Vol. 146, no 15 — Le 18 juillet 2012

Enregistrement

DORS/2012-146 Le 6 juillet 2012

LOI CANADIENNE SUR L’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE (2012)

Règlement sur le recouvrement des frais

C.P. 2012-971 Le 5 juillet 2012

Sur recommandation du ministre de l’Environnement et en vertu de l’article 83 de la Loi canadienne sur l’Ă©valuation environnementale (2012) (voir rĂ©fĂ©rence a), Son Excellence le Gouverneur gĂ©nĂ©ral en conseil prend le Règlement sur le recouvrement des frais , ci-après.

RÈGLEMENT SUR LE RECOUVREMENT DES FRAIS

APPLICATION

Application

1. Sont soustraits à l’application du paragraphe 59(1) de la Loi canadienne sur l’Ă©valuation environnementale (2012) (la « Loi ») les promoteurs suivants :

  • a) toute autoritĂ© fĂ©dĂ©rale;

  • b) le commissaire en conseil des Territoires du Nord-Ouest et la LĂ©gislature du Yukon ainsi que les organismes de ces territoires;

  • c) tout conseil de bande au sens du paragraphe 2(1) de la Loi sur les Indiens;

  • d) tout gouvernement provincial, exception faite des sociĂ©tĂ©s d’État provinciales.

SERVICES

Services

2. Pour l’application de l’alinĂ©a 59(1)b) de la Loi, les services fournis par un tiers sont ceux prĂ©vus à la partie 1 de l’annexe.

SOMMES À PAYER

Attributions de l’Agence

3. Pour l’application de l’alinĂ©a 59(1)b) de la Loi, les sommes affĂ©rentes à l’exercice des attributions de l’Agence sont celles visĂ©es à la colonne 2 de la partie 2 de l’annexe en regard des dĂ©penses visĂ©es à la colonne 1.

Attributions des membres d’une commission

4. Pour l’application de l’alinĂ©a 59(1)b) de la Loi, les sommes affĂ©rentes à l’exercice des attributions des membres d’une commission sont celles visĂ©es à la colonne 2 de la partie 3 de l’annexe en regard des dĂ©penses visĂ©es à la colonne 1.

ENTRÉE EN VIGUEUR

Lois de 2012, ch. 19

5. Le prĂ©sent règlement entre en vigueur à la date d’entrĂ©e en vigueur de l’article 52 de la Loi sur l’emploi, la croissance et la prospĂ©ritĂ© durable, chapitre 19 des Lois du Canada (2012).

ANNEXE
(articles 2 à 4)

PARTIE 1

SERVICES FOURNIS PAR UN TIERS

Article

Colonne 1

1.

Voyages :

a) services de voyage ordinaires

b) affrètements

2.

Publication et impression (y compris les services professionnels d’Ă©ditique, la correction-rĂ©vision et la traduction français/anglais ou anglais/français)

3.

Services de livraison :

a) courrier ordinaire

b) messagerie

4.

TĂ©lĂ©communications (y compris l’installation de tĂ©lĂ©phones et de lignes tĂ©lĂ©phoniques, le service Internet, le service interurbain et les services de tĂ©lĂ©confĂ©rence et de vidĂ©oconfĂ©rence)

5.

Publication d’annonces et services de fil de presse

6.

Installations et Ă©quipements destinĂ©s aux rĂ©unions publiques ainsi qu’aux rĂ©unions et aux audiences de la commission, notamment :

a) accueil

b) interprétation simultanée

c) systèmes audio

d) services de transcription

e) matériel informatique

PARTIE 2

SOMMES AFFÉRENTES À L’EXERCICE DES ATTRIBUTIONS DE L’AGENCE

Article

Colonne 1

Colonne 2

1.

