La Gazette du Canada, Partie I, volume 160, numĂ©ro 40 : Règlement modifiant le Règlement sur les arrangements avec les crĂ©anciers des compagnies

Le 3 octobre 2026

Fondement législatif
Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies

Ministère responsable
Ministère de l’Industrie

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Le système canadien d’insolvabilitĂ© est un pilier important d’une Ă©conomie de marchĂ© qui fonctionne bien, car il soutient la confiance des entreprises, des investisseurs et des consommateurs. Le Bureau du surintendant des faillites (BSF) gère et supervise les procĂ©dures d’insolvabilitĂ© dĂ©posĂ©es en vertu de la Loi sur les arrangements avec les crĂ©anciers des compagnies (LACC) sans charger de frais pour couvrir ses dĂ©penses opĂ©rationnelles, et ce, malgrĂ© l’autoritĂ© rĂ©glementaire prĂ©vue Ă  la LACC lui permettant de le faire. Le BSF utilise plutĂ´t ses recettes gĂ©nĂ©rales pour financer le coĂ»t de ces activitĂ©s, ce qui crĂ©e une situation inĂ©quitable oĂą les intervenants qui bĂ©nĂ©ficient des options offertes par la LACC ne contribuent pas Ă  sa mise en Ĺ“uvre. De plus, le BSF a identifiĂ© un certain nombre de renseignements qui sont prĂ©sentement non recueillis malgrĂ© le fait qu’ils sont essentiels au suivi des procĂ©dures dĂ©posĂ©es en vertu de la LACC. C’est notamment le cas des informations permettant de superviser le respect des exigences requĂ©rant le traitement des rĂ©gimes de retraite des employĂ©s et employĂ©es comme crĂ©ancier prioritaire.

Description : Les modifications proposĂ©es au Règlement sur les arrangements avec les crĂ©anciers des compagnies (RACC) imposeraient le versement d’un prĂ©lèvement de 25 000 $ par le contrĂ´leur ou la contrĂ´leuse au BSF au moment du dĂ©pĂ´t de la demande initiale auprès du tribunal. Plusieurs modifications sont Ă©galement proposĂ©es Ă  trois formulaires Ă©tablis en vertu du RACC dans le but de les moderniser et de garantir une meilleure collecte de donnĂ©es.

Justification : Le Règlement modifiant le Règlement sur les arrangements avec les crĂ©anciers des compagnies (la proposition rĂ©glementaire) comporte plusieurs modifications en rĂ©ponse Ă  des enjeux rĂ©glementaires soulevĂ©s dans le cadre de l’Examen exhaustif des instructions et de la rĂ©glementation menĂ© par le BSF en 2021. De plus, en 2025, le BSF a Ă©galement menĂ© des consultations ciblĂ©es qui ont permis de constater qu’il existait un consensus parmi l’Association canadienne des professionnels de l’insolvabilitĂ© et de la rĂ©organisation (ACPIR), qui reprĂ©sente environ 95 % des syndiques et syndics autorisĂ©s en insolvabilitĂ© (SAI), et l’Institut d’insolvabilitĂ© du Canada (IIC) concernant l’introduction d’un prĂ©lèvement de 25 000 $ en vertu du RACC et les modifications aux formulaires. Ces modifications permettraient de rendre le système d’insolvabilitĂ© plus souple, plus transparent et plus rĂ©actif.

Il est estimĂ© que les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es donneront lieu Ă  une valeur actualisĂ©e nette (avantages nets des coĂ»ts) de 140 000 $ sur 20 ans. Les avantages s’élèveraient Ă  14,7 millions de dollars grâce Ă  l’augmentation des recettes pour le gouvernement suite Ă  la mise en place du prĂ©lèvement en vertu de la LACC (14,5 millions de dollars) et aux coĂ»ts d’extraction de donnĂ©es qui seront Ă©vitĂ©s par le BSF Ă  l’issue des modifications aux formulaires (210 000 $). Les coĂ»ts s’élèveraient Ă  14,6 millions de dollars, ce qui comprend une rĂ©duction des recouvrements des crĂ©anciers (14,5 millions de dollars) ainsi que les ressources requises pour la mise en Ĺ“uvre des mises Ă  jour en matière de TI et pour rĂ©pondre aux nouvelles questions des formulaires (70 000 $).

Enjeux

Le Bureau du surintendant des faillites (BSF) contrĂ´le l’administration des actifs et des affaires rĂ©gis par la Loi sur la faillite et l’insolvabilitĂ© (LFI) et supervise certains dossiers sous le rĂ©gime de la Loi sur les arrangements avec les crĂ©anciers des compagnies (LACC). Les modifications proposĂ©es dans le prĂ©sent projet rĂ©glementaire abordent les enjeux suivants :

Contexte

Le BSF octroie des licences aux syndiques et syndics autorisés en insolvabilité (SAI) et réglemente leurs activités; il supervise l’administration des dossiers de faillite, des réorganisations commerciales, des propositions de consommateur et des mises sous séquestre; il tient un registre public des procédures déposées sous le régime de la LFI et de la LACC; il enregistre les plaintes concernant la procédure d’insolvabilité et fait enquête s’il y a lieu; il assure la conformité à la loi en tenant à jour et en mettant en application le cadre réglementaire.

La LFI offre aux personnes dĂ©bitrices (personnes physiques et morales) ayant au moins 1 000 $ de dettes plusieurs options pour gĂ©rer leurs dettes, notamment la faillite et la proposition. Seules les personnes morales dont les dettes excèdent 5 millions de dollars peuvent se prĂ©valoir des procĂ©dures offertes par la LACC, laquelle agit comme un moyen pour les personnes morales de procĂ©der Ă  un examen de leurs finances dans le but de restructurer leurs activitĂ©s au lieu de mettre fin Ă  celles-ci. Les personnes morales travaillent avec des contrĂ´leurs ou contrĂ´leuses, lesquels doivent obligatoirement ĂŞtre des SAI rĂ©glementĂ©s par le BSF, tout au long de leur procĂ©dure pour satisfaire aux exigences administratives en vertu de la LACC. Une de ces exigences est de soumettre trois formulaires permettant la collecte de renseignements de nature administrative sur la compagnie et sa procĂ©dure. Ces trois formulaires sont soumis Ă  diffĂ©rents moments au cours de la procĂ©dure et reflètent l’état des finances d’une compagnie du dĂ©but Ă  la fin de la procĂ©dure, une fois la restructuration complĂ©tĂ©e avec succès. Les formulaires fournissent des renseignements qui sont pertinents pour le BSF et les intervenants, ainsi qu’aux contrĂ´leurs ou contrĂ´leuses et aux tribunaux, et qui peuvent influencer le dĂ©roulement d’une procĂ©dure soumise en vertu de la LACC.

