Vol. 145, no 15 — Le 20 juillet 2011

Enregistrement

DORS/2011-143 Le 29 juin 2011

LOI CANADIENNE SUR LA PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT (1999)

ARCHIVÉ — Règlement modifiant le Règlement sur les carburants renouvelables

C.P. 2011-795 Le 29 juin 2011

Attendu que, conformément au paragraphe 332(1) (voir référence a) de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999) (voir référence b), le ministre de l'Environnement a fait publier dans la Gazette du Canada Partie I, le 26 février 2011, le projet de règlement intitulé Règlement modifiant le Règlement sur les carburants renouvelables, conforme en substance au texte ci-après, et que les intéressés ont ainsi eu la possibilité de présenter leurs observations à cet égard ou un avis d'opposition motivé demandant la constitution d'une commission de révision;

Attendu que le gouverneur en conseil estime que le Règlement sur les carburants renouvelables (voir référence c) ainsi modifié par ce projet de règlement pourrait contribuer sensiblement à prévenir ou à réduire la pollution atmosphérique;

Attendu que, aux termes du paragraphe 140(4) de cette loi, le ministre de l'Environnement a, avant de recommander la prise du règlement, proposé de consulter les gouvernements provinciaux ainsi que les membres du comité consultatif national qui sont des représentants de gouvernements autochtones,

À ces causes, sur recommandation du ministre de l'Environnement et en vertu des articles 140 (voir référence d) et 326 de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999) (voir référence e), Son Excellence le Gouverneur général en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur les carburants renouvelables, ci-après.

RÈGLEMENT MODIFIANT LE RÈGLEMENT SUR LES CARBURANTS RENOUVELABLES

MODIFICATIONS

1. (1) La dĂ©finition de « pĂ©riode prĂ©cĂ©dant la pĂ©riode de conformitĂ© visant le distillat », au paragraphe 1(1) du Règlement sur les carburants renouvelables (voir rĂ©fĂ©rence 1) , est remplacĂ©e par ce qui suit :

« pĂ©riode prĂ©cĂ©dant la pĂ©riode de conformitĂ© visant le distillat »
pre-distillate compliance period

« pĂ©riode prĂ©cĂ©dant la pĂ©riode de conformitĂ© visant le distillat » La pĂ©riode dĂ©butant le 15 dĂ©cembre 2010 et se terminant le 30 juin 2011.

(2) L'alinĂ©a a) de la dĂ©finition de « pĂ©riode de conformitĂ© visant le distillat », au paragraphe 1(1) du mĂŞme règlement, est remplacĂ© par ce qui suit :

  1. a) La période débutant le 1er juillet 2011 et se terminant le 31 décembre 2012;

2. (1) L'alinĂ©a 4(7)a) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

  1. a) s'agissant de l'article 29 — dans le cas oĂą le volume est celui d'un lot visĂ© aux sousalinĂ©as 29e)(iii) ou (iv) —, des alinĂ©as 32(1)d) ou (2)d) ou des paragraphes 32(4), (5) et (8), en mètres cubes, sous forme de nombre dĂ©cimal arrĂŞtĂ© Ă  la troisième dĂ©cimale, plutôt qu'en litres, si cette unitĂ© est indiquĂ©e dans les renseignements consignĂ©s;

(2) L'article 4 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (8), de ce qui suit :

Arrondissement des pourcentages des volumes

(9) Le pourcentage du volume de carburant renouvelable calculĂ© pour l'application de la dĂ©finition de « carburant Ă  haute teneur en carburant renouvelable » au paragraphe 1(1) ainsi que du paragraphe 17(1) est arrondi au nombre entier le plus proche et, en cas d'Ă©quidistance entre deux nombres entiers, au nombre entier pair le plus proche.

3. Les alinĂ©as 6(4)g) et h) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

  1. g) essence, carburant diesel ou mazout de chauffage vendu ou livré pour usage à Terre-Neuve-et-Labrador, aux Territoires du Nord-Ouest, au Yukon, au Nunavut et dans la partie de la province de Québec située au nord du soixantième degré de latitude nord;
    h) jusqu'au 31 dĂ©cembre 2012 inclusivement, carburant diesel ou mazout de chauffage vendu ou livrĂ© soit pour usage en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, Ă  l'Île -du-Prince Edouard et dans la partie de la province de QuĂ©bec situĂ©e au soixantième degrĂ© de latitude nord ou au sud de celle-ci;

4. La note marginale relative au paragraphe 8(2) de la version anglaise du mĂŞme règlement est remplacĂ©e par « Distillate pool ».

5. Le paragraphe 9(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Modification des renseignements

(2) En cas de modification des renseignements — autres que ceux visĂ©s aux alinĂ©as 1b) et c) de l'annexe 1 — fournis dans le rapport d'enregistrement, le fournisseur principal transmet au ministre un avis indiquant les nouveaux renseignements dans les cinq jours suivant la modification.

6. Le paragraphe 11(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Modification des renseignements

(2) En cas de modification des renseignements — autres que ceux visĂ©s aux alinĂ©as 1b) et c) de l'annexe 2 — fournis dans le rapport d'enregistrement, le participant volontaire transmet au ministre un avis indiquant les nouveaux renseignements dans les cinq jours suivant la modification.

7. La variable RFG de la formule figurant au paragraphe 21(2) de la version anglaise du mĂŞme règlement est remplacĂ©e par ce qui suit :

RFG is the volume, expressed in litres, that the primary supplier determined for RFG in accordance with subsection 8(1) for that gasoline compliance period; and

8. (1) La variable RFD de la formule figurant au paragraphe 22(2) de la version anglaise du mĂŞme règlement est remplacĂ©e par ce qui suit :

RFD is the volume, expressed in litres, that the primary supplier determined for RFD in accordance with subsection 8(2) for that distillate compliance period; and

(2) Le paragraphe 22(3) du même règlement est abrogé.

9. L'article 23 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Report prospectif — première pĂ©riode de conformitĂ© visant le distillat

22.1 (1) Le 30 septembre 2011, le fournisseur principal peut reporter à la première période de conformité visant le distillat les unités de conformité visant le distillat lui appartenant qui ont été créées avant le 1er juillet 2011 et qui n'ont pas été attribuées, aux termes du paragraphe 7(3), à la variable DtGDG prévue au paragraphe 8(1). Le nombre d'unités de conformité pouvant être reportées ne peut dépasser la valeur correspondant au nombre de litres qu'il a dans ses stocks de distillat, déterminé comme si la période précédant la période de conformité visant le distillat était la période de conformité visant le distillat en cause, multiplié par 0,004.

Indication

(2) Les renseignements visĂ©s Ă  l'article 31 et au paragraphe 32(6) et les rapports visĂ©s aux articles 33 et 39 qui ont trait Ă  la crĂ©ation, au transfert et Ă  la rĂ©ception dans le cadre d'un Ă©change, au report, Ă  l'annulation et Ă  l'attribution en application du paragraphe 7(3) Ă  la variable DtGDG prĂ©vue au paragraphe 8(1) d'unitĂ©s de conformitĂ© visant le distillat — au cours de la pĂ©riode commençant le 1er juillet 2011 et se terminant le 30 septembre 2011 — indiquent le nombre de ces unitĂ©s qui ont Ă©tĂ© créées :

  1. a) au cours de cette période;
  2. b) avant le 1er juillet 2011.

Déclaration écrite

(3) Le participant qui, au cours de la pĂ©riode commençant le 1er juillet 2011 et se terminant le 30 septembre 2011, transfère dans le cadre d'un Ă©change des unitĂ©s de conformitĂ© visant le distillat donne au fournisseur principal Ă  qui les unitĂ©s sont transfĂ©rĂ©es, au moment du transfert, une dĂ©claration Ă©crite prĂ©cisant le nombre de ces unitĂ©s qui ont Ă©tĂ© créées :

  1. a) au cours de cette période;
  2. b) avant le 1er juillet 2011.

Report prospectif — participant volontaire

23. Le participant volontaire peut, avant la fin de la pĂ©riode d'Ă©change liĂ©e Ă  une pĂ©riode de conformitĂ©, reporter ses unitĂ©s de conformitĂ© — Ă  concurrence du nombre d'unitĂ©s de conformitĂ© qu'il a créées durant la pĂ©riode de conformitĂ© en cause — Ă  la pĂ©riode de conformitĂ© suivante. Il est entendu qu'aucune unitĂ© visant le distillat ne peut ĂŞtre reportĂ©e Ă  la première pĂ©riode de conformitĂ© visant le distillat.

10. (1) Le passage du paragraphe 25(2) de la version anglaise du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l'alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

Exports

(2) For each litre of renewable fuel content in a batch of liquid petroleum fuel exported by a participant, or by one of their affiliates who is not a participant, during a compliance period, the participant must, before the end of the trading period in respect of the compliance period, cancel compliance units that were created during, or carried forward or carried back into, the compliance period as follows :

(2) L'article 25 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (4), de ce qui suit :

Utilisation de biobrut comme matière première

(5) Si, au cours d'une pĂ©riode de conformitĂ©, le fournisseur principal produit du carburant Ă  base de pĂ©trole liquide Ă  une installation qui utilise du biobrut comme matière première et que, par la suite, ce dernier ou un de ses affiliĂ©s exporte tout volume du carburant au cours de la pĂ©riode d'Ă©change liĂ©e Ă  la pĂ©riode de conformitĂ© en cause, le fournisseur principal annule, avant la fin de cette pĂ©riode, les unitĂ©s de conformitĂ© ci-après, sauf celles relatives aux volumes de carburant exportĂ©s pour lesquels il peut dĂ©montrer qu'ils ont Ă©tĂ© produits Ă  partir d'une matière première ne comprenant pas de biobrut :

  1. a) s'il s'agit de carburant diesel ou de mazout de chauffage, un nombre d'unités de conformité visant le distillat égal au nombre d'unités de conformité visant le distillat créées aux termes des paragraphes 15(1) et (2), au cours de la période de conformité, en raison de l'utilisation de biobrut comme matière première pour produire le carburant à base de pétrole liquide à l'installation, multiplié par le volume de carburant exporté puis divisé par la somme des volumes de carburant diesel et de mazout de chauffage produits à l'installation au cours de la période de conformité;
  2. b) dans les autres cas, un nombre d'unitĂ©s de conformitĂ© visant l'essence Ă©gal au nombre d'unitĂ©s de conformitĂ© visant l'essence créées aux termes du paragraphe 15(2), au cours de la pĂ©riode de conformitĂ©, en raison de l'utilisation de biobrut comme matière première pour produire le carburant Ă  base de pĂ©trole liquide Ă  l'installation, multipliĂ© par le volume de carburant exportĂ© puis divisĂ© par le volume de carburant — autre que le carburant diesel et le mazout de chauffage — produit Ă  l'installation au cours de la pĂ©riode de conformitĂ©.

1er octobre 2011 — unitĂ©s de conformitĂ© visant le distillat

(6) À compter du 1er octobre 2011, toutes les unités de conformité visant le distillat que possède le participant et qui ont été créées avant le 1er juillet 2011 sont annulées, sauf si elles ont été reportées en application du paragraphe 22.1(1) ou attribuées, aux termes du paragraphe 7(3), à la variable DtGDG prévue au paragraphe 8(1) pour la première période de conformité visant l'essence.

11. (1) Le paragraphe 28(3) de la version française du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Non-application — aucune unitĂ© créée

(3) Les paragraphes (1) et (2) ne s'appliquent pas, Ă  l'Ă©gard d'une pĂ©riode de conformitĂ© donnĂ©e, au producteur ou Ă  l'importateur de carburant renouvelable qui Ă©tablit, documents Ă  l'appui — lesquels sont transmis au ministre avec le rapport requis aux termes du paragraphe 34(4) —, qu'aucune unitĂ© de conformitĂ© n'a Ă©tĂ© créée Ă  partir du carburant renouvelable qu'il a produit ou importĂ© au cours de cette pĂ©riode de conformitĂ©.

(2) Le paragraphe 28(4) du même règlement est abrogé.

12. (1) Le passage du paragraphe 31(1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l'alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

Livre des unités de conformité

31. (1) Pour la pĂ©riode d'Ă©change liĂ©e Ă  chaque pĂ©riode de conformitĂ©, le participant consigne, dans un livre des unitĂ©s de conformitĂ©, les renseignements relatifs Ă  ses unitĂ©s visant l'essence et Ă  celles visant le distillat, selon le cas, qu'il a :

(2) L'alinĂ©a 31(1)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

  1. b) transférées ou reçues dans le cadre d'un échange ou annulées durant la période d'échange liée à la période de conformité;

(3) Le paragraphe 31(2) du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l'alinĂ©a l), de ce qui suit :

  1. l.1) le nombre de ses unités annulées aux termes du paragraphe 25(5);
    l.2) le nombre de ses unités annulées aux termes du paragraphe 25(6);

13. L'alinĂ©a 32(3)a) du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le sous-alinĂ©a (ii), de ce qui suit :

  1. (iii) soit mélangé par la suite à une installation de mélange pour produire du carburant à base de pétrole liquide qui n'est pas un carburant à haute teneur en carburant renouvelable;

14. (1) Le paragraphe 34(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Modification des renseignements

(2) En cas de modification des renseignements — autres que ceux visĂ©s aux alinĂ©as 1b) et c) de l'annexe 6 — fournis dans le rapport d'enregistrement, le producteur ou l'importateur transmet au ministre un avis indiquant les nouveaux renseignements dans les cinq jours suivant la modification.

(2) L'alinĂ©a 34(3)e) de la version anglaise du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

  1. (e) for a batch that was imported, the province via which importation occurred, the date of importation of the batch and its country of origin;

(3) Le passage de l'alinĂ©a 34(3)g) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant le sous-alinĂ©a (ii) est remplacĂ© par ce qui suit :

  1. g) le cas Ă©chĂ©ant et si l'information est connue, le fait que le lot de carburant renouvelable doit ĂŞtre exportĂ© et :
    1. (i) dans le cas où il est vendu pour exportation par le producteur ou l'importateur avant son exportation, la province dans laquelle le lot se trouvait quand la propriété de ce lot a été transférée par la vente,

15. Le paragraphe 35(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Modification des renseignements

(2) En cas de modification des renseignements — autres que ceux visĂ©s aux alinĂ©as 1b) et c) de l'annexe 8 — fournis dans le rapport sur les mĂ©thodes de mesure, la personne transmet au ministre un avis indiquant les nouveaux renseignements dans les cinq jours suivant la modification.

16. Ă€ l'article 39 de la version française du mĂŞme règlement, « 15 dĂ©cembre 2011 » est remplacĂ© par « 15 dĂ©cembre 2010 ».

17. Le paragraphe 40(3) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Exigences visant le distillat

(3) Le paragraphe 5(2) entre en vigueur le 1er juillet 2011.

18. La mention « (paragraphe 9(1))  » qui suit le titre « ANNEXE 1 », Ă  l'annexe 1 du mĂŞme règlement, est remplacĂ©e par « (paragraphe 3(2) et article 9) ».

19. La mention « (paragraphe 11(1)) » qui suit le titre « ANNEXE 2 », Ă  l'annexe 2 du mĂŞme règlement, est remplacĂ©e par « (alinĂ©a 11(1)b), paragraphe 11(2) et article 5 de l'annexe 1) ».

20. L'article 3 de l'annexe 4 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

3. Le volume, exprimĂ© en litres :

  1. a) dans le cas de la première période de conformité visant l'essence, de ses stocks de distillats, déterminé comme si la période précédant la période de conformité visant le distillat était la période de conformité visant le distillat;
  2. b) dans les autres cas, de ses stocks de distillat.

21. L'article 5 de l'annexe 5 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l'alinĂ©a c), de ce qui suit :

  1. d) le nombre d'unités de conformité visant l'essence et de celles visant le distillat qui ont été annulées en application du paragraphe 25(5) du présent règlement.

22. L'article 10 de l'annexe 5 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l'alinĂ©a c), de ce qui suit :

  1. c.1) elles n'ont été ni reportées prospectivement ni attribuées aux termes du paragraphe 25(6) du présent règlement;

23. La mention « (paragraphe 34(1)) » qui suit le titre « ANNEXE 6 », Ă  l'annexe 6 du mĂŞme règlement, est remplacĂ©e par « (paragraphes 3(2) et 34(1) et (2) ».

24. La mention « (paragraphe 35(1)) » qui suit le titre « ANNEXE 8 », Ă  l'annexe 8 du mĂŞme règlement, est remplacĂ©e par « (paragraphes 35(1) et (2) ».

ENTRÉE EN VIGUEUR

25. (1) Sous réserve du paragraphe (2), le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

(2) Les articles 5 et 6, le paragraphe 14(1) et l'article 15 entrent en vigueur soixante jours après la date d'enregistrement du présent règlement.

RÉSUMÉ DE L'ÉTUDE D'IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Ce résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé


Question : Les gaz à effet de serre (GES) sont les principaux contributeurs au changement climatique. Les sources d’émissions de GES les plus importantes sont d’origine anthropique, principalement en raison de la combustion de combustibles fossiles. Les émissions de GES ont augmenté considérablement depuis la révolution industrielle, et cette tendance se poursuivra probablement si aucune mesure n’est prise. En 2008, les émissions de GES du secteur des transports représentaient environ 27 % de l’inventaire canadien des émissions. À l’échelle nationale, les données historiques révèlent que les émissions en 2008 étaient d’environ 19 % au-dessus des niveaux de 1990. Le gouvernement du Canada s’est engagé à réduire les émissions totales de GES du Canada de 17 %, par rapport aux niveaux de 2005, d’ici 2020.

Le Règlement sur les carburants renouvelables (le Règlement), publié dans la Partie II de la Gazettedu Canada le 1er septembre 2010, comprend des dispositions exigeant une teneur moyenne de 2 % de contenu renouvelable dans le diesel et le mazout de chauffage. Le Règlement ne précise aucune date de début pour cette exigence, car elle a été soumise à la démonstration de la faisabilité technique selon les conditions canadiennes.

Une évaluation de Ressources naturelles Canada (RNCan) dans le cadre de l’Initiative de démonstration nationale sur le diesel renouvelable (IDNDR) a démontré que le diesel renouvelable peut répondre aux normes reconnues de l’industrie pétrolière canadienne, sous réserve de certains facteurs temporels concernant l’état de préparation de l’infrastructure.

En finalisant la date d’entrée en vigueur, le gouvernement a étudié minutieusement tous les commentaires reçus et soupesé les intérêts en jeu. Afin de répondre aux répercussions de la concurrence sur les raffineurs de l’Est et le besoin de réduire au minimum les retards pour soutenir les progrès du secteur canadien du biodiesel, une exemption permanente est fournie pour le carburant diesel et le mazout de chauffage vendus à Terre-Neuve-et-Labrador et des exemptions temporaires sont fournies pour la première période de conformité pour le carburant diesel et le mazout de chauffage vendus au Québec et dans toutes les provinces de l’Atlantique. D’autres assouplissements dans le Règlement comprennent une première période de conformité prolongée, telle qu’elle a été proposée dans la Partie I de la Gazette du Canada, et ceux déjà présents dans le Règlement initial, soient : la mise en œuvre des dispositions concernant le report prospectif des unités de conformité pré-distillat, l’échange des unités de conformité, le report rétrospectif des unités de conformité et d’autres flexibilités déjà présentes dans le Règlement. L’exigence relative à la teneur de 2 % est mise en place par cette modification et la date d’entrée en vigueur est le 1er juillet 2011.

Description : Le Règlement modifiant le Règlement sur les carburants renouvelables (les modifications) établit une date d’entrée en vigueur pour l’exigence relative à la teneur de 2 % en carburant renouvelable dans le diesel et le mazout de chauffage. L’entrée en vigueur de cette exigence permettra d’autres réductions d’émissions de gaz à effet de serre en plus des réductions estimatives découlant de l’exigence d’une teneur de 5 % dans l’essence déjà prévue au Règlement. De plus amples détails sur l’évaluation, les activités d’établissement de rapports et d’évaluations liées à l’exigence de 5 % du Règlement sur les carburants renouvelables sont disponibles dans le Résumé de l’étude d’impact de la réglementation (RÉIR) qui a été publié avec le Règlement, le 1er septembre 2010, dans la Partie II de la Gazette du Canada (voir référence 2).

Le Règlement comprend déjà des dispositions intégrales qui exigent que les producteurs et importateurs de diesel et de mazout de chauffage prévoient une teneur moyenne annuelle en carburant renouvelable équivalant à au moins 2 % du volume de distillats qu’ils produisent et importent. L’article 17 des modifications modifierait le paragraphe 40(3) du Règlement en vue d’établir au 1er juillet 2011 la date d’entrée en vigueur de l’exigence relative à la teneur moyenne de 2 % en carburant renouvelable dans le diesel et le mazout de chauffage.

On estime que les modifications se traduiront par une réduction progressive des émissions de GES d’environ 1 mégatonne (Mt) d’équivalent de dioxyde de carbone (éq CO2) par année directement imputable à l’exigence de la teneur de 2 %. Les modifications permettent de s’acquitter des engagements prévus dans la Stratégie sur les carburants renouvelables qui vise à réduire les émissions de GES des carburants liquides à base de pétrole et à renforcer la demande de carburants renouvelables au Canada.

Outre les avantages généraux pour l’environnement, l’un des principaux facteurs soutenant la production et l’utilisation des carburants renouvelables réside dans les avantages qu’elles peuvent apporter au secteur agricole et rural du Canada. En effet, une production accrue de carburants renouvelables au Canada fera augmenter la demande locale en matières premières et offrira de nouveaux marchés pour les cultures des producteurs agricoles canadiens. Par exemple, les installations de production de biodiesel pourraient offrir un marché pour le canola hors grade, qui ne convient pas au marché alimentaire.

Fournir aux producteurs agricoles la possibilité d’investir dans des projets rentables de carburants renouvelables et d’élaborer de tels projets qui utilisent des produits agricoles comme intrants contribuera à créer un flux positif de revenus qui pourrait être plus indépendant des fluctuations des prix des produits de base. Cela permettrait également de favoriser une approche qui va au-delà de la simple production de produits pour se concentrer sur de nouvelles façons d’ajouter de la valeur à la biomasse produite sur les fermes. Les usines de carburant renouvelable injecteraient des dépenses supplémentaires dans les économies rurales locales, élargissant du même coup leur assiette fiscale et créant des emplois supplémentaires à l’échelle locale.

