La Gazette du Canada, Partie I, volume 160, numĂ©ro 17 : Règlement modifiant le Règlement canadien de 2012 sur la sĂ»retĂ© aĂ©rienne (programme de sĂ»retĂ© des transporteurs aĂ©riens)

Le 25 avril 2026

Fondement législatif
Loi sur l’aéronautique

Ministère responsable
Ministère des Transports

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Le Canada doit harmoniser sa rĂ©glementation en matière de sĂ»retĂ© aĂ©rienne avec les normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) qui portent sur les programmes de sĂ»retĂ© des transporteurs aĂ©riens, conformĂ©ment aux normes 3.3.1 et 3.3.2 de l’Annexe 17 de l’OACI. Cette annexe Ă©nonce les normes de sĂ»retĂ© aĂ©rienne et les pratiques recommandĂ©es Ă  appliquer par les États contractantsrĂ©fĂ©rence 1. La norme 3.3.1 exige que les États contractants veillent Ă  ce que leurs transporteurs aĂ©riens commerciaux effectuant des vols internationaux aient un programme Ă©crit de sĂ»retĂ© conforme aux exigences du programme national de sĂ»retĂ© de l’aviation civile (PNSAC). La norme 3.3.2 dĂ©finit les exigences relatives au programme de sĂ»retĂ© des transporteurs aĂ©riens Ă©trangers qui assurent des liaisons au dĂ©part et Ă  destination d’un État contractant.

Le cadre rĂ©glementaire du Canada n’exige pas actuellement que les transporteurs aĂ©riens aient des programmes de sĂ»retĂ© Ă©crits. Le projet du Règlement modifiant le Règlement canadien de 2012 sur la sĂ»retĂ© aĂ©rienne (programme de sĂ»retĂ© des transporteurs aĂ©riens) [le projet de règlement] contribuerait Ă  combler cette lacune rĂ©glementaire pour certaines catĂ©gories de transporteurs aĂ©riens qui exploitent des vols internationaux et introduirait des modifications au Règlement canadien de 2012 sur la sĂ»retĂ© aĂ©rienne (RCSA 2012) afin de mieux l’harmoniser avec les normes 3.3.1 et 3.3.2 de l’OACI.

Description : Le projet de règlement ajouterait une prĂ©cieuse couche de sĂ»retĂ© au secteur de l’aviation et assurerait que certaines catĂ©gories de transporteurs aĂ©riens canadiens fournissant des services dans d’autres pays aient des programmes de sĂ»retĂ© approuvĂ©s qui respectent les normes internationales. Plus prĂ©cisĂ©ment, le projet de règlement exigerait que certaines catĂ©gories de transporteurs aĂ©riensrĂ©fĂ©rence 2 qui exploitent des vols internationaux Ă©tablissent, mettent en Ĺ“uvre et maintiennent un programme de sĂ»retĂ© des transporteurs aĂ©riens (PSTA) qui prĂ©voit des mesures visant Ă  empĂŞcher l’accès non autorisĂ© aux aĂ©ronefs, Ă  rĂ©agir aux menaces et aux incidents et Ă  Ă©laborer des Ă©valuations des risques, des activitĂ©s de vĂ©rification et de la formation. Le projet de règlement clarifierait aussi certaines dispositions rĂ©glementaires existantes, ce qui permettrait d’accroĂ®tre l’harmonisation avec les normes de l’OACI, comme celles relatives au transport d’armes et aux passagers sous la garde d’un agent d’escorte.

Justification : Le projet de règlement entraĂ®nerait des coĂ»ts totaux d’une valeur actualisĂ©e de 7,2 millions de dollars au cours de la pĂ©riode d’analyse de 12 ans (2027-2038). Selon les estimations, 16 transporteurs aĂ©riens canadiens engageraient des coĂ»ts totaux de 2,9 millions de dollars et Transports Canada (TC), des coĂ»ts de 4,3 millions de dollars. Aucune petite entreprise ne serait touchĂ©e. Il y aurait une augmentation du fardeau administratif des entreprises en vertu de la règle du « un pour un Â», soit un coĂ»t marginal annualisĂ© de 7 608 $, ou 476 $ par entreprise.

Enjeux

En 2016, le Canada a fait l’objet d’une vĂ©rification de l’OACI sur les dispositions en matière de sĂ»retĂ© aĂ©rienne. Ă€ l’époque, le Canada n’exigeait pas que les transporteurs aĂ©riens Ă©tablissent des programmes de sĂ»retĂ© Ă©crits et a donc reçu une constatation des vĂ©rificateurs de l’OACI au sujet de la norme 3.3.1 de l’Annexe 17 de l’OACI. Dans la constatation, l’OACI enjoignait au Canada de faire ce qui suit : « Poursuivre l’examen rĂ©glementaire de la documentation nationale afin d’exiger que tous les exploitants d’aĂ©ronefs qui fournissent des services au dĂ©part du Canada Ă©tablissent, mettent en Ĺ“uvre et tiennent Ă  jour un PSEA [Programme de sĂ»retĂ© Ă©crit des exploitants d’aĂ©ronefs] Ă©crit conforme aux exigences nationales du Canada [TRADUCTION]. Â» En rĂ©ponse Ă  cette constatation, le Canada a dĂ©posĂ© une « notification de diffĂ©rences Â»rĂ©fĂ©rence 3 auprès de l’OACI en aoĂ»t 2017 pour expliquer les divergences entre les normes et l’approche du Canada. Dans cette notification, le Canada reconnaissait l’écart et expliquait qu’il envisageait d’officialiser une exigence selon laquelle les transporteurs aĂ©riens qui exploitent des vols internationaux au dĂ©part du Canada devraient Ă©tablir, mettre en Ĺ“uvre et maintenir un programme de sĂ»retĂ© des exploitants aĂ©riens Ă©crit qui reflète les procĂ©dures de sĂ»retĂ© aĂ©rienne telles qu’elles sont appliquĂ©es aux opĂ©rations aĂ©riennes au dĂ©part du Canada. Le Canada a de nouveau dĂ©posĂ© la notification de diffĂ©rences pour la norme 3.3.1 en novembre 2018, en juillet 2020 et en novembre 2022. Une notification de diffĂ©rences a Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e pour la norme 3.3.2 en novembre 2022, lorsqu’elle est entrĂ©e en vigueur par l’intermĂ©diaire de l’amendement 18 de l’Annexe 17 de l’OACI, SĂ»retĂ© de l’aviation; la norme 3.3.2 n’existait pas au moment de la vĂ©rification de 2016. Le projet de règlement permettrait au Canada de s’aligner sur ces normes.

Afin de mieux harmoniser le cadre de sĂ»retĂ© aĂ©rienne du Canada avec les normes internationales et de fournir Ă  certaines catĂ©gories de transporteurs aĂ©riens canadiens un programme de sĂ»retĂ© robuste qui serait reconnu par les États membres de l’OACI, des modifications au RCSA 2012 sont nĂ©cessaires pour obliger ces transporteurs aĂ©riens Ă  Ă©tablir, mettre en Ĺ“uvre et maintenir un programme de sĂ»retĂ© Ă©crit conforme aux exigences du programme national de sĂ»retĂ© de l’aviation civile (PNSAC) du Canada.

De nombreuses destinations de vols internationaux au dĂ©part du Canada, y compris le Royaume-Uni, l’Union europĂ©enne et les États-Unis, ont dĂ©jĂ  Ă©tabli des exigences conformes aux normes 3.3.1 et 3.3.2 de l’Annexe 17 de l’OACI. En outre, les transporteurs aĂ©riens qui sont membres de l’Association du transport aĂ©rien international (IATA) sont tenus d’avoir un PSEA.

Contexte

OACI

La Convention relative Ă  l’aviation civile internationale (nommĂ©e ci-après la Convention de Chicago) est un accord fondamental qui a dĂ©fini les principes et le cadre du transport aĂ©rien international. SignĂ©e Ă  Chicago en 1944, elle a conduit Ă  la crĂ©ation de l’OACI, une agence spĂ©cialisĂ©e des Nations Unies. La Convention de Chicago a d’abord Ă©tĂ© signĂ©e par 52 pays, dont le Canada, et compte dĂ©sormais 193 Ă‰tats membres. Ceux-ci s’engagent Ă  travailler en collaboration et avec diplomatie pour Ă©tablir de nouvelles normes et pratiques recommandĂ©es (SARPrĂ©fĂ©rence 4) internationales dans le domaine de l’aviation civile internationale afin d’attĂ©nuer le risque d’atteintes illicites qui menacent le secteur de l’aĂ©ronautiquerĂ©fĂ©rence 5. Les États membres conviennent Ă©galement d’harmoniser le plus possible leur propre rĂ©glementation avec les normes de l’OACI. L’établissement d’approches communes pour rĂ©soudre les enjeux permet d’amĂ©liorer la sĂ»retĂ© aĂ©rienne, en promouvant les meilleures pratiques, en facilitant leur adoption et en rĂ©duisant la duplication des efforts des intervenants du secteur de l’aĂ©ronautique.

L’exigence internationale selon laquelle les exploitants d’aĂ©ronefs doivent Ă©laborer un programme de sĂ»retĂ© a Ă©tĂ© incluse dans la première Ă©dition de l’Annexe 17 de l’OACI en 1974, et les versions subsĂ©quentes de l’Annexe en ont considĂ©rablement Ă©largi la portĂ©e initiale. La nĂ©cessitĂ© d’un programme de sĂ»retĂ© repose sur le principe que les exploitants d’aĂ©ronefs ont la responsabilitĂ©, envers leurs employĂ©s et les voyageurs, d’assurer des opĂ©rations sĂ©curitaires. Le programme de sĂ»retĂ© Ă©crit d’un transporteur aĂ©rien fait partie d’un cadre de sĂ»retĂ© beaucoup plus vaste qui comprend la protection des aĂ©ronefs, les aires d’entretien des aĂ©ronefs et d’autres zones rĂ©glementĂ©es, ainsi que des mesures de sĂ»retĂ© relatives aux opĂ©rations de transit, aux bagages, aux marchandises, au courrier et aux services d’hĂ´tellerie.

Dans le cadre de l’annexe 17, les normes 3.3.1 et 3.3.2 de l’OACI exigent que tous les États membres veillent Ă  ce que les transporteurs aĂ©riens commerciaux qui exploitent des vols internationaux de transport aĂ©rien (nationaux et Ă©trangers, exerçant des activitĂ©s Ă  destination et en provenance de cet État) disposent d’un programme de sĂ»retĂ© Ă©crit qui rĂ©pond aux exigences du programme national de sĂ»retĂ© de l’aviation civile de cet ÉtatrĂ©fĂ©rence 6. Les normes 3.3.1 et 3.3.2 visent Ă  fournir aux États un mĂ©canisme clair de surveillance et de responsabilisation afin que les exploitants d’aĂ©ronefs soient prĂŞts Ă  se conformer Ă  la rĂ©glementation et puissent identifier et attĂ©nuer les vulnĂ©rabilitĂ©s en matière de sĂ»retĂ© dans leurs opĂ©rations, de sorte Ă  rĂ©duire le risque d’atteintes illicites.

La norme 3.3.1 prĂ©voit ce qui suit : « Chaque État contractant, en tant qu’État de l’exploitant, veillera Ă  ce que ses exploitants d’aĂ©ronefs commerciaux Ă©tablissent, mettent en Ĺ“uvre et tiennent Ă  jour un programme Ă©crit de sĂ»retĂ© d’exploitant d’aĂ©ronefs conforme aux exigences du programme national de sĂ»retĂ© de l’aviation civile de l’État de l’exploitantrĂ©fĂ©rence 7. Â»

La norme 3.3.2 prĂ©voit ce qui suit : « Chaque État contractant exigera des exploitants d’aĂ©ronefs commerciaux Ă©trangers qui assurent des liaisons au dĂ©part et Ă  destination de cet État, [sic] qu’ils Ă©tablissent, mettent en Ĺ“uvre et tiennent Ă  jour des procĂ©dures d’escale supplĂ©mentaires Ă©crites conformes aux exigences du programme national de sĂ»retĂ© de l’aviation civile de cet État hĂ´terĂ©fĂ©rence 8. Â» Au Canada, cette norme exige donc que les transporteurs aĂ©riens Ă©trangers dĂ©montrent leur conformitĂ© au programme national de sĂ»retĂ© de l’aviation civile du Canada et que toute diffĂ©rence entre celui-ci et le programme Ă©crit de sĂ»retĂ© des exploitants d’aĂ©ronefs soit indiquĂ©e dans des procĂ©dures d’escale supplĂ©mentaires (PES).

Le Canada collabore avec l’OACI, d’autres États et des organisations internationales pour développer les normes de sûreté définies dans l’Annexe 17 de l’OACI et promouvoir la conformité à celles-ci, en vue d’atténuer les risques et les menaces pour l’aviation commerciale. Les États membres s’engagent également à mettre en œuvre ces normes dans la mesure du possible.

Vérifications de l’OACI

L’OACI vĂ©rifie les capacitĂ©s de surveillance de la sĂ©curitĂ© et de la sĂ»retĂ© aĂ©riennes de ses 193 Ă‰tats membres. Ces vĂ©rifications sont effectuĂ©es dans le cadre du Programme universel d’audits de supervision de la sĂ©curitĂ© de l’OACI pour les activitĂ©s relatives Ă  la sĂ©curitĂ© de l’aviation civile, ainsi que dans le cadre du Programme universel d’audits de sĂ»retĂ© pour les activitĂ©s relatives Ă  la sĂ»retĂ© aĂ©rienne. L’OACI a menĂ© une vĂ©rification du cadre de sĂ©curitĂ© aĂ©rienne du Canada en mai et juin 2023. Elle visait Ă  Ă©valuer l’efficacitĂ© du système rĂ©glementaire du Canada et sa conformitĂ© aux normes internationales. Cette vĂ©rification ne portait pas sur le cadre de sĂ»retĂ© aĂ©rienne du Canada, qui est Ă©valuĂ© dans le cadre d’un processus de vĂ©rification distinct de l’OACI et qui vise Ă  garantir que le système de l’aviation du Canada respecte ou dĂ©passe les normes internationales. TC prĂ©voit que l’OACI effectuera une vĂ©rification de son cadre de sĂ»retĂ© aĂ©rienne en 2026.

Lorsque l’OACI entreprend une vĂ©rification et relève un Ă©cart entre une norme de l’OACI et le cadre rĂ©glementaire de l’État membre, elle formule une prĂ©occupation significative de sĂ»retĂ© (SSeC) ou une constatation gĂ©nĂ©rale. Les SSeC sont un mĂ©canisme que l’OACI utilise pour rĂ©pondre aux prĂ©occupations les plus importantes en matière de sĂ»retĂ© lorsqu’elle estime qu’un pays autorise la poursuite d’activitĂ©s aĂ©riennes malgrĂ© des lacunes dans les exigences minimales liĂ©es aux contrĂ´les critiques de sĂ»retĂ© aĂ©rienne. Des exemples de contrĂ´les critiques comprennent le contrĂ´le des passagers, des bagages Ă  main et des bagages enregistrĂ©s ainsi que leur protection contre toute interfĂ©rence non autorisĂ©e; la sĂ»retĂ© des marchandises et des services d’hĂ´tellerie; contrĂ´le d’accès aux zones rĂ©glementĂ©es et sĂ©curisĂ©es des aĂ©roports; la sĂ»retĂ© des aĂ©ronefs au dĂ©part. En cas d’écart par rapport aux normes jugĂ©es moins critiques, comme celles relatives Ă  la documentation et Ă  la formation, ou aux normes qui ont Ă©tĂ© Ă©tablies rĂ©cemment et dont la mise en Ĺ“uvre pourrait nĂ©cessiter plus de temps, l’OACI Ă©met une constatation gĂ©nĂ©rale dans laquelle elle demande notamment un plan de mesures correctives et un Ă©chĂ©ancier.

