Vol. 146, no 19 — Le 12 septembre 2012
Enregistrement
DORS/2012-167 Le 30 août 2012
LOI CANADIENNE SUR LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT (1999)
Règlement sur la rĂ©duction des Ă©missions de dioxyde de carbone — secteur de l’Ă©lectricitĂ© thermique au charbon
C.P. 2012-1060 Le 30 août 2012
Attendu que, conformĂ©ment au paragraphe 332(1) (voir rĂ©fĂ©rence a) de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) (voir rĂ©fĂ©rence b), le ministre de l’Environnement a fait publier dans la Gazette du Canada Partie Ⅰ, le 27 août 2011, le projet de règlement intitulĂ© Règlement sur la rĂ©duction des Ă©missions de dioxyde de carbone — secteur de l’Ă©lectricitĂ© thermique au charbon, conforme en substance au texte ci-après, et que les intĂ©ressĂ©s ont ainsi eu la possibilitĂ© de prĂ©senter leurs observations à cet Ă©gard ou un avis d’opposition motivĂ© demandant la constitution d’une commission de rĂ©vision;
Attendu que, conformĂ©ment au paragraphe 93(3) de cette loi, le comitĂ© consultatif national s’est vu accorder la possibilitĂ© de formuler ses conseils dans le cadre de l’article 6 (voir rĂ©fĂ©rence c) de celle-ci;
Attendu que le gouverneur en conseil est d’avis que, aux termes du paragraphe 93(4) de cette loi, le projet de règlement ne vise pas un point dĂ©jà rĂ©glementĂ© sous le rĂ©gime d’une autre loi fĂ©dĂ©rale de manière à offrir une protection suffisante pour l’environnement et la santĂ© humaine,
À ces causes, sur recommandation du ministre de l’Environnement et de la ministre de la SantĂ© et en vertu des paragraphes 93(1) et 330(3.2) (voir rĂ©fĂ©rence d) de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) (voir rĂ©fĂ©rence e), Son Excellence le Gouverneur gĂ©nĂ©ral en conseil prend le Règlement sur la rĂ©duction des Ă©missions de dioxyde de carbone — secteur de l’Ă©lectricitĂ© thermique au charbon, ci-après.
TABLE DES MATIÈRES
(La prĂ©sente table ne fait pas partie du règlement.)
RÈGLEMENT SUR LA RÉDUCTION DES ÉMISSIONS DE DIOXYDE DE CARBONE — SECTEUR DE L’ÉLECTRICITÉ THERMIQUE AU CHARBON
APERÇU
1 Objet
DÉFINITIONS
2 Définitions
PARTIE 1
GROUPES RÉGLEMENTÉS ET LIMITE D’ÉMISSIONS
LIMITE DE L’INTENSITÉ DES ÉMISSIONS
3 420t/GWh
ENREGISTREMENT
4 Enregistrement
SUBSTITUTION DE GROUPES ET APPLICATION DIFFÉRÉE
5 Application du paragraphe 3(1) — substitution de groupes
6 Application différée du paragraphe 3(1)
SITUATIONS D’URGENCE
7 Conditions de la demande
8 Demande de prolongation
CAPTAGE ET SÉQUESTRATION DE CARBONE
Exemption temporaire — système à construire
9 Demande
10 Exigences rattachĂ©es à l’exemption
11 Rapport de mise en œuvre
12 Mise à jour des renseignements
13 RĂ©vocation — non-respect d’exigences ou renseignements trompeurs
Exemption de vingt-quatre mois — groupe existant avec système construit
14 Exemption
PARTIE 2
RAPPORTS, TRANSMISSION, CONSIGNATION ET CONSERVATION DES RENSEIGNEMENTS
15 Rapport annuel
16 Rapports, avis et demandes électroniques
17 Conservation
18 Conservation des renseignements et des rapports
PARTIE 3
RÈGLES DE QUANTIFICATION
PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ
19 Quantité
ÉMISSIONS DE CO2
Moyens de quantification
20 Système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions ou mĂ©thode fondĂ©e sur le type de combustible
Système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions
21 Quantification
Quantification fondĂ©e sur le type de combustible brûlĂ©
22 Calcul
23 Contenu en carbone mesuré
24 Quantification fondée sur le pouvoir calorifique supérieur
EXACTITUDE DES DONNÉES
25 Installation, entretien et étalonnage des instruments de mesure
26 Système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions
EXIGENCES EN MATIÈRE D’ÉCHANTILLONNAGE ET D’ANALYSE
27 Échantillonnage
28 Données manquantes
PARTIE 4
ENTRÉE EN VIGUEUR
29 1er juillet 2015
ANNEXE 1
ANNEXE 2
ANNEXE 3
ANNEXE 4
ANNEXE 5
ANNEXE 6
RÈGLEMENT SUR LA RÉDUCTION DES ÉMISSIONS DE DIOXYDE DE CARBONE — SECTEUR DE L’ÉLECTRICITÉ THERMIQUE AU CHARBON
APERÇU
Objet
1. (1) Le prĂ©sent règlement Ă©tablit un rĂ©gime visant la rĂ©duction des Ă©missions de dioxyde de carbone (CO2) provenant de la production thermique d’Ă©lectricitĂ© à partir de charbon seul ou combinĂ© avec d’autres combustibles.
Contenu
(2) Le prĂ©sent règlement est divisĂ© en quatre parties :
- a) la partie 1 Ă©tablit une norme de performance applicable à l’intensitĂ© des Ă©missions de CO2 provenant des groupes rĂ©glementĂ©s. Elle prĂ©voit les exceptions autorisant la substitution de groupes et Ă©tablit les exemptions temporaires en cas de situation d’urgence ou d’intĂ©gration au groupe d’un système de captage et de sĂ©questration de carbone;
- b) la partie 2 prĂ©voit les exigences relatives aux rapports et à la transmission, à la consignation et à la conservation des renseignements;
- c) la partie 3 prĂ©cise les règles de quantification permettant de dĂ©terminer l’intensitĂ© des Ă©missions de CO2 provenant des groupes rĂ©glementĂ©s;
- d) la partie 4 prĂ©voit les dates d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement et fixe une date d’entrĂ©e en vigueur diffĂ©rĂ©e pour la norme de performance à l’Ă©gard des groupes de rĂ©serve, soit le 1er janvier 2030.
DÉFINITIONS
Définitions
2. (1) Les dĂ©finitions qui suivent s’appliquent au prĂ©sent règlement.
« agent autorisĂ© »
“authorized official”
« agent autorisĂ© »
- a) Dans le cas où la personne responsable est une personne morale, celui de ses dirigeants autorisĂ© à agir en son nom;
- b) dans le cas où elle est une personne physique, celle-ci ou la personne qui est autorisĂ©e à agir en son nom;
- c) dans le cas où elle est une autre entitĂ©, la personne autorisĂ©e à agir en son nom.
« annĂ©e civile »
“calendar year”
« annĂ©e civile »
- a) Pour l’annĂ©e 2015, la pĂ©riode de six mois consĂ©cutifs dĂ©butant le 1er juillet 2015;
- b) dans les autres cas, la période de douze mois consécutifs débutant le 1er janvier.
« ASTM »
“ASTM”
« ASTM » L’ASTM International, auparavant connue sous le nom de American Society for Testing and Materials.
« biomasse »
“biomass”
« biomasse » Combustible constituĂ© uniquement de matières organiques biodĂ©gradables non fossilisĂ©es d’origine vĂ©gĂ©tale ou animale et qui ne provient pas d’une formation gĂ©ologique. La biomasse comprend les gaz et les liquides rĂ©cupĂ©rĂ©s de la dĂ©composition des dĂ©chets organiques.
« capacitĂ© de production »
“production capacity”
« capacitĂ© de production » À l’Ă©gard d’un groupe et d’une annĂ©e civile :
- a) Soit la puissance maximale continue de ce groupe, exprimĂ©e en MW, dĂ©clarĂ©e le plus rĂ©cemment aux autoritĂ©s provinciales compĂ©tentes ou à l’opĂ©rateur du rĂ©seau Ă©lectrique de la province où le groupe est situĂ©;
- b) soit, en l’absence d’une telle dĂ©claration, la quantitĂ© maximale d’Ă©lectricitĂ©, exprimĂ©e en MW, destinĂ©e à la vente qui est produite de façon continue par ce groupe pendant deux heures au cours de l’annĂ©e en cause.
« centrale Ă©lectrique »
“power plant”
« centrale Ă©lectrique » Tous les groupes, bâtiments et autres structures ainsi que les Ă©quipements fixes — notamment ceux utilisĂ©s pour la sĂ©paration et la pressurisation initiale du CO2 de l’Ă©lĂ©ment de captage d’un système de captage et de sĂ©questration de carbone — situĂ©s sur un seul site ou sur des sites adjacents fonctionnant de façon intĂ©grĂ©e pour la production d’Ă©lectricitĂ© et dont l’activitĂ© principale est la production d’Ă©lectricitĂ© pour la vente au rĂ©seau Ă©lectrique.
« charbon »
“coal”
« charbon » Sont assimilĂ©s au charbon le coke de pĂ©trole et le gaz de synthèse provenant du charbon ou du coke de pĂ©trole.
« combustible fossile »
“fossil fuel”
« combustible fossile » Combustible autre que la biomasse.
« date de mise en service »
“commissioning date”
« date de mise en service » :
- a) Dans le cas du gĂ©nĂ©rateur qui produisait de l’Ă©lectricitĂ© thermique par suite de la combustion d’un combustible autre que le charbon ou d’un mĂ©lange de combustibles sans charbon mais qui est devenu un groupe avant le 23 juin 2010, la date à laquelle ce gĂ©nĂ©rateur a commencĂ© à produire ainsi de l’Ă©lectricitĂ© pour la vente au rĂ©seau Ă©lectrique;
- b) dans les autres cas, la date à laquelle un groupe commence à produire de l’Ă©lectricitĂ© pour la vente au rĂ©seau Ă©lectrique.
« Ă©quipement majeur »
“major equipment”
« Ă©quipement majeur » Chaudière, gazogène, convertisseur, turbine, dispositif de contrôle de la pollution atmosphĂ©rique, colonne de distillation d’air, compresseur, système de sĂ©paration de CO2 ou toute autre pièce d’Ă©quipement dont, selon le cas :
- a) la fabrication rĂ©pond aux spĂ©cifications de la commande et le temps de fabrication et de livraison dĂ©passe douze mois après la date de commande;
- b) le coût d’achat est d’au moins dix millions de dollars.
« Ă©tude d’ingĂ©nierie d’avant-projet dĂ©taillĂ© »
“front end engineering design study”
« Ă©tude d’ingĂ©nierie d’avant-projet dĂ©taillĂ© » Ensemble des Ă©tudes permettant de fournir les dĂ©tails nĂ©cessaires à la rĂ©alisation d’un projet de construction de l’Ă©lĂ©ment de captage du système de captage et de sĂ©questration de carbone, notamment :
- a) les dessins techniques et les documents dĂ©crivant l’Ă©lĂ©ment de captage de façon suffisamment dĂ©taillĂ©e pour permettre le lancement d’un processus d’appel d’offres pour sa construction;
- b) une estimation du coût des investissements reliĂ©s à la construction de cet Ă©lĂ©ment, avec une marge d’erreur de 20 %;
- c) une Ă©valuation de la sĂ©curitĂ© de l’Ă©lĂ©ment de captage;
- d) une Ă©valuation des risques relatifs au système de captage et de sĂ©questration de carbone, notamment les risques susceptibles de ralentir ou d’empêcher la rĂ©alisation du projet de construction du système, ainsi que les risques techniques, Ă©conomiques, environnementaux, juridiques et reliĂ©s à la main-d’œuvre;
- e) une stratĂ©gie visant à limiter ces risques;
- f) un plan dĂ©taillĂ© du projet de construction du système, y compris un Ă©chĂ©ancier des principales Ă©tapes.
« exploitant »
“operator”
« exploitant » À l’Ă©gard d’un groupe, toute personne qui l’exploite ou en a la responsabilitĂ© ou la maîtrise.
« facteur de capacitĂ© »
“capacity factor”
« facteur de capacitĂ© » À l’Ă©gard d’un groupe pour une annĂ©e civile donnĂ©e, la proportion de la quantitĂ© d’Ă©lectricitĂ© produite par le groupe, calculĂ©e selon l’article 19, par rapport à la quantitĂ© d’Ă©lectricitĂ© que celui-ci produirait au cours de l’annĂ©e à sa capacitĂ© de production de façon continue pendant cette annĂ©e.
« GPA »
“GPA”
« GPA » La Gas Processors Association des États-Unis.
« groupe »
“unit”
« groupe » Ensemble de l’Ă©quipement raccordĂ© qui se trouve à une centrale Ă©lectrique, notamment chaudières ou autre dispositif de combustion, gazogènes, rĂ©acteurs, turbines, gĂ©nĂ©rateurs et dispositifs de contrôle des Ă©missions, et qui produit de l’Ă©lectricitĂ© thermique par suite de la combustion de charbon ou d’un mĂ©lange de charbon et d’autres combustibles.
« groupe de rĂ©serve »
“standby unit”
« groupe de rĂ©serve » Groupe en fin de vie utile qui fonctionne selon un facteur de capacitĂ© de 9 % ou moins au cours d’une annĂ©e civile donnĂ©e.
« groupe en fin de vie utile »
“old unit”
« groupe en fin de vie utile » Groupe ayant atteint la fin de sa vie utile et qui continue à produire de l’Ă©lectricitĂ©.
« groupe existant »
“existing unit”
« groupe existant » Groupe autre qu’un groupe nouveau ou un groupe en fin de vie utile.
« groupe nouveau »
“new unit”
« groupe nouveau » Groupe, autre qu’un groupe en fin de vie utile, dont la date de mise en service est au plus tôt le 1er juillet 2015.
« Loi »
“Act”
« Loi » La Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999).
« MĂ©thode de rĂ©fĂ©rence »
“Reference Method”
« MĂ©thode de rĂ©fĂ©rence » Le document intitulĂ© MĂ©thode de rĂ©fĂ©rence pour le contrôle à la source : quantification des Ă©missions de dioxyde de carbone des centrales thermiques par un système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions, juin 2012, publiĂ© par le ministère de l’Environnement.
« m3 normalisĂ© »
“standard m3”
« m3 normalisĂ© » S’entend de l’expression mètre cube à la pression normale et à la tempĂ©rature normale au sens de « volume normal », au paragraphe 2(1) du Règlement sur l’inspection de l’Ă©lectricitĂ© et du gaz.
« personne responsable »
“responsible person”
« personne responsable » Le propriĂ©taire ou l’exploitant d’un groupe.
« système de gazĂ©ification »
“gasification system”
« système de gazĂ©ification » S’entend notamment d’un système de gazĂ©ification qui est en partie souterrain.
« vĂ©rificateur »
“auditor”
« vĂ©rificateur » Personne qui, à la fois :
- a) est indĂ©pendante de la personne responsable qui fait l’objet de la vĂ©rification;
- b) a dĂ©montrĂ© qu’elle a des connaissances et de l’expĂ©rience en ce qui touche :
- (i) la certification, l’exploitation et la vĂ©rification de l’exactitude relative des systèmes de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions,
- (ii) les procĂ©dures d’assurance de la qualitĂ© et de contrôle de la qualitĂ© de ces systèmes.
- (i) la certification, l’exploitation et la vĂ©rification de l’exactitude relative des systèmes de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions,
« vie utile »
“useful life”
« vie utile » PĂ©riode commençant à la date de mise en service et se terminant à l’une ou l’autre des dates suivantes :
- a) s’il s’agit d’un groupe autre qu’un groupe visĂ© à l’alinĂ©a a) de la dĂ©finition de « date de mise en service » :
- (i) dans le cas d’un groupe dont la date de mise en service est antĂ©rieure à 1975, la plus rapprochĂ©e des dates suivantes :
- (A) le 31 dĂ©cembre de la cinquantième annĂ©e civile suivant cette date,
- (B) le 31 décembre 2019,
- (A) le 31 dĂ©cembre de la cinquantième annĂ©e civile suivant cette date,
- (ii) dans le cas d’un groupe dont la date de mise en service est postĂ©rieure à 1974 mais antĂ©rieure à 1986, la plus rapprochĂ©e des dates suivantes :
- (A) le 31 dĂ©cembre de la cinquantième annĂ©e civile suivant cette date,
- (B) le 31 décembre 2029,
- (A) le 31 dĂ©cembre de la cinquantième annĂ©e civile suivant cette date,
- (iii) dans les autres cas, le 31 dĂ©cembre de la cinquantième annĂ©e civile suivant cette date;
- (i) dans le cas d’un groupe dont la date de mise en service est antĂ©rieure à 1975, la plus rapprochĂ©e des dates suivantes :
- b) s’il s’agit d’un groupe visĂ© à l’alinĂ©a a) de la dĂ©finition de « date de mise en service », dix-huit mois après la date applicable visĂ©e aux sous-alinĂ©as a)(i) à (iii).
Interprétation des documents incorporés par renvoi
(2) Pour l’interprĂ©tation des documents incorporĂ©s par renvoi dans le prĂ©sent règlement, toute mention de « should » ainsi que les recommandations et suggestions expriment une obligation.
Normes incorporées par renvoi
(3) Dans le prĂ©sent règlement, tout renvoi à une norme de l’ASTM et de la GPA s’entend de sa version Ă©ventuellement modifiĂ©e.
PARTIE 1
GROUPES RÉGLEMENTÉS ET LIMITE D’ÉMISSIONS
LIMITE DE L’INTENSITÉ DES ÉMISSIONS
420t/GWh
3. (1) Il est interdit à la personne responsable d’un groupe nouveau ou d’un groupe en fin de vie utile d’Ă©mettre à une intensitĂ© moyenne de plus de 420 tonnes d’Ă©missions de CO2 provenant de la combustion, par le groupe, de combustibles fossiles pour chaque gigawattheure d’Ă©lectricitĂ© produite par le groupe, au cours d’une annĂ©e civile donnĂ©e.
Quantification de l’Ă©lectricitĂ© produite et des Ă©missions
(2) Pour l’application du paragraphe (1) :
- a) la quantitĂ© d’Ă©lectricitĂ© produite est calculĂ©e selon l’article 19;
- b) la quantitĂ© des Ă©missions de CO2 est calculĂ©e selon celui des articles 20 à 24 qui s’applique.
Émissions de CO2 provenant de sorbant
(3) Les Ă©missions de CO2 attribuables au sorbant utilisĂ© pour contrôler les Ă©missions de dioxyde de soufre provenant du groupe en cause sont incluses dans le calcul des Ă©missions de CO2 visĂ©es au paragraphe (1).
Système de gazĂ©ification du charbon
(4) Pour l’application du paragraphe (1), les Ă©missions d’un système de gazĂ©ification du charbon qui fournit du gaz de synthèse provenant du charbon ou du coke de pĂ©trole utilisĂ© pour la production d’Ă©lectricitĂ© par le groupe en cause entrent dans le calcul des Ă©missions de ce groupe, si au moins une personne responsable de celui-ci est aussi une personne responsable du système de gazĂ©ification.
Exclusion
(5) Sont exclues du calcul des Ă©missions de CO2 provenant d’un groupe visĂ© au paragraphe (1) les Ă©missions qui sont captĂ©es conformĂ©ment aux règles de droit du Canada ou de la province qui rĂ©glemente cette activitĂ© et transportĂ©es et sĂ©questrĂ©es conformĂ©ment aux règles de droit du Canada ou de la province qui rĂ©glemente ces activitĂ©s ou à celles des États-Unis ou d’un de ses États lorsque ces activitĂ©s y sont rĂ©glementĂ©es.
Application pour une année partielle
(6) Il est entendu que, lorsque le paragraphe (1) s’applique à l’Ă©gard d’un groupe pour une pĂ©riode donnĂ©e au cours de l’annĂ©e civile, cette pĂ©riode a valeur d’une annĂ©e civile complète.
ENREGISTREMENT
Enregistrement
4. (1) La personne responsable d’un groupe enregistre ce dernier en transmettant au ministre un rapport d’enregistrement comportant les renseignements Ă©numĂ©rĂ©s à l’annexe 1, dans le dĂ©lai suivant :
- a) s’il s’agit d’un groupe existant ou d’un groupe en fin de vie utile, au plus tard le 1er fĂ©vrier 2013;
- b) s’il s’agit d’un groupe nouveau, au plus tard trente jours après sa date de mise en service.
NumĂ©ro d’enregistrement
(2) Sur rĂ©ception du rapport d’enregistrement, le ministre assigne un numĂ©ro d’enregistrement au groupe et en informe la personne responsable.
Modification des renseignements
(3) En cas de modification des renseignements fournis dans le rapport d’enregistrement, la personne responsable transmet au ministre un avis indiquant les nouveaux renseignements dans les trente jours qui suivent.
SUBSTITUTION DE GROUPES ET APPLICATION DIFFÉRÉE
Application du paragraphe 3(1) — substitution de groupes
5. (1) Pour l’application du paragraphe 3(1), la personne responsable d’un groupe qui atteint la fin de sa vie utile au cours d’une annĂ©e civile peut, sur prĂ©sentation d’une demande au ministre, être autorisĂ©e à substituer au groupe en cause un autre groupe — ci-après le « groupe substitutif » — si les conditions ci-après sont remplies :
- a) le groupe substitutif est un groupe existant;
- b) le propriĂ©taire du groupe en cause dĂ©tient un titre de participation d’au moins 50 % dans ce groupe et dans le groupe substitutif;
- c) le groupe en cause et le groupe substitutif sont situĂ©s dans la même province;
- d) la capacitĂ© de production du groupe substitutif, au cours de l’annĂ©e civile prĂ©cĂ©dant celle où la demande est prĂ©sentĂ©e, est Ă©gale ou supĂ©rieure à la capacitĂ© de production du groupe en cause au cours de la même annĂ©e civile.
Date de présentation
(2) La demande est présentée :
- a) si le groupe en cause atteint la fin de sa vie utile avant 2015, au plus tôt le 1er janvier 2014 et au plus tard le 31 mai 2014;
- b) si le groupe en cause atteint la fin de sa vie utile au cours d’une annĂ©e civile suivant l’annĂ©e 2014, au plus tôt le 1er janvier et au plus tard le 31 mai de cette annĂ©e civile suivant l’annĂ©e 2014.
Demande
(3) La demande comporte le numĂ©ro d’enregistrement du groupe substitutif et du groupe en cause ainsi que les renseignements Ă©tablissant, documents à l’appui, que les conditions visĂ©es aux alinĂ©as (1)b) à d) sont remplies.
Autorisation
(4) Le ministre autorise la substitution, dans les trente jours suivant la rĂ©ception de la demande, si les conditions ci-après sont remplies :
- a) le groupe substitutif n’est pas un groupe mis en arrêt aux termes du paragraphe 6(4);
- b) le groupe substitutif n’entre pas en jeu dans une exemption accordĂ©e conformĂ©ment au paragraphe 14(4);
- c) il est convaincu que les conditions visĂ©es aux alinĂ©as (1)a) à d) sont remplies.
Effet
(5) L’autorisation de la substitution entraîne l’application du paragraphe 3(1) à l’Ă©gard du groupe substitutif au lieu du groupe en cause visĂ© au paragraphe (1) à compter de la plus Ă©loignĂ©e des dates suivantes :
- a) le 1er juillet 2015;
- b) la date qui marque le dĂ©but de l’annĂ©e civile suivant celle où la demande est prĂ©sentĂ©e.
Cessation d’effet
(6) La substitution prend fin à la plus rapprochĂ©e des annĂ©es civiles ci-après et le paragraphe 3(1) s’applique alors à l’Ă©gard du groupe en cause visĂ© au paragraphe (1) :
- a) l’annĂ©e civile qui suit la date à laquelle la personne responsable transmet un avis au ministre indiquant qu’elle ne souhaite plus se prĂ©valoir de l’autorisation visĂ©e au paragraphe (4);
- b) l’annĂ©e civile qui suit la date à laquelle la condition visĂ©e à l’alinĂ©a (1)b) n’est plus remplie;
- c) l’annĂ©e civile qui suit celle au cours de laquelle la capacitĂ© de production du groupe en cause est supĂ©rieure à celle du groupe substitutif visĂ© à l’alinĂ©a (1)d);
- d) l’annĂ©e civile qui suit la fin de la vie utile du groupe substitutif;
- e) l’annĂ©e civile au cours de laquelle le groupe substitutif a produit de l’Ă©lectricitĂ© thermique par suite de la combustion de combustibles fossiles autres que le charbon ou un mĂ©lange de charbon et d’autres combustibles.
Application différée du paragraphe 3(1)
6. (1) La personne responsable d’un groupe existant qui cesse de produire de l’Ă©lectricitĂ© après le 30 juin 2015 — ci-après « groupe mis en arrêt » — peut, sur prĂ©sentation d’une demande au ministre, être autorisĂ©e à se prĂ©valoir d’une application diffĂ©rĂ©e du paragraphe 3(1) à l’Ă©gard d’un ou de plusieurs groupes — ci-après « groupes bĂ©nĂ©ficiaires » — pour le nombre d’annĂ©es civiles comprises dans la pĂ©riode qui commence le 1er janvier de l’annĂ©e civile suivant celle au cours de laquelle le groupe existant cesse de produire de l’Ă©lectricitĂ© et se termine le 31 dĂ©cembre de l’annĂ©e civile au cours de laquelle ce groupe atteint la fin de sa vie utile. Si elle est autorisĂ©e, pour chaque annĂ©e civile comprise dans cette pĂ©riode, l’application du paragraphe 3(1) est diffĂ©rĂ©e, selon ce qui est prĂ©cisĂ© dans la demande, à l’Ă©gard du groupe bĂ©nĂ©ficiaire prĂ©cisĂ© et au cours de l’annĂ©e civile prĂ©cisĂ©e qui suit la fin de la vie utile de ce groupe.
Conditions de la demande
(2) La demande ne peut être prĂ©sentĂ©e que si les conditions ci-après sont remplies :
- a) le propriĂ©taire du groupe mis en arrêt dĂ©tient un titre de participation d’au moins 50 % dans ce groupe et dans chaque groupe bĂ©nĂ©ficiaire prĂ©cisĂ©;
- b) le groupe mis en arrêt et chaque groupe bĂ©nĂ©ficiaire prĂ©cisĂ© sont situĂ©s dans la même province;
- c) la capacitĂ© de production de chaque groupe bĂ©nĂ©ficiaire prĂ©cisĂ©, au cours de l’annĂ©e civile prĂ©cĂ©dant celle où la demande est prĂ©sentĂ©e, est Ă©gale ou infĂ©rieure à celle du groupe mis en arrêt au cours de l’annĂ©e civile prĂ©cĂ©dant la date où ce groupe cesse de produire de l’Ă©lectricitĂ©.
Demande
(3) La demande est prĂ©sentĂ©e au plus tard le 31 mai de l’annĂ©e civile prĂ©cĂ©dant la plus rapprochĂ©e des annĂ©es civiles qui y sont prĂ©cisĂ©es et comporte les renseignements suivants :
- a) chaque année civile comprise dans la période visée au paragraphe (1);
- b) pour chacune des annĂ©es civiles visĂ©es à l’alinĂ©a a), le groupe bĂ©nĂ©ficiaire en cause;
- c) pour chaque groupe bĂ©nĂ©ficiaire en cause et à l’Ă©gard de chacune de ces annĂ©es civiles, l’annĂ©e civile qui suit la fin de la vie utile de ce groupe bĂ©nĂ©ficiaire et pour laquelle l’application diffĂ©rĂ©e du paragraphe 3(1) est demandĂ©e;
- d) le numĂ©ro d’enregistrement de chaque groupe bĂ©nĂ©ficiaire et du groupe mis en arrêt;
- e) ceux Ă©tablissant, documents à l’appui, que les conditions visĂ©es aux alinĂ©as (2)a) à c) sont remplies.
Autorisation
(4) Le ministre autorise l’application diffĂ©rĂ©e, dans les trente jours suivant la rĂ©ception de la demande, si les conditions ci-après sont remplies :
- a) le groupe mis en arrêt n’est pas un groupe substitutif aux termes du paragraphe 5(5);
- b) aucun groupe bĂ©nĂ©ficiaire n’entre en jeu dans une exemption accordĂ©e conformĂ©ment au paragraphe 9(3);
- c) il est convaincu que les conditions prĂ©vues aux alinĂ©as (2)a) à c) sont remplies.
Groupe mis en arrêt dĂ©finitivement
(5) Dès lors que l’application diffĂ©rĂ©e du paragraphe 3(1) est appliquĂ©e à l’Ă©gard d’un groupe bĂ©nĂ©ficiaire prĂ©cisĂ©, il est interdit de recommencer à produire de l’Ă©lectricitĂ© à partir du groupe mis en arrêt.
Modifications
(6) La personne responsable qui souhaite remplacer le groupe bĂ©nĂ©ficiaire prĂ©cisĂ© dans sa demande, à l’Ă©gard de toute annĂ©e civile visĂ©e à l’alinĂ©a (3)c) qui n’en est pas une au cours de laquelle ce groupe a bĂ©nĂ©ficiĂ© de l’application diffĂ©rĂ©e, transmet un avis au ministre qui comporte les renseignements suivants :
- a) le numĂ©ro d’enregistrement du groupe bĂ©nĂ©ficiaire de remplacement;
- b) l’annĂ©e civile qui suit la fin de la vie utile de ce groupe bĂ©nĂ©ficiaire de remplacement et pour laquelle l’application du paragraphe 3(1) sera diffĂ©rĂ©e;
- c) les renseignements Ă©tablissant, documents à l’appui, que les conditions des alinĂ©as (2)a) et b) à l’Ă©gard de ce groupe sont remplies et que celle de l’alinĂ©a 2c) à l’Ă©gard de chacun des groupes bĂ©nĂ©ficiaires prĂ©cisĂ©s dans la demande, y compris le groupe bĂ©nĂ©ficiaire de remplacement, est remplie à l’Ă©gard de l’annĂ©e civile prĂ©cĂ©dant la date où l’avis est transmis.
Autorisation
(7) Le ministre autorise le remplacement, dans les trente jours suivant la rĂ©ception de l’avis, s’il est convaincu que les renseignements fournis Ă©tablissent que les conditions prĂ©vues au paragraphe (6) sont remplies.
Cessation d’effet
(8) MalgrĂ© le paragraphe (1), l’application diffĂ©rĂ©e prend fin à la plus rapprochĂ©e des annĂ©es civiles ci-après et le paragraphe 3(1) s’applique alors à l’Ă©gard de tout groupe bĂ©nĂ©ficiaire prĂ©cisĂ© :
- a) l’annĂ©e civile qui suit celle où la demande est prĂ©sentĂ©e, si le groupe mis en arrêt visĂ© au paragraphe (1) continue de produire de l’Ă©lectricitĂ© le 1er janvier de cette annĂ©e civile;
- b) l’annĂ©e civile au cours de laquelle tout groupe mis en arrêt aux termes du paragraphe (1) recommence à produire de l’Ă©lectricitĂ©;
- c) l’annĂ©e civile qui suit la date de la rĂ©ception par le ministre d’un avis de la personne responsable indiquant qu’elle ne souhaite plus se prĂ©valoir de l’autorisation prĂ©vue au paragraphe (4);
- d) l’annĂ©e civile qui suit la date à laquelle la condition prĂ©vue à l’alinĂ©a (2)a) n’est plus remplie;
- e) l’annĂ©e civile qui suit une annĂ©e civile visĂ©e à l’alinĂ©a (3)c) et au cours de laquelle tout groupe bĂ©nĂ©ficiaire visĂ© à cet alinĂ©a a eu une capacitĂ© de production supĂ©rieure à celle du groupe mis en arrêt au cours de l’annĂ©e civile prĂ©cĂ©dant la date où ce groupe cesse de produire de l’Ă©lectricitĂ©.
SITUATIONS D’URGENCE
Conditions de la demande
7. (1) La personne responsable d’un groupe peut, dans une situation d’urgence visĂ©e au paragraphe (2), prĂ©senter au ministre une demande d’exemption de l’application du paragraphe 3(1) à l’Ă©gard de ce groupe si les conditions ci-après sont rĂ©unies :
- a) la situation d’urgence entraîne une interruption ou un risque important d’interruption de l’approvisionnement en Ă©lectricitĂ© dans la province où ce groupe est situĂ©;
- b) l’exploitation du groupe permettra de rĂ©duire le risque d’une telle interruption ou d’en attĂ©nuer les consĂ©quences ou de rĂ©tablir l’approvisionnement en Ă©lectricitĂ©, selon le cas.
DĂ©finition de « situation d’urgence »
(2) Une situation d’urgence rĂ©sulte de l’une ou l’autre des circonstances suivantes :
- a) un cas de force majeure;
- b) une circonstance dans laquelle l’une ou l’autre des mesures visĂ©es à l’alinĂ©a 1a) du Règlement prĂ©voyant les circonstances donnant ouverture à une exemption en vertu de l’article 147 de la Loi a Ă©tĂ© prise au prĂ©alable dans la province où le groupe est situĂ©.
Demande
(3) La personne responsable prĂ©sente au ministre, dans les quinze jours suivant la survenance de la situation d’urgence, la demande d’exemption comportant le numĂ©ro d’enregistrement du groupe en cause, la date à laquelle la situation d’urgence est survenue ainsi que les renseignements Ă©tablissant, documents à l’appui, que les conditions prĂ©vues aux alinĂ©as (1)a) et b) sont rĂ©unies.
Décision du ministre
(4) S’il est convaincu que les conditions visĂ©es aux alinĂ©as (1)a) et b) sont rĂ©unies, le ministre accorde l’exemption dans les trente jours suivant la rĂ©ception de la demande.
DurĂ©e de l’exemption
(5) L’exemption est valide à compter de la date à laquelle la situation d’urgence est survenue jusqu’à la plus rapprochĂ©e des dates suivantes :
- a) le quatre-vingt-dixième jour suivant cette date;
- b) la date fixée par le ministre;
- c) celle des dates ci-après qui est antĂ©rieure à l’autre :
- (i) la date à laquelle la circonstance visée à l’alinéa (2)a) cesse d’entraîner l’interruption, ou un risque important d’interruption, de l’approvisionnement en électricité dans la province où ce groupe est situé,
- (ii) la date à laquelle la mesure visée à l’alinéa (2)b) cesse de s’appliquer.
- (i) la date à laquelle la circonstance visée à l’alinéa (2)a) cesse d’entraîner l’interruption, ou un risque important d’interruption, de l’approvisionnement en électricité dans la province où ce groupe est situé,
Demande de prolongation
8. (1) Si les conditions prĂ©vues aux alinĂ©as 7(1)a) et b) persistent au-delà de la durĂ©e de l’exemption accordĂ©e au titre du paragraphe 7(4), la personne responsable peut, avant l’expiration de l’exemption, prĂ©senter au ministre une demande de prolongation de celle-ci.
Demande de prolongation
(2) La demande comporte le numĂ©ro d’enregistrement du groupe en cause ainsi que les renseignements Ă©tablissant, documents à l’appui :
- a) d’une part, que les alinĂ©as 7(1)a) et b) continueront de s’appliquer après l’expiration de l’exemption accordĂ©e au titre du paragraphe 7(4);
- b) d’autre part, que des mesures — autres que l’exploitation du groupe pendant la durĂ©e de l’exemption — ont Ă©tĂ© prises et sont en voie d’être prises, afin de rĂ©duire le risque de l’interruption ou d’en attĂ©nuer les consĂ©quences ou de rĂ©tablir l’approvisionnement en Ă©lectricitĂ©, selon le cas.
Décision du ministre
(3) S’il est convaincu que les Ă©lĂ©ments visĂ©s aux alinĂ©as (2)a) et b) sont Ă©tablis, le ministre autorise la prolongation de l’exemption dans les quinze jours suivant la rĂ©ception de la demande.
Durée de la prolongation
(4) La prolongation est valide jusqu’à la plus rapprochĂ©e des dates suivantes :
- a) le quatre-vingt-dixième jour suivant la date à laquelle la demande a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e;
- b) la date fixée par le ministre;
- c) la date visĂ©e à l’alinĂ©a 7(5)c).
CAPTAGE ET SÉQUESTRATION DE CARBONE
Exemption temporaire — système à construire
Demande
9. (1) La personne responsable d’un groupe nouveau ou d’un groupe en fin de vie utile peut prĂ©senter au ministre une demande d’exemption temporaire de l’application du paragraphe 3(1) à l’Ă©gard du groupe en cause si :
- a) s’agissant d’un groupe nouveau, celui-ci est conçu pour permettre l’intĂ©gration d’un système de captage et de sĂ©questration de carbone;
- b) s’agissant d’un groupe en fin de vie utile, celui-ci peut être adaptĂ© pour permettre l’intĂ©gration d’un tel système.
Demande et autorisation
(2) La demande comporte le numĂ©ro d’enregistrement du groupe en cause ainsi que les renseignements et documents à l’appui suivants :
- a) une déclaration comportant les éléments suivants :
- (i) une mention portant qu’à la connaissance de la personne responsable et selon ce qu’elle tient pour vĂ©ridique l’Ă©tude de faisabilitĂ© visĂ©e à l’alinĂ©a b) dĂ©montre la viabilitĂ© Ă©conomique du groupe une fois intĂ©grĂ© le système de captage et de sĂ©questration de carbone,
- (ii) une mention portant que, selon l’Ă©tude de faisabilitĂ© visĂ©e à l’alinĂ©a c) et le plan de mise en œuvre visĂ© à l’alinĂ©a e), elle prĂ©voit respecter les exigences prĂ©vues à l’article 10 afin de se conformer au paragraphe 3(1) au plus tard le 1er janvier 2025;
- (i) une mention portant qu’à la connaissance de la personne responsable et selon ce qu’elle tient pour vĂ©ridique l’Ă©tude de faisabilitĂ© visĂ©e à l’alinĂ©a b) dĂ©montre la viabilitĂ© Ă©conomique du groupe une fois intĂ©grĂ© le système de captage et de sĂ©questration de carbone,
- b) une Ă©tude de faisabilitĂ© dĂ©montrant la viabilitĂ© Ă©conomique du groupe une fois intĂ©grĂ© le système de captage et de sĂ©questration de carbone et comportant les Ă©lĂ©ments suivants :
- (i) une estimation des coûts du projet de construction du système de captage et de sĂ©questration de carbone intĂ©grĂ© au groupe, y compris la marge d’erreur applicable à cette estimation,
- (ii) les sources de financement;
- (i) une estimation des coûts du projet de construction du système de captage et de sĂ©questration de carbone intĂ©grĂ© au groupe, y compris la marge d’erreur applicable à cette estimation,
- c) une Ă©tude de faisabilitĂ© technique dĂ©montrant, d’après les renseignements Ă©numĂ©rĂ©s à l’annexe 2 portant sur les Ă©lĂ©ments de captage, de transport et de sĂ©questration du système de captage et de sĂ©questration de carbone, qu’aucun obstacle technique insurmontable n’empêche la rĂ©alisation des activitĂ©s suivantes :
- (i) capter un volume suffisant d’Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de combustibles fossiles à partir du groupe pour permettre à la personne responsable de se conformer au paragraphe 3(1),
- (ii) transporter vers des sites de séquestration géologique adéquats les émissions de CO2 captées,
- (iii) séquestrer dans ces sites les émissions de CO2 captées;
- (i) capter un volume suffisant d’Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de combustibles fossiles à partir du groupe pour permettre à la personne responsable de se conformer au paragraphe 3(1),
- d) une description des travaux rĂ©alisĂ©s afin de respecter les exigences prĂ©vues à l’article 10, accompagnĂ©e des renseignements Ă©numĂ©rĂ©s à l’annexe 3 qui ont trait à la rĂ©alisation de ces travaux;
- e) un plan de mise en œuvre comportant une description des travaux à rĂ©aliser, pour permettre d’atteindre les objectifs ci-après, accompagnĂ© d’un Ă©chĂ©ancier des principales Ă©tapes de leur rĂ©alisation :
- (i) le respect des exigences prĂ©vues à l’article 10,
- (ii) la conformitĂ© de la personne responsable avec le paragraphe 3(1) au plus tard le 1er janvier 2025, ceci une fois intĂ©grĂ© le système de captage et de sĂ©questration de carbone qui capte les Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de combustibles fossiles par le groupe conformĂ©ment aux règles de droit applicables du Canada ou de la province qui rĂ©glemente cette activitĂ© et les transporte et sĂ©questre conformĂ©ment aux règles de droit applicables du Canada ou de la province qui rĂ©glemente ces activitĂ©s ou à celles des États-Unis ou d’un de ses États, lorsque ces activitĂ©s y sont rĂ©glementĂ©es.
- (i) le respect des exigences prĂ©vues à l’article 10,
Autorisation
(3) Le ministre autorise l’exemption temporaire dans les cent vingt jours suivant la rĂ©ception de la demande, si les conditions ci-après sont rĂ©unies :
- a) la personne responsable a fourni les documents visés au paragraphe (2);
- b) les renseignements contenus dans ces documents peuvent raisonnablement être considĂ©rĂ©s comme Ă©tablissant :
- (i) la viabilitĂ© Ă©conomique du groupe une fois intĂ©grĂ© le système de captage et de sĂ©questration de carbone,
- (ii) la faisabilitĂ© technique des Ă©lĂ©ments de captage, de transport et de sĂ©questration du système de captage et de sĂ©questration de carbone,
- (iii) le cas Ă©chĂ©ant, le respect d’une exigence prĂ©vue à l’article 10 à la suite de travaux achevĂ©s avant la demande,
- (iv) la conformitĂ© de la personne responsable avec les exigences prĂ©vues à l’article 10 afin de se conformer au paragraphe 3(1) au plus tard le 1er janvier 2025, ceci une fois intĂ©grĂ© le système de captage et de sĂ©questration de carbone.
- (i) la viabilitĂ© Ă©conomique du groupe une fois intĂ©grĂ© le système de captage et de sĂ©questration de carbone,
Durée
(4) L’exemption temporaire est levĂ©e le 31 dĂ©cembre 2024, sauf si elle est antĂ©rieurement rĂ©voquĂ©e conformĂ©ment à l’article 13.
Exigences rattachĂ©es à l’exemption
10. La personne responsable qui est titulaire d’une exemption temporaire accordĂ©e, à l’Ă©gard d’un groupe, aux termes du paragraphe 9(3) doit :
- a) rĂ©aliser une Ă©tude d’ingĂ©nierie d’avant-projet dĂ©taillĂ©, au plus tard le 1er janvier 2020;
- b) acheter tous les Ă©quipements majeurs nĂ©cessaires pour l’Ă©lĂ©ment de captage, au plus tard le 1er janvier 2021;
- c) conclure tout contrat nĂ©cessaire au transport et à la sĂ©questration des Ă©missions de CO2 provenant du groupe, au plus tard le 1er janvier 2022;
- d) prendre toutes les dispositions nĂ©cessaires afin d’obtenir les permis ou autorisations prĂ©alables à la construction de l’Ă©lĂ©ment de captage, au plus tard le 1er janvier 2022;
- e) veiller à ce que le système de captage et de sĂ©questration de carbone intĂ©grĂ© au groupe capte les Ă©missions de CO2 provenant de la combustion des combustibles fossiles par le groupe conformĂ©ment aux règles de droit applicables du Canada ou de la province qui rĂ©glemente cette activitĂ© et les transporte et les sĂ©questre conformĂ©ment aux règles de droit applicables du Canada ou de la province qui rĂ©glemente ces activitĂ©s ou à celles des États-Unis ou d’un de ses États, lorsque ces activitĂ©s y sont rĂ©glementĂ©es, au plus tard le 1er janvier 2024.
Rapport de mise en œuvre
11. (1) La personne responsable qui est titulaire d’une exemption temporaire à l’Ă©gard d’un groupe fournit au ministre, pour chaque annĂ©e civile suivant celle où l’exemption a Ă©tĂ© accordĂ©e, un rapport de mise en œuvre comportant le numĂ©ro d’enregistrement de ce groupe ainsi que les renseignements ci-après, documents à l’appui :
- a) une mention des Ă©tapes de la construction des Ă©lĂ©ments de capture, de transport et de sĂ©questration du système de captage et de sĂ©questration de carbone et de leur intĂ©gration au groupe, rĂ©alisĂ©es au cours de l’annĂ©e en cause;
- b) une mention des exigences prĂ©vues à l’article 10 qui ont Ă©tĂ© respectĂ©es au cours de cette annĂ©e, accompagnĂ©e des renseignements ou documents Ă©numĂ©rĂ©s à l’annexe 3;
- c) une description des mesures prises pour réaliser ces étapes et de celles prises pour respecter ces exigences;
- d) toute modification apportĂ©e aux renseignements fournis prĂ©alablement au ministre à l’Ă©gard de la conception technique proposĂ©e pour l’Ă©lĂ©ment de captage, des mĂ©thodes ou des routes privilĂ©giĂ©es pour le transport ou des sites de sĂ©questration privilĂ©giĂ©s du système de captage et de sĂ©questration de carbone;
- e) une description des mesures à prendre, pour permettre d’atteindre les objectifs ci-après, accompagnĂ© d’un Ă©chĂ©ancier :
- (i) le respect des exigences visĂ©es à l’article 10 qui n’ont pas encore Ă©tĂ© respectĂ©es,
- (ii) la conformitĂ© de la personne responsable avec le paragraphe 3(1) au plus tard le 1er janvier 2025 une fois intĂ©grĂ© au groupele système de captage et de sĂ©questration de carbone qui capte les Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de combustibles fossiles par le groupe conformĂ©ment aux règles de droit applicables du Canada ou de la province qui rĂ©glemente cette activitĂ© et les transporte et sĂ©questre conformĂ©ment aux règles de droit applicables du Canada ou de la province qui rĂ©glemente ces activitĂ©s ou à celles des États-Unis ou d’un de ses États, lorsque ces activitĂ©s y sont rĂ©glementĂ©es.
- (i) le respect des exigences visĂ©es à l’article 10 qui n’ont pas encore Ă©tĂ© respectĂ©es,
Date de présentation
(2) Le rapport de mise en œuvre est fourni au ministre au plus tard le 31 mars de l’annĂ©e civile suivant l’annĂ©e civile en cause.
Mise à jour des renseignements
12. En cas de circonstance ou d’Ă©vĂ©nement pouvant limiter la capacitĂ© de la personne responsable d’atteindre les objectifs visĂ©s à l’alinĂ©a 11(1)e), la personne responsable transmet au ministre, sans dĂ©lai, un avis comportant le numĂ©ro d’enregistrement du groupe en cause ainsi que les renseignements suivants :
- a) une description de la circonstance ou de l’Ă©vĂ©nement en question et la nature de la limitation;
- b) une explication des solutions envisagĂ©es qui permettront d’atteindre ces objectifs;
- c) à l’Ă©gard de cette explication, une mise à jour des renseignements visĂ©s aux alinĂ©as 11(1)c) à e) qui ont Ă©tĂ© fournis au ministre, documents à l’appui.
RĂ©vocation — non-respect d’exigences ou renseignements trompeurs
13. (1) Le ministre rĂ©voque l’exemption temporaire accordĂ©e conformĂ©ment au paragraphe 9(3) dans les cas suivants :
- a) la personne responsable ne respecte pas l’une ou l’autre des exigences prĂ©vues à l’article 10;
- b) certains renseignements fournis lors de la demande ou dans le rapport de mise en œuvre visĂ© à l’article 11 ou dans l’avis visĂ© à l’article 12, sont faux ou trompeurs.
RĂ©vocation — rapport non fourni ou motifs raisonnables
(2) Le ministre peut rĂ©voquer l’exemption temporaire dans les cas suivants :
- a) la personne responsable n’a pas fourni le rapport de mise en œuvre conformĂ©ment à l’article 11;
- b) le ministre a des motifs raisonnables de croire que le système de captage et de sĂ©questration de carbone ne sera pas en mesure de capter, de transporter et de sĂ©questrer les Ă©missions de CO2 provenant du groupe en cause conformĂ©ment à l’alinĂ©a 10e) dans le dĂ©lai qui y est prĂ©vu;
- c) le ministre a des motifs raisonnables de croire que la personne responsable ne sera pas en mesure, au 1er janvier 2025, de respecter la limite d’intensitĂ© des Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de combustibles fossiles par le groupe conformĂ©ment au paragraphe 3(1).
Avis préalable et observations
(3) Le ministre ne peut rĂ©voquer l’exemption temporaire au titre des paragraphes (1) ou (2) que s’il prend les mesures suivantes :
- a) il avise au préalable par écrit la personne responsable des motifs de la révocation projetée;
- b) il lui donne la possibilitĂ© de prĂ©senter des observations par Ă©crit à cet Ă©gard.
Exemption de vingt-quatre mois — groupe existant avec système construit
Exemption
14. (1) La personne responsable d’un groupe en fin de vie utile peut être exemptĂ©e, sur demande prĂ©sentĂ©e au ministre, de l’application du paragraphe 3(1) à l’Ă©gard de ce groupe pour une pĂ©riode de vingt-quatre mois consĂ©cutifs dĂ©butant le 1er janvier de l’annĂ©e civile suivant celle où la demande a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e si les conditions ci-après sont rĂ©unies :
- a) le propriĂ©taire du groupe en cause dĂ©tient un titre de participation d’au moins 50 % dans ce groupe et dans un groupe existant;
- b) la capacitĂ© de production du groupe existant, au cours de l’annĂ©e civile prĂ©cĂ©dant celle où la demande est prĂ©sentĂ©e, est Ă©gale ou supĂ©rieure à celle du groupe en fin de vie utile au cours de la même annĂ©e civile;
- c) le groupe en fin de vie utile et le groupe existant sont situĂ©s dans la même province;
- d) la quantitĂ© des Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de combustibles fossiles par le groupe existant est dĂ©terminĂ© selon un système ou une mĂ©thode visĂ©s au paragraphe 20(1);
- e) la quantitĂ© des Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de combustibles fossiles par le groupe existant qui sont captĂ©es, transportĂ©es et sĂ©questrĂ©es est dĂ©terminĂ©e à l’aide d’une mesure directe du dĂ©bit des Ă©missions provenant de cette combustion et de leur concentration en CO2;
- f) ces Ă©missions sont captĂ©es conformĂ©ment aux règles de droit applicables du Canada ou de la province qui rĂ©glemente cette activitĂ© et transportĂ©es et sĂ©questrĂ©es conformĂ©ment aux règles de droit applicables du Canada ou de la province qui rĂ©glemente ces activitĂ©s ou à celles des États-Unis ou d’un de ses États, lorsque ces activitĂ©s y sont rĂ©glementĂ©es;
- g) elles sont également captées, transportées et séquestrées pendant une période de sept années civiles consécutives;
- h) elles représentent en outre au moins 30 % de la quantité des émissions de CO2 provenant de la combustion de combustibles fossiles par le groupe existant au cours de chaque année civile comprise dans cette période;
- i) le groupe existant n’atteint pas la fin de sa vie utile au cours de la pĂ©riode en question.
Demande
(2) La personne responsable d’un groupe en fin de vie utile prĂ©sente la demande d’exemption avant le 1er septembre de l’annĂ©e civile prĂ©cĂ©dant celle pour laquelle l’exemption est demandĂ©e.
Renseignements et documents
(3) La demande comporte le numĂ©ro d’enregistrement du groupe en fin de vie utile et du groupe existant ainsi que les renseignements Ă©tablissant, documents à l’appui :
- a) que les conditions prĂ©vues aux alinĂ©as (1)a) à f), h) et i) sont remplies;
- b) qu’au moins trente mois consĂ©cutifs au cours de la pĂ©riode visĂ©e à l’alinĂ©a g) se sont Ă©coulĂ©s avant la date à laquelle la demande est prĂ©sentĂ©e.
Autorisation
(4) Le ministre accorde l’exemption, dans les trente jours suivant la rĂ©ception de la demande, si les conditions ci-après sont remplies :
- a) le groupe en fin de vie utile n’a pas prĂ©cĂ©demment fait l’objet de l’exemption prĂ©vue au paragraphe (1);
- b) le groupe existant n’entre pas en jeu dans une exemption accordĂ©e prĂ©cĂ©demment conformĂ©ment au paragraphe (1);
- c) le groupe existant visĂ© au paragraphe (1) n’est pas un groupe substitutif aux termes du paragraphe 5(5);
- d) il est convaincu que les conditions prévues au paragraphe (3) sont remplies.
Obligation de capter 30 % des émissions de CO2
(5) La personne responsable d’un groupe existant qui bĂ©nĂ©ficie d’une exemption au titre du paragraphe (4) veille à ce que les conditions prĂ©vues aux alinĂ©as (1)a) à f), h) et i) soient remplies pour le reste de la pĂ©riode visĂ©e à l’alinĂ©a (1)g) une fois Ă©coulĂ©e la pĂ©riode de trente mois consĂ©cutifs visĂ©e à l’alinĂ©a (3)b).
PARTIE 2
RAPPORTS, TRANSMISSION, CONSIGNATION ET CONSERVATION DES RENSEIGNEMENTS
Rapport annuel
15. Pour chaque annĂ©e civile, la personne responsable de l’un ou l’autre des groupes ci-après transmet au ministre un rapport comportant les renseignements Ă©numĂ©rĂ©s à l’annexe 4 pour l’annĂ©e civile en cause, au plus tard le 1er juin suivant la fin de cette annĂ©e :
- a) un groupe nouveau;
- b) un groupe en fin de vie utile;
- c) un groupe substitutif visé au paragraphe 5(5);
- d) un groupe existant visĂ© au paragraphe 14(1), si l’annĂ©e civile en cause est comprise dans le reste de la pĂ©riode de sept annĂ©es civiles consĂ©cutives prĂ©vue au paragraphe 14(5).
Rapports, avis et demandes électroniques
16. (1) Les rapports, avis et demandes au ministre prĂ©vus par le prĂ©sent règlement sont transmis Ă©lectroniquement en la forme prĂ©cisĂ©e par le ministre et portent la signature Ă©lectronique de l’agent autorisĂ© de la personne responsable.
Support papier
(2) Si le ministre n’a pas prĂ©cisĂ© de forme au titre du paragraphe (1) ou si, en raison de circonstances indĂ©pendantes de sa volontĂ©, la personne qui transmet un rapport ou un avis ou qui prĂ©sente une demande n’est pas en mesure de le faire conformĂ©ment à ce paragraphe, elle le transmet ou la prĂ©sente sur support papier, signĂ© par son agent autorisĂ©, en la forme prĂ©cisĂ©e par le ministre, le cas Ă©chĂ©ant.
Conservation
17. (1) La personne responsable d’un groupe verse aux dossiers les renseignements et documents suivants :
- a) le cas Ă©chĂ©ant, une copie de l’avis visĂ© aux paragraphes 4(3), 5(6) ou 6(6) ou à l’article 12 qui a Ă©tĂ© transmis au ministre et des renseignements qu’il comporte, y compris une copie des documents fournis à l’appui;
- b) une copie de toute demande visĂ©e aux paragraphes 5(3), 6(3), 7(3), 8(2), 9(2) ou 14(3) et des renseignements qu’elle comporte, y compris une copie des documents fournis à l’appui;
- c) les mesures directes du dĂ©bit et de la concentration en CO2 des Ă©missions visĂ©es à l’alinĂ©a 14(1)e) et au paragraphe 20(2), ainsi que celles visĂ©es par la variable Enon scs au paragraphe 21(1) et la variable Escs à l’article 22;
- d) un relevĂ© des mesures et une description des calculs effectuĂ©s pour dĂ©terminer la valeur de chacune des variables des formules prĂ©vues aux articles 19 et 21 à 24;
- e) les renseignements Ă©tablissant que les compteurs visĂ©s à l’article 19 rĂ©pondent aux exigences de la Loi sur l’inspection de l’Ă©lectricitĂ© et du gaz et du Règlement sur l’inspection de l’Ă©lectricitĂ© et du gaz, y compris le certificat visĂ© à l’article 14 de cette loi;
- f) à l’Ă©gard de chaque annĂ©e civile au cours de laquelle la personne responsable utilise un système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions visĂ© à l’alinĂ©a 20(1)a), les renseignements et les documents visĂ©s à la section 8 de la MĂ©thode de rĂ©fĂ©rence;
- g) les renseignements Ă©tablissant que l’installation, l’entretien et l’Ă©talonnage visĂ©s au paragraphe 25(1) sont faits conformĂ©ment à ce paragraphe et que les instruments de mesure sont conformes au paragraphe 25(3), ainsi que tout Ă©talonnage visĂ© au paragraphe 25(2);
- h) le rĂ©sultat d’analyse de chaque Ă©chantillon prĂ©levĂ© conformĂ©ment à l’article 27.
Consignation
(2) Les renseignements et documents visĂ©s aux alinĂ©as (1)c) à h) sont versĂ©s aux dossiers dès que possible, mais au plus tard trente jours après le moment où ils sont accessibles.
Conservation des renseignements et des rapports
18. (1) Toute personne responsable tenue de verser aux dossiers des renseignements ou documents ou de transmettre un rapport ou un avis en application du prĂ©sent règlement doit conserver les renseignements en cause ou la copie du rapport ou de l’avis, ainsi que tout document à l’appui, pendant au moins sept ans après les avoir versĂ©s aux dossiers ou, s’agissant des rapports ou avis, les avoir transmis. Les renseignements, les documents et les copies sont conservĂ©s à l’Ă©tablissement principal de la personne au Canada ou en tout autre lieu au Canada où ils peuvent être examinĂ©s. Dans ce dernier cas, la personne informe le ministre de l’adresse municipale du lieu.
Changement d’adresse
(2) Le ministre doit être avisĂ© par Ă©crit du changement d’adresse municipale du lieu visĂ© au paragraphe (1) dans les trente jours suivant le changement.
PARTIE 3
RÈGLES DE QUANTIFICATION
PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ
Quantité
19. (1) La quantitĂ© d’Ă©lectricitĂ© visĂ©e à l’alinĂ©a 3(2)a) est calculĂ©e conformĂ©ment à la formule suivante :
Gbrute − Gaux
où :
Gbrute reprĂ©sente la quantitĂ© brute d’Ă©lectricitĂ© produite par ce groupe au cours de l’annĂ©e civile, exprimĂ©e en GWh, mesurĂ©e aux bornes Ă©lectriques de tous les gĂ©nĂ©rateurs du groupe à l’aide de compteurs qui rĂ©pondent aux exigences de la Loi sur l’inspection de l’Ă©lectricitĂ© et du gaz et du Règlement sur l’inspection de l’Ă©lectricitĂ© et du gaz;
Gaux la quantitĂ© d’Ă©lectricitĂ©, exprimĂ©e en GWh, utilisĂ©e par la centrale Ă©lectrique où le groupe est situĂ© pour le fonctionnement de l’infrastructure et de l’Ă©quipement, au cours de l’annĂ©e civile en cause, attribuĂ©e à ce groupe pour la production d’Ă©lectricitĂ© et la sĂ©paration de CO2, sauf la pressurisation de CO2, et dĂ©terminĂ©e selon une mĂ©thode d’attribution appropriĂ©e, à partir de donnĂ©es fournies à l’aide de compteurs qui rĂ©pondent aux exigences de la Loi sur l’inspection de l’Ă©lectricitĂ© et du gaz et du Règlement sur l’inspection de l’Ă©lectricitĂ© et du gaz.
