Vol. 147, numĂ©ro 7 — Le 27 mars 2013

Enregistrement

DORS/2013-34 Le 8 mars 2013

LOI SUR LES ESPÈCES EN PÉRIL

DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril

C.P. 2013-266 Le 7 mars 2013

Sur recommandation du ministre de l’Environnement et en vertu du paragraphe 27(1) de la Loi sur les espèces en pĂ©ril (voir rĂ©fĂ©rence a), Son Excellence le Gouverneur gĂ©nĂ©ral en conseil prend le DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril, ci-après.

DÉCRET MODIFIANT L’ANNEXE 1 DE LA LOI SUR LES ESPÈCES EN PÉRIL

MODIFICATIONS

1. La partie 2 de l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril (voir rĂ©fĂ©rence 1) est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « POISSONS », de ce qui suit :

Cisco de printemps (Coregonus sp.)
Cisco, Spring

2. La partie 2 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « MOLLUSQUES », de ce qui suit :

Lampsile fasciolée (Lampsilis fasciola)
Lampmussel, Wavy-rayed

3. La partie 2 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « MOLLUSQUES », de ce qui suit :

Ligumie pointue (Ligumia nasuta)
Pondmussel, Eastern

Mulette feuille d’érable (Quadrula quadrula) population de la Saskatchewan – Nelson
Mussel, Mapleleaf Saskatchewan – Nelson population

Villeuse irisée (Villosa iris)
Mussel, Rainbow

4. La partie 3 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « OISEAUX », de ce qui suit :

Faucon pèlerin de la sous-espèce anatum (Falco peregrinus anatum)
Falcon anatum subspecies, Peregrine

5. La partie 3 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « POISSONS », de ce qui suit :

Chabot à tête courte (Cottus confusus)
Sculpin, Shorthead

Dard de sable (Ammocrypta pellucida)
Darter, Eastern Sand

6. La partie 3 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « POISSONS », de ce qui suit :

Dard de sable (Ammocrypta pellucida) populations de l’Ontario
Darter, Eastern Sand Ontario populations

Dard de sable (Ammocrypta pellucida) populations du Québec
Darter, Eastern Sand Quebec populations

Truite fardée versant de l’Ouest (Oncorhynchus clarkii lewisi) population de l’Alberta
Trout, Westslope Cutthroat Alberta population

7. La partie 3 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « MOLLUSQUES », de ce qui suit :

Mulette feuille d’érable (Quadrula quadrula) population des Grands Lacs – Ouest du Saint-Laurent
Mussel, Mapleleaf Great Lakes – Western St. Lawrence population

8. La partie 4 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « POISSONS », de ce qui suit :

Chabot à tête courte (Cottus confusus)
Sculpin, Shorthead

9. La partie 4 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « MOLLUSQUES », de ce qui suit :

Alasmidonte renflée (Alasmidonta varicosa)
Floater, Brook

Lampsile fasciolée (Lampsilis fasciola)
Lampmussel, Wavy-rayed

ENTRÉE EN VIGUEUR

10. Le prĂ©sent dĂ©cret entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACTDE LA RÉGLEMENTATION

(Ce résumé ne fait pas partie des décrets.)

Résumé

Enjeux : Un nombre croissant d’espèces aquatiques au Canada subissent des contraintes et des menaces risquant de causer leur disparition du pays ou leur extinction. Nombre d’entre elles remplissent des fonctions biologiques importantes, ou revêtent une valeur intrinsèque, commerciale ou rĂ©crĂ©ative pour la population canadienne. Il est donc nĂ©cessaire de les conserver et de les protĂ©ger afin de garantir la santĂ© des Ă©cosystèmes aquatiques pour les gĂ©nĂ©rations futures.

Description : Le prĂ©sent dĂ©cret ajoute sept espèces et reclasse deux espèces à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril (LEP). Il modifie Ă©galement l’annexe 1 en radiant une espèce figurant auparavant sur la liste comme une seule unitĂ© dĂ©signable, et en la remplaçant par deux unitĂ©s dĂ©signables de la même espèce. Une unitĂ© dĂ©signable d’espèce terrestre, qui figure aussi sur la liste en tant qu’unitĂ© dĂ©signable plus importante, est retirĂ©e pour Ă©viter les doublons. Ces modifications ont Ă©tĂ© appliquĂ©es à la suite d’une recommandation par le ministre de l’Environnement, agissant sur les conseils de l’autre ministre compĂ©tent, à savoir le ministre des Pêches et des OcĂ©ans Canada. Un dĂ©cret connexe, pris en vertu de l’article 76 de la LEP, exemptera les activitĂ©s autorisĂ©es en vertu de la Loi sur les pêches des interdictions imposĂ©es par la LEP pour une pĂ©riode d’un an, concernant une espèce ajoutĂ©e à l’annexe 1 (truite fardĂ©e versant de l’Ouest).

L’ajout d’espèces à la liste de l’annexe 1 comme espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacĂ©es conduit à l’application des interdictions de tuer un individu de l’une de ces espèces, de lui nuire, de le harceler, de le capturer, de le prendre, de le possĂ©der, de le collectionner, de l’acheter, de le vendre ou de l’échanger, ainsi que d’endommager ou de dĂ©truire son habitat. La LEP prĂ©voit Ă©galement la prĂ©paration de stratĂ©gies de rĂ©tablissement et de plans d’action en vue d’assurer leur rĂ©tablissement et leur survie. Lorsqu’une espèce est ajoutĂ©e à l’annexe 1 en tant qu’espèce prĂ©occupante, la LEP impose l’élaboration d’un plan de gestion pour Ă©viter qu’elle ne devienne une espèce en voie de disparition ou menacĂ©e.

ÉnoncĂ© des coûts et avantages : Pour chacune des sept espèces ajoutĂ©es à l’annexe 1, des deux espèces reclassifiĂ©es et des deux espèces qui en remplacent une autre, et de l’espèce terrestre retirĂ©ee on estime que les rĂ©percussions socioĂ©conomiques seront faibles et que les avantages nets seront positifs pour les Canadiens.

Règle du « un pour un » et lentille des petites entreprises : Dans la mesure où aucune nouvelle tâche administrative ou mesure de conformitĂ© n’est prĂ©vue dans le cadre de ce dĂ©cret, aucune modification franche n’est appliquĂ©e en vertu de la règle du « un pour un » et la lentille des petites entreprises ne s’applique pas.

Coordination et coopĂ©ration à l’échelle nationale et internationale : La coordination et la coopĂ©ration internationales pour la conservation de la biodiversitĂ© sont assurĂ©es par la Convention sur la diversitĂ© biologique (CDB), dont le Canada est signataire. La coordination et la coopĂ©ration nationales sont assurĂ©es par plusieurs mĂ©canismes Ă©laborĂ©s pour coordonner la mise en œuvre du Programme sur les espèces en pĂ©ril au niveau des diffĂ©rentes instances du pays. Ces dernières comprennent des comitĂ©s intergouvernementaux, un Cadre national pour la conservation des espèces en pĂ©ril (CNCEP) et des ententes bilatĂ©rales nĂ©gociĂ©es sur les espèces en pĂ©ril. Les ententes bilatĂ©rales sur les espèces en pĂ©ril favorisent la collaboration dans l’exĂ©cution de la LEP et des lois provinciales et territoriales sur les espèces en voie de disparition.

Enjeux

Un nombre croissant d’espèces sauvages au Canada subissent des contraintes et des menaces risquant de causer leur disparition du pays ou leur extinction. Le patrimoine naturel du Canada fait partie intĂ©grante de l’identitĂ© nationale et de l’histoire du Canada. La faune, sous toutes ses formes, a une valeur intrinsèque et est apprĂ©ciĂ©e par les Canadiennes et les Canadiens pour des raisons esthĂ©tiques, culturelles, spirituelles, rĂ©crĂ©atives, Ă©ducatives, historiques, Ă©conomiques, mĂ©dicales, Ă©cologiques et scientifiques. Les espèces sauvages et les Ă©cosystèmes canadiens font Ă©galement partie du patrimoine mondial. Le gouvernement du Canada s’est engagĂ© à conserver la diversitĂ© biologique par l’utilisation de nombreux instruments, dont la Loi sur les espèces en pĂ©ril (LEP).

Contexte

La LEP est un outil essentiel dans le cadre des efforts continus visant à protĂ©ger les espèces en pĂ©ril. En assurant la protection et le rĂ©tablissement des espèces en pĂ©ril, la LEP joue un rôle primordial dans la prĂ©servation de la diversitĂ© biologique au Canada. La LEP vient aussi complĂ©ter d’autres lois et programmes des gouvernements fĂ©dĂ©ral, provinciaux et territoriaux du Canada et appuie les activitĂ©s des organismes de conservation et d’autres partenaires œuvrant à la protection de la faune et son habitat au Canada. L’annexe 1 de la Loi Ă©tablit la liste officielle des espèces sauvages en pĂ©ril. L’inscription d’une espèce à l’annexe 1 fait entrer en vigueur des mesures assurant sa protection et son rĂ©tablissement.

Après l’inscription d’une espèce en tant qu’espèce menacĂ©e ou en voie de disparition, le ministre des Pêches et des OcĂ©ans a la responsabilitĂ© de prĂ©parer un programme de rĂ©tablissement qui comprend, entre autres, des objectifs relatifs à sa population et à sa rĂ©partition. En cas de reclassification d’une espèce, le programme de rĂ©tablissement et le plan d’action (le cas Ă©chĂ©ant) peuvent être examinĂ©s pour vĂ©rifier s’ils restent pertinents Ă©tant donnĂ© la modification du niveau de risque. Par exemple, toute nouvelle menace sur l’espèce doit se traduire dans le programme de rĂ©tablissement. Cependant, le nouveau statut ne change pas nĂ©cessairement les objectifs en matière de population et de rĂ©partition pour l’avenir de cette espèce.

Le 19 juin 2012, le gouverneur en conseil (GC) a officiellement accusĂ© rĂ©ception des Ă©valuations de 16 espèces aquatiques rĂ©alisĂ©es par le ComitĂ© sur la situation des espèces en pĂ©ril au Canada (COSEPAC). La rĂ©ception de ces Ă©valuations marquait le dĂ©but du dĂ©lai de neuf mois prĂ©vu par la loi, pendant lequel le GC, suivant la recommandation du ministre de l’Environnement, doit dĂ©cider d’ajouter ou non ces espèces à l’annexe 1 de la LEP ou de renvoyer la question au COSEPAC pour un examen plus approfondi. En tant que tel, le GC doit rendre une dĂ©cision finale concernant l’inscription de ces espèces d’ici le 19 mars 2013. Le 7 juillet 2012, une proposition de dĂ©cret et un RĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation (RÉIR) correspondant aux 11 espèces aquatiques devant faire l’objet d’une inscription ou d’une modification en vertu de l’annexe 1, ainsi que les autres mesures proposĂ©es concernant 5 autres espèces, ont Ă©tĂ© publiĂ©es dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une pĂ©riode de consultation publique de 30 jours.

Trois autres dĂ©crets sont en cours d’élaboration, dans le cadre de la mesure rĂ©glementaire plus vaste dĂ©crite prĂ©cĂ©demment dans la Partie I de la Gazette du Canada. Un d’entre eux sera traitĂ© dans le prĂ©sent rĂ©sumĂ© d’étude d’impact de la rĂ©glementation Ă©tant donnĂ© qu’il est directement liĂ© à une espèce ajoutĂ©e à l’annexe 1. Le dĂ©cret en question est pris en vertu de l’article 76 de la LEP afin de lever des interdictions imposĂ©es par cette loi sur certaines activitĂ©s de pêche autorisĂ©es en vertu de la Loi sur les pêches et la Loi sur les parcs nationaux du Canada, pendant un an après l’inscription de la truite fardĂ©e versant de l’Ouest (population de l’Alberta). Ce plan d’action n’a pas Ă©tĂ© ajoutĂ© dans le cadre de la proposition de la Partie I de la Gazette du Canada. Cependant, il a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© que cela contribuera à la mise en œuvre rĂ©ussie des mesures de rĂ©tablissement des espèces, et ce plan sera Ă©valuĂ© en dĂ©tail dans la section pertinente.

Un autre dĂ©cret porte sur la non-inscription de trois espèces sur la Liste des espèces en pĂ©ril, à savoir le bĂ©luga (population de l’Est du Haut-Arctique et de la baie de Baffin), le bar rayĂ© (population du Sud du golfe du Saint-Laurent) et le brosme. Cette dĂ©cision a Ă©tĂ© prise suivant la recommandation du ministre de l’Environnement, en rĂ©ponse aux conseils du ministre des Pêches et des OcĂ©ans, en tenant compte des Ă©valuations fournies par le COSEPAC.

Un autre dĂ©cret renvoie l’évaluation du rorqual à bosse (population du Pacifique Nord) et de l’eulakane (population des rivières Nass et Skeena) devant le COSEPAC pour rĂ©examen.

Objectifs

Les objectifs de la LEP sont les suivants :

  1. prĂ©venir l’extinction des espèces sauvages ou leur disparition du pays;
  2. permettre le rĂ©tablissement des espèces sauvages disparues du pays, en voie de disparition ou menacĂ©es en raison de l’activitĂ© humaine;
  3. gĂ©rer les espèces prĂ©occupantes afin d’éviter qu’elles ne deviennent en voie de disparition ou menacĂ©es.

La dĂ©cision d’ajouter des espèces en voie de disparition ou menacĂ©es à l’annexe 1 permettra à ces espèces de bĂ©nĂ©ficier des mesures de protection et de rĂ©tablissement requises en vertu de la LEP.Les espèces dĂ©signĂ©es comme prĂ©occupantes bĂ©nĂ©ficient d’un plan de gestion conforme à la LEP. Il en rĂ©sulte des avantages globaux pour l’environnement, tant sur le plan de la protection et du rĂ©tablissement de chaque espèce que sur celui de la conservation de la diversitĂ© biologique du Canada.

En formulant une recommandation au ministre de l’Environnement, le ministre des Pêches et des OcĂ©ans tient compte des Ă©lĂ©ments suivants, le cas Ă©chĂ©ant :

  • le but de la LEP;
  • l’évaluation de la situation par le COSEPAC;
  • les autres renseignements disponibles sur la situation des espèces et les menaces à leur survie;
  • les rĂ©sultats des consultations publiques auprès des provinces et des territoires;
  • les rĂ©sultats des consultations auprès d’organismes autochtones compĂ©tents;
  • les rĂ©sultats des consultations auprès d’autres personnes ou organismes jugĂ©s appropriĂ©s par le ministre compĂ©tent;
  • les rĂ©sultats des consultations avec le conseil de gestion de la faune appropriĂ©;
  • les rĂ©percussions socioĂ©conomiques (coûts et avantages) et biologiques de l’inscription des espèces à la liste;
  • les conseils de tout autre ministre responsable.