Sûreté aérienne au Canada

Les aĂ©roports canadiens prennent en charge les dĂ©placements de plus de 37 000 aĂ©ronefs immatriculĂ©s (exploitĂ©s par des transporteurs aĂ©riens titulaires d’une licence au Canada) ainsi que plus de 150 millions de passagers et de 1,5 million de tonnes de marchandises embarquĂ©s et dĂ©barquĂ©s par annĂ©erĂ©fĂ©rence 9. Dans le cadre d’un rĂ´le plus large de supervision des activitĂ©s dans le secteur de l’aviation, TC est responsable de la sĂ»retĂ© aĂ©rienne au Canada. Le Ministère Ă©labore, met en Ĺ“uvre et supervise le programme de sĂ»retĂ© de l’aviation civile du Canada. Ce dernier assure la gestion des risques pour le rĂ©seau de transport aĂ©rien au moyen d’un ensemble de politiques, de règlements et de mesures de sĂ»retĂ© visant Ă  protĂ©ger le transport et le commerce aĂ©riens.

Le Canada dispose d’un PNSAC qui sert de cadre rĂ©gissant les instruments rĂ©glementaires, les politiques et les mĂ©canismes de surveillance. Ce cadre dĂ©finit la mesure dans laquelle le Canada est conforme aux SARP de l’Annexe 17 de l’OACI et aux articles pertinents des autres annexes.

Le programme national de sĂ»retĂ© de l’aviation civile du Canada est mis en Ĺ“uvre par l’intermĂ©diaire :

Toutefois, afin de se conformer aux normes internationales, le cadre actuel de sĂ»retĂ© aĂ©rienne du Canada devra ĂŞtre amĂ©liorĂ© dans les domaines suivants : sensibilisation Ă  la sĂ»retĂ© et instauration d’une culture axĂ©e sur la sĂ»retĂ© grâce Ă  des Ă©valuations exhaustives des risques; Ă©laboration de plans stratĂ©giques de sĂ»retĂ© visant Ă  attĂ©nuer les risques; tenue d’exercices obligatoires axĂ©s sur la discussion; rĂ©alisation d’audits.

Objectif

L’objectif du projet de règlement serait de contribuer à la sécurité et à la sûreté de l’industrie aéronautique au moyen d’une harmonisation améliorée du cadre canadien de sûreté aérienne avec celui de la communauté aéronautique internationale grâce à l’adoption des normes de l’OACI auxquelles le Canada a contribué à élaborer. Le projet de règlement faciliterait l’interprétation des exigences réglementaires existantes, introduirait de nouvelles mesures de sécurité, et renforcerait l’applicabilité des programmes de sûreté des transporteurs aériens.

Description

Le projet de règlement exigerait que certains transporteurs aériens canadiens établissent, mettent en œuvre et maintiennent un PSTA qui est conforme à la réglementation canadienne sur la sûreté aérienne et aux mesures de sûreté énoncées dans le PNSAC du Canada. Les transporteurs aériens qui fournissent des services à partir de pays étrangers seraient également tenus de démontrer que leurs programmes de sûreté concordent avec le PNSAC du Canada.

Dans l’ensemble, il faudrait que le programme de sĂ»retĂ© d’un transporteur aĂ©rien rĂ©ponde aux exigences existantes du RCSA 2012 ainsi qu’aux mesures de sĂ»retĂ© connexes, fournies aux parties autorisĂ©es uniquement pour des raisons de sĂ»retĂ© opĂ©rationnelle. Le projet de règlement modifierait le RCSA 2012 en ajoutant Ă  la partie 9 de nouvelles exigences qui ne s’appliqueraient qu’aux transporteurs aĂ©riens tenus d’établir un programme de sĂ»retĂ©. De plus, des modifications seraient apportĂ©es aux exigences rĂ©glementaires existantes de la partie 8 du RCSA 2012 afin d’amĂ©liorer leur conformitĂ© aux normes de l’OACI. Il faut noter que les exigences de la partie 8 s’appliquent non seulement aux transporteurs aĂ©riens tenus de soumettre un PSTA, mais aussi Ă  d’autres transporteurs aĂ©riens, gĂ©nĂ©ralement plus petits, qui ne sont pas tenus de prĂ©senter un plan Ă©crit de sĂ»retĂ©.

Le projet de règlement exigerait que les plans de sûreté comprennent les éléments relatifs à la sûreté précisés par l’OACI, comme la nécessité de la désignation d’un cadre responsable et d’un responsable de la sûreté; le fait de fournir un instructeur qualifié; et la nécessité d’une évaluation des risques (qui inclut des évaluations de la menace, de la vulnérabilité et des incidences) et de stratégies d’atténuation; d’un plan d’urgence, y compris un exercice annuel fondé sur la discussion; et d’activités de contrôle de la qualité, y compris pour des services fournis par des entrepreneurs.

Champ d’application

Les nouvelles obligations du PSTA s’appliqueraient aux transporteurs aĂ©riens qui offrent un service de transport aĂ©rien rĂ©pondant aux critères suivants :

EntrĂ©e en vigueur — transporteurs aĂ©riens existants

Les transporteurs aĂ©riens canadiens et Ă©trangers qui exploitent des vols internationaux au dĂ©part et Ă  destination du Canada seraient tenus d’obtenir l’approbation pour leurs programmes de sĂ»retĂ© dans les trois annĂ©es suivant la publication du projet de règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada. Tous les transporteurs aĂ©riens qui fournissent actuellement des services au Canada seraient autorisĂ©s Ă  maintenir ces services pendant tout le processus de soumission et de rĂ©vision de leurs programmes de sĂ»retĂ©.

Interdiction pour les nouveaux transporteurs aériens de fournir des services au Canada sans PSTA approuvé

Le jour du troisième anniversaire de la publication du projet de règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada, il serait interdit Ă  tout nouveau transporteur aĂ©rien relevant du champ d’application qui exploite des vols internationaux de commencer Ă  exploiter un service de transport aĂ©rien au Canada sans avoir obtenu l’approbation, auprès du ministre des Transports, d’élĂ©ments de leur plan de sĂ»retĂ© qui dĂ©montrent qu’ils ont des Ă©lĂ©ments clĂ©s relatifs Ă  la sĂ»retĂ© en place.

Afin de commencer Ă  exploiter un service de transport aĂ©rien soumis aux nouvelles obligations du PSTA, un nouveau transporteur aĂ©rien serait tenu de prouver au ministre (par Ă©crit) qu’il a :

De plus, un nouveau transporteur aĂ©rien cherchant Ă  fournir des services au Canada serait Ă©galement tenu de recevoir l’approbation du ministre pour :

Éléments d’un programme de sûreté

Introduction de nouvelles exigences de sĂ»retĂ©  partie 9 du RCSA 2012

Le projet de règlement ferait en sorte d’ajouter de nouvelles exigences dans le RCSA 2012 pour les transporteurs aĂ©riens. Les dispositions suivantes figureraient Ă  la partie 9 du RCSA 2012 et ne s’appliqueraient qu’aux transporteurs aĂ©riens qui exploitent certains types de services de transport aĂ©rien. Suivant le projet de règlement, ces transporteurs aĂ©riens seraient tenus de faire ce qui suit :

Introduction d’autres exigences en matière de formation

Bien que des dispositions relatives Ă  la formation du personnel d’un transporteur aĂ©rien existent dĂ©jĂ  dans les mesures de sĂ»retĂ©, de nouvelles dispositions relatives Ă  la formation du personnel de sĂ»retĂ© du transporteur aĂ©rien seraient ajoutĂ©es Ă  la partie 9 du RCSA 2012. Celles-ci ne s’appliqueraient qu’aux transporteurs aĂ©riens qui exploitent certains types de services de transport aĂ©rien. Les transporteurs aĂ©riens concernĂ©s seraient tenus de s’assurer de ce qui suit :

Mise Ă  jour d’exigences de sĂ»retĂ© existantes partie 8 du RCSA 2012

Le projet de règlement Ă©largirait les dispositions suivantes de la partie 8 du RCSA 2012 afin de mieux les harmoniser avec les exigences de l’OACI relatives Ă  la sĂ»retĂ© des activitĂ©s du transporteur aĂ©rien. Il serait obligatoire d’inclure les procĂ©dures relatives aux exigences de sĂ»retĂ© des aĂ©ronefs, y compris celles figurant dans la partie 8, dans le programme de sĂ»retĂ© du transporteur aĂ©rien, et ces procĂ©dures s’appliqueraient Ă©galement aux transporteurs aĂ©riens qui ne sont pas tenus d’avoir un PSTA approuvĂ© (comme ceux qui exploitent des vols de moins de 20 passagers).

En ce qui concerne les biens à bord de l’aéronef, le projet de règlement exigerait qu’un transporteur aérien retire, après chaque vol, tous les biens laissés à bord de l’aéronef par un passager qui est descendu de celui-ci.

En ce qui concerne les mesures liĂ©es au transport d’armes, le projet de règlement exigerait :

En ce qui concerne les mesures relatives aux passagers sous la garde d’un agent d’escorte, le projet de règlement exigerait :

Procédures d’escale supplémentaires

Conformément à la norme 3.3.2 de l’OACI, les transporteurs aériens provenant d’autres États contractants doivent disposer d’un programme de sûreté écrit qui s’aligne sur le PNSAC de l’État membre. Par conséquent, les transporteurs aériens étrangers qui démontrent que le contenu de leur programme de sûreté écrit est conforme au PNSAC du Canada ne sont pas tenus de fournir des procédures d’escale supplémentaires pour desservir le Canada. Toutefois, selon le projet de règlement, s’il existe des divergences entre le programme de sûreté d’un transporteur aérien étranger et le PNSAC du Canada, le transporteur aérien serait tenu de préparer des procédures d’escale supplémentaires et de les soumettre par l’intermédiaire du portail sécurisé du Canada afin de démontrer la conformité du programme de sécurité au cadre réglementaire canadien.

Élaboration de la réglementation

Consultation

La nécessité de prendre des mesures supplémentaires pour maintenir la conformité aux normes et aux pratiques exemplaires existantes et en évolution de l’OACI a été réévaluée après le dépôt, en 2017, de différences formulées en réponse à la vérification de 2016 de l’OACI. Les discussions menées avec les intervenants sur l’intention du Canada d’harmoniser son régime de réglementation avec les exigences de l’OACI relatives aux programmes de sûreté des transporteurs aériens ont commencé en 2021.

L’élaboration d’un projet de règlement visant le programme de sĂ»retĂ© des transporteurs aĂ©riens a Ă©tĂ© annoncĂ©e pour la première fois lors du forum de mars 2021 du Groupe consultatif de TC sur la sĂ»retĂ© aĂ©rienne. Parmi les membres du Groupe consultatif sur la sĂ»retĂ© aĂ©rienne figurent des aĂ©roports, des transporteurs aĂ©riens, l’Administration canadienne de la sĂ»retĂ© du transport aĂ©rien, l’Agence des services frontaliers du Canada, le Conseil des aĂ©roports du Canada, l’Association du transport aĂ©rien du Canada (ATAC), des entitĂ©s chargĂ©es des marchandises, l’équipe maĂ®tre et chien de TC entraĂ®nĂ©e Ă  la dĂ©tection d’explosifs ainsi que des fournisseurs d’aliments, de boissons et d’articles de bien-ĂŞtre et de sĂ»retĂ© Ă  bord des aĂ©ronefs.

Depuis ce temps, les discussions avec les partenaires et les intervenants se sont poursuivies lors de ce forum et d’autres rĂ©unions connexes des comitĂ©s techniques et des groupes de travail dirigĂ©s par TC et par le secteur. En outre, trois sĂ©ances de consultation ont eu lieu avec certains transporteurs aĂ©riens (nationaux et Ă©trangers) et des associations canadiennes Ă  la suite de la crĂ©ation du groupe de travail sur le programme de sĂ»retĂ© des transporteurs aĂ©riens en septembre 2022.

Bien que les intervenants n’aient pas exprimé de préoccupations au sujet de l’exigence selon laquelle les transporteurs aériens doivent disposer de programmes écrits de sûreté, des commentaires ont été formulés concernant des éléments précis du projet de règlement.

Chacun des 97 transporteurs aĂ©riens concernĂ©s par le projet de règlement a eu l’occasion de participer aux efforts de consultation de TC auprès du secteur. Le 7 octobre 2024, dans le cadre de ces consultations, TC a envoyĂ© une communication aux transporteurs aĂ©riens concernĂ©s (canadiens et Ă©trangers) par l’intermĂ©diaire du portail de communication sĂ©curisĂ© de TC (PCSTC), ce qui leur a donnĂ© une occasion supplĂ©mentaire de transmettre leurs commentaires, leurs points de vue ou toute prĂ©occupation qu’ils auraient pu avoir concernant le projet de règlement. TC a reçu sept rĂ©ponses de transporteurs aĂ©riens (six de la part de transporteurs aĂ©riens Ă©trangers et une d’un transporteur aĂ©rien canadien). Tous ont indiquĂ© qu’ils avaient dĂ©jĂ  mis en Ĺ“uvre des programmes de sĂ»retĂ© qui, selon eux, correspondent aux normes et aux protocoles de l’OACI.

Le 5 novembre 2024, un reprĂ©sentant de TC a assistĂ© Ă  la confĂ©rence de l’ATAC Ă  Vancouver, au Canada, et a prĂ©sentĂ© le projet de règlement visant le programme de sĂ»retĂ© des transporteurs aĂ©riens. Les intervenants du secteur qui Ă©taient prĂ©sents n’ont soulevĂ© aucune prĂ©occupation.

Le 4 dĂ©cembre 2024, le groupe de travail sur le programme de sĂ»retĂ© des transporteurs aĂ©riens s’est rĂ©uni de nouveau, en compagnie d’autres transporteurs aĂ©riens Ă©trangers, pour faire une prĂ©sentation sur le projet de règlement. Au cours de la prĂ©sentation, TC a entendu les commentaires suivants :

Les consultations menĂ©es auprès des associations industrielles en 2025 ont rĂ©vĂ©lĂ© que l’obligation d’élaborer un programme de sĂ»retĂ© Ă©crit constituerait une charge rĂ©glementaire importante pour les transporteurs aĂ©riens qui n’exploitent que des vols intĂ©rieurs, en raison de leurs ressources limitĂ©es et du coĂ»t Ă©levĂ© par rapport Ă  la taille de leurs activitĂ©s. En outre, la norme de l’OACI prĂ©voit une certaine souplesse en ce qui concerne les opĂ©rations intĂ©rieures, qui devraient ĂŞtre incluses « dans la mesure du possible et en fonction d’une Ă©valuation des risques en matière de sĂ»retĂ© Â».