Traitements et rĂ©gimes d’avantages sociaux (RAS) des employĂ©s de l’administration publique fĂ©dĂ©rale, directs et imputables, y compris les dĂ©penses indirectes et les dĂ©penses en temps supplĂ©mentaire

Taux de traitement journalier calculĂ©s selon un taux de productivitĂ© de 220 jours par annĂ©e et un taux de 20 % de l’ensemble des traitements facturables au titre des RAS, et en fonction :

a) dans le cas des employĂ©s reprĂ©sentĂ©s par des unitĂ©s de nĂ©gociation, des taux de traitement tels qu’ils ont Ă©tĂ© Ă©tablis dans les conventions collectives entre le Conseil du TrĂ©sor et les unitĂ©s de nĂ©gociation, l’Ă©chelon le plus Ă©levĂ© de chaque catĂ©gorie de classification Ă©tant utilisĂ©;

b) dans le cas des employĂ©s exclus ou non reprĂ©sentĂ©s, des taux de traitement Ă©tablis par le Conseil du TrĂ©sor en vertu de l’article 11.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques, l’Ă©chelon le plus Ă©levĂ© de chaque catĂ©gorie de classification Ă©tant utilisĂ©

2.

DĂ©penses de voyage directes et imputables des employĂ©s de l’administration publique fĂ©dĂ©rale

Taux prĂ©vus dans la Directive sur la gestion des dĂ©penses de voyages, d’accueil et de confĂ©rences du Conseil du TrĂ©sor

PARTIE 3

SOMMES AFFÉRENTES À L’EXERCICE DES ATTRIBUTIONS DES MEMBRES D’UNE COMMISSION

Article

Colonne 1

Colonne 2

1.

RĂ©munĂ©ration des membres de la commission :

 

a) président

b) autres membres

a) 650 $ par jour

b) 500 $ par jour

2.

Dépenses de voyage directes et imputables des membres de la commission

Taux prĂ©vus dans la Directive sur la gestion des dĂ©penses de voyages, d’accueil et de confĂ©rences du Conseil du TrĂ©sor

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT
DE LA RÉGLEMENTATION

(Ce rĂ©sumĂ© ne fait pas partie du Règlement.)

1. Contexte

Le Plan d’action Ă©conomique de 2012 du gouvernement portant sur l’emploi, la croissance et la prospĂ©ritĂ© durable, prĂ©sentĂ© à la Chambre des communes le 29 mars 2012, prĂ©voit une rĂ©forme du système règlementaire du secteur des ressources pour appuyer la mise en valeur responsable des ressources. La rĂ©forme apporte des amĂ©liorations lĂ©gislatives à l’ensemble du processus d’examen des grands projets Ă©conomiques en vue d’atteindre l’objectif de rĂ©aliser « un projet, une Ă©valuation » dans un dĂ©lai clairement dĂ©fini, tout en rĂ©duisant le double emploi et le fardeau rĂ©glementaire, en soutenant la consultation auprès des peuples autochtones et en concentrant les ressources sur les grands projets dont les effets environnementaux potentiels sont les plus importants.

La Loi sur l’emploi, la croissance et la prospĂ©ritĂ© durable a introduit la nouvelle Loi canadienne sur l’Ă©valuation environnementale (2012) [LCEE 2012] et a abrogĂ© la Loi canadienne sur l’Ă©valuation environnementale (la loi antĂ©rieure).

La LCEE 2012 vise à mettre à jour le processus fĂ©dĂ©ral d’Ă©valuation environnementale et de concentrer les examens sur les projets les plus susceptibles de causer des effets nĂ©gatifs importants sur l’environnement dans des domaines de compĂ©tence fĂ©dĂ©rale. La LCEE 2012 fait partie d’une proposition plus vaste qui vise à assurer que l’Ă©valuation environnementale, la dĂ©livrance de permis rĂ©glementaires et le processus de consultation auprès des autochtones dans le cadre de l’examen des projets sont plus opportuns, amĂ©liorent la protection de l’environnement, rĂ©duisent le fardeau rĂ©glementaire, le double emploi et le chevauchement, et offrent des possibilitĂ©s de consultations significatives auprès des autochtones, plus particulièrement dans le secteur des ressources du Canada, en vue de favoriser la croissance dans ce secteur.

