La Gazette du Canada, Partie I, volume 160, numĂ©ro 41 : DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril (Pèlerin population de l’Atlantique et quatorze autres espèces sauvages)

Le 10 octobre 2026

Fondement législatif
Loi sur les espèces en péril

Ministère responsable
Ministère de l’Environnement

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Décret.)

Résumé

Enjeux : La biodiversitĂ© est essentielle Ă  la productivitĂ©, Ă  la santĂ© et Ă  la rĂ©silience des Ă©cosystèmes, mais elle diminue rapidement dans le monde entier. Le ComitĂ© sur la situation des espèces en pĂ©ril au Canada (COSEPAC) a Ă©tabli 15 espèces aquatiques ou unitĂ©s dĂ©signables (populations distinctes de la mĂŞme espèce) comme Ă©tant en pĂ©ril. Après avoir reçu une Ă©valuation du COSEPAC, la ministre de l’EnvironnementrĂ©fĂ©rence 1, en consultation avec la ministre des PĂŞches et des OcĂ©ans, doit formuler une recommandation Ă  la gouverneure en conseil concernant l’inscription de l’espèce Ă  l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril (LEP). L’annexe 1 de la LEP est la liste officielle des espèces sauvages en pĂ©ril.

Description : Le projet de DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril (Pèlerin population de l’Atlantique et quatorze autres espèces sauvages) [le projet de dĂ©cret] modifierait la liste des espèces en pĂ©ril en y ajoutant 11 nouvelles espèces, en reclassifiant 2 espèces dĂ©jĂ  inscrites, et en divisant 1 unitĂ© dĂ©signable dĂ©jĂ  inscrite en 2 nouvelles unitĂ©s dĂ©signables. Les modifications proposĂ©es Ă  la liste des espèces en pĂ©ril tiennent compte de l’évaluation de chaque espèce par le COSEPAC. De plus, le projet de dĂ©cret modifierait les noms commun ou scientifique de 11 espèces dĂ©jĂ  inscrites.

Justification : La LEP est la principale loi fĂ©dĂ©rale visant Ă  prĂ©venir la disparition des espèces aquatiques du Canada ou leur extinction. La LEP comporte des interdictions qui offrent une protection aux espèces en voie de disparition, menacĂ©es et disparues du pays, ainsi qu’à leur rĂ©sidence. La LEP prĂ©voit Ă©galement des plans de rĂ©tablissement et de conservation de toutes les espèces inscrites. Bien que certains coĂ»ts minimes pour l’industrie de la pĂŞche et pour le gouvernement fĂ©dĂ©ral aient Ă©tĂ© Ă©tablis, les coĂ»ts globaux de ce projet de rĂ©glementation pour les groupes autochtones, les intervenants et le gouvernement devraient ĂŞtre faibles. D’après les rĂ©percussions socioĂ©conomiques prĂ©vues et les rĂ©sultats des consultations auprès des groupes autochtones et un grand nombre d’intervenants, l’inscription de ces espèces Ă  l’annexe 1 de la LEP a Ă©tĂ© privilĂ©giĂ©e, car elle offrirait la meilleure protection et le meilleur soutien pour leur rĂ©tablissement.

Enjeux

Le COSEPAC, un organisme indĂ©pendant d’experts scientifiques mis en place en vertu de la Loi sur les espèces en pĂ©ril, a Ă©valuĂ© 15 espèces aquatiques ou unitĂ©s dĂ©signables (UD) et les a Ă©tablies comme espèces en pĂ©ril.

La ministre de l’Environnement, en consultation avec la ministre des PĂŞches et des OcĂ©ans, doit rĂ©pondre Ă  l’évaluation du COSEPAC. Dans le cadre du processus rĂ©glementaire qui s’ensuit, une recommandation ministĂ©rielle est formulĂ©e et la gouverneure en conseil doit ensuite dĂ©cider si des modifications doivent ĂŞtre apportĂ©es Ă  l’annexe 1 de la LEP. Le projet de dĂ©cret modifiant l’annexe 1 tient compte de la recommandation de la ministre de l’Environnement Ă  la gouverneure en conseil, fondĂ©e sur l’avis des ministres compĂ©tentes.

Contexte

Pêches et Océans Canada (MPO ou le Ministère) a notamment pour mandat de contribuer à maintenir un environnement propre et sain ainsi que des écosystèmes aquatiques durables par la protection de l’habitat, la gestion des océans et la recherche sur les écosystèmes. Bien que la responsabilité de la conservation des espèces sauvages au Canada soit partagée entre tous les ordres de gouvernement, le MPO joue un rôle de chef de file en tant qu’organisme de réglementation fédéral pour prévenir la disparition des espèces aquatiques du Canada. Parcs Canada joue un rôle de leadership dans la protection et la conservation des espèces en péril qui se trouvent sur les terres et dans les eaux domaniales qu’elle administre, y compris les parcs nationaux et les aires marines nationales de conservation.

Le COSEPAC est un organisme consultatif établi en vertu de la LEP qui évalue ou réévalue la situation des espèces sauvages. Les membres sont des experts de la biologie des espèces sauvages issus du milieu universitaire, du gouvernement, des organisations non gouvernementales et du secteur privé.

Les espèces pour lesquelles une inscription Ă  l’annexe 1 de la LEP ou une nouvelle classification sont proposĂ©es ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es par le COSEPAC entre 2009 et 2019. Les rapports de situation complets, y compris les justifications de la classification de chaque espèce et la rĂ©partition gĂ©ographique de chaque espèce, sont accessibles dans le Registre public des espèces en pĂ©ril.

Selon la LEP, une espèce disparue du pays est une espèce sauvage qu’on ne trouve plus à l’état sauvage au Canada, mais qu’on trouve ailleurs à l’état sauvage. Une espèce en voie de disparition est une espèce sauvage qui, de façon imminente, risque de disparaître du pays ou de la planète. Une espèce menacée est une espèce sauvage susceptible de devenir une espèce en voie de disparition si rien n’est fait pour contrer les facteurs menaçant de la faire disparaître. Une espèce préoccupante est une espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou une espèce en voie de disparition par l’effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces signalées à son égard. Si rien n’est fait pour contrer les facteurs qui contribuent à sa disparition, l’espèce pourrait devenir menacée ou en voie de disparition.

Les UD sont des populations géographiquement ou génétiquement distinctes d’une même espèce sauvage. Il y a très peu de transmission culturelle ou génétique entre les UD. Par exemple, deux populations de la même espèce vivant dans des rivières différentes peuvent être considérées comme deux UD.

Les espèces inscrites Ă  l’annexe 1 de la LEP Ă  titre d’espèces menacĂ©es, en voie de disparition ou disparues du pays bĂ©nĂ©ficient de la protection des interdictions gĂ©nĂ©rales prĂ©vues par la LEP, lesquelles interdisent de tuer, de nuire, de harceler, de capturer, de prendre, de possĂ©der, de collectionner, d’acheter, de vendre ou d’échanger ces espèces. La LEP interdit Ă©galement les dommages Ă  la rĂ©sidence des espèces aquatiques inscrites ou la destruction de celle-ci.

Objectif

L’objectif du projet de décret est de veiller à ce que les diverses mesures prévues par la LEP en vue de la protection, du rétablissement et de la gestion des espèces en péril s’appliquent aux espèces qui ont été évaluées par le COSEPAC. Ces mesures permettront de prévenir la disparition des espèces sauvages et de contribuer à leur rétablissement, et aideront donc à maintenir la biodiversité du Canada et la résilience de ses écosystèmes.

Description

Le projet de dĂ©cret vise Ă  modifier ainsi l’annexe 1 de la LEP :

Tableau 1 : Espèces dont l’inscription est proposĂ©e
Espèce Nom scientifique Situation proposée Aire de répartition
Pèlerin (population de l’Atlantique) Cetorhinus maximus Espèce préoccupante Océan Atlantique
Sébaste tacheté Sebastes crameri Espèce préoccupante Océan Pacifique
Aiguillat commun (population de l’Atlantique) Squalus acanthias Espèce préoccupante Océan Atlantique
Aiguillat commun du Pacifique Nord Squalus suckleyi Espèce préoccupante Océan Pacifique
Raie à queue de velours (population du chenal Laurentien et du plateau néo-écossais) Malacoraja senta Espèce préoccupante Océan Atlantique
Épinoche à trois épines benthique du lac Little Quarry Gasterosteus aculeatus Espèce menacée Colombie-Britannique
Épinoche à trois épines limnétique du lac Little Quarry Gasterosteus aculeatus Espèce menacée Colombie-Britannique
Dard de rivière (populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent) Percina shumardi Espèce en voie de disparition Ontario
Maraîche Lamna nasus Espèce en voie de disparition Océan Atlantique
Raie tachetée (population de l’est du plateau néo-écossais et de Terre-Neuve) Leucoraja ocellata Espèce en voie de disparition Océan Atlantique
Raie tachetée (population du golfe du Saint-Laurent) Leucoraja ocellata Espèce en voie de disparition Océan Atlantique
Tableau 2 : Espèces pour lesquelles une reclassification est proposĂ©e
Espèce Nom scientifique Situation actuelle Situation proposée Aire de répartition
Crapet sac-à-lait Lepomis gulosus Espèce préoccupante Espèce en voie de disparition Ontario
Chabot de la chaîne côtière (population du lac Cultus) Cottus aleuticus Espèce menacée Espèce en voie de disparition Colombie-Britannique
Tableau 3 : Division proposĂ©e de l’unitĂ© dĂ©signable d’une espèce sauvage inscrite
Le chabot des montagnes Rocheuses (populations du versant est), actuellement inscrit Ă  l’annexe 1, serait retirĂ© et remplacĂ© par les populations de chabot des montagnes Rocheuses indiquĂ©es ci-dessous.
Espèce Nom scientifique Situation actuelle Situation proposée Aire de répartition
Chabot des montagnes Rocheuses (populations de la rivière Missouri) Cottus sp. Espèce menacée Espèce menacée Alberta
Chabot des montagnes Rocheuses (populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson) Cottus sp. Espèce menacée Espèce menacée Alberta
Tableau 4 : Changements de nom proposĂ©s
Nom actuel dans l’annexe 1 de la LEP Nouveau nom proposĂ©
Dard de sable (Ammocrypta pellucida) populations de l’Ontario Dard de sable (Ammocrypta pellucida), population du
sud-ouest de l’Ontario
Truite fardée versant de l’Ouest (Oncorhynchus clarkii lewisi) population de l’Alberta Truite fardée versant de l’ouest (Oncorhynchus clarkii lewisi) populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson
Truite fardée versant de l’ouest (Oncorhynchus clarkii lewisi) population de la Colombie-Britannique Truite fardée versant de l’ouest (Oncorhynchus clarkii lewisi) populations du Pacifique
Chabot de profondeur (Myoxocephalus thompsonii) populations des Grands Lacs - Ouest du Saint-Laurent Chabot de profondeur (Myoxocephalus thompsonii), populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent
Chabot des montagnes Rocheuses (Cottus sp.) populations du versant ouest Chabot des montagnes Rocheuses (Cottus sp.) populations du Pacifique
Naseux de la Nooksack (Rhinichthys cataractae ssp.) Naseux de la Nooksack (Rhinichthys cataractae)
Pholade tronquée (Barnea truncata) Pholade tronquée (Barnea truncata)
Marsouin commun (Phocœna phocœna), population de l’océan Pacifique Marsouin commun (Phocœna phocœna vomerina), population de l’océan Pacifique
Loup tacheté (Anarhichas minor) Loup tacheté (Anarhichas minor)
Meunier des montagnes (Catostomus platyrhynchus), populations de la rivière Milk Meunier des plaines (Pantosteus jordani), population de la rivière Missouri
Grand requin blanc (Carcharodon carcharias) population de l’Atlantique Requin blanc (Carcharodon carcharias) population de l’Atlantique