Ă€ la suite de ces commentaires, les modifications apportĂ©es Ă  la partie 9 du RCSA 2012 ne s’appliqueraient qu’à certaines catĂ©gories de transporteurs aĂ©riens exploitant des vols internationaux. De plus, TC Ă©valuera les options permettant de soumettre un PSTA qui n’obligerait pas le transporteur aĂ©rien Ă  reproduire les programmes de sĂ»retĂ© dĂ©jĂ  approuvĂ©s. TC veillera Ă©galement Ă  ce que les directives et les communications fournissent des prĂ©cisions supplĂ©mentaires sur la manière d’élaborer un programme de sĂ»retĂ© approuvĂ©.

Obligations relatives aux traités modernes, consultation et mobilisation des Autochtones

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une analyse a été effectuée afin de déterminer si le projet de règlement est susceptible de donner lieu à des obligations découlant des traités modernes. L’évaluation a porté sur la portée géographique et l’objet du projet de règlement par rapport aux traités modernes en vigueur, et aucune incidence ni répercussion sur les traités modernes n’a été relevée.

Une évaluation menée en vertu de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones a servi à déterminer les répercussions possibles du projet de règlement sur les droits et les intérêts des peuples autochtones. Aucun effet direct, indirect, caché ou imprévu n’a été relevé. Le projet de règlement n’empiète pas sur les droits et intérêts des Premières Nations, des Inuits et des Métis énoncés dans la Déclaration des Nations Unies.

Choix de l’instrument

Ă€ la suite d’un examen, TC a conclu que des modifications rĂ©glementaires au RCSA 2012 sont nĂ©cessaires afin d’amĂ©liorer l’alignement du RCSA 2012 avec les normes de l’OACI concernant les programmes de sĂ»retĂ© pour les transporteurs aĂ©riens. Bien que les documents d’orientation jouent un rĂ´le complĂ©mentaire pour aider les intervenants du secteur Ă  interprĂ©ter les exigences rĂ©glementĂ©es et pour indiquer des mĂ©thodes pratiques de mise en Ĺ“uvre, ils ne sont pas juridiquement contraignants ou exĂ©cutoires. Les vĂ©rifications et les communications prĂ©cĂ©dentes avec l’OACI confirment que des obligations rĂ©glementĂ©es et exĂ©cutoires sont nĂ©cessaires. Le recours Ă  la rĂ©glementation permet d’établir des exigences claires que les intervenants du secteur doivent respecter en vue d’exercer leurs activitĂ©s au Canada. Aucune option non rĂ©glementaire n’a Ă©tĂ© envisagĂ©e.

Analyse de la réglementation

Le projet de règlement entraĂ®nerait des coĂ»ts pour les transporteurs aĂ©riens et pour TC. Les transporteurs aĂ©riens canadiens engageraient des coĂ»ts d’une valeur actualisĂ©e estimĂ©e Ă  2,9 millions de dollars sur une pĂ©riode de 12 ans, soit la pĂ©riode de 2027 Ă  2038, tandis que TC engagerait des coĂ»ts d’une valeur actualisĂ©e de 4,3 millions de dollars au cours de la mĂŞme pĂ©riode. Au total, la valeur actualisĂ©e des coĂ»ts du projet de règlement serait d’environ 7,2 millions de dollars. Les avantages qui en dĂ©couleraient seraient notamment un niveau de sĂ»retĂ© supplĂ©mentaire pour aider Ă  attĂ©nuer ou Ă  Ă©viter les menaces futures ainsi que des retombĂ©es positives sur la rĂ©putation et les affaires rĂ©sultant de l’harmonisation avec les normes internationales.

Cadre analytique

On a Ă©valuĂ© les coĂ»ts et les avantages du projet de règlement conformĂ©ment Ă  la Politique sur l’analyse coĂ»ts-avantages du SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor du Canada (SCT) en comparant le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence avec le scĂ©nario rĂ©glementaire. Le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence dĂ©crit ce qui est susceptible de se produire Ă  l’avenir si le gouvernement du Canada ne met pas en Ĺ“uvre le projet de règlement. Le scĂ©nario rĂ©glementaire donne des renseignements sur les rĂ©sultats escomptĂ©s du projet de règlement.

Dans l’analyse, on examine l’incidence du projet de règlement sur une pĂ©riode de 12 ans, soit la pĂ©riode de 2027 Ă  2038, afin de tenir compte du dĂ©lai d’entrĂ©e en vigueur accordĂ© aux transporteurs aĂ©riens. En ce qui concerne cette analyse, une annĂ©e reprĂ©sente une pĂ©riode de 12 mois commençant Ă  la date d’enregistrement du projet de règlement indiquĂ©e dans la Partie II de la Gazette du Canada (prĂ©vu en 2027) jusqu’à la mĂŞme date de l’annĂ©e suivante. Sauf indication contraire, toutes les valeurs sont exprimĂ©es sous la forme de valeurs en dollars canadiens de 2024, actualisĂ©es Ă  l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence de 2027 selon un taux d’actualisation de 7 %. Il convient de noter que la somme de certaines valeurs figurant dans le texte pourrait ne pas ĂŞtre exacte, Ă©tant donnĂ© que les chiffres ont Ă©tĂ© arrondis. Les coĂ»ts et les avantages sont pris en compte pour les intervenants Ă  l’échelle nationale seulement; tous les coĂ»ts ou les avantages pour les intervenants Ă©trangers sont jugĂ©s hors de la portĂ©e de cette analyse.

La formule servant Ă  calculer les valeurs annualisĂ©es selon l’état des coĂ»ts-avantages et la lentille des petites entreprises suit la mĂ©thodologie prescrite dans le Guide d’analyse coĂ»ts-avantages pour le Canada : Propositions de rĂ©glementation, dans lequel les rĂ©percussions au cours de la première pĂ©riode ne sont pas actualisĂ©es.

Intervenants touchés

Au total, on prĂ©voit que 97 transporteurs aĂ©riens seront touchĂ©s par le projet de règlement, soit 16 transporteurs aĂ©riens canadiens qui exploitent des vols internationaux et 81 transporteurs aĂ©riens Ă©trangers. L’incidence de la mise en Ĺ“uvre du projet de règlement pour les 81 transporteurs aĂ©riens Ă©trangers n’est pas incluse dans l’analyse.

TC serait également touché par le projet de règlement, comme il est décrit dans les sections ci-après.

Les voyageurs et les entreprises du Canada bénéficieraient d’une sûreté accrue dans le système de l’aviation.

Scénario de référence et scénario réglementaire

Partie 8

Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, on suppose que tous les transporteurs aĂ©riens qui exercent des activitĂ©s au Canada respectent les exigences existantes de la partie 8.

Dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, les transporteurs aĂ©riens mentionnĂ©s ci-dessus dans la section « Intervenants touchĂ©s Â» seraient Ă©galement tenus de soumettre Ă  TC des procĂ©dures Ă©crites relatives aux mesures dĂ©crites Ă  la partie 8, notamment en ce qui a trait au transport d’armes et aux passagers sous la garde d’un agent d’escorte. Dans le cas des autres transporteurs aĂ©riens non mentionnĂ©s ci-dessus, on prĂ©sume qu’aucun effort supplĂ©mentaire ne serait requis pour assurer la conformitĂ©.

Partie 9

Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, on suppose que les transporteurs aĂ©riens visĂ©s continueraient de fournir leurs services conformĂ©ment Ă  leurs obligations rĂ©glementaires actuelles, tant celles du Canada que celles des États de leurs destinations internationales. En se basant sur cette hypothèse, on estime, d’après les consultations menĂ©es auprès des intervenants, que ceux qui exercent des activitĂ©s Ă  l’étranger seraient dĂ©jĂ  conformes Ă  la plupart des dispositions proposĂ©es Ă  la partie 9, car ces dispositions font Ă©galement partie des programmes de sĂ»retĂ© requis par d’autres pays. Cela inclut les transporteurs aĂ©riens canadiens qui exploitent des vols Ă  l’étranger.

Les transporteurs aĂ©riens qui exercent leurs activitĂ©s Ă  l’échelle internationale et qui sont membres de l’IATA sont dĂ©jĂ  censĂ©s ĂŞtre conformes au projet de règlement dans une certaine mesure, puisque l’IATA exige qu’ils disposent d’un PSEA. Cependant, ils devront probablement modifier leurs pratiques ou leurs documents pour se conformer pleinement au projet de règlement d’ici la date d’entrĂ©e en vigueur, c’est-Ă -dire qu’ils auraient jusqu’à trois ans Ă  compter de la publication du projet de règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada pour le faire.

Coûts

Le projet de règlement entraĂ®nerait des coĂ»ts pour les transporteurs aĂ©riens et pour TC. Les transporteurs aĂ©riens canadiens engageraient des coĂ»ts estimĂ©s Ă  2,9 millions de dollars sur une pĂ©riode de 12 ans, soit la pĂ©riode de 2027 Ă  2038, tandis que TC engagerait des coĂ»ts de 4,3 millions de dollars au cours de la mĂŞme pĂ©riode. Au total, les coĂ»ts du projet de règlement seraient d’environ 7,2 millions de dollars.

Coûts pour le secteur

Les transporteurs aĂ©riens visĂ©s par le projet de règlement assumeraient les coĂ»ts associĂ©s Ă  l’élaboration et aux travaux continus de leurs programmes de sĂ»retĂ©. Le coĂ»t total pour le secteur serait de 2,91 millions de dollars au cours de la pĂ©riode d’analyse.

Les estimations de temps indiquĂ©es dans la section « CoĂ»ts pour le secteur Â» ont Ă©tĂ© tirĂ©es des consultations portant sur l’analyse coĂ»ts-avantages menĂ©es auprès de transporteurs aĂ©riens et d’experts en la matière de TC. Les estimations du niveau d’effort nĂ©cessaire reprĂ©sentent le temps moyen pour tous les transporteurs aĂ©riens, Ă©tant donnĂ© que la taille et la complexitĂ© de chaque organisation pourraient avoir une incidence sur l’effort. Cela signifie que certains transporteurs aĂ©riens pourraient nĂ©cessiter plus de temps et que d’autres en auraient besoin de moins, mais que la moyenne est utilisĂ©e dans les calculs. Toutes les tâches dĂ©crites dans cette section seraient accomplies par un gestionnaire de la sĂ»retĂ© ou par le titulaire d’un poste similaire, avec un salaire horaire estimĂ© Ă  76,91 $ (qui inclut 25 % de frais gĂ©nĂ©raux).

Puisque les transporteurs aĂ©riens seraient tenus d’être en conformitĂ© trois ans Ă  compter de la date de publication du projet de règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada, et puisque des travaux seraient nĂ©cessaires avant cette date, l’annĂ©e initiale de conformitĂ© est supposĂ©e ĂŞtre la troisième annĂ©e de l’analyse.

Documentation générale relative au programme de sûreté

Chaque transporteur aĂ©rien visĂ© par le projet de règlement serait tenu de conserver des documents gĂ©nĂ©raux pendant la première annĂ©e de la prĂ©sentation et tous les deux ans, ainsi que pendant la cinquième annĂ©e suivant la prĂ©sentation initiale. On estime que cela nĂ©cessiterait environ 15 minutes d’effort chaque fois. Ce coĂ»t surviendrait dans les annĂ©es 4, 6, 8, 9, 10 et 12 de la pĂ©riode d’analyse. En outre, la documentation devrait ĂŞtre mise pĂ©riodiquement Ă  la disposition du ministre, en supposant que cela soit fait en moyenne trois fois par annĂ©e Ă  partir de la première annĂ©e suivant la prĂ©sentation initiale du programme de sĂ»retĂ© du transporteur aĂ©rien et qu’il faudrait Ă  celui-ci 30 minutes pour le faire chaque fois. Le coĂ»t total de ces tâches pour l’ensemble des transporteurs aĂ©riens serait donc de 13 351 $.

Obligations initiales

Chaque transporteur aĂ©rien visĂ© par le projet de règlement aurait diverses obligations initiales pour se conformer. Ces obligations comprendraient la dĂ©finition et la consignation des rĂ´les et responsabilitĂ©s visant la sĂ»retĂ©, la dĂ©signation de cadres responsables, la communication de ces renseignements Ă  l’interne et la prĂ©sentation initiale du programme de sĂ»retĂ© au ministre, dans le format requis. Toutes ces tâches devraient ĂŞtre effectuĂ©es une fois au cours de l’annĂ©e de la prĂ©sentation initiale du programme de sĂ»retĂ© de chaque transporteur aĂ©rien. On estime que les trois premières tâches prendraient 15 minutes chacune, pour un total de 45 minutes par transporteur aĂ©rien. La prĂ©sentation initiale du programme de sĂ»retĂ© prendrait huit heures. Pour l’ensemble des transporteurs aĂ©riens, le coĂ»t total des tâches relatives aux obligations initiales du programme de sĂ»retĂ© serait donc de 9 404 $.

Comme il a Ă©tĂ© mentionnĂ© dans la section « ScĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et scĂ©nario rĂ©glementaire Â», les transporteurs aĂ©riens seraient tenus de fournir les procĂ©dures Ă©crites Ă©noncĂ©es Ă  la partie 8 du RCSA 2012. On s’attend Ă  ce que cette tâche prenne deux jours (15 heures) par transporteur aĂ©rien et que l’effort survienne une fois au cours de l’annĂ©e de la prĂ©sentation initiale des procĂ©dures de chaque transporteur aĂ©rien. Pour l’ensemble des transporteurs aĂ©riens, le coĂ»t estimatif total dĂ©coulant de la prĂ©sentation des procĂ©dures Ă©crites visĂ©es Ă  la partie 8 serait donc de 16 122 $.

Formation

Tous les transporteurs aĂ©riens visĂ©s par le projet de règlement seraient tenus d’effectuer diverses tâches liĂ©es Ă  la formation des instructeurs en sĂ»retĂ© au sein de leur organisation. Ces tâches comprennent la communication Ă  TC de renseignements sur les instructeurs en sĂ»retĂ©, l’évaluation semestrielle des instructeurs, la mise Ă  jour initiale de la formation pour le personnel de sĂ»retĂ© et la mise Ă  jour pĂ©riodique de la formation. Le coĂ»t total associĂ© Ă  la formation s’élèverait Ă  0,15 million de dollars pour tous les transporteurs aĂ©riens visĂ©s par le projet de règlement. La rĂ©partition de ce montant est dĂ©taillĂ©e dans les paragraphes ci-dessous.

Au cours de l’annĂ©e d’entrĂ©e en vigueur, les transporteurs aĂ©riens seraient tenus de fournir Ă  TC le curriculum vitæ de chaque instructeur en sĂ»retĂ© au sein de leur organisation et une brève justification de la manière dont il rĂ©pond aux exigences de qualification. Cette tâche ne devrait pas prendre beaucoup de temps aux transporteurs aĂ©riens, soit environ trois heures pour les petites organisations (6) et huit heures pour les plus grandes (10). Le coĂ»t total associĂ© Ă  la prĂ©sentation des curriculum vitæ et des justifications est estimĂ© Ă  6 583 $.