Le ministre de l’Environnement est tenu de recommander au gouverneur en conseil :

  • a) de confirmer l’évaluation du COSEPAC et d’inscrire les espèces indiquĂ©es à la liste;
  • b) de dĂ©cider de ne pas inscrire les espèces à la liste;
  • c) de renvoyer la question au COSEPAC pour renseignements supplĂ©mentaires ou pour rĂ©examen.

Description

L’objectif du DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril est d’inscrire sept nouvelles espèces à la liste de l’annexe 1, de reclassifier deux espèces et de remplacer une espèce inscrite à la liste par deux nouvelles unitĂ©s dĂ©signables de la même espèce. Cette modification est effectuĂ©e suivant la recommandation du ministre de l’Environnement, d’après les conseils du ministre des Pêches et des OcĂ©ans, les Ă©valuations scientifiques rĂ©alisĂ©es par le COSEPAC et les consultations menĂ©es auprès des gouvernements, des peuples autochtones, des intervenants et de la population canadienne.

Le tableau 1 prĂ©sente le statut de risque Ă©valuĂ© par le COSEPAC pour les 11 espèces du DĂ©cret. Les Ă©valuations complètes, y compris les motifs de classification et la rĂ©partition, sont prĂ©sentĂ©es à l’adresse www.registrelep-sararegistry.gc.ca/default_f.cfm.

Tableau 1 : Statut des 11 espèces Ă©valuĂ©es par le COSEPAC, telles qu’elles ont Ă©tĂ© reçues par le GC le 19 juin 2012

Espèces aquatiques ajoutĂ©es à l’annexe 1 de la LEP (7)

Poisson

1. Truite fardée versant de l’ouest (population de l’Alberta)

Menacée

2. Cisco de printemps

En voie de disparition

Mollusques

1. Alasmidonte renflée

Préoccupante

2. Mulette feuille d’érable (population des Grands Lacs — Ouest du Saint-Laurent)

Menacée

3. Mulette feuille d’érable (population de la Saskatchewan — Nelson)

En voie de disparition

4. Ligumie pointue

En voie de disparition

5. Villeuse irisée

En voie de disparition


Espèces aquatiques reclassifiĂ©es dans l’annexe 1 de la LEP (2)

Poisson

1. Chabot à tête courte

D’espèce menacĂ©e à espèce prĂ©occupante

Mollusques

1. Lampsile fasciolée

D’espèce en voie de disparition à espèce prĂ©occupante


Espèce aquatique dont la classification prĂ©cĂ©dente dans la liste sera remplacĂ©e par deux nouvelles populations de la même espèce dans l’annexe 1 de la LEP (2)

Poisson

1. Dard de sable (population de l’Ontario)

Menacée

2. Dard de sable (population du Québec)

Menacée


Espèce terrestre dont une seule sous-espèce est inscrite est retirĂ©e afin de pallier à un problème administratif de doublons; non reçue par le GC le 19 juin 2012

Oiseaux

1. Faucon pèlerin (sous-espèce anatum)

Menacée

En vertu de la LEP, il est interdit de tuer un individu d’une espèce aquatique inscrite à l’annexe 1 de la LEP comme espèce disparue du pays, en voie de disparition ou menacĂ©e, de lui nuire, de le harceler, de le capturer ou de le prendre. La LEP prĂ©voit Ă©galement l’interdiction de possĂ©der, de collectionner, d’acheter, de vendre ou d’échanger un individu de cette espèce ainsi que d’endommager ou dĂ©truire son habitat.

En vertu de l’article 37 de la LEP, lorsqu’une espèce aquatique est inscrite à l’annexe 1 comme Ă©tant disparue du pays, en voie de disparition ou menacĂ©e, le ministre des Pêches et des OcĂ©ans est tenu d’élaborer un programme de rĂ©tablissement la concernant. Selon l’article 41 de la LEP, le programme de rĂ©tablissement doit, entre autres, traiter des menaces à la survie de l’espèce et de son habitat, dĂ©crire la stratĂ©gie gĂ©nĂ©rale de lutte contre ces menaces, dĂ©signer l’habitat essentiel de l’espèce dans la mesure du possible, en se fondant sur la meilleure information accessible, Ă©noncer les objectifs en matière de population et de rĂ©partition visant à favoriser le rĂ©tablissement et la survie de l’espèce, ainsi que dĂ©crire les activitĂ©s de recherche et de gestion nĂ©cessaires à l’atteinte des objectifs en matière de population et de rĂ©partition. Le programme de rĂ©tablissement prĂ©voit aussi un Ă©chĂ©ancier pour l’élaboration d’un ou de plusieurs plans d’action.

Ces derniers visent à mettre en œuvre les programmes de rĂ©tablissement des espèces inscrites comme Ă©tant disparues du pays, en voie de disparition ou menacĂ©es. Ils doivent, entre autres, en ce qui concerne l’aire à laquelle ils s’appliquent, indiquer les mesures traitant les menaces à la survie de l’espèce, les mesures contribuant à atteindre les objectifs en matière de population et de rĂ©partition et le moment prĂ©vu pour leur exĂ©cution, dĂ©signer l’habitat essentiel de l’espèce dans la mesure du possible, en se fondant sur la meilleure information accessible et d’une façon compatible avec le programme de rĂ©tablissement, indiquer les mesures envisagĂ©es pour protĂ©ger l’habitat essentiel de l’espèce ainsi que les mĂ©thodes à utiliser pour surveiller le rĂ©tablissement de l’espèce et sa viabilitĂ© à long terme. Ces plans d’action nĂ©cessitent Ă©galement une Ă©valuation des rĂ©percussions socioĂ©conomiques de leur mise en œuvre et des avantages qui en dĂ©coulent.

Pour les espèces inscrites comme Ă©tant prĂ©occupantes, des plans de gestion comprenant des mesures pour la conservation des espèces et de leur habitat doivent être prĂ©parĂ©s. Les programmes de rĂ©tablissement, les plans d’action et les plans de gestion doivent être publiĂ©s dans le Registre public des espèces en pĂ©ril dans les dĂ©lais prĂ©vus par la LEP.

La planification du rĂ©tablissement et de la gestion est une occasion pour les gouvernements fĂ©dĂ©ral, provinciaux et territoriaux de travailler ensemble et de susciter la collaboration parmi un certain nombre de partenaires — y compris les municipalitĂ©s, les organisations et intervenants autochtones — en vue de l’établissement des mesures nĂ©cessaires au soutien de la survie et du rĂ©tablissement des espèces inscrites.

Options réglementaires et non réglementaires considérées

En vertu de la LEP, à la rĂ©ception d’une copie d’une Ă©valuation du COSEPAC, le ministre de l’Environnement doit, dans les 90 jours, transmettre un rapport au Registre public indiquant comment il entend rĂ©pondre à l’évaluation. La rĂ©ception de l’évaluation par le GC enclenche un processus au cours duquel ce dernier peut examiner l’évaluation et peut, sur recommandation du ministre de l’Environnement, (1) confirmer l’évaluation et inscrire l’espèce à l’annexe 1 de la LEP; (2) dĂ©cider de ne pas inscrire l’espèce à l’annexe 1; (3) renvoyer la question au COSEPAC pour renseignements supplĂ©mentaires ou pour rĂ©examen.

La première option consiste à inscrire l’espèce à l’annexe 1 de la LEP, de sorte qu’elle bĂ©nĂ©ficie de la protection offerte par cette loi, y compris l’élaboration obligatoire de programmes de rĂ©tablissement, de plans d’action et de plans de gestion.

La deuxième option consiste à ne pas inscrire l’espèce à l’annexe 1. Dans ce cas, bien que cette dernière ne bĂ©nĂ©ficie pas des interdictions prĂ©vues dans la LEP ni des activitĂ©s de rĂ©tablissement ou de gestion requises en vertu de la LEP, elle peut nĂ©anmoins être protĂ©gĂ©e en vertu d’autres lois fĂ©dĂ©rales, comme la Loi sur les pêches, ou des lois provinciales ou territoriales sur les espèces en pĂ©ril, le cas Ă©chĂ©ant. S’il est dĂ©cidĂ© de ne pas ajouter une espèce à l’annexe 1, son Ă©valuation n’est pas renvoyĂ©e au COSEPAC pour renseignements supplĂ©mentaires ou rĂ©examen.

La troisième option consiste à renvoyer l’évaluation au COSEPAC pour un nouvel examen lorsque de nouveaux renseignements qui n’ont pas Ă©tĂ© pris en considĂ©ration lors de l’évaluation initiale sont disponibles. Il convient de renvoyer une Ă©valuation si, par exemple, une nouvelle information importante est dĂ©couverte après l’évaluation de l’espèce par le COSEPAC.

Si le GC n’a pas pris de dĂ©cision en rĂ©ponse aux recommandations du COSEPAC neuf mois après avoir accusĂ© rĂ©ception de l’évaluation des espèces, le ministre de l’Environnement doit modifier la liste conformĂ©ment aux Ă©valuations du COSEPAC.

Consultation

En vertu de la LEP, l’évaluation scientifique du statut des espèces et la dĂ©cision d’ajouter ou non une espèce à l’annexe 1 de la LEP sont deux processus distincts. Cette sĂ©paration garantit l’indĂ©pendance des scientifiques au moment d’évaluer l’état biologique des espèces sauvages et permet aux Canadiens de participer au processus dĂ©cisionnel visant à dĂ©terminer si une espèce est protĂ©gĂ©e ou non en vertu de la LEP.

Les 11 espèces aquatiques traitĂ©es dans le prĂ©sent document ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es lors de rĂ©unions du COSEPAC tenues entre les mois de mai 2003 et mai 2011. Pêches et OcĂ©ans Canada a tenu des consultations publiques entre 2003 et 2011, à la suite de chaque Ă©valuation du COSEPAC. Ces consultations ont pris la forme d’envois postaux, de rĂ©unions, de sĂ©ances publiques, de cahiers de consultation et d’autres documents pertinents affichĂ©s sur le Registre public de la LEP et sur d’autres sites Web gouvernementaux. Des pêcheurs professionnels, divers secteurs de l’industrie, des pêcheurs sportifs, des groupes autochtones, des organisations gouvernementales, d’autres ordres de gouvernement et la population ont Ă©tĂ© consultĂ©s. Les rĂ©sultats des consultations sont prĂ©sentĂ©s ci-dessous pour chacune des espèces.

Avantages et coûts

Description et justification

L’inscription d’une espèce à l’annexe 1 de la LEP comporte des avantages et des coûts sur le plan social, environnemental et Ă©conomique, dĂ©coulant de la mise en œuvre des interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP et des exigences relatives à la planification du rĂ©tablissement. Le prĂ©sent RÉIR expose les avantages et les coûts estimĂ©s de l’inscription des sept espèces à l’annexe 1 de la LEP, de la modification du statut de deux autres espèces et du remplacement d’une espèce par deux nouvelles unitĂ©s dĂ©signables.

Dès leur inscription à l’annexe 1, tous les individus des espèces aquatiques concernĂ©es bĂ©nĂ©ficient d’une protection immĂ©diate, quel que soit leur emplacement, en vertu des interdictions gĂ©nĂ©rales prĂ©vues par la LEP. Aux termes des articles 32 et 33 de la LEP, constitue une infraction le fait de :

  • tuer un individu d’une espèce sauvage inscrite comme espèce disparue du pays, en voie de disparition ou menacĂ©e, lui nuire, le harceler, le capturer ou le prendre;
  • possĂ©der, collectionner, acheter, vendre ou Ă©changer un individu, une partie d’individu ou un produit provenant d’une espèce sauvage inscrite comme espèce disparue du pays, en voie de disparition ou menacĂ©e;
  • endommager ou dĂ©truire la rĂ©sidence d’un ou de plusieurs individus, soit d’une espèce sauvage inscrite comme espèce en voie de disparition ou menacĂ©e, soit d’une espèce sauvage inscrite comme espèce disparue du pays, dont la rĂ©insertion à l’état sauvage au Canada a Ă©tĂ© proposĂ©e par un programme de rĂ©tablissement.

En ce qui concerne la pêche au Canada et les espèces inscrites à l’annexe 1 de la LEP, l’interdiction prĂ©vue à l’article 32 exige gĂ©nĂ©ralement que les individus d’une espèce en pĂ©ril capturĂ©s comme prises non ciblĂ©es soient remis vivants et non blessĂ©s dans les eaux où ils ont Ă©tĂ© pêchĂ©s. Toute activitĂ© de pêche susceptible d’interagir de manière prĂ©visible avec une espèce en pĂ©ril nĂ©cessite soit un permis dĂ©livrĂ© en vertu de la LEP, soit une autorisation ou un permis conformes à la LEP et dĂ©livrĂ©s en vertu d’autres lois fĂ©dĂ©rales. La dĂ©livrance de ce permis dĂ©pend toutefois de plusieurs facteurs, notamment la biologie du poisson, le type d’engin utilisĂ©, la nature de la pêche et le fait que la prise de l’espèce en pĂ©ril ne compromette pas la survie ou le rĂ©tablissement de l’espèce. Dans certaines situations, l’interaction de la pêche avec l’espèce en pĂ©ril entraînera sa mort et empêchera donc sa remise à l’eau en vie. Encore une fois, dans ce cas, la dĂ©livrance d’un permis en vertu de la LEP autorisant la pêche à interagir avec l’espèce en pĂ©ril dĂ©pendra du fait Ă©tabli que la mort accidentelle associĂ©e à la capture de l’espèce ne compromette ni sa survie ni son rĂ©tablissement. De plus, dans tous les cas, toutes les solutions raisonnables de remplacement de l’activitĂ© seront Ă©valuĂ©es et toutes les mesures d’attĂ©nuation possibles seront appliquĂ©es pour rĂ©duire au maximum l’interaction avec l’espèce en pĂ©ril. En vertu de la LEP, si les prises non ciblĂ©es compromettent la survie ou le rĂ©tablissement de l’espèce, aucun permis ne peut être dĂ©livrĂ©. En vertu de l’article 32 de la LEP, toute interaction avec l’espèce consistant à la tuer, lui nuire ou la harceler est interdite. Jusqu’à prĂ©sent, les restrictions quant aux prises non ciblĂ©es sont Ă©tablies au moyen des permis de la Loi sur les pêches conformes à la LEP.