MĂ©thode d’attribution — annĂ©es civiles subsĂ©quentes
(2) Dès qu’une mĂ©thode d’attribution est utilisĂ©e pour dĂ©terminer la variable Gaux à l’Ă©gard d’une annĂ©e civile, elle est utilisĂ©e pour les annĂ©es civiles subsĂ©quentes, sauf si, au cours d’une de celles-ci :
- a) un groupe qui se trouve à la centrale Ă©lectrique cesse de produire de l’Ă©lectricitĂ© ou un groupe nouveau y est ajoutĂ©;
- b) un système de captage et de sĂ©questration de carbone est intĂ©grĂ© à un groupe qui se trouve à la centrale Ă©lectrique.
Changement de mĂ©thode d’attribution
(3) Dans le cas où l’un des alinĂ©as (2)a) et b) s’applique au cours d’une annĂ©e civile subsĂ©quente, la personne responsable utilise — pour la dĂ©termination de la variable Gaux à l’Ă©gard de cette annĂ©e subsĂ©quente — la mĂ©thode d’attribution appropriĂ©e qui prend en considĂ©ration le changement visĂ© à l’alinĂ©a en cause. Le paragraphe (2) s’applique à l’Ă©gard de cette mĂ©thode d’attribution et de cette annĂ©e subsĂ©quente comme si elles Ă©taient, respectivement, la mĂ©thode d’attribution et l’annĂ©e civile visĂ©es à ce paragraphe.
ÉMISSIONS DE CO2
Moyens de quantification
Système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions ou mĂ©thode fondĂ©e sur le type de combustible
20. (1) Pour l’application des articles 3 et 15, la quantitĂ© des Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de combustibles fossiles par un groupe au cours d’une annĂ©e civile donnĂ©e est dĂ©terminĂ©e:
- a) soit à l’aide d’un système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions conformĂ©ment à l’article 21;
- b) soit à l’aide d’une mĂ©thode fondĂ©e sur la quantitĂ© de carbone contenue dans le type de combustible fossile utilisĂ© pour alimenter le groupe, prĂ©cisĂ©e aux articles 22 et 23 ou 24.
Émissions provenant du système de gazĂ©ification
(2) Lorsqu’un système de gazĂ©ification du charbon visĂ© au paragraphe 3(4) est utilisĂ© pour produire du combustible pour un groupe, la quantitĂ© des Ă©missions provenant du groupe visĂ© au paragraphe (1) est dĂ©terminĂ©e conformĂ©ment à l’alinĂ©a (1)a). Dans la mesure où les Ă©missions provenant de ce système ne sont pas captĂ©es, transportĂ©es et sĂ©questrĂ©es conformĂ©ment au paragraphe 3(5), leur quantitĂ© est calculĂ©e, pour l’application du paragraphe 3(1), à l’aide d’une mesure directe de leur dĂ©bit et de leur concentration en CO2.
Système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions
Quantification
21. (1) Dans le cas visĂ© à l’alinĂ©a 20(1)a), la quantitĂ© d’Ă©missions de CO2 visĂ©e au paragraphe 20(1) est calculĂ©e conformĂ©ment à la formule suivante :
Eg − Ebio + Enon scs
où :
Eg reprĂ©sente la quantitĂ©, exprimĂ©e en tonnes, des Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de combustibles par le groupe « g » au cours de l’annĂ©e civile en cause, mesurĂ©e par le système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions conformĂ©ment aux sections 7.1 à 7.7 de la MĂ©thode de rĂ©fĂ©rence;
Ebio la quantitĂ©, exprimĂ©e en tonnes, des Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de biomasse par le groupe au cours de l’annĂ©e civile en cause, calculĂ©e :
- a) soit à l’aide d’une des mĂ©thodes de quantification ci-après fondĂ©e sur le type de combustible :
- (i) si la quantitĂ© de biomasse solide brûlĂ©e est infĂ©rieure à un taux quotidien moyen de 3t/jour au cours de l’annĂ©e civile en cause, celle visĂ©e aux alinĂ©as 24(1)a) ou b),
- (ii) dans les autres cas, celle utilisĂ©e conformĂ©ment à l’une des formules visĂ©es aux alinĂ©as 23(1)a) à c) qui s’applique, selon le type de biomasse en cause,
- (i) si la quantitĂ© de biomasse solide brûlĂ©e est infĂ©rieure à un taux quotidien moyen de 3t/jour au cours de l’annĂ©e civile en cause, celle visĂ©e aux alinĂ©as 24(1)a) ou b),
- b) soit à l’aide de la mĂ©thode de quantification fondĂ©e sur les donnĂ©es provenant du système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions, prĂ©vue au paragraphe (2);
Enon scs la quantitĂ©, exprimĂ©e en tonnes, des Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de combustibles par le groupe au cours de l’annĂ©e civile en cause, y compris les Ă©missions visĂ©es au paragraphe 3(4) — à l’exclusion de la quantitĂ© reprĂ©sentĂ©e par la variable Eg et mesurĂ©e par le système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions — qui est dĂ©terminĂ©e à l’aide d’une mesure directe du dĂ©bit des Ă©missions provenant de cette combustion et de leur concentration en CO2 et qui n’est pas captĂ©e, transportĂ©e et sĂ©questrĂ©e conformĂ©ment au paragraphe 3(5).
Ebio selon la mĂ©thode de quantification fondĂ©e sur les donnĂ©es provenant du système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions
(2) Pour la dĂ©termination de la variable Ebio, on utilise la mĂ©thode de quantification fondĂ©e sur les donnĂ©es provenant du système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions, selon laquelle les opĂ©rations ci-après sont effectuĂ©es, dans l’ordre :
- a) calcul du volume de CO2 Ă©mis à partir du groupe pour chaque heure de production d’Ă©lectricitĂ© par suite de la combustion de combustibles au cours de l’annĂ©e civile, selon la formule suivante :
0,01 × %CO2w,h × Qw,h × th
où :
%CO2w,hreprĂ©sente la concentration moyenne d’Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de combustibles par le groupe pour chaque heure « h » de production d’Ă©lectricitĂ© au cours de l’annĂ©e civile, mesurĂ©e à partir des gaz de cheminĂ©e — ou, le cas Ă©chĂ©ant, calculĂ©e conformĂ©ment à l’article 7.4 de la MĂ©thode de rĂ©fĂ©rence à partir d’une mesure de la concentration d’oxygène (O2) dans ces gaz de cheminĂ©e — exprimĂ©e en pourcentage de CO2 sur une base humide,
Qw,hle dĂ©bit volumĂ©trique moyen durant l’heure en cause, exprimĂ© en m3 normalisĂ©s, mesurĂ© sur une base humide par un appareil de mesure du dĂ©bit volumĂ©trique placĂ© sur la cheminĂ©e,
th la pĂ©riode au cours de laquelle le groupe a produit de l’Ă©lectricitĂ©, exprimĂ©e en heures;
- b) calcul du volume d’Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de combustibles fossiles par le groupe au cours de l’annĂ©e civile, exprimĂ© en m3 normalisĂ©s et identifiĂ© par la variable Vcf, selon la formule suivante :

où :
Qi reprĂ©sente la quantitĂ© de chaque combustible fossile de type « i » brûlĂ© par le groupe au cours de l’annĂ©e civile, dĂ©terminĂ©e :
- a) pour les combustibles solides, de la même façon que la variable Mc de la formule prĂ©vue à l’alinĂ©a 23(1)a), cette quantitĂ© Ă©tant exprimĂ©e en tonnes,
- b) pour les combustibles liquides, de la même façon que la variable Vc de la formule prĂ©vue à l’alinĂ©a 23(1)b), cette quantitĂ© Ă©tant exprimĂ©e en kL,
- c) pour les combustibles gazeux, de la même façon que la variable Vc de la formule prĂ©vue à l’alinĂ©a 23(1)c), cette quantitĂ© Ă©tant exprimĂ©e en m3 normalisĂ©s,
i le ie type de combustible fossile brûlĂ© par le groupe au cours de l’annĂ©e civile en cause, « i » Ă©quivalant au chiffre 1 à n et n Ă©quivalant au nombre de ces combustibles,
Fc,i le facteur de carbone propre au combustible fossile de type « i », soit, selon le cas, le facteur F par dĂ©faut qui figure dans la colonne 3 du tableau du paragraphe (3) pour le type de combustible visĂ© à la colonne 2 ou celui dĂ©terminĂ© conformĂ©ment à l’annexe A de la MĂ©thode de rĂ©fĂ©rence, exprimĂ© en m3 normalisĂ©s de CO2/GJ,
HHVd,i le pouvoir calorifique supĂ©rieur ci-après, exprimĂ© en GJ/tonne pour les combustibles solides, en GJ/kL pour les combustibles liquides et en GJ/m3 normalisĂ©s pour les combustibles gazeux :
- a) le pouvoir calorifique supĂ©rieur par dĂ©faut prĂ©vu à la colonne 2 de l’annexe 5 pour le combustible fossile de type « i » visĂ© à la colonne 1,
- b) en l’absence d’un tel pouvoir calorifique, le pouvoir calorifique supĂ©rieur par dĂ©faut pour le combustible fossile de type « i » Ă©tabli par un organisme reconnu à l’Ă©chelle internationale comme compĂ©tent pour Ă©tablir des pouvoir calorifiques supĂ©rieurs par dĂ©faut pour les combustibles;
- c) calcul du volume d’Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de biomasse par le groupe au cours de l’annĂ©e civile en cause, exprimĂ© en m3 normalisĂ©s et identifiĂ© par la variable Vbio, selon la formule suivante :
VT − Vcf
où :
VT reprĂ©sente la somme des volumes de CO2 Ă©mis par le groupe pour chaque heure de production d’Ă©lectricitĂ© par suite de la combustion de combustibles au cours de l’annĂ©e civile en cause et calculĂ©s selon l’alinĂ©a a),
Vcf la valeur dĂ©terminĂ©e pour cette variable selon la formule prĂ©vue à l’alinĂ©a b);
- d) calcul de la quantitĂ© des Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de biomasse par le groupe au cours de l’annĂ©e civile en cause, soit la variable Ebio de la formule prĂ©vue au paragraphe (1), conformĂ©ment aux deux opĂ©rations suivantes :
- (i) calcul de la fraction correspondant au volume des Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de biomasse par le groupe par rapport au volume total des Ă©missions provenant de la combustion de combustibles par le même groupe au cours de l’annĂ©e civile en cause, identifiĂ©e par la variable Biofr, selon la formule suivante :
où :
VbioreprĂ©sente le volume des Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de biomasse par le groupe au cours de l’annĂ©e civile en cause, calculĂ© conformĂ©ment à la formule prĂ©vue à l’alinĂ©a c),
VT la valeur dĂ©terminĂ©e pour cette variable selon la formule prĂ©vue à l’alinĂ©a c),
(Biofr× Eg) − Es
où :
BiofrreprĂ©sente la fraction correspondant au volume des Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de biomasse par le groupe par rapport au volume total des Ă©missions provenant de la combustion de combustibles par le même groupe au cours de l’annĂ©e civile en cause dĂ©terminĂ©e conformĂ©ment à la formule prĂ©vue au sous-alinĂ©a (i),
Eg la valeur déterminée pour cette variable selon la formule prévue au paragraphe (1),
Es la quantitĂ©, exprimĂ©e en tonnes, des Ă©missions de CO2 provenant du sorbant utilisĂ© pour contrôler les Ă©missions de dioxyde de soufre par le groupe au cours de l’annĂ©e civile en cause, calculĂ©e selon la formule suivante :
où :
S reprĂ©sente la quantitĂ© de sorbant — notamment carbonate de calcium (CaCO3) — ainsi utilisĂ©e, exprimĂ©e en tonnes,
R le rapport stœchiomĂ©trique — selon la fraction molaire — de CO2 attribuable à une mole de sorbant, où R=1 lorsque le sorbant est du CaCO3,
MMs la masse molĂ©culaire du sorbant où MMs = 100 lorsque le sorbant est du CaCO3.
Facteur F par défaut
(3) Le facteur F de carbone par dĂ©faut propre à certains types de combustibles fossiles est celui prĂ©vu à la colonne 3 du tableau :
TABLEAU
| Article |
Colonne 1 |
Colonne 2 |
Colonne 3 |
|---|---|---|---|
1. |
Charbon |
Anthracite |
54,2 |
Bitumineux |
49,2 |
||
Sous-bitumineux |
49,2 |
||
Lignite |
53,0 |
||
2. |
Huile |
Brute, résiduaire, distillée |
39,3 |
3. |
Gaz |
Naturel |
28,4 |
Propane |
32,5 |
CheminĂ©e commune — dĂ©sagrĂ©gation
(4) MalgrĂ© le paragraphe (1), dans le cas où plusieurs groupes sont situĂ©s à une centrale Ă©lectrique où se trouve le groupe en cause et où un système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions est utilisĂ© pour mesurer les Ă©missions provenant de certains de ces groupes, y compris le groupe en cause, au point de rejet d’une cheminĂ©e commune plutôt qu’au conduit d’Ă©vacuation de chacun de ces groupes vers la cheminĂ©e commune, la quantitĂ© d’Ă©missions attribuable au groupe en cause, pour l’application du paragraphe (1), est calculĂ©e en fonction de la proportion du flux calorifique à l’alimentation du groupe par rapport à celui de l’ensemble des groupes qui partagent une cheminĂ©e commune, selon la formule suivante :

où :
Qgj reprĂ©sente la quantitĂ© du combustible de type « j » brûlĂ© par le groupe « g » au cours de l’annĂ©e civile en cause, dĂ©terminĂ©e :
- a) pour un combustible solide, de la même façon que la variable Mc de la formule prĂ©vue à l’alinĂ©a 23(1)a), cette quantitĂ© Ă©tant exprimĂ©e en tonnes,
- b) pour un combustible liquide, de la même façon que la variable Vc de la formule prĂ©vue à l’alinĂ©a 23(1)b), cette quantitĂ© Ă©tant exprimĂ©e en kL,
- c) pour un combustible gazeux, de la même façon que la variable Vc de la formule prĂ©vue à l’alinĂ©a 23(1)c), cette quantitĂ© Ă©tant exprimĂ©e en m3 normalisĂ©s;
HHVgj le pouvoir calorifique supĂ©rieur du combustible de type « j » brûlĂ© par le groupe « g » au cours de l’annĂ©e civile en cause, dĂ©terminĂ© conformĂ©ment à l’article 24 et exprimĂ© selon l’unitĂ© de mesure applicable mentionnĂ©e à cet article;
i le ie groupe situĂ© à la centrale Ă©lectrique, « i » Ă©quivalant au chiffre 1 à n et n Ă©quivalant au nombre de groupes qui partagent une cheminĂ©e commune;
j le je type de combustible, y compris tout type de biomasse, brûlĂ© au cours de l’annĂ©e civile en cause par un groupe situĂ© à la centrale Ă©lectrique, « j » Ă©quivalant au chiffre 1 à m et m Ă©quivalant au nombre de types de combustible;
Qij la quantitĂ© du combustible de type « j » brûlĂ© par chaque groupe « i » au cours de l’annĂ©e civile en cause, dĂ©terminĂ©e pour un combustible solide, liquide et gazeux, respectivement, de la manière prĂ©vue pour la variable Qgj;
HHVij le pouvoir calorifique supĂ©rieur du combustible de type « j » brûlĂ© par le groupe « i » au cours de l’annĂ©e civile en cause, dĂ©terminĂ© conformĂ©ment à l’article 24 et exprimĂ© selon l’unitĂ© de mesure applicable mentionnĂ©e à cet article;
E la quantitĂ©, exprimĂ©e en tonnes, des Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de combustibles par tous les groupes au cours de l’annĂ©e civile en cause, mesurĂ©e par un système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions sur la cheminĂ©e commune conformĂ©ment au paragraphe 21(1).
Quantification fondĂ©e sur le type de combustible brûlĂ©
Calcul
22. Dans le cas visĂ© à l’alinĂ©a 20(1)b), la quantitĂ© des Ă©missions de CO2 visĂ©e au paragraphe 20(1) est calculĂ©e conformĂ©ment à la formule suivante :

où :
Ei reprĂ©sente la quantitĂ© d’Ă©missions de CO2, exprimĂ©e en tonnes, qui est attribuable à la combustion de combustible fossile de type « i » par le groupe au cours de l’annĂ©e civile en cause et est calculĂ©e selon le type de combustible conformĂ©ment à l’article 23 ou 24;
i le ie type de combustible fossile qui a Ă©tĂ© brûlĂ© par le groupe au cours de cette annĂ©e, « i » Ă©quivalant au chiffre 1 à n et n Ă©quivalant au nombre de types de combustibles fossiles brûlĂ©s;
Es la valeur déterminée pour cette variable selon la formule prévue au sous-alinéa 21(2)d)(ii);
Escs la quantitĂ© de CO2, exprimĂ©e en tonnes, contenue dans les Ă©missions provenant de la combustion de combustibles par le groupe au cours de l’annĂ©e civile en cause qui sont captĂ©es conformĂ©ment aux règles de droit du Canada ou de la province qui rĂ©glemente cette activitĂ© et transportĂ©es et sĂ©questrĂ©es conformĂ©ment aux règles de droit du Canada ou de la province qui rĂ©glemente ces activitĂ©s ou à celles des États-Unis ou d’un de ses États lorsque ces activitĂ©s y sont rĂ©glementĂ©es, et qui est dĂ©terminĂ©e à l’aide d’une mesure directe du dĂ©bit de ces Ă©missions et de leur concentration en CO2.
Contenu en carbone mesuré
23. (1) Sous rĂ©serve de l’article 24, la quantitĂ© d’Ă©missions de CO2, exprimĂ©e en tonnes, qui est attribuable à la combustion d’un combustible par le groupe en cause au cours d’une annĂ©e civile donnĂ©e est calculĂ©e selon celle des formules ci-après qui s’applique :
- a) dans le cas de combustibles solides :
![]()
où :
Mc reprĂ©sente la masse du combustible brûlĂ© au cours de l’annĂ©e civile en cause dĂ©terminĂ©e, selon le cas, sur une base sèche ou humide, à l’aide d’un instrument de mesure et exprimĂ©e en tonnes,
CCM la moyenne pondĂ©rĂ©e du contenu en carbone de ce combustible, exprimĂ©e en kg de carbone par kg de combustible, dĂ©terminĂ©e conformĂ©ment au paragraphe (2), sur la même base sèche ou humide que celle choisie pour dĂ©terminer Mc;
- b) dans le cas de combustibles liquides :
![]()
où :
Vc reprĂ©sente le volume du combustible brûlĂ© au cours de l’annĂ©e civile, exprimĂ© en kL, dĂ©terminĂ© à l’aide de dĂ©bitmètres,
CCM la moyenne pondĂ©rĂ©e du contenu en carbone de ce combustible, exprimĂ©e en tonnes de carbone par kL de combustible, dĂ©terminĂ©e conformĂ©ment au paragraphe (2), à la même tempĂ©rature que celle choisie pour dĂ©terminer Vc;
- c) dans le cas de combustibles gazeux :

où :
Vc reprĂ©sente le volume du combustible brûlĂ© au cours de l’annĂ©e civile en cause, exprimĂ© en m3 normalisĂ©s, dĂ©terminĂ© à l’aide de dĂ©bitmètres,
CCM la moyenne pondérée du contenu en carbone de ce combustible, exprimée en kg de carbone par kg de combustible, calculée conformément au paragraphe (2),
MMM la masse molĂ©culaire moyenne du combustible, exprimĂ©e en kg par kg-mole de combustible, dĂ©terminĂ©e à partir des Ă©chantillons de combustibles prĂ©levĂ©s conformĂ©ment à l’article 27,
MVfc le facteur de conversion du volume molaire, soit 23,645 m3 normalisĂ©s par kg-mole de combustible aux conditions normalisĂ©es de 15 °C et 101,325 kPa.
Moyenne pondérée
(2) La moyenne pondĂ©rĂ©e « CCM » visĂ©e aux alinĂ©as (1)a) à c) est dĂ©terminĂ©e à partir des Ă©chantillons de combustible prĂ©levĂ©s conformĂ©ment à l’article 27, selon la formule suivante :

où :
CCi reprĂ©sente le contenu en carbonede chaque Ă©chantillon ou Ă©chantillon composite, selon le cas, de combustible pour la ie pĂ©riode d’Ă©chantillonnage, exprimĂ© pour un combustible solide, liquide et gazeux, respectivement, selon la même unitĂ© de mesure applicable que celle mentionnĂ©e pour la variable CCM, et fourni à la personne responsable par le fournisseur du combustible ou, s’il ne l’est pas, celui Ă©tabli par la personne responsable — ce contenu Ă©tant dĂ©terminĂ© :
- a) dans le cas des combustibles solides, sur la même base sèche ou humide que celle choisie pour dĂ©terminer CCM, conformĂ©ment à :
- (i) s’agissant du charbon, de biomasse ou de dĂ©rivĂ©s de matières rĂ©siduaires, la norme ASTM D5373-08 intitulĂ©e Standard Test Methods for Instrumental Determination of Carbon, Hydrogen, and Nitrogen in Laboratory Samples of Coal,
- (ii) s’agissant d’autres combustibles solides, conformĂ©ment à l’une ou l’autre des normes ou mĂ©thodes applicables ci-après qui permet d’en mesurer le contenu en carbone :
- (A) la norme ASTM applicable au type de combustible en cause,
- (B) en l’absence d’une telle norme, toute mĂ©thode applicable qui est reconnue à l’Ă©chelle internationale;
- b) dans le cas des combustibles liquides, conformĂ©ment à l’une ou l’autre des normes ou mĂ©thodes applicables ci-après qui permet d’en mesurer le contenu en carbone :
- (i) la norme ASTM D3238-95(2010) intitulĂ©e Standard Test Method for Calculation of Carbon Distribution and Structural Group Analysis of Pet-roleum Oils by the n-d-M Method, accompagnĂ©e de l’une ou l’autre des normes applicables suivantes :
- (A) la norme ASTM D2503-92(2007) intitulĂ©e Standard Test Method for Relative Molecular Mass (Molecular Weight) of Hydrocarbons by Thermœlectric Measurement of Vapor Pressure,
- (B) la norme ASTM D2502-04(2009) intitulée Standard Test Method for Estimation of Molecular Weight (Relative Molecular Mass) of Petroleum Oils From Viscosity Measurements,
- (ii) la norme ASTM D5291-10 intitulée Standard Test Methods for Instrumental Determination of Carbon, Hydrogen, and Nitrogen in Petroleum Products and Lubricants,
- (iii) en l’absence d’une norme ASTM, toute mĂ©thode applicable qui est reconnue à l’Ă©chelle internationale;
- (i) la norme ASTM D3238-95(2010) intitulĂ©e Standard Test Method for Calculation of Carbon Distribution and Structural Group Analysis of Pet-roleum Oils by the n-d-M Method, accompagnĂ©e de l’une ou l’autre des normes applicables suivantes :
- c) dans le cas des combustibles gazeux :
- (i) soit conformĂ©ment à l’une ou l’autre des normes applicables ci-après qui permet d’en mesurer le contenu en carbone :
- (A) la norme ASTM D1945-03(2010) intitulée Standard Test Method for Analysis of Natural Gas by Gas Chromatography,
- (B) la norme ASTM D1946-90(2011) intitulée Standard Practice for Analysis of Reformed Gas by Gas Chromatography,
- (ii) soit à l’aide d’un instrument de mesure directe qui dĂ©termine le contenu en carbone du combustible en cause,
- (i) soit conformĂ©ment à l’une ou l’autre des normes applicables ci-après qui permet d’en mesurer le contenu en carbone :
i le ie pĂ©riode d’Ă©chantillonnage visĂ©e à l’article 27, « i » Ă©quivalant au chiffre 1 à n et n Ă©quivalant au nombre de ces pĂ©riodes d’Ă©chantillonnage,
Qi la masse ou le volume, selon le cas, du combustible brûlĂ© au cours de la ie pĂ©riode d’Ă©chantillonnage, exprimĂ©e :
- a) en tonnes, pour les combustibles solides, sur la même base sèche ou humide que celle choisie pour dĂ©terminer CCM,
- b) en kL pour les combustibles liquides,
- c) en m3 normalisés, pour les combustibles gazeux.
Quantification fondée sur le pouvoir calorifique supérieur
24. (1) La quantitĂ© d’Ă©missions de CO2, exprimĂ©e en tonnes, qui est attribuable à la combustion d’un combustible visĂ© au paragraphe (2) par un groupe au cours d’une annĂ©e civile donnĂ©e peut être dĂ©terminĂ©e, conformĂ©ment au paragraphe (4), à l’aide de la valeur du pouvoir calorifique supĂ©rieur applicable suivante :
- a) la mesure du pouvoir calorifique supĂ©rieur dĂ©terminĂ©e conformĂ©ment au paragraphe (6), dans le cas où elle est fournie par le fournisseur du combustible à la personne responsable ou, si elle ne l’est pas, celle ainsi dĂ©terminĂ©e par la personne responsable;
- b) en l’absence de la mesure du pouvoir calorifique supĂ©rieur visĂ©e à l’alinĂ©a a), le pouvoir calorifique supĂ©rieur par dĂ©faut mentionnĂ© à la colonne 2 de l’annexe 5 pour le combustible visĂ© à la colonne 1 ou, à dĂ©faut, celui Ă©tabli par un organisme reconnu à l’Ă©chelle internationale comme compĂ©tent pour Ă©tablir des pouvoirs calorifiques supĂ©rieurs par dĂ©faut pour les combustibles.
Critères
(2) Les combustibles visés sont les suivants :
- a) un combustible brûlĂ© par un groupe à l’Ă©gard duquel une exemption de l’application du paragraphe 3(1) a Ă©tĂ© accordĂ©e conformĂ©ment au paragraphe 7(4);
- b) chaque combustible visĂ© à l’article 23 brûlĂ© au cours de l’annĂ©e civile à un taux infĂ©rieur à l’un ou l’autre des taux quotidiens moyens visĂ©s au paragraphe (3);
- c) un combustible visĂ© à la partie 4 de l’annexe 5;
- d) un combustible brûlĂ© par un groupe de rĂ©serve.
Taux quotidiens moyens
(3) Les taux quotidiens moyens sont les suivants :
- a) dans le cas des combustibles solides, 3 t/jour;
- b) dans le cas des combustibles liquides, 1900 L/jour;
- c) dans le cas des combustibles gazeux, 500 m3 normalisés/jour.
Quantité des émissions
(4) La quantité des émissions est calculée selon la formule suivante :
![]()
où :
Q reprĂ©sente la quantitĂ© du combustible brûlĂ© par le groupe au cours de l’annĂ©e civile en cause, dĂ©terminĂ©e :
- a) pour un combustible solide, de la même manière que la variable Mc de la formule prĂ©vue à l’alinĂ©a 23(1)a), cette quantitĂ© Ă©tant exprimĂ©e en tonnes,
- b) pour un combustible liquide, de la même manière que la variable Vc de la formule prĂ©vue à l’alinĂ©a 23(1)b), cette quantitĂ© Ă©tant exprimĂ©e en kL,
c) pour un combustible gazeux, de la même manière que la variable Vc de la formule prĂ©vue à l’alinĂ©a 23(1)c), cette quantitĂ© Ă©tant exprimĂ©e en m3 normalisĂ©s;
HHV la valeur ci-après exprimĂ©e en GJ/tonne pour les combustibles solides, en GJ/kL pour les combustibles liquides et en GJ/m3 normalisĂ©s pour les combustibles gazeux :
- a) dans le cas visĂ© à l’alinĂ©a (1)a), la moyenne pondĂ©rĂ©e du pouvoir calorifique supĂ©rieur de ce combustible, dĂ©terminĂ©e conformĂ©ment au paragraphe (5), à partir des Ă©chantillons de combustibles prĂ©levĂ©s conformĂ©ment à l’article 27,
- b) dans le cas visĂ© à l’alinĂ©a (1)b), le pouvoir calorifique supĂ©rieur par dĂ©faut prĂ©vu à la colonne 2 de l’annexe 5 pour le combustible visĂ© à la colonne 1 ou, en l’absence d’un tel pouvoir calorifique, celui Ă©tabli par un organisme reconnu à l’Ă©chelle internationale comme compĂ©tent pour Ă©tablir des pouvoirs calorifiques supĂ©rieurs par dĂ©faut pour les combustibles;
EF le facteur d’Ă©missions de CO2 par dĂ©faut prĂ©vu à la colonne 3 de l’annexe 5 pour le combustible visĂ© à la colonne 1 ou, en l’absence d’un tel facteur, celui Ă©tabli par un organisme reconnu à l’Ă©chelle internationale comme compĂ©tent pour Ă©tablir des facteurs d’Ă©missions par dĂ©faut pour les combustibles.
Moyenne pondérée
(5) La moyenne pondĂ©rĂ©e du pouvoir calorifique supĂ©rieur du combustible est calculĂ©e conformĂ©ment à la formule suivante :

où :
HHVi reprĂ©sente le pouvoir calorifique supĂ©rieur de chaque Ă©chantillon ou Ă©chantillon composite, selon le cas, du combustible pour la ie pĂ©riode d’Ă©chantillonnage, dĂ©terminĂ© conformĂ©ment au paragraphe (6), dans le cas où il est fourni par le fournisseur du combustible à la personne responsable ou, s’il ne l’est pas, celui ainsi dĂ©terminĂ© par la personne responsable;
i le ie pĂ©riode d’Ă©chantillonnage visĂ©e à l’article 27, « i » Ă©quivalant au chiffre 1 à n et n Ă©quivalant au nombre de pĂ©riodes d’Ă©chantillonnage;
Qi la masse ou le volume, selon le cas, du combustible brûlĂ© au cours de la ie pĂ©riode d’Ă©chantillonnage, exprimĂ© :
- a) pour un combustible solide, de la même façon que la variable Mc de la formule prĂ©vue à l’alinĂ©a 23(1)a), et en tonnes,
- b) pour un combustible liquide, de la même façon que la variable Vc de la formule prĂ©vue à l’alinĂ©a 23(1)b), et en kL,
- c) pour un combustible gazeux, de la même façon que la variable Vc de la formule prĂ©vue à l’alinĂ©a 23(1)c), et en m3 normalisĂ©s.
Mesure du pouvoir calorifique supérieur
(6) La mesure du pouvoir calorifique supĂ©rieur d’un combustible est dĂ©terminĂ©e :
- a) dans le cas des combustibles solides suivants :
- (i) charbon ou biomasse, conformĂ©ment à la norme ASTM D5865-11a intitulĂ©e Standard Test Method for Gross Calorific Value of Coal and Coke,
- (ii) dĂ©rivĂ©s de matières rĂ©siduaires, conformĂ©ment à la norme ASTM D5865-11a ou à la norme ASTM D5468-02(2007) intitulĂ©e Standard Test Method for Gross Calorific and Ash Value of Waste Materials,
- (iii) s’agissant d’autres combustibles solides, conformĂ©ment à l’une ou l’autre des normes ou mĂ©thodes ci-après applicables au combustible en cause qui permet d’en mesurer le pouvoir calorifique supĂ©rieur :
- (A) la norme ASTM applicable au type de combustible en cause,
- (B) en l’absence d’une telle norme, toute mĂ©thode applicable qui est reconnue à l’Ă©chelle internationale,
- (A) la norme ASTM applicable au type de combustible en cause,
- (i) charbon ou biomasse, conformĂ©ment à la norme ASTM D5865-11a intitulĂ©e Standard Test Method for Gross Calorific Value of Coal and Coke,
- b) dans le cas des combustibles liquides suivants :
- (i) huile et dĂ©rivĂ©s de matières rĂ©siduaires, conformĂ©ment à l’une ou l’autre des normes suivantes :
- (A) la norme ASTM D240-09 intitulée Standard Test Method for Heat of Combustion of Liquid Hydrocarbon Fuels by Bomb Calorimeter,
- (B) la norme ASTM D4809-09a intitulée Standard Test Method for Heat of Combustion of Liquid Hydrocarbon Fuels by Bomb Calorimeter (Precision Method),
- (A) la norme ASTM D240-09 intitulée Standard Test Method for Heat of Combustion of Liquid Hydrocarbon Fuels by Bomb Calorimeter,
- (ii) s’agissant d’autres combustibles liquides, conformĂ©ment à l’une ou l’autre des normes ou mĂ©thodes ci-après applicables au combustible en cause qui permet d’en mesurer le pouvoir calorifique supĂ©rieur :
- (A) la norme ASTM applicable au type de combustible en cause,
- (B) en l’absence d’une norme ASTM, toute mĂ©thode applicable qui est reconnue à l’Ă©chelle internationale;
- (A) la norme ASTM applicable au type de combustible en cause,
- (i) huile et dĂ©rivĂ©s de matières rĂ©siduaires, conformĂ©ment à l’une ou l’autre des normes suivantes :
- c) dans le cas des combustibles gazeux :
- (i) conformĂ©ment à l’une ou l’autre des normes ci-après applicables au combustible en cause :
- (A) la norme ASTM D1826-94(2010) intitulée Standard Test Method for Calorific (Heating) Value of Gases in Natural Gas Range by Continuous Recording Calorimeter,
- (B) la norme ASTM D3588-98(2003) intitulée Standard Practice for Calculating Heat Value, Compressibility Factor, and Relative Density of Gaseous Fuels,
- (C) la norme ASTM D4891-89(2006) intitulée Standard Test Method for Heating Value of Gases in Natural Gas Range by Stoichiometric Combustion,
- (D) la norme 2172-09 de la GPA intitulée Calculation of Gross Heating Value, Relative Density, Compressibility and Theoretical Hydrocarbon Liquid Content for Natural Gas Mixtures for Custody Transfer,
- (E) la norme 2261-00 de la GPA intitulée Analysis for Natural Gas and Similar Gaseous Mixtures by Gas Chromatography,
- (A) la norme ASTM D1826-94(2010) intitulée Standard Test Method for Calorific (Heating) Value of Gases in Natural Gas Range by Continuous Recording Calorimeter,
- (ii) à l’aide d’un instrument de mesure directe qui dĂ©termine le pouvoir calorifique supĂ©rieur du combustible en cause, mais s’il ne dĂ©termine que le pouvoir calorifique infĂ©rieur, celui-ci est converti en pouvoir calorifique supĂ©rieur.
- (i) conformĂ©ment à l’une ou l’autre des normes ci-après applicables au combustible en cause :
EXACTITUDE DES DONNÉES
Installation, entretien et étalonnage des instruments de mesure
25. (1) La personne responsable du groupe installe, entretient et Ă©talonne les instruments de mesure — autres que le système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions visĂ© à l’alinĂ©a 20(1)a) et tout instrument de mesure assujetti à la Loi sur l’inspection de l’Ă©lectricitĂ© et du gaz — utilisĂ©s pour l’application des articles 3 ou 15 conformĂ©ment aux instructions recommandĂ©es par le fabricant ou à une norme gĂ©nĂ©ralement reconnue par l’industrie à l’Ă©chelle nationale ou internationale.
FrĂ©quence de l’Ă©talonnage
(2) La personne responsable étalonne les instruments de mesure selon la plus exigeante des fréquences suivantes :
- a) au moins une fois par annĂ©e civile et à au moins cinq mois d’intervalle;
- b) à la frĂ©quence minimale recommandĂ©e par le fabricant.
Exactitude des mesures
(3) Les instruments de mesure permettent une dĂ©termination des mesures selon une marge d’erreur de ± 5 %.
Système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions
26. (1) La personne responsable qui utilise un système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions visĂ© à l’alinĂ©a 20(1)a) pour l’application des articles 3 ou 15 s’assure que la MĂ©thode de rĂ©fĂ©rence est suivie et que le système y est conforme.
Homologation
(2) Avant son utilisation par la personne responsable pour l’application de l’alinĂ©a 20(1)a), le système est homologuĂ© conformĂ©ment à la section 5 de la MĂ©thode de rĂ©fĂ©rence.
Vérification annuelle de la qualité
(3) Pour chaque annĂ©e civile au cours de laquelle la personne responsable utilise le système, le vĂ©rificateur :
- a) Ă©value, à partir des Ă©lĂ©ments devant faire l’objet de son examen aux termes de la section 6.5.2 de la MĂ©thode de rĂ©fĂ©rence si, à son avis, l’utilisation de ce système par la personne responsable Ă©tait conforme au manuel d’assurance de la qualitĂ© et de contrôle de la qualitĂ© visĂ© à la section 6 de la MĂ©thode de rĂ©fĂ©rence;
- b) s’assure que ce manuel a Ă©tĂ© mis à jour conformĂ©ment aux sections 6.1 et 6.5.2 de la MĂ©thode de rĂ©fĂ©rence;
- c) Ă©value si, à son avis, la personne responsable a suivi la MĂ©thode de rĂ©fĂ©rence et le système rĂ©pondait aux spĂ©cifications qui y sont prĂ©vues, notamment celles mentionnĂ©es aux sections 3 et 4 de cette mĂ©thode.
Rapport du vérificateur
(4) La personne responsable obtient du vĂ©rificateur un rapport, signĂ© par ce dernier, comportant les renseignements Ă©numĂ©rĂ©s à l’annexe 6 et le transmet au ministre avec le rapport visĂ© à l’article 15.
EXIGENCES EN MATIÈRE D’ÉCHANTILLONNAGE ET D’ANALYSE
Échantillonnage
27. (1) La valeur des variables relatives au contenu en carbone et au pouvoir calorifique supĂ©rieur visĂ©es aux articles 21 à 24 est dĂ©terminĂ©e à partir d’Ă©chantillons de combustible prĂ©levĂ©s conformĂ©ment au prĂ©sent article.
Fréquence
(2) Chaque prĂ©lèvement est effectuĂ© à un moment et à un point du système de manutention du combustible de la centrale Ă©lectrique permettant de fournir l’Ă©chantillon reprĂ©sentatif ci-après du combustible brûlĂ©, à la frĂ©quence minimale suivante :
- a) s’il s’agit de charbon, autre que du gaz de synthèse provenant de charbon ou de coke de pĂ©trole, un Ă©chantillon composite pour chaque semaine au cours de laquelle le groupe produit de l’Ă©lectricitĂ©, prĂ©parĂ© conformĂ©ment à la norme ASTM D2013 / D2013M-11 intitulĂ©e Standard Practice for Preparing Coal Samples for Analysis et Ă©tabli à partir de sous-Ă©chantillons du charbon ayant servi à la combustion prĂ©levĂ©s au moins deux fois au cours de la semaine et à au moins quarante-huit heures d’intervalle conformĂ©ment à l’une ou l’autre des normes suivantes :
- (i) la norme ASTM D2234 / D2234M-10 intitulée Standard Practice for Collection of a Gross Sample of Coal,
- (ii) la norme ASTM D7430 - 11ae1 intitulée Standard Practice for Mechanical Sampling of Coal;
- (i) la norme ASTM D2234 / D2234M-10 intitulée Standard Practice for Collection of a Gross Sample of Coal,
- b) s’il s’agit d’un type de combustible solide autre que le charbon, un Ă©chantillon composite par mois Ă©tabli à partir de sous-Ă©chantillons de même masse du combustible ayant servi à la combustion, prĂ©levĂ©s à chaque semaine au cours de laquelle le groupe produit de l’Ă©lectricitĂ© et qui commence au cours du mois et à au moins quarante-huit heures d’intervalle, après tout traitement du combustible mais avant qu’il ne soit mĂ©langĂ© à d’autres combustibles;
- c) s’il s’agit d’un type de combustible liquide ou gazeux autre que du gaz naturel, un prĂ©lèvement d’Ă©chantillon à chaque trimestre, avec au moins un mois d’intervalle entre chaque prĂ©lèvement;
- d) s’il s’agit du gaz naturel, un prĂ©lèvement d’Ă©chantillon deux fois par annĂ©e civile, avec un intervalle d’au moins quatre mois entre chaque prĂ©lèvement.
Échantillons additionnels
(3) Il est entendu que la personne responsable qui prĂ©lève, pour l’application du prĂ©sent règlement, plus d’Ă©chantillons que le nombre minimal prĂ©vu au paragraphe (2), doit tenir compte de tous les Ă©chantillons ou, s’il s’agit d’Ă©chantillons composites, de tous les sous-Ă©chantillons prĂ©levĂ©s aux fins de la dĂ©termination prĂ©vue au paragraphe (1).
Données manquantes
28. (1) Sous rĂ©serve des paragraphes (2) et (3), si, pour une raison indĂ©pendante de la volontĂ© de la personne responsable, il manque une donnĂ©e pour dĂ©terminer l’intensitĂ© des Ă©missions visĂ©e au paragraphe 3(1), au cours d’une pĂ©riode donnĂ©e de l’annĂ©e civile en cause, conformĂ©ment aux formules prĂ©vues à l’article 19 ou à l’un des articles 21 à 24, une donnĂ©e de remplacement pour la variable visĂ©e à l’une de ces formules, Ă©tablie selon une mĂ©thode appropriĂ©e pour cette pĂ©riode, est utilisĂ©e à cette fin.
DonnĂ©e de remplacement — système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions
(2) Dans le cas où le système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions visĂ© à l’alinĂ©a 20(1)a) est utilisĂ© pour dĂ©terminer, au cours d’une pĂ©riode donnĂ©e, une quelconque variable d’une formule visĂ©e à l’article 21 et où une donnĂ©e n’a pu être obtenue à l’aide de ce système, la donnĂ©e de remplacement est obtenue conformĂ©ment à la section 3.5.2 de la MĂ©thode de rĂ©fĂ©rence.
DonnĂ©e de remplacement — mĂ©thode fondĂ©e sur le type de combustible
(3) Dans le cas où la mĂ©thode fondĂ©e sur le type de combustible, visĂ©e à l’alinĂ©a 20(1)b), est utilisĂ©e pour dĂ©terminer une quelconque variable d’une formule visĂ©e à l’un des articles 21 à 24 visant, selon le cas, le pouvoir calorifique supĂ©rieur, le contenu en carbone ou la masse molĂ©culaire d’un combustible et où une donnĂ©e nĂ©cessaire au calcul de la variable ne peut être fournie pour une pĂ©riode donnĂ©e, la donnĂ©e de remplacement correspond à la moyenne des donnĂ©es disponibles pour cette variable, Ă©tablie à l’aide de la mĂ©thode en question, pendant la pĂ©riode Ă©quivalente prĂ©cĂ©dant la pĂ©riode en cause et, le cas Ă©chĂ©ant, la pĂ©riode Ă©quivalente qui la suit. Toutefois, si aucune donnĂ©e n’est disponible pour cette variable pendant la pĂ©riode Ă©quivalente prĂ©cĂ©dant la pĂ©riode en cause, la donnĂ©e de remplacement est la valeur Ă©tablie pour celle-ci à l’aide de cette mĂ©thode, au cours de la pĂ©riode Ă©quivalente qui suit cette pĂ©riode.
DonnĂ©es de remplacement — plusieurs pĂ©riodes donnĂ©es
(4) Si une donnĂ©e n’est pas disponible au cours d’une ou plusieurs pĂ©riodes donnĂ©es au cours de l’annĂ©e civile en cause, une donnĂ©e de remplacement visĂ©e aux paragraphes (1) ou (3) ne peut être fournie que pour un maximum de vingt-huit jours de cette annĂ©e civile, rĂ©partis sur une ou plusieurs des pĂ©riodes en cause.
PARTIE 4
ENTRÉE EN VIGUEUR
1er juillet 2015
29. (1) Sous rĂ©serve des paragraphes (2) et (3), le prĂ©sent règlement entre en vigueur le 1er juillet 2015.
1er janvier 2013
(2) Les articles 1, 2 et 4, les paragraphes 5(1) à (4) et les articles 9 à 14 et 29 entrent en vigueur le 1er janvier 2013.
1er janvier 2030
(3) L’article 3, à l’Ă©gard des groupes de rĂ©serve, entre en vigueur le 1er janvier 2030.
ANNEXE 1
(paragraphe 4(1))
RAPPORT D’ENREGISTREMENT — RENSEIGNEMENTS À FOURNIR
1. Renseignements sur la personne responsable :
- a) une mention portant qu’elle est le propriĂ©taire ou l’exploitant du groupe, ainsi que ses nom et adresse municipale;
- b) les nom, titre, adresses municipale et postale, numéro de téléphone et, le cas échéant, numéro de télécopieur et adresse électronique de son agent autorisé;
- c) les nom, titre, adresses municipale et postale, numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone et, le cas Ă©chĂ©ant, numĂ©ro de tĂ©lĂ©copieur et adresse Ă©lectronique d’une personne-ressource, si celle-ci n’est pas l’agent autorisĂ©.
2. Renseignements sur le groupe :
- a) le cas Ă©chĂ©ant, à l’Ă©gard de chaque personne responsable du groupe autre que celle mentionnĂ©e à l’alinĂ©a 1a) :
- (i) ses nom et adresse municipale,
- (ii) une mention portant qu’elle est le propriĂ©taire ou l’exploitant,
- (iii) dans le cas où elle est le propriĂ©taire, le pourcentage du titre de participation dans ce groupe;
- (i) ses nom et adresse municipale,
- b) ses nom et adresse municipale, le cas échéant;
- c) le cas Ă©chĂ©ant, le numĂ©ro d’identification que lui a attribuĂ© le ministre pour les besoins de l’inventaire national des rejets de polluants Ă©tabli en application de l’article 48 de la Loi;
- d) s’il s’agit d’un groupe existant ou d’un groupe en fin de vie utile :
- (i) l’annĂ©e civile durant laquelle il a atteint ou atteindra la fin de sa vie utile,
- (ii) la mention qu’il cessera de produire de l’Ă©lectricitĂ© pour la vente à une date antĂ©rieure au 1er juillet 2015, le cas Ă©chĂ©ant, et, si elle est connue, cette date;
- (i) l’annĂ©e civile durant laquelle il a atteint ou atteindra la fin de sa vie utile,
- e) sa date de mise en service;
- f) sa capacité de production.
ANNEXE 2
(alinéa 9(2)c))
ÉTUDE DE FAISABILITÉ TECHNIQUE — RENSEIGNEMENTS À FOURNIR
1. Renseignements sur l’Ă©lĂ©ment de captage du système de captage et de sĂ©questration de carbone :
- a) une description de la méthode qui sera utilisée pour capter les émissions, y compris un avant-projet de conception technique et une description de la technologie et du procédé privilégiés qui seront utilisés;
- b) une description de toute modification majeure qui devra être apportĂ©e au groupe pour rĂ©aliser l’intĂ©gration de l’Ă©lĂ©ment de captage d’une manière permettant à la personne responsable de se conformer au paragraphe 3(1) du prĂ©sent règlement;
- c) la mention de tout Ă©quipement majeur devant être installĂ© et de tout autre Ă©quipement d’importance devant être modifiĂ© ou remplacĂ©;
- d) les schémas des processus et les bilans massique et énergétique, y compris les intrants énergétiques externes;
- e) un sommaire des charges énergétiques auxiliaires;
- f) une estimation de la capacitĂ© de production du groupe une fois l’Ă©lĂ©ment de captage intĂ©grĂ©;
- g) une estimation de la quantitĂ© brute d’Ă©lectricitĂ© produite par ce groupe, au cours d’une annĂ©e civile — selon la variable Gbrute visĂ©e au paragraphe 19(1) du prĂ©sent règlement —, une fois l’Ă©lĂ©ment de captage intĂ©grĂ©;
- h) une estimation du taux de captage d’Ă©missions de CO2 et du volume d’Ă©missions de CO2, exprimĂ©e en m3 normalisĂ©s, à capter par annĂ©e civile et de celles à capter au cours de la durĂ©e de service du groupe;
- i) une analyse prĂ©liminaire des ressources qui seront utilisĂ©es par le groupe une fois l’Ă©lĂ©ment de captage intĂ©grĂ©, y compris la consommation d’eau, de chaleur, d’Ă©nergie, de matières premières et de combustibles;
- j) les documents Ă©tablissant qu’un espace et un accès adĂ©quats ont Ă©tĂ© prĂ©vus à la centrale Ă©lectrique où le groupe est situĂ© pour l’installation de l’Ă©quipement nĂ©cessaire au captage, y compris les plans du site qui comportent :
- (i) le dessin graphique et l’emplacement des principales pièces d’Ă©quipement de la production d’Ă©lectricitĂ©, et de captage et de compression de carbone, ainsi que de tout Ă©quipement accessoire de la dimension appropriĂ©e pour capter le volume suffisant de CO2 visĂ© au sous-alinĂ©a 9(2)c)(i) du prĂ©sent règlement,
- (ii) l’espace qui sera utilisĂ© pour procĂ©der à la construction de l’Ă©lĂ©ment de captage du système,
- (iii) le point de sortie du pipeline qui transporte les Ă©missions de CO2 captĂ©es, à partir de la centrale Ă©lectrique où le groupe est situĂ© jusqu’au site de sĂ©questration, si elles ne sont pas sĂ©questrĂ©es à cette centrale Ă©lectrique;
- (i) le dessin graphique et l’emplacement des principales pièces d’Ă©quipement de la production d’Ă©lectricitĂ©, et de captage et de compression de carbone, ainsi que de tout Ă©quipement accessoire de la dimension appropriĂ©e pour capter le volume suffisant de CO2 visĂ© au sous-alinĂ©a 9(2)c)(i) du prĂ©sent règlement,
- k) la mention des risques et des obstacles Ă©ventuels liĂ©s à la construction du système de captage et à son exploitation une fois qu’il sera intĂ©grĂ© au groupe, compte tenu de la technologie de captage privilĂ©giĂ©e;
- l) la liste des autorisations et des permis requis pour la construction et l’exploitation du groupe auquel est intĂ©grĂ© l’Ă©lĂ©ment de captage, notamment ceux qui sont liĂ©s à la protection de l’environnement et à la sĂ©curitĂ©;
- m) la liste des fournisseurs potentiels de l’Ă©quipement, des matĂ©riaux et des services nĂ©cessaires à la construction et à l’exploitation du groupe auquel est intĂ©grĂ© l’Ă©lĂ©ment de captage.
2. Renseignements sur l’Ă©lĂ©ment de transport du système de captage et de sĂ©questration de carbone :
- a) la mention d’une ou de plusieurs mĂ©thodes de transport et des routes privilĂ©giĂ©es menant au site de sĂ©questration gĂ©ologique visĂ© à l’alinĂ©a 3b) et la justification de ces choix, y compris les parcours et les fichiers du système d’information gĂ©ographique (SIG) à l’appui, pour chaque mĂ©thode et chaque route choisie;
- b) l’emplacement prĂ©vu et la taille des stations de pompage, y compris l’emplacement des points de rĂ©ception et de livraison ainsi que des interconnexions du pipeline pour chaque route privilĂ©giĂ©e;
- c) pour chaque route privilĂ©giĂ©e, une estimation du diamètre du pipeline qui est requis pour transporter le volume suffisant de CO2 visĂ© au sous-alinĂ©a 9(2)c)(i) du prĂ©sent règlement;
- d) le cas Ă©chĂ©ant, une description dĂ©taillĂ©e de la façon d’obtenir les navires-citernes requis pour le transport des Ă©missions de CO2 captĂ©es ou de les mettre en service, accompagnĂ©e d’un plan dĂ©taillĂ© de l’infrastructure portuaire à amĂ©nager pour permettre l’expĂ©dition de ces Ă©missions de CO2 à bord de ces navires-citernes;
- e) la mention des risques et des obstacles Ă©ventuels liĂ©s à la construction et à l’exploitation, pour chacune des routes privilĂ©giĂ©es, du pipeline ou du rĂ©seau d’expĂ©dition, selon le cas, y compris ceux reliĂ©s à l’utilisation des terres de surface ou souterraines à ces fins, accompagnĂ©e d’une indication de la façon de surmonter ces risques et obstacles;
- f) la liste des autorisations et des permis requis pour la construction et l’exploitation de l’Ă©lĂ©ment de transport, notamment ceux qui sont liĂ©s à la protection de l’environnement et à la sĂ©curitĂ©;
- g) la liste des fournisseurs potentiels de l’Ă©quipement, des matĂ©riaux et des services nĂ©cessaires à la construction et à l’exploitation de l’Ă©lĂ©ment de transport.
3. Renseignements sur l’Ă©lĂ©ment de sĂ©questration du système de captage et de sĂ©questration de carbone :
- a) une estimation du volume d’Ă©missions de CO2, exprimĂ©e en m3 normalisĂ©s, devant être captĂ© et sĂ©questrĂ© au cours d’une annĂ©e civile et pendant la durĂ©e de service envisagĂ©e du groupe;
- b) la mention du ou des sites adĂ©quats pour la sĂ©questration gĂ©ologique des Ă©missions de CO2 captĂ©es, accompagnĂ©e de la dĂ©limitation de l’Ă©tendue gĂ©ographique de chacun de ces sites et d’au moins une Ă©tude, effectuĂ©e selon une mĂ©thode d’estimation de la capacitĂ© de sĂ©questration gĂ©nĂ©ralement reconnue au plan national ou international, dĂ©montrant que la capacitĂ© requise pour capter le volume suffisant d’Ă©missions de CO2 visĂ© au sous-alinĂ©a 9(2)c)(i) du prĂ©sent règlement est disponible;
- c) la mention des exigences imposĂ©es par les règles de droit fĂ©dĂ©rales ou provinciales à l’Ă©gard de la puretĂ© des Ă©missions de CO2 captĂ©es, accompagnĂ©e d’une explication de la façon dont elles seront respectĂ©es;
- d) une Ă©valuation prĂ©liminaire de l’intĂ©gritĂ© de l’Ă©lĂ©ment de sĂ©questration, notamment de son Ă©tanchĂ©itĂ©, et de tout risque susceptible de porter atteinte à cette intĂ©gritĂ© à chacun des sites potentiels retenus, accompagnĂ©e d’une stratĂ©gie prĂ©liminaire pour limiter ces risques;
- e) un plan prĂ©liminaire de mesure et de vĂ©rification du volume des Ă©missions de CO2 sĂ©questrĂ©es et de surveillance de toute fuite d’Ă©missions de CO2 provenant de l’Ă©lĂ©ment de sĂ©questration;
- f) la mention de toute utilisation des terres de surface ou souterraines qui sont susceptibles d’entrer en conflit avec le fonctionnement de l’Ă©lĂ©ment de sĂ©questration à chacun des sites potentiels retenus, accompagnĂ©e d’une explication des solutions envisagĂ©es pour rĂ©gler ce conflit et permettre l’accès à chacun de ces sites;
- g) la liste des autorisations et des permis requis pour la construction et l’exploitation de l’Ă©lĂ©ment de sĂ©questration, notamment ceux qui sont liĂ©s à la protection de l’environnement et à la sĂ©curitĂ©;
- h) la liste des fournisseurs potentiels de l’Ă©quipement, des matĂ©riaux et des services nĂ©cessaires à la construction et à l’exploitation de l’Ă©lĂ©ment de sĂ©questration à chacun des sites potentiels retenus.
ANNEXE 3
(alinéas 9(2)d) et 11(1)b))
RENSEIGNEMENTS RELATIFS AUX EXIGENCES DE L’ARTICLE 10
1. Si l’Ă©tude d’ingĂ©nierie d’avant-projet dĂ©taillĂ© visĂ©e à l’alinĂ©a 10a) du prĂ©sent règlement est achevĂ©e, les renseignements ci-après qui rĂ©sument cette Ă©tude :
- a) une description gĂ©nĂ©rale du projet de construction du système de captage et de sĂ©questration de carbone, accompagnĂ©e des dessins et documents techniques dĂ©crivant :
- (i) la configuration et la disposition de la centrale Ă©lectrique où est situĂ© le groupe auquel l’Ă©lĂ©ment de captage sera intĂ©grĂ©,
- (ii) l’Ă©lĂ©ment de transport du système,
- (iii) le site de sĂ©questration du système;
- (i) la configuration et la disposition de la centrale Ă©lectrique où est situĂ© le groupe auquel l’Ă©lĂ©ment de captage sera intĂ©grĂ©,
- b) une estimation des coûts du projet de construction, accompagnĂ©e d’un rĂ©sumĂ© de l’analyse menant à cette estimation et d’une explication de la marge d’erreur de cette estimation;
- c) un rĂ©sumĂ© de l’Ă©valuation de la sĂ©curitĂ© de l’Ă©lĂ©ment de captage du système de captage et de sĂ©questration de carbone;
- d) un rĂ©sumĂ© de l’Ă©valuation des risques relatifs au système de captage et de sĂ©questration de carbone;
- e) un rĂ©sumĂ© de la stratĂ©gie visant à limiter ces risques;
- f) un rĂ©sumĂ© du plan relatif au projet de construction du système de captage et de sĂ©questration de carbone, y compris un Ă©chĂ©ancier des principales Ă©tapes;
- g) l’identification des personnes qui seront potentiellement les parties contractantes aux accords Ă©tablis pour la construction du système de captage et de sĂ©questration de carbone;
- h) les nom et adresse d’affaires des personnes ayant contribuĂ© à l’Ă©laboration de l’Ă©tude d’ingĂ©nierie d’avant-projet dĂ©taillĂ©, ainsi qu’une description de leur contribution;
- i) dans le cadre de l’Ă©tude d’ingĂ©nierie d’avant-projet dĂ©taillĂ©, une description de la technologie qui sera utilisĂ©e pour l’Ă©lĂ©ment de captage du système de captage et de sĂ©questration de carbone et une indication de la façon dont cet Ă©lĂ©ment de captage sera intĂ©grĂ© au groupe;
- j) la mention de tout Ă©quipement majeur à acquĂ©rir pour la construction de l’Ă©lĂ©ment de captage du système de captage et de sĂ©questration de carbone;
- k) les prĂ©visions quant à la performance du groupe une fois le système de captage et de sĂ©questration de carbone intĂ©grĂ©, accompagnĂ©es des schĂ©mas des processus et des bilans massique et Ă©nergĂ©tique, y compris une estimation des Ă©lĂ©ments suivants :
- (i) le taux de captage d’Ă©missions de CO2 et le volume d’Ă©missions de CO2, exprimĂ©e en m3 normalisĂ©s, à capter par annĂ©e civile et de celles à capter au cours de la durĂ©e de service du groupe,
- (ii) la capacité de production du groupe,
- (iii) une estimation de la quantitĂ© brute d’Ă©lectricitĂ© produite par le groupe au cours d’une annĂ©e civile — selon la variable Gbrute visĂ©e au paragraphe 19(1) du prĂ©sent règlement — une fois l’Ă©lĂ©ment de captage intĂ©grĂ©,
- (iv) un sommaire des charges énergétiques auxiliaires,
- (v) la pĂ©riode au cours d’une annĂ©e civile pendant laquelle le groupe devrait être disponible pour produire de l’Ă©lectricitĂ©,
- (vi) à l’Ă©gard d’une annĂ©e civile, la quantitĂ© des Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de combustibles fossiles et la quantitĂ© des Ă©missions d’oxyde d’azote, d’oxyde de soufre, de particules, de mercure et, s’il y a lieu, d’ammoniac provenant du groupe;
- (i) le taux de captage d’Ă©missions de CO2 et le volume d’Ă©missions de CO2, exprimĂ©e en m3 normalisĂ©s, à capter par annĂ©e civile et de celles à capter au cours de la durĂ©e de service du groupe,
- l) un rĂ©sumĂ© de l’analyse des ressources qui seront utilisĂ©es par le groupe une fois l’Ă©lĂ©ment de captage intĂ©grĂ©, y compris la consommation d’eau, de chaleur, d’Ă©nergie, de matières premières et de combustibles.