Les transporteurs aĂ©riens seraient Ă©galement tenus d’évaluer leurs instructeurs tous les deux ans, Ă  compter de deux ans après la date d’entrĂ©e en vigueur initiale qui s’applique Ă  eux. Cette Ă©valuation devrait prendre chaque fois environ 16 heures pour les petites organisations (6) et 35 heures pour les plus grandes (10). Le coĂ»t total de ces Ă©valuations est estimĂ© Ă  86 424 $ pour tous les transporteurs aĂ©riens.

Les transporteurs aĂ©riens seraient tenus d’effectuer la mise Ă  jour initiale de leurs programmes de formation actuels afin d’inclure du matĂ©riel pour tout le personnel de sĂ»retĂ©. Cette tâche prendrait 35 heures et serait rĂ©alisĂ©e au cours de l’annĂ©e d’entrĂ©e en vigueur qui s’applique Ă  chaque transporteur aĂ©rien. D’autres mises Ă  jour de la formation d’appoint seraient nĂ©cessaires pour les transporteurs aĂ©riens et devraient avoir lieu en moyenne tous les trois ans après la date d’entrĂ©e en vigueur initiale qui s’applique Ă  eux. On s’attend Ă  ce que ces mises Ă  jour, s’il y a lieu, exigent 8 heures d’effort en moyenne. Le coĂ»t total des mises Ă  jour initiales et subsĂ©quentes est estimĂ© Ă  55 043 $ pour tous les transporteurs aĂ©riens.

On ne s’attend pas à ce que des coûts de renonciation supplémentaires découlent de la formation du personnel de sûreté, étant donné que ces employés suivent déjà une formation périodique annuelle et que le projet de règlement ferait uniquement en sorte de mettre à jour une partie du matériel de cette formation, sans en augmenter la durée globale. Comme le projet de règlement prévoit une période de transition d’au moins une année complète pour tous les transporteurs aériens, les membres du personnel de sûreté pourraient suivre la formation mise à jour au moment de leur formation périodique annuelle.

Évaluations des risques

Les transporteurs aĂ©riens concernĂ©s seraient tenus de mettre en Ĺ“uvre un processus d’évaluation des risques. Cela nĂ©cessiterait d’entreprendre des tâches, telles que l’élaboration et la prĂ©sentation des Ă©valuations des risques, le traitement des commentaires de TC, la tenue d’examens annuels et de vĂ©rifications internes et la prĂ©sentation de nouvelles Ă©valuations. Le coĂ»t total associĂ© aux Ă©valuations des risques pour tous les transporteurs aĂ©riens est estimĂ© Ă  0,51 million de dollars, dont la rĂ©partition est dĂ©taillĂ©e ci-après.

On s’attend Ă  ce que l’élaboration initiale de l’évaluation des risques d’un transporteur aĂ©rien prenne environ 225 heures (six semaines). Cette diffĂ©rence tient compte du niveau de travail liĂ© Ă  l’évaluation des risques qu’un transporteur aĂ©rien effectuerait selon le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, souvent pour se conformer aux normes, règles ou règlements internationaux dans les pays oĂą il exploite des vols. On estime que ce coĂ»t surviendrait au cours de l’annĂ©e initiale de conformitĂ©. Le coĂ»t total de l’élaboration initiale des Ă©valuations des risques pour tous les transporteurs aĂ©riens est donc estimĂ© Ă  0,24 million de dollars.

L’évaluation des risques initiale devrait ĂŞtre soumise Ă  TC, et on s’attend Ă  ce qu’il y ait des discussions entre le Ministère et le transporteur aĂ©rien avant son approbation. On prĂ©voit que le processus de prĂ©sentation prendrait en moyenne 22,5 heures (trois jours) et on estime que ce coĂ»t surviendrait au cours de l’annĂ©e initiale de conformitĂ©. Le coĂ»t total de la prĂ©sentation des Ă©valuations des risques pour tous les transporteurs aĂ©riens est donc estimĂ© Ă  24 183 $.

Les transporteurs aĂ©riens seraient tenus d’effectuer un examen annuel et une vĂ©rification interne de leurs Ă©valuations des risques dans le cadre du projet de règlement. On estime que ce processus commencerait dans l’annĂ©e suivant l’entrĂ©e en vigueur initiale qui s’applique Ă  chaque transporteur aĂ©rien et qu’il prendrait en moyenne 22,5 heures (trois jours). Le coĂ»t total de l’examen annuel des Ă©valuations des risques pour tous les transporteurs aĂ©riens est estimĂ© Ă  0,16 million de dollars.

Il serait exigĂ© que les transporteurs aĂ©riens soumettent de nouveau leurs Ă©valuations des risques tous les cinq ans. Ce processus devrait avoir lieu cinq ans après la prĂ©sentation initiale de l’évaluation des risques de chaque transporteur aĂ©rien et devrait prendre 112,5 heures (15 jours). De cet effort, deux jours seraient associĂ©s Ă  la prĂ©sentation de l’évaluation des risques et aux communications subsĂ©quentes entre le transporteur aĂ©rien et TC avant son approbation. Le coĂ»t total de la prĂ©sentation de nouvelles Ă©valuations des risques pour tous les transporteurs aĂ©riens est donc estimĂ© Ă  86 210 $.

Plans stratégiques de sûreté

Tous les transporteurs aĂ©riens concernĂ©s seraient tenus d’élaborer un plan stratĂ©gique de sĂ»retĂ©. Cela nĂ©cessiterait d’entreprendre des tâches, telles que l’élaboration et la prĂ©sentation initiales du plan, le traitement des commentaires de TC, les modifications continues et la prĂ©sentation de nouveaux plans. Le coĂ»t total associĂ© aux plans stratĂ©giques de sĂ»retĂ© pour tous les transporteurs aĂ©riens est estimĂ© Ă  0,51 million de dollars.

On s’attend Ă  ce que l’élaboration initiale du plan stratĂ©gique de sĂ»retĂ© d’un transporteur aĂ©rien prenne environ 225 heures (six semaines). Le coĂ»t total de l’élaboration initiale des plans stratĂ©giques de sĂ»retĂ© pour tous les transporteurs aĂ©riens est donc estimĂ© Ă  0,24 million de dollars.

Le plan stratĂ©gique de sĂ»retĂ© initial devrait ĂŞtre soumis Ă  TC, et on s’attend Ă  ce qu’il y ait des discussions entre le Ministère et le transporteur aĂ©rien avant leur approbation. On estime que ce processus de prĂ©sentation pourrait prendre en moyenne 22,5 heures (trois jours). Le coĂ»t total de la prĂ©sentation des plans stratĂ©giques de sĂ»retĂ© pour tous les transporteurs aĂ©riens est donc estimĂ© Ă  24 183 $.

De plus, les transporteurs aĂ©riens seraient tenus de procĂ©der chaque annĂ©e Ă  un examen et Ă  un contrĂ´le de la qualitĂ© de leur plan stratĂ©gique de sĂ»retĂ©. On estime que ce processus commencerait dans l’annĂ©e suivant l’entrĂ©e en vigueur initiale qui s’applique Ă  chaque transporteur aĂ©rien et qu’il prendrait en moyenne 22,5 heures (trois jours). Le coĂ»t total des examens annuels des plans stratĂ©giques de sĂ»retĂ© pour tous les transporteurs aĂ©riens est estimĂ© Ă  0,16 million de dollars.

Les transporteurs aĂ©riens seraient tenus de prĂ©senter Ă  nouveau leur plan stratĂ©gique de sĂ»retĂ© tous les cinq ans après leur dĂ©pĂ´t initial. On estime que ce processus prendrait 112,5 heures (15 jours). De cet effort, deux jours seraient associĂ©s Ă  la prĂ©sentation du plan stratĂ©gique de sĂ»retĂ© et aux communications subsĂ©quentes entre le transporteur aĂ©rien et TC avant qu’il soit finalisĂ©. Le coĂ»t total de la prĂ©sentation de nouveaux plans stratĂ©giques de sĂ»retĂ© pour tous les transporteurs aĂ©riens est donc estimĂ© Ă  86 210 $.

Plans d’urgence et exercices

Tous les transporteurs aĂ©riens visĂ©s par le projet de règlement seraient tenus d’élaborer des plans d’urgence et de mener des exercices de sĂ»retĂ© fondĂ©s sur la discussion. Ces exigences impliqueraient des efforts liĂ©s Ă  la prĂ©sentation et Ă  l’approbation initiales des plans et des exercices, aux examens annuels, aux modifications pĂ©riodiques, Ă  la tenue de dossiers relatifs aux situations d’urgence, Ă  la prĂ©paration des exercices, Ă  leur exĂ©cution et Ă  leur consignation. Le coĂ»t total associĂ© aux plans d’urgence et aux exercices de sĂ»retĂ© pour tous les transporteurs aĂ©riens est estimĂ© Ă  0,87 million de dollars.

On s’attend Ă  ce que les exigences initiales liĂ©es aux plans d’urgence prennent environ 30 heures par transporteur aĂ©rien au cours de l’annĂ©e oĂą il doit se conformer. Ces exigences initiales comprendraient l’établissement des procĂ©dures Ă  suivre en cas d’alerte Ă  la bombe, de dĂ©tournement d’avion ou d’autres actes d’intervention illicite. Ces procĂ©dures dicteraient les rĂ´les et responsabilitĂ©s et les mesures Ă  prendre par le personnel de sĂ»retĂ© dans diffĂ©rentes situations. Le coĂ»t total de ces exigences initiales pour tous les transporteurs aĂ©riens est estimĂ© Ă  32 244 $.

Les plans d’urgence devraient ĂŞtre soumis Ă  TC, ce qui prendrait Ă  chaque transporteur aĂ©rien environ une demi-journĂ©e (3,75 heures) au cours de l’annĂ©e oĂą il devrait se conformer. Le coĂ»t total de la prĂ©sentation des plans d’urgence pour tous les transporteurs aĂ©riens est estimĂ© Ă  4 030 $.

Les plans d’urgence devraient ĂŞtre examinĂ©s chaque annĂ©e et modifiĂ©s au besoin. On s’attend Ă  ce que cet examen prenne Ă  chaque transporteur aĂ©rien environ une journĂ©e (7,5 heures) chaque annĂ©e suivant l’annĂ©e initiale oĂą il doit se conformer. Le coĂ»t total de l’examen et de la modification des plans d’urgence pour tous les transporteurs aĂ©riens est estimĂ© Ă  52 519 $.

Chaque fois qu’il y a une menace Ă  la sĂ»retĂ© aĂ©rienne, les transporteurs aĂ©riens seraient tenus de crĂ©er des registres qui incluent une description de la menace, une Ă©valuation de l’efficacitĂ© de leur plan d’urgence pour y faire face et toutes les mesures prĂ©vues pour remĂ©dier aux lacunes relevĂ©es. Ces menaces pourraient concerner des types d’évĂ©nements très restreints, comme la dĂ©couverte d’un objet interdit, ou des Ă©vĂ©nements de grande envergure, comme une cyberattaque ou la dĂ©couverte d’un engin explosif improvisĂ©. Pour tous les transporteurs aĂ©riens concernĂ©s, on s’attend Ă  ce que ces types de dossiers et d’évaluations soient dĂ©jĂ  une pratique en cours, mais quelques modifications mineures pourraient ĂŞtre nĂ©cessaires pour assurer la conformitĂ© au projet de règlement. D’après les donnĂ©es internes de TC, on estime que, chaque annĂ©e, 15 incidents devraient faire l’objet d’un rapport. Compte tenu du niveau d’effort prĂ©vu dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, on s’attend Ă  ce que chaque rapport nĂ©cessite une augmentation progressive d’environ 30 minutes en moyenne. Pour simplifier l’analyse, il est supposĂ© que chaque transporteur devrait produire un rapport pour un incident par annĂ©erĂ©fĂ©rence 10. Les transporteurs aĂ©riens commenceraient Ă  prĂ©parer ces rapports Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur qui s’applique Ă  eux. Le coĂ»t total des rapports sur les situations d’urgence pour tous les transporteurs aĂ©riens est estimĂ© Ă  4 039 $ au cours de la pĂ©riode d’analyse.

Chaque annĂ©e, les transporteurs aĂ©riens seraient tenus d’effectuer des exercices de sĂ»retĂ© ou de participer Ă  de tels exercices pour vĂ©rifier l’efficacitĂ© de leurs plans d’urgence en rĂ©ponse aux actes d’intervention illicites. L’exigence annuelle pourrait ĂŞtre respectĂ©e de trois façons : les exercices pourraient ĂŞtre effectuĂ©s dans un format fondĂ© sur la discussion; le transporteur aĂ©rien pourrait participer Ă  un exercice fondĂ© sur les opĂ©rations menĂ© par l’exploitant d’un aĂ©rodrome; le transporteur aĂ©rien pourrait mettre en Ĺ“uvre les plans d’urgence pour rĂ©pondre Ă  une menace rĂ©elle. On suppose que, la plupart du temps, les transporteurs aĂ©riens satisferaient Ă  cette exigence au moyen d’exercices fondĂ©s sur la discussion. Les deux autres options, si elles sont appliquĂ©es, sont nĂ©cessaires dans le cadre du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et, par consĂ©quent, aucun coĂ»t marginal n’est attendu. Aux fins de l’analyse, et d’après les hypothèses Ă©noncĂ©es, on suppose que les transporteurs aĂ©riens engageraient des coĂ»ts marginaux associĂ©s aux exercices fondĂ©s sur la discussion Ă  quatre reprises au cours de chaque pĂ©riode de cinq ans. La prĂ©paration et l’exĂ©cution des exercices devraient prendre cinq jours d’effort total chaque fois. Les exercices de sĂ»retĂ© devraient prendre en moyenne une demi-journĂ©e (3,75 heures) et nĂ©cessiter l’effort de divers employĂ©s. On s’attend Ă  ce que les grands transporteurs aĂ©riens (10) mobilisent en moyenne 15 personnes et que les petits transporteurs (6) en mobilisent 8 en moyenne. De plus, environ trois jours d’effort total seraient nĂ©cessaires chaque fois pour la consignation de ces exercices. Le coĂ»t total des exercices de sĂ»retĂ© pour tous les transporteurs aĂ©riens est donc estimĂ© Ă  0,77 million de dollars.

Examen interne

En vertu du projet de règlement, les transporteurs aĂ©riens seraient tenus de procĂ©der pĂ©riodiquement Ă  diverses formes de contrĂ´le et d’assurance de la qualitĂ© au cours de la pĂ©riode d’analyse. De plus, les activitĂ©s d’assurance de la qualitĂ© devraient ĂŞtre consignĂ©es. Le coĂ»t total associĂ© Ă  ces activitĂ©s d’examen interne pour tous les transporteurs aĂ©riens est estimĂ© Ă  0,84 million de dollars. Ce montant est dĂ©taillĂ© ci-après.

Les transporteurs aĂ©riens seraient tenus d’effectuer des activitĂ©s de contrĂ´le de la qualitĂ© pour confirmer que leurs systèmes fonctionnent correctement et que les membres de leur personnel de sĂ»retĂ© exĂ©cutent leurs tâches comme prĂ©vu. On s’attend Ă  ce qu’il y ait en moyenne trois activitĂ©s de contrĂ´le de la qualitĂ© par annĂ©e, Ă  compter de l’annĂ©e suivant la conformitĂ© initiale. Ces activitĂ©s devraient nĂ©cessiter en moyenne trois jours (22,5 heures) d’effort par transporteur aĂ©rien, ce qui inclut le temps nĂ©cessaire pour dĂ©terminer et mettre en Ĺ“uvre des mesures correctives. Le coĂ»t total des activitĂ©s de contrĂ´le de la qualitĂ© pour tous les transporteurs aĂ©riens est estimĂ© Ă  0,47 million de dollars.

