La Gazette du Canada, Partie I, volume 160, numĂ©ro 12 : Règlement modifiant certains règlements pris en vertu du Code canadien du travail (niveaux acoustiques)

Le 21 mars 2026

Fondement législatif
Code canadien du travail

Ministères responsables
Ministère de l’Emploi et du Développement social
Ministère des Services aux Autochtones
Ministère des Ressources naturelles
Ministère des Transports

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Cinq règlements sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail (SST) en vertu du Code canadien du travail (le Code) doivent ĂŞtre mis Ă  jour. Les dispositions relatives au bruit dans les règlements suivants sur la SST sont dĂ©suètes et inadĂ©quates pour protĂ©ger de façon optimale les employĂ©s dans les milieux de travail rĂ©glementĂ©s par le gouvernement fĂ©dĂ©ral contre les pertes auditives causĂ©es par le bruit au travail :

  • Partie VII du Règlement canadien sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail (RCSST);
  • Partie IV du Règlement sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail (trains) [RSSTT];
  • Partie VIII du Règlement sur la sĂ©curitĂ© et la santĂ© au travail (pĂ©trole et gaz) [RSSTPG];
  • Partie 12 du Règlement sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail en milieu maritime (RSSTMM);
  • Partie 2 du Règlement sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail (aĂ©ronefs) [RSSTA].

Description : Le Règlement modifiant certains règlements pris en vertu du Code canadien du travail (niveaux acoustiques) [le projet de règlement] Ă©tablirait de nouvelles limites d’exposition au bruit et de nouvelles exigences pour les employeurs afin d’établir un programme de prĂ©vention des pertes auditives et des examens audiomĂ©triques pour les employĂ©s exposĂ©s Ă  des niveaux de bruit qui dĂ©passent les limites Ă©tablies. De plus, le projet de règlement mettrait Ă  jour les renvois aux normes incorporĂ©es, les rendrait dynamiques et clarifierait le texte rĂ©glementaire ambigu. Des modifications corrĂ©latives au Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires (Code canadien du travail) [Règlement sur les SAP] seraient aussi apportĂ©es pour assurer l’application des dispositions relatives Ă  la santĂ© et Ă  la sĂ©curitĂ© en vertu de la partie IV du Code.

Justification : Le projet de règlement protĂ©gerait la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des employĂ©s exposĂ©s Ă  des niveaux de bruit dangereux en corrigeant les lacunes actuelles dans la rĂ©glementation sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail en vertu du Code. De vastes consultations sur le projet de règlement ont eu lieu : en 2019 et 2020, les intervenants ont eu la possibilitĂ© de formuler leurs suggestions, leurs recommandations et le libellĂ© des changements rĂ©glementaires directement dans les instructions de rĂ©daction au moyen de la rĂ©vision en ligne. Les intervenants ont Ă©galement Ă©tĂ© consultĂ©s entre fĂ©vrier et mars 2023, et de nouveau en janvier 2024, au moyen d’un questionnaire concernant le projet de règlement.

Le coĂ»t total estimĂ© du projet de règlement est de 280,1 millions de dollars en valeur actualisĂ©e (VA) pour les 10 prochaines annĂ©es (2025-2034), et les avantages totaux sont estimĂ©s Ă  903,2 millions de dollars (VA). L’incidence nette est positive et estimĂ©e Ă  623,1 millions de dollars (VA).

Le projet de règlement favoriserait également la coopération et l’harmonisation en matière de réglementation à l’échelle du Canada, car il remplirait les exigences du Canada prévues par l’Accord de conciliation en matière de santé et de sécurité au travail (2018) visant à uniformiser les normes de protection auditive avec celles des provinces et des territoires.

Enjeux

Il existe un nombre croissant de preuves qui démontrent que l’exposition excessive au bruit en milieu de travail a des répercussions négatives sur la santé des travailleurs. Les dispositions actuelles en matière de bruit énoncées dans cinq règlements sur la SST en vertu du Code canadien du travail (le Code) exigent une mise à jour afin de protéger les travailleurs contre l’exposition à des niveaux de bruit dangereux et de prévenir la perte auditive causée par le bruit.

Contexte

Code canadien du travail

Le Programme du travail vise Ă  promouvoir et Ă  maintenir des relations industrielles stables et des milieux de travail sĂ»rs, justes, sains, Ă©quitables et productifs au sein de la compĂ©tence fĂ©dĂ©rale. Ce mandat est rempli grâce au Code et Ă  ses règlements connexes, qui dĂ©finissent le droit fĂ©dĂ©ral du travail et qui Ă©noncent les droits et responsabilitĂ©s des travailleurs et des employeurs dans les milieux de travail rĂ©glementĂ©s par le gouvernement fĂ©dĂ©ral. Le Code compte quatre parties :

En application de la partie II du Code, les employeurs ont des obligations prĂ©cises de protĂ©ger la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des employĂ©s dans chaque lieu de travail placĂ© sous leur entière autoritĂ© ainsi que chaque lieu de travail ne relevant pas de leur autoritĂ©, dans la mesure oĂą une tâche qui y est accomplie en relève. Les employeurs ont Ă©galement l’obligation de prĂ©venir les accidents, les blessures et les maladies liĂ©s au travail. Pour atteindre cet objectif, les employĂ©s et les employeurs sont encouragĂ©s Ă  travailler ensemble dans l’élaboration de pratiques et de politiques de santĂ© et de sĂ©curitĂ© au travail, et dans l’évaluation et le traitement efficace et rapide des problèmes de santĂ© et de sĂ©curitĂ© au travail. De plus, les employeurs sont tenus de fournir aux employĂ©s les renseignements, les Ă©tudes, la formation et la supervision nĂ©cessaires pour assurer leur santĂ© et leur sĂ©curitĂ© au travail.

Application du Code

La partie II du Code Ă©tablit le cadre lĂ©gislatif en matière de santĂ© et de sĂ©curitĂ© au travail pour les lieux de travail rĂ©glementĂ©s par le gouvernement fĂ©dĂ©ral, notamment les transports aĂ©riens, ferroviaires, routiers et maritimes, les pipelines, les banques, les tĂ©lĂ©communications et la radiodiffusion, les services postaux et services de messagerie, les Ă©lĂ©vateurs Ă  grains, les fabriques d’aliments pour animaux et les usines de semences, les entreprises d’extraction de l’uranium, les sociĂ©tĂ©s d’État, les conseils de bande des Premières Nations, le Parlement et la fonction publique fĂ©dĂ©rale.

Règlements sur la SST

Les règlements sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail en vertu du Code contiennent des exigences prĂ©cises visant Ă  mettre en Ĺ“uvre l’intention du Code. Ces règlements ont le mĂŞme effet juridique que le Code et les autres lois fĂ©dĂ©rales. Par exemple, les règlements sur la SST en vertu de la partie II du Code dĂ©finissent davantage les exigences relatives Ă  des sujets tels que les structures permanentes, les appareils Ă©lĂ©vateurs, l’éclairage, les niveaux sonores, la sĂ©curitĂ© Ă©lectrique, les mesures sanitaires et les substances dangereuses. De plus, ces règlements en matière de SST intègrent des normes techniques en faisant rĂ©fĂ©rence Ă  des sections prĂ©cises de ces normes ou en faisant rĂ©fĂ©rence Ă  la norme dans son intĂ©gralitĂ©. Une mention dans les règlements de l’une de ces normes oblige les employeurs Ă  se conformer aux règles, aux conditions et aux lignes directrices Ă©noncĂ©es dans ces normes.

Les exigences Ă©noncĂ©es dans les règlements sur la SST sont appliquĂ©es par un continuum de mesures de conformitĂ©, notamment le Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires (Code canadien du travail) [Règlement sur les SAP]. Le Règlement sur les SAP est entrĂ© en vigueur le 1er janvier 2021 afin de favoriser le respect des exigences prĂ©vues aux parties II et III du Code. Le Règlement sur les SAP dĂ©signe et classifie les violations aux dispositions du Code et des règlements connexes, imposant une sanction administrative pĂ©cuniaire (SAP) Ă  ceux qui ne s’y conforment pas. Seules les violations dĂ©signĂ©es peuvent ĂŞtre assujetties Ă  une SAP.

Les violations dĂ©signĂ©es en matière de santĂ© et de sĂ©curitĂ© au travail sont Ă©numĂ©rĂ©es Ă  l’annexe I du Règlement sur les SAP. Lorsque des modifications sont apportĂ©es Ă  la partie II du Code et Ă  ses règlements, l’annexe I du Règlement sur les SAP peut Ă©galement ĂŞtre modifiĂ©e pour tenir compte de ces modifications. Les violations dĂ©signĂ©es Ă  la partie II de l’annexe I comprennent :

Le Règlement sur les SAP prĂ©cise la mĂ©thode utilisĂ©e pour dĂ©terminer le montant de la sanction dans chaque situation pour laquelle un procès-verbal est dressĂ©. Le montant de la sanction de base applicable Ă  une violation varie selon qu’il s’agit d’un employeur ou d’un employĂ© qui est soupçonnĂ© d’avoir commis une violation et selon la classification de la violation. En ce qui concerne les violations prĂ©vues Ă  la partie II du Code, chaque violation dĂ©signĂ©e est classĂ©e selon le type A, B, C, D ou E par ordre de gravitĂ© croissant, selon le niveau de risque et/ou de l’incidence et de l’importance de la violation, comme il est indiquĂ© dans le tableau 1.

Tableau 1 : MĂ©thode de classification des violations Ă  la partie II du Code
Type Description
A Violation en lien avec des dispositions administratives.
B Violation en lien avec des dangers à risque faible pouvant entraîner une blessure mineure ou une maladie nécessitant un traitement médical, mais qui n’entraînent pas de blessures invalidantes.
C Violation en lien avec des dangers à risque moyen qui peuvent entraîner une blessure grave ou une maladie qui empêche un employé d’accomplir ses tâches régulières de manière efficace.
D Violation en lien avec des dangers à risque élevé qui peuvent entraîner des blessures graves ou la mort.
E Violation en lien avec des dangers immédiats potentiellement mortels ou des dangers connus pour causer des maladies professionnelles latentes. Ces dangers, difficilement évités ou minimisés par l'employé, peuvent entraîner des blessures graves, la mort ou des maladies professionnelles.
Normes techniques dans les règlements sur la SST

Les normes techniques sont des documents qui établissent des critères, des méthodes, des processus et des pratiques techniques ou d’ingénierie uniformes. Des normes techniques sont élaborées pour divers secteurs, notamment la construction et l’infrastructure, la protection contre les incendies et la santé et la sécurité au travail. L’intégration de normes techniques par renvoi dans les règlements sur la SST en vertu du Code permet d’assurer la cohérence entre les règlements fédéraux, provinciaux et territoriaux ainsi que ceux à l’échelle internationale. Le Programme du travail a des personnes qualifiées qui participent à des comités techniques au sein d’organismes responsables de l’élaboration de normes pour les normes mentionnées dans les règlements sur la SST. Cela permet au Programme du travail de contribuer à l’élaboration et au maintien de ces normes.

Élaboration de normes techniques

Au Canada, de nombreuses normes techniques sont Ă©laborĂ©es par l’entremise d’une organisation appelĂ©e le Groupe CSA. Le Groupe CSA comprend les deux organisations suivantes :

Les deux organisations ont des comitĂ©s techniques qui Ă©laborent et mettent Ă  jour des normes au moyen d’un processus fondĂ© sur le consensus. Les membres d’un comitĂ© technique du Groupe CSA appartiennent Ă  l’une des quatre catĂ©gories suivantes :

Les représentants du Programme du travail participent aux comités techniques en tant que membres du groupe de l’autorité réglementaire. Les normes élaborées par les comités techniques font l’objet d’un examen dans les cinq ans suivant la date de publication.

Le Conseil canadien des normes (CCN) est une entité distincte du Groupe CSA, et a été créé par le gouvernement du Canada en tant que société d’État en 1970, avec le mandat de promouvoir la normalisation au Canada. Le CCN supervise le système de normalisation du Canada et est responsable de l’accréditation des organismes d’élaboration des normes et de l’approbation des normes présentées en tant que Normes nationales du Canada. Les normes canadiennes et internationales qui sont incorporées par renvoi dans la réglementation sur la SST sont examinées par la CCN environ tous les cinq ans. Le processus de révision confirme soit que le contenu des normes est à jour, et que la norme est alors confirmée, soit qu’une révision doit être publiée.

Régulation du bruit en vertu des règlements sur la SST

Ă€ l’heure actuelle, il existe cinq règlements sur la SST en vertu du Code qui contiennent des dispositions relatives au bruit en milieu de travail :

Ces règlements sur la SST contiennent des dispositions établissant les exigences relatives aux limites d’exposition au bruit, à la mesure et au calcul de l’exposition au bruit, aux enquêtes sur les risques et à la protection auditive. Les exigences ne sont pas les mêmes dans ces cinq règlements.

Les règlements sur la SST intègrent Ă©galement de nombreuses rĂ©fĂ©rences aux normes techniques relatives aux sonomètres, aux protecteurs auditifs et aux procĂ©dures de mesure de l’exposition au bruit. Ces rĂ©fĂ©rences sont actuellement « statiques Â», ce qui signifie qu’elles renvoient Ă  une version prĂ©cise et datĂ©e d’une norme. Par consĂ©quent, les normes techniques qui sont actuellement mentionnĂ©es dans les cinq règlements sur la SST ne sont plus Ă  jour ou dĂ©suètes. Le fait de changer les rĂ©fĂ©rences aux normes techniques de façon Ă  ce qu’elles soient « dynamiques Â» signifie que les modifications futures aux normes techniques (ou Ă  des articles prĂ©cis des normes techniques) seront automatiquement intĂ©grĂ©es aux règlements sans qu’il soit nĂ©cessaire de modifier le texte rĂ©glementaire, ce qui maintiendra Ă  jour le contenu et les renvois aux règlements sur la SST. Le Programme du travail surveillera les normes techniques pour s’assurer que leur contenu demeure conforme aux objectifs rĂ©glementaires et qu’il respecte la portĂ©e de l’autoritĂ© habilitante.

Preuves de problèmes de bruit liés à la santé

L’exposition Ă  des niveaux de bruit dangereux peut entraĂ®ner plusieurs consĂ©quences nĂ©gatives sur la santĂ©, notamment :

De plus, la perte auditive peut être associée à un déclin cognitif et peut avoir une incidence sur la santé mentale des personnes, ce qui entraîne de l’anxiété, de la dépression et des sentiments de tristesse et d’isolementréférence 3. La perte auditive peut également entraîner d’autres problèmes de santé et de sécurité au travail, car les personnes touchées qui ne perçoivent pas les sons importants, comme le bruit d’un détecteur de fumée, un bip d’avertissement provenant d’un chariot élévateur en marche arrière ou le moteur d’une voiture qui approche, sont à risque de se blesser au travailréférence 3.

Éléments individuels
Unités de mesure et taux d’échange

La pression acoustique, qui est perçue comme « le volume sonore Â», est mesurĂ©e dans les cinq règlements sur la SST Ă  l’aide d’une unitĂ© de mesure appelĂ©e « dĂ©cibels pondĂ©rĂ©s A (dBA) Â». Cette unitĂ© de mesure sert Ă  mesurer le niveau acoustique en milieu de travail Ă  un moment donnĂ© et Ă  dĂ©terminer le niveau sonore moyen auquel un employĂ© est exposĂ© tout au long de sa journĂ©e de travail. Il est important de calculer le niveau d’exposition acoustique moyen d’un employĂ©, car les niveaux sonores dans un milieu de travail peuvent fluctuer au cours de la journĂ©e et l’exposition d’un employĂ© Ă  divers niveaux sonores peut Ă©galement varier en fonction des tâches qu’il effectue et de l’endroit oĂą il se trouverĂ©fĂ©rence 4. Le terme « niveau d’exposition au bruit (Lex,8) Â» est utilisĂ© dans le règlement sur la SST pour indiquer le niveau sonore moyen auquel un employĂ© est exposĂ© en milieu de travail sur une pĂ©riode de huit heures. Ainsi, chaque fois que le terme « (Lex,8) Â» suit une mesure du niveau sonore dans un règlement sur la SST, il indique que la mesure est une moyenne (pour une pĂ©riode de huit heures) et non une mesure prise Ă  un moment donnĂ©. Par exemple, « 85 dBA Â» est le niveau sonore Ă  un moment donnĂ©, tandis que « 85 dBA (Lex,8) Â» est le niveau sonore moyen sur une pĂ©riode de huit heures.

Chacun des cinq règlements sur la SST contient une annexe qui indique le niveau maximal d’exposition au bruit auquel un employé peut être exposé pendant une période donnée. À mesure que le niveau d’exposition au bruit augmente, le temps pendant lequel un employé peut être exposé à ce niveau diminue pour réduire le risque de dommage auditif.

Limites d’exposition au bruit en milieu de travail

Le RCSST, le RSSTT et le RSSTA fixent actuellement le niveau maximal d’exposition au bruit dans un lieu de travail Ă  87 dBA (Lex,8), ce qui signifie qu’un employĂ© ne doit pas ĂŞtre quotidiennement exposĂ© Ă  un niveau sonore moyen de 87 dBA ou plus pendant un quart de travail de huit heures. Cette limite quotidienne d’exposition au bruit n’est pas la mĂŞme que celle Ă©tablie dans le RSSTPG et le RSSTMM ni par les 13 provinces et territoires qui l’ont fixĂ©e Ă  85 dBA (Lex,8). En outre, cette limite d’exposition au bruit est supĂ©rieure Ă  la limite d’exposition au bruit de 85 dBA (Lex,8), recommandĂ©e par le Groupe CSArĂ©fĂ©rence 5 et les Centers for Disease Control and PreventionrĂ©fĂ©rence 6 des États-Unis.

Dans le RSSTMM, il y a d’autres dispositions concernant le niveau d’exposition au bruit maximal permis dans les espaces de logement de l’équipage, c’est-Ă -dire les locaux de logement, de repas, de loisirs ou de repos. La limite d’exposition au bruit dans ces espaces est actuellement de 75 dBA (Lex,8). Ces limites d’exposition au bruit ne sont pas conformes aux pratiques exemplaires de l’industrie maritime et ne sont pas conformes au Recueil de règles relatives aux niveaux de bruit Ă  bord des navires rĂ©fĂ©rence 7 de l’Organisation maritime internationale, ratifiĂ© par le Canada en 2014. Par exemple, ce recueil exige actuellement le respect, dans les navires, d’une limite d’exposition au bruit de 60 dBA (Lex,8) dans les dortoirs, de 65 dBA (Lex,8) dans les espaces pour les repas et de 65 dBA (Lex,8) dans les espaces de loisirs fermĂ©s. Le RSSTPG prĂ©voit Ă©galement des dispositions relatives aux niveaux d’exposition au bruit dans les dortoirs, soit de 75 dBA (Lex,8).