Trois règlements sont nĂ©cessaires pour appuyer le nouveau rĂ©gime lĂ©gislatif relatif aux Ă©valuations environnementales fĂ©dĂ©rales. Ces règlements vont prescrire :

  • la liste des activitĂ©s dĂ©signĂ©es pouvant nĂ©cessiter une Ă©valuation environnementale;
  • les renseignements que doit contenir une description de projet;
  • les services et montants pour lesquels l’Agence canadienne d’Ă©valuation environnementale (l’Agence) peut recouvrer les coûts d’un promoteur de projet dont le projet fait l’objet d’une Ă©valuation par une commission d’examen.

Le Règlement portant sur le recouvrement des coûts (Règlement sur le recouvrement des frais) est l’objet de ce rĂ©sumĂ© de l’Ă©tude d’impact de la rĂ©glementation.

En vertu de la loi antĂ©rieure, l’Agence devait fournir un appui administratif aux commissions d’examen. Ce faisant, l’Agence Ă©tait autorisĂ©e à recouvrer du promoteur d’un projet assujetti à une Ă©valuation environnementale par une commission d’examen des coûts bien prĂ©cis liĂ©s à l’Ă©valuation. Ce recouvrement se faisait conformĂ©ment à l’ArrêtĂ© sur les prix applicables aux services relatifs aux commissions d’Ă©valuation environnementale de 1998 (l’ArrêtĂ©) pris en vertu de la Loi sur la gestion des finances publiques. Par ailleurs, certains coûts non prĂ©vus dans l’ArrêtĂ©, en raison du fait qu’ils ne peuvent être dĂ©terminĂ©s à l’avance (par exemple les frais relatifs aux analyses techniques), ont Ă©tĂ© rĂ©cupĂ©rĂ©s, dans une certaine mesure, par l’Agence grâce à des ententes sur le niveau de service (ENS) avec le promoteur.

La LCEE 2012 prĂ©voit un rĂ©gime de recouvrement de coûts similaire afin de permettre à l’Agence de recouvrer du promoteur d’un projet certains coûts engagĂ©s pendant l’Ă©valuation environnementale du projet. Le rĂ©gime prĂ©voit le recouvrement de deux types de coûts :

  • les coûts engagĂ©s par l’Agence pour des services fournis par une tierce partie;
  • les montants associĂ©s à l’exercice des responsabilitĂ©s de l’Agence et à celles des membres d’une commission d’examen.

Quoique le pouvoir de recouvrement des coûts permette à l’Agence de rĂ©cupĂ©rer les coûts de toutes les Ă©valuations environnementales, l’Agence recouvrera, en vertu de ce règlement, que les coûts associĂ©s aux commissions d’examen. Les examens par une commission mĂ©ritent particulièrement l’utilisation d’un rĂ©gime de recouvrement des coûts, car ils sont de nature unique, ils sont relativement peu frĂ©quents et ils exigent des coûts supplĂ©mentaires pour l’utilisation d’experts externes comme membre de la commission et à la tenue d’audiences publiques. On estime qu’il pourrait y avoir entre une à trois nouvelles commissions d’examen par annĂ©e; cependant, il est difficile de prĂ©voir combien de commissions d’examen il y aura à un moment donnĂ©.

Pour que certaines commissions d’examen actuellement en cours puissent tirer profit des amĂ©liorations apportĂ©es au processus fĂ©dĂ©ral d’Ă©valuation environnementale, la LCEE 2012 contient des dispositions de transition. Les commissions d’examen en cours seront achevĂ©es selon les procĂ©dures Ă©tablies dans la nouvelle loi. L’Agence recouvre actuellement les coûts associĂ©s à ces commissions d’examen et continuera de le faire en vertu de la nouvelle loi et de ce règlement.

La pratique de recouvrer des coûts prescrits liĂ©s aux Ă©valuations environnementales est conforme à la politique du gouvernement du Canada sur la facturation des frais d’utilisation pour des services fournis au secteur privĂ©. Ce nouveau rĂ©gime de recouvrement des coûts est similaire à celui d’autres pays du Commonwealth, notamment la Nouvelle-ZĂ©lande.

2. Enjeux/problèmes

L’application de l’arrêtĂ© antĂ©rieur a soulevĂ© trois problèmes qui menaçaient la viabilitĂ© de l’efficacitĂ© du rĂ©gime antĂ©rieur de recouvrement des coûts.