L’inscription d’espèces à l’annexe 1 entraînera l’élaboration et la mise en œuvre de programmes de rĂ©tablissement et de plans d’action ou de plans de gestion. Des Ă©bauches de programmes de rĂ©tablissement doivent être prĂ©parĂ©es pour toutes les espèces inscrites à l’annexe 1 comme espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacĂ©es. Elles sont suivies de plans d’action dĂ©finissant les mesures de mise en œuvre du programme de rĂ©tablissement. En ce qui concerne les espèces prĂ©occupantes inscrites à l’annexe 1, des plans de gestion comprenant des mesures pour la conservation de l’espèce et de son habitat sont requis. Une Ă©valuation des coûts associĂ©s à l’élaboration de plans de gestion et de programmes de rĂ©tablissement associĂ©s aux espèces dĂ©jà inscrites a dĂ©montrĂ© que les coûts moyens de chacun sont d’environ 45 000 $ et 50 000 $ respectivement.

Avantages

Pour certaines espèces aquatiques, la protection en vertu de la LEP peut entraîner des avantages Ă©conomiques directs et indirects à l’avenir, une fois que les populations sont rĂ©tablies et que leur utilisation commerciale ou rĂ©crĂ©ative peut reprendre. Par ailleurs, au-delà des avantages Ă©conomiques directs, la protection des espèces en pĂ©ril peut procurer de nombreux avantages aux Canadiennes et aux Canadiens, tels que la prĂ©servation des produits et des services des Ă©cosystèmes essentiels. Nombre d’espèces envisagĂ©es pour une protection en vertu de la LEP servent d’indicateurs de la qualitĂ© environnementale. Diverses Ă©tudes indiquent que les Canadiennes et les Canadiens accordent de l’importance à la prĂ©servation des espèces pour les gĂ©nĂ©rations futures et au fait de savoir que ces espèces existent, même si personnellement ils ne les voient jamais ou n’en profitent pas. De plus, les caractĂ©ristiques uniques et l’histoire Ă©volutive de nombreuses espèces en pĂ©ril leur confèrent un intĂ©rêt particulier pour la communautĂ© scientifique.

Pour chercher à quantifier les avantages Ă©conomiques que reprĂ©sente une espèce pour la sociĂ©tĂ©, le cadre le plus souvent utilisĂ© est celui de la valeur Ă©conomique totale (VET). La VET d’une espèce peut se diviser en plusieurs Ă©lĂ©ments :

  • valeur d’utilisation directe — fait rĂ©fĂ©rence à l’utilisation d’une ressource pour la consommation, telle que la pêche;
  • valeur d’utilisation indirecte — comprend les activitĂ©s sans consommation, telles que l’observation des baleines, qui ont une valeur rĂ©crĂ©ative;
  • valeur d’option — reprĂ©sente la valeur de la prĂ©servation d’une espèce à des fins d’utilisation future directe ou indirecte;
  • valeurs passives (ou valeur de non-utilisation) — comprend la valeur de transmission, qui reprĂ©sente la volontĂ© de prĂ©server une espèce dans l’intĂ©rêt des gĂ©nĂ©rations futures ainsi que la valeur d’existence, qui reprĂ©sente la valeur altruiste tirĂ©e du fait de savoir qu’une espèce donnĂ©e existe, quelle que soit son utilisation future potentielle.

Habituellement, les valeurs passives prĂ©dominent dans la valeur Ă©conomique totale des espèces en pĂ©ril. Si une espèce donnĂ©e n’est pas facilement accessible à la sociĂ©tĂ©, la valeur d’existence peut constituer le principal ou le seul avantage de sa survie. Les valeurs passives peuvent être Ă©valuĂ©es par des enquêtes sur les prĂ©fĂ©rences dĂ©clarĂ©es, qui estiment la volontĂ© de payer, c’est-à-dire le montant qu’une personne est prête à payer chaque annĂ©e pour prĂ©server une espèce.

Les donnĂ©es quantitatives sont limitĂ©es quant à la volontĂ© des Canadiens de payer pour la prĂ©servation des espèces visĂ©es dans le prĂ©sent dĂ©cret. Cependant, les Ă©tudes sur d’autres espèces en pĂ©ril indiquent qu’ils accordent une valeur Ă©conomique importante aux programmes de conservation ciblĂ©s, y compris pour les espèces qu’ils ne connaissent pas. MalgrĂ© l’absence d’estimations prĂ©cises, il n’est pas toujours nĂ©cessaire de quantifier les avantages de la protection de ces espèces pour dĂ©finir leur importance par rapport aux coûts imposĂ©s à la population canadienne. L’analyse du prĂ©sent dĂ©cret utilise la meilleure information quantitative et qualitative disponible pour Ă©valuer les avantages prĂ©vus.

Coûts

Les coûts associĂ©s à la protection et au rĂ©tablissement des espèces visĂ©es par le prĂ©sent dĂ©cret pourraient être pris en charge par plusieurs segments de la sociĂ©tĂ©. Dans le cas du gouvernement, les principales catĂ©gories de coûts attribuĂ©s au dĂ©cret sont liĂ©es à des activitĂ©s de promotion de la conformitĂ©, de mise en œuvre, de surveillance, d’évaluation et d’application. Ces coûts dĂ©couleraient de l’application de la LEP, en particulier de l’application des interdictions de la LEP ou de l’élaboration et de la mise en œuvre de programmes de rĂ©tablissement, de plans d’action ou de plans de gestion en fonction de la classification de l’espèce. D’autres coûts pour les Canadiennes et les Canadiens proviennent des changements requis dans les activitĂ©s Ă©conomiques pour assurer la protection des espèces, comme la rĂ©duction des pêches ou l’application des meilleures pratiques de gestion en vue de prĂ©server l’habitat ou d’éviter la mortalitĂ© accidentelle.

L’ampleur des coûts pris en charge par les parties concernĂ©es (notamment les industries, les particuliers et les pouvoirs publics aux diffĂ©rents Ă©chelons) varie et est proportionnelle à certains paramètres clĂ©s, comme la classification de l’espèce à l’annexe 1, les menaces, la taille et la rĂ©partition de la population, ainsi que les activitĂ©s Ă©conomiques liĂ©es à l’espèce. Par exemple :

  • pour l’alasmidonte renflĂ©e, espèce aquatique ajoutĂ©e à l’annexe 1 comme espèce prĂ©occupante, les interdictions automatiques en vertu des articles 32 et 33 de la LEP ne s’appliqueront pas. Par consĂ©quent, la mise en conformitĂ© avec les interdictions imposĂ©es par la loi n’entraîne aucun coût immĂ©diat. Les coûts minimaux pour les intervenants touchĂ©s dĂ©couleront plutôt de l’élaboration et de la mise en œuvre d’un plan de gestion, requis pour les espèces prĂ©occupantes en vertu de la LEP;
  • pour les espèces dont le statut est reclassifiĂ© d’espèce menacĂ©e à prĂ©occupante — chabot à tête courte — et l’espèce dont le statut est reclassifiĂ© d’espèce en voie de disparition à prĂ©occupante — lampsile fasciolĂ©e —, les interdictions appliquĂ©es actuellement en vertu de la LEP ne seront plus en vigueur. Aucun coût de mise en conformitĂ© n’est donc prĂ©vu;
  • dans le cas des espèces ajoutĂ©es à l’annexe 1 dans les catĂ©gories des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacĂ©es, les interdictions gĂ©nĂ©rales s’appliqueront automatiquement au moment de l’inscription, et des rĂ©percussions sont possibles pour les Canadiens. Ces dernières sont dĂ©taillĂ©es ci-dessous.

Les coûts associĂ©s aux activitĂ©s de mise en application dĂ©coulant des recommandations d’inscription en vertu du prĂ©sent dĂ©cret ne devraient pas être Ă©levĂ©s. Bien qu’il ne soit pas prĂ©vu que les activitĂ©s supplĂ©mentaires liĂ©es aux coûts d’application de la loi pour Pêches et OcĂ©ans Canada alourdissent considĂ©rablement le budget du Ministère, l’obligation d’élaborer des plans d’action et des programmes de rĂ©tablissement conformĂ©ment à la LEP entraînera des coûts additionnels.

Les avantages et les coûts pour la sociĂ©tĂ© canadienne dĂ©coulant de ces mesures en vertu de la LEP ont Ă©tĂ© estimĂ©s autant que possible, conformĂ©ment aux directives de 2007 sur les coûts-avantages Ă©tablies par le SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor du Canada. Dans la mesure du possible, les montants estimĂ©s sont prĂ©sentĂ©s en tant que variations de la valeur Ă©conomique nette (excĂ©dent pour le consommateur ou le producteur). En cas d’impossibilitĂ© de procĂ©der à une estimation quantitative ou d’effets prĂ©vus trop faibles pour justifier une analyse approfondie, les rĂ©percussions Ă©ventuelles sont dĂ©crites en termes qualitatifs.

Espèces aquatiques ajoutĂ©es à l’annexe 1 de la LEP

Sept espèces aquatiques (deux poissons d’eau douce et cinq mollusques) sont ajoutĂ©es à l’annexe 1. L’alasmidonte renflĂ©e est ajoutĂ©e comme espèce prĂ©occupante. De plus, deux autres espèces sont ajoutĂ©es aux espèces menacĂ©es : la mulette feuille d’érable (population des Grands Lacs — Ouest du Saint-Laurent), la truite fardĂ©e versant de l’Ouest (population de l’Alberta). Quatre espèces sont ajoutĂ©es aux espèces en voie de disparition : la ligumie pointue, la villeuse irisĂ©e, la mulette feuille d’érable (population de la Saskatchewan — Nelson) et le cisco de printemps.

Alasmidonte renflée

L’alasmidonte renflĂ©e est une moule d’eau douce prĂ©sente dans 15 bassins hydrographiques dispersĂ©s du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse. Cette espèce, qui n’a jamais Ă©tĂ© abondante au Canada, a disparu d’environ la moitiĂ© des emplacements où elle se trouvait aux États-Unis. Aujourd’hui, la population canadienne reprĂ©sente une partie importante des individus de l’espèce à l’échelle mondiale. Le principal facteur menaçant l’alasmidonte renflĂ©e est la dĂ©gradation de l’habitat aquatique, causĂ©e par l’amĂ©nagement du littoral, les mauvaises pratiques agricoles et d’autres problèmes de qualitĂ© de l’eau. Le COSEPAC a dĂ©signĂ© l’espèce comme prĂ©occupante en avril 2009.

Consultations

Un sommaire des consultations sur l’alasmidonte renflĂ©e a Ă©tĂ© prĂ©parĂ© et publiĂ© dans le Registre public des espèces en pĂ©ril entre le 17 dĂ©cembre 2010 et le 15 fĂ©vrier 2011. Des avis publics ont Ă©tĂ© diffusĂ©s dans quatre journaux de la rĂ©gion du Golfe et dans six journaux de la rĂ©gion des Maritimes. Des lettres, comprenant un sommaire des consultations et une feuille de rĂ©ponse, ont Ă©tĂ© envoyĂ©es à des Premières Nations et divers intervenants, notamment des groupes de gestion de bassins hydrographiques et des organisations non gouvernementales, des associations agricoles et forestières ainsi que les gouvernements provinciaux et municipaux.

Au total, les rĂ©gions du Golfe et des Maritimes ont reçu 11 rĂ©ponses : 6 provenant de groupes de gestion de bassins hydrographiques et d’ONG de l’environnement; 2 de groupes autochtones, 1 d’une association agricole; 1 d’une municipalitĂ© et 1 d’un citoyen par l’intermĂ©diaire du registre public. Sur les 11 rĂ©ponses aux consultations, 8 appuyaient l’inscription et 3 ne se prononçaient pas. Les provinces de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick ont exprimĂ© leur soutien à l’inscription.

Avantages

En raison du dĂ©clin important dans toute son aire de distribution naturelle, la population canadienne reprĂ©sente aujourd’hui une partie importante des individus de l’espèce à l’échelle mondiale. Les avantages globaux pour les Canadiens dĂ©coulant de l’inscription de l’alasmidonte renflĂ©e comme espèce prĂ©occupante pourraient inclure des effets Ă©cologiques positifs. L’alasmidonte renflĂ©e et d’autres moules d’eau douce jouent un rôle primordial dans la prĂ©servation de la qualitĂ© de l’eau et sont des indicateurs clĂ©s de la qualitĂ© de l’habitat. L’inscription de l’alasmidonte renflĂ©e conduira à l’élaboration d’un plan de gestion en vertu de la LEP, lequel orientera les mesures destinĂ©es à prĂ©venir son dĂ©clin, la diminution de sa rĂ©partition et l’aggravation de son statut dues aux activitĂ©s humaines. Ce plan pourrait mener à une recherche, une surveillance et une Ă©valuation approfondies des menaces, ainsi qu’à des activitĂ©s d’intendance, de sensibilisation et de communication. De plus, un financement du programme de gestion de l’habitat pour les espèces en pĂ©ril pourrait mettre en valeur les mesures de rĂ©tablissement et les projets de restauration.

Coûts

Les interdictions prĂ©vues par la LEP ne s’appliquant pas aux espèces dĂ©signĂ©es comme prĂ©occupantes, son inscription ne devrait pas entraîner de rĂ©percussions socioĂ©conomiques importantes. L’inscription proposĂ©e n’aura pas de lourdes rĂ©percussions sur d’autres secteurs (notamment l’agriculture, la foresterie et le dĂ©veloppement rĂ©sidentiel), Ă©tant donnĂ© que le coût total pour l’industrie devrait être minime. Certains coûts seront engagĂ©s pour les Ă©ventuelles activitĂ©s d’intendance, de sensibilisation et de communication destinĂ©es à sensibiliser davantage la population à l’espèce, à amĂ©liorer la planification des bassins hydrographiques et à mettre en œuvre des pratiques de gestion exemplaires d’application volontaire.

Justification

L’inscription de l’alasmidonte renflĂ©e comme espèce prĂ©occupante procure les plus grands avantages globaux aux Canadiens, en limitant son dĂ©clin et en Ă©vitant qu’elle ne soit en voie de disparition. Les coûts totaux pour la sociĂ©tĂ© canadienne ne sont pas connus, mais ils ne devraient pas être Ă©levĂ©s. La majoritĂ© des Canadiens consultĂ©s soutiennent l’inscription. L’investissement dans un plan de gestion et les activitĂ©s qui y sont associĂ©es pourrait entraîner d’importants avantages pour la sociĂ©tĂ© et il est proportionnel au degrĂ© de risque.