Mesure et calcul de l’exposition au bruit

Le RCSST, le RSSTT et le RSSTA prĂ©voient des dispositions relatives aux procĂ©dures Ă  suivre et aux instruments d’essai Ă  utiliser lorsqu’un employeur effectue des mesures et des calculs du niveau d’exposition au bruit d’un employĂ© dans un lieu de travail. Ă€ l’heure actuelle, les procĂ©dures de mesure de l’exposition au bruit dans ces trois règlements sur la SST ne sont pas entièrement conformes Ă  la dernière version de la norme Z107.56:F18 (C2022) de la CSA, Mesure de l’exposition au bruit, ci-après nommĂ©e la norme CSA Z107.56:F18. Par exemple, la rĂ©glementation actuelle en matière de SST exige que l’employeur tienne compte des niveaux de bruit de 74 dBA et plus lors de la mesure et du calcul du niveau d’exposition au bruit d’un employĂ©, mais la norme CSA Z107.56:F18 exige que l’employeur tienne compte des niveaux de bruit de 75 dBA et plusrĂ©fĂ©rence 8. Ainsi, le seuil dont il faut tenir compte conformĂ©ment Ă  la rĂ©glementation actuelle en matière de SST diffère de 1 dBA.

EnquĂŞte sur les risques

Le RCSST, le RSSTT et le RSSTA exigent qu’un employeur nomme une personne qualifiĂ©e pour mener une enquĂŞte sur les risques si un employĂ© est susceptible d’être exposĂ© Ă  un bruit atteignant des niveaux dangereux pendant une pĂ©riode qui pourrait mettre en danger son audition. Pour l’instant, le niveau pour lancer une enquĂŞte sur les risques est Ă©tabli Ă  84 dBA, soit 3 dBA sous la limite maximale actuelle de 87 dBA (Lex,8). Cela signifie que selon le RCSST, le RSSTT et le RSSTA, 84 dBA (Lex,8) est considĂ©rĂ© comme un niveau de bruit dangereux qui justifie une enquĂŞte. Le RSSTMM prĂ©voit une exigence semblable, mais Ă©tablit le niveau pour lancer une enquĂŞte sur les risques Ă  85 dBA (Lex,8), alors que le RSSTPG ne contient aucune disposition relative Ă  une enquĂŞte sur les risques.

Bien que les cinq règlements sur la SST n’exigent pas explicitement que l’employeur relève quotidiennement le niveau de bruit en milieu de travail, l’obligation d’effectuer une enquĂŞte sur les risques lorsque certains niveaux de bruit sont atteints est une demande implicite pour les employeurs de surveiller l’exposition au bruit en milieu de travail, selon les besoins. DĂ©terminer que les niveaux d’exposition atteignent possiblement le niveau auquel une enquĂŞte sur les risques doit ĂŞtre menĂ©e peut ĂŞtre aussi simple que de remarquer s’il est difficile de converser sans devoir hausser la voix dans un lieu de travail ou pendant un processus particulierrĂ©fĂ©rence 9. Toutefois, l’employeur peut Ă©galement soupçonner que le niveau d’exposition au bruit est devenu dangereusement Ă©levĂ© dans un lieu de travail et qu’une enquĂŞte sur les risques est requise conformĂ©ment aux indicateurs communs suivants :

Pour évaluer si le niveau de bruit représente un danger dans un milieu de travail et si une enquête sur les risques doit être menée, l’employeur, les employés, les membres du comité d’orientation et du comité local et les représentants de la santé et de la sécurité doivent aussi se fier aux niveaux acoustiques spécifiés par les fabricants de la machinerie utilisée et aux connaissances de l’industrie sur les niveaux acoustiques liés à certains processus et tâches.

Par ailleurs, comme solution Ă  la question de la dĂ©tection proactive des niveaux de bruit dangereux, il est recommandĂ© Ă  l’article 5.1 de la norme Z1007:F22 de la CSA, Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA), ci-après nommĂ©e la norme CSA Z1007:F22, que les employeurs mesurent rĂ©gulièrement le bruit en milieu de travail, Ă  une frĂ©quence prĂ©dĂ©terminĂ©e, afin de dĂ©tecter si le bruit atteint des niveaux dangereux, dans le cadre de la composante « dĂ©tection des risques liĂ©s au bruit Â» de leur programme de prĂ©vention de la perte auditiverĂ©fĂ©rence 10. Cette composante de dĂ©tection des risques du programme de prĂ©vention de la perte auditive serait un outil utile pour l’employeur afin de dĂ©terminer :

Rapport au chef de la conformité et de l’application

Le RCSST, le RSSTT et le RSSTA exigent actuellement que les employeurs soumettent un rapport une seule fois au chef de la conformité et de l’application (CCA) s’ils sont incapables de maintenir l’exposition au bruit d’un employé dans les limites prescrites, sans fournir de protecteurs auditifs. Ce rapport doit exposer les raisons pour lesquelles il n’est pas possible pour l’employeur de respecter les limites prescrites. En outre, l’employeur est tenu de fournir un exemplaire de ce rapport au comité local ou au représentant en matière de santé et de sécurité. Le RSSTPG exige également que l’employeur soumette un rapport unique au CCA s’il est incapable de maintenir l’exposition au bruit d’un employé dans les limites prescrites, sans fournir de protecteurs auditifs. Toutefois, l’employeur n’est pas tenu de fournir un exemplaire de ce rapport au comité local ou au représentant en matière de santé et de sécurité. Le RSSTMM ne prévoit pas cette exigence.

Examens audiométriques annuels

La perte auditive liĂ©e Ă  une exposition excessive au bruit au travail est gĂ©nĂ©ralement progressive et passe souvent inaperçue ou est ignorĂ©e jusqu’à ce que ses effets deviennent plus Ă©videntsrĂ©fĂ©rence 16. Cependant, elle peut Ă©galement ĂŞtre immĂ©diate, par exemple lorsqu’une personne est exposĂ©e Ă  un bruit soudain et intense. La perte auditive due Ă  une exposition professionnelle peut ĂŞtre Ă©vitĂ©e ou ralentie par des mesures prĂ©ventives, telles que des examens audiomĂ©triques rĂ©guliers, l’élaboration et la mise en Ĺ“uvre d’un programme de prĂ©vention de la perte auditive et la garantie que les employĂ©s utilisent des appareils de protection auditive appropriĂ©s. Les cinq règlements en matière de santĂ© et de sĂ©curitĂ© au travail exigent actuellement que les employeurs fournissent des protecteurs auditifs aux employĂ©s lorsqu’ils sont exposĂ©s Ă  un bruit dĂ©passant la limite d’exposition au bruit de 87 dBA (Lex,8). Dans la pratique, les employeurs peuvent Ă©galement fournir de manière proactive des protecteurs auditifs Ă  leurs employĂ©s dans les situations oĂą ils soupçonnent que le bruit sur le lieu de travail est susceptible d’être proche de la limite prescrite. Cependant, aucun des cinq règlements sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail n’oblige actuellement l’employeur Ă  effectuer des examens audiomĂ©triques annuels ou Ă  Ă©laborer et Ă  mettre en Ĺ“uvre un programme de prĂ©vention de la perte auditive lorsque le niveau de bruit dĂ©passe la limite. Il n’existe donc aucun mĂ©canisme permettant aux employeurs de vĂ©rifier de manière adĂ©quate si leurs employĂ©s souffrent d’une perte auditive due au bruit. En outre, les cinq règlements sur la SST ne sont pas alignĂ©s sur les règlements en vigueur dans 9 des 13 provinces et territoires, qui exigent dĂ©sormais que les employeurs fournissent Ă  leurs employĂ©s des examens audiomĂ©triques annuels ou bisannuels.

Programme de prévention de la perte auditive

Bien que 6 des 13 provinces et territoires du Canada exigent maintenant qu’un employeur Ă©labore et mette en Ĺ“uvre un programme ou un plan de protection de l’ouĂŻe dans le but de prĂ©venir la perte auditive due au bruit chez les employĂ©s, aucun des règlements fĂ©dĂ©raux en matière de SST n’exige actuellement que l’employeur mette en Ĺ“uvre et ne tienne Ă  jour un programme de prĂ©vention de la perte auditive si l’employeur ne peut se conformer au niveau maximal d’exposition au bruit.

Objectif

Le projet de Règlement modifiant certains règlements pris en vertu du Code canadien du travail (niveaux acoustiques) [le projet de règlement] a pour objectif la protection de la santĂ© et de la sĂ©curitĂ© des employĂ©s dans les milieux de travail rĂ©glementĂ©s par le gouvernement fĂ©dĂ©ral par :

Description

Le projet de règlement abrogerait et remplacerait les dispositions relatives au bruit dans les règlements sur la SST suivants pris en vertu du Code :

Les dispositions proposées conserveraient certaines des exigences existantes dans le RCSST, le RSSTT et le RSSTA, en ajouteraient de nouvelles, en supprimeraient d’autres et modifieraient le langage et les normes techniques citées, tel qu’il est décrit ci-dessous. Les plus importantes modifications seraient apportées aux dispositions relatives au bruit du RSSTPG et du RSSTMM, car elles sont les plus désuètes et ne sont pas conformes aux exigences énoncées dans le RCSST, le RSSTT et le RSSTA. De plus, le projet de règlement modifierait le Règlement sur les SAP par l’attribution d’un type de violation (de A à D) aux nouvelles exigences qui sont proposées.

Exigences inchangées

Ci-dessous est une description des exigences qui sont restĂ©es les mĂŞmes, Ă  l’exception de mises Ă  jour mineures Ă  l’anglais et au français Ă  des fins grammaticales ou d’harmonisation du langage (par exemple remplacer le mot « sound Â» par « noise Â» dans les dispositions en anglais, ce qui n’a pas nĂ©cessitĂ© de changements aux dispositions en français, car le mot « bruit Â» demeure appropriĂ©).

Les dĂ©finitions et les exigences des RCSST, RSSTT, RSSTMM et RSSTA restĂ©es intactes sont les suivantes :

Pour les RCSST, RSSTT et RSSTA, l’exigence suivante reste intacte :

Pour les RCSST et RSSTT, l’exigence suivante reste intacte :

Modifications proposées à l’ensemble des cinq règlements sur la SST

Modifications au langage

Aux fins d’harmonisation dans l’ensemble des cinq règlements sur la SST, le mot « noise Â» a remplacĂ© le mot « sound » dans les cinq règlements en anglais.

Définitions

L’article intitulĂ© « Interpretation Â» en anglais changerait pour « Definitions Â» dans chacun des cinq règlements sur la SST. Dans les RCSST, RSSTT, RSSTMM et RSSTA, les dĂ©finitions ci-dessous subiraient les modifications suivantes :

Dans le RSSTPG, les dĂ©finitions ci-dessous subiraient les modifications suivantes :

Protection de l’ouïe

Dans les cinq règlements sur la SST, la norme Z94.2-F14 (C2024) de la CSA, Protecteurs auditifs : performances, sĂ©lection, entretien et utilisation, remplacerait les normes dĂ©suètes suivantes :

La référence serait dynamique.

Programme de prévention de la perte auditive

Les employeurs seraient tenus d’élaborer, de mettre en œuvre et de maintenir un programme de prévention de la perte auditive s’il leur est impossible de se conformer aux nouvelles limites d’exposition au bruit énoncées à l’annexe du projet de règlement. Ce programme doit être élaboré en consultation avec le comité d’orientation ou, s’il n’y en a pas, avec le comité local ou le représentant en santé et sécurité.

Les employeurs seraient tenus de procéder à une évaluation de ce programme au moins une fois par année.

Le programme contiendrait les éléments obligatoires suivantsréférence 18:

Examen audiométrique

Les employeurs seraient tenus de fournir aux employĂ©s un examen audiomĂ©trique lorsque le bruit dĂ©passe la nouvelle limite de 85 dBA (Lex,8) dans leur lieu de travail.

Aussi, comme il est prĂ©vu Ă  l’article 8.3 de la norme CSA, la mĂ©thode pour les examens audiomĂ©triques comprendrait les mesures suivantes :

Étude des résultats des examens audiométriques

Les employeurs seraient tenus d’examiner l’analyse des résultats des examens audiométriques et les résultats individuels des employés en consultation avec le comité d’orientation (ou s’il n’y a pas de comité d’orientation, le comité local ou le représentant en matière de santé et de sécurité).

Les employeurs seraient Ă©galement tenus de fournir aux employĂ©s concernĂ©s leurs rĂ©sultats individuels et de se conformer aux exigences Ă©noncĂ©es Ă  l’article 8.4 de la norme Z1007:F22 de la CSA s’ils constatent un changement au seuil d’audition. Les exigences de l’article 8.4 comprennent :

Conservation des registres

Modifications additionnelles proposées au RCSST, au RSSTT et au RSSTA

Mesure et calcul de l’exposition
Limites d’exposition au bruit
Protection de l’ouïe

Pour le RCSST, le RSSTT et le RSSTA, l’employeur est requis de concevoir et de mettre en œuvre un programme de formation sur l’ajustement, l’entretien et l’utilisation des protecteurs auditifs. Cette conception et mise en œuvre seraient maintenant réalisées en consultation avec le comité d’orientation plutôt que le comité local ou le représentant en matière de santé et de sécurité.

Pour le RSSTA, afin d’harmoniser les exigences actuelles du RCSST et du RSSTT, l’article « Protection de l’ouĂŻe Â» contiendrait Ă©galement une exigence pour l’employeur de veiller Ă  ce que chaque personne Ă  qui l’employeur accorde l’accès au lieu de travail utilise un protecteur auditif conforme aux exigences de la norme Z94.2:F14 (C2024) de la CSA.

Panneaux avertisseurs

Pour le RCSST, le RSSTT et le RSSTA, l’employeur serait tenu d’afficher sur des panneaux avertisseurs que le niveau acoustique ambiant peut prĂ©senter un risque lorsque le niveau de pression acoustique pondĂ©rĂ© A est supĂ©rieur Ă  85 dBA plutĂ´t que la limite actuelle de 87 dBA.

Pour le RCSST et le RSSTT, l’article sur les panneaux avertisseurs ne prescrirait plus l’utilisation du sonomètre pour mesurer le niveau de bruit dans le lieu de travail.

Pour le RSSTA, l’employeur serait désormais tenu d’afficher des panneaux avertisseurs dans des endroits bien en vue dans le lieu de travail.

EnquĂŞte sur les risques
Rapport au chef de la conformité et de l’application

L’article actuel « Rapport au chef de la conformitĂ© et de l’application Â» serait abrogĂ©.

Modifications additionnelles proposées au RSSTMM

Mesure du niveau acoustique
Limites d’exposition au bruit

Les dispositions relatives au bruit Ă©noncĂ©es aux paragraphes 161(1) Ă  161(5) seraient remplacĂ©es par un nouvel article intitulĂ© « Limites d’exposition au bruit Â». De nouvelles limites d’exposition au bruit seraient ajoutĂ©es pour les logements de l’équipage des bâtiments Ă  passagers et des bâtiments de charge visĂ©s au paragraphe 4(1) du Règlement sur la construction et l’équipement des bâtiments (RCEB) dont la jauge brute est de 1 600 ou plus :

Ă€ bord des bâtiments visĂ©s au paragraphe 4(1) du RCEB, qui pèsent au moins 1 600 de jauge brute, l’employeur serait tenu de veiller Ă  ce qu’un employĂ© ne soit pas exposĂ© Ă  un niveau de bruit continu dans les logements de l’équipage qui dĂ©passe les limites suivantes prĂ©vues Ă  l’alinĂ©a 4.2.3 de la RĂ©solution MSC.337(91) de l’Organisation maritime internationale, Recueil de règles relatives aux niveaux de bruit Ă  bord des navires, qui comprend les limites d’exposition au bruit suivantes :

Les bâtiments jouissant de droits acquis visĂ©s Ă  l’article 8 du RCEB et tous les autres bâtiments devraient respecter la limite d’exposition au bruit actuelle de 75 dBA dans tous les logements de l’équipagerĂ©fĂ©rence 19.

Bien que la limite d’exposition au bruit pour un quart de travail de huit heures restera à 85 dBA, l’annexe relative aux limites d’exposition au bruit serait remplacée par une nouvelle annexe pour s’harmoniser avec le format et le contenu des annexes ajoutées au RCSST, au RSSTT et au RSSTA.

Réduction de l’exposition au bruit

Afin de s’harmoniser avec le RCSST, le RSSTT et le RSSTA, cet article, présentement inexistant dans le RSSTMM, sera ajouté. Dorénavant, l’employeur serait explicitement tenu de suivre la hiérarchie des contrôles pour réduire l’exposition de l’employé aux risques auditifs dans le milieu de travail en utilisant tout d’abord des mécanismes techniques ou des moyens physiques avant de recourir aux protecteurs auditifs.

Protection de l’ouïe

Les exigences relatives Ă  la protection de l’ouĂŻe qui sont actuellement Ă©noncĂ©es au paragraphe 161(4) et Ă  l’alinĂ©a 162(1)c) du RSSTMM seraient remplacĂ©es par un nouvel article intitulĂ© « Protection de l’ouĂŻe Â». En vue de mieux harmoniser les exigences du RCSST, du RSSTT et du RSSTA, les exigences relatives Ă  la protection de l’ouĂŻe subiraient les changements suivants :

Panneaux avertisseurs
EnquĂŞte sur les risques

Afin d’harmoniser le RCSST, le RSSTT et le RSSTA, l’article « EnquĂŞte sur les risques Â» subirait les changements suivants :

Modifications proposées au RSSTPG

Mesure du niveau acoustique

Pour mieux harmoniser les exigences du RCSST, du RSSTT et du RSSTA, l’article « Mesure du niveau acoustique Â» a subi les changements suivants :

Niveaux acoustiques
Réduction de l’exposition au bruit

Pour s’harmoniser avec le RCSST, le RSSTT et le RSSTA, un nouvel article serait ajouté au RSSTPG. Dorénavant, l’employeur serait explicitement tenu de suivre la hiérarchie des contrôles en vue de réduire l’exposition de l’employé aux risques auditifs dans le lieu de travail en utilisant tout d’abord des mécanismes techniques ou des moyens physiques avant de recourir aux protecteurs auditifs.

Protection de l’ouïe

Les exigences de protection de l’ouĂŻe prĂ©sentĂ©es actuellement Ă  l’alinĂ©a 8.2(3)b) et Ă  l’article 8.4 du RSSTPG seraient remplacĂ©es par un nouvel article intitulĂ© « Protection de l’ouĂŻe Â». Afin d’harmoniser les exigences du RCSST, du RSSTT et du RSSTA, les exigences concernant la protection de l’ouĂŻe subiraient les changements suivants :

Panneaux avertisseurs
Rapport au chef de la conformité et de l’application

L’exigence prĂ©sentĂ©e Ă  l’alinĂ©a 8.2(3)a) qui impose Ă  l’employeur de remettre un rapport Ă©crit au CCA si l’employeur n’est pas en mesure de respecter les limites prescrites d’exposition au bruit serait supprimĂ©e.

EnquĂŞte sur les risques

Cet article, qui n’existe présentement pas dans le RSSTPG, serait ajouté afin de s’harmoniser avec le RCSST, le RSSTT, le RSSTMM et le RSSTA.

L’employeur devrait confier Ă  une personne qualifiĂ©e la responsabilitĂ© d’enquĂŞter sur les risques si un employĂ© dans le lieu de travail est susceptible d’être exposĂ© Ă  un niveau acoustique de 82 dBA (Lex,8) ou plusrĂ©fĂ©rence 20.