Élaboration de la réglementation

Consultation

Les consultations sur les modifications proposĂ©es Ă  l’annexe 1 de la LEP ont Ă©tĂ© menĂ©es par le MPO entre 2010 et 2020. Parcs Canada partage la responsabilitĂ© pour trois espèces dont l’inscription est proposĂ©e et a collaborĂ© avec le MPO pour veiller Ă  ce que les intervenants de Parcs Canada et les partenaires autochtones soient consultĂ©s. Pour toutes les espèces, des documents de consultation ont Ă©tĂ© envoyĂ©s aux groupes autochtones et aux principaux intervenants, comme les gouvernements provinciaux, les organisations reprĂ©sentant diverses industries, les organisations non gouvernementales de l’environnement (ONGE) et le milieu universitaire. Les documents de consultation fournissent des renseignements sur les espèces, y compris la justification de leur dĂ©signation par le COSEPAC, et donnent un aperçu du processus d’inscription Ă  la liste de la LEP. De plus, les renseignements sur les consultations ont Ă©tĂ© publiĂ©s dans le Registre public des espèces en pĂ©ril et, dans certains cas, dans les journaux locaux et sur les mĂ©dias sociaux.

Étant donnĂ© le temps Ă©coulĂ© depuis que les consultations initiales pour certaines espèces ont eu lieu, des vĂ©rifications ont Ă©galement Ă©tĂ© effectuĂ©es. Dans un avis, publiĂ© le 24 mars 2023 dans le Registre public des espèces en pĂ©ril, les intervenants intĂ©ressĂ©s ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  confirmer leurs positions antĂ©rieures sur l’inscription ou Ă  fournir des renseignements supplĂ©mentaires que la ministre des PĂŞches et des OcĂ©ans pourrait prendre en compte pour mettre au point ses avis. La pĂ©riode de vĂ©rification a pris fin le 22 mai 2023.

Pour des prĂ©cisions sur les consultations relatives Ă  chacune des espèces, veuillez consulter l’annexe 1 du prĂ©sent document.

Obligations relatives aux traités modernes, consultation et mobilisation des Autochtones

Consultations auprès des Autochtones

L’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 reconnaĂ®t et affirme les droits ancestraux et issus de traitĂ©s des Autochtones du Canada, y compris les droits liĂ©s aux activitĂ©s, aux pratiques et aux traditions des Autochtones qui font partie intĂ©grante de leur culture distinctive. Le gouvernement du Canada a l’obligation de consulter et, s’il y a lieu, d’accommoder les groupes autochtones lorsqu’il envisage des mesures qui pourraient avoir un effet prĂ©judiciable sur les droits ancestraux ou issus de traitĂ©s, Ă©tablis ou potentiels.

Des dĂ©tails sur les consultations avec les groupes autochtones sont fournis Ă  l’annexe 1.

Obligations relatives aux traités modernes

ConformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’approche fĂ©dĂ©rale pour la mise en Ĺ“uvre des traitĂ©s modernes, une Ă©valuation des rĂ©percussions des traitĂ©s modernes a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e pour le projet de dĂ©cret. Comme il est illustrĂ© ci-dessous, cinq espèces incluses dans ce projet se trouvent dans des zones visĂ©es par des traitĂ©s modernes. Ces traitĂ©s modernes ont Ă©tabli des conseils de gestion des ressources fauniques (CGRF) qui sont autorisĂ©s par le traitĂ© Ă  exercer des fonctions liĂ©es aux espèces sauvages dans leurs territoires de compĂ©tence. En 2023, la ministre de l’Environnement a consultĂ© les CGRF, conformĂ©ment Ă  l’article 27 de la LEP.

Listes des espèces visées par traité moderne

Selon l’évaluation des répercussions des traités modernes, les modifications réglementaires mentionnées dans le présent projet entraîneraient des répercussions limitées sur les droits, les intérêts ou les dispositions sur l’autonomie gouvernementale des partenaires signataires de traités modernes. Lors du processus de proposition d’inscription, les obligations de consultation énoncées dans les traités modernes en question, ainsi que l’esprit et l’intention des accords, ont été respectées.

Le MPO et Parcs Canada, au besoin, continueront de collaborer avec les partenaires des traités modernes à l’élaboration de plans de gestion et de programmes de rétablissement pour les espèces inscrites en vertu de la LEP.

Pour des prĂ©cisions sur les rĂ©ponses reçues des CGRF, veuillez consulter l’annexe 1 du prĂ©sent document.

Choix de l’instrument

Des approches de rĂ©glementation et de rechange ont Ă©tĂ© prises en compte pendant l’élaboration du projet de dĂ©cret. Des approches volontaires d’intendance pourraient ĂŞtre appliquĂ©es, en collaboration avec d’autres gouvernements ou organisations, ce qui produirait des rĂ©sultats positifs; toutefois, il a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© que l’inscription d’espèces Ă  l’annexe 1 de la LEP offrirait la meilleure protection et le meilleur soutien pour le rĂ©tablissement des espèces tout en donnant de plus grandes possibilitĂ©s d’intendance et de collaboration. De plus, conformĂ©ment Ă  la Politique en matière d’inscription sur la liste de la Loi sur les espèces en pĂ©ril de PĂŞches et OcĂ©ans Canada et Directive concernant les avis visant Ă  « ne pas inscrire Â» une espèce sur la liste, le Ministère recommandera Ă  Environnement et Changement climatique Canada qu’une recommandation soit formulĂ©e pour inscrire les espèces en fonction de l’évaluation du COSEPAC, Ă  moins qu’il n’y ait une raison convaincante de ne pas le faire. La ministre des PĂŞches et des OcĂ©ans fournit cet avis Ă  la ministre de l’Environnement, qui en tient compte lorsqu’elle formule la recommandation Ă  la gouverneure en conseil.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Cadre analytique

Les rĂ©percussions supplĂ©mentaires (avantages et coĂ»ts) du dĂ©cret d’inscription proposĂ© sont Ă©valuĂ©es comme une diffĂ©rence entre le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et le scĂ©nario rĂ©glementaire proposĂ©, conformĂ©ment au Guide d’analyse coĂ»ts-avantages du SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor du Canada (SCT). Les coĂ»ts et les avantages supplĂ©mentaires liĂ©s aux interdictions gĂ©nĂ©rales de la LEP et aux exemptions prĂ©vues ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s sur une pĂ©riode de 10 ans (2025-2034). Les coĂ»ts et les avantages ont Ă©tĂ© estimĂ©s en dollars constants de 2023 en valeur actuelle selon un taux d’actualisation de 7 % (sauf indication contraire). L’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence de la valeur actuelle est 2025, et les rĂ©percussions de la première annĂ©e de la pĂ©riode d’analyse n’ont pas Ă©tĂ© actualisĂ©es.

Avantages supplémentaires

L’application des interdictions de la LEP ainsi que la prĂ©paration d’un programme de rĂ©tablissement et d’un plan d’action seraient bĂ©nĂ©fiques pour la conservation des espèces dont l’inscription comme espèces en voie de disparition ou menacĂ©es est proposĂ©e, Ă©tant donnĂ© l’offre d’un Ă©ventail de mesures que le MPO et ses partenaires peuvent mettre en Ĺ“uvre pour favoriser le rĂ©tablissement des espèces. Quant aux espèces dont l’inscription comme espèces prĂ©occupantes est proposĂ©e, les plans de gestion offriraient un Ă©ventail de mesures que le MPO et ses partenaires peuvent mettre en Ĺ“uvre afin d’empĂŞcher que ces espèces ne deviennent en voie de disparition ou menacĂ©es. La LEP indique « que les espèces sauvages, sous toutes leurs formes, ont leur valeur intrinsèque et sont apprĂ©ciĂ©es des Canadiens pour des raisons esthĂ©tiques, culturelles, spirituelles, rĂ©crĂ©atives, Ă©ducatives, historiques, Ă©conomiques, mĂ©dicales, Ă©cologiques et scientifiques Â».

Dans l’ensemble, il est prévu que le rétablissement des espèces à inscrire sur la liste contribuera au maintien de la biodiversité au Canada. Une plus grande diversité d’espèces assure le maintien des écosystèmes sains et productifs qui sont généralement plus stables et résilients aux changements.

Coûts différentiels
Espèces dont l’inscription comme espèces préoccupantes est proposée

Étant donné que les espèces inscrites comme espèces préoccupantes ne sont pas soumises aux interdictions générales de la LEP, les pêches actuelles qui interagissent avec ces espèces ne seraient pas touchées par l’inscription. Par conséquent, il n’y a pas de coûts différentiels pour les groupes autochtones ou d’autres intervenants.

Lorsqu’une espèce est inscrite comme espèce préoccupante, un plan de gestion doit être préparé et publié dans un délai de trois ans. Ce plan doit comprendre des mesures jugées appropriées par les ministres compétents pour la conservation de l’espèce.

Les mesures de conservation contenues dans les plans de gestion comprennent généralement des activités de surveillance et de recherche, comme des relevés pour déterminer les tendances des populations, et des recherches pour connaître les besoins en matière d’habitat. Les mesures de conservation peuvent également comprendre des activités de sensibilisation, comme des programmes d’éducation et de sensibilisation destinés aux utilisateurs des ressources marines et en eau douce.

La mise en œuvre des plans de gestion n’est pas une exigence en vertu de la LEP ni du projet de décret. Par conséquent, les coûts de mise en œuvre des plans ne sont pas attribuables au projet de décret. Cependant, la LEP exige que le MPO et Parcs Canada, au besoin, surveillent et évaluent la mise en œuvre des plans de gestion et en rendent compte tous les cinq ans. La mise en œuvre est assujettie aux priorités et aux contraintes budgétaires. La mise en œuvre est surveillée, et les mesures en suspens sont prises dans la mesure du possible. En outre, d’autres partenaires comme les provinces, les territoires et les organisations non gouvernementales de l’environnement pourraient choisir de mettre en œuvre des mesures contenues dans les plans de gestion.