Truite fardée versant de l’Ouest (population de l’Alberta)

Les populations de la truite fardĂ©e versant de l’Ouest en Alberta vivent uniquement dans le sud-ouest de la province, essentiellement dans le bassin de drainage de la rivière Saskatchewan Sud. Cette espèce tend à vivre dans des cours d’eau plus froids et moins productifs que ceux privilĂ©giĂ©s par les espèces apparentĂ©es. Les populations indigènes ont Ă©tĂ© rĂ©duites de presque 80 % par la surexploitation, la dĂ©gradation de l’habitat et l’hybridation et la compĂ©tition avec des truites non indigènes. L’exploitation forestière, le dĂ©veloppement hydroĂ©lectrique, les activitĂ©s minières, l’urbanisation et l’agriculture ont contribuĂ© à la perte de l’habitat. Le COSEPAC a dĂ©signĂ© l’espèce comme menacĂ©e en novembre 2006.

Outre le dĂ©cret qui inscrit cette espèce à l’annexe 1 en tant qu’espèce menacĂ©e, le GC, sous la recommandation du ministre des Pêches et des OcĂ©ans, Ă©labore un dĂ©cret connexe, en vertu de l’article 76 de la LEP, afin d’exempter les activitĂ©s autorisĂ©es en vertu de la Loi sur les pêches des interdictions imposĂ©es par l’article 32 de la LEP pendant un an après l’inscription de la truite fardĂ©e versant de l’Ouest (population de l’Alberta). Ce dĂ©cret laissera assez de temps pour mettre au point la stratĂ©gie de rĂ©tablissement et les autres mesures des partenaires dans le processus de planification du rĂ©tablissement, notamment l’Alberta.

Consultations

De 2007 à 2008, des lettres et des cahiers de consultation ont Ă©tĂ© envoyĂ©s à 109 collectivitĂ©s et organisations des Premières Nations et à 42 parties intĂ©ressĂ©es. Des avis publics ont Ă©tĂ© diffusĂ©s dans neuf journaux. Les parties intĂ©ressĂ©es directement contactĂ©es comprenaient 3 universitaires, 2 organisations agricoles, 10 entreprises, 15 organisations non gouvernementales, 9 municipalitĂ©s et 3 organisations de pêche rĂ©crĂ©ative.

Pêches et OcĂ©ans Canada a reçu 100 rĂ©ponses au total, dont 78 soutenaient l’inscription à la liste et 14 ne la soutenaient pas. Cinq des rĂ©ponses provenaient des Premières Nations, 64 du grand public et 31 des parties intĂ©ressĂ©es. Les commentaires appuyant l’inscription à la liste soulignaient l’importance sociale, culturelle et Ă©conomique de l’espèce. Les commentaires opposĂ©s à l’inscription à la liste soulignaient les rĂ©percussions potentielles sur les entreprises, l’industrie et la pêche rĂ©crĂ©ative. Les prĂ©occupations portaient principalement sur l’accès à l’eau et sur la gestion de l’eau. Les dĂ©viations des cours d’eau se produisent bien en aval des populations de truites fardĂ©es versant de l’Ouest. De nouvelles restrictions liĂ©es à l’accès à l’eau et à la gestion de l’eau ayant des incidences sur les industries de l’irrigation et de la production hydroĂ©lectrique ne sont donc pas prĂ©vues. Toute incidence devrait être rĂ©duite au minimum puisque le programme de rĂ©tablissement prĂ©voira une gestion souple, particulièrement grâce à l’octroi de permis autorisĂ©s par la Loi. De plus, reconnaissant l’existence de telles prĂ©occupations, Pêches et OcĂ©ans Canada applique une vaste approche de consultation à la planification du rĂ©tablissement de ces espèces. Bon nombre des parties qui ont soulevĂ© des prĂ©occupations ont Ă©tĂ© invitĂ©es à participer à l’équipe de rĂ©tablissement, et sont, et continueront de l’être, activement engagĂ©es dans l’élaboration d’un programme de rĂ©tablissement.

Aucun commentaire des Premières Nations ne reflĂ©tait un manque de soutien à l’inscription. La province de l’Alberta a Ă©galement exprimĂ© son soutien.

En ce qui concerne le dĂ©cret pris en vertu de l’article 76 de la LEP, les membres de l’équipe de rĂ©tablissement, composĂ©e d’intervenants de divers secteurs, ont envisagĂ© ce plan d’action en tant que mesure potentielle à plusieurs occasions. Aucun des participants ne s’est opposĂ© à cette approche, qui faisait partie des discussions relatives à la planification du rĂ©tablissement depuis janvier 2009.

Avantages

L’inscription de la truite fardĂ©e versant de l’Ouest (population de l’Alberta) assurera sa protection officielle en vertu de la LEP (interdiction des articles 32 et 33). Les Canadiens bĂ©nĂ©ficieront de la nouvelle protection accordĂ©e à cette espèce, qui s’appuiera sur un effort commun de tous les intervenants, y compris l’industrie, les organisations non gouvernementales, les gouvernements provinciaux et les administrations locales, ainsi que les Premières Nations. Cette approche renforcera les moyens d’action, Ă©tant donnĂ© que cette espèce est actuellement inscrite à la liste des espèces menacĂ©es en vertu de la Loi provinciale sur les espèces sauvages. Un programme de rĂ©tablissement, un plan d’action et des mesures ultĂ©rieures dĂ©taillĂ©s visant à rĂ©tablir la truite fardĂ©e versant de l’Ouest (population de l’Alberta) dans son aire de rĂ©partition seront avantageux et son existence sera prĂ©servĂ©e pour les gĂ©nĂ©rations futures. Les activitĂ©s de rĂ©tablissement de cette population entreprises dans le cadre de la LEP auront des rĂ©percussions positives sur l’écosystème, ce qui profitera à d’autres espèces menacĂ©es.

En ce qui concerne le dĂ©cret Ă©mis en vertu de l’article 76 de la LEP, la pĂ©riode d’un an permettra à toutes les parties d’examiner et d’ajuster les autres outils rĂ©glementaires applicables afin de garantir le respect de la LEP. Cela permettra Ă©galement de disposer du temps nĂ©cessaire pour approuver officiellement la stratĂ©gie de rĂ©tablissement, grâce à des exemptions prĂ©cises relatives à des activitĂ©s acceptables n’ayant aucun effet nĂ©gatif sur la survie ou le rĂ©tablissement de la truite fardĂ©e versant de l’Ouest (population de l’Alberta). Cette approche garantit que les activitĂ©s de pêche en cours ne sont pas touchĂ©es injustement pendant que la stratĂ©gie de rĂ©tablissement est mise au point après l’inscription de l’espèce. Cette mesure n’aura aucun effet nĂ©gatif sur la survie ou le rĂ©tablissement de la truite fardĂ©e versant de l’Ouest (population de l’Alberta).

Coûts

L’inscription à la liste ne devrait engendrer aucune rĂ©percussion socioĂ©conomique importante. Tous les plans d’eau à l’extĂ©rieur des parcs nationaux où se trouvent les espèces sont actuellement protĂ©gĂ©s en vertu de la Water Act de l’Alberta. De plus, bon nombre de ces plans d’eau sont classĂ©s comme prĂ©sentant un niveau de sensibilitĂ© supĂ©rieur selon les codes de pratique créés en vertu de la Water Act et qui rĂ©glementent les activitĂ©s industrielles de ces zones. Compte tenu des interdictions et des limitations similaires actuellement prĂ©vues par la lĂ©gislation provinciale, les coûts supplĂ©mentaires engagĂ©s devraient être minimes.

Il est possible que les coûts d’immobilisation et d’exploitation augmentent en raison des changements aux activitĂ©s forestières, rĂ©crĂ©atives, hydroĂ©lectriques, pĂ©trolières et gazières. On s’attend cependant à ce que de tels coûts soient faibles, Ă©tant donnĂ© que l’équipe de rĂ©tablissement collaborera en vue d’assurer que les coûts soient attĂ©nuĂ©s le plus possible. La diversitĂ© de l’équipe chargĂ©e du rĂ©tablissement, qui comprend certains des intervenants et partenaires qui ont fait des commentaires sur les inscriptions au cours des Ă©tapes initiales du processus, permettra de veiller à l’équilibre des mesures ultĂ©rieures. De plus, Ă©tant donnĂ© que le stock gĂ©nĂ©tiquement pur de cette espèce est maintenant extrêmement restreint dans sa rĂ©partition et dans la taille de sa population, les rĂ©percussions futures sur les activitĂ©s courantes seront minimes. Le gouvernement subira des coûts diffĂ©rentiels liĂ©s aux activitĂ©s de promotion de la conformitĂ© et d’exĂ©cution de la loi, ainsi qu’aux mesures de rĂ©tablissement.

Il n’y aura vraisemblablement pas d’incidence importante sur la pêche sportive à cause de la mĂ©thode de gestion souple adoptĂ©e en vertu du paragraphe 83(4) de la Loi. Nonobstant ce qui prĂ©cède, si des fermetures limitĂ©es sont jugĂ©es nĂ©cessaires selon le programme de rĂ©tablissement, elles ne toucheront vraisemblablement que certaines parties d’un petit nombre de plans d’eau. En raison du grand nombre d’autres sites se prêtant à la pêche sportive dans la zone, ces rĂ©percussions seront vraisemblablement nĂ©gligeables.

En ce qui concerne le dĂ©cret Ă©mis en vertu de l’article 76 de la LEP, on ne s’attend à aucune rĂ©percussion financière ou environnementale supplĂ©mentaire dans le cadre de la mise en œuvre de ces mesures.

Justification

L’inscription de la truite fardĂ©e versant de l’Ouest (population de l’Alberta) à la liste des espèces menacĂ©es en vertu de la LEP entraînerait un avantage net positif pour les Canadiens. L’espèce sera officiellement protĂ©gĂ©e en vertu de la Loi, et l’élaboration d’une approche flexible de mise en œuvre grâce au programme de rĂ©tablissement permettra de respecter les objectifs de rĂ©tablissement. Historiquement importante sur les plans de la biodiversitĂ© et de la pêche sportive, cette espèce subit aujourd’hui des contraintes considĂ©rables quant à son aire de rĂ©partition et à la taille de sa population. Un programme de rĂ©tablissement et un plan d’action produiront une Ă©valuation de chacune des faibles populations grandement isolĂ©es, ce qui permettra de dĂ©terminer les menaces à attĂ©nuer et contribuera à inverser le dĂ©clin tout en apportant des renseignements utiles sur d’autres espèces exposĂ©es à des menaces semblables.

L’évaluation du potentiel de rĂ©tablissement prĂ©voit des dommages admissibles dus à la pêche à la ligne rĂ©crĂ©ative contrôlĂ©e ainsi qu’aux activitĂ©s de recherche qui profitent à l’espèce et ne menacent pas sa survie ou son rĂ©tablissement. Pêches et OcĂ©ans Canada travaille avec une Ă©quipe de rĂ©tablissement composĂ©e de plusieurs intervenants, qui a rĂ©digĂ© un programme de rĂ©tablissement de l’espèce ciblant les principales menaces auxquelles celle-ci est confrontĂ©e. Par ailleurs, on prĂ©voit que le programme de rĂ©tablissement permettra la poursuite de la pêche sportive d’une manière qui respecte les avis scientifiques.

En ce qui concerne le dĂ©cret Ă©mis en vertu de l’article 76 de la LEP, il a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© qu’il s’agit du meilleur plan d’action, dans la mesure où cela Ă©limine les coûts potentiels associĂ©s à la nĂ©cessitĂ© de dĂ©livrer des permis additionnels en vertu de la LEP, en l’absence d’exemptions clairement dĂ©finies dans une stratĂ©gie de rĂ©tablissement dĂ©finitive. Le dĂ©cret rĂ©pond aussi à l’engagement des autres intervenants du rĂ©tablissement et de la protection de l’espèce, en offrant une occasion raisonnable d’examen et d’ajustement des outils rĂ©glementaires et non rĂ©glementaires pertinents.

Mulette feuille d’érable (population des Grands Lacs — Ouest du Saint-Laurent)

La mulette feuille d’érable (population des Grands Lacs — Ouest du Saint-Laurent) est confinĂ©e dans les rivières plus importantes qui s’écoulent dans les lacs Sainte-Claire et ÉriĂ©, y compris les rivières Sydenham, Ausable, Grand et Thames. De façon gĂ©nĂ©rale, la prĂ©sence de la mulette en Ontario a diminuĂ© de presque 50 % par rapport à son ancienne aire de rĂ©partition. Cette moule est menacĂ©e par la perte et la dĂ©gradation de son habitat ainsi que par les invasions de moules zĂ©brĂ©es et de quaggas. La mulette feuille d’érable est inscrite à la liste des espèces menacĂ©es en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario, et elle a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e comme menacĂ©e par le COSEPAC en 2006.

Son inscription à la liste nĂ©cessitera la crĂ©ation d’un programme de rĂ©tablissement et d’un plan d’action.

Consultation

En 2006 et 2007, des lettres et des cahiers de consultation ont Ă©tĂ© envoyĂ©s à 11 collectivitĂ©s et organisations des Premières Nations, 4 organisations de MĂ©tis et 137 parties intĂ©ressĂ©es. Ces parties intĂ©ressĂ©es comprenaient 3 universitaires, 3 organisations agricoles, 48 organisations non gouvernementales, 2 organisations fĂ©dĂ©rales, 5 organisations de pêche commerciale, 1 industrie, 55 municipalitĂ©s, 1 organisation professionnelle, 2 organisations provinciales, 9 organisations de pêche rĂ©crĂ©ative, 5 organisations rĂ©crĂ©atives et 3 sociĂ©tĂ©s de services publics. Des avis publics ont Ă©galement Ă©tĂ© diffusĂ©s dans cinq journaux.

Au total, huit rĂ©ponses ont Ă©tĂ© reçues, dont sept appuyaient l’inscription à la liste des espèces menacĂ©es. Une rĂ©ponse indiquait avoir reçu les renseignements. Les rĂ©pondants incluaient trois organisations non gouvernementales, une municipalitĂ© et trois particuliers ayant participĂ© aux consultations publiques. Un autre intervenant a accusĂ© rĂ©ception du cahier de consultation, mais n’a pas envoyĂ© de rĂ©ponse prĂ©cise. Aucune rĂ©ponse n’a Ă©tĂ© reçue des Premières Nations ou des Autochtones. La province de l’Ontario a Ă©galement exprimĂ© son soutien à l’inscription proposĂ©e.