L’employeur serait également tenu d’aviser le comité local ou le représentant en matière de santé et de sécurité d’une enquête sur les risques de même que la personne nommée pour effectuer l’enquête sur les risques.

L’employeur serait Ă©galement tenu de s’assurer que la personne nommĂ©e pour effectuer l’enquĂŞte sur les risques soumette un rapport fournissant les grandes lignes suivantes :

Le rapport doit ĂŞtre conservĂ© pour une pĂ©riode de 10 ans et ĂŞtre disponible aux employĂ©s qui dĂ©sirent le consulter. Lorsque le rapport indique qu’un employĂ© risque d’être exposĂ© Ă  du bruit qui est Ă©gal Ă  82 dBA (Lex,8) ou qui excède ce niveau, l’employeur est tenu :

Modifications proposées au Règlement sur les SAP

L’annexe 1 du Règlement sur les SAP serait modifiĂ©e pour y inclure les types de violation pour les employeurs qui ne respectent pas les nouvelles exigences mises en place.

Pour les cinq règlements sur la SST, il y aurait violation de type A lorsque l’employeur omettrait de :

Pour les cinq règlements sur la SST, il y aurait violation de type C lorsque l’employeur omettrait :

Pour le RSSTMM et le RSSTPG :

Pour le RSSTMM, il y aurait violation de type D lorsque l’employeur :

Pour le RSSTPG, il y aurait violation de type D lorsque l’employeur ne respecterait pas la limite d’exposition au bruit de 60 dBA (Lex,8) dans les dortoirs.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Le ComitĂ© consultatif sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail (« CCSST Â») est un groupe composĂ© de reprĂ©sentants d’associations d’employeurs et d’employĂ©s, d’entreprises, d’universitĂ©s et de ministères travaillant dans des industries sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale. L’objectif principal du CCSST est de fournir au Programme du travail des conseils stratĂ©giques et une expertise sur toute question concernant l’amĂ©lioration de la santĂ© et de la sĂ©curitĂ© au travail des travailleurs et des lieux de travail de compĂ©tence fĂ©dĂ©rale. Cela comprend Ă©galement la formulation de commentaires au sujet des modifications ou des ajouts aux règlements.

Entre 2019 et 2020, les membres du CCSST ont Ă©tĂ© mis Ă  contribution pour former un groupe de travail avec le Programme du travail dans le but d’élaborer des propositions de modifications rĂ©glementaires Ă  apporter Ă  la partie VII (Niveaux acoustiques) du RCSST.

Les reprĂ©sentants des organisations ci-dessous du CCSST ont participĂ© au groupe de travail :

Le groupe de travail est parvenu Ă  un consensus concernant les modifications proposĂ©es Ă  la partie VII du RCSST. En septembre 2020, les membres du CCSST reprĂ©sentant les employĂ©s ont demandĂ© que les modifications rĂ©glementaires convenues pour le RCSST soient Ă©galement appliquĂ©es aux quatre autres règlements sur la SST (RSSTT, RSSTPG, RSSTMM et RSSTA) afin d’harmoniser les exigences Ă©noncĂ©es dans les cinq règlements sur la SST. En 2022, le Programme du travail a acceptĂ© d’appliquer les modifications rĂ©glementaires aux quatre règlements sur la SST Ă  des fins d’uniformitĂ©.

En fĂ©vrier 2023, un questionnaire concernant le projet de règlement a Ă©tĂ© distribuĂ© aux reprĂ©sentants du CCSST, puis a Ă©tĂ© diffusĂ© par courriel en mars 2023 Ă  une liste d’intervenants de l’industrie maritime fournie par Transports Canada et Ă  une liste d’intervenants de l’industrie pĂ©trolière et gazière fournie par Ressources naturelles Canada et la RĂ©gie de l’énergie du Canada. Le questionnaire portait sur l’incidence qu’aurait la modification des limites d’exposition au bruit sur les activitĂ©s des employeurs du secteur maritime et du secteur pĂ©trolier et gazier de compĂ©tence fĂ©dĂ©rale. Au total, 255 questionnaires ont Ă©tĂ© envoyĂ©s aux intervenants, dont 21 ont Ă©tĂ© retournĂ©s au Programme du travail. Voici des rĂ©sultats relatifs aux commentaires recueillis par le Programme du travail:

Les réponses ont servi à préciser le projet de règlement en ce qui a trait aux limites d’exposition au bruit dans les espaces de logement de l’équipage et à évaluer le temps qu’il faudrait aux employeurs pour mettre en œuvre les modifications proposées concernant les limites d’exposition au bruit.

De plus, en janvier 2024, un questionnaire sur le projet de règlement a Ă©galement Ă©tĂ© distribuĂ© Ă  l’Association du transport aĂ©rien du Canada (« ATAC Â»). L’ATAC est une association qui reprĂ©sente les intĂ©rĂŞts de l’aviation commerciale au Canada, y compris les intĂ©rĂŞts des compagnies aĂ©riennes offrant des vols rĂ©guliers et nolisĂ©s, des transporteurs aĂ©riens rĂ©gionaux, des exploitants de taxis aĂ©riens, des exploitants d’hĂ©licoptères et des Ă©coles de pilotage. Le questionnaire portait sur l’incidence de la modification des limites d’exposition au bruit sur les activitĂ©s des employeurs du secteur de l’aviation de compĂ©tence fĂ©dĂ©rale. L’ATAC n’a pas rempli le questionnaire. Lorsque l’on a communiquĂ© directement avec elle, l'ATAC a indiquĂ© qu’elle n’avait aucun commentaire Ă  formuler sur les modifications proposĂ©es aux limites d’exposition au bruit Ă  bord des aĂ©ronefs.

Mobilisation des Autochtones, consultation et obligations découlant des traités modernes

Une Ă©valuation des rĂ©percussions des traitĂ©s modernes menĂ©e conformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’approche fĂ©dĂ©rale pour la mise en Ĺ“uvre des traitĂ©s modernes a permis de conclure que le projet de règlement n’aurait aucune incidence disproportionnĂ©e sur les signataires de traitĂ©s modernes. Dans leur rĂ´le d’employeurs, les conseils de bande des Premières Nations devront s’assurer que leurs lieux de travail sont conformes au projet de règlement. Un document de mobilisation combinĂ© portant sur cette initiative de rĂ©glementation et sur quatre autres initiatives en vertu des parties II et III du Code a Ă©tĂ© transmis aux groupes autochtones en aoĂ»t 2022. Deux rĂ©ponses ont Ă©tĂ© reçues, toutes deux Ă  l’appui de la prĂ©sente initiative de rĂ©glementation. Le premier rĂ©pondant a demandĂ© des mesures plus strictes concernant le bruit ambiant autour du lieu de travail, comme le bruit provenant des chantiers de construction Ă  proximitĂ© du lieu de travail. Il a Ă©galement indiquĂ© qu’il faut rĂ©duire au minimum le bruit et les effets dommageables sur la santĂ© causĂ©s par le bruit dans des secteurs tels que la construction, le transport maritime et l’exploitation forestière, ainsi que dans les lieux de travail comme des ateliers de mĂ©canique. Le deuxième rĂ©pondant a rappelĂ© l’importance de gĂ©rer le bruit provenant des climatiseurs et des bouches de chauffage dans le lieu de travail. La pĂ©riode de commentaires dans la publication prĂ©alable de la Partie I de la Gazette du Canada offrira aux groupes autochtones une occasion supplĂ©mentaire de s’exprimer au sujet du projet de règlement.

Choix de l’instrument

Les options envisagées étaient soit de maintenir le statu quo, soit de modifier les dispositions réglementaires existantes. L’objectif du projet de règlement est de combler les lacunes actuelles des règlements sur la SST, qui comportent des dispositions désuètes en ce qui a trait aux limites d’exposition au bruit, à la protection de l’ouïe et à la prévention de la perte auditive ou aux limites d’exposition au bruit établies dans les provinces et les territoires. Cet objectif en soi ne peut être atteint par d’autres instruments, tels que des lignes directrices de politique ou des codes de pratique volontaires.

Les cinq règlements sur la SST contiennent des dispositions relatives au travail dans les lieux de travail où les niveaux de bruit sont excessifs; ils ne tiennent cependant pas compte des pratiques exemplaires de l’industrie et des normes actuelles. La modification des dispositions existantes constituerait le meilleur moyen d’assurer la protection de la santé et de la sécurité des employés. Aucun des facteurs susmentionnés ne pourraient être pris en compte si l’on maintient le statu quo. C’est pourquoi une option réglementaire a été choisie.

Analyse de la réglementation

L’analyse coûts-avantages porte sur les six éléments ci-dessous des modifications proposées.

  1. Examens audiomĂ©triques, revue des rĂ©sultats des examens audiomĂ©triques et programme de prĂ©vention de la perte auditive : Le projet de règlement prĂ©voit l’ajout de nouvelles sections intitulĂ©es « Examen audiomĂ©trique Â», « Revue — rĂ©sultats des examens audiomĂ©triques Â» et « Programme de prĂ©vention de la perte auditive Â» dans les cinq règlements sur la SST. Par consĂ©quent, cette modification toucherait les employeurs visĂ©s par le RCSST, le RSSTT, le RSSTPG, le RSSTMM et le RSSTA, y compris le gouvernement du Canada (ministères et organismes fĂ©dĂ©raux).
  2. Abaissement des limites d’exposition au bruit dans les lieux de travail : La section « Limites d’exposition au bruit Â» dans trois des cinq règlements sur la SST serait modifiĂ©e afin que la limite d’exposition au bruit soit abaissĂ©e pour passer de 87 dBA (Lex,8) Ă  85 dBA (Lex,8). Les employeurs seraient donc tenus de fournir de l’équipement de protection de l’ouĂŻe et de donner une formation sur l’ajustement, l’entretien et l’utilisation de l’équipement aux employĂ©s nouvellement touchĂ©s qui sont exposĂ©s Ă  une limite d’exposition au bruit qui se situe entre 85 dBA (Lex,8) et 87 dBA (Lex,8). Cette section concernerait les employeurs visĂ©s par le RCSST et le RSSTA, y compris le gouvernement du Canada (ministères et organismes fĂ©dĂ©raux). Les employeurs visĂ©s par le RSSTPG et le RSSTMM sont dĂ©jĂ  tenus de respecter une limite d’exposition au bruit de 85 dBA (Lex,8). Ils ne sont toutefois pas tenus, Ă  l’heure actuelle, de fournir de la formation aux employĂ©s sur l’ajustement, l’entretien et l’utilisation de l’équipement de protection de l’ouĂŻe qu’ils leur fournissent. Les modifications proposĂ©es obligeraient donc les employeurs visĂ©s par le RSSTPG et le RSSTMM Ă  fournir la formation requise Ă  tous les employĂ©s exposĂ©s Ă  des niveaux de bruit de 85 dBA (Lex,8) et plus.
  3. Abaissement des limites d’exposition au bruit dans les logements de l’équipage : La proposition vise Ă  modifier les limites d’exposition au bruit dans les logements de l’équipage (dortoirs, salles Ă  manger, salles de loisirs fermĂ©es et bureaux) dans deux des cinq règlements sur la SST. Elle toucherait les employeurs visĂ©s par le RSSTMM et le RSSTPG. En ce qui concerne le RSSTPG, les modifications proposĂ©es ne porteraient que sur les dortoirs.
  4. EnquĂŞte sur les risques : La proposition vise Ă  modifier la section « EnquĂŞte sur les risques Â» dans le RCSST, le RSSTT, le RSSTMM et le RSSTA afin qu’elle prĂ©voie l’abaissement du seuil Ă  partir duquel une enquĂŞte sur les risques est nĂ©cessaire Ă  82 dBA (Lex,8). La modification consisterait Ă©galement Ă  ajouter une section « EnquĂŞte sur les risques Â» au RSSTPG. Par consĂ©quent, cette modification toucherait les employeurs visĂ©s par le RCSST, le RSSTT, le RSSTPG, le RSSTMM et le RSSTA, y compris le gouvernement du Canada (ministères et organismes fĂ©dĂ©raux).
  5. Rapport au chef de la conformitĂ© et de l’application (CCA) : La modification proposĂ©e vise Ă  supprimer l’obligation de soumettre un rapport au CCA dans quatre des cinq règlements sur la SST. Par consĂ©quent, cette modification toucherait les employeurs visĂ©s par le RCSST, le RSSTT, RSSTPG et le RSSTA, y compris le gouvernement du Canada (ministères et organismes fĂ©dĂ©raux).
  6. Changement des rĂ©fĂ©rences Ă  caractère statique en rĂ©fĂ©rences Ă  caractère dynamique, et ajout de nouvelles rĂ©fĂ©rences : La modification proposĂ©e consisterait Ă  changer les rĂ©fĂ©rences Ă  caractère statique en rĂ©fĂ©rences Ă  caractère dynamique. Elle prĂ©sentera Ă©galement deux nouvelles rĂ©fĂ©rences. Cette modification toucherait les employeurs visĂ©s par tous les règlements sur la SST, y compris le gouvernement du Canada (ministères et organismes fĂ©dĂ©raux).
  7. ConformitĂ© et application : Les modifications proposĂ©es entraĂ®neraient des frais liĂ©s Ă  la conformitĂ© et Ă  l’application que le Programme du travail devra prendre en charge, car il devra former les inspecteurs et rĂ©pondre aux demandes de renseignements des intervenants.

Cadre d’analyse

Les coĂ»ts et les avantages exprimĂ©s en valeur monĂ©taire pour la pĂ©riode d’analyse de 10 ans (de 2025 Ă  2034) sont actualisĂ©s Ă  l’annĂ©e 2025 Ă  un taux d’actualisation de 7 % et prĂ©sentĂ©s en dollars canadiens de 2023. Les avantages commencent la première annĂ©e, après la date d’inscription.

L’analyse suppose que les taux de croissance relatifs aux employĂ©s et aux employeurs sont de 0,90 % au cours de la pĂ©riode d’analyse de 10 ans. Ces estimations sont tirĂ©es du Système de projection des professions au Canada (SPPC) d’EDSC. Les intervenants concernĂ©s comprennent les employeurs du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale, les sociĂ©tĂ©s d’État et le gouvernement du Canada (ministères et organismes fĂ©dĂ©raux). On s’attend Ă  ce qu’environ 92 149 employĂ©s (6,4 % de la main-d’œuvre sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale) profitent de la baisse proposĂ©e du niveau maximal d’exposition quotidienne, et Ă  ce qu’environ 200 671 employĂ©s, soit 13,5 % de la main-d’œuvre sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale, bĂ©nĂ©ficient de la mise en Ĺ“uvre d’un programme de prĂ©vention de la perte auditive.

Tableau 2 : Estimations du nombre d’employĂ©s et d'employeurs touchĂ©s par secteur
Remarque : Ces donnĂ©es reprĂ©sentent le nombre moyen d’employĂ©s et d’employeurs qui seront touchĂ©s pendant la pĂ©riode de 10 ans allant de 2025 Ă  2034 (cette pĂ©riode tient compte du retard d’un an de la date d’entrĂ©e en vigueur).
Secteurs Nombre estimatif d’employĂ©s touchĂ©s : exposition Ă  des niveaux se situant entre 85 dBA et 87 dBA Nombre estimatif d’employĂ©s touchĂ©s : exposition Ă  des niveaux de plus de 85 dBA Nombre estimatif d’employeurs touchĂ©s : exposition Ă  des niveaux de plus de 85 dBA
Fonction publique 25 684 53 924 1
Transport routier 16 201 34 015 2 861
Transport aĂ©rien 11 913 25 011 220
Transport ferroviaire 3 240 6 803 8
Transport maritime s.o. 6 003 90
Banques 7 469 15 682 4
TĂ©lĂ©communications et radiodiffusion 8 556 17 963 128
Services postaux et de messageries 10 483 22 010 70
Pipelines s.o. 1 201 6
Aliments pour animaux, farine, semences et cĂ©rĂ©ales 1 887 3 962 90
Divers (non classifiĂ©s ailleurs) 1 918 4 027 63
Gouvernement autochtone sur les territoires des Premières Nations 4 797 10 071 115
Total 92 149 200 671 3 658

Pour modéliser l’étendue et la diversité des lieux de travail sous réglementation fédérale, on s’est servi d’une vaste étude d’observation (Flamme, 2012)référence 21, combinée à une autre étude (Kern, 2017)référence 22, comme indicateur pour estimer l’exposition effective au bruit dans les lieux de travail.

Avantages et coûtsréférence 23

Avantages

L’analyse coĂ»ts-avantages a permis de relever les trois principaux avantages exprimĂ©s en valeur monĂ©taires suivants :

  1. Diminution du nombre d’accidents de travail : rĂ©duction du bruit comme risque et diminution de la prĂ©valence de la perte auditive, ce qui reprĂ©sente un avantage de 866 188 485 $;
  2. AmĂ©lioration de la qualitĂ© de vie : diminution de la prĂ©valence de la perte auditive et du nombre d’accidents de travail grâce au programme de prĂ©vention de la perte auditive et Ă  son volet de base sur les examens audiomĂ©triques, ce qui donne lieu Ă  un avantage de 37 020 611 $;
  3. Allègement du fardeau administratif : retrait de l’obligation de prĂ©senter un rapport au CCA, qui correspond Ă  un avantage de 37 477 $.
Diminution du nombre d’accidents de travail

De plus en plus de données soutiennent l’idée selon laquelle un bruit excessif sur le lieu de travail est l’un des facteurs de risque des accidents de travail du fait qu’il peut constituer une distraction et masquer d’autres sons indicateurs de dangers. Autrement dit, le bruit lui-même représente un danger. Une baisse de la limite d’exposition au bruit devrait également entraîner une diminution de la prévalence de la perte auditive, laquelle devrait aussi donner lieu à une diminution du nombre d’accidents de travail.

Malheureusement, les donnĂ©es statistiques concernant les blessures causĂ©es par l’exposition au bruit sont peu nombreuses. Cependant, les donnĂ©es recueillies dans le cadre de l’examen systĂ©matique de 10 articles Ă©tablissant une corrĂ©lation entre l’exposition au bruit en milieu de travailrĂ©fĂ©rence 24 et le risque d’accidents du travail montrent que ce risque augmente de 22 % pour chaque augmentation de 5 dBA du niveau d’exposition. Si l’on utilise ces donnĂ©es pour calculer le risque associĂ© Ă  une diminution du niveau d’exposition au bruit de 87 dBA (Lex,8) Ă  85 dBA (Lex,8), on constate qu’une baisse de 2 dBA entraĂ®ne une rĂ©duction de 8,8 % du risque relatif. Il convient de noter que l’étude sur laquelle ce taux de rĂ©duction est fondĂ© fait Ă©galement Ă©tat de quelques limites liĂ©es aux donnĂ©es. Le taux de rĂ©duction Ă©tant basĂ© sur une mĂ©ta-analyse, la qualitĂ© des donnĂ©es est qualifiĂ©e de « mĂ©diocre Â». Cela s’explique en partie par le fait qu’aucune de ces Ă©tudes n’a fait l’objet d’une normalisation et que leur conception, la dĂ©finition des rĂ©sultats et l’évaluation du bruit diffèrent.