Les transporteurs aĂ©riens seraient tenus de vĂ©rifier leur capacitĂ© Ă  cerner et Ă  traiter efficacement les risques pour la sĂ»retĂ© aĂ©rienne au moyen d’activitĂ©s d’assurance de la qualitĂ©. On s’attend Ă  ce qu’il y ait une activitĂ© d’assurance de la qualitĂ© par annĂ©e, Ă  compter de l’annĂ©e suivant la conformitĂ© initiale. Ces activitĂ©s annuelles devraient nĂ©cessiter en moyenne une semaine (37,5 heures) d’effort par transporteur aĂ©rien, ce qui inclut le temps requis pour dĂ©terminer et mettre en Ĺ“uvre des mesures correctives. Le coĂ»t total des activitĂ©s d’assurance de la qualitĂ© pour tous les transporteurs aĂ©riens est estimĂ© Ă  0,26 million de dollars.

Les transporteurs aĂ©riens seraient tenus de consigner chaque examen d’assurance de la qualitĂ© en indiquant : la ou les procĂ©dures examinĂ©es, la mĂ©thodologie utilisĂ©e, la date et le lieu de l’examen, la ou les personnes qui l’ont effectuĂ© et les conclusions qui en ont dĂ©coulĂ©. La consignation de ces renseignements devrait nĂ©cessiter deux jours d’effort supplĂ©mentaire pour les transporteurs aĂ©riens. Le coĂ»t total de la consignation des activitĂ©s d’assurance de la qualitĂ© pour tous les transporteurs aĂ©riens est estimĂ© Ă  0,11 million de dollars.

Coûts pour le gouvernement

Au cours de la pĂ©riode d’analyse, TC exigerait de la part de divers employĂ©s des efforts associĂ©s aux Ă©valuations des risques, aux certifications et aux autorisations, au cadre et au traitement des demandes, Ă  la surveillance et aux vĂ©rifications. Le coĂ»t estimatif total pour le gouvernement serait de 4,27 millions de dollars au cours de la pĂ©riode d’analyse de 12 ans.

L’effort total en fonction des employĂ©s Ă  temps plein (ETP) qui seraient requis pour mettre en Ĺ“uvre le projet de règlement, soit principalement des PM-04, des PM-05, des PM-06 et des TI-06, est prĂ©sentĂ© au tableau 1. Les salaires des ETP supplĂ©mentaires figurent au tableau 2. Des dĂ©tails sur le travail qui serait nĂ©cessaire dans chaque secteur de ressources sont prĂ©sentĂ©s dans le texte ci-après.

Tableau 1 : Effort attendu du gouvernement par secteur de ressources et annĂ©e de la pĂ©riode d’analyse
Secteur de ressources AnnĂ©e 1 AnnĂ©e 2 AnnĂ©e 3 AnnĂ©es 4-7 AnnĂ©es 8 et plus
Cadre, directives et évaluation des risques 2,5 2,5 2,5 0 0
Traitement des demandes 1,498 3,995 5,99 0 0
Surveillance 0 0 0 2,5 1,75
Vérifications 0 0 0 0,5 0,25
Total des équivalents temps plein 3,998 6,495 8,49 3 2
Tableau 2 : Salaires (y compris les frais gĂ©nĂ©raux) des employĂ©s du gouvernement
Classification de l’employĂ© Salaire en dollars de 2024 Salaire y compris 30 % de frais gĂ©nĂ©raux
PM-04 87 108 $ 113 240 $
PM-05 104 044 $ 135 257 $
PM-06 129 017 $ 167 722 $
TI-06 118 477 $ 154 020 $
EX-02 177 809 $ 231 152 $
Cadre, directives et évaluation des risques

Comme l’indique le tableau 3, au cours des annĂ©es un Ă  trois suivant la publication finale du projet de règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada, l’effort d’un PM-04, d’un PM-05 et de la moitiĂ© du temps d’un PM-06 serait nĂ©cessaire pour Ă©laborer le cadre administratif du programme, rĂ©diger et fournir des directives aux inspecteurs et aux transporteurs aĂ©riens et Ă©laborer une mĂ©thodologie d’évaluation des risques. Le coĂ»t total de cet effort pour le gouvernement est estimĂ© Ă  0,93 million de dollars, ce qui inclut 30 % de frais gĂ©nĂ©raux.

Tableau 3 : EmployĂ©s du gouvernement requis pour le cadre, les directives et l’évaluation des risques
Classification de l’employĂ© AnnĂ©e 1 AnnĂ©e 2 AnnĂ©e 3 AnnĂ©es 4 et plus
PM-04 1 1 1 0
PM-05 1 1 1 0
PM-06 0,5 0,5 0,5 0
Traitement des demandes

TC aurait l’obligation de recevoir, d’examiner, de consulter et, en fin de compte, d’approuver les programmes de sĂ»retĂ©. On s’attend Ă  ce que cela exige un niveau d’effort variable Ă  compter de la première annĂ©e suivant la publication finale du projet de règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada, pour tout transporteur aĂ©rien qui choisirait volontairement de prĂ©senter son programme tĂ´t, jusqu’à ce que la date d’entrĂ©e en vigueur soit passĂ©e. Le tableau 4 prĂ©sente la classification des postes et le nombre total d’ETP requis par annĂ©e. Le coĂ»t total du traitement des demandes pour le gouvernement est estimĂ© Ă  1,33 million de dollars, ce qui inclut 30 % de frais gĂ©nĂ©raux.

Tableau 4 : EmployĂ©s du gouvernement requis pour le traitement des demandes
Classification de l’employĂ© AnnĂ©e 1 AnnĂ©e 2 AnnĂ©e 3 AnnĂ©es 4 et plus
PM-04 0,875 2,3345 3,5 0
PM-05 0,3 0,8004 1,2 0
PM-06 0,0625 0,16675 0,25 0
TI-06 0,25 0,667 1 0
EX-02 0,01 0,02668 0,04 0
Surveillance

Au cours de la quatrième annĂ©e suivant la publication finale du projet de règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada et au cours de toutes les annĂ©es subsĂ©quentes, TC serait tenu d’assurer des fonctions de surveillance et d’application de la loi associĂ©es aux programmes de sĂ»retĂ©. On s’attend Ă  ce que l’effort requis diminue lĂ©gèrement avec le temps. Le pourcentage du temps que ces employĂ©s consacreraient au traitement des demandes est indiquĂ© au tableau 5. Le coĂ»t total de la surveillance pour le gouvernement est estimĂ© Ă  1,71 million de dollars, ce qui inclut 30 % de frais gĂ©nĂ©raux.

Tableau 5 : EmployĂ©s du gouvernement requis pour la surveillance
Classification de l’employĂ© AnnĂ©es 1 Ă  3 AnnĂ©es 4 Ă  7 AnnĂ©es 8 et plus
PM-04 0 0,45 0,3
PM-05 0 1 0,7
PM-06 0 0,2 0,15
TI-06 0 0,85 0,6
Soutien continu

Ă€ compter de la quatrième annĂ©e de la pĂ©riode d’analyse et au cours de chaque annĂ©e subsĂ©quente, TC engagerait probablement des coĂ»ts dĂ©coulant d’un soutien continu en lien avec les changements apportĂ©s aux programmes de sĂ»retĂ© des transporteurs aĂ©riens existants et de tout nouveau transporteur aĂ©rien qui cherche Ă  exercer des activitĂ©s au Canada. Comme on le voit dans le cas de la fonction de contrĂ´le, on s’attend Ă  ce que l’effort requis diminue avec le temps. Le tableau 6 prĂ©sente les employĂ©s qui devront s’acquitter de ces tâches. Le coĂ»t total du soutien continu pour le gouvernement est estimĂ© Ă  0,29 million de dollars, ce qui inclut 30 % de frais gĂ©nĂ©raux.

Tableau 6 : EmployĂ©s du gouvernement requis pour le soutien continu
Classification de l’employĂ© AnnĂ©es 1 Ă  3 AnnĂ©es 4 Ă  7 AnnĂ©es 8 et plus +
PM-04 0 0,22 0,1
PM-05 0 0,085 0,05
PM-06 0 0,02 0,01
TI-06 0 0,17 0,085
EX-02 0 0,005 0,005

Avantages

Le projet de règlement rendrait le Canada conforme aux normes de l’OACI et renforcerait la sûreté du réseau de transport aérien canadien en faisant en sorte que certaines catégories de transporteurs aériens basés au Canada qui exploitent des vols internationaux respectent une norme de sûreté uniforme dans l’ensemble de leurs activités. Les avantages qui en découleraient seraient notamment un niveau de sûreté accru pour aider à atténuer ou à éviter les menaces futures ainsi que des retombées positives sur la réputation et les affaires résultant de l’harmonisation avec les normes internationales.

Ces nouvelles exigences amèneraient les transporteurs aériens visés par le projet de règlement à prendre des mesures pour mieux protéger le secteur de l’aviation du Canada contre les menaces. L’amélioration des préparatifs de sûreté qui résulterait du projet de règlement permettrait de réduire le niveau de risque pour la sûreté dans le scénario de référence et, par conséquent, de diminuer la probabilité qu’une catastrophe se produise à l’avenir.

Étant donné le manque d’incidents historiques survenus au Canada qui seraient inclus dans le champ d’application du projet de règlement, le niveau de risque du scénario de référence ne peut être estimé au cours de la période d’analyse. De plus, l’efficacité potentielle du projet de règlement pour réduire ce risque est incertaine. De telles données seraient nécessaires pour effectuer les calculs requis afin de déclarer les avantages monétisés prévus.

Ainsi, compte tenu du manque de données, de l’importante variabilité et du haut niveau d’incertitude entourant la probabilité et les conséquences potentielles d’un incident qui serait évité à l’avenir, les avantages ont été décrits de façon qualitative. Le projet de règlement représente néanmoins une étape claire vers la conformité aux normes de l’OACI, qui visent à rendre le secteur de l’aviation plus sûr. Comme prévenir un seul incident permettrait d’éviter des coûts potentiellement très élevés, TC estime que les avantages qualitatifs du projet de règlement, décrits dans les sections suivantes, l’emporteraient sur les coûts qui y sont associés.

Avantages pour la sûreté et les activités

Le régime mondial de sûreté aérienne est de plus en plus solide et intégré. Il arrive donc rarement que les incidents aéronautiques liés à la sûreté dans le secteur ne puissent être atténués. Malgré l’efficacité de ce régime, les agresseurs potentiels cherchent constamment à mettre au point de nouvelles techniques et à trouver de possibles vulnérabilités dans ces systèmes, si bien que TC et d’autres organismes de réglementation doivent s’adapter pour veiller à ce que les protections en place continuent de prévenir efficacement les incidents. L’OACI ayant démontré sa capacité à élaborer efficacement des SARP, il est important, pour protéger le secteur de l’aviation, que les États membres y adhèrent dans la mesure du possibleréférence 11. Le projet de règlement regrouperait les outils existants et les nouveaux outils en un seul programme de sûreté des transporteurs aériens visés par le règlement.

Étant donnĂ© l’évolution de cette dynamique, le secteur du transport aĂ©rien reste exposĂ© Ă  un niveau de risque pour la sĂ»retĂ© de base. Bien que les incidents de sĂ©curitĂ© graves aient Ă©tĂ© rares, dans certains cas oĂą ils ont Ă©tĂ© menĂ©s Ă  bien comme prĂ©vu, les consĂ©quences sociĂ©tales ont Ă©tĂ© immenses. Si des Ă©vĂ©nements, tels que le vol 182 d’Air IndiarĂ©fĂ©rence 12, le vol 103 de la Pan AmrĂ©fĂ©rence 13 et le 11 septembre 2001rĂ©fĂ©rence 14 ont provoquĂ© un changement de paradigme ayant causĂ© de nombreux dĂ©cès et des coĂ»ts sociĂ©taux de plusieurs milliards de dollars, il y a aussi eu plusieurs incidents de moindre envergure au cours de cette pĂ©riode. Ces incidents de moindre envergure, comme la dĂ©couverte d’une arme ou l’accès non autorisĂ© Ă  une zone sĂ©curisĂ©e, qui n’entraĂ®nent souvent pas de consĂ©quences humaines, peuvent tout de mĂŞme ĂŞtre coĂ»teux pour les transporteurs aĂ©riens sur le plan opĂ©rationnel. Le projet de règlement devrait garantir que les transporteurs aĂ©riens concernĂ©s soient bien prĂ©parĂ©s Ă  rĂ©agir et Ă  rĂ©pondre Ă  ces incidents.

Compte tenu des coûts potentiels, il est essentiel pour TC, le gouvernement du Canada, les Canadiens et la communauté internationale d’éviter tout incident lié à la sécurité à l’avenir. Cet ensemble d’exigences en matière de sûreté permettrait de s’assurer que le Canada est conforme aux autres nations et que les transporteurs aériens sont bien protégés contre les menaces futures.

Harmonisation avec les normes internationales

Le projet de règlement renforcerait la sĂ»retĂ© aĂ©rienne nationale, en amĂ©liorant l’harmonisation du PNSAC du Canada avec les normes de l’annexe 17 de l’OACI. L’harmonisation avec les normes internationales est importante pour Ă©viter que l’OACI ne dĂ©livre un SSeC lors du prochain audit de sĂ»retĂ© de l’OACI au Canada, qui devrait avoir lieu en 2026. Un mauvais rĂ©sultat au cours de la vĂ©rification pourrait mettre en pĂ©ril la rĂ©putation du Canada, miner sa position de chef de file et diminuer son influence au sein des groupes de travail de l’OACI chargĂ©s d’établir de nouvelles normes.

En outre, les auteurs de menace cherchent parfois Ă  emprunter le « chemin de moindre rĂ©sistance Â» dans le système, ce qui signifie que tous les États et les exploitants aĂ©riens doivent prĂŞter une attention particulière aux menaces qui pèsent sur l’aviation, mĂŞme lorsqu’ils ne considèrent pas leurs activitĂ©s ou leur population comme Ă©tant les plus en danger. Pour cette raison, il est crucial que les États qui font partie du système mondial de la sĂ»retĂ© aĂ©rienne s’efforcent d’assurer une conformitĂ© uniforme aux exigences de l’OACI. Du point de vue des affaires et des relations internationales, le Canada ne peut pas risquer d’être perçu comme le « chemin de moindre rĂ©sistance Â» dans ce vaste système de sĂ»retĂ©. Le projet de règlement permettrait d’harmoniser davantage le rĂ©gime canadien de sĂ»retĂ© aĂ©rienne avec les normes internationales relatives aux programmes de sĂ»retĂ© des exploitants aĂ©riens, ce qui amĂ©liorerait directement la rĂ©putation du Canada et donnerait aux entreprises qui exercent dĂ©jĂ  leurs activitĂ©s au Canada ou qui cherchent Ă  le faire l’assurance que le secteur de l’aviation du pays est sĂ»r.