2. Si les pièces d’Ă©quipements majeurs nĂ©cessaires pour l’Ă©lĂ©ment de captage, visĂ©es à l’alinĂ©a 10b) du prĂ©sent règlement, ont Ă©tĂ© achetĂ©es, une copie des bons de commande et des reçus relatifs à leur achat.
3. Une dĂ©claration, signĂ©e par les parties contractantes à tout contrat visĂ© à l’alinĂ©a 10c) du prĂ©sent règlement, Ă©tablissant que le contrat a Ă©tĂ© conclu, et la date à laquelle il a Ă©tĂ© conclu.
4. Une copie des autorisations et des permis obtenus, aux termes de l’alinĂ©a 10d) du prĂ©sent règlement.
5. Une dĂ©claration, signĂ©e par la personne responsable et, le cas Ă©chĂ©ant, par toute partie contractante avec cette personne relativement à l’Ă©lĂ©ment de captage, de transport ou de sĂ©questration, selon laquelle le système de captage et de sĂ©questration de carbone intĂ©grĂ© au groupe a captĂ© les Ă©missions de CO2 provenant de ce groupe par suite de la combustion des combustibles fossiles, conformĂ©ment aux règles de droit du Canada ou de la province qui rĂ©glemente cette activitĂ©, et les a transportĂ©es et sĂ©questrĂ©es, conformĂ©ment aux règles de droit du Canada ou d’une province qui rĂ©glemente ces activitĂ©s ou à celles des États-Unis ou d’un de ses États, lorsque ces activitĂ©s y sont rĂ©glementĂ©es, et une indication de la date à laquelle le captage, le transport et la sĂ©questration, selon le cas, a commencĂ©.
ANNEXE 4
(article 15)
RAPPORT ANNUEL — RENSEIGNEMENTS À FOURNIR
1. Renseignements sur la personne responsable :
- a) une mention portant qu’elle est le propriĂ©taire ou l’exploitant du groupe, ainsi que ses nom et adresse municipale;
- b) les nom, titre, adresses municipale et postale, numéro de téléphone et, le cas échéant, numéro de télécopieur et adresse électronique de son agent autorisé;
- c) les nom, titre, adresses municipale et postale, numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone et, le cas Ă©chĂ©ant, numĂ©ro de tĂ©lĂ©copieur et adresse Ă©lectronique d’une personne-ressource, si celle-ci n’est pas l’agent autorisĂ©.
2. Renseignements sur le groupe :
- a) le cas Ă©chĂ©ant, à l’Ă©gard de chaque personne responsable du groupe autre que celle mentionnĂ©e à l’alinĂ©a 1a) :
- (i) ses nom et adresse municipale,
- (ii) une mention portant qu’elle est le propriĂ©taire ou l’exploitant,
- (iii) dans le cas où elle est le propriĂ©taire, le pourcentage du titre de participation dans ce groupe;
- (i) ses nom et adresse municipale,
- b) ses nom et adresse municipale, le cas échéant;
- c) le numĂ©ro d’enregistrement et, le cas Ă©chĂ©ant, le numĂ©ro d’identification que lui a attribuĂ© le ministre pour les besoins de l’inventaire national des rejets de polluants Ă©tabli en application de l’article 48 de la Loi;
- d) le cas Ă©chĂ©ant, le nombre de groupes situĂ©s à la centrale Ă©lectrique où se trouve le groupe en cause et, pour chacun de ces groupes, les renseignements prĂ©vus à l’alinĂ©a a);
- e) le cas Ă©chĂ©ant, une mention indiquant que le groupe en cause partage une cheminĂ©e commune avec l’un ou l’autre des groupes visĂ©s à l’alinĂ©a d), et les renseignements permettant d’identifier chacun de ces groupes.
3. Renseignements sur l’intensitĂ© des Ă©missions — visĂ©es au paragraphe 3(1) du prĂ©sent règlement — provenant de la combustion de combustibles par le groupe, autre qu’un groupe visĂ© à l’alinĂ©a 4d), au cours de l’annĂ©e civile en cause :
- a) l’intensitĂ© des Ă©missions provenant du groupe, soit la proportion de la quantitĂ© d’Ă©missions de CO2 mentionnĂ©e à l’alinĂ©a c) par rapport à la quantitĂ© d’Ă©lectricitĂ© mentionnĂ©e au sous-alinĂ©a b)(i), exprimĂ©e en tonnes par GWh;
- b) à l’Ă©gard de la quantitĂ© d’Ă©lectricitĂ© produite par le groupe :
- (i) le rĂ©sultat du calcul effectuĂ© conformĂ©ment à l’article 19 du prĂ©sent règlement, exprimĂ© en GWh,
- (ii) les valeurs dĂ©terminĂ©es pour les variables Gbrute et Gaux de la formule prĂ©vue au paragraphe 19(1) du prĂ©sent règlement, exprimĂ©es en GWh,
- (iii) la quantitĂ© brute d’Ă©lectricitĂ© produite par les groupes situĂ©s à la centrale Ă©lectrique au cours de l’annĂ©e civile en cause, obtenue par addition de la valeur de la variable Gbrute visĂ©e au sous-alinĂ©a (ii) pour le groupe en cause et de la quantitĂ© brute d’Ă©lectricitĂ© produite par les autres groupes situĂ©s à cette centrale Ă©lectrique et dĂ©terminĂ©e par application de la description de cette même variable Gbrute à chacun d’eux,
- (iv) la quantitĂ© d’Ă©lectricitĂ©, exprimĂ©e en GWh, utilisĂ©e par la centrale Ă©lectrique où le groupe est situĂ©, au cours de l’annĂ©e civile en cause, pour le fonctionnement de l’infrastructure et de l’Ă©quipement pour la production d’Ă©lectricitĂ© et la sĂ©paration de CO2, autres que les Ă©quipements de pressurisation, dĂ©terminĂ©e à partir de donnĂ©es fournies à l’aide de compteurs qui rĂ©pondent aux exigences de la Loi sur l’inspection de l’Ă©lectricitĂ© et du gaz et du Règlement sur l’inspection de l’Ă©lectricitĂ© et du gaz,
- (v) si l’annĂ©e civile en cause est celle visĂ©e au paragraphe 19(2) du prĂ©sent règlement, à l’Ă©gard de laquelle une mĂ©thode d’attribution a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour la première fois, le dĂ©tail de cette mĂ©thode et la justification de ce qui en fait une mĂ©thode appropriĂ©e,
- (vi) si l’annĂ©e civile en cause est une annĂ©e civile subsĂ©quente visĂ©e au paragraphe 19(3) du prĂ©sent règlement, le dĂ©tail de la mĂ©thode d’attribution visĂ©e à ce paragraphe utilisĂ©e à l’Ă©gard de cette annĂ©e et la justification de ce qui en fait une mĂ©thode appropriĂ©e;
- (i) le rĂ©sultat du calcul effectuĂ© conformĂ©ment à l’article 19 du prĂ©sent règlement, exprimĂ© en GWh,
- c) à l’Ă©gard de la quantitĂ© des Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de combustibles par le groupe :
- (i) dans le cas visĂ© à l’alinĂ©a 20(1)a) du prĂ©sent règlement :
- (A) le rĂ©sultat du calcul effectuĂ© conformĂ©ment à l’article 21 du prĂ©sent règlement, exprimĂ© en tonnes,
- (B) les valeurs, exprimĂ©es en tonnes, dĂ©terminĂ©es pour les variables Eg, Ebio et Enon scs de la formule prĂ©vue au paragraphe 21(1) du prĂ©sent règlement,
- (C) la mention de celle des méthodes de quantification visées aux alinéas a) ou b) de la description de cette variable qui a été appliquée, le cas échéant, pour déterminer la valeur de la variable Ebio,
- (D) la valeur dĂ©terminĂ©e pour la variable Es de la formule prĂ©vue au sous-alinĂ©a 21(2)d)(ii) du prĂ©sent règlement, exprimĂ©e en tonnes,
- (A) le rĂ©sultat du calcul effectuĂ© conformĂ©ment à l’article 21 du prĂ©sent règlement, exprimĂ© en tonnes,
- (ii) dans le cas visĂ© à l’alinĂ©a 20(1)b) du prĂ©sent règlement :
- (A) le rĂ©sultat du calcul effectuĂ© conformĂ©ment à l’article 22 et, selon le cas, aux articles 23 ou 24 du prĂ©sent règlement, exprimĂ© en tonnes,
- (B) les valeurs, exprimĂ©es en tonnes, de la variable Ei pour chaque combustible brûlĂ© et de la variable Escs de la formule prĂ©vue à l’article 22 du prĂ©sent règlement,
- (C) la valeur dĂ©terminĂ©e pour la variable Es de la formule prĂ©vue au sous-alinĂ©a 21(2)d)(ii) du prĂ©sent règlement, exprimĂ©e en tonnes,
- (D) pour chaque combustible brûlĂ©, la mention de celui des articles 23 ou 24 du prĂ©sent règlement qui a Ă©tĂ© utilisĂ© pour arriver au rĂ©sultat visĂ© à la division (A),
- (E) dans le cas où l’article 23 du prĂ©sent règlement est utilisĂ© pour dĂ©terminer le rĂ©sultat visĂ© à la division (A) :
- (I) la valeur dĂ©terminĂ©e pour la variable CCM de la formule applicable prĂ©vue, selon le cas, aux alinĂ©as 23(1)a), b) ou c) du prĂ©sent règlement, pour chaque combustible brûlĂ©,
- (II) la mention de celles des normes ASTM ou de la mĂ©thode mentionnĂ©es dans la description de la variable CCi qui ont Ă©tĂ© utilisĂ©es pour dĂ©terminer la valeur de la variable CCM visĂ©e à la subdivision (I) ou, dans le cas d’un combustible gazeux, une indication qu’un instrument de mesure directe a Ă©tĂ© utilisĂ©,
- (I) la valeur dĂ©terminĂ©e pour la variable CCM de la formule applicable prĂ©vue, selon le cas, aux alinĂ©as 23(1)a), b) ou c) du prĂ©sent règlement, pour chaque combustible brûlĂ©,
- (F) dans le cas où l’article 24 du prĂ©sent règlement est utilisĂ© pour arriver au rĂ©sultat visĂ© à la division (A) :
- (I) pour chaque combustible brûlĂ© :
- 1. son type,
- 2. la mention de celui des alinĂ©as 24(2)a) à d) du prĂ©sent règlement qui s’applique à ce combustible,
- 3. s’il s’agit d’un combustible visĂ© à l’alinĂ©a 24(2)b) du prĂ©sent règlement, le taux quotidien moyen auquel ce combustible a Ă©tĂ© brûlĂ©,
- (II) dans le cas où l’alinéa 24(1)a) du présent règlement s’applique :
- 1. la valeur dĂ©terminĂ©e pour la variable HHV de la formule prĂ©vue au paragraphe 24(4) du prĂ©sent règlement, pour chaque combustible brûlĂ©, selon l’alinĂ©a a) de cette variable,
- 2. le facteur d’Ă©missions de CO2 par dĂ©faut mentionnĂ© à la colonne 3 du tableau applicable de l’annexe 5 pour chaque combustible brûlĂ© visĂ© à la colonne 1 ou, si le combustible n’y est pas visĂ©, celui fixĂ© par un organisme reconnu à l’Ă©chelle internationale comme compĂ©tent pour Ă©tablir des facteurs d’Ă©missions par dĂ©faut pour les combustibles, et la mention du nom de cet organisme,
- 3. la mention de celle des normes de l’ASTM ou de la GPA, ou de la mĂ©thode, visĂ©es au paragraphe 24(6) du prĂ©sent règlement qui ont Ă©tĂ© utilisĂ©es pour dĂ©terminer la valeur mesurĂ©e de la variable HHV visĂ©e à la sous-subdivision 1 ou, dans le cas d’un combustible gazeux, la mention qu’un instrument de mesure directe a Ă©tĂ© utilisĂ©,
- (III) dans le cas où l’alinéa 24(1)b) du présent règlement s’applique :
- 1. la valeur par dĂ©faut pour la variable HHV — à l’alinĂ©a b) de cette variable — de la formule prĂ©vue au paragraphe 24(4) du prĂ©sent règlement, pour chaque combustible brûlĂ©,
- 2. à dĂ©faut de cette valeur, une explication de l’absence d’une mesure du pouvoir calorifique supĂ©rieur et, lorsque cette valeur par dĂ©faut du pouvoir calorifique supĂ©rieur est fixĂ©e par un organisme reconnu à l’Ă©chelle internationale comme compĂ©tent pour Ă©tablir des facteurs d’Ă©missions par dĂ©faut pour les combustibles, le nom de cet organisme,
- 3. le facteur d’Ă©missions de CO2 par dĂ©faut mentionnĂ© à la colonne 3 du tableau applicable de l’annexe 5 pour chaque combustible brûlĂ© visĂ© à la colonne 1 ou, si le combustible n’y est pas visĂ©, celui fixĂ© par un organisme reconnu à l’Ă©chelle internationale comme compĂ©tent pour Ă©tablir des facteurs d’Ă©missions par dĂ©faut pour les combustibles, et la mention du nom de cet organisme;
- (A) le rĂ©sultat du calcul effectuĂ© conformĂ©ment à l’article 22 et, selon le cas, aux articles 23 ou 24 du prĂ©sent règlement, exprimĂ© en tonnes,
- (i) dans le cas visĂ© à l’alinĂ©a 20(1)a) du prĂ©sent règlement :
- d) le cas Ă©chĂ©ant, les documents Ă©tablissant que les Ă©missions de CO2 qui sont captĂ©es ont Ă©tĂ© captĂ©es, transportĂ©es et sĂ©questrĂ©es conformĂ©ment au paragraphe 3(5) du prĂ©sent règlement;
- e) le cas Ă©chĂ©ant, la quantitĂ© des Ă©missions de CO2 captĂ©es dĂ©terminĂ©e à l’aide d’une mesure directe de leur dĂ©bit et de leur concentration en CO2;
- f) à l’Ă©gard de chaque type de combustible brûlĂ© :
- (i) le type et, s’il s’agit de biomasse, une mention indiquant en quoi ce type est de la biomasse au sens du paragraphe 2(1) du prĂ©sent règlement,
- (ii) la quantitĂ© brûlĂ©e.
- (i) le type et, s’il s’agit de biomasse, une mention indiquant en quoi ce type est de la biomasse au sens du paragraphe 2(1) du prĂ©sent règlement,
4. Renseignements, au cours de l’annĂ©e civile, à l’Ă©gard des Ă©lĂ©ments suivants :
- a) le nombre d’heures pendant lesquelles le groupe en cause a produit de l’Ă©lectricitĂ©;
- b) dans le cas où un groupe qui atteint la fin de sa vie utile a fait l’objet d’une substitution aux termes du paragraphe 5(1) du prĂ©sent règlement, la capacitĂ© de production du groupe substitutif;
- c) s’il s’agit d’un groupe de rĂ©serve, le facteur de capacitĂ© de ce groupe;
- d) s’il s’agit d’un groupe à l’Ă©gard duquel une exemption a Ă©tĂ© accordĂ©e au titre du paragraphe 7(4) du prĂ©sent règlement :
- (i) au cours de l’annĂ©e civile en cause, la pĂ©riode qu’a durĂ© la situation d’urgence, soit la date à laquelle la situation a dĂ©butĂ© et celle à laquelle elle a pris fin,
- (ii) le nombre d’heures au cours de la pĂ©riode visĂ©e au sous-alinĂ©a (i) pendant lesquelles le groupe Ă©tait en service,
- (iii) les renseignements visĂ©s à l’article 3 à l’Ă©gard de toute pĂ©riode visĂ©e au sous-alinĂ©a (i) et de toute autre pĂ©riode au cours de l’annĂ©e civile en cause;
- (i) au cours de l’annĂ©e civile en cause, la pĂ©riode qu’a durĂ© la situation d’urgence, soit la date à laquelle la situation a dĂ©butĂ© et celle à laquelle elle a pris fin,
- e) dans le cas d’un groupe existant visĂ© au paragraphe 14(4) du prĂ©sent règlement, le pourcentage des Ă©missions de CO2 provenant du groupe qui sont captĂ©es, transportĂ©es et sĂ©questrĂ©es ainsi que les documents dĂ©montrant son exactitude.
5. Une copie du rapport du vĂ©rificateur visĂ© au paragraphe 26(4) du prĂ©sent règlement.
6. Renseignements sur les donnĂ©es de remplacement Ă©tablies conformĂ©ment à l’article 28 du prĂ©sent règlement pour un jour donnĂ© au cours de l’annĂ©e civile en cause, le cas Ă©chĂ©ant :
- a) les raisons de l’absence de la donnĂ©e pour la variable visĂ©e à l’une des formules visĂ©es à l’article 19 ou à l’un des articles 21 à 24 du prĂ©sent règlement et une justification Ă©tablissant que cette absence Ă©tait indĂ©pendante de la volontĂ© de la personne responsable;
- b) la variable pour laquelle la donnĂ©e n’a pas Ă©tĂ© obtenue et la date du jour en cause et, s’il s’agit d’une pĂ©riode de plusieurs jours, la date du dĂ©but de cette pĂ©riode et la date à laquelle elle a pris fin;
- c) la valeur de la variable visĂ©e à l’alinĂ©a b) dĂ©terminĂ©e à l’aide de donnĂ©es de remplacement, et le dĂ©tail de sa dĂ©termination, notamment :
- (i) les donnĂ©es utilisĂ©es au cours de toute pĂ©riode d’un ou plusieurs jours pour Ă©tablir la valeur de remplacement,
- (ii) la méthode utilisée pour établir la donnée de remplacement,
- (iii) dans le cas de la dĂ©termination de l’une ou l’autre des variables visĂ©es au paragraphe 28(3) du prĂ©sent règlement, les raisons qui justifient toute pĂ©riode utilisĂ©e pour cette dĂ©termination.
- (i) les donnĂ©es utilisĂ©es au cours de toute pĂ©riode d’un ou plusieurs jours pour Ă©tablir la valeur de remplacement,
ANNEXE 5
(alinéas 21(2)b) et 24(1)b) et (2)c) et paragraphe 24(4))
LISTE DES COMBUSTIBLES
TABLEAU 1
COMBUSTIBLES SOLIDES
| Article |
Colonne 1 |
Colonne 2 |
Colonne 3 |
|---|---|---|---|
1. |
Charbon bitumineux canadien – Ouest |
25,6 |
86,1 |
2. |
Charbon bitumineux canadien – Est |
27,9 |
82,1 |
3. |
Charbon bitumineux non canadien – É.-U. |
25,7 |
95,6 |
4. |
Charbon bitumineux non canadien – autres pays |
29,9 |
85,2 |
5. |
Charbon subbitumineux canadien – Ouest |
19,2 |
89,9 |
6. |
Charbon subbitumineux non canadien – É.-U. |
19,2 |
95,0 |
7. |
Charbon – lignite |
15,0 |
92,7 |
8. |
Charbon – anthracite |
27,7 |
86,3 |
9. |
Coke de charbon et coke métallurgique |
28,8 |
86,0 |
10. |
Coke de pétrole (raffineries) |
46,4 |
82,3 |
11. |
Coke de pétrole (usines de valorisation) |
40,6 |
86,1 |
12. |
Déchets solides municipaux |
11,5 |
86,0 |
13. |
Pneus |
31,2 |
81,5 |
14. |
Bois et déchets ligneux |
19,0 |
88,0 |
15. |
Sous-produits agricoles |
17,0 |
112,0 |
16. |
Tourbe |
9,3 |
106,0 |
TABLEAU 2
COMBUSTIBLES LIQUIDES
| Article |
Colonne 1 |
Colonne 2 |
Colonne 3 |
|---|---|---|---|
1. |
Diesel |
38,3 |
69,5 |
2. |
Mazout léger |
38,8 |
70,2 |
3. |
Mazout lourd |
42,5 |
73,5 |
4. |
Éthanol |
21,0 |
64,9 |
TABLEAU 3
COMBUSTIBLES GAZEUX
| Article |
Colonne 1 |
Colonne 2 |
Colonne 3 |
|---|---|---|---|
1. |
Biogaz (méthane capté) |
0,0281 |
49,4 |
TABLEAU 4
LISTE DE COMBUSTIBLES POUR L’APPLICATION DU PARAGRAPHE 24(2)
| Article |
Colonne 1 |
Colonne 2 |
Colonne 3 |
|---|---|---|---|
1. |
Mazout léger no 1 |
38,78 |
69,37 |
2. |
Mazout léger no 2 |
38,50 |
70,05 |
3. |
Mazout lourd no 4 |
40,73 |
71,07 |
4. |
KĂ©rosène |
37,68 |
67,25 |
5. |
Gaz de pétrole liquéfié (GPL) |
25,66 |
59,65 |
6. |
Propane (pur, pas un mélange de GPL) |
25,31 |
59,66 |
7. |
Propylène |
25,39 |
62,46 |
8. |
Éthane |
17,22 |
56,68 |
9. |
Éthylène |
27,90 |
63,86 |
10. |
Isobutane |
27,06 |
61,48 |
11. |
Isobutylène |
28,73 |
64,16 |
12. |
Butane |
28,44 |
60,83 |
13. |
Butylène |
28,73 |
64,15 |
14. |
Essence naturelle |
30,69 |
63,29 |
15. |
Essence à moteur |
34,87 |
65,40 |
16. |
Essence aviation |
33,52 |
69,87 |
17. |
KĂ©rosène type aviation |
37,66 |
68,40 |
18. |
Gaz naturel de qualité pipeline |
0,03793 |
50,12 |
ANNEXE 6
(paragraphe 26(4))
RAPPORT DU VÉRIFICATEUR — RENSEIGNEMENTS À FOURNIR
1. Les nom, adresse municipale et numéro de téléphone de la personne responsable.
2. Les nom, adresse municipale, numéro de téléphone et titres de compétence du vérificateur et, le cas échéant, son numéro de télécopieur et son adresse électronique.
3. Les procédures utilisées par le vérificateur pour évaluer si :
- a) l’utilisation du système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions par la personne responsable est conforme au manuel d’assurance de la qualitĂ© et de contrôle de la qualitĂ© visĂ© à la section 6 de la MĂ©thode de rĂ©fĂ©rence;
- b) la personne responsable a suivi la MĂ©thode de rĂ©fĂ©rence et si le système rĂ©pond aux spĂ©cifications qui y sont prĂ©vues, notamment aux sections 3 et 4.
4. Une attestation portant qu’à son avis :
- a) l’utilisation du système de mesure et d’enregistrement en continu des Ă©missions par la personne responsable Ă©tait conforme au manuel d’assurance de la qualitĂ© et de contrôle de la qualitĂ© visĂ© à la section 6 de la MĂ©thode de rĂ©fĂ©rence;
- b) la personne responsable a suivi la MĂ©thode de rĂ©fĂ©rence et le système rĂ©pondait aux spĂ©cifications qui y sont prĂ©vues, notamment aux sections 3 et 4.
5. Une attestation du vĂ©rificateur portant qu’à son avis le manuel d’assurance de la qualitĂ© et de contrôle de la qualitĂ© a Ă©tĂ© mis à jour conformĂ©ment aux sections 6.1 et 6.5.2 de la MĂ©thode de rĂ©fĂ©rence.
RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION
(Ce rĂ©sumĂ© ne fait pas partie du Règlement.)
1. Résumé
Enjeu : Les gaz à effet de serre (GES) contribuent aux changements climatiques et la source la plus importante d’Ă©missions anthropiques de ces gaz est la combustion de combustibles fossiles. Les Ă©missions de gaz à effet de serre ont augmentĂ© considĂ©rablement depuis la rĂ©volution industrielle et cette tendance devrait se poursuivre si aucune mesure n’est prise.
En dĂ©cembre 2009, le gouvernement du Canada s’est engagĂ© à atteindre d’ici 2020 un objectif de rĂ©duction des Ă©missions de gaz à effet de serre à l’Ă©chelle nationale de 17 % par rapport aux niveaux de 2005, et a inscrit cet objectif dans l’Accord de Copenhague. L’objectif de 2020 est en harmonie avec celui du principal partenaire commercial du Canada, les États-Unis.
Pour atteindre son objectif, le gouvernement du Canada a Ă©laborĂ© un plan d’ensemble visant à rĂ©duire les Ă©missions de gaz à effet de serre dans tous les principaux secteurs Ă©metteurs, et ce, en procĂ©dant secteur par secteur. Pour aller de l’avant avec ce plan, le gouvernement du Canada a publiĂ© le projet de Règlement sur la rĂ©duction des Ă©missions de dioxyde de carbone — secteur de l’Ă©lectricitĂ© thermique au charbon le 27 août 2011 (Partie Ⅰ de la Gazette du Canada, Vol. 145, no 35).
En 2010, d’après les donnĂ©es sur les Ă©missions de la dernière annĂ©e qui sont disponibles dans le cadre du Rapport d’inventaire national du Canada en vertu de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, les Ă©missions canadiennes Ă©taient d’environ 6 % (48 mĂ©gatonnes) infĂ©rieures aux niveaux de 2005.
Au cours de la même annĂ©e, les Ă©missions de gaz à effet de serre provenant du secteur de la production d’Ă©lectricitĂ© ont reprĂ©sentĂ© environ 15 % (101 mĂ©gatonnes) de l’inventaire des Ă©missions du Canada (voir rĂ©fĂ©rence 8). La production d’Ă©lectricitĂ© à partir du charbon, qui reprĂ©sente seulement 15 % de la production totale d’Ă©lectricitĂ© au Canada, Ă©tait la cause de 77 mĂ©gatonnes d’Ă©missions de gaz à effet de serre, soit environ 77 % des Ă©missions totales du secteur de l’Ă©lectricitĂ©.
Ce règlement, qui aborde la question de la production d’Ă©lectricitĂ© à partir du charbon, est un Ă©lĂ©ment clĂ© pour le respect des engagements de 2020 du gouvernement du Canada en vertu de l’Accord de Copenhague. Il permettra Ă©galement de veiller à ce que les investissements dans les nouvelles infrastructures de production d’Ă©lectricitĂ© appuient les objectifs de rĂ©duction des Ă©missions de gaz à effet de serre à long terme.
Description : Le Règlement sur la rĂ©duction des Ă©missions de dioxyde de carbone — secteur de l’Ă©lectricitĂ© thermique au charbon (ci-après le « Règlement ») Ă©tablira une norme de rendement stricte pour les groupes nouveaux de production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©s au charbon et ceux qui ont atteint la fin de leur vie utile. Le niveau de la norme de rendement sera fixĂ© à 420 tonnes de dioxyde de carbone (CO2) par gigawatt-heure (GWh). Cette approche permettra d’implanter un changement permanent pour des types de production d’Ă©nergie sans Ă©missions ou à faibles Ă©missions comme le gaz naturel à rendement Ă©levĂ©, les Ă©nergies renouvelables et la production d’Ă©nergie à partir de combustibles fossiles avec captage et sĂ©questration de carbone (CSC).
La norme de rendement du Règlement entrera en vigueur le 1er juillet 2015. Les entitĂ©s rĂ©glementĂ©es seront alors soumises aux exigences de conformitĂ© et d’application de la loi, et aux amendes prĂ©vues dans la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) [LCPE (1999)].
En ce qui concerne la lutte contre les changements climatiques, l’approche du gouvernement est fondĂ©e sur le principe qu’il faut amĂ©liorer le plus possible la performance environnementale tout en rĂ©duisant au minimum les consĂ©quences Ă©conomiques nĂ©gatives. L’industrie de l’Ă©lectricitĂ© est aux prises avec une importante rotation de son stock de capital. Un certain nombre d’installations de production d’Ă©lectricitĂ© atteignent la fin de leur vie utile et l’incertitude rĂ©glementaire pourrait nuire aux investissements dans de nouvelles capacitĂ©s de production. Le Règlement fournit à l’industrie la certitude dont celle-ci a besoin pour faire les investissements nĂ©cessaires afin de continuer à rĂ©pondre aux besoins croissants en matière de production d’Ă©lectricitĂ© vu la croissance Ă©conomique prĂ©vue et, en même temps, il permettra une rĂ©duction considĂ©rable des Ă©missions de gaz à effet de serre en rĂ©glementant la mise en œuvre progressive de sources de production d’Ă©nergie à faibles Ă©missions.
Le Règlement est conçu de manière à rĂ©duire au minimum les capitaux non rĂ©cupĂ©rables en ciblant le point de rotation du stock de capital. Par exemple, en l’absence d’un règlement, l’industrie risque de construire de nouveaux groupes standard alimentĂ©s au charbon pour remplacer ceux qui devront cesser leurs activitĂ©s dans les annĂ©es à venir et elle devra par consĂ©quent faire face à des coûts bien plus Ă©levĂ©s pour rĂ©duire ses Ă©missions de gaz à effet de serre dans le cadre de règlements Ă©ventuels futurs.
Consultation : Depuis la publication du Règlement dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada, le gouvernement a reçu un nombre considĂ©rable de commentaires et entrepris de vastes consultations sur les dĂ©tails du Règlement et l’analyse Ă©conomique. Dans l’ensemble, la norme de rendement rĂ©glementaire proposĂ©e a reçu des appuis, mais des prĂ©occupations ont Ă©tĂ© soulevĂ©es concernant les rĂ©percussions de groupes de production en particulier ou l’harmonisation avec les programmes de rĂ©glementation provinciaux existants. Parmi les organisations non gouvernementales consultĂ©es, certaines avaient des questions au sujet de l’incidence de l’approche rĂ©glementaire sur les rĂ©ductions des Ă©missions de gaz à effet de serre. De plus, des changements importants ont Ă©tĂ© apportĂ©s à l’analyse Ă©conomique sous-jacente à l’issue des consultations avec les provinces. Le prĂ©sent rĂ©sumĂ© de l’Ă©tude d’impact de la rĂ©-glementation (RÉIR) donne un aperçu des dispositions rĂ©glementaires finales et de l’analyse coûts-avantages à jour qui dĂ©coule de ces consultations, ainsi que les rĂ©ponses du gouvernement aux principaux commentaires reçus.
ÉnoncĂ© des coûts et avantages : On estime que le Règlement permettra une rĂ©duction nette des Ă©missions de gaz à effet de serre, notamment du CO2, d’environ 214 mĂ©gatonnes au cours de la pĂ©riode s’Ă©chelonnant de 2015 à 2035. Le Règlement entraînera d’importants avantages sur le plan des changements climatiques et de qualitĂ© de l’air. La valeur actuelle des avantages en 2015 est estimĂ©e à 23,3 milliards de dollars. Ces Ă©conomies s’expliquent en partie par les coûts des changements climatiques de 5,6 milliards de dollars et les coûts de production de 7,2 milliards de dollars qui seront Ă©vitĂ©s ainsi que les avantages pour la santĂ© de 4,2 milliards de dollars, en raison d’une rĂ©duction de l’exposition au smog et donc d’une rĂ©duction des risques de dĂ©cès, et des visites à l’urgence et des hospitalisations pour des problèmes respiratoires ou cardiovasculaires qui seront Ă©vitĂ©es. L’analyse prĂ©sume Ă©galement que le Règlement encouragera les investissements dans les technologies de production d’Ă©nergie à partir de combustibles fossiles avec captage et sĂ©questration de carbone. Dans les cas où le CO2 captĂ© est utilisĂ© pour la rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e des hydrocarbures, un avantage net supplĂ©mentaire de 4,7 milliards de dollars est prĂ©vu en raison de la production accrue de pĂ©trole.
La valeur actuelle des coûts du Règlement en 2015 est estimĂ©e à 16,1 milliards de dollars, notamment en raison de l’augmentation de l’utilisation du gaz naturel comme combustible (8,0 milliards de dollars), de la baisse nette des exportations d’Ă©lectricitĂ© (0,3 milliard de dollars) et des coûts en capital supplĂ©mentaires (1,9 milliard de dollars). La valeur actualisĂ©e nette du Règlement en 2015 est estimĂ©e à 7,3 milliards de dollars (c’est-à-dire que les avantages du Règlement dĂ©passent les coûts de 7,3 milliards de dollars) (voir rĂ©fĂ©rence 9).
L’analyse de sensibilitĂ© montre que les coûts et les avantages sont sensibles à des variables clĂ©s telles que le prix des combustibles et le taux d’actualisation. Or, avec toutes les sensibilitĂ©s qui ont Ă©tĂ© analysĂ©es, la valeur actualisĂ©e nette demeure positive et le Règlement gĂ©nère un avantage net. Les rĂ©sultats de l’analyse sont exprimĂ©s en dollars de 2010 et actualisĂ©s à 3 % après 2015, c’est-à-dire lorsque le Règlement entrera en vigueur.
Analyse de rĂ©partition : Dans le secteur des services publics, les rĂ©ductions les plus importantes de gaz à effet de serre sont prĂ©vues en Alberta (160 mĂ©gatonnes), en Saskatchewan (45 mĂ©gatonnes) et en Nouvelle-Écosse (15 mĂ©gatonnes). Les coûts des changements climatiques qui peuvent être Ă©vitĂ©s par des rĂ©ductions provinciales des gaz à effet de serre sont les suivants : 4,1 milliards de dollars en Alberta, 1,1 milliard de dollars en Saskatchewan et 0,4 milliard de dollars en Nouvelle-Écosse.
On s’attend à ce que ce soit en Alberta et en Saskatchewan que les amĂ©liorations de la qualitĂ© de l’air attribuables à une diminution de l’exposition au smog soient les plus importantes, ce qui aura d’importants avantages pour la santĂ© des rĂ©sidents de ces provinces, soit de l’ordre de 2,7 milliards de dollars en Alberta et de 0,6 milliard de dollars en Saskatchewan. La Saskatchewan est la seule province qui tire avantage de la rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e des hydrocarbures (4,7 milliards de dollars).
Dans les provinces, la distribution de l’incidence des coûts nets est semblable à la distribution des avantages. L’Alberta devrait connaître la plus forte hausse des coûts nets de production (5,9 milliards de dollars), suivie de la Saskatchewan (1,2 milliard de dollars). Des rĂ©percussions minimales sont prĂ©vues dans les autres provinces et territoires.
Incidences sur les entreprises et les consommateurs : Les prix de l’Ă©lectricitĂ© au Canada devraient augmenter dans l’avenir avec ou sans la norme de rendement rĂ©glementaire en raison de la tendance vers le gaz naturel. Le Règlement devrait avoir une incidence très limitĂ©e sur le produit intĂ©rieur brut (PIB) Ă©tant donnĂ© que les effets des coûts lĂ©gèrement plus Ă©levĂ©s de la production d’Ă©lectricitĂ© seront compensĂ©s par la nouvelle production de pĂ©trole par rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e des hydrocarbures. Pour la population canadienne, le Règlement comporte des avantages pour la santĂ© et l’environnement grâce à l’amĂ©lioration de la qualitĂ© de l’air, mais il se traduit aussi par une rĂ©duction des Ă©missions de gaz à effet de serre. La mise en œuvre progressive du Règlement reporte la plupart des consĂ©quences de la hausse des prix au-delà de 2020. Cela permet de modĂ©rer les rĂ©percussions sur les consommateurs et fait en sorte que la part du budget des mĂ©nages qui est consacrĂ©e à l’Ă©lectricitĂ© reste relativement constante.
Dans le secteur rĂ©sidentiel, c’est en Alberta (1,61 cent par kilowatt-heure [kWh]), en Saskatchewan (0,74 cent/kWh) et en Nouvelle-Écosse (0,76 cent/kWh) que la variation annuelle moyenne des prix de l’Ă©lectricitĂ© rĂ©sidentielle attribuable à la norme de rendement devrait avoir le plus de rĂ©percussions au cours de la pĂ©riode d’analyse. On s’attend à ce que les augmentations de prix soient refilĂ©es aux consommateurs proportionnellement à leur consommation. Les mĂ©nages qui consomment plus (ou moins) que la consommation moyenne paieraient proportionnellement plus (ou moins) des coûts totaux.
Le Règlement aura aussi une incidence semblable sur les prix de l’Ă©lectricitĂ© dans le secteur industriel avec des variations annuelles moyennes des prix de l’Ă©lectricitĂ© de 1,61 cent/kWh en Alberta, 0,82 cent/kWh en Saskatchewan et 0,76 cent/kWh en Nouvelle-Écosse. Ces augmentations de prix progressives ne devraient pas avoir de rĂ©percussions importantes sur le secteur industriel au Canada. En gĂ©nĂ©ral, le Canada a des tarifs d’Ă©lectricitĂ© faibles par rapport à beaucoup de ses concurrents mondiaux et les tendances à long terme continuent de montrer que le secteur consomme moins d’Ă©nergie pour chaque unitĂ© de production Ă©conomique.
Coordination et coopĂ©ration à l’Ă©chelle nationale et internationale : Le Règlement aidera le Canada à respecter l’engagement exprimĂ© par le gouvernement qui consiste à rĂ©duire d’ici 2020 les Ă©missions de gaz à effet de serre de 17 % par rapport au niveau de 2005, qui a Ă©tĂ© inscrit dans l’Accord de Copenhague et qui est harmonisĂ© avec l’objectif des États-Unis. Il permet Ă©galement des rĂ©ductions des Ă©missions à plus long terme, ce qui contribue aux mesures de rĂ©duction des Ă©missions de gaz à effet de serre prises à l’Ă©chelle mondiale. On ne s’attend à aucune rĂ©percussion sur les accords commerciaux internationaux et dans le cadre du marchĂ© intĂ©rieur le Règlement renforce les engagements importants qui ont dĂ©jà Ă©tĂ© pris par les provinces (en particulier, en Ontario et en Nouvelle-Écosse) afin de rĂ©duire les Ă©missions provenant de la production d’Ă©lectricitĂ© à partir du charbon.
De plus, le gouvernement du Canada a adoptĂ© une approche en matière de changements climatiques qui est de manière gĂ©nĂ©rale alignĂ©e sur celle des États-Unis. L’Environmental Protection Agency des États-Unis a rĂ©cemment publiĂ© une norme de rendement relative aux gaz à effet de serre qui s’applique aux nouvelles centrales Ă©lectriques. L’organisme a Ă©galement mis en place un processus de dĂ©livrance de permis pour les nouvelles installations et les installations faisant l’objet de modifications qui permet d’Ă©tablir des limites encore plus strictes. Enfin, bien que les exigences en matière de gaz à effet de serre des États-Unis ne tiennent pas compte des centrales Ă©lectriques alimentĂ©es au charbon existantes, l’Environmental Protection Agency des États-Unis a Ă©tabli pour ces groupes des exigences strictes pour les polluants atmosphĂ©riques.
2. Contexte
Le gouvernement a pris l’engagement, inscrit dans l’Accord de Copenhague, de rĂ©duire ses Ă©missions de gaz à effet de serre de 17 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2020. Dans son discours du Trône de 2010, le gouvernement du Canada s’est engagĂ© à continuer de prendre des mesures pour lutter contre les changements climatiques en devenant un chef de file mondial dans le domaine de la production d’Ă©lectricitĂ© propre. Il a rĂ©itĂ©rĂ© son soutien envers les projets liĂ©s à l’Ă©nergie propre dans son discours de 2011.
L’approche du gouvernement du Canada dans la lutte contre les changements climatiques consiste à suivre un plan rĂ©glementaire par secteurs pour rĂ©duire les Ă©missions. Ce règlement, qui aborde la production d’Ă©lectricitĂ© à partir du charbon, est un Ă©lĂ©ment clĂ© du plan. L’approche du gouvernement est conçue pour atteindre les objectifs environnementaux et Ă©conomiques du Canada. Étant donnĂ© le caractère hautement intĂ©grĂ© de l’Ă©conomie nord-amĂ©ricaine, le gouvernement du Canada a suivi une approche visant à lutter contre les changements climatiques qui est de manière gĂ©nĂ©rale alignĂ©e sur celle des États-Unis.
Environnement Canada a d’abord annoncĂ© son intention de rĂ©duire les Ă©missions de gaz à effet de serre dans le secteur de l’Ă©lectricitĂ© le 23 juin 2010. Le 27 août 2011, le gouvernement du Canada a publiĂ© un projet de règlement dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada. L’approche rĂ©glementaire proposĂ©e applique une norme de rendement stricte aux groupes nouveaux alimentĂ©s au charbon et aux groupes qui ont atteint la fin de leur vie utile. En même temps, elle tient compte des circonstances particulières de chaque province et de chaque groupe de l’industrie afin de maintenir la position concurrentielle du Canada tout en obtenant une rĂ©duction rĂ©elle des gaz à effet de serre.
La publication du projet de règlement dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada a lancĂ© une pĂ©riode de consultation publique de 60 jours. Plus de 5 000 commentaires ont Ă©tĂ© reçus au cours de cette pĂ©riode. Ceux-ci incluent les commentaires de 4 gouvernements provinciaux, 16 corporations de l’industrie Ă©lectrique ou exploitants de système, 17 autres corporations industrielles ou associations et 6 organisations non gouvernementales. Les autres commentaires sont venus du public, surtout par l’utilisation de lettres types disponibles sur des sites Internet. À la lumière de ces commentaires et des discussions approfondies avec l’industrie et les provinces, certaines amĂ©liorations ont Ă©tĂ© mises en œuvre pour ce règlement. Ces amĂ©liorations fournissent une souplesse accrue à l’industrie, tout en respectant le cadre rĂ©glementaire de la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada et en maintenant la contribution du Règlement aux cibles du Canada dans le cadre de l’Accord de Copenhague.
3. Enjeux/problèmes
Les gaz à effet de serre contribuent aux changements climatiques et la source la plus importante d’Ă©missions anthropiques de ces gaz est la combustion de combustibles fossiles. Les Ă©missions de gaz à effet de serre ont augmentĂ© de façon significative depuis la rĂ©volution industrielle, et cette tendance devrait se poursuivre si aucune mesure n’est prise.
D’après les donnĂ©es sur les Ă©missions de la dernière annĂ©e qui sont disponibles dans le cadre du Rapport d’inventaire national du Canada en vertu de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, les Ă©missions canadiennes de 2010 Ă©taient d’environ 6 % infĂ©rieures aux niveaux de 2005 (48 mĂ©gatonnes). En 2010, les Ă©missions de gaz à effet de serre provenant du secteur de la production d’Ă©lectricitĂ© ont contribuĂ© à environ 15 % (101 mĂ©gatonnes) de l’inventaire des Ă©missions du Canada. La production d’Ă©lectricitĂ© à partir du charbon, qui reprĂ©sente 15 % de la production totale d’Ă©lectricitĂ© au Canada, Ă©tait la cause de 77 mĂ©gatonnes d’Ă©missions de gaz à effet de serre, soit environ 77 % des Ă©missions totales du secteur de l’Ă©lectricitĂ©.
L’industrie de l’Ă©lectricitĂ© doit prendre des dĂ©cisions importantes en ce qui concerne la rotation de son stock de capital et de nouveaux investissements importants sont inĂ©vitables dans les annĂ©es à venir. Cependant, près des deux tiers des groupes de production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©s au charbon au Canada en 2010, soit 28, arrêteront leurs opĂ©rations d’ici 2025. Une certitude en matière de rĂ©glementation en ce qui a trait aux exigences relatives aux Ă©missions issues de la production d’Ă©lectricitĂ© permettra de faciliter les investissements à un faible coût supplĂ©mentaire dans de nouvelles installations de production à faibles Ă©missions ou à Ă©missions nulles et, en même temps, de faire en sorte que les dĂ©cisions en matière d’investissement n’engendrent pas d’actifs dĂ©laissĂ©s à l’avenir. Par exemple, en l’absence d’un règlement, l’industrie risque de construire des groupes nouveaux standard alimentĂ©s au charbon pour remplacer ceux qui devront cesser leurs activitĂ©s dans les annĂ©es à venir et elle devra par consĂ©quent faire face à des coûts bien plus Ă©levĂ©s pour rĂ©duire ses Ă©missions de gaz à effet de serre dans le cadre de règlements Ă©ventuels futurs.
4. Objectifs
En ce qui concerne la lutte contre les changements climatiques, l’approche du gouvernement est fondĂ©e sur le principe qu’il faut amĂ©liorer le plus possible la performance environnementale tout en rĂ©duisant au minimum les consĂ©quences Ă©conomiques nĂ©gatives. En 2005, les Ă©missions totales de gaz à effet de serre au Canada ont atteint 740 mĂ©gatonnes, ce qui reprĂ©sente environ 2 % des Ă©missions mondiales de gaz à effet de serre. Le gouvernement du Canada s’est engagĂ© à rĂ©duire les Ă©missions totales de gaz à effet de serre du Canada de 17 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2020, un objectif qui est inscrit dans l’Accord de Copenhague et qui est harmonisĂ© avec celui des États-Unis. Les politiques fĂ©dĂ©rales et provinciales à ce jour et l’incidence du Règlement en matière de production d’Ă©lectricitĂ© à partir du charbon contribueront à 25 % des rĂ©ductions qui sont nĂ©cessaires pour atteindre la cible du Canada de 2020.
Le gouvernement du Canada a Ă©galement adoptĂ© une approche en matière de changements climatiques qui est de manière gĂ©nĂ©rale alignĂ©e sur celle des États-Unis. L’Environmental Protection Agency des États-Unis a mis en place des règles liĂ©es aux gaz à effet de serre et aux polluants atmosphĂ©riques qui, d’après les analystes de l’industrie, devraient entraîner la fermeture d’un nombre important des plus anciens groupes de production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©s au charbon (voir la section 11 pour plus de dĂ©tails).
Pour obtenir des rĂ©ductions des Ă©missions provenant de la production d’Ă©lectricitĂ© à l’appui de la cible du Canada, le gouvernement publie aujourd’hui le Règlement sur la rĂ©duction des Ă©missions de dioxyde de carbone — secteur de l’Ă©lectricitĂ© thermique au charbon. L’objectif du Règlement est de veiller à une transition permanente des groupes de production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©s au charbon à fortes Ă©missions à des groupes de production d’Ă©lectricitĂ© à faibles Ă©missions ou à Ă©missions nulles, par exemple les Ă©nergies renouvelables, le gaz naturel à rendement Ă©levĂ© ou l’Ă©nergie thermique avec captage et sĂ©questration de carbone.
5. Description
5.1 Le Règlement
Le Règlement, pris en vertu de la LCPE (1999), appliquera une norme de rendement pour les nouveaux groupes de production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©s au charbon et les groupes qui ont atteint la fin de leur durĂ©e de vie utile. La norme de rendement du Règlement entrera en vigueur à compter du 1er juillet 2015. Cela permettra de veiller à ce qu’aucun groupe de production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ© au charbon et à fortes Ă©missions ne sera construit au Canada.
En vertu du Règlement, la norme de rendement sera Ă©tablie au niveau de l’intensitĂ© des Ă©missions, en tenant compte de la technologie du cycle combinĂ© pour la production au gaz naturel (un type de production au gaz naturel très efficace), et sera fixĂ©e à 420 tonnes de dioxyde de carbone (CO2) par gigawatt-heure (GWh). Cette norme permettra de traiter des Ă©missions de CO2 provenant de la combustion du charbon, des dĂ©rivĂ©s du charbon (par exemple le gaz de synthèse), du coke de pĂ©trole et de tous les carburants brûlĂ©s conjointement à tout carburant prĂ©cĂ©dent, à l’exception de la biomasse.
Le Règlement ne porte que sur le CO2, car les Ă©missions de gaz à effet de serre issues du secteur de l’Ă©lectricitĂ©, y compris la production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©e au charbon, sont constituĂ©es d’environ 98 % de CO2.
La norme de rendement s’appliquera aux nouveaux groupes et aux groupes de production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©s au charbon en fin de vie utile. En vertu du Règlement, les nouveaux groupes sont ceux qui commencent à produire de l’Ă©lectricitĂ© à compter du 1er juillet 2015 ou après. Les groupes en fin de vie utile sont, en gĂ©nĂ©ral, ceux qui ont atteint 50 annĂ©es de production d’Ă©lectricitĂ© à des fins commerciales. Cependant, à titre de mesure de transition, les groupes en fin de vie utile mis en fonction :
- avant 1975 atteindront leur fin de vie utile après 50 ans d’exploitation ou à la fin de 2019, selon la date qui est antĂ©rieure à l’autre;
- après 1974, mais avant 1986, atteindront leur fin de vie utile après 50 ans d’exploitation ou à la fin de 2029, selon la date qui est antĂ©rieure à l’autre.
Des mesures de souplesse seront disponibles afin de garantir l’intĂ©gritĂ© des systèmes Ă©lectriques tout en maintenant les objectifs environnementaux de la rĂ©duction des Ă©missions. Ces mesures de souplesse, qui sont disponibles sur prĂ©sentation d’une demande et assujetties à l’approbation ministĂ©rielle, comprennent en particulier les Ă©lĂ©ments suivants :
- Les nouveaux groupes et les groupes en fin de vie utile pourront demander un report temporaire jusqu’au 1er janvier 2025 à partir de l’application de la norme de rendement, s’ils intègrent la technologie pour le captage et la sĂ©questration du carbone. Les groupes auxquels on aura accordĂ© ce report devront satisfaire à un certain nombre de jalons de mise en œuvre et de construction rĂ©glementĂ©s, et soumettre un rapport sur les progrès rĂ©alisĂ©s à l’Ă©gard de ces jalons.
- Les groupes existants qui utilisent la technologie de captage et de sĂ©questration du carbone avant de devoir respecter la norme de rendement pourront effectuer un report de deux ans de cette dernière à des groupes en fin de vie utile à titre de reconnaissance des mesures prises prĂ©cocement.
- Par l’intermĂ©diaire de la disposition de substitution, les groupes existants qui cessent leurs activitĂ©s ou qui se conforment tôt à la norme de rendement peuvent transfĂ©rer un report à un groupe en fin de vie utile.
- Une exemption du respect de la norme de rendement dans les situations d’urgence pourra être accordĂ©e lorsqu’il y a une interruption ou un grand risque d’interruption de l’approvisionnement en Ă©lectricitĂ©.
Parmi les Ă©lĂ©ments de ce règlement dĂ©crits ci-dessus, les domaines notables suivants ont Ă©tĂ© rĂ©visĂ©s d’après les commentaires reçus après la publication de la proposition de règlement dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada :
- Le niveau de la norme de rendement a Ă©tĂ© rehaussĂ© des 375 tonnes proposĂ©es de CO2/GWh à 420 tonnes/GWh.
- La dĂ©finition d’une vie utile a Ă©tĂ© revue pour y inclure une approche progressive basĂ©e sur la date de mise en fonction du groupe; prĂ©cĂ©demment, dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada, cette dĂ©finition comportait la prise en compte des accords d’achat d’Ă©nergie (AAE).
- Les jalons rĂ©glementĂ©s pour le report du captage et sĂ©questration de carbone sont dĂ©sormais les mêmes pour les nouveaux groupes et les groupes en fin de vie utile.
- Les groupes existants qui commencent le captage avant d’être tenus de le faire peuvent transfĂ©rer six mois supplĂ©mentaires par rapport à ce qui Ă©tait proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada à un groupe en fin de vie utile à titre de reconnaissance des mesures prises prĂ©cocement.
- La disposition de substitution a Ă©tĂ© Ă©largie pour reconnaître les groupes existants qui cessent leurs activitĂ©s avant d’être soumis à la norme de rendement.
De plus, ce règlement n’exige plus que les entitĂ©s rĂ©glementĂ©es produisent un rapport pour les deux annĂ©es prĂ©cĂ©dant le moment où le groupe atteindrait sa fin de vie utile et devrait respecter la norme de rendement. Cette modification rĂ©duit fortement le fardeau administratif de ce règlement, en particulier pour ces groupes qui ont l’intention de fermer avant que la norme de rendement s’applique à eux.
Dans son intĂ©gralitĂ©, le Règlement vise à :
- exiger une norme de rendement stricte que doivent respecter les groupes, et qui encourage les investissements dans les formes de production d’Ă©lectricitĂ© propre;
- offrir une flexibilitĂ© en ne prĂ©cisant pas une technologie ou un combustible devant être utilisĂ©s, permettant ainsi l’innovation et le dĂ©veloppement de technologies. Cela permettra Ă©galement de rĂ©duire les coûts de mise en œuvre de la norme;
- tirer parti des cycles existants de rotation du capital prĂ©vu afin de garantir que les nouveaux investissements ne bloquent pas les capitaux existants, aidant une fois de plus à minimiser les coûts;
- limiter les coûts en les appliquant progressivement au fil du temps, en respectant le moment où les groupes atteignent leur fin de sa vie utile et lorsque les installations ont amorti leur investissement initial.
5.2 Secteur de l’Ă©lectricitĂ©
Le Règlement se concentre sur la production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©e au charbon au Canada. Afin d’aider à comprendre la portĂ©e et les rĂ©percussions du Règlement, l’analyse suivante fournit un profil du secteur de l’Ă©lectricitĂ© au Canada et la place qu’y occupe la production d’Ă©lectricitĂ© au charbon. Cette analyse porte Ă©galement sur les caractĂ©ristiques clĂ©s du secteur en ce qui concerne la capacitĂ© de production et la combinaison de combustibles, l’alimentation Ă©lectrique à l’Ă©chelle interprovinciale et internationale, ainsi que la demande d’Ă©lectricitĂ©, qui auront toutes une incidence sur l’Ă©valuation des rĂ©percussions du Règlement.
5.2.1 Producteurs d’Ă©lectricitĂ©
L’industrie de production d’Ă©lectricitĂ© au Canada est composĂ©e de producteurs des services publics et de producteurs indĂ©pendants qui transforment l’Ă©nergie de l’eau, du charbon, du gaz naturel, des produits pĂ©troliers raffinĂ©s, de divers autres combustibles, de la biomasse, de l’Ă©nergie nuclĂ©aire, de l’Ă©nergie Ă©olienne et des ressources solaires en Ă©lectricitĂ©. Le processus d’approvisionnement du public en Ă©lectricitĂ© nĂ©cessite non seulement la production d’Ă©lectricitĂ© dans une usine, mais aussi sa distribution au moyen du rĂ©seau de distribution d’Ă©lectricitĂ©.
Dans l’ensemble, la production d’Ă©lectricitĂ© en 2010 Ă©tait de 542 900 GWh, soit une baisse d’environ 2 % par rapport aux 556 500 GWh observĂ©s en 2005. En 2010, l’Ă©nergie hydroĂ©lectrique constituait 59 % de la totalitĂ© de l’Ă©lectricitĂ© produite au Canada, suivie de l’Ă©nergie nuclĂ©aire (16 %), du charbon (15 %) et du gaz naturel (7 %), le reste (3 %) provenant des produits pĂ©troliers raffinĂ©s, des autres combustibles et des autres sources telles que l’Ă©nergie Ă©olienne et la bioĂ©nergie.
À l’Ă©chelle internationale, le Canada prĂ©sente une intensitĂ© de gaz à effet de serre relativement faible concernant la production d’Ă©lectricitĂ©, car environ 75 % de la production d’Ă©lectricitĂ© proviennent de sources sans Ă©missions (tableau 1). En comparaison, les États-Unis prĂ©sentent une intensitĂ© bien plus Ă©levĂ©e en raison de leur système principalement orientĂ© vers les combustibles fossiles.
5.2.2 Tendances rĂ©gionales — Production et source
Les tendances indiquĂ©es ci-dessous (voir rĂ©fĂ©rence 10) sont fondĂ©es sur les producteurs des services publics qui reprĂ©sentent environ 92 % de la production totale (le reste Ă©tant des producteurs indĂ©pendants qui ne desservent pas directement les services publics, mais qui produisent de l’Ă©lectricitĂ© pour leur propre usage ou en vue de la vendre sur les marchĂ©s de gros). À l’heure actuelle, la production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©e au charbon ne fait pas partie des sources de combustion utilisĂ©es par les producteurs indĂ©pendants.
La figure 1 prĂ©sente une rĂ©partition de la production d’Ă©lectricitĂ© par rĂ©gion et par source pour les annĂ©es 2005 et 2010. Les sources d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©es au charbon sont plus importantes en Alberta et en Saskatchewan à cause d’un accès facile aux ressources abondantes de charbon. L’hydroĂ©lectricitĂ© fournit la majoritĂ© de la production d’Ă©lectricitĂ© dans les provinces du QuĂ©bec, de la Colombie-Britannique, du Manitoba, et de Terre-Neuve-et-Labrador. En Ontario et dans la rĂ©gion de l’Atlantique, les sources de production d’Ă©lectricitĂ© sont assez diversifiĂ©es, avec l’Ă©nergie nuclĂ©aire constituant le plus grand pourcentage de l’approvisionnement en Ontario. Pour ce qui est de la production totale, le QuĂ©bec et l’Ontario affichent de loin les productions totales les plus Ă©levĂ©es; combinĂ©es, les deux provinces ont produit 316 500 GWh (59 %) de l’Ă©lectricitĂ© du Canada en 2010. Elles sont suivies de l’Alberta (environ 57 200 GWh), de la Colombie-Britannique (environ 48 200 GWh) et de Terre-Neuve-et-Labrador (40 500 GWh).
Figure 1 : Production d’Ă©lectricitĂ© par rĂ©gion et par source (2005 et 2010)

La production gĂ©nĂ©rale d’Ă©lectricitĂ© a diminuĂ© depuis 2005; cependant, cette production a augmentĂ© depuis 2005 dans certaines provinces, telles que la Saskatchewan (3 %) avec une utilisation accrue du charbon et du gaz naturel, et le QuĂ©bec (5 %) avec une production hydraulique, une biomasse et d’autres Ă©nergies renouvelables. Au Manitoba, une diminution de 9 % a coïncidĂ© avec des rĂ©ductions dans la production au charbon et hydraulique et des augmentations dans la production aux carburants renouvelables, tandis qu’en Ontario, une diminution de 4 % dans la production a coïncidĂ© avec une intensification de la production d’Ă©nergie nuclĂ©aire et une augmentation importante de l’utilisation du gaz naturel et de la production d’autres Ă©nergies renouvelables. On a Ă©galement constatĂ© une rĂ©duction dans la production à partir du charbon, de produits pĂ©troliers raffinĂ©s et dans la production hydraulique. En Colombie-Britannique, l’Ă©lectricitĂ© produite a diminuĂ© de 11 %, ce qui a coïncidĂ© avec une production hydraulique moins importante et avec une production au gaz naturel infĂ©rieure.
5.2.3 Flux des Ă©changes commerciaux de l’Ă©lectricitĂ©
Même si dans l’ensemble les importations et les exportations d’Ă©lectricitĂ© reprĂ©sentent une très petite partie de la production totale, l’interdĂ©pendance du rĂ©seau de distribution d’Ă©lectricitĂ© avec les États-Unis et des exigences variables dans diffĂ©rentes rĂ©gions du pays permettent d’importer et d’exporter l’Ă©lectricitĂ©, et ce, afin de satisfaire à la demande et aux conditions de fixation des prix des deux côtĂ©s de la frontière entre le Canada et les États-Unis. Comme le montre la figure 2, les exportations d’Ă©lectricitĂ© aux États-Unis ont augmentĂ© de 12 % entre 1989 et 2010, de 22 000 GWh à plus de 24 000 GWh, respectivement. Les importations en provenance des États-Unis ont diminuĂ© d’environ 37 % entre 1989 et 2010.