1. Le rĂ©gime antĂ©rieur de recouvrement des coûts ne couvrait pas toute la pĂ©riode au cours de laquelle l’Agence exerçait des responsabilitĂ©s à l’appui des Ă©valuations environnementales rĂ©alisĂ©es par une commission d’examen. L’ArrêtĂ© portait sur le moment où les membres de la commission Ă©taient nommĂ©s jusqu’à la publication du rapport de la commission. Toutefois, un travail considĂ©rable reliĂ© à l’Ă©valuation est rĂ©alisĂ© avant et après cette pĂ©riode. Les coûts engagĂ©s par l’Agence dans le cadre de ce travail devraient Ă©galement être rĂ©cupĂ©rĂ©s puisque l’objectif global est de recouvrer les frais liĂ©s à toutes les phases d’une Ă©valuation par une commission d’examen.

2. Le ComitĂ© mixte permanent d’examen de la rĂ©glementation croit que la plus grande partie des frais Ă©numĂ©rĂ©s dans l’ArrêtĂ© vont au-delà de l’autoritĂ© lĂ©gislative de la Loi sur la gestion des finances publiques (LGFP). D’après le ComitĂ©, les renvois dans l’arrêtĂ© antĂ©rieur à des taux fixĂ©s par des tierces parties qui n’Ă©taient pas Ă©tablis à un moment prĂ©cis (par exemple les tarifs postaux Ă©tablis par la SociĂ©tĂ© canadienne des postes) reprĂ©sentaient une sous-dĂ©lĂ©gation illĂ©gale de l’autoritĂ© du ministre de l’Environnement de prescrire des frais.

3. Environ 15 % des frais engagĂ©s par l’Agence pour appuyer une commission d’examen n’Ă©taient pas prĂ©vus dans l’ArrêtĂ© puisque ces frais ne pouvaient être dĂ©terminĂ©s à l’avance. Ces coûts comprenaient, par exemple, les frais liĂ©s aux services de consultation technique ou juridique. L’Agence a Ă©tĂ© capable de rĂ©cupĂ©rer, jusqu’à un certain point, certains de ces frais grâce à des ententes sur le niveau de service (ENS) avec les promoteurs. Toutefois, cette approche ne s’est pas avĂ©rĂ©e fiable puisque les promoteurs n’Ă©taient pas obligĂ©s de signer ces ententes et les ententes n’avaient aucune force exĂ©cutoire. Une proposition visant à remĂ©dier à cette question en apportant des modifications à l’ArrêtĂ© pour adopter des frais moyens fixes pour toutes les commissions d’examen s’est heurtĂ©e à une forte opposition de la part des reprĂ©sentants du secteur industriel, lesquels prĂ©fèrent payer les frais actuels liĂ©s à une commission d’examen particulière.

Au cours des dernières annĂ©es, trois solutions furent considĂ©rĂ©es en vue d’aborder les problèmes rencontrĂ©s dans le cadre du rĂ©gime antĂ©rieur de recouvrement des coûts. La première solution consistait à modifier l’arrêtĂ© antĂ©rieur pour rĂ©pondre aux prĂ©occupations du ComitĂ© mixte permanent d’examen de la rĂ©glementation. Cependant, cela aurait créé un système complexe de frais fixes qui serait coûteux pour l’Agence et difficile à gĂ©rer.

La deuxième solution Ă©tait d’abolir le rĂ©gime de recouvrement des coûts et de demander plutôt des fonds supplĂ©mentaires pour satisfaire aux dĂ©penses de l’Agence. Toutefois, cette approche aurait contrevenu à la politique du gouvernement du Canada relative au recouvrement des coûts engagĂ©s dans le but d’offrir des avantages uniques à des clients prĂ©cis.

La troisième solution portait sur des modifications lĂ©gislatives à la Loi sur l’Ă©valuation environnementale fĂ©dĂ©rale afin d’y inclure un rĂ©gime de recouvrement des coûts au lieu d’utiliser le rĂ©gime Ă©tabli en vertu de la LGFP.