Les dernières modifications apportées aux Règles générales sur la faillite et l’insolvabilité (RGFI) et au RACC datent de 2009. Depuis, les changements technologiques, l’inflation, les tendances en matière de procédures d’insolvabilité et l’évolution des méthodes de travail des intervenants ont conduit à l’identification de différents enjeux au sein du système d’insolvabilité qui devraient être traités afin de garantir que le système fonctionne d’une manière contemporaine et s’adapte aux besoins présents et futurs. En 2023, des modifications ont été introduites à la LFI et à la LACC par l’adoption de la Loi sur la protection des pensions (projet de loi C-228) afin d’assurer le paiement en priorité des réclamations relatives au passif non capitalisé ou au déficit de solvabilité des régimes de pension et des réclamations relatives à la cessation de la participation de l’employeur aux régimes d’assurance collective en cas de procédure d’insolvabilité. Des modifications supplémentaires ont été apportées à la LFI et à la LACC l’année suivante par l’adoption de la Loi sur la protection financière pour les producteurs de fruits et légumes frais (projet de loi C-280) pour accorder une fiducie réputée en faveur des fournisseurs de fruits et légumes frais impayés.

En mars 2021, le BSF a entamĂ© une consultation d’une durĂ©e de 90 jours appelĂ©e l’Examen exhaustif des instructions et de la rĂ©glementation (EEIR) et a invitĂ© les intervenants Ă  formuler des commentaires et des suggestions sur la façon de moderniser et d’amĂ©liorer le cadre rĂ©glementaire, de renforcer l’efficacitĂ© de son administration et d’accroĂ®tre l’accessibilitĂ© aux procĂ©dures d’insolvabilitĂ©. L’examen des soumissions Ă  l’EEIR a permis de constater qu’il existe plusieurs domaines dans lesquels les RGFI et le RACC pourraient ĂŞtre modifiĂ©s afin de garantir que le système d’insolvabilitĂ© fonctionne de manière efficace, tout en s’adaptant aux besoins prĂ©sents et futurs. Les rĂ©sultats de cet examen constituent la base de la prĂ©sente proposition rĂ©glementaire et celle d’une autre proposition rĂ©glementaire publiĂ©e dans la Partie I de la Gazette du Canada le 29 novembre 2025, laquelle proposait d’autres modifications aux RGFI et au RACC.

Objectif

L’objectif de la présente proposition réglementaire est de faire en sorte que le système d’insolvabilité soit plus souple, plus transparent et plus réactif sans en compromettre l’intégrité. Les recettes tirées du prélèvement proposé contribueraient à financer un rôle plus proactif pour le BSF. Cette augmentation de recettes, combinée à des formulaires plus informatifs, permettrait au BSF de mieux déployer les outils relevant de son autorité pour gérer les enjeux propres à chaque procédure d’insolvabilité ainsi que les défis en matière de politiques. Ces changements permettraient au système d’insolvabilité de continuer à fonctionner comme prévu et de s’adapter efficacement à un environnement en constante évolution.

Description

La proposition est divisĂ©e en deux catĂ©gories, comme suit :

I. Introduction d’un prélèvement en vertu de la LACC

La proposition rĂ©glementaire comprend l’ajout d’un nouvel article qui prescrirait le montant du prĂ©lèvement ainsi que le moment auquel celui-ci devrait ĂŞtre versĂ© comme Ă©tant 25 000 $, payable par le contrĂ´leur ou la contrĂ´leuse au BSF au moment du dĂ©pĂ´t de la demande initiale au tribunal. Ce montant serait prĂ©levĂ© Ă  mĂŞme l’actif disponible de la compagnie dĂ©bitrice et il serait indexĂ© annuellement en fonction de l’inflation (arrondi au 5 $ le plus près).

II. Modification de trois formulaires prescrits par le RACC

Les formulaires 1, 2 et 3 seraient modifiés pour supprimer les doublons, corriger les erreurs de grammaire et ajouter des questions permettant aux contrôleurs et contrôleuses de fournir d’autres données pertinentes au BSF et aux autres intervenants, notamment des données qui seront nécessaires à la mise en œuvre de nouvelles exigences introduites par les modifications à la LACC découlant des projets de loi C-228 en 2023 et C-280 en 2024.

Élaboration de la réglementation

Consultation

En vertu de la LACC, le surintendant a le pouvoir d’instaurer par règlement un prélèvement afin de couvrir les frais encourus dans l’exécution des activités de réglementation dont il est responsable. Toutefois, le montant de ce prélèvement n’a toujours pas été prévu par règlement. L’instauration du prélèvement est impérative pour permettre au surintendant de continuer d’exercer ses responsabilités liées à la réglementation des procédures soumises sous le régime de la LACC, puisque le nombre de procédures augmente d’année en année.

En 2025, le BSF a menĂ© des consultations ciblĂ©es avec l’Association canadienne des professionnels de l’insolvabilitĂ© et de la rĂ©organisation (ACPIR), qui reprĂ©sente environ 95 % des SAI, et l’Institut d’insolvabilitĂ© du Canada (IIC), qui regroupe des professionnels des domaines de l’insolvabilitĂ© et de la rĂ©organisation d’entreprise. Ces consultations ont Ă©tĂ© conduites par courriel. Le consensus gĂ©nĂ©ral dĂ©gagĂ© lors des consultations Ă©tait qu’un prĂ©lèvement fixe de 25 000 $ pour une procĂ©dure dĂ©posĂ©e sous le rĂ©gime de la LACC serait raisonnable et ne constituerait pas un fardeau pour les personnes morales dont la valeur des crĂ©ances excède 5 millions de dollars. Les intervenants consultĂ©s ont tout de mĂŞme recommandĂ© que le prĂ©lèvement soit versable Ă  la fin de la procĂ©dure et dĂ©duit Ă  mĂŞme les sommes Ă  ĂŞtre distribuĂ©es aux crĂ©anciers, plutĂ´t que d’être versĂ© par le contrĂ´leur ou la contrĂ´leuse au moment du dĂ©pĂ´t de la demande initiale au tribunal. MalgrĂ© ces recommandations, le BSF n’apporte pas les changements suggĂ©rĂ©s Ă  la proposition, car la LACC Ă©nonce clairement que les prĂ©lèvements sont imposĂ©s aux contrĂ´leurs et contrĂ´leuses, contrairement Ă  la LFI. De surcroĂ®t, si le prĂ©lèvement Ă©tait versable au moment de la distribution des dividendes aux crĂ©anciers, cela ferait en sorte qu’aucun prĂ©lèvement ne serait versĂ© dans plusieurs cas, puisque le but principal de la LACC est de permettre aux personnes morales de se rĂ©organiser et qu’il arrive souvent qu’aucune somme ne soit distribuĂ©e aux crĂ©anciers.

