Vol. 146, no 24 — Le 21 novembre 2012
Enregistrement
TR/2012-88 Le 21 novembre 2012
LOI SUR L’EMPLOI, LA CROISSANCE ET LA PROSPÉRITÉ DURABLE
DĂ©cret fixant au 1er dĂ©cembre 2012 la date d’entrĂ©e en vigueur des articles 526 à 528 de la loi
C.P. 2012-1457 Le 1er novembre 2012
Sur recommandation du ministre de la SĂ©curitĂ© publique et de la Protection civile et en vertu de l’article 530 de la Loi sur l’emploi, la croissance et la prospĂ©ritĂ© durable, chapitre 19 des Lois du Canada (2012), Son Excellence le Gouverneur gĂ©nĂ©ral en conseil fixe au 1er dĂ©cembre 2012 la date d’entrĂ©e en vigueur des articles 526 à 528 de cette loi.
NOTE EXPLICATIVE
(Cette note ne fait pas partie du Décret.)
Proposition
En vertu de l’article 530 de la Loi sur l’emploi, la croissance et la prospĂ©ritĂ© durable (la Loi), qui a reçu la sanction royale le 29 juin 2012, le prĂ©sent dĂ©cret met en vigueur les articles 526 à 528 (section 37 de la partie 4) de la Loi le 1er dĂ©cembre 2012. Ces articles de la Loi modifient des dispositions de la partie 2 de la Loi sur le système correctionnel et la mise en libertĂ© sous condition (LSCMLC) afin d’Ă©liminer l’obligation de tenir une audience pour les examens (c’est-à-dire les prises de dĂ©cision) qui font suite à une suspension, à une cessation ou à une rĂ©vocation de la libĂ©ration conditionnelle (semi-libertĂ© et libĂ©ration conditionnelle totale) et de la libĂ©ration d’office de dĂ©linquants.
Objectif
Fixer au 1er dĂ©cembre 2012 la date d’entrĂ©e en vigueur des articles 526 à 528 de la Loi.
Contexte
La LSCMLC et son règlement d’application forment le cadre lĂ©gislatif qui oriente les politiques de la Commission des libĂ©rations conditionnelles du Canada (la Commission), ses opĂ©rations, sa formation et ses dĂ©cisions en matière de libĂ©ration conditionnelle, et qui constitue le cadre lĂ©gal du système correctionnel et du rĂ©gime de mise en libertĂ© sous condition au Canada.
La partie 2 de la LSCMLC confère à la Commission le pouvoir exclusif d’accorder, de refuser, d’annuler, de faire cesser ou de rĂ©voquer la semi-libertĂ© et la libĂ©ration conditionnelle totale en ce qui touche les dĂ©linquants purgeant une peine de deux ans ou plus. En outre, la Commission rend des dĂ©cisions concernant la mise en libertĂ© sous condition des dĂ©linquants qui purgent une peine de moins de deux ans dans des provinces ou territoires qui n’ont pas leur propre commission des libĂ©rations conditionnelles (seuls le QuĂ©bec et l’Ontario en ont une).
Les modifications de la partie 2 de la LSCMLC qui consistent à Ă©liminer l’obligation de tenir une audience pour les examens faisant suite à une suspension, à une cessation ou à une rĂ©vocation de la libĂ©ration conditionnelle (semi-libertĂ© et libĂ©ration conditionnelle totale) et de la libĂ©ration d’office de dĂ©linquants ont Ă©tĂ© approuvĂ©es dans le budget de 2012. Ces examens se feront plutôt par voie d’Ă©tude du dossier sous rĂ©serve du paragraphe 140(2) de la Loi. Les changements sont mis en application au moyen de la section 37 de la partie 4 de la Loi.
L’article 530 de la Loi dit que les modifications de la LSCMLC ne peuvent entrer en vigueur qu’à la date fixĂ©e par dĂ©cret. En fixant cette date au 1er dĂ©cembre 2012, on s’assure que les intĂ©ressĂ©s, comme les dĂ©linquants, seront avisĂ©s suffisamment à l’avance de la date d’entrĂ©e en vigueur des dispositions, et que la Commission aura le temps de mettre ses politiques à jour en fonction des changements.
Répercussions
Le prĂ©sent dĂ©cret n’entraîne pas de coûts financiers. Il met en œuvre une mesure d’Ă©conomie qui permet à la Commission de remplir ses obligations financières dans le cadre du budget de 2012.
Consultation
Il n’y a eu aucune consultation publique car le DĂ©cret fixe simplement la date d’entrĂ©e en vigueur de modifications de la LSCMLC, et que ces modifications sont nĂ©cessaires à la mise en œuvre du budget de 2012.
À l’une des Ă©tapes de l’examen du projet de loi C-38 (maintenant la Loi) par la Chambre des communes, à savoir l’Ă©tude par le ComitĂ© permanent des finances, un tĂ©moin a mis en doute la constitutionalitĂ© des modifications lors d’une sĂ©ance. Il convient de noter que les modifications ont Ă©tĂ© examinĂ©es par le ministère de la Justice, qui n’a soulevĂ© aucune question au sujet de leur constitutionalitĂ©. Qui plus est, le dĂ©linquant conserve le droit d’en appeler d’une dĂ©cision de la Commission auprès de la section d’appel de cette dernière, et la Commission est encore habilitĂ©e à tenir une audience avant de rendre une dĂ©cision dans les cas visĂ©s si elle le juge nĂ©cessaire.
Personne-ressource
Natasha Levesque-Hill
Gestionnaire
Secteur des politiques
Commission des libérations conditionnelles du Canada
Téléphone : 613-954-7482