Avantages

Les moules d’eau douce jouent un rôle essentiel dans les Ă©cosystèmes aquatiques (par exemple cycle des Ă©lĂ©ments nutritifs) et agissent comme indicateurs de la qualitĂ© de l’eau. Au fil du temps, les populations actuelles de la mulette feuille d’érable pourraient se stabiliser, l’habitat essentiel serait protĂ©gĂ© et des mesures de rĂ©tablissement seraient entreprises. Cette espèce est dĂ©jà protĂ©gĂ©e en Ontario et son rĂ©tablissement sera plus probable si les diffĂ©rents ordres de gouvernement collaborent. Son rĂ©tablissement passera par la gestion et la coordination communes des gouvernements fĂ©dĂ©ral et provinciaux, la recherche et la surveillance, ainsi que par l’intendance, la sensibilisation et l’éducation. L’inscription à la liste fournira une base pour ce type de collaboration intergouvernementale. De plus, l’intendance devrait être encouragĂ©e chez les propriĂ©taires fonciers, en particulier dans les zones de dĂ©veloppement agricole intensif.

Coûts

Les rĂ©percussions socioĂ©conomiques devraient être minimes, voire nulles, Ă©tant donnĂ© que des interdictions et des restrictions similaires sont dĂ©jà appliquĂ©es aux activitĂ©s des parties intĂ©ressĂ©es en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario et de la Loi sur les pêches. On s’attend à ce que les rĂ©percussions sur l’industrie soient nĂ©gligeables, Ă©tant donnĂ© que les restrictions sur les activitĂ©s des parties intĂ©ressĂ©es (par exemple agriculture, dĂ©veloppement urbain, industrie et infrastructure) relèvent des lois existantes. Aucune autre restriction ne s’applique aux parties intĂ©ressĂ©es de l’industrie en vertu de la LEP.

Aucun engagement de coût diffĂ©rentiel n’est prĂ©vu par le gouvernement concernant la promotion de la conformitĂ© et l’application de plusieurs mesures dĂ©jà en place.

Justification

Le rĂ©tablissement de la mulette feuille d’érable profitera de l’inscription à la liste. L’inscription à la LEP fournira à cette espèce une protection et un statut similaires à ceux prĂ©vus par la province de l’Ontario. Cette Ă©tape encouragera l’accord bilatĂ©ral entre le gouvernement fĂ©dĂ©ral et l’Ontario et appuiera les comitĂ©s d’harmonisation Ă©tablis, qui visent à rĂ©duire au maximum le travail en double inutile et à traiter les incohĂ©rences entre les deux ordres de gouvernement.

L’évaluation scientifique du potentiel de rĂ©tablissement de la mulette feuille d’érable (population des Grands Lacs — fleuve Saint-Laurent) offre la latitude nĂ©cessaire à la dĂ©livrance de permis de recherche ou pour dommages fortuits, attendu que ces derniers ne menacent pas la survie ni le rĂ©tablissement de l’espèce.

Mulette feuille d’érable (population de la Saskatchewan — Nelson)

La population de la Saskatchewan — Nelson de la mulette feuille d’érable est principalement prĂ©sente dans le bassin hydrographique des rivières Rouge et Assiniboine au Manitoba. La dĂ©tĂ©rioration de la qualitĂ© de l’eau en raison de sources ponctuelles et diffuses (agriculture, dĂ©chets domestiques et activitĂ©s commerciales et industrielles) constitue la principale menace pour la moule. L’espèce a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e comme espèce en voie de disparition par le COSEPAC en 2006.

Consultation

En 2006-2007, des cahiers de consultation et des lettres ont Ă©tĂ© envoyĂ©s à 16 Premières Nations, 5 collectivitĂ©s des MĂ©tis et 11 parties intĂ©ressĂ©es. Les parties intĂ©ressĂ©es incluaient 3 organisations non gouvernementales, 6 municipalitĂ©s, 1 organisation agricole et 1 organisation provinciale. Des avis publics ont Ă©galement Ă©tĂ© diffusĂ©s dans quatre journaux.

Au total, six rĂ©ponses ont Ă©tĂ© reçues. Sur les six rĂ©ponses, une provenait des nations des MĂ©tis, une d’une organisation non gouvernementale et quatre de particuliers ayant participĂ© aux consultations destinĂ©es au grand public. Toutes les rĂ©ponses reçues soutenaient l’inscription de l’espèce à la liste des espèces en voie de disparition de la LEP. Aucune rĂ©ponse n’a Ă©tĂ© reçue des Premières Nations.

Avantages

Les moules d’eau douce jouent un rôle essentiel dans les Ă©cosystèmes aquatiques (par exemple cycle des Ă©lĂ©ments nutritifs) et agissent comme indicateurs de la qualitĂ© de l’eau, et les valeurs de ces Ă©cosystèmes seront protĂ©gĂ©es si l’espèce est inscrite sur la liste.

Son rĂ©tablissement passe par la gestion et la coordination communes des gouvernements fĂ©dĂ©ral et provinciaux, la recherche et la surveillance, ainsi que par l’intendance, la sensibilisation et l’éducation. L’inscription de l’espèce facilitera l’adoption de ces mesures. De plus, l’intendance devrait être encouragĂ©e chez les propriĂ©taires fonciers, en particulier dans les zones de dĂ©veloppement agricole intensif. Les Canadiens et les consommateurs bĂ©nĂ©ficieront de l’inscription de l’espèce à la liste, ce qui permettra de prĂ©server la valeur actuelle de l’espèce.

Coûts

L’inscription de l’espèce à la liste devrait entraîner de faibles rĂ©percussions socioĂ©conomiques pour les Canadiens, les consommateurs et les Premières Nations. Il est possible que l’industrie engage des frais relatifs à la modification du dĂ©veloppement urbain et industriel, de l’infrastructure et des activitĂ©s agricoles. Ces modifications pourront augmenter les coûts de fonctionnement et d’immobilisation; toutefois, les rĂ©percussions diffĂ©rentielles devraient être faibles en raison des exigences actuelles des rĂ©glementations provinciales et fĂ©dĂ©rales. De la même manière, le gouvernement subira des coûts marginaux liĂ©s à la promotion de la conformitĂ© et à l’exĂ©cution de la loi. Les coûts prĂ©cis ne sont pas connus, mais on ne prĂ©voit pas des coûts importants, conformĂ©ment aux prĂ©visions indiquĂ©es prĂ©cĂ©demment.

Justification

L’inscription de la mulette feuille d’érable à la liste des espèces en voie de disparition offrira la base des mesures d’attĂ©nuation et de protection supplĂ©mentaires permettant de faire face aux menaces anthropiques qui compromettent la survie et le rĂ©tablissement de la population. L’inscription en vertu de la LEP assurera une protection supplĂ©mentaire en permettant l’élaboration d’une stratĂ©gie de rĂ©tablissement et d’un plan d’action par une Ă©quipe de rĂ©tablissement. La mulette feuille d’érable et son habitat continueront d’être protĂ©gĂ©s en vertu de la Loi sur les pêches, administrĂ©e par le gouvernement fĂ©dĂ©ral et provincial, et du Règlement de pêche du Manitoba.

De plus, l’inscription de l’espèce fournira des ressources permettant de mettre en œuvre des mesures de rĂ©tablissement (recherche et surveillance) afin de mieux comprendre les exigences du cycle biologique de l’espèce, sa population, sa rĂ©partition, les dommages admissibles et la pĂ©riode de rĂ©tablissement.

L’inscription de l’espèce à la liste produira des avantages grâce à la protection que celle-ci recevra en vertu de la LEP. L’évaluation scientifique du potentiel de rĂ©tablissement indique que des prĂ©judices pourraient être autorisĂ©s pour cette espèce, ce qui permettrait de dĂ©livrer des permis en vertu de l’article 73 de la LEP.

L’inscription de la mulette feuille d’érable (population de la Saskatchewan — Nelson) à la liste des espèces en voie de disparition en vertu de la LEP devrait apporter dans l’ensemble des avantages aux Canadiens, Ă©tant donnĂ© que cela permettrait de prĂ©server les avantages associĂ©s à cette espèce, et que les coûts pour les parties intĂ©ressĂ©es seraient faibles.

Ligumie pointue

Avant l’invasion par la moule zĂ©brĂ©e, la ligumie pointue Ă©tait l’une des espèces de moules d’eau douce les plus communes dans les Grands Lacs infĂ©rieurs. Cette espèce a subi un dĂ©clin considĂ©rable et il n’existe aujourd’hui que deux petites populations très Ă©loignĂ©es l’une de l’autre. La ligumie pointue a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e comme espèce en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario, ainsi que par le COSEPAC en 2007.

Consultation

En 2007-2008, des cahiers de consultation et des lettres ont Ă©tĂ© envoyĂ©s à 33 collectivitĂ©s et organisations des Premières Nations et à 12 parties intĂ©ressĂ©es. Ces parties intĂ©ressĂ©es comprenaient 7 organisations non gouvernementales, 3 municipalitĂ©s et 2 organisations provinciales. Des avis publics ont Ă©galement Ă©tĂ© diffusĂ©s dans quatre journaux.

Sur les 11 rĂ©ponses reçues, 4 provenaient des Premières Nations, 4 du grand public, 2 d’organismes de protection de la nature provinciaux et 1 d’une organisation non gouvernementale. Toutes les rĂ©ponses appuyaient l’inscription de la ligumie pointue à la liste des espèces en voie de disparition. La province de l’Ontario a Ă©galement exprimĂ© son soutien.

Avantages

Les moules d’eau douce jouent un rôle essentiel dans les Ă©cosystèmes aquatiques (par exemple cycle des Ă©lĂ©ments nutritifs) et agissent comme indicateurs de la qualitĂ© de l’eau. La valeur des Ă©cosystèmes demeurera aux niveaux existants si l’espèce est inscrite à la liste. De la même manière, l’espèce continuera à bĂ©nĂ©ficier de la protection de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario, et d’autres mesures lĂ©gislatives provinciales, municipales et fĂ©dĂ©rales.

Au fil du temps, les populations actuelles pourront se stabiliser, l’habitat essentiel sera protĂ©gĂ© et des mesures de rĂ©tablissement seront entreprises. La probabilitĂ© de rĂ©tablissement de l’espèce est optimale en cas de collaboration entre plusieurs ordres de gouvernement. Son rĂ©tablissement passera par la gestion et la coordination communes des gouvernements fĂ©dĂ©ral et provinciaux, la recherche et la surveillance, ainsi que par l’intendance, la sensibilisation et l’éducation. De plus, l’intendance devrait être encouragĂ©e chez les propriĂ©taires fonciers, en particulier dans les zones de dĂ©veloppement agricole intensif.

Coûts

Les Canadiens, les consommateurs ou les Premières Nations ne devraient subir aucun coût socioĂ©conomique important. De la même manière, le gouvernement ne devrait supporter aucun coût marginal liĂ© à la promotion de la conformitĂ© ou à l’exĂ©cution de la loi. On s’attend à ce que les rĂ©percussions sur l’industrie soient nĂ©gligeables à faibles, Ă©tant donnĂ© que les restrictions sur les activitĂ©s des parties intĂ©ressĂ©es (par exemple agriculture, dĂ©veloppement urbain, industrie et infrastructure) relèvent dĂ©jà de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario (et de la Loi sur les pêches). Aucune autre restriction ne s’applique aux parties intĂ©ressĂ©es de l’industrie en vertu de la LEP.

Justification

Cette espèce sera protĂ©gĂ©e en vertu de la LEP, et l’élaboration d’un programme de rĂ©tablissement et d’un plan d’action permettra l’affectation des ressources nĂ©cessaires pour entreprendre le rĂ©tablissement de cette espèce qui profitera aux futures gĂ©nĂ©rations de Canadiens.

L’inscription à la LEP fournira à cette espèce une protection et un statut similaires à ceux prĂ©vus par la province de l’Ontario. Cette Ă©tape encouragera l’accord bilatĂ©ral entre le gouvernement fĂ©dĂ©ral et l’Ontario et appuiera les comitĂ©s d’harmonisation Ă©tablis, qui visent à rĂ©duire au maximum le travail en double inutile et à traiter les incohĂ©rences entre les deux ordres de gouvernement.

L’évaluation scientifique du potentiel de rĂ©tablissement de la ligumie pointue permettra de dĂ©livrer des permis de recherche et pour dommages fortuits, en autant que ces derniers ne menacent pas la survie ou le rĂ©tablissement de l’espèce.

Villeuse irisée

La villeuse irisĂ©e est largement prĂ©sente dans le sud de l’Ontario, mais elle a disparu du lac ÉriĂ©, des rivières DĂ©troit et Niagara et de la majeure partie du lac Sainte-Claire à la suite de l’invasion des moules zĂ©brĂ©es. Bien que l’espèce soit prĂ©sente en petits nombres dans plusieurs bassins hydrographiques, sa zone d’occupation ainsi que la qualitĂ© et l’étendue de son habitat connaissent un dĂ©clin. De plus, la perte et la dĂ©gradation de l’habitat s’ajoutent à la menace des moules zĂ©brĂ©es. La villeuse irisĂ©e est inscrite sur la liste des espèces menacĂ©es en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario.L’espèce a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e comme espèce en voie de disparition par le COSEPAC en 2006.

Consultation

En 2006-2007, des cahiers de consultation et des lettres ont Ă©tĂ© envoyĂ©s à 15 collectivitĂ©s et organisations des Premières Nations, à 5 organisations des MĂ©tis et à 138 parties intĂ©ressĂ©es. Ces parties intĂ©ressĂ©es comprenaient 3 universitaires, 3 organisations agricoles, 48 organisations non gouvernementales, 2 organisations fĂ©dĂ©rales, 5 organisations de pêche commerciale, 16 organisations de pêche rĂ©crĂ©ative, 54 municipalitĂ©s, 2 organisations provinciales, 1 organisation professionnelle et 3 sociĂ©tĂ©s de services publics. Des avis publics ont Ă©galement Ă©tĂ© diffusĂ©s dans sept journaux.

Des 10 rĂ©ponses reçues, 9 appuyaient l’inscription de l’espèce en voie de disparition en vertu de la LEP, et 1 rĂ©ponse indiquait la rĂ©ception des renseignements. Aucune des rĂ©ponses reçues ne s’opposait à l’inscription proposĂ©e. Aucune rĂ©ponse n’a Ă©tĂ© reçue des Autochtones, des MĂ©tis ou des Premières Nations. La province de l’Ontario s’est Ă©galement montrĂ©e en faveur de l’inscription.