Le BSF a également contacté des représentants de créanciers en 2025 pour obtenir leur avis sur le prélèvement proposé, mais ceux-ci n’ont pas répondu.

Pour ce qui est des modifications proposées aux formulaires de la LACC, plusieurs d’entre elles ont été suggérées lors des consultations publiques conduites dans le cadre de l’EEIR de 2021. Le BSF a ensuite mené des consultations ciblées par le biais de la formation d’un groupe de travail avec l’IIC pour discuter des formulaires de la LACC en 2022. Ces dernières ont permis au BSF de recueillir des commentaires plus spécifiques et de clarifier ceux qu’il avait reçus dans le cadre de l’EEIR. L’IIC a également fait part d’observations et de recommandations au sujet de l’ajout de nouvelles questions aux formulaires et a recommandé d’en éliminer certaines qui sont présentement en double.

Mobilisation des Autochtones, consultation et obligations découlant des traités modernes

Les modifications proposées n’auraient pas de répercussions sur les peuples autochtones.

Choix de l’instrument

Modifier les formulaires représente le moyen le plus efficace, autant sur le plan des coûts que celui du temps, d’obtenir les renseignements additionnels de la part des contrôleurs et contrôleuses. Ces modifications ne peuvent être accomplies que par l’entremise du processus de modification réglementaire, puisque les formulaires font partie de l’annexe du RACC. Contrairement à la LFI, la LACC ne confère pas au surintendant l’autorité d’émettre des instructions qui lui permettrait de mettre en place les différents formulaires qui seraient nécessaires pour recueillir ces renseignements additionnels.

Bien que les renseignements puissent ĂŞtre obtenus en consultant les documents publiĂ©s sur la page Web créée pour chaque procĂ©dure par le contrĂ´leur ou la contrĂ´leuse qui en est responsable, il est très coĂ»teux et chronophage pour le BSF et les autres intervenants, comme les crĂ©anciers, de consulter la page Web de chaque procĂ©dure dĂ©posĂ©e sous le rĂ©gime de la LACC et de parcourir des centaines de pages de documents pour trouver l’information exacte, d’autant plus que bon nombre de ces documents sont en format PDF et qu’il n’est pas possible d’y effectuer des recherches en raison de la manière dont ils ont Ă©tĂ© créés. De plus, les renseignements dans ces documents sont susceptibles de changer de temps Ă  autre et pourraient ainsi ne pas ĂŞtre exacts. Il est donc plus efficace et moins contraignant de modifier les formulaires afin de recueillir des renseignements dès le dĂ©but de la procĂ©dure Ă  l’aide des formulaires 1 et 2, et Ă  la fin de la procĂ©dure grâce au formulaire 3.

Dans le même ordre d’idées, la mise en œuvre du prélèvement prévue par la LACC nécessite que le RACC en prévoie le montant et le moment de son versement, ce qui ne peut être effectué que par modification réglementaire.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

La section qui suit résume les hypothèses, méthodologies et résultats de l’analyse coûts-avantages de la présente proposition réglementaire. Pour de plus amples renseignements, un rapport complet peut être obtenu sur demande en envoyant un courriel à l’adresse indiquée à la fin du présent résumé de l’étude d’impact de la réglementation.

L’analyse coûts-avantages des modifications réglementaires proposées se concentre sur l’instauration d’un prélèvement applicable aux procédures d’insolvabilité déposées sous le régime de la LACC, considérant que cette mesure donne lieu aux principales répercussions. Toutefois, les détails concernant les modifications aux formulaires y sont également couverts. L’ACPIR et l’IIC ont été consultés au sujet des répercussions que pourraient avoir le prélèvement et les modifications aux formulaires. Toutes les répercussions sont mesurées par rapport à un scénario de référence dans lequel les procédures d’insolvabilité au Canada continuent d’être régies par le cadre réglementaire actuel. En ce qui concerne l’analyse coûts-avantages, le scénario de référence et le scénario réglementaire examinés peuvent être décrits de manière générale comme suit.

Scénario de référence

Dans le scénario de référence, les compagnies qui se réorganisent sous le régime de la LACC ne se font pas imposer de prélèvement. Les activités exercées par le BSF pour superviser et assurer le bon fonctionnement du régime d’insolvabilité régi par la LACC continuent d’être financées à partir d’autres sources de revenus du BSF. Cette situation limite la capacité du BSF d’agir d’une manière proactive dans sa gestion des enjeux et des défis en matière de politiques liés aux procédures déposées sous le régime de la LACC, ce qui exerce potentiellement de la pression sur les activités du BSF.

Aucune question supplémentaire ne serait ajoutée aux trois premiers formulaires de la LACC. Ce manque d’information limite la capacité du BSF à exercer son rôle de supervision, puisqu’il n’est pas réalisable de trier manuellement des centaines de pages de documents pour chaque procédure déposée sous le régime de la LACC en raison du temps et des ressources considérables requis.

Scénario réglementaire

Selon les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es, un prĂ©lèvement de 25 000 $ serait versable par les contrĂ´leurs et contrĂ´leuses au BSF pour chaque procĂ©dure dĂ©posĂ©e en vertu de la LACC. Ceci suffirait Ă  couvrir la majeure partie des coĂ»ts associĂ©s aux activitĂ©s de supervision et de gestion du BSF du cadre rĂ©glementaire liĂ© Ă  la LACC.

Des questions additionnelles seraient incluses dans les formulaires remplis par les contrôleurs et contrôleuses en lien avec les procédures déposées sous le régime de la LACC, ce qui permettrait une meilleure supervision et une meilleure analyse grâce à une tenue de dossiers améliorée.

Hypothèses

La section qui suit comprend une liste des hypothèses sur lesquelles repose l’analyse coûts-avantages.