De plus, si le Canada se conforme aux normes de l’OACI, les transporteurs aériens canadiens verraient leur réputation s’améliorer et seraient plus en mesure d’exercer leurs activités dans des pays étrangers qui exigent également qu’ils aient un PSTA ou un PSEA bien établi.

Énoncé des coûts-avantages
Tableau 7 : CoĂ»ts monĂ©tisĂ©s (en millions)
Intervenants touchés Description du coût 2027 2029 2038 Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Transporteurs aĂ©riens Documentation gĂ©nĂ©rale relative au programme de sĂ»retĂ© 0 $ 0,002 $ 0,001 $ 0,01 $ 0,002 $
Obligations initiales 0 $ 0,03 $ 0 $ 0,03 $ 0,003 $
Formation 0 $ 0,04 $ 0,005 $ 0,15 $ 0,02 $
Évaluations des risques 0 $ 0,27 $ 0,01 $ 0,51 $ 0,06 $
Plans stratĂ©giques de sĂ»retĂ© 0 $ 0,27 $ 0,01 $ 0,51 $ 0,06 $
Plans d’urgence et exercices 0 $ 0,15 $ 0,07 $ 0,87 $ 0,10 $
Examen interne 0 $ 0 $ 0,07 $ 0,84 $ 0,10 $
CoĂ»t total pour les transporteurs aĂ©riens 0 $ 0,75 $ 0,17 $ 2,91 $ 0,34 $
Gouvernement du Canada EmployĂ©s Ă  temps plein qui administrent le PSTA 0,52 $ 0,96 $ 0,13 $ 4,27 $ 0,5 $
Tous les intervenants CoĂ»ts totaux 0,52 $ 1,71 $ 0,30 $ 7,18 $ 0,85 $
Répercussions qualitatives

Analyse de répartition

La hausse des coĂ»ts aurait une incidence sur les dĂ©penses d’exploitation des transporteurs aĂ©riens, qui choisissent souvent d’augmenter le prix des billets pour les passagers afin de maintenir leur rentabilitĂ©. Selon les donnĂ©es prĂ©vues Ă  l’égard des passagers et des vols, ce coĂ»t potentiel serait de 0,0007 $ Ă  1,91 $ par passager, alors que pour les transporteurs aĂ©riens qui transportent uniquement des marchandises, il serait de 1,59 $ Ă  4,28 $ par vol, selon le transporteur aĂ©rien.

Analyse de sensibilité

Une analyse de sensibilité a été effectuée pour vérifier les incertitudes concernant les principales variables. L’analyse de sensibilité à variables multiples sert à examiner dans quelle mesure le coût estimatif total changerait si une hypothèse concernant l’une des variables ou les deux était modifiée. L’analyse de sensibilité à deux variables portait sur le temps supplémentaire dont les transporteurs aériens auraient besoin pour se conformer et sur les taux d’actualisation.

Temps supplémentaire dont les transporteurs aériens auraient besoin pour se conformer

Les coĂ»ts que les transporteurs aĂ©riens devraient supporter pour se conformer au projet de règlement ont Ă©tĂ© estimĂ©s Ă  l’aide des avis d’experts en la matière de TC, puis ont Ă©tĂ© validĂ©s auprès du secteur. Pour tenir compte de l’incertitude entourant la conformitĂ© de base, l’analyse de sensibilitĂ© prĂ©sente les coĂ»ts qui seraient engagĂ©s si le temps nĂ©cessaire pour se conformer Ă©tait rĂ©duit de 25 % ou prolongĂ© de 25 %. Ces rĂ©sultats figurent dans le tableau 8 ci-après.

Taux d’actualisation

Pour l’analyse centrale, on a utilisĂ© un taux d’actualisation de 7 % comme l’a recommandĂ© le SCT. Pour l’analyse de sensibilitĂ©, d’autres rĂ©sultats calculĂ©s en fonction d’un taux d’actualisation nul, d’un taux d’actualisation de 3 % et d’un taux d’actualisation de 10 % sont prĂ©sentĂ©s au tableau 8.

Tableau 8 : CoĂ»t total selon diffĂ©rents niveaux d’effort des transporteurs aĂ©riens et taux d’actualisation (en millions)
ScĂ©narios Temps rĂ©duit de 25 % Analyse centrale Temps prolongĂ© de 25 %
Non actualisĂ© 8,75 $ 9,82 $ 10,90 $
3 % 7,62 $ 8,52 $ 9,42 $
7 % (analyse centrale) 6,45 $ 7,18 $ 7,91 $
10 % 5,77 $ 6,40 $ 7,03 $

Lentille des petites entreprises

L’analyse selon la lentille des petites entreprises a permis de conclure que le projet de règlement n’a aucune incidence sur les petites entreprises canadiennes. Aucun des 16 transporteurs aĂ©riens touchĂ©s n’est considĂ©rĂ© comme une petite entreprise.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique, puisqu’il y a une augmentation progressive du fardeau administratif des entreprises et que le projet de règlement est considĂ©rĂ© comme un « ajout Â» en vertu de cette règle. Aucun titre rĂ©glementaire n’est abrogĂ© ou introduit. Au total, le projet de règlement entraĂ®nerait des coĂ»ts administratifs annualisĂ©s de 7 608 $, soit une moyenne de 476 $ par entreprise touchĂ©e.

ConformĂ©ment au Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse, l’évaluation des rĂ©percussions administratives a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour une pĂ©riode de 10 ans Ă  compter de l’enregistrement du projet de règlement (prĂ©vu en 2027). Toutes les valeurs indiquĂ©es dans cette section sont exprimĂ©es en dollars de 2012 et actualisĂ©es en fonction de l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence 2012 Ă  un taux d’actualisation de 7 %. Les chiffres ayant Ă©tĂ© arrondis, il se peut que la somme des coĂ»ts des tâches administratives ne corresponde pas au total indiquĂ© ci-après.

Ă€ l’aide des donnĂ©es et des hypothèses susmentionnĂ©es, on estime que :

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Les normes de l’OACI portent principalement sur les opĂ©rations internationales et permettent une plus grande souplesse pour les opĂ©rations nationales, qui devraient ĂŞtre incluses « dans la mesure du possible Â», basĂ© sur une Ă©valuation des risques de sĂ»retĂ©. Bien que les normes 3.3.1 et 3.3.2 soient destinĂ©es Ă  s’appliquer Ă  tous les transporteurs aĂ©riens offrant des services de transport aĂ©rien, le projet de règlement n’étend pas les exigences de la partie 9 du RCSA 2012 aux transporteurs aĂ©riens opĂ©rant exclusivement au Canada ou ceux exploitant des aĂ©ronefs en dessous d’une certaine catĂ©gorie de poids.

Le prĂ©sent projet de règlement vise les transporteurs aĂ©riens exploitant des vols internationaux afin de garantir que leurs activitĂ©s sont conformes aux normes de l’OACI en matière d’exigences relatives aux programmes de sĂ»retĂ© Ă©crits. En outre, le projet de règlement ne s’appliquerait qu’aux aĂ©ronefs de grande taille (c’est-Ă -dire les aĂ©ronefs pouvant transporter 20 passagers ou plus et dont la masse maximale certifiĂ©e au dĂ©collage est supĂ©rieure Ă  8 618 kg), car il a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© que les exploitants de petits aĂ©ronefs et de vols uniquement nationaux prĂ©sentent un risque moindre en matière de sĂ»retĂ© et que les parties prenantes ont indiquĂ© que les programmes de sĂ»retĂ© Ă©crits constitueraient une charge rĂ©glementaire importante pour ces transporteurs aĂ©riens en raison de leurs ressources limitĂ©es et du coĂ»t Ă©levĂ© par rapport Ă  la taille de leurs activitĂ©s.

Les normes de l’OACI exigent également que les instructeurs soient certifiés pour dispenser une formation au personnel de sûreté des transporteurs aériens. La mise en œuvre d’une exigence de certification solide nécessiterait le développement d’un cadre global de certification en sûreté aérienne pour la formation et les instructeurs. Or, cela ne relève pas du champ d’application du projet de règlement et pourrait être envisagé à l’avenir.

Dans l’ensemble, le projet de règlement accroîtrait l’harmonisation du Canada avec les exigences de l’OACI en matière de programmes de sûreté des transporteurs aériens et comblerait un écart d’harmonisation qui existe depuis 2017. Comme le projet de règlement comporte certaines lacunes, TC reconnaît que le Canada devra signaler à l’OACI une différence concernant la portée du projet de règlement. Si une vérification aboutissait à une constatation, le Canada fournirait à l’OACI un plan de mesures correctives pour combler la lacune identifiée. TC reste déterminé à respecter les normes internationales de l’OACI.

Effets sur l’environnement

ConformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et Ă©conomique stratĂ©gique (Directive sur l’EEES), une analyse prĂ©liminaire a permis de conclure qu’une EEES n’était pas nĂ©cessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus

Une analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour dĂ©terminer si le projet de règlement aurait des rĂ©percussions diffĂ©rentes en fonction de facteurs identitaires tels que le sexe, la race, l’appartenance ethnique et l’orientation sexuelle. Aucune rĂ©percussion de ce genre n’a Ă©tĂ© relevĂ©e dans le cadre de l’ACS+, car le projet de règlement vise Ă  mettre en Ĺ“uvre un programme de sĂ»retĂ© contenant des exigences harmonisĂ©es Ă  l’échelle internationale et propres aux activitĂ©s des transporteurs aĂ©riens. De plus, bien que les femmes soient sous-reprĂ©sentĂ©es dans le secteur de l’aviation, le projet de règlement ne devrait pas crĂ©er d’obstacles Ă  la participation des femmes dans le secteur ni contribuer aux obstacles existants.

Le projet de règlement introduirait des exigences entourant la protection des aéronefs, les vérifications et les contrôles de sûreté, la protection du compartiment des membres d’équipage pendant le vol, le transport d’armes, l’appariement et l’approbation des bagages enregistrés et des passagers, les passagers sous la garde d’un agent d’escorte et les avis relatifs aux sièges des passagers. Bien que des exigences plus détaillées en matière de planification, de reddition de comptes et de surveillance seraient introduites pour chacun de ces éléments, aucune des tâches et fonctions connexes ne serait nouvelle et leur mise en œuvre ne nécessiterait pas de nouvelles compétences ou aptitudes (physiques ou basées sur les connaissances). Les transporteurs aériens certifiés doivent déjà démontrer leur capacité à planifier et à surveiller leurs activités ainsi qu’à rendre des comptes à ce sujet. Le programme de sûreté est de plus en plus complet et normatif, mais les consultations ont confirmé que les tâches générales qu’il prévoit sont déjà mises en œuvre. Par exemple, il existe déjà des communications entre les transporteurs aériens et les pilotes; toutefois, à l’avenir, le programme de sûreté exigerait la communication de renseignements précis concernant les passagers sous la garde d’un agent d’escorte et ceux qui ont des armes à feu en leur possession. Ainsi, le projet de règlement n’aurait pas pour effet de créer des inégalités fondées sur le sexe ou la race ni de contribuer à celles qui pourraient exister dans le secteur de la sûreté aérienne.

Il y a un risque que des exigences réglementaires plus strictes fassent augmenter le coût de la prestation des services pour les transporteurs aériens et que ce coût soit transféré au public. Autrement dit, le projet de règlement pourrait rendre le transport aérien moins abordable pour les Canadiens à faible revenu. TC cherche toutefois à se conformer aux normes 3.3.1 et 3.3.2 de l’OACI, ce qui est déjà obligatoire pour la plupart des transporteurs aériens internationaux, indépendamment de l’application par le Canada de ses propres obligations réglementaires. Par conséquent, une augmentation des coûts pour les Canadiens concernerait probablement les 16 transporteurs aériens qui n’assurent que des vols intérieurs. Les consultations ont cependant permis de confirmer que les exigences en matière de sûreté ne devraient pas s’écarter sensiblement des activités de planification et de gestion des risques que ces transporteurs aériens entreprennent déjà, ce qui devrait contribuer à atténuer toute incidence potentielle sur les coûts.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Le projet de règlement entrerait en vigueur trois ans après publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

Au moment de la publication dans la Partie II de la Gazette du Canada, TC fournirait des documents d’orientation et rĂ©pondrait aux questions des transporteurs aĂ©riens qui Ă©laborent leurs programmes de sĂ»retĂ©. Ce soutien contribuerait Ă  garantir qu’à la date d’entrĂ©e en vigueur, les transporteurs aĂ©riens auront un programme de sĂ»retĂ© approuvĂ© par le ministre des Transports.

La période précédant la date d’entrée en vigueur offre une certitude réglementaire aux intervenants du secteur tout en allégeant le fardeau réglementaire associé à la mise en œuvre.

Une communication régulière entre TC et les transporteurs aériens par l’intermédiaire des groupes de travail et des associations du secteur existants contribuerait à assurer la mise en œuvre réussie des nouvelles exigences. Les éléments de nature délicate du RCSA 2012, tels que les mesures de sûreté et les documents d’orientation, seraient transmis à partir du PCSTC. Grâce à un accès contrôlé, celui-ci permet de communiquer des renseignements de nature délicate en matière de sûreté aux intervenants qui ont un besoin de connaître opérationnel vérifié.

Conformité et application

Le projet de règlement introduirait de nouvelles obligations pour les transporteurs aĂ©riens canadiens et Ă©trangers qui exploitent de gros aĂ©ronefs au Canada (c’est-Ă -dire les aĂ©ronefs qui peuvent transporter 20 passagers ou plus et dont la masse maximale certifiĂ©e au dĂ©collage est supĂ©rieure Ă  8 618 kg).

Les transporteurs aĂ©riens existants qui exploitent un service de transport aĂ©rien international seraient tenus de se conformer aux exigences proposĂ©es avant la date d’entrĂ©e en vigueur Ă  la fin de la troisième annĂ©e suivant la publication du projet de règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada. De plus, tout nouveau transporteur aĂ©rien exploitant de gros aĂ©ronefs et cherchant Ă  exploiter des vols internationaux au Canada serait tenu d’obtenir l’approbation de son plan de sĂ»retĂ© auprès du ministre des Transports (dĂ©montrant sa capacitĂ© Ă  satisfaire aux exigences clĂ©s du programme) avant de fournir des services de transport aĂ©rien au Canada.

Une fois les éléments clés de leurs programmes de sûreté respectifs approuvés, les transporteurs aériens seraient tenus de procéder régulièrement à un examen interne de leur programme de sûreté afin de s’assurer qu’il continue de respecter les dispositions de la Loi sur l’aéronautique en matière de sûreté aérienne et ses exigences réglementaires, de confirmer que le personnel de sûreté se conforme aux procédures et d’évaluer l’efficacité des procédures visant à prévenir les risques pour la sûreté aérienne. Les transporteurs aériens devraient prendre des mesures correctives pour remédier à toute lacune constatée dans leur programme de sûreté ou leurs activités et aviser le ministre des Transports de tout changement apporté à leurs procédures. Cet examen devrait comprendre une vérification d’au moins une procédure relative à la sûreté chaque année, et toutes les procédures devraient être examinées au moins une fois tous les cinq ans.