Dans l’ensemble, le Canada est un exportateur net d’Ă©lectricitĂ© aux États-Unis principalement en raison de la demande en Ă©lectricitĂ© aux États-Unis, à sa capacitĂ© de production d’Ă©lectricitĂ©, et à la disponibilitĂ© de ressources hydroĂ©lectriques à faible coût. Toutefois, certaines rĂ©gions du Canada dĂ©pendent des importations pour satisfaire des besoins nationaux pendant les pĂ©riodes de forte demande (par exemple pendant les mois d’hiver lorsque l’utilisation d’Ă©lectricitĂ© est Ă©levĂ©e dans la plupart des provinces, et relativement faible dans bon nombre d’États amĂ©ricains) ou quand les niveaux d’eau sont faibles dans les provinces grandes productrices d’hydroĂ©lectricitĂ©.
Figure 2 : Importations et exportations avec les États-Unis

Au cours des dernières annĂ©es, la production d’Ă©lectricitĂ© au Canada a affichĂ© un retard en matière de croissance nationale. Par consĂ©quent, le surplus disponible pour l’exportation a diminuĂ©, et certaines rĂ©gions se sont de plus en plus appuyĂ©es sur les importations afin de respecter les exigences nationales au cours des pĂ©riodes de forte demande. Le Canada et les États-Unis rĂ©alisent tous deux des avantages commerciaux et une meilleure fiabilitĂ© Ă©lectrique au moyen d’Ă©changes, notamment en raison des saisons de pointe de la demande complĂ©mentaire.
5.2.4 Production rĂ©elle par rapport à la production potentielle
Le secteur de la production d’Ă©lectricitĂ© du Canada profite d’un Ă©ventail complet de sources hydrauliques, nuclĂ©aires et Ă©oliennes, ainsi que d’autres sources disponibles en matière de production d’Ă©lectricitĂ©. Toutefois, la production rĂ©elle de toutes ces sources est moins importante que la production potentielle. Afin de dĂ©terminer cette dernière, on part du principe qu’elle fonctionne à plein rendement durant chaque heure, et ce, pendant l’annĂ©e entière. La diffĂ©rence entre la production potentielle et la production rĂ©elle peut être due à de nombreux facteurs, notamment la disponibilitĂ© (ou l’absence) de prĂ©cipitations et de vent, ainsi qu’à des considĂ©rations opĂ©rationnelles comme les calendriers d’entretien nĂ©cessaires.
Le tableau 1 prĂ©sente la production rĂ©elle, la production potentielle, ainsi que le niveau d’utilisation de la capacitĂ© des principaux types de production en 2008. Ainsi, le niveau de la production nuclĂ©aire Ă©tait le plus Ă©levĂ© en 2008, avec une production rĂ©elle supĂ©rieure à 77 % de la capacitĂ© totale. Les niveaux de production au charbon et de production hydraulique suivaient juste derrière, alors que d’autres sources comme les groupes au gaz et au pĂ©trole, ainsi que les groupes Ă©oliens avaient des niveaux de production de rechange relativement Ă©levĂ©s. En règle gĂ©nĂ©rale, les groupes au charbon, au gaz et au pĂ©trole peuvent produire jusqu’à 85 % de leur capacitĂ© de production potentielle. Cependant, le prix relativement Ă©levĂ© de la production au gaz et au pĂ©trole explique qu’on n’y ait recours qu’afin de rĂ©pondre à la demande en pĂ©riode de pointe, et ce, en particulier dans des rĂ©gions où la production au charbon et la production hydraulique servent à rĂ©pondre aux demandes de base. En tout temps, la production Ă©olienne est gĂ©nĂ©ralement bien en dessous de sa capacitĂ© totale thĂ©orique, car l’Ă©nergie Ă©olienne n’est pas permanente.
Tableau 1 : Production réelle c. production potentielle (en 2008)
(voir référence 11)
| Type | Production réelle (GWh) | Production potentielle (GWh) | Utilisation des capacités (réelles/potentielles) |
|---|---|---|---|
| Hydroélectricité | 373 871 | 652 040 | 57 % |
| Énergie Ă©olienne | 3 807 | 20 873 | 18 % |
| Énergie nuclĂ©aire | 90 585 | 116 902 | 77 % |
| Charbon | 104 580 | 139 631 | 75 % |
| Pétrole | 7 220 | 68 199 | 11 % |
| Gaz | 31 636 | 81 702 | 39 % |
| Total | 611 699 | 1 079 347 | 57 % |
5.2.5 Profil des centrales/groupes au charbon
Le tableau 2 montre la capacitĂ© installĂ©e des usines/groupes au charbon par province à partir de 2010. La part canadienne de la production d’Ă©lectricitĂ© au charbon est la plus importante en Alberta (38 %), suivie de l’Ontario (37 %) (voir rĂ©fĂ©rence 12), de la Saskatchewan (11 %), de la Nouvelle-Écosse (8 %), du Nouveau-Brunswick (5 %) et du Manitoba (1 %). Environ 95 % des groupes de production d’Ă©lectricitĂ© au charbon se trouvent dans quatre provinces : l’Alberta, l’Ontario, la Saskatchewan et la Nouvelle-Écosse. En 2010, le charbon a contribuĂ© à la production d’Ă©lectricitĂ© dans six provinces : l’Alberta (92 % de la production totale), la Nouvelle-Écosse (53 %), la Saskatchewan (63 %), le Nouveau-Brunswick (29 %), l’Ontario (9 %) et le Manitoba (< 1 %).
Tableau 2 : Capacité de production au charbon (en 2010) (voir référence 13)
| Région | Nombre de centrales au charbon | Nombre de groupes au charbon | Capacité de production de charbon (MW) | Part de la capacité de production de charbon totale pour le Canada |
|---|---|---|---|---|
| Alberta | 7 | 18 | 6 305 | 38 % |
| Ontario | 4 | 15 | 6 077 | 37 % |
| Saskatchewan | 3 | 9 | 1 822 | 11 % |
| Manitoba | 1 | 1 | 97 | 1 % |
| Nouvelle-Écosse | 4 | 8 | 1 288 | 8 % |
| Nouveau-Brunswick | 3 | 3 | 891 | 5 % |
| Total | 22 | 54 | 16 481 | 100 % |
La majoritĂ© de la capacitĂ© de production de l’Ă©lectricitĂ© au charbon au Canada est dĂ©suète et se rapproche de sa fin de vie utile. Par consĂ©quent, le sous-secteur de production d’Ă©lectricitĂ© au charbon devrait subir une transition importante au cours des prochaines dĂ©cennies. Le modèle Ă©nergie-Ă©missions-Ă©conomie du Canada (E3MC) d’Environnement Canada prĂ©voit que 67 % de la capacitĂ© totale de production au charbon s’arrêtera d’ici 2030. Plus prĂ©cisĂ©ment :
- — de 2010 à 2025, 28 groupes (51 % du total) devraient arrêter toute opĂ©ration;
- — d’ici 2030, 9 autres groupes (67 % cumulatifs);
- — d’ici 2040, 8 autres groupes (82 % cumulatifs) (voir rĂ©fĂ©rence 14), (voir rĂ©fĂ©rence 15).
Alberta
Le parc de groupes de production d’Ă©lectricitĂ© au charbon de l’Alberta est relativement vieux, avec 13 des 18 groupes prĂ©sents en 2010 devant arrêter toute opĂ©ration d’ici 2035. L’Alberta a des exigences rĂ©glementaires pour l’ensemble des groupes au charbon de la province en vertu du règlement sur les Ă©metteurs de gaz dĂ©signĂ©s de la province : l’intensitĂ© des Ă©missions des groupes au charbon existants doit être rĂ©duite de 12 % par rapport à l’intensitĂ© des Ă©missions de rĂ©fĂ©rence pour les installations en 2003-2005 à compter de 2007.
Ontario
Le gouvernement de l’Ontario a adoptĂ© des règlements exigeant que d’ici le 31 dĂ©cembre 2014, le charbon ne puisse plus être utilisĂ© dans les groupes au charbon actuellement en exploitation. Selon ces règlements, les groupes de production restants en 2010 devraient fermer d’ici 2015 : Atikokan (un groupe), Lambton (quatre groupes), Nanticoke (huit groupes) et Thunder Bay (deux groupes). La fermeture de ces groupes de production au charbon fait partie de l’engagement de l’Ontario de lutter contre les changements climatiques. En fait, à la suite de la dĂ©cision de l’Ontario d’Ă©liminer progressivement la production d’Ă©lectricitĂ© au charbon, les Ă©missions en Ontario devraient diminuer considĂ©rablement au cours de la pĂ©riode 2005-2015. Les estimations gĂ©nĂ©rĂ©es par le modèle Ă©nergie-Ă©missions-Ă©conomie du Canada sont de l’ordre de 22 Mt à 33 Mt de CO2 selon le moment de mise hors service.
Saskatchewan
La capacitĂ© de production au charbon de la Saskatchewan est vieillissante, avec quatre groupes sur neuf qui devraient arrêter toute opĂ©ration d’ici 2035. À la suite de rĂ©centes consultations, SaskPower a indiquĂ© son intention de fermer deux de ses groupes au charbon à court terme (Boundary Dam, groupes 1 et 2) et le gouvernement de la Saskatchewan a annoncĂ© le 26 avril 2011 qu’il a approuvĂ© la reconstruction du groupe 3 de Boundary Dam avec un système intĂ©grĂ© de captage et de sĂ©questration du carbone (voir rĂ©fĂ©rence 16). Il s’agit de la première installation commerciale de stockage et de captage du carbone entièrement intĂ©grĂ©e au monde. Cette installation est un projet de dĂ©monstration entre l’industrie, le gouvernement fĂ©dĂ©ral et les gouvernements provinciaux afin de dĂ©terminer le rendement technique, Ă©conomique et environnemental du captage et de la sĂ©questration du carbone (voir rĂ©fĂ©rence 17).
Nouvelle-Écosse
Parmi les huit groupes que la Nouvelle-Écosse possède, un fermera d’ici 2020 et le reste fermera d’ici 2030, à l’exception de deux groupes. Par son plan d’action sur les changements climatiques (2009) et la stratĂ©gie Ă©nergĂ©tique de 2009, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse s’engage à entreprendre une transition harmonieuse du charbon polluant vers des sources d’Ă©nergie plus propres et plus durables. À la suite de ces mesures, le plan de l’Ă©lectricitĂ© renouvelable de 2010 de la Nouvelle-Écosse dĂ©taille les exigences pour l’obtention de 25 % de l’Ă©lectricitĂ© des Ă©nergies renouvelables d’ici 2015 et propose d’augmenter ce taux à 40 % d’ici 2020. Des règlements ont Ă©galement Ă©tĂ© adoptĂ©s pour limiter les Ă©missions provenant des producteurs d’Ă©lectricitĂ© dans la province. Cela entraînera une rĂ©duction de l’utilisation des combustibles fossiles (principalement du charbon et du coke de pĂ©trole).
Le gouvernement du Canada et la province de la Nouvelle-Écosse ont annoncĂ© qu’ils sont en train d’Ă©laborer un accord d’Ă©quivalence afin de veiller à ce que l’industrie ne fasse pas face à deux ensembles de règlements et pour permettre à la province de parvenir à des niveaux d’Ă©missions Ă©quivalents à la norme fĂ©dĂ©rale d’une façon appropriĂ©e à son contexte particulier.
Nouveau-Brunswick
Le Nouveau-Brunswick avait trois groupes de production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©s au charbon en 2010, dont deux qui devraient arrêter toute opĂ©ration avant 2035, et un qui devrait fermer d’ici 2039.
Manitoba
Le Manitoba possède seulement un groupe de production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ© au charbon qui devrait arrêter toute opĂ©ration d’ici 2030. ConformĂ©ment à la loi sur la rĂ©duction des Ă©missions et les changements climatiques du Manitoba, après le 31 dĂ©cembre 2009, Manitoba Hydro ne doit pas utiliser de charbon pour produire de l’Ă©lectricitĂ©, sauf pour le soutien des opĂ©rations d’urgence.
Le plan du Manitoba au-delà du Protocole de Kyoto prĂ©sente Ă©galement l’introduction de taxes sur les Ă©missions provenant du charbon et offre un soutien du capital pour les industries dĂ©pendant du charbon en vue de se convertir à des Ă©nergies plus propres ainsi qu’à l’utilisation de la biomasse comme une solution de remplacement du charbon.
5.2.6 Consommateurs d’Ă©lectricitĂ©
Les principaux consommateurs d’Ă©lectricitĂ© sont prĂ©sentĂ©s dans le tableau 3. Les plus importants secteurs sont le secteur industriel (voir rĂ©fĂ©rence 18) (37 %), suivis du secteur rĂ©sidentiel (32 %) et du secteur commercial (26 %). Seule une petite proportion d’Ă©lectricitĂ© (5 %) est consommĂ©e par l’administration publique, les secteurs de l’agriculture et des transports.
Tableau 3 : Consommation d’Ă©lectricitĂ© au Canada de 1990 à 2009
(TWh(voir référence 19)) (voir référence 20)
| Secteur | Sous-secteur | 1990 | 1995 | 2000 | 2005 | 2008 | 2009 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Industriel | Sidérurgie | 8,3 | 8,3 | 10,3 | 10,7 | 8,7 | 6,5 |
| Produits chimiques | 18,2 | 19,3 | 19,2 | 19,5 | 14,7 | 12,2 | |
| Raffinage du pétrole | 5,7 | 4,9 | 5,4 | 6,6 | 6,2 | 5,7 | |
| Aluminium et métaux non ferreux | 37,0 | 47,5 | 50,9 | 59,7 | 52,9 | 51,3 | |
| Exploitation minière et extraction de pĂ©trole et de gaz | 28,8 | 31,6 | 33,5 | 37,4 | 32,1 | 28,2 | |
| Autres secteurs manufacturiers | 34,2 | 35,3 | 42,3 | 41,1 | 42,6 | 43,0 | |
| Pâtes, papiers et impression | 48,8 | 55,9 | 61,6 | 61,7 | 45,3 | 37,2 | |
| Ciment | 1,9 | 1,9 | 2,0 | 2,0 | 2,0 | 1,4 | |
| Total du sous-secteur industriel | 182,9 | 204,7 | 225,2 | 238,7 | 204,5 | 185,5 | |
| Résidentiel | 129,8 | 131,6 | 138,2 | 151,0 | 159,5 | 160,3 | |
| Commercial et institutionnel | 95,6 | 103,6 | 112,1 | 121,0 | 136,9 | 131,7 | |
| Autres (comprend les secteurs des transports, de l’agriculture et de l’administration publique) | 24,6 | 26,6 | 27,8 | 28,5 | 27,3 | 26,0 | |
| Total à l’Ă©chelle nationale | 432,9 | 466,5 | 503,3 | 539,2 | 528,2 | 503,5 | |
Secteur industriel
Les plus grands consommateurs industriels d’Ă©lectricitĂ© opèrent dans les secteurs suivants : l’aluminium et les mĂ©taux non ferreux, les pâtes et papiers, l’exploitation minière, le pĂ©trole et le gaz, les produits chimiques, le fer et l’acier et le raffinage du pĂ©trole. D’autres secteurs manufacturiers sont importants, mais englobent une combinaison d’industries.
Depuis 1990, la consommation d’Ă©lectricitĂ© a augmentĂ© dans deux des huit sous-secteurs industriels. Outre les autres considĂ©rations, la transition d’une Ă©conomie basĂ©e sur les ressources, la croissance du secteur automobile et du secteur des produits Ă©lectroniques, ainsi que l’expansion de l’industrie des services ou de la technologie de l’information, ont toutes des rĂ©percussions sur la consommation d’Ă©lectricitĂ© industrielle. Plus rĂ©cemment, sept des huit sous-secteurs industriels ont montrĂ© une diminution de la consommation d’Ă©lectricitĂ© par rapport aux niveaux de 2005, probablement en rĂ©ponse aux facteurs Ă©conomiques. Au cours de cette pĂ©riode, le sous-secteur des pâtes, papiers et impression a enregistrĂ© la plus importante diminution de consommation d’Ă©lectricitĂ©, tandis que le sous-secteur « autres secteurs manufacturiers » (y compris le transport, l’Ă©quipement, les produits Ă©lectroniques et les biens de consommation produits par l’industrie lĂ©gère) a affichĂ© la plus forte augmentation.
InfluencĂ©e par l’augmentation de la production des sables bitumineux, la capacitĂ© industrielle de cogĂ©nĂ©ration devrait augmenter pour passer de 5 990 MW en 2010 à 7 322 MW en 2035. La capacitĂ© industrielle de cogĂ©nĂ©ration devrait augmenter environ au même taux moyen que la capacitĂ© nationale totale.
Secteur résidentiel
Le secteur rĂ©sidentiel est un gros consommateur d’Ă©lectricitĂ©, avec la demande ayant augmentĂ© de 24 % de 1990 à 2009 (tableau 3). Cela dĂ©coule en grande partie de la croissance dĂ©mographique et de l’augmentation du niveau de vie et de la richesse des consommateurs. Le nombre de maisons au Canada a augmentĂ© de 23 % de 1990 à 2009 (dernière annĂ©e pour laquelle des donnĂ©es sont disponibles) et de 16 % de 2000 à 2009 uniquement. La croissance de la demande en Ă©lectricitĂ© rĂ©sidentielle a Ă©tĂ© de faible à modĂ©rĂ©e au cours de la rĂ©cession du dĂ©but des annĂ©es 1990, mais la consommation a fortement augmentĂ© après 1999. Les fluctuations des tempĂ©ratures saisonnières sont un facteur important, mais dĂ©finitivement secondaire en ce qui a trait à l’ensemble de la demande en Ă©lectricitĂ© rĂ©sidentielle. En raison des amĂ©liorations apportĂ©es aux immeubles, aux normes d’Ă©quipement et aux intensitĂ©s Ă©nergĂ©tiques, les logements unifamiliaux et plurifamiliaux devraient connaître une amĂ©lioration de l’intensitĂ© Ă©nergĂ©tique de 11 % et de 13 %, respectivement, au cours de la pĂ©riode de prĂ©vision.
Secteur commercial
De 1990 à 2009, la consommation d’Ă©lectricitĂ© par le secteur commercial a connu une croissance de 38 % (tableau 3), en partie à cause de la croissance des secteurs de services et de la technologie de l’information par l’entremise de changements structurels dans l’Ă©conomie canadienne. Ce secteur a Ă©galement connu une augmentation du nombre de bâtiments commerciaux et des surfaces commerciales, ce qui a entraînĂ© le chauffage et la climatisation de grandes Ă©tendues, tandis que les ordinateurs, les imprimantes et d’autres appareils Ă©lectriques sont devenus courants. La croissance de la demande en Ă©lectricitĂ© Ă©tait particulièrement forte au cours des dernières annĂ©es dans le secteur commercial.
5.2.7 Structure du marchĂ© de l’Ă©lectricitĂ©
Les marchĂ©s de l’Ă©lectricitĂ© du Canada se sont principalement dĂ©veloppĂ©s le long des frontières provinciales ou rĂ©gionales, et l’Ă©tablissement des prix de l’Ă©lectricitĂ© varie selon la province ou le territoire en fonction du volume et du type de production disponibles et si les prix sont axĂ©s sur le marchĂ© ou rĂ©glementĂ©s. Les prix de la plupart des provinces et des territoires sont fixĂ©s par un organisme de rĂ©glementation de l’Ă©lectricitĂ© pour couvrir les coûts et assurer aux investisseurs un taux de retour raisonnable; toutefois, l’Alberta et l’Ontario ont procĂ©dĂ© à une restructuration de leurs marchĂ©s de l’Ă©lectricitĂ©.
L’Alberta a le plus avancĂ© dans sa restructuration du marchĂ© de l’Ă©lectricitĂ© pour s’orienter vers la tarification basĂ©e sur le marchĂ© (les clients de vente au dĂ©tail ont le choix d’acheter l’Ă©lectricitĂ© à des prix concurrentiels de vendeurs tiers ou aux prix rĂ©glementĂ©s par l’entremise des services publics de distribution locale). Le prix de l’Ă©lectricitĂ© sur le marchĂ© de gros concurrentiel est dĂ©terminĂ© par le cours vendeur du dernier groupe de production d’Ă©lectricitĂ© nĂ©cessaire pour assurer l’approvisionnement en Ă©lectricitĂ© exigĂ© dans la province. Les contrôleurs de systèmes observent toutes les offres des producteurs au consortium d’Ă©lectricitĂ© et les comparent du cours vendeur le plus bas au cours vendeur le plus haut, jusqu’à ce que l’approvisionnement rĂ©ponde à la demande provinciale. La majoritĂ© des groupes alimentĂ©s au charbon ont conclu des « accords d’achat d’Ă©lectricitĂ© » qui Ă©tablissent les modalitĂ©s jusqu’à l’annĂ©e 2020 pour la production Ă©lectrique des centrales. Le propriĂ©taire de « l’accord d’achat d’Ă©lectricitĂ© » paie au propriĂ©taire du groupe un prix fixe, puis vend au marchĂ© de dĂ©tail l’Ă©lectricitĂ© au prix à la puissance dĂ©terminĂ©e par le consortium d’Ă©lectricitĂ©.
L’Ontario a partiellement restructurĂ© son marchĂ© de l’Ă©lectricitĂ© en 2002. Les prix de gros concurrentiels s’appliquent aux plus grands consommateurs d’Ă©lectricitĂ© (ce marchĂ© fonctionne de la même façon que le marchĂ© de gros de l’Alberta). Cependant, après la restructuration, la lĂ©gislation a Ă©tĂ© Ă©tablie pour imposer des prix fixes aux consommateurs de faibles volumes (par exemple les consommateurs rĂ©sidentiels), ce qui a donnĂ© un marchĂ© qui n’est pas entièrement concurrentiel.
5.2.8 Captage et séquestration du carbone
Le Canada abrite l’un des premiers projets au monde, et encore aujourd’hui l’un des plus importants, de dĂ©monstration de captage et sĂ©questration de carbone à Weyburn, en Saskatchewan. En utilisant le CO2 pour accroître la production de pĂ©trole à partir des rĂ©servoirs Ă©puisĂ©s de pĂ©trole à Weyburn et Midale (Saskatchewan), ce projet commercial a rĂ©ussi à dĂ©montrer le stockage souterrain et sĂ©curitaire des Ă©missions de CO2 — plus de 16 Mt de CO2 ont Ă©tĂ© injectĂ©es depuis le dĂ©but du projet. Ce projet sert aussi à titre de laboratoire sur le terrain pour un projet de recherche concertĂ©e à l’Ă©chelle internationale, lancĂ© en 2000, avec pour objectif l’Ă©laboration et la mise en œuvre efficace et fiable des mĂ©thodes de mesure, de surveillance et de vĂ©rification du CO2. En tant que membre fondateur de cette initiative, le gouvernement fĂ©dĂ©ral, tout comme de nombreux partenaires des secteurs public et privĂ©, a Ă©tĂ© un collaborateur clĂ©.
En avril 2011, SaskPower a annoncĂ© officiellement l’incorporation de la technologie de captage et de stockage à l’un de ses groupes alimentĂ©s au charbon. Le projet de dĂ©monstration sur le captage et sĂ©questration de carbone de Boundary Dam, un partenariat conclu entre le gouvernement du Canada, le gouvernement de la Saskatchewan, SaskPower et le secteur privĂ©, se penchera sur les avantages Ă©conomiques, techniques et environnementaux du captage et de la sĂ©questration du carbone. Le projet fera partie des premières installations commerciales de captage et sĂ©questration de carbone post-combustion au monde. Le CO2 captĂ© devrait être utilisĂ© pour la rĂ©cupĂ©ration amĂ©liorĂ©e du pĂ©trole, tandis que le SO2 devrait être utilisĂ© dans la production d’acide sulfurique et d’autres produits.
6. Options réglementaires et non réglementaires considérées
Le gouvernement du Canada s’est engagĂ© à rĂ©duire les Ă©missions totales de gaz à effet de serre du Canada de 17 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2020. Pour atteindre cet objectif, le Canada a indiquĂ© qu’il prendra d’importantes mesures nationales, continentales et internationales, y compris l’introduction d’un nouveau règlement sur la production d’Ă©lectricitĂ© à partir du charbon.
Le Règlement visant à lutter contre les Ă©missions de dioxyde de carbone (CO2) provenant de la production d’Ă©lectricitĂ© au charbon est considĂ©rĂ© comme Ă©tant l’instrument le plus efficace, car il offre la certitude et l’efficacitĂ© nĂ©cessaires en vue d’atteindre l’objectif de rĂ©duction des Ă©missions de gaz à effet de serre de la part du secteur de production d’Ă©lectricitĂ©. Des approches volontaires ne pourront pas fournir ni l’assurance de la rĂ©duction des Ă©missions significatives provenant de ce secteur, ni le niveau de certitude nĂ©cessaire pour appuyer les investissements de l’industrie.
Dans le cadre rĂ©glementaire existant, deux options ont Ă©tĂ© prises en considĂ©ration : un système de plafonnement et d’Ă©change, et la norme de rendement.
Option rĂ©glementaire 1 : Système de plafonnement et d’Ă©change pour le secteur de l’Ă©lectricitĂ© thermique en vertu de la LCPE (1999)
Le système de plafonnement et d’Ă©change est un instrument stratĂ©gique qui place un plafond obligatoire pour les Ă©missions, et ce, grâce à la distribution de permis d’Ă©mission jusqu’à un certain niveau, tout en offrant une certaine souplesse aux installations rĂ©glementĂ©es concernant la façon dont elles devront fonctionner dans le cadre du nombre limitĂ© de permis d’Ă©mission qui leur sont disponibles. Les installations rĂ©glementĂ©es pourraient rĂ©duire leurs Ă©missions, notamment en installant des technologies de rĂ©duction de la pollution, en modifiant les processus de production ou en achetant des permis à des sources qui peuvent rĂ©duire leurs Ă©missions à un coût plus faible. Dans de bonnes conditions, le système de plafonnement et d’Ă©change peut offrir une grande certitude concernant l’atteinte d’un objectif environnemental de manière rentable tout en favorisant de nouvelles possibilitĂ©s de croissance Ă©conomique et d’innovation.
Toutefois, certaines conditions fondamentales sont nĂ©cessaires afin que le plafonnement et l’Ă©change fonctionnent efficacement. Tout d’abord, les coûts marginaux de rĂ©duction pour chaque installation doivent être diffĂ©rents, afin que l’Ă©change apporte un avantage et que des permis excĂ©dentaires soient produits. Ensuite, le nombre d’installations doit être important afin de garantir le fonctionnement d’un marchĂ© d’Ă©change efficace et fluide. Par exemple, le système d’Ă©change de droits d’Ă©mission de gaz à effet de serre de l’Union europĂ©enne — premier système de plafonnement et d’Ă©change international pour les Ă©missions de CO2 — couvre actuellement environ 11 000 installations grandes consommatrices d’Ă©nergie des secteurs de la production d’Ă©nergie et de la fabrication, et ce, dans 30 pays.
Dans le secteur de la production d’Ă©lectricitĂ© au Canada, aucune de ces conditions n’est remplie de manière à offrir un système de plafonnement et d’Ă©change exclusivement pour la production d’Ă©lectricitĂ© qui constitue une option viable. Le rĂ©seau Ă©lectrique canadien est dĂ©jà l’un des moins Ă©metteurs au monde, avec une production au charbon reprĂ©sentant 15 % environ de l’Ă©lectricitĂ© totale produite. Cela signifie que le système de plafonnement et d’Ă©change pour l’Ă©lectricitĂ© ne viserait que 45 groupes sur l’ensemble des groupes de production au charbon du pays (en 2012), et un nombre encore plus faible d’entitĂ©s ou de corporations opĂ©rationnelles. Toutefois, dans la mesure où les variations sont relativement faibles en matière de coût diffĂ©rentiel d’un de ces groupes à l’autre, il semble peu probable que bon nombre d’entre eux puissent entraîner un excĂ©dent de permis d’Ă©missions.
Ces facteurs pourraient donner lieu à d’importantes contraintes en matière de possibilitĂ©s d’Ă©change, engendrant ainsi de faibles niveaux de liquiditĂ© du marchĂ© et crĂ©ant Ă©galement un risque de fluctuations importantes dans le prix des permis d’Ă©mission de carbone. La fluctuation des prix du carbone ajoute à l’incertitude des investisseurs et des consommateurs. Par consĂ©quent, cela rendrait difficiles le contrôle des coûts et la planification appropriĂ©e par les entreprises et crĂ©erait une grande incertitude quant au prix chez les consommateurs d’Ă©lectricitĂ©. Cela limiterait Ă©galement leur capacitĂ© à harmoniser la construction de nouvelles installations avec les investissements en capital ou les cycles de vie utile habituels, afin de parvenir à une transition en douceur vers des technologies ou des combustibles peu Ă©metteurs. Un marchĂ© faisant l’objet de contraintes pour les producteurs d’Ă©lectricitĂ© au charbon risquerait Ă©galement d’être contrôlĂ© par seulement une ou deux grandes installations, situation qui est amplifiĂ©e au Canada par la prĂ©pondĂ©rance de services du secteur appartenant aux provinces.
Option rĂ©glementaire 2 : Règlement relatif à la norme de rendement pour les groupes de production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©s au charbon en vertu de la LCPE (1999)
Le Règlement pour le secteur de production d’Ă©lectricitĂ© au charbon Ă©tablira une norme de rendement stricte pour les groupes nouveaux alimentĂ©s au charbon et ceux qui ont atteint la fin de leur vie utile. La norme de rendement assurera une transition correspondante vers des types de production à Ă©missions plus faibles ou nulles, comme le gaz naturel à rendement Ă©levĂ©, l’Ă©nergie renouvelable ou l’Ă©nergie à combustibles fossiles avec captage et sĂ©questration du carbone.
Sur le plan administratif, l’approche liĂ©e à la norme de rendement est plus simple et efficace à mettre en œuvre que le système de plafonnement et d’Ă©change, dans la mesure où elle se passe de la crĂ©ation d’un système d’Ă©change complexe afin de traiter les Ă©missions issues d’un secteur relativement restreint à l’Ă©chelle de l’Ă©conomie. L’utilisation d’une norme de rendement qui ne prĂ©cise pas le combustible ou la technologie à utiliser augmente la possibilitĂ© de rĂ©ponse novatrice.
Ainsi, le Règlement offre une certitude rĂ©glementaire au secteur de production d’Ă©lectricitĂ© au charbon à un moment où celui-ci est aux prises avec une forte rotation de son stock de capital. Cette certitude rĂ©glementaire permet aux services de prendre en compte les Ă©missions de gaz à effet de serre dans leurs plans de remplacement de groupes en fin de vie utile, et ce, en vue d’harmoniser ces investissements aux cycles de rotation de stock de capital afin de mieux contrôler les coûts et d’Ă©viter d’Ă©ventuels actifs dĂ©laissĂ©s.
Compte tenu des considĂ©rations prĂ©cĂ©dentes, une norme de rendement rĂ©glementĂ©e a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©e comme Ă©tant la mĂ©thode privilĂ©giĂ©e pour lutter contre les Ă©missions de gaz à effet de serre provenant du secteur de la production d’Ă©lectricitĂ© à partir du charbon. Grâce à des consultations, des intervenants de l’industrie et des provinces ont exprimĂ© leur appui gĂ©nĂ©ral de l’approche de norme de rendement rĂ©glementĂ©e en prenant en compte des enjeux prĂ©cis.
En entreprenant dès maintenant une rĂ©glementation des groupes de production au charbon, on pourra atteindre plusieurs objectifs Ă©conomiques et environnementaux pendant des dĂ©cennies en apportant un environnement rĂ©glementaire aux investisseurs, aux services publics et aux consommateurs d’Ă©lectricitĂ©, ce qui engendrerait des rĂ©ductions en matière d’Ă©missions de dioxyde de carbone (CO2) plus efficaces et plus certaines de la part de ce secteur, ainsi que des rĂ©ductions dans un large Ă©ventail de polluants atmosphĂ©riques qui ont des rĂ©percussions nĂ©gatives sur la santĂ© humaine et l’environnement. Cette approche rĂ©glementaire permettra d’Ă©viter la persistance de l’infrastructure Ă©lectrique polluante ayant une longue durĂ©e de vie qui augmenterait les coûts liĂ©s à la rĂ©duction des Ă©missions de gaz à effet de serre au Canada à l’avenir.
7. Avantages et coûts
Plusieurs changements notables ont Ă©tĂ© intĂ©grĂ©s dans l’analyse coûts-avantages depuis la publication dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada afin de tenir compte des commentaires reçus et d’intĂ©grer de nouvelles donnĂ©es. Avec l’incorporation des modifications de politiques dans le règlement proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada, les consultations avec des reprĂ©sentants des gouvernements provinciaux, territoriaux et de l’industrie ont donnĂ© lieu à d’importants ajustements des paramètres qui sous-tendent les prĂ©visions pour les scĂ©narios de maintien du statu quo (MSQ) et de rĂ©glementation, et de nouvelles donnĂ©es, telles que la mise à jour des coûts en capital et des prix du carburant, ont Ă©tĂ© intĂ©grĂ©es dans l’analyse coûts-avantages.
Les reprĂ©sentants de la Saskatchewan ont indiquĂ© que les services publics provinciaux ont l’intention de mettre en œuvre la technologie de captage et de sĂ©questration de carbone en rĂ©ponse à la norme de rendement rĂ©glementĂ©e. Lorsque le CO2 captĂ© est utilisĂ© pour la rĂ©cupĂ©ration amĂ©liorĂ©e du pĂ©trole, il gĂ©nère des avantages supplĂ©mentaires en raison de l’augmentation de la production de pĂ©trole. L’analyse publiĂ©e dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada a supposĂ© que la nouvelle capacitĂ© au gaz naturel, l’augmentation des taux d’utilisation des groupes existants et la hausse des importations nettes ont Ă©tĂ© les moyens les plus efficaces pour satisfaire à la norme dans toutes les provinces.
Les consultations avec les reprĂ©sentants du gouvernement de la Nouvelle-Écosse ont donnĂ© lieu à l’inclusion d’un mandat en Ă©nergie renouvelable à 40 %, rĂ©glementĂ© à l’Ă©chelle de la province, ainsi qu’à l’augmentation des rĂ©percussions sur les programmes de gestion axĂ©e sur la demande. La Partie Ⅰ de la Gazette du Canada a intĂ©grĂ© un mandat en Ă©nergie renouvelable à 20 %, comme il s’agissait du seul programme en Ă©nergie renouvelable prĂ©vu par la loi à l’Ă©poque.
Les reprĂ©sentants de l’Alberta ont Ă©tĂ© en mesure de donner un aperçu supplĂ©mentaire et des dĂ©tails sur la structure de leur marchĂ© unique, permettant ainsi au modèle Ă©nergie-Ă©missions-Ă©conomies du Canada de mieux saisir la façon dont leur système concurrentiel pourrait interagir avec le Règlement. De plus grandes rĂ©percussions sur les prix se sont fait sentir, ce qui a eu une incidence sur le système de demande et de rĂ©ponse, et a causĂ© une diminution progressive plus importante de la demande d’Ă©lectricitĂ© par rapport à la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.
L’objectif de l’analyse coûts-avantages de cette section est de dĂ©crire les principales modifications apportĂ©es à la politique et à la modĂ©lisation et de prĂ©senter les rĂ©percussions attendues dĂ©coulant de la version rĂ©visĂ©e de l’analyse. Les rĂ©percussions sont hautement concentrĂ©es en Alberta, en Saskatchewan et en Nouvelle-Écosse. Par consĂ©quent, ces provinces sont le point central de la section de l’analyse coûts-avantages.
Résumé
Le Règlement permettra d’assurer une transition permanente vers des types de production d’Ă©lectricitĂ© à Ă©missions plus faibles ou nulles, qui auront des rĂ©percussions importantes sur de nombreux intervenants. Il est estimĂ© que durant une pĂ©riode de 21 ans, 6 820 MW de capacitĂ© de production d’Ă©lectricitĂ© au charbon seront mis hors service ou Ă©vitĂ©s grâce au Règlement, la plupart de la capacitĂ© mise hors service et Ă©vitĂ©e se produisant en Alberta (74 %), suivie par la Nouvelle-Écosse (14 %) et la Saskatchewan (11 %). En même temps, il est estimĂ© que 3 513 MW de capacitĂ© au gaz naturel seront progressivement ajoutĂ©s d’ici 2035, la plupart ayant lieu en Alberta.
Les propriĂ©taires et les exploitants des installations de production d’Ă©lectricitĂ© peuvent rĂ©pondre au Règlement de plusieurs manières. Selon la modĂ©lisation Ă©conomique du Règlement d’Environnement Canada, la majoritĂ© de la capacitĂ© de production au charbon mise hors service est remplacĂ©e par la production au gaz naturel, tandis que trois groupes au charbon devraient utiliser la technologie de captage et de sĂ©questration du carbone. Le reste de la production provient de l’augmentation de la production des groupes existants ou d’une combinaison de la hausse des importations et de la diminution des exportations vers et depuis les États-Unis. Chacune de ces solutions de rechange impose des coûts au secteur de l’Ă©lectricitĂ©, qui devraient à leur tour être transmis en grande partie aux consommateurs sous forme de prix de l’Ă©lectricitĂ© plus Ă©levĂ©s, ce qui entraînera une rĂ©duction de la demande en Ă©lectricitĂ©.
L’incorporation de la production alimentĂ©e au gaz naturel et de la technologie de captage et de sĂ©questration du carbone se traduit par des avantages significatifs pour la santĂ© des Canadiens et l’environnement sous la forme d’une rĂ©duction des Ă©missions de gaz à effet de serre et des principaux contaminants atmosphĂ©riques (PCA). Avec la mise en place du captage et de la sĂ©questration du carbone, le CO2 captĂ© peut être utilisĂ© pour la rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e des hydrocarbures (RAH), ce qui augmente la quantitĂ© de pĂ©trole pouvant être rĂ©cupĂ©rĂ©e à partir de puits tout en stockant de façon permanente le CO2 sous terre. Dans l’ensemble, les avantages estimĂ©s du Règlement dĂ©passent largement les coûts estimatifs. Une liste des rĂ©percussions quantifiĂ©es et monĂ©tisĂ©es est prĂ©sentĂ©e dans le tableau 4.
En rĂ©sumĂ©, la valeur actualisĂ©e nette du Règlement en 2015 au cours de la pĂ©riode d’Ă©tude est estimĂ©e à 7,3 milliards de dollars. La valeur actuelle des avantages est estimĂ©e à 23,3 milliards de dollars, en grande partie en raison des coûts Ă©vitĂ©s en matière de changements climatiques (5,6 milliards de dollars), des coûts de production Ă©vitĂ©s (7,2 milliards de dollars), des avantages pour la santĂ© provenant de la rĂ©duction de l’exposition au smog (4,2 milliards de dollars) et des extraits de pĂ©trole supplĂ©mentaires par la rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e du pĂ©trole (6,1 milliards de dollars). La valeur actuelle des coûts est estimĂ©e à 16,1 milliards de dollars, principalement en raison de l’augmentation des achats de gaz naturel (8,0 milliards de dollars), des coûts pour l’extraction de pĂ©trole par la rĂ©cupĂ©ration du pĂ©trole amĂ©liorĂ©e (1,3 milliard de dollars), de la diminution des exportations (0,3 milliard de dollars) et du nouveau capital (1,9 milliard de dollars).
Contrairement à l’analyse dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada, la valeur actualisĂ©e nette du Règlement a considĂ©rablement augmentĂ© pour passer de 1,5 milliard de dollars à 7,3 milliards de dollars. Cette augmentation est en grande partie attribuable à la pĂ©riode couverte par l’analyse qui a Ă©tĂ© prolongĂ©e de 2015-2030 à 2015-2035 afin de saisir adĂ©quatement les rĂ©percussions à plus long terme du Règlement, et l’inclusion des coûts et avantages liĂ©s à la technologie de captage et de sĂ©questration du carbone et à la rĂ©cupĂ©ration du pĂ©trole amĂ©liorĂ©e.
Tableau 4 : Avantages et coûts monĂ©taires du Règlement
| Avantages | Coûts |
|---|---|
|
|
7.1 Cadre d’analyse
L’approche standard en matière d’analyse coûts-avantages est de dĂ©terminer, quantifier et monĂ©tiser les coûts et les avantages supplĂ©mentaires du Règlement. Dans cette analyse, les impacts diffĂ©rentiels ont Ă©tĂ© estimĂ©s en termes monĂ©taires dans la mesure du possible et sont exprimĂ©s en dollars canadiens de l’annĂ©e 2010, sauf en cas d’indication contraire. Lorsque cela n’Ă©tait pas possible, en raison du manque de donnĂ©es appropriĂ©es ou des difficultĂ©s liĂ©es à l’Ă©valuation de certaines composantes, les impacts diffĂ©rentiels Ă©taient Ă©valuĂ©s en termes qualitatifs. Enfin, il faut noter que les chiffres et les pourcentages tels qu’ils sont prĂ©sentĂ©s dans les tableaux ne sont peut-être pas entièrement cohĂ©rents en raison de l’arrondissement des chiffres.
Le cadre de l’analyse coûts-avantages appliquĂ© à la prĂ©sente Ă©tude comprend les Ă©lĂ©ments suivants :
7.1.1 PortĂ©e de l’analyse
L’analyse coûts-avantages prĂ©sentĂ©e dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada a Ă©tudiĂ© les effets du dĂ©placement de la production d’Ă©lectricitĂ© au charbon à partir de la nouvelle capacitĂ© de gaz naturel et d’une utilisation accrue des groupes existants et les changements dans les flux des Ă©changes commerciaux. À ce titre, la portĂ©e de l’analyse a Ă©tĂ© limitĂ©e aux secteurs de l’Ă©lectricitĂ© et du charbon. En vue d’examiner l’incidence du projet de règlement sur le prix du gaz naturel, Environnement Canada a commandĂ© un rapport de Ziff Energy (section 7.7.2).
Au cours d’un processus de consultation complet après la publication de la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada, les reprĂ©sentants de la Saskatchewan, qui, si l’on tient compte des avantages pour l’environnement et le dĂ©veloppement Ă©conomique, indiquent que, en vertu du Règlement, SaskPower pourrait employer la technologie de captage et de sĂ©questration de carbone pour respecter la norme de rendement. Les avantages à utiliser la technologie de captage et de sĂ©questration de carbone en Saskatchewan comprennent la prolongation de la durĂ©e de vie des groupes alimentĂ©s au charbon, l’utilisation prolongĂ©e d’un carburant à faible coût et naturellement abondant d’une manière durable sur le plan environnemental, la prĂ©servation du secteur traditionnel du charbon de la province et l’extraction du pĂ©trole difficile à rĂ©cupĂ©rer. Les coûts de l’utilisation Ă©largie du captage et de sĂ©questration de carbone devraient se traduire par des coûts importants pour que les installations à mettre à niveau respectent les normes de captage et de sĂ©questration de carbone, et par des prix de l’Ă©lectricitĂ© plus Ă©levĂ©s pour les consommateurs d’Ă©lectricitĂ© de la Saskatchewan par rapport au scĂ©nario de maintien du statu quo.
La dĂ©cision de rĂ©pondre au Règlement par une utilisation Ă©largie du charbon et du captage et sĂ©questration de carbone a entraînĂ© des coûts supplĂ©mentaires et des rĂ©percussions sur les prix supĂ©rieurs à ce qui avait Ă©tĂ© pris en compte dans l’analyse de la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada. Les principaux avantages de la production d’Ă©lectricitĂ© par l’entremise des groupes alimentĂ©s au charbon et Ă©quipĂ©s de la technologie de captage et sĂ©questration de carbone sont la rĂ©duction des Ă©missions de CO2 et l’augmentation de la productivitĂ© d’extraction de pĂ©trole. Pour rendre compte des effets de rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e du pĂ©trole, l’analyse a Ă©tĂ© Ă©largie afin d’inclure le secteur de l’extraction du pĂ©trole.
7.1.2 Calendrier d’analyse
En raison de la nouvelle dĂ©finition de la fin de vie utile (voir rĂ©fĂ©rence 23), tel qu’il est dĂ©crit à la section 5.1, les dates de retrait rĂ©glementĂ© pour plusieurs groupes alimentĂ©s au charbon ont Ă©tĂ© reportĂ©es. Afin d’assurer la cohĂ©rence avec la nouvelle dĂ©finition de la fin de vie et de prĂ©senter une analyse qui parvienne à saisir les coûts et avantages à plus long terme, la pĂ©riode d’Ă©tude est passĂ©e de 16 ans (2015-2030) à 21 ans (2015-2035). Cette dĂ©cision rĂ©pond Ă©galement à un commentaire de la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada qui mentionnait que le calendrier analytique Ă©tait trop court. La première annĂ©e de l’analyse est 2015, quand le Règlement entrera en vigueur.
7.1.3 Taux d’actualisation
Un taux d’actualisation public de 3 % a Ă©tĂ© utilisĂ© dans l’analyse pour estimer la valeur actuelle des coûts et des avantages liĂ©s à l’analyse centrale. Cette interprĂ©tation est cohĂ©rente avec les lignes directrices de l’analyse coûts-avantages du SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor et a Ă©tĂ© utilisĂ©e dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada. Cette interprĂ©tation est cohĂ©rente avec les taux d’actualisation utilisĂ©s pour des mesures concernant les gaz à effet de serre au Canada, ainsi que ceux utilisĂ©s par l’Environmental Protection Agency des États-Unis. Les coûts et avantages ont Ă©tĂ© actualisĂ©s pour Ă©tablir 2015 comme annĂ©e de rĂ©fĂ©rence, la première annĂ©e de l’entrĂ©e en vigueur du Règlement. Une analyse de sensibilitĂ© du taux d’actualisation a Ă©galement Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e dans le but d’Ă©valuer la soliditĂ© des rĂ©sultats.
7.1.4 Impact différentiel
Les impacts sont analysĂ©s en termes de changements diffĂ©rentiels par rapport aux Ă©missions, coûts et avantages rĂ©alisĂ©s par les intervenants et la sociĂ©tĂ© canadienne. Les impacts diffĂ©rentiels ont Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©s en comparant deux scĂ©narios : un scĂ©nario du maintien du statu quo et un scĂ©nario rĂ©glementaire. Les deux scĂ©narios sont prĂ©sentĂ©s en dĂ©tail ci-dessous.
Il est important de noter que l’analyse prĂ©sentĂ©e ci-dessous pour les scĂ©narios du maintien du statu quo et rĂ©glementaire sont effectuĂ©s à l’aide des rĂ©sultats de modĂ©lisation du modèle Ă©nergie-Ă©missions-Ă©conomie du Canada. Bien qu’ils soient fondĂ©s sur les meilleurs renseignements disponibles à l’heure actuelle, ces rĂ©sultats prĂ©sentent l’un des scĂ©narios possibles qui, comme toutes les prĂ©visions à long terme, font l’objet d’incertitudes importantes concernant des prĂ©visions prĂ©cises, par exemple à propos de groupes nouveaux spĂ©cifiques, de dĂ©saffectations ou d’autres donnĂ©es et hypothèses.
7.1.5 Scénario de maintien du statu quo
Le maintien du statu quo dĂ©finit ce à quoi le secteur de l’Ă©lectricitĂ© devrait ressembler à l’avenir sans le Règlement. Ce scĂ©nario a Ă©tĂ© Ă©tabli pour l’analyse dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada (maintien du statu quo de la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada) en intĂ©grant les politiques fĂ©dĂ©rales (voir rĂ©fĂ©rence 24) ou provinciales (voir rĂ©fĂ©rence 25) prĂ©existantes, y compris l’Ă©limination progressive du charbon en Ontario, tel qu’il est dĂ©crit dans la section 5.2.5, les facteurs dĂ©mographiques et Ă©conomiques qui ont une incidence sur le marchĂ© de l’Ă©lectricitĂ©, comme la croissance dĂ©mographique et l’amĂ©nagement de logements et les dĂ©cisions privĂ©es pour crĂ©er un nouveau groupe ou retirer un groupe en fin de vie utile, etc.
Depuis la publication de l’analyse dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada, plusieurs changements ont Ă©tĂ© apportĂ©s au scĂ©nario de maintien du statu quo pour tenir compte des commentaires reçus et pour intĂ©grer de nouvelles donnĂ©es. Les changements notables de la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada incluent de nouveaux renseignements sur la fermeture d’un groupe et sur les dĂ©cisions relatives à son remplacement :
- Deux groupes de Sundance ont Ă©tĂ© fermĂ©s en 2011 et, par consĂ©quent, ne sont plus inclus dans l’analyse. Ces groupes avaient dĂ©jà Ă©tĂ© inclus dans le maintien du statu quo de la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada et ont Ă©tĂ© touchĂ©s par le projet de règlement.
- H. R. Milner devait être mise hors service en 2014 selon le maintien du statu quo et, par consĂ©quent, n’est pas touchĂ©e par le projet de règlement. Dans cette version rĂ©visĂ©e de l’analyse, cette usine est incluse dans le maintien du statu quo et touchĂ©e par le Règlement.
- On a supposĂ© que Coleson Cove continuait de fonctionner pendant une pĂ©riode indĂ©finie dans le maintien du statu quo de la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada. Dans le maintien du statu quo de la Partie Ⅱ de la Gazette du Canada, ce groupe sera mis hors service en 2031, tandis qu’en vertu du Règlement, il sera mis hors service un an plus tôt.
- La cible d’Ă©nergie renouvelable de la Nouvelle-Écosse est de 40 % d’ici à 2020 et les plans de gestion axĂ©e sur la demande sont maintenant entièrement intĂ©grĂ©s. Tous les dĂ©tails concernant ces mesures n’Ă©taient pas disponibles au moment de la publication dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada. L’analyse comprend dĂ©sormais des exportations de l’installation de Muskrat Falls, qui fait partie du projet du cours infĂ©rieur du fleuve Churchill, vers la Nouvelle-Écosse par l’entremise d’un lien entre la province de Terre-Neuve-et-Labrador.
- La croissance dĂ©mographique prĂ©vue en Nouvelle-Écosse et la demande en Ă©lectricitĂ© industrielle de l’Alberta ont Ă©tĂ© rĂ©visĂ©es à la suite de consultations avec les fonctionnaires provinciaux.
- Keephills 3 a Ă©tĂ© modĂ©lisĂ©e pour utiliser la technologie de captage et de sĂ©questration de carbone (Projet Pioneer) dans le maintien du statu quo de la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada. L’analyse publiĂ©e dans la Partie Ⅱ de la Gazette du Canada exclut le Projet Pioneer en raison de la rĂ©cente annonce de l’annulation du projet.
Les groupes mis hors service et les nouveaux groupes au charbon et au gaz sont prĂ©sentĂ©s ci-dessous selon le maintien du statu quo pour la version rĂ©visĂ©e de l’analyse.
Mises hors service des groupes de production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©s au charbon, nouveaux groupes et groupes remis à neuf
Le tableau 5 prĂ©sente les mises hors service (fermetures) de groupes au charbon selon le scĂ©nario de maintien du statu quo. Toutes les mises hors service, à l’exception d’une au Nouveau-Brunswick, auront lieu d’ici 2015. Dans l’ensemble, 7 520 MW de capacitĂ© et 22 groupes sont mis hors service, en grande partie à la suite de l’Ă©limination progressive du charbon en Ontario, qui reprĂ©sente 6 077 MW et 15 groupes sur les 22 groupes mis hors service, selon le maintien du statu quo (voir rĂ©fĂ©rence 26). Au total, 45 % de la capacitĂ© totale au charbon à compter de 2010 devraient être mis hors service d’ici 2031.
Tableau 5 : Mises hors service de groupes alimentés au charbon dans le scénario de maintien du statu quo
| Région | Groupes | Années de mise hors service (voir référence 27) | Capacité au charbon mise hors service (MW) |
Capacité au charbon en 2010 (MW) |
Capacité canadienne mise hors service en 2010 |
|---|---|---|---|---|---|
| Alberta | 3 | 2011 | 00 | 6 305 | 5 % |
| Ontario | 15 | 2011 | 6 077 | 6 077 | 37 % |
| 2013 | |||||
| 2015 | |||||
| Saskatchewan | 2 | 2014 | 132 | 1 822 | 1 % |
| Nouvelle-Écosse | 1 288 | 0 % | |||
| Nouveau-Brunswick | 2 | 2011 2031 | 411 | 891 | 2 % |
| Manitoba | 97 | 0 % | |||
| Total | 22 | - | 7 520 | 16 481 | 46 % |
Avec près de 50 % de la capacitĂ© d’alimentation au charbon mise hors service, la construction de centrales alimentĂ©es au charbon et au gaz naturel est nĂ©cessaire pour rĂ©pondre à la demande d’Ă©lectricitĂ©. Dans l’ensemble, 2 534 MW de la nouvelle capacitĂ© au charbon devraient être construits ou remis à neuf — trois nouveaux groupes annoncĂ©s par l’industrie (pour un total de 1 219 MW) et trois groupes qui devraient être construits selon le modèle Ă©nergie-Ă©missions-Ă©conomie du Canada (pour un total de 1 200 MW) en Alberta (voir rĂ©fĂ©rence 28) et un groupe reconstruit en Saskatchewan (115 MW) (voir rĂ©fĂ©rence 29). Deux des groupes nouveaux (c’est-à-dire Swan Hills et Boundary Dam 3) sont modĂ©lisĂ©s pour utiliser la technologie de captage et de sĂ©questration de carbone pour être conformes aux rĂ©centes annonces. De plus, 13 541 MW (voir rĂ©fĂ©rence 30) en capacitĂ© supplĂ©mentaire nette au gaz naturel devraient être construits d’ici 2035. Ces ajouts auront principalement lieu en Ontario (6 502 MW), en Alberta (6 543 MW) et en Saskatchewan (1 727 MW), tandis que la Nouvelle-Écosse et le Manitoba ajoutent 52 MW et 550 MW de capacitĂ© de production, respectivement (voir rĂ©fĂ©rence 31).
Pour d’autres groupes, on suppose qu’ils ne sont pas mis hors service automatiquement au terme de leur vie utile, mais plutôt remis en Ă©tat à un coût estimatif d’environ 395 $/kW (voir rĂ©fĂ©rence 32) (non actualisĂ©s) et qu’ils continuent à produire de l’Ă©lectricitĂ© selon l’option du coût le plus faible pendant 25 autres annĂ©es.
7.1.6 Scénario dans le contexte de la réglementation
Le scĂ©nario rĂ©glementaire Ă©tablit ce à quoi le secteur de l’Ă©lectricitĂ© devrait ressembler avec la mise en œuvre du Règlement. Pour la publication de l’analyse dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada, le modèle E3MC a Ă©tĂ© utilisĂ© pour Ă©valuer les rĂ©percussions du projet de règlement, qui exige que les propriĂ©taires et les exploitants respectent une norme de rendement de 375 tonnes de CO2/GWh. À la suite d’un processus de consultation approfondie et pour rĂ©pondre aux prĂ©occupations soulevĂ©es par les intervenants, la norme de rendement relative aux Ă©missions a augmentĂ© pour passer de 375 tonnes par GWh à 420 tonnes de CO2/GWh. La dĂ©finition de la fin de vie utile a Ă©galement Ă©tĂ© rĂ©visĂ©e en vue d’attĂ©nuer les rĂ©percussions, comme le dĂ©crit la section 5.1.
On s’attend à ce que les entreprises de services publics, qu’elles soient privĂ©es ou appartenant à l’État, dĂ©cident de mettre en œuvre l’option de conformitĂ© qui maximise leurs bĂ©nĂ©fices nets et qui rĂ©ponde à leurs objectifs, qu’ils soient sociaux ou privĂ©s, dans le respect de la norme de rendement. Les rĂ©ponses à la norme de rendement comprennent la nouvelle capacitĂ© au gaz naturel, une augmentation de l’utilisation des groupes existants et la mise en œuvre du captage et sĂ©questration de carbone. Comme le montre la publication dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada, la nouvelle capacitĂ© au gaz naturel et l’augmentation des taux d’utilisation des groupes existants ont Ă©tĂ© les moyens les plus efficaces pour satisfaire à la norme pour toutes les provinces.
Toutefois, à la suite de la publication de l’analyse dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada, les reprĂ©sentants de la Saskatchewan ont indiquĂ© qu’à long terme, le captage et la sĂ©questration du carbone sont le moyen le plus efficace d’assurer la conformitĂ© en prenant en considĂ©ration les rĂ©percussions potentielles du Règlement sur le secteur traditionnel de l’extraction du charbon. De plus, ils offrent la possibilitĂ© d’obtenir des avantages issus de la rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e du pĂ©trole en utilisant le CO2 captĂ©. Par consĂ©quent, la version rĂ©visĂ©e de l’analyse suppose que les groupes 4, 5 et 6 de Boundary Dam continuent à fonctionner avec le captage et la sĂ©questration du carbone dans le cadre du scĂ©nario rĂ©glementaire. Dans l’analyse de la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada, on suppose que les groupes 4, 5 et 6 de Boundary Dam seront mis hors service en raison du projet de règlement.
La mise en œuvre du captage et de la sĂ©questration de carbone comporte des coûts en capital significatifs. Par exemple, tel qu’il est prĂ©sentĂ© dans l’article « EOR, An Opportunity for Alberta » (« RĂ©cupĂ©ration assistĂ©e du pĂ©trole, une occasion pour l’Alberta ») de l’Alberta Economic Development Agency (l’agence de dĂ©veloppement Ă©conomique de l’Alberta), janvier 2009, le coût du captage et de la sĂ©questration est estimĂ© à environ 80 $/tonne au cours des premières annĂ©es. Une partie de ce coût peut être rĂ©cupĂ©rĂ©e en vendant le CO2 aux fins d’utilisation dans la rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e du pĂ©trole. Cependant, lorsqu’on tient compte de l’Ă©conomie de rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e du pĂ©trole, le coût du CO2 doit être de l’ordre d’environ 20 $/tonne à 40 $/tonne pour qu’un projet de rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e du pĂ©trole soit viable. Cela donne toujours un coût net allant de 40 $/tonne à 60 $/tonne (voir rĂ©fĂ©rence 33). Dans le cadre du Règlement, du point de vue de la sociĂ©tĂ©, l’utilisation du captage et sĂ©questration de carbone pour capter les Ă©missions de CO2 entraînerait l’utilisation continue de ressources localement abondantes de charbon, permettrait le maintien d’emploi dans les centrales alimentĂ©es au charbon et les mines de charbon, l’augmentation de la production de pĂ©trole et la crĂ©ation d’emplois et autres dĂ©bouchĂ©s Ă©conomiques (par exemple les fournisseurs canadiens de ces projets pourraient être bien placĂ©s pour exporter leurs technologies dans le reste du monde). La collecte de recettes issues du CO2, des redevances, de l’impôt sur le revenu des particuliers et des sociĂ©tĂ©s, tout cela grâce à l’augmentation de l’activitĂ© Ă©conomique issue de la mise en œuvre du captage et de la sĂ©questration de carbone, et le prix de l’Ă©lectricitĂ© plus Ă©levĂ©, permet de combler l’Ă©cart du coût net par tonne du dĂ©ploiement du captage et de la sĂ©questration de carbone du point de vue de la province.