Dans les industries sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale, on s’attend Ă  ce que 92 149 employĂ©s (moyenne pour la pĂ©riode de 2025 Ă  2034) bĂ©nĂ©ficient de l’abaissement du niveau maximal d’exposition quotidienne de 87 dBA (Lex,8) Ă  85 dBA (Lex,8), ce qui se traduirait par les rĂ©sultats suivants :

Ces résultats ont été obtenus en appliquant le nombre attendu de blessures en moins (indiqué ci-dessus), au taux actuel de blessures. Le nouveau taux de blessures obtenu est ensuite appliqué à la population touchée.

La valeur Ă©conomique des avantagesrĂ©fĂ©rence 25 est dĂ©crite comme suit (tous les chiffres relatifs Ă  la VVS sont fondĂ©s sur des estimations de la VVS) :

La valeur Ă©conomique des avantages que reprĂ©sente la diminution du nombre d’accidents du travail pour les employĂ©s serait de 866,2 millions de dollars, actualisĂ©s sur la pĂ©riode de 10 ans, dont 241,4 millions de dollars pour les employĂ©s des ministères et organismes du gouvernement du Canada. Ces avantages seraient permanents et tiendraient compte des nouveaux employĂ©s au cours de chaque annĂ©e suivant la première annĂ©e de mise en Ĺ“uvre.

Amélioration de la qualité de vie

Le programme de prévention de la perte auditive et son volet de base sur les examens audiométriques visent à détecter les anomalies audiométriques induites par le bruit à un stade précoce et à prendre des mesures dans le but de prévenir ou d’atténuer la baisse d’audition. En résumé, la mise en œuvre d’un programme de prévention de la perte auditive devrait contribuer à diminuer la prévalence de la perte auditive et à améliorer la qualité de vie des travailleurs touchés.

Malheureusement, les donnĂ©es statistiques relatives Ă  ces rĂ©sultats et leur Ă©valuation Ă©conomique sont plutĂ´t rares. Cependant, selon une Ă©tuderĂ©fĂ©rence 26 fondĂ©e sur les audiogrammes de 22 376 personnes, le risque associĂ© Ă  un changement du seuil normalisĂ© sur une pĂ©riode de 17 ans (de 1979 Ă  1996) a Ă©tĂ© rĂ©duit de 30 % au cours de la pĂ©riode de mise en Ĺ“uvre d’un programme de prĂ©vention de la perte auditive. Ainsi, un tel programme permettrait de rĂ©duire de 1,7 % le risque annuel estimĂ© actuel (4,9 %) de perte auditive. Cette rĂ©duction de 1,7 % suppose que, pendant une partie importante de leur quart de travail quotidien, la plupart des travailleurs sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale ne sont pas exposĂ©s Ă  des niveaux d’exposition très Ă©levĂ©s, lesquels sont gĂ©nĂ©ralement dĂ©finis comme dĂ©passant 120 dBA (Lex,8).

La valeur Ă©conomique d’une diminution de la prĂ©valence de la perte auditive a Ă©tĂ© estimĂ©e Ă  l’aide de la mĂ©thode fondĂ©e sur les annĂ©es de vie ajustĂ©es en fonction de la qualitĂ© (AVAQ). Elle a ensuite Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e en fonction du nombre d’annĂ©es vĂ©cues avec un problème de santĂ© d’intĂ©rĂŞt, en l’occurrence une perte auditive. Si l’on se fonde sur l’hypothèse prudente selon laquelle de nombreux employĂ©s sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale touchĂ©s par le projet de règlement ne souffriraient que d’une perte auditive lĂ©gère, la valeur Ă©conomique Ă  vie associĂ©e aux AVAQ s’élèverait Ă  environ 35 065 $ pour chaque employĂ© qui ne serait pas atteint d’une perte auditive grâce au projet de règlement.

Selon la mĂ©thode fondĂ©e sur les AVAQ, les avantages Ă©conomiques prĂ©vus pour les employĂ©s dĂ©coulant de la mise en Ĺ“uvre d’un programme de prĂ©vention de la perte auditive sont estimĂ©s Ă  37,0 millions de dollars, dont 9,9 millions de dollars pour les employĂ©s des ministères et organismes du gouvernement du Canada. Ces avantages seraient permanents et tiennent compte des nouveaux employĂ©s au cours de chaque annĂ©e suivant la première annĂ©e de mise en Ĺ“uvre.

Il est important de noter que les programmes de prévention de la perte auditive peuvent offrir des avantages intangibles supplémentaires, auxquels une valeur économique monétaire n’est peut-être pas attribuée à l’heure actuelle. Ces avantages sont traités dans la section portant sur les avantages qui ne sont pas exprimés en valeur monétaire.

Allègement du fardeau administratif

À l’heure actuelle, quatre des règlementsréférence 27 sur la santé et la sécurité au travail obligent les employeurs à soumettre un rapport au CCA si un employé est exposé à un bruit dépassant la limite actuelle. Cette obligation serait supprimée dans les modifications proposées.

La suppression de cette obligation devrait permettre, au cours de la pĂ©riode d’analyse de 10 ans, de diminuer de 37 477 $ (en valeur actualisĂ©e) les coĂ»ts associĂ©s au fardeau administratif (c'est-Ă -dire entraĂ®ner des Ă©conomies de coĂ»ts) pour les employeurs du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale (sauf ceux visĂ©s par le RSSTMM), ainsi que pour les ministères et organismes du gouvernement du Canada. Ces avantages seraient permanents et tiennent compte des nouveaux employĂ©s au cours de chaque annĂ©e suivant la première annĂ©e de mise en Ĺ“uvre.

Montant total des avantages exprimés en valeur monétaire

Le montant total des avantages exprimĂ©s en valeur monĂ©taire, actualisĂ© sur la pĂ©riode d’analyse de 10 ans, est estimĂ© Ă  903,2 millions de dollars. Ces avantages s'appliqueraient aux employĂ©s des ministères et organismes du gouvernement du Canada, ainsi que les employĂ©s des entreprises privĂ©es sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale. Le tableau ci-dessous prĂ©sente un rĂ©sumĂ© des avantages.

Tableau 3 : RĂ©sumĂ© des avantages exprimĂ©s en valeur monĂ©taire
Type d’avantage Intervenants touchés Montant total des avantages (en valeur actualisée)
Diminution du nombre d’accidents de travail EmployĂ©s du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale (sauf ceux visĂ©s par le et le RSSTPG et RSSTMM) et employĂ©s des ministères et organismes du gouvernement fĂ©dĂ©ral 866 188 485 $
AmĂ©lioration de la qualitĂ© de vie EmployĂ©s du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale et employĂ©s des ministères et organismes du gouvernement fĂ©dĂ©ral 37 020 611 $
Allègement du fardeau administratif EmployĂ©s du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale (sauf ceux visĂ©s par le RSSTMM) et employĂ©s des ministères et organismes du gouvernement fĂ©dĂ©ral 37 477 $
Total des avantages L’ensemble des intervenants 903 246 573 $
Avantages prévus qui ne sont pas exprimés en valeur monétaire

Tel qu’il est indiqué dans la section sur le montant total des avantages exprimés en valeur monétaire, la baisse des niveaux d’exposition au bruit devrait entraîner une diminution du taux de blessures et de la prévalence de la perte auditive. Cela pourrait contribuer de façon indirecte à compenser la perte de productivité et la perte de production liées au présentéisme et à l’absentéisme des employés en raison de niveaux élevés d’exposition au bruit.

De plus, le programme de prévention de la perte auditive, en tant que mesure à long terme visant à protéger la santé et la sécurité des employés, favoriserait probablement la mise en place d’une culture de la sécurité en milieu de travail. Cela aurait également des effets indirects, car on s’attend à ce qu’il favorise un environnement de travail plus sain, plus productif et plus collaboratif.

Coûts

Les coĂ»ts examinĂ©s dans l’analyse coĂ»ts-avantages sont classĂ©s dans les six domaines principaux suivants :

  1. Examens audiomĂ©triques, Ă©tude des rĂ©sultats des examens audiomĂ©triques et programme de prĂ©vention de la perte auditive; le coĂ»t associĂ© Ă  ce domaine est estimĂ© Ă  254 578 368 $;
  2. Abaissement des niveaux maximaux d’exposition quotidienne au bruit (protection de l’ouĂŻe et formation); le coĂ»t associĂ© Ă  ce domaine est estimĂ© Ă  14 016 007 $;
  3. Abaissement de la limite d’exposition au bruit dans les espaces de logement de l’équipage; le coĂ»t associĂ© Ă  ce domaine est estimĂ© Ă  0 $;
  4. Abaissement du seuil Ă  partir duquel une enquĂŞte sur les risques est nĂ©cessaire; le coĂ»t associĂ© Ă  ce domaine est estimĂ© Ă  28 169 $;
  5. Changement des rĂ©fĂ©rences Ă  caractère statique Ă  des rĂ©fĂ©rences Ă  caractère dynamique, et ajout de nouvelles rĂ©fĂ©rences; le coĂ»t associĂ© Ă  ce domaine est estimĂ© Ă  11 078 223 $;
  6. CoĂ»ts associĂ©s Ă  la conformitĂ© et Ă  l’application du projet de règlement pour le gouvernement fĂ©dĂ©ral; le coĂ»t associĂ© Ă  ce domaine est estimĂ© Ă  422 409 $.
Examens audiométriques, étude des résultats des examens audiométriques et programme de prévention de la perte auditive

Le programme obligatoire de prĂ©vention de la perte auditive, y compris la mise en Ĺ“uvre et l’exploitation des examens audiomĂ©triques annuels rĂ©alisĂ©s auprès des employĂ©s exposĂ©s Ă  un bruit dĂ©passant les limites maximales quotidiennes, s’applique aux cinq règlements sur la SST. Le coĂ»t annuel des examens audiomĂ©triques est estimĂ© Ă  109,66 $ par employĂ©, tandis que les coĂ»ts annuels d’administration du programme s’élèvent Ă  72,66 $ par employĂ©.

D’après cette Ă©valuation, le coĂ»t total prĂ©vu du programme est de 254,6 millions de dollars; ce coĂ»t est actualisĂ© sur la pĂ©riode de 10 ans et englobe le coĂ»t de 68,4 millions de dollars pour le gouvernement du Canada. Ces coĂ»ts seraient permanents et tiennent compte des nouveaux employĂ©s au cours de chaque annĂ©e suivant la première annĂ©e de mise en Ĺ“uvre.

Abaissement des niveaux maximaux d’exposition quotidienne au bruit (protection de l’ouïe et formation)

Les coĂ»ts attendus de l’abaissement du niveau maximal d’exposition quotidienne au bruit prĂ©vue dans le RCSST, le RSSTT et le RSSTA seraient principalement attribuables au fait que l’employeur devra fournir des protecteurs auditifs aux employĂ©s susceptibles d’être exposĂ©s quotidiennement Ă  des niveaux sonores se situant entre 85 dBA (Lex,8) et 87 dBA (Lex,8). Tous les employĂ©s exposĂ©s Ă  un bruit supĂ©rieur Ă  87 dBA (Lex,8) devraient dĂ©jĂ  ĂŞtre munis d’équipement de protection de l’ouĂŻe. Il convient de noter que l’obligation de fournir cet Ă©quipement aux employĂ©s exposĂ©s Ă  un niveau de bruit se situant entre 87 dBA (Lex,8) et 85 dBA (Lex,8) n’aurait aucune incidence sur les employeurs visĂ©s par le RSSTPG et le RSSTMM puisque ces règlements fixent dĂ©jĂ  la limite d’exposition Ă  85 dBA (Lex,8).

Des coĂ»ts supplĂ©mentaires dĂ©couleraient Ă©galement de l’obligation de l’employeur de fournir une formation aux employĂ©s sur l’ajustement, l’entretien et l’utilisation de l’équipement de protection de l’ouĂŻe qui leur est fourni. Cette formation serait offerte aux employĂ©s visĂ©s par le RCSST, le RSSTT et le RSSTA qui sont exposĂ©s Ă  une limite se situant entre 85 dBA (Lex,8) et 87 dBA (Lex,8) et qui reçoivent donc pour la première fois un Ă©quipement de protection de l’ouĂŻe. La formation sur l’équipement de protection de l’ouĂŻe serait aussi offerte aux employĂ©s visĂ©s par le RSSTPG et le RSSTMM qui sont exposĂ©s Ă  une limite de 85 dBA (Lex,8) ou plus, car elle ne constitue pas une exigence, Ă  l’heure actuelle, en vertu de ces règlements.

Les coĂ»ts globaux prĂ©vus associĂ©s Ă  la baisse proposĂ©e du niveau maximal d’exposition quotidienne Ă  85 dBA (Lex,8) sont estimĂ©s Ă  14 millions de dollars, actualisĂ©s sur la pĂ©riode de 10 ans. Ces coĂ»ts englobent les coĂ»ts actualisĂ©s de 3,8 millions de dollars pour le gouvernement du Canada. Il s’agit des coĂ»ts initiaux et ceux-ci tiennent compte des nouveaux employĂ©s au cours de chaque annĂ©e suivant la première annĂ©e de mise en Ĺ“uvre.

Abaissement de la limite d’exposition au bruit dans les espaces de logement de l’équipage (RSSTMM)

Les modifications proposĂ©es visant Ă  abaisser les limites d’exposition au bruit dans les espaces de logement de l’équipage s’appliqueraient aux employeurs visĂ©s par le RSSTMM. Ces modifications abaisseraient le niveau maximal d’exposition quotidienne de 75 dBA (Lex,8) Ă  60 dBA (Lex,8) dans les dortoirs, et de 75 dBA (Lex,8) Ă  65 dBA (Lex,8) dans les salles Ă  manger, les salles de loisirs fermĂ©es et les bureaux des bâtiments Ă  passagers et des bâtiments de charge d’une jauge brute de 1 600 et plus, tel qu’il est indiquĂ© au paragraphe 4(1) du RCEB.

Des consultations avec Transports Canada ont permis de conclure que ces bâtiments sont dĂ©jĂ  conformes aux limites d’exposition proposĂ©es, car le RCEB exige que leur construction soit conforme Ă  ces normes. Par consĂ©quent, les intervenants n’auraient pas Ă  supporter de coĂ»ts supplĂ©mentaires.

Tel qu’il est indiquĂ© Ă  la sous-section « Modifications additionnelles proposĂ©es au RSSTMM Â» de la section « Description Â» du prĂ©sent rĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation, les bâtiments jouissant des droits acquis Ă©noncĂ©s Ă  l’article 8 du RCEB et tous les autres bâtiments devraient respecter la limite actuelle d’exposition de 75 dBA (Lex,8) dans tous les espaces de logement de l’équipage. Par consĂ©quent, il n’y a aucune incidence sur les coĂ»ts de ces bâtiments.

Abaissement de la limite d’exposition au bruit dans les espaces de logement de l’équipage (RSSTPG)

Les modifications proposĂ©es pour abaisser la limite d’exposition au bruit dans les dortoirs s’appliquent Ă©galement au RSSTPG. Les modifications viseraient Ă  abaisser le niveau maximal d’exposition quotidienne de 75 dBA (Lex,8) Ă  60 dBA (Lex,8) dans les dortoirs situĂ©s dans des installations capables de forer, de produire du pĂ©trole ou du gaz, de le conserver et de le traiter.

Ă€ la connaissance du Programme du travail, le lieu de travail d’Imperial Oil Ă  Norman Wells est actuellement le seul qui est assujetti au RSSTPG et qui pourrait ĂŞtre touchĂ© par les modifications proposĂ©es. Cependant, les consultations ont permis de confirmer qu’il n’y a pas de dortoirs Ă  l’installation centrale de traitement de Norman Wells. Le Programme du travail a reçu la confirmation qu’en dehors des heures de travail, les travailleurs locaux restent dans leur propre rĂ©sidence et les travailleurs non-rĂ©sidents habitent dans un camp privĂ©. Par consĂ©quent, il n’y a pas de coĂ»ts associĂ©s Ă  l’application des niveaux maximaux d’exposition au bruit proposĂ©s pour les dortoirs dans les secteurs visĂ©s par le RSSTPG.

Abaissement du seuil d’exposition au bruit à partir duquel une enquête sur les risques doit être effectuée

Le projet de règlement abaisserait le seuil d’exposition au bruit Ă  partir duquel une enquĂŞte sur les risques est nĂ©cessaire, afin qu’il passe de 84 dBA (Lex,8) Ă  82 dBA (Lex,8) dans le RCSST, le RSSTT et le RSSTA, et de 85 dBA (Lex,8) Ă  82 dBA (Lex,8) dans le RSSTMM. Il ajouterait Ă©galement une section « EnquĂŞte sur les risques Â» au RSSTPG. Cette modification entraĂ®nerait des coĂ»ts pour les employeurs en vertu des cinq règlements sur la SST.

Les donnĂ©esrĂ©fĂ©rence 28 disponibles indiquent que les modifications proposĂ©es donneraient lieu Ă  15,6 enquĂŞtes supplĂ©mentaires par annĂ©e. Chaque enquĂŞte devrait durer cinq heures et serait menĂ©e par un employĂ© qualifiĂ© rĂ©munĂ©rĂ© selon un taux horaire moyen de 51,29 $ (25 % de ce taux Ă©tant consacrĂ© aux frais gĂ©nĂ©raux). Le coĂ»t total associĂ© Ă  l’exigence modifiĂ©e est estimĂ© Ă  28 169 $, pour les employeurs, au cours de la pĂ©riode de 10 ans, après l’entrĂ©e en vigueur des modifications proposĂ©es. Ces coĂ»ts sont permanents.

Changement des références à caractère statique à des références à caractère dynamique, et ajout de nouvelles références

La proposition modifierait deux références à des normes; ces références à caractère statique deviendraient des références à caractère dynamique. Les employeurs auraient à acheter ces normes s’ils ne suivent pas déjà la version la plus récente de ces normes. De plus, la proposition ajoute deux nouvelles normes dont les références seront également à caractère dynamique. Tous les employeurs auraient à se procurer ces deux normes puisqu’elles viennent d’être ajoutées.

De plus, à l’avenir, lorsqu’une version actualisée de l’une de ces normes sera publiée, tous les employeurs devront se la procurer.