Énoncé des coûts et avantages: Sur une période de 25 ans, les modifications se traduiront par une réduction cumulative de 23,6 Mt d’éq CO2 des émissions de GES (soit une réduction moyenne progressive d’environ 1 Mt éq CO2 par année). Bien qu’il soit difficile de quantifier et de monétiser toute la gamme des avantages attribuables aux modifications, et qu’un tel exercice ne tienne pas compte des avantages socio-économiques généraux associés à la gamme complète des éléments du changement climatique au Canada et de la Stratégie des carburants renouvelables, on estime que les modifications auront des retombées globales pour le Canada de l’ordre de 10,4 milliards de dollars sur une période de 25 ans. Cela comprendrait la valeur des avantages de la réduction des GES d’une valeur estimative actuelle d’environ 495 millions de dollars, en utilisant un coût social du carbone d’une valeur de 25 $ la tonne en 2010 et le coût évité du diesel déplacé et du mazout de chauffage d’une valeur estimative actuelle de 9,9 milliards de dollars. Il y a d’autres avantages complémentaires pour l’économie attribuables aux modifications, y compris les avantages liés à un plus grand nombre d’emplois et aux revenus accrus résultant d’une plus grande production de carburants renouvelables. D’autres initiatives gouvernementales visant à améliorer l’efficacité des véhicules et à développer la prochaine génération des technologies de production de carburants renouvelables devraient également, au fil du temps, contribuer à la réduction des émissions de GES et à l’obtention d’avantages socio-économiques.

La valeur actualisée des coûts liés aux modifications est évaluée à 12,8 milliards de dollars. Les coûts de production supplémentaires de biodiesel sont évalués à 4,8 milliards de dollars. Les producteurs et les importateurs de carburant engageraient des coûts estimatifs de 7,8 milliards de dollars, comprenant le coût d’achat de kérosène, utilisé comme diluant biodiesel, ainsi que les investissements en immobilisation nécessaires pour mettre à niveau ou modifier les installations de raffinage et les systèmes de distribution et de mélange. Les coûts supplémentaires pour les consommateurs sont évalués à 201,7 millions de dollars et résultent de l’augmentation de la consommation de carburant en raison de la faible teneur en énergie du kérosène utilisé dans les mélanges de biodiesel.

Dans l’ensemble, les modifications devraient se traduire par un coût net de 2,4 milliards de dollars sur 25 ans ou un coût moyen net d’environ 94 millions de dollars par année. Une analyse de sensibilité révèle que ce coût net pourrait varier quelque peu selon la valeur de certaines variables clés.

Incidences sur les entreprises et les consommateurs : La répartition des répercussions sur l’industrie serait relativement inégale à l’échelle du pays, en partie en raison des mandats existants dans les provinces de l’Ouest et de la disponibilité des carburants renouvelables. Ainsi, les modifications devraient avoir des répercussions minimales dans certaines provinces de l’Ouest (comme la Colombie-Britannique, le Manitoba et l’Alberta) où le mélange biodiesel-diesel est déjà disponible, tandis que la majeure partie des répercussions se feraient sentir dans les régions où les exigences provinciales relatives au carburant renouvelable ne sont pas encore en place.

Le secteur de production des carburants renouvelables a tout à gagner en termes de croissance de sa capacité de production découlant de l’augmentation de la demande de carburants renouvelables. Une certaine augmentation du nombre d’emplois et d’autres activités économiques pour le secteur pourrait résulter de cette expansion.

Les consommateurs seront aussi touchés par une légère augmentation du prix du carburant à la pompe puisque les producteurs de carburant vont refiler les coûts différentiels à la chaîne d’approvisionnement. L’ampleur exacte de la répercussion sur les prix, compte tenu des différences entre les régions et les fournisseurs de carburant, est difficile à prédire, mais sera relativement faible. Dans le cas où tous les coûts de l’industrie seraient refilés aux consommateurs, on estime que l’augmentation moyenne des prix pour le mélange de biodiesel au cours de la période de 25 ans serait d’environ un tiers d’un cent le litre, un montant susceptible d’être imperceptible en comparaison des fluctuations quotidiennes habituelles des prix auxquelles est confronté le marché du diesel.

Mesures de rendement etplan d’évaluation : L’évaluation du Règlement sera axée sur le volume de carburant renouvelable mélangé à du carburant liquide à base de pétrole au Canada. Un plan d’évaluation et de mesure du rendement (PEMR) détaillé a été élaboré pour le Règlement sur les carburants renouvelables. Le PEMR fait l’objet d’une révision afin d’inclure des éléments relatifs à l’exigence proposée relative à une teneur de 2 % de carburant renouvelable pour le carburant diesel et le mazout de chauffage. La version révisée du PEMR sera disponible, sur demande, auprès d’Environnement Canada.


Question

Les gaz Ă  effet de serre (GES) sont les principaux contributeurs au changement climatique. Les sources d'Ă©missions de GES les plus importantes sont d'origine anthropique, rĂ©sultant principalement de la combustion de combustibles fossiles. Les Ă©missions de GES ont augmentĂ© considĂ©rablement depuis la rĂ©volution industrielle et cette tendance devrait probablement se poursuivre si aucune mesure n'est prise. Les donnĂ©es historiques rĂ©vèlent que les Ă©missions en 2008 Ă©taient d'environ 19 % au-dessus des niveaux de 1990. Le gouvernement du Canada s'est engagĂ© Ă  rĂ©duire les Ă©missions totales de GES du Canada de 17 %, par rapport aux niveaux de 2005, d'ici 2020.

En 2008, les Ă©missions de GES du secteur du transport reprĂ©sentaient environ 27 % de l'inventaire canadien des Ă©missions. Les rĂ©sultats de la modĂ©lisation effectuĂ©e par Ressources naturelles Canada (RNCan) indiquent que l'utilisation de carburants renouvelables dans les carburants liquides Ă  base de pĂ©trole pour le transport peut contribuer Ă  rĂ©duire les Ă©missions de GES sur la base du cycle de vie.

Le Règlement sur les carburants renouvelables (le Règlement), publiĂ© le 1er septembre 2010 dans la Partie II de la Gazette du Canada, comprend des dispositions exigeant une teneur moyenne de 2 % en carburant renouvelable dans le diesel et le mazout de chauffage, mais ne prĂ©cise aucune date d'entrĂ©e en vigueur pour cette exigence. Cette exigence a fait l'objet d'une dĂ©monstration de la faisabilitĂ© technique dans des conditions canadiennes, qui a Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e par RNCan, dans le cadre de l'Initiative de dĂ©monstration nationale sur le diesel renouvelable (IDNDR). En consultation avec Environnement Canada, Agriculture et Agroalimentaire Canada et Transports Canada, sept projets de dĂ©monstration ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s par des intervenants avec le soutien financier de l'IDNDR. Outre ces projets, une Ă©tude sur l'Ă©tat de prĂ©paration de l'infrastructure de distribution du pĂ©trole canadien a aussi Ă©tĂ© menĂ©e par l'entremise de l'IDNDR. Les renseignements et l'expĂ©rience techniques obtenus grâce aux projets de l'IDNDR ont menĂ© Ă  la conclusion que le diesel renouvelable peut rĂ©pondre aux normes reconnues de l'industrie canadienne du pĂ©trole, sous rĂ©serve de certains facteurs temporels liĂ©s Ă  l'Ă©tat de prĂ©paration de l'infrastructure (voir rĂ©fĂ©rence 3).

Maintenant que la faisabilitĂ© technique a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ©e, Environnement Canada modifie le Règlement afin que la date d'entrĂ©e en vigueur soit fixĂ©e au 1er juillet 2011 en ce qui concerne l'exigence relative Ă  la teneur moyenne de 2 % en carburant renouvelable dans le diesel et le mazout de chauffage.

Objectifs

Le Règlement modifiant le Règlement sur les carburants renouvelables (les modifications) Ă©tablit une date d'entrĂ©e en vigueur pour l'exigence relative Ă  la teneur moyenne de 2 % en carburant renouvelable dans le diesel et le mazout de chauffage. L'entrĂ©e en vigueur de cette exigence permettra des rĂ©ductions additionnelles au niveau des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre, en plus des rĂ©ductions dĂ©coulant de l'exigence de la teneur de 5 % en carburant renouvelable dans l'essence dĂ©jĂ  prĂ©vue au Règlement (voir la figure 1 ci-dessous). Elle Ă©tablira aussi une demande en contenu renouvelable dans le diesel au Canada et procurera Ă  l'industrie des carburants renouvelables la certitude rĂ©glementaire nĂ©cessaire pour obtenir des investissements qui serviront Ă  la construction de nouvelles usines de production et assurer un approvisionnement adĂ©quat en carburants renouvelables pour le marchĂ© canadien.

Figure 1 : Estimation des rĂ©ductions des Ă©missions de GES dĂ©coulant du Règlement sur les carburants renouvelables

Diagramme

Description

Les modifications

Le Règlement renferme dĂ©jĂ  des dispositions exhaustives qui exigent que les producteurs et importateurs de diesel et de mazout de chauffage prĂ©voient une teneur moyenne annuelle en carburant renouvelable Ă©quivalant Ă  au moins 2 % du volume de distillats qu'ils produisent et importent. Cependant, le Règlement ne prĂ©cise aucune date d'entrĂ©e en vigueur pour cette exigence. L'article 17 des modifications modifie le paragraphe 40(3) du Règlement en vue d'Ă©tablir au 1er juillet 2011 la date d'entrĂ©e en vigueur de l'exigence relative Ă  la teneur moyenne de 2 % en carburant renouvelable dans le diesel et le mazout de chauffage. Cette exigence se traduit par les changements suivants :

  • Le paragraphe 1(1) clarifie la dĂ©finition de « pĂ©riode prĂ©cĂ©dant la pĂ©riode de conformitĂ© visant le distillat » en incluant de façon explicite les dates exactes, soit du 15 dĂ©cembre 2010 au 30 juin 2011. Cela n'entraĂ®ne aucun changement aux exigences rĂ©elles;
  • Le paragraphe 1(2) clarifie la dĂ©finition de « pĂ©riode de conformitĂ© visant le distillat » en incluant de façon explicite les dates exactes; en l'occurrence, la première pĂ©riode de conformitĂ© s'Ă©chelonne du 1er juillet 2011 au 31 dĂ©cembre 2012. Cela n'entraĂ®ne aucun changement aux exigences rĂ©elles.

En rĂ©ponse aux commentaires des intervenants, le gouvernement a Ă©tudiĂ© minutieusement tous les commentaires reçus et soupesĂ© les intĂ©rĂŞts en jeu. Afin de rĂ©pondre aux rĂ©percussions de la concurrence sur les raffineurs de l'Est et le besoin de rĂ©duire au minimum les retards pour soutenir les progrès du secteur canadien du biodiesel, quelques Ă©lĂ©ments de souplesse transitoire ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s aux modifications. Pour la première pĂ©riode de conformitĂ© et pour les distillats seulement, l'article 3 permet Ă  un fournisseur primaire de soustraire de ses stocks de distillat le volume du carburant diesel et de mazout de chauffage qui est vendu ou livrĂ© aux fins d'utilisation au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, Ă  l'Île-du-Prince-Édouard ou au QuĂ©bec au sud du 60°N de latitude. De plus, pour toutes les pĂ©riodes de conformitĂ© pour les distillats, l'article 3 permet Ă©galement Ă  un fournisseur primaire de soustraire de ses stocks de distillat le volume du carburant diesel et de mazout de chauffage qui est vendu ou livrĂ© aux fins d'utilisation Ă  Terre-Neuve-et-Labrador.

De plus, Environnement Canada et les intervenants de l'industrie ont identifiĂ© certains enjeux, des incohĂ©rences mineures et un manque de clartĂ© dans des parties du texte de rĂ©glementation depuis sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada. Les modifications englobent Ă©galement les rĂ©visions suivantes Ă  ce sujet :

  • Le paragraphe 2(1) corrige l'alinĂ©a 4(7)a) du Règlement en retirant l'extrait « ou les rapports ». Les diverses clauses citĂ©es Ă  cet alinĂ©a ne traitent pas des rapports;
  • Le paragraphe 2(2) ajoute un nouveau paragraphe 4(9) au Règlement qui clarifie les règles sur la dĂ©termination des pourcentages de carburant renouvelable dans le pĂ©trole dĂ©terminĂ©s aux fins de la dĂ©finition de « carburant Ă  haute teneur en carburant renouvelable » ou du paragraphe 17(1) du Règlement. Selon les normes actuelles de l'industrie, ces pourcentages doivent ĂŞtre arrondis au prochain pourcentage entier ou, si la valeur se trouve Ă  distance Ă©gale entre deux pourcentages entiers, au pourcentage entier pair le plus près;
  • L'article 4 rĂ©vise la note en marge dans la version anglaise du paragraphe 8(2) du Règlement, de « Distillate » Ă  « Distillate pool », ce qui correspond aux notes en marge des paragraphes 5(2) et 6(2) du Règlement;
  • Les articles 5 et 6, le paragraphe 14(1) et l'article 15 modifient l'exigence d'envoyer un avis de changement des renseignements relatifs Ă  l'inscription, en vertu des paragraphes 9(2), 11(2), 34(2) ou 35(2) du Règlement, en exigeant maintenant un tel avis cinq jours après le changement du nom ou de l'adresse de l'entreprise. En vertu du paragraphe 25(2), ces dispositions entrent en vigueur 60 jours après l'inscription des modifications;
  • L'article 7 et le paragraphe 8(1) retirent l'extrait « the description » des dĂ©finitions anglaises de RFG et RFD aux paragraphes 21(2) et 22(2) du Règlement. Ces extraits sont superflus;
  • L'article 9 combine tous les changements aux dispositions liĂ©es au report des unitĂ©s de conformitĂ© pour le distillat Ă  la première pĂ©riode de conformitĂ© pour le distillat. Ces dispositions ont prolongĂ© la pĂ©riode d'Ă©change pour ces unitĂ©s de trois mois. Cette pĂ©riode d'Ă©change prolongĂ©e exige une diffĂ©renciation par gĂ©nĂ©ration de ces unitĂ©s de conformitĂ© de celles créées pendant ces trois mois ainsi qu'une dĂ©claration par Ă©crit relativement Ă  leur gĂ©nĂ©ration. En raison de la combinaison de ces dispositions en un article, le paragraphe 8(2) de la modification annule les dispositions existantes en vertu du paragraphe 22(3) du Règlement. Puisque la date de mise en Ĺ“uvre est maintenant connue, l'article 9 simplifie Ă©galement l'article 23 du Règlement en supprimant des renvois aux pĂ©riodes de conformitĂ© pour l'essence qui prĂ©cèdent la première pĂ©riode de conformitĂ© pour le distillat, puisque ces pĂ©riodes n'existent plus;
  • Le paragraphe 10(1) ajoute le mot « contenu » après « carburant renouvelable » au paragraphe 25(2) dans la version anglaise pour assurer la cohĂ©rence avec la version française et d'autres parties du Règlement;
  • Le paragraphe 10(2) ajoute un nouveau paragraphe 25(5) au Règlement qui prĂ©cise que les unitĂ©s de conformitĂ© qui Ă©taient créées en raison de l'utilisation du biobrut devront ĂŞtre annulĂ©es en proportion avec le volume de contenu de biobrut dans le carburant exportĂ© produit Ă  partir de ce biobrut;
  • Le paragraphe 10(2) ajoute Ă©galement un nouveau paragraphe 25(6) au Règlement qui prĂ©cise que les unitĂ©s de conformitĂ© pour le distillat en excès dont un participant volontaire est le propriĂ©taire Ă  la fin de la pĂ©riode de conformitĂ© pour le distillat sont annulĂ©es. Le paragraphe 12(3) et les articles 21 et 22 des modifications ajoutent des exigences liĂ©es Ă  la tenue de dossiers et Ă  l'Ă©tablissement de rapports sur les renseignements concernant de telles annulations au paragraphe 31(2) et Ă  l'annexe 5 du Règlement;
  • Le paragraphe 11(1) est une rĂ©vision de la version française du paragraphe 28(3) du Règlement afin qu'il cadre avec la version anglaise;
  • Le paragraphe 11(2) annule le paragraphe 28(4) du Règlement puisque la date de mise en Ĺ“uvre est maintenant connue;
  • Le paragraphe 12(1) reformule le paragraphe 31(1) du Règlement pour clarifier l'exigence de consigner l'information dans un livre des unitĂ©s de conformitĂ©. Par suite de ces changements, le paragraphe 12(2) modifie « et » en faveur de « ou » Ă  la fin de la version anglaise de l'alinĂ©a 31(1)b) du Règlement;
  • L'article 13 ajoute un nouveau sous-alinĂ©a 32(3)a)(iii) au Règlement pour prĂ©voir la crĂ©ation d'unitĂ©s de conformitĂ© pour un procĂ©dĂ© de mĂ©lange en deux Ă©tapes qui produit au dĂ©part du carburant Ă  teneur Ă©levĂ©e en carburant renouvelable, plus tard mĂ©langĂ© de nouveau Ă  du carburant dont la teneur en carburant renouvelable n'est plus Ă©levĂ©e. Certaines entreprises envisagent ce mĂ©lange en deux Ă©tapes, surtout pour le biodiesel; avec cette mĂ©thode, le B50 peut ĂŞtre conservĂ© Ă  l'Ă©tat non chauffĂ© et remĂ©langĂ© ensuite pour crĂ©er du B5;
  • Le paragraphe 14(2) de la version anglaise corrige l'orthographe du mot « occurred » Ă  l'alinĂ©a 34(3)e) du Règlement et le paragraphe 14(3) des modifications prĂ©cisent les exigences de l'alinĂ©a 34(3)g) en les harmonisant davantage au texte de l'alinĂ©a 34(3)h);
  • L'article 16 corrige la durĂ©e de la pĂ©riode intermĂ©diaire dans la version française de l'article 39 du Règlement pour s'harmoniser Ă  la durĂ©e dans la version anglaise;
  • Les articles 18, 19, 23 et 24 corrigent les rĂ©fĂ©rences sous les en-tĂŞtes des annexes 1, 2, 6 et 8 respectivement, afin de tenir compte des dispositions auxquelles l'annexe fait rĂ©fĂ©rence;
  • L'article 20 simplifie les exigences de l'Ă©lĂ©ment 3 de l'annexe 4 du Règlement, puisque la date de mise en Ĺ“uvre est maintenant connue.

Contexte

Contexte national

Depuis 1980, le gouvernement du Canada appuie le dĂ©veloppement de carburants de remplacement et joue un rôle actif dans la recherche et le dĂ©veloppement des technologies et dans la mise en Ĺ“uvre de programmes fondĂ©s sur le marchĂ© (tels que des incitatifs fiscaux et de l'aide Ă©conomique) qui encouragent la production et l'utilisation de carburant renouvelable.

Le gouvernement du Canada a déployé un certain nombre de programmes de démonstration ayant pour objet d'évaluer et de promouvoir la production et l'utilisation de carburants renouvelables, comme le Programme de mesures ciblées pour le biodiesel et le Programme d'expansion du marché de l'éthanol.

En dĂ©ployant de tels programmes, le gouvernement du Canada a dĂ©montrĂ© son engagement Ă  accroĂ®tre la production et l'utilisation de biocarburants renouvelables, plus propres, comme l'Ă©thanol et le biodiesel. Plus rĂ©cemment, il a adoptĂ© la StratĂ©gie sur les carburants renouvelables, qui comporte quatre volets. Cette stratĂ©gie vise Ă  :

  • rĂ©duire les Ă©missions de GES associĂ©es Ă  l'utilisation de carburant;
  • encourager une production plus importante de carburants renouvelables;
  • fournir aux exploitants agricoles et aux collectivitĂ©s rurales de nouveaux dĂ©bouchĂ©s;
  • accĂ©lĂ©rer la commercialisation de nouvelles technologies liĂ©es aux carburants renouvelables.

Les avantages apportés au secteur agricole et rural constituent l'un des principaux moteurs à l'appui de la production et de l'utilisation des carburants renouvelables au Canada, et ce, en plus des avantages pour l'environnement dans son ensemble. En effet, une production accrue de carburants renouvelables au Canada augmentera la demande locale en matières premières et offrira de nouveaux débouchés pour les cultures des producteurs agricoles canadiens. Par exemple, les installations de production de biodiesel peuvent offrir un marché pour le canola hors grade, qui ne convient pas au marché alimentaire.

Fournir aux producteurs agricoles la possibilité d'investir dans des projets rentables de carburants renouvelables et d'établir de tels projets qui utilisent des produits agricoles comme intrants contribuera à créer un flux positif de revenus qui pourrait être plus indépendant des fluctuations de prix des produits de base. Cela permettrait également de favoriser une approche qui va au-delà de la simple production de produits pour se concentrer sur de nouvelles façons d'ajouter de la valeur à la biomasse produite sur les fermes. Les usines de carburant renouvelable injecteraient des dépenses supplémentaires dans les économies rurales locales, élargissant du même coup leur assiette fiscale et créant des emplois supplémentaires à l'échelle locale.

Ă€ l'appui de la StratĂ©gie sur les carburants renouvelables, le 30 dĂ©cembre 2006, le gouvernement du Canada a publiĂ© un avis d'intention (voir rĂ©fĂ©rence 4) afin d'Ă©laborer un règlement qui exigerait une teneur moyenne en carburant renouvelable de 5 % basĂ©e sur le volume d'essence en 2010 et de 2 % dans le carburant diesel et le mazout de chauffage au plus tard en 2012.

Le 23 avril 2007, le gouvernement du Canada a établi l'Initiative pour un investissement écoagricole dans les biocarburants (voir référence 5) dont Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) est responsable. Cette initiative étalée sur quatre ans, d'une valeur de 200 millions de dollars, offrirait des contributions remboursables pouvant aller jusqu'à 25 millions de dollars par projet pour aider les fermiers à surmonter les difficultés rencontrées en vue de réunir les capitaux nécessaires à la construction ou à l'agrandissement d'installations de production de carburants renouvelables.

La Stratégie sur les carburants renouvelables compte aussi un autre programme, intitulé Initiative écoÉNERGIE pour les biocarburants (écoÉNERGIE) (voir référence 6), géré par RNCan. Annoncé le 3 décembre 2007, ce programme appuie la production des carburants de remplacement pour l'essence et le diesel, et encourage le développement d'une industrie nationale de carburants renouvelables concurrentielle. Dans le cadre de ce programme, le gouvernement investira jusqu'à 1,5 milliard de dollars sur neuf ans à l'appui de la production de carburants renouvelables au Canada.

Le budget de 2007 comprend aussi un investissement de 500 millions de dollars sur huit ans dans le programme Technologies du dĂ©veloppement durable du Canada (voir rĂ©fĂ©rence 7), supervisĂ© par Environnement Canada et RNCan pour Ă©tablir — en collaboration avec le secteur privĂ© — des installations Ă  grande Ă©chelle pour la production de carburants renouvelables de la prochaine gĂ©nĂ©ration. Ces carburants produits Ă  mĂŞme des matières premières non alimentaires (comme de la paille de blĂ©, les cannes de maïs, les rĂ©sidus de bois et le panic raide) ont le potentiel de gĂ©nĂ©rer des bienfaits environnementaux supĂ©rieurs Ă  ceux des carburants renouvelables traditionnels en ce qui concerne les rĂ©ductions des Ă©missions de GES.

En plus de ces engagements, le budget de 2008 prévoyait un autre investissement de 10 millions de dollars sur deux ans pour la recherche et des analyses scientifiques sur les émissions de carburants renouvelables à l'appui de l'élaboration de règlements ainsi que des projets de démonstration pour évaluer la faisabilité technique du biodiesel dans le climat et le contexte canadiens.