Avantages

Les moules d’eau douce jouent un rôle essentiel dans les Ă©cosystèmes aquatiques (par exemple cycle des Ă©lĂ©ments nutritifs) et agissent comme indicateurs de la qualitĂ© de l’eau. La valeur des Ă©cosystèmes sera maintenue aux niveaux existants, ce qui appuiera les mĂ©canismes rĂ©glementaires en vigueur, comme la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario et la Loi sur les pêches.

Au fil du temps, les populations actuelles pourront se stabiliser, l’habitat essentiel sera protĂ©gĂ© et des mesures de rĂ©tablissement seront entreprises. La probabilitĂ© de rĂ©tablissement de l’espèce est optimale en cas de collaboration entre plusieurs ordres de gouvernement (fĂ©dĂ©ral, provincial et municipal). Son rĂ©tablissement passe par la gestion et la coordination communes des gouvernements fĂ©dĂ©ral et provinciaux, la recherche et la surveillance, ainsi que par l’intendance, la sensibilisation et l’éducation. De plus, l’intendance devrait être encouragĂ©e chez les propriĂ©taires fonciers, en particulier dans les zones de dĂ©veloppement agricole intensif.

Coûts

Les Canadiens, les consommateurs ou les Premières Nations ne devraient subir aucune rĂ©percussion socioĂ©conomique importante. De la même manière, le gouvernement ne devrait supporter aucun coût marginal liĂ© à la promotion de la conformitĂ© ou à l’exĂ©cution de la loi. On s’attend à ce que les rĂ©percussions sur l’industrie soient nĂ©gligeables à faibles, Ă©tant donnĂ© que les restrictions sur les activitĂ©s des parties intĂ©ressĂ©es (par exemple agriculture, dĂ©veloppement urbain, industrie et infrastructure) relèvent dĂ©jà de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario et d’autres mesures lĂ©gislatives. Aucune autre restriction ne s’applique aux parties intĂ©ressĂ©es de l’industrie en vertu de la LEP.

Justification

Un programme de rĂ©tablissement et un plan d’action seront mis au point. L’espèce bĂ©nĂ©ficiera d’une protection en vertu de la LEP, avec des risques nĂ©gligeables à faibles pour le Ministère. L’inscription à la liste fournira les ressources nĂ©cessaires pour entreprendre le rĂ©tablissement de l’espèce et permettre aux gĂ©nĂ©rations futures d’en profiter.

L’inscription à la LEP fournira à cette espèce une protection et un statut similaires à ceux prĂ©vus par la province de l’Ontario. Cette Ă©tape encourage l’accord bilatĂ©ral entre le gouvernement fĂ©dĂ©ral et l’Ontario et appuie les comitĂ©s d’harmonisation Ă©tablis, qui visent à rĂ©duire au maximum le travail en double inutile et à traiter les incohĂ©rences entre les deux ordres de gouvernement.

D’après l’évaluation de la villeuse irisĂ©e par le COSEPAC en avril 2006, le succès de son rĂ©tablissement dĂ©pendra en partie de la vitesse à laquelle les mesures de protection et de rĂ©tablissement de l’habitat sont prises.

L’évaluation scientifique du potentiel de rĂ©tablissement de la villeuse irisĂ©e permettra de dĂ©livrer des permis de recherche et pour dommages fortuits, en autant que ces derniers ne menacent pas la survie ou le rĂ©tablissement de l’espèce.

Cisco de printemps

Au Canada, la seule population connue du cisco de printemps vit dans le lac des Écorces au QuĂ©bec. Cette espèce a connu un dĂ©clin spectaculaire au cours des 15 dernières annĂ©es. La prĂ©sence de l’éperlan arc-en-ciel, une espèce introduite, de même que la dĂ©gradation de l’habitat (comme l’eutrophisation du lac) constituent les principales menaces pour le cisco de printemps. Une Ă©valuation scientifique du potentiel de rĂ©tablissement de l’espèce a dĂ©terminĂ© que le rĂ©tablissement est rĂ©alisable. Le risque de disparition de la population est Ă©levĂ© si les menaces ne sont pas Ă©liminĂ©es. Le cisco de printemps fait partie des « espèces menacĂ©es ou vulnĂ©rables susceptibles d’être ainsi dĂ©signĂ©es » d’après la Loi sur les espèces menacĂ©es ou vulnĂ©rables du QuĂ©bec et a rĂ©cemment Ă©tĂ© dĂ©signĂ© comme « espèce en voie de disparition » par le COSEPAC en raison de la diminution des indices d’abondance, de sa faible aire de rĂ©partition et du caractère endĂ©mique de la population.

Consultation

Une consultation publique sur l’ajout du cisco de printemps, une espèce uniquement prĂ©sente dans le lac des Écorces dans la rĂ©gion Laurentienne, a eu lieu entre le 12 fĂ©vrier et le 30 avril 2010. Tous les participants appuyaient l’inscription du cisco de printemps à liste de la LEP.

Des cahiers de consultation ont Ă©tĂ© envoyĂ©s à 26 organisations et municipalitĂ©s afin d’obtenir leur point de vue sur l’ajout du cisco de printemps à la liste des espèces sauvages en pĂ©ril. Les cahiers ont Ă©tĂ© affichĂ©s sur le registre public des espèces en pĂ©ril, et des annonces ont Ă©tĂ© publiĂ©es dans deux journaux rĂ©gionaux afin d’informer les rĂ©sidents locaux de la tenue de consultations. Trois cahiers ont Ă©tĂ© renvoyĂ©s et soutenaient l’inscription de l’espèce à la liste.

La province de QuĂ©bec a Ă©galement exprimĂ© son soutien à l’inscription proposĂ©e. Une rĂ©union avec les reprĂ©sentants des municipalitĂ©s de Lac-des-Écorces et Mont-Laurier, de la MRC d’Antoine-Labelle et du ComitĂ© de bassin versant de la rivière du Lièvre a eu lieu le 16 juin 2010. À la suite de la rĂ©union, les participants ont indiquĂ© qu’ils soutenaient l’inscription du cisco de printemps à la liste de la LEP. Le 19 août 2010, la MRC d’Antoine-Labelle a adoptĂ© une rĂ©solution qui a officialisĂ© son soutien auprès de ses municipalitĂ©s.

Un cahier de consultation a Ă©tĂ© envoyĂ© à la rĂ©serve de Kitigan Zibi qui a confirmĂ© le soutien de la collectivitĂ© pour l’ajout du cisco de printemps à la liste de la LEP.

Avantages

La population ne dispose actuellement d’aucune protection provinciale ou municipale. Le cisco de printemps est peu connu, et son inscription à liste de la LEP stimulera les efforts actuels de conservation. Bien que la population ait diminuĂ©, les principales menaces au rĂ©tablissement de l’espèce peuvent être attĂ©nuĂ©es ou Ă©liminĂ©es. L’introduction de l’éperlan arc-en-ciel peut être contrôlĂ©e à l’aide de prĂ©lèvements à grande Ă©chelle pendant la pĂ©riode de frai. Depuis l’apparition des algues bleu-vert (cyanobactĂ©ries) dans le lac des Écorces, la dĂ©gradation de la qualitĂ© de l’eau a fait l’objet de programmes provinciaux et locaux de surveillance et de sensibilisation. L’ajout de la population à la liste de la LEP pourrait appuyer ces programmes sans augmenter leurs coûts.

On prĂ©voit que les rĂ©percussions de l’inscription du cisco de printemps seront positives. Toute ressource potentielle dĂ©ployĂ©e grâce aux programmes d’intendance amĂ©liorerait l’environnement naturel. La prĂ©sence dans le lac des Écorces d’une espèce unique qui est en voie de disparition peut soulever la tenue de campagnes de sensibilisation sur les rives et la qualitĂ© de l’eau, et l’amĂ©lioration associĂ©e aux habitats aquatiques des bassins hydrographiques reprĂ©senterait un avantage net pour la collectivitĂ© (eau potable, pêche sportive, tourisme et activitĂ©s rĂ©crĂ©atives, Ă©rosion des rives, etc.).

Coûts

Les rĂ©percussions socioĂ©conomiques possibles de l’inscription du cisco de printemps devraient être minimes. La pêche sportive et la pêche commerciale ne seront pas touchĂ©es puisque la capture ne reprĂ©sente aucune menace, qu’elle soit contrôlĂ©e ou accidentelle, qu’il s’agisse de pêche sportive ou de pêche de subsistance. Avec l’application plus stricte des lois existantes sur l’habitat des poissons, les centres de villĂ©giature, les exploitants agricoles et les promoteurs immobiliers pourraient être touchĂ©s. Les rĂ©percussions supplĂ©mentaires seront faibles, puisque de telles activitĂ©s seront menĂ©es en conformitĂ© avec les lois existantes.

Certains coûts marginaux minimaux sont attendus pour le gouvernement en ce qui concerne la promotion de la conformitĂ© ou l’exĂ©cution de la loi, en particulier les coûts de mise en œuvre des programmes de rĂ©tablissement (recherche scientifique, surveillance accrue, sensibilisation, vĂ©gĂ©talisation, etc.).

Justification

L’inscription du cisco de printemps à la liste de la LEP devrait permettre de rĂ©duire plus efficacement les menaces à son rĂ©tablissement. L’enlèvement à grande Ă©chelle de l’éperlan arc-en-ciel du lac des Écorces devrait permettre de freiner le dĂ©clin de la population. Les campagnes de sensibilisation à la qualitĂ© de l’eau et les programmes de vĂ©gĂ©talisation des bandes riveraines devraient permettre de prĂ©server l’habitat essentiel du cisco de printemps. Ces amĂ©liorations pourraient produire des bĂ©nĂ©fices pour les propriĂ©tĂ©s riveraines, amĂ©liorer la qualitĂ© de la pêche sportive et aider à protĂ©ger la biodiversitĂ© du lac des Écorces.

Bien qu’il soit impossible d’évaluer l’abondance de la population à l’heure actuelle, l’inscription de l’espèce à la liste permettra de combler les lacunes sur la biologie, l’habitat et l’état de la population du cisco de printemps. Un programme de rĂ©tablissement et un plan d’action seront mis au point.

Espèces aquatiques dont le statut à l’annexe 1 de la LEP est reclassifiĂ©

Le statut de deux espèces aquatiques (un poisson d’eau douce et un mollusque) est modifiĂ© d’espèce menacĂ©e et d’espèce en voie de disparition, respectivement, à espèce prĂ©occupante.

Chabot à tête courte

Le chabot à tête courte est un petit poisson d’eau douce des grandes profondeurs qui est endĂ©mique au bassin du fleuve Columbia en Colombie-Britannique. L’espèce a Ă©tĂ© inscrite à la liste des espèces menacĂ©es de l’annexe 1 de la LEP lorsque la loi est entrĂ©e en vigueur. La nouvelle Ă©valuation du COSEPAC en tant qu’espèce prĂ©occupante reflète le nombre accru estimĂ© d’endroits où vit ce poisson. La perte et la dĂ©gradation de l’habitat dues à la modification du dĂ©bit de l’eau, à la sĂ©cheresse et à la pollution constituent les principales menaces pour le chabot à tête courte. Une stratĂ©gie de rĂ©tablissement a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e pour cette espèce, et elle comprend les mesures nĂ©cessaires pour rĂ©pondre aux objectifs de rĂ©tablissement et dĂ©terminer les lacunes dans les connaissances. L’habitat essentiel n’a pas Ă©tĂ© Ă©tabli, mais un ensemble d’études a menĂ© à son identification. Le programme provisoire de rĂ©tablissement n’a pas Ă©tĂ© affichĂ© au Registre public des espèces en pĂ©ril avant que le COSEPAC fasse une réévaluation de cette espèce.

Consultation

Lorsque le chabot à tête courte a fait l’objet d’une réévaluation par le COSEPAC en novembre 2010, des consultations sur l’inscription à la liste ont Ă©tĂ© menĂ©es au dĂ©but de 2011. Les renseignements ont Ă©tĂ© publiĂ©s sur le site Web de la consultation rĂ©gionale entre le 17 fĂ©vrier et le 14 mars 2011. Pendant cette pĂ©riode, la page d’accueil de la consultation a Ă©tĂ© consultĂ©e 143 fois en anglais, et 20 fois en français. Le guide de consultation de l’inscription à la liste a Ă©tĂ© consultĂ© 11 fois.

Parallèlement à la publication sur le Web de la consultation, des lettres et des cahiers ont Ă©tĂ© envoyĂ©s à 28 organisations non gouvernementales, 21 groupes des Premières Nations et 5 groupes de l’industrie. Deux groupes ont envoyĂ© une rĂ©ponse; l’une de l’industrie en faveur du dĂ©classement au statut d’espèce prĂ©occupante, et l’autre d’un groupe des Premières Nations souhaitant conserver le statut actuel d’espèce menacĂ©e.

Avantages

Le dĂ©classement de cette espèce n’en rĂ©duira pas le potentiel de survie. L’objectif de rĂ©tablissement indiquĂ© dans l’ébauche du programme de rĂ©tablissement vise à assurer la viabilitĂ© à long terme de l’espèce, ce qui est encore tout à fait faisable avec le classement parmi les espèces prĂ©occupantes.

Les avantages scientifiques sur le plan de l’amĂ©lioration de la comprĂ©hension et des connaissances de l’espèce demeureront les mêmes à la suite du changement de statut, et il continuera à s’agir de la seule espèce de chabot au Canada et d’une espèce unique sur le plan biologique au nord-ouest de l’AmĂ©rique du Nord. De plus, ces connaissances pourront être appliquĂ©es à cinq autres espèces similaires vivant dans les cours d’eau du sud et du centre de la Colombie-Britannique. L’espèce Ă©tant classĂ©e parmi les espèces prĂ©occupantes, des mesures assureront la continuitĂ© de la conservation de cette espèce essentielle au patrimoine biologique du Canada.

Étant donnĂ© que cette espèce n’est pas utilisĂ©e, elle ne prĂ©sente aucun avantage pour le marchĂ©.

Coûts

On n’attend aucune rĂ©percussion socioĂ©conomique sur les parties intĂ©ressĂ©es, les groupes d’utilisateurs et les Premières Nations à la suite de l’inscription à la liste des espèces prĂ©occupantes. On prĂ©voit des Ă©conomies de coûts nĂ©gligeables à la suite de son inscription à la liste des espèces prĂ©occupantes. Étant donnĂ© qu’il ne sera plus nĂ©cessaire de dĂ©finir l’habitat essentiel, la liste des Ă©tudes qui seraient dĂ©crites dans le programme de rĂ©tablissement ne sera plus nĂ©cessaire. Toutefois, une partie des recherches pourrait être entreprise pour approfondir les connaissances sur le chabot à tête courte en tant qu’espèce prĂ©occupante.