Le gouvernement fĂ©dĂ©ral assumerait certains coĂ»ts pour la prĂ©paration des plans de gestion. Il faudrait mettre au point des plans de gestion pour cinq espèces ajoutĂ©es Ă  la liste Ă  titre d’espèce prĂ©occupante. Le coĂ»t pour le gouvernement de l’élaboration d’un nouveau plan de gestion dĂ©pend de sa complexitĂ©. En moyenne, le coĂ»t unitaire pour l’élaboration d’un plan de gestion est estimĂ© Ă  environ 32 200 $ (simple) et 40 700 $ (complexe). En ce qui concerne les cinq espèces dont l’inscription comme espèces prĂ©occupantes est proposĂ©e, l’une d’entre elles nĂ©cessiterait un plan de gestion simple, tandis que les quatre autres nĂ©cessiteraient des plans de gestion complexes. Par consĂ©quent, les coĂ»ts diffĂ©rentiels pour le gouvernement sont estimĂ©s Ă  environ 170 200 $ (valeur actualisĂ©e Ă  7 %) sur une pĂ©riode de 10 ans, soit une valeur moyenne annualisĂ©e de 22 600 $.

Espèces dont l’inscription sur la liste des espèces menacées ou en voie de disparition est proposée, ou espèces dont la reclassification d’espèces préoccupantes à espèces en voie de disparition est proposée

L’inscription d’une espèce aquatique Ă  la liste des espèces menacĂ©es ou en voie de disparition dĂ©clenche les interdictions gĂ©nĂ©rales, qui imposeraient des coĂ»ts aux intervenants et aux groupes autochtones touchĂ©s, Ă  moins que les activitĂ©s ayant une incidence sur l’espèce ne soient autorisĂ©es. Aux termes de la LEP, le ministre compĂ©tent peut conclure avec une personne un accord l’autorisant Ă  exercer une activitĂ© touchant une espèce sauvage inscrite, tout Ă©lĂ©ment de son habitat essentiel ou la rĂ©sidence de ses individus, ou lui dĂ©livrer un permis Ă  cet effet si l’activitĂ© satisfait plusieurs conditions prĂ©alables, en particulier qu’elle ne compromette pas la survie ou le rĂ©tablissement de l’espèce. De plus, les programmes de rĂ©tablissement et les plans d’action donnent l’occasion d’établir des exemptions aux interdictions pour les activitĂ©s qui ne compromettent pas le rĂ©tablissement de l’espèce et qui sont autorisĂ©es par une loi fĂ©dĂ©rale (par exemple en vertu de la Loi sur les pĂŞches).

Lorsqu’une espèce est inscrite comme menacée ou en voie de disparition, un programme de rétablissement et un plan d’action doivent être préparés. L’habitat essentiel doit également être identifié, dans la mesure du possible, puis protégé. Un programme de rétablissement précise ce qu’il faut faire pour arrêter ou renverser le déclin d’une espèce. Le plan d’action décrit les mesures de rétablissement nécessaires pour atteindre les buts et objectifs énoncés dans le programme de rétablissement. Les mesures de rétablissement contenues dans les programmes de rétablissement et les plans d’action comprennent généralement des activités de surveillance et de recherche, comme des relevés pour déterminer les tendances des populations, et des recherches pour connaître les besoins en matière d’habitat. Les mesures de rétablissement peuvent également comprendre des activités de sensibilisation, comme des programmes d’éducation et de sensibilisation destinés aux utilisateurs des ressources marines et des ressources en eau douce.

La mise en œuvre des programmes de rétablissement et des plans d’action pour les espèces menacées et en voie de disparition fonctionne de manière similaire que pour les plans de gestion pour les espèces préoccupantes.

Coûts pour la population canadienne et les entreprises

Bien qu’il n’y ait pas de pĂŞche commerciale dirigĂ©e pour les espèces dont l’inscription sur la liste des espèces menacĂ©es ou en voie de disparition est proposĂ©e, la maraĂ®che, la raie tachetĂ©e (population du golfe du Saint-Laurent) et la raie tachetĂ©e (population de l’est du plateau nĂ©o-Ă©cossais et de Terre-Neuve) sont capturĂ©es comme prises accessoires dans le cadre des pĂŞches commerciales et rĂ©crĂ©atives. Les coĂ»ts diffĂ©rentiels pour les entreprises sont traitĂ©s ci-dessous. Ils sont estimĂ©s Ă  environ 11 000 $ sur une pĂ©riode de 10 ans, soit une valeur moyenne annualisĂ©e de 1 500 $ (valeur actualisĂ©e Ă  7 %).

Si la maraîche et les deux UD de la raie tachetée sont inscrites sur la liste, les prises accessoires de ces espèces pourraient être autorisées; toutefois, aucun individu ne pourrait être conservé s’il est pris accessoirement dans le cadre d’une pêche commerciale ou récréative. D’après l’analyse scientifique du Ministère et aux fins de l’analyse économique, le Ministère suppose que toutes les pêches qui interagissent avec ces espèces répondraient aux exigences relatives aux permis ou aux exemptions prévues par la LEP, notamment l’exigence voulant que l’activité ne compromette pas le rétablissement ni la survie des espèces. Sur cette base, l’analyse économique suppose en outre que, lors de l’inscription, le MPO utiliserait les mécanismes existants (c’est-à-dire les permis de pêche) pour autoriser les prises accessoires de la maraîche et de la raie tachetée dans les pêches autorisées, de sorte que les titulaires de permis pour les pêches dont il est reconnu qu’elles interagissent avec ces espèces n’auraient pas à présenter une demande de permis distinct en vertu de la LEP.

Ă€ l’heure actuelle, très peu de prises de maraĂ®che sont conservĂ©es — la plupart des prises accessoires de maraĂ®che au Canada atlantique sont remises Ă  l’eau. La conservation des prises dans les pĂŞches Ă  des fins alimentaires, sociales et rituelles (ASR) pourrait ĂŞtre permise dans le cadre d’un programme de rĂ©tablissement si certaines conditions sont respectĂ©es — notamment que l’activitĂ© de pĂŞche est autorisĂ©e en vertu du Règlement sur les permis de pĂŞche communautaires des Autochtones et qu’elle ne compromettra pas le rĂ©tablissement de l’espèce. Les pĂŞches commerciales qui interagissent avec la maraĂ®che et le secteur de la transformation associĂ© subiraient une certaine perte de revenus, car la conservation des prises accessoires de maraĂ®che dans les pĂŞches commerciales serait interdite. Compte tenu du faible volume de dĂ©barquements, la perte de revenus serait mineure. Pour la pĂ©riode de trois ans de 2020 Ă  2022, huit entreprises de pĂŞche ont atterri de la maraĂ®che. Les revenus annuels de la pĂŞche commerciale dĂ©coulant des dĂ©barquements de maraĂ®ches reprĂ©sentent moins de 1 % de la valeur totale des dĂ©barquements pour ces entreprises de pĂŞche. Les coĂ»ts diffĂ©rentiels (perte de profits) ont Ă©tĂ© estimĂ©s Ă  environ 1 000 $ pour le secteur de la rĂ©colte et Ă  400 $ pour le secteur de la transformation par annĂ©e. Les coĂ»ts diffĂ©rentiels (perte de profit) qui en rĂ©sultent pour les pĂŞches commerciales qui interagissent avec la maraĂ®che et pour le secteur de la transformation sont de 11 000 $ sur une pĂ©riode de 10 ans, soit une valeur moyenne annualisĂ©e de 1 500 $ (valeur actualisĂ©e Ă  7 %). Ă€ l’heure actuelle, les prises accessoires de maraĂ®che ne peuvent ĂŞtre conservĂ©es dans aucune pĂŞche rĂ©crĂ©ative ou Ă  bord d’un bateau nolisĂ©. Par consĂ©quent, il n’y aura pas de coĂ»ts diffĂ©rentiels pour les pĂŞcheurs ou les entreprises du secteur de la pĂŞche rĂ©crĂ©ative en raison de l’inscription de la maraĂ®che Ă  la liste des espèces en voie de disparition.

Selon les mesures de gestion actuelles, les prises accessoires de raie tachetĂ©e (population du golfe du Saint-Laurent) ne peuvent ĂŞtre conservĂ©es dans aucune pĂŞche commerciale et doivent ĂŞtre remises Ă  l’eau Ă  l’endroit oĂą elles ont Ă©tĂ© capturĂ©es, de la manière qui cause le moins de dommages. Il y aurait une perte de revenus pour les pĂŞches commerciales qui sont actuellement autorisĂ©es Ă  conserver les prises accessoires de raie tachetĂ©e (population de l’est du plateau nĂ©o-Ă©cossais et de Terre-Neuve). Il n’y a eu aucun dĂ©barquement commercial de raie tachetĂ©e (toutes les UD) entre 2014 et 2019. La valeur annuelle moyenne des dĂ©barquements de raies tachetĂ©es pour la pĂ©riode de trois ans allant de 2020 Ă  2022 Ă©tait infĂ©rieure Ă  10 000 $ par annĂ©e et a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©e principalement comme des prises accessoires par 20 entreprises de pĂŞche. De plus, au cours de cette pĂ©riode, les revenus annuels de la pĂŞche commerciale dĂ©coulant des dĂ©barquements de raie tachetĂ©e (toutes les UD) reprĂ©sentaient moins de 2 % de la valeur totale des dĂ©barquements pour ces entreprises de pĂŞche. Par consĂ©quent, il y aurait des coĂ»ts nĂ©gligeables liĂ©s Ă  l’interdiction de retenir les prises accessoires de raie tachetĂ©e.

Dans la région du Golfe, la conservation de la raie n’est pas autorisée dans le cadre de la pêche récréative aux poissons de fond. Bien qu’il n’y ait aucune donnée sur le nombre de raies retenues dans le cadre des pêches récréatives dans la région des Maritimes, les données provenant de l’Enquête sur la pêche récréative au Canada 2015 laissent entendre que les raies ne sont pas des espèces très recherchées. De plus, une grande variété de poissons de fond et d’autres espèces s’offre aux pêcheurs afin de contrebalancer toute perte de débarquements de la raie tachetée. Par conséquent, les coûts liés à la perte possible de toute conservation de raies tachetées dans le cadre des pêches récréatives devraient être faibles.

Les pĂŞches commerciales qui interagissent avec la maraĂ®che et la raie tachetĂ©e connaĂ®traient une lĂ©gère augmentation des exigences en matière de dĂ©claration (c’est-Ă -dire la dĂ©claration des prises accessoires dans les journaux de bord). La dĂ©claration des prises accessoires serait ajoutĂ©e aux mĂ©canismes de dĂ©claration existants qui sont mis en Ĺ“uvre par les conditions de permis en vertu de la Loi sur les pĂŞches. Les pĂŞcheurs dans la plupart des pĂŞches soumettent dĂ©jĂ  un journal de bord par sortie en vertu de la LEP. Par consĂ©quent, la seule exigence additionnelle en matière de dĂ©claration est l’enregistrement de la date et du lieu (par exemple les coordonnĂ©es de latitude et de longitude) des interactions avec la maraĂ®che et la raie tachetĂ©e, ce qui aurait des rĂ©percussions minimales. De plus, les donnĂ©es sur les dĂ©barquements des trois dernières annĂ©es montrent qu’en moyenne, deux dĂ©clarations de prises accessoires de raie tachetĂ©e (toutes les UD) ont Ă©tĂ© faites chaque annĂ©e parmi 20 entreprises de pĂŞche, et une dĂ©claration de prises accessoires de maraĂ®che a Ă©tĂ© faite chaque annĂ©e parmi 8 entreprises de pĂŞche. Compte tenu de cette faible frĂ©quence d’interactions connues avec la maraĂ®che et la raie tachetĂ©e, les coĂ»ts diffĂ©rentiels pour les entreprises de pĂŞche commerciale rĂ©sultant des exigences de dĂ©claration obligatoire devraient ĂŞtre nĂ©gligeables.