Voici les quatre normes qui devront ĂŞtre achetĂ©es :

  1. (De rĂ©fĂ©rence Ă  caractère statique Ă  rĂ©fĂ©rence Ă  caractère dynamique) Norme Z94.2-F14 (C2024) de la CSA, Protecteurs auditifs : performances, sĂ©lection, entretien et utilisation. Cette norme coĂ»te 143,72 $ (taxes incluses) et est disponible dans les deux langues officielles. Ă€ l’heure actuelle, les employeurs visĂ©s par le RSSTPG et le RSSTMM ne suivent pas la version la plus rĂ©cente de cette norme. Ces employeurs auraient donc Ă  acheter cette norme après l’entrĂ©e en vigueur des modifications proposĂ©es. Cette norme est mise Ă  jour environ tous les 11 ans. Par consĂ©quent, tous les employeurs visĂ©s par les règlements sur la SST, y compris le gouvernement du Canada (ministères et organismes fĂ©dĂ©raux), auraient Ă  acheter la version actualisĂ©e de cette norme lorsqu’elle sera disponible Ă  l’avenir. Ces coĂ»ts n’ont cependant pas Ă©tĂ© pris en compte dans l’analyse coĂ»ts-avantages (ACA), puisqu’ils ne font pas partie de la pĂ©riode d’analyse de 10 ans (de 2025 Ă  2034).
  2. (De rĂ©fĂ©rences Ă  caractère statique Ă  rĂ©fĂ©rences Ă  caractère dynamique) Norme Z107.56:F18 (C2022) de la CSA, Mesure de l’exposition au bruit. Cette norme coĂ»te 114,97 $ (taxes incluses) et est disponible dans les deux langues officielles. Ă€ l’heure actuelle, les employeurs visĂ©s par le RCSST, le RSSTT, le RSSTPG et le RSSTMM et le gouvernement du Canada (ministères et organismes fĂ©dĂ©raux) ne suivent pas la version la plus rĂ©cente de cette norme. Ils auraient donc Ă  l’acheter après la mise en Ĺ“uvre des modifications proposĂ©es. Cette norme est mise Ă  jour environ tous les neuf ans. Par consĂ©quent, tous les employeurs visĂ©s par les règlements sur la SST, y compris le gouvernement du Canada (ministères et organismes fĂ©dĂ©raux), auraient Ă  acheter la version actualisĂ©e de cette norme lorsqu’elle sera disponible Ă  l’avenir. Ce coĂ»t a Ă©galement Ă©tĂ© pris en compte dans l’ACA.
  3. (Nouvelle norme Ă  caractère dynamique) Norme Z1007:F22 de la CSA, Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA). Cette norme coĂ»te 169,01 $ (taxes incluses) et est disponible dans les deux langues officielles. Les employeurs qui sont visĂ©s par les cinq règlements sur la SST, y compris le gouvernement du Canada (ministères et organismes fĂ©dĂ©raux), auraient Ă  acheter cette norme, puisqu’elle vient d’être ajoutĂ©e. Cette norme est mise Ă  jour environ tous les six ans. Par consĂ©quent, les employeurs visĂ©s par les cinq règlements sur la SST, y compris le gouvernement du Canada (ministères et organismes fĂ©dĂ©raux), auraient Ă  acheter la version actualisĂ©e de cette norme lorsqu’elle sera disponible Ă  l’avenir. Ce coĂ»t a Ă©galement Ă©tĂ© pris en compte dans l’ACA.
  4. (Nouvelle norme Ă  caractère dynamique) Norme Z107.6-F16 de la CSA, Examens audiomĂ©triques pour les programmes de prĂ©vention de la perte auditive. Cette norme coĂ»te 109,22 $ (taxes incluses) et est disponible dans les deux langues officielles. Les employeurs qui sont visĂ©s par les cinq règlements sur la SST, y compris le gouvernement du Canada (ministères et organismes fĂ©dĂ©raux), auraient Ă  acheter cette norme, puisqu’elle vient d’être ajoutĂ©e. Cette norme est mise Ă  jour environ tous les 26 ans. Par consĂ©quent, les employeurs visĂ©s par les cinq règlements sur la SST, y compris le gouvernement du Canada (ministères et organismes fĂ©dĂ©raux), auraient Ă  acheter la version actualisĂ©e de cette norme lorsqu’elle sera disponible Ă  l’avenir. Ces coĂ»ts n’ont cependant pas Ă©tĂ© pris en compte dans l’ACA, puisqu’ils ne font pas partie de la pĂ©riode d’analyse de 10 ans (de 2025 Ă  2034).

Le coĂ»t total prĂ©vu pour l’achat de ces normes est d’environ 11,1 millions de dollars, actualisĂ©s sur la pĂ©riode de 2025 Ă  2034. Ce coĂ»t comprend le coĂ»t initial d’achat de la norme si l’employeur ne suit pas dĂ©jĂ  la version la plus rĂ©cente. Il comprend Ă©galement le coĂ»t d’achat de la norme lorsqu’une version actualisĂ©e est disponible. PrĂ©cisons qu’il n’y a pas de frais de traduction, puisque toutes ces normes sont disponibles dans les deux langues officielles.

Conformité et application

Le Programme du travail aurait à supporter certains coûts à la suite des modifications proposées. Ces coûts peuvent découler des activités visant à éduquer et à conseiller les employeurs au sujet de leurs obligations, à obtenir de leur part une assurance qu’ils s’y conforment volontairement ou à émettre des directives afin qu’ils mettent fin à des infractions et qu’ils prennent les mesures nécessaires pour éviter qu’elles ne se reproduisent. Au cours de la première année suivant l’entrée en vigueur des modifications proposées, les inspecteurs consacreraient leur temps à recevoir de la formation, à répondre aux demandes de renseignements des intervenants et à mener des inspections éclair ciblées dans les principaux secteurs où l’exposition au bruit est une préoccupation courante. En raison des nouvelles exigences, les inspecteurs auraient à consacrer un peu plus de temps aux inspections.

Au total, les coĂ»ts associĂ©s Ă  la conformitĂ© et Ă  l’application sont estimĂ©s Ă  422 409 $ en valeur actualisĂ©e sur la pĂ©riode d’analyse de 10 ans.

Coûts totaux exprimés en valeur monétaire

Le montant total des coĂ»ts exprimĂ©s en valeur monĂ©taire, actualisĂ©s sur la pĂ©riode d’analyse de 10 ans, est estimĂ© Ă  280,1 millions de dollars. Ces coĂ»ts touchent les employĂ©s des ministères et organismes du gouvernement du Canada, ainsi que des employĂ©s des entreprises privĂ©es sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale. Le tableau ci-dessous prĂ©sente un rĂ©sumĂ© des coĂ»ts.

Tableau 4 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts exprimĂ©s en valeur monĂ©taire
Type de coûts Intervenant touché Coût total en valeur actualisée
Abaissement des niveaux maximaux d’exposition quotidienne au bruit — Ă©quipement de protection de l’ouĂŻe EmployĂ©s du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale (sauf ceux visĂ©s par le RSSTMM et le RSSTPG) et employĂ©s des ministères et organismes du gouvernement fĂ©dĂ©ral 10 620 449 $
Abaissement des niveaux maximaux d’exposition quotidienne au bruit — formation sur l’équipement de protection de l’ouĂŻe EmployĂ©s du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale et employĂ©s des ministères et organismes du gouvernement fĂ©dĂ©ral 3 395 558 $
Examens audiomĂ©triques, Ă©tude des rĂ©sultats des examens audiomĂ©triques et programme de prĂ©vention de la perte auditive EmployĂ©s du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale et employĂ©s des ministères et organismes du gouvernement fĂ©dĂ©ral 254 578 368 $
Abaissement de la limite d’exposition au bruit dans les espaces de logement de l’équipage EmployĂ©s du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale visĂ©s par le RSSTMM 0 $
Abaissement de la limite d’exposition au bruit dans les espaces de logement de l’équipage (dortoirs) EmployĂ©s du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale visĂ©s par le RSSTPG 0 $
Abaissement du seuil Ă  partir duquel une enquĂŞte sur les risques est nĂ©cessaire Employeurs du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale et employĂ©s des ministères et organismes du gouvernement fĂ©dĂ©ral 28 169 $
Changement des rĂ©fĂ©rences Ă  caractère statique en rĂ©fĂ©rences Ă  caractère dynamique, et ajout de nouvelles rĂ©fĂ©rences Employeurs du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale, et employĂ©s des ministères et organismes du gouvernement fĂ©dĂ©ral 11 078 223 $
CoĂ»ts liĂ©s Ă  la conformitĂ© et Ă  l’application Programme du travail (gouvernement fĂ©dĂ©ral) 422 409 $
Total des coĂ»ts L’ensemble des intervenants touchĂ©s 280 123 175 $
Énoncé des coûts et des avantages
Tableau 5 : Avantages exprimĂ©s en valeur monĂ©taire
Intervenant touché Description de l’avantage Année de référence Dernière année Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Gouvernement du Canada (ministères et organismes fĂ©dĂ©raux) : employĂ©s AmĂ©lioration prĂ©vue de la qualitĂ© de vie (en raison d’une diminution de la prĂ©valence de la perte auditive et du nombre d’accidents de travail grâce au programme de prĂ©vention de la perte auditive) 0 $ 1 699 771 $ 9 948 137 $ 1 416 391 $
Diminution prĂ©vue du nombre d’accidents de travail (en raison de la rĂ©duction du bruit comme risque et de la baisse de la prĂ©valence de la perte auditive) 0 $ 41 251 058 $ 241 427 392 $ 34 373 829 $
Allègement du fardeau administratif grâce Ă  la suppression de l’obligation de prĂ©senter un rapport au CCA 0 $ 1 793 $ 10 494 $ 1 494 $
Entreprises privĂ©es sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale : employĂ©s AmĂ©lioration prĂ©vue de la qualitĂ© de vie (en raison d’une diminution de la prĂ©valence de la perte auditive et du nombre d’accidents de travail grâce au programme de prĂ©vention de la perte auditive) 0 $ 4 625 690 $ 27 072 474 $ 3 854 511 $
Diminution prĂ©vue du nombre d’accidents de travail (en raison de la rĂ©duction du bruit comme risque et de la baisse de la prĂ©valence de la perte auditive) 0 $ 106 748 684 $ 624 761 094 $ 88 951 924 $
Entreprises privĂ©es sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale : employeurs Allègement du fardeau administratif grâce Ă  la suppression de l’obligation de prĂ©senter un rapport au CCA 0 $ 4 611 $ 26 984 $ 3 842 $
L’ensemble des intervenants Total des avantages 0 $ 154 331 606 $ 903 246 573 $ 128 601 991 $
Tableau 6 : CoĂ»ts exprimĂ©s en valeur monĂ©taire
Intervenant touché Description des coûts Année de référence Dernière année Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Gouvernement du Canada (ministères et organismes fĂ©dĂ©raux) Équipement de protection de l’ouĂŻe 2 267 386 $ 143 717 $ 2 960 172 $ 421 462 $
Formation sur l’équipement de protection de l’ouĂŻe 885 628 $ 8 563 $ 877 805 $ 124 980 $
Programme de prĂ©vention de la perte auditive (examens audiomĂ©triques) 5 652 984 $ 6 127 711 $ 41 146 417 $ 5 858 234 $
Programme de prĂ©vention de la perte auditive (gestion) 3 745 664 $ 4 060 218 $ 27 263 596 $ 3 881 723 $
EnquĂŞtes sur les risques 275 $ 275 $ 1 929 $ 275 $
Changement des rĂ©fĂ©rences Ă  caractère statique en rĂ©fĂ©rences Ă  caractère dynamique, et ajout de nouvelles rĂ©fĂ©rences 393 $ 0 $ 535 $ 76 $
Gouvernement du Canada (Programme du travail) ConformitĂ© et application 109 270 $ 46 002 $ 422 409 $ 60 141 $
Entreprises privĂ©es sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale Équipement de protection de l’ouĂŻe 5 867 496 $ 371 907 $ 7 660 276 $ 1 090 651 $
Formation sur l’équipement de protection de l’ouĂŻe 2 540 189 $ 24 561 $ 2 517 752 $ 358 471 $
Programme de prĂ©vention de la perte auditive (examens audiomĂ©triques) 15 383 811 $ 16 675 714 $ 111 974 262 $ 15 942 616 $
Programme de prĂ©vention de la perte auditive (gestion) 10 193 306 $ 11 049 320 $ 74 194 093 $ 10 563 570 $
EnquĂŞtes sur les risques 3 736 $ 3 736 $ 26 240 $ 3 736 $
Changement des rĂ©fĂ©rences Ă  caractère statique en rĂ©fĂ©rences Ă  caractère dynamique, et ajout de nouvelles rĂ©fĂ©rences 7 539 678 $ 100 310 $ 11 077 688 $ 1 577 213 $
L’ensemble des intervenants Total des coĂ»ts 54 189 816 $ 38 612 032 $ 280 123 175 $ 39 883 238 $
Tableau 7 : RĂ©sumĂ© des avantages et des coĂ»ts exprimĂ©s en valeur monĂ©taire
Incidence Année de référence Dernière année Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Total des avantages 0 $ 154 331 606 $ 903 246 573 $ 128 601 991 $
Total des coĂ»ts 54 189 816 $ 38 612 032 $ 280 123 175 $ 39 883 238 $
Incidence nette -54 189 816 $ 115 719 574 $ 623 123 398 $ 88 718 753 $

Lentille des petites entreprises

En supposant que les limites d’exposition au bruit dans les lieux de travail des petites entreprises (dĂ©finies comme Ă©tant les entreprises de moins de 100 employĂ©s) reflètent le profil gĂ©nĂ©ral des entreprises sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale, on estime que plus de 3 300 d’entre elles et environ 29 000 de leurs employĂ©s seraient touchĂ©s par le projet de règlement, en moyenne, pendant la pĂ©riode de 2025 Ă  2034. Les coĂ»ts exprimĂ©s en valeur monĂ©taire qui en rĂ©sultent sont prĂ©sentĂ©s en dĂ©tail dans le Tableau 9 ci-dessous.

Comme il a été mentionné précédemment, le Programme du travail accorde aux employeurs un délai d’un an après la date d’inscription pour se conformer aux modifications proposées. Cette marge de manœuvre accrue devrait donner à tous les employeurs suffisamment de temps pour s’adapter. De plus, aucune autre option n’est envisagée pour limiter les répercussions globales sur les petits employeurs, car les avantages pour ceux-ci devraient être aussi importants et proportionnels que les coûts qui leur sont imposés.

Résumé de la lentille des petites entreprises
Tableau 8 : Avantages administratifs et de conformitĂ©
Administratif ou conformité Description de l’avantage Valeur actualisée Valeur annualisée
Administratif Suppression de l’obligation de soumettre un rapport au CCA 3 556 $ 506 $
ConformitĂ© Diminution prĂ©vue du nombre d’accidents de travail 127 997 379 $ 18 223 947 $
Diminution prĂ©vue de la prĂ©valence de perte auditive grâce au programme de prĂ©vention de la perte auditive 5 587 959 $ 795 600 $
Total Total des avantages 133 588 895 $ 19 020 053 $
Tableau 9 : CoĂ»ts administratifs et de conformitĂ©
Administratif ou conformité Description des coûts Valeur actualisée Valeur annualisée
Administratif Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive 15 314 211 $ 2 180 399 $
ConformitĂ© Équipement de protection de l’ouĂŻe et formation 2 092 905 $ 297 983 $
Examens audiomĂ©triques — programme de prĂ©vention de la perte auditive 23 112 318 $ 3 290 674 $
EnquĂŞte sur les risques 21 967 $ 3 128 $
Changement des rĂ©fĂ©rences Ă  caractère statique en rĂ©fĂ©rences Ă  caractère dynamique, et ajout de nouvelles rĂ©fĂ©rences 10 516 961 $ 1 497 379 $
Total Total des coĂ»ts 51 058 363 $ 7 269 562 $
Tableau 10 : Incidence nette des avantages et coĂ»ts liĂ©s Ă  la conformitĂ© et Ă  l’administration
Montant Valeur actualisée Valeur annualisée
Incidence nette sur l’ensemble des petites entreprises touchĂ©es 82 530 532 $ 11 750 491 $
Incidence nette moyenne sur chaque petite entreprise touchĂ©e 24 872 $ 3 541 $

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique, puisqu’il y a une augmentation progressive du fardeau administratif des entreprises et la proposition est considĂ©rĂ©e comme un « ajout Â» en vertu de cette règle. Aucun titre de règlement n’est abrogĂ© ou prĂ©sentĂ©.

Les coĂ»ts administratifs dĂ©coulant du projet de règlement concernent la gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive, qui comprend les exigences en matière d’examens audiomĂ©triques. Ces coĂ»ts sont associĂ©s aux Ă©valuations annuelles du programme et Ă  la tenue de registres qui doivent ĂŞtre effectuĂ©es au titre du projet de règlement. L’obligation de tenir des registres s’applique Ă  la fois aux examens audiomĂ©triques rĂ©alisĂ©s et Ă  l’évaluation annuelle du programme de prĂ©vention de la perte auditive. Le coĂ»t total annualisĂ© du fardeau administratif supplĂ©mentaire est estimĂ© Ă  3 701 177 $ (en dollars de 2012).

De plus, un allègement du fardeau administratif en lien avec quatre règlements sur la SST (RCSST, RSSTT, RSSTPG et RSSTA) est prĂ©vu grâce Ă  l’élimination des coĂ»ts administratifs associĂ©s Ă  la prĂ©sentation d’un rapport au CCA. Les Ă©conomies totales rĂ©alisĂ©es en coĂ»ts annualisĂ©s en raison de la rĂ©duction du fardeau administratif sont estimĂ©es Ă  1 544 $ (en dollars de 2012).

Tous les autres coûts sont considérés comme des coûts associés à la conformité.

Environ 3 500 entreprises sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale subiraient une augmentation du fardeau administratif en raison du projet de règlement. Les modifications entraĂ®neraient un coĂ»t administratif net annualisĂ© de 3 699 633 $ (en dollars de 2012).

Les détails sont présentés dans le tableau ci-dessous.

Table 11 : CoĂ»ts administratifs annualisĂ©s
Règlements sur la SST Coûts annualisés associés au fardeau administratif Coûts annualisés associés au fardeau administratif, par entreprise
Règlement canadien sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail (RCSST) 2 992 312 $ 947,78 $
Règlement sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail (trains) [RSSTT] 123 320 $ 16 263,45 $
Règlement sur la sĂ©curitĂ© et la santĂ© au travail (pĂ©trole et gaz) [RSSTPG] 21 762 $ 3 826,63 $
Règlement sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail en milieu maritime (RSSTMM) 108 858 $ 1 276,11 $
Règlement sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail (aĂ©ronefs) [RSSTA] 453 381 $ 2 174,25 $
TOTAL — règlements sur la SST 3 699 633 $ 1 067,94 $

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le projet de règlement viendrait appuyer la coopĂ©ration et l’harmonisation en matière de rĂ©glementation. L’Accord de libre-Ă©change canadien (ALEC)rĂ©fĂ©rence 29 a Ă©tabli un processus de conciliation en matière de rĂ©glementation, supervisĂ© par la Table de conciliation et de coopĂ©ration en matière de rĂ©glementation (TCCR), dans le but d’éliminer les obstacles au commerce auxquels sont confrontĂ©es les entreprises qui font des affaires d’une province ou d’un territoire Ă  l’autre. Lorsqu’un obstacle au commerce est repĂ©rĂ©, un gouvernement (fĂ©dĂ©ral, provincial ou territorial) peut soumettre la question Ă  la TCCR aux fins de conciliation et les gouvernements participant Ă  l’ALEC et leurs organismes de rĂ©glementation concernĂ©s peuvent lancer des nĂ©gociations pour conclure un accord de conciliation. L’un des Ă©lĂ©ments du plan de travail de la TCCR consiste Ă  promouvoir la coopĂ©ration en matière de rĂ©glementation partout au Canada en ce qui concerne la protection de l’ouĂŻe. Plus prĂ©cisĂ©ment, le gouvernement du Canada et toutes les provinces et tous les territoires ont signĂ© en 2018 une entente appelĂ©e Accord de conciliation en matière de santĂ© et de sĂ©curitĂ© au travail (2018) [Accord de 2018] qui vise Ă  harmoniser les normes de protection de l’ouĂŻe en obligeant les employeurs Ă  fournir aux employĂ©s des protecteurs auditifs qui satisfont aux exigences Ă©noncĂ©es dans la norme Z94.2-F14 de la CSA, Protecteurs auditifs : performances, sĂ©lection, entretien et utilisation.

