Vol. 146, no 19 — Le 12 septembre 2012
Enregistrement
DORS/2012-166 Le 29 août 2012
LOI SUR LES MESURES ÉCONOMIQUES SPÉCIALES
Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Syrie
C.P. 2012-1051 Le 29 août 2012
Attendu que le gouverneur en conseil juge que la situation en Syrie constitue une rupture sĂ©rieuse de la paix et de la sĂ©curitĂ© internationales et est susceptible d’entraîner ou a entraînĂ© une grave crise internationale,
À ces causes, sur recommandation du ministre des Affaires Ă©trangères et en vertu des paragraphes 4(1) à (3) de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales (voir rĂ©fĂ©rence a), Son Excellence le Gouverneur gĂ©nĂ©ral en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Syrie, ci-après.
RÈGLEMENT MODIFIANT LE RÈGLEMENT SUR LES MESURES ÉCONOMIQUES SPÉCIALES VISANT LA SYRIE
MODIFICATIONS
1. La partie 1 de l’annexe 1 du Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Syrie (voir rĂ©fĂ©rence 1) est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 46, de ce qui suit :
47. Drex Technologies S.A.
48. Cotton Marketing Organization
49. Syrian Arab Airlines (aussi connue sous le nom de Syrian Air)
2. La partie 2 de l’annexe 1 du même règlement est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 133, de ce qui suit :
134. Sha’afiq Masa (brigadier)
135. Burhan Qadour (brigadier)
136. Salah Hamad (brigadier)
137. Muhammad Khallouf (brigadier) (aussi connu sous le nom d’Abou Ezzat)
138. Riad Al-Ahmed (major-général)
139. Abdul Salam Fajr Mahmoud (brigadier)
140. Jawdat al-Ahmed (brigadier)
141. Qusay Mihoub (colonel)
142. Suhail Al-Abdullah (colonel)
143. Khudr Khudr (brigadier)
144. Ibrahim Ma’ala (brigadier)
145. Firas Al-Hamed (brigadier)
146. Hussam Luqa (brigadier)
147. Taha Taha (brigadier)
148. Nasr al-Ali (brigadier)
149. Bassel Bilal
150. Ahmad Kafan
151. Bassam al-Misri
152. Ahmed al-Jarroucheh
153. Michel Kassouha (aussi connu sous le nom d’Ahmed Salem ou d’Ahmed Salem Hassan)
154. Ghassan Jaoudat Ismail (général)
155. Amer al-Achi (général)
156. Mohammed Ali Nasr (général)
157. Issam Hallaq (général)
158. Ezzedine Ismael
159. Samir Joumaa (aussi connu sous le nom d’Abou Sami)
160. Ali Yunus (major-général)
161. Subhi Ahmad Al-Abdullah
162. Safwan Al-Assaf
163. Hala Mohammad Al-Nasser
164. Mohammad Abdul-Sattar Al-Sayyed
165. Yasser Al-Sibaei
166. Hazwan Al-Wazz
167. Omran Ahed Al-Zoubi
168. Radwan Habib
169. Ali Haidar
170. Bassam Hanna
171. Said Mu’zi Hneidi
172. Qadri Jamil
173. Fuad Shukri Kurdi
174. Mohammad Zafer Mihbek
175. Mohammad Yehya Moalla
176. Lubanah Mshaweh
177. Mahmoud Ibrahim Said
178. Nazira Farah Sarkis
179. Jassim Mohammad Zakarya
180. Fahd al-Freij
ANTÉRIORITÉ DE LA PRISE D’EFFET
3. Pour l’application de l’alinĂ©a 11(2)a) de la Loi sur les textes rĂ©glementaires, le prĂ©sent règlement prend effet avant sa publication dans la Gazette du Canada.
ENTRÉE EN VIGUEUR
4. Le prĂ©sent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.
RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION
(Ce rĂ©sumĂ© ne fait pas partie du Règlement.)
