Vol. 146, no 14 — Le 4 juillet 2012

Enregistrement

DORS/2012-133 Le 20 juin 2012

LOI SUR LES ESPÈCES EN PÉRIL

DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril

C.P. 2012-837 Le 19 juin 2012

Sur recommandation du ministre de l’Environnement et en vertu du paragraphe 27(1) de la Loi sur les espèces en pĂ©ril (voir rĂ©fĂ©rence a), Son Excellence le Gouverneur gĂ©nĂ©ral en conseil prend le DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril, ci-après.

DÉCRET MODIFIANT L’ANNEXE 1 DE LA LOI SUR LES ESPÈCES EN PÉRIL

MODIFICATIONS

1. La partie 1 de l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril (voir rĂ©fĂ©rence 1) est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « MAMMIFÈRES », de ce qui suit :

Baleine grise de Californie (Eschrichtius robustus) population de l’Atlantique
Whale, Grey Atlantic population

2. La partie 1 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « MAMMIFÈRES », de ce qui suit :

Baleine grise (Eschrichtius robustus) population de l’Atlantique
Whale, Grey Atlantic population

3. La partie 1 de l’annexe 1 de la version anglaise de la même loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « REPTILES », de ce qui suit :

Lizard, Pigmy Short-horned (Phrynosoma douglasii)
Iguane pygmĂ©e à cornes courtes

4. La partie 1 de l’annexe 1 de la version anglaise de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « REPTILES », de ce qui suit :

Lizard, Pygmy Short-horned (Phrynosoma douglasii)
Iguane pygmĂ©e à cornes courtes

5. La partie 1 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « ARTHROPODES », de ce qui suit :

Lutin givré (Callophrys irus [Incisalia] irus)
Elfin, Frosted

Marbré insulaire (Euchloe ausonides)
Marble, Island

Mélissa bleu (Lycaeides melissa samuelis)
Blue, Karner

6. La partie 1 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « ARTHROPODES », de ce qui suit :

Bleu mélissa (Lycaeides melissa samuelis)
Blue, Karner

Lutin givré (Callophrys irus)
Elfin, Frosted

Marbré insulaire (Euchloe ausonides insulanus)
Marble, Island

7. La partie 2 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « MAMMIFÈRES », de ce qui suit :

Marmotte de l’Île Vancouver (Marmota vancouverensis)
Marmot, Vancouver Island

Renard véloce (Vulpes velox)
Fox, Swift

8. La partie 2 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « MAMMIFÈRES », de ce qui suit :

Marmotte de l’île Vancouver (Marmota vancouverensis)
Marmot, Vancouver Island

9. La partie 2 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « OISEAUX », de ce qui suit :

BĂ©casseau maubèche de la sous-espèce rufa (Calidris canutus rufa)
Knot rufa subspecies, Red

10. La partie 2 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « AMPHIBIENS », de ce qui suit :

Grenouille léopard (Rana pipiens) population des montagnes du Sud
Frog, Northern Leopard Southern Mountain population

Rainette grillon (Acris crepitans)
Frog, Northern Cricket

11. La partie 2 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « AMPHIBIENS », de ce qui suit :

Crapaud de Fowler (Anaxyrus fowleri)
Toad, Fowler’s

Grenouille léopard (Lithobates pipiens) population des Rocheuses
Frog, Northern Leopard Rocky Mountain population

Rainette grillon de Blanchard (Acris blanchardi)
Frog, Blanchard’s Cricket

12. La partie 2 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « REPTILES », de ce qui suit :

Couleuvre nocturne (Hypsiglena torquata)
Nightsnake

Couleuvre obscure (Elaphe spiloides) population carolinienne
Ratsnake, Gray Carolinian population

Scinque des Prairies (Eumeces septentrionalis)
Skink, Prairie

Scinque pentaligne (Eumeces fasciatus) population carolinienne
Skink, Five-lined Carolinian population

Tortue luth (Dermochelys coriacea)
Seaturtle, Leatherback

13. La partie 2 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « REPTILES », de ce qui suit :

Couleuvre nocturne du désert (Hypsiglena chlorophaea)
Nightsnake, Desert

Couleuvre obscure (Pantherophis spiloides) population carolinienne
Ratsnake, Gray Carolinian population

Couleuvre royale (Regina septemvittata)
Queensnake

Scinque des Prairies (Plestiodon septentrionalis)
Skink, Prairie

Scinque pentaligne (Plestiodon fasciatus) population carolinienne
Skink, Five-lined Carolinian population

Tortue luth (Dermochelys coriacea)
Sea Turtle, Leatherback

14. La partie 2 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « POISSONS », de ce qui suit :

Épinoche benthique du lac Enos (Gasterosteus sp.)
Stickleback, Benthic Enos Lake

Épinoche benthique du lac Paxton (Gasterosteus sp.)
Stickleback, Benthic Paxton Lake

Épinoche benthique du ruisseau Vananda (Gasterosteus sp.)
Stickleback, Benthic Vananda Creek

Épinoche lentique du lac Misty (Gasterosteus sp.)
Stickleback, Misty Lake Lentic

Épinoche limnĂ©tique du lac Enos (Gasterosteus sp.)
Stickleback, Limnetic Enos Lake

Épinoche limnĂ©tique du lac Paxton (Gasterosteus sp.)
Stickleback, Limnetic Paxton Lake

Épinoche limnĂ©tique du ruisseau Vananda (Gasterosteus sp.)
Stickleback, Limnetic Vananda Creek

Épinoche lotique du lac Misty (Gasterosteus sp.)
Stickleback, Misty Lake Lotic

Lamproie du ruisseau Morrison (Lampetra richardsoni)
Lamprey, Morrison Creek

Saumon atlantique (Salmo salar) populations de l’intĂ©rieur de la baie de Fundy
Salmon, Atlantic Inner Bay of Fundy populations

15. La partie 2 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « POISSONS », de ce qui suit :

Épinoche à trois Ă©pines benthique du lac Enos (Gasterosteus aculeatus)
Stickleback, Enos Lake Benthic Threespine

Épinoche à trois Ă©pines benthique du lac Paxton (Gasterosteus aculeatus)
Stickleback, Paxton Lake Benthic Threespine

Épinoche à trois Ă©pines benthique du ruisseau Vananda (Gasterosteus aculeatus)
Stickleback, Vananda Creek Benthic Threespine

Épinoche à trois Ă©pines lentique du lac Misty (Gasterosteus aculeatus)
Stickleback, Misty Lake Lentic Threespine

Épinoche à trois Ă©pines limnĂ©tique du lac Enos (Gasterosteus aculeatus)
Stickleback, Enos Lake Limnetic Threespine

Épinoche à trois Ă©pines limnĂ©tique du lac Paxton (Gasterosteus aculeatus)
Stickleback, Paxton Lake Limnetic Threespine

Épinoche à trois Ă©pines limnĂ©tique du ruisseau Vananda (Gasterosteus aculeatus)
Stickleback, Vananda Creek Limnetic Threespine

Épinoche à trois Ă©pines lotique du lac Misty (Gasterosteus aculeatus)
Stickleback, Misty Lake Lotic Threespine

Lamproie de l’ouest (Lampetra richardsoni) population du ruisseau Morrison
Lamprey, Western Brook Morrison Creek population

Saumon atlantique (Salmo salar) population de l’intĂ©rieur de la baie de Fundy
Salmon, Atlantic Inner Bay of Fundy population

16. La partie 2 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « MOLLUSQUES », de ce qui suit :

Dysnomie ventrue jaune (Epioblasma torulosa rangiana)
Riffleshell, Northern

Mulette du Necturus (Simpsonaias ambigua)
Mussel, Mudpuppy

17. La partie 2 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « MOLLUSQUES », de ce qui suit :

Épioblasme ventrue (Epioblasma torulosa rangiana)
Riffleshell, Northern

Mulette du Necture (Simpsonaias ambigua)
Mussel, Salamander

18. La partie 2 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « ARTHROPODES », de ce qui suit :

Hespéri Ottoé (Hesperia ottoe)
Skipper, Ottoe

19. La partie 2 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « ARTHROPODES », de ce qui suit :

Bourdon à tache rousse (Bombus affinis)
Bumble Bee, Rusty-patched

Cicindèle de Wallis (Cicindela parowana wallisi)
Tiger Beetle, Wallis’ Dark Saltflat

Cicindèle verte des pinèdes (Cicindela patruela)
Tiger Beetle, Northern Barrens

Hémileucin du ményanthe (Hemileuca sp.)
Buckmoth, Bogbean

Hespérie Ottoé (Hesperia ottoe)
Skipper, Ottoe

Hydropore de Bertha (Sanfilippodytes bertae)
Diving Beetle, Bert’s Predaceous

20. La partie 2 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « PLANTES », de ce qui suit :

Cryptanthe minuscule (Cryptantha minima)
Cryptanthe, Tiny

Lupin élégant (Lupinus lepidus var. lepidus)
Lupine, Prairie

Platanthère blanchâtre de l’Est (Platanthera leucophaea)
Fringed-Orchid, Eastern Prairie

Renoncule à feuilles d’alisme (Ranunculus alismifolius var. alismifolius)
Buttercup, Water-plantain

21. La partie 2 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « PLANTES », de ce qui suit :

Castilléjie de Victoria (Castilleja victoriae)
Owl-clover, Victoria’s

Cryptanthe minuscule (Cryptantha minima)
Cryptantha, Tiny

Lupin élégant (Lupinus lepidus)
Lupine, Prairie

Mauve de Virginie (Sida hermaphrodita)
Mallow, Virginia

Pin à Ă©corce blanche (Pinus albicaulis)
Pine, Whitebark

Platanthère blanchâtre de l’Est (Platanthera leucophaea)
Fringed-orchid, Eastern Prairie

Renoncule à feuilles d’alisme (Ranunculus alismifolius)
Buttercup, Water-plantain

22. La partie 2 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « LICHENS », de ce qui suit :

Érioderme mou (Erioderma mollissimum)
Lichen, Vole Ears

Physconie pâle (Physconia subpallida)
Lichen, Pale-bellied Frost

23. La partie 3 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « MAMMIFÈRES », de ce qui suit :

Renard véloce (Vulpes velox)
Fox, Swift

24. La partie 3 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « OISEAUX », de ce qui suit :

Bruant à ventre noir (Calcarius ornatus)
Longspur, Chestnut-collared

Grive de Bicknell (Catharus bicknelli)
Thrush, Bicknell’s

Pic de Lewis (Melanerpes lewis)
Woodpecker, Lewis’s

25. La partie 3 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « AMPHIBIENS », de ce qui suit :

Crapaud de Fowler (Bufo fowleri)
Toad, Fowler’s

26. La partie 3 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « REPTILES », de ce qui suit :

Couleuvre obscure (Elaphe spiloides) population des Grands Lacs et du Saint-Laurent
Ratsnake, Gray Great Lakes – St. Lawrence population

Couleuvre royale (Regina septemvittata)
Snake, Queen

Tortue musquée (Sternotherus odoratus)
Stinkpot

27. La partie 3 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « REPTILES », de ce qui suit :

Couleuvre obscure (Pantherophis spiloides) population des Grands Lacs et du Saint-Laurent
Ratsnake, Gray Great Lakes/St. Lawrence population

Tortue musquée (Sternotherus odoratus)
Turtle, Eastern Musk

28. La partie 3 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « POISSONS », de ce qui suit :

Chabot du versant est (Cottus sp.) populations des rivières St. Mary et Milk
Sculpin, “Eastslope” St. Mary and Milk River populations

Chabot pygmée (Cottus sp.)
Sculpin, Cultus Pygmy

Éperlan nain du lac Utopia (Osmerus spectrum)
Smelt, Lake Utopia Dwarf

29. La partie 3 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « POISSONS », de ce qui suit :

Chabot de la chaîne côtière (Cottus aleuticus) population Cultus
Sculpin, Coastrange Cultus population

Chabot des montagnes Rocheuses (Cottus sp.) populations du versant est
Sculpin, Rocky Mountain Eastslope populations

Éperlan arc-en-ciel (Osmerus mordax) population d’individus de petite taille du lac Utopia
Smelt, Rainbow Lake Utopia small-bodied population

30. La partie 3 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « PLANTES », de ce qui suit :

Aster divariqué (Eurybia divaricata)
Aster, White Wood

ÉlĂ©ocharide tuberculĂ©e (Eleocharis tuberculosa)
Spike-rush, Tubercled

Iris du Missouri (Iris missouriensis)
Blue Flag, Western

Lachnanthe de Caroline (Lachnanthes caroliana)
Redroot

31. La partie 3 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « PLANTES », de ce qui suit :

Aster à rameaux Ă©talĂ©s (Eurybia divaricata)
Aster, White Wood

32. La partie 4 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « OISEAUX », de ce qui suit :

Pic de Lewis (Melanerpes lewis)
Woodpecker, Lewis’s

33. La partie 4 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « OISEAUX », de ce qui suit :

BĂ©casseau maubèche de la sous-espèce islandica (Calidris canutus islandica)
Knot islandica subspecies, Red

Faucon pèlerin anatum/tundrius (Falco peregrinus anatum/tundrius)
Falcon anatum/tundrius, Peregrine

Hibou des marais (Asio flammeus)
Owl, Short-eared

34. La partie 4 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « AMPHIBIENS », de ce qui suit :

Crapaud de l’Ouest (Bufo boreas)
Toad, Western

Crapaud des steppes (Bufo cognatus)
Toad, Great Plains

Grenouille-à-queue côtière (Ascaphus truei)
Frog, Coast Tailed

Grenouille lĂ©opard (Rana pipiens) populations de l’Ouest de la zone borĂ©ale et des Prairies
Frog, Northern Leopard Western Boreal/Prairie populations

35. La partie 4 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « AMPHIBIENS », de ce qui suit :

Crapaud de l’Ouest (Anaxyrus boreas)
Toad, Western

Crapaud des steppes (Anaxyrus cognatus)
Toad, Great Plains

Grenouille-à-queue côtière (Ascaphus truei)
Frog, Coastal Tailed

Grenouille lĂ©opard (Lithobates pipiens) populations des Prairies et de l’ouest de la zone borĂ©ale
Frog, Northern Leopard Western Boreal/Prairie populations

36. La partie 4 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « REPTILES », de ce qui suit :

Scinque de l’Ouest (Eumeces skiltonianus)
Skink, Western

Scinque pentaligne (Eumeces fasciatus) population des Grands Lacs et du Saint-Laurent
Skink, Five-lined Great Lakes – St. Lawrence population

37. La partie 4 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « REPTILES », de ce qui suit :

Scinque de l’Ouest (Plestiodon skiltonianus)
Skink, Western

Scinque pentaligne (Plestiodon fasciatus) population des Grands Lacs et du Saint-Laurent
Skink, Five-lined Great Lakes/St. Lawrence population

38. La partie 4 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « MOLLUSQUES », de ce qui suit :

Huître plate du Pacifique (Ostrea conchaphila)
Oyster, Olympia

39. La partie 4 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « MOLLUSQUES », de ce qui suit :

Huître plate du Pacifique (Ostrea lurida)
Oyster, Olympia

Vertigo à crêtes fines (Nearctula sp.)
Vertigo, Threaded

40. La partie 4 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « PLANTES », de ce qui suit :

ÉlĂ©ocharide tuberculĂ©e (Eleocharis tuberculosa)
Spike-rush, Tubercled

Iris du Missouri (Iris missouriensis)
Blue Flag, Western

Lachnanthe de Caroline (Lachnanthes caroliniana)
Redroot

41. La partie 4 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « LICHENS », de ce qui suit :

Lichen cryptique (Nephroma occultum)
Cryptic Paw

42. La partie 4 de l’annexe 1 de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « LICHENS », de ce qui suit :

Néphrome cryptique (Nephroma occultum)
Lichen, Cryptic Paw

Pseudocyphellie des forêts surannĂ©es (Pseudocyphellaria rainierensis)
Lichen, Oldgrowth Specklebelly

ENTRÉE EN VIGUEUR

43. Le prĂ©sent dĂ©cret entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT
DE LA RÉGLEMENTATION

(Ce résumé ne fait pas partie du Décret.)

Résumé

Question : À cause des pressions et des menaces qui pèsent sur elles, un nombre croissant d’espèces sauvages au Canada sont en danger de disparition du pays ou de la planète. Elles remplissent des fonctions biologiques importantes et ont une valeur intrinsèque, rĂ©crĂ©ative ou d’existence pour la population canadienne. Leur conservation et leur protection sont nĂ©cessaires pour garantir la santĂ© des Ă©cosystèmes pour les gĂ©nĂ©rations futures.

Description : Le but du prĂ©sent dĂ©cret, fait en vertu de la recommandation du ministre de l’Environnement, est d’inscrire 18 espèces terrestres à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril (LEP) et de reclassifier sept espèces terrestres dĂ©jà inscrites à l’annexe 1. Il y a Ă©galement trois espèces qui ne sont pas ajoutĂ©es à l’annexe 1 de la LEP. L’inscription à l’annexe 1 invoque des interdictions afin de protĂ©ger les espèces en pĂ©ril contre la disparition de la planète ou du pays. La LEP exige aussi la formulation de programmes de rĂ©tablissement et de plans d’action pour leur rĂ©tablissement et leur survie. Lorsqu’une espèce est inscrite à l’annexe 1 comme espèce prĂ©occupante, la LEP exige la prĂ©paration d’un plan de gestion pour empêcher qu’elle ne devienne une espèce menacĂ©e ou en voie de disparition.

Des modifications à caractère administratif, qui traitent de changements dans la dĂ©nomination taxinomique et d’autres changements apportĂ©s aux noms des espèces tels qu’ils figurent actuellement sur la liste de l’annexe 1, sont aussi incluses dans le prĂ©sent dĂ©cret. Les modifications à caractère administratif s’appliquent aux espèces terrestres ainsi qu’aux espèces aquatiques.

ÉnoncĂ© des coûts et avantages : Les rĂ©percussions liĂ©es à l’inscription de 18 espèces et à la reclassification de sept espèces en vertu du DĂ©cret devraient être nĂ©gligeables. Compte tenu de la rĂ©partition limitĂ©e de ces espèces dans le secteur touchĂ© par l’application des interdictions, il existe une protection de certaines espèces sous le rĂ©gime de lois comme la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs (LCOM), la Loi sur les parcs nationaux du Canada et le Règlement sur les rĂ©serves d’espèces sauvages. Cependant, le DĂ©cret constitue un important engagement envers les citoyens canadiens en regard de la raretĂ© de ces espèces et de leur vulnĂ©rabilitĂ© et il amorce l’Ă©laboration de plans d’action et de gestion à long terme pour leur rĂ©tablissement, comme l’entend la dĂ©signation d’espèces particulières en vertu de la LEP.

Incidences sur les entreprises et les consommateurs : Les incidences de l’inscription sur les gouvernements, les industries et les particuliers devraient être faibles pour toutes les espèces terrestres visĂ©es par le prĂ©sent dĂ©cret en raison de la rĂ©partition limitĂ©e et du chevauchement minime avec les activitĂ©s humaines, et de la protection dont jouissent dĂ©jà certaines des espèces en vertu de diverses lois du Parlement et lois provinciales.