Prélèvement sous le régime de la LACC

Mises Ă  jour des formulaires de la LACC

Prélèvement sous le régime de la LACC et mises à jour des formulaires de la LACC

Méthodologie et résultats

Avantages

1. Augmentation des recettes du BSF

Puisqu’aucun prĂ©lèvement n’est imposĂ© aux procĂ©dures dĂ©posĂ©es sous le rĂ©gime de la LACC dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, tout prĂ©lèvement perçu dans le scĂ©nario rĂ©glementaire reprĂ©senterait une augmentation des recettes nettes pour le BSF. Pour Ă©valuer cette rĂ©percussion, le nombre prĂ©vu de procĂ©dures dĂ©posĂ©es sous le rĂ©gime de la LACC a Ă©tĂ© multipliĂ© par le prĂ©lèvement proposĂ© de 25 000 $ (ajustĂ© Ă  l’inflation). Le BSF prĂ©voit que le nombre de procĂ©dures dĂ©posĂ©es commencerait Ă  45 la première annĂ©e et augmenterait Ă  un taux de 2,85 % par annĂ©e pour atteindre 77 la dernière annĂ©e. Le total des fonds recueillis par le biais des prĂ©lèvements pour couvrir les frais des opĂ©rations du BSF pendant les 20 annĂ©es de la pĂ©riode d’analyse serait de 14,5 millions $ (1,4 million de dollars annualisĂ©s).

Le prélèvement contribuerait à garantir que le BSF puisse continuer à fonctionner à des niveaux suffisants pour lui permettre de remplir son mandat de supervision du système d’insolvabilité au Canada afin que ce dernier demeure équitable et harmonieux. Il contribuerait aussi à ce que le BSF dépende moins de ses recettes perçues de ses autres activités.

2. Diminution des coûts de recherche et de saisie de données

Dans le scénario de référence, le BSF procéderait lui-même à la collecte des renseignements additionnels demandés qui seraient colligés par les trois formulaires qu’il propose de modifier. Il ferait ceci en passant en revue tous les documents recueillis par les contrôleurs et contrôleuses au cours des procédures d’insolvabilité déposées en vertu de la LACC. Cette tâche à elle seule demanderait au BSF beaucoup plus de temps à exécuter qu’elle n’en prendrait aux contrôleurs et contrôleuses. Les contrôleuses et contrôleurs sont les mieux placés pour organiser leurs processus de travail de sorte à extraire les renseignements demandés de la manière la plus efficace possible. Tous les contrôleurs et contrôleuses ont leurs propres processus et façons d’organiser l’information de façon à ce qu’il soit impossible pour une tierce partie de récupérer et de soumettre l’information sélectionnée plus rapidement.

Pour faire ses prévisions, le BSF se base sur une étude comparant les coûts de la collecte de données issues de formulaires de rapport d’observation en format papier (FROP) à ceux de la collecte de données issues de formulaires de rapport d’observation en format électronique (FROE)référence 4. D’après les résultats de cette étude, il est présumé que des économies semblables pourraient être réalisées grâce à la collecte électronique de données par les contrôleurs et contrôleuses au lieu de l’extraction de données effectuée par le BSF à partir de documents PDF. Selon l’étude, il été a conclu que les FROP coûtent trois fois plus que les FROE, ce qui suggère que cet avantage aurait une valeur trois fois plus élevée que les coûts associés aux modifications proposées aux formulaires.

Pour toutes ces raisons, il est prĂ©sumĂ© que les modifications proposĂ©es aux formulaires donneront lieu Ă  des Ă©conomies de 209 702 $ sur la pĂ©riode de 20 ans illustrĂ©e dans l’analyse (19 794 $ annualisĂ©s). Ce montant est supĂ©rieur aux coĂ»ts qui pourraient ĂŞtre occasionnĂ©s par tout autre moyen que pourrait utiliser le BSF pour obtenir les mĂŞmes renseignements. Les modifications proposĂ©es reprĂ©sentent d’ailleurs un plus grand avantage que les estimations des coĂ»ts supplĂ©mentaires associĂ©s Ă  cette activitĂ©, car les donnĂ©es recueillies au moyen des modifications permettraient au BSF d’effectuer une supervision et des analyses qu’il ne pourrait pas faire dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence.

Coûts

1. Diminution du recouvrement des dettes par les personnes créancières

L’instauration d’un prĂ©lèvement versable Ă  mĂŞme l’actif des compagnies souhaitant se rĂ©organiser sous le rĂ©gime de la LACC pourrait ultimement donner lieu Ă  une situation oĂą moins de fonds seraient disponibles pour distribution entre les personnes crĂ©ancières, car le paiement du prĂ©lèvement proposĂ© serait dĂ©duit de l’actif avant le processus de distribution aux personnes crĂ©ancières. Ce montant correspondrait Ă  l’augmentation des recettes du BSF. Dans la plupart des cas, cette rĂ©duction ne devrait reprĂ©senter qu’une petite part des fonds disponibles Ă  l’actif des entreprises insolvables (1 $ par tranche de 5 000 $) et s’élèverait Ă  14,5 millions de dollars (1,4 million de dollars annualisĂ©) pour les 20 annĂ©es de la pĂ©riode d’analyse.

2. Mises Ă  jour des formulaires de la LACC

Trois formulaires Ă  remplir en vertu du RACC seraient modifiĂ©s pour fins de clarification et pour recueillir plus de renseignements qui rendraient l’analyse et la supervision des procĂ©dures d’insolvabilitĂ© plus faciles pour le BSF. Bien que les donnĂ©es soient en ce moment dĂ©jĂ  recueillies par les contrĂ´leurs et contrĂ´leuses dans le cadre des procĂ©dures dĂ©posĂ©es en vertu de la LACC, rendues disponibles sur leurs pages Web et transfĂ©rĂ©es au BSF Ă  la fin de l’administration des procĂ©dures, l’ajout au formulaire de sections oĂą il faudrait indiquer ces renseignements nĂ©cessiterait que les contrĂ´leurs et contrĂ´leuses identifient et consignent ces renseignements et les soumettent au BSF d’une manière organisĂ©e. Les donnĂ©es pourront ainsi ensuite ĂŞtre directement transfĂ©rĂ©es Ă  la base de donnĂ©es du BSF, d’oĂą elles seront traitĂ©es et analysĂ©es sans trop d’efforts supplĂ©mentaires. Au cours de la pĂ©riode d’analyse d’une durĂ©e de 20 ans, ces activitĂ©s ajouteraient de nouveaux coĂ»ts de 69 901 $ (6 598 $ annualisĂ©s) pour les contrĂ´leurs et contrĂ´leuses qui seraient tenus de recueillir et consigner l’information demandĂ©e dans les formulaires dĂ©signĂ©s.