Les modifications appuieront également l'utilisation de carburants renouvelables au Canada et en augmenteront la demande. Les niveaux de production nationaux devraient être stimulés par les initiatives en place dans le cadre de la Stratégie sur les carburants renouvelables. Combinées à d'autres programmes du gouvernement du Canada, les modifications aideraient à créer des emplois dans les régions rurales et à offrir de nouveaux débouchés pour le Canada rural.

Mesures dans les autres provinces canadiennes

Certaines provinces ont établi des exigences minimales pour la teneur en diesel renouvelable dans le distillat. Le tableau qui suit résume les exigences provinciales applicables aux distillats qui ont été annoncées ou mises en œuvre à ce jour.

Tableau 1 : Exigences imposĂ©es par les rĂ©glementations provinciales sur la teneur en carburant renouvelable dans les distillats

Province

Niveau prévu par le règlement

Date de mise en œuvre

Manitoba

2 %

2009

Alberta

2 %

2011

Colombie-Britannique

3 %
4 %
5 %

2010
2011
2012

De plus, la Saskatchewan a annoncĂ©, en mars 2011, un mandat de biodiesel de 2 % dĂ©butant en juillet 2012.

Mesures dans les autres pays

Des exigences sur le diesel renouvelable ont été mises en place dans différents pays, dont les États-Unis, l'Union européenne et le Brésil.

Les États-Unis

La Energy Policy Act of 2005 a établi la Renewable Fuels Standard (RFS) [norme sur les carburants renouvelables], qui exige que 7,5 milliards de gallons (environ 34 milliards de litres) de carburants renouvelables soient mélangés à l'essence d'ici 2012. La Energy Independence and Security Actof 2007 a élargi le programme et a établi ce que l'on désigne communément en tant que RFS2; les exigences annuelles liées au volume passeront à 36 milliards de gallons (environ 164 milliards de litres) d'ici 2022. La RFS2 a aussi créé diverses catégories de carburant renouvelable et des exigences sur le diesel à base de biomasse. À chaque catégorie s'appliquent des normes de rendement pour le cycle de vie des GES et des exigences précises pour le volume.

Au 31 juillet 2010, cinq États et une ville ont pris des engagements envers le diesel renouvelable :

  • Le Minnesota a une exigence de 5 % pour tout le diesel vendu sur son territoire. Ses engagements passent Ă  10 % en 2012 et Ă  20 % en 2015, mais uniquement d'avril Ă  octobre.
  • L'Oregon a des engagements de 2 % qui passent Ă  5 % quand la production annuelle de biodiesel de l'État atteindra 15 millions de gallons.
  • L'État de Washington a un engagement selon lequel 2 % du diesel doit ĂŞtre du biodiesel ou du carburant renouvelable. Cet engagement passe Ă  5 % une fois que la capacitĂ© de trituration des matières premières et des olĂ©agineux de l'État pourra rĂ©pondre Ă  une exigence de 3 %.
  • La Pennsylvanie a un engagement de 2 % pour tout le carburant diesel vendu dans l'État. Cet engagement passe Ă  5 %, 10 % et 20 % une fois que la production de l'État pourra atteindre ces niveaux.
  • Le Massachusetts a un engagement d'une teneur de 2 % en diesel renouvelable, qui doit augmenter Ă  5 % d'ici 2013; cependant, l'engagement actuel a Ă©tĂ© suspendu pour une pĂ©riode indĂ©terminĂ©e en raison de craintes que les coĂ»ts plus Ă©levĂ©s seraient encourus par le consommateur après l'Ă©chĂ©ance du crĂ©dit d'impôt fĂ©dĂ©ral sur le biodiesel des États-Unis.
  • Portland, en Oregon, a un engagement de 10 % pour tout le carburant diesel vendu dans la ville.

Deux autres États ont pris des engagements sur le biodiesel qui ne sont pas encore en vigueur :

  • L'engagement de 5 % du Nouveau-Mexique sur le diesel utilisĂ© dans les vĂ©hicules motorisĂ©s entre en vigueur en 2012.
  • L'engagement de 2 % de la Louisiane entrera en vigueur une fois que la production annuelle de l'État Ă  partir des matières premières locales atteindra 10 millions de gallons.

En 2009, la capacité de production de biodiesel aux États-Unis était d'environ 5,9 milliards de litres, tandis que la production réelle se chiffrait à environ 1,7 milliard de litres.

L'Union européenne

La Directive sur les Ă©nergies renouvelables (Directive 2009/28) est entrĂ©e en vigueur le 25 juin 2009, et l'une de ses composantes de base est un objectif oĂą les parties s'engagent Ă  une teneur de 10 % en carburant renouvelable dans le secteur du transport pour 2020 et la mise en place d'un ensemble complet d'exigences de durabilitĂ© pour les biocarburants, qui visent l'atteinte de cet objectif.

La Directive sur les biocarburants de l'Union europĂ©enne (Directive 2003/30/CE) a Ă©tabli des objectifs Ă  caractère non-obligatoire pour l'utilisation de biocarburants dans les combustibles fossiles. En 2005, l'objectif Ă©tait de 2 % et en 2010, de 5,75 %. Une modification apportĂ©e Ă  la Directive sur la qualitĂ© des carburants a Ă©tĂ© votĂ©e en dĂ©cembre 2008 pour permettre des mĂ©langes de biodiesel allant jusqu'Ă  une teneur de 7 %. La spĂ©cification EN 590 sur la qualitĂ© du diesel a Ă©tĂ© modifiĂ©e en 2009 pour la rendre conforme Ă  cette directive.

Plusieurs États membres de l'Union europĂ©enne ont pris des engagements prĂ©cis Ă  l'Ă©gard du biodiesel ou du diesel renouvelable, comme l'Allemagne (4,4 %), l'Italie (3,5 % en 2010, 4 % en 2011, et 4,5 % en 2012), la Lituanie (5 %) et le Portugal (10 %).

Le Brésil

En 2005, le BrĂ©sil a Ă©tabli des pourcentages minimaux pour le biodiesel dans le diesel. L'exigence obligatoire est de 2 %, de 2008 Ă  2012, et de 5 % pour 2013 et après.

Profils sectoriels

Usines de production de carburants renouvelables

Afin d'augmenter l'approvisionnement en biodiesel au Canada, le gouvernement a mis en place le programme écoÉNERGIE pour les biocarburants, qui soutient la production de carburants renouvelables en vue de remplacer l'essence et le diesel, et encourage le développement d'une industrie nationale compétitive de carburants renouvelables. Le programme, administré par RNCan, investira jusqu'à 1,5 milliard de dollars sur neuf ans à l'appui de la production de biocarburants au Canada.

Il y a présentement sept raffineries de biodiesel commerciales au Canada, dont la production annuelle se chiffre à environ 118 millions de litres par année (depuis 2007). D'autres raffineries sont en cours de construction, dont la plupart sont situées dans les Prairies. Si l'on tient compte de la totalité de ces raffineries, le secteur canadien du biodiesel aurait une capacité de production totale de 600 millions de litres d'ici 2012.

Le biodiesel peut être produit à partir de diverses matières premières, dont les huiles végétales, les graisses animales et les huiles de cuisson recyclées (aussi connues sous le nom de graisses jaunes). Au Canada, les huiles végétales les plus courantes proviennent de cultures réservées à cette fin, comme la fève de soya et le canola. Étant donné que le canola a une teneur en huile plus élevée, des points de trouble (voir référence 8) et d'écoulement (voir référence 9)inférieurs et que son volume d'exportation net est plus considérable que celui du soya, il est considéré une meilleure matière première pour la production de biodiesel. Actuellement, le biodiesel produit au Canada est principalement fait de graisse jaune et de graisses animales, qui représentent les matières premières les plus rentables et génèrent passablement moins d'émissions de GES comparativement aux autres.

Secteur du raffinage du pétrole

En 2007, il y avait 16 raffineries au Canada, exploitées par 9 entreprises qui font le raffinage et la commercialisation. Imperial Oil, Shell et Suncor vendaient leurs produits à l'échelle nationale et exploitaient trois raffineries ou plus chacune. Dans la plupart des cas, les autres entreprises font la promotion de leurs produits à l'échelle locale et exploitent seulement une raffinerie. En 2007, ces installations employaient environ 7 400 personnes dans le secteur. Parmi ces installations, quatre étaient situées en Ontario; l'Alberta et le Québec en comptaient chacune trois; deux étaient situées en Colombie-Britannique; et la Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador en comptaient chacune une.

Les raffineries au Canada fonctionnaient gĂ©nĂ©ralement Ă  90 % de leur capacitĂ© (un fonctionnement Ă  95 % reprĂ©sente le taux d'utilisation optimal si on tient compte des arrĂŞts Ă  des fins d'entretien ainsi que d'autres Ă©vĂ©nements inattendus). En 2007, un volume total de 108 milliards de litres de pĂ©trole brut a Ă©tĂ© envoyĂ© aux raffineries et les importations ont atteint 49,9 milliards de litres. La production totale de produits pĂ©troliers raffinĂ©s a atteint environ 123 milliards de litres; l'essence automobile reprĂ©sentait la majeure partie des produits raffinĂ©s, soit environ 36 % de la production totale. Le diesel reprĂ©sente 23 % de ces produits. Bien que la production totale de produits raffinĂ©s varie d'une annĂ©e Ă  l'autre, au total, la proportion de chaque produit ne change pas de façon importante. En janvier 2007, les ventes nationales de produits pĂ©troliers raffinĂ©s par rĂ©gion Ă©taient de 32 % en Ontario, de 20 % au QuĂ©bec, de 18 % en Alberta, de 11 % dans les provinces de l'Atlantique et de 19 % dans les autres provinces et territoires du Canada.

Les installations de raffinage du pĂ©trole et les producteurs d'autres produits Ă  base de pĂ©trole et de charbon au Canada (par exemple les producteurs de cires de pĂ©trole, de gelĂ©e de pĂ©trole et les entreprises qui recyclent les huiles Ă  moteur usĂ©es) ont contribuĂ© pour 2,6 milliards de dollars au produit intĂ©rieur brut (PIB), selon les estimations, et ont accumulĂ© 68,6 milliards de dollars de revenus totaux en 2007. Les raffineries canadiennes ont rĂ©pondu Ă  environ 84 % de la demande nationale de produits pĂ©troliers raffinĂ©s. Le Canada a exportĂ© plus de 25 milliards de litres de produits pĂ©troliers raffinĂ©s, alors qu'il en a importĂ© 16 milliards de litres (voir rĂ©fĂ©rence 10).

Les revenus nets de l'industrie du raffinage du pĂ©trole sont passĂ©s de 0,8 milliard de dollars en 1998 Ă  5,2 milliards de dollars en 2007, soit une augmentation de 20,8 % par annĂ©e en moyenne. En 2007, le taux de croissance Ă©tait de 16 %.

Secteur du transport et de la distribution du carburant

L'infrastructure pour le transport et la distribution de carburant Ă  base de pĂ©trole est principalement dominĂ©e par les producteurs de pĂ©trole nationaux au Canada. Les producteurs de carburant rĂ©gionaux et les entreprises de commercialisation indĂ©pendantes reprĂ©sentent une plus petite part du système de distribution. Le système de distribution du pĂ©trole se rapporte au transport du pĂ©trole brut vers les raffineries, ainsi qu'Ă  la distribution de produits pĂ©troliers raffinĂ©s vers les terminaux de stockage principaux, les dĂ©pôts de stockage et stations de dĂ©tail et les dĂ©pôts Ă  approvisionnement sĂ©lectif par carte. Les produits pĂ©troliers raffinĂ©s sont transportĂ©s Ă  l'aide de camions-citernes, du système ferroviaire, de navires pĂ©troliers ou de pipelines selon la quantitĂ© de carburant et la situation gĂ©ographique.

L'industrie pĂ©trolière canadienne en aval peut se diviser en trois rĂ©gions distinctes : l'Ouest du Canada, l'Ontario, et le QuĂ©bec et les provinces de l'Atlantique. Dans la rĂ©gion du QuĂ©bec et de l'Atlantique, le transport des produits entre les raffineries et les terminaux s'effectue principalement par bateau et par train, Ă  l'exception des produits qui sont destinĂ©s Ă  l'Ontario, lesquels sont transportĂ©s par l'entremise de la Trans Northern Pipeline (TNPL), et des produits transportĂ©s par train entre Saint-Romuald et MontrĂ©al — pour lesquels on envisage de remplacer le train par un pipeline.

En 2006, environ 80 milliards de litres de produits pĂ©troliers raffinĂ©s ont Ă©tĂ© transportĂ©s par l'intermĂ©diaire de pipelines au Canada. En 2007, le transport du pĂ©trole brut et autres produits par pipeline ont contribuĂ© pour environ 1,4 milliard de dollars, soit environ 0,1 % du PIB. D'autre part, en 2007, le transport total de biens par train, bateau et camion a ajoutĂ© environ 28,5 milliards de dollars au PIB, soit près de 2,3 %.

Terminaux de stockage du carburant

Il y a 1 833 terminaux de stockage au Canada, dont 76 terminaux principaux, 614 dĂ©pôts de stockage et 1 143 dĂ©pôts Ă  approvisionnement sĂ©lectif par carte. La plupart de ces terminaux (environ 67 %) sont situĂ©s dans l'Ouest, alors que l'Ontario et les provinces de l'Est reprĂ©sentent 16 % et 17 % de ces terminaux de stockage, respectivement. L'Ontario, la Colombie-Britannique et le QuĂ©bec reprĂ©sentent 66 % des principaux terminaux au Canada. Les producteurs de carburant Ă  base de pĂ©trole sont les propriĂ©taires de ces terminaux principaux qui sont partagĂ©s afin d'optimiser l'efficacitĂ©. La majoritĂ© des terminaux principaux sont situĂ©s près des principaux marchĂ©s et des moyens de transport. Souvent, plusieurs producteurs chargent leurs produits pĂ©troliers au mĂŞme terminal oĂą sont ajoutĂ©s des additifs exclusifs avant la distribution vers les dĂ©pôts de stockage ou les stations de dĂ©tail. Dans la plupart des cas, l'incorporation de carburants renouvelables serait effectuĂ©e dans les terminaux (une petite portion s'effectue dans les stations de dĂ©tail Ă©galement), et il faut disposer de citernes sĂ©parĂ©es sur place pour stocker le carburant renouvelable avant de le mĂ©langer. En règle gĂ©nĂ©rale, il faut entreposer le biodiesel dans des rĂ©servoirs chauffĂ©s pour l'empĂŞcher de se solidifier par temps froid.

Les dĂ©pôts de stockage, soit le deuxième niveau dans les installations de stockage, reprĂ©sentent 33 % de toutes les installations de stockage au Canada et sont situĂ©s dans des endroits oĂą la distribution au dĂ©tail Ă  mĂŞme les terminaux n'est pas rentable. Ils fonctionnent comme des points secondaires de stockage et de distribution, mais aussi comme des points de vente et, pour cette raison, ne sont habituellement pas partagĂ©s (contrairement aux terminaux principaux).

Les dĂ©pôts Ă  approvisionnement sĂ©lectif par carte fournissent du carburant aux camionneurs commerciaux, comme les remorques de longue distance et les vĂ©hicules de livraison. Ces dĂ©pôts sont des installations Ă  accès contrôlĂ©, contrairement aux stations de dĂ©tail. Le diesel est le principal carburant offert dans ces installations, car il est le plus utilisĂ© par les parcs de vĂ©hicules commerciaux. Au cours des 30 dernières annĂ©es, les dĂ©pôts Ă  approvisionnement sĂ©lectif par carte sont devenus les principaux fournisseurs de carburant pour les entreprises de camionnage commercial. Puisqu'il n'y a pas de donnĂ©es sur l'approvisionnement total des dĂ©pôts Ă  approvisionnement sĂ©lectif par carte pour le Canada, il est difficile d'Ă©valuer avec prĂ©cision la part des ventes liĂ©es Ă  ces dĂ©pôts. Cependant, les exploitations de dĂ©pôt Ă  approvisionnement sĂ©lectif par carte reprĂ©sentent probablement environ 70 % de la totalitĂ© de la demande en diesel au Canada.

Certains producteurs pourraient envisager la possibilité de restructurer les raffineries existantes pour produire de l'huile végétale hydrotraitée (HVH). Cette HVH a d'importants avantages physiques par rapport au biodiesel, soient des propriétés d'écoulement à froid supérieures et une teneur plus élevée en énergie. Le transport, le stockage et le mélange d'HVH ne requièrent aucun réglage de température (comme des réservoirs et des conduites chauffés et isolés), ce qui réduit les coûts de manière considérable. Cependant, ce produit est actuellement plus coûteux que le biodiesel, ce qui limite son approvisionnement.

Secteur du détail

Un grand nombre d'entreprises font la promotion et la vente au dĂ©tail du carburant. Certaines de ces entreprises sont des raffineries-promoteurs intĂ©grĂ©es qui produisent du carburant, le distribuent et en font la promotion par l'entremise d'opĂ©rateurs affiliĂ©s ou d'opĂ©rateurs autorisĂ©s qui sont propriĂ©taires des points de vente au dĂ©tail individuels. Les raffineries-promoteurs intĂ©grĂ©es sont les propriĂ©taires ou exploitants d'environ 28 % des points de vente au dĂ©tail. Les promoteurs indĂ©pendants (le 72 % restant) achètent leurs produits auprès des producteurs canadiens ou importent du carburant et sont normalement des exploitants de plus petite envergure.

Le nombre de points de vente au dĂ©tail a continuellement diminuĂ©, passant d'environ 20 000 Ă  la fin des annĂ©es 1980 Ă  moins de 13 000 en 2008. Le QuĂ©bec et l'Ontario comptaient le plus grand nombre de points de vente au dĂ©tail d'essence et reprĂ©sentaient plus de la moitiĂ© du total, suivis de l'Alberta et de la Colombie-Britannique, avec 13 % et 11 % respectivement. Il convient de noter que le marchĂ© du dĂ©tail pour le distillat reprĂ©sente une petite partie des ventes totales de diesel et de mazout de chauffage dans l'Ouest canadien (environ 35 %), tandis qu'en Ontario et au QuĂ©bec, il reprĂ©sente environ 50 %.

Secteur agricole

Dans le secteur agricole primaire, les exploitations agricoles de grande envergure dominent la production et reprĂ©sentent seulement 2,5 % des fermes, mais 40 % des revenus. En 2007 et en 2008, au fur et Ă  mesure que les prix des denrĂ©es ont augmentĂ©, les revenus des marchĂ©s agricoles et le revenu net des fermes de grains et d'olĂ©agineux ont Ă©galement augmentĂ©. Le Canada se classe au deuxième rang mondial en ce qui concerne la superficie des terres arables disponibles par habitant, ce qui explique Ă©galement pourquoi le Canada est un important producteur et exportateur de produits agricoles. La portion des terres du Canada qui sont appropriĂ©es pour la production agricole ne reprĂ©sente qu'un faible pourcentage (5 %) du total.

Le secteur de l'agriculture, de la foresterie, de la pĂŞche et de la chasse a contribuĂ© pour près de 2,2 % au PIB du Canada en 2007; les cultures agricoles reprĂ©sentant environ 54,5 %. Le secteur des cultures agricoles employait près de 298 844 personnes. En 2007, la valeur des cultures exportĂ©es s'Ă©levait Ă  près de 13 milliards de dollars, alors que les importations s'Ă©levaient Ă  6,4 milliards de dollars; les États-Unis Ă©tant le plus important partenaire commercial, suivi du Japon.

Options réglementaires et non réglementaires considérées

Statu quo

Comme il a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© mentionnĂ©, le Règlement comprend des dispositions qui imposent une teneur moyenne de 2 % en carburant renouvelable dans le diesel et le mazout de chauffage, mais ne prĂ©cise pas de date d'entrĂ©e en vigueur pour cette exigence. Cette exigence Ă©tait conditionnelle Ă  la dĂ©monstration de la faisabilitĂ© technique dans le contexte canadien. La faisabilitĂ© technique a Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e par RNCan dans le cadre du projet de l'IDNDR; elle appuie la mise en Ĺ“uvre de l'exigence d'une teneur de 2 % de contenu renouvelable dans le diesel et le mazout de chauffage, Ă  condition que l'on prĂ©voie assez de temps pour que l'industrie des combustibles fossiles se prĂ©pare en se dotant des infrastructures nĂ©cessaires. L'option de ne rien faire, soit de ne pas Ă©tablir la date d'entrĂ©e en vigueur, a Ă©tĂ© rejetĂ©e, puisqu'elle minerait l'efficacitĂ© de la StratĂ©gie sur les carburants renouvelables et ne permettrait pas de rĂ©duire davantage les Ă©missions de GES qui surviendront en exigeant une teneur en carburants renouvelables basĂ©e sur les volumes de distillats.

Modifications

Pour Ă©tablir une date d'entrĂ©e en vigueur pour l'exigence de 2 %, il est nĂ©cessaire de modifier le paragraphe 40(3) du Règlement. Les modifications reprĂ©sentent donc la seule option.

Avantages et coûts

Une analyse des avantages et des coûts a été menée afin d'évaluer les répercussions des modifications sur les intervenants, y compris le public, l'industrie et le gouvernement canadiens.

Cadre analytique

L'approche de l'analyse coĂ»t-avantage dĂ©termine, quantifie et monĂ©tise, dans la mesure du possible, les coĂ»ts et les avantages diffĂ©rentiels des modifications. Le cadre d'analyse coĂ»t-avantage appliquĂ© Ă  cette Ă©tude comprend les Ă©lĂ©ments suivants :

RĂ©gions — Les coĂ»ts et les avantages ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s sur une base rĂ©gionale. Les rĂ©gions sont dĂ©finies comme suit : « l'Ouest », qui comprend la Colombie-Britannique, l'Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba; « l'Ontario »; et « l'Est », qui inclut le QuĂ©bec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador. Ces rĂ©gions ont ainsi Ă©tĂ© dĂ©finies afin de prĂ©server la confidentialitĂ© des donnĂ©es recueillies pour cette analyse. Puisque les volumes de diesel ou de mazout de chauffage vendus ou livrĂ©s aux fins d'utilisation au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Nunavut et dans les rĂ©gions du QuĂ©bec situĂ©es au nord du 60e parallèle de latitude nord sont exclus du distillat d'un producteur ou d'un importateur, ces rĂ©gions n'ont pas Ă©tĂ© incluses dans l'analyse.

RĂ©percussion diffĂ©rentielle — Les rĂ©percussions sont analysĂ©es en termes de variations marginales des Ă©missions, des coĂ»ts et des avantages pour les intervenants et l'Ă©conomie. Les rĂ©percussions diffĂ©rentielles ont Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©es en comparant deux scĂ©narios : un avec et l'autre sans les modifications. Les deux scĂ©narios sont prĂ©sentĂ©s ci-dessous.

