La Gazette du Canada, Partie I, volume 160, numĂ©ro 31 : DÉCRETS

Le 1er aoĂ»t 2026

AGENCE DE LA SANTÉ PUBLIQUE DU CANADA

LOI SUR LA MISE EN QUARANTAINE

DĂ©cret modifiant le DĂ©cret visant la rĂ©duction du risque d’exposition Ă  la maladie Ebola au Canada (2026)

C.P. 2026-711 Le 18 juillet 2026

Attendu que la gouverneure en conseil est d’avis qu’un pays étranger est aux prises avec l’apparition d’une maladie transmissible, soit la maladie Ebola;

Attendu que la gouverneure en conseil est d’avis que l’introduction ou la propagation de cette maladie présenterait un danger grave et imminent pour la santé publique au Canada;

Attendu que la gouverneure en conseil est d’avis que l’entrĂ©e au Canada des personnes qui ont rĂ©cemment sĂ©journĂ© dans le pays Ă©tranger en cause favoriserait l’introduction ou la propagation de la maladie au Canada;

Attendu que la gouverneure en conseil est d’avis qu’il n’existe aucune autre solution raisonnable permettant de prĂ©venir l’introduction ou la propagation de la maladie au Canada,

Ă€ ces causes, sur recommandation de la ministre de la SantĂ© et en vertu de l’article 58 de la Loi sur la mise en quarantaine rĂ©fĂ©rence a, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le DĂ©cret modifiant le DĂ©cret visant la rĂ©duction du risque d’exposition Ă  la maladie Ebola au Canada (2026), ci-après.

Décret modifiant le Décret visant la réduction du risque d’exposition à la maladie Ebola au Canada (2026)

Modifications

1 L’article 1 du DĂ©cret visant la rĂ©duction du risque d’exposition Ă  la maladie Ebola au Canada (2026) rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

étranger
S’entend au sens du paragraphe 2(1) de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés. (foreign national)

2 Le mĂŞme dĂ©cret est modifiĂ© par adjonction, après l’article 1, de ce qui suit :

Interdiction

1.1 Il est interdit à tout étranger d’entrer au Canada s’il a séjourné en République démocratique du Congo dans les vingt et un jours précédant le jour où il cherche à entrer au Canada.

Personnes exemptĂ©es — interdiction

1.2 (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (2), l’article 1.1 ne s’applique pas aux personnes suivantes :

Demande d’exemption

(2) La personne visĂ©e Ă  l’un des alinĂ©as (1)c) Ă  g) qui souhaite ĂŞtre exemptĂ©e conformĂ©ment au paragraphe (1) doit obtenir une lettre de l’Agence de la santĂ© publique du Canada lui accordant l’exemption et, si elle cherche Ă  entrer au Canada Ă  bord d’un aĂ©ronef, doit la prĂ©senter au transporteur aĂ©rien avant de monter Ă  bord de l’aĂ©ronef pour le vol Ă  destination du Canada.

Entrée en vigueur

3 Le prĂ©sent dĂ©cret entre en vigueur Ă  23 h 59 min 59 s, heure avancĂ©e de l’Est, le 20 juillet 2026.

NOTE EXPLICATIVE

(La présente note ne fait pas partie du Décret.)

Proposition

Le prĂ©sent dĂ©cret modifie le dĂ©cret intitulĂ© DĂ©cret visant la rĂ©duction du risque d’exposition Ă  la maladie Ebola au Canada (2026), pris le 29 mai 2026 en vertu de l’article 58 de la Loi sur la mise en quarantaine afin de rĂ©duire le risque d’introduction et de propagation de la maladie Ebola au Canada.

Le prĂ©sent dĂ©cret Ă©tablit des mesures frontalières fondĂ©es sur la citoyennetĂ© ou le statut de rĂ©sident permanent d’une personne, ainsi que ses voyages rĂ©cents. Le dĂ©cret dresse une liste restreinte de catĂ©gories de personnes exemptĂ©es auxquelles certaines obligations, notamment celle de se placer en quarantaine de 21 jours, ne s’appliquent pas.

Les ressortissants Ă©trangers qui, au cours des 21 jours prĂ©cĂ©dents, se sont rendus en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) ne sont pas autorisĂ©s Ă  entrer au Canada, Ă  moins d’être exemptĂ©s.