La portĂ©e de l’analyse a Ă©tĂ© Ă©largie afin d’inclure les coûts et les avantages de l’augmentation de l’extraction du pĂ©trole. Dans le cadre de l’estimation des coûts et des avantages, les hypothèses suivantes sont posĂ©es :
- Les coûts de rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e du pĂ©trole sont de 6 $/baril de pĂ©trole produit pour les immobilisations, de 9 $/baril pour le fonctionnement et l’entretien, de 9,60 $/baril pour les coûts de recyclage du CO2 (voir rĂ©fĂ©rence 34).
- On prĂ©sume que les Ă©missions de gaz à effet de serre devraient augmenter selon la valeur moyenne des Ă©missions par baril de production classique du pĂ©trole au Canada.
- Selon le scĂ©nario de la valeur mĂ©diane, le pĂ©trole a Ă©tĂ© Ă©valuĂ© au prix de West Texas Intermediate (WTI) prĂ©vu par le modèle E3MC, qui est fondĂ© sur les prĂ©visions de l’Office national de l’Ă©nergie (ONE).
- L’utilisation d’une tonne de CO2 pour la rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e du pĂ©trole donne une production de trois barils supplĂ©mentaires de pĂ©trole (voir rĂ©fĂ©rence 35).
Mises hors service de centrales alimentĂ©es au charbon et options de souplesse en matière de conformitĂ©
Selon le scĂ©nario rĂ©glementaire modĂ©lisĂ©, les centrales au charbon sont mises hors service (ferment) à la fin de leur vie utile ou continuent à fonctionner si elles ont recours au captage et à la sĂ©questration de carbone. Bien que les options de souplesse en matière de conformitĂ© soient accessibles à tous les groupes qui rĂ©pondent aux critères, à des fins de modĂ©lisation et en fonction des rĂ©ponses attendues par rapport au Règlement, elles ont Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©es dans l’analyse comme suit :
- Substitution : Cette souplesse a Ă©tĂ© modĂ©lisĂ©e pour toucher la Nouvelle-Écosse. Trenton 5 fait un Ă©change avec Lingan 1 et Point Tupper fait un Ă©change avec Lingan 2.
- Report de captage et sĂ©questration de carbone : On a modĂ©lisĂ© la souplesse pour qu’elle touche les groupes 4 et 5 de Boundary Dam en Saskatchewan, afin que ces groupes ne soient pas tenus de respecter la norme de rendement jusqu’en 2025.
- Remplacement de combustible : Point Tupper 1 (transfĂ©rĂ© par la suite à Lingan 2) et Coleson Cove 3 se sont vus ajouter 18 mois à la fin de leur vie utile parce qu’elles ont Ă©tĂ© remises en service à la suite d’un remplacement de l’huile par le charbon.
Le tableau 6 prĂ©sente les groupes au charbon qui devraient être mis hors service d’ici 2035 dans le cadre du Règlement. Dans l’ensemble, 5 452 MW de capacitĂ© et 20 groupes sont mis hors service, principalement en Alberta (3 366 MW), ce qui reprĂ©sente 62 % de la capacitĂ© mise hors service.
On estime les coûts de dĂ©saffectation (non actualisĂ©s) à 96 $/KW (voir rĂ©fĂ©rence 36) pour les groupes au charbon ayant fermĂ© à cause du Règlement. Une analyse de sensibilitĂ© est fournie à la section 7.6 pour prendre en compte la grande variation dans les coûts de mise hors service.
Tableau 6 : Mises hors service de groupes alimentĂ©s au charbon en raison du Règlement (d’ici 2035)
Région |
Groupes |
Capacité de production de charbon mise hors service (MW) |
Année de mise hors service |
|---|---|---|---|
Alberta |
10 |
3 366 |
2020 |
2020 |
|||
2026 |
|||
2027 |
|||
2028 |
|||
2029 |
|||
2030 |
|||
2030 |
|||
2030 |
|||
2030 |
|||
Saskatchewan |
2 |
686 |
2030 |
2030 |
|||
Nouvelle-Écosse |
6 |
952 |
2020 |
2022 |
|||
2030 |
|||
2030 |
|||
2030 |
|||
2030 |
|||
Nouveau-Brunswick |
1 |
350 |
2030 |
Manitoba |
1 |
97 |
2030 |
Total |
20 |
5 452 |
- |
7.2 Outils Ă©conomiques, donnĂ©es et sources d’information
La prĂ©sente analyse a recours à diffĂ©rentes sources, y compris une quantitĂ© importante de donnĂ©es fournies par les fonctionnaires provinciaux au cours des nombreuses consultations après la publication dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.
7.2.1 Capacité, production, émissions
Cette analyse est basĂ©e sur les rĂ©sultats de la modĂ©lisation obtenus par Environnement Canada (EC) à l’aide du modèle Ă©nergie-Ă©missions-Ă©conomie du Canada. Plus prĂ©cisĂ©ment, c’est le modèle E3MC qui a permis de produire des donnĂ©es sur la capacitĂ©, la demande, la production, les gaz à effet de serre (Ă©quivalents en CO2), les principaux contaminants atmosphĂ©riques (PCA), ainsi que les Ă©missions de mercure tant pour les scĂ©narios de maintien du statu quo (MSQ) que pour les scĂ©narios rĂ©glementaires.
Le modèle E3MC comporte un point de vue dynamique du rĂ©seau de production d’Ă©lectricitĂ©. Lorsqu’un groupe ferme, la source de production d’Ă©lectricitĂ© est remplacĂ©e par l’option la moins coûteuse. À ce titre, la fermeture de groupes alimentĂ©s au charbon n’entraînera pas toujours la crĂ©ation d’un groupe nouveau si des options moins coûteuses sont disponibles. Par exemple, dans certains cas, l’option la plus intĂ©ressante sur le plan Ă©conomique peut être de compenser la production perdue lors de la mise hors service des groupes alimentĂ©s au charbon par une source de production supplĂ©mentaire issue de groupes existants disposant d’une capacitĂ© excĂ©dentaire.
Il est important de noter que les rĂ©sultats du modèle Ă©nergie-Ă©missions-Ă©conomie du Canada fournissent une estimation mĂ©diane, n’offrant qu’un seul scĂ©nario plausible parmi les nombreuses voies de production et d’Ă©missions possibles à l’avenir. Les prĂ©visions reflètent un large Ă©ventail d’hypothèses qui sont axĂ©es sur les connaissances d’experts et les donnĂ©es des secteurs public et privĂ© depuis le mois d’avril 2012. Comme pour toutes les prĂ©visions, ces hypothèses finiront par diffĂ©rer de la rĂ©alitĂ©. Par exemple, certains groupes alimentĂ©s au charbon dont on suppose la fermeture dans le scĂ©nario de maintien du statu quo pourraient ne pas fermer dans la rĂ©alitĂ© (et vice-versa). Les modifications apportĂ©es à ces hypothèses (par exemple les perspectives macroĂ©conomiques, les plans des entreprises de services publics ou le perfectionnement des technologies disponibles sur le marchĂ©) entraîneraient des rĂ©sultats diffĂ©rents.
7.2.2 Prix des combustibles
La prĂ©vision du prix du gaz naturel utilisĂ©e dans l’analyse de la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada est fondĂ©e sur les renseignements les plus à jour disponibles au moment de la prĂ©vision et qui proviennent de Ressources naturelles Canada. Par la suite, le prix du gaz naturel a Ă©tĂ© mis à jour afin de reflĂ©ter la prĂ©vision la plus rĂ©cente. Ces prix sont lĂ©gèrement supĂ©rieurs à ceux publiĂ©s dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada. La section 7.6.2 contient les rĂ©sultats d’une analyse de sensibilitĂ© sur l’incidence des futurs prix du gaz naturel sur les prix à la consommation.
Les prĂ©visions des prix du gaz naturel et du charbon pour les services publics par province utilisĂ©es dans cette analyse sont fondĂ©es sur des estimations gĂ©nĂ©rĂ©es par le modèle E3MC qui sont basĂ©es sur les donnĂ©es historiques des coûts du gaz naturel et du charbon, pour les services publics, par province selon Statistique Canada. On ajoute ensuite à ces donnĂ©es historiques sur les prix le taux de croissance du prix du gaz naturel et du charbon prĂ©vu par l’Office national de l’Ă©nergie (ONE) (voir rĂ©fĂ©rence 37). Ces prix sont prĂ©sentĂ©s pour des provinces clĂ©s dans les figures 3a et 3b. En gĂ©nĂ©ral, le prix du gaz naturel dans une rĂ©gion diffère du prix dans une autre rĂ©gion, rien qu’en raison du coût du transport pour amener le gaz à l’utilisateur final.
Tandis que le charbon est produit en Alberta et en Saskatchewan, le Manitoba et la Nouvelle-Écosse dĂ©pendent des importations. En gĂ©nĂ©ral, le Manitoba importe du charbon du Dakota du Nord pour les centrales au charbon, tandis que la Nouvelle-Écosse achète du charbon bitumineux sur le marchĂ© international qui est gĂ©nĂ©ralement de meilleure qualitĂ© que le charbon subbitumineux et la lignite utilisĂ©s dans l’Ouest du Canada.
Les prĂ©visions des prix du gaz naturel de l’Office national de l’Ă©nergie utilisĂ©es dans l’analyse prĂ©voient une augmentation de 4,50 dollars amĂ©ricains/MMBtu en 2011 à 8 dollars amĂ©ricains en 2035 au Henry Hub (en dollars amĂ©ricains de 2010). Cela pourrait être considĂ©rĂ© comme prudent, car les prĂ©visions les plus rĂ©centes de l’Energy Information Administration des États-Unis (Annual Energy Outlook 2012 [AEO2012]) envisagent une augmentation des prix beaucoup plus lente, ce qui reflète le succès continu de l’industrie à puiser dans les vastes ressources en gaz de schiste aux États-Unis, provoquant une augmentation de 19 % de la production de gaz naturel aux États-Unis depuis 2006. Plus particulièrement, les prĂ©visions des prix du gaz naturel restent en deçà de 5 dollars amĂ©ricains jusqu’en 2023, puis elles commencent à augmenter progressivement tandis que la production passe progressivement aux ressources qui sont moins productives et plus coûteuses, le prix augmentant jusqu’à 6,53 dollars amĂ©ricains d’ici 2035.
Les prĂ©visions du prix du charbon qui prĂ©sentent les prix utilisĂ©s dans l’analyse demeurent relativement semblables aux prix de 2011 tout au long de la pĂ©riode de prĂ©vision pour toutes les provinces. La majoritĂ© du charbon importĂ© pour la production d’Ă©lectricitĂ© en Nouvelle-Écosse provient des États-Unis et le prix moyen du charbon augmente de 1,4 % par annĂ©e dans le cas de rĂ©fĂ©rence de l’Annual Energy Outlook 2012.
Les rĂ©sultats de la modĂ©lisation ne trouvent aucune variation dans les prix prĂ©vus dans le cadre du Règlement. Pour le gaz naturel, les recherches indĂ©pendantes (voir rĂ©fĂ©rence 38) demandĂ©es par Environnement Canada ont conclu qu’une augmentation de la demande de moins de 1 % dans l’ensemble du marchĂ© en AmĂ©rique du Nord, comme c’est le cas pour le Règlement, n’aurait pas une incidence importante sur les prix du gaz naturel.
L’analyse utilise Ă©galement les prĂ©visions du prix du pĂ©trole de West Texas Intermediate (WTI) dans sa monĂ©tisation de la rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e du pĂ©trole. Cette prĂ©vision des prix est tirĂ©e du modèle E3MC, qui est Ă©galement basĂ© sur les prĂ©visions de l’Office national de l’Ă©nergie.
Figure 3a : PrĂ©vision des prix du gaz naturel — E3MC (2015-2035)
Figure 3b : PrĂ©visions des prix du charbon — E3MC (2015-2035)
7.2.3 Prix des importations et des exportations d’Ă©lectricitĂ©
Les prĂ©visions relatives aux prix des importations et des exportations d’Ă©lectricitĂ© sont calculĂ©es avec le modèle E3MC en s’ap-puyant sur les portefeuilles passĂ©s et prĂ©vus de contrats d’exportation d’Ă©lectricitĂ© à court et à long terme. Les prix des contrats d’Ă©lectricitĂ© à court et à long terme variant systĂ©matiquement, les hypothèses sur le futur portefeuille de contrats auront des rĂ©percussions sur les prix prĂ©vus. Les importations en provenance des États-Unis s’appuient sur le coût moyen pondĂ©rĂ© de l’Ă©lectricitĂ© dans la rĂ©gion d’importation.
7.2.4 ModĂ©lisation de la qualitĂ© de l’air
Pour estimer la façon dont ces rĂ©ductions auront une incidence sur la santĂ© humaine et l’environnement, Environnement Canada a d’abord utilisĂ© un système rĂ©gional unifiĂ© de modĂ©lisation de la qualitĂ© de l’air (AURAMS) afin de prĂ©voir la façon dont les changements d’Ă©missions auront une incidence sur la qualitĂ© de l’air local (voir rĂ©fĂ©rence 39). Il s’agit d’un modèle numĂ©rique de pointe entièrement tridimensionnel dĂ©crit dans la documentation scientifique passĂ©e en revue par les pairs (voir rĂ©fĂ©rence 40). AURAMS a combinĂ© les renseignements sur les changements relatifs aux Ă©missions prĂ©vus et des donnĂ©es sur la vitesse du vent, les tempĂ©ratures, les niveaux d’humiditĂ© et les niveaux de pollution existants, afin de prĂ©voir la façon dont ces changements vont toucher la qualitĂ© de l’air local (voir rĂ©fĂ©rence 41).
Les Ă©missions des principaux contaminants atmosphĂ©riques (et les changements qui en dĂ©coulent) sont dĂ©terminĂ©es au moyen de coefficients d’Ă©missions basĂ©s sur l’Inventaire national des rejets de polluants (INRP) de 2009. Les coefficients sont calculĂ©s en divisant une Ă©mission donnĂ©e pour 2009 par un facteur Ă©conomique de la même annĂ©e (par exemple le volume de combustible utilisĂ© ou le volume d’extrants). Les rĂ©sultats sont ensuite saisis dans le modèle AURAMS.
7.2.5 Avantages pour la santĂ© et l’environnement des rĂ©ductions des principaux contaminants atmosphĂ©riques (PCA)
Les rĂ©ductions des Ă©missions des principaux contaminants atmosphĂ©riques amĂ©liorent la qualitĂ© de l’air, ce qui entraîne des avantages pour la santĂ© et l’environnement. Les avantages pour l’environnement sont estimĂ©s à l’aide du modèle d’Ă©valuation de la qualitĂ© de l’air (MEQA) d’Environnement Canada. SantĂ© Canada estime les risques et les rĂ©percussions relatifs à la santĂ© à l’aide de l’outil pour Ă©valuer les avantages d’une meilleure qualitĂ© de l’air (OEAQA) (voir rĂ©fĂ©rence 42).
7.3 Coûts
7.3.1 Demande
Comme il a Ă©tĂ© mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, la demande en Ă©lectricitĂ© utilisĂ©e dans cette analyse provient du modèle E3MC d’Environnement Canada. Selon le scĂ©nario de maintien du statu quo, la demande totale en Ă©lectricitĂ© devrait augmenter de 538 TWh en 2015 à 652 TWh d’ici 2035 (tableau 7).
Selon le scĂ©nario rĂ©glementaire, par rapport au maintien du statu quo, la demande en Ă©lectricitĂ© diminue lĂ©gèrement d’ici 2035, de 652 TWh à 646 TWh. Cette rĂ©duction de 6 TWh (0,79 %) est principalement attribuable à la rĂ©ponse du secteur industriel par rapport à l’incidence sur les prix occasionnĂ©e par le Règlement.
Tableau 7 : Demande en Ă©lectricitĂ© (TWh) par secteur — Canada
Secteur |
2015 |
2030 |
2035 |
||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
MSQ |
Règle- |
% d’Ă©cart |
MSQ |
Règle- |
% d’Ă©cart |
MSQ |
Règle- |
% d’Ă©cart |
|
Résidentiel |
166 |
166 |
0,00 % |
176 |
176 |
-0,19 % |
180 |
179 |
-0,24 % |
Commercial |
156 |
156 |
0,00 % |
185 |
185 |
-0,27 % |
197 |
196 |
-0,31 % |
Industriel |
216 |
216 |
0,00 % |
257 |
253 |
-1,39 % |
274 |
270 |
-1,50 % |
Transports |
1 |
1 |
0,00 % |
1 |
1 |
0,00 % |
1 |
1 |
0,00 % |
Total |
538 |
538 |
0,00 % |
620 |
615 |
-0,71 % |
652 |
646 |
-0,79 % |
7.3.2 Capacité
Selon le scĂ©nario rĂ©glementaire, supplĂ©mentaire au maintien du statu quo, on s’attend à ce que la capacitĂ© de production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©e au charbon soit rĂ©duite de 6 820 MW d’ici 2035 (tableau 8). Cette rĂ©duction est principalement due à la mise hors service de 20 groupes au charbon (tableau 6), mais est Ă©galement partiellement causĂ©e par la construction Ă©vitĂ©e de groupes au charbon. Dans l’ensemble, 3 513 MW de capacitĂ© au gaz naturel supplĂ©mentaire sont ajoutĂ©s d’ici 2035, les plus grands ajouts ayant lieu en Alberta, suivi par la Nouvelle-Écosse (tableau 8). Des ajouts mineurs à la capacitĂ© renouvelable devraient Ă©galement se produire. La rĂ©duction nette de la capacitĂ© (-3 290 MW) est le produit de provinces tirant parti de la capacitĂ© existante qui est sous-utilisĂ©e afin de se conformer au Règlement. Plus prĂ©cisĂ©ment, selon le scĂ©nario de maintien du statu quo :
- la valeur moyenne de l’utilisation de la capacitĂ© à des groupes alimentĂ©s au charbon au Canada est de 91 % en 2035 (soit une augmentation à 95 % dans le cadre du scĂ©nario rĂ©glementaire);
- la valeur moyenne de l’utilisation de la capacitĂ© à des groupes alimentĂ©s au gaz naturel au Canada est de 43 % en 2035 (soit une augmentation à 54 % dans le cadre du scĂ©nario rĂ©glementaire).
Tableau 8 : Changement graduel de la capacitĂ© de production d’Ă©lectricitĂ© (MW) d’ici 2035
Région |
Charbon |
Gaz naturel |
Autres (voir référence 43) |
Total |
|---|---|---|---|---|
Alb. |
-5 016 |
2 584 |
-24 |
-2 456 |
Sask. |
-754 |
100 |
-9 |
-663 |
N.-É. |
-952 |
555 |
-2 |
-398 |
Man. |
-97 |
99 |
2 |
3 |
Canada (voir référence 44) |
-6 820 |
3 513 |
17 |
-3 290 |
Il est à noter que les groupes Sundance 7, 8 et 9 devraient entrer en activitĂ© en tant que groupes au gaz naturel, tel qu’il a Ă©tĂ© indiquĂ© par l’Alberta. À ce titre, ces groupes sont ajoutĂ©s au scĂ©nario rĂ©glementaire. Pour Ă©tablir le coût de la nouvelle capacitĂ© (immobilisations, coûts fixes moyens de fonctionnement et d’entretien et coûts variables moyens de fonctionnement et d’entretien), Environnement Canada utilise les renseignements accessibles au public, tels que l’Annual Energy Outlook 2011 de l’Energy Information Administration des États-Unis et les commentaires des intervenants pour certains groupes spĂ©cifiques.
7.3.3 Production
Tandis que les groupes au charbon sont fermĂ©s, que ce soit dans le cadre du scĂ©nario de maintien du statu quo ou du scĂ©nario rĂ©glementaire, et que les groupes alimentĂ©s au gaz naturel sont construits, un changement se produit dans les diffĂ©rentes sources de production d’Ă©lectricitĂ©. Selon le scĂ©nario de maintien du statu quo, la production d’Ă©lectricitĂ© au charbon demeure à 69 TWh en 2015 pour augmenter à 79 TWh d’ici 2035 (tableau 9). Au cours de la même pĂ©riode, la production au gaz naturel augmente de 56 TWh en 2015 à 87 TWh en 2035.
Selon le scĂ©nario rĂ©glementaire, la production d’Ă©lectricitĂ© au charbon diminue à 65 TWh d’ici 2025, atteignant 35 TWh d’ici 2035 (soit une baisse de 55 % par rapport au scĂ©nario de maintien du statu quo). De ces 35 TWh d’Ă©lectricitĂ© produits à partir de groupes alimentĂ©s au charbon, on estime que 8 TWh sont produits par des groupes Ă©quipĂ©s de systèmes de captage et de sĂ©questration de carbone. On prĂ©voit qu’en 2035, environ 68 % de la production totale au charbon en Saskatchewan sera produite par des groupes Ă©quipĂ©s de systèmes de captage et de sĂ©questration de carbone. De plus, la production au gaz naturel augmentera à 79 TWh d’ici 2025, atteignant 126 TWh d’ici 2035 (soit une augmentation de 44 % par rapport au scĂ©nario de maintien du statu quo). Il y a une incidence nĂ©gligeable sur les sources production non Ă©mettrices.
Tableau 9 : Production d’Ă©lectricitĂ© (TWh) par type de combustible au Canada
Type |
2015 |
2025 |
||||
|---|---|---|---|---|---|---|
MSQ |
Régl. |
% d’Ă©cart |
MSQ |
Régl. |
% d’Ă©cart |
|
Charbon |
69 |
69 |
0 % |
70 |
65 |
-8 % |
Gaz naturel |
56 |
56 |
0 % |
75 |
79 |
6 % |
Pétrole |
6 |
6 |
0 % |
4 |
5 |
7 % |
Sources non émettrices |
536 |
536 |
0 % |
585 |
585 |
0 % |
Total |
667 |
667 |
0 % |
735 |
734 |
0 % |
Type |
2030 |
2035 |
||||
|---|---|---|---|---|---|---|
MSQ |
Régl. |
% d’Ă©cart |
MSQ |
Régl. |
% d’Ă©cart |
|
Charbon |
70 |
37 |
-48 % |
79 |
35 |
-55 % |
Gaz naturel |
84 |
113 |
34 % |
87 |
126 |
44 % |
Pétrole |
5 |
4 |
5 % |
4 |
4 |
-1 % |
Sources non émettrices |
604 |
604 |
0 % |
619 |
620 |
0 % |
Total |
763 |
759 |
-1 % |
790 |
786 |
-1 % |
De 2015 à 2035, dans le cadre du maintien du statu quo, il y a une rĂ©duction totale de 298 TWh dans la production alimentĂ©e au charbon (tableau 10) dans les provinces concernĂ©es par le Règlement (principalement en Alberta — -252; en Saskatchewan — -27; et en Nouvelle-Écosse — -20). Ce dĂ©placement de la production des groupes alimentĂ©s au charbon est principalement contrebalancĂ© par une augmentation de la production au gaz naturel de 256 TWh (Alberta — 222; Saskatchewan — 22; Nouvelle-Écosse — 8). Ce dĂ©placement engendre une rĂ©duction de la production de 39 TWh, principalement en raison d’une baisse de la demande.
Tableau 10 : Variation de la production d’Ă©lectricitĂ© et des dĂ©bits par rĂ©gion 2015-2035 (TWh)
Région |
Production |
Importations nettes (voir référence 47) |
|||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Charbon |
Gaz naturel |
Pétrole |
Sources non émettrices |
Total |
Des provinces |
Des États-Unis |
|
Sask. |
-27 |
22 |
0 |
0,1 |
-5 |
8 |
4 |
N.-B. |
1 |
1 |
-1 |
1,0 |
2 |
-6 |
0 |
Alb. |
-252 |
222 |
0 |
-0,6 |
-30 |
0 |
0 |
N.-É. |
-20 |
8 |
3 |
0,0 |
-9 |
7 |
0 |
Canada |
-298 |
256 |
2 |
1,3 |
-39 |
0 |
4 |
7.3.4 Importations et exportations d’Ă©lectricitĂ©
Dans le cadre du scĂ©nario de maintien du statu quo, les importations d’Ă©lectricitĂ© devraient augmenter de 14 TWh en 2015 à 19 TWh d’ici 2035 (tableau 11). Au cours de la même pĂ©riode, les exportations d’Ă©lectricitĂ© devraient augmenter de 68 TWh en 2015 à 86 TWh en 2025, puis baisser à 85 TWh d’ici 2030 et à 77 TWh en 2035. On s’attend à une forte baisse des exportations d’Ă©lectricitĂ© au-delà de 2030, car au fil du temps, selon le scĂ©nario de maintien du statu quo, on compte sur la capacitĂ© excĂ©dentaire prĂ©cĂ©demment exportĂ©e pour rĂ©pondre à la demande du marchĂ© intĂ©rieur (par exemple la nouvelle capacitĂ© n’est pas destinĂ©e à soutenir le marchĂ© d’exportation).
Selon le scĂ©nario rĂ©glementaire, les importations d’Ă©lectricitĂ© devraient augmenter de 19 TWh d’ici 2035 (augmentation de 2 % par rapport au maintien du statu quo). De plus, les exportations d’Ă©lectricitĂ© devraient augmenter à 86 TWh d’ici 2025, puis diminuer à 83 TWh d’ici 2030 et à 76 TWh d’ici 2035 (diminution de 2 % par rapport au scĂ©nario de maintien du statu quo). Avec ce règlement, le Canada est susceptible de dĂ©pendre exceptionnellement plus des importations, tout en rĂ©duisant ses exportations d’Ă©lectricitĂ© Ă©tant donnĂ© qu’une plus grande partie de sa capacitĂ© sera dĂ©sormais requise pour rĂ©pondre à la demande du marchĂ© intĂ©rieur. Lorsque les importations augmentent et que les exportations diminuent, les importations nettes d’Ă©lectricitĂ© augmentent, même s’il convient de noter que le Canada reste un exportateur net d’Ă©lectricitĂ© et que les importations reprĂ©senteront encore une petite part de la demande globale en Ă©lectricitĂ© au Canada, en vertu du Règlement.
Tableau 11 : Exportations et importations d’Ă©lectricitĂ© — Canada (TWh)
Type |
2015 |
2025 |
||||
|---|---|---|---|---|---|---|
MSQ |
Règl. |
% d’Ă©cart |
MSQ |
Règl. |
% d’Ă©cart |
|
Importations |
14 |
14 |
0 % |
18 |
18 |
1 % |
Exportations |
68 |
68 |
0 % |
86 |
86 |
-1 % |
Importations nettes |
-55 |
-55 |
0 % |
-69 |
-68 |
-1 % |
Type |
2030 |
2035 |
||||
|---|---|---|---|---|---|---|
MSQ |
Règl. |
% d’Ă©cart |
MSQ |
Règl. |
% d’Ă©cart |
|
Importations |
19 |
19 |
3 % |
19 |
19 |
2 % |
Exportations |
85 |
83 |
-2 % |
77 |
76 |
-2 % |
Importations nettes |
-66 |
-64 |
-4 % |
-58 |
-57 |
-3 % |
7.3.5 Flux commerciaux interprovinciaux
À l’issue de ce règlement, il y aura certains changements clĂ©s dans les Ă©changes commerciaux interprovinciaux. Ces derniers seront nĂ©cessaires pour appuyer la production alimentĂ©e au charbon remplacĂ©e des provinces concernĂ©es. Plus prĂ©cisĂ©ment, voici ce qui est prĂ©vu de 2015 à 2035 par rapport au scĂ©nario de maintien du statu quo :
- la Nouvelle-Écosse exporte moins vers le Nouveau-Brunswick (5 TWh), mais importe plus du Nouveau-Brunswick (2 TWh);
- le Manitoba exporte plus vers la Saskatchewan (8 TWh) et importe plus de l’Ontario (1 TWh);
- le Québec exporte plus au Nouveau-Brunswick (1 TWh) et importe moins du Nouveau-Brunswick (1 TWh).
Dans la modĂ©lisation d’Environnement Canada, on a pris l’hypothèse selon laquelle aucune nouvelle infrastructure ne serait construite afin de permettre une augmentation importante des Ă©changes commerciaux d’Ă©lectricitĂ©. Bien que le modèle d’Environnement Canada ait la capacitĂ© de crĂ©er des flux à l’Ă©chelle interprovinciale et internationale, il a fallu faire preuve de diligence raisonnable afin de s’assurer que les plans provinciaux sont entièrement respectĂ©s (par exemple le modèle permet de crĂ©er uniquement une nouvelle transmission, qui est fournie dans les plans provinciaux). Si une nouvelle infrastructure est créée, le modèle Ă©tablit alors le coût total liĂ© à la construction de la nouvelle capacitĂ© de transport.
7.3.6 Coûts et coûts Ă©ludĂ©s pour le secteur de l’Ă©lectricitĂ©
Le tableau 12 prĂ©sente la valeur actualisĂ©e des principaux coûts et coûts Ă©ludĂ©s dans le cadre du Règlement. Au cours de la pĂ©riode de 2015 à 2035, le Règlement entraînerait la mise hors service des centrales au charbon traditionnelles et favoriserait la construction de centrales Ă©mettant moins de gaz à effet de serre.
La mise hors service d’une centrale au charbon engendre des coûts, mais aussi des Ă©conomies associĂ©es aux coûts fixes et variables Ă©vitĂ©s pour le fonctionnement et l’entretien, ainsi qu’aux coûts Ă©vitĂ©s pour l’achat de charbon et les remises à neuf ultĂ©rieures. Cependant, Ă©tant donnĂ© que la pĂ©riode de l’Ă©tude se termine en 2035, la valeur rĂ©siduelle des coûts Ă©vitĂ©s pour les remises à neuf est dĂ©duite en amortissant les coûts initiaux sur la durĂ©e de vie prĂ©vue de l’investissement afin de s’assurer que seuls les avantages accumulĂ©s au cours de la pĂ©riode d’Ă©tude sont inclus dans les calculs.
Lorsqu’un groupe au gaz naturel ou de captage et de sĂ©questration du carbone issu du charbon est mis en exploitation, des coûts y sont associĂ©s, notamment de nouvelles dĂ©penses en immobilisations, des coûts liĂ©s au carburant, ainsi que des coûts fixes et variables additionnels pour le fonctionnement et l’entretien. Une fois de plus, la valeur rĂ©siduelle des nouvelles dĂ©penses en immobilisations est dĂ©duite pour s’assurer que seuls les coûts engagĂ©s pendant la pĂ©riode de l’Ă©tude sont analysĂ©s. Cela est effectuĂ© en utilisant la même mĂ©thodologie que pour la valeur rĂ©siduelle des remises à neuf Ă©vitĂ©es.
Enfin, le Règlement empêche la construction de certains groupes au charbon prĂ©vus. Le fait de ne pas construire ces groupes permet d’Ă©viter les dĂ©penses en immobilisations (et leur valeur rĂ©siduelle est traitĂ©e de la même façon que celle dĂ©crite ci-dessus) ainsi que les coûts liĂ©s au charbon et les coûts fixes et variables pour le fonctionnement et l’entretien.
La valeur actualisĂ©e des coûts en capital (y compris les remises à neuf Ă©vitĂ©es, les besoins supplĂ©mentaires en capital et les dĂ©penses Ă©vitĂ©es en immobilisations, ainsi que leur valeur rĂ©siduelle) augmente de 67 millions de dollars au cours de la pĂ©riode d’Ă©tude. La valeur actualisĂ©e des coûts de combustibles nets (en dĂ©duisant les Ă©conomies en charbon des coûts de gaz naturel) augmente de 4 461 millions de dollars. La valeur actualisĂ©e des coûts fixes nets de fonctionnement et d’entretien diminue de 582 millions de dollars, tandis que la valeur actualisĂ©e des coûts variables nets de fonctionnement et d’entretien augmente de 2 778 millions de dollars. La valeur actualisĂ©e du coût de la mise hors service des groupes au charbon est de 329 millions de dollars. Dans l’ensemble, les coûts de production pour les services publics d’Ă©lectricitĂ© augmentent de 7 052 millions de dollars au cours de la pĂ©riode d’Ă©tude en raison du Règlement.
Tableau 12 : Variation des coûts de production — Canada
(Valeur actualisée, en millions de dollars de 2010)
CatĂ©gorie des coûts |
2015 |
2020 |
2025 |
2030 |
2035 |
Cumulatif — 2015 à 2035 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Coûts d’immobilisations nets |
0 |
-92 |
1 148 |
1 239 |
-530 |
67 |
Investissement en immobilisation net |
0 |
68 |
1 236 |
2 107 |
-1 372 |
751 |
Nouvelles dépenses en immobilisations |
0 |
68 |
1 406 |
2 145 |
356 |
6 365 |
Valeur résiduelle des dépenses en immobilisations |
-4 419 |
-4 419 |
||||
Dépenses en immobilisations évitées |
0 |
0 |
-170 |
-39 |
-2 210 |
-6 095 |
Valeur résiduelle des dépenses en immobilisations évitées |
4 900 |
4 900 |
||||
Remise en état nette |
0 |
-160 |
-88 |
-867 |
842 |
-684 |
Valeur rĂ©siduelle des remises à neuf Ă©vitĂ©es |
0 |
-160 |
-88 |
-867 |
0 |
-1 526 |
Valeur rĂ©siduelle des remises à neuf Ă©vitĂ©es |
842 |
842 |
||||
Coûts des combustibles nets |
0 |
77 |
68 |
461 |
720 |
4 461 |
Augmentation du gaz naturel |
0 |
155 |
153 |
881 |
1 091 |
7 954 |
Charbon évité |
0 |
-78 |
-85 |
-420 |
-371 |
-3 494 |
Coûts fixes nets de fonctionnement et entretien |
0 |
-2 |
-16 |
-77 |
-72 |
-582 |
Coûts fixes de fonctionnement et entretien additionnels |
0 |
2 |
7 |
28 |
38 |
250 |
Coûts fixes de fonctionnement et entretien Ă©vitĂ©s |
0 |
-4 |
-22 |
-105 |
-110 |
-833 |
Coûts variables nets de fonctionnement et entretien |
0 |
107 |
69 |
232 |
334 |
2 778 |
Coûts variables de fonctionnement et entretien additionnels |
0 |
129 |
99 |
344 |
465 |
3 810 |
Coûts variables de fonctionnement et entretien Ă©vitĂ©s |
0 |
-22 |
-30 |
-112 |
-131 |
-1 032 |
Mises hors service |
0 |
39 |
0 |
210 |
0 |
329 |
Total : coûts de production |
0 |
128 |
1 269 |
2 065 |
451 |
7 052 |
Le tableau 13 prĂ©sente la valeur actualisĂ©e liĂ©e à la variation des coûts de production d’Ă©lectricitĂ© pour les provinces clĂ©s. De 2015 à 2035, la plus grande augmentation serait observĂ©e en Alberta (5 882 millions de dollars), suivie de la Saskatchewan (1 174 millions de dollars), du Manitoba (95 millions de dollars) et de la Nouvelle-Écosse (-217 millions de dollars).
Tableau 13 : Variation des coûts de production, par rĂ©gion
(Valeur actualisée, en millions de dollars de 2010)
Région |
Immobilisations |
Combustible |
Fonction- |
Mises hors service |
Total |
|---|---|---|---|---|---|
Alb. |
-421 |
3 722 |
2 362 |
219 |
5 882 |
Man. |
13 |
76 |
1 |
6 |
95 |
N.-É. |
-43 |
-148 |
-90 |
65 |
-217 |
Sask. |
479 |
745 |
-88 |
39 |
1 174 |
Total pour les régions ci-dessus |
27 |
4 394 |
2 185 |
328 |
6 934 |
Alberta
En Alberta, la majeure partie de la hausse graduelle des coûts de production en raison de l’adoption du Règlement est liĂ©e aux combustibles ainsi qu’au fonctionnement et à l’entretien. Les coûts d’immobilisations nets sont nĂ©gatifs puisque les Ă©conomies liĂ©es aux remises en Ă©tat et au capital sont supĂ©rieures aux dĂ©penses d’investissement en capital relatives au gaz naturel. La hausse du coût des combustibles est beaucoup plus grande en raison de l’Ă©cart entre les prix du charbon et du gaz naturel pour les services d’Ă©lectricitĂ©.
Nouvelle-Écosse
Le Règlement limite la hausse graduelle des coûts de production pour la Nouvelle-Écosse. Bien que la crĂ©ation de groupes entraîne des coûts, les coûts supplĂ©mentaires Ă©vitĂ©s pour la remise en Ă©tat des groupes mis hors service permettent d’Ă©viter les dĂ©penses nettes en capital.
En outre, malgrĂ© l’augmentation du coût unitaire des combustibles pour les services d’Ă©lectricitĂ© en raison de l’Ă©cart entre les prix du gaz naturel et du charbon, la Nouvelle-Écosse connaît une diminution du coût total des combustibles. Cela est dû au fait que la diminution de la production au charbon est plus de deux fois l’augmentation de la production au gaz naturel, en partie en raison des politiques de gestion axĂ©e sur la demande de la Nouvelle-Écosse, mais aussi en raison de la baisse des exportations et de la hausse des importations interprovinciales (voir rĂ©fĂ©rence 50).
Saskatchewan
Une grande partie de la hausse graduelle des coûts de production est liĂ©e aux coûts en capital pour le captage et la sĂ©questration de carbone. De plus, le remplacement accru du charbon par le gaz naturel entraîne une augmentation des coûts.
7.3.7 Coûts d’importation et exportation Ă©trangères
De 2015 à 2035, les importations cumulatives d’Ă©lectricitĂ© par les États-Unis augmenteraient de 4 TWh tandis que les exportations cumulatives diminueraient de 13 TWh (tableau 14). La rĂ©duction de la production au charbon pousserait les provinces à rĂ©duire leurs exportations aux États-Unis, Ă©tant donnĂ© que cette capacitĂ© serait dĂ©sormais requise dans le marchĂ© intĂ©rieur. La hausse des importations se produit en Saskatchewan et en Colombie-Britannique, alors qu’on note une baisse des exportations principalement au Nouveau-Brunswick, au Manitoba et en Saskatchewan avec une baisse plus modeste en Colombie-Britannique et en Ontario.
La valeur des importations cumulatives Ă©trangères d’Ă©lectricitĂ© a Ă©tĂ© calculĂ©e en multipliant la variation des importations par leur prix. Les prĂ©visions relatives aux prix des importations et des exportations sont calculĂ©es avec le modèle Ă©nergie-Ă©missions-Ă©conomie du Canada, de la façon dĂ©crite ci-dessus à la section 7.2.3.
De 2015 à 2035, la valeur actualisĂ©e totale des coûts des importations accrues d’Ă©lectricitĂ© est de 72 millions de dollars, les plus grandes hausses Ă©tant en Saskatchewan (65 millions de dollars) et en Colombie-Britannique (11 millions de dollars). La valeur de la rĂ©duction cumulĂ©e des exportations à l’Ă©tranger reprĂ©sente les revenus perdus. De 2015 à 2035, la valeur actualisĂ©e cumulĂ©e de la rĂ©duction des exportations d’Ă©lectricitĂ© serait de 274 millions de dollars, les plus grandes pertes, au Nouveau-Brunswick (152 millions de dollars) et en Saskatchewan (69 millions de dollars).
Tableau 14 : Variation des importations et exportations Ă©trangères cumulatives d’Ă©lectricitĂ© par rĂ©gion
(Valeur actualisée, en millions de dollars de 2010)
Région |
Variation des importations aux États-Unis (en TWh) |
Valeur actualisĂ©e de la hausse des importations Ă©trangères (millions de dollars en 2010) |
Variation des exportations aux États-Unis (TWh) |
Valeur actualisĂ©e de la rĂ©duction des exportations Ă©trangères (millions de dollars en 2010) |
|---|---|---|---|---|
Ont. |
0 |
1 |
0 |
-12 |
Sask. |
4 |
65 |
-3 |
-69 |
C.-B. |
1 |
11 |
-1 |
-12 |
Man. |
0 |
4 |
-4 |
-25 |
N.-B. |
0 |
-7 |
-4 |
-152 |
Canada |
4 |
72 |
-13 |
-274 |
7.3.8 Coûts d’extraction de pĂ©trole
L’un des avantages du Règlement est l’augmentation de la production d’Ă©lectricitĂ© au moyen de la rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e des hydrocarbures en utilisant le CO2 des groupes Ă©quipĂ©s pour le captage et la sĂ©questration de carbone. Les coûts associĂ©s à cet avantage reprĂ©sentent des coûts en capital ainsi que des coûts fixes et variables pour le fonctionnement et l’entretien associĂ©s à l’extraction de pĂ©trole. Ce type d’extraction gĂ©nère Ă©galement des Ă©missions de gaz à effet de serre. Il convient de noter que les redevances, les taxes et les coûts liĂ©s à l’achat de CO2 reprĂ©sentent des transferts d’un intervenant canadien à un autre. Par consĂ©quent, ils sont exclus du coût de production dans l’analyse coûts-avantages, conformĂ©ment à la pratique habituelle. Pour toute la durĂ©e du Règlement, la valeur actualisĂ©e des coûts de production de pĂ©trole est estimĂ©e à 1 288 millions de dollars et celle liĂ©e aux Ă©missions de gaz à effet de serre est estimĂ©e à environ 140 millions de dollars (pour en savoir plus sur la façon de calculer la valeur pour les Ă©missions de gaz à effet de serre, voir la section 7.4).
7.3.9 Coûts pour le gouvernement
Le gouvernement fĂ©dĂ©ral assumerait des coûts supplĂ©mentaires liĂ©s à la formation, aux inspections, aux enquêtes, aux mesures relatives aux infractions prĂ©sumĂ©es, et aux activitĂ©s de conformitĂ© et de promotion.
En ce qui concerne les coûts d’application de la loi, des montants uniques de 142 000 dollars pour la formation des agents de l’autoritĂ© de même que 50 000 dollars pour satisfaire aux exigences en matière de gestion de l’information seront requis.
Les coûts annuels d’application de la loi sont Ă©valuĂ©s à environ 105 000 dollars et sont rĂ©partis comme suit : environ 66 000 dollars pour les inspections (y compris les coûts de fonctionnement et d’entretien, de transport et d’Ă©chantillonnage), 16 000 dollars pour les enquêtes, 2 000 dollars pour les mesures relatives aux infractions prĂ©sumĂ©es (y compris les avertissements, les ordres d’exĂ©cution en matière de protection de l’environnement, et les injonctions) et environ 21 000 dollars pour les poursuites.
En ce qui a trait à la promotion de la conformitĂ© au cours des cinq premières annĂ©es suivant l’entrĂ©e en vigueur du Règlement, les activitĂ©s devraient se limiter à informer le secteur de l’Ă©lectricitĂ© des exigences en matière de production de rapports. Durant cette pĂ©riode, les activitĂ©s de promotion de la conformitĂ© seront couvertes par les frais administratifs habituels, lesquels ne sont pas jugĂ©s graduels. Elles devraient s’intensifier à mesure que les groupes de production atteignent la fin de leur vie utile. Cela entraînera des coûts nominaux supplĂ©mentaires pour la promotion de la conformitĂ© de 45 000 dollars en 2019, puis des coûts de 10 000 dollars par annĂ©e pour les deux annĂ©es suivantes. Les activitĂ©s de promotion de la conformitĂ© pourraient comprendre la formation d’agents de promotion de la conformitĂ©, la gestion de l’information, l’envoi du règlement final, l’Ă©laboration et la distribution de matĂ©riel promotionnel (fiches d’information, documents Web), les rĂ©ponses aux demandes de renseignements, la participation à des confĂ©rences d’associations commerciales, l’envoi de lettres de rappel, etc.
Outre les activitĂ©s d’application de la loi et de conformitĂ©, on estime les coûts à environ 795 000 dollars au cours de la première annĂ©e suivant la mise en œuvre du Règlement. Celle-ci comprend l’Ă©laboration d’un système Ă©lectronique de saisie de donnĂ©es pour soutenir les exigences en matière de production de rapports. Au cours des annĂ©es suivantes, on estime que les coûts seront d’environ 575 000 dollars par annĂ©e pour la gestion du Règlement.
De 2015 à 2035, la valeur actualisĂ©e totale des coûts pour le gouvernement sera d’environ 11 millions de dollars.
7.4 Avantages
7.4.1 Avantages de la rĂ©duction des gaz à effet de serre
Étant donnĂ© que les Ă©missions de gaz à effet de serre provenant du gaz naturel ainsi que du captage et de la sĂ©questration de carbone issu du charbon sont bien plus faibles que pour le charbon, cela entraînerait une diminution des Ă©missions de gaz à effet de serre. Les facteurs d’Ă©mission de charbon diffèrent selon la province en raison du fait que diffĂ©rents types de charbon sont disponibles dans diverses rĂ©gions du pays. Ces facteurs d’Ă©mission devraient rester constants au cours de la pĂ©riode de prĂ©vision. Les facteurs d’Ă©mission de gaz naturel ne varient pas selon les provinces ou au cours de la pĂ©riode de prĂ©vision.
De 2015 à 2035, il y aura des rĂ©ductions cumulatives des gaz à effet de serre provenant de l’ensemble du secteur de l’Ă©lectricitĂ©, par rapport au scĂ©nario de maintien du statu quo, à concurrence d’environ 219 Mt (tableau 15) (voir rĂ©fĂ©rence 51). Les rĂ©ductions les plus importantes seraient en Alberta (160 Mt), en Saskatchewan (45 Mt) et en Nouvelle-Écosse (15 Mt). Ces rĂ©ductions vont au-delà des mesures fĂ©dĂ©rales et provinciales existantes et prĂ©sumĂ©es. La figure 4 illustre les Ă©missions de gaz à effet de serre dans le secteur de l’Ă©lectricitĂ© selon le scĂ©nario de maintien du statu quo et le scĂ©nario rĂ©glementaire.
Tableau 15 : RĂ©duction des Ă©missions de gaz à effet de serre liĂ©e à la production d’Ă©lectricitĂ© par les services publics
Région |
Réductions cumulatives 2015-2035 (Mt, équivalents en CO 2 ) |
Valeur actualisĂ©e des rĂ©ductions de gaz à effet de serre |
|---|---|---|
Alb. |
160 |
4 131 |
Sask. |
45 |
1 144 |
N.-É. |
15 |
385 |
Canada |
219 |
5 634 |
Figure 4 : Profil des Ă©missions de gaz à effet de serre
La valeur estimĂ©e des dommages Ă©vitĂ©s par la rĂ©duction des gaz à effet de serre est fondĂ©e sur les dommages liĂ©s aux changements climatiques et Ă©vitĂ©s à l’Ă©chelle mondiale. Cette approche repose sur le fait que les changements climatiques sont un enjeu mondial et qu’il n’est pas possible d’Ă©tablir un lien direct entre les dommages liĂ©s aux changements climatiques dans une rĂ©gion donnĂ©e et les Ă©missions de gaz à effet de serre provenant de cette rĂ©gion. La valeur attribuĂ©e aux dommages prĂ©vus en raison des changements climatiques est habituellement appelĂ©e coût social du carbone (CSC). Les estimations du coût social du carbone varient considĂ©rablement en raison des dĂ©fis liĂ©s à la prĂ©vision des Ă©missions futures, des changements climatiques et des dommages, ainsi que de ceux qui ont trait à l’importance à accorder aux coûts futurs par rapport aux coûts à court terme (taux d’actualisation).
Le coût social des valeurs du carbone utilisĂ©es dans la prĂ©sente Ă©valuation repose sur les travaux menĂ©s par Environnement Canada en collaboration avec un comitĂ© technique interministĂ©riel du gouvernement fĂ©dĂ©ral, et en consultation avec plusieurs experts universitaires externes (voir rĂ©fĂ©rence 52). Dans le cadre de ces travaux, la documentation existante et les approches d’autres pays à l’Ă©gard de l’Ă©valuation des Ă©missions de gaz à effet de serre ont Ă©tĂ© examinĂ©es. Selon les recommandations prĂ©liminaires fondĂ©es sur la documentation actuelle et en accord avec l’approche adoptĂ©e par l’Interagency Working Group on Social Cost of Carbon aux États-Unis (voir rĂ©fĂ©rence 53), il est raisonnable d’estimer les valeurs du coût social du carbone à 26 dollars par tonne d’Ă©quivalent de CO2 en 2010. Ces valeurs augmenteront selon un pourcentage donnĂ© chaque annĂ©e en rapport avec la croissance prĂ©vue des dommages (voir rĂ©fĂ©rence 54). L’Ă©tude menĂ©e par Environnement Canada conclut Ă©galement qu’une valeur de 104 dollars par tonne en 2010 doit être prise en considĂ©ration pour l’analyse de sensibilitĂ©, en reflĂ©tant les arguments soulevĂ©s par Weitzman (2011) (voir rĂ©fĂ©rence 55) et Pindyck (2011) (voir rĂ©fĂ©rence 56) en ce qui concerne le traitement de la distribution de probabilitĂ© de l’asymĂ©trie à droite du coût social du carbone dans les analyses coûts-avantages (voir rĂ©fĂ©rence 57). Leur argument rĂ©clame la pleine prise en considĂ©ration des scĂ©narios de dĂ©gâts climatiques à coûts Ă©levĂ©s et à faible probabilitĂ© dans les analyses coûts-avantages afin de reflĂ©ter plus adĂ©quatement le risque. Cependant, une valeur de 104 dollars par tonne ne reflète pas la limite extrême des estimations du coût social du carbone, car certaines Ă©tudes ont produit des valeurs qui dĂ©passent 1 000 dollars par tonne de carbone Ă©mise.
Le groupe de travail interministĂ©riel sur le coût social du carbone a Ă©galement conclu qu’il est nĂ©cessaire d’examiner continuellement les estimations ci-dessus afin d’incorporer les progrès rĂ©alisĂ©s en matière de sciences physiques, de documentation Ă©conomique et de modĂ©lisation, dans le but d’assurer la pertinence des estimations du coût social du carbone. Environnement Canada continuera à collaborer avec le comitĂ© technique du gouvernement fĂ©dĂ©ral et des experts externes pour examiner et intĂ©grer au besoin les nouvelles recherches sur le coût social du carbone à l’avenir.
Figure 5 : Estimation de coût social du carbone
(en dollars canadiens de 2010/tonne)

D’après cette estimation, la valeur actualisĂ©e des rĂ©ductions progressives des Ă©missions de gaz à effet de serre en vertu du Règlement est Ă©valuĂ©e à 5 634 millions de dollars (tableau 15).
7.4.2 Avantages de la réduction des principaux contaminants atmosphériques
La rĂ©duction des principaux contaminants atmosphĂ©riques et les avantages pour la santĂ© et l’environnement sont prĂ©sentĂ©s ci-dessous.
Réduction des principaux contaminants atmosphériques
Les principaux contaminants atmosphĂ©riques dĂ©signent un groupe de polluants atmosphĂ©riques qui comprennent les oxydes de soufre (SOx), les oxydes d’azote (NOx), les matières particulaires (MP), les composĂ©s organiques volatils (COV), le monoxyde de carbone (CO), l’ammoniac (NH3) et l’ozone troposphĂ©rique (O3). Ces polluants atmosphĂ©riques sont associĂ©s à la formation de smog, aux pluies acides et à un vaste Ă©ventail de problèmes de santĂ©.
La production d’Ă©lectricitĂ© à partir des centrales Ă©lectriques alimentĂ©es au charbon contribue aux Ă©missions de principaux contaminants atmosphĂ©riques au Canada. Grâce au Règlement, les changements cumulatifs les plus importants en matière de production d’Ă©lectricitĂ© au Canada au cours de la pĂ©riode de 2015 à 2035 seraient les suivants :
- La production d’Ă©lectricitĂ© à partir du charbon devrait diminuer de 337 TWh (sans compter l’augmentation de 38 TWh de la production avec captage et la sĂ©questration de carbone).
- La production d’Ă©lectricitĂ© à partir du gaz naturel devrait augmenter de 256 TWh.
Étant donnĂ© que les Ă©missions des principaux contaminants atmosphĂ©riques issus de la production d’Ă©lectricitĂ© à partir du gaz naturel et du charbon avec captage et sĂ©questration de carbone sont sensiblement infĂ©rieures à celles issues du charbon, elles sont plus faibles dans le scĂ©nario rĂ©glementaire. Les Ă©missions des principaux contaminants atmosphĂ©riques (et les changements qui en dĂ©coulent) sont dĂ©terminĂ©es en utilisant des coefficients d’Ă©missions fondĂ©s sur l’Inventaire national des rejets de polluants (INRP) de 2009. Les coefficients sont calculĂ©s en divisant une Ă©mission donnĂ©e pour 2009 par un facteur Ă©conomique de la même annĂ©e (par exemple le volume de combustible utilisĂ© ou le volume d’extrants). Le coefficient est ensuite multipliĂ© par le futur rĂ©sultat (volume de combustible utilisĂ© ou volume du rĂ©sultat) afin de dĂ©terminer les niveaux d’Ă©missions prĂ©vus et les changements qui en dĂ©coulent (voir rĂ©fĂ©rence 58).
À l’Ă©chelle nationale, on s’attend à ce que le Règlement contribue à une rĂ©duction des principaux contaminants atmosphĂ©riques provenant du secteur de l’Ă©lectricitĂ©. Le tableau 16 prĂ©sente les changements cumulatifs de 2015 à 2035 (en termes absolus) qui correspondent aux changements suivants au fil du temps (en termes de pourcentage) :
Tableau 16 : Variations cumulatives des émissions
des principaux contaminants atmosphériques
| Critères — contaminants atmosphĂ©riques |
2015-2035 (kilotonnes) |
Changement par 2035 |
|---|---|---|
Oxydes de soufre (SOx) |
-1 156 |
-21.7 % |
Oxydes d’azote (NOx) |
-546 |
-10.0 % |
Matières particulaires totales (MPT) |
-71 |
-14.3 % |
Matière particulaire < 10 microns (MP10) |
-24 |
-8.3 % |
Monoxyde de carbone (CO) |
-48 |
-3.7 % |
Matière particulaire < 2,5 microns (MP2,5) |
-9 |
-4.3 % |
La rĂ©partition gĂ©ographique des changements cumulatifs est prĂ©sentĂ©e à la figure 6. Les diffĂ©rences proportionnelles entre les provinces sont dĂ©terminĂ©es en grande partie par la quantitĂ© de production alimentĂ©e au charbon qui est dĂ©placĂ©e, le type de charbon qui aura Ă©tĂ© brûlĂ©, et le type de production de remplacement. En gĂ©nĂ©ral, la diminution la plus importante des principaux contaminants atmosphĂ©riques se produirait de loin en Alberta, à l’exception des matières particulaires totales, où la Saskatchewan connaîtrait la baisse la plus importante en matière d’Ă©missions.
Figure 6 : RĂ©partition des rĂ©ductions cumulatives des Ă©missions de principaux contaminants atmosphĂ©riques, 2015 à 2035

Secteurs de l’extraction du charbon et du gaz naturel
Le changement dans la production d’Ă©lectricitĂ© pourrait Ă©galement avoir des rĂ©percussions sur les Ă©missions provenant des secteurs de l’extraction du charbon et du gaz naturel (distribution et gazoduc). Toutefois, les changements dans ces Ă©missions sont bien plus faibles que ceux provenant du secteur de l’Ă©lectricitĂ©. Une analyse menĂ©e par Environnement Canada a indiquĂ© que ces changements potentiels des Ă©missions reprĂ©sentent moins de 1 % des Ă©missions totales issues du secteur de l’Ă©lectricitĂ©. De plus, Ă©tant donnĂ© que les rĂ©percussions des Ă©missions prennent des chemins opposĂ©s (rĂ©ductions des Ă©missions issues de l’extraction du charbon, augmentations des Ă©missions provenant de l’extraction et du transport de gaz naturel), l’effet net sera d’autant plus faible. Par consĂ©quent, ces rĂ©percussions ont Ă©tĂ© exclues de l’analyse.
ModĂ©lisation de la qualitĂ© de l’air et de l’estimation des avantages
Pour estimer la façon dont ces rĂ©ductions auraient une incidence sur la santĂ© humaine et l’environnement, Environnement Canada a utilisĂ© le modèle nommĂ© A Unified Regional Air-quality Modelling System (AURAMS) afin de prĂ©dire la façon dont les changements d’Ă©missions influeraient sur la qualitĂ© de l’air local. Il s’agit d’un modèle numĂ©rique de pointe entièrement tridimensionnel dĂ©crit dans la documentation scientifique passĂ©e en revue par les pairs. Dans ce modèle, on a combinĂ© les renseignements sur les changements prĂ©vus en matière d’Ă©missions ainsi que les donnĂ©es sur la vitesse et la direction du vent, les tempĂ©ratures, les niveaux d’humiditĂ© et les niveaux de pollution existants afin de prĂ©voir la façon dont ces changements pourraient avoir des rĂ©percussions sur la qualitĂ© de l’air local.
Le système de modĂ©lisation de la qualitĂ© de l’air AURAMS a Ă©tĂ© appliquĂ© pour une pĂ©riode de seulement deux ans dans le cadre de quatre scĂ©narios d’Ă©missions anthropiques reprĂ©sentant deux annĂ©es de prĂ©visions diffĂ©rentes. Deux scĂ©narios (un scĂ©nario de maintien du statu quo et un scĂ©nario rĂ©glementaire) ont Ă©tĂ© utilisĂ©s pour l’annĂ©e 2020 et les deux autres ont Ă©tĂ© utilisĂ©s pour l’annĂ©e 2030 afin de connaître la concentration des polluants dans l’air ambiant. Les donnĂ©es mĂ©tĂ©orologiques utilisĂ©es pour ces quatre scĂ©narios portaient sur l’annĂ©e 2006 et ont Ă©tĂ© gĂ©nĂ©rĂ©es par le modèle de prĂ©vision mĂ©tĂ©orologique d’Environnement Canada.