Coordination et coopĂ©ration à l’Ă©chelle nationale et internationale : À l’Ă©chelle internationale, la coordination et la coopĂ©ration pour la conservation de la biodiversitĂ© sont assurĂ©es par la Convention sur la diversitĂ© biologique(CDB) (voir rĂ©fĂ©rence 2) dont le Canada est signataire. Pour les oiseaux migrateurs inclus dans le prĂ©sent dĂ©cret, le Canada coopère avec les États-Unis par l’entremise de la Convention concernant les oiseaux migrateurs, et avec les États-Unis et le Mexique par l’intermĂ©diaire de l’Initiative de conservation des oiseaux de l’AmĂ©rique du Nord. Sur le plan national, la coordination et la coopĂ©ration nationales sont assurĂ©es par plusieurs mĂ©canismes permettant de coordonner la mise en œuvre du Programme sur les espèces en pĂ©ril dans divers territoires et diverses provinces du pays. Ces mĂ©canismes comprennent des comitĂ©s intergouvernementaux, un Cadre national pour la conservation des espèces en pĂ©ril (CNCEP) et des ententes bilatĂ©rales nĂ©gociĂ©es sur les espèces en pĂ©ril. Les ententes bilatĂ©rales sur les espèces en pĂ©ril favorisent la collaboration dans la mise en œuvre de la LEP et des lois provinciales et territoriales sur les espèces en pĂ©ril.

Mesures de rendement et plan d’Ă©valuation : Environnement Canada a adoptĂ© un cadre de gestion et de responsabilisation axĂ© sur les rĂ©sultats (CGRR) ainsi qu’un cadre de vĂ©rification axĂ© sur les risques (CVAR) pour le Programme sur les espèces en pĂ©ril. Les rĂ©sultats prĂ©cis mesurables du Programme et la stratĂ©gie de mesure du rendement et d’Ă©valuation sont dĂ©crits dans le CGRR et dans le CVAR du Programme sur les espèces en pĂ©ril. Une Ă©valuation de la mise en œuvre de la LEP est en cours de finalisation et devrait être disponible à l’Ă©tĂ© ou à l’automne de 2012.

Question

À cause des pressions et des menaces qui pèsent sur elles, un nombre croissant d’espèces sauvages au Canada risquent de disparaître du pays ou de la planète. Le patrimoine naturel du Canada fait partie intĂ©grante de l’identitĂ© nationale et de l’histoire du Canada. Toutes les espèces sauvages, quelles qu’elles soient, sont importantes et prĂ©cieuses pour les citoyens canadiens en raison de leur valeur esthĂ©tique, culturelle, spirituelle, rĂ©crĂ©ative, pĂ©dagogique, historique, Ă©conomique, mĂ©dicale, Ă©cologique et scientifique. Les espèces sauvages et les Ă©cosystèmes du Canada font Ă©galement partie du patrimoine mondial, et le gouvernement du Canada a ratifiĂ© la Convention sur la diversitĂ© biologique des Nations Unies.

Objectifs

La LEP a pour objet de prĂ©venir la disparition des espèces sauvages de la planète ou du pays, de prĂ©voir le rĂ©tablissement des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacĂ©es en consĂ©quence de l’activitĂ© humaine et de favoriser la gestion des espèces prĂ©occupantes de manière à ce qu’elles ne puissent devenir des espèces en voie de disparition ou menacĂ©es.

L’objet du DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril est d’ajouter 18 espèces à l’annexe 1, la Liste des espèces en pĂ©ril (la Liste), et de changer la classification de 7 espèces inscrites, aux termes du paragraphe 27(1) de la LEP. Cette modification est proposĂ©e à la suite de la recommandation du ministre de l’Environnement à la lumière d’Ă©valuations scientifiques qu’a faites le ComitĂ© sur la situation des espèces en pĂ©ril au Canada (COSEPAC), et à la suite de consultations tenues auprès des gouvernements, des peuples autochtones, des intervenants et du public canadien.

Contexte

Le gouverneur en conseil a accusĂ© rĂ©ception des Ă©valuations des 28 espèces du COSEPAC le 20 octobre 2011. Le COSEPAC est un comitĂ© d’experts Ă©tabli en vertu de la LEP qui Ă©value et dĂ©signe les espèces sauvages qui sont en danger de disparition au Canada. L’information sur le COSEPAC se trouve sur son site Web à l’adresse suivante : www.cosepac.gc.ca.

Dans ce cas, le COSEPAC a dĂ©terminĂ© que 14 espèces sauvages sont en voie de disparition, 3 sont menacĂ©es et 5 sont prĂ©occupantes. Il recommande le changement de classification de deux espèces dĂ©jà inscrites à l’annexe 1, la couleuvre royale et le crapaud de Fowler, d’espèces menacĂ©es à espèces en voie de disparition. Il recommande Ă©galement le changement de classification d’une espèce dĂ©jà inscrite à l’annexe 1, le Pic de Lewis, d’espèce prĂ©occupante à espèce menacĂ©e. De même, il recommande le changement de classification d’une espèce dĂ©jà inscrite à l’annexe 1, le renard vĂ©loce, d’espèce en voie de disparition à espèce menacĂ©e. En ce qui concerne les espèces vĂ©gĂ©tales, il recommande le changement de classification de trois espèces dĂ©jà inscrites à l’annexe 1, l’iris du Missouri, la lachnanthe de Caroline et l’Ă©lĂ©ocharide tuberculĂ©e, d’espèces menacĂ©es à espèces prĂ©occupantes.

Un dĂ©cret distinct, le DĂ©cret concernant la Liste des espèces en pĂ©ril (dĂ©cisions de ne pas inscrire certaines espèces), est publiĂ© dans la Partie Ⅱ de la Gazette du Canada, relativement à la dĂ©cision de ne pas ajouter le gomphe de Laura, l’asclĂ©piade à quatre feuilles et le marah d’OrĂ©gon à l’annexe 1. À la lumière de la protection existante confĂ©rĂ©e à deux des espèces dans la cadre de dispositions lĂ©gislatives provinciales, de leur Ă©tendue limitĂ©e au Canada et de la contribution limitĂ©e que les efforts de rĂ©tablissements au Canada pourraient apporter envers leur conservation, elles ne sont pas ajoutĂ©es à l’annexe 1 afin que les ressources disponibles puissent être allouĂ©es de façon efficiente aux espèces pour lesquelles le Canada peut faire une diffĂ©rence plus significative.

Le tableau 1 contient une liste des espèces qui sont ajoutĂ©es et les espèces qui sont reclassifiĂ©es à l’annexe 1. Les rapports d’Ă©valuation du COSEPAC peuvent être obtenus à l’adresse suivante : www.registrelep.gc.ca/search/advSearchResults_f.cfm? stype=doc&docID=18.

Tableau 1 : Ajout de 18 espèces à l’annexe 1 de la LEP et reclassification de 7 espèces

Espèces ajoutĂ©es à l’annexe 1 de la LEP (18

Nom commun (Nom scientifique)

Statut proposé

Arthropodes

1. HĂ©mileucin du mĂ©nyanthe
Hemileuca sp.

En voie de disparition

2. Bourdon à tache rousse
Bombus affinis

En voie de disparition

3. Hydropore de Bertha
Sanfilippodytes bertae

En voie de disparition

4. Cicindèle verte des pinèdes
Cicindela patruela

En voie de disparition

5. Cicindèle de Wallis
Cicindela parowana wallisi

En voie de disparition

Oiseaux

6. Faucon pĂ©lerin anatum/tundrius
Falco peregrinus anatum/tundrius

Préoccupante

7. BĂ©casseau maubèche de la sous-espèce islandica
Calidris canutus islandica

Préoccupante

8. BĂ©casseau maubèche de la sous-espèce rufa
Calidris canutus rufa

En voie de disparition

9. Bruant à ventre noir
Calcarius ornatus

Menacée

10. Hibou des marais
Asio flammeus

Préoccupante

11. Grive de Bicknell
Catharus bicknelli

Menacée

Lichens

12. Pseudocyphellie des forêts surannĂ©es
Pseudocyphellaria rainierensis

Préoccupante

13. Physconie pâle
Physconia subpallida

En voie de disparition

14. Érioderme mou
Erioderma mollissimum

En voie de disparition

Mollusques

15. Vertigo à crêtes fines
Nearctula sp.

Préoccupante

Plantes

16. Mauve de Virginie
Sida hermaphrodita

En voie de disparition

17. CastillĂ©jie de Victoria
Castilleja victoriae

En voie de disparition

18. Pin à Ă©corce blanche
Pinus albicaulis

En voie de disparition

Espèces reclassifiĂ©es à l’annexe 1 de la LEP (7)

Nom commun (Nom scientifique)

Proposition de
changement de statut

Reptiles

1. Couleuvre royale
Regina septemvittata

D’espèce menacĂ©e à espèce en voie de disparition

Amphibiens

2. Crapaud de Fowler
Anaxyrus fowleri

D’espèce menacĂ©e à espèce en voie de disparition

Oiseaux

3. Pic de Lewis
Melanerpes lewis

D’espèce prĂ©occupante à espèce menacĂ©e

Mammifères

4. Renard vĂ©loce
Vulpes velox

D’espèce en voie de disparition à espèce menacĂ©e

Plantes

5. Iris du Missouri
Iris missouriensis

D’espèce menacĂ©e à espèce prĂ©occupante

6. Lachnanthe de Caroline
Lachnanthes caroliniana

D’espèce menacĂ©e à espèce prĂ©occupante

7. ÉlĂ©ocharide tuberculĂ©e
Eleocharis tuberculosa

D’espèce menacĂ©e à espèce prĂ©occupante

À leur inscription à l’annexe 1, les espèces terrestres dĂ©signĂ©es comme espèces menacĂ©es et en voie de disparition du pays qui se trouvent sur un territoire domanial ainsi que les oiseaux migrateurs protĂ©gĂ©s par la LCOM, où qu’ils se trouvent, bĂ©nĂ©ficieront d’une protection immĂ©diate en vertu des interdictions gĂ©nĂ©rales Ă©noncĂ©es dans la LEP.

En vertu des articles 32 et 33 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril, constitue une infraction le fait de :

  • tuer un individu d’une espèce sauvage inscrite comme espèce disparue du pays, en voie de disparition ou menacĂ©e, lui nuire, le harceler, le capturer ou le prendre;
  • possĂ©der, collectionner, acheter, vendre ou Ă©changer un individu — notamment une partie d’un individu ou un produit qui en provient — d’une espèce sauvage inscrite comme espèce disparue du pays, en voie de disparition ou menacĂ©e;
  • endommager ou dĂ©truire la rĂ©sidence d’un ou de plusieurs individus soit d’une espèce sauvage inscrite comme espèce en voie de disparition ou menacĂ©e, soit d’une espèce sauvage inscrite comme espèce disparue du pays dont un programme de rĂ©tablissement a recommandĂ© la rĂ©insertion à l’Ă©tat sauvage au Canada.

Lorsque l’espèce est observĂ©e dans les parcs nationaux du Canada ou d’autres territoires administrĂ©s par Parcs Canada, elle est protĂ©gĂ©e ou gĂ©rĂ©e en vertu de la Loi sur les parcs nationaux du Canada ou par des mesures ou des outils de gestion dont Parcs Canada peut se servir en vertu d’autres lois. Au total, huit espèces sont dĂ©jà protĂ©gĂ©es en vertu de la Loi sur les parcs nationaux du Canada : la Grive de Bicknell, le Bruant à ventre noir, la pseudocyphellie des forêts surannĂ©es, la couleuvre royale, le renard vĂ©loce, le vertigo à crêtes fines, l’iris du Missouri et le pin à Ă©corce blanche.

La protection des espèces qui sont inscrites à l’annexe 1 de la LEP comme espèces en voie de disparition ou menacĂ©es et qui ne vivent pas sur le territoire domanial relève des gouvernements provinciaux et territoriaux. Là où l’espèce ou la rĂ©sidence de ses individus ne sont pas protĂ©gĂ©es efficacement par les lois d’une province ou d’un territoire, la LEP prĂ©voit des dispositions qui donnent au gouvernement fĂ©dĂ©ral le pouvoir d’appliquer les interdictions mentionnĂ©es ci-dessus sur le territoire non domanial afin d’assurer leur protection. Si le ministre de l’Environnement estime que les lois d’une province ou d’un territoire ne protègent pas efficacement une espèce ou les rĂ©sidences des individus de cette espèce, il doit prĂ©senter une recommandation au gouverneur en conseil de faire un dĂ©cret visant l’application des dispositions de la LEP. Le ministre devra consulter les ministres des provinces ou des territoires touchĂ©s et, au besoin, le conseil de gestion des ressources fauniques avant d’Ă©mettre une recommandation au gouverneur en conseil. Le gouverneur en conseil Ă©tudiera la recommandation du ministre de l’Environnement et dĂ©cidera s’il doit faire appliquer ou non les interdictions gĂ©nĂ©rales prĂ©vues par la LEP afin de protĂ©ger des espèces inscrites qui ne vivent pas sur le territoire domanial.

En vertu de l’article 37 de la LEP, lorsqu’une espèce terrestre est inscrite à l’annexe 1 comme Ă©tant en voie de disparition ou menacĂ©e, le ministre de l’Environnement est tenu d’Ă©laborer un programme de rĂ©tablissement. Les programmes de rĂ©tablissement proposĂ©s doivent être affichĂ©s dans le Registre public des espèces en pĂ©ril dans les dĂ©lais fixĂ©s par la Loi sur les espèces en pĂ©ril (LEP). Selon l’article 41 de la LEP, à condition que le rĂ©tablissement soit rĂ©alisable, le programme de rĂ©tablissement doit notamment dĂ©crire les menaces à la survie des espèces, dĂ©signer, dans la mesure du possible, leur habitat essentiel à partir de la meilleure information accessible, et dĂ©terminer les mesures de recherche et de gestion nĂ©cessaires pour rĂ©tablir les populations. Le programme de rĂ©tablissement prĂ©voit aussi un Ă©chĂ©ancier pour la mise en œuvre d’un ou de plusieurs plans d’action. Un plan de gestion doit être prĂ©parĂ© pour les espèces inscrites comme espèces prĂ©occupantes.

Il faut prĂ©parer des plans d’action pour mettre en œuvre les programmes de rĂ©tablissement des espèces inscrites comme espèces en voie de disparition ou menacĂ©es. Les plans d’action peuvent dĂ©crire des mesures à prendre pour atteindre les objectifs en matière de population et de dissĂ©mination ainsi qu’une indication du moment prĂ©vu de leur exĂ©cution; l’habitat essentiel d’une espèce, dans la mesure du possible, en se fondant sur la meilleure information accessible et compatible avec le programme de rĂ©tablissement; des exemples d’activitĂ©s qui seraient susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel de l’espèce; des mesures envisagĂ©es pour protĂ©ger l’habitat essentiel de l’espèce; des mesures qui traitent des menaces à la survie de l’espèce et des mĂ©thodes à utiliser pour surveiller le rĂ©tablissement de l’espèce et sa viabilitĂ© à long terme. Ces plans d’action nĂ©cessitent Ă©galement une Ă©valuation des rĂ©percussions et des avantages socioĂ©conomiques qui dĂ©coulent de leur mise en œuvre. Pour les espèces inscrites comme espèces prĂ©occupantes, des plans de gestion dĂ©crivant les mesures de conservation des espèces et de leur habitat doivent être Ă©laborĂ©s. Les programmes de rĂ©tablissement, les plans d’action et les plans de gestion doivent être publiĂ©s dans le Registre public des espèces en pĂ©ril dans les dĂ©lais prĂ©vus par la LEP.

Options réglementaires et non réglementaires considérées

ConformĂ©ment à la Loi sur les espèces en pĂ©ril, une fois que le COSEPAC a soumis les Ă©valuations de la situation des espèces au ministre de l’Environnement, aucune option non rĂ©glementaire n’est disponible.

Le COSEPAC se rĂ©unit deux fois par annĂ©e afin d’examiner l’information recueillie sur les espèces et de classifier chaque espèce dans l’une des sept catĂ©gories suivantes : disparue, disparue du Canada, en voie de disparition, menacĂ©e, prĂ©occupante, donnĂ©es insuffisantes ou non en pĂ©ril. Il fournit au ministre de l’Environnement des Ă©valuations de l’Ă©tat des espèces sauvages et des motifs de dĂ©signation. Le ministre doit alors indiquer s’il rĂ©pondra à chacune des Ă©valuations et, dans la mesure du possible, fixer un calendrier d’exĂ©cution. En vertu de la LEP, des Ă©noncĂ©s de rĂ©action sont rĂ©digĂ©s en consultation avec l’Agence Parcs Canada et versĂ©s dans le Registre public des espèces en pĂ©ril dans le dĂ©lai Ă©tabli de 90 jours.

Pour les espèces que le COSEPAC propose d’inscrire à la Liste, la rĂ©ception par le ministre de l’Environnement des Ă©valuations de situation effectuĂ©es par le COSEPAC dĂ©clenche un processus rĂ©glementaire dans le cadre duquel le ministre de l’Environnement peut recommander au gouverneur en conseil (1) d’inscrire une espèce à l’annexe 1 de la LEP conformĂ©ment à l’Ă©valuation de la situation du COSEPAC; (2) de ne pas inscrire l’espèce à l’annexe 1; (3) de renvoyer l’Ă©valuation au COSEPAC pour obtenir des renseignements supplĂ©mentaires ou pour fins de rĂ©examen.

La première option, qui consiste à inscrire l’espèce à l’annexe 1 de la LEP, garantira que l’espèce sera protĂ©gĂ©e conformĂ©ment aux dispositions de la LEP, qui prĂ©voient notamment la planification obligatoire de son rĂ©tablissement ou de sa gestion.

La deuxième option consiste à ne pas inscrire l’espèce à l’annexe 1. Bien que l’espèce ne bĂ©nĂ©ficiera pas dans ce cas des interdictions prĂ©vues par la LEP ni des activitĂ©s de rĂ©tablissement ou de gestion requises en vertu de la LEP, elle pourra toujours être protĂ©gĂ©e sous le rĂ©gime d’autres lois fĂ©dĂ©rales, provinciales ou territoriales. Si l’on dĂ©cide de ne pas inscrire une espèce à l’annexe 1, son Ă©valuation n’est pas renvoyĂ©e au COSEPAC pour obtenir des renseignements supplĂ©mentaires ou pour fins de rĂ©examen. Le COSEPAC réévalue l’espèce une fois tous les 10 ans ou si une preuve raisonnable indique que sa situation a changĂ©.

La troisième option consiste à renvoyer l’Ă©valuation au COSEPAC pour obtenir des renseignements supplĂ©mentaires ou pour fins de rĂ©examen. Il serait appropriĂ© de renvoyer une Ă©valuation si, par exemple, de nouveaux renseignements dĂ©terminants sur l’espèce sont devenus accessibles après que le COSEPAC a terminĂ© son Ă©valuation. Dans ce cas, le Ministre inclura un Ă©noncĂ© dans le Registre public des espèces en pĂ©ril pour expliquer les motifs.

Pour en savoir plus sur le processus d’inscription à la Liste, voir le site Web suivant : www.registrelep.gc.ca.

Avantages et coûts

Aperçu

La prĂ©sente analyse traite de façon qualitative des incidences supplĂ©mentaires du DĂ©cret pour l’inscription ou le changement de classification. Pour les espèces qui sont disparues du Canada, en voie de disparition ou menacĂ©es, cela comprend une Ă©valuation des coûts et des avantages liĂ©s à la mise en œuvre des interdictions de la LEP et le coût engagĂ© par le gouvernement pour l’Ă©laboration d’un programme de rĂ©tablissement. Pour les espèces prĂ©occupantes, les interdictions ne s’appliquent pas, et l’analyse ne porte que sur le coût engagĂ© par le gouvernement pour l’Ă©laboration d’un plan de gestion. Une analyse plus poussĂ©e sera nĂ©cessaire pour Ă©valuer les avantages et les coûts qui seraient liĂ©s à la mise en œuvre des programmes de rĂ©tablissement, des plans d’action et des plans de gestion. Cette analyse ne peut être effectuĂ©e qu’une fois que les plans ont Ă©tĂ© Ă©laborĂ©s.