Les citoyens canadiens, les rĂ©sidents permanents ou les personnes inscrites comme Indiens au sens de la Loi sur les Indiens qui, au cours des 21 jours prĂ©cĂ©dents, se sont rendus en RDC ne sont pas visĂ©s par une interdiction d’entrĂ©e, mais sont tenus d’effectuer une quarantaine obligatoire de 21 jours Ă  leur arrivĂ©e, Ă  moins d’en ĂŞtre exemptĂ©s.

Tous les autres voyageurs qui, au cours des 21 jours prĂ©cĂ©dents, se sont rendus au Soudan du Sud, en Ouganda ou dans tout autre pays Ă©tranger considĂ©rĂ© comme prĂ©sentant un risque « Ă©levĂ© Â» ou « très Ă©levĂ© Â» d’éclosion de maladie Ebola par la ministre de la SantĂ© du Canada sont autorisĂ©s Ă  entrer au Canada, mais sont assujettis Ă  une quarantaine obligatoire de 21 jours, Ă  moins d’être exemptĂ©s. Cela comprend les citoyens canadiens, les rĂ©sidents permanents ou les personnes inscrites comme Indiens au sens de la Loi sur les Indiens ainsi que les ressortissants Ă©trangers admissibles Ă  l’entrĂ©e au Canada.

ConformĂ©ment au dĂ©cret, les voyageurs admissibles Ă  l’entrĂ©e au Canada seront identifiĂ©s Ă  leur arrivĂ©e, dirigĂ©s vers un agent de quarantaine aux fins d’évaluation et tenus de se conformer aux mesures de santĂ© publique. Ă€ moins d’être exemptĂ©s, ces voyageurs doivent rester en quarantaine jusqu’à la fin de leur quarantaine de 21 jours. Le cas Ă©chĂ©ant, ils doivent signaler l’apparition de symptĂ´mes et s’isoler dans une installation de soins de santĂ©. Les personnes exemptĂ©es de l’obligation de se soumettre Ă  une quarantaine devront surveiller leur Ă©tat de santĂ© et suivre toutes les instructions donnĂ©es par un agent de quarantaine si elles prĂ©sentent des symptĂ´mes de la maladie Ebola. Les voyageurs qui prĂ©sentent des symptĂ´mes correspondant Ă  ceux de la maladie Ebola seront immĂ©diatement isolĂ©s et orientĂ©s vers une Ă©valuation mĂ©dicale et une prise en charge appropriĂ©e.

Le prĂ©sent dĂ©cret est en vigueur Ă  compter du 20 juillet 2026, Ă  23 h 59 min 59 s (HAE) et expire le 29 aoĂ»t 2026, Ă  23 h 59 min 59 s (HAE).

Objectif

Le prĂ©sent dĂ©cret a pour objectif de protĂ©ger la santĂ© publique en rĂ©duisant le risque d’introduction et de propagation de la maladie Ebola au Canada. Par mesure de prĂ©caution, le gouvernement du Canada met en Ĺ“uvre une interdiction temporaire d’entrĂ©e pour les ressortissants Ă©trangers qui, au cours des 21 jours prĂ©cĂ©dents, se sont rendus en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC), sauf pour un nombre limitĂ© d’exceptions. Des mesures de santĂ© publique ciblĂ©es s’appliqueront Ă  tous les autres voyageurs admissibles Ă  l’entrĂ©e au Canada qui, au cours des 21 jours prĂ©cĂ©dents, se sont rendus en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud, ou dans tout autre pays Ă©tranger considĂ©rĂ© comme prĂ©sentant un risque « Ă©levĂ© Â» ou « très Ă©levĂ© Â» d’éclosion de maladie Ebola par la ministre de la SantĂ© du Canada. Ces mesures viseront Ă  garantir que ces voyageurs sont identifiĂ©s, Ă©valuĂ©s et assujettis Ă  une quarantaine ou Ă  un isolement appropriĂ©, au besoin, afin d’attĂ©nuer le risque de transmission de la maladie.

Contexte

La maladie Ebola est une maladie grave qui cause une fièvre hĂ©morragique chez les humains et les animaux. Sur les six souches de cette maladie, quatre sont pathogènes pour l’humain, y compris le virus Bundibugyo, une souche pour laquelle il n’existe pas Ă  l’heure actuelle d’antiviraux ou de vaccins approuvĂ©s ou homologuĂ©s. Le taux de mortalitĂ© du virus Bundibugyo est de 30 % Ă  50 %, ce qui fait des mesures de santĂ© publique de confinement rapide la principale ligne de dĂ©fense. Par consĂ©quent, la prise en charge clinique des patients est axĂ©e sur les soins de soutien.