Énoncé des coûts et des avantages
Tableau 1 : Avantages monĂ©tarisĂ©s
Intervenant touché Description de l’avantage Année de référence (2026) 2035 Dernière année (2045) Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Gouvernement Augmentation des recettes du BSF 1 100 164 $ 1 421 740 $ 1 890 708 $ 14 539 465 $ 1 372 423 $
Diminution des coĂ»ts de recherche et de saisie de donnĂ©es 0 $ 22 067 $ 29 344 $ 209 702 $ 19 794 $
Tous les intervenants Total des avantages 1 100 164 $ 1 443 807 $ 1 920 052 $ 14 749 167 $ 1 392 217 $
Tableau 2 : CoĂ»ts monĂ©tarisĂ©s
Intervenant touché Description des coûts Année de référence (2026) 2035 Dernière année (2045) Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Industrie Mises Ă  jour des formulaires de la LACC 0 $ 7 356 $ 9 781 $ 69 901 $ 6 598 $
Diminution du recouvrement des dettes par les personnes crĂ©ancières 1 100 164 $ 1 421 740 $ 1 890 708 $ 14 539 465 $ 1 372 423 $
Tous les intervenants Total des coĂ»ts 1 100 164 $ 1 429 096 $ 1 900 489 $ 14 609 366 $ 1 379 021 $
Tableau 3 : RĂ©sumĂ© des avantages et des coĂ»ts monĂ©tarisĂ©s
Répercussions Année de référence (2026) 2035 Dernière année (2045) Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Total des avantages 1 100 164 $ 1 443 807 $ 1 920 052 $ 14 749 167 $ 1 392 217 $
Total des coĂ»ts 1 100 164 $ 1 429 096 $ 1 900 489 $ 14 609 366 $ 1 379 021 $
RĂ©percussions nettes 0 $ 14 712 $ 19 563 $ 139 801 $ 13 196 $
Répercussions qualitatives

Les renseignements qui seront fournis en réponse aux nouvelles questions des formulaires permettraient au BSF d’assumer un plus grand rôle de supervision et d’entreprendre plus de recherche, ce qui ne serait pas possible autrement compte tenu du coût excessif associé à la collecte de données, y compris des renseignements concernant le traitement prioritaire des réclamations des personnes créancières liées aux pensions. Tous les intervenants en bénéficieraient, y compris les personnes créancières, le personnel des compagnies insolvables, les tribunaux et le milieu académique.

Analyse de sensibilité

L’hypothèse qui aurait le plus de rĂ©percussions sur les rĂ©sultats finaux est le taux de croissance prĂ©sumĂ© des procĂ©dures d’insolvabilitĂ© dĂ©posĂ©es en vertu de la LACC. Si le taux de croissance desdites procĂ©dures est moins que le taux de 2,85 % prĂ©vu, le BSF percevra moins de prĂ©lèvements et moins de coĂ»ts administratifs seront engagĂ©s. Si le taux de croissance est de 1 %, le BSF ne recueillera que 9 millions de dollars (en valeur actualisĂ©e totale) au lieu des 14,5 millions de dollars sur 20 ans prĂ©vus dans le scĂ©nario central. Si l’inverse se produit et que le taux de croissance s’accroĂ®t, le BSF percevra plus en matière de prĂ©lèvement. Avec un taux de croissance de 4 %, 19,7 millions de dollars seraient perçus en prĂ©lèvement. Dans le mĂŞme ordre d’idĂ©es, dans une situation oĂą le taux de croissance est de 1 %, les coĂ»ts administratifs passeraient de 69 901 $ Ă  42 758 $, mais avec un taux de croissance de 4 %, les coĂ»ts administratifs augmenteraient et passeraient Ă  95 357 $. Les Ă©conomies d’opĂ©ration du BSF reprĂ©senteraient quand mĂŞme trois fois les estimations des coĂ»ts administratifs engagĂ©s Ă  la suite de la modification des formulaires de la LACC.

Analyse de la distribution

La valeur du prélèvement qui serait perçu en vertu des modifications réglementaires proposées est bien moindre que celle des autres paiements effectués vers l’actif d’une compagnie insolvable ou à partir de celui-ci dans le cadre d’une procédure typique déposée en vertu de la LACC. Ainsi, il est prévu qu’il n’y ait pas de différence significative entre le comportement des intervenants dans le scénario de référence et dans le scénario réglementaire. L’augmentation du fardeau administratif retomberait principalement sur les SAI qui se spécialisent dans le domaine des procédures déposées en vertu de la LACC. Il s’agit souvent de grands cabinets qui sont bien placés pour mettre en place des ajustements en amont et ainsi éviter les coûts associés à long terme. Les effets sur les personnes créancières devraient être négligeables.

Lentille des petites entreprises

Puisque les personnes créancières sont parfois des petites entreprises, les modifications réglementaires proposées les toucheraient négativement en réduisant la valeur de la dette qu’elles pourraient recouvrer auprès des entreprises insolvables. De plus, certains cabinets offrant les services de SAI sont aussi des petites entreprises et assumeraient donc des coûts associés au fardeau administratif en raison des questions supplémentaires dans les formulaires.

En ce qui concerne les SAI, un peu plus de 47 % des quelque 3 200 bureaux sont des bureaux associĂ©s Ă  des entreprises qui exercent leurs activitĂ©s dans 10 lieux ou plus. Selon l’hypothèse qu’un bureau compte en moyenne 10 employĂ©s, environ la moitiĂ© (53 %) des bureaux offrant des services de SAI pourraient ĂŞtre considĂ©rĂ©s comme de petites entreprises (c’est-Ă -dire qu’ils comptent moins de 100 employĂ©s). Pour ce qui est des personnes crĂ©ancières, il est prĂ©sumĂ© que la majoritĂ© des dettes sont dues Ă  de grandes entreprises. Seules 3,7 % des dettes seraient dues Ă  de petites entreprises. Ce pourcentage est le mĂŞme que celui que le BSF a estimĂ© pour ses autres projets rĂ©glementaires en ce qui a trait aux dettes dues Ă  de petites entreprises crĂ©ancières de la part de personnes dĂ©bitrices consommatrices. Il a d’ailleurs Ă©tĂ© prouvĂ© que la majoritĂ© des dettes sont dues aux grandes institutions financières ou Ă  l’Agence du revenu du Canada. Il est Ă  noter que ces grands crĂ©anciers font partie de la plupart des dossiers d’insolvabilitĂ© et que chacun de ces grands crĂ©anciers est impliquĂ© de façon rĂ©gulière, alors qu’une petite entreprise crĂ©ancière donnĂ©e ne sera prĂ©sente que dans très peu de dossiers, voire un seul.