Un sommaire de l’analyse qualitative des incidences socioĂ©conomiques par espèce se trouve à la fin de ce rĂ©sumĂ© de l’Ă©tude d’impact de la rĂ©glementation.

Avantages

Outre les avantages Ă©conomiques directs, la protection des espèces en pĂ©ril peut fournir de nombreux avantages aux citoyens canadiens. De plus, de nombreuses espèces en pĂ©ril servent d’indicateurs de la qualitĂ© de l’environnement. Certaines espèces, telles que le renard vĂ©loce et le pin à Ă©corce blanche, peuvent avoir une valeur culturelle en raison de leur symbolisme, de leur popularitĂ© ou de leur rôle dans l’histoire culturelle du Canada. Plusieurs Ă©tudes (voir rĂ©fĂ©rence 3) rĂ©vèlent que les citoyens canadiens accordent de l’importance à la prĂ©servation des espèces pour que les gĂ©nĂ©rations futures puissent en profiter et au fait de savoir que ces espèces existent. En outre, les caractĂ©ristiques uniques et l’histoire de l’Ă©volution des espèces en pĂ©ril suscitent un intĂ©rêt particulier dans le milieu scientifique.

Lorsque l’on cherche à quantifier les avantages Ă©conomiques que reprĂ©sente une espèce pour la sociĂ©tĂ©, le cadre de travail le plus souvent utilisĂ© est celui qui s’appuie sur la valeur Ă©conomique totale (VET). La valeur Ă©conomique totale d’une espèce peut être ventilĂ©e en valeurs d’usage actif et passif.

Les valeurs d’usage actif comprennent :

  • La valeur d’usage direct — utilisation d’une ressource aux fins de consommation, comme la chasse;
  • La valeur d’usage indirect — utilisation d’une ressource à des fins autres que la consommation, par exemple l’observation des oiseaux, ou une autre valeur rĂ©crĂ©ative;
  • L’option de valeur d’usage — reprĂ©sentation de la valeur de prĂ©servation d’une espèce aux fins d’usage futur direct et indirect.

Les valeurs d’usage passif comprennent :

  • La valeur de transmission — la volontĂ© de prĂ©server une espèce dans l’intĂ©rêt des gĂ©nĂ©rations futures;
  • La valeur d’existence — la valeur altruiste que l’on tire du simple fait de savoir qu’une espèce donnĂ©e existe, quel que soit son usage futur potentiel (voir rĂ©fĂ©rence 4).

La valeur d’usage passif est l’Ă©lĂ©ment le plus dĂ©terminant de la valeur Ă©conomique totale des espèces en pĂ©ril (voir rĂ©fĂ©rence 5), en raison de la raretĂ© de ces espèces et de la valeur qui est attribuĂ©e en consĂ©quence à leur existence. Même si une espèce donnĂ©e n’est pas facilement accessible à la sociĂ©tĂ©, la valeur d’existence peut constituer l’avantage majeur ou unique d’une espèce donnĂ©e (voir rĂ©fĂ©rence 6). La valeur d’usage passif peut se mesurer par la volontĂ© de payer, c’est-à-dire par le montant qu’une personne est prête à payer pour prĂ©server une espèce.

Étant donnĂ© que les coûts d’inscription et de reclassification des espèces devraient être faibles, Environnement Canada n’a pas entrepris ce type d’analyse des avantages et n’a pas tentĂ© de transfĂ©rer les avantages des Ă©tudes existantes dans le contexte de la protection de ces espèces au Canada.

Coûts

L’analyse du DĂ©cret porte notamment sur les coûts attribuĂ©s à cette mesure rĂ©glementaire seulement. La plus grande partie des coûts liĂ©s au DĂ©cret sera assumĂ©e par des ressources existantes du gouvernement fĂ©dĂ©ral. Ces coûts comprennent ceux liĂ©s à la promotion de la conformitĂ© aux interdictions, à leur application et à l’Ă©valuation du rendement. Ils comprennent Ă©galement les ressources requises pour Ă©laborer les programmes de rĂ©tablissement et les plans de gestion. Les coûts pouvant dĂ©couler de l’application de la LEP, en particulier pour la mise en œuvre des programmes de rĂ©tablissement, des plans d’action ou des plans de gestion, selon la classification de l’espèce, seront Ă©valuĂ©s au moment de l’Ă©laboration de ceux-ci.

Les coûts dĂ©coulant des activitĂ©s de mise en application associĂ©es aux recommandations d’inscription en vertu du prĂ©sent dĂ©cret sont censĂ©s être minimes en raison de la rĂ©partition restreinte des espèces sur le territoire domanial et du fait que certaines d’entre elles bĂ©nĂ©ficient dĂ©jà de divers degrĂ©s de protection en vertu de diffĂ©rentes lois, comme la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs, la Loi sur les parcs nationaux du Canada et le Règlement sur les rĂ©serves d’espèces sauvages.

Certains coûts sont associĂ©s à l’Ă©laboration des programmes de rĂ©tablissement et des plans de gestion en vertu de la LEP, notamment la consultation des intervenants pertinents. Le coût d’un programme de rĂ©tablissement ou d’un plan de gestion varie habituellement de 10 000 $ à 200 000 $. Si des programmes de rĂ©tablissement et des plans de gestion Ă©taient nĂ©cessaires pour toutes les nouvelles espèces dont l’inscription est proposĂ©e et les sept espèces reclassifiĂ©es, des efforts seront nĂ©cessaires pour regrouper les espèces afin de rĂ©duire le coût global. Ces coûts sont couverts par le programme de financement existant; par consĂ©quent, aucun coût supplĂ©mentaire n’est prĂ©vu.

L’analyse qui suit est de portĂ©e limitĂ©e pour toutes les espèces, et principalement fondĂ©e sur des donnĂ©es qualitatives, proportionnellement aux incidences anticipĂ©es.

Avantages nets

Compte tenu de la rĂ©partition restreinte, du faible degrĂ© d’activitĂ© industrielle et humaine dans la rĂ©gion d’application des interdictions gĂ©nĂ©rales et du degrĂ© de protection dĂ©jà assurĂ©, les incidences de l’inscription des 25 espèces terrestres, conformĂ©ment au prĂ©sent dĂ©cret, devraient être minimes. On s’attend à ce que l’incidence nette sur la sociĂ©tĂ© canadienne soit positive et que le DĂ©cret comporte des avantages nets pour la population canadienne.

Consultation

En vertu de la LEP, l’Ă©valuation scientifique de la situation des espèces et la dĂ©cision d’inscrire une espèce sur la liste des espèces sauvages en pĂ©ril s’inscrivent dans deux processus distincts. Cette distinction garantit que les scientifiques peuvent travailler de façon indĂ©pendante lorsqu’ils effectuent leurs Ă©valuations de la situation biologique des espèces sauvages, et que les citoyens canadiens ont l’occasion de participer au processus de prise de dĂ©cisions qui permet de dĂ©terminer si une espèce sera ou non inscrite en vertu de la LEP.

Consultations initiales

Environnement Canada a entamĂ© les premières consultations publiques le 2 dĂ©cembre 2010, avec la publication des Ă©noncĂ©s de rĂ©action dans le Registre public de la LEP. Les intervenants et le grand public ont Ă©galement Ă©tĂ© consultĂ©s au moyen d’un document intitulĂ© Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en pĂ©ril, espèces terrestres, novembre 2010.

Ce document de consultation comprenait 24 des 28 Ă©valuations d’espèces terrestres du ComitĂ© sur la situation des espèces en pĂ©ril au Canada (COSEPAC) qui ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es au gouverneur en conseil et pour lesquelles il a accusĂ© rĂ©ception le 27 octobre 2001. Le document de consultation dĂ©crivait les raisons et les consĂ©quences de ces modifications. Le document a Ă©tĂ© publiĂ© dans le Registre public de la LEP en dĂ©cembre 2010, et les membres du public ont eu l’occasion de faire des commentaires. Le processus comportait aussi la distribution du document de consultation et la tenue de consultations directes avec environ 1 740 intervenants. Au nombre de ces intervenants, mentionnons divers secteurs industriels, les gouvernements provinciaux et territoriaux, les ministères et les organismes fĂ©dĂ©raux, les organisations autochtones, les conseils de gestion de la faune, les utilisateurs des ressources, les propriĂ©taires fonciers et les organisations environnementales non gouvernementales.

Les quatre espèces non visĂ©es par le document de consultation (Hibou des marais, BĂ©casseau maubèche de la sous-espèce rufa, BĂ©casseau maubèche de la sous-espèce islandica et Faucon pèlerin de la sous-espèce anatum/tundrius) ont fait l’objet d’un processus distinct de consultation qui suivait une approche similaire. Cinquante-cinq commentaires ont Ă©tĂ© reçus pour ces quatre espèces. De plus amples renseignements sont inclus dans les descriptions des espèces ci-dessous.

La plupart des inscriptions ont reçu un appui gĂ©nĂ©ral. Plusieurs parties ont exprimĂ© des inquiĂ©tudes relativement aux problèmes qui pourraient survenir au cours de l’Ă©laboration des programmes de rĂ©tablissement et des plans de gestion. Il y a Ă©galement eu de l’opposition de la part de certaines parties concernant le choix des inscriptions. Les rĂ©actions des intervenants à l’Ă©gard de chaque inscription ou reclassification seront dĂ©taillĂ©es dans une section du RĂ©sumĂ© de l’Ă©tude d’impact de la rĂ©glementation, qui fournit des renseignements sur chacune des espèces dont l’inscription est proposĂ©e.

Au total, au cours des consultations initiales, 69 commentaires Ă©crits provenant de 30 sources diffĂ©rentes ont Ă©tĂ© reçus (lorsque les rĂ©pondants ont fourni des commentaires sur plusieurs espèces diffĂ©rentes, les commentaires Ă©taient comptĂ©s sĂ©parĂ©ment) en ce qui concerne les espèces proposĂ©es dans le document de consultation de dĂ©cembre 2010 et contenues dans ce dĂ©cret. La majoritĂ© d’entre eux Ă©taient en accord avec l’inscription des espèces recommandĂ©es par le COSEPAC ou ne s’opposaient pas expressĂ©ment à leur inscription. De plus, parmi les 69 commentaires reçus pendant les consultations, deux recommandaient l’inscription de toutes les espèces, six Ă©taient des demandes de renseignements à propos d’une ou de toutes les espèces inscrites, un Ă©tait un accusĂ© de rĂ©ception de la trousse de consultation et deux provenant d’organisations des Premières nations soulevaient des inquiĂ©tudes à propos du processus de consultation en tant que tel; ils ne font pas partie des commentaires ci-dessous sur les espèces.

En tout, parmi les 69 commentaires, sept exprimaient une opposition à l’inscription. En outre, un commentaire exprimait une opposition à l’inscription du dytique dĂ©prĂ©dateur de Bert, un, à l’inscription de la Grive de Bicknell, et deux, à l’inscription du Bruant à ventre noir. Un commentaire exprimait une opposition au changement à une catĂ©gorie de moindre risque de la lachnanthe de Caroline, un, au changement à une catĂ©gorie de moindre risque du renard vĂ©loce, et un, au changement à une catĂ©gorie de moindre risque de l’Ă©lĂ©ocharide tuberculĂ©e.

Des prĂ©occupations ont Ă©tĂ© exprimĂ©es par un certain nombre de personnes en ce qui concerne l’inscription d’oiseaux migrateurs et les activitĂ©s de rĂ©tablissement qui dĂ©couleraient de l’inscription. Les oiseaux migrateurs sont dĂ©jà protĂ©gĂ©s par la LCOM, qui leur offre une protection efficace et très semblable aux interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP. L’inscription d’une espèce en vertu de la LEP prĂ©voit Ă©galement l’Ă©laboration de mesures de rĂ©tablissement. Les programmes de rĂ©tablissement sont Ă©laborĂ©s à la suite de consultations et d’une collaboration avec les intervenants touchĂ©s par leur mise en œuvre.

Consultations publiques de la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada

À la suite de la publication prĂ©alable du DĂ©cret proposĂ© modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada, publiĂ©e le 21 avril 2012 pour une pĂ©riode de commentaires de 30 jours, 12 commentaires ont Ă©tĂ© reçus : deux provenant d’organisations non gouvernementales de l’environnement (l’une d’elle Ă©tait pour le compte de sept organisations non gouvernementales de l’environnement), deux provenant des membres de l’Ă©quipe de rĂ©tablissement et huit provenant de particuliers. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu au sujet des inscriptions supplĂ©mentaires proposĂ©es. Une seule personne s’opposait au dĂ©classement du Faucon pèlerin. Cette personne s’opposait à la combinaison des deux sous-espèces aux fins de l’Ă©valuation et a exprimĂ© des prĂ©occupations à l’Ă©gard du fait que l’augmentation observĂ©e de la taille de la population n’avait pas Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e sur une pĂ©riode suffisamment longue.

Onze d’entre eux s’opposaient à la recommandation proposĂ©e de ne pas inscrire le marah d’OrĂ©gon, l’asclĂ©piade à quatre feuilles et/ou le gomphe de Laura qui Ă©tait mentionnĂ©e dans le RÉIR qui accompagnait le DĂ©cret proposĂ© modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril. Pour ces trois espèces, un dĂ©cret distinct, le DĂ©cret concernant la Liste des espèces en pĂ©ril (dĂ©cisions de ne pas inscrire certaines espèces), sera publiĂ© dans la Gazette du Canada, relativement à la dĂ©cision de ne pas ajouter à l’annexe 1 le Gomphe de Laura, l’AsclĂ©piade à quatre feuilles et le Marah d’OrĂ©gon.

Espèces terrestres ajoutĂ©es à l’annexe 1 de la LEP (18)

Arthropodes

Hémileucin du ményanthe

Le COSEPAC a Ă©valuĂ© l’hĂ©mileucin du mĂ©nyanthe comme espèce en voie de disparition en novembre 2009. Ce très rare papillon de nuit se trouve uniquement dans l’État de New York et en Ontario. En Ontario, on le trouve dans deux fens largement Ă©loignĂ©s l’un de l’autre, chacun Ă©tant exposĂ© à des menaces potentielles diffĂ©rentes. La zone occupĂ©e par l’espèce au Canada couvre moins de 3 km2. Le rapport de situation du COSEPAC sur l’hĂ©mileucin du mĂ©nyanthe stipule que cette espèce est menacĂ©e par les modifications de l’habitat telles que les fluctuations des niveaux d’eau, l’exploitation des terres et, Ă©ventuellement, les programmes de lutte antiparasitaire. La dĂ©gradation de l’habitat est en partie due à l’effet des plantes exotiques envahissantes, notamment le roseau commun europĂ©en, qui Ă©touffent sa plante nourricière de prĂ©dilection, le mĂ©nyanthe, et à l’inondation ou à l’assèchement potentiel de l’habitat qui rĂ©sulterait d’une modification des niveaux d’eau à l’un des emplacements.

Consultations

Un seul commentaire au cours des consultations initiales a Ă©tĂ© reçu traitant particulièrement de l’inscription de l’hĂ©mileucin du mĂ©nyanthe. Un ministère fĂ©dĂ©ral ne s’est pas opposĂ© à son inscription. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu concernant l’inscription recommandĂ©e de cette espèce pendant la pĂ©riode de consultations publiques suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

L’hĂ©mileucin du mĂ©nyanthe partage son habitat spĂ©cialisĂ© avec un bon nombre d’autres espèces rares, y compris la très rarissime platanthère blanchâtre de l’Est. Les hĂ©mileucins forment un genre relativement bien Ă©tudiĂ© et diversifiĂ© de papillons qui est populaire auprès des naturalistes et des entomologistes, en raison de sa grande taille et de ses coloris frappants.

L’inscription de cette espèce prĂ©sente les avantages d’une conservation accrue, de la prĂ©servation de la diversitĂ© biologique et du maintien d’un Ă©cosystème sain dĂ©coulant des mesures prĂ©vues dans le programme de rĂ©tablissement ou le plan d’action.

Coûts

Les coûts devraient être minimes, puisque l’espèce existe dans seulement deux fens en Ontario. Elle est classĂ©e espèce en voie de disparition sur la Liste des espèces en pĂ©ril en Ontario et est visĂ©e par un programme de rĂ©tablissement. Les coûts affĂ©rents aux mesures d’attĂ©nuation Ă©ventuelles seront liĂ©s au programme de rĂ©tablissement et aux plans d’action fĂ©dĂ©raux et seront Ă©valuĂ©s au moment de la formulation de ceux-ci.

Justification

L’hĂ©mileucin du mĂ©nyanthe semble avoir subi un dĂ©clin considĂ©rable (de 25 à 90 %) par suite de la disparition de son habitat. Il est très peu probable que les populations locales de l’Ontario puissent être recolonisĂ©es par des individus de l’État de New York ou d’une autre population canadienne.

Bourdon à tache rousse

Le COSEPAC a Ă©valuĂ© le bourdon à tache rousse comme espèce en voie de disparition en avril 2010. Cette espèce, qui a un motif de couleurs distinctif, Ă©tait autrefois communĂ©ment trouvĂ©e dans tout le sud de l’Ontario et le sud-ouest du QuĂ©bec. Des recherches intensives menĂ©es à l’Ă©chelle de son aire de rĂ©partition canadienne ont permis de dĂ©couvrir une seule petite population au cours des sept dernières annĂ©es, ce qui semble indiquer un dĂ©clin d’au moins 99 % au cours des 30 dernières annĂ©es. Selon le rapport de situation du COSEPAC, l’espèce est menacĂ©e par les maladies, les pesticides et la fragmentation de l’habitat qui, chacune, pourrait causer la disparition de l’espèce dans un avenir proche.

Consultations

Quatre commentaires ont Ă©tĂ© reçus au cours de la pĂ©riode de consultations initiales concernant le bourdon à tache rousse. Une organisation autochtone a appuyĂ© son inscription, une autre organisation autochtone a notĂ© son inscription sans s’y opposer, et un ministère fĂ©dĂ©ral et une organisation provinciale ne s’y sont pas opposĂ©s, mais ont demandĂ© d’être consultĂ©s durant la planification du rĂ©tablissement. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu concernant l’inscription recommandĂ©e de cette espèce pendant la pĂ©riode de consultations publiques suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

Le bourdon à tache rousse vole plus longtemps que la plupart des autres bourdons et butine des plantes appartenant à un grand nombre de genres dans de nombreux types d’habitat. Par consĂ©quent, il est vraisemblablement un important pollinisateur de plantes cultivĂ©es et de plantes à fleurs indigènes. La disparition de cette espèce pourrait accroître la vulnĂ©rabilitĂ© des mammifères, des oiseaux et d’autres organismes indigènes qui dĂ©pendent des plantes pollinisĂ©es pour s’alimenter ou s’abriter. L’espèce a Ă©galement Ă©tĂ© utilisĂ©e dans le passĂ© à des fins scientifiques du fait qu’elle s’Ă©lève facilement en captivitĂ© et qu’elle est devenue une rĂ©fĂ©rence importante pour les recherches en physiologie et ensociobiologie (voir rĂ©fĂ©rence 7). L’inscription de l’espèce prĂ©sente les avantages d’une conservation accrue, de la prĂ©servation de la diversitĂ© biologique et d’un indicateur environnemental d’Ă©cosystèmes sains dĂ©coulant des mesures prĂ©vues dans le programme de rĂ©tablissement ou le plan d’action.