L’éclosion du virus Bundibugyo dans la RDC demeure active, et la transmission est soutenue en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, avec des cas sporadiques dans les provinces voisines. Depuis que l’éclosion a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©e comme Ă©tant une urgence de santĂ© publique de portĂ©e internationale par l’Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS) le 17 mai 2026, l’éclosion a continuĂ© d’évoluer rapidement. Selon une mise Ă  jour du 17 juillet, l’OMS a signalĂ© 2 124 cas confirmĂ©s, dont plus de 828 dĂ©cès, et elle continue d’évaluer le risque comme Ă©tant « très Ă©levĂ© Â» en RDC, « Ă©levĂ© Â» en Ouganda et « Ă©levĂ© Â» dans les pays voisins, y compris le Soudan du Sud.

Bien que la RDC demeure le centre de l’éclosion actuelle, l’Ouganda et le Soudan du Sud continuent d’être surveillés de près en raison de leur proximité aux zones touchées par l’éclosion et du mouvement des personnes qui traversent les frontières. Le volume élevé des échanges commerciaux, des mouvements migratoires et des déplacements humanitaires transfrontaliers accélère considérablement la menace de transmission virale non détectée. Les défis systémiques, notamment les infrastructures de santé publique surchargées, ainsi que les conflits et l’instabilité, restreignent sérieusement la capacité de confinement et de recherche des contacts. Jusqu’à présent, la propagation géographique au-delà de la région touchée demeure limitée. Un petit nombre de cas importés ont été signalés en Europe, y compris un cas en France et deux cas en Allemagne (ces derniers ont été transportés afin de recevoir des soins de santé) touchant des personnes exposées en RDC.

Compte tenu de l’évolution de l’éclosion, le gouvernement du Canada a adoptĂ© une approche prĂ©ventive pour appuyer la dĂ©tection prĂ©coce et la prise en charge par la santĂ© publique des voyageurs potentiellement exposĂ©s. Bien que l’éclosion actuelle demeure limitĂ©e sur le plan gĂ©ographique et que le risque gĂ©nĂ©ral pour la population canadienne demeure faible, il y a un risque, dans le contexte des voyages internationaux, que des personnes infectĂ©es voyagent avant l’apparition de symptĂ´mes. Comme la maladie Ebola a une pĂ©riode d’incubation allant jusqu’à 21 jours, il se peut que des voyageurs entrent au Canada lorsqu’ils sont asymptomatiques et tombent malades après leur arrivĂ©e. Il est essentiel de dĂ©tecter rapidement les personnes qui pourraient avoir Ă©tĂ© exposĂ©es pour pouvoir mettre en place des mesures appropriĂ©es en matière d’évaluation, de surveillance et d’intervention.

Le 30 mai 2026, le gouvernement du Canada a mis en place des mesures frontalières temporaires pour rĂ©duire le risque d’introduction et de propagation de la maladie Ebola au Canada. En date du 16 juillet 2026, 1 486 voyageurs ont Ă©tĂ© contrĂ´lĂ©s par des agents de l’Agence de la santĂ© publique du Canada (ASPC). Tous les voyageurs Ă©taient asymptomatiques et ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s comme n’ayant probablement pas Ă©tĂ© exposĂ©s Ă  la maladie Ebola.

Le 13 juillet, le dĂ©partement de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure des États-Unis a mis en place des restrictions empĂŞchant les citoyens et les ressortissants amĂ©ricains qui se sont rendus en RDC pendant une pĂ©riode de 21 jours d’entrer aux États-Unis par voie aĂ©rienne. Depuis le 16 juillet, des voyageurs ayant le droit d’entrer aux États-Unis ont tentĂ© de contourner les restrictions amĂ©ricaines en prenant l’avion Ă  destination du Canada, puis en se rendant aux États-Unis par voie terrestre. Compte tenu de la nature hautement intĂ©grĂ©e des voyages et des Ă©changes commerciaux en AmĂ©rique du Nord et de la longue frontière terrestre partagĂ©e entre les deux pays, et par mesure de prĂ©caution, le Canada met en Ĺ“uvre une interdiction d’entrĂ©e temporaire pour amĂ©liorer l’efficacitĂ© globale des mesures de prĂ©caution Ă  la frontière en rĂ©ponse Ă  l’éclosion actuelle de maladie Ebola. Cette approche prudente permet de mettre en place un pĂ©rimètre nord-amĂ©ricain et une intervention rĂ©gionale.