Bien que le prélèvement proposé aurait pour effet de réduire les fonds à distribuer aux petites entreprises créancières dans le cadre de procédures déposées en vertu de la LACC, l’objectif est de permettre au BSF de ne plus utiliser ses recettes générales pour couvrir les coûts des activités liées à ce système. Le BSF pourrait donc allouer plus de ressources aux procédures déposées en vertu de la LFI, ce qui bénéficierait aux petites entreprises insolvables, puisque celles-ci sont plus susceptibles de déposer une faillite sous administration ordinaire ou une proposition de la section I en vertu de la LFI. De plus, les questions ajoutées aux formulaires du RACC portent sur des renseignements que les SAI recueillent déjà dans le cadre de leurs pratiques normales. Ainsi, les seules tâches administratives ajoutées à leur mandat se limitent à la saisie de l’information et à la transmission de celle-ci au BSF dans le format requis. En ce sens, le projet de modification réglementaire tient compte des petites entreprises et limite les conséquences sur celles-ci.

Pour ce qui est de la flexibilité réglementaire, aucun changement potentiel à la proposition réglementaire ne pourrait minimiser l’impact de la réduction des fonds à distribuer aux petites entreprises créancières de l’actif des compagnies insolvables sous le régime de la LACC. En ce qui a trait au fardeau administratif issu des nouvelles questions des formulaires, il aurait été contre-productif d’offrir aux entreprises l’option de soumettre moins d’information ou de soumettre l’information dans d’autres formats.

Résumé de la lentille des petites entreprises
Tableau 4 : CoĂ»ts totaux des activitĂ©s d’administration et de conformitĂ©
Type de coût Description du coût Valeur actualisée Valeur annualisée
Administration Mise Ă  jour des formulaires de la LACC pour les contrĂ´leurs et contrĂ´leuses de petites entreprises 36 683 $ 3 463 $
ConformitĂ© RĂ©duction du recouvrement des dettes par les petites entreprises crĂ©ancières 537 960 $ 50 780 $
Total 574 644 $ 54 242 $

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique, puisqu’il y aurait une augmentation progressive du fardeau administratif pour les entreprises et la proposition est considĂ©rĂ©e comme une augmentation du fardeau en vertu de cette règle. Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es entraĂ®neraient une augmentation annualisĂ©e de 1 644 $ (dollars canadiens de 2012) du fardeau administratif, estimĂ© Ă  l’aide de la mĂ©thode prescrite par le Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse. Aucun titre rĂ©glementaire ne serait abrogĂ© ou introduit.

Les exigences spécifiques qui ont été identifiées comme répondant à la définition de fardeau administratif dans la Loi sur la réduction de la paperasse, et les hypothèses utilisées dans les calculs de la réduction ou l’augmentation du fardeau sont indiquées ci-dessous. Toutes les hypothèses ont été vérifiées lors de consultations avec les SAI et sont basées sur leur expérience ou sur des données historiques concernant les dossiers d’insolvabilité.

Trois formulaires remplis et soumis au BSF par les contrĂ´leurs et contrĂ´leuses dans le cadre de procĂ©dures d’insolvabilitĂ© dĂ©posĂ©es en vertu de la LACC seraient mis Ă  jour afin d’en clarifier l’intention et de faciliter la supervision et la gestion des procĂ©dures. Il est estimĂ© qu’avec ces modifications en place, les contrĂ´leurs et contrĂ´leuses auraient trois heures de travail de plus qu’en ce moment, ce qui reprĂ©sente le tiers du fardeau qui serait imposĂ© au personnel gouvernemental si les nouvelles questions n’étaient pas ajoutĂ©es aux formulaires de la LACC. Selon le volume annuel de procĂ©dures d’insolvabilitĂ© dĂ©posĂ©es en vertu de la LACC, il est estimĂ© que les modifications affecteraient en moyenne 5,175 % des contrĂ´leurs et contrĂ´leuses chaque annĂ©e, sur une population de 1 000 contrĂ´leurs et contrĂ´leuses, Ă  raison d’une fois par annĂ©e. La main-d’œuvre assignĂ©e Ă  l’accomplissement de la tâche est considĂ©rĂ©e comme occupant des postes en administration ou en finance.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Étant donné la nature technique des modifications proposées, il n’y a pas de composante de coopération ou d’harmonisation associée au projet.

Obligations internationales

La proposition n’est pas liée à des obligations ou ententes internationales.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, une analyse préliminaire a conclu qu’une évaluation environnementale stratégique n’est pas nécessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus

Aucune incidence fondée sur le sexe ou d’autres facteurs identitaires n’a été identifiée pour cette proposition.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

L’instauration du prĂ©lèvement et la modification des formulaires du RACC requerraient la mise Ă  jour de logiciels afin de permettre leur mise en Ĺ“uvre par le BSF ainsi que par les contrĂ´leurs et contrĂ´leuses. Le BSF doit mettre Ă  jour deux systèmes : le système financier pour le prĂ©lèvement et le système de la LACC pour les formulaires. Bien que les changements au système financier seraient assez simples, les modifications au système de la LACC seraient considĂ©rables, puisqu’il faut les intĂ©grer au nouveau système de gestion des procĂ©dures dĂ©posĂ©es en vertu de la LACC qui est en cours de dĂ©veloppement. Ainsi, il est proposĂ© que le prĂ©lèvement entre en vigueur lors de l’enregistrement du projet de règlement, mais que les modifications aux formulaires entrent en vigueur un an plus tard.

Pour garantir une mise en œuvre efficace et efficiente des modifications réglementaires proposées, le BSF adopterait une approche de promotion de la conformité. Lorsqu’elles seront publiées dans la Partie II de la Gazette du Canada, tous les SAI recevraient par courrier électronique un avis les informant des modifications apportées à la réglementation et décrivant l’incidence de ces dernières sur leurs activités. En outre, le BSF publierait sur son site Web les informations relatives aux modifications réglementaires afin que tous les autres intervenants puissent y avoir accès.