Les rĂ©sultats ont ensuite servi à estimer les avantages diffĂ©rentiels pour la santĂ© et l’environnement pour ces deux annĂ©es au moyen de l’outil pour Ă©valuer les avantages d’une meilleure qualitĂ© de l’air (OEAQA) et du modèle d’Ă©valuation de la qualitĂ© de l’air d’Environnement Canada (MEQA2). Cependant, afin d’estimer les avantages pour toutes les annĂ©es entre 2015 et 2035, des techniques d’interpolation et d’extrapolation linĂ©aires ont Ă©tĂ© utilisĂ©es. Plus prĂ©cisĂ©ment, pour la pĂ©riode de 2015 à 2020, les avantages ont Ă©tĂ© estimĂ©s nuls de 2015 à 2017, Ă©tant donnĂ© qu’aucun changement de la qualitĂ© de l’air n’est prĂ©vu, et interpolĂ©s de façon linĂ©aire jusqu’à la valeur de 2020. Pour la pĂ©riode de 2020 à 2025, on a estimĂ© que les avantages restaient constants au niveau de 2020, tandis qu’on ne s’attendait pas à ce que la qualitĂ© de l’air connaisse une amĂ©lioration considĂ©rable. Pour la pĂ©riode de 2025 à 2030, les avantages ont Ă©tĂ© interpolĂ©s de façon linĂ©aire entre les valeurs de 2025 et de 2030. Enfin, on a estimĂ© que les avantages resteraient constants entre 2030 et 2035. Lorsqu’on a estimĂ© que les avantages resteraient constants, les estimations ont Ă©tĂ© ajustĂ©es pour tenir compte des changements de la population et de la base de donnĂ©es. Il est à noter que cette hypothèse donne des estimations prudentes des avantages pour la santĂ© et l’environnement Ă©tant donnĂ© que les rĂ©ductions des Ă©missions de principaux contaminants atmosphĂ©riques devraient augmenter au fil du temps en raison de la mise hors service de centrales alimentĂ©es au charbon supplĂ©mentaires.
Avantages pour la santé
Pour ce qui est des rĂ©percussions de la pollution atmosphĂ©rique sur la santĂ© humaine, les amĂ©liorations de la qualitĂ© de l’air les plus importantes sont les rĂ©ductions des taux de MP2,5 et d’ozone dans l’air ambiant. Il est à noter que les rĂ©ductions des niveaux de matières particulaires dans l’air ambiant sont en grande partie dues à la rĂ©duction de polluants prĂ©curseurs, comme l’oxyde d’azote et l’oxyde de soufre. Ces deux composĂ©s interagissent avec l’atmosphère pour crĂ©er des matières particulaires. Par consĂ©quent, bien que les Ă©missions de matières particulaires primaires issues du secteur de l’Ă©lectricitĂ© soient importantes, ce sont les matières particulaires secondaires liĂ©es aux Ă©missions de NOx et de SOx qui ont la plus forte incidence sur la santĂ© humaine.
AmĂ©liorations moyennes de la qualitĂ© de l’air ambiant
Les plus importantes amĂ©liorations dans la qualitĂ© de l’air sont prĂ©vues en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba (tableau 17). Cela est vrai pour les matières particulaires et l’ozone. Pour l’ozone, les amĂ©liorations de la qualitĂ© de l’air sont moins uniformes, mais elles sont quand même plus importantes dans les Prairies.
Même si certaines zones connaîtront certainement plus d’amĂ©liorations de la qualitĂ© de l’air que d’autres, à l’Ă©chelle provinciale, la qualitĂ© de l’air devrait s’amĂ©liorer pour la plupart des provinces. Les amĂ©liorations de la qualitĂ© de l’air ressenties par les rĂ©sidents habituels dans chaque province pour 2030 sont prĂ©sentĂ©es dans le tableau 17. Le Règlement ne devrait pas occasionner de changements graduels perceptibles de la concentration de la pollution atmosphĂ©rique en Colombie-Britannique, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Yukon ou au Nunavut. Pour cette raison, ils ne sont pas inclus dans le tableau.
Tableau 17 : Estimation des améliorations de la qualité
de l’air moyenne (voir rĂ©fĂ©rence 59) à l’Ă©chelle provinciale en 2030
| Région |
Population prévue |
Niveau de MP2.5 |
Niveau d’ozone annuels (pondĂ©ration selon la population) |
||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| MSQ |
Règlement (ug/m3) |
Réduction en pour- |
MSQ (ppm) |
Règlement (ppm) |
Réduction en pour- |
||
T.-N.-L. |
490 575 |
2,288 |
2,275 |
0,56 % |
31,562 |
31,519 |
0,14 % |
Î.-P.-É. |
160 695 |
4,227 |
4,215 |
0,26 % |
32,229 |
32,192 |
0,12 % |
N.-É. |
975 819 |
2,888 |
2,879 |
0,33 % |
32,823 |
32,781 |
0,13 % |
N.-B. |
765 669 |
2,303 |
2,3 |
0,13 % |
32,171 |
32,158 |
0,04 % |
Qc. |
9 093 237 |
6,794 |
6,792 |
0,02 % |
31,976 |
31,971 |
0,02 % |
Ont. |
16 511 597 |
7,049 |
7,045 |
0,06 % |
35,848 |
35,84 |
0,02 % |
Man. |
1 453 742 |
3,75 |
3,681 |
1,84 % |
31,672 |
31,587 |
0,27 % |
Sask. |
1 109 721 |
2,884 |
2,757 |
4,39 % |
34,349 |
34,158 |
0,56 % |
Alb. |
5 290 803 |
5,713 |
5,579 |
2,36 % |
37,891 |
37,695 |
0,52 % |
| Total |
35 851 858 |
6,232 |
6,203 |
0,47 % |
34,716 |
34,671 |
0,13 % |
Résultats améliorés pour la santé
Les incidences sur la santĂ© humaine et les avantages socioĂ©conomiques qui en dĂ©coulent dĂ©pendent considĂ©rablement de la proximitĂ© de la population par rapport à la source des Ă©missions issues de la production d’Ă©lectricitĂ© à partir du charbon. C’est l’exposition de la population aux changements de la qualitĂ© de l’air et pas simplement les changements absolus des concentrations de matières particulaires et d’ozone qui dĂ©terminent les avantages du Règlement pour la santĂ©. Pour cette raison, les rĂ©gions qui connaissent les plus grands avantages sur la santĂ© et celles qui connaissent les plus importantes amĂ©liorations de la qualitĂ© de l’air ne sont pas nĂ©cessairement les mêmes.
Les avantages pour la santĂ© visĂ©s par l’analyse comprennent un vaste Ă©ventail de problèmes de santĂ© liĂ©s à la pollution atmosphĂ©rique. Ces problèmes peuvent aller de crises d’asthme et de difficultĂ©s respiratoires mineures à des effets beaucoup plus graves, comme les visites en salle d’urgence et l’hospitalisation pour des problèmes respiratoires ou cardiovasculaires. La pollution atmosphĂ©rique augmente Ă©galement le risque moyen de dĂ©cès par habitant. Bien que les changements dans les niveaux de risques individuels soient faibles, ces rĂ©ductions se traduisent par des avantages sociaux importants.
Le tableau 18 prĂ©sente certains des changements estimĂ©s dans les rĂ©sultats cumulatifs pour la santĂ© qui dĂ©coulent du Règlement. Le tableau prĂ©sente Ă©galement l’estimation de la valeur actualisĂ©e totale en ce qui a trait aux amĂ©liorations en matière de bien-être social, exprimĂ©e en termes Ă©conomiques (dollars), pour toutes les rĂ©percussions Ă©vitĂ©es sur la santĂ© de 2015 à 2035 (voir rĂ©fĂ©rence 60). La valeur actualisĂ©e des avantages pour la santĂ© est Ă©valuĂ©e à 4,2 milliards de dollars. Ils sont plus importants en Alberta (65 %), suivie de la Saskatchewan (15 %) et du Manitoba (9 %). Les rĂ©ductions de MP2,5 reprĂ©sentent plus de 69 % des avantages pour la santĂ© dĂ©coulant du Règlement en 2030, tandis que les amĂ©liorations pour l’ozone reprĂ©sentent 26 % de ces avantages.
Tableau 18 : Répercussions cumulatives évitées sur la santé,
de 2015 à 2035, rĂ©sultats sĂ©lectionnĂ©s pour la santĂ© (voir rĂ©fĂ©rence 61)
| Région |
Mortalité prématurée |
Visite en salle d’urgence et hospitalisations |
Crises d’asthme |
|---|---|---|---|
Canada |
900 |
800 |
120 000 |
Terre-Neuve-et-Labrador |
10 |
9 |
1 200 |
Île-du-Prince-Édouard |
2 |
2 |
280 |
Nouvelle-Écosse |
11 |
9 |
1 200 |
Nouveau-Brunswick |
3 |
3 |
450 |
Québec |
18 |
18 |
2 700 |
Ontario |
57 |
49 |
7 000 |
Manitoba |
80 |
68 |
9 000 |
Saskatchewan |
140 |
110 |
15 000 |
Alberta |
590 |
520 |
80 000 |
| Région |
Jours durant lesquels on Ă©prouve des difficultĂ©s à respirer et on rĂ©duit ses activitĂ©s |
Valeur actualisĂ©e du total des problèmes de santĂ© Ă©vitĂ©s pour 2015 (voir rĂ©fĂ©rence 62) |
||
|---|---|---|---|---|
| LiĂ©s à l’ozone |
Liés aux MP2,5 |
Total |
||
Canada |
2 700 000 |
1 100 $ |
2 900 $ |
4 200 $ |
Terre-Neuve-et-Labrador |
21 000 |
19 $ |
26 $ |
46 $ |
Île-du-Prince-Édouard |
4 600 |
4 $ |
5 $ |
9 $ |
Nouvelle-Écosse |
19 000 |
23 $ |
24 $ |
49 $ |
Nouveau-Brunswick |
6 400 |
7 $ |
7 $ |
13 $ |
Québec |
47 000 |
35 $ |
50 $ |
84 $ |
Ontario |
170 000 |
75 $ |
190 $ |
260 $ |
Manitoba |
240 000 |
88 $ |
290 $ |
380 $ |
Saskatchewan |
360 000 |
160 $ |
440 $ |
630 $ |
Alberta |
1 900 000 |
680 $ |
1 900 $ |
2 700 $ |
Le Règlement ne devrait pas occasionner de changements graduels perceptibles de la concentration de la pollution atmosphĂ©rique en Colombie-Britannique, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Yukon ou au Nunavut. Par consĂ©quent, aucune incidence graduelle sur la santĂ© n’est prĂ©vue pour ces rĂ©gions.
RĂ©ductions du mercure provenant du secteur de l’Ă©lectricitĂ©
Le mercure est un mĂ©tal lourd qui peut être libĂ©rĂ© dans l’environnement à la suite d’une activitĂ© humaine (c’est-à-dire des activitĂ©s anthropiques primaires), y compris par l’intermĂ©diaire de la combustion du charbon. La plus importante source anthropique d’Ă©missions de mercure au Canada provient des centrales Ă©lectriques, qui reprĂ©sentaient environ 30 % des Ă©missions en 2007.
Une fois qu’il est rejetĂ© dans l’environnement, le mercure se transforme de plusieurs manières. Ainsi, il peut se transformer en un composĂ© hautement toxique appelĂ© mĂ©thylmercure. Celui-ci peut s’accumuler dans les organismes vivants et s’y amplifier (c’est-à-dire que sa concentration y augmente) au fur et à mesure qu’il remonte la chaîne alimentaire. Il s’agit de la forme de mercure à laquelle les humains sont les plus souvent exposĂ©s, surtout par la consommation de poissons et de fruits de mer.
L’exposition humaine au mercure peut entraîner un certain nombre d’effets sur la santĂ©, tels qu’une diminution du quotient intellectuel (QI), une perte de la mĂ©moire et même la mort. Des Ă©tudes ont examinĂ© le lien entre l’exposition au mercure et les effets sur le quotient intellectuel. Des dommages neurologiques entraînant l’altĂ©ration du dĂ©veloppement prĂ©natal du cerveau peuvent rĂ©duire les points de quotient intellectuel. De plus, ses coûts pour les personnes et la sociĂ©tĂ© sont liĂ©s à la perte directe ou indirecte de productivitĂ©, de revenus, d’Ă©ducation et de bien-être.
Le Règlement devrait entraîner une rĂ©duction cumulative de 6 686 kg de mercure rejetĂ©s dans l’environnement par rapport au scĂ©nario de maintien de statu quo pour la pĂ©riode de 2015 à 2035 (tableau 19). La majoritĂ© de ces rĂ©ductions sont prĂ©vues en Alberta (54 %), suivie par la Saskatchewan (38 %) et la Nouvelle-Écosse (8 %).
Plusieurs Ă©crits issus d’Ă©tudes Ă©conomiques ont estimĂ© et monĂ©tisĂ© la valeur socioĂ©conomique des effets du mercure sur la santĂ©. Rice et Hammit (2005) ont estimĂ© la valeur des avantages pour la santĂ© à partir des plafonnements proposĂ©s pour les Ă©missions de mercure libĂ©rĂ©es par les centrales Ă©lectriques des États-Unis. En ce qui a trait aux rĂ©percussions du mercure sur le dĂ©veloppement du cerveau, Rice et Hammit ont estimĂ© que les rĂ©percussions sur le quotient intellectuel reprĂ©sentaient une valeur de 10 000 à 11 000 dollars par kilogramme d’Ă©missions, en supposant qu’il n’y a pas de seuil infĂ©rieur pour les rĂ©percussions liĂ©es à l’exposition. Si l’on utilise un seuil non nul des rĂ©percussions, alors Rice et Hammit estiment que la valeur des rĂ©percussions est infĂ©rieure à un montant allant de 3 900 à 4 500 dollars par kilogramme (en dollars amĂ©ricains de 2000).
Plus rĂ©cemment, Spadaro et Rabl (2008) ont estimĂ© les rĂ©percussions mondiales des Ă©missions mondiales de mercure sur le dĂ©veloppement du cerveau. Ayant mis l’accent sur l’Ă©chelle mondiale, Spadaro et Rabl ont estimĂ© une valeur bien infĂ©rieure des effets sur la santĂ© par kilogramme d’Ă©missions de mercure. Cependant, en appliquant aux donnĂ©es des États-Unis la même mĂ©thodologie que celle utilisĂ©e dans leur Ă©tude, ils ont obtenu des rĂ©sultats qui Ă©taient pratiquement identiques aux rĂ©sultats de Rice et Hammit.
Étant donnĂ© la similitude des rĂ©sultats obtenus dans ces deux Ă©tudes et en l’absence d’Ă©tudes sur le Canada, les rĂ©sultats de Rice et Hammit ont Ă©tĂ© utilisĂ©s pour cette analyse (voir rĂ©fĂ©rence 64).
Par souci de prudence, la faible valeur de 3 900 dollars amĂ©ricains par kilogramme d’Ă©missions est utilisĂ©e pour cette analyse. Si l’on ajuste la valeur de 3 900 dollars en dollars amĂ©ricains de 2000, cela nous donne une valeur de 5 880 dollars en dollars canadiens de 2010. En utilisant cette valeur pour mesurer les avantages issus de la rĂ©duction des 6 686 kg de mercure qui devraient dĂ©couler du Règlement, on obtient une valeur actualisĂ©e de 24 millions de dollars (tableau 19).
Tableau 19 : Valeur actualisée des réductions du mercure
| Région |
Réductions cumulatives |
Valeur actuelle (voir référence 65) |
|---|---|---|
Sask. |
-2 571 |
9 |
Alb. |
-3 607 |
13 |
N.-É. |
-524 |
2 |
| Canada |
-6 686 |
24 |
Veuillez noter que la discussion et les valeurs estimĂ©es ci-dessus ne s’appliquent qu’aux rĂ©percussions neurologiques entrainĂ©es par l’exposition au mercure et aux rĂ©percussions connexes sur le quotient intellectuel. Des observations scientifiques rĂ©centes prouvent que le mercure a Ă©galement un effet sur les maladies cardiaques et sur le risque de dĂ©cès prĂ©maturĂ©. Si l’on inclut les risques de maladies cardiaques et de dĂ©cès liĂ©s au mercure, les avantages estimĂ©s des rĂ©ductions du mercure augmenteraient considĂ©rablement. Par exemple, lorsque Rice et Hammit (2005) incluent les maladies cardiaques et les risques de mortalitĂ© dans leur analyse, ils obtiennent une valeur d’avantages pour la santĂ© liĂ©e aux rĂ©ductions du mercure augmentant près de 50 fois, pour atteindre plus de 180 000 dollars par kilogramme. En raison de l’incertitude liĂ©e à la quantification de ces rĂ©percussions, elles n’ont pas Ă©tĂ© incluses dans cette analyse. Toutefois, Ă©tant donnĂ© l’omission de ces rĂ©percussions potentiellement importantes, l’estimation des avantages doit être considĂ©rĂ©e comme la plus faible valeur de l’estimation des rĂ©percussions potentielles du mercure sur la santĂ©.
RĂ©ductions du plomb provenant du secteur de l’Ă©lectricitĂ©
En matière de rĂ©percussions sur la santĂ©, les effets sur la neurotoxicitĂ© dĂ©veloppementale qui ont Ă©tĂ© les plus Ă©tudiĂ©s et pour lesquels il existe le plus de preuves d’une relation causale sont les effets nĂ©fastes qu’a l’exposition prĂ©coce au plomb (les enfants de moins de six ans) sur les tests d’intelligence psychomĂ©triques (quotient intellectuel) chez les enfants d’âge scolaire.
Lorsque l’exposition au plomb touche le quotient intellectuel, elle se traduit par une baisse des revenus ou de la productivitĂ©, car les individus ne peuvent pas travailler au maximum de leur potentiel lorsqu’ils atteignent l’âge adulte.
Des Ă©tudes montrent que certains effets de l’exposition chronique au plomb peuvent Ă©galement se manifester chez les adultes. La coronaropathie, l’hypertension et les accidents vasculaires cĂ©rĂ©braux reprĂ©sentent certains des principaux effets sur la santĂ© des adultes qui ont Ă©tĂ© quantifiĂ©s dans les analyses Ă©conomiques prĂ©cĂ©dentes.
Bien que certains avantages pour la santĂ© soient prĂ©vus, ils n’ont pas Ă©tĂ© estimĂ©s en raison du manque de donnĂ©es.
Avantages pour l’environnement
Les rĂ©ductions des Ă©missions des principaux contaminants atmosphĂ©riques, qui dĂ©couleraient du Règlement entraîneraient des avantages pour l’environnement. Ceux-ci ont Ă©tĂ© estimĂ©s à l’aide du modèle MEQA2 (voir rĂ©fĂ©rence 67) d’Environnement Canada et les estimations ont Ă©tĂ© renforcĂ©es par d’autres estimations environnementales afin d’intĂ©grer les Ă©lĂ©ments non pris en compte par ce modèle.
Estimation pour les souillures, la visibilitĂ© et l’agriculture
La qualitĂ© de l’air ambiant a Ă©tĂ© modĂ©lisĂ©e pour les annĂ©es 2020 et 2030 seulement. Afin de gĂ©nĂ©rer des estimations annuelles des avantages, diffĂ©rentes hypothèses ont Ă©tĂ© appliquĂ©es selon la tendance prĂ©vue relative à la qualitĂ© de l’air ambiant au cours de pĂ©riodes prĂ©cises, tel qu’il a Ă©tĂ© mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment. De 2015 à 2035, la valeur actualisĂ©e totale des avantages estimĂ©e avec le modèle MEQA2 est de 149,9 millions de dollars. Les avantages supplĂ©mentaires, d’une valeur de 11,5 millions de dollars, sont estimĂ©s à l’aide d’une mĂ©thode de transfert des avantages. Par consĂ©quent, les avantages pour l’environnement au Canada des rĂ©ductions des principaux contaminants atmosphĂ©riques (PCA) sont estimĂ©s à environ 161,4 millions de dollars. Les estimations des avantages dĂ©coulant du modèle MEQA2 sont prĂ©sentĂ©es dans le tableau 20 et sont abordĂ©es ci-après. Les rĂ©percussions sur l’environnement qui dĂ©coulent du Règlement ont Ă©tĂ© jugĂ©es nĂ©gligeables pour la province de la Colombie-Britannique et les territoires. Par consĂ©quent, ces estimations ont Ă©tĂ© exclues du tableau et du total pour le Canada.
Tableau 20 : Avantages environnementaux cumulatifs pour le Canada
(2015 à 2035), valeur actualisĂ©e, en millions de dollars de 2010
| Région |
Effets des souillures sur les ménages |
Visibilité touchant les ménages |
Ozone sur les revenus agricoles |
Total MEQA2 |
|---|---|---|---|---|
Terre-Neuve-et-Labrador |
0,1 |
1,1 |
0,0 |
1,2 |
Île-du- Prince-Édouard |
0,0 |
0,2 |
0,0 |
0,2 |
Nouvelle-Écosse |
0,0 |
0,8 |
0,1 |
1,0 |
Nouveau-Brunswick |
0,0 |
0,4 |
0,0 |
0,4 |
Québec |
0,2 |
1,1 |
0,6 |
1,8 |
Ontario |
0,6 |
2,4 |
2,2 |
5,2 |
Manitoba |
1,1 |
6,0 |
5,4 |
12,5 |
Saskatchewan |
1,8 |
9,8 |
34,6 |
46,2 |
Alberta |
7,4 |
25,0 |
48,9 |
81,3 |
Canada |
11,2 |
46,9 |
91,9 |
149,9 |
| Avantages pour l’environnement estimĂ©s au moyen du modèle d’Ă©valuation de la qualitĂ© de l’air |
149,9 |
|||
| Autres avantages pour l’environnement estimĂ©s par un transfert des avantages |
11,5 |
|||
| Total des avantages pour l’environnement estimĂ©s |
161,4 |
|||
Réduction des souillures
Les souillures issues des dĂ©pôts accrus de matières particulaires entraîneront des coûts de nettoyage pour les mĂ©nages canadiens. Le modèle d’estimation des rĂ©percussions des Ă©conomies en matière de nettoyage des souillures (modèle SCSIE) estime les coûts de nettoyage Ă©ludĂ©s pour les mĂ©nages canadiens touchĂ©s par diffĂ©rentes concentrations de MP10. De 2015 à 2035, la valeur actualisĂ©e des coûts de nettoyage Ă©vitĂ©s devrait être de 11,2 millions de dollars. On peut considĂ©rer que cette estimation est prudente, car elle se limite au secteur rĂ©sidentiel et ne tient pas compte des dĂ©penses de nettoyage dans les secteurs commerciaux et institutionnels. Les deux provinces affichant les plus fortes rĂ©ductions de la production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©e au charbon, à savoir l’Alberta et la Saskatchewan, affichent Ă©galement les gains les plus significatifs grâce à la rĂ©duction des souillures.
Amélioration de la visibilité
Toutes autres choses Ă©tant constantes, la visibilitĂ© augmente à mesure que les concentrations ambiantes de matières particulaires diminuent. En fonction de la volontĂ© de payer pour l’amĂ©lioration de l’aire de rĂ©partition visuelle, le modèle VIEW R2 (modèle d’estimation du bien-être liĂ© à la visibilitĂ©) estime le changement monĂ©taire dans le bien-être pour diffĂ©rents niveaux de deciviews (voir rĂ©fĂ©rence 68). La valeur actualisĂ©e des gains en matière de bien-être issue d’une meilleure visibilitĂ© dans le secteur rĂ©sidentiel devrait être de 46,9 millions de dollars; l’Alberta et la Saskatchewan rĂ©unies reprĂ©sentent 74 % des avantages totaux.
Augmentation de la productivité agricole
Le Règlement devrait entraîner une diminution des concentrations ambiantes d’ozone troposphĂ©rique. D’après les fonctions exposition-rĂ©ponse pour 20 diffĂ©rentes cultures, le modèle d’estimation de la valeur des effets de l’ozone sur les cultures canadiennes (modèle VOECCE) donne des changements dans la production (en tonnes) et les revenus totaux des ventes par rĂ©gion agricole de recensement en raison de changements dans les concentrations d’ozone. La valeur actualisĂ©e des avantages nationaux issus de la hausse de la productivitĂ© agricole devrait être de 91,9 millions de dollars. (voir rĂ©fĂ©rence 69) La Saskatchewan bĂ©nĂ©ficie d’environ 37 % des avantages nationaux, tandis que l’Alberta en bĂ©nĂ©ficie de plus de la moitiĂ©.
Estimations additionnelles relatives à la rĂ©colte du bois, à l’usage rĂ©crĂ©atif des forêts et aux coûts d’entretien du matĂ©riel
Pour prendre en considĂ©ration les avantages pour l’environnement qui ne sont pas reprĂ©sentĂ©s dans le modèle MEQA2, une mĂ©thode de transfert des avantages a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e afin d’Ă©valuer les rĂ©percussions Ă©conomiques de l’oxyde d’azote (NOx) sur la rĂ©colte du bois et l’utilisation rĂ©crĂ©ative des Ă©cosystèmes forestiers, ainsi que celle du dioxyde de soufre (SO2) sur les frais d’entretien du matĂ©riel. Les estimations des dommages marginaux moyens par tonne selon l’Ă©tude de Muller et Mendelsohn (voir rĂ©fĂ©rence 70) ont Ă©tĂ© multipliĂ©es par les rĂ©ductions annuelles nationales des Ă©missions de NOx et de SOx. La valeur actualisĂ©e nette des avantages associĂ©s à la rĂ©duction de ces Ă©missions est d’environ 11,5 millions de dollars pour le Canada.
Autres avantages pour l’environnement
Dans l’ensemble, la valeur actualisĂ©e des avantages environnementaux devrait être de 161,4 millions de dollars. Ces rĂ©percussions peuvent être jugĂ©es prudentes, car de nombreux avantages pour l’environnement ne sont pas quantifiĂ©s en raison du manque de donnĂ©es ou des limites mĂ©thodologiques. Sont omis de ces avantages la rĂ©duction des souillures pour les secteurs industriels et commerciaux, les avantages rĂ©crĂ©atifs additionnels liĂ©s à l’amĂ©lioration de la visibilitĂ©, la diminution du mercure et des dĂ©pôts acides dans les Ă©cosystèmes (par exemple eau ou forêts) ainsi que les avantages liĂ©s à la diminution des concentrations de MP2,5 et d’ozone en ce qui concerne les maladies et les dĂ©cès prĂ©maturĂ©s du bĂ©tail et des espèces sauvages.
7.4.3 Extraction de pétrole par récupération assistée des hydrocarbures
L’un des avantages du Règlement est la capacitĂ© à utiliser le CO2 captĂ© par les usines de captage et de sĂ©questration du carbone pour la rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e des hydrocarbures. La rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e des hydrocarbures est un processus par lequel du CO2 est injectĂ© dans des rĂ©servoirs de pĂ©trole existants en vue d’extraire plus de pĂ©trole. Pour le scĂ©nario de la valeur mĂ©diane, la valeur des hydrocarbures a Ă©tĂ© fixĂ©e au prix du West Texas Intermediate (WTI) à partir du modèle E3MC, et on a pris l’hypothèse que l’utilisation d’une tonne de CO2 pour la rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e des hydrocarbures permettait d’obtenir trois barils de pĂ©trole de plus. La valeur actuelle des avantages provenant de l’augmentation de la production de pĂ©trole liĂ©e au Règlement est Ă©valuĂ©e à 6 098 millions de dollars sur la pĂ©riode 2015-2035.
7.5 ÉnoncĂ© coûts-avantages
Les rĂ©sultats de l’analyse coûts-avantages sont rĂ©sumĂ©s dans le tableau 21. Chaque variable clĂ© est prĂ©sentĂ©e selon sa valeur actualisĂ©e nette, par pĂ©riodes de cinq ans et pour la totalitĂ© de la pĂ©riode d’Ă©tude. Les valeurs ont Ă©tĂ© actualisĂ©es à 3 % et sont classĂ©es en fonction des coûts quantifiĂ©s et monĂ©tisĂ©s (production, hausse des importations, diminution des exportations, gouvernement) et des avantages quantifiĂ©s et monĂ©tisĂ©s (coûts de production Ă©vitĂ©s, avantages pour l’environnement et pour la santĂ©). Les valeurs indiquĂ©es pour le nouveau capital et les remises en Ă©tat sont toutes les deux nettes de la valeur rĂ©siduelle afin de s’assurer que seule la part de leurs coûts et de leurs avantages amortis au cours de la pĂ©riode d’Ă©tude est incluse. La valeur actualisĂ©e nette (VAN) mesure les avantages nets (avantages moins coûts) pour toutes les annĂ©es indiquĂ©es.
La valeur actualisĂ©e nette du Règlement en 2015 au cours de la pĂ©riode d’Ă©tude est estimĂ©e à 7,3 milliards de dollars. La valeur actualisĂ©e des avantages est estimĂ©e à 23,3 milliards de dollars, ce qui est grandement dû au coût social du carbone Ă©vitĂ© (5,6 milliards de dollars), aux coûts de production Ă©vitĂ©s (7,2 milliards de dollars), aux avantages pour la santĂ© provenant de la rĂ©duction de l’exposition au smog (4,2 milliards de dollars) et au pĂ©trole supplĂ©mentaire extrait grâce à la rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e des hydrocarbures (6,1 milliards de dollars).
La valeur actualisĂ©e des coûts est estimĂ©e à 16,1 milliards de dollars, principalement à cause de l’augmentation des achats de carburant à base de gaz naturel (8,0 milliards de dollars), de la diminution des exportations d’Ă©lectricitĂ© et des nouveaux coûts d’investissement (0,3 milliard de dollars et 1,9 milliard de dollars, respectivement).
Tableau 21 : ÉnoncĂ© des coûts-avantages supplĂ©mentaires (2015-2035)
(En millions de dollars de 2010)
| Catégorie |
2015 |
2020 |
2025 |
2030 |
2035 |
Total |
|---|---|---|---|---|---|---|
| A. Coûts quantifiĂ©s |
||||||
| A1. Coûts de production |
||||||
Nouveau capital (net de la valeur résiduelle) |
0 |
68 |
1 406 |
2 145 |
-4 063 |
1 946 |
Mises hors service des |
0 |
39 |
0 |
210 |
0 |
329 |
Coûts fixes de |
0 |
2 |
7 |
28 |
38 |
250 |
Coûts variables de fonctionnement et entretien additionnels |
0 |
129 |
99 |
344 |
465 |
3 810 |
Coûts du gaz naturel liĂ©s au carburant |
0 |
155 |
153 |
881 |
1 091 |
7 954 |
| Sous-total |
0 |
393 |
1 664 |
3 608 |
-2 468 |
14 289 |
| A2. Récupération assistée des hydrocarbures |
||||||
Coûts pour l’extraction de pĂ©trole |
0 |
0 |
84 |
146 |
126 |
1,288 |
Coût social additionnel du carbone (valeur mĂ©diane de l’estimation) |
0 |
0 |
8 |
16 |
15 |
140 |
| Sous-total |
0 |
0 |
92 |
162 |
141 |
1 427 |
| Hausse des importations |
0 |
0 |
3 |
10 |
4 |
72 |
| Baisse des exportations |
0 |
-1 |
18 |
48 |
25 |
274 |
| Coûts pour le gouvernement |
1 |
1 |
1 |
0 |
0 |
11 |
| COÛTS TOTAUX |
1 |
393 |
1 778 |
3 828 |
-2 298 |
16 073 |
| B. Avantages quantifiés |
||||||
| B1. Coûts de production Ă©vitĂ©s |
||||||
Coûts d’investissement |
0 |
0 |
170 |
39 |
-2,690 |
1,195 |
Remise en état de groupes au charbon (net de la valeur résiduelle) |
0 |
160 |
88 |
867 |
-842 |
684 |
Coûts fixes de |
0 |
4 |
22 |
105 |
110 |
833 |
Coûts variables de fonctionnement et |
0 |
22 |
30 |
112 |
131 |
1,032 |
Coûts de l’alimentation au charbon |
0 |
78 |
85 |
420 |
371 |
3,494 |
| Sous-total |
0 |
265 |
395 |
1 543 |
-2 920 |
7 237 |
| B2. Avantages pour |
||||||
Coûts sociaux du carbone |
0 |
87 |
134 |
645 |
742 |
5 634 |
Souillure, visibilité, |
0 |
1 |
2 |
19 |
17 |
161 |
| Sous-total |
0 |
88 |
136 |
664 |
759 |
5 796 |
| B3. Avantages pour la santé |
||||||
Avantages de la réduction |
0 |
21 |
21 |
485 |
504 |
4,185 |
Mercure |
0 |
0 |
1 |
3 |
3 |
24 |
| Sous-total |
0 |
22 |
21 |
489 |
507 |
4 210 |
| B3. Récupération assistée |
||||||
Valeur de l’extraction |
0 |
0 |
381 |
691 |
614 |
6 098 |
| Sous-total |
0 |
0 |
381 |
691 |
614 |
6 098 |
| AVANTAGES TOTAUX |
0 |
374 |
933 |
3 387 |
-1 040 |
23 341 |
| E. VALEUR ACTUALISÉE NETTE |
-1 |
-19 |
-844 |
-441 |
1 258 |
7 267 |
Le tableau ci-dessous prĂ©sente des mesures sommaires clĂ©s pour l’analyse coûts-avantages. Le coût socioĂ©conomique par tonne d’Ă©mission de gaz à effet de serre indique que les avantages non liĂ©s aux gaz à effet de serre dĂ©passent les coûts (voir rĂ©fĂ©rence 71). On estime que les avantages liĂ©s au Règlement sont 45 % supĂ©rieurs aux coûts.
Tableau 22 : Résumé des mesures (2015-2035)
| Catégorie |
2015 |
2020 |
2025 |
2030 |
2035 |
Total |
|---|---|---|---|---|---|---|
RĂ©duction des Ă©missions de gaz à effet de serre par le secteur des services (Mt Ă©quivalent—CO2) |
0,0 |
3,1 |
4,9 |
24,9 |
30,1 |
219,2 |
Augmentation des Ă©missions de gaz à effet de serre liĂ©s à la rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e des hydrocarbures (Mt Ă©quivalent—CO2) |
0,0 |
0,0 |
0,3 |
0,6 |
0,6 |
5,4 |
RĂ©ductions nettes de gaz à effet de serre (Mt Ă©quivalent—CO2) |
0,0 |
3,1 |
4,6 |
24,3 |
29,5 |
213,8 |
| Ratio avantages-coûts |
1,452 |
|||||
| Coût socioĂ©conomique par tonne de gaz à effet de serre ($/T) |
-7,85 |
|||||
7.6 Analyse de sensibilité
7.6.1 Sensibilité unidimensionnelle
Une analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© effectuĂ©e sur des variables clĂ©s afin d’Ă©valuer les rĂ©percussions liĂ©es à l’incertitude des rĂ©sultats. Cela nĂ©cessite le changement d’une variable à la fois (tout en maintenant les autres variables/rĂ©percussions constantes). L’analyse de sensibilitĂ© (prĂ©sentĂ©e au tableau 23) indique que les rĂ©sultats sont solides pour ce qui est de dĂ©montrer la valeur actualisĂ©e nette positive pour le Règlement dans un large Ă©ventail de valeurs plausibles pour les variables et les hypothèses. Les rĂ©sultats Ă©taient plus sensibles à la variation du taux d’actualisation, en utilisant le coût social du charbon Ă©vitĂ© selon l’estimation au 95e centile, à l’hypothèse concernant la quantitĂ© de CO2 vendue aux fins de rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e des hydrocarbures et aux changements dans les prĂ©visions relatives au prix du pĂ©trole.
Tableau 23 : RĂ©sultats de l’analyse de sensibilitĂ©
(En millions de dollars de 2010)
| Sensibilité des variables |
VALEUR ACTUALISÉE NETTE |
||
|---|---|---|---|
| Inférieure |
Moyenne |
Supérieure |
|
1. Taux d’actualisation : 7 %, 0 % |
4 669 |
7 267 |
13 530 |
2. SensibilitĂ© à la prĂ©vision du prix du gaz naturel : +20 %, -20 % |
6 813 |
7 267 |
9 995 |
3. SensibilitĂ© à la prĂ©vision du prix du charbon : -20 %, +20 % |
7 705 |
7 267 |
9 103 |
4. Remise en Ă©tat des groupes alimentĂ©s au charbon en fin de vie utile — 50 % |
7 641 |
7 267 |
s/o |
5. Coûts de dĂ©saffectation : +50 %, -50 % |
8 240 |
7 267 |
8 568 |
6. QuantitĂ© du C02 capturĂ© vendu pour la rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e des hydrocarbures: 50 % infĂ©rieur à l’hypothèse centrale |
4 901 |
7 267 |
s/o |
7. Sensibilité aux prix du pétrole : +40 %, -40 % |
5 965 |
7 267 |
10 844 |
8. Coût social du carbone Ă©vitĂ©, estimĂ© au 95e centile |
s/o |
7 267 |
23 088 |
7.6.2 Analyse de scénario
On a Ă©galement entrepris une analyse du scĂ©nario à l’aide du modèle Ă©nergie-Ă©missions-Ă©conomie du Canada d’Environnement Canada. Le modèle Ă©nergie-Ă©missions-Ă©conomie du Canada Ă©tant de nature dynamique, le changement d’un paramètre aurait des rĂ©percussions sur plusieurs variables. Alors que le prix du gaz naturel a Ă©tĂ© le point central de l’analyse de sensibilitĂ©, la fluctuation du prix du gaz naturel a influencĂ© la croissance Ă©conomique et la demande en Ă©lectricitĂ© des consommateurs.
Sensibilité du prix du gaz naturel
Bon nombre des Ă©vĂ©nements qui influent sur les marchĂ©s de l’Ă©nergie sont impossibles à prĂ©voir. Les projections relatives aux prix de l’Ă©nergie sont soumises à l’incertitude. Il est donc important de les analyser comme un Ă©ventail de rĂ©sultats possibles. Pour se faire une idĂ©e des rĂ©percussions de la sensibilitĂ© du prix à la consommation sur les prix du gaz naturel à l’avenir, les dites rĂ©percussions ont Ă©tĂ© calculĂ©es en fonction d’une sĂ©rie d’hypothèses distinctes quant au prix du gaz naturel à venir au Henry Hub (figure 7).
Figure 7 : Plage de sensibilité du prix du gaz naturel au Henry Hub

Le scĂ©nario du prix de rĂ©fĂ©rence, mis au point par l’Office national de l’Ă©nergie, a Ă©tĂ© conçu de façon à intĂ©grer les meilleures donnĂ©es disponibles au sujet de l’offre et de la demande en Ă©nergie à l’avenir. Les projections reflètent Ă©galement les hypothèses relatives au prolongement des pipelines (par exemple pipelines du delta du Mackenzie et de l’Alaska) ainsi que les Ă©volutions possibles de l’offre et de la demande en approvisionnement en gaz naturel aux États-Unis. Dans le cadre du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, le prix du gaz naturel devrait passer d’environ 4,37 $ par millier de pieds cubes (en millions de dollars amĂ©ricains de 2010) à environ 8 $ par millier de pieds cubes d’ici 2035. D’après les autres scĂ©narios, le prix du gaz naturel en 2035 devrait se chiffrer à environ 7,75 $ par millier de pieds cubes dans le scĂ©nario bas et à environ 10,50 $ par millier de pieds cubes dans le scĂ©nario Ă©levĂ©. Tel qu’il est indiquĂ© dans la section 7.2.2, ces prĂ©visions sur le prix futur du gaz naturel sont considĂ©rĂ©es comme Ă©tant prudentes.
Comme le montre le tableau 24, les variations prĂ©vues du prix du gaz naturel au Henry Hub ont une incidence sur les prix prĂ©vus pour la production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©e au gaz naturel. Ces prix auront à leur tour des rĂ©percussions d’ampleurs diverses sur les prix de l’Ă©lectricitĂ© pour les consommateurs canadiens en fonction de facteurs tels que le mĂ©lange global de sources de productions au sein du portefeuille d’Ă©lectricitĂ© de la rĂ©gion.
En Alberta, les prix du gaz naturel du producteur d’Ă©lectricitĂ© pourraient se chiffrer à 6,05 $ par millier de pieds cubes (valeur basse) ou à 9,95 $ par millier de pieds cubes (valeur Ă©levĂ©e) selon les plages de sensibilitĂ© en 2035. Ces prix sont relativement faibles par rapport aux autres provinces canadiennes. Par exemple, les prix du gaz naturel du producteur d’Ă©lectricitĂ© pourraient atteindre 14,07 $ par millier de pieds cubes (valeur Ă©levĂ©e) ou 10,18 $ par millier de pieds cubes (valeur basse) en Nouvelle-Écosse, où les prix devraient être les plus Ă©levĂ©s parmi les provinces sĂ©lectionnĂ©es.
Tableau 24 : Prix du gaz naturel du producteur d’Ă©lectricitĂ© —
provinces sĂ©lectionnĂ©es (¢/kWh — dollars de 2010)
Région |
2009 |
2025 |
Valeur de référence |
Valeur élevée |
2035 |
Valeur de référence |
Valeur élevée |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Alberta |
3,30 |
5,10 |
5,90 |
7,69 |
6,05 |
7,33 |
9,95 |
Saskatchewan |
5,54 |
7,55 |
8,35 |
10,15 |
8,51 |
9,78 |
12,40 |
Nouvelle-Écosse |
7,06 |
9,22 |
10,02 |
11,81 |
10,18 |
11,45 |
14,07 |
Le prix alternatif du gaz naturel a une incidence sur le coût de l’Ă©lectricitĂ©. Le tableau 25 illustre l’incidence des prix alternatifs du gaz naturel sur le coût de la production d’Ă©lectricitĂ© à partir de groupes à cycle combinĂ© alimentĂ©s au gaz naturel. En Alberta, le coût de l’Ă©lectricitĂ© pour les groupes à cycle combinĂ© alimentĂ©s au gaz naturel pourrait se chiffrer, en 2035, à 8,77 ¢/kWh (valeur basse) ou à 11,39 ¢/kWh (valeur Ă©levĂ©e) en fonction des plages de sensibilitĂ©. Ces prix sont relativement faibles par rapport aux autres provinces canadiennes. Par exemple, le coût de l’Ă©lectricitĂ© pour les groupes à cycle combinĂ© alimentĂ©s au gaz naturel pourrait atteindre 13,99 ¢/kWh (valeur Ă©levĂ©e) ou 11,42 ¢/kWh (valeur basse) en Nouvelle-Écosse, où les prix devraient être les plus Ă©levĂ©s parmi les provinces sĂ©lectionnĂ©es.
Tableau 25 : Coût de l’Ă©lectricitĂ© pour les groupes à cycle combinĂ© alimentĂ©s au gaz naturel — provinces sĂ©lectionnĂ©es (¢/kWh — dollars de 2010)
Région |
2009 |
2025 |
Valeur de référence |
Valeur élevée |
2035 |
Valeur de référence |
Valeur élevée |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Alberta |
6,21 |
8,36 |
8,93 |
10,17 |
8,77 |
9,63 |
11,39 |
Saskatchewan |
5,56 |
9,60 |
10,20 |
11,64 |
10,54 |
11,47 |
13,34 |
Nouvelle-Écosse |
0,00 |
9,35 |
10,41 |
12,20 |
11,42 |
12,03 |
13,99 |
Comme il a Ă©tĂ© mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, le modèle Ă©nergie-Ă©missions-Ă©conomie du Canada Ă©tant de nature dynamique, un changement de prix influencera la croissance Ă©conomique et la demande en Ă©lectricitĂ© des consommateurs. Comme l’illustre le tableau 26, la baisse des prix du gaz naturel entraîne un taux de croissance annuel moyen plus Ă©levĂ© par rapport au cas de rĂ©fĂ©rence, tandis que la hausse des prix du gaz naturel entraîne un taux de croissance annuel moyen plus faible par rapport au cas de rĂ©fĂ©rence. En Alberta, le taux de croissance annuel moyen pour la pĂ©riode comprise entre 2010 et 2035 est de 2,85 % avec un prix faible du gaz naturel, par rapport à 2,83 % dans le cadre du prix de rĂ©fĂ©rence et à 2,79 % avec un prix Ă©levĂ© du gaz naturel.
Tableau 26 : Produit intérieur brut provincial (taux de croissance annuel moyen)
Région |
2010 à 2035 |
Valeur de référence |
Valeur élevée |
2010 à 2035 |
Valeur de référence |
Valeur élevée |
|
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Alberta |
3,21 % |
3,09 % |
2,93 % |
2,85 % |
2,83 % |
2,79 % |
|
Saskatchewan |
2,53 % |
2,43 % |
2,29 % |
2,27 % |
2,24 % |
2,19 % |
|
Nouvelle-Écosse |
1,65 % |
1,55 % |
1,42 % |
1,52 % |
1,52 % |
1,49 % |
|
Il existe de nombreux facteurs qui contribuent à la fixation des prix de l’Ă©lectricitĂ© pour les consommateurs (par exemple la structure du marchĂ©, l’ordre de mise en route des groupes, la situation de l’offre et de la demande), y compris les prix du gaz naturel de remplacement. Ces facteurs peuvent influer diffĂ©remment en fonction de la structure du marchĂ© de l’Ă©lectricitĂ©. Par exemple, en Alberta, les facteurs de l’offre et de la demande, et la contribution de la production alimentĂ©e au gaz naturel pour rĂ©pondre à la demande, ont tendance à dĂ©passer la simple contribution des prix du gaz naturel.
Le tableau 27 illustre l’incidence des prix alternatifs du gaz naturel sur les prix moyens d’Ă©lectricitĂ©. En Alberta, le prix moyen d’Ă©lectricitĂ© en 2035 pourrait se chiffrer à 18,16 ¢/kWh (valeur basse) ou à 18,67 ¢/kWh (valeur Ă©levĂ©e) en fonction des plages de sensibilitĂ© (voir rĂ©fĂ©rence 72). En Saskatchewan, le prix de l’Ă©lectricitĂ© varie entre 20,13 ¢/kWh et 21,55 ¢/kWh tandis qu’en Nouvelle-Écosse il varie entre 22,36 ¢/kWh et 23,40 ¢/kWh.
Tableau 27 : Prix moyens d’Ă©lectricitĂ© après la mise en place de la norme de rendement en matière d’Ă©lectricitĂ© — provinces sĂ©lectionnĂ©es (¢/kWh – dollars de 2010)
Région |
2009 |
2025 |
Valeur de référence |
Valeur élevée |
2035 |
Valeur de référence |
Valeur élevée |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Alberta |
7,57 |
16,14 |
16,36 |
14,83 |
18,44 |
18,67 |
18,16 |
Saskatchewan |
9,85 |
14,60 |
14,71 |
15,08 |
20,13 |
20,58 |
21,55 |
Nouvelle-Écosse |
12,44 |
18,58 |
18,74 |
19,67 |
22,36 |
22,43 |
23,40 |
7.7 Analyse de la répartition et de la concurrence
7.7.1 Secteur du charbon
On s’attend à ce que le Règlement ait des rĂ©percussions sur l’emploi par la fermeture des installations de production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©es au charbon et les installations d’exploitation du charbon. Toutefois, les rĂ©percussions sur l’emploi varient grandement dans tout le Canada. Étant donnĂ© que la rĂ©ponse de la Saskatchewan à l’Ă©gard du Règlement consiste à rĂ©nover ses groupes au charbon avec une technologie de captage et de sĂ©questration du carbone, les rĂ©percussions sur l’emploi devraient être minimes, puisque le gouvernement provincial continuera d’utiliser ses ressources en charbon pour la production d’Ă©lectricitĂ©. Des rĂ©percussions similaires sont attendues en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, car ces provinces dĂ©pendent des importations de charbon pour la production d’Ă©lectricitĂ©.
En Alberta, certaines rĂ©percussions devraient se produire sur l’emploi, car 10 installations de production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©es au charbon devraient fermer leurs portes au cours de la pĂ©riode 2015-2035. Il est peu probable que le charbon produit en Alberta fasse l’objet d’une demande au sein des marchĂ©s d’exportation et, à ce titre, on s’attend à ce que la production de charbon connexe cesse. De plus, certaines rĂ©gions dĂ©pendent en grande partie des installations de production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©es au charbon et des mines de charbon pour les emplois directs et indirects qui y sont associĂ©s. Même si l’emploi nĂ©cessaire dans les installations alimentĂ©es au gaz naturel viendra contrebalancer une partie des pertes d’emplois occasionnĂ©es, le fonctionnement de ces installations nĂ©cessitera moins d’employĂ©s que les installations alimentĂ©es au charbon et les mines de charbon connexes.
Les rĂ©percussions sur l’emploi ne devraient être que transitoires, car on estime que les personnes sans emploi finiront par trouver un nouvel emploi dans l’Ă©conomie. Par exemple, le gouvernement de l’Alberta (Alberta Employment and Immigration) a rĂ©cemment estimĂ© que, d’ici 2019, il y aurait une pĂ©nurie de 77 000 travailleurs dans la province, alors que les premières installations de production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©es au charbon devant fermer leurs portes en Alberta en raison du Règlement ne devraient pas le faire avant 2020. En somme, les coûts de transition devraient être minimes ou modĂ©rĂ©s.
Il convient Ă©galement de remarquer que le Règlement pourrait stimuler l’innovation dans le secteur de l’Ă©lectricitĂ© et d’autres secteurs de l’Ă©conomie. Par exemple, les coûts liĂ©s à l’adoption de la technologie de captage et de stockage pourraient diminuer au fil du temps en raison de « l’apprentissage par la pratique », ce qui pourrait profiter à d’autres secteurs de l’Ă©conomie qui sont en mesure d’adopter cette technologie. Le Règlement pourrait Ă©galement augmenter la demande de technologies propres, d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique et d’Ă©nergie renouvelable. Des changements technologiques induits pourraient contribuer à rĂ©duire davantage les Ă©missions de gaz à effet de serre, tout en produisant des avantages Ă©conomiques corrĂ©latifs, tels que de nouvelles possibilitĂ©s d’emploi dans le secteur des technologies propres, et de nouvelles connaissances et technologies qui pourraient appuyer les entreprises canadiennes dans un marchĂ© mondial en croissance des technologies propres.
7.7.2 Secteur du gaz naturel
Le marchĂ© du gaz en AmĂ©rique du Nord est un marchĂ© très compĂ©titif, dans le sens où le gaz naturel est vendu par de nombreuses sources d’approvisionnement et livrĂ© à n’importe quel marchĂ© grâce à des rĂ©seaux et pipelines Ă©tendus. Le prix du gaz est Ă©tabli en fonction des indicateurs de base du marchĂ©, comme la demande industrielle, les niveaux de production du gaz et les quantitĂ©s importantes de gaz entreposĂ©. Étant donnĂ© la forte concurrence du marchĂ©, le prix du gaz varie gĂ©nĂ©ralement d’une rĂ©gion à une autre en fonction du coût du transport uniquement.
En 2035, le volume total de gaz naturel utilisĂ© pour produire de l’Ă©lectricitĂ© augmenterait d’environ 40 % ou de 292 pĂ©tajoules (PJ) par rapport au maintien du statu quo.
Pour l’analyse publiĂ©e dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada, Environnement Canada a commandĂ© un rapport de Ziff Energy concernant les rĂ©percussions attendues du projet de règlement sur les marchĂ©s et les prix du gaz naturel. Le rapport a confirmĂ© que l’augmentation de la demande de gaz en raison du projet de règlement devrait avoir une faible incidence sur le fonctionnement du marchĂ© gazier nord-amĂ©ricain. Plus prĂ©cisĂ©ment, la hausse de la demande reprĂ©senterait moins de 1 % de l’ensemble du marchĂ© nord-amĂ©ricain. L’impact annuel moyen sur le prix pourrait être infĂ©rieure à 0,01 $/MBtu au cours de la pĂ©riode prise en compte.
Étant donnĂ© que les rĂ©percussions sur la demande de gaz naturel en vertu du Règlement restent infĂ©rieures à 1 % de l’ensemble du marchĂ© de l’AmĂ©rique du Nord, on s’attend à ce que ces conclusions restent valides.
L’une des prĂ©occupations soulevĂ©es par les intervenants concerne l’incidence du Règlement sur le prix du gaz naturel et, plus prĂ©cisĂ©ment, les secteurs consommant beaucoup de gaz naturel. Les secteurs les plus sensibles aux variations des prix du carburant comprennent :
- les fabricants d’engrais (environ 85 % du coût des intrants provient du gaz naturel);
- le secteur des produits chimiques qui a recours au gaz en tant que matière première et combustibles qui sont importants en termes de coûts gĂ©nĂ©raux;
- le secteur des pâtes et papiers pour lequel Industrie Canada estime que l’Ă©nergie compte pour 15 % de l’ensemble des coûts. En outre, l’Energy Information Administration (EIA) des États-Unis estime que 50 % des exigences Ă©nergĂ©tiques de ce secteur sont autoproduites en utilisant des rĂ©sidus et des sous-produits ligneux (liqueur noire).
Comme il est indiquĂ© prĂ©cĂ©demment, l’Ă©tude de Ziff Energy a dĂ©terminĂ© que les rĂ©percussions du projet de règlement sur les prix du gaz ne seraient pas substantielles. À ce titre, les secteurs ci-dessus ne devraient pas être touchĂ©s par les augmentations du prix du gaz naturel en vertu du Règlement.
7.7.3 Consommateurs résidentiels et industriels
Consommateurs résidentiels
Les prix de l’Ă©lectricitĂ© à l’Ă©chelle provinciale devraient augmenter à l’avenir, que ce soit avec ou sans la norme de rendement. En Alberta, les augmentations de prix dans une condition de maintien du statu quo reflètent un changement selon lequel le gaz naturel joue un rôle plus important dans la fixation des tarifs horaires sur le marchĂ© de gros de l’Alberta. La norme de rendement accĂ©lĂ©rera quelque peu ce changement. La mise en œuvre progressive de la norme de rendement vise à ce que toute rĂ©percussion sur les prix soit reportĂ©e vers un avenir lointain. Au fil du temps, la norme de rendement devrait avoir les rĂ©percussions plus importantes sur les prix de l’Ă©lectricitĂ© en Alberta, en Saskatchewan et en Nouvelle-Écosse. Les rĂ©percussions estimĂ©es sur les prix dans ces provinces sont prĂ©sentĂ©es ci-dessous. Il convient de remarquer que les changements devraient être faibles pour les autres provinces et, à ce titre, ils ne figurent pas dans le tableau ci-dessous.
Tableau 28 : Variation absolue des prix de l’Ă©lectricitĂ© rĂ©sidentielle liĂ©e à la norme de rendement en matière d’Ă©lectricitĂ© (En cents/kWh — dollars de 2010)
Région |
2015 |
2020 |
2025 |
2030 |
2035 |
Changement moyen annuel entre 2015 et 2035 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Nouvelle-Écosse |
0,00 |
0,00 |
1,31 |
1,27 |
1,40 |
0,76 |
Saskatchewan |
0,00 |
0,00 |
0,09 |
0,85 |
2,50 |
0,74 |
Alberta |
0,00 |
1,66 |
1,96 |
2,24 |
2,12 |
1,61 |
On s’attend à ce que les augmentations de prix soient refilĂ©es aux consommateurs proportionnellement à leur consommation. La rĂ©partition des prix (tableau 28) au client rĂ©sidentiel de 2007 en utilisant une consommation moyenne (la Nouvelle-Écosse utilise 10 380 kWh, la Saskatchewan utilise 9 850 kWh et l’Alberta utilise 5 810 kWh) permet d’obtenir les augmentations mensuelles moyennes suivantes estimĂ©es pour chacune des provinces entre 2015 et 2035 :
- Alberta : 7,80 $
- Nouvelle-Écosse : 6,60 $
- Saskatchewan : 6,05 $
Les mĂ©nages qui consomment plus (ou moins) que la consommation moyenne paieraient proportionnellement plus (ou moins) des coûts totaux.
Alors que les mĂ©nages pourraient subir des coûts plus Ă©levĂ©s en matière d’Ă©lectricitĂ©, la part de ces coûts par rapport au revenu disponible des mĂ©nages devrait rester relativement stable. La part demeure relativement stable au cours de la pĂ©riode d’analyse de la norme de rendement (2015-2035) pour l’ensemble des trois provinces concernĂ©es.
Tableau 29 : Part des coûts liĂ©s à l’Ă©lectricitĂ© par rapport au
revenu disponible des ménages (voir référence 73)
Région |
2010 |
2015 |
2020 |
2025 |
2030 |
2035 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Nouvelle-Écosse |
2,9 % |
2,8 % |
2,8 % |
2,9 % |
2,9 % |
2,7 % |
Saskatchewan |
1,9 % |
1,8 % |
1,7 % |
1,8 % |
1,8 % |
1,8 % |
Alberta |
1,0 % |
1,3 % |
1,3 % |
1,3 % |
1,4 % |
1,3 % |
Consommateurs industriels
En termes de cents/kWh, on estime que les rĂ©percussions sur les prix pour les consommateurs commerciaux et industriels d’Ă©lectricitĂ© sont très semblables à celles touchant les consommateurs rĂ©sidentiels.
Tableau 30 : Variation absolue des prix de l’Ă©lectricitĂ© industrielle liĂ©e à la norme de rendement en matière d’Ă©lectricitĂ© (En cents/kWh — dollars de 2010)
Région |
2015 |
2020 |
2025 |
2030 |
2035 |
Changement moyen annuel entre 2015 et 2035 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Nouvelle-Écosse |
0,00 |
0,00 |
1,31 |
1,27 |
1,40 |
0,76 |
Saskatchewan |
0,00 |
0,00 |
1,07 |
0,93 |
2,81 |
0,82 |
Alberta |
0,00 |
1,66 |
1,96 |
2,25 |
2,13 |
1,61 |
Les augmentations de prix progressives telles qu’elles sont prĂ©sentĂ©es au tableau 30 ne devraient pas avoir de rĂ©percussions majeures sur le secteur industriel au Canada. Dans l’ensemble, le Canada dispose de tarifs d’Ă©lectricitĂ© faibles par rapport à bon nombre de ses concurrents mondiaux, y compris les États-Unis, principalement en raison des ressources naturelles du Canada, comme l’hydroĂ©lectricitĂ© bon marchĂ© (c’est-à-dire, les ressources en eau) et parce que le secteur industriel continue de consommer moins d’Ă©nergie pour chaque unitĂ© de production Ă©conomique. La tendance à long terme (depuis 1990) indique que la quantitĂ© d’Ă©nergie consommĂ©e par l’industrie pour chaque unitĂ© de production Ă©conomique (intensitĂ© Ă©nergĂ©tique) a chutĂ© de 12,3 mĂ©gajoules (MJ)/$ de production à 10,7 MJ/$ de production (voir rĂ©fĂ©rence 74). Il convient Ă©galement de noter que l’Environmental Protection Agency des États-Unis va de l’avant avec sa propre norme de rendement en matière d’Ă©lectricitĂ© qui couvre les nouvelles centrales Ă©lectriques et de nouvelles exigences rigoureuses en matière de pollution de l’air, ce qui devrait Ă©galement avoir une incidence comparative sur les tarifs de l’Ă©lectricitĂ© dans ce pays.
8. Lentille des petites entreprises
Étant donnĂ© que la collectivitĂ© rĂ©glementĂ©e est constituĂ©e d’entreprises de tailles moyenne et grande, le point de vue de la petite entreprise ne s’applique pas dans le cadre de ce règlement.
9. Règle du « un pour un »
Le gouvernement fĂ©dĂ©ral a mis en œuvre une règle du « un pour un » afin de rĂ©duire le fardeau administratif (à savoir le temps passĂ© et les ressources dĂ©pensĂ©es par les entreprises pour dĂ©montrer leur conformitĂ© avec les règlements du gouvernement). La règle du « un pour un » exige que les modifications rĂ©glementaires qui accroissent le fardeau administratif doivent être compensĂ©es par des rĂ©ductions du fardeau administratif d’un niveau Ă©quivalent.