Coûts

Les coûts devraient être minimes, puisque l’espèce existe uniquement en Ontario dans le parc provincial Pinery et dans de rares endroits au QuĂ©bec. Elle est classĂ©e espèce en voie de disparition sur la Liste des espèces en pĂ©ril en Ontario et est visĂ©e par un programme de rĂ©tablissement. Elle ne bĂ©nĂ©ficie actuellement d’aucune forme de protection au QuĂ©bec. Les coûts affĂ©rents aux mesures d’attĂ©nuation seront liĂ©s au programme de rĂ©tablissement et aux plans d’action et seront Ă©valuĂ©s au moment de la formulation de ceux-ci.

Justification

Dans les annĂ©es 1970, le bourdon à tache rousse Ă©tait commun. Une baisse particulièrement importante a Ă©tĂ© observĂ©e au milieu des annĂ©es 1990 au Canada. En dĂ©pit des recherches ciblĂ©es intensives effectuĂ©es de 2005 à 2009, seulement trois individus ont Ă©tĂ© observĂ©s (un en 2005 et deux en 2009).

Hydropore de Bertha

Le COSEPAC a Ă©valuĂ© l’hydropore de Bertha comme espèce en voie de disparition en novembre 2009. MalgrĂ© des recherches exhaustives, cette espèce endĂ©mique canadienne n’est connue que dans deux endroits dans le sud de l’Alberta, dont l’un a Ă©tĂ© dĂ©truit. Son habitat se limite aux sources et aux aires de suintement le long de falaises escarpĂ©es ou de coudes de rivière. Selon le rapport de situation du COSEPAC pour cette espèce, son habitat est en dĂ©clin en raison du piĂ©tinement par le bĂ©tail et du rabattement de la nappe phrĂ©atique causĂ© par des prĂ©lèvements aux fins d’irrigation.

Consultations

Au cours de la pĂ©riode de consultations initiale, quatre commentaires au total ont Ă©tĂ© reçus concernant l’hydropore de Bertha. Ils provenaient de deux ministères dans un gouvernement provincial, d’une association commerciale et d’une organisation non gouvernementale. L’organisation non gouvernementale est favorable à son inscription. L’association commerciale a exprimĂ© des inquiĂ©tudes à propos des mesures de rĂ©tablissement et a demandĂ© à ce que des recherches plus approfondies soient menĂ©es en ce qui concerne l’incidence des niveaux d’eau sur l’hydropore de Bertha. L’association commerciale et un ministère provincial ont exprimĂ© des prĂ©occupations concernant l’incidence socioĂ©conomique potentielle de restrictions d’irrigation sur les collectivitĂ©s et l’agriculture de la rĂ©gion. Le ministère provincial a indiquĂ© que ces rĂ©percussions doivent être prises en compte, de même que l’incidence socioĂ©conomique potentielle de clôtures, qui limiteraient l’accès du bĂ©tail à la rivière. Un autre ministère provincial a formulĂ© une opposition à cette inscription, la qualifiant de prĂ©maturĂ©e. Il a indiquĂ© qu’un nombre insuffisant d’activitĂ©s de relevĂ©s ont Ă©tĂ© effectuĂ©es, et que l’espèce devrait être classĂ©e dans la catĂ©gorie « donnĂ©es insuffisantes ». Le ministre de l’Environnement est satisfait des activitĂ©s de recherche qui ont Ă©tĂ© menĂ©es et est d’avis que la proposition d’inscrire l’espèce dans la catĂ©gorie « donnĂ©es insuffisantes » n’est pas justifiĂ©e. Il y aura d’autres occasions de prendre en compte l’incidence des mesures visant à rĂ©tablir l’espèce au cours de l’Ă©laboration de la stratĂ©gie de rĂ©tablissement. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu concernant l’inscription recommandĂ©e de cette espèce pendant la pĂ©riode de consultations publiques suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

L’hydropore de Bertha est un bioindicateur de la prĂ©sence de sources et d’aires de suintement qui sont encore relativement intactes dans le sud de l’Alberta. Ces types de milieux sont importants, puisque leur faune anthropoïde est constituĂ©e d’un nombre restreint d’espèces et d’organismes diversifiĂ©s et spĂ©cialisĂ©s, vivant par exemple dans les eaux souterraines, pelliculaires ou courantes. L’hydropore de Bertha pourrait être un indicateur de la prĂ©sence d’autres espèces inhabituelles ou importantes. Les avantages de l’inscription de l’espèce dĂ©pendent des mesures du programme de rĂ©tablissement et du plan d’action adoptĂ©es. Ces avantages incluent une conservation accrue, la prĂ©servation de la diversitĂ© biologique et le maintien d’un indicateur environnemental.

Coûts

Les coûts devraient être minimes, car cette espèce n’a Ă©tĂ© confirmĂ©e que dans deux endroits dans le sud de l’Alberta, dont l’un semble avoir Ă©tĂ© dĂ©truit. Les coûts affĂ©rents aux mesures d’attĂ©nuation seront liĂ©s au programme de rĂ©tablissement et aux plans d’action et seront Ă©valuĂ©s au moment de la formulation de ceux-ci.

Justification

Cette espèce se trouve uniquement au Canada. En 2008, seulement deux spĂ©cimens ont Ă©tĂ© capturĂ©s dans un nouvel endroit près du prĂ©cipice à bisons Head-Smashed-In, un site du patrimoine mondial de l’UNESCO, en Alberta. Seuls 42 spĂ©cimens ont Ă©tĂ© observĂ©s auparavant (capturĂ©s en 1984) dans deux endroits près de Fort Macleod. On ignore la taille de la population de l’hydropore de Bertha. Cependant, comme pour la plupart des espèces, on estime qu’il faudrait au moins plusieurs centaines d’individus pour que la population maintienne sa viabilitĂ©. Les donnĂ©es disponibles sont insuffisantes pour qu’on puisse dĂ©duire quoi que ce soit sur les fluctuations des populations. L’inscription de l’hydropore de Bertha pourrait l’empêcher de disparaître.

Cicindèle verte des pinèdes

Le COSEPAC a Ă©valuĂ© la cicindèle verte des pinèdes comme espèce en voie de disparition en novembre 2009. Ce remarquable colĂ©optère vert mĂ©tallique habite des habitats forestiers ouverts et sablonneux dominĂ©s par des pins ou des chênes. PrĂ©sente dans le nord-est et le centre-nord de l’AmĂ©rique du Nord, elle atteint sa limite nord dans le sud de l’Ontario où elle est actuellement prĂ©sente dans seulement deux localitĂ©s. L’espèce a disparu d’un lieu historique bien connu. Comme le dĂ©crit le rapport de situation du COSEPAC, la perte d’habitat dĂ©coulant de la succession naturelle et de l’augmentation de la circulation piĂ©tonnière constitue une menace importante. Elle est Ă©galement menacĂ©e par la dĂ©gradation de l’habitat, causĂ©e par la succession naturelle des habitats de savane et de terrains boisĂ©s vers des conditions plus ombragĂ©es, particulièrement en raison du manque de feux naturels.

Consultations

Quatre commentaires ont Ă©tĂ© reçus au cours de la pĂ©riode de consultations initiale concernant la cicindèle verte des pinèdes. Une organisation autochtone a appuyĂ© l’inscription. Un ministère fĂ©dĂ©ral et une autre organisation autochtone ont pris note de l’inscription et n’y Ă©taient pas opposĂ©s. Un intervenant provincial n’Ă©tait pas opposĂ© à l’inscription et a demandĂ© de faire partie du processus de rĂ©tablissement. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu concernant l’inscription recommandĂ©e de cette espèce pendant la pĂ©riode de consultations publiques suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

Les cicindèles sont d’intĂ©rêt pour les entomologistes amateurs et professionnels et constituent des modèles importants pour l’Ă©tude de l’Ă©cologie et de l’Ă©volution. Bien que les cicindèles vertes des pinèdes soient peu communes et ignorĂ©es dans la plus grande partie de leur aire de rĂ©partition pour être connues par la plupart des gens, elles sont de plus en plus populaires pour l’observation de la faune si l’on se fie à la publication rĂ©cente d’un certain nombre de guides d’excursion. Elles sont le premier groupe de cicindèles à faire partie de la tendance à l’observation des espèces sauvages qui a dĂ©coulĂ©, dans une certaine mesure, de l’observation des oiseaux. Cette espèce et d’autres cicindèles sont des indicateurs environnementaux utiles. Les avantages de l’inscription de l’espèce dĂ©pendent des mesures du programme de rĂ©tablissement et du plan d’action adoptĂ©es. Ces avantages pourraient inclure une conservation amĂ©liorĂ©e, la conservation de la diversitĂ© biologique et le maintien d’un indicateur environnemental.

Coûts

Les coûts devraient être minimes, puisque la rĂ©partition de cette espèce est limitĂ©e à deux endroits connus dans le sud de l’Ontario. Elle est classĂ©e comme espèce en voie de disparition sur la Liste des espèces en pĂ©ril en Ontario. Les coûts affĂ©rents aux mesures d’attĂ©nuation seront liĂ©s au programme de rĂ©tablissement et aux plans d’action et seront Ă©valuĂ©s au moment de la formulation de ceux-ci.

Justification

La seule population canadienne existante de cicindèle verte des pinèdes est prĂ©sente dans le parc provincial Pinery. La taille totale de la population du parc provincial Pinery est estimĂ©e à entre 400 et 1 000 individus. Le nombre de cicindèles vertes des pinèdes observĂ©es à l’un des sous-sites dans le parc provincial Pinery semble avoir diminuĂ© au cours des 15 dernières annĂ©es, et les tendances à l’autre sous-site à proximitĂ© ne sont pas connues. Les donnĂ©es dĂ©mographiques sont jugĂ©es insuffisantes à des fins d’Ă©valuation. L’inscription de l’espèce pourrait empêcher sa disparition.

Cicindèle de Wallis

Le COSEPAC a Ă©valuĂ© la cicindèle de Wallis en novembre 2009 comme espèce en voie de disparition. Ce colĂ©optère marquĂ© de façon distinctive est historiquement observĂ© dans cinq endroits dans le sud de la Colombie-Britannique, une rĂ©gion dans laquelle l’expansion urbaine et agricole a rĂ©duit et continue de rĂ©duire l’habitat. De façon gĂ©nĂ©rale, la cicindèle de Wallis paraît sensible aux perturbations du sol, provoquĂ©es notamment par les Ă©quipements de nettoyage des plages et par le tassement du sol dû au passage des vĂ©hicules. Ce colĂ©optère ne craint pas outre mesure les humains, mais la conversion de son habitat par le pavage des routes ou la construction rĂ©sidentielle ne peut qu’entraîner le dĂ©clin des populations. Des recherches exhaustives rĂ©centes n’ont pas permis de trouver le colĂ©optère, et il pourrait ne se trouver qu’à une seule localitĂ©. L’indice de la zone d’occupation est petit, et il y a un dĂ©clin potentiel futur de l’habitat et du nombre d’individus en raison de l’exploitation.

Consultations

Une organisation non gouvernementale a Ă©mis un commentaire au cours de la pĂ©riode de consultations initiale sur la cicindèle de Wallis appuyant son inscription. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu pendant la pĂ©riode de consultations publiques suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

L’inscription de l’espèce donnera lieu à une conservation accrue, à la prĂ©servation de la diversitĂ© biologique et à un indicateur environnemental d’Ă©cosystèmes sains dĂ©coulant des mesures prĂ©vues dans le programme de rĂ©tablissement ou le plan d’action.

Coûts

Les coûts devraient être minimes, puisque cette espèce est limitĂ©e à cinq localitĂ©s connues en Colombie-Britannique. Elle est rĂ©pertoriĂ©e comme Ă©tant « rouge » par la province de la Colombie-Britannique. Les coûts affĂ©rents aux mesures d’attĂ©nuation seront liĂ©s au programme de rĂ©tablissement et aux plans d’action et seront Ă©valuĂ©s au moment de la formulation de ceux-ci.

Justification

La cicindèle de Wallis est un prĂ©dateur charismatique dans un habitat difficile à trouver dans la vallĂ©e de l’Okanagan, une rĂ©gion avec des habitats spĂ©ciaux soumis à des tensions considĂ©rables en raison de l’exploitation et d’autres facteurs. Mondialement, les cicindèles de Wallis sont très Ă©tudiĂ©es et très populaires en raison de leur coloration mĂ©tallique attrayante. Elles font partie du seul groupe de colĂ©optères pour lequel un guide d’excursion nord-amĂ©ricain est disponible et l’un des rares groupes de colĂ©optères pour lequel des guides rĂ©gionaux sont aussi disponibles.

Oiseaux

Faucon pèlerin anatum/tundrius

Le COSEPAC a Ă©valuĂ© le Faucon pèlerin anatum/tundrius en tant qu’espèce prĂ©occupante en avril 2007. L’anatum et le tundrius ont traditionnellement Ă©tĂ© considĂ©rĂ©s des sous-espèces distinctes de Faucon pèlerin. Les plus rĂ©centes donnĂ©es gĂ©nĂ©tiques disponibles donnent à penser que ces deux sous-espèces ne se distinguaient pas sur le plan gĂ©nĂ©tique, avant l’utilisation gĂ©nĂ©ralisĂ©e de pesticides organochlorĂ©s. En avril 2007, le COSEPAC a donc Ă©valuĂ© l’anatum et le tundrius comme une seule unitĂ©, et non deux, dĂ©terminant qu’il s’agit d’une espèce prĂ©occupante. Les Faucons pèlerins tundrius sont prĂ©sents à travers le Nord du Canada, tandis que les populations de Faucons pèlerins anatum sont prĂ©sentes dans toutes les provinces et tous les territoires, avec les deux aires de rĂ©partition qui se chevauchent au sud de la limite forestière dans certaines rĂ©gions. Les populations continentales de Faucon pèlerin anatum et tundrius ont augmentĂ© continuellement la taille de leur population depuis les annĂ©es 1970 pour atteindre des niveaux presque historiques. Les seuils de population pour passer à une catĂ©gorie de risque infĂ©rieure ont Ă©tĂ© atteints pour les sous-espèces anatum et tundrius. Des rĂ©introductions dans une bonne partie du sud du Canada ainsi que des augmentations naturelles de productivitĂ© suivant l’interdiction au Canada d’utiliser des pesticides organochlorĂ©s (par exemple le dichlorodiphĂ©nyltrichlorĂ©thane ou « DDT ») sont à l’origine de ce rĂ©tablissement. Ces composĂ©s Ă©taient le principal facteur responsable du dĂ©clin historique. Ces pesticides continuent d’être utilisĂ©s dans les aires d’hivernage et d’être prĂ©sents dans les tissus des Faucons pèlerins, bien qu’à des niveaux qui n’ont pas une incidence importante sur le succès de la reproduction. Les nouveaux pesticides, qui continuent d’être autorisĂ©s aux fins d’utilisation, peuvent avoir des rĂ©percussions.

Consultations

Les consultations prĂ©liminaires sur le Faucon pèlerin anatum/ tundrius ont commencĂ© en dĂ©cembre 2007 par l’entremise du document Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en pĂ©ril : espèces terrestres, janvier 2008. Entre le moment de la rĂ©ception de l’Ă©valuation par le ministre et celui de son envoi au gouverneur en conseil, des consultations Ă©largies ont eu lieu avec le Conseil de gestion des ressources fauniques du Nunavut (CGRFN), comme le dĂ©crit l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut. Les reprĂ©sentants du Service canadien de la faune (SCF) ont terminĂ© les consultations dans les collectivitĂ©s du Nunavut. Le CGRFN appuie l’inscription de cette espèce. Quatorze commentaires ont Ă©tĂ© reçus. Huit commentaires ont Ă©tĂ© reçus de la part d’un organisme du gouvernement fĂ©dĂ©ral, quatre, d’organismes gouvernementaux provinciaux, et trois, d’organismes autochtones qui ont appuyĂ© l’inscription du Faucon pèlerin. Cinq commentaires ont Ă©tĂ© reçus de la part d’un ministère fĂ©dĂ©ral, d’un gouvernement provincial et de trois organismes autochtones qui ne s’opposaient pas à l’inscription. Seulement une personne du public s’est opposĂ©e au dĂ©classement du Faucon pèlerin anatum/tundrius (il cite le faible nombre, les dangers liĂ©s à un Ă©vĂ©nement alĂ©atoire qui pourrait mettre en pĂ©ril la population, l’adaptabilitĂ©, la fauconnerie, et le fait qu’une espèce prĂ©occupante ne soit pas protĂ©gĂ©e par les interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP).

Une personne a Ă©mis un commentaire concernant cette espèce pendant la pĂ©riode de consultations publiques suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada. Cette personne s’opposait à la combinaison des deux sous-espèces aux fins de l’Ă©valuation, et proposait que des tests gĂ©nĂ©tiques s’imposent pour appuyer la combinaison des sous-espèces anatum et tundrius en une seule unitĂ© dĂ©terminante. Cette personne a aussi exprimĂ© des prĂ©occupations à l’Ă©gard du fait que l’augmentation observĂ©e de la taille de la population n’avait pas Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e sur une pĂ©riode suffisamment longue. Les deux sous-espèces ont Ă©tĂ© combinĂ©es par le COSEPAC parce que la rĂ©cente analyse gĂ©nĂ©tique n’a pas rĂ©ussi à sĂ©parer les deux sous-espèces. Cette analyse a aussi permis d’indiquer les faibles diffĂ©rences contemporaines entre ces deux sous-espèces, probablement attribuables à des causes anthropiques, comme le patrimoine gĂ©nĂ©tique limitĂ© utilisĂ© dans les rĂ©introductions. L’analyse d’Ă©chantillons historiques antĂ©rieurs au DDT n’indiquait pas non plus de sous-espèces distinguables anatum/tundrius. Les Faucons pèlerins, en plus de beaucoup d’autres espèces d’oiseaux de proie, se rĂ©tablissent progressivement depuis l’interdiction d’utiliser le DDT. Cette menace principale ayant Ă©tĂ© Ă©liminĂ©e, il n’y a plus de preuves actuelles laissant supposer que le rĂ©tablissement continu sera renversĂ©.

Avantages

Les avantages de la protection de l’espèce dĂ©coulent des mesures du plan de gestion.

Coûts

Les coûts devraient être minimes, puisqu’il n’y aura aucune interdiction à appliquer en vertu de la LEP. Par consĂ©quent, les coûts liĂ©s à cette inscription se limitent à l’Ă©laboration d’un plan de gestion.

Justification

Le Faucon pèlerin est devenu un symbole du mouvement Ă©cologiste en AmĂ©rique du Nord et ailleurs. L’effondrement des populations du Faucon pèlerin dans le sud du Canada et les États-Unis a contribuĂ© à galvaniser un changement dans l’attitude gĂ©nĂ©rale du public à l’Ă©gard de l’amĂ©lioration de l’intendance environnementale.

Sous-espèce islandica du BĂ©casseau maubèche

Le COSEPAC a Ă©valuĂ© la sous-espèce islandica du BĂ©casseau maubèche comme une espèce prĂ©occupante en avril 2007. Cette sous-espèce est un oiseau migrateur protĂ©gĂ© en vertu de la LCOM. C’est un oiseau de rivage nicheur de taille moyenne du nord-est de l’Arctique, qui migre vers des aires d’hivernage en Europe. De plus, 40 % de la population reproductrice de cette sous-espèce est prĂ©sente au Canada. Cette sous-espèce a diminuĂ© de 17 % au cours des trois dernières gĂ©nĂ©rations (15 ans). Il n’y a aucune menace connue pour les individus au Canada. L’habitat dans les aires de reproduction canadiennes est probablement stable, mais la rĂ©colte de mollusques dans les aires d’hivernage en Europe prĂ©sente une menace continue, alors que la prĂ©dation accrue pourrait reprĂ©senter une menace à long terme pour cette sous-espèce.