L’inscription de l’épinoche à trois épines benthique du lac Little Quarry et de l’épinoche à trois épines limnétique du lac Little Quarry sur la liste des espèces menacées, l’inscription du dard de rivière (populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent) sur la liste des espèces en voie de disparition et la reclassification du crapet sac-à-lait d’espèce préoccupante à espèce en voie de disparition ne devraient pas entraîner de coûts différentiels pour la population canadienne et les entreprises en raison des interactions humaines limitées avec ces espèces et des mécanismes de protection déjà en place. Il est peu probable que les pêches à des fins ASR interagissent avec ces espèces, de sorte qu’aucun effet sur les communautés autochtones n’est prévu.

Parmi les espèces dont l’ajout à la liste des espèces en voie de disparition est proposé, seul le crapet sac-à-lait se trouve dans des eaux administrées par Parcs Canada. Étant donné qu’il est interdit de pêcher l’espèce en question dans le Parc national de la Pointe-Pelée et que les règlements connexes sous la responsabilité de Parcs Canada interdissent les activités qui pourraient nuire à l’espèce, il n’y a pas de coûts différentiels.

CoĂ»ts pour le gouvernement — permis, nouveaux programmes de rĂ©tablissement et plans d’action, mise en application

Le gouvernement fédéral engagerait des coûts pour l’élaboration de programmes de rétablissement et de plans d’action, ainsi que des coûts mineurs pour les activités de promotion de la conformité et d’application de la loi, comme la participation du public à la protection et à la conservation des espèces en péril et la tenue de patrouilles pour vérifier la possession non autorisée d’espèces en péril et d’autres infractions à la LEP. Par exemple, les agents des pêches montent à bord des bateaux de pêche, inspectent les prises à quai et répondent aux plaintes reçues du public.

Six nouveaux programmes de rétablissement et plans d’action devraient être élaborés pour les espèces ajoutées à la liste des espèces menacées ou en voie de disparitionréférence 2. Les coûts pour le gouvernement liés à l’élaboration d’un nouveau programme de rétablissement et d’un nouveau plan d’action dépendent de leur complexité.

En moyenne, le coĂ»t unitaire pour l’élaboration d’un programme de rĂ©tablissement est estimĂ© Ă  environ 46 700 $ (simple) et 63 700 $ (complexe). De plus, le coĂ»t unitaire moyen pour l’élaboration d’un plan d’action est estimĂ© Ă  environ 45 400 $ (simple) et 61 100 $ (complexe). Parmi les six espèces dont l’ajout Ă  la liste des espèces menacĂ©es ou en voie de disparition est proposĂ©, cinq d’entre elles nĂ©cessiteraient des programmes de rĂ©tablissement et des plans d’action simples, tandis que l’autre nĂ©cessiterait un programme de rĂ©tablissement et un plan d’action complexes. Par consĂ©quent, il est estimĂ© que les coĂ»ts diffĂ©rentiels totaux pour le gouvernement pour l’élaboration de six programmes de rĂ©tablissement et plans d’action s’élèveront Ă  environ 560 900 $ sur une pĂ©riode de 10 ans, soit une valeur moyenne annualisĂ©e de 74 600 $ (valeur actualisĂ©e Ă  7 %).

Quant aux agents des pĂŞches, l’ajout d’espèces Ă  l’annexe 1 de la LEP entraĂ®nerait une augmentation du temps d’inspection. Les agents des pĂŞches auraient Ă©galement besoin de recevoir une formation en identification des espèces.

De plus, le gouvernement fédéral aurait à assumer des coûts administratifs négligeables pour s’assurer que les pêches qui capturent accidentellement la maraîche et la raie tachetée sont conformes à la LEP. Aux fins de l’analyse économique, il est supposé que les pêcheurs dans les pêches qui interagissent avec la maraîche et la raie tachetée n’auraient pas à présenter une demande de permis en vertu de la LEP. Tel qu’il est expliqué précédemment, il est supposé que le MPO utiliserait les mécanismes existants et autoriserait les prises accessoires de ces espèces lors de leur inscription, pourvu que certaines conditions soient remplies, notamment que les activités ne compromettent pas la survie ou le rétablissement de l’espèce. De même, les programmes de rétablissement pourraient exempter les prises accessoires à long terme si ces activités sont autorisées par une loi fédérale et ne compromettent pas le rétablissement de l’espèce. Pour les activités autres que celles mentionnées ci-dessus, afin de toucher légalement une espèce inscrite, son habitat essentiel ou sa résidence, les particuliers seraient tenus de présenter une demande de permis en vertu de la LEP au ministre. Les coûts associés à la préparation d’une demande de permis devraient être négligeables pour les personnes qui en font la demande.

CoĂ»ts pour le gouvernement — modifications des programmes de rĂ©tablissement et des plans d’action

Le gouvernement fĂ©dĂ©ral engagerait des coĂ»ts pour modifier deux programmes de rĂ©tablissement et deux plans d’action. En moyenne, le coĂ»t unitaire pour modifier un programme de rĂ©tablissement est d’environ 29 900 $ et le coĂ»t unitaire pour modifier un plan d’action est estimĂ© Ă  environ 27 800 $.

La modification de la situation du chabot des montagnes Rocheuses (populations du versant est) pour tenir compte de la modification des UD, conformĂ©ment Ă  l’évaluation du COSEPAC, est mineure, car il n’y a aucune modification de l’état de l’inscription en tant qu’espèce menacĂ©e. Il n’y a donc aucune modification aux interdictions ou au plan de rĂ©tablissement requise en vertu de la LEP. Le programme de rĂ©tablissement en place (2012) et le plan d’action existant (2019) seraient mis Ă  jour pour tenir compte de nouvelles UD, mais aucune modification des mesures de conservation contenues dans ces documents ne serait nĂ©cessaire. Par consĂ©quent, les coĂ»ts diffĂ©rentiels totaux pour le gouvernement liĂ©s Ă  la modification du programme de rĂ©tablissement et du plan d’action pour les espèces menacĂ©es sont estimĂ©s Ă  52 200 $ sur une pĂ©riode de 10 ans, soit une valeur moyenne annualisĂ©e de 6 900 $ (valeur actualisĂ©e Ă  7 %).

En 2003, le chabot de la chaĂ®ne cĂ´tière (population du lac Cultus) a Ă©tĂ© inscrit Ă  l’annexe 1 de la LEP en tant qu’espèce menacĂ©e en 2003. Un programme de rĂ©tablissement a Ă©tĂ© publiĂ© en 2007, suivi d’un plan d’action en 2017. Toutes les mesures de conservation demeureraient en place si l’espèce passait Ă  la liste des espèces en voie de disparition de l’annexe 1. La reclassification d’espèce menacĂ©e Ă  espèce en voie de disparition Ă  l’annexe 1 n’entraĂ®nera pas d’interdictions ou d’exigences supplĂ©mentaires en vertu de la LEP. Les coĂ»ts diffĂ©rentiels totaux pour le gouvernement liĂ©s Ă  la modification du programme de rĂ©tablissement et du plan d’action pour une espèce en voie de disparition sont estimĂ©s Ă  55 800 $ sur une pĂ©riode de 10 ans, soit une valeur moyenne annualisĂ©e de 7 400 $ (valeur actualisĂ©e Ă  7 %).

Il est estimĂ© que les coĂ»ts diffĂ©rentiels totaux pour le gouvernement liĂ©s Ă  la modification des programmes de rĂ©tablissement et plans d’action s’élèvent Ă  environ 108 000 $ sur une pĂ©riode de 10 ans, soit une valeur moyenne annualisĂ©e de 14 400 $ (valeur actualisĂ©e Ă  7 %).

Coûts globaux

D’après l’analyse ci-dessus, les coĂ»ts diffĂ©rentiels globaux de ce projet de règlement devraient ĂŞtre faibles. Les coĂ»ts diffĂ©rentiels pour les entreprises sont estimĂ©s Ă  11 000 $ sur 10 ans, soit une valeur moyenne annualisĂ©e de 1 500 $ (valeur actualisĂ©e Ă  7 %). On estime que les coĂ»ts totaux pour le gouvernement liĂ©s Ă  l’élaboration et Ă  la modification des programmes de gestion, des programmes de rĂ©tablissement et des plans d’action s’élèvent Ă  environ 839 100 $ sur 10 ans, soit une valeur moyenne annualisĂ©e de 111 700 $ (valeur actualisĂ©e Ă  7 %). Les mesures de gestion qui peuvent ĂŞtre proposĂ©es dans les programmes de rĂ©tablissement et les plans d’action connexes Ă  la suite de l’inscription d’espèces en vertu de la LEP peuvent avoir des effets futurs. Ceux-ci ne peuvent pas ĂŞtre estimĂ©s tant que les mesures de gestion prĂ©cises qui seront incluses dans les documents de rĂ©tablissement ne sont pas Ă©tablies et analysĂ©es. Pour le gouvernement et les entreprises, le coĂ»t total de l’inscription proposĂ©e est estimĂ© Ă  environ 850 200 $ sur 10 ans, soit une valeur moyenne annualisĂ©e de 113 100 $ (valeur actualisĂ©e Ă  7 %).

Les coûts différentiels globaux de cette proposition réglementaire pour l’industrie et le gouvernement sont présentés dans le tableau ci-dessous.

Tableau 5 : CoĂ»ts diffĂ©rentiels pour l’industrie et le gouvernement, en valeur actualisĂ©e (dollars canadiens de 2023)
Les impacts de la première période n’ont pas été actualisés.
Intervenant Description Coût (de 2025 à 2034) Coût annualisé
Industrie Profits perdus 11 000 $ 1 500 $
Gouvernement Élaboration de nouveaux documents de rĂ©tablissement 731 100 $ 97 300 $
Modification des documents de rĂ©tablissement 108 000 $ 14 400 $
Total 839 100 $ 111 700 $
s.o. CoĂ»ts diffĂ©rentiels totaux 850 200 $ 113 100 $

Nota : Les chiffres ayant Ă©tĂ© arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiquĂ©.