L’examen de ces trois options a fait ressortir clairement que la meilleure façon de rĂ©soudre ces questions Ă©tait de mettre en place un nouveau rĂ©gime de recouvrement des coûts au moyen de dispositions dans la nouvelle LCEE 2012.

3. Objectifs

Le Règlement a pour but de soutenir les dispositions de la LCEE 2012 relatives au recouvrement des coûts en prescrivant les coûts liĂ©s à l’Ă©valuation environnementale d’un projet que l’Agence peut recouvrer du promoteur de ce projet, plus particulièrement les coûts liĂ©s :

  • aux services fournis par une tierce partie;
  • à l’exercice des responsabilitĂ©s de l’Agence et à celles des membres d’une commission d’examen.

4. Description

Afin de rĂ©gler le premier problème mentionnĂ© ci-dessus, c’est-à-dire la pĂ©riode de temps limitĂ© prescrite dans l’arrêtĂ© antĂ©rieur, la LCEE 2012 prĂ©voit un rĂ©gime de recouvrement des coûts permettant à l’Agence de recouvrer du promoteur d’un projet les coûts engagĂ©s tout au cours de l’Ă©valuation environnementale du projet, à partir de l’affichage de l’avis de lancement de l’Ă©valuation environnementale jusqu’à la publication de la dĂ©claration de dĂ©cision. La LCEE 2012 comprend Ă©galement des dispositions qui permettent au règlement pris en vertu de la Loi de faire rĂ©fĂ©rence à des documents de tiers pouvant être modifiĂ©s de temps à autre. Ces dispositions rĂ©pondent au deuxième problème indiquĂ© plus haut.

Le Règlement prĂ©voit les coûts relatifs à l’Ă©valuation environnementale d’un projet que l’Agence peut recouvrer auprès du promoteur du projet. Bien que le pouvoir de recouvrement des coûts dans la LCEE 2012 permette à l’Agence de recouvrer les coûts liĂ©s à toutes les Ă©valuations environnementales, le Règlement limite le recouvrement des coûts aux projets qui sont Ă©valuĂ©s par une commission d’examen.

Une annexe au Règlement contient la liste des services fournis par des tiers et les montants liĂ©s à l’exercice des responsabilitĂ©s de l’Agence et de celles des membres d’une commission d’examen qui peuvent être recouvrĂ©s. La liste est essentiellement la même que celle contenue dans l’annexe de l’arrêtĂ© antĂ©rieur en ce qui concerne les services ainsi que les montants à recouvrer, à l’exception de deux modifications mineures. D’abord, l’entrĂ©e dans l’arrêtĂ© antĂ©rieur concernant les coûts liĂ©s à un « bureau d’information » a Ă©tĂ© retirĂ©e en raison du fait que l’Agence ne met plus en place de telles installations dans le cadre d’une commission d’examen. Ensuite, pour plus de prĂ©cision, une nouvelle entrĂ©e a Ă©tĂ© créée pour la « publication d’annonces et de services de fil de presse »; ces frais Ă©taient recouverts auparavant sous la rubrique « Publications et services d’impression ».

Les services et les montants qui peuvent faire l’objet d’un recouvrement de coûts par l’Agence seront les coûts rĂ©els engagĂ©s par le gouvernement dans le cadre de la rĂ©alisation d’une Ă©valuation environnementale par une commission d’examen.

Le Règlement identifie les promoteurs auxquels le rĂ©gime de recouvrement de coûts Ă©tabli dans la LCEE 2012 ne s’applique pas, notamment un promoteur qui est :

  • une autoritĂ© fĂ©dĂ©rale;
  • le commissaire en conseil des Territoires du Nord-Ouest, la LĂ©gislature du Yukon, une agence ou un organisme de ces gouvernements;
  • un conseil de bande, tel qu’il est dĂ©fini au paragraphe 2(1) de la Loi sur les Indiens;
  • un gouvernement provincial, à l’exception d’une sociĂ©tĂ© d’État provinciale.

Cette liste de promoteurs exclus est la même que celle prĂ©vue dans l’arrêtĂ© antĂ©rieur.