Il n’existe aucune autre alternative raisonnable pour mettre en place une intervention rĂ©gionale coordonnĂ©e et garantir l’application uniforme des mesures de santĂ© publique. Compte tenu de la propagation gĂ©ographique avĂ©rĂ©e, de la piètre recherche des contacts et du fait que seuls 28 % des cas ont Ă©tĂ© signalĂ©s, permettre aux voyageurs de la rĂ©gion touchĂ©e de se rendre au Canada pourrait entraĂ®ner l’apparition d’un cas importĂ©. Les voyageurs de retour au pays exercent une pression constante sur le système de santĂ© publique du Canada en ce qui a trait Ă  l’état de prĂ©paration des provinces et des territoires, au dĂ©pistage, aux appels de suivi et aux infrastructures de santĂ© Ă  la frontière, y compris les installations de quarantaine.

Toutes les autres mesures établies en vertu du décret précédent demeurent en vigueur. Cela comprend les exigences en matière de dépistage sanitaire, de quarantaine et d’isolement, ainsi que les obligations de surveillance des symptômes pour les voyageurs admissibles à l’entrée au Canada, sous réserve des exemptions applicables.

L’objectif des mesures frontalières du Canada visant à protéger la santé publique et à réduire le risque d’importation de la maladie Ebola au Canada demeure inchangé. Compte tenu de la gravité de la maladie Ebola, de la transmission continue dans les régions touchées et des conséquences possibles d’une détection tardive, les mesures frontalières ciblées demeurent un élément conséquent et fondé sur les risques de la réponse du Canada en matière de santé publique.

Répercussions

Principales répercussions pour les voyageurs et l’industrie

Le prĂ©sent dĂ©cret Ă©tablit des mesures frontalières qui touchent les voyageurs en fonction de leur citoyennetĂ© et de leur statut de rĂ©sident permanent, ainsi que de leurs voyages rĂ©cents. Les ressortissants Ă©trangers qui, au cours des 21 jours prĂ©cĂ©dents, se sont rendus en RDC ne sont pas autorisĂ©s Ă  entrer au Canada. Les citoyens canadiens, les rĂ©sidents permanents et les personnes inscrites comme Indiens au sens de la Loi sur les Indiens qui, au cours des 21 jours prĂ©cĂ©dents, se sont rendus en RDC, de mĂŞme que tous les voyageurs qui, au cours des 21 jours prĂ©cĂ©dents, se sont rendus au Soudan du Sud et en Ouganda, ou dans tout autre pays Ă©tranger considĂ©rĂ© comme prĂ©sentant un risque « Ă©levĂ© Â» ou « très Ă©levĂ© Â» d’éclosion de maladie Ebola par la ministre de la SantĂ© du Canada, peuvent entrer au Canada, mais seront assujettis Ă  une Ă©valuation de leur Ă©tat de santĂ© Ă  l’arrivĂ©e.

Les voyageurs asymptomatiques devront prĂ©senter un plan de quarantaine adĂ©quat Ă  leur arrivĂ©e, se mettre en quarantaine pendant 21 jours et faire l’objet d’une surveillance rĂ©gulière par les autoritĂ©s compĂ©tentes de la santĂ© publique. Si des voyageurs asymptomatiques commencent Ă  se sentir mal, ils sont tenus d’en informer un agent de quarantaine et de s’isoler immĂ©diatement pendant 21 jours Ă  compter du jour oĂą leurs symptĂ´mes sont apparus.

Les voyageurs qui prĂ©sentent des symptĂ´mes correspondant Ă  ceux de la maladie Ebola (notamment de la fièvre, des maux de tĂŞte, de la fatigue, des Ă©ruptions cutanĂ©es, des douleurs abdominales et des saignements internes et externes) seront immĂ©diatement orientĂ©s vers une Ă©valuation mĂ©dicale et devront s’isoler pendant 21 jours.