Les modifications proposĂ©es aux cinq règlements sur la SST permettraient de respecter les engagements du Canada en vertu de l’Accord de 2018, car ces règlements exigeraient dĂ©sormais des employeurs qu’ils fournissent des protecteurs auditifs conformes aux exigences Ă©noncĂ©es dans la norme Z94.2-F14 de la CSA Ă  chaque employĂ© susceptible d’être exposĂ© Ă  un niveau sonore dĂ©passant 85 dBA (Lex, 8) sur le lieu de travail. Le gouvernement fĂ©dĂ©ral serait donc en adĂ©quation avec toutes les provinces et tous les territoires qui ont mis Ă  jour le code (Alberta), leurs règlements (QuĂ©bec, Manitoba, Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve-et-Labrador, ĂŽle-du-Prince-Édouard) ou leurs documents d’orientation (Ontario, Saskatchewan, Nunavut, Territoires du Nord-Ouest) de manière Ă  ce qu’ils fassent rĂ©fĂ©rence Ă  la norme Z94.2-F14 de la CSA.

De plus, les modifications proposĂ©es au RCSST, au RSSTT et au RSSTA viseraient Ă  abaisser le niveau maximal d’exposition quotidienne de 87 dBA (Lex,8) Ă  85 dBA (Lex,8), afin qu’il corresponde Ă  celui prĂ©vu par le RSSTPG et le RSSTMM. Ainsi, les règlements fĂ©dĂ©raux sur la SST seraient harmonisĂ©s avec les règlements de l’ensemble des provinces et des territoires du Canada.

De plus, l’ajout de l’exigence relative aux examens audiomĂ©triques dans les cinq règlements sur la SST permettrait d’harmoniser les règlements fĂ©dĂ©raux sur la SST avec les règlements sur la SST de 9 des 13 provinces et territoires du Canada qui exigent dĂ©jĂ  que l’employeur fasse passer des examens audiomĂ©triques annuels ou semestriels aux employĂ©s qui sont exposĂ©s Ă  un bruit dĂ©passant le niveau maximal d’exposition quotidienne. Les provinces et territoires en question sont l’Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador, la Colombie-Britannique, la Saskatchewan, le Manitoba, l’Alberta, les Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut et le Yukon.

Enfin, l’exigence que l’employeur doive Ă©laborer et mettre en Ĺ“uvre un programme de prĂ©vention de la perte auditive permettrait que les cinq règlements sur la SST soient harmonisĂ©s avec ceux de 6 des 13 provinces et territoires du Canada qui exigent explicitement que l’employeur Ă©labore et mette en Ĺ“uvre un programme ou un plan de protection de l’ouĂŻe. Les six provinces et territoires en question sont l’Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador, la Colombie-Britannique, la Saskatchewan, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut.

Le projet de règlement permettrait Ă©galement au Canada d’harmoniser sa rĂ©glementation avec les diverses dispositions en matière de bruit en milieu de travail de l’Union europĂ©enne (UE), du Royaume-Uni, des États-Unis et de l’Australie. Les limites d’exposition au bruit dans ces pays varient entre 85 dBA (Lex,8) et 90 dBA (Lex,8). Cependant, selon les pays, diverses obligations de l’employeur liĂ©es Ă  la protection de l’ouĂŻe des employĂ©s s’appliquent Ă  partir d’un niveau sonore de 80 dBA (Lex,8) ou de 85 dBA (Lex,8). De plus, l’UE, le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Australie exigent tous la rĂ©alisation d’examens audiomĂ©triques et l’élaboration d’un programme de prĂ©vention de la perte auditive ou de protection de l’ouĂŻe.

En ce qui concerne les lois europĂ©ennes, l’UE et le Royaume-Uni maintiennent la limite d’exposition au bruit Ă  87 dBA (Lex,8)rĂ©fĂ©rence 30,rĂ©fĂ©rence 31. Cependant, dans l’UE et au Royaume-Uni, un employeur doit s’acquitter de diverses responsabilitĂ©s en ce qui concerne la protection de l’ouĂŻe, les Ă©valuations des risques et les examens audiomĂ©triques dès que le niveau d’exposition atteint 80 dBA (Lex,8) et 85 dBA (Lex,8), selon la responsabilitĂ© de l’employeur. Par exemple, l’employeur doit fournir des protecteurs auditifs aux travailleurs si le niveau d’exposition dĂ©passe 80 dBA (Lex,8) et veiller Ă  ce qu’ils les portent si l’exposition au bruit dĂ©passe 85 dBA (Lex,8)rĂ©fĂ©rence 30,rĂ©fĂ©rence 32. De plus, bien que l’UE et le Royaume-Uni n’utilisent pas les termes « programme de protection de l’ouĂŻe Â» ou « programme de prĂ©vention de la perte auditive Â», ils imposent aux employeurs des obligations semblables Ă  celles du Canada en matière de prĂ©vention de la perte auditive, c’est-Ă -dire mener des Ă©valuations des risques et effectuer une « surveillance de la santĂ© Â» des employĂ©s. Par exemple, au Royaume-Uni, si le niveau d’exposition au bruit en milieu de travail dĂ©passe 80 dBA (Lex,8), les employeurs doivent mener une Ă©valuation afin de dĂ©terminer les risques pour la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des employĂ©s causĂ©s par l’exposition au bruit et doivent Ă©liminer ou contrĂ´ler l’exposition au bruitrĂ©fĂ©rence 33. Dans l’UE, il existe Ă©galement l’obligation d’évaluer les risques et de mettre en Ĺ“uvre des mesures de contrĂ´le, mais cette obligation n’est pas assortie d’un niveau d’exposition au bruit prĂ©cisrĂ©fĂ©rence 34. De plus, l’UE et le Royaume-Uni imposent tous deux une obligation d’assurer une surveillance adĂ©quate de la santĂ© des employĂ©s, qui suppose entre autres de faire passer des examens audiomĂ©triques aux employĂ©srĂ©fĂ©rence 34. Au Royaume-Uni, une surveillance de la santĂ© s’impose lorsque l’évaluation des risques conclut qu’il y a un risque pour la santĂ© des employĂ©s exposĂ©s au bruit dangereuxrĂ©fĂ©rence 33 alors que dans l’UE, cette obligation s’applique si les employĂ©s sont exposĂ©s Ă  un niveau dĂ©passant 80 dBA (Lex,8)rĂ©fĂ©rence 34. Dans l’UE et au Royaume-Uni, la rĂ©glementation ne prĂ©voit pas le moment Ă  partir duquel un examen audiomĂ©trique de rĂ©fĂ©rence doit ĂŞtre rĂ©alisĂ© ni la frĂ©quence Ă  laquelle les examens audiomĂ©triques subsĂ©quents doivent avoir lieu.

Aux États-Unis, la limite d’exposition au bruit est fixĂ©e Ă  90 dBA (Lex,8)rĂ©fĂ©rence 35. Toutefois, comme pour l’UE et le Royaume-Uni, l’employeur doit s’acquitter de diverses obligations en matière de protection de l’ouĂŻe et d’examens audiomĂ©triques dès que le niveau d’exposition atteint 85 dBA (Lex,8). Par exemple, les employeurs doivent fournir Ă  leurs employĂ©s des protecteurs auditifs et veiller Ă  ce qu’ils les portent lorsque le niveau d’exposition est de 85 dBA (Lex,8) ou plus. Ils sont Ă©galement tenus d’administrer un programme efficace de prĂ©servation de l’ouĂŻe lorsque les niveaux auxquels sont exposĂ©s les employĂ©s sont de 85 dBA (Lex,8) ou plus. Enfin, ils doivent mettre en place et maintenir un programme d’examens audiomĂ©triques pour tous les employĂ©s exposĂ©s Ă  des niveaux de 85 dBA (Lex,8) ou plus. Ce programme prĂ©voit un examen audiomĂ©trique de rĂ©fĂ©rence rĂ©alisĂ© dans les six mois suivant la première exposition d’un employĂ© Ă  un niveau d’exposition de 85 dBA ou plus, puis un examen au moins une fois par annĂ©e, après que les rĂ©sultats de l’audiogramme de rĂ©fĂ©rence ont Ă©tĂ© obtenus.

En Australie, la limite d’exposition au bruit est fixĂ©e Ă  85 dBA (Lex,8)rĂ©fĂ©rence 36. L’Australie a Ă©galement mis en place un programme de prĂ©vention de la perte auditive qui oblige les employeurs Ă  gĂ©rer le risque de perte auditive causĂ©e par le bruit. Des protecteurs auditifs doivent ĂŞtre fournis comme mesure de contrĂ´le pour protĂ©ger les employĂ©s contre le risque de perte auditive associĂ©e Ă  un bruit dĂ©passant 85 dBA (Lex,8). De plus, tout employĂ© qui reçoit des protecteurs auditifs doit passer un examen audiomĂ©trique dans les trois mois suivant le dĂ©but d’un travail nĂ©cessitant le port de tels appareils, puis au moins tous les deux ans par la suite.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une analyse préliminaire a permis de conclure qu’une évaluation environnementale stratégique n’était pas nécessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus

Détermination des enjeux

Les répercussions des risques liés à l’exposition au bruit ont tendance à toucher chaque groupe de manière différente. Les différents risques sont traités et analysés, ci-dessous, en fonction des divers attributs des travailleurs, y compris leurs caractéristiques biologiques, leur âge et leur statut socioéconomique.

Genre et identité de genre

On estime qu’en moyenne, plus de 11 millions de Canadiens, soit 42 % des Canadiens, ont travaillĂ© dans un environnement dont les niveaux sonores ont atteint ou ont dĂ©passĂ© 85 dBA (Lex,8)rĂ©fĂ©rence 37. Alors que ces 11 millions de Canadiens travaillent dans des environnements bruyants, le projet de règlement viserait Ă  protĂ©ger la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des employĂ©s dans les lieux de travail relevant de la compĂ©tence fĂ©dĂ©rale. Les lieux de travail prĂ©sentant un risque d’exposition au bruit comprennent ceux des secteurs du transport aĂ©rien et du transport routier. Les lieux de travail du secteur du transport routier sont associĂ©s Ă  des niveaux de bruit dangereux pour les camionneurs, car les niveaux d’exposition peuvent dĂ©passer les limites prescritesrĂ©fĂ©rence 38. Selon l’EnquĂŞte sur les milieux de travail de compĂ©tence fĂ©dĂ©rale, 62 % des employĂ©s de ces secteurs sont des hommes et 38 %, des femmesrĂ©fĂ©rence 39. Dans l’industrie du transport aĂ©rien, les hommes reprĂ©sentent 68 % de la main-d’œuvre totale, tandis que les femmes reprĂ©sentent 32 % de la main-d’œuvrerĂ©fĂ©rence 40. Le personnel au sol, en particulier, doit surmonter certains dĂ©fis pour protĂ©ger sa santĂ© auditiverĂ©fĂ©rence 41. Bien que les Ă©missions sonores varient en fonction des aĂ©ronefs, il a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© que les aĂ©ronefs comme les avions Ă  turbopropulseur Ă©mettent des niveaux sonores plus Ă©levĂ©srĂ©fĂ©rence 42. En raison du nombre plus Ă©levĂ© d’hommes dans les industries sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale qui sont potentiellement exposĂ©s au bruit, le projet de règlement devrait avoir une incidence positive sur les hommes, plutĂ´t que sur les femmes.

Bien que les femmes représentent une proportion plus faible des employés sous réglementation fédérale dans les secteurs les plus touchés par l’exposition au bruit, les femmes enceintes courent un risque plus élevé, car l’exposition au bruit pendant la grossesse est corrélée à une dysfonction auditive chez les nouveau-nésréférence 43. L’exposition au bruit en milieu de travail n’est donc pas limitée aux travailleuses, mais pourrait également toucher leur fœtus. Par conséquent, la réduction du risque de déficience auditive, grâce à la mise à jour des limites et des seuils d’exposition au bruit, aurait une incidence positive sur les hommes dans certains secteurs, ainsi que sur les employées enceintes, et contribuera à atténuer les effets négatifs sur leurs enfants.

Âge

L’âge d’une personne a une incidence sur son niveau d’acuitĂ© auditiverĂ©fĂ©rence 44. Ă€ mesure qu’une personne vieillit, elle perd de son acuitĂ© auditive et, par consĂ©quent, elle est plus susceptible de subir une perte auditive induite par le bruit si elle est exposĂ©e Ă  un bruit excessif sur le lieu de travailrĂ©fĂ©rence 44. La perte auditive peut se poursuivre en raison de l’âge, et ce, bien après que la personne a cessĂ© de travailler dans de tels environnementsrĂ©fĂ©rence 44. On estime qu’après 10 ans de travail dans une profession oĂą elle est exposĂ©e au bruit, une personne court un risque de perte auditive deux fois plus Ă©levĂ© qu’une personne qui n’a jamais exercĂ© une profession oĂą elle Ă©tait exposĂ©e au bruitrĂ©fĂ©rence 45. Par consĂ©quent, si l’on analyse les effets Ă  long terme, on constate que le projet de règlement aurait une incidence positive pour les travailleurs âgĂ©s.

Le projet de règlement protĂ©gerait Ă©galement les jeunes travailleurs qui pourraient prĂ©voir consacrer une partie importante de leur carrière Ă  des professions oĂą l’exposition au bruit est excessive. Par exemple, les jeunes femmes âgĂ©es de 19 Ă  39 ans sont plus susceptibles que les femmes de plus de 40 ans d’occuper des professions oĂą elles seront exposĂ©es au bruitrĂ©fĂ©rence 46. Ainsi, bien qu’on s’attende Ă  ce que le projet de règlement ait une incidence positive pour les hommes plus âgĂ©s qui ont passĂ© une partie importante de leur carrière dans des professions oĂą ils ont Ă©tĂ© exposĂ©s au bruit, il protĂ©gerait Ă©galement la jeune gĂ©nĂ©ration de travailleurs qui commencent leur carrière dans ces industries.

Facteurs socioéconomiques

En plus des risques qui ont une incidence directe sur la santé des travailleurs dans les lieux de travail exposés au bruit, il faut également tenir compte du statut socioéconomique, qui peut grandement influer sur l’accès aux soins et la capacité des travailleurs à se rétablir à la suite d’une maladie ou d’une blessure professionnelle pouvant survenir à la suite d’une exposition au bruit. Par exemple, les Canadiens vivant dans des familles biparentales gagnent en moyenne deux fois plus que les familles monoparentalesréférence 47. Les familles plus jeunes gagnent également en moyenne beaucoup moins que les familles plus âgéesréférence 47. Aux États-Unis, des recherches montrent que les travailleurs qui gagnent un revenu plus faible sont beaucoup plus susceptibles de souffrir d’une perte auditive que ceux qui gagnent des salaires plus élevés. Ce constat s’explique en partie par le fait qu’ils ont un accès limité à des soins de santé réguliers et préventifsréférence 48. Bien que la plupart des personnes au Canada aient accès à des soins de santé universels, il se peut qu’on observe encore une corrélation entre le fait de gagner un revenu plus faible et le manque d’accès à des soins de santé préventifs. Cette corrélation peut s’expliquer en raison de la difficulté de s’absenter pour aller chez le médecin ou encore du statut de résident au Canada, comme cela peut être le cas pour certains travailleurs migrants ou étrangers temporaires qui n’ont pas accès à des soins de santé universels. Les travailleurs issus de groupes socioéconomiques défavorisés peuvent également avoir accumulé des emplois dans des milieux de travail malsains et sont plus susceptibles de prendre leur retraite parce qu’ils deviennent invalides et qu’ils ne sont plus en mesure de travaillerréférence 49. Les disparités socioéconomiques au Canada ont une incidence sur la probabilité qu’un travailleur et sa famille aient les moyens de payer des médicaments, de bénéficier de congés de maladie et de pouvoir voyager pour se faire soigner. La mise en œuvre du projet de règlement pourrait alors contribuer à réduire le fardeau des travailleurs et de leurs familles qui peuvent être désavantagés sur le plan socioéconomique, en aidant à prévenir les maladies causées par le travail dans des lieux de travail exposés au bruit.

Autres facteurs
Résultats à long terme relatifs à la santé physique et mentale

Les hommes sont généralement moins susceptibles que les femmes de demander des soins médicaux, y compris des services de soins de santé mentaleréférence 50,référence 51. Les normes sociétales ont créé une culture dans laquelle le fait de demander des soins médicaux peut être considéré comme une faiblesse chez un hommeréférence 50. En ce qui concerne les résultats à long terme relatifs à la santé physique et psychologique, on s’attend à ce que l’incidence positive du projet de règlement se fasse davantage ressentir chez les hommes que chez les femmes. Les hommes représentent à la fois une proportion plus élevée de travailleurs qui occupent des professions où ils sont exposés au bruit et une proportion plus faible de personnes qui recherchent activement des soins médicaux pour traiter des problèmes de santé physique et psychologique. Par conséquent, le projet de règlement contribuerait non seulement à réduire les effets probables du bruit, mais aussi à éliminer la nécessité de recourir à une intervention médicale pour traiter les problèmes de santé liés à ces professions.

En rĂ©sumĂ©, les examens audiomĂ©triques requis en milieu de travail serviraient Ă  dĂ©tecter d’éventuels problèmes mĂ©dicaux, tels que les traumatismes acoustiques, les acouphènes, la perte auditive temporaire et permanente, et d’autres problèmes non auditifsrĂ©fĂ©rence 52. Une fois que les employĂ©s passent des examens audiomĂ©triques, ils pourront avoir accès aux rĂ©sultats de leurs examens et bĂ©nĂ©ficieront de soins prĂ©ventifs, d’une intervention prĂ©coce ou d’un soutien mĂ©dical appuyĂ© par l’employeur. Les travailleurs devraient donc bĂ©nĂ©ficier des mesures de protection prĂ©vues par les exigences rĂ©glementaires qui protègent les employĂ©s contre les effets du bruit en milieu de travail.