Le rĂ©gime de recouvrement de coûts, appuyĂ© par ce règlement, est semblable à celui de l’arrêtĂ© antĂ©rieur. Les coûts liĂ©s à l’exercice des responsabilitĂ©s des membres de la commission et de celles du personnel de l’Agence en vue d’apporter un soutien direct aux commissions continueront d’être recouvrĂ©s. Cependant, la LCEE 2012 prolonge la pĂ©riode au cours de laquelle les coûts peuvent être recouvrĂ©s de manière à comprendre la pĂ©riode avant et après la mise sur pied de la commission et prĂ©voit le recouvrement de montants prescrits pour toutes les responsabilitĂ©s de l’Agence liĂ©es à l’Ă©valuation environnementale (par exemple le salaire des employĂ©s de l’Agence qui participent à la nĂ©gociation d’une entente de commission d’examen conjoint avec une autre instance ou dans l’intĂ©gration des consultations auprès des autochtones). L’Agence ne se servira plus d’ententes sur les niveaux de service pour le recouvrement de coûts qui ne sont pas dĂ©terminĂ©s dans le Règlement.

Ce règlement entraînera vraisemblablement une augmentation des coûts pour les promoteurs de projets faisant l’objet d’une Ă©valuation environnementale par une commission d’examen. On s’attend à ce que cette augmentation soit d’environ 28 % supĂ©rieure au niveau antĂ©rieur de recouvrement des coûts. En comparaison avec le rĂ©gime antĂ©rieur de recouvrement des coûts, ces coûts constituent un transfert des coûts dont une plus grande proportion des coûts du gouvernement à l’appui des commissions d’examen est transfĂ©rĂ©e au secteur industriel.

5. Consultation

Les principaux intervenants en ce qui concerne ce règlement pour les besoins en matière de consultation sont :

  • les promoteurs de projets dont les projets sont assujettis actuellement à des examens par une commission en vertu de la loi antĂ©rieure;
  • les entreprises qui proposent des projets pouvant faire l’objet d’une Ă©valuation environnementale par une commission d’examen en vertu de la LCEE 2012;
  • les associations industrielles;
  • le public concernĂ©.

L’Agence a menĂ© des consultations sur le règlement proposĂ© par l’entremise de son site Web. Un document de consultation a Ă©tĂ© affichĂ© le 3 mai 2012 et les parties intĂ©ressĂ©es Ă©taient invitĂ©es à prĂ©senter des commentaires avant le 23 mai 2012. Par ailleurs, l’Agence a discutĂ© du règlement proposĂ© avec les promoteurs de projets dont les projets font actuellement l’objet d’une Ă©valuation environnementale par une commission d’examen, et Ă©galement avec d’autres intervenants au cours de sĂ©ances d’information bilatĂ©rales au sujet du nouveau rĂ©gime d’Ă©valuation environnementale proposĂ©.

À la fin de la pĂ©riode de consultation, l’Agence avait reçu des commentaires concernant le Règlement sur le recouvrement des frais de trois compagnies, d’un ministère fĂ©dĂ©ral et de neuf organisations autochtones. Voici un rĂ©sumĂ© des commentaires :

  • En gĂ©nĂ©ral, les compagnies Ă©taient favorables au Règlement. Ils ont toutefois demandĂ© des Ă©claircissements sur les limitations de certains coûts à recouvrer, ainsi que sur les circonstances dans lesquelles les dĂ©penses du personnel de l’Agence peuvent être rĂ©cupĂ©rĂ©es.
  • Le ministère fĂ©dĂ©ral a fait des remarques sur le dĂ©lai de 24 mois pour les commissions d’examen (dĂ©lai prescrit dans la LCEE 2012, et non dans le Règlement) et les rĂ©percussions potentielles sur les coûts.
  • Les organisations autochtones ont fait part de leur prĂ©occupation en ce qui concerne la participation significative des groupes autochtones au processus d’Ă©valuation environnementale. La plupart ont demandĂ© que des modifications soient apportĂ©es au Règlement pour permettre le recouvrement des coûts aux fins de l’aide financière aux participants pour les groupes autochtones. Une autre prĂ©occupation portait sur le recouvrement des coûts liĂ©s aux transcriptions et à l’interprĂ©tation simultanĂ©e des langues autochtones.