Lentille des petites entreprises

Il pourrait y avoir des coĂ»ts diffĂ©rentiels nĂ©gligeables (perte de profits) s’élevant Ă  environ 1 500 $ par annĂ©e pour les petites entreprises opĂ©rant dans les secteurs de la pĂŞche commerciale, de la pĂŞche rĂ©crĂ©ative et de la transformation qui comprennent des prises accessoires de la maraĂ®che ou de la raie tachetĂ©e. Toutefois, l’analyse Ă©conomique ci-dessus estime que les coĂ»ts diffĂ©rentiels pour ces secteurs, composĂ©s principalement de petites entreprises, sont nĂ©gligeables et qu’il est peu probable qu’ils aient une incidence sur leurs activitĂ©s.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car il n’y a pas de changement progressif dans le fardeau administratif pour les entreprises. Les pĂŞcheurs sont dĂ©jĂ  tenus de dĂ©clarer les prises accessoires en raison des conditions de permis existantes, de sorte que l’ajout de la maraĂ®che et de la raie tachetĂ©e ne devrait pas entraĂ®ner de coĂ»ts administratifs supplĂ©mentaires. Aucune mesure rĂ©glementaire n’est abrogĂ©e ou mise en place.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le projet de règlement contribuera à protéger la diversité biologique du Canada et respecte l’engagement du Canada pris en vertu de la Convention sur la diversité biologique des Nations Unies d’instaurer ou de conserver les lois et autres dispositions réglementaires nécessaires à la protection des espèces et des populations menacées.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique, une évaluation environnementale et économique stratégique du présent projet a été menée. Le projet entraînerait des effets environnementaux positifs, car il favoriserait la survie et le rétablissement des espèces aquatiques en péril.

De plus, le projet de décret devrait appuyer l’objectif de la Stratégie fédérale de développement durable (SFDD) de protéger et de rétablir les espèces et de conserver la biodiversité canadienne en renforçant les mesures de protection et de rétablissement des espèces aquatiques dont l’inscription est proposée. Le projet de décret contribuerait également à l’objectif de la SFDD de conserver et de protéger les océans du Canada en renforçant la résilience des milieux marins et côtiers.

Le Cadre mondial de la biodiversitĂ© de Kunming-MontrĂ©al a Ă©tĂ© adoptĂ© en dĂ©cembre 2022 Ă  l’occasion de la 15e ConfĂ©rence des Parties Ă  la Convention sur la diversitĂ© biologique. Le gouvernement du Canada est chargĂ© de diriger l’élaboration de la StratĂ©gie pour la nature 2030 du Canada et de rendre compte des progrès rĂ©alisĂ©s par le Canada dans l’atteinte des objectifs. L’une des façons pour le Canada d’appuyer le Cadre mondial est de protĂ©ger les espèces en pĂ©ril au pays afin d’enrayer l’extinction des espèces et de rĂ©duire leur risque d’extinction.

Analyse comparative entre les sexes plus

D’après les analyses effectuées, des répercussions négligeables sur des groupes de population précis ont été déterminées pour le projet de décret. Quant aux espèces à inscrire comme espèces menacées ou en voie de disparition, de légères pertes de revenus sont prévues pour certains petits et moyens exploitants et transformateurs de produits de la mer (qui ciblent d’autres espèces et conservent certaines prises accessoires). Ces employeurs sont habituellement situés dans les régions rurales, embauchent des travailleurs saisonniers et offrent des salaires généralement modestes.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

La ministre de l’Environnement (en tant que ministre responsable de Parcs Canada) partage la responsabilité pour le sébaste tacheté, l’aiguillat commun du Pacifique Nord et le crapet sac-à-lait, ainsi que les individus de ces espèces qui se trouvent sur les terres et dans les eaux fédérales administrées par Parcs Canada. Le personnel de première ligne, y compris les gardes de parc, recevrait les renseignements appropriés concernant ces espèces afin d’informer les visiteurs sur les mesures de prévention et de les faire participer à la protection et à la conservation des espèces en péril. Le MPO et Parcs Canada, selon le cas, élaboreront des programmes de rétablissement et des plans d’action pour les espèces menacées et en voie de disparition, ainsi que des plans de gestion pour les espèces préoccupantes, tel qu’il est exigé par la LEP. De plus, les ministres compétentes rendront compte de la mise en œuvre des programmes de rétablissement, des plans d’action et des plans de gestion dans le Registre public des espèces en péril. La LEP exige que des rapports sur les programmes de rétablissement soient achevés tous les cinq ans jusqu’à ce que leurs objectifs soient atteints ou que le rétablissement de l’espèce ne soit plus réalisable, et que les plans d’action soient achevés cinq ans après son entrée en vigueur. Quant aux plans de gestion, des rapports doivent être présentés tous les cinq ans jusqu’à ce que ses objectifs soient atteints.

Conformité et application

Les agents des pêches effectuent des inspections pour déceler la possession non autorisée d’espèces en péril et d’autres infractions prévues par la LEP. Par exemple, ils montent à bord des bateaux de pêche, inspectent les prises à quai et répondent aux plaintes reçues du public. En ce qui concerne la promotion de la conformité, les agents des pêches encourageraient de manière proactive le respect des mesures de protection lorsqu’ils organisent des réunions avec les pêcheurs ou assistent à de telles réunions. De plus, les agents des pêches distribueraient des éléments de communication, comme des cartes d’identification des espèces visées par la LEP.

La LEP prĂ©voit des sanctions pour les infractions Ă  la Loi, y compris des amendes ou l’emprisonnement ainsi que la saisie et la confiscation des biens saisis ou du produit de leur aliĂ©nation. Sous certaines conditions, le recours Ă  des mesures de rechange Ă  l’égard d’une personne accusĂ©e d’une infraction peut se faire. La LEP prĂ©voit Ă©galement des inspections de mĂŞme que des activitĂ©s de perquisition et de saisie par des agents d’application de la loi dĂ©signĂ©s en vertu de LEP. En vertu des dispositions relatives aux peines de la LEP, une personne morale qui est reconnue coupable sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par procĂ©dure sommaire est passible d’une amende maximale de 300 000 $, une personne morale sans but lucratif est passible d’une amende maximale de 50 000 $ et toute autre personne est passible d’une amende maximale de 50 000 $ ou d’une peine d’emprisonnement maximale d’un an, ou de ces deux peines. Une personne morale qui est reconnue coupable sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par mise en accusation est passible d’une amende maximale de 1 000 000 $, une personne morale sans but lucratif est passible d’une amende maximale de 250 000 $ et toute autre personne est passible d’une amende maximale de 250 000 $ ou d’une peine d’emprisonnement maximale de cinq ans, ou de ces deux peines.

Normes de service

La LEP permet aux particuliers de prĂ©senter une demande au(x) ministre(s) pour obtenir un permis pour exercer une activitĂ© ayant une incidence sur une espèce sauvage inscrite, son habitat essentiel ou la rĂ©sidence de ses individus. Le Règlement sur les permis autorisant une activitĂ© touchant une espèce sauvage inscrite impose au ministre un dĂ©lai de 90 jours pour dĂ©livrer ou refuser le permis.

Coordonnées

Programme sur les espèces en péril
Pêches et Océans Canada
200, rue Kent
Ottawa (Ontario)
K1A 0E6
Courriel : SARA_LEP@dfo-mpo.gc.ca

Annexe 1 — Consultations
Espèces préoccupantes

Pèlerin (population de l’Atlantique)

Au total, 26 rĂ©ponses ont Ă©tĂ© reçues au cours du processus de consultation qui s’est dĂ©roulĂ© de dĂ©cembre 2010 Ă  fĂ©vrier 2011. Parmi celles-ci, 23 Ă©taient en faveur de l’inscription ou n’avaient aucune prĂ©occupation concernant l’inscription. Toutes les ONGE, tous les groupes autochtones et tous les particuliers qui ont envoyĂ© des rĂ©ponses appuyaient l’inscription ou n’ont exprimĂ© aucune prĂ©occupation concernant l’inscription.

Trois des réponses reçues s’opposaient à l’inscription. Deux de ces réponses provenaient d’organisations représentant l’industrie de la pêche. Une organisation a exprimé des préoccupations concernant les éventuelles exigences supplémentaires en matière de la couverture des observateurs et a déclaré que les mesures de gestion actuelles sont suffisantes pour protéger les espèces. L’autre organisation s’est opposée à l’inscription parce qu’elle estimait que l’inscription pourrait empêcher d’autres pêches d’avoir lieu. La troisième réponse provenait du gouvernement de la Nouvelle-Écosse, qui a indiqué que la conservation de l’espèce devrait être assurée par d’autres moyens, comme la Loi sur les pêches. Le MPO a répondu à ces intervenants en précisant qu’aucune augmentation de la couverture des observateurs ne serait imposée à la suite de l’inscription du pèlerin, et qu’une des menaces possibles pour l’espèce (les collisions avec les navires) ne peut pas être efficacement traitée par la Loi sur les pêches. De plus, le MPO a précisé que, puisqu’il est proposé d’inscrire le pèlerin comme espèce préoccupante, les interdictions ne s’appliqueraient pas si l’espèce était inscrite à la LEP.

En 2023, pendant les vérifications, un total de quatre réponses ont été reçues. Toutes ces réponses étaient favorables à l’inscription ou n’indiquaient aucune opinion sur l’inscription. Deux d’entre elles ont été reçues d’ONGE en faveur de l’inscription. De plus, le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a confirmé sa position précédente en faveur de l’inscription. Une organisation autochtone n’avait aucune opinion relative à l’inscription.

Réponses des groupes autochtones et des conseils de gestion des ressources fauniques

Au cours des consultations de 2010 à 2011, quatre réponses ont été reçues de la part des Premières Nations. Trois d’entre elles ont appuyé l’inscription ou n’ont soulevé aucune préoccupation.

L’autre organisation autochtone a indiqué qu’elle ne pouvait pas prendre position concernant l’inscription en raison de ses préoccupations concernant les plus grandes questions stratégiques liées à la LEP; elle a cité des retards dans les réévaluations et les longs délais pour la prise de décisions concernant les inscriptions. Pendant les vérifications de 2023, la même organisation autochtone a exprimé des préoccupations concernant la réponse du MPO face au déclin du pèlerin, sans indiquer son soutien ou son opposition à l’inscription. Le MPO reconnaît ses préoccupations et réaffirme son intention de collaborer avec les groupes autochtones.

Le pèlerin (population de l’Atlantique) se trouve dans une zone gérée par un CGRF. Le CGRF n’a pas indiqué d’opinion concernant l’inscription.

Sébaste tacheté

Un total de deux rĂ©ponses ont Ă©tĂ© reçues lors du processus de consultation qui a eu lieu en octobre et novembre 2011. En plus des renseignements qui ont Ă©tĂ© envoyĂ©s aux principaux intervenants, des renseignements sur les consultations ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s Ă  la rĂ©union du forum sur les poissons de fond qui a eu lieu Ă  Nanaimo en octobre 2011. Plusieurs groupes reprĂ©sentant l’industrie de la pĂŞche Ă©taient prĂ©sents.