Conformité et application

Pour remplir cette partie de son mandat, le BSF dispose de diverses stratégies et politiques de conformité et d’application de la réglementation. Son cadre de conformité précise ses responsabilités réglementaires, les objectifs et résultats attendus des programmes de conformité ainsi que les stratégies utilisées dans le cadre des activités de conformité. Une section du cadre de conformité décrit les méthodes du BSF pour s’assurer que les contrôleurs et contrôleuses respectent leurs obligations en vertu de la LACC, le Code de déontologie en vertu de la LFI, et toute autre obligation imposée par le tribunal. Le BSF reçoit et enregistre également les plaintes concernant les contrôleurs et contrôleuses et fait enquête sur celles-ci. En outre, le tribunal est souvent fortement impliqué dans les procédures déposées en vertu de la LACC et peut traiter des questions de non-conformité lorsque nécessaire. Aucun nouvel instrument n’est nécessaire.

De plus, puisque les contrôleurs et contrôleuses sont aussi des SAI, le non-paiement du prélèvement peut être considéré lors du renouvellement annuel de leur licence de SAI en vertu de la LFI.

Personne-ressource

Les intervenants sont invitĂ©s Ă  faire part de leurs commentaires sur la proposition rĂ©glementaire. Les demandes de renseignements et de consultation du rapport d’analyse coĂ»ts-avantages provenant du public doivent ĂŞtre envoyĂ©es Ă  Miranda Killam, Surintendante adjointe, Politiques rĂ©glementaires et Affaires publiques, Bureau du surintendant des faillites, osbregulatoryaffairs-affairesreglementairesbsf@ised-isde.gc.ca.

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil, en vertu de l’article 62rĂ©fĂ©rence a de la Loi sur les arrangements avec les crĂ©anciers des compagnies rĂ©fĂ©rence b, se propose de prendre le Règlement modifiant le Règlement sur les arrangements avec les crĂ©anciers des compagnies, ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les trente jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. S’ils choisissent plutĂ´t de prĂ©senter leurs observations par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, ils sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout au Bureau du surintendant des faillites, 235, rue Queen, Ottawa (Ontario) K1A 0H5 (courriel : osbregulatoryaffairs-affairesreglementairesbsf@ised-isde.gc.ca).

Ottawa, le 28 septembre 2026

La greffière adjointe du Conseil privé
Janna Rinaldi

Règlement modifiant le Règlement sur les arrangements avec les créanciers des compagnies

Modifications

1 Le Règlement sur les arrangements avec les crĂ©anciers des compagnies rĂ©fĂ©rence 6 est modifiĂ© par adjonction, après l’article 9, de ce qui suit :

AlinĂ©a 23(1)f.1) de la Loi

9.1 (1) Pour l’application de l’alinĂ©a 23(1)f.1) de la Loi, le prĂ©lèvement dĂ©posĂ© auprès du receveur gĂ©nĂ©ral est de 25 000 $ et il est versĂ© au moment oĂą la demande initiale est dĂ©posĂ©e auprès du tribunal ou, au moment oĂą les procĂ©dures intentĂ©es sous le rĂ©gime de la partie III de la Loi sur la faillite et l’insolvabilitĂ© sont traitĂ©es et continuĂ©es sous le rĂ©gime de la Loi.

Indexation

(2) Le prĂ©lèvement est rajustĂ© le 1er avril de chaque exercice en fonction du taux de variation sur douze mois de l’indice d’ensemble des prix Ă  la consommation du Canada du mois d’avril prĂ©cĂ©dant les procĂ©dures, publiĂ© par Statistique Canada sous le rĂ©gime de la Loi sur la statistique.

Arrondissement

(3) Le résultat de ce rajustement est arrondi au plus proche multiple de cinq ou, s’il est équidistant de deux multiples consécutifs, au multiple inférieur.

2 L’annexe du même règlement est remplacée par l’annexe figurant à l’annexe du présent règlement.

Disposition transitoire

3 L’annexe du Règlement sur les arrangements avec les crĂ©anciers des compagnies, dans sa version antĂ©rieure Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur de l’article 2 du prĂ©sent règlement, continue de s’appliquer Ă  l’égard de toute procĂ©dure en cours Ă  l’entrĂ©e en vigueur de cet article.

Entrée en vigueur

4 (1) Sous réserve du paragraphe (2), le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

(2) Les articles 2 et 3 entrent en vigueur au premier anniversaire de l’enregistrement du prĂ©sent règlement.

ANNEXE

(article 2)

ANNEXE

(article 9, paragraphe 11(1) et article 13)

FORMULAIRE 1

Renseignements concernant l’ordonnance initiale

(Ă€ dĂ©poser auprès du surintendant des faillites en conformitĂ© avec l’alinĂ©a 23(1)f) de la Loi sur les arrangements avec les crĂ©anciers des compagnies)

Les renseignements ci-après concernent l’ordonnance rendue Ă  l’égard de la demande initiale visant (nom de la compagnie dĂ©bitrice) :

Fait Ă  (), le 20 .

Représentant du contrôleur responsable de la procédure

FORMULAIRE 2

Fiche de renseignements concernant la compagnie débitrice (début de la procédure)

(Ă€ dĂ©poser auprès du surintendant des faillites en conformitĂ© avec l’alinĂ©a 23(1)f) de la Loi sur les arrangements avec les crĂ©anciers des compagnies)

PARTIE 1

Renseignements concernant la compagnie débitrice

Catégories de créances Valeur ($)
CrĂ©ances chirographaires  
CrĂ©ances garanties  
Créances prioritaires
  • employĂ©s
  • Couronne
  • autres
 
Charges ou sûretés prioritaires (superpriorités)
  • financement temporaire
  • fournisseurs essentiels
  • administrateurs ou dirigeants
  • dĂ©bours et honoraires du contrĂ´leur et des experts
  • garanties créées aux termes d’une loi
 
Réclamations prouvables
  • rĂ©clamations relatives Ă  des capitaux propres
  • rĂ©clamations prĂ©sentes ou futures
  • rĂ©clamations relatives Ă  des fiducies
  • rĂ©clamations assujetties Ă  un droit de compensation
  • autres
 
Fiducies prĂ©sumĂ©es au profit :
  • de la Couronne
  • droit du fournisseur impayĂ© de fruits ou lĂ©gumes pĂ©rissables
 