Lors de rĂ©unions avec le secteur de l’industrie, l’Agence a rĂ©pondu à plusieurs questions concernant l’objet du Règlement et de son application. Aucune prĂ©occupation n’a Ă©tĂ© soulevĂ©e par les associations industrielles durant les sĂ©ances d’information.

À la suite des consultations, on a dĂ©terminĂ© que rien dans les commentaires reçus ne nĂ©cessitait que des modifications soient apportĂ©es au Règlement sur le recouvrement des frais tel que proposĂ©. Cependant, certaines questions soulevĂ©es dans ces commentaires sont abordĂ©es ici afin d’expliquer les raisons pour lesquelles aucune modification n’a Ă©tĂ© faite.

Certaines prĂ©occupations soulevĂ©es en regard du rĂ©gime de recouvrement des coûts ne peuvent être traitĂ©es dans ce règlement car elles sont liĂ©es à des questions qui sont Ă©tablies dans la LCEE 2012. Par exemple, les types de frais pouvant être recouvrĂ©s en vertu du nouveau rĂ©gime de recouvrement de coûts sont Ă©tablis dans la LCEE 2012. Le recouvrement des coûts se limite aux services de tiers et aux frais liĂ©s à l’exercice des responsabilitĂ©s de l’Agence et des membres de la commission d’examen. Aucune disposition ne permet le recouvrement des coûts dans le cadre de l’aide financière aux participants. Par consĂ©quent, ces coûts ne peuvent être introduits dans ce règlement.

Bien que la LCEE 2012 prĂ©voie le recouvrement des coûts pour toutes les Ă©valuations environnementales, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©, pour une question politique, que seuls les coûts liĂ©s aux commissions d’examen seraient recouvrĂ©s. Le Règlement tient compte de cette dĂ©cision et ne s’applique qu’aux commissions d’examen. En restreignant le recouvrement des coûts aux Ă©valuations environnementales rĂ©alisĂ©es par des commissions d’examen, on s’assure que le rĂ©gime reste semblable au rĂ©gime antĂ©rieur.

Il n’y pas de plafond prĂ©dĂ©terminĂ© quant au niveau de recouvrement des coûts liĂ©s aux services fournis par des tiers. Le montant à recouvrer sera le montant rĂ©el engagĂ© pour le service et doit être directement liĂ© à l’Ă©valuation environnementale du projet en question.

Le renvoi dans le Règlement à la traduction « anglaise » ou « française » est un exemple des types de publication et de services d’impression dont les coûts peuvent être recouvrĂ©s. Il n’exclut pas le recouvrement du coût de la traduction d’un document en langue autochtone ou d’une langue autochtone en anglais ou en français si cela s’avère nĂ©cessaire dans le cadre d’une Ă©valuation par une commission d’examen.

Le recouvrement des dĂ©penses engagĂ©es par un membre du personnel de l’Agence se justifierait dans tout les cas où l’activitĂ© liĂ©e au travail de l’employĂ© a un lien direct avec la commission d’examen en question. Outre l’exemple donnĂ© plus tôt concernant la nĂ©gociation d’une entente relative à une commission d’examen conjointe avec une autre instance, ces circonstances peuvent comprendre Ă©galement d’autres responsabilitĂ©s comme la visite d’un site de projet ou la participation à une rĂ©union publique tenue par la commission. L’Agence doit recouvrer du promoteur tous les coûts recouvrables pour le projet faisant l’objet d’une Ă©valuation environnementale.

6. Lentille des petites entreprises et règle du « un pour un »

Le Règlement n’entraînera aucune augmentation des coûts de conformitĂ© ou d’administration pour les entreprises puisque les promoteurs devaient dĂ©jà Ă©tablir des procĂ©dures administratives afin de se conformer au rĂ©gime prĂ©cĂ©dent de recouvrement de coûts. Les entreprises assujetties aux commissions d’examen pour les projets de grandes envergures sont gĂ©nĂ©ralement de grandes entreprises. La lentille des petites entreprises et la règle du « un pour un » ne s’appliquent pas à ce règlement.