PĂ©riode de l'analyse — L'horizon temporel utilisĂ© pour Ă©valuer les rĂ©percussions Ă©conomiques est de 25 ans, 2011 Ă©tant la première annĂ©e de l'analyse, au moment oĂą les modifications entrent en vigueur. Cette analyse prĂ©sume une première pĂ©riode de conformitĂ© de 12 mois qui dĂ©bute en janvier 2011 dans toutes les rĂ©gions.

CoĂ»ts et avantages — Ceux-ci ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s en termes monĂ©taires dans la mesure du possible et sont exprimĂ©s en dollars canadiens de 2007. Chaque fois que cela n'Ă©tait pas possible, en raison soit du manque de donnĂ©es appropriĂ©es, soit de difficultĂ©s dans l'Ă©valuation de certaines composantes, les rĂ©percussions diffĂ©rentielles ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es en termes qualitatifs.

Taux d'actualisation — Un taux d'actualisation de 3 % est utilisĂ© dans l'analyse pour Ă©valuer la valeur actualisĂ©e des coĂ»ts et des avantages en vertu de l'analyse centrale. Une analyse de sensibilitĂ© des taux d'escompte et autres variables clĂ©s pour tester la variabilitĂ© des estimations des coĂ»ts a aussi Ă©tĂ© effectuĂ©e.

Les modifications ne prĂ©cisent pas le type de carburant renouvelable utilisĂ© pour rĂ©pondre Ă  l'exigence de 2 %. Les biodiesels (voir rĂ©fĂ©rence 11) ont gĂ©nĂ©ralement une teneur en Ă©nergie plus faible que le diesel ordinaire, des tempĂ©ratures plus Ă©levĂ©es des points de trouble et sont gĂ©nĂ©ralement mĂ©langĂ©s seulement jusqu'Ă  concurrence de 5 % seulement, Ă©tant donnĂ© que les niveaux de mĂ©lange Ă©levĂ©s (c'est-Ă -dire 20 %) peuvent ne pas ĂŞtre compatibles avec les technologies de certains vĂ©hicules. Toutefois, selon RNCan, dans des mĂ©langes Ă  faible niveau de B2 et B5, cette plus faible teneur Ă©nergĂ©tique n'est pas perceptible et aucun changement important dans la consommation de carburant n'est observĂ©. Du kĂ©rosène peut ĂŞtre ajoutĂ© aux mĂ©langes de biodiesel pour amĂ©liorer le point de trouble au cours des tempĂ©ratures hivernales. Le kĂ©rosène a une teneur en Ă©nergie plus faible d'environ 2,5 % que le diesel. Avec le kĂ©rosène, l'effet sur la teneur en Ă©nergie peut ĂŞtre plus important parce que des volumes beaucoup plus Ă©levĂ©s de kĂ©rosène devraient ĂŞtre mĂ©langĂ©s comparativement au biodiesel. Un amĂ©liorant de point d'Ă©coulement est un additif qui abaisse la tempĂ©rature Ă  laquelle un fluide continuera de s'Ă©couler dans des conditions standard. Les amĂ©liorants de point d'Ă©coulement peuvent ĂŞtre ajoutĂ©s Ă  des mĂ©langes de diesel renouvelable sans qu'une perte au niveau de la teneur en Ă©nergie se produise.

L'huile vĂ©gĂ©tale hydrotraitĂ©e (HVH) (voir rĂ©fĂ©rence 12) possède des propriĂ©tĂ©s physiques qui lui permettent d'ĂŞtre mĂ©langĂ©e de manière uniforme au diesel fossile, et elle peut donc ĂŞtre mĂŞlĂ©e Ă  des mĂ©langes Ă  100 %. L'HVH a gĂ©nĂ©ralement un nombre plus Ă©levĂ© de cĂ©tanes et une teneur en Ă©nergie lĂ©gèrement supĂ©rieure Ă  celle du diesel fossile (voir rĂ©fĂ©rence 13). Toutefois, elle est actuellement relativement coĂ»teuse et l'offre ne se limite qu'Ă  quelques centres de production en Asie du Sud, en Finlande, dans les Pays-Bas et aux États-Unis.

Les estimations des avantages et des coûts sont principalement fondées sur une mise à jour de l'étude des modifications menée en 2010 (voir référence 14) par Environnement Canada.

Scénario du maintien du statu quo

Le scénario du maintien du statu quo (MSQ) repose sur les mandats provinciaux qui ont été mis en place le 1er décembre 2010. Des mandats provinciaux ont été établis dans trois provinces (Manitoba, Colombie-Britannique et Alberta) avec différents niveaux d'exigences de diesel renouvelable (voir le tableau 1).

Pour Ă©valuer les volumes de la demande de biodiesel en raison des exigences provinciales, il est nĂ©cessaire d'Ă©valuer les volumes de demande du statu quo pour le diesel et le mazout de chauffage au cours de la pĂ©riode de 25 ans. Pour y parvenir, les taux annuels moyens de croissance de la demande de diesel et de mazout de chauffage tirĂ©s de « Perspectives Ă©nergĂ©tiques du Canada : scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence de 2006 » de RNCan (voir le tableau 2) ont Ă©tĂ© utilisĂ©s afin de faire croĂ®tre les volumes de demande rĂ©els de diesel et de mazout de chauffage de 2009 (voir rĂ©fĂ©rence 15).

Les volumes de la demande pour le biodiesel en raison des exigences provinciales ont été calculés en multipliant les volumes de demande estimés pour le diesel et le mazout de chauffage par les exigences officiellement prescrites du carburant renouvelable dans ces provinces. Il est donc prévu que la demande annuelle de carburant renouvelable passera de 274 millions de litres par année en 2011 à 483 millions de litres par année d'ici 2035. On s'attend à ce que ces exigences provinciales puissent être satisfaites grâce à la capacité existante et prévue de production annuelle de biodiesel, qui devrait totaliser environ 600 millions de litres d'ici 2012 (axée sur les volumes pris en charge dans le cadre du programme écoÉNERGIE pour les biocarburants). Le tableau 3 présente une estimation des volumes de la demande pour le diesel, le mazout de chauffage et le biodiesel attribuables aux exigences provinciales.

Tableau 2: Taux de croissance annuelle de la demande de diesel et de mazout de chauffage (2011 Ă  2035)

Ouest

Ontario

Est

Diesel

0,0198

0,0179

0,0105

Mazout de chauffage

0,0194

0,0150

0,0047

Source : Perspectives Ă©nergĂ©tiques du Canada : scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence de 2006 de RNCan.

Tableau 3 : Estimation de la demande cumulative de diesel, de mazout de chauffage et de diesel renouvelable dans le cadre du scĂ©nario du MSQ (2011 Ă  2035)

(en millions de litres)

Demandes

Ouest

Ontario

Est

Total

Demande de diesel

404 182

206 112

201 742

812 036

Demande de mazout de chauffage

3 681

25 847

64 814

94 342

Demande de biodiesel sur une période de 25 ans

9 653

0

0

9 653

Demande annuelle moyenne de biodiesel

386

0

0

386

Les estimations relatives aux réductions des émissions de GES attribuables aux mandats provinciaux dans le cadre du scénario du MSQ ont été axées sur les facteurs de réduction des émissions en fonction du cycle de vie pour chacun des différents types de biodiesel et pour l'HVH. Les facteurs d'émissions de biodiesel et d'HVH en fonction du cycle de vie ont été évalués en utilisant la version 3.19 du modèle GHGenius de RNCan dans des conditions canadiennes moyennes et ont été comparés avec les facteurs du cycle de vie des émissions du diesel conventionnel afin d'obtenir les facteurs de la réduction des émissions de GES pour les différents types de diesel renouvelable. Les facteurs de réduction des émissions de GES qui en résultent sont présentés au tableau 4 ci-dessous (par exemple dans le cas du canola, le retrait de 1 litre de diesel des combustibles fossiles engendre une réduction progressive de 3,012 kg d'émissions d'éq CO2).

Tableau 4 :Facteurs de rĂ©duction des Ă©missions de GES pour l'HVH et le biodiesel fait Ă  partir de soya, de canola et de suif

Canola B100 (kg CO2/L)

3,012

Soya B100 (kg CO2/L)

2,704

Suif B100 (kg CO2/L)

3,228

Soya des É.-U. B100 (kg CO2/L)

2,463

HVH — Palme (kg CO2/L)

1,470

Le kérosène est ajouté aux mélanges de biodiesel pour améliorer le point de trouble durant les températures hivernales. Pour évaluer l'évolution des émissions, un facteur de réduction des émissions de kérosène en fonction du cycle de vie devrait idéalement être utilisé. Parallèlement, étant donné que le kérosène et le diesel ont un cheminement de production similaire, il est peu probable que le cycle de vie des émissions de ces derniers soit très différent. Alors, on suppose que le facteur de réduction des émissions pour le kérosène sera nul, en attendant la conclusion de l'analyse de RNCan actuellement en cours.

On a Ă©galement fait l'hypothèse que, compte tenu de la production actuelle et prĂ©vue de carburants renouvelables au Canada, le biodiesel canadien serait produit Ă  partir de soya, de canola et de suif. La proportion de matières premières utilisĂ©es pour fabriquer du biodiesel canadien de 2011 Ă  2016 a Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e par RNCan et est basĂ©e sur l'utilisation projetĂ©e fournie par les entreprises qui ont signĂ© ou ont l'intention de signer un accord de contribution dans le cadre du programme Ă©coÉNERGIE pour les biocarburants. En consultation avec RNCan et AAC, EC a fait l'hypothèse d'une baisse annuelle de 2 % de la proportion de suif utilisĂ© par rapport Ă  l'huile vĂ©gĂ©tale dans chaque rĂ©gion de 2017 Ă  2035. Cela est attribuable au fait que les huiles vĂ©gĂ©tales ont des points de trouble infĂ©rieurs Ă  celui du suif (voir le tableau 9 ci-dessous). Ainsi, Ă  mesure que la disponibilitĂ© des huiles vĂ©gĂ©tales augmente, les raffineurs auront tendance Ă  choisir le biodiesel fabriquĂ© Ă  partir d'huile vĂ©gĂ©tale plutôt que celui fabriquĂ© Ă  partir de suif. Cela rĂ©duit la nĂ©cessitĂ© d'utiliser le kĂ©rosène ou des amĂ©liorants de point d'Ă©coulement et cela serait donc plus efficace et rĂ©duirait les Ă©missions de carbone avec le temps. La rĂ©partition des charges d'alimentation au fil du temps est prĂ©sentĂ©e dans le tableau ci-dessous.

Tableau 5 : Distribution des matières premières pour la production du biodiesel canadien

2011

2015

2020

2025

2030

2035

OUEST

Canola

43 %

45 %

49 %

54 %

58 %

62 %

Suif

57 %

55 %

51 %

46 %

42 %

38 %

ONTARIO

Soya

60 %

67 %

70 %

72 %

75 %

78 %

Suif

40 %

33 %

30 %

28 %

25 %

22 %

EST

Soya

53 %

60 %

63 %

66 %

69 %

72 %

Suif

47 %

40 %

37 %

34 %

31 %

28 %

Les prix du carburant ont été évalués en appliquant les taux de croissance des prévisions du prix du pétrole de RNCan aux prix historiques du diesel et du mazout de chauffage. Les valeurs sont présentées ci-dessous à la figure 2.

Figure 2 : Estimation du prix de gros du diesel et du mazout de chauffage

Diagramme 2

Les réductions des émissions de GES attribuables aux mandats provinciaux dans le cadre du scénario du MSQ ont été évaluées en multipliant les volumes de la demande du scénario du MSQ des esters méthyliques de l'acide gras du canola canadien et des esters méthyliques de l'acide gras du suif, des huiles végétales hydrotraitées et du kérosène au cours de la période de 25 ans par les facteurs correspondants de réduction des GES. Selon les estimations, les mandats provinciaux devraient permettre d'atteindre environ 28,7 Mt éq CO2 de réduction des émissions de GES sur une période de 25 ans (ou une moyenne de 1,1 Mt éq CO2 par année).

Scénario réglementaire

Suivant la date d'entrĂ©e en vigueur de l'exigence relative Ă  une teneur de 2 % en carburant renouvelable dans le biodiesel, la demande de diesel renouvelable devrait augmenter au-delĂ  de la demande prĂ©vue dans le scĂ©nario du MSQ. La demande additionnelle de diesel renouvelable reprĂ©sente la diffĂ©rence entre la demande du scĂ©nario du MSQ et la demande totale nĂ©cessaire pour rĂ©pondre aux modifications. La demande annuelle totale de diesel renouvelable, pour rĂ©pondre aux exigences provinciales et fĂ©dĂ©rales, devrait passer d'environ 583 millions de litres en 2011 Ă  858 millions de litres en 2035, ou devrait augmenter d'environ 40 % par annĂ©e en moyenne par rapport au scĂ©nario du MSQ.

La demande différentielle de diesel renouvelable est présentée au tableau 6 ci-dessous.

Tableau 6 : Estimation de la demande diffĂ©rentielle de diesel renouvelable dans le cadre du scĂ©nario rĂ©glementaire (2011 Ă  2035)

(en million de litres)

Demande

Ouest

Ontario

Est

Total

Demande de diesel renouvelable sur une période de 25 ans

1 931

3 562

2 618

8 111

Demande moyenne annuelle de diesel renouvelable

77

142

105

324

Étant donnĂ© la demande actuelle du scĂ©nario du MSQ associĂ©e aux mandats provinciaux sur le diesel renouvelable, on fait l'hypothèse que la demande accrue de diesel renouvelable dans le cadre du scĂ©nario rĂ©glementaire nĂ©cessitera une capacitĂ© de production accrue au-delĂ  des niveaux actuels. Toutefois, au cours de la première annĂ©e de l'entrĂ©e en vigueur des modifications, un certain niveau d'importations, principalement des États-Unis, serait nĂ©cessaire alors que la capacitĂ© de production nationale augmente. Aux fins de l'analyse, les hypothèses suivantes sont formulĂ©es :

  • Les usines de biodiesel ont une durĂ©e de vie de 20 Ă  25 ans.
  • La demande de biodiesel au-delĂ  de la capacitĂ© de 2011 d'environ 500 millions de litres (en fonction des volumes du programme Ă©coÉNERGIE pour les biocarburants) serait atteinte en 2011 grâce aux importations en provenance des États-Unis jusqu'Ă  ce que la capacitĂ© augmente Ă  600 millions de litres en 2012.
  • Pour la pĂ©riode de 2012 Ă  2035, on suppose que 90 % de la demande marginale supplĂ©mentaire sera satisfaite grâce Ă  la production nationale de biodiesel et par les importations d'HVH dans une proportion de 10 %. On suppose Ă©galement que l'HVH importĂ© est un type de produit NExBTL produit Ă  partir de l'huile de palme. Les estimations des volumes d'importations d'HVH ont Ă©tĂ© effectuĂ©es dans le cadre d'un sondage de l'industrie (voir rĂ©fĂ©rence 16).

Coûts pour l'industrie

Coût de production du biodiesel

Des investissements seraient nécessaires pour construire de nouvelles installations de production de carburant renouvelable. Les coûts en immobilisation sont modélisés par RNCan à environ 30 millions de dollars pour une usine de carburant à base de graisse animale d'une capacité de 30 millions de litres, et à 25 millions de dollars pour une usine de carburant à base d'huile végétale d'une capacité de 30 millions de litres. En incluant les coûts d'exploitation, le coût total serait d'environ 1,01 $ le litre pour une usine de carburant à base de graisse animale d'une capacité de 30 millions de litres et de 1,09 $ le litre pour une usine de carburant à base d'huile végétale d'une capacité de 30 millions de litres. À la lumière de ces renseignements, la valeur actualisée du coût différentiel de production de biodiesel au cours de la période de 25 ans est évaluée à environ 4,8 milliards de dollars.

Tableau 7 : Valeur actualisĂ©e du coĂ»t diffĂ©rentiel de production du biodiesel (2011 Ă  2035)

(M$ indexés de 2007)

Coût

Ouest

Ontario

Est

Total

Coût de production du biodiesel

719,1

2 407,4

1 650,9

4 777,4

Producteurs et importateurs de carburant

Les producteurs et importateurs de carburant diesel et de mazout de chauffage assumeraient une partie des coûts différentiels liés aux modifications. Les différentes propriétés entre le diesel ordinaire et les mélanges de diesel renouvelable nécessiteraient de nouvelles infrastructures et mises à niveau. Plus précisément, le biodiesel doit être transporté et stocké séparément du diesel de base. Le biodiesel non mélangé nécessite également des réservoirs chauffés pour empêcher la gélification par temps froid. Comme la teneur en carburant renouvelable du diesel et du mazout de chauffage augmenterait avec l'entrée en vigueur des modifications, des investissements seront nécessaires pour mettre à niveau ou modifier les installations de raffinage ainsi que les systèmes de distribution et de mélange. Les investissements à réaliser comprennent à la fois les investissements uniques en immobilisation encourus la première année de la mise en œuvre des modifications, ainsi que des coûts additionnels permanents d'exploitation et d'entretien. Selon les renseignements fournis par les producteurs et les importateurs de carburant, des investissements de 157,2 millions de dollars seront nécessaires afin de produire du diesel et du mazout de chauffage mélangés avec des carburants renouvelables. En plus des coûts d'immobilisation, 112,4 millions de dollars en coûts d'exploitation et d'entretien seront engagés.

Des coûts d'immobilisation différentiels pour les mises à niveau des terminaux seront aussi encourus par les producteurs de carburant qui les détiennent et les exploitent. En raison de la confidentialité des données sur les coûts, les renseignements fournis par les producteurs de carburant ont été regroupés pour toutes les mises à niveaux ou modifications des raffineries ou des terminaux au niveau régional. Les coûts d'immobilisation des terminaux comprennent la construction d'installations de réception par camion, train ou barge, l'achat de nouveaux locaux de stockage, l'installation d'équipement de mélange, la mise à niveau des conduites, des pompes, des joints d'étanchéité et des systèmes de récupération des vapeurs, ainsi que l'installation de systèmes de chauffage pour les citernes et les conduites.

Les détails des coûts différentiels pour les producteurs et les importateurs de carburant pour la période d'analyse de 25 ans sont présentés dans le tableau ci-dessous.

Tableau 8 : Valeur actualisĂ©e des coĂ»ts diffĂ©rentiels des producteurs et importateurs de carburant (2011 Ă  2035)

(M$ indexés de 2007)

Coûts

Ouest

Ontario

Est

Total

Coûts en immobilisation

22,7

39,7

94,8

157,2

Coûts d'exploitation et d'entretien

15,2

3,1

94,1

112,4

Importations de biodiesel

4,2

5,9

2,1

12,2

Importations de kérosène

1 286,3

3 797,5

1 452,5

6 536,3

Importations d'HVH

608,1

0

156,1

764,2

Coûts de transport du diesel renouvelable

29,7

97,1

66,7

193,5

Coûts administratifs

2,5

2,2

2,5

7,1

Total

1 968,7

3 945,5

1 868,8

7 783,0

Il convient de souligner que le coût d'achat du biodiesel canadien pour les producteurs et importateurs de carburant n'a pas été inclus ici, puisque le coût de production du biodiesel a déjà été pris en compte dans les coûts des producteurs de biocarburant décrits au tableau 7. Les coûts évités pour les producteurs et les importateurs de carburant découlant du déplacement du diesel et du mazout de chauffage attribuable à l'utilisation du biodiesel, du kérosène et de l'HVH importés et nationaux sont pris en compte dans la section des avantages.

La source du biodiesel, peu importe la région, dépendra bien entendu de la disponibilité, de la qualité et du coût, mais on fait l'hypothèse dans cette analyse que le biodiesel proviendra du Canada. Au cours de la première année, on s'attend à ce que certaines importations en provenance des États-Unis soient nécessaires afin de répondre à la demande jusqu'à ce que la capacité nationale de production de diesel renouvelable augmente.

Des diffĂ©rences sont prĂ©vues dans la façon dont les producteurs et les commerçants de carburant nationaux et rĂ©gionaux respecteront les modifications. Les producteurs et les importateurs de carburant Ă  l'Ă©chelle nationale Ĺ“uvrant dans l'Ouest opteraient pour des mĂ©langes Ă  fortes concentrations (B5 (voir rĂ©fĂ©rence 17)) seulement durant les mois plus chauds, principalement d'avril Ă  septembre, afin de les aider Ă  atteindre la moyenne nationale de 2 %. En consĂ©quence, dans l'Ouest, le kĂ©rosène ne serait requis que durant les mois de transition saisonniers, soit en mars, avril, mai, aoĂ»t, septembre et octobre, sans aucun mĂ©lange effectuĂ© pendant les mois d'hiver. La situation est tout autre en Ontario et dans l'Est. Comme il n'existe aucune rĂ©glementation provinciale sur le contenu renouvelable dans le diesel et le mazout de chauffage dans ces rĂ©gions, les volumes de biodiesel que les producteurs et les importateurs de carburant rĂ©gionaux Ĺ“uvrant dans ces rĂ©gions devraient mĂ©langer dans le but de rĂ©pondre au mandat du gouvernement fĂ©dĂ©ral seraient plus Ă©levĂ©s.

En outre, les esters méthyliques de l'acide gras du soya et du suif ont tous deux des points de trouble plus élevés que les esters méthyliques de l'acide gras du canola (qui devrait être la source de biodiesel dominante dans l'Ouest), comme l'illustre le tableau 9, et nécessitent donc une utilisation accrue de kérosène pendant une plus longue période afin de répondre aux spécifications annuelles du point de trouble. Dans le scénario réglementaire, les esters méthyliques de l'acide gras du canola ne sont pas utilisés en Ontario et dans l'Est, et ces régions utilisent des proportions plus élevées des esters méthyliques de l'acide gras du suif par rapport à l'Ouest.

Tableau 9 : SpĂ©cifications du point de trouble associĂ©es Ă  diffĂ©rents types de biodiesel

Type de biodiesel

Point de trouble (degrés Celsius)

EMAG (suif)

+15

EMAG (canola)

+2

EMAG (soya)

–3

On fait l'hypothèse que le kérosène est surtout importé des États-Unis. Le coût du litre du kérosène est estimé à 4,9 cents plus élevé que pour celui du diesel conventionnel. Cela est basé sur la moyenne des écarts des prix du gros pour le kérosène et le distillat no 2 pendant les mois d'hiver (octobre à mars) au cours des trois dernières années (2007 à 2010), selon l'Energy Information Administration du département de l'Énergie des États-Unis (voir référence 18). Les gallons ont été convertis en litres et l'écart de prix des États-Unis a été converti en devises canadiennes à l'aide du taux de change moyen historique au cours des trois dernières années (2007 à 2010) de la Banque du Canada (voir référence 19). Le coût total des importations supplémentaires de kérosène au cours de la période de 25 ans est évalué à 6,5 milliards de dollars.