Le dĂ©cret Ă©numère des catĂ©gories limitĂ©es de personnes asymptomatiques exemptĂ©es (par exemple les membres d’équipage aĂ©rien, les personnes entrant au Canada pour fournir des soins mĂ©dicaux, ou les personnes dont l’exemption des exigences de quarantaine est jugĂ©e d’intĂ©rĂŞt national) auxquelles certaines exigences, notamment l’obligation de se soumettre Ă  une quarantaine de 21 jours, ne s’appliquent pas. Les personnes exemptĂ©es de l’obligation de se soumettre Ă  une quarantaine devront surveiller leur Ă©tat de santĂ© et suivre toutes les instructions donnĂ©es par un agent de quarantaine si elles prĂ©sentent des symptĂ´mes de la maladie Ebola. Les voyageurs assujettis Ă  des exigences en matière de quarantaine ne sont pas autorisĂ©s Ă  quitter le Canada avant la fin de leur pĂ©riode de quarantaine de 21 jours.

Pour tous les autres voyageurs, il n’y a aucune incidence en vertu du présent décret.

Le décret de l’ASPC n’impose pas de nouvelles exigences aux intervenants de l’industrie du transport aérien. Le décret impose à certains voyageurs qui souhaitent être exemptés des interdictions d’entrée l’obligation de demander une lettre d’exemption à l’ASPC avant leur départ pour le Canada. S’ils voyagent par avion, les voyageurs sont tenus de présenter cette lettre aux transporteurs aériens avant de monter à bord d’un vol à destination du Canada. Cette mesure soutient les transporteurs aériens qui doivent vérifier que les voyageurs remplissent les conditions d’entrée au Canada en vertu de l’Arrêté d’urgence visant à interdire certaines personnes d’embarquer sur les vols à destination du Canada en raison de la maladie Ebola de Transports Canada.

Il n’existe aucune nouvelle exigence pour les opérateurs de dispositifs de transport maritimes et terrestres. Les opérateurs de dispositifs de transport demeurent assujettis aux obligations existantes en vertu de la Loi sur la mise en quarantaine, y compris celle de signaler, le plus tôt possible avant l’arrivée au Canada, tout motif raisonnable de soupçonner qu’une personne, la cargaison ou toute autre chose à bord pourrait causer la propagation d’une maladie transmissible inscrite à l’annexe de la Loi sur la mise en quarantaine, ou si un décès est survenu à bord. Ces obligations sont courantes et continuent de s’appliquer, peu importe le présent décret.

Au cours de la pĂ©riode d’application du dĂ©cret, la ministre pourrait dĂ©signer d’autres pays jugĂ©s comme nĂ©cessitant l’imposition de mesures. Les facteurs dont la ministre de la SantĂ© tiendra compte pour Ă©valuer le risque « Ă©levĂ© Â» ou « très Ă©levĂ© Â» comprennent des preuves scientifiques et d’autres donnĂ©es relatives Ă  une Ă©closion de maladie Ebola ou au risque d’une Ă©closion de maladie Ebola dans un pays Ă©tranger, l’épidĂ©miologie (y compris la gravitĂ© de la maladie et son taux de propagation) dans le pays, les mesures de santĂ© publique en place dans le pays, et tout autre facteur que la ministre juge pertinent pour rĂ©duire au minimum le risque liĂ© Ă  la maladie, notamment l’intĂ©rĂŞt public.

Sanctions

Le non-respect du prĂ©sent dĂ©cret et d’autres mesures connexes prises en vertu de la Loi sur la mise en quarantaine constitue une infraction Ă  cette Loi. Les peines maximales sont une amende pouvant atteindre 1 000 000 $ ou une peine d’emprisonnement de trois ans. La non-conformitĂ© est Ă©galement assujettie Ă  des amendes en vertu de la Loi sur les contraventions du gouvernement fĂ©dĂ©ral.

Consultation

Le gouvernement du Canada a mobilisé des intervenants clés (partenaires provinciaux et territoriaux, ministères et organismes pertinents du gouvernement du Canada, intervenants de l’industrie des transports) afin d’harmoniser les efforts visant à faire progresser les plans de mise en œuvre.

Dans le cadre de ses engagements pris dans le cadre du Règlement sanitaire international, le Canada informera également l’Organisation mondiale de la Santé de cette mesure.

Personne-ressource

Luc Brisebois
Agence de la santé publique du Canada
Courriel : Luc.Brisebois@phac-aspc.gc.ca
TĂ©lĂ©phone : 613‑960‑6637