Consultations

Les consultations prĂ©liminaires sur la sous-espèce islandica du BĂ©casseau maubèche ont commencĂ© en dĂ©cembre 2007 par l’entremise du document Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en pĂ©ril : espèces terrestres, janvier 2008. Entre le moment de la rĂ©ception de l’Ă©valuation par le ministre et celui de son envoi au gouverneur en conseil, des consultations Ă©largies ont eu lieu avec le CGRFN, comme le dĂ©crit l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut. Les reprĂ©sentants du SCF ont terminĂ© les consultations dans les communautĂ©s du Nunavut. Le CGRFN appuie l’inscription de cette espèce. Dix commentaires ont rĂ©vĂ©lĂ© un appui gĂ©nĂ©ral de l’inscription de cette espèce. Cet appui a Ă©tĂ© indiquĂ© par l’entremise d’une mention particulière de l’espèce ou de l’acceptation gĂ©nĂ©rale de l’inscription de toutes les espèces proposĂ©es à ce moment-là. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu concernant la recommandation d’inscrire l’inscription recommandĂ©e de cette espèce pendant la pĂ©riode de consultations publiques suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

Le BĂ©casseau maubèche a longtemps Ă©tĂ© perçu comme l’espèce « porte-Ă©tendard » de la conservation des oiseaux de rivage, en raison de ses migrations intercontinentales incroyablement longues et de sa vulnĂ©rabilitĂ© attribuable à sa concentration en grand nombre (concernant une proportion importante de la population) dans un nombre limitĂ© de sites clĂ©s. La conservation des lieux utilisĂ©s par les bĂ©casseaux profitera Ă©galement à plusieurs autres espèces d’oiseaux de rivage.

Coûts

Les coûts devraient être minimes, puisqu’il n’y a aucune interdiction à appliquer en vertu de la LEP. Par consĂ©quent, les coûts liĂ©s à cette inscription se limitent à l’Ă©laboration d’un plan de gestion.

Justification

Cette sous-espèce est un oiseau de rivage nicheur arctique de taille moyenne qui migre vers des aires d’hivernage en Europe. De plus, 40 % de la population reproductrice de cette sous-espèce est prĂ©sente au Canada. Cette sous-espèce a diminuĂ© de 17 % au cours des trois dernières gĂ©nĂ©rations (15 ans). Il n’y a aucune menace connue pour les individus au Canada. L’habitat dans les aires de reproduction canadienne est probablement stable, mais la rĂ©colte de mollusques dans les aires d’hivernage en Europe prĂ©sente une menace continue.

BĂ©casseau maubèche de la sous-espèce rufa

Le COSEPAC a Ă©valuĂ© le BĂ©casseau maubèche de la sous-espèce rufa comme espèce en voie de disparition en avril 2007. Cette sous-espèce est un oiseau de rivage de taille moyenne qui se reproduit uniquement dans le centre de l’Arctique canadien et migre des milliers de kilomètres entre ses aires de reproduction de l’Arctique et des aires d’hivernage à l’extrĂ©mitĂ© de l’AmĂ©rique du Sud. La population de cette sous-espèce a connu un dĂ©clin de 70 % au cours des trois dernières gĂ©nĂ©rations (15 ans). Selon le rapport de situation du COSEPAC, cette sous-espèce est menacĂ©e par un Ă©puisement des œufs de limules, un aliment essentiel utilisĂ© au cours de la migration vers le Nord. Il n’y a aucune possibilitĂ© d’une immigration d’autres populations.

Consultations

Les consultations prĂ©liminaires sur la sous-espèce rufa du BĂ©casseau maubèche ont commencĂ© en dĂ©cembre 2007 par l’entremise du document Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en pĂ©ril : espèces terrestres, janvier 2008. Entre le moment de la rĂ©ception de l’Ă©valuation par le ministre et celui de son envoi au gouverneur en conseil, des consultations Ă©largies ont eu lieu avec le CGRFN, comme le dĂ©crit l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut. Les reprĂ©sentants du SCF ont terminĂ© les consultations dans les communautĂ©s du Nunavut. Le CGRFN appuie l’inscription de cette espèce. De plus, 10 des commentaires reçus ont permis d’indiquer un appui gĂ©nĂ©ral de l’inscription de la sous-espèce. Cet appui a Ă©tĂ© indiquĂ© par l’entremise d’une mention particulière de la sous-espèce ou de l’acceptation gĂ©nĂ©rale de l’inscription de toutes les espèces proposĂ©es à ce moment-là. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu concernant l’inscription recommandĂ©e de cette espèce pendant la pĂ©riode de consultations publiques suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

Les avantages que prĂ©sente la protection de l’espèce dĂ©couleront des mesures prĂ©vues dans le programme de rĂ©tablissement et le plan d’action.

Coûts

Les coûts devraient être minimes, puisqu’il n’y aura pas d’augmentation des activitĂ©s d’application de la loi. Les coûts affĂ©rents aux mesures d’attĂ©nuation seront liĂ©s au programme de rĂ©tablissement et aux plans d’action et seront Ă©valuĂ©s au moment de la formulation de ceux-ci. Les coûts supplĂ©mentaires engendrĂ©s par le DĂ©cret devraient être restreints en raison de la protection dont jouit dĂ©jà l’espèce en vertu de la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs.

Justification

Cette sous-espèce est un oiseau de rivage nicheur arctique de taille moyenne qui migre vers des aires d’hivernage en AmĂ©rique du Sud. De plus, 40 % de la population reproductrice de cette sous-espèce est prĂ©sente au Canada. Cette sous-espèce a diminuĂ© de 70 % au cours des trois dernières gĂ©nĂ©rations (15 ans). Il n’y a aucune menace connue pour les individus au Canada. L’habitat dans les aires de reproduction canadiennes est probablement stable, mais un Ă©puisement des œufs de limules dans sa dernière halte migratoire au cours de la migration du printemps dans la baie du Delaware constitue une menace continue. Des Ă©tudes ont dĂ©montrĂ© que les densitĂ©s des œufs de limules sont trop faibles pour la recherche efficace de nourriture par le BĂ©casseau maubèche, et les oiseaux pourraient ne pas être en mesure de subvenir à leurs besoins en Ă©nergie au cours de leur halte migratoire. Il en rĂ©sulte que les oiseaux ne sont pas en mesure d’atteindre des masses de dĂ©part convenables avant l’envol vers leurs aires de reproduction de l’Arctique. Le fait de ne pas accumuler les rĂ©serves nĂ©cessaires avant la migration peut avoir des consĂ©quences graves sur leurs capacitĂ©s physiques.

Bruant à ventre noir

Le COSEPAC a Ă©valuĂ© le Bruant à ventre noir comme « espèce menacĂ©e » en avril 2007. Cette espèce, spĂ©cialiste de la prairie d’herbes indigène, est prĂ©sente en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba. La plus grande menace pour le Bruant à ventre noir a Ă©tĂ© la perte et la fragmentation de la prairie d’herbes indigène. Cette espèce connaît d’importants dĂ©clins de population depuis la fin des annĂ©es 1960. Selon les rĂ©sultats de plusieurs Ă©tudes, ce phĂ©nomène a persistĂ© au cours des 10 dernières annĂ©es, bien qu’à un rythme moins soutenu. L’espèce est menacĂ©e par la perte et la fragmentation de l’habitat, consĂ©quences de la construction de routes initiĂ©e par le secteur de l’Ă©nergie, tel que l’Ă©tablit le rapport de situation du COSEPAC. Le reste des parcelles risque d’offrir aux Bruants des conditions de reproduction sous-optimales.

Consultations

Six commentaires ont Ă©tĂ© reçus au cours de la pĂ©riode de consultations initiale à propos du Bruant à ventre noir. Un ministère provincial et une organisation non gouvernementale soutiennent les recommandations d’inscription. Deux organisations non gouvernementales ne s’opposent pas à l’inscription, et une organisation non gouvernementale recommande d’envisager l’indemnisation des personnes touchĂ©es. Une entreprise s’est opposĂ©e à l’inscription du Bruant et a recommandĂ© son report afin de procĂ©der à des consultations plus approfondies ou de permettre un renvoi au COSEPAC. Un ministère provincial s’est Ă©galement opposĂ© à l’inscription du Bruant. Les deux parties ont remis en question la pertinence d’une des Ă©tudes utilisĂ©es par le COSEPAC pour son analyse des tendances. L’analyse du COSEPAC associait des ensembles de donnĂ©es issues de deux Ă©tudes : le programme de surveillance des oiseaux de prairies (Grassland Bird Monitoring, ou GBM) et le RelevĂ© des oiseaux nicheurs (BBS) de l’AmĂ©rique du Nord. D’après ces deux parties, les donnĂ©es du programme GBM sont plus pertinentes pour cette espèce que les donnĂ©es du BBS. À ce titre, les dĂ©clins ne satisferaient pas les critères du statut d’« espèce menacĂ©e ». Dans son rapport de situation, le COSEPAC explique qu’il a Ă©tudiĂ© cette question. Il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© que les ensembles de donnĂ©es combinĂ©s du BBS et du programme GBM fournissaient les meilleurs renseignements sur les tendances, notamment parce qu’ils incluaient des habitats de bonne et de mauvaise qualitĂ© et parce qu’ils offraient un plus grand nombre d’Ă©chantillons. Le programme GBM, en mettant l’accent sur l’habitat propice restant, fournit des renseignements importants liĂ©s au bien-être de l’espèce, là où l’habitat persiste. Le BBS continue à recueillir des donnĂ©es sur des sites où la qualitĂ© de l’habitat a diminuĂ© ou sur des sites où l’habitat a disparu. Étant donnĂ© que la perte de l’habitat constitue la menace principale pour cette espèce, un nombre infĂ©rieur d’oiseaux peut se reproduire, et la population dĂ©cline. Le BBS, par consĂ©quent, fournit des renseignements importants et pertinents sur les tendances globales de la population.

Le ministère provincial a Ă©galement fait rĂ©fĂ©rence à des donnĂ©es qui ne figuraient pas dans le rapport de situation. Il s’agissait d’un calcul des effectifs sur un site prĂ©cis, prĂ©sentant un habitat de qualitĂ© Ă©levĂ©e. Même si les donnĂ©es indiquent que l’espèce se trouve souvent sur ce site, aucun renseignement sur les tendances n’a Ă©tĂ© fourni. Ces donnĂ©es n’interfèreraient donc pas avec l’analyse des tendances sur laquelle le COSEPAC a fondĂ© son Ă©valuation et ne justifient pas de retourner cette Ă©valuation au COSEPAC.

Le COSEPAC a exploitĂ© les donnĂ©es du BBS et du programme GBM ainsi que d’autres donnĂ©es d’Ă©tudes appropriĂ©es afin de tirer ses conclusions. Par consĂ©quent, aucune autre consultation n’a Ă©tĂ© nĂ©cessaire.

Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu concernant l’inscription recommandĂ©e de cette espèce pendant la pĂ©riode de consultations publiques suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

Autrefois, le Bruant à ventre noir a peut-être Ă©tĂ© un des oiseaux des prairies les plus courants dans les plaines plates des grandes plaines du Canada et des États-Unis. Sa prĂ©sence se limite aux prairies mixtes et aux prairies à graminĂ©es courtes. Pour de nombreuses personnes, il symbolise les prairies herbeuses indigènes. Les anciens de la Première Nation des Pieds-Noirs (Nitsitapii) l’appelaient le Bruant à ventre noir Aapinakoisisttsii (petit oiseau du matin). D’autres sources laissent entendre quant à elles que le Bruant à ventre noir est appelĂ© Iskiokae (poitrine noire). L’inscription du Bruant à ventre noir en vertu de la LEP permet de le protĂ©ger, conformĂ©ment aux interdictions gĂ©nĂ©rales de la Loi, en plus de la protection garantie dans le cadre de la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs. L’espèce tirera profit de l’Ă©laboration d’un programme de rĂ©tablissement. Cela pourrait aboutir à une meilleure comprĂ©hension de l’espèce et des menaces auxquelles elle est confrontĂ©e. Les plans d’action pourraient amĂ©liorer les pratiques d’intendance et de conservation.

Coûts

Les coûts supplĂ©mentaires engendrĂ©s par le DĂ©cret devraient être restreints en raison de la protection dont jouit dĂ©jà l’espèce en vertu de la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs.

Justification

La LCOM offre dĂ©jà à cette espèce une protection très comparable à celle des interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP. Cependant, les programmes de rĂ©tablissement en vertu de la LEP sont Ă©laborĂ©s par le biais de consultations et d’une collaboration avec les intervenants touchĂ©s par leur mise en œuvre. Il faut Ă©laborer des plans d’action pour mettre en œuvre les programmes de rĂ©tablissement des espèces inscrites comme espèces disparues, en voie de disparition ou menacĂ©es. Les plans d’action nĂ©cessitent une Ă©valuation des coûts socioĂ©conomiques ainsi que des avantages dĂ©coulant de leur mise en œuvre. La protection de l’habitat essentiel des espèces d’oiseaux migrateurs s’applique dès la finalisation d’un programme de rĂ©tablissement ou d’un plan d’action qui dĂ©termine l’habitat nĂ©cessaire pour le rĂ©tablissement ou la survie de l’espèce.

Hibou des marais

Le COSEPAC a Ă©valuĂ© le Hibou des marais comme espèce prĂ©occupante en avril 2008. Le Hibou des marais est prĂ©sent dans l’ensemble du Canada, mais est le plus souvent rencontrĂ© dans les provinces des Prairies et le long de la côte arctique. Ce hibou a subi un dĂ©clin continu de population ces 40 dernières annĂ©es, dont une perte de 23 % uniquement ces 10 dernières annĂ©es. Selon le rapport de situation du COSEPAC, la perte et la dĂ©gradation de l’habitat dans ses aires d’hivernage constituent les menaces principales et les plus probables. La perte et la dĂ©gradation continues de l’habitat du Hibou des marais sur ses aires de reproduction du sud du Canada ainsi que l’utilisation des pesticides sont des menaces secondaires. La disparition de ces habitats est principalement imputable au drainage des milieux humides, à l’exploitation urbaine et à l’augmentation de l’activitĂ© agricole. Cette espèce satisfait presque aux critères du statut « espèce menacĂ©e ».

Consultations

Les consultations initiales relatives au Hibou des marais ont commencĂ© en novembre 2008 par l’entremise du document Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en pĂ©ril : espèces terrestres, janvier 2009. Entre le moment de la rĂ©ception de l’Ă©valuation par le ministre et celui de son envoi au gouverneur en conseil, des consultations Ă©largies ont eu lieu avec le CGRFN, comme le dĂ©crit l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut. Les reprĂ©sentants du SCF ont terminĂ© les consultations dans les communautĂ©s du Nunavut. Le CGRFN appuie l’inscription de cette espèce. Au total, 22 commentaires ont Ă©tĂ© reçus de la part d’intervenants provinciaux, territoriaux, autochtones, municipaux, des organisations non gouvernementales de l’environnement et des entreprises. Treize commentaires de deux organisations non gouvernementales, de deux ministères fĂ©dĂ©raux, de cinq gouvernements provinciaux, de trois organisations autochtones et d’un intervenant industriel Ă©taient d’accord avec l’inscription du Hibou des marais. Huit commentaires, reçus d’une organisation non gouvernementale, de deux ministères fĂ©dĂ©raux, de deux organisations autochtones et de trois gouvernements provinciaux n’Ă©taient pas opposĂ©s à l’inscription. Aucun commentaire d’opposition à l’inscription du Hibou des marais n’a Ă©tĂ© reçu. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu concernant l’inscription recommandĂ©e de cette espèce pendant la pĂ©riode de consultations publiques suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

Les avantages de la protection de l’espèce dĂ©couleront des mesures du plan de gestion.

Coûts

Les coûts devraient être minimes, puisqu’il n’y a aucune interdiction à appliquer en vertu de la LEP. Par consĂ©quent, les coûts liĂ©s à cette inscription se limitent à l’Ă©laboration d’un plan de gestion.

Justification

Ce hibou a subi un dĂ©clin continu de population ces 40 dernières annĂ©es, dont une perte de 23 % uniquement ces 10 dernières annĂ©es. La perte et la dĂ©gradation de l’habitat dans ses aires d’hivernage constituent la principale menace la plus probable. La perte et la dĂ©gradation continues de l’habitat dans ses aires de reproduction du sud du Canada ainsi que l’utilisation des pesticides sont des menaces secondaires. Cette espèce satisfait presque aux critères du statut « espèce menacĂ©e ».

Grive de Bicknell

Le COSEPAC a Ă©valuĂ© la Grive de Bicknell comme « espèce menacĂ©e » en novembre 2009. Cette espèce possède une des aires de reproduction les plus restreintes des oiseaux forestiers d’AmĂ©rique du Nord. Elle occupe les forêts montagnardes et les zones côtières fraîches ainsi que les forêts en rĂ©gĂ©nĂ©ration de haute altitude situĂ©es à plus de 600 m au QuĂ©bec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et dans le nord-est des États-Unis. Elle hiverne dans les Grandes Antilles. La majoritĂ© de sa population semble se trouver en RĂ©publique dominicaine. Bien qu’il soit difficile de surveiller l’espèce de manière adĂ©quate, tous les indices disponibles sur les tendances indiquent un important dĂ©clin de la population et de la zone d’occupation.

Selon le rapport de situation du COSEPAC, l’espèce est menacĂ©e au Canada en raison de son faible effectif, de sa distribution mosaïquĂ©e, de son faible potentiel reproducteur et de la pression exercĂ©e sur l’habitat sur l’ensemble de l’aire de rĂ©partition. De vastes parcelles d’habitat de la Grive de Bicknell au Canada sont vulnĂ©rables aux futures opĂ©rations forestières ou se trouvent à diffĂ©rents stades de rĂ©gĂ©nĂ©ration après une coupe à blanc. L’exploitation forestière largement pratiquĂ©e en ce qui concerne l’habitat principal dans la GaspĂ©sie et dans le Parc des Laurentides, au nord de la ville de QuĂ©bec, est particulièrement prĂ©occupante.

Consultations

Quatre commentaires ont Ă©tĂ© reçus concernant la Grive de Bicknell au cours de la pĂ©riode de consultations initiale. Deux commentaires ont Ă©tĂ© communiquĂ©s par des organisations autochtones. Une d’entre elles soutenait son inscription et l’autre prenait bonne note de la demande et ne s’y opposait pas. Un troisième commentaire, issu d’un organisme gouvernemental provincial, prenait bonne note de la demande et ne s’opposait pas à l’inscription de la Grive. En revanche, l’organisme indiquait son souhait d’être inclus dans les consultations sur le rĂ©tablissement. Le quatrième commentaire provenait d’une entreprise du Nouveau-Brunswick qui s’opposait à l’inscription. L’entreprise indiquait qu’elle Ă©tait prĂ©occupĂ©e par les pertes Ă©conomiques potentielles et autres rĂ©percussions de l’inscription de la Grive de Bicknell sur son industrie. Elle soutenait que l’espèce Ă©tait difficile à surveiller, mentionnait que les raisons du dĂ©clin de la population n’Ă©taient pas claires et qu’une grande partie de la menace envers l’espèce pouvait toucher ses aires d’hivernage, à l’extĂ©rieur du Canada.

Chaque programme de surveillance de cette espèce a rĂ©vĂ©lĂ© un dĂ©clin. Le fait qu’il soit difficile de surveiller l’espèce et l’incertitude en ce qui a trait aux causes du dĂ©clin ne justifient pas le refus de l’inscription d’une espèce en vertu de la LEP. De plus, de nombreuses espèces menacĂ©es sont intrinsèquement difficiles à surveiller en raison de leur raretĂ©. NĂ©anmoins, des Ă©tudes fiables peuvent être et ont Ă©tĂ© menĂ©es à bien pour cette espèce.