L’incidence des coûts dĂ©coulant de la protection de l’habitat essentiel de l’espèce, si celle-ci demeurait sur la liste des espèces menacĂ©es, ne peut être mesurĂ©e, mais elle passerait de nĂ©gligeable à importante. Si l’espèce Ă©tait dĂ©classĂ©e, les interdictions de destruction de l’habitat essentiel ne seraient plus applicables.

Justification

Le risque Ă©cologique pour l’espèce est Ă©galement faible, que celle-ci soit sur la liste des espèces prĂ©occupantes ou menacĂ©es. Cette dĂ©signation permettra l’élaboration d’un plan de gestion en fonction du programme de rĂ©tablissement qui dĂ©crira les mesures de conservation pouvant être entreprises. Ces mesures seront associĂ©es à d’autres mesures de rĂ©tablissement concernant des espèces de la même zone gĂ©ographique, dans le cadre d’une approche Ă©cosystĂ©mique.

Lampsile fasciolée

Cette moule d’eau douce de taille moyenne est uniquement prĂ©sente dans quatre rĂ©seaux hydrographiques et dans le delta du lac Sainte-Claire au sud de l’Ontario. Bien que la qualitĂ© de l’eau et de l’habitat se soit dĂ©gradĂ©e dans la majeure partie de l’ancienne aire de rĂ©partition de l’espèce au Canada, des signes d’amĂ©lioration ont Ă©tĂ© notĂ©s chez certaines populations. Depuis l’évaluation initiale d’espèce en voie de disparition par le COSEPAC en 1999, des relevĂ©s ont permis d’identifier des populations reproductrices auparavant inconnues. Les moules invasives, l’envasement accru et la baisse de la qualitĂ© de l’eau constituent des menaces. L’espèce est actuellement sur la liste des espèces en voie de disparition de l’annexe 1 de la LEP; toutefois, le COSEPAC a réévaluĂ© cette espèce en 2010 et l’a dĂ©signĂ©e comme espèce prĂ©occupante.

Consultation

En 2010-2011, des cahiers de consultation ont Ă©tĂ© envoyĂ©s à 14 collectivitĂ©s des Premières Nations, 2 organisations des MĂ©tis et 131 parties intĂ©ressĂ©es. Ces parties intĂ©ressĂ©es comprenaient 10 personnes qui avaient assistĂ© aux rĂ©unions sur le rĂ©tablissement, 35 organisations non gouvernementales, 70 municipalitĂ©s, 13 organisations provinciales, 1 universitaire et 2 organisations de pêche rĂ©crĂ©ative. Parallèlement à l’envoi des lettres et des cahiers de consultation, des avis publics ont Ă©tĂ© diffusĂ©s dans 14 journaux.

Une rĂ©ponse s’opposait au dĂ©classement de l’espèce à la liste des espèces prĂ©occupantes.

Avantages

Les moules d’eau douce jouent un rôle essentiel dans les Ă©cosystèmes aquatiques et agissent comme indicateurs de la qualitĂ© de l’eau. On s’attend à des avantages nĂ©gligeables pour l’espèce à la suite de la rĂ©vision de son statut sur la liste des espèces prĂ©occupantes. Les valeurs de l’écosystème seront maintenues aux niveaux existants et cet avantage sera rĂ©alisĂ©, quel que soit le statut de l’espèce. L’espèce continuera de recevoir la protection en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario, et d’autres lois existantes.

L’espèce Ă©tant classĂ©e parmi les espèces prĂ©occupantes, les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP ne s’appliqueront plus, et il ne sera plus nĂ©cessaire de dĂ©terminer l’habitat essentiel ou de mettre au point un plan d’action. Toutefois, un plan de gestion sera Ă©laborĂ© afin d’assurer la viabilitĂ© de cette espèce à long terme. Le plan de gestion de la LEP renforcera la protection assurĂ©e par la loi provinciale. On prĂ©voit que le plan de gestion recommandera des mesures dĂ©jà dĂ©crites dans le programme de rĂ©tablissement publiĂ© conformĂ©ment à la LEP.

On ne prĂ©voit aucun avantage pour l’industrie, les Canadiens ou le gouvernement. Aucune information n’est actuellement disponible sur les valeurs sociales et culturelles des Autochtones associĂ©es à cette espèce, mais aucun changement des pratiques actuelles n’est prĂ©vu.

Coûts

Des Ă©conomies de coûts sont attendues, Ă©tant donnĂ© que l’identification de l’habitat essentiel n’est plus requise. À cause du dĂ©classement de l’espèce, les interdictions de destruction de l’habitat essentiel ne seront plus applicables. Aucune rĂ©percussion socioĂ©conomique ne sera donc liĂ©e à la protection de l’habitat essentiel de l’espèce.

On s’attend à ce que le passage du statut d’espèce en voie de disparition à celui d’espèce prĂ©occupante entraîne des coûts nĂ©gligeables pour l’industrie. Ces coûts seraient associĂ©s à la protection de l’habitat de l’espèce conformĂ©ment à la Loi sur les espèces en voie de disparition et d’autres mesures lĂ©gislatives. Le gouvernement subira Ă©galement certains coûts supplĂ©mentaires dĂ©coulant de l’élaboration et de la mise en œuvre du plan de gestion.

Comme il y aura des coûts nĂ©gligeables pour l’industrie, aucun coût supplĂ©mentaire n’est prĂ©vu pour les Canadiens. On ignore les rĂ©percussions sur les collectivitĂ©s des Premières Nations Ă©tant donnĂ© qu’aucun renseignement n’est actuellement disponible sur les valeurs sociales et culturelles des Autochtones. Toutefois, comme aucun changement aux pratiques actuelles n’est prĂ©vu, les collectivitĂ©s des Premières Nations ne subiront aucune rĂ©percussion.

Justification

Selon les nouvelles donnĂ©es, y compris la dĂ©couverte de nouvelles populations dans des bassins hydrographiques inconnus auparavant qui a contribuĂ© à une réévaluation du COSEPAC, cette espèce est classĂ©e parmi les espèces prĂ©occupantes. Cette dĂ©signation permettra l’élaboration d’un plan de gestion par les organismes gouvernementaux, les parties intĂ©ressĂ©es, les partenaires et les groupes autochtones, lequel inclura des mesures favorisant la conservation de l’espèce dans l’objectif d’assurer son rĂ©tablissement.

De plus, Pêches et OcĂ©ans Canada dispose dĂ©sormais de nouveaux renseignements sur l’abondance et l’aire de rĂ©partition pour surveiller les populations. Aucune prĂ©occupation socioĂ©conomique pour l’industrie ou pour les Autochtones n’est attendue.

Espèces aquatiques dont de nouvelles unitĂ©s dĂ©signables remplacent une seule unitĂ© à l’annexe 1 de la LEP

Le prĂ©sent dĂ©cret modifie l’annexe 1 en radiant une espèce auparavant inscrite comme une seule unitĂ© dĂ©signable (dard de sable), et en la remplaçant par deux unitĂ©s dĂ©signables de la même espèce (dard de sable [population de l’Ontario] et dard de sable [population du QuĂ©bec]).

Dard de sable

Le dard de sable est actuellement inscrit en tant qu’espèce menacĂ©e au sens de la LEP. Il est Ă©galement inscrit en tant qu’espèce menacĂ©e sous le rĂ©gime de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario et de la Loi sur les espèces menacĂ©es ou vulnĂ©rables du QuĂ©bec. En 2009, le COSEPAC a réévaluĂ© cette espèce et l’a scindĂ©e en deux unitĂ©s dĂ©signables. Tant le dard de sable (population de l’Ontario) que le dard de sable (population du QuĂ©bec) ont Ă©tĂ© dĂ©signĂ©s en tant qu’espèce menacĂ©e. Le processus officiel d’inscription enlève la population canadienne de la liste des espèces menacĂ©es selon la LEP et ajoute deux populations de dards de sable (Ontario et QuĂ©bec).

Consultation

Aucune consultation n’a Ă©tĂ© menĂ©e puisque la protection accordĂ©e à l’espèce et les rĂ©percussions pour les parties intĂ©ressĂ©es, les Canadiens, l’industrie, les Premières Nations et le gouvernement demeureront les mêmes.

Avantages

Les avantages auparavant accordĂ©s à l’espèce en tant qu’unitĂ© dĂ©signable unique continuent à être accordĂ©s aux deux populations, celle du QuĂ©bec et celle de l’Ontario. On ne prĂ©voit aucun nouvel avantage pour l’industrie, les Canadiens, les Premières Nations ou le gouvernement.

Coûts

On ne prĂ©voit aucun coût supplĂ©mentaire pour l’industrie, les Canadiens, les Premières Nations ou le gouvernement. L’ensemble de l’espèce (la population de l’Ontario et celle du QuĂ©bec), en tant qu’espèce menacĂ©e, bĂ©nĂ©ficiait dĂ©jà d’une protection sous le rĂ©gime de la LEP, et cette espèce est dĂ©sormais protĂ©gĂ©e au titre de deux unitĂ©s dĂ©signables ayant le même statut.

Justification

La dĂ©cision du COSEPAC d’évaluer l’espèce en tant que deux unitĂ©s dĂ©signables a Ă©tĂ© exposĂ©e dans le rapport de situation sur l’espèce et est fondĂ©e sur la grande distance (plus de 500 km) qui sĂ©pare l’aire de rĂ©partition de la population de l’Ontario et l’aire de rĂ©partition de la population du QuĂ©bec et sur le fait que les individus de ces deux populations n’ont aucune chance de se croiser.

Modification d’ordre administratif portant sur une espèce sauvage terrestre pour laquelle les unitĂ©s dĂ©signables dans l’annexe 1 de la LEP ont Ă©tĂ© modifiĂ©es

Le prĂ©sent dĂ©cret recommande la modification de l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril, en retirant une espèce sauvage terrestre, à savoir le faucon pèlerin (sous-espèce anatum). À l’heure actuelle, cette espèce est considĂ©rĂ©e comme menacĂ©e. En juin 2003, lorsque cette espèce a Ă©tĂ© ajoutĂ©e à l’annexe 1 pour la première fois en tant qu’espèce menacĂ©e, elle a Ă©tĂ© inscrite en tant qu’unitĂ© dĂ©signable unique. Dans son Ă©valuation sur le faucon pèlerin de 2007, le COSEPAC a Ă©valuĂ© les sous-espèces anatum et tundrius comme une seule unitĂ© dĂ©signable au lieu de deux. À ce moment-là, le faucon pèlerin (tundrius) ne figurait pas à l’annexe 1. Le DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril, enregistrĂ© le 20 juin 2012 comme DORS/2012-133, a ajoutĂ© l’unitĂ© dĂ©signable du faucon pèlerin anatum/tundrius en tant qu’espèce sauvage prĂ©occupante, conformĂ©ment à l’évaluation du COSEPAC. Cependant, il a involontairement omis de retirer l’unitĂ© dĂ©signable du faucon pèlerin anatum, inscrit à l’annexe 1 en tant qu’espèce menacĂ©e. Cette modification d’ordre administratif permettra de retirer l’unitĂ© dĂ©signable du faucon pèlerin anatum de l’annexe 1 en tant qu’espèce menacĂ©e, puisque cette espèce fait dĂ©sormais partie de l’unitĂ© dĂ©signable du faucon pèlerin anatum/tundrius et figure actuellement à l’annexe 1 en tant qu’espèce sauvage prĂ©occupante.

Faucon pèlerin (sous-espèce anatum/tundrius)

L’évaluation du COSEPAC rĂ©alisĂ©e en avril 2007 a dĂ©signĂ© le faucon pèlerin (anatum/tundrius) comme espèce sauvage prĂ©occupante. Autrefois, les sous-espèces anatum et tundrius Ă©taient considĂ©rĂ©es comme deux unitĂ©s dĂ©signables du faucon pèlerin. De nouvelles preuves gĂ©nĂ©tiques laissent entendre qu’avant l’utilisation gĂ©nĂ©ralisĂ©e des pesticides organochlorĂ©s, ces deux unitĂ©s dĂ©signables n’étaient pas diffĂ©renciĂ©es gĂ©nĂ©tiquement. Par consĂ©quent, en avril 2007, le COSEPAC a Ă©valuĂ© les sous-espèces anatum et tundrius comme une unitĂ© au lieu de deux, indiquant par la même occasion qu’il s’agissait d’une espèce sauvage prĂ©occupante. Les populations continentales de faucon pèlerin anatum/tundrius ont connu une croissance continue depuis les annĂ©es 1970, atteignant presque des niveaux records. Les seuils de modification de l’inscription des populations tundrius et anatum ont Ă©tĂ© atteints pour ces deux anciennes unitĂ©s dĂ©signables. Ce rĂ©tablissement est liĂ© aux activitĂ©s de rĂ©introduction dans une bonne partie du sud du Canada, et à l’augmentation naturelle de la productivitĂ© qui a suivi l’interdiction imposĂ©e en 1972 sur l’utilisation de pesticides organochlorĂ©s au Canada (par exemple DDT). Ces Ă©lĂ©ments constituaient les principaux facteurs ayant contribuĂ© au dĂ©clin de l’espèce par le passĂ©.

Consultation

Des consultations ont eu lieu pour l’unitĂ© dĂ©signable mixte du faucon pèlerin anatum/tundrius. Ces consultations ont commencĂ© en dĂ©cembre 2007 et se sont terminĂ©es en mai 2012. Le Conseil de gestion des ressources fauniques du Nunavut a soutenu l’inscription combinĂ©e de l’espèce. Quatorze commentaires ont Ă©tĂ© reçus, parmi lesquels 7 Ă©taient en faveur de l’inscription de l’unitĂ© dĂ©signable mixte. Cinq commentaires ne s’opposant pas ouvertement à l’inscription de la nouvelle unitĂ© dĂ©signable ont Ă©tĂ© reçus, et 1 commentaire inverse. L’auteur de ce commentaire Ă©tait prĂ©occupĂ© par le fait que l’augmentation constatĂ©e de la population n’avait pas Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e pendant une pĂ©riode suffisamment longue. Les faucons pèlerins, ainsi que diverses espèces de rapaces, connaissent un rĂ©tablissement continu depuis l’interdiction d’utilisation de DDT. Grâce à l’élimination de cette menace majeure, il n’existe actuellement aucun facteur permettant d’affirmer que cette tendance continue sera inversĂ©e.