Dans le tableau 8, on peut Ă©galement constater que l'on prĂ©voit utiliser certains volumes d'HVH, et ce, autant dans l'Ouest que dans l'Est. De plus larges volumes d'HVH seraient mĂ©langĂ©s dans l'Ouest, en raison de la plus grande accessibilitĂ© du produit dans cette rĂ©gion. De plus, les mĂ©langeurs de l'Ouest utilisent dĂ©jĂ  l'HVH pour satisfaire aux exigences provinciales et possèdent dĂ©jĂ  l'infrastructure et la planification nĂ©cessaires pour traiter l'HVH. Ce produit est souhaitable en raison de son indice de cĂ©tane Ă©levĂ© et de son point de trouble peu Ă©levĂ© par rapport au biodiesel (peut aller jusqu'Ă  –25 °C). Il est actuellement produit en quantitĂ©s relativement faibles et doit ĂŞtre transportĂ© sur de longues distances (de Singapour, de la Finlande, des Pays-Bas et, dans une certaine mesure, des États-Unis), ce qui le rend coĂ»teux. Les volumes d'HVH utilisĂ©s pour calculer les coĂ»ts et le coĂ»t diffĂ©rentiel moyen de 35 cents le litre entre l'HVH et le diesel ont Ă©tĂ© fournis par l'industrie. Le coĂ»t supplĂ©mentaire total de l'HVH importĂ© au cours de la pĂ©riode de 25 ans est Ă©valuĂ© Ă  764 millions de dollars.

Certains producteurs de carburant ont étudié ou étudient actuellement la possibilité de produire eux-mêmes l'HVH, mais ont aussi indiqué que les coûts en immobilisation demeurent trop élevés. La plupart des producteurs préfèreraient mélanger avec de l'HVH, mais la disponibilité et les prix du produit le rendent inaccessible à ce moment-ci.

Les coûts estimés du transport du diesel renouvelable sont d'environ 193,5 millions de dollars et se fondent sur les renseignements fournis par les producteurs de carburant. Ces coûts varient en fonction de la proximité de la raffinerie par rapport aux installations de production de carburant renouvelable. On a calculé des frais de transport moyen d'environ 4,0 cents par litre afin d'évaluer les frais de transport totaux. Ces frais sont similaires à ceux utilisés par l'Environmental Protection Agency des États-Unis dans l'étude d'impact de la réglementation pour son Renewable Fuel Standard.

Les frais administratifs de 7,1 millions de dollars se rapportent aux exigences réglementaires concernant la mesure des volumes de distillat et de carburant renouvelable, la production de rapports et la tenue de registres. Les frais pour répondre aux exigences particulières du projet de règlement s'ajouteraient aux frais encourus en raison des mandats provinciaux.

Points de vente au détail

Les coûts différentiels des points de vente au détail de carburant comprennent essentiellement les coûts en immobilisation uniques de trois millions de dollars pour convertir les points de vente au détail, y compris l'achat de nouvelles citernes ou le nettoyage des anciennes citernes afin de répondre aux besoins du nouveau mélange d'essence et d'installation de nouveaux filtres. Les coûts supplémentaires d'exploitation et d'entretien sont négligeables.

Tableau 10 : Valeur actualisĂ©e des coĂ»ts diffĂ©rentiels liĂ©s Ă  la mise Ă  niveau des points de vente au dĂ©tail (2011 Ă  2035)

(M$ indexés de 2007)

Coûts d'immobilisation

Ouest

Ontario

Est

Total

Diesel

0,88

0,99

0,60

2,47

Mazout de chauffage

0,26

0,15

0,18

0,58

Total

1,14

1,14

0,78

3,05

Coûts pour les consommateurs

Les valeurs contenues dans la documentation sur la teneur Ă©nergĂ©tique du biodiesel par rapport au diesel varient de 5 % Ă  10 %. Cependant, des Ă©tudes d'exploitabilitĂ© effectuĂ©es dans le cadre de l'Initiative de dĂ©monstration nationale sur le diesel renouvelable de RNCan et d'autres Ă©tudes ont rĂ©vĂ©lĂ© qu'aucun changement important n'est observĂ© dans la consommation de carburant dans des mĂ©langes Ă  faible niveau de B2-B5. En consĂ©quence, on a fait l'hypothèse que les consommateurs n'ont pas Ă  encourir de coĂ»ts pour l'utilisation du biodiesel dans le carburant mĂ©langĂ©.

L'HVH a une teneur en Ă©nergie (environ 2 %) lĂ©gèrement plus Ă©levĂ©e que le diesel fossile (SAE 2008). Encore ici, dans les mĂ©langes Ă  faible teneur, on a supposĂ© que les consommateurs ne rĂ©alisent aucune Ă©conomie liĂ©e Ă  la baisse des achats de carburant attribuable Ă  la teneur Ă©nergĂ©tique plus Ă©levĂ©e de l'HVH.

Le kĂ©rosène a une teneur Ă©nergĂ©tique d'environ 2,5 % plus faible que le diesel. Toutefois, comme des proportions relativement Ă©levĂ©es de kĂ©rosène devraient ĂŞtre intĂ©grĂ©es aux carburants mĂ©langĂ©s, les coĂ»ts, pour les consommateurs, des achats supplĂ©mentaires de carburant attribuables Ă  la faible teneur Ă©nergĂ©tique du kĂ©rosène ont Ă©tĂ© pris en considĂ©ration. Par exemple, dans des mĂ©langes de biodiesel Ă  2 % fait Ă  partir de biodiesel Ă  base de canola, jusqu'Ă  22 % du mĂ©lange doit ĂŞtre du kĂ©rosène, tandis que le biodiesel fait Ă  partir de saindoux doit en contenir jusqu'Ă  92 %. Cette augmentation des dĂ©penses Ă  la consommation a Ă©tĂ© calculĂ©e comme le produit des volumes diffĂ©rentiels de diesel et de mazout de chauffage, multipliĂ© par les prix de dĂ©tail projetĂ©s du diesel mĂ©langĂ© au Canada. Les rĂ©sultats sont prĂ©sentĂ©s dans le tableau ci-dessous.

Tableau 11 : Valeur actualisĂ©e des coĂ»ts diffĂ©rentiels pour les consommateurs (2011 Ă  2035)

(M$ indexés de 2007)

Différentiels

Ouest

Ontario

Est

Total

Diesel

Achats différentiels de mélanges de diesel attribuables à la faible teneur énergétique du kérosène (ML)

52

172

58

282

Coût différentiel des achats de diesel mélangé (M$)

31,5

103,7

35,8

171,1

Mazout de chauffage

Achats différentiels de mélanges de mazout de chauffage attribuables à la faible teneur énergétique du kérosène (ML)

14

24

16

63

Coût différentiel des achats de mélanges de mazout de chauffage (M$)

7,9

13,7

9,0

30,6

Coût total des achats différentiels de diesel et de mazout de chauffage (M$)

39,5

117,4

44,8

201,7

Coûts pour le gouvernement

Le gouvernement a encouru des coĂ»ts pour mettre en place et surveiller le règlement exigeant 5 % de contenu renouvelable dans l'essence. Les coĂ»ts diffĂ©rentiels de mise en place et de surveillance de l'exigence relative Ă  la teneur de 2 % en carburant renouvelable dans le diesel et le mazout de chauffage ont Ă©tĂ© jugĂ©s nĂ©gligeables.

Avantages pour les Canadiens et les Canadiennes

Coûts évités liés à l'achat de diesel et de mazout de chauffage

Les modifications entraîneraient le remplacement des volumes de diesel conventionnel et de mazout de chauffage qui seraient autrement produits ou importés au Canada par le diesel renouvelable et le kérosène. Les coûts évités du diesel et du mazout de chauffage remplacés représentent donc un avantage supplémentaire des modifications. La valeur actualisée des coûts évités liés à l'achat de diesel et de mazout de chauffage a été évaluée en multipliant les volumes délogés par leurs prix projetés respectifs. Les résultats sont présentés dans le tableau ci-dessous.

Tableau 12 : Valeur actualisĂ©e des coĂ»ts diffĂ©rentiels Ă©vitĂ©s liĂ©s Ă  l'achat de diesel et de mazout de chauffage (2011 Ă  2035)

(M$ indexés de 2007)

Coût évité

Ouest

Ontario

Est

Total

Diesel

1 704,8

4 518,0

2 108,4

8 331,2

Mazout de chauffage

394,5

703,2

486,1

1 583,8

Total

2 099,3

5 221,2

2 594,5

9 915,0

Réduction des émissions de gaz à effet de serre

L'atteinte d'un volume de diesel renouvelable Ă©quivalant Ă  2 % des stocks de diesel et de mazout de chauffage du Canada entraĂ®nerait un volume moyen diffĂ©rentiel de 323 millions de litres par annĂ©e de carburant renouvelable qui serait mĂ©langĂ© au diesel et au mazout de chauffage chaque annĂ©e. On prĂ©voit que cela permettrait une rĂ©duction diffĂ©rentielle des Ă©missions de GES selon le cycle de vie Ă©quivalant Ă  une moyenne d'environ 1 Mt Ă©q CO2 par annĂ©e. Il s'agit d'une contribution importante Ă  la rĂ©duction de la pollution atmosphĂ©rique associĂ©e aux Ă©missions de GES, laquelle Ă©quivaut Ă  retirer de la route un quart de millions de vĂ©hicules. Au cours de la pĂ©riode de 25 ans, la rĂ©duction cumulative des Ă©missions de GES attribuables aux modifications est Ă©valuĂ©e Ă  environ 23,6 Mt Ă©q CO2.

Les rĂ©ductions diffĂ©rentielles des Ă©missions de GES associĂ©es au scĂ©nario rĂ©glementaire sont calculĂ©es comme le produit des facteurs de rĂ©duction des Ă©missions de GES illustrĂ©s au tableau 4 (comme il est utilisĂ© pour le scĂ©nario du SMQ) et le volume diffĂ©rentiel correspondant des esters mĂ©thyliques de l'acide gras du canola canadien, du soya et du suif, des huiles vĂ©gĂ©tales hydrotraitĂ©es et du kĂ©rosène nĂ©cessaires pour rĂ©pondre au mandat de 2 % du gouvernement fĂ©dĂ©ral. De plus, comme certaines importations de biodiesel (principalement des États-Unis) seraient nĂ©cessaires pour combler le dĂ©ficit de la production nationale, les Ă©missions de GES ont Ă©tĂ© rajustĂ©es pour tenir compte du facteur d'Ă©mission des PME amĂ©ricaines.

Les gains les plus importants associĂ©s Ă  la rĂ©duction des Ă©missions de GES auraient lieu en Ontario et dans l'Est, reprĂ©sentant environ 80 % des rĂ©ductions. Cela est principalement dĂ» au fait que le diesel renouvelable n'est actuellement pas utilisĂ© dans ces rĂ©gions.

Tableau 13 : Valeur actualisĂ©e de l'estimation des avantages diffĂ©rentiels associĂ©s aux rĂ©ductions des Ă©missions de GES (2011 Ă  2035)

(M$ indexés de 2007)

Ouest

Ontario

Est

Total

Diesel

Réduction des émissions de GES (Mt éq CO2)

3,7

8,8

6,2

18,7

Estimation du scĂ©nario rĂ©glementaire 25 $/tonne

76,8

183,3

130,0

390,1

Mazout de chauffage

Réduction des émissions de GES (Mt éq CO2)

0,9

2,3

1,7

4,9

Estimation du scĂ©nario rĂ©glementaire 25 $/tonne

20,5

49,2

35,0

104,7

Diesel et mazout de chauffage total

Réduction des émissions de GES (Mt éq CO2)

4,6

11,1

7,9

23,6

Avantage total pour le Canada

97,3

232,5

165

494,8

La valeur des réductions de GES dépend de façon critique des dommages des changements climatiques évités au niveau mondial. Ces dommages sont habituellement appelés le coût social du carbone (CSC). Les estimations du CSC sont très variables. Par exemple, des experts comme Tol, Nordhaus et Hope ont rapporté des valeurs moyennes du CSC variant de 10 $ à 25 $ par tonne d'équivalent CO2, tandis que Stern a rapporté une valeur plus près de 100 $. Cette variabilité est attribuable en grande partie aux incertitudes autour des choix de paramètres clés dans l'estimation du CSC; par exemple, le taux d'escompte approprié à utiliser dans le calcul. Il est généralement admis que les estimations, même à partir du même modèle, varient considérablement selon les niveaux de variables clés sélectionnés. Bien que la recherche par Environnement Canada visant à déterminer le CSC approprié aux fins d'utilisation dans l'analyse coûts-avantages se poursuive, une valeur évaluée de 25 $ par tonne d'équivalent CO2 a été adoptée pour cette analyse. Cette valeur est compatible avec le prix prévu du carbone aux États-Unis et la valeur marchande des permis par la Bourse européenne du carbone. Elle est aussi généralement compatible avec les valeurs actuellement utilisées par le gouvernement américain ainsi que par la Commission européenne. D'après cette estimation, la valeur actualisée des réductions différentielles des émissions de GES dans le cadre du scénario réglementaire est évaluée à 494,8 millions de dollars dans le cadre du scénario central.

Répercussion sur la qualité de l'air et la santé

Santé Canada procède actuellement à une analyse d'impact sur la santé relative à l'utilisation du biodiesel au Canada, et bien que ladite étude ne soit pas achevée, les résultats préliminaires sont présentés ici pour donner une indication générale des effets potentiels. L'étude comprend une analyse de l'incidence de l'utilisation du biodiesel sur les émissions du secteur mobile attribuables aux véhicules diesel lourds sur la route, et les incidences de ces changements dans les émissions sur la qualité de l'air et la santé. Ces incidences sont évaluées par rapport à celles associées à l'utilisation du diesel conventionnel. Les véhicules diesel légers, qui constituent une composante très mineure de la flotte de véhicules au Canada, ne sont pas inclus en raison d'un manque de données pertinentes sur les émissions. La modélisation des émissions mobiles et de la qualité de l'air a été réalisée en collaboration avec Environnement Canada.

L'estimation des répercussions sur la santé que pose un changement prévu dans les émissions est complexe et comporte une certaine incertitude, comme la projection des répercussions au cours des années à venir. Cependant, tel qu'il est exposé en détail ci-dessous, les analyses préliminaires de Santé Canada indiquent que les effets sur la santé associés à l'utilisation sur route de B2 ou B5 au Canada seront probablement minimes.

Émissions des contaminants atmosphériques provenant du secteur mobile

Les scĂ©narios spĂ©cifiques examinĂ©s dans l'analyse des incidences du biodiesel sur les Ă©missions canadiennes du secteur mobile comprennent une comparaison de l'utilisation nationale de B2, B5 ou B20 (en Ă©tĂ© seulement) par rapport au diesel conventionnel, pour les annĂ©es 2006, 2010, 2015 et 2020. Les Ă©missions des vĂ©hicules correspondant aux polluants atmosphĂ©riques suivants ont Ă©tĂ© prises en compte : les matières particulaires (PM2,5, PM10 et PT); le monoxyde de carbone (CO); les oxydes d'azote (NOx); les composĂ©s organiques volatils (COV); les sources mobiles de produits toxiques de l'air (benzène, 1,3-butadiène, formaldĂ©hyde, acĂ©taldĂ©hyde, acrolĂ©ine) et plusieurs hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Pour le scĂ©nario B2, les rĂ©sultats rĂ©vèlent des rĂ©ductions mineures (environ 1 % Ă  2 %) des Ă©missions des vĂ©hicules diesel lourds sur la route en 2010 pour tous les composĂ©s Ă  l'exception du NOx et une augmentation de 0,36 % des Ă©missions de NOx. Ceux-ci reflètent l'ensemble des variations des Ă©missions mobiles sur la route de moins de 1 % pour tous les composĂ©s chimiques. Les effets de l'utilisation nationale de B5 (2010) se traduiraient par des rĂ©ductions de 2 % Ă  4 % des Ă©missions des vĂ©hicules diesel lourds sur la route pour la plupart des composĂ©s chimiques et une augmentation de 1 % des Ă©missions de NOx. Ceux-ci tĂ©moignent des changements dans les Ă©missions globales sur la route pour tous les composĂ©s chimiques de moins de 2 %. L'utilisation du B20 en 2010 (de mai Ă  septembre seulement) entraĂ®nerait les modifications suivantes durant l'Ă©tĂ© des Ă©missions mobiles sur la route : rĂ©duction de 8 % de PM2,5, augmentation de 2 % de NOx et moins de 4 % de rĂ©duction des substances toxiques atmosphĂ©riques et de CO. Toutes les incidences des Ă©missions devraient diminuer avec le temps en raison de l'introduction de nouvelles technologies automobiles. Il convient de souligner que les scĂ©narios examinĂ©s ici (c'est-Ă -dire l'utilisation nationale de B2, B5 ou B20) ne sont pas directement comparables aux hypothèses de l'analyse coĂ»ts-avantages (effets diffĂ©rentiels du Règlement sur les carburants renouvelables fĂ©dĂ©ral au-delĂ  des mandats provinciaux existants). Toutefois, les effets diffĂ©rentiels des Ă©missions sur la route en raison des modifications devraient ĂŞtre infĂ©rieurs Ă  ceux rapportĂ©s pour le scĂ©nario B5 dans le cadre de l'analyse de SantĂ© Canada.

Répercussions sur la qualité de l'air et la santé

Les rĂ©percussions sur la qualitĂ© de l'air au Canada que posent les variations des Ă©missions du secteur mobile en raison de l'utilisation du biodiesel ont Ă©tĂ© examinĂ©es par SantĂ© Canada pour les scĂ©narios B5 et B20 en utilisant la modĂ©lisation photochimique. Les rĂ©sultats de l'utilisation sur la route de B5 ou B20 (Ă©tĂ© seulement) au Canada laissent prĂ©sager des rĂ©percussions très minimes sur les concentrations moyennes ambiantes de PM2,5, d'ozone troposphĂ©rique (O3), de CO, de dioxyde d'azote (NO2) et de dioxyde de soufre (SO2) de moins de 1 % en 2006 et 2020 par rapport au diesel conventionnel. Les rĂ©percussions sur la santĂ© humaine de ces variations de la qualitĂ© de l'air ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es Ă  l'Ă©chelle nationale et comprennent Ă  la fois des rĂ©sultats touchant la mortalitĂ© et la morbiditĂ©. Des rĂ©sultats nationaux prĂ©liminaires indiquent que certains avantages minimes pour la santĂ© seraient prĂ©vus pour 2006 dans un scĂ©nario B5, et que ceux-ci seraient rĂ©duits d'ici 2020.

Les avantages différentiels pour la santé attribuables aux modifications devraient être inférieurs à ceux évalués pour le scénario B5 dans le cadre de l'analyse de Santé Canada en raison des variations des émissions sur la route.

Répercussion d'un déversement ou d'une fuite dans le sol

SantĂ© Canada a Ă©galement entrepris une modĂ©lisation afin d'examiner les rĂ©percussions du biodiesel et des mĂ©langes de biodiesel sur le dĂ©placement du carburant Ă  la suite d'un dĂ©versement ou d'une fuite dans le sol. Les rĂ©sultats prĂ©liminaires indiquent que les composants du biodiesel devraient migrer dans une moindre mesure que les composants du diesel, ce qui se traduit par des panaches de contamination qui auraient une incidence sur une plus petite parcelle de terre. Bien qu'un certain nombre de lacunes dans les donnĂ©es ait Ă©tĂ© identifiĂ©, cette analyse rĂ©vèle que le risque que le biodiesel ait des rĂ©percussions sur la santĂ© humaine Ă  la suite d'un rejet non contrôlĂ© dans l'environnement serait plus facilement gĂ©rable que dans le cas du diesel conventionnel.

Répercussions sur l'agriculture

Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) a rĂ©alisĂ© une analyse interne des rĂ©percussions que posent les cibles d'une teneur de 2 % de biodiesel sur le secteur agricole canadien au dĂ©but de 2007, en tenant compte de toutes les administrations canadiennes. Selon l'analyse d'AAC, le secteur agricole serait confrontĂ© Ă  des rĂ©percussions minimales. Ces rĂ©percussions sont abordĂ©es plus en dĂ©tail ci-dessous.

Répercussions sur le secteur des cultures

Selon l'analyse d'AAC, les modifications ne devraient avoir aucune incidence mesurable sur le secteur des cultures. Il pourrait y avoir de légères augmentations sur le plan de la trituration nationale des plantes oléagineuses, mais dans l'ensemble, les superficies plantées d'oléagineux ne devraient montrer que des effets marginaux. On n'observe aucun changement mesurable pour ce qui est des surplus pour les producteurs de cultures à la suite de l'augmentation de la production de biodiesel. Le marché du biodiesel peut servir de nouveau débouché où les producteurs peuvent vendre des semences hors catégorie.

Ces effets minimaux s'expliquent par le fait que le Canada est un preneur de prix sur le marché mondial des cultures, et que les changements de la demande canadienne n'auraient pas d'effet important sur les prix mondiaux. Toutefois, il pourrait y avoir de légers changements dans les prix locaux à la suite d'une demande accrue de matières premières pour le carburant renouvelable, mais aucun changement n'est prévu pour le prix d'autres cultures.

Répercussions sur le bétail

Puisque des répercussions négligeables sont prévues sur les prix des cultures, les prix des aliments pour le bétail ne devraient donc pas afficher de changements importants à la suite des modifications. Bien que la production de biodiesel à plus grande échelle ait le potentiel d'accroître la disponibilité de tourteau protéique en stimulant une trituration accrue des plantes oléagineuses, la production de biodiesel visant à répondre au niveau de consommation prescrit ne devrait pas avoir de répercussions mesurables sur la disponibilité de tourteau protéique. Comme la superficie plantée de plantes oléagineuses devrait très peu changer, il n'y aura aucun effet mesurable sur la disponibilité des céréales fourragères pour les éleveurs d'animaux de ferme.

De plus, aucun changement n'est prévu dans le commerce d'animaux vivants ou de la viande, ou dans d'autres secteurs connexes, comme la volaille et les produits laitiers. Les effets sur le nombre d'emplois dans l'industrie du bétail demeureraient négligeables.

Répercussions sur l'utilisation des terres

On ne s'attend pas à ce que les modifications entraînent des changements en ce qui concerne l'utilisation des terres. Les changements associés aux activités de culture à la suite de l'exigence relative au diesel renouvelable devraient se produire dans les limites des terres cultivables actuelles. Étant donné qu'aucun changement important touchant le prix des cultures ou l'utilisation des terres ne surviendrait, il y aurait peu de répercussions en termes d'intensification des cultures au niveau national. Toutefois, il pourrait y avoir des effets limités dans quelques régions. L'utilisation d'engrais pourrait connaître de légères hausses, car on pourrait assister à une faible expansion régionale de la production de plantes oléagineuses, mais cela ne devrait pas entraîner de changements dans la qualité de l'eau ou dans les émissions de GES attribuables au secteur agricole.

Répercussions liées à la distribution

Producteurs et importateurs de carburant

Il y a des investissements à faire par le secteur des combustibles fossiles en raison des modifications. Ces investissements comprennent des investissements en immobilisation uniques faits au cours de la première année de la mise en œuvre des modifications, ainsi que les coûts additionnels permanents d'exploitation et d'entretien. Les coûts sont supportés pratiquement à toutes les étapes de la chaîne d'approvisionnement, depuis les raffineries jusqu'aux détaillants. Il est prévu que ces coûts seront transmis le long de la chaîne d'approvisionnement jusqu'au prix de vente final.