Le ministre de l’Environnement est satisfait du fait que la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs offre dĂ©jà à cette espèce une protection efficace comparable à celle des interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP. Lorsqu’une espèce est inscrite sur la liste, des programmes de rĂ©tablissement sont Ă©laborĂ©s, en vertu de la LEP, par le biais de consultations et d’une collaboration avec les intervenants touchĂ©s par leur mise en œuvre. Il faut Ă©laborer des plans d’action pour mettre en œuvre les programmes de rĂ©tablissement des espèces inscrites comme espèces disparues, en voie de disparition ou menacĂ©es. Les plans d’action nĂ©cessitent une Ă©valuation des coûts socioĂ©conomiques ainsi que des avantages dĂ©coulant de leur mise en œuvre. La protection de l’habitat essentiel des espèces d’oiseaux migrateurs s’applique dès la finalisation d’un programme de rĂ©tablissement ou d’un plan d’action qui dĂ©termine l’habitat nĂ©cessaire pour le rĂ©tablissement ou la survie de l’espèce.

Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu en ce qui concerne l’inscription recommandĂ©e de cette espèce pendant la pĂ©riode de consultations publiques suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

On peut classer cette espèce comme indicateur Ă©ventuel et à long terme de la santĂ© des habitats forestiers subalpins et de leurs populations aviaires. Son aire canadienne reprĂ©sente une partie importante de son aire mondiale. De plus, trouver la Grive de Bicknell est un dĂ©fi pour les ornithologues professionnels et amateurs en raison de son habitat forestier impĂ©nĂ©trable, Ă©loignĂ© et en haute altitude.

Coûts

Les coûts supplĂ©mentaires engendrĂ©s par le DĂ©cret devraient être restreints en raison de la protection dont jouit dĂ©jà l’espèce en vertu de la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs.

Justification

Les facteurs entraînant le dĂ©clin de la population sont les principales menaces à la survie de cette espèce. Les rĂ©sultats prĂ©liminaires du projet d’Atlas des oiseaux nicheurs des Maritimes laissent entendre une baisse de 40 % de la zone occupĂ©e au cours des trois dernières gĂ©nĂ©rations, tandis que le programme d’Ă©tude des oiseaux terrestres de haute altitude indique des dĂ©clins plus importants dans les mêmes rĂ©gions. De rĂ©centes Ă©tudes menĂ©es à bien au QuĂ©bec dĂ©montrent Ă©galement des dĂ©clins sur certains sites. Bien que les raisons du dĂ©clin demeurent floues, la perte de l’habitat dans les aires d’hivernage, les pratiques de gestion telles que l’Ă©claircie prĂ©commerciale dans les forêts en rĂ©gĂ©nĂ©ration des aires de reproduction et les changements climatiques aboutissent à une rĂ©duction de l’habitat propice de haute altitude.

Lichens

Pseudocyphellie des forêts surannĂ©es

Le COSEPAC a Ă©valuĂ© la pseudocyphellie des forêts surannĂ©es comme espèce prĂ©occupante en avril 2010. Ce cyanolichen foliacĂ© arboricole est endĂ©mique aux anciennes forêts pluviales de l’ouest de l’AmĂ©rique du Nord. Au Canada, cette espèce se limite aux zones côtières ou situĂ©es à proximitĂ© du littoral, au sud de la Colombie-Britannique. Les rĂ©centes dĂ©couvertes qui ont dĂ©coulĂ© des observations supplĂ©mentaires menĂ©es à bien n’ont que lĂ©gèrement Ă©largi la zone d’occurrence connue. Le lichen reste menacĂ© par la perte continue des forêts anciennes du fait de la coupe à blanc, comme le souligne le rapport de situation du COSEPAC. La faible capacitĂ© de dispersion de ses propagules lourds contribue à sa raretĂ©, tout comme sa rĂ©partition restreinte aux milieux très riches en Ă©lĂ©ments nutritifs, comme les zones de dĂ©gouttement des vieux cyprès jaunes, les pieds de talus et les forêts littorales abritĂ©es. La pseudocyphellie des forêts surannĂ©es tend à pousser de façon discontinue, sur très peu d’arbres, dans les peuplements où elle s’Ă©tablit.

Consultations

Un commentaire d’une organisation non gouvernementale en faveur de l’inscription de la pseudocyphellie des forêts surannĂ©es a Ă©tĂ© reçu au cours de la pĂ©riode de consultations initiale. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu pendant la pĂ©riode de consultations publiques suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

La pseudocyphellie des forêts surannĂ©es est un indicateur de continuitĂ© environnementale à long terme dans les plus anciennes forêts pluviales tempĂ©rĂ©es côtières de l’ouest de l’AmĂ©rique du Nord.

Coûts

Les coûts devraient être minimes, puisqu’il n’y a aucune interdiction à faire respecter en vertu de la LEP. Par consĂ©quent, les coûts liĂ©s à cette inscription se limitent à l’Ă©laboration d’un plan de gestion.

Justification

Au Canada, la pseudocyphellie des forêts surannĂ©es est confinĂ©e dans les forêts pluviales tempĂ©rĂ©es côtières de plus de 200 ans. Elle est encore plus restreinte aux branches et aux troncs des conifères qui poussent dans des milieux très riches en Ă©lĂ©ments nutritifs. Étant donnĂ© que ces types d’habitats se limitent à de très anciens Ă©cosystèmes forestiers, il est Ă©vident que les forêts anciennes sont essentielles à la survie à long terme de la pseudocyphellie des forêts surannĂ©es. Par consĂ©quent, toute activitĂ© humaine ou tout processus naturel qui entraîne une perte ou une rĂ©duction importante des forêts anciennes constitue une menace majeure pour cette espèce. Dans un des sites de Colombie-Britannique, près de la moitiĂ© du territoire de la forêt ancienne d’origine a Ă©tĂ© rĂ©coltĂ©e en majeure partie ces 25 dernières annĂ©es, dans l’aire de rĂ©partition altitudinale et horizontale de la pseudocyphellie des forêts surannĂ©es. Dans une rĂ©gion dotĂ©e d’une forêt pluviale où les feux de forêt sont rares, la foresterie à l’Ă©chelle industrielle est de loin la plus importante cause de dĂ©clin de la pseudocyphellie des forêts surannĂ©es, en raison de la perte de l’habitat et de la fragmentation continue des derniers îlots de forêt ancienne.

Physconie pâle

Le COSEPAC a Ă©valuĂ© la physconie pâle comme espèce en voie de disparition en novembre 2009. Ce lichen est une espèce endĂ©mique à l’est de l’AmĂ©rique du Nord qui, au Canada, est limitĂ©e à deux sites connus dans le sud de l’Ontario. Le lichen pousse comme un Ă©piphyte sur les feuillus et a besoin d’une Ă©corce au pH Ă©levĂ© et prĂ©sentant un pouvoir de rĂ©tention de l’humiditĂ© Ă©levĂ©. Seuls 45 individus sont connus et poussent sur 16 arbres. Le lichen semble avoir subi un grave dĂ©clin de population dans toute son aire de rĂ©partition depuis le dĂ©but des annĂ©es 1900. Au Canada, quatre sites historiques ont disparu. Selon le rapport de situation du COSEPAC, les principales menaces pour le lichen sont la pollution atmosphĂ©rique et la rĂ©colte du bois.

Consultations

Un commentaire d’un ministère fĂ©dĂ©ral a Ă©tĂ© reçu à propos de la physconie pâle au cours de la pĂ©riode de consultations initiale. Le ministère prenait bonne note de la demande et ne s’opposait pas particulièrement à l’inscription. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu pendant la pĂ©riode de consultations publiques suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

Étant donnĂ© que l’intĂ©rêt pour la conservation de la biodiversitĂ© a augmentĂ©, il est essentiel que toutes les espèces, même si on ne leur connaît pas de valeur prĂ©cise pour le moment, soient prĂ©servĂ©es. Semble-t-il que ce lichen est très sensible aux concentrations de SO2. Il a donc une certaine valeur en tant qu’indicateur de la qualitĂ© de l’air.

Coûts

Avec seulement deux sites connus, les coûts devraient être minimes. Les coûts affĂ©rents aux mesures d’attĂ©nuation seront liĂ©s au programme de rĂ©tablissement et aux plans d’action et seront Ă©valuĂ©s au moment de la formulation de ceux-ci.

Justification

La disponibilitĂ© de l’habitat pour ce lichen dans le sud de l’Ontario a subi des rĂ©percussions nĂ©gatives au cours du siècle dernier. Actuellement, les deux populations canadiennes existantes ne sont pas protĂ©gĂ©es sur les terres provinciales ouvertes aux activitĂ©s d’exploitation forestière. L’amĂ©lioration de la qualitĂ© de l’air a permis de considĂ©rablement diminuer les dĂ©pôts de sulfates. Ainsi, cette espèce rare de lichen pourrait Ă©tendre ses populations à long terme.

Érioderme mou

Le COSEPAC a Ă©valuĂ© l’Ă©rioderme mou comme espèce en voie de disparition en novembre 2009. Ce grand cyanolichen foliacĂ© ne serait prĂ©sent au Canada qu’en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et sur l’île de Terre-Neuve, où il peuple les forêts de conifères côtières, humides et fraîches, dominĂ©es par le sapin baumier. Bien qu’il existe 24 sites connus pour le lichen dans ces rĂ©gions, l’existence de peu d’individus (133 thalles) est connue. Alors que de rĂ©centes Ă©tudes ont augmentĂ© le nombre de sites connus, le lichen a disparu de 11 sites au cours des 30 dernières annĂ©es. D’après le rapport de situation du COSEPAC, ce lichen est sensible à la pollution atmosphĂ©rique et aux pluies acides qui constituent les principales menaces pour sa survie. D’autres menaces incluent l’exploitation forestière et le broutage par l’orignal. L’exploitation forestière risque Ă©galement de limiter l’habitat disponible, et la diminution de la frĂ©quence du brouillard et des herbivores du fait de l’introduction d’espèces de limaces peut aussi être une menace.

Consultations

Un commentaire a Ă©tĂ© reçu de la part d’une organisation non gouvernementale, au cours de la pĂ©riode de consultations initiale. Elle appuyait l’inscription. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

Étant donnĂ© que l’intĂ©rêt pour la conservation de la biodiversitĂ© a augmentĂ©, il est important que toutes les espèces, même si on ne leur connaît pas de valeur prĂ©cise pour le moment, soient prĂ©servĂ©es. Semble-t-il que ce lichen est très sensible aux concentrations de SO2. Il a donc une certaine valeur en tant qu’indicateur de la qualitĂ© de l’air.

Coûts

En Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et à Terre-Neuve, il existe 133 individus adultes. Cette espèce aurait existĂ© sur 24 sites, mais elle a maintenant disparu de 11 de ces sites. Les coûts seront minimes et seront liĂ©s aux mesures d’attĂ©nuation du programme de rĂ©tablissement et des plans d’action du gouvernement fĂ©dĂ©ral et seront Ă©valuĂ©s au moment de la formulation de ceux-ci.

Justification

L’Ă©rioderme mou ne figure pas actuellement sur la liste de la LEP et n’est pas protĂ©gĂ© par une loi provinciale. Seule une occurrence de l’espèce existe à l’heure actuelle en Nouvelle-Écosse, au sein d’une aire totalement protĂ©gĂ©e. Toutefois, d’autres occurrences dans la province pourraient être protĂ©gĂ©es dans un proche avenir. Toutes les occurrences à Terre-Neuve se trouvent sur les terres de la Couronne et sont protĂ©gĂ©es dès leur inscription sur la liste.

Mollusques

Vertigo à crêtes fines

Le COSEPAC a Ă©valuĂ© le vertigo à crêtes fines comme espèce prĂ©occupante en avril 2010. Cette espèce d’escargot terrestre minuscule est prĂ©sente dans la partie nord de son aire de rĂ©partition et se trouve dans les zones de basses terres du sud de la Colombie-Britannique. La plupart des individus vivent dans l’Ă©corce de l’Ă©rable grandifoliĂ© et semblent avoir une faible capacitĂ© de dispersion entre les arbres et les sites. Selon le rapport de situation du COSEPAC, l’Ă©limination des arbres et la dĂ©gradation de l’habitat due à l’expansion urbaine, aux routes, à l’infrastructure connexe, à la foresterie et à l’agriculture constituent les principales menaces.

Consultations

Pendant la pĂ©riode de consultations initiale, un seul commentaire d’une organisation non gouvernementale a Ă©tĂ© reçu en faveur de l’inscription du vertigo à crêtes fines. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu pendant la pĂ©riode de consultations publiques suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

Aucune importance culturelle ni socioĂ©conomique n’est connue pour l’espèce. Cette dernière contribue à la biodiversitĂ© des collectivitĂ©s corticoles extraordinaires et riches soutenues par l’Ă©rable grandifoliĂ©. Sur les sites prĂ©sentant une humiditĂ© adĂ©quate, les mousses Ă©piphytes, les hĂ©patiques, les lichens, les fougères et autres plantes vasculaires drapent les grands et anciens Ă©rables, offrant à leur tour un habitat à divers champignons, invertĂ©brĂ©s et autres organismes. Les rôles et services Ă©cologiques des diffĂ©rents composants de ces collectivitĂ©s corticoles, y compris le vertigo à crêtes fines, n’ont pas encore Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©s.

Coûts

Les coûts devraient être minimes, puisqu’il n’y a aucune interdiction à faire respecter en vertu de la LEP. Par consĂ©quent, les coûts liĂ©s à cette inscription se limitent à l’Ă©laboration d’un plan de gestion.

Justification

La rĂ©partition de l’espèce coïncide avec les parties densĂ©ment peuplĂ©es et fortement modifiĂ©es de Colombie-Britannique. Une grande partie de la conversion des terres est historique dans ces zones de basses terres côtières, mais l’occupation du territoire par l’être humain continue d’empiĂ©ter sur les secteurs naturels qui restent, parallèlement à l’accroissement de la population. La construction domiciliaire, de routes et autres infrastructures connexes, l’agriculture et la foresterie rĂ©duisent et fragmentent les habitats. La plupart des observations pour cette espèce ont eu lieu dans des parcs ou des terres fĂ©dĂ©rales protĂ©gĂ©es contre la transformation des terres, mais les habitats potentiels sur les terres privĂ©es de la plus grande partie de l’aire de rĂ©partition de l’espèce continuent à diminuer. Les populations des aires protĂ©gĂ©es ne sont pas nĂ©cessairement en sĂ©curitĂ© en raison de la dĂ©gradation de l’habitat, due à une utilisation intensive, rĂ©crĂ©ative ou autre et à l’invasion par les plantes et les animaux introduits.

Plantes

Mauve de Virginie

Le COSEPAC a Ă©tabli que la mauve de Virginie Ă©tait en voie de disparition en avril 2010. Cette superbe herbacĂ©e vivace de la famille des MalvacĂ©es, rare à l’Ă©chelle mondiale, se trouve dans des habitats riverains et humides ouverts où elle se reproduit au moyen de semences ou par voie asexuĂ©e, au moyen de l’allongement des rhizomes. Seulement deux petites populations, Ă©tablies à environ 35 km l’une de l’autre, sont connues dans le sud-ouest de l’Ontario, où elles sont menacĂ©es par un dĂ©clin continu de la superficie et de la qualitĂ© de leur habitat, causĂ© par une graminĂ©e envahissante agressive et l’expansion d’une carrière, comme le dĂ©crit le rapport de situation du COSEPAC.

Consultations

Pendant la pĂ©riode de consultations initiale, un commentaire a Ă©tĂ© reçu de la part d’un ministère fĂ©dĂ©ral, qui a notĂ© l’inscription de la mauve de Virginie et n’y Ă©tait pas opposĂ©. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu pendant la pĂ©riode de consultations publiques suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

La mauve de Virginie survit jusqu’à la première gelĂ©e blanche et est, par consĂ©quent, utile en apiculture. Elle contient des substances similaires à la consoude mĂ©dicale et pourrait être utilisĂ©e dans l’industrie pharmaceutique. La mauve de Virginie a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour des plantations dans des terrains chimiquement dĂ©gradĂ©s et des dĂ©charges publiques. Elle peut Ă©galement être cultivĂ©e sur les pentes d’un terrain en pleine Ă©rosion.

Coûts

Au Canada, l’espèce se trouve seulement en Ontario où elle est classĂ©e comme Ă©tant gravement en pĂ©ril et fera l’objet d’un programme de rĂ©tablissement. Les coûts seront minimes, car ils sont liĂ©s aux mesures d’attĂ©nuation du programme de rĂ©tablissement et des plans d’action du gouvernement fĂ©dĂ©ral et seront Ă©valuĂ©s au moment de la formulation de ceux-ci.

Justification

Au Canada, elle est classĂ©e comme Ă©tant gravement en pĂ©ril à l’Ă©chelle nationale et à l’Ă©chelle provinciale. La destruction de l’habitat semble être le facteur limitatif le plus prĂ©judiciable à cette espèce dans l’ensemble de son aire, y compris en Ontario. Les rĂ©gions boisĂ©es riveraines non perturbĂ©es prĂ©sentant des ouvertures naturelles et des terrasses fluviatiles sont exceptionnellement rares en Ontario et aux États-Unis. La qualitĂ© de l’habitat de l’espèce continue de dĂ©cliner en Ontario. Les menaces prĂ©cises comprennent la propagation du roseau commun, une graminĂ©e exotique agressive, l’extension des carrières et les activitĂ©s d’entretien des pipelines.

Castilléjie de Victoria

Le COSEPAC a Ă©tabli que la castillĂ©jie de Victoria Ă©tait en voie de disparition en avril 2010. Cette petite herbacĂ©e est confinĂ©e à un très petit secteur de la Colombie-Britannique ainsi qu’à un site dans l’État de Washington adjacent. Elle est restreinte à des microhabitats humides de façon saisonnière compris dans l’Ă©cosystème très fragmentĂ© et en dĂ©clin du chêne de Garry. Cinq des neuf populations canadiennes ont disparu avant 1957, et une autre semble être disparue rĂ©cemment. Les trois ou quatre populations restantes sont vulnĂ©rables à la compĂ©tition continue de plusieurs plantes exotiques envahissantes. Deux de ces populations sont très petites et se trouvent dans des secteurs utilisĂ©s à des fins rĂ©crĂ©atives où le piĂ©tinement reprĂ©sente un problème.

Consultations

Un commentaire a Ă©tĂ© reçu au cours de la pĂ©riode de consultations initiale de la part d’une organisation non gouvernementale. Elle a appuyĂ© l’inscription de la castillĂ©jie de Victoria. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

L’inscription de l’espèce prĂ©sente un avantage pour le milieu scientifique, compte tenu de ses caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques et Ă©volutionnaires. Les avantages de la protection de l’espèce dĂ©couleront des mesures prĂ©vues dans le programme de rĂ©tablissement et le plan d’action.

Coûts

Les coûts affĂ©rents aux mesures d’attĂ©nuation seront liĂ©s au programme de rĂ©tablissement et aux plans d’action et seront Ă©valuĂ©s au moment de la formulation de ceux-ci.

Justification

Cette espèce est en dĂ©clin au Canada, et deux populations ont Ă©tĂ© dĂ©truites parce qu’elles ont perdu leur habitat, deux autres populations plutôt petites subissent un piĂ©tinement, et une autre population y a succombĂ©.