Avantages

L’avantage de cette modification d’ordre administratif sera de rĂ©duire les risques liĂ©s au maintien de l’inscription d’une espèce sauvage (unitĂ© dĂ©signable du faucon pèlerin anatum) comme espèce menacĂ©e à l’annexe 1 alors que cette dernière n’est plus admissible. Cela permettra Ă©galement de rĂ©duire les risques liĂ©s à la prĂ©sence d’une double inscription dans l’annexe 1, Ă©tant donnĂ© que l’unitĂ© dĂ©signable anatum/tundrius contient l’unitĂ© de l’ancienne sous-espèce anatum. Le rĂ©sultat sera le maintien d’une inscription unique de l’unitĂ© dĂ©signable mixte du faucon pèlerin anatum/tundrius. L’inscription en tant qu’espèce prĂ©occupante signifie que cette espèce sauvage sera prise en charge par un plan de gestion, qui permettra de prĂ©server cet oiseau de proie symbolique au profit de l’écosystème et du public.

Coûts

On ne prĂ©voit aucun coût supplĂ©mentaire pour l’industrie, les Canadiens, les Premières Nations ou le gouvernement liĂ© au retrait du faucon pèlerin de la sous-espèce anatum, dans la mesure où il n’y aura aucune interdiction à mettre en œuvre en vertu de la LEP. Les coûts correspondront à un plan de gestion de la nouvelle unitĂ© dĂ©signable du faucon pèlerin anatum/tundrius.

Justification

Le ministère de l’Environnement estime que, conformĂ©ment à l’évaluation du COSEPAC portant sur l’unitĂ© dĂ©signable du faucon pèlerin anatum/tundrius et Ă©tant donnĂ© la dĂ©cision du gouverneur en conseil d’ajouter l’unitĂ© dĂ©signable du faucon pèlerin anatum/tundrius à l’annexe 1 comme espèce prĂ©occupante, par le DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril, l’unitĂ© dĂ©signable du faucon pèlerin anatum devrait être retirĂ©e de l’annexe 1 en tant qu’espèce menacĂ©e.

Consultations avant la publication préalable

Le 7 juillet 2012, une proposition de dĂ©cret et un RĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation (RÉIR) correspondant aux 11 espèces aquatiques devant faire l’objet d’une inscription ou d’une modification en vertu de l’annexe 1, ainsi que les autres mesures proposĂ©es concernant 5 autres espèces, ont Ă©tĂ© publiĂ©es dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une pĂ©riode de consultation publique de 30 jours. Le RÉIR a Ă©galement mentionnĂ© les recommandations proposant de ne pas ajouter 3 autres espèces aquatiques à la liste, à savoir le bĂ©luga (population de l’Est du Haut-Arctique et de la baie de Baffin), le bar rayĂ© (population du Sud du golfe du Saint-Laurent) et le brosme.

Deux commentaires ont Ă©tĂ© reçus après la pĂ©riode de publication prĂ©alable, portant sur la recommandation de ne pas ajouter l’une des espèces mentionnĂ©es prĂ©cĂ©demment.

Une organisation des pêches a fait part de son soutien en faveur de la proposition visant à ne pas inscrire ces trois espèces. Elle a Ă©galement mentionnĂ© qu’une protection suffisante pourrait être assurĂ©e grâce à d’autres outils ne dĂ©pendant pas de la LEP afin de permettre le rĂ©tablissement du brosme et du bar rayĂ© (population du Sud du golfe du Saint-Laurent), et qu’elle n’avait identifiĂ© aucune menace pesant sur le bĂ©luga (population de l’Est du Haut-Arctique et de la baie de Baffin).

Un groupe d’experts sur les mammifères marins a remis en question la recommandation contre l’inscription de la population de bĂ©lugas de l’Est du Haut-Arctique et de la baie de Baffin. Plus prĂ©cisĂ©ment, il a formulĂ© des commentaires sur deux des justifications à l’appui de cette recommandation, la première Ă©tant les avantages limitĂ©s de l’inscription de l’espèce, et la deuxième se rapportant à l’utilisation de nouvelles donnĂ©es depuis l’évaluation de 2004. Ces commentaires sont prĂ©sentĂ©s en dĂ©tail ci-dessous.

Tout d’abord, le groupe a remis en question la justification laissant entendre que les avantages liĂ©s à l’inscription de ces espèces seraient moindres, dans la mesure où un plan de gestion en vertu de la LEP aurait peu de rĂ©percussions pour une espèce dont les menaces dans les eaux canadiennes sont inconnues. Ces experts ont signalĂ© le besoin de rĂ©diger des plans de gestion pour tous les stocks de cĂ©tacĂ©s exploitĂ©s, et ont fait savoir que l’absence de donnĂ©es rĂ©centes sur cette population de bĂ©luga ou sur son habitat au Canada empêchait de dire avec certitude si un plan de gestion aurait des effets moindres sur la population. On a Ă©galement soutenu que les affirmations des communautĂ©s consultĂ©es portaient sur des menaces connues mais non prĂ©cisĂ©es, à part la chasse. En 2005, le MPO a consultĂ© ses partenaires en gestion conjointe inuits et les communautĂ©s du Nunavut à propos d’une Ă©ventuelle inscription de la population de bĂ©lugas. Trois des cinq communautĂ©s concernĂ©es par la chasse de cette population de bĂ©lugas ont formulĂ© des commentaires. En effet, elles considĂ©raient qu’une inscription n’était pas nĂ©cessaire et que la population Ă©tait stable. Ces communautĂ©s ont laissĂ© entendre que leurs prises de bĂ©lugas Ă©taient faibles, et que la principale menace pesant sur cette population de bĂ©lugas Ă©tait la surpêche par des chasseurs de l’extĂ©rieur du Canada. Les prises combinĂ©es de ces cinq communautĂ©s sont de près de 50 bĂ©lugas par an (Étude sur la rĂ©colte des ressources fauniques dans le Nunavut, 1996-2001). La toute dernière Ă©valuation du COSEPAC portant sur cette population de bĂ©luga a laissĂ© entendre que le niveau actuel de prises estivales au Canada devrait être infĂ©rieur à la production maximale soutenable, que la population ne semblait pas subir d’incidences nĂ©gatives liĂ©es à la surexploitation, et qu’elle ne souffrait d’aucun autre effet anthropique. Par consĂ©quent, l’inscription du bĂ©luga de l’Est du Haut-Arctique et de la baie de Baffin en vertu de la LEP n’offrirait aucun autre avantage, puisqu’un plan de gestion canadien ne permettrait pas de contrôler les problèmes liĂ©s aux prises à l’extĂ©rieur de sa juridiction.

Les experts en mammifères marins ont ajoutĂ© que l’inscription pourrait avoir des aspects positifs, dans la mesure où cela permettrait au Canada de protĂ©ger plus efficacement l’espèce à l’échelle internationale. Cependant, le Canada collabore dĂ©jà activement à la gestion de la population de bĂ©lugas de l’Est du Haut-Arctique et de la baie de Baffin dans le cadre de la commission mixte Canada-Groenland sur la conservation et la gestion du narval et du bĂ©luga, qui a Ă©tĂ© créée en 1989. L’objectif principal de cette commission est la gestion durable des prises de subsistance des Autochtones dans les deux territoires. En outre, il formule des recommandations destinĂ©es aux deux pays sur la recherche, la conservation et la gestion des stocks communs de narval et de bĂ©luga. Le groupe de travail scientifique de la commission, rĂ©unissant des reprĂ©sentants des deux juridictions, offre des avis scientifiques et coordonne le partage de donnĂ©es et l’évaluation conjointe des rĂ©sultats de recherche. Le Canada et le Groenland profitent toujours de cette occasion pour discuter des questions relatives à la gestion de la chasse durable et aux renseignements scientifiques nĂ©cessaires pour l’évaluation des stocks de populations communes de mammifères marins.

Dans le deuxième commentaire qu’il a formulĂ©, le groupe d’experts en mammifères marins a fait remarquer que des renseignements plus rĂ©cents provenant de la commission mixte avaient Ă©tĂ© utilisĂ©s dans la recommandation d’inscription; toutefois, le groupe a dit douter qu’une importance Ă©gale soit accordĂ©e aux renseignements plus rĂ©cents sur les changements touchant l’environnement biophysique. La recommandation d’inscription proposĂ©e reflète les renseignements scientifiques et des Inuits disponibles depuis 2004. Des renseignements plus rĂ©cents sur cette population sont pris en compte dans les avis fournis à la commission mixte par son groupe de travail scientifique en 2009, laissant entendre que la partie canadienne du bĂ©luga de l’Est du Haut-Arctique et de la baie de Baffin n’était plus en dĂ©clin, et que la tendance à la baisse en raison de la surpêche hors des frontières canadiennes a Ă©tĂ© inversĂ©e grâce à la mise en place de quotas de chasse au Groenland en 2004. En outre, le groupe de travail scientifique retient les questions relatives à l’habitat en tant qu’élĂ©ments à l’ordre du jour pour les rĂ©unions à venir, en raison de l’augmentation de l’activitĂ© humaine dans cette zone. Lors de la rĂ©union de 2012 du groupe de travail scientifique, la recherche acoustique a Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e, ce qui permettra de dĂ©terminer les interactions du bĂ©luga avec de nouvelles pêches; les effets du changement des conditions environnementales ont aussi Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s. La commission mixte a Ă©galement recommandĂ© que la North Atlantic Marine Mammal Commission Ă©value les effets du bruit et des perturbations humaines sur les bĂ©lugas.

Enfin, il est toujours possible que de nouveaux renseignements soient intĂ©grĂ©s aux Ă©valuations futures. En vertu de la LEP, le COSEPAC examine le statut de l’espèce au fur et à mesure que de nouveaux renseignements sont disponibles, ce qui justifierait un ajustement de son Ă©valuation sur une espèce. Le MPO tiendra compte de toute nouvelle information qui sera Ă©valuĂ©e par le COSEPAC dans le cadre de sa nouvelle Ă©valuation de cette population de bĂ©luga.

Mise en œuvre, application et normes de services

Le MPO a Ă©laborĂ© une stratĂ©gie de conformitĂ© au dĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la LEP pour aborder les cinq premières annĂ©es de la mise en œuvre des activitĂ©s de promotion de la conformitĂ© et d’application de la loi liĂ©es aux interdictions gĂ©nĂ©rales. Plus prĂ©cisĂ©ment, la stratĂ©gie de conformitĂ© portera uniquement sur la conformitĂ© aux interdictions gĂ©nĂ©rales pour les espèces inscrites dans les catĂ©gories disparues du pays, en voie de disparition ou menacĂ©es à l’annexe 1 de la LEP. La stratĂ©gie de conformitĂ© vise à sensibiliser les gens et à faire comprendre le dĂ©cret par les collectivitĂ©s concernĂ©es, à favoriser l’adoption de comportements par les membres de ces collectivitĂ©s touchĂ©es qui contribueront à la conservation et à la protection globales des espèces sauvages en pĂ©ril, ainsi que la conformitĂ© au dĂ©cret dans les collectivitĂ©s concernĂ©es, en plus d’accroître les connaissances des collectivitĂ©s touchĂ©es.

La mise en œuvre du DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril comprendra des activitĂ©s conçues pour encourager la conformitĂ© aux interdictions gĂ©nĂ©rales. Les initiatives de promotion de la conformitĂ© sont des mesures proactives qui encouragent la conformitĂ© volontaire à la loi par l’entremise d’activitĂ©s d’information et de relations avec les collectivitĂ©s, sans compter qu’elles renforcent la sensibilisation et amĂ©liorent la comprĂ©hension des interdictions en offrant des explications en langage clair des exigences juridiques prĂ©vues dans la Loi. Le MPO fera valoir la conformitĂ© aux interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP par des activitĂ©s qui pourraient comprendre des ressources en ligne publiĂ©es dans le Registre public des espèces en pĂ©ril, des fiches d’information, des envois postaux et des prĂ©sentations. Ces activitĂ©s viseront prĂ©cisĂ©ment des groupes qui pourraient être touchĂ©s par le prĂ©sent dĂ©cret et dont les activitĂ©s pourraient contrevenir aux interdictions gĂ©nĂ©rales, y compris d’autres ministères fĂ©dĂ©raux, des Premières Nations, des propriĂ©taires fonciers privĂ©s, des pêcheurs sportifs et commerciaux, des visiteurs de parcs nationaux et des utilisateurs rĂ©crĂ©atifs dans les parcs. La stratĂ©gie de conformitĂ© dĂ©crit les prioritĂ©s, les collectivitĂ©s touchĂ©es, les calendriers et les messages clĂ©s des activitĂ©s de conformitĂ©.

Au moment de l’inscription, les calendriers s’appliquent à la prĂ©paration des programmes de rĂ©tablissement, des plans d’action ou des plans de gestion. La mise en œuvre de ces plans peut entraîner des recommandations relatives à d’autres mesures rĂ©glementaires afin de protĂ©ger les espèces et leur habitat essentiel, lorsqu’il est identifiĂ©. Ces recommandations pourront s’inspirer des dispositions d’autres lois canadiennes, telles que la Loi sur les pêches, afin d’assurer la protection nĂ©cessaire.

La LEP prĂ©voit des pĂ©nalitĂ©s pour toute infraction, y compris la responsabilitĂ© à l’égard des coûts, des amendes ou l’emprisonnement, des ententes de mesures de remplacement, la saisie et la confiscation des articles saisis ou des recettes de leur cession. Cette loi prĂ©voit aussi des inspections et des fouilles, ainsi que des saisies par les agents d’application de la loi dĂ©signĂ©s selon la LEP. En vertu des dispositions de pĂ©nalitĂ©s de la Loi, une personne morale reconnue coupable d’une infraction punissable par procĂ©dure sommaire peut se voir imposer une amende ne dĂ©passant pas 300 000 $, alors qu’une sociĂ©tĂ© sans but lucratif est passible d’une amende ne dĂ©passant pas 50 000 $, et toute autre personne est passible d’une amende ne dĂ©passant pas 50 000 $ ou d’une peine d’emprisonnement ne dĂ©passant pas un an, ou les deux. Une personne morale reconnue coupable d’un acte criminel encourt une amende ne dĂ©passant pas 1 000 000 $, alors qu’une sociĂ©tĂ© sans but lucratif est passible d’une amende ne dĂ©passant pas 250 000 $, et toute autre personne s’expose à une amende ne dĂ©passant pas 250 000 $ ou à une peine d’emprisonnement ne dĂ©passant pas cinq ans, ou les deux.

Personne-ressource

Susan Mojgani
Directrice
Gestion des programmes des espèces en pĂ©ril
Pêches et OcĂ©ans Canada
Téléphone : 613-990-0280
Télécopieur : 613-998-9035
Courriel : susan.mojgani@dfo-mpo.gc.ca