablir un équilibre budgétaire d’ici 2014-2015 en prenant des mesures exhaustives pour réduire le déficit.

Une analyse de rentabilitĂ© a Ă©tĂ© effectuĂ©e afin d’évaluer les coûts et les avantages dĂ©coulant de la modification du libellĂ© du RPA de 1985, du RPP de 1993 et du RPDG relatif à l’élimination de l’exigence selon laquelle il faut fixer de manière bien visible les Ă©tiquettes d’engins et les plaquettes de validation fournies par le ministre des Pêches et des OcĂ©ans.

Parmi les avantages que tirerait Pêches et OcĂ©ans Canada de la mise en œuvre des modifications rĂ©glementaires ayant trait aux Ă©tiquettes d’engins et aux plaquettes de validation, on note des Ă©conomies prĂ©vues s’élevant de 473 000 $ à 566 000 $ par annĂ©e (sur dix ans), ou une moyenne d’un peu plus de 518 000 $ par annĂ©e.

Quant aux avantages qu’en tireraient les pêcheurs des zones où l’utilisation des Ă©tiquettes n’est plus jugĂ©e nĂ©cessaire, on prĂ©sume que le temps qu’ils consacrent à la prĂ©paration de leurs activitĂ©s de pêche sera vraisemblablement rĂ©duit parce qu’ils n’auront plus besoin de fixer une Ă©tiquette sur chacun de leurs casiers. En revanche, en ce qui concerne les pêches pour lesquelles l’industrie a dĂ©terminĂ© qu’un système d’étiquetage Ă©tait toujours nĂ©cessaire, l’industrie de la pêche commerciale pourrait devoir acquitter de nouveaux coûts opĂ©rationnels. Cette augmentation des coûts dĂ©coule du changement de politique adoptĂ© par le Ministère dans le cadre duquel l’industrie de la pêche commerciale assume la responsabilitĂ© de fournir tout l’équipement nĂ©cessaire à la conduite de ses activitĂ©s.

Le fait d’éliminer l’obligation pour les bateaux du Pacifique de se procurer des plaquettes de validation et de les fixer bien visiblement aura Ă©galement pour effet de diminuer leur temps de prĂ©paration à la saison de pêche à venir et Ă©limine la nĂ©cessitĂ© de remplacer les plaquettes endommagĂ©es ou perdues. Les coûts administratifs pour les pêcheurs seront aussi rĂ©duits puisque ces derniers n’auront plus à se familiariser avec les exigences en matière d’étiquetage (Ă©tant donnĂ© qu’il n’y en aura aucune), et à la suite de l’élimination du processus administratif de remplacement des Ă©tiquettes perdues ou endommagĂ©es.

Par ailleurs, Pêches et OcĂ©ans Canada pourrait être tenu de rĂ©pondre à diverses plaintes des pêcheurs et au discours de l’industrie de la pêche en gĂ©nĂ©ral puisque le secteur de la pêche semble croire, à tort, que les droits de permis comprennent le coût des Ă©tiquettes lorsque celles-ci sont fournies par le Ministère.

Après examen, on conclut que les avantages gĂ©nĂ©raux, tant pour Pêches et OcĂ©ans Canada que pour les pêcheurs, l’emportent sur le coût des modifications rĂ©glementaires.

Mise en œuvre, application et normes de services

Le gouvernement mettrait en œuvre la proposition de cesser d’offrir des Ă©tiquettes d’engins et des plaquettes de validation à partir de l’ouverture des pêches de 2013 en rĂ©duisant ses dĂ©penses liĂ©es à l’achat de marqueurs commerciaux et en ordonnant aux responsables de ne plus commander et de ne plus fournir ces marqueurs à l’industrie.