Les deux rĂ©ponses appuyaient l’inscription : l’une provenait d’une ONGE et l’autre du gouvernement de la Colombie-Britannique.

En 2023, pendant les vérifications, un total de cinq réponses ont été reçues. Quatre de ces réponses appuyaient l’inscription ou n’avaient aucune préoccupation concernant l’inscription. Une de ces quatre réponses provenait d’une ONGE et une autre provenait du gouvernement de la Colombie-Britannique, tandis que les deux autres provenaient de groupes autochtones. La cinquième réponse provenait d’un groupe autochtone qui n’avait pas d’opinion concernant l’inscription.

Réponses des groupes autochtones et des conseils de gestion des ressources fauniques

Aucune réponse de groupes autochtones n’a été reçue pendant les consultations de 2011. Toutefois, pendant les vérifications de 2023, trois réponses ont été reçues de la part de Premières Nations ou d’organisations autochtones. Deux de ces réponses appuyaient l’inscription, tandis que l’autre réponse ne prenait aucune position concernant l’inscription.

Le sébaste tacheté se trouve dans une zone gérée par quatre CGRF. Deux CGRF n’ont indiqué aucune opinion relative à l’inscription, un n’a pas répondu et un s’est opposé à l’inscription. La réponse qui s’opposait à l’inscription provenait d’un CGRF qui affirmait qu’il n’y avait pas suffisamment de données scientifiques pour justifier l’inscription et que les renseignements fournis sur les répercussions possibles sur leurs droits de pêche et leurs droits économiques étaient insuffisants. Toutefois, étant donné qu’aucune restriction ne découlerait de l’inscription de l’espèce comme espèce préoccupante, le MPO ne prévoit pas de répercussions sur les communautés autochtones. De plus, l’inscription de l’espèce offrirait des occasions supplémentaires de mener des recherches scientifiques et des activités de surveillance.

Aiguillat commun (population de l’Atlantique)

Au cours des consultations qui ont eu lieu de dĂ©cembre 2010 Ă  fĂ©vrier 2011, le MPO a reçu un total de 25 rĂ©ponses. La plupart des commentaires reçus Ă©taient favorables Ă  l’inscription, dont 14 rĂ©ponses favorables provenant du gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard, des ONGE, du public et de l’industrie de la pĂŞche. Sept rĂ©ponses n’ont soulevĂ© aucune prĂ©occupation ou ne permettaient pas de dĂ©terminer clairement leur position, et 4 rĂ©ponses s’opposaient Ă  l’inscription. Deux des commentaires qui n’appuyaient pas l’inscription provenaient de reprĂ©sentants de l’industrie de la pĂŞche, lesquels ont exprimĂ© des prĂ©occupations concernant les exigences supplĂ©mentaires possibles en matière de couverture des observateurs et ont dĂ©clarĂ© que les mesures de gestion actuelles sont suffisantes pour protĂ©ger l’espèce. Les deux autres rĂ©ponses s’opposant Ă  l’inscription provenaient des provinces de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador. Les deux provinces ont dĂ©clarĂ© que l’aiguillat commun est abondant et que l’espèce est gĂ©rĂ©e efficacement grâce Ă  la rĂ©glementation en vigueur. Bien que l’espèce demeure relativement abondante au Canada, les raisons pour lesquelles le COSEPAC a dĂ©signĂ© l’espèce comme Ă©tant prĂ©occupante comprennent son faible potentiel de reproduction, sa longue pĂ©riode de gĂ©nĂ©ration et l’incertitude entourant l’abondance des femelles matures. Les pĂŞches touchant l’aiguillat commun continueront d’être gĂ©rĂ©es en vertu de la Loi sur les pĂŞches si l’espèce est inscrite Ă  la LEP. Toutefois, l’espèce bĂ©nĂ©ficiera d’un financement accru, d’une plus grande visibilitĂ© et d’activitĂ©s de conservation supplĂ©mentaires grâce Ă  son inscription Ă  la LEP.

En 2023, au cours des vérifications, un total de six réponses ont été reçues. Un commentaire d’une ONGE appuyait l’inscription, et deux commentaires d’organisations autochtones n’exprimaient aucune position relative à l’inscription. La province de Terre-Neuve-et-Labrador s’est opposée à l’inscription pour les mêmes raisons que celles énoncées précédemment. Deux commentaires reçus de l’industrie de la pêche et d’un particulier s’opposaient à l’inscription et laissaient entendre que le rapport du COSEPAC n’était plus à jour. Toutefois, la proposition d’ajouter cette espèce à la liste tient compte des données scientifiques les plus récentes. Le rapport de recherche publié depuis l’évaluation du COSEPAC indique un déclin des adultes femelles de l’aiguillat commun depuis 2012.

Réponses des groupes autochtones et des conseils de gestion des ressources fauniques

Au cours des consultations de 2010 à 2011, deux réponses ont été reçues de la part de Premières Nations qui n’ont soulevé aucune préoccupation concernant l’inscription. De plus, deux réponses d’organisations autochtones ne permettaient pas de déterminer clairement leur position.

Au cours des vérifications de 2023, une organisation autochtone a exprimé des préoccupations concernant les estimations de la population dans les Maritimes et la durée du processus d’inscription, sans fournir de position claire concernant l’inscription. Le MPO travaille activement à améliorer les délais d’inscription et à combler les lacunes dans les politiques.

L’aiguillat commun (population de l’Atlantique) se trouve dans une zone gérée par un seul CGRF. Le CGRF n’a pas indiqué d’opinion concernant l’inscription.

Aiguillat commun du Pacifique Nord

Au cours des consultations qui ont eu lieu de novembre 2012 Ă  janvier 2013, le MPO a reçu un total de 14 rĂ©ponses. De ces rĂ©ponses, 3 provenaient de particuliers qui appuyaient l’inscription. Les 11 autres rĂ©ponses s’opposaient Ă  l’inscription et provenaient de la province de la Colombie-Britannique, de cinq particuliers et de cinq intervenants de l’industrie.

En plus de l’information qui a Ă©tĂ© envoyĂ©e aux principaux intervenants, des renseignements sur les consultations ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s pendant une rĂ©union du regroupement commercial du secteur industriel (RCSI) et une rĂ©union du ComitĂ© consultatif intĂ©grĂ© sur le poisson de fond qui s’est tenue en novembre 2012. Des intervenants de l’industrie de la pĂŞche, y compris des membres d’associations de pĂŞche sportive et de comitĂ©s consultatifs de pĂŞche commerciale, ont assistĂ© Ă  ces rĂ©unions. Au cours de ces deux rĂ©unions, le RCSI a exprimĂ© son opposition Ă  l’inscription de l’aiguillat commun.

Quatre autres réponses d’intervenants de l’industrie de la pêche ont indiqué leur opposition à l’inscription. En général, ils ont indiqué que les critères utilisés par le COSEPAC pour désigner une espèce comme préoccupante n’étaient pas remplis pour cette espèce. De plus, les opposants à l’inscription estiment que les mesures de gestion actuelles sont suffisantes.

Le MPO a rĂ©pondu Ă  ces prĂ©occupations en prĂ©cisant la façon dont les Ă©valuations sont menĂ©es par le COSEPAC et en expliquant les raisons de la dĂ©signation de l’espèce comme espèce prĂ©occupante (par exemple sa faible fĂ©conditĂ©, sa longue pĂ©riode de gĂ©nĂ©ration, l’incertitude entourant les tendances de l’abondance, la rĂ©duction de la composition par taille et sa vulnĂ©rabilitĂ© dĂ©montrĂ©e Ă  la surpĂŞche). De plus, depuis ces consultations, la pĂŞche commerciale de cette espèce n’est plus active.

En 2023, pendant les vérifications, un total de cinq réponses ont été reçues. Trois réponses ont appuyé l’inscription, dont l’une d’une ONGE et deux de Premières Nations. La province de la Colombie-Britannique a indiqué qu’elle n’avait plus de préoccupation concernant l’inscription. Une organisation autochtone a répondu et n’a indiqué aucune position concernant l’inscription.

Réponses des groupes autochtones et des conseils de gestion des ressources fauniques

Au cours des consultations de 2012 à 2013, aucune réponse de groupes autochtones n’a été reçue. Toutefois, pendant les vérifications de 2023, trois réponses provenaient d’organisations autochtones. Deux étaient en faveur de l’inscription, et une n’avait pas clairement indiqué sa position.

L’aiguillat commun du Pacifique Nord se trouve dans une zone gérée par quatre CGRF. Un CGRF n’a pas répondu, tandis que deux CGRF ont offert une réponse, mais n’ont pas indiqué de position concernant l’inscription. L’un des CGRF qui n’a pas indiqué de position concernant l’inscription a recommandé que le MPO consulte la Nation sur la façon dont l’inscription à la LEP pourrait restreindre les possibilités économiques. À la suite de consultations supplémentaires avec ce CGRF, le MPO n’a pas reçu de réponse indiquant sa position concernant l’inscription. Le quatrième CGRF s’est opposé à l’inscription et a indiqué qu’il n’y avait pas suffisamment de données scientifiques pour justifier l’inscription et que les renseignements fournis sur les répercussions possibles sur ses droits de pêche et ses droits économiques étaient insuffisants, et a recommandé que l’espèce ne soit pas inscrite. Toutefois, étant donné qu’aucune restriction ne découlerait de l’inscription de l’espèce comme espèce préoccupante, le MPO ne prévoit pas de répercussions sur les communautés autochtones.

Raie à queue de velours (population du chenal Laurentien et du plateau néo-écossais)

Au cours de la pĂ©riode de consultation qui a eu lieu de mai Ă  juillet 2015, le MPO a reçu un total de 16 rĂ©ponses pour la raie Ă  queue de velours (population du chenal Laurentien et du plateau nĂ©o-Ă©cossais). Huit de ces rĂ©ponses appuyaient l’inscription ou n’indiquaient aucune prĂ©occupation concernant l’inscription, quatre s’y opposaient et quatre n’indiquaient pas de position.

Les huit réponses qui ont appuyé l’inscription ou n’ont exprimé aucune préoccupation concernant l’inscription provenaient de groupes autochtones, d’un particulier et de gouvernements provinciaux. Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a appuyé l’inscription, et les gouvernements de l’Île-du-Prince-Édouard et du Nouveau-Brunswick n’ont exprimé aucune préoccupation concernant l’inscription.