1. Contexte
Le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Syrie du 24 mai 2011 a Ă©tĂ© adoptĂ© par le Canada en vertu de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales (LMES). Ces mesures ont interdit aux personnes au Canada et aux Canadiens à l’Ă©tranger d’effectuer des opĂ©rations portant sur les biens des personnes dĂ©signĂ©es.
Le Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Syrie du 13 août 2011 a ajoutĂ© les noms d’autres individus et entitĂ©s à la liste des personnes dĂ©signĂ©es, et a modifiĂ© l’orthographe de plusieurs noms qui y Ă©taient dĂ©jà inscrits.
Le Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Syrie du 4 octobre 2011 a ajoutĂ© d’autres individus et entitĂ©s à la liste des personnes dĂ©signĂ©es, a interdit tout achat et transport de produits pĂ©troliers en provenance de la Syrie, a interdit aux Canadiens de faire de nouveaux investissements dans le secteur pĂ©trolier syrien, et a interdit de fournir des services financiers dans le but d’investir dans l’industrie pĂ©trolière ou de faciliter l’importation du pĂ©trole et des produits pĂ©troliers.
Le Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Syrie du 23 dĂ©cembre 2011 a ajoutĂ© d’autres individus et entitĂ©s à la liste des personnes dĂ©signĂ©es, a interdit l’importation en provenance de la Syrie, les nouveaux investissements en Syrie, et l’exportation vers la Syrie des Ă©quipements, y compris les logiciels, pour la surveillance des communications tĂ©lĂ©phoniques et sur Internet.
Le Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Syrie du 25 janvier 2012 a ajoutĂ© d’autres individus et entitĂ©s à la liste des personnes dĂ©signĂ©es tout en prĂ©voyant de nouvelles dĂ©rogations pour minimiser les rĂ©percussions nĂ©gatives sur les citoyens ordinaires.
Le Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Syrie du 5 mars 2012 a eu pour effet d’imposer une interdiction presque complète des transactions financières avec la Syrie et les personnes qui s’y trouvent. Elle se traduit Ă©galement par l’ajout d’autres individus et entitĂ©s à la liste des personnes dĂ©signĂ©es.
Le Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Syrie du 30 mars 2012 a eu pour effet d’ajouter d’autres personnes et entitĂ©s à la liste des personnes dĂ©signĂ©es.
Le Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Syrie du 18 mai 2012 a eu pour effet d’interdire l’exportation de produits de luxe vers la Syrie et d’ajouter trois autres individus ainsi que trois autres entitĂ©s à la liste des personnes dĂ©signĂ©es soumises à l’interdiction sur les transactions en vertu du Règlement.
Le Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Syrie du 6 juillet 2012 a eu pour effet d’interdire l’exportation, la vente, la fourniture ou l’envoi à destination de la Syrie de toutes marchandises visĂ©es à l’annexe 2 du Règlement et le transfert, la fourniture ou la communication de donnĂ©es techniques relatives à ces marchandises. Les marchandises visĂ©es par l’interdiction sont celles qui peuvent être utilisĂ©es dans la fabrication et l’entretien des matĂ©riels susceptibles d’être utilisĂ©s aux fins de la rĂ©pression interne, ainsi que les marchandises qui peuvent être utilisĂ©es dans la production des armes chimiques et biologiques. Les modifications au Règlement ont ajoutĂ© aussi deux entitĂ©s associĂ©es au rĂ©gime syrien à la liste des personnes dĂ©signĂ©es qui sont assujetties au gel des avoirs et à l’interdiction des transactions prĂ©vus au Règlement.