Pin à Ă©corce blanche

Le COSEPAC a Ă©tabli que le pin à Ă©corce blanche Ă©tait en voie de disparition en avril 2010. Au Canada, cette espèce longĂ©vive de pin à cinq aiguilles se trouve uniquement à haute altitude dans les montagnes de la Colombie-Britannique et de l’Alberta. Selon le rapport de situation du COSEPAC, la rouille vĂ©siculeuse du pin blanc reprĂ©sente une menace à la survie de l’espèce et causerait un dĂ©clin de plus de 50 % sur une pĂ©riode de 100 ans. Les effets du dendroctone du pin ponderosa, des changements climatiques et de la suppression des incendies reprĂ©sentent Ă©galement une menace à la survie de l’espèce et accroîtront davantage le taux de dĂ©clin. Il est fort probable qu’aucune des causes du dĂ©clin ne puisse être renversĂ©e. L’absence de potentiel d’une immigration de source externe, les caractĂ©ristiques du cycle vital de l’espèce comme la maturation tardive, le faible taux de dispersion, ainsi que la dĂ©pendance à l’Ă©gard des agents de dispersion contribuent tous à augmenter le risque de disparition de cette espèce au Canada.

Consultations

Pendant les consultations initiales, le pin à Ă©corce blanche a fait l’objet de neuf commentaires. Ils ont Ă©tĂ© reçus de la part des gouvernements provinciaux, d’organisations non gouvernementales, d’un organisme autochtone et des membres du public. Tous les commentaires appuyaient son inscription; bon nombre d’entre ceux-ci Ă©taient majoritairement en faveur. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu pendant la pĂ©riode de consultations publiques suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

L’inscription de l’espèce prĂ©sente un avantage pour le milieu scientifique, compte tenu de ses caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques et Ă©volutionnaires. Les avantages de la protection de l’espèce dĂ©couleront des mesures prĂ©vues dans le programme de rĂ©tablissement et le plan d’action.

Coûts

Les coûts affĂ©rents aux mesures d’attĂ©nuation seront liĂ©s au programme de rĂ©tablissement et aux plans d’action et seront Ă©valuĂ©s au moment de la formulation de ceux-ci.

Justification

Selon le rapport de situation du COSEPAC, cette espèce longĂ©vive de pin à cinq aiguilles se trouve uniquement à haute altitude dans les montagnes de la Colombie-Britannique et de l’Alberta. La rouille vĂ©siculeuse du pin blanc causerait à elle seule un dĂ©clin de plus de 50 % sur une pĂ©riode de 100 ans. Les effets du dendroctone du pin de ponderosa, des changements climatiques et de la suppression des incendies accroîtront davantage le taux de dĂ©clin. Il est fort probable qu’aucune des causes du dĂ©clin ne puisse être renversĂ©e. L’absence de potentiel d’une immigration de source externe, les caractĂ©ristiques du cycle vital de l’espèce comme la maturation tardive, le faible taux de dispersion, ainsi que la dĂ©pendance à l’Ă©gard des agents de dispersion contribuent tous à augmenter le risque de disparition de cette espèce au Canada.

Espèces terrestres reclassifiĂ©es à l’annexe 1 de la LEP (7)

Reptiles

Couleuvre royale

Après réévaluation, le COSEPAC a placĂ© la couleuvre royale parmi les espèces en voie de disparition en avril 2010; elle figurait auparavant parmi les espèces menacĂ©es en 1999 et 2000. Cette espèce a une aire de rĂ©partition restreinte et en dĂ©clin dans le sud-ouest de l’Ontario. Comme le dĂ©crit le rapport de situation du COSEPAC, la perte, la fragmentation et la dĂ©gradation de son habitat ainsi que le dĂ©clin de ses proies reprĂ©sentent les principales menaces pesant sur la couleuvre royale en Ontario.

Consultations

Un commentaire a Ă©tĂ© reçu au cours des consultations initiales de la part d’un ministère fĂ©dĂ©ral. Il n’est pas opposĂ© à la reclassification de la couleuvre royale, mais il souhaiterait participer à la planification du rĂ©tablissement, au cas où la couleuvre se retrouverait sur sa propriĂ©tĂ©. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu pendant la pĂ©riode de consultations publiques suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

Comme la couleuvre royale atteint la limite septentrionale de son aire de rĂ©partition dans le sud de l’Ontario, il est possible que les couleuvres de cette rĂ©gion prĂ©sentent des caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques diffĂ©rentes de celles des populations situĂ©es plus au centre de l’aire de rĂ©partition. Dans les quelques bassins versants ontariens où la couleuvre royale est prĂ©sente, l’espèce peut servir d’indicateur de la qualitĂ© de l’environnement, car son habitat aquatique et son rĂ©gime alimentaire spĂ©cialisĂ© peuvent la rendre particulièrement sensible à la contamination de l’eau et de ses proies. De plus, les Ă©crevisses sont vulnĂ©rables à la contamination ainsi qu’aux quantitĂ©s Ă©levĂ©es de vase dans l’eau, et une diminution du nombre d’Ă©crevisses aura une incidence sur la viabilitĂ© des populations de couleuvres royales. Le rĂ©gime alimentaire hautement spĂ©cialisĂ© de la couleuvre royale rend cette espèce intĂ©ressante sur les plans Ă©cologique et Ă©volutionnaire.

Coûts

Les coûts affĂ©rents aux mesures d’attĂ©nuation seront liĂ©s au programme de rĂ©tablissement et aux plans d’action et seront Ă©valuĂ©s au moment de la formulation de ceux-ci.

Justification

Cette espèce est reprĂ©sentĂ©e par des petites populations dispersĂ©es qui sont isolĂ©es en raison de la fragmentation de l’habitat et de la faible capacitĂ© de dispersion de l’espèce. Au cours de la dernière dĂ©cennie, le nombre de localitĂ©s existantes a connu un dĂ©clin, et l’habitat riparien et riverain a continuĂ© à faire l’objet d’une perte et d’une dĂ©gradation. L’espèce est limitĂ©e par son rĂ©gime alimentaire extrêmement spĂ©cialisĂ© et est menacĂ©e par le dĂ©clin de ses proies (Ă©crevisses juvĂ©niles qui viennent de muer). Elle est Ă©galement menacĂ©e par la persĂ©cution et les effets de deux espèces envahissantes, la moule zĂ©brĂ©e et le roseau commun.

Crapaud de Fowler

Après réévaluation, le COSEPAC a placĂ© le crapaud de Fowler parmi les espèces en voie de disparition en avril 2010; il est actuellement menacĂ©. Cette espèce ne se trouve que sur des plages sablonneuses dans trois secteurs isolĂ©s gĂ©ographiquement le long de la rive nord du lac ÉriĂ©. Selon le rapport de situation du COSEPAC, cette espèce est disparue d’un grand nombre de sites historiques situĂ©s sur la rive du lac ÉriĂ©, et son abondance et son nombre de populations continuent de diminuer par suite de la perte et de la dĂ©gradation de l’habitat causĂ©es par des espèces envahissantes (roseau commun, moule zĂ©brĂ©e) et des activitĂ©s anthropiques, dont l’exploitation du littoral, le nettoyage des plages, la construction de brise-lames, les perturbations causĂ©es par le terrassement des plages à l’aide de bouldozeurs, l’utilisation de vĂ©hicules sur les plages et les contaminants agricoles et industriels. En outre, un modèle d’analyse de la viabilitĂ© des populations (AVP) indique que depuis la dernière dĂ©cennie, la probabilitĂ© de disparition de l’espèce au Canada au cours des 20 prochaines annĂ©es a considĂ©rablement augmentĂ©.

Des activitĂ©s d’intendance et de sensibilisation conçues pour les enfants de 12 ans et moins comprennent la soirĂ©e « DĂ©couvrez le crapaud de Fowler » (Meet the Fowler’s Toad Night) et des plans de cours de programme scolaire. Afin d’assurer le rĂ©tablissement des populations du crapaud de Fowler, on a Ă©galement fourni aux propriĂ©taires fonciers des renseignements sur les pratiques d’intendance.

Des fiches d’information, des brochures de communication pour les propriĂ©taires fonciers, des autocollants, des CD d’identification et des affiches pour le parc provincial concernant le crapaud de Fowler ont Ă©tĂ© conçus et sont offerts au public aux bureaux de Parcs Ontario. De plus, le système de parcs existant est utilisĂ© pour amĂ©liorer et Ă©largir la comprĂ©hension du public en ce qui concerne les espèces en pĂ©ril et le crapaud de Fowler.

L’amĂ©lioration et la restauration de l’habitat et le suivi de ces efforts sont en cours. Les principales zones d’intĂ©rêt où il faut concentrer les efforts de conservation du crapaud de Fowler sont les dunes et les Ă©tangs de reproduction sur les terres publiques et privĂ©es de Morgan’s Point, du parc provincial Rock Point, de Nickel Beach, de Lakewood (anciennement Easter Seal Camp) de Wainfleet et le parc provincial James N. Allan.

Consultations

Un commentaire a Ă©tĂ© reçu de la part d’un ministère fĂ©dĂ©ral en ce qui concerne le crapaud de Fowler au cours de la pĂ©riode de consultations initiale. Il a notĂ© sa reclassification et n’y Ă©tait pas opposĂ©. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu concernant l’inscription recommandĂ©e de cette espèce pendant la pĂ©riode de consultations publiques suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

Le crapaud de Fowler est un important insectivore, qui consomme des fourmis et des colĂ©optères, alors que les têtards sont d’importants dĂ©tritivores dans les petits Ă©tangs, les bassins rocheux et les baies.

Coûts

Les coûts affĂ©rents aux mesures d’attĂ©nuation seront liĂ©s au programme de rĂ©tablissement et aux plans d’action et seront Ă©valuĂ©s au moment de la formulation de ceux-ci.

Justification

Cette espèce a Ă©tĂ© l’objet de la plus longue (> 30 ans) Ă©tude des populations et Ă©tude dĂ©mographique menĂ©e sur un amphibien du Canada. Cette Ă©tude a Ă©lucidĂ© en grande partie les facteurs dĂ©mographiques, intrinsèques et extrinsèques de la variation et de l’abondance des populations chez une espèce d’anoures. De plus, on commence à comprendre les rĂ©percussions de l’être humain sur l’espèce.

Oiseaux

Pic de Lewis

Après réévaluation, le COSEPAC a placĂ© le Pic de Lewis parmi les espèces menacĂ©es en avril 2010; cet oiseau figurait auparavant parmi les espèces prĂ©occupantes. Au Canada, les Pics de Lewis ne se reproduisent qu’en Colombie-Britannique. La population de cette espèce est petite, comptant moins de 1 000 individus, et il y a des preuves de dĂ©clin en cours dans certaines parties de son aire de rĂ©partition canadienne, où l’espèce a Ă©tĂ© surveillĂ©e au fil du temps. La population globale (Canada et États-Unis) dĂ©cline Ă©galement de façon considĂ©rable. Les menaces incluent la perte et la dĂ©gradation de l’habitat dues à l’augmentation de l’exploitation urbaine et agricole et à la suppression des incendies, comme le dĂ©crit le rapport de situation du COSEPAC.

Consultations

Deux organisations non gouvernementales ont formulĂ© des commentaires visant prĂ©cisĂ©ment le Pic de Lewis au cours de la pĂ©riode de consultations initiales. Toutes deux appuyaient la reclassification. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

Le Pic de Lewis est un pic au comportement et à l’apparence uniques. Il est recherchĂ© par les ornithologues amateurs et il est une espèce indicatrice des Ă©cosystèmes de pins ponderosa entretenus par le feu. Les pics ont Ă©galement une importance culturelle pour les Premières Nations.

Coûts

Les coûts affĂ©rents aux mesures d’attĂ©nuation seront liĂ©s au programme de rĂ©tablissement et aux plans d’action et seront Ă©valuĂ©s au moment de la formulation de ceux-ci. Les coûts supplĂ©mentaires engendrĂ©s par le dĂ©cret devraient être restreints en raison de la protection dont jouit dĂ©jà l’espèce en vertu de la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs.

Justification

Des relevĂ©s rĂ©cents ont indiquĂ© que l’espèce Ă©tait bien moins nombreuse que ce que l’on pensait. L’urbanisation ainsi que les pratiques agricoles et forestières de plus en plus industrialisĂ©es ont toutes contribuĂ© à la perte et à la dĂ©gradation de l’habitat. L’enlèvement d’arbres pour rĂ©colter du bois de chauffage, pour des raisons de sĂ©curitĂ© ou encore pour des raisons esthĂ©tiques, rĂ©duit la qualitĂ© de l’habitat en Ă©liminant les arbres de nidification, qui reprĂ©sentent un Ă©lĂ©ment indispensable de l’habitat pour cette espèce. Plusieurs dĂ©cennies de suppression des incendies dans les forêts de pins ponderosa ont entraînĂ© la colonisation par les douglas de Menzies et la rĂ©duction des forêts ouvertes de pins dont l’espèce a besoin. La concurrence avec l’Étourneau sansonnet introduit peut reprĂ©senter une menace pour les Pics de Lewis dans les rĂ©gions où les populations d’Étourneaux sansonnets sont nombreuses et où les sites de nidification sont rares. La mortalitĂ© accidentelle d’adultes reproducteurs due à la collision avec des vĂ©hicules peut toucher les populations vivant près des corridors routiers, dont plusieurs se trouvent dans l’habitat principal du Pic de Lewis, au fond de vallĂ©es.

Mammifères

Renard véloce

Après réévaluation, le COSEPAC a placĂ© le renard vĂ©loce parmi les espèces menacĂ©es en novembre 2009; ce renard figurait auparavant parmi les espèces en voie de disparition. Cette espèce est disparue du Canada pendant les annĂ©es 1930. Des programmes de rĂ©introduction en Alberta et en Saskatchewan, lancĂ©s en 1983, ont permis de rĂ©tablir les populations dans ces rĂ©gions et dans le nord du Montana. Le nombre d’individus et leur aire de rĂ©partition ont augmentĂ© depuis ce temps. Ainsi, on estime actuellement que ce nombre a doublĂ© depuis la dernière Ă©valuation du COSEPAC en 2000, pour atteindre 647 individus. La connectivitĂ© entre les populations s’est Ă©galement amĂ©liorĂ©e au cours de cette pĂ©riode, en particulier dans le nord du Montana.

Consultations

Le renard vĂ©loce a fait l’objet de cinq commentaires au cours de la pĂ©riode de consultations initiales. Deux commentaires formulĂ©s par des gouvernements provinciaux appuyaient une reclassification parmi les espèces menacĂ©es. Deux organisations non gouvernementales ont dit en avoir pris note et ne se sont pas opposĂ©es à la reclassification. Une organisation non gouvernementale s’est opposĂ©e à ce changement à une catĂ©gorie de moindre risque, en pointant des incohĂ©rences dans les donnĂ©es sur la population et en affirmant que le renard vĂ©loce n’a pas recolonisĂ© son ancienne aire de rĂ©partition et que l’espèce doit encore affronter la perte et la dĂ©gradation de son habitat. Le ministre de l’Environnement a examinĂ© ces prĂ©occupations et est persuadĂ© que l’analyse de donnĂ©es et l’application des critères par le COSEPAC Ă©taient appropriĂ©es, tant en ce qui a trait aux donnĂ©es sur la population qu’en ce qui touche la colonisation de l’habitat propice possible. En outre, les espèces menacĂ©es bĂ©nĂ©ficient Ă©galement d’un programme de rĂ©tablissement en vertu de la LEP, et le changement à une catĂ©gorie de moindre risque du renard vĂ©loce, d’espèce en voie de disparition à espèce menacĂ©e, ne ferait pas obstacle aux mesures de rĂ©tablissement. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu concernant l’inscription recommandĂ©e proposĂ©e de cette espèce pendant la pĂ©riode de consultations publiques suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

Capable d’atteindre 60 km l’heure, le renard vĂ©loce est l’un des animaux les plus rapides en AmĂ©rique du Nord. Comme mĂ©soprĂ©dateur, il est important pour la biodiversitĂ© des Prairies canadiennes. Le renard vĂ©loce joue Ă©galement un rôle essentiel dans la spiritualitĂ© de certaines cultures des Premières Nations du Canada.

Coûts

Les coûts affĂ©rents aux mesures d’attĂ©nuation seront liĂ©s au programme de rĂ©tablissement et aux plans d’action et seront Ă©valuĂ©s au moment de la formulation de ceux-ci.

Justification

Les populations de renards vĂ©loces au Canada ont augmentĂ© de 130 % entre 1996 et 2006. Cependant, ces estimations sont beaucoup trop prĂ©cises en raison de l’absence de limites de confiance associĂ©es à ces donnĂ©es. Depuis 2001, la population et la rĂ©partition sont demeurĂ©es stables, et l’habitat de cette espèce semble être saturĂ© au Canada. La plupart des amĂ©liorations de l’Ă©tat de la population dans son ensemble peuvent être attribuĂ©es aux populations du Montana, qui continuent d’afficher des tendances à la hausse, tant en nombre qu’en aire de rĂ©partition. La perte et la fragmentation de l’habitat au Canada, ainsi que la prĂ©dation et la menace de maladies (comme chez d’autres canidĂ©s) pourraient menacer le maintien du rĂ©tablissement de cette espèce. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le Programme de rĂ©tablissement du renard vĂ©loce à l’adresse suivante : www. registrelep-sararegistry.gc.ca/document/doc1459f/16_f.cfm.

Plantes

Iris du Missouri

Après réévaluation, le COSEPAC a placĂ© l’iris du Missouri parmi les espèces prĂ©occupantes en avril 2010; cette plante figurait auparavant parmi les espèces menacĂ©es. Cette superbe vivace se limite à 10 sites indigènes et est Ă©galement prĂ©sente dans quelques sites où elle semble avoir Ă©tĂ© introduite. Elle se trouve surtout dans les prairies du sud de l’Alberta. Plusieurs nouvelles populations ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes depuis la dernière Ă©valuation de cette espèce. On sait dĂ©sormais que l’aire occupĂ©e et la taille de la population totale de plantes indigènes sont supĂ©rieures à ce qu’on avait estimĂ©. Selon le rapport de situation du COSEPAC, cette espèce est soumise à la concurrence constante de plantes envahissantes. Par contre, les mesures de rĂ©tablissement ont attĂ©nuĂ© de beaucoup le phĂ©nomène de piĂ©tinement de cette plante dans les zones de pâturage intensif.

Consultations

Pendant la pĂ©riode de consultations initiale, deux commentaires visant l’iris du Missouri sont venus appuyer cette reclassification. L’une provenait d’une organisation non gouvernementale, et l’autre, d’un gouvernement provincial. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

L’iris du Missouri a une faible tolĂ©rance aux perturbations environnementales et a des exigences prĂ©cises en matière d’habitat. Cette espèce est prĂ©sente dans certains des milieux les plus menacĂ©s de l’Alberta. Aucun renseignement n’a permis de confirmer une utilisation de l’iris du Missouri par les peuples autochtones ou par d’autres groupes humains au Canada. Cependant, des utilisations mĂ©dicinales et cĂ©rĂ©moniales de cette plante ont Ă©tĂ© relevĂ©es chez certaines Premières Nations des États-Unis. La modification de la classification de cette espèce dĂ©sormais en rĂ©tablissement, d’« espèce menacĂ©e » à « espèce prĂ©occupante », permet dès lors de diriger les ressources vers d’autres espèces davantage à risque.

Coûts

Les coûts devraient être minimes, puisque la modification de la classification d’« espèce menacĂ©e » à « espèce prĂ©occupante » entraîne l’Ă©limination d’interdictions de la LEP. Par consĂ©quent, les coûts se limitent à l’Ă©laboration d’un plan de gestion.