Deux des réponses qui s’opposaient à l’inscription provenaient de gouvernements provinciaux et deux provenaient de l’industrie de la pêche. Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a exprimé son opposition à l’inscription, car il estimait que la taille de la population et les tendances de l’espèce ne semblaient pas justifier une inscription. Toutefois, le COSEPAC a désigné l’espèce comme étant préoccupante pour des raisons comprenant des déclins marqués de l’abondance et de la zone d’occupation sur le plateau néo-écossais, qui constituait auparavant le centre d’abondance de l’espèce, ainsi que des augmentations de la mortalité naturelle des adultes dans le sud du golfe du Saint-Laurent. Le gouvernement du Québec s’est également opposé à l’inscription de l’espèce; il a soulevé des préoccupations concernant les effets sur la pêche commerciale et les communautés côtières. Deux représentants de l’industrie de la pêche s’opposaient à l’inscription de l’espèce. Ils ont déclaré que l’abondance réelle est probablement beaucoup plus importante que les estimations du rapport de situation du COSEPAC, qu’il y a une incertitude quant aux taux de prises accessoires pour de nombreuses pêches, et que des effets économiques, culturels et sociaux préjudiciables pourraient découler de l’inscription de l’espèce. Étant donné qu’aucune restriction ne découlerait de l’inscription de l’espèce comme espèce préoccupante, le MPO ne prévoit aucune répercussion de ce genre. De plus, l’inscription de l’espèce offrirait des occasions supplémentaires de mener des recherches scientifiques et des activités de surveillance, notamment grâce à des initiatives collaboratives, ce qui pourrait contribuer à dissiper certaines incertitudes.

En 2023, au cours des vérifications, un total de trois réponses ont été reçues. Deux des réponses appuyaient l’inscription; elles provenaient d’une ONGE et d’une organisation autochtone. La troisième réponse provenait du gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador, qui a réitéré sa position précédente contre l’inscription.

Réponses des groupes autochtones

Au cours des consultations de 2010 à 2011, six réponses ont été reçues de la part d’organisations autochtones. Quatre appuyaient l’inscription ou n’avaient aucune préoccupation concernant l’inscription, tandis que deux n’ont pas indiqué clairement leur opinion concernant l’inscription.

Pendant les vérifications de 2023, une organisation autochtone a fourni une réponse en faveur de l’inscription de la raie à queue de velours. Elle a indiqué qu’un renforcement des connaissances scientifiques, des capacités institutionnelles et de la recherche est nécessaire pour assurer la conservation de cette espèce.

Espèces menacées

Épinoche à trois épines benthique du lac Little Quarry et épinoche à trois épines limnétique du lac Little Quarry

Il y a un nombre limité d’intervenants concernés pour ces espèces, car elles ont une répartition très limitée et restreinte à un petit lac de la côte de la Colombie-Britannique (lac Little Quarry).

Un total de quatre rĂ©ponses ont Ă©tĂ© reçues Ă  la suite des consultations publiques qui ont eu lieu en fĂ©vrier et mars 2018. Trois rĂ©ponses en faveur de l’inscription ont Ă©tĂ© reçues de la province de la Colombie-Britannique, d’un particulier et du milieu universitaire. Aucune rĂ©ponse n’indiquait une opposition Ă  l’inscription. Une entreprise privĂ©e n’a pas indiquĂ© de position claire concernant l’inscription, mais elle a indiquĂ© que l’exploitation forestière devrait ĂŞtre retirĂ©e en tant que menace, car les espèces sont adĂ©quatement protĂ©gĂ©es par d’autres lois. Le MPO a rĂ©pondu que la menace de l’utilisation des terres a Ă©tĂ© jugĂ©e nĂ©gligeable dans le rapport de situation du COSEPAC et qu’elle n’a donc pas Ă©tĂ© prise en compte dans le cadre de l’élaboration de l’avis d’inscription.

En 2023, au cours des vérifications, un total de trois réponses ont été reçues. Deux réponses provenaient d’organisations autochtones qui n’ont pas indiqué une position claire concernant l’inscription. Une troisième réponse provenait de la province de la Colombie-Britannique, qui appuyait l’inscription de ces espèces.

Réponses des groupes autochtones

Au cours des consultations de 2018, aucune réponse n’a été reçue de la part des organisations autochtones. Au cours des vérifications de 2023, deux organisations autochtones ont répondu, mais n’ont pas indiqué de position claire concernant l’inscription. Une organisation a indiqué que les espèces se trouvent en dehors de son territoire traditionnel, tandis que l’autre organisation a demandé de quelle façon les droits et les intérêts des titulaires de droits des Premières Nations seraient pris en compte dans la décision d’inscrire ou non les espèces. Le MPO a répondu que les commentaires reçus des titulaires de droits des Premières Nations seront pris en compte dans l’élaboration de l’avis d’inscription définitif.

Espèces en voie de disparition

Dard de rivière (populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent)

Deux commentaires ont Ă©tĂ© reçus au cours des consultations qui ont eu lieu de mars Ă  juin 2020. Une rĂ©ponse provenait d’un office de protection de la nature et une autre, d’un particulier. Les deux commentaires appuyaient l’inscription.

En 2023, pendant les vérifications, une seule réponse a été reçue. Elle provenait d’une Première Nation et n’indiquait pas si elle avait des préoccupations concernant l’inscription.

Réponses des groupes autochtones

Au cours des consultations de 2020, aucune réponse des groupes autochtones n’a été reçue. Durant les vérifications de 2023, une Première Nation a répondu qu’elle n’avait aucune préoccupation concernant l’inscription et qu’elle souhaitait être informée de toute modification à la situation de l’espèce.

Maraîche

Au cours des consultations qui ont eu lieu d’avril Ă  juin 2018, le MPO a reçu un total de 151 rĂ©ponses. Parmi celles-ci, 122 appuyaient l’inscription, 20 n’appuyaient pas l’inscription et 9 n’indiquaient pas de position claire. La plupart des commentaires reçus provenaient du grand public et Ă©taient largement en faveur de l’inscription; ils soulignaient que la maraĂ®che reprĂ©sente une partie importante de l’écosystème du nord-ouest de l’Atlantique.

Sept réponses qui s’opposaient à l’inscription provenaient de l’industrie de la pêche. Les principaux arguments avancés par ces intervenants étaient que des variables inconnues importantes subsistent quant à la population de maraîches, que l’inscription entraînerait des répercussions économiques et sociales sur les communautés locales et que les mesures de gestion actuelles prises en vertu de la Loi sur les pêches sont suffisantes.

Trois gouvernements provinciaux se sont également opposés à l’inscription. La province de Terre-Neuve-et-Labrador a indiqué qu’elle n’appuie pas l’inscription, car elle s’attend à ce que la population de l’espèce augmente. Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a indiqué qu’il n’appuie pas l’inscription, car il croit que le rétablissement est possible grâce aux outils mis en place en vertu de la Loi sur les pêches. Il estime également que l’inscription dans la LEP pourrait entraîner des répercussions socioéconomiques sur les pêches, notamment sur les prises accessoires de maraîches. Le gouvernement du Québec a indiqué qu’il n’appuie pas l’inscription, car l’inscription de l’espèce pourrait entraîner des changements aux conditions de permis de pêche commerciale et parce que le gouvernement du Québec n’était pas en mesure d’évaluer pleinement les répercussions possibles de l’inscription sur l’industrie.

Le MPO ne prĂ©voit pas que l’inscription de l’espèce entraĂ®ne des rĂ©percussions nĂ©gatives sur l’industrie de la pĂŞche, compte tenu des dispositions relatives aux permis prĂ©vues par la LEP et selon les analyses scientifiques et Ă©conomiques du Ministère, tel qu’il est expliquĂ© dans la section ci-dessus intitulĂ©e « Espèces dont l’inscription sur la liste des espèces menacĂ©es ou en voie de disparition est proposĂ©e, ou espèces dont la reclassification d’espèces prĂ©occupantes Ă  espèces en voie de disparition est proposĂ©e Â». De plus, l’inscription permettrait de combler les lacunes en matière de connaissances grâce Ă  des travaux scientifiques et Ă  une surveillance accrue de l’espèce, ce qui contribuerait Ă  Ă©clairer les mesures de rĂ©tablissement.

En 2023, pendant les vĂ©rifications, un total de cinq rĂ©ponses ont Ă©tĂ© reçues. Deux provenaient d’ONGE et appuyaient l’inscription. Deux rĂ©ponses provenaient de groupes autochtones : l’un n’avait aucune prĂ©occupation concernant l’inscription, tandis que l’autre n’indiquait aucune position concernant l’inscription. Une rĂ©ponse a Ă©tĂ© reçue de la province de Terre-Neuve-et-Labrador, qui a rĂ©itĂ©rĂ© son opposition Ă  l’inscription.

Réponses des groupes autochtones et des conseils de gestion des ressources fauniques

Lors des consultations de 2018, 14 rĂ©ponses ont Ă©tĂ© reçues de la part des groupes autochtones. Huit rĂ©ponses appuyaient l’inscription, deux s’y opposaient et quatre n’indiquaient pas de rĂ©ponse claire. Les commentaires formulĂ©s par les groupes autochtones indiquaient qu’il Ă©tait nĂ©cessaire d’avoir de meilleures donnĂ©es et mesures de conservation, et de prendre en compte les rĂ©percussions sur la culture et le savoir traditionnel autochtone dans la gestion de l’espèce. L’inscription Ă  la LEP favoriserait ces intĂ©rĂŞts, car elle permettrait de rĂ©aliser des recherches supplĂ©mentaires, d’appliquer des mesures de rĂ©tablissement et de collaborer, par exemple au moyen de plans de rĂ©tablissement.

Lors des vérifications de 2023, deux réponses ont été reçues de la part d’organisations autochtones. Une réponse n’indiquait pas clairement de position, mais a exprimé des préoccupations concernant la situation de la population de maraîches et la longue durée du processus d’inscription. L’autre réponse indiquait que l’organisation n’avait aucune préoccupation concernant l’inscription.

La maraîche se trouve dans une zone gérée par un seul CGRF qui n’a pas exprimé de position sur l’inscription.

Raie tachetée (population de l’est du plateau néo-écossais et de Terre-Neuve)

Au cours de la pĂ©riode de consultation qui a eu lieu d’avril Ă  juin 2018, le MPO a reçu un total de 20 rĂ©ponses. Parmi celles-ci, neuf appuyaient l’inscription ou n’exprimaient aucune prĂ©occupation concernant l’inscription, cinq n’appuyaient pas l’inscription et six n’indiquaient pas de position claire.

Des neuf réponses qui appuyaient l’inscription ou qui n’exprimaient aucune préoccupation concernant l’inscription, trois provenaient d’organisations autochtones, deux provenaient d’ONGE et quatre provenaient de particuliers.

Des cinq réponses qui s’opposaient à l’inscription, trois provenaient de l’industrie de la pêche. Les répondants ont déclaré que les taux actuels de mortalité par pêche sont négligeables pour cette population de raie tachetée. Ils ont également indiqué que l’inscription ne tient pas compte des taux élevés de prédation naturelle par les phoques gris et que l’inscription pourrait entraîner des répercussions économiques, culturelles et sociales considérables.

Les provinces de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador n’étaient pas favorables à l’inscription et ont soulevé des arguments comparables à l’industrie. La province de l’Île-du-Prince-Édouard n’a pas indiqué une position claire.