Installations de production de carburants renouvelables

Les modifications engendreraient une augmentation de la production nationale de biodiesel puisque la demande en carburant renouvelable devrait passer de 583 millions de litres en 2011 à 858 millions de litres en 2035. Bien que les prévisions concernant la production de carburant renouvelable soient quelque peu incertaines, on présume que la majorité de la demande en carburant renouvelable sera satisfaite par l'entremise de la production nationale.

À plus long terme, et au fur et à mesure que la demande en carburants renouvelables augmentera, on peut s'attendre à ce que de nouvelles installations de production de carburants renouvelables puissent être érigées au Canada au cours de la période de 25 ans.

Secteur agricole

Outre les réductions des émissions de GES, l'un des principaux facteurs à l'appui de la production et de l'utilisation de carburants renouvelables réside dans les avantages qu'elles peuvent apporter au secteur agricole et rural du Canada. En effet, la production accrue de carburants renouvelables au Canada augmentera la demande locale en matières premières et offrira de nouveaux marchés pour les cultures des producteurs agricoles canadiens. Par exemple, les installations de production de biodiesel pourraient offrir un marché pour le canola hors grade, qui ne convient pas au marché alimentaire.

Le fait d'offrir aux producteurs agricoles la possibilité d'investir dans des projets rentables de carburants renouvelables et d'établir de tels projets qui utilisent des produits agricoles comme intrants contribuera à créer un flux positif de revenus qui pourrait être plus indépendant des fluctuations des prix des produits de base. Cela permettrait également de favoriser une approche qui va au-delà de la simple production de produits pour se concentrer sur de nouvelles façons d'ajouter de la valeur à la biomasse produite sur les fermes. Les usines de carburant renouvelable injecteraient des dépenses supplémentaires dans les économies rurales locales, élargissant du même coup leur assiette fiscale et créant des emplois supplémentaires à l'échelle locale.

L'expansion accrue des industries des carburants renouvelables au Canada devrait être axée sur les matières premières fournies par le secteur agricole canadien. Toutefois, le niveau projeté de production de carburants renouvelables au Canada ne devrait pas nuire à la capacité du secteur agricole à fournir des produits agricoles aux fins d'usages traditionnels, tels que la production d'aliments et l'alimentation du bétail. En conséquence, les industries en aval, comme le secteur de transformation de la viande et des aliments ne devraient pas être touchées dans le domaine de la production, du nombre d'emplois, des prix ou du commerce. On ne prévoit en outre aucune répercussion sur les prix à la consommation des produits alimentaires.

Emploi

On prévoit que les investissements en immobilisation pour mettre à niveau les raffineries, les terminaux et les points de vente au détail créeront de l'emploi dans les premières années, au fur et à mesure que l'industrie apportera les modifications nécessaires pour se conformer aux modifications. De plus, le transport des carburants renouvelables nécessiterait une expansion de l'infrastructure de transport de carburant existante, ce qui aurait également une incidence positive sur l'emploi. En raison des caractéristiques du biodiesel, le transport par camion serait probablement le mode de transport le mieux adapté entre les installations de production et les points où le biodiesel est mélangé avec le diesel. Une partie du transport serait également effectuée par train. Cependant, en raison d'un manque de données, il n'est pas possible d'évaluer précisément dans quelle proportion ces moyens de transport seront utilisés. Néanmoins, l'accroissement du transport de carburant renouvelable engendrera vraisemblablement une augmentation de l'emploi dans ce secteur.

Au fur et à mesure que la demande augmentera et que la production de carburants renouvelables s'intensifiera à son tour en raison des modifications aux propositions, de nouveaux emplois seront créés dans l'industrie des carburants renouvelables. Selon RNCan, une usine de biodiesel ayant une capacité de production annuelle pouvant atteindre jusqu'à 30 millions de litres nécessiterait 20 employés pour assurer son fonctionnement. Si l'on tient compte de ce nombre d'emplois et qu'on suppose que 10 usines de biodiesel supplémentaires seraient créées, le secteur de la production de carburants renouvelables serait responsable de la création d'environ 200 emplois directs par année pour la période à l'étude. Il s'agit d'une estimation maximale des incidences de l'emploi sur le secteur des carburants renouvelables, si l'ont tient compte du fait que si les grandes usines sont construites, elles emploieraient probablement moins de personnes par mégalitre (ML) de capacité (en raison des économies d'échelle). Les mélangeurs ont également indiqué leur préférence pour l'utilisation de l'HVH à mélanger avec du biodiesel. Il n'y a présentement aucune installation de production d'HVH au Canada et toute intention de démarrer de telles installations ne serait prévue qu'à moyen et à long terme.

Ă€ l'instar de tout secteur industriel, le secteur de la production de biocarburants crĂ©e non seulement des emplois directs, mais Ă©galement des emplois indirects. Par la suite, les dĂ©penses liĂ©es aux salaires des employĂ©s entraĂ®nent des rĂ©percussions induites au sein de l'Ă©conomie. Pour le diesel seulement, on estime qu'une norme sur les carburants renouvelables de 2 % entraĂ®nerait non seulement des emplois directs dans les installations de production de biodiesel, mais crĂ©erait aussi indirectement 4 000 postes supplĂ©mentaires (voir rĂ©fĂ©rence 20). Dans l'État de la GĂ©orgie, une analyse utilisant le modèle IMPLAN pour prĂ©dire l'impact Ă©conomique d'une augmentation de la production de biodiesel a Ă©valuĂ© qu'une usine de biodiesel de 15 millions de gallons (production annuelle d'environ 57 millions de litres) crĂ©erait un total de 132 nouveaux emplois (voir rĂ©fĂ©rence 21).

Consommateurs

En plus des coûts directs des volumes différentiels d'achats de mélanges de diesel, les consommateurs seraient probablement confrontés à une légère augmentation du prix du diesel à la pompe puisque les coûts différentiels du secteur du raffinage du pétrole seront refilés aux consommateurs. En supposant une limite supérieure à l'intérieur de laquelle tous les coûts différentiels estimés sont refilés aux consommateurs, le coût correspondant pour le consommateur serait en hausse à 2,7 milliards de dollars (voir référence 22). Dans ce cas, l'augmentation du coût moyen pour les consommateurs partout au Canada serait d'un tiers de cent par litre de diesel, un montant susceptible d'être imperceptible dans les fluctuations quotidiennes habituelles des prix du marché du diesel. Pour des catégories de camions de type 7 ou 8 consommant 80 000 litres de diesel par année, cela augmenterait les coûts de carburant d'un montant estimatif de 5 $ par semaine.

Compétitivité

L'économie canadienne est fortement intégrée à l'économie américaine. Comme les États-Unis ont instauré des exigences similaires sur la teneur en carburant renouvelable dans le diesel, aucune incidence internationale en matière de compétitivité ne devrait toucher l'industrie du raffinage.

Les modifications peuvent avoir un impact à court terme sur la compétitivité des mélangeurs et des sociétés de raffinage régionaux dans les régions qui n'ont pas été soumis à la réglementation provinciale, surtout en Ontario et l'Est. Les sociétés de raffinage nationales peuvent faire des investissements stratégiques dans des marchés importants ou pour répondre aux besoins nationaux en capitalisant sur les investissements réalisés dans les provinces où la réglementation existe déjà. Les modifications prévoient une période de conformité initiale de 18 mois et d'autres flexibilités, afin de laisser le temps à l'industrie de satisfaire aux exigences.

Conclusions

Bien que les modifications imposent des coûts à l'industrie et aux consommateurs, ces coûts seront probablement gérables (par exemple, un tiers de cent par litre de diesel pour les consommateurs). Elles procureront également des avantages au chapitre de la réduction des émissions de GES, et conjointement avec d'autres programmes du gouvernement du Canada, elles contribueraient à créer des emplois dans les zones rurales et offriraient des possibilités aux régions rurales du Canada de participer à la production de biodiesel. Bien que les coûts et les avantages réalisés soient sensibles aux variations des paramètres clés, tels que les prévisions du prix du diesel, les valeurs prévues découlant de cette analyse sont résumées dans le tableau ci-dessous.

Le tableau 14 indique un coĂ»t net global de 2,4 milliards de dollars sur 25 ans sur la base de la valeur nette actualisĂ©e. Ceci Ă©quivaut Ă  un coĂ»t annuel moyen de 94 millions de dollars en termes de valeur nette actualisĂ©e. Ă€ cet Ă©gard, les coĂ»ts dĂ©passent les avantages avec un ratio de 1,2 Ă  1, sans tenir compte du rôle non quantifiĂ© que joue l'exigence d'une teneur en biodiesel de 2 % dans le soutien des objectifs stratĂ©giques Ă©largis canadiens relatifs Ă  la StratĂ©gie sur les carburants renouvelables et les changements climatiques. Le tableau 14 indique Ă©galement que le coĂ»t socio-Ă©conomique net par tonne d'Ă©missions de GES Ă©vitĂ©s au Canada grâce Ă  cette mesure, sans tenir compte de la valeur globale des rĂ©ductions de GES en termes de coĂ»t social du carbone, est d'environ 121 $ par tonne.

Une analyse de sensibilité révèle que ces répercussions sont robustes parmi une gamme de variations plausibles dans les hypothèses sous-jacentes. Parallèlement, cette analyse révèle que les répercussions réelles pourraient différer de ces estimations centrales. Par exemple, le coût net pourrait diminuer de manière significative en présence d'une valeur supérieure présumée du CSC, et variera également en fonction de l'évolution d'autres paramètres clés, tels qu'ils sont exposés en détail dans la section de l'analyse de sensibilité ci-dessous.

Tableau 14 : ÉnoncĂ© des coĂ»ts-avantages diffĂ©rentiels (2011 Ă  2035)

(en M$ de 2007)

AnnĂ©e de base : 2011

2023

Dernière annĂ©e : 2035

Total sur 10 ans (2011 Ă  2021)

Total sur 25 ans (2011 Ă  2035)

Moyenne annuelle

A. Coûts quantifiés pour l'industrie
Producteurs de biocarburant

Coût de production du biodiesel

306,9

277,9

308,7

2 417,5

4 777,4

191,1

Total partiel

306,9

277,9

308,7

2 417,5

4 777,4

191,1

Mélangeurs, importateurs et détaillants

CoĂ»ts en immobilisation — MĂ©langeurs

9,0

9,0

9,0

83,5

157,2

6,3

Coûts d'exploitation et d'entretien

6,6

6,4

6,5

59,8

112,4

4,5

Coût des importations de biodiesel

12,6

0,0

0,0

12,2

12,2

0,5

Coût des importations d'HVH

0,0

40,7

50,5

399,5

764,2

30,6

Coût d'importation du kérosène

142,8

401,2

503,1

2 920,0

6 536,3

261,5

Coûts de transport du biodiesel

12,4

11,4

13,4

94,2

193,5

7,7

Frais administratifs — MĂ©langeurs

0,4

0,4

0,4

3,8

7,1

0,3

CoĂ»ts en immobilisation — DĂ©taillants

3,1

0,0

0,0

3,0

3,1

0,1

Total partiel

186,8

469,2

582,8

3 576,0

7 786,1

311,4

Coûts globaux pour l'industrie

493,6

747,0

891,5

5 993,5

12 563,5

502,5

B. Coûts quantifiés pour le consommateur

Consommation supplémentaire de mélanges de diesel et de mazout de chauffage

4,6

12,4

151,6

91,4

201,7

8,1

Coûts globaux pour le consommateur

4,6

12,4

151,6

91,4

201,7

8,1

COÛTS TOTAUX

498,2

759,4

1 043,1

6 084,9

12 765,2

510,6

C. Avantages quantifiés

Consommation économisée de diesel et de mazout de chauffage

301,3

600,2

783,5

4 412,9

9 915,0

396,6

CoĂ»ts sociaux du carbone Ă©vitĂ©s dĂ©coulant de la rĂ©duction des Ă©missions de GES (CSC Ă  25 $/tonne)

23,3

29,1

42,9

213,3

494,8

24,1

AVANTAGES TOTAUX

324,6

629,3

826,4

4 626,1

10 409,8

416,4

D. VALEUR NETTE ACTUALISÉE

(173,6)

(130,2)

(216,7)

(1 458,8)

(2 355,4)

(94,2)

D1. Valeur nette actualisĂ©e — CSC Ă©vitĂ© Ă  100 $/tonne

(103,5)

(42,9)

(88,0)

(818,9)

(870,6)

(34,8)

Réduction des émissions de GES (Mt éq CO2)

1,0

0,9

1,1

9,5

23,6

0,9

Ratio coûts/avantages

       

1,2 ×

 

Coût socio-économique par tonne ($/T) (voir référence 23)

       

120,8 $

 

E. Répercussionsqualitatives

Producteurs et importateurs de carburants

  • Il pourrait y avoir des coĂ»ts supplĂ©mentaires pour l'installation de nouveaux Ă©quipements de mesure du volume si les Ă©quipements de mesure actuels ne sont pas adĂ©quats. Ces coĂ»ts s'ajouteraient aux coĂ»ts indiquĂ©s ci-dessus.

Agriculture

  • De petits changements dans les prix locaux des cultures utilisĂ©es comme matière première du carburant renouvelable sont prĂ©vus Ă  la suite d'une demande accrue pour ces cultures; toutefois, on ne prĂ©voit aucune rĂ©percussion sur les prix des autres cultures.
  • Augmentations mineures de la trituration nationale des plantes olĂ©agineuses, mais la superficie des plantes olĂ©agineuses dans son ensemble ne devrait afficher que des rĂ©percussions nĂ©gligeables.
  • Aucun changement mesurable dans les surplus des producteurs de cultures.
  • Aucune rĂ©percussion prĂ©vue sur les prix des aliments et aucun effet mesurable sur la disponibilitĂ© des cĂ©rĂ©ales fourragères pour les Ă©leveurs d'animaux de ferme.
  • Les changements touchant les activitĂ©s culturales devraient s'opĂ©rer Ă  l'intĂ©rieur des terres cultivĂ©es actuelles, avec peu de rĂ©percussions sur l'intensification des cultures au niveau national.

Santé

  • L'utilisation de B2 aurait des rĂ©percussions nĂ©gligeables sur les principaux contaminants atmosphĂ©riques, avec un effet global neutre sur la santĂ© humaine.

Emploi

  • Certaines augmentations du nombre d'emplois sont Ă  prĂ©voir en raison du transport accru des carburants renouvelables, de la construction d'usines de production de carburants renouvelables, des mises Ă  niveaux des raffineries, des terminaux et des installations de stockage.

Analyse de sensibilité

Une analyse de sensibilité a été effectuée pour déterminer l'orientation et l'ampleur des changements aux résultats définitifs liés aux hypothèses touchant les fluctuations des variables clés. Cela comprend la variation des prix du diesel et du mazout de chauffage, du coût social du carbone, des volumes requis de kérosène et du taux d'escompte.

Prix du diesel et du mazout de chauffage

Comme l'analyse est sensible aux prĂ©visions des prix du diesel et du mazout de chauffage au cours de la pĂ©riode pertinente, Environnement Canada (EC) a intĂ©grĂ© une fourchette de +/–10 % aux prix de gros et Ă  la pompe avant taxes du diesel et du mazout de chauffage en vue de mieux reflĂ©ter le niveau d'incertitude de ce paramètre clĂ©.

Tableau 15 : SensibilitĂ© des prix du diesel et du mazout de chauffage

(M$ indexés de 2007)

 

ScĂ©nario −10 %

Scénario central

ScĂ©nario +10 %

Coût d'achat d'HVH

712,7

764,2

805,3

Coût d'achat du kérosène

5 923,6

6 536,3

7 043,6

Coût pour le consommateur

182,8

201,7

220,7

Coût total

12 082,0

12 765,2

13 332,7

Coût évité d'achat de diesel et de mazout de chauffage

(8 923,5)

(9 915,0)

(10 759,8)

Valeur nette actualisée

(2 663,7)

(2 355,4)

(2 078,1)

Du diesel et du mazout de chauffage Ă  un prix de gros moins Ă©levĂ© font en sorte que ces derniers sont plus concurrentiels par rapport au biodiesel. En rĂ©ponse Ă  une rĂ©duction de 10 %, la valeur actuelle du coĂ»t net des modifications augmenterait de 300 millions de dollars Ă  2,7 milliards de dollars. Inversement, si le prix du diesel et du mazout de chauffage Ă©tait de 10 % plus Ă©levĂ©, la valeur actuelle du coĂ»t net de cette mesure diminuerait d'un montant similaire Ă  environ 2,1 milliards de dollars. Les rĂ©sultats dĂ©montrent une sensibilitĂ© relativement Ă©levĂ©e aux prix hypothĂ©tiques du diesel et du mazout de chauffage.

Coût social du carbone

Les estimations du coût social du carbone (CSC) sont très variables. Par exemple, des experts tels que Tol, Nordhaus et Hope (voir référence 24) ont rapporté des valeurs moyennes du CSC variant de 10 $ à 25 $ la tonne d'équivalent CO2, tandis que Stern a fait état d'une valeur plus près de 100 $. Cette variabilité est reliée en grande partie aux incertitudes autour des choix des paramètres clés dans l'estimation du CSC, par exemple le taux d'escompte approprié à utiliser dans le calcul. Il est généralement admis que les estimations, même à partir du même modèle, varient considérablement selon les niveaux sélectionnés de variables clés.

De plus, il est largement reconnu que le CSC augmenterait normalement d'environ 2 % par annĂ©e. D'importants travaux sur le CSC ont Ă©tĂ© rĂ©cemment menĂ©s par l'EPA des États-Unis par le truchement d'un processus interministĂ©riel. EC entreprend actuellement un examen similaire pour mettre Ă  jour ses hypothèses au sujet du CSC. Ce travail n'est pas encore terminĂ©, et aux fins de cette analyse, le gouvernement continuera de s'appuyer sur les estimations actuelles du CSC, qui repose sur des approximations du CSC, y compris le prix du carbone sur les marchĂ©s de change et les prix cibles annoncĂ©s par les principales administrations.

Tableau 16 : SensibilitĂ© au coĂ»t social du carbone

(M$ indexés de 2007)

Emplacement

Réduction des émissions de GES (Mt éq CO2)

Estimation basse 10 $/tonne

Estimation du scĂ©nario central 25 $/tonne

Estimation Ă©levĂ©e 100 $/tonne

Ouest

4,6

38,9

97,3

389,2

Ontario

11,1

93,0

232,5

930,3

Est

7,9

66,0

165,0

660,1

Total pour le Canada

23,6

197,9

494,8

1 979,6

Valeur nette actualisée

 

(2 652)

(2 355)

(871)

Une analyse de sensibilitĂ© sur la fourchette de 10 $ Ă  100 $ (y compris un taux de croissance de 2 % par an) a Ă©tĂ© menĂ©e. Les rĂ©sultats prĂ©sentĂ©s ci-dessus rĂ©vèlent que les estimations des avantages sont sensibles aux valeurs du CSC, la valeur actualisĂ©e des avantages de la rĂ©duction des GES variant de 198 millions de dollars Ă  1,9 milliard de dollars, et la valeur nette actualisĂ©e du Règlement variant de 871 millions de dollars Ă  près de 2,7 milliards de dollars.

Volumes de kérosène

L'analyse de sensibilité aux volumes de kérosène s'appuie sur deux scénarios. Le premier scénario (HVH dans le mazout de chauffage) suppose qu'au lieu d'utiliser du biodiesel dans le mazout de chauffage, l'HVH serait utilisée et il ne serait pas nécessaire d'utiliser du kérosène dans le mazout de chauffage. Le deuxième scénario (sans kérosène) suppose qu'il n'y aurait pas de kérosène dans le diesel ni dans le mazout de chauffage. On présume que le biodiesel est mélangé durant les mois d'été sans avoir recours au kérosène et qu'un améliorant de point d'écoulement serait utilisé dans le mazout de chauffage au lieu du kérosène.

Tableau 17 : SensibilitĂ© aux volumes de kĂ©rosène

(M$ indexés de 2007)

Scénario de mazout de chauffage sans kérosène

Scénario central

Scénario sans kérosène

Coûts

Coût de production du biodiesel

3 760,9

4 777,4

4 777,4

Coût d'achat d'HVH

1 872,1

764,2

764,2

Coût d'achat du kérosène

5 483,3

6 536,3

0

Coût pour le consommateur

172,0

201,7

0

Coût total

11 730,7

12 765,2

6 036,4

Avantages

Coût évité d'achat de diesel et de mazout de chauffage

9 067,5

9 915,0

3 927,2

Avantages de la rĂ©duction des Ă©missions de GES Ă  25 $/tonne

443,1

494,8

494,8

Avantage total

9 510,6

10 409,8

4 422,1

Valeur nette actualisée

(2 220,1)

(2 355,4)

(1 614,3)

L'analyse de sensibilité révèle que les résultats sont quelque peu sensibles à cette hypothèse. Toutefois, même dans le cas extrême de l'absence d'utilisation de kérosène, la valeur nette actualisée des modifications représenterait toujours un coût net de 1,6 milliard de dollars.

Taux d'escompte

L'analyse de sensibilitĂ© au taux d'escompte s'appuie sur un scĂ©nario assorti d'un taux d'escompte de 0 % et d'un scĂ©nario avec un taux d'escompte de 7 %. Les rĂ©sultats sont prĂ©sentĂ©s dans le tableau ci-dessous.

Tableau 18 : SensibilitĂ© au taux d'escompte

(M$ indexés de 2007)

Taux d'escompte

0 %

3 %

7 %

Coûts

Coût de production du biodiesel

6 947,9

4 777,4

3 148,6

Coût d'achat d'HVH

1 104,4

764,2

508,2

Coût d'achat du kérosène

9 796,2

6 536,3

4 128,3

Coût pour le consommateur

301,2

201,7

128,0

Coût total

18 777,9

12 765,2

8 291,4

Avantages

Coût évité d'achat de diesel et de mazout de chauffage

14 862,9

9 915,0

6 271,7

Avantages de la rĂ©duction des Ă©missions de GES Ă  25 $/tonne

746,4

494,8

311,5

Avantage total

15 609,3

10 409,8

6 583,1

Valeur nette actualisée

(3 168,6)

(2 355,4)

(1 708,2)

L'analyse indique que la valeur nette actualisée des modifications est sensible aux hypothèses entourant le taux d'escompte.

Justification

Le gouvernement du Canada s'est engagé à réduire les émissions de GES et à augmenter l'utilisation des carburants renouvelables au moyen d'un certain nombre de mesures réglementaires et non réglementaires. Pour ce faire, le gouvernement du Canada a adopté une Stratégie sur les carburants renouvelables exhaustive pour réduire les émissions de GES, favoriser l'utilisation et la production de carburants renouvelables et promouvoir la croissance économique ainsi que le développement durable. Un certain nombre d'initiatives ont été mises en place afin d'atteindre les objectifs de la Stratégie sur les carburants renouvelables.