2. Enjeux/problèmes
Le Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Syrie rĂ©pond à la grave dĂ©tĂ©rioration continue de la situation en Syrie, qui, de l’avis du gouverneur en conseil, constitue une rupture sĂ©rieuse de la paix et de la sĂ©curitĂ© internationales qui a entraînĂ© ou est susceptible d’entraîner une grave crise internationale. Les manifestations pro-dĂ©mocratiques pacifiques qui ont Ă©clatĂ© le 15 mars 2011 dans plusieurs villes à travers la Syrie ont Ă©tĂ© affrontĂ©es avec une rĂ©pression de plus en plus sĂ©vère. La Commission d’enquête Ă©tablie par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a constatĂ© des violations massives, systĂ©matiques et rĂ©prĂ©hensives des droits de la personne qui sont commises à la connaissance et avec le consentement des dirigeants aux plus hauts Ă©chelons de l’État. Des milliers de Syriens ont Ă©tĂ© tuĂ©s et plus de 112 000 rĂ©fugiĂ©s enregistrĂ©s ont Ă©tĂ© contraints de fuir vers des pays voisins. En rĂ©ponse, les Ă©lĂ©ments d’opposition ont de plus en plus pris les armes et, le 15 juillet, le ComitĂ© international de la Croix-Rouge a dĂ©clarĂ© que la Syrie avait sombrĂ© dans un Ă©tat de guerre civile. Le gouvernement syrien a Ă©galement refusĂ© l’accès à la plupart des organisations humanitaires internationales, suscitant d’importantes prĂ©occupations en matière de protection.
Un règlement de la crise semble toujours hors d’atteinte. Et pour apaiser à la fois l’opposition locale et la communautĂ© internationale, le prĂ©sident Bachar Al-Assad a progressivement dĂ©voilĂ© une sĂ©rie de concessions. Toutefois, ces mesures demeurent limitĂ©es dans leur portĂ©e et leur mise en œuvre, et les actions des forces de sĂ©curitĂ© syriennes dĂ©mentent toute vĂ©ritable volontĂ© de rĂ©forme. La Syrie a acceptĂ© le 2 novembre 2011 une proposition prĂ©sentĂ©e par la Ligue arabe pour mettre fin à la violence, mais le rĂ©gime syrien n’a pas cessĂ© de violer les dispositions de cette proposition. Une mission d’observateurs de la Ligue arabe est entrĂ©e dans le pays le 26 dĂ©cembre 2011, mais le rĂ©gime syrien a entravĂ© ses activitĂ©s, et la mission a ainsi suspendu ses activitĂ©s à la suite de l’escalade de la violence du 28 janvier 2012. La Syrie a rejetĂ© un plan de la Ligue arabe en vue d’une transition dĂ©mocratique pacifique — prĂ©sentĂ© avec l’aval de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies (le 16 fĂ©vrier 2012) et des Amis du peuple syrien (le 24 fĂ©vrier 2012). Le 28 mars 2012, la Syrie a acceptĂ© le plan en six points de l’EnvoyĂ© spĂ©cial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des États arabes, M. Kofi Annan. Par consĂ©quent, un cessez-le-feu a Ă©tĂ© Ă©tabli et la Mission de supervision des Nations Unies en RĂ©publique arabe syrienne (MISNUS) a Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©e. Toutefois, après une accalmie initiale, la violence s’est à nouveau accentuĂ©e à la fin mai. Le 16 juin 2012, la MISNUS a suspendu sa mission en raison de la dĂ©tĂ©rioration des conditions de sĂ©curitĂ©. Dans une large mesure, le reste du plan Annan n’a pas encore Ă©tĂ© mis en œuvre.
3. Objectifs
Les mesures rĂ©glementaires visent à :
- contribuer à des efforts internationaux concertĂ©s en vue d’isoler davantage la Syrie, d’exercer plus de pressions sur le rĂ©gime syrien et de miner son pouvoir de rĂ©pression;
- signaler l’appui du Canada à l’Ă©gard du peuple syrien.
4. Description
Le Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant la Syrie ajoute d’autres personnes et entitĂ©s associĂ©es au rĂ©gime syrien à la liste des personnes dĂ©signĂ©es qui sont assujetties au gel des avoirs et à l’interdiction sur les transactions prĂ©vus au Règlement.