Le MPO ne prĂ©voit pas que l’inscription de l’espèce entraĂ®ne des rĂ©percussions nĂ©gatives sur l’industrie de la pĂŞche pour les raisons expliquĂ©es dans la section « Espèces dont l’inscription sur la liste des espèces menacĂ©es ou en voie de disparition est proposĂ©e, ou espèces dont la reclassification d’espèces prĂ©occupantes Ă  espèces en voie de disparition est proposĂ©e Â». De plus, l’inscription permettrait d’obtenir des fonds supplĂ©mentaires pour appuyer les activitĂ©s scientifiques et la surveillance, notamment des recherches visant Ă  mieux comprendre les causes de la mortalitĂ© naturelle des raies adultes, y compris la prĂ©dation par les phoques, afin de mieux comprendre et attĂ©nuer les menaces pesant sur la survie de l’espèce.

En 2023, pendant les vérifications, un total de quatre réponses ont été reçues. Un groupe autochtone et deux ONGE appuyaient l’inscription, tandis que le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a réitéré son opposition à l’inscription.

Réponses des groupes autochtones

Au cours des consultations de 2018, cinq réponses ont été reçues de la part des groupes autochtones. Deux groupes autochtones appuyaient l’inscription et un autre n’avait aucune préoccupation concernant l’inscription. Bien qu’aucun groupe autochtone ne se soit opposé à l’inscription, un répondant, qui n’a pas indiqué sa position concernant l’inscription, s’est dit préoccupé par le fait que la gestion actuelle de l’espèce est inefficace.

En 2023, pendant les vérifications, une réponse a été reçue d’une organisation autochtone qui appuyait l’inscription.

Raie tachetée (population du golfe du Saint-Laurent)

Au cours de la pĂ©riode de consultation qui s’est dĂ©roulĂ©e entre fĂ©vrier et mai 2019, le MPO a reçu 15 rĂ©ponses. Parmi celles-ci, sept appuyaient l’inscription, trois s’y opposaient et cinq n’indiquaient pas de position claire.

Des sept réponses favorables à l’inscription, deux provenaient de particuliers, trois d’organisations autochtones et deux d’ONGE.

Deux réponses reçues de l’industrie de la pêche s’opposaient à l’inscription. Ces intervenants ont indiqué que l’inscription ne réglerait pas le problème de la prédation par les phoques gris et imposerait des coûts relatifs aux pêches tout en étant préjudiciable aux pêcheurs et aux communautés côtières rurales.

Des réponses ont été reçues des provinces de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard. La province de la Nouvelle-Écosse s’est opposée à l’inscription en affirmant que le déclin de l’espèce n’est pas lié à la pêche et qu’il est probablement attribuable à la prédation par les phoques gris. Elle a également déclaré dans sa réponse que le secteur de la pêche a été proactif dans la gestion des pressions exercées sur les espèces de raie et que ces efforts sont probablement plus efficaces qu’une inscription pour protéger les espèces. Les autres gouvernements provinciaux qui ont répondu n’ont pas indiqué de position claire concernant l’inscription.

Le MPO ne prĂ©voit pas que l’inscription de l’espèce entraĂ®ne des rĂ©percussions nĂ©gatives sur l’industrie de la pĂŞche, comme il est expliquĂ© dans la section intitulĂ©e « Espèces dont l’inscription sur la liste des espèces menacĂ©es ou en voie de disparition est proposĂ©e, ou espèces dont la reclassification d’espèces prĂ©occupantes Ă  espèces en voie de disparition est proposĂ©e Â». De plus, l’inscription permettrait d’obtenir des fonds supplĂ©mentaires pour appuyer les activitĂ©s scientifiques et la surveillance, notamment des recherches visant Ă  mieux comprendre les causes de la mortalitĂ© naturelle des raies adultes, y compris la prĂ©dation par les phoques, afin de combler les lacunes en matière de connaissances et de mieux comprendre et attĂ©nuer les menaces pesant sur le rĂ©tablissement de l’espèce.

En 2023, pendant les vérifications, un total de trois réponses ont été reçues, toutes favorables à l’inscription. Deux réponses ont été reçues de la part d’ONGE et l’autre réponse provenait d’une organisation autochtone.

Réponses des groupes autochtones

Au cours des consultations de 2018, cinq réponses ont été reçues de la part d’organisations autochtones. Trois réponses appuyaient l’inscription, tandis que deux autres n’indiquaient pas de position claire. Deux organisations autochtones ont exprimé des préoccupations concernant la prédation par les phoques gris.

En 2023, à l’occasion des vérifications, une réponse provenait d’une organisation autochtone qui appuyait l’inscription et exprimait des préoccupations concernant la gestion actuelle de la raie.

Espèces proposées pour une reclassification

Crapet sac-Ă -lait — D’espèce prĂ©occupante Ă  espèce en voie de disparition

Trois commentaires ont Ă©tĂ© reçus au cours des consultations qui ont eu lieu de mars Ă  juin 2020. Toutes les rĂ©ponses reçues appuyaient l’inscription : deux provenaient de particuliers et l’autre d’une ONGE. Aucune rĂ©ponse n’a Ă©tĂ© reçue de la part des groupes autochtones.

En 2023, au cours des vérifications, la seule réponse reçue provenait d’une Première Nation qui n’avait aucune préoccupation concernant l’inscription.

Chabot de la chaĂ®ne cĂ´tière (population du lac Cultus) — D’espèce menacĂ©e Ă  espèce en voie de disparition

Le chabot de la chaîne côtière (population du lac Cultus) a été inscrit à la liste des espèces menacées en 2003. En 2019, le COSEPAC a réévalué cette espèce et déterminé qu’elle était en voie de disparition en raison de la pression croissante de diverses menaces. En vertu de la LEP, les interdictions et les exigences en matière de plans de rétablissement sont les mêmes pour les espèces menacées et les espèces en voie de disparition. L’espèce profite déjà de la protection conférée par les interdictions prévues par la LEP et par un arrêté de 2019 visant son habitat essentiel. De plus, un programme de rétablissement a été publié en 2007, suivi d’un plan d’action en 2017, qui demeurerait en vigueur. La reclassification n’entraînerait aucune nouvelle exigence et n’aurait aucune incidence sur les mesures en place. Par conséquent, aucune consultation n’a été menée sur cette proposition de changement de situation.

Division d’une UD déjà inscrite en deux nouvelles UD

Chabot des montagnes Rocheuses (populations du versant est)

Le chabot des montagnes Rocheuses (populations du versant est) a Ă©tĂ© Ă©valuĂ© par le COSEPAC en 2005 et a Ă©tĂ© inscrit Ă  l’annexe 1 de la LEP en tant qu’espèce menacĂ©e en 2006. En 2019, le COSEPAC a réévaluĂ© cette espèce et l’a divisĂ©e en deux UD : les populations de la rivière Missouri et les populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson. Les deux UD ont conservĂ© la situation d’espèces menacĂ©es. La mise Ă  jour relative au chabot des montagnes Rocheuses pour tenir compte de la modification des UD par le COSEPAC n’amène aucun changement Ă  la situation de l’espèce, et les nouvelles UD englobent complètement la rĂ©partition prĂ©cĂ©dente du chabot des montagnes Rocheuses (populations du versant est). Il a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© que des consultations n’étaient pas requises dans ce cas puisque la division de la population n’a aucune incidence globale sur les zones oĂą se trouvent les espèces ni sur les interdictions actuellement applicables aux deux nouvelles UD.

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil, en vertu du paragraphe 27(1) de la Loi sur les espèces en pĂ©ril rĂ©fĂ©rence a, se propose de prendre le DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril (Pèlerin population de l’Atlantique et quatorze autres espèces sauvages), ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de dĂ©cret dans les trente jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. S’ils choisissent plutĂ´t de prĂ©senter leurs observations par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, ils sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication de cet avis, et d’envoyer le tout Ă  Erin Groulx, directrice, Programme des espèces en pĂ©ril, PĂŞches et OcĂ©ans Canada, 200, rue Kent, Ottawa (Ontario) K1A 0E6 (courriel : SARA_LEP@dfo-mpo.gc.ca).

Ottawa, le 28 septembre 2026

La greffière adjointe du Conseil privé
Janna Rinaldi

DĂ©cret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril (Pèlerin population de l’Atlantique et quatorze autres espèces sauvages)

Modifications

1 La partie 2 de l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en pĂ©ril rĂ©fĂ©rence a est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « Poissons Â», de ce qui suit :

2 La partie 2 de l’annexe 1 de la mĂŞme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « Poissons Â», de ce qui suit :

3 La partie 3 de l’annexe 1 de la mĂŞme loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « Poissons Â», de ce qui suit :

4 La partie 3 de l’annexe 1 de la mĂŞme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « Poissons Â», de ce qui suit :

5 La partie 3 de l’annexe 1 de la mĂŞme loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « Mollusques Â», de ce qui suit :

Pholade tronquée (Barnea truncata)
Atlantic Mud-piddock

6 La partie 3 de l’annexe 1 de la mĂŞme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « Mollusques Â», de ce qui suit :

Pholade tronquée (Barnea truncata)
Mud-piddock, Atlantic

7 La partie 4 de l’annexe 1 de la mĂŞme loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « Mammifères Â», de ce qui suit :

Marsouin commun (Phocoena phocoena) population de l’océan Pacifique
Porpoise, Harbour Pacific Ocean population

8 La partie 4 de l’annexe 1 de la mĂŞme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « Mammifères Â», de ce qui suit :

Marsouin commun (Phocoena phocoena vomerina) population de l’océan Pacifique
Porpoise, Harbour Pacific Ocean population

9 La partie 4 de l’annexe 1 de la mĂŞme loi est modifiĂ©e par suppression, sous l’intertitre « Poissons Â», de ce qui suit :

10 La partie 4 de l’annexe 1 de la mĂŞme loi est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, sous l’intertitre « Poissons Â», de ce qui suit :

Entrée en vigueur

11 Le présent décret entre en vigueur à la date de son enregistrement.

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Toute personne est en droit de demander que les renseignements personnels la concernant lui soient communiquĂ©s ou qu’ils soient corrigĂ©s. Pour demander l’accès Ă  vos renseignements personnels ou leur correction, communiquez avec le Bureau de l’accès Ă  l’information et de la protection des renseignements personnels (AIPRP) de l’institution fĂ©dĂ©rale responsable de la gestion du changement rĂ©glementaire proposĂ©.

Vous pouvez adresser une plainte au Commissariat à la protection de la vie privée du Canada au sujet de la gestion de vos renseignements personnels par une institution fédérale.

Les renseignements personnels fournis sont versĂ©s dans le fichier de renseignements personnels POU 938 ActivitĂ©s de sensibilisation. Les personnes qui souhaitent accĂ©der Ă  leurs renseignements personnels en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels doivent en faire la demande Ă  l’organisme de rĂ©glementation compĂ©tent en fournissant suffisamment de renseignements pour permettre Ă  l’institution fĂ©dĂ©rale de rĂ©cupĂ©rer les renseignements personnels concernant ces personnes. L’institution fĂ©dĂ©rale pourrait avoir de la difficultĂ© Ă  retracer les renseignements personnels au sujet de personnes qui formulent des commentaires de façon anonyme et qui demandent l’accès Ă  leurs renseignements personnels.