Justification

La population totale de cette espèce au Canada semble stable, mais elle fluctue en taille. La population indigène totale en 2009 au Canada a Ă©tĂ© estimĂ©e entre 110 000 et 120 000 plantes; cependant, certains sites n’ont pas Ă©tĂ© visitĂ©s. Cette estimation a augmentĂ© de façon importante depuis le dernier rapport du COSEPAC en 1999, qui l’avait fixĂ©e à 7 500 plantes. Depuis 1999, deux populations relevĂ©es prĂ©cĂ©demment n’existent plus, et deux autres sont considĂ©rĂ©es comme possiblement disparues du pays. Un certain nombre de nouvelles populations ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes dans l’aire indigène connue, et plusieurs autres populations ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes, isolĂ©es des populations indigènes connues. L’augmentation de la taille de la population et le nombre de sites non rĂ©pertoriĂ©s prĂ©cĂ©demment sont davantage une indication de la coopĂ©ration et de la participation accrues des gestionnaires ou propriĂ©taires des terres, des recherches plus intensives et de l’accroissement de l’intĂ©rêt public pour les activitĂ©s de conservation et de gestion de cette espèce que d’un vĂ©ritable accroissement du nombre de populations existantes. On peut prĂ©sumer que ces « nouvelles » populations existaient dĂ©jà, mais il n’existe pas de donnĂ©es pour confirmer cette hypothèse.

Lachnanthe de Caroline

Après réévaluation, le COSEPAC a placĂ© la lachnanthe de Caroline parmi les espèces prĂ©occupantes en novembre 2009; cette plante figurait auparavant parmi les espèces menacĂ©es. Cette espèce de la plaine côtière de l’Atlantique hautement isolĂ©e est principalement restreinte, au Canada, à deux populations nombreuses et liĂ©es, sur des rivages lacustres dans le sud de la Nouvelle-Écosse. De nouveaux relevĂ©s exhaustifs et d’autres renseignements montrent que le risque de disparition de cette espèce est moins Ă©levĂ© que ce que l’on pensait auparavant. Son habitat des rivages lacustres a subi des pertes lentes, mais constantes, et il a diminuĂ© en qualitĂ© en raison de la construction de chalets et de rĂ©sidences au cours des 30 à 40 dernières annĂ©es. Comme le dĂ©crit le rapport de situation du COSEPAC, les pertes sont susceptibles de se poursuivre dans un avenir prĂ©visible en raison de l’arrivĂ©e de nouveaux ensembles rĂ©sidentiels et de la densification des ensembles existants, mais la proportion de l’habitat entamĂ© demeure rĂ©duite. Aussi, le nombre Ă©levĂ© d’individus à l’Ă©chelle locale et leur mode de reproduction asexuĂ©e attĂ©nuent la menace de sa disparition à court terme.

Consultations

Pendant la pĂ©riode de consultations initiale, deux commentaires concernant la lachnanthe de Caroline ont Ă©tĂ© reçus. Une organisation non gouvernementale a appuyĂ© son changement à une catĂ©gorie de moindre risque. Une personne du public s’y est opposĂ©e. Cette personne fondait son opposition sur le fait que la situation a très peu changĂ© depuis la dernière Ă©valuation en 2000 en ce qui a trait à l’aire de rĂ©partition limitĂ©e de l’espèce et aux rĂ©percussions des menaces auxquelles elle est confrontĂ©e. Aussi, le COSEPAC, dans son Ă©valuation, n’a pas tenu compte de nouvelles Ă©tudes exhaustives en cours. Enfin, la prĂ©occupation à l’effet que les activitĂ©s de rĂ©tablissement pourraient être compromises par ce changement à une catĂ©gorie de moindre risque a Ă©tĂ© soulevĂ©e. Le ministre de l’Environnement est satisfait que le COSEPAC ait tenu compte, dans son Ă©valuation, de tous les renseignements disponibles concernant le nombre d’individus, la rĂ©partition de la population, la nature des menaces et le taux de dĂ©clin de l’habitat. Après analyse, on a jugĂ© que le taux de dĂ©clin de l’habitat est faible lorsqu’on tient compte de la rĂ©partition de l’espèce et que ce dĂ©clin ne pose pas de menace de disparition de l’espèce à court terme. En outre, le COSEPAC a ajustĂ© ses critères d’Ă©valuation (fondĂ©s sur les critères de la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature) en 2001, dans la foulĂ©e d’une rĂ©vision semblable effectuĂ©e par l’Union internationale pour la conservation de la nature cette annĂ©e-là. Ces changements visaient à mieux reflĂ©ter les risques de disparition des espèces de la planète ou du pays. Ils ont vraisemblablement influencĂ© le COSEPAC dans sa rĂ©cente réévaluation des espèces vĂ©gĂ©tales, car certains des critères utilisĂ©s dans l’Ă©valuation de 2000 ne s’appliquent plus. Environnement Canada s’engage à soutenir les activitĂ©s de gestion pour les espèces en pĂ©ril inscrites sur la liste des espèces prĂ©occupantes. La lachnanthe de Caroline est incluse dans le document intitulĂ© Programme de rĂ©tablissement et plan de gestion plurispĂ©cifiques pour la flore de la plaine côtière de l’Atlantique au Canada et devrait continuer d’être visĂ©e par les objectifs de ce document en tant qu’espèce prĂ©occupante. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

La lachnanthe de Caroline revêt un intĂ©rêt dans le domaine biogĂ©ographique, même parmi ses nombreuses populations isolĂ©es de la plaine côtière de l’Atlantique dans le sud de la Nouvelle-Écosse, en raison de sa concentration fortement mĂ©ridionale dans son aire de rĂ©partition en AmĂ©rique. Très isolĂ©e à l’extrême nord de l’aire de rĂ©partition de l’espèce, la population situĂ©e au Canada pourrait s’avĂ©rer importante pour la diversitĂ© gĂ©nĂ©tique de l’espèce. Les peuples autochtones, dont les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse, ont utilisĂ© cette plante en teinture et en mĂ©decine, et on a dĂ©montrĂ© que les extraits de lachnanthe de Caroline ont des effets phototoxiques sur les micro-organismes. La biochimie inhabituelle de la lachnanthe de Caroline a Ă©galement fait l’objet d’une enquête, et des travaux ultĂ©rieurs pourraient rĂ©vĂ©ler des propriĂ©tĂ©s utiles qui lui confĂ©reraient une valeur Ă©conomique. On a Ă©galement observĂ© que la lachnanthe de Caroline servait de source de nourriture à la sauvagine, mais en raison de sa raretĂ©, elle n’est probablement pas importante à cet Ă©gard au Canada. La modification de la classification de cette espèce dĂ©sormais en rĂ©tablissement, d’« espèce menacĂ©e » à « espèce prĂ©occupante », permet dès lors de diriger les ressources vers d’autres espèces davantage à risque.

Coûts

Les coûts devraient être minimes, puisque la modification de la classification d’« espèce menacĂ©e » à « espèce prĂ©occupante » entraîne l’Ă©limination d’interdictions de la LEP. Par consĂ©quent, les coûts se limitent à l’Ă©laboration d’un plan de gestion.

Justification

Les estimations de la population de la lachnanthe de Caroline peuvent varier considĂ©rablement en fonction du pourcentage de plantes infertiles (environ 99,9 % de la population totale) considĂ©rĂ©es comme suffisamment matures pour la reproduction asexuĂ©e et sexuĂ©e. La taille relative des plantes fertiles et infertiles laisse croire qu’une certaine proportion des plantes infertiles est probablement mature. On ne peut Ă©valuer directement les tendances de la population, mais d’après les tendances en matière d’habitat, les populations sont susceptibles d’avoir dĂ©clinĂ© lentement, de façon continue, depuis plus de trois gĂ©nĂ©rations (15 ans) en raison de la construction de chalets et de rĂ©sidences, qui devrait se poursuivre dans un avenir prĂ©visible. Aucune perte, dans le passĂ© ou dans un avenir proche, ne devrait toucher plus de 30 % de la population totale.

ÉlĂ©ocharide tuberculĂ©e

En avril 2010, après réévaluation, le COSEPAC a placĂ© l’Ă©lĂ©ocharide tuberculĂ©e parmi les espèces prĂ©occupantes; cette plante figurait auparavant parmi les espèces menacĂ©es. Au Canada, ce carex existe uniquement le long des côtes tourbeuses et sablonneuses de six lacs du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. L’utilisation de vĂ©hicules tout-terrain le long des rives des deux plus grands lacs, où la plus grande partie de la population se trouve au Canada, a causĂ© la dĂ©gradation d’une partie de l’habitat de l’espèce. Selon le rapport de situation du COSEPAC, la construction de chalets et ses rĂ©percussions connexes (qualitĂ© de l’eau et perturbations de l’habitat) constituent actuellement des menaces limitĂ©es qui pourraient cependant s’intensifier dans le futur. De plus, des Ă©tudes poussĂ©es des habitats des rivages lacustres indiquent que cette espèce est un peu plus abondante que ce qui a Ă©tĂ© prĂ©alablement documentĂ©.

Consultations

Deux commentaires ont Ă©tĂ© formulĂ©s au cours de la pĂ©riode de consultations initiale au sujet de l’Ă©lĂ©ocharide tuberculĂ©e. Une organisation non gouvernementale a appuyĂ© son changement à une catĂ©gorie de moindre risque. Une personne du public s’y est opposĂ©e. Cette personne fondait son opposition sur le fait que la situation a très peu changĂ© depuis la dernière Ă©valuation en 2000 en ce qui a trait à l’aire de rĂ©partition limitĂ©e de l’espèce et aux rĂ©percussions des menaces auxquelles elle est confrontĂ©e. Aussi, le COSEPAC, dans son Ă©valuation, n’a pas tenu compte de nouvelles Ă©tudes exhaustives en cours. Enfin, la prĂ©occupation à l’effet que des activitĂ©s de rĂ©tablissement pourraient être compromises par ce changement à une catĂ©gorie de moindre risque a Ă©tĂ© soulevĂ©e. Le ministre de l’Environnement est satisfait que le COSEPAC ait tenu compte, dans son Ă©valuation, de tous les renseignements disponibles concernant le nombre d’individus, la rĂ©partition de la population, la nature des menaces et le taux de dĂ©clin de l’habitat. Après analyse, on a jugĂ© que le taux de dĂ©clin de l’habitat est faible lorsqu’on tient compte de la rĂ©partition de l’espèce et que ce dĂ©clin ne pose pas de menace de disparition de l’espèce à court terme. En outre, le COSEPAC a ajustĂ© ses critères d’Ă©valuation (fondĂ©s sur les critères de la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature) en 2001, dans la foulĂ©e d’une rĂ©vision semblable effectuĂ©e par l’Union internationale pour la conservation de la nature cette annĂ©e-là. Ces changements visaient à mieux reflĂ©ter les risques d’extinction ou de disparition des espèces. Ils ont vraisemblablement influencĂ© le COSEPAC dans sa rĂ©cente réévaluation des espèces vĂ©gĂ©tales, car certains des critères utilisĂ©s dans l’Ă©valuation de 2000 ne s’appliquent plus. Environnement Canada s’engage à soutenir les activitĂ©s de gestion pour les espèces en pĂ©ril inscrites sur la liste des espèces prĂ©occupantes. L’Ă©lĂ©ocharide tuberculĂ©e est incluse dans le document intitulĂ© Programme de rĂ©tablissement et plan de gestion plurispĂ©cifiques pour la flore de la plaine côtière de l’Atlantique au Canada et devrait continuer d’être visĂ©e par les objectifs de ce document en tant qu’espèce prĂ©occupante. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu concernant l’inscription recommandĂ©e proposĂ©e de cette espèce pendant la pĂ©riode de consultations publiques suivant la publication du dĂ©cret proposĂ© dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada.

Avantages

L’Ă©lĂ©ocharide tuberculĂ©e revêt un intĂ©rêt biogĂ©ographique, puisqu’elle constitue l’une des plantes endĂ©miques de la plaine côtière de l’Atlantique avec des populations isolĂ©es en Nouvelle-Écosse. Les populations de la Nouvelle-Écosse, très isolĂ©es à l’extrême nord de l’aire de rĂ©partition de l’espèce, pourraient abriter une diversitĂ© gĂ©nĂ©tique importante pour l’espèce. La modification de la classification de cette espèce dĂ©sormais en rĂ©tablissement, d’« espèce menacĂ©e » à « espèce prĂ©occupante », permet dès lors de diriger les ressources vers d’autres espèces davantage à risque.

Coûts

Les coûts devraient être minimes, puisque la modification de la classification d’« espèce menacĂ©e » à « espèce prĂ©occupante » entraîne l’Ă©limination d’interdictions de la LEP. Par consĂ©quent, les coûts se limitent à l’Ă©laboration d’un plan de gestion.

Justification

Dans la partie canadienne de son aire de rĂ©partition, l’Ă©lĂ©ocharide tuberculĂ©e se limite à des zones ouvertes de substrats tourbeux ou sablonneux et à des tapis flottants le long de rives lacustres. On la trouve dans la zone du littoral inondĂ©e chaque printemps et souvent inondĂ©e à la fin de l’Ă©tĂ© et à l’automne dans les annĂ©es humides, ce qui rend sa dĂ©tection difficile, certaines annĂ©es. La population totale dans chaque emplacement n’est pas bien Ă©valuĂ©e. Les inondations causĂ©es par les castors surviennent souvent dans un emplacement. Toutefois, elles pourraient avoir des effets neutres ou positifs à long terme si le niveau de l’eau s’en trouve ensuite rĂ©duit, Ă©tant donnĂ© qu’on a remarquĂ© que cette espèce nĂ©cessite une fluctuation des niveaux d’eau et qu’elle y semble bien adaptĂ©e, mais on ignore pendant combien de temps les plantes matures ou les banques de semences peuvent survivre aux inondations.

Mise en œuvre, application et normes de service

Environnement Canada et Parcs Canada ont Ă©laborĂ© une stratĂ©gie de conformitĂ© au dĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la LEP pour traiter des cinq premières annĂ©es de la mise en œuvre des activitĂ©s de promotion de la conformitĂ© et d’application de la loi liĂ©es aux interdictions gĂ©nĂ©rales. La stratĂ©gie de conformitĂ© porte uniquement sur la conformitĂ© aux interdictions gĂ©nĂ©rales pour les espèces inscrites aux catĂ©gories « disparue du pays », « en voie de disparition » ou « menacĂ©e » de l’annexe 1 de la LEP. La stratĂ©gie de conformitĂ© vise l’accroissement de la connaissance et de la comprĂ©hension du DĂ©cret par les collectivitĂ©s concernĂ©es, ainsi que l’adoption, par les membres de ces collectivitĂ©s touchĂ©es, de comportements qui contribueront à la conservation et à la protection globales des espèces sauvages en pĂ©ril. Elle vise aussi la conformitĂ© au DĂ©cret dans les collectivitĂ©s concernĂ©es. Enfin, elle cherche à accroître les connaissances de ces collectivitĂ©s au sujet des espèces en pĂ©ril.

La mise en œuvre du dĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la LEP comprend des activitĂ©s conçues pour encourager la conformitĂ© aux interdictions gĂ©nĂ©rales. Les initiatives de promotion de la conformitĂ© sont des mesures proactives qui encouragent la conformitĂ© volontaire à la loi par l’entremise d’activitĂ©s d’information et de diffusion et renforcent la sensibilisation et amĂ©liorent la comprĂ©hension des interdictions en offrant des explications en langage clair des exigences juridiques en vertu de la Loi. Environnement Canada et Parcs Canada feraient la promotion de la conformitĂ© aux interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP par des activitĂ©s qui pourraient comprendre la publication de ressources en ligne dans le Registre public des espèces en pĂ©ril, des fiches d’information, des envois postaux et des prĂ©sentations. Ces activitĂ©s viseraient prĂ©cisĂ©ment des groupes qui pourraient être touchĂ©s par le prĂ©sent dĂ©cret et dont les activitĂ©s pourraient contrevenir aux interdictions gĂ©nĂ©rales, y compris d’autres ministères du gouvernement fĂ©dĂ©ral, des Premières Nations, des propriĂ©taires fonciers privĂ©s, des pêcheurs rĂ©crĂ©atifs et commerciaux, des visiteurs de parcs nationaux et des utilisateurs rĂ©crĂ©atifs de vĂ©hicules tout-terrain sur des terres de parcs. La stratĂ©gie de conformitĂ© dĂ©crit les prioritĂ©s, les collectivitĂ©s touchĂ©es, les calendriers et les messages clĂ©s des activitĂ©s de conformitĂ©.

Au moment de l’inscription, les calendriers s’appliquent à la prĂ©paration des programmes de rĂ©tablissement, des plans d’action ou des plans de gestion. La mise en œuvre de ces plans peut entraîner des recommandations relatives à d’autres mesures rĂ©glementaires afin de protĂ©ger les espèces. Ces recommandations pourraient s’inspirer des dispositions d’autres lois canadiennes, telles que la LCOM, afin d’assurer la protection nĂ©cessaire.

La LEP prĂ©voit des sanctions pour les infractions à la Loi, y compris la responsabilitĂ© des coûts de procès, des amendes ou l’emprisonnement, des ententes des mesures de rechange, la saisie et la confiscation d’articles saisis ou des produits de leur disposition. La LEP prĂ©voit Ă©galement des inspections et des activitĂ©s de perquisition et de saisie menĂ©es par des agents d’application de la loi dĂ©signĂ©s en vertu de cette loi. En vertu des dispositions de pĂ©nalitĂ©s de la Loi, une personne morale reconnue coupable d’une infraction punissable par procĂ©dure sommaire est passible d’une amende ne dĂ©passant pas 300 000 $, une sociĂ©tĂ© sans but lucratif est passible d’une amende ne dĂ©passant pas 50 000 $ et toute autre personne est passible d’une amende ne dĂ©passant pas 50 000 $ ou d’un emprisonnement pour une durĂ©e ne dĂ©passant pas un an, ou des deux peines. Une personne morale reconnue coupable d’un acte criminel est tenue de verser une amende ne dĂ©passant pas 1 000 000 $, une sociĂ©tĂ© sans but lucratif est tenue de verser une amende ne dĂ©passant pas 250 000 $ et toute autre personne est passible d’une amende ne dĂ©passant pas 250 000 $ ou d’un emprisonnement pour une durĂ©e ne dĂ©passant pas cinq ans, ou des deux peines.

Personne-ressource

Caroline Ladanowski
Directrice
Division du soutien aux programmes des espèces sauvages
Service canadien de la faune
Environnement Canada
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
TĂ©lĂ©phone : 819-994-3432

Référence a
L.C. 2002, ch. 29

Référence 1
L.C. 2002, ch. 29

Référence 2
Des renseignements sur la Convention sur la diversitĂ© biologique sont disponibles à l'adresse suivante: www.cbd.int.

Référence 3
Rollins, K., et A. Lyke, titre : « The Case of Diminishing Marginal Existence Values », source de l’Ă©tude : Journal of Environmental Economics and Management, vol. 36, no 3, pp. 324-344, date de publication : 1-11-1998.

Référence 4
Wallmo, K. « Threatened and Endangered Species Valuation: Literature Review and Assessment » (en ligne) au www.st.nmfs.gov/st5/documents/bibliography/
Protected_Resources_Valuation%20.pdf#search='endangered%20species%20
economic%20valuation.

Référence 5
Ibid. 23.

Référence 6
Jakobsson, K. M., et A. K. Dragun, Contingent Valuation and Endangered Species: Methodological Issues and Applications. New Horizons in Environmental Economics Series, Elgar, Cheltenham (R.-U.) et Lyme (N. H.), distribuĂ© par l’American International Distribution Corporation, Williston (VT), 1996.

Référence 7
Évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur le Bourdon à tache rousse (Bombus affinis) au Canada.