Autres crĂ©ances  
  Total :
Catégories d’actifs Valeur ($)
Espèces et équivalents de trésorerie
  • effets de commerce (lettres de change, billets Ă  ordre, bons de souscription, etc.)
  • dĂ©pĂ´ts Ă  vue
  • autres liquiditĂ©s
 
Actifs corporels
  • immeubles ou biens rĂ©els (terrains, bâtiments, usines, etc.) et droits et intĂ©rĂŞts affĂ©rents
  • machinerie, outillage, Ă©quipement
  • accessoire fixe d’exploitation, matĂ©riel informatique, etc.
  • vĂ©hicules
  • bĂ©tail
  • stocks
  • autres
 
Actifs incorporels
  • propriĂ©tĂ© intellectuelle (brevets, marques de commerce, droits d’auteur)
  • permis
  • cryptoactifs, y compris les cryptomonnaies et les jetons non fongibles
  • droit ou intĂ©rĂŞt dans un testament ou bien dĂ©volu par testament
  • autres
 
Actifs financiers
  • comptes Ă  recevoir et autres crĂ©ances
  • valeurs mobilières (actions, obligations, dĂ©bentures, etc.)
 
Autres Ă©lĂ©ments d’actifs  
  Total :
Nom du régime Type de régime (régime à prestations ou cotisations déterminées) Seuil de capitalisation ($) Solvabilité (solvable ou insolvable) Ratio de continuité (oui ou non Nombre de participants
           
           
           
           

PARTIE 2

Renseignements concernant le contrĂ´leur

PARTIE 3

Renseignements à fournir en cas d’instance étrangère

Fait Ă  (), le 20 .

Représentant du contrôleur responsable de la procédure

FORMULAIRE 3

Fiche de renseignements concernant la compagnie débitrice (à la suite de l’ordonnance de libération du contrôleur)

(Ă€ dĂ©poser auprès du surintendant des faillites en conformitĂ© avec l’alinĂ©a 23(1)f) de la Loi sur les arrangements avec les crĂ©anciers des compagnies)

PARTIE 1

Renseignements concernant la compagnie débitrice

Catégories de créances Valeur ($)
CrĂ©ances chirographaires  
CrĂ©ances garanties  
Créances prioritaires
  • employĂ©s
  • Couronne
  • autre
 
Charges ou sûretés prioritaires (superpriorités)
  • financement temporaire
  • fournisseurs essentiels
  • administrateurs ou dirigeants
  • dĂ©bours et honoraires du contrĂ´leur et des divers experts
  • garanties créées aux termes d’une loi
 
Réclamations prouvables
  • rĂ©clamations relatives Ă  des capitaux propres
  • rĂ©clamations prĂ©sentes ou futures
  • rĂ©clamations relatives Ă  des fiducies
  • rĂ©clamations assujetties Ă  un droit de compensation
  • autres
 
Fiducies prĂ©sumĂ©es au profit :  
  • de la Couronne
  • droit du fournisseur impayĂ© de fruits ou lĂ©gumes pĂ©rissables
 
Autres crĂ©ances  
  Total :
Catégories d’actifs Valeur ($)
Espèces et équivalents de trésorerie
  • effets de commerce (lettres de change, billets Ă  ordre, bons de souscription, etc.)
  • dĂ©pĂ´ts Ă  vue
  • autres liquiditĂ©s
 
Actif corporels
  • immeubles ou biens rĂ©els (terrains, bâtiments, usines, etc.) et droits ou intĂ©rĂŞts affĂ©rents)
  • machinerie, outillage, Ă©quipement
  • accessoires fixes d’exploitation, matĂ©riel informatique, etc.
  • vĂ©hicules
  • bĂ©tail
  • stocks
  • autres
 
Actifs incorporels
  • propriĂ©tĂ© intellectuelle (brevets, marques de commerce, droits d’auteur)
  • permis
  • cryptoactifs, y compris les cryptomonnaies et les jetons non fongibles
  • droit ou intĂ©rĂŞt dans un testament ou bien dĂ©volu par testament
  • autres
 
Actifs financiers
  • comptes Ă  recevoir et autres crĂ©ances
  • valeurs mobilières (actions, obligations, dĂ©bentures, etc.)
 
Autres Ă©lĂ©ments d’actif  
  Total :

PARTIE 2

Renseignements concernant la procédure

Catégories de créances Taux de recouvrement
CrĂ©ances chirographaires  
CrĂ©ances garanties  
CrĂ©ances prioritaires  
Charges ou sĂ»retĂ©s prioritaires (superprioritĂ©s)  
RĂ©clamations prouvables  
Fiducies prĂ©sumĂ©es  
Autres crĂ©ances  

PARTIE 3

Renseignements à fournir en cas d’instance étrangère

Fait Ă  (), le 20 .

Représentant du contrôleur responsable de la procédure

FORMULAIRE 4

Préavis de résiliation de contrat par la compagnie débitrice

Fait Ă  (), le 20 .

Compagnie débitrice

Le contrôleur acquiesce au projet de résiliation.

Fait Ă (), le 20.

Représentant du contrôleur responsable de la procédure

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  • renseignement personnel;
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  • commentaire haineux, diffamatoire ou obscène;
  • commentaire menaçant, violent, intimidant ou harcelant;
  • commentaire venant Ă  l’encontre des lois fĂ©dĂ©rales, provinciales ou territoriales du Canada;
  • commentaire qui constitue une usurpation d’identitĂ©, de la publicitĂ© ou du pollupostage;
  • commentaire dont le but est d'encourager ou d'inciter une activitĂ© criminelle;
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Les renseignements commerciaux confidentiels ne doivent ĂŞtre affichĂ©s que dans la zone de texte rĂ©servĂ©e Ă  cette fin. En gĂ©nĂ©ral, « renseignements commerciaux confidentiels Â» dĂ©signe les renseignements qui i) ne sont pas accessibles au public, ii) sont traitĂ©s de façon confidentielle par la personne dont l’entreprise est concernĂ©e par ces renseignements et iii) ont une valeur Ă©conomique rĂ©elle ou potentielle pour la personne ou ses concurrents, car ils ne sont pas accessibles au public et leur divulgation entraĂ®nerait une perte financière pour la personne ou un gain important pour ses concurrents. Les commentaires fournis dans la zone rĂ©servĂ©e aux renseignements commerciaux confidentiels qui correspondent Ă  cette description ne seront pas rendus publics. L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit de rendre le commentaire public s’il n’est pas considĂ©rĂ© qu’il s’agit d’un renseignement commercial confidentiel.

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