L'un des Ă©lĂ©ments clĂ©s de la StratĂ©gie sur les carburants renouvelables visait Ă  exiger une teneur de 2 % en diesel renouvelable dans les mazouts lĂ©gers. L'application d'une rĂ©glementation jumelĂ©e Ă  un système d'Ă©change Ă©tait perçue comme un moyen efficace de satisfaire Ă  cette exigence. Tout en rĂ©duisant les Ă©missions de GES, cette approche procure Ă©galement une certaine souplesse Ă  l'industrie pour satisfaire Ă  cette exigence et garantit la production et l'utilisation de carburants renouvelables au Canada. JumelĂ©e Ă  d'autres programmes du gouvernement du Canada, cette approche contribuerait aussi Ă  la crĂ©ation d'emplois dans les rĂ©gions rurales en plus d'offrir des possibilitĂ©s aux rĂ©gions rurales du Canada de participer Ă  la production de biodiesel.

Conséquemment, une analyse coûts-avantages des instruments réglementaires sélectionnés a été menée, laquelle a indiqué qu'il en résulterait une réduction de près de 23,6 Mt éq CO2 en émissions de GES sur une période de 25 ans. Les coûts différentiels nécessaires à l'atteinte de ces réductions sont évalués à 12,8 milliards de dollars pour la même période avec des retombées connexes de 10,4 milliards de dollars ou un coût différentiel net d'environ 94 millions de dollars. Les répercussions globales sont évaluées à environ un tiers de cent par litre de diesel et de mazout de chauffage, ce qui serait susceptible de passer inaperçu dans les fluctuations quotidiennes du prix du diesel et du mazout de chauffage.

Compte tenu de ces facteurs, les modifications sont perçues comme un moyen efficace pour respecter l'engagement du gouvernement du Canada énoncé dans la Stratégie sur les carburants renouvelables et apporter une contribution efficace à ses objectifs nationaux de réduction des gaz à effet de serre.

Consultation

Processus de consultation

Depuis 2006, Environnement Canada a organisé un certain nombre de séances de consultation et d'information auprès de divers intervenants afin de discuter de l'approche réglementaire proposée visant à imposer une teneur en carburant renouvelable basée sur les volumes d'essence, de diesel et de mazout de chauffage. Une description complète du processus de consultation et les réponses aux commentaires ont été inscrites au résumé de l'étude d'impact de la réglementation (RÉIR) publié dans la Partie II de la Gazette du Canada, le 1er septembre 2010 (voir référence 25).

En mai 2009, Environnement Canada a organisé une séance d'information (voir référence 26) afin de communiquer les principales décisions prises par le gouvernement du Canada relativement à l'élaboration du projet de règlement. À cette occasion, le Ministère a également précisé quelles seraient les prochaines étapes du processus d'élaboration du Règlement, soit l'ébauche, les consultations et la publication du projet de règlement dans la Gazette du Canada.

Pendant l'été 2009, afin de s'assurer de la faisabilité de la conception réglementaire, Environnement Canada a mis sur pied un groupe de travail consultatif technique formé des intervenants clés provenant de la plupart des industries touchées. Le groupe de travail consultatif technique a examiné l'ébauche du texte réglementaire proposé et a fourni des conseils sur les définitions, la faisabilité et les détails techniques (voir référence 27).

Consultations du Comité consultatif national de la LCPE (1999)

Environnement Canada a offert de consulter les membres du Comité consultatif national de la LCPE en février 2011. Une réunion bilatérale entre Environnement Canada et les représentants du Nouveau-Brunswick a eu lieu en mars 2011.

Les représentants du Nouveau-Brunswick ont soulevé des préoccupations à propos d'un déséquilibre concurrentiel dans les marchés du distillat, d'un manque de disponibilité du biodiesel (aucune production au Canada atlantique), des répercussions sur l'industrie et les consommateurs au Canada atlantique et des calendriers de conformité (il faut plus de temps pour créer les infrastructures).

Le gouvernement a étudié minutieusement tous les commentaires reçus et soupesé les intérêts en jeu. Afin de répondre aux répercussions de la concurrence sur les raffineurs de l'Est et le besoin de réduire au minimum les retards pour soutenir les progrès du secteur canadien du biodiesel, une exemption permanente est fournie pour le carburant diesel et le mazout de chauffage vendus à Terre-Neuve-et-Labrador et des exemptions temporaires sont fournies pour la première période de conformité pour le carburant diesel et le mazout de chauffage vendus au Québec et dans toutes les provinces de l'Atlantique. D'autres assouplissements dans le Règlement comprennent une première période de conformité prolongée (du 1er juillet 2011 au 31 décembre 2012), telle que proposée dans la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la mise en œuvre des dispositions concernant le report prospectif des unités de conformité pré-distillat, l'échange des unités de conformité, le report rétrospectif des unités de conformité et d'autres flexibilités déjà présentes dans le Règlement. La date d'entrée en vigueur reste le 1er juillet 2011.

Initiative de démonstration nationale sur le diesel renouvelable

Pendant ces consultations, les secteurs canadiens de l'industrie et les utilisateurs finaux ont soulevĂ© des questions relatives Ă  l'utilisation et Ă  l'intĂ©gration Ă  grande Ă©chelle de diesel renouvelable dans les rĂ©seaux canadiens de distribution de carburant. L'Initiative de dĂ©monstration nationale sur le diesel renouvelable (IDNDR), menĂ©e par RNCan, Ă©tait conçue pour rĂ©pondre Ă  ces questions de faisabilitĂ© technique avant que les modifications entrent en vigueur et elle a appuyĂ© des projets de dĂ©monstration au moyen de contributions non remboursables. L'Ă©valuation effectuĂ©e par RNCan dans le cadre du programme conclut que le diesel renouvelable peut rĂ©pondre aux normes reconnues de l'industrie canadienne du pĂ©trole, sous rĂ©serve de certains facteurs temporels liĂ©s Ă  l'Ă©tat de prĂ©paration de l'infrastructure. Par consĂ©quent, l'exigence d'une teneur de 2 % est inscrite dans les modifications et la date d'entrĂ©e en vigueur est le 1er juillet 2011.

Spécifications sur la qualité du carburant et l'étiquetage

On a également consulté les parties intéressées de l'IDNDR. Elles ont mentionné des sujets comme la réglementation de normes de qualité du carburant et l'étiquetage de carburants à haute teneur en carburant renouvelable.

  • Ces sujets ont Ă©tĂ© abordĂ©s dans le RÉIR accompagnant le Règlement publiĂ© le 1er septembre 2010 dans la Partie II de la Gazette du Canada.

Date d'entrée en vigueur

Ă€ la demande de certaines parties intĂ©ressĂ©es, des rĂ©unions bilatĂ©rales portant sur l'entrĂ©e en vigueur de l'exigence d'une teneur de 2 % ont Ă©tĂ© organisĂ©es. Si l'industrie du pĂ©trole et certains utilisateurs se prĂ©occupaient du temps qu'il faut pour mettre en Ĺ“uvre les infrastructures nĂ©cessaires (jusqu'Ă  36 mois) et assurer un approvisionnement adĂ©quat de biodiesel ou de diesel renouvelable au Canada, l'industrie des biocarburants a exprimĂ© le besoin d'une date d'entrĂ©e en vigueur hâtive pour assurer un marchĂ© pour son produit.

  • En finalisant la date d'entrĂ©e en vigueur, Le gouvernement a Ă©tudiĂ© minutieusement tous les commentaires reçus et soupesĂ© les intĂ©rĂŞts en jeu. Afin de rĂ©pondre aux rĂ©percussions de la concurrence sur les raffineurs de l'Est et le besoin de rĂ©duire au minimum les retards pour soutenir les progrès du secteur canadien du biodiesel, une exemption permanente est fournie pour le carburant diesel et le mazout de chauffage vendus Ă  Terre Neuve et-Labrador et des exemptions temporaires sont fournies pour la première pĂ©riode de conformitĂ© pour le carburant diesel et le mazout de chauffage vendus au QuĂ©bec et dans toutes les provinces de l'Atlantique. D'autres assouplissements dans le Règlement comprennent une première pĂ©riode de conformitĂ© prolongĂ©e (du 1er juillet 2011 au 31 dĂ©cembre 2012), telle que proposĂ©e dans la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la mise en Ĺ“uvre des dispositions concernant le report prospectif des unitĂ©s de conformitĂ© prĂ©-distillat, l'Ă©change des unitĂ©s de conformitĂ©, le report rĂ©trospectif des unitĂ©s de conformitĂ© et d'autres flexibilitĂ©s dĂ©jĂ  prĂ©sentes dans le Règlement. La date d'entrĂ©e en vigueur reste le 1er juillet 2011.

Commentaires reçus à la suite de la publication préalable des modifications proposées le 26 février 2011 dans la Partie I de la Gazette du Canada

Les modifications proposées ont été publiées au préalable dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une période de commentaires du public de 60 jours. Au cours de cette période, 39 commentaires ont été recueillis auprès des intervenants, notamment l'industrie pétrolière, les producteurs de carburant renouvelable, les utilisateurs de carburants à base de pétrole, les constructeurs automobiles, les associations d'intervenants liées aux carburants à base de pétrole et aux carburants renouvelables, et les gouvernements provinciaux.

Les commentaires recueillis Ă©taient axĂ©s sur le calendrier de mise en Ĺ“uvre de l'exigence de 2 % de carburant renouvelable dans le carburant diesel et le mazout de chauffage, et sur les exclusions concernant divers types de carburant diesel provenant des stocks de distillat du fournisseur principal. Ces commentaires et d'autres liĂ©s Ă  la rĂ©glementation sont rĂ©sumĂ©s ci-dessous ainsi que la façon dont ils sont traitĂ©s dans les modifications finales.

Une compagnie pétrolière a déposé un avis d'opposition, demandant au ministre de l'Environnement d'établir une commission de révision en vertu de l'article 333 de la LCPE (1999), invoquant des problèmes techniques et logistiques associé à du biodiesel mélangé. Le ministre de l'Environnement a pleinement et soigneusement examiné les questions soulevées dans la communication pour décider ou non de mettre en place une commission de révision. Le mandat d'une commission de révision figurant dans la LCPE (1999) est d'enquêter sur la nature et l'étendue du danger posé par la substance à l'égard de laquelle le règlement est proposé. L'avis d'opposition a été pris en compte dans ce contexte, et le ministre ne mettra pas en place une commission de révision. Une réponse sera fournie à la partie intervenante. En ce qui concerne la question de l'exclusion des combustibles consommés dans les opérations minières, ce point est discuté dans la section ci-dessous sur les carburants exclus.

Calendrier de mise en Ĺ“uvre et entrĂ©e en vigueur de l'exigence de 2 %

L'industrie pétrolière et certains gouvernements provinciaux étaient d'avis que la date d'entrée en vigueur proposée du 1er juillet 2011 n'accordait pas un délai d'exécution suffisant à l'industrie. L'industrie pétrolière a indiqué qu'il fallait du temps pour apporter les changements nécessaires à l'infrastructure en vue de produire, d'importer et de mélanger le biodiesel. En revanche, les commentaires recueillis auprès de l'industrie des carburants renouvelables à propos de la date de mise en œuvre ont indiqué que cette date ne devrait pas être reportée après le 1er juillet 2011, car à ce stade, cela interférerait de façon inéquitable et irraisonnable avec les attentes du marché.

  • Les modifications maintiennent le 1er juillet 2011 comme date d'entrĂ©e en vigueur proposĂ©e de l'exigence de 2 %. Une exemption permanente est fournie pour le carburant diesel et le mazout de chauffage vendus Ă  Terre-Neuve-et-Labrador et des exemptions temporaires pour la première pĂ©riode de conformitĂ© pour le carburant diesel et le mazout de chauffage vendus au QuĂ©bec et dans toutes les provinces de l'Atlantique. La première pĂ©riode de conformitĂ© est de 18 mois (du 1er juillet 2011 au 31 dĂ©cembre 2012) afin que l'industrie ait une pĂ©riode prolongĂ©e pour satisfaire Ă  l'exigence de mĂ©lange. Cette pĂ©riode, combinĂ©e Ă  d'autres dispositions faisant actuellement partie du Règlement, offre une certaine souplesse aux entreprises pour respecter l'exigence de 2 %.

Carburants exclus

L'industrie pétrolière a recommandé l'ajout d'autres exceptions pour le carburant diesel utilisé dans les navires, l'exploitation minière et le mazout de chauffage. Les arguments à l'appui sont l'absence de spécifications relatives aux normes des carburants renouvelables pour le mazout de chauffage et de distillats marins et les limitations techniques utilisant des combustibles renouvelables dans les mines d'équipement. Certains raffineurs de pétrole recommandent également que l'exception pour l'essence utilisée à Terre-Neuve-et-Labrador soit élargie pour comprendre le carburant diesel et le mazout de chauffage utilisés de cette façon.

  • Après des consultations sur l'infrastructure logistique, les options d'approvisionnement et la disponibilitĂ© du carburant renouvelable pour le carburant diesel et le mazout de chauffage aux fins d'utilisation Ă  Terre-Neuve-et-Labrador, ces enjeux ont Ă©tĂ© considĂ©rĂ©s aussi importants pour ces carburants qu'ils l'Ă©taient pour l'essence. Par consĂ©quent, une exemption permanente est fournie pour le carburant diesel et le mazout de chauffage vendus Ă  Terre-Neuve-et-Labrador. Dans les cas oĂą un fournisseur primaire dĂ©cide qu'il n'est pas souhaitable d'ajouter un contenu de carburant renouvelable Ă  un type spĂ©cifique de distillat, il peut le mĂ©langer ailleurs, afin de complĂ©ter son exigence liĂ©e au volume. De plus, lorsqu'un fournisseur primaire ne souhaite pas ajouter de carburant renouvelable Ă  son carburant Ă  base de pĂ©trole, il peut obtenir des unitĂ©s de conformitĂ© d'autres parties dans le cadre du système d'Ă©change. La soustraction de volumes de mazout de chauffage et de distillats utilisĂ©s dans les bateaux et les parcs d'exploitation minière de l'exigence liĂ©e au volume pourrait crĂ©er des problèmes de concurrence entre les fournisseurs primaires. De plus, pendant les consultations sur le Règlement initial, il y avait des points de vue divergents de l'industrie pĂ©trolière sur l'exclusion de ces volumes. Pour ces raisons, aucune exception pour le carburant diesel utilisĂ© dans les bateaux, l'exploitation minière et le mazout de chauffage n'a Ă©tĂ© ajoutĂ©e.

Répercussions à l'échelle régionale

Certains intervenants régionaux, en particulier au Québec et dans la région atlantique du Canada, ont exprimé des préoccupations quant au désavantage concurrentiel que pourraient subir les producteurs de carburant régionaux par rapport à leurs homologues nationaux. Ce désavantage concurrentiel serait aggravé par le court délai d'exécution imposé pour la mise en œuvre des modifications. On a également noté qu'il contrevient à un règlement du Québec de distribuer le mazout de chauffage avec un contenu de carburant renouvelable jusqu'à plus de 90 jours après la mise à jour et la mise en œuvre de la norme de l'industrie sur le mazout de chauffage (Office des normes générales du Canada, CAN/ CGSB-3.2).

  • Les prĂ©occupations soulevĂ©es par les intervenants rĂ©gionaux et les reprĂ©sentants de l'industrie ont Ă©tĂ© prises en considĂ©ration pendant la rĂ©daction des modifications. Une exemption temporaire est fournie pour la première pĂ©riode de conformitĂ© pour le carburant diesel et le mazout de chauffage vendus au QuĂ©bec, au Nouveau Brunswick, en Nouvelle-Écosse et Ă  l'Île-du-Prince-Édouard. (Une exemption permanente est fournie pour le carburant diesel et le mazout de chauffage vendus Ă  Terre-Neuve-et-Labrador pour des raisons techniques.) Cela, combinĂ© avec d'autres dispositions qui se trouvent actuellement dans le Règlement, fournira une marge de manĹ“uvre aux entreprises leur permettant de satisfaire Ă  l'exigence de 2 %.

Certains intervenants en matière de carburant renouvelable ont demandĂ© que le Règlement exige une moyenne propre aux installations plutôt qu'Ă  l'Ă©chelle de l'entreprise.

  • Le Règlement repose sur un système d'Ă©change d'unitĂ©s de conformitĂ©, comme le mĂ©canisme rĂ©glementaire de dĂ©monstration de la conformitĂ©. L'utilisation d'une limite s'appliquant Ă  l'Ă©chelle de l'entreprise a Ă©tĂ© choisie plutôt que celle d'une limite s'appliquant Ă  l'installation, car les carburants renouvelables sont gĂ©nĂ©ralement ajoutĂ©s en aval du point oĂą ils peuvent ĂŞtre rĂ©glementĂ©s. Par consĂ©quent, une limite s'appliquant Ă  l'installation n'est pas possible. En outre, l'utilisation de limites s'appliquant Ă  l'Ă©chelle de l'entreprise concorde avec la mise en Ĺ“uvre d'un système efficace d'unitĂ©s de conformitĂ© Ă©changeables. Aucune modification n'a Ă©tĂ© apportĂ©e au Règlement Ă  cet Ă©gard.

Mandat pour les normes de qualité du carburant

Les fabricants de véhicules et un certain nombre d'intervenants qui utilisent des carburants dans des véhicules ou dans d'autres équipements mobiles ont recommandé que les normes de qualité du carburant soient obligatoires pour les carburants à base de pétrole, ainsi que pour les carburants renouvelables auxquels ils sont mélangés.

  • Environnement Canada reste sur sa position Ă©tablie dans l'avis d'intention original selon laquelle il est prĂ©fĂ©rable que l'application d'une telle spĂ©cification commerciale soit laissĂ©e au secteur privĂ©. Les normes des carburants sont dĂ©veloppĂ©es pour le contexte canadien par l'Office des normes gĂ©nĂ©rales Ă  travers un processus consensuel impliquant les fabricants de carburant et le moteur, les utilisateurs de carburant et le secteur public. Le gouvernement considère qu'il est prĂ©fĂ©rable de laisser au secteur privĂ© l'application de ces spĂ©cifications commerciales plutôt que d'imposer ces spĂ©cifications par la rĂ©glementation. Par consĂ©quent, les normes de qualitĂ© du carburant n'ont pas Ă©tĂ© ajoutĂ©es aux modifications.

Dérogations

Certaines associations d'intervenants qui utilisent du carburant ont émis des commentaires en demandant à ce que des dérogations soient accordées par Environnement Canada, si les perturbations de l'approvisionnement en biocarburant atteignent un niveau critique ou si l'écart entre les prix du biodiesel et les prix du diesel ordinaire atteint un niveau prédéterminé.

  • En ce qui concerne les perturbations de l'approvisionnement, l'article 147 de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999) permet au ministre, dans les circonstances rĂ©glementaires, d'exempter les intĂ©ressĂ©s de toute obligation Ă©dictĂ©e par l'article 140 de la Loi (y compris le Règlement sur les carburants renouvelables). Le Règlement prĂ©voyant les circonstances donnant ouverture Ă  une exemptionen vertu de l'article 147 de laLoi a Ă©tĂ© publiĂ© dans la Partie II de la Gazette du Canada, le 7 juillet 2010. Le Règlement permet au ministre de l'Environnement d'accorder des dĂ©rogations temporaires s'il y a une pĂ©nurie de carburant rĂ©elle ou prĂ©vue d'approvisionnement au cours d'une situation d'urgence dĂ©clarĂ©e, ou Ă  la demande du ministre de la DĂ©fense nationale s'il y a une pĂ©nurie de carburant rĂ©elle ou prĂ©vue qui pourrait affecter les opĂ©rations de dĂ©fense nationale. Toutefois, ces règlements ne prĂ©voient pas l'octroi de dĂ©rogations dans le cas oĂą le diffĂ©rentiel de prix entre le diesel et le biodiesel rĂ©gulière atteint un niveau prĂ©dĂ©terminĂ©. Les contrôles sur les prix du marchĂ© sont au-delĂ  de la portĂ©e du Règlement.

Restrictions pour l'utilisation des carburants renouvelables

Certaines associations d'utilisateurs de carburant ont demandé que l'utilisation du biodiesel soit limitée en hiver et dans certaines régions géographiques, et qu'un niveau de mélange maximal soit en place pour une utilisation sur les routes.

  • Le Règlement ne limite pas les mĂ©langes de biodiesel de plus de 5 % par volume. Toutefois, pour crĂ©er des unitĂ©s de conformitĂ© pour les mĂ©langes de biodiesel supĂ©rieurs Ă  5 %, les registres doivent dĂ©montrer que les renseignements sur la nature du carburant ont Ă©tĂ© fournis au consommateur. En ce qui concerne les restrictions et les contrôles saisonniers et gĂ©ographiques relatifs aux pratiques de mĂ©lange, Environnement Canada estime que ces questions sont mieux traitĂ©es par les industries concernĂ©es. Aucune modification n'a Ă©tĂ© apportĂ©e au Règlement Ă  cet Ă©gard.

Une association de transport maritime a indiqué que la quatrième édition (2010) des spécifications pour les normes relatives aux carburants marins ISO 8217 a déterminé qu'en raison de préoccupations liées à la sécurité et des effets potentiels des biocarburants sur les moteurs et les autres équipements des navires, les distillats marins devraient être exempts de matières de nature biologique (ou n'en posséder que des traces). L'association de transport maritime a demandé de confirmer que les vendeurs de carburant diesel marin sont autorisés à vendre du carburant exempt de matières de nature biologique aux navires.

  • Le Règlement prĂ©voit une souplesse suffisante pour permettre aux fournisseurs principaux de choisir Ă  quel flux de distillat de pĂ©trole ajouter le carburant renouvelable. Pour le cas oĂą un fournisseur principal dĂ©cide qu'il n'est pas souhaitable d'ajouter du carburant renouvelable pour un type de carburant de distillat particulier, ces volumes peuvent ĂŞtre constituĂ©s en mĂ©langeant ailleurs. En outre, le fournisseur principal qui ne souhaite pas ajouter de carburants renouvelables aux distillats de pĂ©trole peut obtenir des unitĂ©s de conformitĂ© d'autres parties dans le système commercial. Pour ces raisons, aucune des exceptions supplĂ©mentaires pour le carburant diesel utilisĂ© Ă  bord des navires, des mines et du mazout de chauffage n'a Ă©tĂ© ajoutĂ©e.

MĂ©canisme de contrôle des prix

Certaines organisations du secteur final ont demandĂ© Ă  ce que des mĂ©canismes de contrôle et de consignation des prix inclus dans le Règlement soient mis en place pour permettre de compenser la diffĂ©rence de prix entre le biodiesel et le diesel ordinaire, de manière continue.

  • L'intĂ©gration de telles mesures dans le Règlement dĂ©passe le champ d'application du Règlement.

Position de principe commerciale

Une organisation a demandé à ce que le Canada établisse une position de principe commerciale sur le biodiesel qui accorde un traitement juste, équitable et égal des échanges commerciaux de biodiesel en provenance et à destination du Canada dans les marchés exportateurs.