Ces règlements comprennent un certain nombre d’exigences administratives obligatoires, comme l’enregistrement, la quantification et la production de rapports, ainsi que les exigences relatives à divers mĂ©canismes de flexibilitĂ© par lesquels les entitĂ©s rĂ©glementĂ©es peuvent choisir d’utiliser ou de ne pas utiliser l’une ou l’autre de ces dispositions. Cependant, une fois qu’une entitĂ© rĂ©glementĂ©e choisit de participer à un mĂ©canisme de flexibilitĂ©, sa participation induit certaines exigences obligatoires.
Ce règlement a Ă©tĂ© Ă©laborĂ© en tenant compte de ce que l’industrie fait dĂ©jà pour rĂ©duire au minimum le fardeau administratif associĂ© à la mise en œuvre. La collectivitĂ© rĂ©glementĂ©e signale des types de renseignements identiques ou similaires dans le cadre d’autres programmes ou engagements, notamment au Programme de dĂ©claration des Ă©missions de gaz à effet de serre d’Environnement Canada, à Statistique Canada, à divers programmes provinciaux et aux opĂ©rateurs de rĂ©seaux d’Ă©lectricitĂ©. Par consĂ©quent, un fardeau administratif supplĂ©mentaire minime est prĂ©vu pour la quantification des Ă©missions et de l’Ă©lectricitĂ© en sus des activitĂ©s actuelles des entitĂ©s rĂ©glementĂ©es.
Un fardeau administratif supplĂ©mentaire propre à ce Règlement sera engendrĂ© par les demandes et les dĂ©clarations liĂ©es à l’utilisation des mĂ©canismes de flexibilitĂ©, comme le report du captage et de la sĂ©questration de carbone. Ce fardeau administratif sera subi, dans sa majeure partie, par les groupes qui continuent de fonctionner et qui respectent la norme de rendement. Les groupes qui fermeront avant de se conformer à la norme de rendement subiront un fardeau administratif supplĂ©mentaire nĂ©gligeable.
La règle du « un pour un » sera appliquĂ©e au Règlement, car ce dernier devrait entraîner des coûts annualisĂ©s de 7 000 $ pour toutes les entreprises (350 $ par entreprise) au sein de la collectivitĂ© rĂ©glementĂ©e.
10. Consultation
Consultations après la publication du projet de règlement dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada
Au cours des 20 derniers mois, Environnement Canada a rencontrĂ© 23 intervenants environ 60 fois en plus des 25 consultations avec les provinces concernĂ©es. Ces rencontres comprennent des consultations avec le secteur des centrales Ă©lectriques alimentĂ©es au charbon et des reprĂ©sentants des gouvernements de l’Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba, de l’Ontario, de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick (soit les provinces qui dĂ©pendent du charbon en matière de production d’Ă©lectricitĂ©) et avec des organisations non gouvernementales. D’autres ministères fĂ©dĂ©raux ont Ă©galement consultĂ© les intervenants concernĂ©s.
Le 27 août 2011, le gouvernement du Canada a publiĂ© le projet de Règlement sur la rĂ©duction des Ă©missions de dioxyde de carbone — secteur de l’Ă©lectricitĂ© thermique au charbon. Dès la publication du projet de règlement, une pĂ©riode de consultation de 60 jours a Ă©tĂ© lancĂ©e pour donner aux intervenants et aux parties intĂ©ressĂ©es la possibilitĂ© de soumettre des commentaires officiels aux fins d’examen.
Le Ministère a Ă©galement organisĂ© plusieurs grandes sĂ©ances de consultation, y compris des consultations en personne ou du type webinaire. Les gouvernements provinciaux, l’industrie, les organisations non gouvernementales et les groupes autochtones ont Ă©tĂ© invitĂ©s à participer à ces sĂ©ances. Ces dernières ont permis de fournir des dĂ©tails supplĂ©mentaires et d’approfondir les discussions sur le projet de règlement et ont donnĂ© aux intervenants l’occasion de rĂ©flĂ©chir aux questions prĂ©occupantes ou nĂ©cessitant des prĂ©cisions. Ces sĂ©ances ont eu lieu au cours de la pĂ©riode de consultation de 60 jours afin de faciliter ou d’assister la rĂ©daction des commentaires aux fins de soumission officielle.
Plus de 5 000 soumissions ont Ă©tĂ© reçues au cours de la pĂ©riode de consultation de 60 jours, y compris de la part de 4 gouvernements provinciaux, de 16 sociĂ©tĂ©s ou exploitants de rĂ©seau du secteur de l’Ă©lectricitĂ©, de 17 autres sociĂ©tĂ©s ou associations de l’industrie, et de 6 organisations non gouvernementales. Les autres commentaires provenaient du grand public, principalement au moyen de lettres types disponibles sur divers sites Web. À la lumière de ces commentaires et des discussions ultĂ©rieures avec l’industrie et les provinces, certaines amĂ©liorations ont Ă©tĂ© mises en œuvre pour ce règlement. Ces amĂ©liorations fourniront une souplesse accrue à l’industrie, tout en respectant le cadre rĂ©glementaire de la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada et en maintenant la contribution du Règlement aux objectifs du Canada dans le cadre de l’Accord de Copenhague.
De nombreuses consultations bilatĂ©rales ont Ă©galement eu lieu avec les reprĂ©sentants des gouvernements de l’Alberta, de la Nouvelle-Écosse et de la Saskatchewan ainsi qu’avec les reprĂ©sentants des principales entreprises de production d’Ă©lectricitĂ© (par exemple SaskPower, Nova Scotia Power Inc., Manitoba Hydro). Ces consultations Ă©taient axĂ©es sur l’examen des principaux paramètres techniques utilisĂ©s pour soutenir cette analyse. Elles portaient avant tout sur des paramètres relatifs aux consommations spĂ©cifiques de chaleur et à l’intensitĂ© des Ă©missions pour les groupes de production et sur les paramètres relatifs aux coûts d’investissement en solutions de rechange pour les nouveaux groupes de production.
Dans l’ensemble, les intervenants de l’industrie et des provinces ont exprimĂ© leur soutien envers l’engagement du Canada à rĂ©duire les gaz à effet de serre et, dans de nombreux cas, envers l’approche de la norme de rendement rĂ©glementĂ©e. Toutefois, des questions ou des prĂ©occupations importantes ont Ă©tĂ© soulevĂ©es concernant l’approche secteur par secteur et la manière dont le projet de règlement aurait des rĂ©percussions sur des groupes de production prĂ©cis ou la façon qu’il s’adaptera aux programmes rĂ©glementaires provinciaux existants. Parmi les organisations non gouvernementales consultĂ©es, certaines avaient des questions concernant le niveau de la norme de rendement, l’exclusion de la biomasse, les Ă©missions de CO2 et l’application des dispositions relatives au captage et à la sĂ©questration du carbone. En ce qui concerne les groupes d’utilisateurs consultĂ©s, des questions ont Ă©tĂ© soulevĂ©es par rapport aux rĂ©percussions secondaires sur la production de gaz naturel et sur les prix de l’Ă©lectricitĂ©. Voici un rĂ©sumĂ© des principaux enjeux soulevĂ©s par les intervenants pendant les consultations et la manière dont ils sont traitĂ©s dans le règlement final.
Dans sa rĂ©flexion à propos des amĂ©liorations possibles à apporter au projet de règlement en vue de tenir compte des commentaires reçus, Environnement Canada a Ă©tĂ© guidĂ© par les objectifs dĂ©finis à la section 4, par l’importance de prĂ©server les rĂ©ductions d’Ă©missions en 2020 de manière à contribuer à l’atteinte de la l’objectif fixĂ© pour le Canada dans le cadre de l’Accord de Copenhague et par l’importance du respect du cadre rĂ©glementaire proposĂ© à l’origine.
Les sections suivantes donnent un rĂ©sumĂ© des commentaires reçus de la part des intervenants de l’industrie, des provinces et des parties intĂ©ressĂ©es. Ces commentaires sont classĂ©s en deux sections : commentaires liĂ©s à la politique et commentaires liĂ©s à l’Ă©conomie.
10.1 Commentaires liĂ©s à la politique
Commentaire no 1 : Niveau de la norme de rendement
Les intervenants et les provinces se sont accordĂ©s sur le fait que les groupes utilisant la technologie du cycle combinĂ© pour la production au gaz naturel fonctionnant au Canada ne peuvent gĂ©nĂ©ralement pas atteindre des taux d’Ă©missions de 375 tonnes de CO2/GWh. La majoritĂ© des intervenants Ă©taient favorables à une norme de rendement de 420 tonnes de CO2/GWh. Cependant, certains ont suggĂ©rĂ© des Ă©missions de pas moins de 500 ou de 550 tonnes/GWh alors que d’autres recommandaient une approche par laquelle le niveau de la norme de rendement serait progressif et deviendrait de plus en plus strict à mesure que la technologie mûrit. Autre possibilitĂ©, les organisations non gouvernementales de l’environnement ont formulĂ© des commentaires consistant à respecter la rĂ©fĂ©rence de 375 tonnes de CO2/GWh ou de resserrer la norme de rendement.
RĂ©ponse no 1 : Le Règlement relève la norme de rendement à 420 tonnes de CO2/GWh. Ce niveau reflète plus fidèlement le rendement que l’on peut raisonnablement espĂ©rer d’un groupe à cycle combinĂ© au gaz naturel en charge de base et rĂ©pond directement aux commentaires presque unanimes de l’industrie tout en restant dans la fourchette annoncĂ©e en juin 2010 (de 360 à 420 tonnes de CO2/GWh). Il est Ă©galement conforme aux permis Ă©mis rĂ©cemment aux États-Unis.
Commentaire no 2 : Définition de groupe en fin de vie utile
Le projet de règlement incluait une durĂ©e de vie utile de 45 ans ainsi qu’un arrangement pour les groupes qui font dĂ©jà partie d’une entente d’achat d’Ă©lectricitĂ© ou dont l’exploitation a commencĂ© avant d’être remplacĂ©e, par la suite, par de la combustion du charbon.
Certains intervenants de l’industrie et des gouvernements provinciaux ont soulevĂ© des prĂ©occupations quant à la dĂ©finition proposĂ©e pour la fin de vie utile, quant à son incidence sur la gestion des effets sur les prix et quant au risque d’investissements et de valeurs non recouvrables. Plus prĂ©cisĂ©ment, les intervenants Ă©taient d’avis que la durĂ©e de vie utile devrait être plus longue que les 45 ans Ă©noncĂ©s dans le projet de règlement. Bon nombre d’entre eux ont indiquĂ© qu’elle devrait passer à 50 ans, et certains ont suggĂ©rĂ© qu’elle soit encore plus longue ou ont parlĂ© d’une approche progressive vers 50 ans et d’une dĂ©termination au cas par cas. La nĂ©cessitĂ© de prendre en compte des dĂ©penses en capital importantes ou des remises à neuf dans le cadre de la dĂ©finition de la durĂ©e de vie utile a Ă©galement Ă©tĂ© mentionnĂ©e par certains intervenants des gouvernements provinciaux et de l’industrie, tout comme une plus grande souplesse pour les groupes qui seront mis hors service d’ici 2020.
Par ailleurs, le grand public et les organisations non gouvernementales de l’environnement ont demandĂ© à ce que la dĂ©finition de la durĂ©e de vie utile soit raccourcie, de sorte que les groupes soient progressivement mis hors service d’ici 2025 ou 2030, au plus tard, afin d’accĂ©lĂ©rer le processus de lutte contre les changements climatiques.
En ce qui concerne les ententes d’achat d’Ă©lectricitĂ©, quelques intervenants se sont inquiĂ©tĂ©s du fait qu’à la signature d’une telle entente, ils s’attendaient à pouvoir exploiter le groupe dans un marchĂ© compĂ©titif pendant un certain nombre d’annĂ©es après l’expiration de l’entente et à gĂ©nĂ©rer des profits supplĂ©mentaires. Le projet de règlement pourrait limiter ou annuler cette capacitĂ©. Un intervenant de l’industrie a Ă©galement exprimĂ© des prĂ©occupations quant à l’approche relative aux ententes d’achat d’Ă©lectricitĂ© publiĂ©e dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada concernant la situation de son propre groupe.
Certains intervenants ont aussi exprimĂ© leurs prĂ©occupations quant au fait d’avoir un groupe qui a commencĂ© ses activitĂ©s en tant que groupe au pĂ©trole, mais qui a ensuite Ă©tĂ© mis hors service et converti en groupe au charbon. Ils affirmaient que la durĂ©e de vie utile calculĂ©e à 45 ans devrait commencer lorsque le groupe a dĂ©marrĂ© ses activitĂ©s avec la combustion de charbon et non à la date d’exploitation initiale.
RĂ©ponse no 2 : Afin de mieux tenir compte des prĂ©occupations au sujet de la valeur non recouvrable et de modĂ©rer davantage les rĂ©percussions sur les prix pour les consommateurs, le gouvernement du Canada dĂ©finira une durĂ©e de vie utile à 50 ans qui sera progressivement mise en œuvre en trois phases. Voici les trois Ă©tapes ainsi que les fins de vie utile qui y correspondent :
- 50 ans ou fin 2019 pour les groupes construits avant 1975;
- 50 ans ou fin 2029 pour les groupes construits après 1974, mais avant 1986;
- 50 ans par la suite.
Cette modification donne plus de temps à certains des groupes touchĂ©s le plus rapidement en vue de modĂ©rer les rĂ©percussions sur les prix et rĂ©duire la valeur non recouvrable, et ce, tout en respectant les cibles de rĂ©duction des Ă©missions pour 2020 au Canada.
Le gouvernement du Canada comprend l’inquiĂ©tude quant au rĂ©tablissement de la date de dĂ©but d’exploitation d’un groupe au moment où ledit groupe a commencĂ© à utiliser le charbon en tant que combustible, mais il reconnaît Ă©galement que le groupe a commencĂ© à gĂ©nĂ©rer des revenus et à recouvrir ses coûts d’investissement au moment où il a dĂ©marrĂ© ses activitĂ©s, et non uniquement au moment où il a commencĂ© à recourir à la combustion de charbon. Par consĂ©quent, le Règlement conservera la prolongation de 18 mois pour les groupes qui sont passĂ©s du pĂ©trole au charbon avant le 23 juin 2010.
Commentaire no 3 : Problèmes liĂ©s au captage et à la sĂ©questration du carbone
Le projet de règlement incluait une exemption temporaire de la norme de rendement jusqu’en 2025 pour les groupes nouveaux et en fin de vie utile qui intègrent une technologie de captage et de sĂ©questration du carbone.
Certains intervenants des provinces et de l’industrie ont exprimĂ© des prĂ©occupations quant au caractère trop draconien des exigences relatives à l’exemption temporaire, en particulier pour les groupes en fin de vie, au vu de l’Ă©tat actuel de la technologie. Ils ont estimĂ© que davantage de souplesse Ă©tait nĂ©cessaire en vue de rĂ©duire le risque de non-conformitĂ© et d’inciter les investissements dans cette technologie. Les intervenants suggĂ©raient notamment de permettre la mise en place de calendriers propres aux projets tenant compte de la durĂ©e d’apprentissage nĂ©cessaire au dĂ©veloppement de la technologie et aux diffĂ©rences entre les calendriers de mise en œuvre des projets, d’offrir deux annĂ©es supplĂ©mentaires aux groupes en fin de vie en vue de respecter les jalons de construction et de soumettre les groupes en fin de vie aux mêmes exigences que les groupes nouveaux.
Les commentaires formulĂ©s par les organisations non gouvernementales sur l’exemption temporaire de captage et de stockage de carbone allaient de la suppression de cette exemption, à l’exigence que les groupes en fin de vie planifient la mise en place d’un captage et d’une sĂ©questration de carbone à un taux 30 % plus Ă©levĂ© que celui indiquĂ© dans le projet de règlement. Ils ont exprimĂ© des prĂ©occupations quant au fait que l’exemption temporaire pourrait être utilisĂ©e de façon abusive si les groupes ferment après la fin de la pĂ©riode d’exemption tout en indiquant que le taux de captage de 30 % pour les groupes en fin de vie obtenant un report est trop permissif.
Certains intervenants des provinces et de l’industrie ont soulevĂ© des prĂ©occupations concernant le moment et la rigueur des exigences relatives à l’application (par exemple le dĂ©fi que reprĂ©sente, pour un conseil d’administration, l’approbation inconditionnelle de la construction d’un système de captage et de sĂ©questration du carbone avant même l’achèvement d’une Ă©tude d’ingĂ©nierie d’avant-projet dĂ©taillĂ© et d’autres approbations rĂ©glementaires connexes).
D’autres intervenants de l’industrie ont demandĂ© plus de souplesse concernant les exigences, comme une plus grande marge d’erreur pour les estimations du coût en capital dans l’Ă©tude d’ingĂ©nierie d’avant-projet dĂ©taillĂ© ou l’utilisation de crĂ©dits compensatoires comme un moyen de se conformer à l’exigence de captage de 30 %.
Pour les groupes existants, certains intervenants de l’industrie et des provinces affirment que leurs projets de captage et de sĂ©questration du carbone ne seront pas Ă©conomiques dans le cadre de l’approche rĂ©glementaire proposĂ©e, car ils dĂ©pendent d’un marchĂ© d’Ă©change de crĂ©dits compensatoires pour être viables. En outre, certains groupes commenceront leur exploitation avant le 1er juillet 2015 et, par consĂ©quent, seront en mesure de fonctionner pendant un nombre important d’annĂ©es avant que la norme de rendement s’applique à eux à la fin de leur vie utile, ce qui ne laisse aucune mesure incitative pour aller de l’avant avec le captage et la sĂ©questration du carbone.
Certains intervenants des provinces et de l’industrie ont dĂ©fendu l’idĂ©e selon laquelle l’exemption de 18 mois à titre de mesure incitative pour l’installation d’une technologie de captage et de sĂ©questration du carbone sur les groupes existants Ă©tait insuffisante pour apporter des retombĂ©es Ă©conomiques pour le financement des projets de captage et de sĂ©questration du carbone. Ils ont demandĂ© une plus grande reconnaissance pour les rĂ©ductions d’Ă©missions obtenues grâce à l’utilisation du captage et de la sĂ©questration du carbone ainsi qu’une plus grande souplesse quant à la manière dont cette reconnaissance doit être mise en œuvre afin de permettre aux niveaux d’Ă©missions d’être atteints d’une façon qui soit souple pour le système de gestion de l’Ă©nergie et plus prudente sur le plan fiscal pour les services publics.
Les suggestions des intervenants pour Ă©largir la reconnaissance comprenaient l’allongement de l’exemption de 18 mois en vue de tenir compte du captage continu à un taux plus Ă©levĂ© dans les groupes existants et la reconnaissance des rĂ©ductions supĂ©rieures aux exigences obtenues par le captage et la sĂ©questration du carbone. Plusieurs suggestions ont Ă©tĂ© apportĂ©es concernant la manière dont cette reconnaissance devrait être mise en œuvre, y compris des instruments de crĂ©dit ou de mise en banque qui pourraient être utilisĂ©s dans l’ensemble du parc d’une entreprise ou Ă©changĂ©s entre les services publics.
Une organisation non gouvernementale a proposĂ© la suppression de l’exemption de 18 mois.
Certains intervenants des provinces et de l’industrie ont exprimĂ© des prĂ©occupations quant au fait que, s’agissant des options de conformitĂ©, les souplesses en matière de captage et de sĂ©questration du carbone dĂ©savantageaient injustement les groupes situĂ©s dans des zones où la gĂ©ologie est moins favorable à la mise en œuvre du captage et de la sĂ©questration du carbone; ils ont Ă©galement indiquĂ© que d’autres dispositions de flexibilitĂ© (à savoir la substitution et les groupes de rĂ©serve), qui avaient des dates d’expiration plus prĂ©coces, prĂ©sentaient une date limite injuste par rapport aux dispositions sur le captage et la sĂ©questration du carbone. Par consĂ©quent, ils ont soulignĂ© que le projet de règlement favoriserait davantage la poursuite de l’utilisation du charbon pour la production d’Ă©lectricitĂ© dans certaines rĂ©gions au Canada que dans d’autres. Certaines suggestions portaient Ă©galement sur le fait que la biomasse devrait recevoir un traitement comparable à celui permis par le report du captage et de la sĂ©questration du carbone.
Des commentaires de la part des provinces et de l’industrie demandaient des prĂ©cisions sur les Ă©missions potentielles liĂ©es aux fuites provenant des conduites, des pompes et du stockage, sur la manière dont des assurances seraient fournies pour le transport et la sĂ©questration du CO2 ainsi que sur leur conformitĂ© avec les lois applicables.
RĂ©ponse no 3 : Les dispositions relatives au captage et à la sĂ©questration du carbone dans la version finale du Règlement ont Ă©tĂ© peaufinĂ©es en vue d’augmenter les mesures incitatives à ce sujet tout en s’assurant que des rĂ©ductions des Ă©missions se produiront. Cela offre plus de temps à la mise en œuvre du captage et de la sĂ©questration du carbone dans les groupes en fin de vie et traite la plupart des prĂ©occupations soulevĂ©es par les provinces et l’industrie.
Plus prĂ©cisĂ©ment, les jalons exigĂ©s pour les groupes en fin de vie ont Ă©tĂ© modifiĂ©s pour correspondre à ceux des groupes nouveaux. Cela s’explique par le fait que la durĂ©e de vie utile mise en place progressivement fait que la plupart des groupes en fin de vie ne nĂ©cessiteront pas de report du captage et de la sĂ©questration du carbone avant 2020, annĂ©e à laquelle les jalons de construction pour les groupes en fin de vie correspondront à ceux des groupes nouveaux. Par consĂ©quent, ce changement supprime Ă©galement l’exigence de captage de 30 % pour les groupes en fin de vie, car ces groupes devront procĂ©der au captage à un taux permettant de respecter la norme de rendement dans les cinq ans suivant l’entrĂ©e en vigueur du report. Les jalons de construction rigoureux et rĂ©glementĂ©s continuent de veiller à ce que les groupes qui reçoivent une exemption temporaire de captage et de sĂ©questration du carbone prennent des mesures concrètes pour mettre en œuvre le captage et la sĂ©questration du carbone et qu’ils respectent la norme de rendement.
Pour les groupes existants, le gouvernement propose de fournir une plus grande reconnaissance et davantage de mesures incitatives pour les efforts de captage prĂ©coces en augmentant la disposition d’exemption de 18 mois pouvant être transfĂ©rĂ©e à un groupe en fin de vie utile à deux ans.
La souplesse d’autres dispositions a Ă©tĂ© accrue (voir les autres sections), ce qui devrait attĂ©nuer les prĂ©occupations relatives à l’Ă©quitĂ© entre les dispositions.
Commentaire no 4 : Substitution de groupes
En gĂ©nĂ©ral, les commentaires de l’industrie sur la disposition de substitution Ă©taient favorables et manifestaient un intĂ©rêt pour l’Ă©largissement de son application. Il a notamment Ă©tĂ© suggĂ©rĂ© de supprimer la date d’Ă©chĂ©ance de cette disposition, fixĂ©e à 2020, afin qu’elle reste disponible, de permettre la substitution entre les entreprises du moment que les mêmes niveaux de vĂ©ritables rĂ©ductions sont atteints et d’autoriser la substitution temporaire d’un groupe en fin de vie utile ou d’un groupe de rĂ©serve pour les pĂ©riodes où les groupes existants sont temporairement fermĂ©s pendant un certain temps. Un intervenant a Ă©galement suggĂ©rĂ© que les groupes se trouvant sur un même site (c'est-à-dire dans la même installation) soient autorisĂ©s à transfĂ©rer leur durĂ©e de vie utile entre eux afin qu’ils disposent de dates de retrait communes. L’industrie a Ă©galement suggĂ©rĂ© d’Ă©largir la disposition de substitution en vue de reconnaître la fermeture prĂ©coce des groupes avant leur fin de vie utile.
D’autres intervenants ont indiquĂ© que la disposition de substitution devrait être supprimĂ©e dans sa totalitĂ©, car les groupes en fin de vie utile ne devraient pas avoir la possibilitĂ© de fonctionner après leur fin de vie utile et parce que la disposition prĂ©sente une faille.
RĂ©ponse no 4 : Cette disposition vise à apporter plus de souplesse aux intervenants tout en veillant à ce que les rĂ©ductions des Ă©missions soient maintenues. Le gouvernement du Canada a Ă©largi la disposition de substitution dans la version finale du Règlement afin de reconnaître les fermetures permanentes prĂ©coces de groupes avant la fin de leur vie utile : ils peuvent dĂ©sormais transfĂ©rer leurs annĂ©es restantes à un ou à plusieurs autres groupes. Le gouvernement du Canada supprimera Ă©galement l’Ă©chĂ©ance de 2020 pour la disposition de substitution.
Commentaire no 5 : Couverture des secteurs industriels, du coke de pĂ©trole, des gaz de synthèse et des biocombustibles
Les intervenants de l’industrie ont mentionnĂ© que le projet de règlement, tel qu’il Ă©tait rĂ©digĂ©, pourrait par inadvertance couvrir Ă©galement des secteurs industriels qui produisent de l’Ă©lectricitĂ© ou comprendre des activitĂ©s industrielles considĂ©rĂ©es comme hors de la portĂ©e du secteur de l’Ă©lectricitĂ©. On craint plus particulièrement que l’inclusion du coke de pĂ©trole dans la dĂ©finition du charbon soumette certains secteurs industriels à ce règlement. Un autre intervenant a indiquĂ© qu’il ne fallait pas que ce règlement ait des effets dissuasifs pour l’industrie quant à son utilisation des combustibles, comme ceux utilisĂ©s dans les processus de cogĂ©nĂ©ration (des carburants qui, autrement, seraient considĂ©rĂ©s comme des dĂ©chets et seraient torchĂ©s). Il a Ă©galement Ă©tĂ© notĂ© que ce règlement ne devrait pas couvrir la production, le traitement ou le transport de combustibles « en amont », comme cela serait le cas en cas d’inclusion des Ă©missions provenant de la gazĂ©ification du charbon pour la production de combustibles de synthèse.
Un intervenant a soutenu l’objectif de ce règlement de couvrir le charbon, les dĂ©rivĂ©s du charbon (par exemple le gaz de synthèse) et le coke de pĂ©trole, tandis qu’un autre a suggĂ©rĂ© que le Règlement ne couvre le coke de pĂ©trole que si ce dernier est mĂ©langĂ© à du charbon ou s’il est utilisĂ© à titre de combustible autonome. Il a Ă©galement Ă©tĂ© soulignĂ© que le coke de pĂ©trole Ă©tait un carburant à faible coût et que, par consĂ©quent, l’inclure dans la dĂ©finition du charbon dans le cadre de la version finale du Règlement entraînerait l’abandon de son utilisation et, par voie de consĂ©quence, un fardeau et des coûts Ă©nergĂ©tiques plus Ă©levĂ©s pour les contribuables.
RĂ©ponse no 5 : Le gouvernement du Canada reconnaît que l’objectif de ce règlement est d’aborder les Ă©missions de CO2 provenant prĂ©cisĂ©ment du secteur de l’Ă©lectricitĂ© et a pris des mesures pour s’assurer que le Règlement ne s’appliquera pas aux secteurs industriels qui ne produisent pas de l’Ă©lectricitĂ© destinĂ©e à la vente au dĂ©tail.
En ce qui a trait au coke de pĂ©trole, la combustion de cette source de combustible gĂ©nère plus d’Ă©missions de gaz à effet de serre et dioxyde de soufre que la combustion du charbon. La permission d’une utilisation non rĂ©glementĂ©e d’un tel combustible viendrait contrecarrer l’objet du Règlement. C’est pourquoi la dĂ©finition du charbon continue d’inclure le coke de pĂ©trole.
Les Ă©missions provenant de la production de gaz de synthèse à partir de la gazĂ©ification du charbon resteront couvertes aussi longtemps qu’une personne responsable du système de gazĂ©ification sera aussi responsable du groupe de production d’Ă©lectricitĂ© au charbon. Le gouvernement du Canada estime que le prĂ©traitement du charbon pour la production d’Ă©lectricitĂ© destinĂ©e à la vente est compatible avec l’intention gĂ©nĂ©rale de ce règlement.
Les combustibles de synthèse sont inclus dans la dĂ©finition du charbon, aussi les groupes brûlant des combustibles de synthèse pour produire de l’Ă©lectricitĂ© destinĂ©e à la vente seront-ils assujettis à ce règlement.
Les systèmes de gazĂ©ification qui produisent des combustibles de synthèse ne servant pas à la production d’Ă©lectricitĂ© destinĂ©e à la vente ne seront pas couverts par ce règlement.
Commentaire no 6 : Groupes de soutien et situations d’urgence
Les quelques commentaires concernant ces dispositions Ă©taient d’accord pour indiquer que l’exigence d’exploiter ces groupes à un facteur de capacitĂ© infĂ©rieur ou Ă©gal à 7 % Ă©tait trop restrictive et que ce pourcentage devait être relevĂ©. Ils ont signalĂ© que les groupes de soutien ont besoin d’un facteur de capacitĂ© plus Ă©levĂ© pour maintenir un niveau de production stable et Ă©viter les coûts d’Ă©quipement et d’entretien causĂ©s par le dĂ©marrage à froid de ces groupes. Voici des suggestions concernant le niveau auquel devrait être fixĂ© le pourcentage : 9 %, 15 % à 40-50 %.
Il a Ă©galement Ă©tĂ© remarquĂ© que les groupes de soutien sont rarement utilisĂ©s, qu’ils reprĂ©sentent un avantage pour le rĂ©seau et que, par consĂ©quent : aucune date de fin ne devrait être fixĂ©e pour cette disposition; ces groupes devraient être en mesure de participer à la disposition de substitution; ces groupes devraient pouvoir adopter des dispositions de captage et de sĂ©questration du carbone à la fin de la pĂ©riode de soutien.
Dans l’ensemble, les intervenants ont convenu que d’autres prĂ©cisions Ă©taient nĂ©cessaires à propos de la disposition relative aux situations d’urgence. Il a plus particulièrement Ă©tĂ© demandĂ© que la provision intègre explicitement la prise en compte de la sĂ©cheresse et des engagements provinciaux en vue de rĂ©soudre les situations d’urgence sur les rĂ©seaux de production d’Ă©lectricitĂ© d’autres compĂ©tences en tant que situations admissibles. Il a Ă©galement Ă©tĂ© indiquĂ© que de plus amples prĂ©cisions Ă©taient nĂ©cessaires pour limiter les abus de cette disposition, notamment si les effets des changements climatiques entraînent un plus grand nombre de situations d’urgence.
Une plus grande clartĂ© concernant l’entitĂ© devant dĂ©clarer une situation d’urgence a Ă©tĂ© demandĂ©e. La majoritĂ© des commentaires, y compris ceux provenant de l’industrie, des entitĂ©s provinciales et des organisations non gouvernementales, ont indiquĂ© que la dĂ©cision finale concernant la dĂ©termination de la prĂ©sence d’une situation d’urgence devrait revenir aux organismes ou gouvernements provinciaux respectifs, plutôt que d’être laissĂ©e au gouvernement fĂ©dĂ©ral ou demandĂ©e par les entitĂ©s rĂ©glementĂ©es.
RĂ©ponse no 6 : Les dispositions relatives aux groupes de soutien du projet de règlement ont Ă©tĂ© incluses à titre de mesures temporaires et n’Ă©taient pas perçues comme une manière de maintenir la capacitĂ© de production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©e au charbon. Le gouvernement du Canada reconnaît que les groupes de soutien peuvent amĂ©liorer la fiabilitĂ© du rĂ©seau de distribution d’Ă©lectricitĂ©, notamment lorsque l’industrie effectue les investissements nĂ©cessaires. Par consĂ©quent, le gouvernement du Canada a allongĂ© la disponibilitĂ© de cette disposition à 2030 (au lieu de 2020, comme cela avait Ă©tĂ© prĂ©cĂ©demment publiĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada); toutefois, après cette date, ces groupes seront soumis à la norme de rendement.
Après examen des commentaires reçus sur le facteur de capacitĂ© autorisĂ© pour les groupes de soutien, le gouvernement du Canada a augmentĂ© ledit facteur de 7 % à 9 % dans la version finale du Règlement. Il avait Ă©tĂ© convenu que la limite de 7 % permettrait à ces groupes de conserver l’Ă©quipement dans une condition lui permettant d’accĂ©lĂ©rer tout en ne reprĂ©sentant pas un participant actif au rĂ©seau Ă©lectrique. La valeur de 9 % est raisonnablement cohĂ©rente avec cette intention et permet de veiller à ce que ces groupes soient uniquement rĂ©servĂ©s aux situations d’urgence. Des limites supĂ©rieures du facteur de capacitĂ© changeraient la nature de cette disposition et permettraient une utilisation importante des groupes de soutien en dehors des situations d’urgence.
Le gouvernement du Canada a examinĂ© la disposition relative aux situations d’urgence proposĂ©e dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada et a conclu qu’elle prĂ©voyait dĂ©jà une souplesse suffisante pour que des situations d’urgence soient jugĂ©es admissibles tout en maintenant une certaine rigueur à propos des exigences, des processus d’approbation et des limites de durĂ©e. Les situations d’urgence ne peuvent survenir qu’en raison d’un Ă©vĂ©nement extraordinaire, imprĂ©vu et inĂ©vitable ou être dĂ©clarĂ©es comme telles par la province. La situation d’urgence doit causer une interruption ou un risque important d’interruption de l’approvisionnement en Ă©lectricitĂ© au sein de la province concernĂ©e dont l’attĂ©nuation rend nĂ©cessaire l’utilisation du groupe.
De plus amples prĂ©cisions concernant cette disposition seront fournies dans les documents d’orientation.
Commentaire no 7
Comme il est indiquĂ© prĂ©cĂ©demment, des milliers de commentaires ont Ă©tĂ© reçus de la part de divers groupes d’intervenants. La vaste majoritĂ© de ces commentaires soutenait fortement l’intention du gouvernement du Canada de prendre des mesures sur les changements climatiques et demandait même parfois l’adoption de mesures plus strictes. Un certain nombre d’intervenants dĂ©fiaient quant à eux la validitĂ© des changements climatiques et des preuves connexes et, ce faisant, s’opposaient à la nĂ©cessitĂ© de cette version finale du Règlement.
RĂ©ponse no 7 : Le quatrième rapport d’Ă©valuation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’Ă©volution du climat, intitulĂ© Changements climatiques 2007, conclut clairement que le système climatique se rĂ©chauffe et qu’il est très probable que les Ă©missions de gaz à effet de serre provenant des activitĂ©s humaines à l’Ă©chelle mondiale, principalement de la combustion de combustibles fossiles, sont en majeure partie responsables du rĂ©chauffement observĂ© depuis le milieu du XXe siècle.
Le gouvernement du Canada a inscrit dans l’Accord de Copenhague un objectif ambitieux de rĂ©duction de nos Ă©missions de gaz à effet de serre à l’Ă©chelle nationale de 17 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2020, et continue à s’engager à prendre des mesures et à atteindre cet objectif grâce à une approche secteur par secteur. Ce règlement visant la rĂ©duction des Ă©missions de gaz à effet de serre provenant du secteur de l’Ă©lectricitĂ© au charbon reprĂ©sente un Ă©lĂ©ment essentiel de cette approche.
Commentaire no 8 : Choix de l’instrument
Certains commentateurs avaient le sentiment que la norme de rendement en matière d’Ă©lectricitĂ© Ă©tait un instrument inappropriĂ© pour lutter contre les Ă©missions de gaz à effet de serre, en rĂ©partissant les coûts inĂ©galement dans tout le pays et en faisant peser le fardeau sur les consommateurs plutôt que sur l’industrie.
RĂ©ponse no 8 : Le gouvernement du Canada va de l’avant avec un plan sur les changements climatiques qui comprend la rĂ©glementation des Ă©missions nationales de gaz à effet de serre sur une base secteur par secteur.
L’Environmental Protection Agency des États-Unis Ă©labore actuellement un règlement pour certaines sources d’Ă©missions. Compte tenu de l’intĂ©gration de nos deux Ă©conomies, un plan de rĂ©glementation similaire (secteur par secteur) permettra au Canada de rĂ©aliser des progrès concrets en vue de l’atteinte de ses objectifs de rĂ©duction des Ă©missions.
L’approche secteur par secteur tient compte de la situation de chaque secteur et s’adapte pour atteindre des rĂ©ductions importantes des Ă©missions de gaz à effet de serre tout en minimisant les rĂ©percussions sur la compĂ©titivitĂ©. Cette approche donnera lieu à de vĂ©ritables rĂ©ductions des Ă©missions tout en stimulant l’innovation et en prĂ©servant la compĂ©titivitĂ©.
Comme il est indiquĂ© prĂ©cĂ©demment dans la section relative aux options rĂ©glementaires et non rĂ©glementaires envisagĂ©es du prĂ©sent rĂ©sumĂ©, cette approche rĂ©glementaire est considĂ©rĂ©e comme l’instrument le plus efficace pour lutter contre les Ă©missions de gaz à effet de serre dans le secteur de la production d’Ă©lectricitĂ© au Canada.
Commentaire no 9
Un certain nombre d’intervenants de l’industrie ont demandĂ© d’autres mesures de souplesse afin de permettre à l’industrie de l’Ă©lectricitĂ© de dĂ©velopper, d’amĂ©liorer et de prouver l’efficacitĂ© des technologies de rĂ©duction des Ă©missions, comme le captage et la sĂ©questration du carbone, tout en donnant du temps pour mieux comprendre les rĂ©percussions possibles du Règlement. Ces suggestions comprenaient un report de la date d’entrĂ©e en vigueur ainsi qu’une entrĂ©e en vigueur plus graduelle du Règlement par l’entremise d’un resserrement graduel de la norme de rendement. Un certain nombre de commentaires, y compris ceux Ă©mis par l’industrie et les provinces, plaidaient l’adoption d’une approche par « parc » selon laquelle les entreprises disposeraient d’une plus grande souplesse quant à la gestion de leurs propres installations tout en maintenant, à moindre coût, les objectifs de la politique de rĂ©duction des gaz à effet de serre. Les dĂ©tails ou les suggestions sur la manière de mettre en œuvre une approche par « parc » Ă©taient très divers. Par exemple, certains demandaient qu’une telle approche rĂ©glementaire inclue tous les grands Ă©metteurs de l’Ă©conomie, ou qu’elle ne s’applique qu’aux groupes nouveaux et en fin de vie, mais pas à ceux qui existent dĂ©jà, ou encore qu’elle permette une simple reconnaissance des groupes qui cessent leurs activitĂ©s plus tôt que prĂ©vu.
Par ailleurs, un intervenant de l’industrie a affirmĂ© qu’une certitude rĂ©glementaire Ă©tait nĂ©cessaire pour guider les investissements à venir et a plaidĂ© pour la publication sans dĂ©lai de ce règlement. En outre, la grande majoritĂ© des commentaires reçus dans le cadre de la pĂ©riode de consultation de 60 jours provenait du grand public. Ce dernier, de concert avec certaines organisations non gouvernementales de l’environnement, soulignait l’importance d’appliquer immĂ©diatement la norme de rendement ou selon des dĂ©lais plus serrĂ©s au vu de la nĂ©cessitĂ© de rĂ©duire les Ă©missions de gaz à effet de serre. Des commentaires soulignaient notamment le besoin d’Ă©viter la construction prĂ©cipitĂ©e de centrales au charbon avant la date d’entrĂ©e en vigueur de la norme de rendement.
RĂ©ponse no 9 : Le gouvernement du Canada conservera la date d’entrĂ©e en vigueur prĂ©vue au 1er juillet 2015 pour les exigences relatives à la norme de rendement de ce règlement et appliquĂ©es aux groupes individuellement. Les groupes nouveaux construits après cette date devront respecter la norme de rendement fixĂ©e à 420 tonnes de CO2/GWh.
Cette date d’entrĂ©e en vigueur, fixĂ©e au 1er juillet 2015, a Ă©tĂ© annoncĂ©e en juin 2010 et a Ă©tĂ© maintenue dans la publication dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada. Elle a Ă©tĂ© choisie pour donner à l’industrie un dĂ©lai d’exĂ©cution prĂ©visible et suffisant pour rĂ©pondre aux nouvelles exigences rĂ©glementaires Ă©noncĂ©es par ce règlement ainsi que pour tirer parti des cycles de rotation du capital prĂ©vus afin de ne pas bloquer les capitaux existants tout en allant de l’avant avec l’engagement du gouvernement du Canada de rĂ©duire les gaz à effet de serre. En conservant la date du 1er juillet 2015, un Ă©quilibre entre les commentaires demandant d’accĂ©lĂ©rer ou de retarder la date d’entrĂ©e en vigueur de ce règlement est conservĂ©.
Le gouvernement fĂ©dĂ©ral a dĂ©cidĂ© d’adopter une approche rĂ©glementaire secteur par secteur qui sera mise en œuvre, dans le cas de l’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©e au charbon, par l’entremise d’une norme de rendement fondĂ©e sur la production.
Cela Ă©tant dit, les Ă©lĂ©ments du Règlement ainsi que les amĂ©liorations apportĂ©es en fonction des commentaires reçus permettent d’intĂ©grer des dispositions pour faire en sorte que les entreprises soient en mesure de mieux gĂ©rer leurs installations alimentĂ©es au charbon. Plus prĂ©cisĂ©ment :
- la disposition de substitution (Ă©change) permet de reconnaître le respect prĂ©coce de la norme de rendement;
- la nouvelle disposition fournissant une reconnaissance pour un groupe qui cesse ses activitĂ©s plus tôt que prĂ©vu permet le transfert des annĂ©es d’exploitation entre des groupes de taille similaire;
- la reconnaissance pour l’installation prĂ©coce d’un système de captage et de sĂ©questration du carbone (c’est-à-dire avant d’être assujetti à la norme de rendement) sous la forme d’un report pouvant être transfĂ©rĂ© vers un autre groupe a Ă©tĂ© augmentĂ©e, passant de 18 mois à 2 ans.
Commentaire no 10
Plusieurs intervenants de l’industrie ont indiquĂ© que les sections relatives à la quantification du projet de règlement devraient être supprimĂ©es et faire l’objet d’un document d’orientation distinct. L’argument qu’ils avancent est que les modifications à venir seraient apportĂ©es plus simplement dans un document d’orientation que dans le Règlement. Par exemple, quelques intervenants de l’industrie ont notĂ© que les exigences sont trop normatives et que des modifications pourraient s’avĂ©rer nĂ©cessaires pour rĂ©agir aux progrès rĂ©alisĂ©s dans les pratiques de surveillance et de mesure ou en matière de technologies.
RĂ©ponse no 10 : Les mĂ©thodes de quantification font partie intĂ©grante de la mise en œuvre des politiques dans le cadre de ce règlement et ne doivent pas être Ă©laborĂ©es sĂ©parĂ©ment. Il faut reconnaître que la publication des mĂ©thodes de quantification dans ce règlement n’empêche pas la possibilitĂ© de tenir compte des progrès rĂ©alisĂ©s en matière de pratiques ou de technologies. Des corrections apportĂ©es aux mĂ©thodes de quantification, si elles sont jugĂ©es nĂ©cessaires, peuvent encore être apportĂ©es par l’entremise de modifications subsĂ©quentes au Règlement. Bien que l’on reconnaisse que les corrections au document d’orientation peuvent être apportĂ©es plus facilement en dehors du processus rĂ©glementaire, ce règlement aurait probablement tout de même besoin d’une modification pour reconnaître la version corrigĂ©e du document. En outre, l’apport de modifications au fonctionnement du Règlement par la mise en œuvre d’un processus rĂ©glementaire officiel permet de veiller à ce que les intervenants soient informĂ©s et aient l’occasion de participer à cette conversation. À ce titre, le gouvernement du Canada a dĂ©terminĂ© que ces sections doivent continuer à faire partie intĂ©grante du texte rĂ©glementaire.
Commentaire no 11
Il a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© que l’exclusion des Ă©missions de CO2 provenant de la biomasse de la norme de rendement reprĂ©sentait un sujet de prĂ©occupation au cours de la pĂ©riode de commentaires. Par ailleurs, il a Ă©tĂ© notĂ© que l’utilisation de dĂ©chets solides municipaux devrait être reconnue, car cette substance ne serait plus prĂ©sente dans des centres d’enfouissement pour produire du mĂ©thane.
RĂ©ponse no 11 : La mĂ©thode de prise en compte des gaz à effet de serre pour le rapport d’inventaire national s’appuie sur les lignes directrices de 2006 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’Ă©volution du climat (GIEC). Selon ces lignes directrices, les Ă©missions de CO2 provenant de la combustion de la biomasse ne sont pas prises en compte, car elles seraient rĂ©absorbĂ©es par la vĂ©gĂ©tation pendant la saison de croissance suivante. Le projet de règlement et la version finale du Règlement sont compatibles avec le traitement de la combustion de la biomasse par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’Ă©volution du climat et apportent une reconnaissance importante pour l’utilisation de la biomasse.
Les dĂ©chets solides municipaux seront reconnus comme des biocombustibles tant qu’ils correspondront à la dĂ©finition de la biomasse Ă©noncĂ©e dans ce règlement.
Commentaire no 12
Des intervenants de l’industrie ont demandĂ© que les sanctions pĂ©nales, telles qu’elles sont dĂ©finies en vertu de la LCPE (1999), soient supprimĂ©es pour leurs directeurs et dirigeants d’entreprise en cas de non-conformitĂ©. Leur motif Ă©tait que les sanctions pĂ©nales dĂ©couragent la prise de dĂ©cisions importantes en matière d’investissement pour l’activitĂ© de rĂ©duction des Ă©missions, comme la dĂ©cision de mettre en œuvre un système de captage et de sĂ©questration du carbone lorsqu’il existe un risque que ce système ne puisse pas être opĂ©rationnel dans les dĂ©lais requis. Les intervenants de l’industrie sont Ă©galement prĂ©occupĂ©s par le fait que les exploitants des rĂ©seaux provinciaux peuvent forcer les centrales Ă©lectriques à fonctionner en vue de maintenir la fiabilitĂ© du rĂ©seau et entraîner par là même une non-conformitĂ©.
RĂ©ponse no 12 : Ce règlement est mis en œuvre par l’intermĂ©diaire de la LCPE (1999) et est donc assujetti aux dispositions relatives aux sanctions qui y sont Ă©noncĂ©es. C’est pourquoi les sanctions prĂ©vues par la LCPE (1999) s’appliqueront comme le prescrit la Loi.
En outre, le gouvernement du Canada, par l’entremise de consultations avec les intervenants et les provinces, a tenu compte de certains commentaires et a amĂ©liorĂ© les dispositions rĂ©glementaires, ce qui devrait rĂ©pondre à certaines prĂ©occupations et rĂ©duire le risque de non-conformitĂ© tout en maintenant l’objectif environnemental de la rĂ©duction des Ă©missions de gaz à effet de serre. Ce règlement contient Ă©galement des dispositions visant à reconnaître et à tenir compte des situations d’urgence au cours desquelles les groupes devront fonctionner au-delà de la norme de rendement, pour une pĂ©riode limitĂ©e, afin de rĂ©soudre les perturbations touchant la fiabilitĂ© du rĂ©seau.
Commentaire no 13
Les intervenants et les provinces ont Ă©galement envoyĂ© un certain nombre de commentaires à propos de la clarification des dispositions, des objectifs et des fonctions rĂ©glementaires ainsi que des modifications de nature administrative.
RĂ©ponse no 13 : Ces commentaires n’ont pas eu d’incidence sur l’objectif gĂ©nĂ©ral de la politique comme ceux abordĂ©s dans la discussion ci-dessus et ont Ă©tĂ© dûment pris en compte dans la rĂ©daction du Règlement.
Commentaire no 14 : Commentaires sur les domaines de politique connexes
Certains commentaires reçus concernaient des domaines qui, même s’ils Ă©taient liĂ©s au projet de règlement, n’Ă©taient pas propres audit projet.
Des intervenants ont rĂ©itĂ©rĂ© des commentaires prĂ©cĂ©dents selon lesquels il serait souhaitable pour le gouvernement fĂ©dĂ©ral de fournir dès que possible des Ă©claircissements quant aux exigences rĂ©glementaires pour les nouveaux groupes alimentĂ©s au gaz naturel.
Les intervenants de l’industrie Ă©taient prĂ©occupĂ©s par le prĂ©cĂ©dent qu’Ă©tablirait la norme de rendement pour la production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©e au charbon pour de possibles règlements à venir sur les Ă©missions de gaz à effet de serre provenant de la production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©e au gaz naturel. De plus, certains ont exprimĂ© des prĂ©occupations quant au fait qu’une seule norme de rendement ne pourrait pas être applicable à tous les types d’installation au gaz naturel.
Les intervenants de l’industrie ont mentionnĂ© qu’une approche coordonnĂ©e Ă©tait nĂ©cessaire dans la mise en œuvre du plan secteur par secteur du gouvernement afin d’en assurer la justice et l’Ă©quitĂ©. En outre, les règlements sur les gaz à effet de serre doivent prendre en compte toutes les exigences visant à lutter contre les polluants atmosphĂ©riques provenant de ce secteur.
RĂ©ponse no 14 : Le gouvernement du Canada met actuellement l’accent sur l’Ă©laboration de la norme de rendement pour les groupes alimentĂ©s au charbon. Cependant, ces commentaires ont Ă©tĂ© et seront pris en compte à mesure que le gouvernement du Canada progressera dans l’adoption de l’approche secteur par secteur.
Tous les règlements relatifs au secteur de l’Ă©lectricitĂ©, que ce soit pour les gaz à effet de serre ou les polluants atmosphĂ©riques, continueront d’être mis au point de manière coordonnĂ©e et harmonisĂ©e.
Commentaire no 15 : Accords d’Ă©quivalence
Certaines provinces et industries ont exprimĂ© leur souhait d’obtenir des accords en matière d’Ă©quivalence en vertu desquels le règlement fĂ©dĂ©ral ne s’appliquerait pas dans une province donnĂ©e. Leur motif est que certains règlements provinciaux fournissent des rĂ©ductions de gaz à effet de serre Ă©quivalentes ou supĂ©rieures, potentiellement à un coût moindre que la rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale et qu’un tel accord devrait permettre d’Ă©viter le chevauchement des règlements.
Les organisations non gouvernementales ont Ă©galement exprimĂ© leur soutien à l’Ă©gard de l’utilisation des accords d’Ă©quivalence, mais elles ont soulignĂ© l’importance de proposer des rĂ©ductions des gaz à effet de serre Ă©quivalentes ou supĂ©rieures dans le cadre des règlements provinciaux. En outre, les règlements fĂ©dĂ©raux doivent continuer de reprĂ©senter un filet de sĂ©curitĂ© et devraient entrer en vigueur en cas de rĂ©siliation de l’accord.
RĂ©ponse no 15 : Des accords d’Ă©quivalence avec une province peuvent être Ă©tablis en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) s’il existe un rĂ©gime provincial applicable qui gĂ©nère un rĂ©sultat environnemental Ă©quivalent ou meilleur et si la lĂ©gislation provinciale comprend des dispositions semblables à celles des articles 17 à 20 de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) concernant les enquêtes pour infractions prĂ©sumĂ©es à la lĂ©gislation. Les accords d’Ă©quivalence ont une durĂ©e qui ne dĂ©passe pas cinq ans, mais ils peuvent être renouvelĂ©s.
Des discussions avec les provinces intĂ©ressĂ©es par les accords d’Ă©quivalence ont eu lieu. Le gouvernement du Canada et les provinces de la Nouvelle-Écosse et de la Saskatchewan ont notamment annoncĂ© que l’Ă©laboration d’accords d’Ă©quivalence est en cours. L’objectif consiste à Ă©viter le dĂ©doublement des efforts en matière de lutte contre les Ă©missions de gaz à effet de serre, à veiller à ce que l’industrie ne soit pas confrontĂ©e à deux ensembles de règlements et à permettre à la province de rĂ©duire ses Ă©missions d’une manière qui correspond au contexte qui lui est propre.
Le gouvernement du Canada envisagera de conclure des accords avec d’autres provinces et territoires qui souhaitent le faire lorsque les conditions requises en vertu de la LCPE (1999) seront respectĂ©es.
10.2 Commentaires liĂ©s à l’Ă©conomie
Depuis la publication du projet de règlement dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada, les nombreuses consultations avec les reprĂ©sentants de l’industrie, des gouvernements provinciaux et des gouvernements territoriaux ont provoquĂ© des modifications importantes des paramètres sous-tendant les rĂ©percussions estimĂ©es du Règlement sur les entreprises et les consommateurs. Un rĂ©sumĂ© des commentaires reçus et de la manière dont ils ont Ă©tĂ© pris en compte dans l’analyse du Règlement se trouve ci-dessous.
Commentaire no 16
Après la publication dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada certains intervenants ont exprimĂ© leur prĂ©occupation quant à l’incidence de ce règlement sur le prix de l’Ă©lectricitĂ© pour les consommateurs en Alberta et quant au niveau de l’analyse des coûts et de la disponibilitĂ© du gaz naturel utilisĂ© comme hypothèse pour la Nouvelle-Écosse.
RĂ©ponse no 16: L’approche pour la modĂ©lisation de la dynamique de l’Ă©tablissement du prix du rĂ©seau commun d’Ă©nergie Ă©lectrique en Alberta dans le modèle E3MC a Ă©tĂ© mise à jour pour l’analyse publiĂ©e dans la Partie Ⅱ de la Gazette du Canada s’appuyant sur les commentaires des intervenants. La nouvelle mĂ©thodologie a entraînĂ© des rĂ©percussions sur les prix en Alberta plus importantes qu’elles ne l’auraient Ă©tĂ© si elles avaient Ă©tĂ© estimĂ©es à l’aide de la mĂ©thodologie utilisĂ©e lors de l’analyse publiĂ©e dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada, avec des rĂ©percussions sur les prix se produisant progressivement, les usines alimentĂ©es au gaz naturel fixant le prix commun du rĂ©seau d’Ă©nergie Ă©lectrique plus souvent après la mise hors service des usines alimentĂ©es au charbon. Une Ă©tude commandĂ©e auprès de Power Advisory LLC a prĂ©vu des rĂ©percussions sur les prix d’amplitude comparable à celles prĂ©sentĂ©es dans l’analyse publiĂ©e dans la Partie Ⅱ de la Gazette du Canada, bien qu’elles soient un peu moins importantes (voir rĂ©fĂ©rence 75). Cette Ă©tude a Ă©galement permis de s’assurer que la nouvelle approche reflĂ©tait la dynamique du marchĂ© concurrentiel de l’Ă©lectricitĂ© en Alberta dans la Partie Ⅱ de la Gazette du Canada.
Le coût prĂ©vu du gaz naturel pour la Nouvelle-Écosse a Ă©galement Ă©tĂ© mis à jour pour l’analyse publiĂ©e dans la Partie Ⅱ de la Gazette du Canada. Après une analyse supplĂ©mentaire d’après les commentaires des intervenants, les prix du gaz naturel livrĂ© aux services publics ont Ă©tĂ© augmentĂ©s par rapport aux prix prĂ©vus dans l’analyse publiĂ©e dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada. Une Ă©tude par Ziff Energy Group a Ă©tĂ© commandĂ©e par Environnement Canada afin d’Ă©valuer les coûts et la disponibilitĂ© du gaz naturel en Nouvelle-Écosse (voir rĂ©fĂ©rence 76). Cette Ă©valuation concluait que la Nouvelle-Écosse ne devrait avoir aucune difficultĂ© à satisfaire à la demande en gaz naturel à un prix de marchĂ© juste pendant toute la pĂ©riode de prĂ©vision et que la norme de rendement en matière d’Ă©lectricitĂ© devrait avoir des rĂ©percussions minimes sur les prix du gaz naturel en Nouvelle-Écosse. Cette Ă©valuation signale qu’en raison de la chute de la production de gaz naturel dans les Maritimes, on s’attend à ce que le gazoduc Maritimes and Northeast Pipeline, aujourd’hui exportateur net de gaz naturel, devienne importateur net d’ici 2019, quel que soit le Règlement.
Commentaire no 17 : HR Milner et agrandissement de HR Milner 2
Certains observateurs ont exprimĂ© leur intĂ©rêt quant à la raison pour laquelle la centrale HR Milner a Ă©tĂ© incluse dans le maintien du statu quo et ont demandĂ© si l’analyse coûts-avantages, les rĂ©sultats des Ă©missions et les rĂ©percussions sur les prix du projet de règlement ont eu une importante incidence sur son inclusion et sur l’agrandissement de HR Milner 2.
RĂ©ponse no 17 : L’inclusion de la centrale de HR Milner dans le maintien du statu quo tient compte de discussions entre Environnement Canada et des reprĂ©sentants du gouvernement de l’Alberta. À la lumière de ces discussions, des preuves ont Ă©tĂ© fournies pour appuyer une date de mise en service de HR Milner survenant entre la fin de 2015 et 2018.
L’inclusion de la centrale HR Milner dans le maintien du statu quo a des rĂ©percussions sur la rĂ©duction des Ă©missions en vertu du projet de règlement. Toutefois, si cette centrale ne produit pas d’Ă©lectricitĂ©, des groupes de production alimentĂ©s au gaz naturel seront construits. Par consĂ©quent, les rĂ©ductions dans le scĂ©nario stratĂ©gique correspondront à la diffĂ©rence entre les Ă©missions de la centrale HR Milner et les Ă©missions provenant des groupes alimentĂ©s au gaz naturel qui seront construits à sa place.
Le marchĂ© de l’Ă©lectricitĂ© de l’Alberta est très sensible aux conditions de l’offre et de la demande. À ce titre, l’inclusion ou l’exclusion de l’agrandissement de HR Milner n’aura pas forcĂ©ment de rĂ©percussions importantes sur le prix du rĂ©seau commun d’Ă©nergie. Étant donnĂ© les hypothèses à l’origine de l’analyse d’Environnement Canada sur le projet de règlement pour la production alimentĂ©e au charbon, l’inclusion de l’agrandissement de HR Milner devrait avoir un effet minime sur les prix à la consommation. Si l’agrandissement de HR Milner ne se poursuit pas comme prĂ©vu et si une production alimentĂ©e au gaz naturel est mise en service pour rĂ©pondre à la demande en Ă©lectricitĂ©, les prix à la consommation seront un peu plus Ă©levĂ©s (de l’ordre de 1,5 à 2 cents par kWh).
Commentaire no 18 : Prévision du prix du gaz naturel
De nombreux observateurs ont exprimĂ© leurs prĂ©occupations quant au fait que les prĂ©visions du prix du gaz naturel utilisĂ©es dans le cadre de l’analyse coûts-avantages ont Ă©tĂ© sous-estimĂ©es et ont demandĂ© une analyse de sensibilitĂ© plus approfondie dans le cadre d’un Ă©ventail plus large de prix du gaz naturel.