Lorsque les exigences relatives à l’étiquetage seront abrogĂ©es de ces articles, l’étiquetage des casiers à homards et à crabes (dans les pêches où l’industrie dĂ©cide de continuer à les utiliser) se fera immĂ©diatement sous le rĂ©gime d’un programme structurĂ© dans le cadre duquel des conditions de permis seront imposĂ©es en vertu de l’article 22 du Règlement de pêche (dispositions gĂ©nĂ©rales). Pêches et OcĂ©ans Canada n’achètera plus aucune Ă©tiquette pour les saisons de pêches subsĂ©quentes. Le Ministère travaille de concert avec les reprĂ©sentants de l’industrie pour assurer la disponibilitĂ© des Ă©tiquettes par l’intermĂ©diaire du secteur privĂ© pour les pêches dont la date d’ouverture est fixĂ©e après le 1er avril 2013. En outre, de nouvelles conditions de permis, dont l’entrĂ©e en vigueur coïncidera avec la date prĂ©vue de la mise en œuvre de la nouvelle politique, soit le 1er avril 2013, seront imposĂ©es pour tous les permis de pêche au crabe et de pêche au homard et en vertu desquelles les pêcheurs devront fixer des Ă©tiquettes à leurs engins de pêche. Ces conditions de permis seront mises en application par les agents des pêches, à l’instar de n’importe quelle autre condition de permis.

Personne-ressource

Dawn Pearcey
Directrice
Gestion des ressources
Pêches et OcĂ©ans Canada
200, rue Kent
Indice d’adresse 135027
Ottawa (Ontario)
K1A 0E6
Téléphone : 613-991-1955
Courriel : dawn.pearcey@dfo-mpo.gc.ca

  • RĂ©fĂ©rence a
    L.C. 1991, ch. 1, art. 12
  • RĂ©fĂ©rence b
    L.R., ch. F-14
  • RĂ©fĂ©rence 1
    DORS/86-21
  • RĂ©fĂ©rence 2
    DORS/93-53
  • RĂ©fĂ©rence 3
    DORS/93-54
  • RĂ©fĂ©rence 4
    La pêche au hareng roguĂ© est unique en ce qu’elle ne requiert pas l’utilisation d’un navire immatriculĂ© et donc, ce ne sont pas tous les permis qui sont associĂ©s à un numĂ©ro d’enregistrement de bateau (NEB). Étant donnĂ© que l’article 27 du Règlement de pêche (dispositions gĂ©nĂ©rales) exige que les engins de pêche portent un NEB, une exemption particulière a Ă©tĂ© appliquĂ©e et le marquage au moyen d’une plaquette de validation a Ă©tĂ© autorisĂ© afin d’accommoder la pêche au hareng à l’aide de filets maillants.
  • RĂ©fĂ©rence 5
    Il peut s’agir d’employĂ©s à temps plein ou à temps partiel. Pour ce qui est des donnĂ©es du Registre des entreprises de Statistique Canada qui sont fournies dans le calculateur des coûts de la rĂ©glementation, les tranches d’effectif sont fondĂ©es sur le formulaire PD7 de l’Agence du revenu du Canada qui a Ă©tĂ© rempli par l’employeur et qui indique le nombre d’employĂ©s pour la pĂ©riode de paye la plus rĂ©cente (temps plein ou temps partiel). Ainsi, les tranches d’effectif ont tendance à reflĂ©ter le nombre d’employĂ©s (temps plein ou temps partiel) maximal par annĂ©e.
  • RĂ©fĂ©rence 6
    Le seuil minimal de 30 000 $ a Ă©tĂ© Ă©tabli pour correspondre aux donnĂ©es fondĂ©es sur les entreprises enregistrĂ©es. En ce qui concerne la perception de la TPS et de la TVH, par exemple, certaines entreprises du Canada ne sont pas obligĂ©es de s’enregistrer si elles font des recettes annuelles infĂ©rieures à 30 000 $.
  • RĂ©fĂ©rence 7
    Pour Ă©tablir ses profils des petites entreprises, Statistique Canada dĂ©finit les petites entreprises comme celles qui ont un revenu annuel total entre 30 000 $ et 5 millions de dollars. Industrie Canada utilise la même dĂ©finition pour son Outil d’analyse comparative pour PME. Elle dĂ©finit Ă©galement les petites entreprises comme celles qui comptent moins de 100 employĂ©s.