7. Justification

Le nouveau rĂ©gime de recouvrement des coûts en vertu de la LCEE 2012 constitue la meilleure solution pour remĂ©dier aux problèmes liĂ©s au rĂ©gime antĂ©rieur en vertu de la LGFP. Les modifications permettront de mieux harmoniser les frais que les promoteurs sont tenus de payer et les coûts rĂ©el du gouvernement dans la rĂ©alisation des Ă©valuations environnementales par une commission d’examen. Cette approche rĂ©glementaire rĂ©pond aux attentes du secteur de l’industrie qui prĂ©fère payer les coûts rĂ©els d’une Ă©valuation environnementale au lieu des coûts moyens.

Bien qu’on s’attende à une augmentation d’environ 28 % des coûts que chaque promoteur de projet faisant l’objet d’une Ă©valuation environnementale devra payer dans le cadre du rĂ©gime de recouvrement des coûts, cette augmentation est très faible en comparaison avec le coût d’investissement de ces projets, même lorsqu’ils sont joints aux coûts du promoteur liĂ©s à l’Ă©valuation environnementale. Pour l’ensemble des entreprises canadiennes, l’augmentation des coûts recouvrables pour une commission d’examen ne sera pas significative.

8. Mise en œuvre et application

L’Agence canadienne d’Ă©valuation environnementale a dĂ©jà Ă©tabli une procĂ©dure de mise en œuvre qui pourrait être utilisĂ©e pour faire fonctionner le nouveau rĂ©gime de recouvrement des coûts.

L’application du nouveau rĂ©gime de recouvrement des coûts ne devrait pas poser de difficultĂ©s. Les promoteurs de projet qui ont dû rembourser à l’Agence des frais prescrits dans l’arrêtĂ© antĂ©rieur se sont toujours acquittĂ©s de leurs responsabilitĂ©s financières et continueront sans doute de le faire en vertu du nouveau rĂ©gime. Dans le cas peu probable où il y aurait un problème, la LCEE 2012 Ă©tablit que tout coût ou montant non payĂ© par un promoteur reprĂ©sente une dette envers Sa MajestĂ© et peut être recouvrĂ© par une action en justice. Un tel recours peut être facilitĂ© par les pouvoirs confĂ©rĂ©s à des personnes dĂ©signĂ©es, tel que l’autorise la LCEE, d’accĂ©der et d’examiner tout lieu qui est prĂ©sumĂ© être liĂ© à un projet dĂ©signĂ©.

La notion de normes de service ne s’applique pas directement à ce règlement ou au processus de recouvrement de coûts d’une manière gĂ©nĂ©rale. Le seul client de l’Agence en la matière est le promoteur de projet dont le projet est assujetti à une Ă©valuation environnementale et les relations de l’Agence avec ce client sont rĂ©gies par des procĂ©dures financières normalisĂ©es qui font l’objet de vĂ©rification, s’il y a lieu. Cependant, en vertu de la LCEE 2012, un examen par une commission doit être complĂ©tĂ© en moins de 24 mois, ce qui permettra d’assurer que les promoteurs ne seront plus assujettis à des retards injustifiĂ©s dans l’examen de leur projet. Le ministre de l’Environnement Ă©tablira des Ă©chĂ©anciers, ne dĂ©passant pas 24 mois, pour chaque Ă©tape du processus de la commission pour tous les projets faisant l’objet d’une Ă©valuation environnementale par une commission d’examen. Même si les Ă©chĂ©anciers peuvent être prolongĂ©s en fonction des circonstances, les travaux d’une commission d’examen peuvent être interrompus si les dĂ©lais ne sont pas respectĂ©s.

9. Personne-ressource

John McCauley
Directeur
Affaires législatives et réglementaires
Agence canadienne d’Ă©valuation environnementale
160, rue Elgin, 22e étage
Ottawa (Ontario)
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Référence a
L.C. 2012, ch. 19, art. 52