Ces modifications pourraient toucher les Canadiens ou les entreprises canadiennes qui font affaire avec des personnes ou des entitĂ©s dĂ©signĂ©es. Toutefois, le ministre des Affaires Ă©trangères est autorisĂ© à dĂ©livrer des permis à ceux qui sont touchĂ©s par le Règlement pour leur permettre de mener des activitĂ©s qui seraient autrement interdites.
5. Consultation
Le ministère des Affaires Ă©trangères et du Commerce international a rĂ©digĂ© le Règlement à la suite de consultations auprès du ministère de la Justice.
6. Lentille des petites entreprises
Le Règlement peut nĂ©anmoins toucher les Canadiens ou les entreprises canadiennes qui font affaire avec des personnes ou des entitĂ©s dĂ©signĂ©es. Toutefois, le ministre des Affaires Ă©trangères est autorisĂ© à dĂ©livrer des permis à ceux qui sont touchĂ©s par le Règlement pour leur permettre de mener des activitĂ©s qui seraient autrement interdites.
7. Justification
Les États-Unis, l’Union europĂ©enne, la Ligue arabe et la Turquie ont tous imposĂ© des sanctions à la Syrie avec la plus rĂ©cente sĂ©rie de sanctions imposĂ©es par les États-Unis le 18 juillet 2012, et la plus rĂ©cente sĂ©rie de sanctions de l’Union europĂ©enne annoncĂ©es le 23 juillet 2012. Le dernier Règlement contribue à ces efforts internationaux concertĂ©s en vue d’isoler davantage la Syrie, d’exercer plus de pressions sur le rĂ©gime syrien, et de miner son pouvoir de rĂ©pression, tout en signalant l’appui du Canada à l’Ă©gard du peuple syrien. La Syrie a dĂ©jà commencĂ© à ressentir les effets des sanctions internationales.
Le Règlement peut nĂ©anmoins toucher les Canadiens ou les entreprises canadiennes qui font affaire avec des personnes ou des entitĂ©s dĂ©signĂ©es Toutefois, le ministre des Affaires Ă©trangères est autorisĂ© à dĂ©livrer des permis à ceux qui sont touchĂ©s par le Règlement pour leur permettre de mener des activitĂ©s qui seraient autrement interdites.
8. Mise en œuvre, application et normes de service
La Gendarmerie royale du Canada et l’Agence des services frontaliers du Canada sont chargĂ©es de l’application du Règlement. Toute personne qui contrevient aux articles 3 ou 4 du Règlement est passible, sur dĂ©claration de culpabilitĂ©, des peines prĂ©vues à l’article 8 de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales.
9. Personnes-ressources
Curtis Schmeichel
Agent juridique
Direction du droit onusien, des droits de la personne et du droit économique (JLH)
Ministère des Affaires Ă©trangères et du Commerce international
125, promenade Sussex
Ottawa (Ontario)
K1A 0G2
Téléphone : 613-996-3863
Télécopieur : 613-992-2467
Courriel : curtis.schmeichel@international.gc.ca
Hugh Adsett
Directeur
Direction du droit onusien, des droits de la personne et du droit économique (JLH)
Ministère des Affaires Ă©trangères et du Commerce international
125, promenade Sussex
Ottawa (Ontario)
K1A 0G2
Téléphone : 613-992-6296
Télécopieur : 613-992-2467
Courriel : hugh.adsett@international.gc.ca
Mark Bailey
Conseiller principal (Syrie et Iran)
Direction des relations avec le Moyen-Orient et le Maghreb
Ministère des Affaires Ă©trangères et du Commerce international
125, promenade Sussex
Ottawa (Ontario)
K1A 0G2
Téléphone : 613-944-3022
Télécopieur : 613-944-7975
Courriel : mark.bailey@international.gc.ca
Référence a
L.C. 1992, ch. 17
Référence 1
DORS/2011-114