Résumé

On s’attend Ă  ce que les hommes âgĂ©s soient ceux pour qui le projet de règlement aura la plus grande incidence, du fait que l’âge constitue un facteur aggravant de la perte auditive et en raison de la faible proportion de femmes dans des secteurs de la main-d’œuvre sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale qui sont exposĂ©es Ă  des niveaux de bruit excessifs. Il existe une disparitĂ© entre les sexes, en particulier dans l’industrie des transports, car les hommes sont plus susceptibles d’être exposĂ©s Ă  des niveaux de bruit excessifs sur le lieu de travail en raison de leur profil professionnel. Les hommes Ă©tant moins susceptibles de demander des soins mĂ©dicaux, la mise en Ĺ“uvre du projet de règlement devrait contribuer Ă  amĂ©liorer la santĂ© physique et psychologique Ă  long terme de ces derniers. Bien que les hommes puissent ĂŞtre touchĂ©s de manière disproportionnĂ©e par les bruits dangereux sur le lieu de travail, les femmes en subissent Ă©galement les effets, et les facteurs aggravants, tels que le statut socioĂ©conomique et l’âge, touchent les deux sexes. Le projet de règlement protĂ©gera les jeunes travailleurs (c’est-Ă -dire les hommes et les femmes âgĂ©s de 19 Ă  39 ans) grâce Ă  une intervention prĂ©coce, et les employĂ©s qui Ă©prouvent des difficultĂ©s financières auront un meilleur accès aux soins mĂ©dicaux, puisque leur employeur facilitera les diagnostics et les examens rĂ©alisĂ©s par un technicien en audiomĂ©trie. On s’attend Ă  ce que les travailleurs bĂ©nĂ©ficient de soins prĂ©ventifs grâce Ă  la prĂ©sentation du projet de règlement, qui devrait permettre de protĂ©ger leur santĂ© contre les effets des bruits dangereux et d’attĂ©nuer les obstacles Ă  la productivitĂ©.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Le projet de règlement entrerait en vigueur un an après la date de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

Conformité et application

La conformitĂ© au projet de règlement serait assurĂ©e Ă  l’aide des diverses approches existantes tout au long d’un continuum de conformitĂ©. Ces approches peuvent comprendre des activitĂ©s visant Ă  Ă©duquer et Ă  conseiller les employeurs au sujet de leurs obligations, Ă  obtenir de leur part une assurance qu’ils s’y conforment volontairement ou Ă  Ă©mettre des directives afin qu’ils mettent fin Ă  des infractions et qu’ils prennent les mesures nĂ©cessaires pour Ă©viter qu’elles ne se reproduisent. Pour punir les violations plus graves ou rĂ©pĂ©tĂ©es, une sanction administrative pĂ©cuniaire (« SAP Â») peut ĂŞtre imposĂ©e en vertu de la partie IV du Code. De plus amples renseignements sur les SAP et la mĂ©thode de classification des diverses violations au Code sont prĂ©sentĂ©s dans la sous-section « Sanctions administratives pĂ©cuniaires Â» Ă  la section « Contexte Â» du prĂ©sent RĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation. Le projet de règlement ne devrait pas donner lieu Ă  l’ajout d’inspecteurs ni la tenue d’inspections supplĂ©mentaires.

Les interprĂ©tations, politiques et guides (IPG) relatifs aux niveaux acoustiques intitulĂ©s Niveaux acoustiques – Règlement canadien sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail, partie VII – IPG-074 (PDF) seraient examinĂ©s et mis Ă  jour afin d’aider les employeurs Ă  se conformer au projet de règlement.

La page Web Politique de conformité du Programme du travail décrit les activités proactives et réactives utilisées par les représentants délégués pour assurer la conformité. Les pouvoirs conférés par la loi permettent aux représentants délégués d’entrer sur les lieux de travail et d’y mener diverses activités afin d’assurer la conformité au Code et aux règlements applicables en matière de SST.

Personne-ressource

Marie-France Sanschagrin
Directrice principale
Direction du milieu de travail
Programme du travail
Ministère de l’Emploi et du Développement social
165, rue de l’Hôtel-de-Ville
Place du Portage, Phase II, 10e étage
Gatineau (Québec)
J8X 3X2
Courriel : EDSC.LAB.SST.POLITIQUES-LAB.OHS.POLICY.ESDC@labour-travail.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil, en vertu des alinĂ©as 157(1)a), a.1)rĂ©fĂ©rence a et b), des paragraphes 157(1.1) Ă  (6)rĂ©fĂ©rence b et 270(1)rĂ©fĂ©rence c du Code canadien du travail rĂ©fĂ©rence d, se propose de prendre le Règlement modifiant certains règlements pris en vertu du Code canadien du travail (niveaux acoustiques), ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les trente jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. S’ils choisissent plutĂ´t de prĂ©senter leurs observations par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, ils sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout Ă  Marie-France Sanschagrin, directrice principale, Direction du milieu de travail, Programme du travail, ministère de l’Emploi et du DĂ©veloppement social, 165, rue de l’HĂ´tel-de-Ville, place du Portage, Phase II, 10e Ă©tage, Gatineau (QuĂ©bec) J8X 3X2 (courriel : edsc.lab.sst.politiques-lab.ohs.policy.esdc@labour-travail.gc.ca).

Ottawa, le 13 mars 2026

La greffière adjointe intérimaire du Conseil privé
Janna Rinaldi

Règlement modifiant certains règlements pris en vertu du Code canadien du travail (niveaux acoustiques)

Règlement canadien sur la santé et la sécurité au travail

1 La partie VII du Règlement canadien sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail rĂ©fĂ©rence 53 est remplacĂ©e par ce qui suit :

PARTIE VII
Niveaux acoustiques

Définitions

7.01 Les définitions qui suivent s’appliquent à la présente partie.

dBA
Décibel pondéré A, qui est l’unité du niveau de pression acoustique pondéré A. (dBA)
niveau de pression acoustique
Niveau, exprimé en décibels, égal à 20 fois le logarithme à base 10 du rapport de la racine carrée moyenne de la pression d’un son à la pression acoustique de référence de 20 µPa. (sound pressure level)
niveau de pression acoustique pondéré A
Niveau de pression acoustique, exprimé en dBA, relevé par un système de mesure qui comprend un filtre pondérateur A. (A-weighted sound pressure level)
niveau d’exposition au bruit (Lex,8)
Niveau d’exposition au bruit égal au niveau acoustique stable en dBA qui, s’il était constaté dans le lieu de travail pendant huit heures par jour, contiendrait la même énergie totale que celle produite par les pressions acoustiques réelles et variables auxquelles le travailleur est exposé pendant le total des heures travaillées durant une période de vingt-quatre heures. (noise exposure level (Lex,8))

Mesure et calcul de l’exposition

7.02 (1) Pour l’application de la prĂ©sente partie, l’employeur veille Ă  ce que l’exposition d’un employĂ© au bruit dans un lieu de travail soit mesurĂ©e :

(2) Pour l’application de la prĂ©sente partie, l’employeur veille Ă  ce que la mesure et le calcul du niveau d’exposition au bruit (Lex,8) auquel un employĂ© est exposĂ© dans un lieu de travail tiennent compte de l’exposition de l’employĂ© Ă  des niveaux de pression acoustique pondĂ©rĂ©s A de 75 dBA ou plus.

(3) La mesure et le calcul du niveau d’exposition au bruit (Lex,8) peuvent Ă©galement tenir compte de l’exposition de l’employĂ© Ă  des niveaux de pression acoustique pondĂ©rĂ©s A infĂ©rieurs Ă  75 dBA.

Limites d’exposition au bruit

7.03 L’employeur surveille les niveaux de bruit dans le lieu de travail et veille Ă  ce qu’aucun employĂ© qui s’y trouve ne soit, au cours de toute pĂ©riode de vingt-quatre heures, exposĂ© Ă  un niveau de pression acoustique pondĂ©rĂ© A figurant Ă  la colonne 1 de l’annexe de la prĂ©sente partie pour une durĂ©e d’exposition supĂ©rieure Ă  la durĂ©e applicable prĂ©vue Ă  la colonne 2.

Réduction de l’exposition au bruit

7.04 Dans la mesure du possible et à l’aide de dispositifs techniques ou de moyens matériels autres que des protecteurs auditifs, l’employeur réduit l’exposition d’un employé au bruit dans un lieu de travail à un niveau inférieur ou égal aux limites d’exposition visées à l’annexe de la présente partie.

Protection de l’ouïe

7.05 (1) L’employeur fournit dès que possible Ă  tout employĂ© susceptible d’être exposĂ©, dans un lieu de travail, Ă  un niveau de bruit supĂ©rieur aux limites d’exposition visĂ©es Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie un protecteur auditif qui :

(2) L’employeur élabore et met en œuvre, en consultation avec le comité d’orientation ou, à défaut, le comité local ou le représentant, un programme de formation qui est destiné aux employés à qui il fournit un protecteur auditif et qui porte sur son ajustement, son entretien et son utilisation.

7.06 L’employeur veille Ă  ce que les personnes, autres que les employĂ©s, Ă  qui il permet l’accès au lieu de travail et qui sont susceptibles d’être exposĂ©es Ă  un niveau de bruit supĂ©rieur aux limites d’exposition visĂ©es Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie portent un protecteur auditif qui respecte la condition prĂ©vue Ă  l’alinĂ©a 7.05(1)a).

Panneaux avertisseurs

7.07 L’employeur affiche en permanence, Ă  des endroits bien en vue dans le lieu de travail oĂą un employĂ© est susceptible d’être exposĂ© Ă  un niveau de pression acoustique pondĂ©rĂ© A supĂ©rieur Ă  85 dBA, des panneaux avertissant que le niveau de bruit peut prĂ©senter un risque.

EnquĂŞte sur les risques

7.08 (1) Si un employĂ© dans le lieu de travail est susceptible d’être exposĂ© Ă  un niveau de pression acoustique pondĂ©rĂ© A de 82 dBA ou plus pour une durĂ©e d’exposition susceptible d’être supĂ©rieure Ă  la durĂ©e applicable prĂ©vue Ă  la colonne 2 de l’annexe de la prĂ©sente partie, l’employeur, sans dĂ©lai :

(2) L’employeur veille Ă  ce que l’enquĂŞte comprenne l’examen des points suivants :

(3) L’employeur veille Ă  ce que, au terme de l’enquĂŞte et après consultation du comitĂ© local ou du reprĂ©sentant, la personne nommĂ©e pour faire enquĂŞte rĂ©dige, date et signe un rapport dans lequel elle indique :

(4) L’employeur rend le rapport facilement accessible pour consultation par les employés concernés pendant dix ans après la date du rapport.

(5) Si le rapport rĂ©vèle que des employĂ©s sont susceptibles d’être exposĂ©s Ă  un niveau d’exposition au bruit (Lex,8) de 82 dBA ou plus, l’employeur, sans dĂ©lai :

Programme de prévention de la perte auditive

7.09 L’employeur qui ne peut se conformer Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie sans fournir de protecteurs auditifs Ă©labore, met en Ĺ“uvre et maintient, en consultation avec le comitĂ© d’orientation ou, Ă  dĂ©faut, le comitĂ© local ou le reprĂ©sentant, un programme de prĂ©vention de la perte auditive comprenant les Ă©lĂ©ments suivants :

7.1 (1) L’employeur, en consultation avec le comité d’orientation ou, à défaut, le comité local ou le représentant, évalue le programme de prévention de la perte auditive au moins une fois tous les douze mois pour en vérifier l’efficacité.

(2) L’employeur veille Ă  ce que l’évaluation comprenne les Ă©lĂ©ments Ă©numĂ©rĂ©s Ă  l’article 12 de la norme Z1007:F22 de la CSA, intitulĂ©e Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA), avec ses modifications successives.

Examen audiométrique

7.11 (1) S’il lui est impossible de se conformer Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie sans fournir de protecteurs auditifs, l’employeur veille Ă  ce qu’une personne qualifiĂ©e fasse subir un examen audiomĂ©trique aux employĂ©s conformĂ©ment Ă  l’article 8.3 de la norme Z1007:F22 de la CSA, intitulĂ©e Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA), avec ses modifications successives.

(2) L’employeur veille Ă  ce qu’un examen audiomĂ©trique soit effectuĂ© :

(3) L’employeur veille à ce que l’employé subisse l’examen audiométrique visé à l’alinéa (2)a) au moins douze heures après sa mise à l’écart du bruit.

(4) L’employĂ© qui est exposĂ© Ă  un niveau d’exposition au bruit (Lex,8) de 105 dBA ou moins peut subir l’examen audiomĂ©trique visĂ© Ă  l’alinĂ©a (2)b) aux vingt-quatre mois plutĂ´t qu’aux douze mois si, après quatre examens consĂ©cutifs, Ă  la fois :

Revue — rĂ©sultats des examens audiomĂ©triques

7.12 (1) L’employeur, en consultation avec le comitĂ© d’orientation ou, Ă  dĂ©faut, le comitĂ© local ou le reprĂ©sentant, passe en revue les rĂ©sultats des examens audiomĂ©triques visĂ©s au paragraphe 7.11(1) ainsi que leur analyse. La personne qualifiĂ©e visĂ©e Ă  ce paragraphe lui fournit les rĂ©sultats individuels et leur analyse.

(2) L’employeur fournit Ă  l’employĂ© les rĂ©sultats individuels de l’examen audiomĂ©trique qu’il a subi en application du paragraphe 7.11(1).

(3) Si les rĂ©sultats individuels ou leur analyse rĂ©vèlent un dĂ©placement de seuil auditif des employĂ©s qui correspond Ă  une exposition Ă  un niveau de bruit supĂ©rieur aux limites d’exposition visĂ©es Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie, l’employeur, en consultation avec le comitĂ© d’orientation ou, Ă  dĂ©faut, le comitĂ© local ou le reprĂ©sentant en matière de santĂ© et de sĂ©curitĂ©, met en Ĺ“uvre les mesures prĂ©vues Ă  l’article 8.4 de la norme Z1007:F22 de la CSA, intitulĂ©e Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA), avec ses modifications successives.

(4) L’employeur veille à ce que les résultats individuels et leur analyse qui sont communiqués à un comité ou à un représentant visé au paragraphe (3) ne contiennent aucun renseignement personnel permettant d’identifier l’employé.

Registres — conservation

7.13 L’employeur conserve un registre des rĂ©sultats des examens audiomĂ©triques visĂ©s au paragraphe 7.11(1) de chaque employĂ© pendant vingt ans après la date de cessation de son emploi.

7.14 (1) L’employeur conserve un registre de chaque Ă©valuation visĂ©e au paragraphe 7.1(1) conformĂ©ment Ă  l’article 11 de la norme Z1007:F22 de la CSA, intitulĂ©e Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA), avec ses modifications successives.

(2) L’employeur conserve tout registre visĂ© au paragraphe (1) pendant dix ans après la date de fin de l’évaluation.

ANNEXE

(articles 7.03 et 7.04, paragraphe 7.05(1), article 7.06, paragraphes 7.08(1) et (2), article 7.09, paragraphes 7.11(1) et 7.12(3))

Limites d’exposition au bruit

Colonne 1

Niveau de pression acoustique pondĂ©rĂ© A (dBA)

Colonne 2

Durée maximale d’exposition par employé, par période de vingt-quatre heures

80 24 heures
81 20 heures
82 16 heures
83 12 heures et 40 minutes
84 10 heures
85 8 heures
86 6 heures et 21 minutes
87 5 heures
88 4 heures
89 3 heures et 10 minutes
90 2 heures et 31 minutes
91 2 heures
92 1 heure et 35 minutes
93 1 heure et 16 minutes
94 1 heure
95 48 minutes
96 38 minutes
97 30 minutes
98 24 minutes
99 19 minutes
100 15 minutes
101 12 minutes
102 9 minutes
103 7 minutes et 36 secondes
104 6 minutes
105 4 minutes et 48 secondes
106 3 minutes et 48 secondes
107 3 minutes
108 2 minutes et 24 secondes
109 1 minute et 54 secondes
110 1 minute et 30 secondes
111 1 minute et 12 secondes
112 57 secondes
113 43 secondes
114 36 secondes
115 28 secondes
> 115 0 seconde

Règlement sur la santé et la sécurité au travail (trains)

2 La partie IV du Règlement sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail (trains) rĂ©fĂ©rence 54 est remplacĂ©e par ce qui suit :

PARTIE IV
Niveaux acoustiques

Définitions

4.01 Les définitions qui suivent s’appliquent à la présente partie.

dBA
Décibel pondéré A, qui est l’unité du niveau de pression acoustique pondéré A. (dBA)
niveau de pression acoustique
Niveau, exprimé en décibels, égal à 20 fois le logarithme à base 10 du rapport de la racine carrée moyenne de la pression d’un son à la pression acoustique de référence de 20 µPa. (sound pressure level)
niveau de pression acoustique pondéré A
Niveau de pression acoustique, exprimé en dBA, relevé par un système de mesure qui comprend un filtre pondérateur A. (A-weighted sound pressure level)
niveau d’exposition au bruit (Lex,8)
Niveau d’exposition au bruit égal au niveau sonore acoustique en dBA qui, s’il était constaté dans le lieu de travail pendant huit heures par jour, contiendrait la même énergie totale que celle produite par les pressions acoustiques réelles et variables auxquelles le travailleur est exposé pendant le total des heures travaillées durant une période de vingt-quatre heures. (noise exposure level (Lex,8))

Mesure et calcul de l’exposition

4.02 (1) Pour l’application de la prĂ©sente partie, l’employeur veille Ă  ce que l’exposition d’un employĂ© au bruit dans un lieu de travail soit mesurĂ©e :

(2) Pour l’application de la prĂ©sente partie, l’employeur veille Ă  ce que la mesure et le calcul du niveau d’exposition au bruit (Lex,8) auquel un employĂ© est exposĂ© dans un lieu de travail tiennent compte de l’exposition de l’employĂ© Ă  des niveaux de pression acoustique pondĂ©rĂ©s A de 75 dBA ou plus.

(3) La mesure et le calcul du niveau d’exposition au bruit (Lex,8) peuvent Ă©galement tenir compte de l’exposition de l’employĂ© Ă  des niveaux de pression acoustique pondĂ©rĂ©s A infĂ©rieurs Ă  75 dBA.

Limites d’exposition au bruit

4.03 L’employeur surveille les niveaux de bruit dans le lieu de travail et veille Ă  ce qu’aucun employĂ© qui s’y trouve ne soit, au cours de toute pĂ©riode de vingt-quatre heures, exposĂ© Ă  un niveau de pression acoustique pondĂ©rĂ© A figurant Ă  la colonne 1 de l’annexe de la prĂ©sente partie pour une durĂ©e d’exposition supĂ©rieure Ă  la durĂ©e applicable prĂ©vue Ă  la colonne 2.

Réduction de l’exposition au bruit

4.04 Dans la mesure du possible et à l’aide de dispositifs techniques ou de moyens matériels autres que des protecteurs auditifs, l’employeur réduit l’exposition d’un employé au bruit dans un lieu de travail à un niveau inférieur ou égal aux limites d’exposition visées à l’annexe de la présente partie.

Protection de l’ouïe

4.05 (1) L’employeur fournit dès que possible Ă  tout employĂ© susceptible d’être exposĂ©, dans un lieu de travail, Ă  un niveau de bruit supĂ©rieur aux limites d’exposition visĂ©es Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie un protecteur auditif qui :

(2) L’employeur élabore et met en œuvre, en consultation avec le comité d’orientation ou, à défaut, le comité local ou le représentant, un programme de formation qui est destiné aux employés à qui il fournit un protecteur auditif et qui porte sur son ajustement, son entretien et son utilisation.