  • La politique commerciale dĂ©passe le champ d'application du Règlement.

Commentaires sur le Résumé de l'étude d'impact de la réglementation

Réduction des émissions de gaz à effet de serre

Selon les utilisateurs de carburant et l'industrie pétrolière, les réductions d'émissions de gaz à effet de serre sont trop faibles pour justifier les coûts du règlement proposé.

  • Environnement Canada rĂ©pète qu'une rĂ©duction de 1 Mt par an contribue de façon importante Ă  atteindre l'objectif du gouvernement du Canada, qui consiste Ă  rĂ©duire, d'ici 2020, les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre de 17 % par rapport aux niveaux de 2005. Ă€ l'Ă©chelle plus large du pays, avec les règlements provinciaux et l'exigence d'une teneur de carburant renouvelable dans l'essence, on atteindra une rĂ©duction annuelle de 4 Mt des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre. Cela Ă©quivaut au retrait d'environ un million de vĂ©hicules de la circulation. La stratĂ©gie du Canada sur les carburants renouvelables est un Ă©lĂ©ment clĂ© pour atteindre les objectifs de rĂ©duction des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre au Canada ainsi que pour assurer une harmonisation avec la politique amĂ©ricaine sur les changements climatiques. Les carburants renouvelables visent Ă©galement Ă  atteindre les objectifs europĂ©ens en matière de changements climatiques.

Prix du diesel et du mazout de chauffage

Selon une association de carburants renouvelables les prix de gros du diesel et du mazout de chauffage utilisĂ©s pour 2011 sont trop faibles comparĂ©s aux prix de marchĂ© observĂ©s. Ils affirment Ă©galement qu'Environnement Canada utilise un taux de croissance de moins de 1 % par an, alors qu'ils considèrent qu'une croissance de 5 % par an est plus rĂ©aliste.

  • Il est reconnu que l'analyse varie beaucoup selon les prĂ©visions des prix du diesel et du mazout de chauffage pour la pĂ©riode concernĂ©e. Or, il s'agit de paramètres particulièrement difficiles Ă  prĂ©dire de façon très sĂ»re Ă©tant donnĂ© les fluctuations importantes des prix que les marchĂ©s du pĂ©trole brut ont connues rĂ©cemment. Le prix du carburant dans l'analyse du RÉIR est basĂ© sur les prĂ©visions les plus rĂ©centes du prix du pĂ©trole provenant de RNCan. Ces prĂ©visions indiquent un taux de croissance moyen de 2 % au cours de la pĂ©riode de 25 ans considĂ©rĂ©e. Cela est conforme aux prĂ©visions de l'EIA Annual Energy Outlook 2011. La prĂ©vision de prix utilisĂ©e dans l'analyse du RÉIR correspond Ă  120 $ le baril de pĂ©trole en 2035, alors que la prĂ©vision de prix de l'EIA en 2011 pour 2035 Ă©tait d'environ 125 $ le baril; en utilisant les hypothèses de croissance proposĂ©e par l'association de carburants renouvelables, le prix en 2035 serait supĂ©rieur Ă  300 $ le baril de pĂ©trole brut.

Prix de l'HVH

Un intervenant de l'industrie pétrolière a indiqué que le prix de l'huile végétale hydrotraitée ayant servi à l'analyse était trop bas.

  • Il est difficile de prĂ©dire le prix de l'HVH sur la pĂ©riode de 25 ans que couvre l'analyse. L'estimation ayant servi Ă  l'analyse a Ă©tĂ© fournie par l'industrie, par le biais d'une enquĂŞte menĂ©e par les consultants.

Volumes de kérosène et d'HVH

Selon l'industrie des carburants renouvelables, il n'est pas nĂ©cessaire d'utiliser du kĂ©rosène ou de l'HVH pour respecter l'exigence de 2 %.

  • Il s'agit d'une hypothèse qu'Environnement Canada pouvait difficilement Ă©mettre de son propre chef. Cette analyse repose sur les points de vue exprimĂ©s par l'industrie au consultant. Selon l'industrie pĂ©trolière, un peu de kĂ©rosène sera nĂ©cessaire, notamment dans les rĂ©gions plus froides de l'est du Canada. Environnement Canada a menĂ© une analyse de sensibilitĂ© sur les volumes de kĂ©rosène avec un scĂ©nario sans kĂ©rosène dans le mazout de chauffage et un scĂ©nario sans kĂ©rosène du tout. Les modifications engendrent un coĂ»t net dans les deux scĂ©narios.

Coût pour les consommateurs

Des utilisateurs de carburant et une industrie pétrolière du Canada atlantique ont indiqué que le coût pour les consommateurs était sous-estimé.

  • Environnement Canada estimait, dans le cadre du RÉIR, une augmentation moyenne des prix du diesel de 0,33 cent par litre Ă  la pompe, ce qui augmente de 260 $ le coĂ»t d'exploitation annuel d'un camion gros porteur Ă  longue distance qui consomme 80 000 litres de carburant diesel par an. Cette estimation reposait sur les prĂ©visions de coĂ»ts d'investissement et de fonctionnement communiquĂ©es par les raffineurs/ distributeurs, et Ă©tait basĂ©e sur l'hypothèse que tous les coĂ»ts encourus par ces derniers pour acheter le biodiesel et l'intĂ©grer dans le stock de diesel seraient rĂ©percutĂ©s sur les consommateurs, au dollar près, et rĂ©partis Ă©quitablement sur l'ensemble du carburant vendu, mĂ©langĂ© ou non. En rĂ©alitĂ©, il incombera Ă  chacun des raffineurs/distributeurs de dĂ©finir sa propre stratĂ©gie de tarification, mais l'on peut s'attendre Ă  ce que toutes les augmentations de coĂ»ts se rĂ©percutent sur l'augmentation moyenne estimĂ©e.

Répercussions sur l'agriculture

Une association concernée a indiqué que certains résultats positifs très importants liés aux modifications n'étaient pas mentionnés dans le RÉIR (notamment l'augmentation de la production de canola).

  • Les tarifs internationaux de l'huile vĂ©gĂ©tale seront le facteur le plus important pour en dĂ©terminer les prix nationaux. L'hypothèse essentielle apportĂ©e par l'analyse d'Agriculture et Agroalimentaire Canada est que l'engagement sur le biodiesel pris au Canada n'aura pas de rĂ©percussion mesurable sur les tarifs internationaux et que, de ce fait, son incidence sur les prix nationaux sera minime. Agriculture et Agroalimentaire Canada reconnaĂ®t cependant que la proximitĂ© des installations de production de biodiesel pourrait avoir quelques rĂ©percussions locales, mais ces dernières devraient ĂŞtre faibles et n'avoir que peu ou pas d'incidences sur le niveau gĂ©nĂ©ral de production agricole Ă  l'Ă©chelle nationale.

Mise en œuvre, application et normes de service

Mise en œuvre

Aux fins de la mise en Ĺ“uvre des exigences du Règlement, Environnement Canada entreprend certaines activitĂ©s de promotion de la conformitĂ©. Ces activitĂ©s auront pour objectif de sensibiliser et d'encourager la collectivitĂ© rĂ©glementĂ©e afin d'atteindre un niveau Ă©levĂ© de conformitĂ© gĂ©nĂ©rale aussitôt que possible pendant le processus de mise en Ĺ“uvre rĂ©glementaire. Elles devraient comprendre notamment :

  • la rĂ©daction et la distribution des documents de base de promotion de la conformitĂ© (dont des notes explicatives) Ă  l'Ă©chelle nationale aux personnes rĂ©glementĂ©es et aux parties intĂ©ressĂ©es;
  • la concentration sur les personnes rĂ©glementĂ©es qui seraient le plus touchĂ©es par le Règlement dans les premières annĂ©es;
  • sur demande, la diffusion des renseignements supplĂ©mentaires, des renseignements propres Ă  l'industrie ou des renseignements ciblĂ©s Ă  l'Ă©chelle rĂ©gionale, selon une approche personnalisĂ©e Ă  une date ultĂ©rieure;
  • la formation du personnel d'Environnement Canada affectĂ© Ă  la promotion de la conformitĂ© de façon exhaustive pour rĂ©pondre aux questions techniques ou rĂ©glementaires des personnes rĂ©glementĂ©es.

Le Règlement comprend dĂ©jĂ  des dispositions qui imposent une teneur moyenne de 2 % en carburant renouvelable dans le diesel et le mazout de chauffage, selon les volumes annuels. Les modifications appliquent cette exigence en fournissant la date d'entrĂ©e en vigueur pour cette exigence. Une fois publiĂ©es, les modifications seront traitĂ©es Ă  l'aide des activitĂ©s et documents ci-dessus.

Au fur et à mesure que la collectivité réglementée se familiarisera avec les exigences du Règlement, il est prévu de diminuer l'importance des activités pour que l'information serve uniquement de soutien. Des activités de promotion de la conformité seront révisées de temps à autre afin de garantir que le Règlement est mis en œuvre de la façon la plus efficace et efficiente possible.

Application de la loi

Puisque le Règlement est adopté en vertu de la Loicanadienne sur la protection de l'environnement (1999) [LCPE (1999)], les agents d'exécution de la loi appliqueront, lors de la vérification de la conformité, la Politique de conformité et d'application mise en œuvre en vertu de cette loi. Cette politique s'appliquerait aussi au moment de vérifier la conformité avec les modifications.

La Politique établit également l'éventail des interventions qui pourront être faites en cas d'infraction, dont les avertissements, les directives, les ordonnances d'exécution en matière de protection de l'environnement, les contraventions, les arrêtés ministériels, les injonctions, les poursuites et autres mesures de protection de l'environnement [qui peuvent remplacer un procès, une fois que des accusations ont été portées pour une infraction présumée à la LCPE (1999)]. En outre, la Politique précise les cas où Environnement Canada a recours à des poursuites au civil intentées par la Couronne pour recouvrer des frais.

Si, au terme d'une inspection ou d'une enquĂŞte, l'agent de l'application de la loi dĂ©couvre une infraction prĂ©sumĂ©e, il choisit la mesure d'exĂ©cution appropriĂ©e en fonction des facteurs suivants :

  • La nature de l'infraction prĂ©sumĂ©e : il convient notamment de dĂ©terminer la gravitĂ© des dommages, s'il y a eu action dĂ©libĂ©rĂ©e de la part du contrevenant, s'il s'agit d'une rĂ©cidive et s'il y a eu tentative de dissimuler de l'information ou de contourner, d'une façon ou d'une autre, les objectifs et les exigences de la Loi.
  • L'efficacitĂ© du moyen employĂ© pour obliger le contrevenant prĂ©sumĂ© Ă  obtempĂ©rer : le but visĂ© consiste Ă  faire respecter le Règlement dans les meilleurs dĂ©lais tout en empĂŞchant les rĂ©cidives. Il faut entre autres tenir compte du dossier du contrevenant concernant l'observation de la Loi, de la volontĂ© du contrevenant Ă  coopĂ©rer avec les agents d'application de la loi et de la preuve que des mesures correctives ont Ă©tĂ© prises.
  • L'uniformitĂ© : les agents d'application de la loi doivent tenir compte de ce qui a Ă©tĂ© fait antĂ©rieurement dans des cas semblables lorsqu'ils dĂ©terminent les mesures Ă  prendre pour faire respecter la Loi.

Environnement Canada surveillera la teneur en carburant renouvelable dans l'essence, le diesel et le mazout de chauffage, ainsi que l'observation du Règlement.

Normes de service

Aucune norme de service n'est associée aux modifications.

Mesures de rendement et évaluation

La mesure du rendement des activités réglementaires pour veiller à ce qu'elles continuent de respecter leurs objectifs initiaux est une importante responsabilité du ministère chargé de la réglementation. Les activités réglementaires nécessaires aux modifications seront prises en compte au moment de mesurer le rendement du Règlement sur les carburants renouvelables. L'évaluation du rendement du Règlement et la rédaction du rapport à ce sujet se dérouleront dans le cadre de plusieurs activités d'évaluation réglementaire dont la portée de l'analyse variera et qui seront menées de concert avec d'autres partenaires, au besoin. L'évaluation et le rapport, ainsi que les diverses exigences en matière d'évaluation et de rapport applicables au Règlement, tiendraient également compte des exigences réglementaires des modifications.

D'autres détails sur l'évaluation, l'établissement de rapports et les activités d'évaluation du Règlement sur les carburants renouvelables se trouvent dans le RÉIR publié avec le Règlement le 1er septembre 2010 dans la Partie II de la Gazette du Canada (voir référence 28).

Un plan de mesure et d'Ă©valuation du rendement (PMER) dĂ©taillĂ© a Ă©tĂ© conçu pour le Règlement sur les carburants renouvelables. Le PMER est en cours de rĂ©vision pour que soit ajoutĂ©e la proposition de la teneur moyenne de 2 % en carburant renouvelable dans le diesel et le mazout de chauffage. On pourra obtenir sur demande le PMER rĂ©visĂ© auprès d'Environnement Canada. Les diverses Ă©valuations qui portent sur le Règlement sont soulignĂ©es ci-dessous.

Le Règlement sur les carburants renouvelables a pour objectif de rĂ©duire les Ă©missions de GES en prĂ©voyant une teneur moyenne de 5 % en carburant renouvelable dans la majeure partie de l'essence produite ou importĂ©e, ce qui contribuerait Ă  protĂ©ger les Canadiens et les Canadiennes et l'environnement des impacts du changement climatique. Les modifications ont pour objectif de rĂ©duire davantage les Ă©missions de GES en exigeant une teneur moyenne de 2 % en carburant renouvelable dans la majeure partie du diesel et du mazout de chauffage produits ou importĂ©s. Le Règlement et les modifications appuient l'objectif de la StratĂ©gie sur les carburants renouvelables visant Ă  Ă©largir la production canadienne de carburants renouvelables en assurant la demande de carburants renouvelables sur le marchĂ©. On estime que le Règlement rĂ©duirait les GES d'environ 1 Mt d'Ă©q CO2 de plus par annĂ©e.

Le Règlement sur les carburants renouvelables et les modifications cherchent à influencer les fournisseurs principaux et autres entités comme celles qui travaillent au mélange ou à la vente du carburant qui choisissent de participer au mécanisme d'échange commercial.

Le rendement des modifications sera mesurĂ© avec le Règlement, au moyen d'un ensemble d'indicateurs stratĂ©giques. Les indicateurs seront Ă©galement Ă©laborĂ©s pour reflĂ©ter les activitĂ©s que le gouvernement et les parties rĂ©glementĂ©es mettraient en branle. Ces indicateurs seraient Ă©valuĂ©s pour que l'on puisse dĂ©terminer si les rĂ©sultats Ă  moyen et Ă  long terme ont Ă©tĂ© atteints. Les indicateurs Ă©laborĂ©s pour le Règlement sur les carburants renouvelables seront ajustĂ©s, le cas Ă©chĂ©ant, pour que soit ajoutĂ©e la proposition de la teneur moyenne de 2 % en carburant renouvelable dans le diesel et le mazout de chauffage.

Les rĂ©sultats immĂ©diats qui serviront au suivi sur le rendement du Règlement, ainsi que les indicateurs stratĂ©giques de surveillance de ce rendement, seront aussi ajustĂ©s pour que l'on tienne compte de la modification de l'exigence de 2 %. Ces rĂ©sultats seront atteints au moyen d'une suite d'activitĂ©s liĂ©es Ă  l'Ă©laboration et Ă  la mise en Ĺ“uvre du Règlement, dont les modifications.

En plus d'évaluer le rendement et d'en rendre compte comme il est décrit ci-dessus, plusieurs évaluations officielles du Règlement, des modifications et des activités à l'appui seront faites au moyen de différentes initiatives. Elles comprennent le plan d'évaluation des composantes d'Environnement Canada relatives à la réglementation de la teneur en carburant renouvelable dans l'essence, le diesel et le mazout de chauffage, qui peuvent aussi englober des données de sources externes ou de documents publiés à l'appui d'une analyse élargie. Le plan de cette évaluation sera orchestré au cours de l'exercice 2011-2012.

Les autres répercussions indirectes du Règlement et des modifications, comme celles sur le milieu agricole, les producteurs de carburants renouvelables et autres secteurs, seront surveillées, le cas échéant, au moyen de l'évaluation d'autres programmes qui appuient la Stratégie sur les carburants renouvelables, gérés par Agriculture et Agroalimentaire Canada. Plus particulièrement, RNCan évaluera son programme écoÉNERGIE pour les biocarburants, et AAC mènera une évaluation de son Initiative pour un investissement écoagricole dans les biocarburants en 2010-2011 et coordonnera une analyse de la Stratégie sur les carburants renouvelables en 2010-2011.

Personnes-ressources

Leif Stephanson
Chef
Section des carburants
Division du pétrole, du gaz et de l'énergie de remplacement
Environnement Canada
351, boulevard Saint-Joseph, 9e étage
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
TĂ©lĂ©phone : 819-953-4673
TĂ©lĂ©copieur : 819-953-8903
Courriel : fuels-carburants@ec.gc.ca

Luis G. Leigh
Directeur
Division de l'analyse réglementaire et du choix d'instrument
Environnement Canada
10, rue Wellington, 24e étage
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
TĂ©lĂ©phone : 819-953-1170
TĂ©lĂ©copieur : 819-997-2769
Courriel : Luis.Leigh@ec.gc.ca

Référence a
L.C. 2004, ch. 15, art. 31

Référence b
L.C. 1999, ch. 33

Référence c
DORS/2010-189

Référence d
L.C. 2008, ch. 31, art. 2

Référence e
L.C. 1999, ch. 33

Référence 1
DORS/2010-189

Référence 2
www.ec.gc.ca/lcpe-cepa/fra/reglements/detailreg.cfm?intReg=186

Référence 3
« Rapport de faisabilitĂ© technique — Ajout d'une moyenne annuelle de 2% de diesel renouvelable dans le stock de distillat du Canada d'ici 2011 », RNCan.

Référence 4
L'avis d'intention se trouve Ă  l'adresse gazette.gc.ca/rp-pr/p1/2006/2006-12-30/html/notice-avis-fra.html.

Référence 5
Des renseignements additionnels sur le programme se trouvent Ă  l'adresse www.ecoaction.gc.ca/index-fra.cfm.

Référence 6
Ibid.

Référence 7
Des renseignements additionnels sur le programme se trouvent Ă  l'adresse www.sdtc.ca/index.php?page=home&hl=fr_CA.

Référence 8
Le point de trouble est la température à laquelle des matières dissoutes dans un liquide ne sont plus complètement solubles.

Référence 9
Le point d'écoulement est la température la plus basse à laquelle le pétrole ou d'autres liquides se transvideront dans des conditions standards.

Référence 10
Veuillez noter que les chiffres qui précèdent en ce qui concerne la production, les ventes, les importations et les exportations ne s'élèvent pas à la somme indiquée en raison notamment de changements dans les inventaires, de la consommation des produits par les raffineries mêmes et autres.

Référence 11
Le terme « biodiesel » dĂ©signe collectivement un diesel renouvelable produit Ă  partir de canola, de soya et de graisses animales (suif) par trans-estĂ©rification classique. « Les esters mĂ©thyliques de l'acide gras du canola » font rĂ©fĂ©rence au biodiesel fait Ă  partir d'huile de canola, « les esters mĂ©thyliques de l'acide gras du soya » font rĂ©fĂ©rence au biodiesel d'huile de soya et « les esters mĂ©thyliques de l'acide gras du suif » font rĂ©fĂ©rence au biodiesel fait Ă  partir de suif.

Référence 12
L'huile végétale hydrotraitée est un diesel renouvelable produit à l'aide de processus d'hydrotraitement et d'isomérisation. Ce diesel renouvelable est indiscernable du diesel provenant de combustibles fossiles.

Référence 13
Garrain, D.; Herrera, I.; Lago, C.; Lechon, Y.; and Saez, R. (2010). Renewable Diesel Fuel from Processing of Vegetable Oil in Hydrotreatment Units: Theoretical Compliance with European Directive 2009/28/EC and Ongoing Projects in Spain. Smart Grid and Renewable Technology, 2010 (1) 70-73.

Référence 14
[traduction] Mise à jour de l'analyse coût-avantage du Règlement sur les carburants renouvelables proposée pour l'exigence de 2%, Rapport final, EcoRessources, décembre 2010.

Référence 15
Les données historiques ont été obtenues de la publication Approvisionnement et utilisation des produits pétroliers raffinés au Canada de Statistique Canada, 2010.

Référence 16
[traduction] Mise à jour de l'analyse coût-avantage du Règlement sur les carburants renouvelables proposé pour l'exigence de 2 %, Rapport final, ÉcoRessources, décembre 2010.

Référence 17
B2, B5 et B20 font référence aux carburants mélangés contenant 2 %, 5 % et 20 % de biodiesel par volume en diesel conventionnel.

Référence 18
Energy Information Administration (EIA, 2010) Refiner Petroleum Product Prices by Sales Type. Disponible en ligne Ă  l'adresse suivante (en anglais seulement) : tonto.eia.doe.gov/dnav/pet/pet_pri_refoth_dcu_nus_m.htm.

Référence 19
Banque du Canada (2010). Moyenne mensuelle et annuelle des taux de change. Site Web : www.banqueducanada.ca/fr/taux/echange_avg_pdf-f.html.

Référence 20
BBI Biofuels Canada (2006). Economic Impact Study for a Canola-Based Biodiesel Industry in Canada. Préparé pour le Conseil canadien du canola, 146 p.

Référence 21
Shumaker, G. A., McKissick, J., Ferland, C., et Doherty, B. (2002). A Study on the Feasibility of Biodiesel Production in Georgia.

Référence 22
Notez que si une partie des coĂ»ts de production de biodiesel au Canada est subventionnĂ©e par le gouvernement canadien, cette partie des coĂ»ts sera techniquement ressentie par les contribuables canadiens plutôt que par le raffineur/nĂ©gociants et les mĂ©langeurs et les consommateurs de carburant.

Référence 23
Le coût socio-économique par tonne est calculé en soustrayant la somme de tous les avantages non GES du total des coûts de la proposition, puis en divisant par le nombre de tonnes de GES réduits grâce à la mesure.

Référence 24
Watkiss et Downing (2008), « The Social Cost of Carbon: Valuation estimates and their use in UK policy ». IAJ The Integrated Assessment Journal, Bridging Sciences & Policy, vol. 8, no. 1 ( 2008), p. 85-105.

Référence 25
Accès : gazette.gc.ca/rp-pr/p2/2010/2010-09-01/html/sor-dors189-fra.html.

Référence 26
Les renseignements présentés au cours de la séance d'information se trouvent à l'adresse www.ec.gc.ca/energie-energy/default.asp?lang=Fr&n=BDB8F633-1.

Référence 27
Les enjeux techniques soulevés et les moyens proposés pour les aborder se trouvent à l'adresse www.ec.gc.ca/registrelcpe/documents/participation/carburants_renouvelables/defaut.cfm.

Référence 28
www.ec.gc.ca/lcpe-cepa/fra/reglements/detailreg.cfm?intReg=186