RĂ©ponse no 18 : Les prĂ©visions du prix du gaz naturel utilisĂ©es dans l’analyse du projet de règlement Ă©taient fondĂ©es sur les donnĂ©es Ă©conomiques les plus rĂ©centes disponibles à l’Ă©poque. Par la suite, les prĂ©visions du prix du gaz naturel ont Ă©tĂ© mises à jour afin de mieux tenir compte de la conjoncture. L’analyse de la version finale du Règlement utilise les prĂ©visions du prix du gaz naturel produites par le modèle E3MC, lequel est fondĂ© sur les coûts historiques du gaz naturel pour les services publics par province provenant de Statistique Canada et le taux de croissance prĂ©vu des prix du gaz naturel provenant de l’Office national de l’Ă©nergie. Ces prix sont lĂ©gèrement supĂ©rieurs à ceux publiĂ©s dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada (se reporter à la section 7.2.2). En vue d’Ă©largir encore l’analyse de sensibilitĂ© sur le prix du gaz naturel, une analyse de sensibilitĂ© unidimensionnelle a Ă©tĂ© menĂ©e sur l’analyse coûts-avantages du Règlement. Pour se faire une idĂ©e des rĂ©percussions de la sensibilitĂ© du prix à la consommation sur les prix du gaz naturel à l’avenir, lesdites rĂ©percussions ont Ă©tĂ© calculĂ©es en fonction d’une sĂ©rie d’hypothèses distinctes quant au prix du gaz naturel à venir au Henry Hub (section 7.6.1).
Commentaire no 19 : Réaction du prix du gaz naturel
Un observateur a commandĂ© une Ă©tude par Ziff Energy Group qui laissait entendre que la norme, telle qu’elle est prĂ©sentĂ©e dans le projet de règlement, si elle est appliquĂ©e dans toute l’AmĂ©rique du Nord, crĂ©erait une pression à la hausse importante sur les prix du gaz naturel.
RĂ©ponse no 19 : L’analyse du projet de règlement et de la version finale du Règlement se limite aux rĂ©percussions diffĂ©rentielles de la norme canadienne qui, selon une Ă©tude commandĂ©e par Ziff Energy Group pour Environnement Canada, auraient une incidence nĂ©gligeable sur les prix du gaz naturel en AmĂ©rique du Nord. Les rĂ©percussions des choix de politiques pris par d’autres pays ne sont pas prises en compte dans l’analyse.
Commentaire no 20 : Émissions provenant de l’Ă©lectricitĂ© importĂ©e
De nombreux observateurs ont affirmĂ© que le projet de règlement dĂ©placerait simplement les Ă©missions de gaz à effet de serre vers d’autres compĂ©tences au lieu de permettre des rĂ©ductions rĂ©elles et que cette « fuite de carbone » est un enjeu de politique permanent et inhĂ©rent à toute rĂ©glementation non mondiale. En outre, l’utilisation d’une valeur mondiale pour le coût social du carbone est incompatible avec une approche qui ne parvient pas à estimer et à Ă©valuer les Ă©missions créées par cette fuite de carbone.
RĂ©ponse no 20 : En dĂ©cembre 2009, le gouvernement du Canada s’est engagĂ© à atteindre d’ici 2020 un objectif de rĂ©duction des Ă©missions de gaz à effet de serre à l’Ă©chelle nationale de 17 % par rapport aux niveaux de 2005, et a inscrit cet objectif dans l’Accord de Copenhague. Notre objectif de 2020 est harmonisĂ© avec celui des États-Unis.
L’Environmental Protection Agency des États-Unis Ă©labore actuellement un règlement pour certaines sources d’Ă©missions. Compte tenu de l’intĂ©gration des deux Ă©conomies, un plan de rĂ©glementation similaire (secteur par secteur) permettra aux deux pays de rĂ©aliser des progrès concrets en vue de l’atteinte des objectifs de rĂ©duction des Ă©missions. Dans la mesure où les États-Unis et le Canada s’orientent de concert vers le même objectif, le risque de fuite de carbone potentielle devrait être attĂ©nuĂ©. De plus, même si l’on tient compte de la petite augmentation des importations d’Ă©lectricitĂ© en provenance des États-Unis, la rĂ©duction globale des Ă©missions au Canada demeure importante au cours de la pĂ©riode d’Ă©tude.
Plus prĂ©cisĂ©ment, le Règlement permettra de rĂ©duire progressivement la production d’Ă©nergie alimentĂ©e au charbon à fortes Ă©missions et de favoriser une transition vers des types de production à Ă©missions plus faibles ou nulles, comme le gaz naturel à rendement Ă©levĂ©, l’Ă©nergie renouvelable ou l’Ă©nergie à combustibles fossiles avec captage et sĂ©questration du carbone. La liste de mesures permettant de rĂ©pondre aux lacunes en matière de capacitĂ© et de production au cours de la pĂ©riode de 21 ans comprend une augmentation de l’utilisation de la capacitĂ©, la construction de nouveaux groupes alimentĂ©s au gaz naturel ou de nouveaux groupes alimentĂ©s au charbon avec un système de captage et de sĂ©questration du carbone, une rĂ©duction des exportations et une hausse des importations. Dans l’ensemble, le Règlement devrait donner lieu à une rĂ©duction nette de 214 Mt au cours de la pĂ©riode 2015-2035.
Les valeurs du coût social du carbone sont utilisĂ©es pour l’analyse du Règlement canadien afin d’Ă©valuer les dommages mondiaux Ă©vitĂ©s par les rĂ©ductions des Ă©missions de gaz à effet de serre obtenues grâce à des mesures canadiennes, et ainsi veiller à ce que toute la valeur de notre contribution à la rĂ©duction des dommages causĂ©s par les changements climatiques à l’Ă©chelle mondiale soit reconnue. Il serait Ă©galement difficile de distinguer les avantages prĂ©cis pour le Canada d’une rĂ©duction des Ă©missions au Canada Ă©tant donnĂ© que les changements climatiques reprĂ©sentent une prĂ©occupation environnementale mondiale. Les valeurs utilisĂ©es dans le cadre de cette analyse s’appuient sur l’approche utilisĂ©e par l’Environmental Protection Agency des États-Unis et Ă©laborĂ©e par un groupe de travail interorganismes et certains des principaux experts mondiaux sur la question.
Commentaire no 21 : Enjeux perçus concernant la quantification et la monĂ©tisation des avantages pour la santĂ©
Un observateur a affirmĂ© que les avantages pour la santĂ© prĂ©sentĂ©s dans l’analyse du projet de règlement n’Ă©taient pas rĂ©alistes et que ladite analyse monĂ©tisait de manière inexacte des avantages associĂ©s à d’autres règlements provinciaux ou fĂ©dĂ©raux comme des avantages du projet de règlement.
RĂ©ponse no 21 : Tous les règlements provinciaux et fĂ©dĂ©raux connus ou existants relatifs à la qualitĂ© de l’air ont Ă©tĂ© intĂ©grĂ©s au scĂ©nario de maintien du statu quo de l’analyse coûts-avantages. Par consĂ©quent, toutes les rĂ©ductions des Ă©missions de principaux contaminants atmosphĂ©riques et tous les avantages pour l’environnement et la santĂ© prĂ©sentĂ©s sont diffĂ©rentiels et attribuables au Règlement. Comme le prĂ©sente la section 7.2.4, un travail de modĂ©lisation dĂ©taillĂ© a Ă©tĂ© menĂ© à l’aide du modèle AURAMS, du modèle MEQA et de l’outil OEAQA de SantĂ© Canada afin d’Ă©valuer les rĂ©percussions des rĂ©ductions des Ă©missions de principaux contaminants atmosphĂ©riques sur les niveaux de concentration dans l’air ambiant et, par la suite, sur la santĂ© et l’environnement.
Commentaire no 22 : Effets du projet de règlement sur les industries du charbon
Plusieurs observateurs ont exprimĂ© des prĂ©occupations à propos du manque d’analyse sur les industries du charbon, comme les mines de charbon. Le projet de règlement et sa version dĂ©finitive devraient diminuer la demande de charbon dans ces marchĂ©s. Ces observateurs ont affirmĂ© que cela entraînerait un recul du secteur de l’extraction du charbon, accroissant le chômage et causant des dommages Ă©conomiques qui n’ont pas Ă©tĂ© monĂ©tisĂ©s dans le cadre de l’analyse coûts-avantages du projet de règlement.
RĂ©ponse no 22 : Le calcul de la valeur actualisĂ©e nette dans l’analyse coûts-avantages du Règlement tient compte des rĂ©percussions liĂ©es au remplacement de la production alimentĂ©e au charbon par une production alimentĂ©e au gaz en termes de coûts et de coûts Ă©vitĂ©s pour la production d’Ă©lectricitĂ©. L’article 8.1 comprend dorĂ©navant une analyse plus dĂ©taillĂ©e des rĂ©percussions sur le secteur du charbon. L’analyse conclut qu’un chômage de transition pourrait se produire à cause du Règlement, mais que les coûts de transition devraient être minimaux ou modĂ©rĂ©s.
Commentaire no 23 : Analyse du captage et de la séquestration du carbone
Certains observateurs ont fait remarquer que l’analyse coûts-avantages du projet de règlement ne traitait pas prĂ©cisĂ©ment des coûts ou des avantages du captage et de la sĂ©questration du carbone, de la manière dont ces technologies particulières peuvent avoir une incidence sur les Ă©missions, les coûts de production et les activitĂ©s Ă©conomiques secondaires qui en dĂ©coulent.
RĂ©ponse no 23 : L’analyse coûts-avantages du Règlement comprend dĂ©sormais les rĂ©percussions liĂ©es à l’application de technologies de captage et de sĂ©questration du carbone pour les groupes 4, 5 et 6 de Boundary Dam. Les coûts estimĂ©s en capital liĂ©s au captage et à la sĂ©questration du carbone ont Ă©tĂ© intĂ©grĂ©s pour ces groupes, tandis que les rĂ©ductions des Ă©missions de CO2 ont Ă©tĂ© valorisĂ©es dans le coût social du carbone. L’analyse prend aussi en compte les rĂ©percussions en aval de l’utilisation de CO2 pour la rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e des hydrocarbures. Dans la section relative aux effets distributifs, il est notĂ© que les rĂ©percussions sur l’emploi dans le secteur de l’extraction du charbon en Saskatchewan devraient être attĂ©nuĂ©es par la prĂ©servation de la capacitĂ© de production d’Ă©lectricitĂ© au charbon utilisant avec succès le captage et la sĂ©questration du carbone. Même si cela est considĂ©rĂ© comme un transfert dans l’analyse coûts-avantages, le gouvernement de la Saskatchewan collecterait vraisemblablement des impôts et des recettes en redevances sur l’augmentation de la production de pĂ©trole de cette province, ce qui constitue une partie de l’avantage net liĂ© au captage et à la sĂ©questration du carbone ainsi qu’à la rĂ©cupĂ©ration assistĂ©e des hydrocarbures au Canada dans son ensemble.
Commentaire no 24 : Prix d’importation inappropriĂ©s
Un groupe important d’observateurs a indiquĂ© que les prix des importations et des exportations prĂ©sentĂ©s dans l’analyse publiĂ©e dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada Ă©taient diffĂ©rents des donnĂ©es actuelles et passĂ©es. Ils ont affirmĂ© que les prix d’importation et d’exportation utilisĂ©s dans le cadre de l’analyse coûts-avantages du projet de règlement ont Ă©tĂ© fortement sous-estimĂ©s, faussant par là même à la baisse les coûts liĂ©s à la rĂ©duction prĂ©vue des exportations et à l’augmentation des importations.
RĂ©ponse no 24 : Les prĂ©visions relatives aux prix des importations et des exportations sont calculĂ©es avec le modèle E3MC en s’appuyant sur les portefeuilles passĂ©s et prĂ©vus de contrats d’exportation d’Ă©lectricitĂ© à court et à long terme. Les prix des contrats d’Ă©lectricitĂ© à court et à long terme variant systĂ©matiquement, les hypothèses sur le futur portefeuille de contrats auront des rĂ©percussions sur les prix prĂ©vus. Les importations en provenance des États-Unis s’appuient sur le coût moyen pondĂ©rĂ© de l’Ă©lectricitĂ© dans la rĂ©gion d’importation.
Commentaire no 25 : Approche du cycle de vie des émissions
Un observateur fait remarquer qu’une analyse basĂ©e sur une approche du cycle de vie complet des Ă©missions prĂ©senterait un profil d’Ă©missions complet pour diffĂ©rents carburants. Lorsque l’on utilise les Ă©missions provenant des centrales, l’analyse est faussĂ©e en faveur du gaz naturel; cependant, l’extraction de certains types de gaz naturel a des rĂ©percussions importantes sur l’environnement. Il se pourrait que la durĂ©e de vie des Ă©missions de gaz naturel non classique soit supĂ©rieure à la durĂ©e de vie des Ă©missions de charbon traditionnel.
RĂ©ponse no 25 : Le modèle E3MC est un modèle intĂ©grĂ© qui estime les Ă©missions pour tous les secteurs de l’Ă©conomie. Même si l’analyse coûts-avantages se concentre sur les rĂ©percussions directes de la politique sur le secteur de l’Ă©lectricitĂ© et les consommateurs, la modĂ©lisation macroĂ©conomique tient compte des rĂ©percussions secondaires sur l’Ă©conomie ainsi que des changements dans les Ă©missions attribuables à d’autres secteurs, comme le secteur du pĂ©trole et du gaz. En tenant compte de l’ensemble de ces rĂ©percussions, la politique entraîne une rĂ©duction nette des Ă©missions de gaz à effet de serre pour le Canada.
Commentaire no 26 : Données au niveau du groupe
Certains observateurs avaient le sentiment que les coûts en capital moyen et les coûts fixes et variables de fonctionnement et d’entretien relevĂ©s dans l’analyse publiĂ©e dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada Ă©taient plutôt faibles par rapport aux estimations de l’Annual Energy Outlook.
RĂ©ponse no 26 : Le cadre de modĂ©lisation d’Environnement Canada est paramĂ©trĂ© avec les dernières donnĂ©es publiques sur les coûts d’Ă©lectricitĂ© et les caractĂ©ristiques de rendement pour les nouvelles technologies de production. Au moment d’Ă©laborer ces coûts et ces caractĂ©ristiques de rendement, Environnement Canada a demandĂ© l’avis des provinces et des territoires, des producteurs d’Ă©lectricitĂ© et de l’Association canadienne de l’Ă©lectricitĂ©. L’information demandĂ©e comprenait les coûts en capital, les coûts fixes et variables de fonctionnement et d’entretien, les consommations spĂ©cifiques de chaleur et l’intensitĂ© des Ă©missions pour chaque groupe inclus dans le cadre de modĂ©lisation d’Environnement Canada.
Lorsque des renseignements Ă©taient fournis par les reprĂ©sentants des provinces et des territoires, des producteurs d’Ă©lectricitĂ© et de l’Association canadienne de l’Ă©lectricitĂ©, ils Ă©taient inclus dans le modèle. En l’absence de renseignements prĂ©cis en provenance d’une province ou d’un producteur, la modĂ©lisation s’appuyait sur des donnĂ©es provenant de l’Energy Information Administration.
Pour le cycle de 2011 de l’Annual Energy Outlook, l’Energy Information Administration a demandĂ© à un consultant externe d’Ă©laborer des estimations des coûts pour les centrales de production d’Ă©lectricitĂ© à l’intention des services publics. Ce rapport peut être consultĂ© à l’adresse www.eia.gov/oiaf/beck_plantcosts/ index.html. Les coûts propres aux sites pour la production d’Ă©nergie gĂ©othermique ont Ă©tĂ© fournis par le document du National Energy Renewable Laboratory intitulĂ© « Updated U.S. Geothermal Supply Curve » (fĂ©vrier 2010).
Commentaire no 27 : Représentation du scénario de maintien du statu quo et du scénario stratégique
De nombreux observateurs avaient des prĂ©occupations quant à la caractĂ©risation du scĂ©nario de maintien du statu quo et du scĂ©nario stratĂ©giques tels qu’ils Ă©taient Ă©laborĂ©s dans le cadre de l’analyse du projet de règlement.
RĂ©ponse no 27 : Le scĂ©nario de maintien du statu quo qui sous-tend l’analyse de la version finale de la norme de rendement en matière d’Ă©lectricitĂ© pour la production alimentĂ©e au charbon a Ă©tĂ© rĂ©visĂ© afin de mieux tenir compte de la croissance de la charge de l’Alberta et de la fermeture permanente des groupes 1 et 2 de Sundance. Les capacitĂ©s d’importation ont Ă©galement Ă©tĂ© rĂ©visĂ©es.
Environnement Canada travaille avec les intervenants provinciaux et de l’industrie afin de tenir compte de leurs commentaires, dans la mesure du possible. La croissance de la charge de la Saskatchewan a Ă©tĂ© examinĂ©e, ainsi que les coûts d’infrastructure fournis par les intervenants. La remise en Ă©tat de la centrale de Boundary Dam 3 avec un système de captage et de sĂ©questration du carbone a Ă©tĂ© incluse dans le maintien du statu quo parce que l’intention de poursuivre ce projet a Ă©tĂ© Ă©tablie bien avant l’annonce de la politique dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada. D’autres remises en Ă©tat de groupes alimentĂ©s au charbon incluant le captage et la sĂ©questration en Saskatchewan ont Ă©galement Ă©tĂ© prises en compte, conformĂ©ment à l’avis de reprĂ©sentants de cette province.
Commentaire no 28 : Capacité excédentaire
L’un des principaux commentaires reçus à propos de la modĂ©lisation menĂ©e pour soutenir le projet de règlement concernait l’augmentation de l’utilisation de la capacitĂ© excĂ©dentaire. Certains observateurs ont critiquĂ© l’hypothèse selon laquelle il y avait une capacitĂ© excĂ©dentaire à utiliser.
RĂ©ponse no 28 : Le cadre de modĂ©lisation d’Environnement Canada est paramĂ©trĂ© avec des donnĂ©es (publiques et confidentielles) provenant de Statistique Canada et des donnĂ©es sur les entreprises accessibles au public. Concernant la capacitĂ©, elle est dĂ©terminĂ©e en fonction de la valeur de la capacitĂ© par groupe d’une centrale donnĂ©e provenant de Statistique Canada. À l’aide des microdonnĂ©es confidentielles de Statistique Canada, les caractĂ©ristiques opĂ©rationnelles sont dĂ©terminĂ©es au niveau des groupes (par exemple taux de panne). Ce taux de panne est ensuite appliquĂ© à la capacitĂ© de la centrale en question afin d’en dĂ©terminer la capacitĂ© utile.
Commentaire no 29 : Construction de centrales
De nombreux observateurs pensaient que le calendrier de construction de centrales inclus dans la modĂ©lisation pour l’analyse publiĂ©e dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada Ă©tait irrĂ©aliste et incohĂ©rent par rapport aux plans d’expansion des services publics actuels.
RĂ©ponse no 29 : Environnement Canada a adaptĂ© les nouveaux ajouts aux plans d’expansion provinciaux et des services publics actuels. Dans une situation où il existe un dĂ©sĂ©quilibre entre l’offre et la demande, le modèle E3MC d’Environnement Canada crĂ©e, de manière endogène, une nouvelle capacitĂ©. Cette crĂ©ation endogène respecte les règles Ă©tablies par l’industrie pour apporter une nouvelle capacitĂ© (par exemple quatre ans pour une turbine à gaz à cycle combinĂ©, un à deux ans pour un groupe Ă©olien).
Commentaire no 30 : Infrastructure des échanges commerciaux
Certains observateurs avaient l’impression que les Ă©changes commerciaux inclus dans l’analyse publiĂ©e dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada dĂ©passaient la capacitĂ© des lignes de transport d’Ă©nergie actuelles et que les coûts des infrastructures supplĂ©mentaires Ă©taient sous-estimĂ©s.
RĂ©ponse no 30 : Dans la modĂ©lisation d’Environnement Canada, on a pris l’hypothèse selon laquelle aucune infrastructure ne serait construite afin de permettre une augmentation importante des Ă©changes commerciaux d’Ă©lectricitĂ©. Les exportations et importations signalĂ©es dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada reprĂ©sentent le total cumulatif pour la pĂ©riode allant de 2015 à 2030. Même si le modèle d’Environnement Canada est en mesure de crĂ©er des Ă©changes interprovinciaux et internationaux, on fait preuve de diligence raisonnable pour veiller à ce que les plans provinciaux soient totalement respectĂ©s (par exemple le modèle ne crĂ©e que les nouvelles lignes de transport d’Ă©nergie qui sont fournies dans les plans provinciaux). Si une nouvelle infrastructure est créée, le modèle Ă©tablit alors le coût total liĂ© à la construction de la nouvelle capacitĂ© de transport.
Dans l’ensemble
Les dispositions Ă©tablies dans le cadre du Règlement rĂ©pondent aux prĂ©occupations soulevĂ©es lors des consultations, mais elles sont limitĂ©es en termes de disponibilitĂ© et de durĂ©e pour favoriser leur utilisation comme mesures de transition, tout en maintenant les objectifs environnementaux et la rigueur du Règlement.
Ces dispositions :
- maintiennent la conformitĂ© d’une approche rĂ©glementaire nationale et de l’accent mis sur les rĂ©ductions d’Ă©missions;
- traitent les rĂ©gions et les entitĂ©s rĂ©glementĂ©es de façon Ă©quitable;
- réduisent au minimum les investissements de capitaux non recouvrables;
- évitent de fixer un précédent indésirable pour les autres secteurs.
11. CoopĂ©ration en matière de rĂ©glementation
Ce règlement a Ă©tĂ© rĂ©digĂ© en tenant compte des approches adoptĂ©es par d’autres compĂ©tences, notamment par les provinces canadiennes et les États-Unis.
Aux États-Unis, les mesures prises à l’Ă©chelle des États et à l’Ă©chelle fĂ©dĂ©rale fixent des limites pour les nouveaux groupes de production d’Ă©lectricitĂ© à partir de combustibles fossiles en s’appuyant sur une approche de norme de rendement fondĂ©e sur la paritĂ© avec la production à partir de la technologie du cycle combinĂ© au gaz naturel. Le 27 mars 2012, l’Environmental Protection Agency des États-Unis a publiĂ© le projet de normes de rendement des sources nouvelles (NSPS) pour les nouveaux groupes de production d’Ă©lectricitĂ© à partir de combustibles fossiles, y compris : les chaudières alimentĂ©es aux combustibles fossiles, les groupes à gazĂ©ification intĂ©grĂ©e à cycle combinĂ© (GICC) et les groupes fixes de turbine à cycle combinĂ©. La règle consisterait en une exigence de base selon laquelle toute nouvelle centrale Ă©lectrique ne pourrait pas Ă©mettre plus de 454 tonnes de CO2/GWh sur une base de production de sortie brute. Les permis pour les centrales individuelles pourraient s’avĂ©rer plus rigoureux. Par exemple, en novembre 2011, l’Environmental Protection Agency des États-Unis a Ă©mis un permis de construction prĂ©liminaire en vertu du programme d’examen des nouvelles sources pour une installation de production d’Ă©lectricitĂ© à cycle combinĂ© au gaz naturel de 590 MW basĂ©e au Texas et avec une limite d’Ă©missions annuelles de 416 tonnes/GWh. En janvier 2012, l’État de New York a proposĂ© d’adopter des normes de rendement sur le CO2 pour les principales installations de production d’Ă©lectricitĂ© en vertu desquelles les chaudières, les groupes à cycle combinĂ© alimentĂ©s au gaz naturel et les moteurs fixes alimentĂ©s au gaz naturel seraient assujettis à une norme de rendement de 420 tonnes/GWh. Ces niveaux soutiennent la dĂ©cision du Canada de choisir 420 tonnes/GWh comme la norme de rendement proposĂ©e concernant la technologie du cycle combinĂ© au gaz naturel pour la production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©e au charbon.
Bien que les exigences en matière de gaz à effet de serre des États-Unis ne tiennent pas compte des centrales au charbon existantes, l’Environmental Protection Agency des États-Unis a Ă©tabli pour ces centrales des exigences strictes pour les polluants atmosphĂ©riques, et plus particulièrement le règlement Cross-State Air Pollution Rule (CSAPR) et les normes Mercury and Air Toxics Standards (MATS). Au Canada, le gouvernement fĂ©dĂ©ral a procĂ©dĂ© à des consultations approfondies avec les gouvernements provinciaux tout au long de l’Ă©laboration de ce règlement. Le gouvernement du Canada et la province de la Nouvelle-Écosse ont notamment annoncĂ© qu’un accord d’Ă©quivalence Ă©tait en cours d’Ă©laboration. Un accord d’Ă©quivalence permettrait le retrait du règlement fĂ©dĂ©ral et l’application du règlement provincial. Un accord est possible si un rĂ©gime provincial applicable permet d’obtenir un rĂ©sultat environnemental Ă©quivalent ou meilleur que le règlement fĂ©dĂ©ral.
Un accord d’Ă©quivalence est pertinent dans ce cas, car les rĂ©sultats estimĂ©s sur les Ă©missions de gaz à effet de serre sont Ă©quivalents et parce que l’accord permet à la province de la Nouvelle-Écosse d’atteindre cet objectif d’une manière adaptĂ©e au contexte qui lui est propre. Les deux gouvernements souhaitent Ă©viter le chevauchement des efforts de la lutte contre les Ă©missions de gaz à effet de serre et collaborent donc pour que l’industrie ne soit pas rĂ©gie par deux ensembles de règlements distincts.
Le gouvernement du Canada envisagera de conclure des accords avec d’autres provinces et territoires qui souhaitent le faire du moment que les conditions requises en vertu de la LCPE (1999) sont respectĂ©es. Des discussions ont Ă©galement eu lieu avec la Saskatchewan.
12. Justification
Le gouvernement du Canada s’est engagĂ© à rĂ©duire les Ă©missions de gaz à effet de serre de 17 % par rapport à ses niveaux de 2005 d’ici 2020; un objectif qui est inscrit dans l’Accord de Copenhague et qui est harmonisĂ© avec celui des États-Unis. En 2010, les Ă©missions de gaz à effet de serre provenant du secteur de la production d’Ă©lectricitĂ© ont contribuĂ© à environ 15 % (soit environ 101 Mt) de l’inventaire des Ă©missions du Canada. Au Canada, l’Ă©lectricitĂ© au charbon Ă©tait responsable de 77 Mt d’Ă©missions de gaz à effet de serre à l’Ă©chelle nationale, soit environ 77 % des Ă©missions totales du secteur de l’Ă©lectricitĂ©.
En ce qui concerne la lutte contre les changements climatiques, l’approche du gouvernement du Canada est fondĂ©e sur le principe qu’il faut amĂ©liorer le plus possible la performance environnementale tout en rĂ©duisant au minimum les consĂ©quences Ă©conomiques nĂ©gatives. L’approche de la norme de rendement rĂ©glementĂ©e offre la certitude rĂ©glementaire nĂ©cessaire pour le secteur de l’Ă©lectricitĂ© à un moment où ce dernier fait face à une considĂ©rable variation des stocks de capital, elle est plus simple sur le plan administratif que le système de plafonnement et d’Ă©change, elle assure la mise en place progressive de types de production dont les Ă©missions sont faibles ou nulles et elle offre plus de signaux Ă©conomiques certains aux dĂ©cideurs qui envisagent de construire ou de remplacer des installations de production d’Ă©lectricitĂ©. En outre, par l’intermĂ©diaire des consultations, les intervenants de l’industrie et des provinces, malgrĂ© leurs prĂ©occupations prĂ©cises, ont exprimĂ© un large soutien envers l’approche de la norme de rendement rĂ©glementĂ©e.
Par consĂ©quent, une analyse coûts-avantages a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e pour l’instrument rĂ©glementaire choisi, laquelle a indiquĂ© que celui-ci entraînerait une rĂ©duction nette d’environ 214 Mt d’Ă©quivalent en CO2 provenant des Ă©missions de gaz à effet de serre sur 21 ans. Les avantages marginaux de l’atteinte de ces rĂ©ductions sont estimĂ©s à 23,3 milliards de dollars, tandis que les coûts diffĂ©rentiels sont estimĂ©s à 16,1 milliards de dollars au cours de la même pĂ©riode. Cela se traduit par une valeur actualisĂ©e nette d’environ 7,3 milliards de dollars.
Ce règlement est considĂ©rĂ© comme un moyen efficace et efficient de respecter l’engagement du gouvernement du Canada en ce qui concerne la rĂ©duction des Ă©missions totales de gaz à effet de serre.
13. Mise en œuvre et application
13.1 Mise en œuvre
La collectivitĂ© rĂ©glementĂ©e est bien connue et a dĂ©jà Ă©tĂ© largement consultĂ©e dans l’Ă©laboration de ce règlement, ainsi que dans le cadre d’efforts prĂ©cĂ©dents visant à rĂ©glementer les gaz à effet de serre de ce secteur. Ainsi, il a une prise de conscience et un intĂ©rêt accrus de la part des entitĂ©s rĂ©glementĂ©es relativement au règlement à venir.
Afin d’atteindre les objectifs du Règlement, des activitĂ©s de promotion de la conformitĂ© ciblant les propriĂ©taires et les exploitants des groupes alimentĂ©s au charbon seront mises en œuvre en vue de garantir un haut niveau de conformitĂ© dès que possible pendant le processus de mise en œuvre du Règlement.
En outre, la première annĂ©e à laquelle les entitĂ©s rĂ©glementĂ©es seront tenues de s’inscrire en vertu du Règlement sera en 2013, tandis que l’obligation de se conformer à la norme de rendement entrera en vigueur le 1er janvier 2015. Les activitĂ©s de promotion de la conformitĂ© seront aussi menĂ©es avant l’entrĂ©e en vigueur de ces deux exigences et au fur et à mesure que les groupes feront l’objet d’exigences rĂ©glementaires en fonction de leur date de fin de vie utile respective.
Les entitĂ©s rĂ©glementĂ©es devront soumettre un rapport de rendement contenant les renseignements requis prĂ©cisĂ©s par l’entremise d’un outil de production de rapports en ligne. Environnement Canada surveillera le rendement liĂ© aux Ă©missions de gaz à effet de serre provenant des groupes de production d’Ă©lectricitĂ©, conformĂ©ment au Règlement.
Il faut Ă©galement tenir compte du fait que le nombre d’entitĂ©s rĂ©glementĂ©es devant se conformer à la norme de rendement et aux exigences de dĂ©claration augmente au fil du temps à mesure que ces exigences sont en rapport avec l’âge du groupe de production d’Ă©lectricitĂ©. La transition progressive des entitĂ©s rĂ©glementĂ©es faciliterait Ă©galement la mise en œuvre d’activitĂ©s de promotion de la conformitĂ© ainsi que la surveillance de la conformitĂ©.
Dans le cas où l’on jugerait qu’un groupe dĂ©passe les normes applicables, la procĂ©dure normale consisterait à effectuer une vĂ©rification d’ingĂ©nierie dans le cadre d’une inspection de l’application de la loi, afin de dĂ©terminer si une mesure d’application de la loi doit être prise à l’encontre des propriĂ©taires/exploitants du groupe.
13.2 Application
Le Règlement est Ă©laborĂ© en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement(1999). Par consĂ©quent, les agents d’application de la loi devront appliquer, au moment de vĂ©rifier la conformitĂ© au Règlement, la Politique d’observation et d’application de la Loi (voir rĂ©fĂ©rence 77). La Politique dĂ©crit la gamme de mesures pouvant être prises en cas d’infraction prĂ©sumĂ©e : avertissements, directives, ordres d’exĂ©cution en matière de protection de l’environnement, contraventions, arrêtĂ©s ministĂ©riels, injonctions, poursuites et mesures de rechange en matière de protection de l’environnement [qui remplacent les poursuites judiciaires une fois des accusations portĂ©es pour une infraction à la Loi canadienne sur la protection de l’environnement(1999)]. En outre, la Politique prĂ©cise les cas où Environnement Canada a recours à des poursuites au civil intentĂ©es par la Couronne pour recouvrer des frais.
Les agents d’application de la loi peuvent procĂ©der à une inspection dans le but de vĂ©rifier s’il y a conformitĂ©. Une inspection peut permettre de dĂ©celer des infractions prĂ©sumĂ©es et ces infractions peuvent aussi être dĂ©celĂ©es par le personnel technique d’Environnement Canada, par l’entremise de renseignements fournis au Ministère par l’Agence des services frontaliers du Canada ou de plaintes Ă©manant du public. Les agents d’application de la loi peuvent procĂ©der à une enquête chaque fois qu’une infraction prĂ©sumĂ©e au Règlement est dĂ©celĂ©e.
Si, au terme d’une inspection ou d’une enquête, l’agent d’application de la loi dĂ©couvre une infraction prĂ©sumĂ©e, il doit choisir la mesure d’exĂ©cution appropriĂ©e en fonction des facteurs suivants :
- Nature de l’infraction prĂ©sumĂ©e : Il convient notamment de dĂ©terminer la gravitĂ© des dommages rĂ©els ou potentiels causĂ©s à l’environnement, s’il y a eu action dĂ©libĂ©rĂ©e de la part du contrevenant, s’il s’agit d’une rĂ©cidive et s’il y a eu tentative de dissimuler de l’information ou de contourner, d’une façon ou d’une autre, les objectifs et les exigences de la Loi;
- L’efficacitĂ© du moyen employĂ© pour obliger le contrevenant prĂ©sumĂ© à obtempĂ©rer. Le but visĂ© consiste à faire respecter la Loi dans les meilleurs dĂ©lais tout en empêchant les rĂ©cidives. Les facteurs à considĂ©rer comprennent le dossier du contrevenant en ce qui concerne l’observation de la Loi, sa volontĂ© de collaborer avec les agents d’application de la loi et la preuve qu’il a dĂ©jà pris des mesures correctives;
- UniformitĂ© dans l’application : Les agents d’application de la loi tiendront compte de ce qui a Ă©tĂ© fait dans des cas semblables pour dĂ©cider des mesures à prendre afin de faire appliquer la Loi.
13.3 Sanctions
Sous rĂ©serve de l’entrĂ©e en vigueur de l’article 72 du chapitre 14 de la Loi sur le contrôle d’application de lois environnementales, tout auteur d’une infraction à la Loi canadienne sur la protection de l’environnement(1999) encourt : a) par mise en accusation, une amende maximale d’un million de dollars et un emprisonnement maximal de trois ans, ou l’une de ces peines; b) par procĂ©dure sommaire, une amende maximale de trois cent mille dollars et un emprisonnement maximal de six mois, ou l’une de ces peines.
Il peut être comptĂ© une infraction distincte à la LCPE (1999) pour chacun des jours au cours desquels se commet ou se continue l’infraction.
14. Mesures de rendement et évaluation
Le plan d’Ă©valuation et de mesure du rendement (PÉMR) dĂ©crit les rĂ©sultats souhaitĂ©s du Règlement et Ă©tablit des indicateurs pour Ă©valuer le rendement du Règlement dans l’atteinte de ces objectifs. La trousse de ce plan se compose de trois documents :
- le plan d’Ă©valuation et de mesure du rendement, qui dĂ©crit en dĂ©tail le processus d’Ă©valuation rĂ©glementaire;
- le modèle logique, qui offre une rĂ©vision visuelle simplifiĂ©e du processus d’Ă©valuation rĂ©glementaire;
- le tableau des indicateurs, qui Ă©numère les indicateurs de rendement clairs et les cibles associĂ©es, s’il y a lieu, afin d’effectuer un suivi des progrès de chaque rĂ©sultat du Règlement.
Ces trois documents se complètent et permettent au lecteur de bien comprendre les rĂ©sultats du Règlement, les indicateurs de rendement, ainsi que le processus d’Ă©valuation.
Résultats
Le plan d’Ă©valuation et de mesure du rendement prĂ©sente de façon dĂ©taillĂ©e l’ensemble des rĂ©sultats pour chaque groupe à mesure qu’ils se conforment au Règlement. Ces rĂ©sultats comprennent :
- Dès la publication du Règlement, la collectivitĂ© rĂ©glementĂ©e prendra conscience du Règlement et rĂ©pondra aux exigences en matière de dĂ©claration, s’il y a lieu (rĂ©sultat immĂ©diat).
- Ensuite, alors que la norme de rendement entre en vigueur pour un groupe d’une gĂ©nĂ©ration donnĂ©e, le propriĂ©taire ou exploitant de ce groupe rĂ©pondra à la norme de rendement, utilisera des mĂ©canismes de souplesse limitĂ©s dans le temps, investira dans la technologie de captage et de sĂ©questration du carbone ou cessera d’utiliser le groupe (rĂ©sultat intermĂ©diaire).
- Dans tous les cas, ces mesures cumulatives contribueront progressivement aux rĂ©sultats finaux et à l’objectif du Règlement : rĂ©duction des Ă©missions de gaz à effet de serre et rĂ©duction de la proportion d’Ă©lectricitĂ© produite à partir de sources alimentĂ©es au charbon à fortes Ă©missions (rĂ©sultat final).
L’une des caractĂ©ristiques clĂ©s du Règlement est que les groupes sont soumis aux exigences de la norme de rendement, de même qu’aux activitĂ©s progressives de conformitĂ© et de promotion qui dĂ©pendent du moment où ils atteignent leur date de fin de vie utile. Par consĂ©quent, les rĂ©sultats, comme les rĂ©ductions prĂ©vues des Ă©missions de gaz à effet de serre, auront lieu progressivement et s’accumulent au fil du temps.
Indicateurs de rendement et évaluation
Des indicateurs et des objectifs clairs et quantitatifs, le cas Ă©chĂ©ant, ont Ă©tĂ© dĂ©finis pour chaque rĂ©sultat — immĂ©diat, intermĂ©diaire et final — et seront suivis sur une base annuelle. De plus, une Ă©valuation de la compilation sera effectuĂ©e tous les cinq ans dès 2020 afin d’Ă©valuer le rendement de chaque indicateur par rapport aux objectifs dĂ©finis. Ce processus d’examen rĂ©gulier permettra au Ministère de documenter clairement l’impact du Règlement sur le secteur de la production d’Ă©lectricitĂ© à partir du charbon à mesure qu’un plus grand nombre de groupes seront soumis aux exigences rĂ©glementaires, de même que d’Ă©valuer le rendement du Règlement dans l’atteinte des cibles prĂ©vues. L’examen de la compilation quinquennale respecte Ă©galement les dĂ©lais de rotation du stock de capital pour cette industrie.
Ces indicateurs de rendement sont prĂ©sentĂ©s dans le tableau des indicateurs et renvoient directement aux rĂ©sultats Ă©numĂ©rĂ©s dans le modèle logique.
15. Personnes-ressources
Caroline Blais
Directrice
Division de l’Ă©lectricitĂ© et de la combustion
Environnement Canada
351, boulevard Saint-Joseph
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Téléphone : 819-994-6272
Télécopieur : 819-994-9938
Courriel : ecd-dec@ec.gc.ca
Brenda Tang
Directrice par intérim
Division de l’analyse rĂ©glementaire et du choix d’instrument
Environnement Canada
10, rue Wellington
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Téléphone : 819-997-5755
Télécopieur : 819-953-3241
Courriel : RAVD.DARV@ec.gc.ca
Référence a
L.C. 2004, ch. 15, art. 31
Référence b
L.C. 1999, ch. 33
Référence c
L.C. 2002, ch. 7, art. 124
Référence d
L.C. 2008, ch. 31, art. 5
Référence e
L.C. 1999, ch. 33
Référence 1
Les valeurs du pouvoir calorifique supérieur du bois et des déchets ligneux, des sous-produits agricoles et de la tourbe sont établies sur une base anhydre. Celles des autres types de combustibles sont établies sur une base humide.
Référence 2
Les valeurs du pouvoir calorifique supérieur du bois et des déchets ligneux, des sous-produits agricoles et de la tourbe sont établies sur une base anhydre. Celles des autres types de combustibles sont établies sur une base humide.
Référence 3
Les valeurs du pouvoir calorifique supérieur du bois et des déchets ligneux, des sous-produits agricoles et de la tourbe sont établies sur une base anhydre. Celles des autres types de combustibles sont établies sur une base humide.
Référence 4
Les valeurs du pouvoir calorifique supérieur du bois et des déchets ligneux, des sous-produits agricoles et de la tourbe sont établies sur une base anhydre. Celles des autres types de combustibles sont établies sur une base humide.
Référence 5
Le pouvoir calorifique supérieur par défaut pour le gaz naturel de qualité pipeline est exprimé en GJ/m3 normalisés.
Référence 6
Le pouvoir calorifique supĂ©rieur par dĂ©faut et le facteur d’Ă©missions de CO2 par dĂ©faut pour le propane s’appliquent uniquement au gaz propane pur. Pour l’application du prĂ©sent règlement, les produits commerciaux vendus comme Ă©tant du propane sont rĂ©putĂ©s être du gaz de pĂ©trole liquĂ©fiĂ© (GPL).
Référence 7
Le pouvoir calorifique supérieur par défaut pour le gaz naturel de qualité pipeline est exprimé en GJ/m3 normalisés.
Référence 8
http://ec.gc.ca/ges-ghg/default.asp?lang=Fr&n=AC8F85A5 (Tableau S-2 : Émissions de GES du Canada de 1990 à 2010, selon les secteurs du GIEC). Le tableau renvoie aux secteurs de l’Ă©lectricitĂ© et de la chaleur.
Référence 9
Les chiffres étant arrondis, leurs sommes ne correspondent pas nécessairement aux totaux.
Référence 10
Source : Rapport d’inventaire national : 1990-2009, Sources et puits de gaz à effet de serre au Canada, partie 3, 2011, Environnement Canada.
Référence 11
Source : Production rĂ©elle provenant de Production, transport et distribution d’Ă©lectricitĂ© (2008), Bulletin sur la disponibilitĂ© et Ă©coulement d’Ă©nergie au Canada (2008). Production potentielle provenant de Centrales d’Ă©nergie Ă©lectrique (2008), Statistique Canada. Production potentielle (GWh)_2008 = CapacitĂ© (GW)_2008 * 365 jours * 24 heures par jour.
Référence 12
Les groupes de production d’Ă©lectricitĂ© alimentĂ©e au charbon en Ontario devraient être mis hors service d’ici 2015, en raison des règlements provinciaux.
Référence 13
Source : Modèle Ă©nergie-Ă©missions-Ă©conomie du Canada — Environnement Canada; autres sources publiĂ©es. Veuillez noter que Keephills 3 entre en service après 2010 et n’est pas comptabilisĂ© dans le dĂ©compte de 2010.
Référence 14
Keephills 3 entre en service en 2011, donc le total des groupes au charbon au Canada utilisĂ© dans ces calculs est 55 plutôt que 54, qui figure dans le tableau 2.
Référence 15
Les groupes 3, 4, 5 et 6 de Boundary Dam devraient être reconstruits et ne sont donc pas hors service.
Référence 16
www.gov.sk.ca/news?newsId=ae413247-80ce-4c9a-b7e3-4cc39e89da94
Référence 17
www.saskpower.com/sustainable_growth/projects/carbon_capture_storage.shtml
Référence 18
Industries manufacturières, comme l’exploitation minière et l’extraction de pĂ©trole et de gaz.
Référence 19
TWh = térawatt-heures
Référence 20
Source de donnĂ©es : Guide statistique de l’Ă©nergie, 1er trimestre de 2011, Statistique Canada, numĂ©ro de catalogue 57-601-X.
Référence 21
Les rĂ©ductions de plomb n’ont pas Ă©tĂ© quantifiĂ©es et monĂ©tisĂ©es.
Référence 22
Exploitation et entretien
Référence 23
La fin de vie utile de 45 ans pour les groupes alimentĂ©s au charbon a Ă©tĂ© initialement prescrite dans le projet de règlement.
Référence 24
Les politiques fĂ©dĂ©rales comprennent des normes d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique plus strictes; le Règlement sur les carburants renouvelables; les programmes Ă©co- ACTION; le Règlement sur les Ă©missions de gaz à effet de serre des automobiles à passagers et des camions lĂ©gers.
Référence 25
Les politiques provinciales incluent les normes relatives à l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©- tique, les règlements liĂ©s au code du bâtiment, des mesures incitatives et des remises, la taxe sur les carburants du QuĂ©bec, la taxe sur le carbone de la Colombie-Britannique, les règlements industriels de l’Alberta; le plafond des Ă©missions de gaz à effet de serre de la Nouvelle-Écosse, la norme sur les Ă©nergies renouvelables de la Nouvelle-Écosse, l’Ă©limination progressive du charbon en Ontario, et les tarifs de rachat garantis de l’Ontario.
Référence 26
Sources: www.mei.gov.on.ca/fr/pdf/MEI_LTEP_fr.pdf, www.transalta.com/newsroom/news-releases/2011-02-08/transalta-issues-notice-termination-sundance-1-and-2-power-purchas, www.transalta.com/newsroom/news-releases/2010-04-01/transalta-fully-retires-all-units-its-wabamun-power-plant, www.cbc.ca/news/canada/new-brunswick/story/2010/03/10/nb-minto-grand-lake-closed-early-fire-437.html, www.saskpower.com/sustainable_growth/power_plan/
Référence 27
Les groupes alimentĂ©s au charbon ne fonctionnent pas au cours de l’annĂ©e de mise hors service.
Référence 28
Keephills — 450 MW (2011), H. R. Milner — 450 MW (2018), Swan Hills (captage et sĂ©questration de carbone) — 319 MW (2015), centrale endogène alimentĂ©e au charbon avancĂ© — 400 MW (2033, 2034 et 2035).
Référence 29
Boundary Dam 3 (captage et sĂ©questration de carbone) — 115 MW (2014).
Référence 30
12 437 MW à partir du cycle combinĂ© pĂ©trole/gaz, 2 830 MW à partir de la turbine à cycle combinĂ© pĂ©trole/gaz, et 661 MW à partir de la vapeur pĂ©trole/gaz.
Référence 31
Ces ajouts sont fondĂ©s sur des centrales annoncĂ©es par l’industrie ainsi que les crĂ©ations endogènes tirĂ©es du modèle E3MC de 2010-2035.
Référence 32
D’après les estimations tirĂ©es de groupes au charbon rĂ©cemment remis à neuf.
Référence 33
«EOR, An Opportunity for Alberta», Alberta Economic Development Agency, janvier 2009.
Référence 34
DĂ©partement de l’Ă©nergie des États-Unis, Improving Domestic Energy Security and Lowering CO2 Emissions with “Next Generation” CO2-Enhanced Oil Recovery (CO2-EOR), le 20 juin 2011, tableau V-1. Ces chiffres ont Ă©galement Ă©tĂ© jugĂ©s pertinents dans le contexte canadien par les experts d’Environnement Canada.
Référence 35
DĂ©partement de l’Ă©nergie des États-Unis, Improving Domestic Energy Security and Lowering CO2 Emissions with “Next Generation” CO2-Enhanced Oil Recovery (CO2-EOR), le 20 juin 2011.
Référence 36
D’après les estimations tirĂ©es de groupes au charbon rĂ©cemment mis hors service.
Référence 37
L’avenir Ă©nergĂ©tique du Canada : Projections de l’offre et de la demande d’Ă©nergie jusqu’en 2035, Office national de l’Ă©nergie (novembre 2011).
Référence 38
Impact of a Performance Standard for Coal Fired Generation, Ziff Energy Group (mars 2011).
Référence 39
AURAMS a Ă©tĂ© Ă©laborĂ© et est continuellement mis à jour par les scientifiques d’Environnement Canada de la Direction gĂ©nĂ©rale des sciences et de la technologie. AURAMS est actuellement utilisĂ© par Environnement Canada pour diverses applications liĂ©es à la pollution atmosphĂ©rique en AmĂ©rique du Nord. Le modèle a pour objectif de dĂ©crire la formation de l’ozone troposphĂ©rique, les matières particulaires, et les dĂ©pôts acides en AmĂ©rique du Nord en vue de soutenir l’Ă©laboration de politiques et la prise de dĂ©cisions.
Référence 40
Voir Gong et al., 2006; McKeen et al., 2007; Samaali et al., 2009; Smyth et al., 2009.
Référence 41
La relation entre les Ă©missions de polluants atmosphĂ©riques et la qualitĂ© de l’air ambiant est très complexe et non linĂ©aire. Cela est particulièrement vrai pour la formation d’ozone troposphĂ©rique, par l’entremise de l’interaction d’oxyde d’azote et de composĂ©s organiques volatils.
Référence 42
Le modèle OEAQA comprend des fonctions qui reprĂ©sentent la relation entre l’exposition à la pollution atmosphĂ©rique et les risques pour la santĂ© par habitant. Le modèle contient Ă©galement des estimations des avantages pour le bien-être social (ou la valeur socioĂ©conomique) de rĂ©duire les risques de diffĂ©rents rĂ©sultats pour la santĂ©. À partir des changements estimĂ©s dans la qualitĂ© de l’air ambiant dans le cadre du Règlement, l’outil OEAQA a estimĂ© la façon dont les risques de problèmes de santĂ© par habitant seraient rĂ©duits. Les changements dans les risques pour la santĂ© par habitant ont ensuite Ă©tĂ© multipliĂ©s par la valeur socioĂ©conomique appropriĂ©e en vue d’estimer les avantages de la rĂ©duction des risques par habitant. La rĂ©duction des risques par habitant ainsi que l’estimation des avantages pour le bien-être par habitant ont ensuite Ă©tĂ© multipliĂ©es par la population exposĂ©e pour dĂ©terminer le nombre d’Ă©vĂ©nements liĂ©s à la santĂ© Ă©vitĂ©s et la valeur Ă©conomique totale des avantages pour la santĂ©, et ce, pour chaque division de recensement au Canada. Ces estimations ont ensuite Ă©tĂ© rassemblĂ©es par la division de recensement pour dĂ©terminer les rĂ©percussions et les avantages pour la santĂ© à l’Ă©chelle provinciale et nationale.
Référence 43
Autres = la biomasse, l’Ă©nergie Ă©olienne, l’hydroĂ©lectricitĂ©, l’Ă©nergie solaire, ainsi que les dĂ©chets.
Référence 44
Notez que les totaux pour le Canada comprennent toutes les juridictions du Canada.
Référence 45
Sources non Ă©mettrices = biomasse + Ă©nergie gĂ©othermique + hydroĂ©lectricitĂ© + gaz d’enfouissement/dĂ©chets + Ă©nergie nuclĂ©aire + Ă©nergie solaire + Ă©nergie des vagues + Ă©nergie Ă©olienne
Référence 46
Sources non Ă©mettrices = biomasse + Ă©nergie gĂ©othermique + hydroĂ©lectricitĂ© + gaz d’enfouissement/dĂ©chets + Ă©nergie nuclĂ©aire + Ă©nergie solaire + Ă©nergie des vagues + Ă©nergie Ă©olienne
Référence 47
Sources non Ă©mettrices = biomasse + Ă©nergie gĂ©othermique + hydroĂ©lectricitĂ© + gaz d’enfouissement/dĂ©chets + Ă©nergie nuclĂ©aire + Ă©nergie solaire
Référence 48
Importations nettes = importations – exportations. Une hausse des importations nettes signifie une augmentation des importations et une diminution des exportations.
Référence 49
Notez que les totaux comprennent toutes les juridictions du Canada.
Référence 50
Dans l’analyse coûts-avantages, les coûts de production aux fins d’exportation sont assumĂ©s par la province productrice.
Référence 51
Ce chiffre reprĂ©sente les rĂ©ductions brutes dans le secteur des services publics par rapport au maintien du statu quo. Pour connaître les rĂ©ductions nettes après avoir tenu compte des gaz à effet de serre qui dĂ©coulent de l’augmentation de l’extraction du pĂ©trole et du gaz, voir le tableau 22.
Référence 52
Communiquer avec la Direction de l’analyse Ă©conomique d’Environnement Canada pour toute question au sujet de la mĂ©thodologie, d’une justification ou d’une politique.
Référence 53
Document de l’Interagency Working Group on SCC aux États-Unis : IWGSCC, 2010, « Social Cost of Carbon for Regulatory Impact Analysis Under Executive Order 12866 », gouvernement des États-Unis.
Référence 54
On a estimĂ© la valeur de 26 dollars par tonne de CO2 en 2010 (en dollars canadiens de 2010) et son taux de croissance à l’aide d’une moyenne arithmĂ©tique des trois modèles PAGE, FUND et DICE.
Référence 55
« Fat-Tailed Uncertainty in the Economics of Climate Change », Review of Environmental Economic Policy, 5(2), pages 275 à 292 (Ă©tĂ© 2011).
Référence 56
« Fat Tails, Thin Tails, and Climate Change Policy », Review of Environmental Economics and Policy, Ă©tĂ© 2011.
Référence 57
On a estimĂ© la valeur de 104 dollars par tonne de CO2 en 2010 (en dollars canadiens de 2010) et son taux de croissance à l’aide d’une moyenne arithmĂ©tique des deux modèles PAGE et DICE. Le modèle FUND a Ă©tĂ© exclu de cette estimation, car il ne comprend pas les dĂ©gâts climatiques à coûts Ă©levĂ©s et à faible probabilitĂ©.
Référence 58
Les facteurs d’Ă©mission sont fondĂ©s sur l’Inventaire national des rejets de polluants de 2007; ainsi, ils diffèrent souvent au niveau des unitĂ©s. Les augmentations prĂ©vues de la nouvelle production sont Ă©talonnĂ©es selon des niveaux d’inventaire national historiques.
La moyenne reprĂ©sente les niveaux d’Ă©missions pondĂ©rĂ©s selon les rĂ©gions de recensement de la population.
Référence 60
Les rĂ©sultats pour la santĂ© prĂ©sentĂ©s dans le tableau 18 sont des estimations statistiques fondĂ©es sur les changements globaux dans les risques par habitant. Par exemple, le modèle OEAQA prĂ©voit qu’au cours de la pĂ©riode de 2015 à 2035, le Règlement rĂ©duira les risques de mortalitĂ© au Manitoba, ce qui donnerait lieu à environ 80 dĂ©cès prĂ©maturĂ©s de moins dans la province. Toutefois, cela ne signifie pas qu’il y aura 80 personnes identifiables qui seront « sauvĂ©es » au Manitoba. Les « avantages pour la santĂ© » du Règlement ne reprĂ©sentent donc pas le nombre de vies « sauvĂ©es », mais plutôt la rĂ©duction du risque moyen par habitant. De la même manière, les valeurs dans la colonne des avantages Ă©conomiques ne mesurent pas l’avantage des vies sauvĂ©es ou des hospitalisations empêchĂ©es. Au contraire, il s’agit des avantages regroupĂ©s de la rĂ©duction des niveaux de risques individuels partout dans la province.
Référence 61
Les chiffres étant arrondis, il est possible que les sommes ne correspondent pas exactement aux totaux.
Référence 62
Les chiffres étant arrondis, il est possible que les sommes ne correspondent pas exactement aux totaux.
Référence 63
Ces totaux comprennent d’autres avantages pour la santĂ© liĂ©s aux polluants.
Référence 64
Il semble qu’il existe des diffĂ©rences essentielles entre le Canada et les États-Unis en ce qui concerne la distribution de la population et l’exposition au mercure. Par consĂ©quent, les valeurs des États-Unis ne doivent être considĂ©rĂ©es que comme des approximations des avantages pour les Canadiens.
Référence 65
Les valeurs actualisĂ©es sont calculĂ©es en utilisant un taux d’actualisation de 3 %.
Référence 66
Les chiffres étant arrondis, il est possible que les sommes ne correspondent pas exactement aux totaux.
Référence 67
L’Ă©valuation des avantages effectuĂ©e à l’aide du modèle MEQA2 a Ă©tĂ© fondĂ©e sur la comparaison d’un scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et d’un autre scĂ©nario stratĂ©gique. La qualitĂ© de l’air ambiant a Ă©tĂ© modĂ©lisĂ©e à l’aide du modèle AURAMS pour chaque scĂ©nario, et les avantages pour l’environnement ont Ă©tĂ© estimĂ©s à partir de la diffĂ©rence graduelle entre les deux scĂ©narios.
Référence 68
Le deciview est un indice visuel conçu pour être linĂ©aire relativement aux changements dans la qualitĂ© de l’air visuellement perçus sur toute son aire de rĂ©partition. L’Ă©chelle deciview est de zĂ©ro pour des conditions vierges et augmente au fur et à mesure que la visibilitĂ© se dĂ©grade. Un changement dans les deciviews reprĂ©sente un changement perceptible dans la qualitĂ© visuelle de l’air.
Référence 69
L’ensemble de donnĂ©es sur les rĂ©gions agricoles de recensement ne couvre pas le nord de la Saskatchewan, le Yukon, le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest. Même si très peu d’activitĂ©s agricoles devraient se produire dans les trois dernières rĂ©gions, l’exclusion du nord de la Saskatchewan pourrait mener à sous-estimer les avantages à l’Ă©chelle nationale, Ă©tant donnĂ© que cette province dispose dĂ©jà d’environ 37 % des avantages totaux pour l’agriculture. Les donnĂ©es agricoles actuelles ne permettent pas d’Ă©valuer l’ampleur de la sous-estimation.
Référence 70
Les dommages marginaux moyens (en dollars de 2010/tonne) sont calculĂ©s comme suit : oxydes d’azote (bois d’œuvre) = 4,85 dollars; oxyde d’azote (loisirs) = 2,91 dollars; SO2 = 12,30 dollars (matĂ©riel). Les rĂ©ductions cumulatives des Ă©missions de NOx et de SOx pour la pĂ©riode de 2015 à 2035 sont respectivement de 546 kilotonnes et de 1 156 kilotonnes.
Référence 71
Ce ratio est calculĂ© en soustrayant la valeur actuelle de la somme de tous les avantages non liĂ©s aux gaz à effet de serre de la valeur actuelle des coûts du Règlement, puis en divisant la valeur actuelle des tonnes de CO2.
Référence 72
En Alberta, la rĂ©ponse des producteurs et le moment de la nouvelle production influencent le prix de dĂ©tail. Le modèle prĂ©voit que la production d’approvisionnement mise en service entre 2023 et 2025 crĂ©e un surplus en raison des conditions de la demande. Par consĂ©quent, le prix moyen de l’Ă©lectricitĂ© dans le scĂ©nario du prix Ă©levĂ© du gaz naturel est ainsi quelque peu plus faible que celui du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence.
Référence 73
Le revenu personnel disponible est le montant de revenus restant après le paiement des impôts directs personnels, y compris l’impôt sur le revenu, les cotisations aux rĂ©gimes d’assurance sociale (comme le RĂ©gime de pensions du Canada et l’assurance-emploi) et les autres frais.
Référence 74
Office national de l’Ă©nergie, www.neb-one.gc.ca/clf-nsi/rnrgynfmtn/nrgyrprt/nrgdmnd/ndstrlnrgscnd2010/ndstrlnrgscnd-fra.html
Référence 75
Power Advisory LLC, Assessment of Impacts on Electricity Prices in Alberta from Retirement of Coal-Fired Plants from the Regulations for Reduction of Carbon Dioxide Emissions from Coal-Fired Generation of Electricity, le 28 mars 2012.
Référence 76
Ziff Energy Group, NOVA SCOTIA GAS MARKET ASSESSMENT, Impact of Gas Performance Standard, avril 2012.
Référence 77
La Politique d’observation et d’application d’Environnement Canada peut être consultĂ©e à l’adresse suivante : www.ec.gc.ca/alef-ewe/default.asp?lang=Fr&n=AF0C5063-1.