Il convient de noter que TC surveillerait également la conformité au projet de règlement au moyen d’inspections régulières.

Les transporteurs aĂ©riens (sociĂ©tĂ©s) qui ne se conforment pas aux exigences du projet de règlement pourraient se voir imposer une sanction administrative pĂ©cuniaire pouvant aller jusqu’à 10 000 $ ou 25 000 $, selon la disposition dĂ©signĂ©e qui a Ă©tĂ© enfreinte.

Si un avis établissant le montant de l’amende est émis, les transporteurs aériens peuvent demander une audience de révision auprès du Tribunal d’appel des transports du Canada s’ils estiment que cet avis a été émis à tort.

Personne-ressource

Stacey Coburn
Directrice principale
Transports Canada - Aviation civile
Place de Ville, tour C, 13e Ă©tage
330, rue Sparks
Ottawa (Ontario)
K1A 0N5
TĂ©lĂ©phone (centre de soutien) : 1‑866‑375‑7342
ATS : 1‑888‑675‑6863
Courriel : stacey.coburn@tc.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil, en vertu de l’article 4.71rĂ©fĂ©rence a et des alinĂ©as 7.6(1)a)rĂ©fĂ©rence b et b)rĂ©fĂ©rence c de la Loi sur l’aĂ©ronautique rĂ©fĂ©rence d, se propose de prendre le Règlement modifiant le Règlement canadien de 2012 sur la sĂ»retĂ© aĂ©rienne (programme de sĂ»retĂ© des transporteurs aĂ©riens), ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les soixante jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. S’ils choisissent plutĂ´t de prĂ©senter leurs observations par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, ils sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout Ă  Stacey Coburn, directrice principale, DĂ©veloppement de programmes, SĂ»retĂ© aĂ©rienne, ministère des Transports, Place de Ville, tour C, 330, rue Sparks, 13e Ă©tage, Ottawa (Ontario) K1A 0N5 (tĂ©l. : 613‑218‑4649; courriel : stacey.coburn@tc.gc.ca).

Ottawa, le 16 avril 2026

La greffière adjointe intérimaire du Conseil privé
Janna Rinaldi

Règlement modifiant le Règlement canadien de 2012 sur la sûreté aérienne (programme de sûreté des transporteurs aériens)

Modifications

1 L’alinĂ©a 2i) du Règlement canadien de 2012 sur la sĂ»retĂ© aĂ©rienne rĂ©fĂ©rence 15 est remplacĂ© par ce qui suit :

2 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 525, de ce qui suit :

Biens laissés à bord d’un aéronef

Exigence — retrait des biens

525.1 Le transporteur aérien veille, après chaque vol, à retirer tout bien laissé à bord de l’aéronef par un passager qui est descendu de celui-ci.

3 Les articles 528 et 529 du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

Transport d’armes à feu non chargées

528 Il est interdit au transporteur aérien de sciemment permettre à une personne de transporter une arme à feu non chargée à bord d’un aéronef à moins qu’elle ne lui ait fourni une déclaration signée attestant que l’arme à feu n’est pas chargée.

Rangement d’armes à feu non chargées

529 Le transporteur aérien qui transporte une arme à feu non chargée à bord d’un aéronef la range de façon qu’elle soit inaccessible pendant le temps de vol.

4 Le paragraphe 532(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Exigence — renseignements

532 (1) Lorsqu’une personne a en sa possession une arme Ă  bord d’un aĂ©ronef, ou y a accès, conformĂ©ment Ă  une autorisation donnĂ©e par le transporteur aĂ©rien en application des articles 531, 533 ou 533.1, le transporteur aĂ©rien avise, avant le dĂ©part du vol, les personnes ci-après de la prĂ©sence Ă  bord d’une telle personne et du siège qu’elle occupe :

5 L’alinĂ©a 534(2)a) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

6 L’article 538 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Avis

538 (1) Le transporteur aérien veille à ce que le commandant de bord de l’aéronef soit avisé de la présence à bord d’une personne sous la garde d’un agent d’escorte et du siège qu’elle occupe.

Interdiction — siège d’une personne sous garde

(2) Il est interdit au transporteur aérien de permettre à une personne sous garde d’occuper un siège situé à côté d’une sortie de l’aéronef.

7 La partie 9 du mĂŞme règlement est remplacĂ©e par ce qui suit :

PARTIE 9
Programme de sûreté des transporteurs aériens

Aperçu

Aperçu de la partie

617 La présente partie prévoit le cadre réglementaire pour promouvoir une approche globale, coordonnée et intégrée de la sûreté qui se rapporte aux transporteurs aériens. Les processus exigés par la présente partie sont destinés à faciliter l’établissement et la mise en œuvre de programmes de sûreté des transporteurs aériens qui sont efficaces et qui sont adaptés aux circonstances de chaque transporteur aérien visé par la présente partie.

Définition et interprétation

Définition de personnel de sûreté

618 Dans la présente partie, personnel de sûreté s’entend des personnes physiques employées par tout transporteur aérien ou par l’un de ses entrepreneurs pour la préparation à l’éventualité d’atteintes illicites et de tentatives d’atteintes illicites à l’égard d’un vol à destination ou au départ d’un aérodrome situé au Canada, la détection et la prévention des atteintes illicites et des tentatives d’atteintes illicites à l’égard d’un tel vol, et l’intervention et l’aide à la récupération à la suite de telles atteintes ou tentatives d’atteintes.

Processus et procédure

619 Il est entendu que, dans la présente partie, la mention d’un processus comprend la procédure nécessaire pour le mettre en œuvre, le cas échéant.

Application

Application

620 La prĂ©sente partie, sauf l’article 621, s’applique Ă  l’égard des transporteurs aĂ©riens qui exploitent un service de transport aĂ©rien, au sens du paragraphe 101.01(1) du Règlement de l’aviation canadien, satisfaisant aux conditions suivantes :

Interdiction

621 (1) Il est interdit au transporteur aĂ©rien d’exploiter un service de transport aĂ©rien qui satisfait aux conditions Ă©numĂ©rĂ©es Ă  l’article 620 Ă  moins que les conditions suivantes soient rĂ©unies :

Exigences

(2) Pour l’application de l’alinĂ©a (1)b), le transporteur aĂ©rien prĂ©sente :

Exception

(3) Le paragraphe (1) ne s’applique pas au transporteur aĂ©rien qui, Ă  la date de l’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent paragraphe, exploite un service de transport aĂ©rien satisfaisant aux conditions prĂ©vues Ă  l’article 620.

Exigences du programme de sûreté des transporteurs aériens

Exigence — Ă©tablissement et mise en Ĺ“uvre

622 (1) Le transporteur aérien établit et met en œuvre un programme de sûreté des transporteurs aériens.

Exigences — programme

(2) Dans le cadre de son programme de sĂ»retĂ©, le transporteur aĂ©rien est tenu :

Documentation

623 (1) Le transporteur aĂ©rien conserve :

Accès ministériel

(2) Le transporteur aérien met la documentation à la disposition du ministre, sur préavis raisonnable de celui-ci et selon les modalités qu’il détermine.

Personnel et formation

Cadres responsables et responsables de la sûreté

Exigence

624 (1) Le transporteur aérien compte au moins un cadre responsable, un responsable de la sûreté et un suppléant de ce dernier.

Coordonnées

(2) Il fournit au ministre :

Cadre responsable

625 (1) Le cadre responsable veille Ă  ce que le programme de sĂ»retĂ© du transporteur aĂ©rien soit mis en Ĺ“uvre, notamment :

Responsable de la sûreté

(2) Le responsable de la sĂ»retĂ© appuie le cadre responsable, notamment :

Formation

Formation de sensibilisation à la sûreté

626 (1) Le transporteur aérien veille à ce que ses employés et ses entrepreneurs suivent une formation de sensibilisation à la sûreté aérienne qui encourage une culture de vigilance.

Éléments de la formation

(2) La formation comprend :

Formation initiale

627 (1) Le transporteur aérien veille à ce que les membres de son personnel de sûreté ne remplissent que les rôles et responsabilités visant la sûreté pour lesquels ils ont reçu une formation initiale.

ÉlĂ©ments de la formation — certains membres

(2) Dans le cas d’un membre du personnel de sĂ»retĂ© qui remplit des rĂ´les et responsabilitĂ©s pour lesquels aucune formation initiale n’est prĂ©vue en application d’une mesure de sĂ»retĂ©, sa formation initiale porte notamment sur tout sujet ci-après qui concerne ces rĂ´les et responsabilitĂ©s :

Exemption

(3) Le personnel de sûreté qui est employé par un transporteur aérien ou par l’un de ses entrepreneurs à la date d’entrée en vigueur du présent paragraphe est exempté de la formation initiale portant sur les sujets sur lesquels il a déjà reçu la formation.

Exception

(4) Le paragraphe (1) ne s’applique pas Ă  l’égard de l’employĂ© du transporteur aĂ©rien qui a Ă©tĂ© autorisĂ© Ă  occuper le poste d’un agent de bord en application de l’alinĂ©a 705.221(1)c) du Règlement de l’aviation canadien.

Formation annuelle

628 Le transporteur aérien veille à ce que les membres de son personnel de sûreté reçoivent de la formation annuelle à l’égard de leurs rôles et responsabilités visant la sûreté.

Formation d’appoint

629 (1) Le transporteur aĂ©rien veille Ă  ce que les membres de son personnel de sĂ»retĂ© reçoivent de la formation d’appoint dans les cas suivants :

Formation d’appoint — insuffisance

(2) Le transporteur aérien veille à ce que tout membre de son personnel de sûreté reçoive de la formation d’appoint lorsque le ministre ou le transporteur aérien relève une insuffisance dans le rendement du membre relativement à ses rôles et responsabilités visant la sûreté.

Éléments de la formation

(3) La formation d’appoint comprend :

Formation en cours d’emploi

630 Si la formation d’un membre du personnel de sûreté d’un transporteur aérien comprend de la formation en cours d’emploi, le transporteur aérien veille à ce que la personne qui la lui donne ait reçu cette même formation ou possède une expérience de travail substantielle en tant que membre du personnel de sûreté dans l’environnement de travail où le membre qui reçoit la formation exécutera ses fonctions et à l’égard de la matière visée par celle-ci.

Évaluation

631 Le transporteur aĂ©rien Ă©value les connaissances et les habiletĂ©s de ses employĂ©s et de ses entrepreneurs après toute formation que ceux-ci reçoivent en application des articles 626 Ă  629.

Dossier de formation

632 (1) Le transporteur aĂ©rien crĂ©e, pour chaque employĂ© et entrepreneur, un dossier de formation qui comprend ce qui suit :

PĂ©riode de conservation — rĂ©sultats

(2) MalgrĂ© l’alinĂ©a 623(1)c), le transporteur aĂ©rien peut se dĂ©partir des rĂ©sultats visĂ©s Ă  l’alinĂ©a (1)e) un an après la date de l’évaluation applicable.

Exigences relatives à l’instructeur

633 (1) Le transporteur aĂ©rien veille Ă  ce que l’instructeur qui donne toute formation visĂ©e au paragraphe 627(1), Ă  l’article 628 ou aux paragraphes 629(1) ou (2) rĂ©ponde aux exigences suivantes :

Exception

(2) L’alinĂ©a (1)d) ne s’applique pas Ă  l’égard de l’instructeur qui donne la formation au personnel de sĂ»retĂ© qui remplit des rĂ´les et responsabilitĂ©s pour lesquels aucune formation initiale n’est prĂ©vue en application d’une mesure de sĂ»retĂ©.

Évaluation

(3) Tous les deux ans, le transporteur aérien évalue les connaissances et les habiletés de l’instructeur au moyen d’examens théoriques et pratiques.

Dossier — qualifications

(4) Le transporteur aĂ©rien crĂ©e, pour chaque instructeur, un dossier qui comprend ce qui suit :

Évaluations des risques visant la sûreté

Exigences — Ă©valuation des risques visant la sĂ»retĂ©

634 (1) Le transporteur aĂ©rien dispose d’une Ă©valuation des risques visant la sĂ»retĂ© dans laquelle sont indiquĂ©s, Ă©valuĂ©s et classĂ©s par ordre de prioritĂ© les risques visant la sĂ»retĂ© aĂ©rienne et qui comprend les Ă©lĂ©ments suivants :

Présentation pour approbation

(2) Le transporteur aérien présente son évaluation des risques visant la sûreté au ministre pour approbation.

Approbation

(3) Le ministre approuve l’évaluation des risques visant la sĂ»retĂ© si les conditions suivantes sont rĂ©unies :

Obligation de modification

(4) Si le ministre n’approuve pas l’évaluation des risques visant la sûreté, le transporteur aérien la modifie jusqu’à ce que le ministre soit convaincu que les conditions prévues au paragraphe (3) sont réunies.

Évaluation des risques visant la sĂ»retĂ© — examens

635 (1) Le transporteur aĂ©rien effectue l’examen de son Ă©valuation des risques visant la sĂ»retĂ© dans les cas suivants et, au besoin, la modifie :

Modifications obligatoires

(2) Le transporteur aérien modifie son évaluation des risques visant la sûreté s’il décèle une vulnérabilité qui n’y est pas traitée ou si le ministre porte une telle vulnérabilité à son attention.

Examen annuel

(3) Au moins une fois par annĂ©e, le transporteur aĂ©rien :

Documentation

(4) Lorsqu’il effectue un examen de son Ă©valuation des risques visant la sĂ»retĂ©, le transporteur aĂ©rien consigne ce qui suit :

Présentation de l’évaluation modifiée

(5) S’il modifie son évaluation des risques visant la sûreté, le transporteur aérien présente l’évaluation modifiée au ministre pour approbation dans le mois suivant la modification.

Approbation

(6) Le ministre approuve l’évaluation des risques visant la sĂ»retĂ© modifiĂ©e qui lui est prĂ©sentĂ©e si les conditions prĂ©vues au paragraphe 634(3) sont rĂ©unies.

Obligation de modification

(7) Si le ministre n’approuve pas l’évaluation des risques visant la sĂ»retĂ© modifiĂ©e, le transporteur aĂ©rien la modifie jusqu’à ce que le ministre soit convaincu que les conditions prĂ©vues au paragraphe 634(3) sont rĂ©unies.

PrĂ©sentation — cinq ans

636 Dans le cas oĂą il n’a prĂ©sentĂ© aucune Ă©valuation modifiĂ©e dans les cinq ans suivant la date de l’approbation la plus rĂ©cente, le transporteur aĂ©rien prĂ©sente une Ă©valuation des risques visant la sĂ»retĂ© en application du paragraphe 634(2).

Plans stratégiques de sûreté

Exigences — plan stratĂ©gique de sĂ»retĂ©

637 (1) Le transporteur aĂ©rien Ă©tablit un plan stratĂ©gique de sĂ»retĂ© qui :

Présentation pour approbation

(2) Le transporteur aérien présente son plan stratégique de sûreté au ministre pour approbation.

Approbation

(3) Le ministre approuve le plan stratĂ©gique de sĂ»retĂ© si les conditions suivantes sont rĂ©unies :

Obligation de modification

(4) Si le ministre n’approuve pas le plan stratégique de sûreté, le transporteur aérien le modifie jusqu’à ce que le ministre soit convaincu que les conditions prévues au paragraphe (3) sont réunies.

Exigence de mise en œuvre

(5) Le transporteur aérien met en œuvre sa stratégie de gestion du risque dès que son plan stratégique de sûreté est approuvé.

Plan stratĂ©gique de sĂ»retĂ© — modifications

638 (1) Le transporteur aĂ©rien peut modifier son plan stratĂ©gique de sĂ»retĂ© en tout temps, mais il est tenu de le faire dans les cas suivants :

Examen annuel

(2) Au moins une fois par annĂ©e, le transporteur aĂ©rien effectue l’examen de son plan stratĂ©gique de sĂ»retĂ© pour dĂ©terminer si les conditions prĂ©vues au paragraphe 637(3) sont rĂ©unies.

Documentation

(3) S’il modifie son plan stratĂ©gique de sĂ»retĂ©, le transporteur aĂ©rien consigne ce qui suit :

Présentation d’une modification

(4) S’il modifie son plan stratégique de sûreté, le transporteur aérien présente la modification au ministre pour approbation dans le mois suivant la modification.

Approbation

(5) Le ministre approuve la modification si :

Obligation de modification

(6) Si le ministre n’approuve pas la modification, le transporteur aĂ©rien la modifie jusqu’à ce que le ministre soit convaincu que les conditions applicables prĂ©vues au paragraphe 637(3) sont rĂ©unies.

Exigence de mise en œuvre

(7) S’il modifie sa stratégie de gestion du risque, le transporteur aérien met en œuvre la version modifiée de sa stratégie une fois qu’elle est approuvée par le ministre.

Plans d’urgence

Exigences — plan d’urgence

639 (1) Le transporteur aĂ©rien Ă©tablit un plan d’urgence qui prĂ©voit la procĂ©dure d’intervention Ă  suivre afin de se prĂ©parer pour chacune des urgences ci-après et d’intervenir, de manière coordonnĂ©e, dans chacune de celles-ci :

Procédure d’intervention

(2) La procĂ©dure d’intervention :

Présentation pour approbation

(3) Le transporteur aérien présente son plan d’urgence au ministre pour approbation.

Approbation

(4) Le ministre approuve le plan d’urgence si les conditions suivantes sont rĂ©unies :

Obligation de modification

(5) Si le ministre n’approuve pas le plan d’urgence, le transporteur aĂ©rien le modifie jusqu’à ce que le ministre soit convaincu que les conditions prĂ©vues au paragraphe (4) sont rĂ©unies.

Plan d’urgence — modifications

640 (1) Le transporteur aĂ©rien peut modifier son plan d’urgence en tout temps, mais il est tenu de le faire dans les cas suivants :

Examen annuel

(2) Au moins une fois par annĂ©e, le transporteur aĂ©rien effectue l’examen de son plan d’urgence pour dĂ©terminer si les conditions prĂ©vues au paragraphe 639(4) sont rĂ©unies.

Présentation d’une modification

(3) S’il modifie son plan d’urgence, le transporteur aérien présente la modification au ministre pour approbation dans le mois suivant la modification.

Approbation

(4) Le ministre approuve la modification si les conditions prĂ©vues au paragraphe 639(4) sont rĂ©unies.

Obligation de modification

(5) Si le ministre n’approuve pas la modification, le transporteur aĂ©rien la modifie jusqu’à ce que le ministre soit convaincu que les conditions prĂ©vues au paragraphe 639(4) sont rĂ©unies.

Dossier — urgences

641 Chaque fois qu’une urgence visĂ©e au paragraphe 639(1) survient, le transporteur aĂ©rien concernĂ© crĂ©e un dossier qui comprend ce qui suit :

Exercices de sûreté

Exercices de sûreté fondés sur la discussion

642 (1) Le transporteur aérien tient, au moins une fois par année, un exercice de sûreté fondé sur la discussion qui met à l’essai l’efficacité de son plan d’urgence en réponse à une atteinte illicite à l’aviation civile et qui requiert la participation des personnes et des organismes visés dans le plan.

Exception — exercices fondĂ©s sur les opĂ©rations

(2) MalgrĂ© le paragraphe (1), le transporteur aĂ©rien n’a pas Ă  tenir un exercice de sĂ»retĂ© fondĂ© sur la discussion dans l’annĂ©e oĂą il participe Ă  un exercice de sĂ»retĂ© fondĂ© sur les opĂ©rations tenu par l’exploitant d’un aĂ©rodrome dans le cadre d’un programme de sĂ»retĂ© aĂ©roportuaire.

Exception — procĂ©dure d’intervention

(3) MalgrĂ© le paragraphe (1), le transporteur aĂ©rien n’a pas Ă  tenir un exercice de sĂ»retĂ© fondĂ© sur la discussion dans l’annĂ©e oĂą une urgence visĂ©e au paragraphe 639(1) survient s’il suit la procĂ©dure d’intervention applicable.

Dossier — exercices

(4) Chaque fois qu’un exercice de sĂ»retĂ© fondĂ© sur la discussion est tenu, le transporteur aĂ©rien crĂ©e un dossier qui comprend ce qui suit :

Vérifications internes

Vérification interne des procédures

643 (1) Chaque année, le transporteur aérien effectue la vérification interne d’au moins une de ses procédures relatives à la sûreté, qui est sélectionnée en fonction des risques visant la sûreté aérienne auxquels il a accordé la priorité.

VĂ©rification — cinq ans

(2) Chaque procédure est vérifiée au moins une fois tous les cinq ans.

Éléments d’une vérification interne

(3) Lorsqu’il effectue la vĂ©rification interne d’une procĂ©dure, le transporteur aĂ©rien :

Mesures correctives

(4) Le transporteur aérien prend des mesures correctives dès que possible afin de corriger toute lacune relevée durant la vérification interne.

Dossier

(5) Chaque fois qu’il effectue une vĂ©rification interne, le transporteur aĂ©rien crĂ©e un dossier qui comprend ce qui suit :

8 La mention « [627 Ă  667 rĂ©servĂ©s] Â» suivant le titre de la partie 10 du mĂŞme règlement est remplacĂ©e par ce qui suit :

[644 à 667 réservés]

9 Les renvois qui suivent le titre « ANNEXE 1 Â», Ă  l’annexe 1 du mĂŞme règlement, sont remplacĂ©s par ce qui suit :

(alinĂ©a 2d), articles 6, 82, 83, 117, 273, 428, 505, 506 et 508, paragraphe 516(1), alinĂ©a 620b) et article 778)

10 Les renvois qui suivent le titre « ANNEXE 2 Â», Ă  l’annexe 2 du mĂŞme règlement, sont remplacĂ©s par ce qui suit :

(alinĂ©a 2e), alinĂ©a 15b) du tableau du paragraphe 78(2), articles 246, 247 et 273, alinĂ©a 351(1)a), paragraphe 351(2), alinĂ©as 352(1)a), (2)a) et (3)a), articles 428, 505, 506 et 508, paragraphe 516(1), alinĂ©a 620b) et article 778)

11 Les renvois qui suivent le titre « ANNEXE 3 Â», Ă  l’annexe 3 du mĂŞme règlement, sont remplacĂ©s par ce qui suit :

(alinĂ©a 2f), alinĂ©a 15b) du tableau du paragraphe 78(2), articles 401, 402 et 428, alinĂ©a 459(1)a), paragraphe 459(2), alinĂ©as 460(1)a) et (2)a), articles 505, 506 et 508, paragraphe 516(1), alinĂ©a 620b) et article 778)

12 L’annexe 4 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après la mention « PARTIE 8 — SĂ›RETÉ DES AÉRONEFS Â», de ce qui suit :

Colonne 1

Texte désigné

Colonne 2

Montant maximal Ă  payer ($)

Personne physique

Colonne 3

Montant maximal Ă  payer ($)

Personne morale

Article 525.1   25 000
Article 528   25 000
Article 529   25 000
AlinĂ©a 532(1)a)   25 000
AlinĂ©a 532(1)b)   25 000
AlinĂ©a 532(1)c)   25 000
AlinĂ©a 534(2)a)   25 000
Paragraphe 538(1)   25 000
Paragraphe 538(2)   25 000
13 L’annexe 4 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après la mention « Article 545 Â», de ce qui suit :

Colonne 1

Texte désigné

Colonne 2

Montant maximal Ă  payer ($)

Personne physique

Colonne 3

Montant maximal Ă  payer ($)

Personne morale

PARTIE 9 — PROGRAMME DE SĂ›RETÉ DES TRANSPORTEURS AÉRIENS
Paragraphe 621(1)   25 000
Paragraphe 622(1)   25 000
AlinĂ©a 622(2)a)   25 000
AlinĂ©a 622(2)b)   25 000
AlinĂ©a 622(2)d)   25 000
AlinĂ©a 622(2)k)   25 000
AlinĂ©a 623(1)a)   10 000
AlinĂ©a 623(1)b)   10 000
AlinĂ©a 623(1)c)   10 000
AlinĂ©a 623(1)d)   10 000
AlinĂ©a 623(1)e)   10 000
AlinĂ©a 623(1)f)   10 000
Paragraphe 623(2)   25 000
Paragraphe 624(1)   25 000
Paragraphe 624(2)   25 000
Paragraphe 625(1) 5 000  
Paragraphe 626(1)   25 000
Paragraphe 627(1)   25 000
Article 628   25 000
Paragraphe 629(1)   25 000
Paragraphe 629(2)   25 000
Article 630   25 000
Article 631   25 000
Paragraphe 632(1)   10 000
Paragraphe 633(1)   25 000
Paragraphe 633(3)   25 000
Paragraphe 633(4)   10 000
Paragraphe 634(1)   25 000
Paragraphe 634(2)   25 000
Paragraphe 634(4)   25 000
Paragraphe 635(1)   25 000
Paragraphe 635(2)   25 000
Paragraphe 635(3)   25 000
Paragraphe 635(4)   10 000
Paragraphe 635(5)   25 000
Paragraphe 635(7)   25 000
Article 636   25 000
Paragraphe 637(1)   25 000
Paragraphe 637(2)   25 000
Paragraphe 637(4)   25 000
Paragraphe 637(5)   25 000
Paragraphe 638(1)   25 000
Paragraphe 638(2)   25 000
Paragraphe 638(3)   10 000
Paragraphe 638(4)   25 000
Paragraphe 638(6)   25 000
Paragraphe 638(7)   25 000
Paragraphe 639(1)   25 000
Paragraphe 639(3)   25 000
Paragraphe 639(5)   25 000
Paragraphe 640(1)   25 000
Paragraphe 640(2)   25 000
Paragraphe 640(3)   25 000
Paragraphe 640(5)   25 000
Article 641   10 000
Paragraphe 642(1)   25 000
Paragraphe 642(4)   10 000
Paragraphe 643(1)   25 000
Paragraphe 643(2)   25 000
Paragraphe 643(3)   25 000
Paragraphe 643(4)   25 000
Paragraphe 643(5)   10 000

Entrée en vigueur

14 Le prĂ©sent règlement entre en vigueur au troisième anniversaire de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

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L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit d’examiner et de supprimer les renseignements personnels, les propos haineux ou tout autre renseignement jugĂ© inappropriĂ© Ă  la publication, tel qu’il est dĂ©crit ci-dessus.

Les renseignements commerciaux confidentiels ne doivent ĂŞtre affichĂ©s que dans la zone de texte rĂ©servĂ©e Ă  cette fin. En gĂ©nĂ©ral, « renseignements commerciaux confidentiels Â» dĂ©signe les renseignements qui i) ne sont pas accessibles au public, ii) sont traitĂ©s de façon confidentielle par la personne dont l’entreprise est concernĂ©e par ces renseignements et iii) ont une valeur Ă©conomique rĂ©elle ou potentielle pour la personne ou ses concurrents, car ils ne sont pas accessibles au public et leur divulgation entraĂ®nerait une perte financière pour la personne ou un gain important pour ses concurrents. Les commentaires fournis dans la zone rĂ©servĂ©e aux renseignements commerciaux confidentiels qui correspondent Ă  cette description ne seront pas rendus publics. L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit de rendre le commentaire public s’il n’est pas considĂ©rĂ© qu’il s’agit d’un renseignement commercial confidentiel.

Vos commentaires seront affichés sur le site Web de la Gazette du Canada à la disposition du public pour examen. Cependant, vous avez le droit de soumettre vos commentaires de façon anonyme. Le cas échéant, vos commentaires seront rendus publics et attribués à une personne anonyme. Aucun autre renseignement à votre sujet ne sera rendu public.

Les commentaires seront affichĂ©s sur le site Web de la Gazette du Canada pendant au moins 10 ans.

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Les renseignements fournis sont recueillis en vertu de la Loi sur la gestion des finances publiques, de la Loi sur le ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux, de la Loi de mise en Ĺ“uvre de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique, ainsi que des lois habilitantes des organismes de rĂ©glementation concernĂ©s, aux fins de recueillir des commentaires liĂ©s aux changements rĂ©glementaires. Vos commentaires et vos documents sont recueillis dans le but d’accroĂ®tre la transparence du processus rĂ©glementaire et de rendre le gouvernement plus accessible aux Canadiens.

Les renseignements personnels soumis sont recueillis, utilisĂ©s, communiquĂ©s, conservĂ©s et protĂ©gĂ©s contre l’accès par les personnes ou les organismes non autorisĂ©s conformĂ©ment aux dispositions de la Loi sur la protection des renseignements personnels et du Règlement sur la protection des renseignements personnels. Les noms des personnes fournis ne seront pas affichĂ©s en ligne; ils seront toutefois conservĂ©s pour que nous puissions communiquer avec ces personnes au besoin. Les noms des organisations qui formulent des commentaires seront affichĂ©s en ligne.

Les renseignements soumis, y compris les renseignements personnels, seront accessibles Ă  Services publics et Approvisionnement Canada, Ă  qui incombe les responsabilitĂ©s de la page Web de la Gazette du Canada, et Ă  l’institution fĂ©dĂ©rale responsable de la gestion du changement rĂ©glementaire proposĂ©.

Toute personne est en droit de demander que les renseignements personnels la concernant lui soient communiquĂ©s ou qu’ils soient corrigĂ©s. Pour demander l’accès Ă  vos renseignements personnels ou leur correction, communiquez avec le Bureau de l’accès Ă  l’information et de la protection des renseignements personnels (AIPRP) de l’institution fĂ©dĂ©rale responsable de la gestion du changement rĂ©glementaire proposĂ©.

Vous pouvez adresser une plainte au Commissariat à la protection de la vie privée du Canada au sujet de la gestion de vos renseignements personnels par une institution fédérale.

Les renseignements personnels fournis sont versĂ©s dans le fichier de renseignements personnels POU 938 ActivitĂ©s de sensibilisation. Les personnes qui souhaitent accĂ©der Ă  leurs renseignements personnels en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels doivent en faire la demande Ă  l’organisme de rĂ©glementation compĂ©tent en fournissant suffisamment de renseignements pour permettre Ă  l’institution fĂ©dĂ©rale de rĂ©cupĂ©rer les renseignements personnels concernant ces personnes. L’institution fĂ©dĂ©rale pourrait avoir de la difficultĂ© Ă  retracer les renseignements personnels au sujet de personnes qui formulent des commentaires de façon anonyme et qui demandent l’accès Ă  leurs renseignements personnels.