4.06 L’employeur veille Ă  ce que les personnes, autres que les employĂ©s, Ă  qui il permet l’accès au lieu de travail et qui sont susceptibles d’être exposĂ©es Ă  un niveau de bruit supĂ©rieur aux limites d’exposition visĂ©es Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie portent un protecteur auditif qui respecte la condition prĂ©vue Ă  l’alinĂ©a 4.05(1)a).

Panneaux avertisseurs

4.07 L’employeur affiche en permanence, Ă  des endroits bien en vue dans le lieu de travail oĂą un employĂ© est susceptible d’être exposĂ© Ă  un niveau de pression acoustique pondĂ©rĂ© A supĂ©rieur Ă  85 dBA, des panneaux avertissant que le niveau de bruit peut prĂ©senter un risque.

EnquĂŞte sur les risques

4.08 (1) Si un employĂ© dans le lieu de travail est susceptible d’être exposĂ© Ă  un niveau de pression acoustique pondĂ©rĂ© A de 82 dBA ou plus pour une durĂ©e d’exposition susceptible d’être supĂ©rieure Ă  la durĂ©e applicable prĂ©vue Ă  la colonne 2 de l’annexe de la prĂ©sente partie, l’employeur, sans dĂ©lai :

(2) L’employeur veille Ă  ce que l’enquĂŞte comprenne l’examen des points suivants :

(3) L’employeur veille Ă  ce que, au terme de l’enquĂŞte et après consultation du comitĂ© local ou du reprĂ©sentant, la personne nommĂ©e pour faire enquĂŞte rĂ©dige, date et signe un rapport dans lequel elle indique :

(4) L’employeur rend le rapport facilement accessible pour consultation par les employés concernés pendant dix ans après la date du rapport.

(5) Si le rapport rĂ©vèle que des employĂ©s sont susceptibles d’être exposĂ©s Ă  un niveau d’exposition au bruit (Lex,8) de 82 dBA ou plus, l’employeur, sans dĂ©lai :

Programme de prévention de la perte auditive

4.09 L’employeur qui ne peut se conformer Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie sans fournir de protecteurs auditifs Ă©labore, met en Ĺ“uvre et maintient, en consultation avec le comitĂ© d’orientation ou, Ă  dĂ©faut, le comitĂ© local ou le reprĂ©sentant, un programme de prĂ©vention de la perte auditive comprenant les Ă©lĂ©ments suivants :

4.1 (1) L’employeur, en consultation avec le comité d’orientation ou, à défaut, le comité local ou le représentant, évalue le programme de prévention de la perte auditive au moins une fois tous les douze mois pour en vérifier l’efficacité.

(2) L’employeur veille Ă  ce que l’évaluation comprenne les Ă©lĂ©ments Ă©numĂ©rĂ©s Ă  l’article 12 de la norme Z1007:F22 de la CSA, intitulĂ©e Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA), avec ses modifications successives.

Examen audiométrique

4.11 (1) S’il lui est impossible de se conformer Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie sans fournir de protecteurs auditifs, l’employeur veille Ă  ce qu’une personne qualifiĂ©e fasse subir un examen audiomĂ©trique aux employĂ©s conformĂ©ment Ă  l’article 8.3 de la norme Z1007:F22 de la CSA, intitulĂ©e Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA), avec ses modifications successives.

(2) L’employeur veille Ă  ce qu’un examen audiomĂ©trique soit effectuĂ© :

(3) L’employeur veille à ce que l’employé subisse l’examen audiométrique visé à l’alinéa (2)a) au moins douze heures après sa mise à l’écart du bruit.

(4) L’employĂ© qui est exposĂ© Ă  un niveau d’exposition au bruit (Lex,8) de 105 dBA ou moins peut subir l’examen audiomĂ©trique visĂ© Ă  l’alinĂ©a (2)b) aux vingt-quatre mois plutĂ´t qu’aux douze mois si, après quatre examens consĂ©cutifs, Ă  la fois :

Revue — rĂ©sultats des examens audiomĂ©triques

4.12 (1) L’employeur, en consultation avec le comitĂ© d’orientation ou, Ă  dĂ©faut, le comitĂ© local ou le reprĂ©sentant, passe en revue les rĂ©sultats des examens audiomĂ©triques visĂ©s au paragraphe 4.11(1) ainsi que leur analyse. La personne qualifiĂ©e visĂ©e Ă  ce paragraphe lui fournit les rĂ©sultats individuels et leur analyse.

(2) L’employeur fournit Ă  l’employĂ© les rĂ©sultats individuels de l’examen audiomĂ©trique qu’il a subi en application du paragraphe 4.11(1).

(3) Si les rĂ©sultats individuels ou leur analyse rĂ©vèlent un dĂ©placement de seuil auditif des employĂ©s qui correspond Ă  une exposition Ă  un niveau de bruit supĂ©rieur aux limites d’exposition visĂ©es Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie, l’employeur, en consultation avec le comitĂ© d’orientation ou, Ă  dĂ©faut, le comitĂ© local ou le reprĂ©sentant en matière de santĂ© et de sĂ©curitĂ©, met en Ĺ“uvre les mesures prĂ©vues Ă  l’article 8.4 de la norme Z1007:F22 de la CSA, intitulĂ©e Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA), avec ses modifications successives.

(4) L’employeur veille à ce que les résultats individuels et leur analyse qui sont communiqués à un comité ou à un représentant visé au paragraphe (3) ne contiennent aucun renseignement personnel permettant d’identifier l’employé.

Registres — conservation

4.13 L’employeur conserve un registre des rĂ©sultats des examens audiomĂ©triques visĂ©s au paragraphe 4.11(1) de chaque employĂ© pendant vingt ans après la date de cessation de son emploi.

4.14 (1) L’employeur conserve un registre de chaque Ă©valuation visĂ©e au paragraphe 4.1(1) conformĂ©ment Ă  l’article 11 de la norme Z1007:F22 de la CSA, intitulĂ©e Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA), avec ses modifications successives.

(2) L’employeur conserve tout registre visĂ© au paragraphe (1) pendant dix ans après la date de fin de l’évaluation.

ANNEXE

(articles 4.03 et 4.04, paragraphe 4.05(1), article 4.06, paragraphes 4.08(1) et (2), article 4.09 et paragraphes 4.11(1) et 4.12(3))

Limites d’exposition au bruit

Colonne 1

Niveau de pression acoustique pondéré A (dBA)

Colonne 2

Durée maximale d’exposition par employé, par période de vingt-quatre heures

80 24 heures
81 20 heures
82 16 heures
83 12 heures et 40 minutes
84 10 heures
85 8 heures
86 6 heures et 21 minutes
87 5 heures
88 4 heures
89 3 heures et 10 minutes
90 2 heures et 31 minutes
91 2 heures
92 1 heure et 35 minutes
93 1 heure et 16 minutes
94 1 heure
95 48 minutes
96 38 minutes
97 30 minutes
98 24 minutes
99 19 minutes
100 15 minutes
101 12 minutes
102 9 minutes
103 7 minutes et 36 secondes
104 6 minutes
105 4 minutes et 48 secondes
106 3 minutes et 48 secondes
107 3 minutes
108 2 minutes et 24 secondes
109 1 minute et 54 secondes
110 1 minute et 30 secondes
111 1 minute et 12 secondes
112 57 secondes
113 43 secondes
114 36 secondes
115 28 secondes
> 115 0 seconde

Règlement concernant la sécurité et la santé au travail des employés travaillant à l’exploration et au forage pour la recherche de pétrole et de gaz sur les terres domaniales au sens de la Loi sur le pétrole et le gaz du Canada, ou à la production, à la conservation, au traitement ou au transport de ce pétrole ou gaz, ou travaillant en rapport avec ces activités, pris en vertu de la partie II du code canadien du travail

3 La partie VIII du Règlement concernant la sĂ©curitĂ© et la santĂ© au travail des employĂ©s travaillant Ă  l’exploration et au forage pour la recherche de pĂ©trole et de gaz sur les terres domaniales au sens de la Loi sur le pĂ©trole et le gaz du Canada, ou Ă  la production, Ă  la conservation, au traitement ou au transport de ce pĂ©trole ou gaz, ou travaillant en rapport avec ces activitĂ©s, pris en vertu de la partie II du code canadien du travail rĂ©fĂ©rence 55 est remplacĂ©e par ce qui suit :

PARTIE VIII
Niveaux acoustiques

Définitions

8.01 Les définitions qui suivent s’appliquent à la présente partie.

dBA
Décibel pondéré A, qui est l’unité du niveau de pression acoustique pondéré A. (dBA)
niveau de pression acoustique
Niveau, exprimé en décibels, égal à 20 fois le logarithme à base 10 du rapport de la racine carrée moyenne de la pression d’un son à la pression acoustique de référence de 20 µPa. (sound pressure level)
niveau de pression acoustique pondéré A
Niveau de pression acoustique, exprimé en dBA, relevé par un système de mesure qui comprend un filtre pondérateur A. (A-weighted sound pressure level)
niveau d’exposition au bruit (Lex,8)
Niveau d’exposition au bruit égal au niveau acoustique stable en dBA qui, s’il était constaté dans le lieu de travail pendant huit heures par jour, contiendrait la même énergie totale que celle produite par les pressions acoustiques réelles et variables auxquelles le travailleur est exposé pendant le total des heures travaillées durant une période de vingt-quatre heures. (noise exposure level (Lex,8))

Mesure et calcul de l’exposition

8.02 (1) Pour l’application de la prĂ©sente partie, l’employeur veille Ă  ce que l’exposition d’un employĂ© au bruit dans un lieu de travail soit mesurĂ©e :

(2) Pour l’application de la prĂ©sente partie, l’employeur veille Ă  ce que la mesure et le calcul du niveau d’exposition au bruit (Lex,8) auquel un employĂ© est exposĂ© dans un lieu de travail tiennent compte de l’exposition de l’employĂ© Ă  des niveaux de pression acoustique pondĂ©rĂ©s A de 75 dBA ou plus.

(3) La mesure et le calcul du niveau d’exposition au bruit (Lex,8) peuvent Ă©galement tenir compte de l’exposition de l’employĂ© Ă  des niveaux de pression acoustique pondĂ©rĂ©s A infĂ©rieurs Ă  75 dBA.

Limites d’exposition au bruit

8.03 (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (2), l’employeur surveille les niveaux de bruit dans le lieu de travail et veille Ă  ce qu’aucun employĂ© qui s’y trouve ne soit, au cours de toute pĂ©riode de vingt-quatre heures, exposĂ© Ă  un niveau de pression acoustique pondĂ©rĂ© A figurant Ă  la colonne 1 de l’annexe de la prĂ©sente partie pour une durĂ©e d’exposition supĂ©rieure Ă  la durĂ©e applicable prĂ©vue Ă  la colonne 2.

(2) L’employeur veille à ce que le niveau acoustique continu auquel sont exposés les employés dans les dortoirs soit inférieur ou égal à 60 dBA.

Réduction de l’exposition au bruit

8.04 Dans la mesure du possible et Ă  l’aide de dispositifs techniques ou de moyens matĂ©riels autres que des protecteurs auditifs, l’employeur rĂ©duit l’exposition d’un employĂ© au bruit dans un lieu de travail Ă  un niveau infĂ©rieur ou Ă©gal aux limites d’exposition visĂ©es Ă  l’article 8.03.

Protection de l’ouïe

8.05 (1) L’employeur fournit dès que possible Ă  tout employĂ© susceptible d’être exposĂ©, dans un lieu de travail, Ă  un niveau de bruit supĂ©rieur aux limites d’exposition visĂ©es Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie un protecteur auditif qui :

(2) L’employeur élabore et met en œuvre, en consultation avec le comité d’orientation ou, à défaut, le comité local ou le représentant, un programme de formation qui est destiné aux employés à qui il fournit un protecteur auditif et qui porte sur son ajustement, son entretien et son utilisation.

8.06 L’employeur veille Ă  ce que les personnes, autres que les employĂ©s, Ă  qui il permet l’accès au lieu de travail et qui sont susceptibles d’être exposĂ©es Ă  un niveau de bruit supĂ©rieur aux limites d’exposition visĂ©es Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie portent un protecteur auditif qui respecte la condition prĂ©vue Ă  l’alinĂ©a 8.05(1)a).

Panneaux avertisseurs

8.07 L’employeur affiche en permanence, Ă  des endroits bien en vue dans le lieu de travail oĂą un employĂ© est susceptible d’être exposĂ© Ă  un niveau de pression acoustique pondĂ©rĂ© A supĂ©rieur Ă  85 dBA, des panneaux avertissant que le niveau de bruit peut prĂ©senter un risque.

EnquĂŞte sur les risques

8.08 (1) Si un employĂ© dans le lieu de travail est susceptible d’être exposĂ© Ă  un niveau de pression acoustique pondĂ©rĂ© A de 82 dBA ou plus pour une durĂ©e d’exposition susceptible d’être supĂ©rieure Ă  la durĂ©e applicable prĂ©vue Ă  la colonne 2 de l’annexe de la prĂ©sente partie, l’employeur, sans dĂ©lai :

(2) L’employeur veille Ă  ce que l’enquĂŞte comprenne l’examen des points suivants :

(3) L’employeur veille Ă  ce que, au terme de l’enquĂŞte et après consultation du comitĂ© local ou du reprĂ©sentant, la personne nommĂ©e pour faire enquĂŞte rĂ©dige, date et signe un rapport dans lequel elle indique :

(4) L’employeur rend le rapport facilement accessible pour consultation par les employés concernés pendant dix ans après la date du rapport.

(5) Si le rapport rĂ©vèle que des employĂ©s sont susceptibles d’être exposĂ©s Ă  un niveau d’exposition au bruit (Lex,8) de 82 dBA ou plus, l’employeur, sans dĂ©lai :

Programme de prévention de la perte auditive

8.09 L’employeur qui ne peut se conformer Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie sans fournir de protecteurs auditifs, Ă©labore, met en Ĺ“uvre et maintient, en consultation avec le comitĂ© d’orientation ou, Ă  dĂ©faut, le comitĂ© local ou le reprĂ©sentant, un programme de prĂ©vention de la perte auditive comprenant les Ă©lĂ©ments suivants :

8.1 (1) L’employeur, en consultation avec le comité d’orientation ou, à défaut, le comité local ou le représentant, évalue le programme de prévention de la perte auditive au moins une fois tous les douze mois pour en vérifier l’efficacité.

(2) L’employeur veille Ă  ce que l’évaluation comprenne les Ă©lĂ©ments Ă©numĂ©rĂ©s Ă  l’article 12 de la norme Z1007:F22 de la CSA, intitulĂ©e Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA), avec ses modifications successives.

Examen audiométrique

8.11 (1) S’il lui est impossible de se conformer Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie sans fournir de protecteurs auditifs, l’employeur veille Ă  ce qu’une personne qualifiĂ©e fasse subir un examen audiomĂ©trique aux employĂ©s conformĂ©ment Ă  l’article 8.3 de la norme Z1007:F22 de la CSA, intitulĂ©e Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA), avec ses modifications successives.

(2) L’employeur veille Ă  ce qu’un examen audiomĂ©trique soit effectuĂ©, Ă  la fois :

(3) L’employeur veille à ce que l’employé subisse l’examen audiométrique visé à l’alinéa (2)a) au moins douze heures après sa mise à l’écart du bruit.

(4) L’employĂ© qui est exposĂ© Ă  un niveau d’exposition au bruit (Lex,8) de 105 dBA ou moins peut subir l’examen audiomĂ©trique visĂ© Ă  l’alinĂ©a (2)b) aux vingt-quatre mois plutĂ´t qu’aux douze mois si, après quatre examens consĂ©cutifs, Ă  la fois :

Revue — rĂ©sultats des examens audiomĂ©triques

8.12 (1) L’employeur, en consultation avec le comitĂ© d’orientation ou, Ă  dĂ©faut, le comitĂ© local ou le reprĂ©sentant, passe en revue les rĂ©sultats des examens audiomĂ©triques visĂ©s au paragraphe 8.11(1) ainsi que leur analyse. La personne qualifiĂ©e visĂ©e Ă  ce paragraphe lui fournit les rĂ©sultats individuels et leur analyse.

(2) L’employeur fournit Ă  l’employĂ© les rĂ©sultats individuels de l’examen audiomĂ©trique qu’il a subi en application du paragraphe 8.11(1).

(3) Si les rĂ©sultats individuels ou leur analyse rĂ©vèlent un dĂ©placement de seuil auditif des employĂ©s qui correspond Ă  une exposition Ă  un niveau de bruit supĂ©rieur aux limites d’exposition visĂ©es Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie, l’employeur, en consultation avec le comitĂ© d’orientation ou, Ă  dĂ©faut, le comitĂ© local ou le reprĂ©sentant en matière de santĂ© et de sĂ©curitĂ©, met en Ĺ“uvre les mesures prĂ©vues Ă  l’article 8.4 de la norme Z1007:F22 de la CSA, intitulĂ©e Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA), avec ses modifications successives.

(4) L’employeur veille à ce que les résultats individuels et leur analyse qui sont communiqués à un comité ou à un représentant visé au paragraphe (3) ne contiennent aucun renseignement personnel permettant d’identifier l’employé.

Registres — conservation

8.13 L’employeur conserve un registre des rĂ©sultats des examens audiomĂ©triques visĂ©s au paragraphe 8.11(1) de chaque employĂ© pendant vingt ans après la date de cessation de son emploi.

8.14 (1) L’employeur conserve un registre de chaque Ă©valuation visĂ©e au paragraphe 8.1(1) conformĂ©ment Ă  l’article 11 de la norme Z1007:F22 de la CSA, intitulĂ©e Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA), avec ses modifications successives.

(2) L’employeur conserve tout registre visĂ© au paragraphe (1) pendant dix ans après la date de fin de l’évaluation.

ANNEXE

(paragraphe 8.03(1), paragraphe 8.05(1), article 8.06, paragraphes 8.08(1) et (2), article 8.09 et paragraphes 8.11(1) et 8.12(3))

Limites d’exposition au bruit

Colonne 1

Niveau de pression acoustique pondéré A (dBA)

Colonne 2

Durée maximale d’exposition par employé, par période de vingt-quatre heures

80 24 heures
81 20 heures
82 16 heures
83 12 heures et 40 minutes
84 10 heures
85 8 heures
86 6 heures et 21 minutes
87 5 heures
88 4 heures
89 3 heures et 10 minutes
90 2 heures et 31 minutes
91 2 heures
92 1 heure et 35 minutes
93 1 heure et 16 minutes
94 1 heure
95 48 minutes
96 38 minutes
97 30 minutes
98 24 minutes
99 19 minutes
100 15 minutes
101 12 minutes
102 9 minutes
103 7 minutes et 36 secondes
104 6 minutes
105 4 minutes et 48 secondes
106 3 minutes et 48 secondes
107 3 minutes
108 2 minutes et 24 secondes
109 1 minute et 54 secondes
110 1 minute et 30 secondes
111 1 minute et 12 secondes
112 57 secondes
113 43 secondes
114 36 secondes
115 28 secondes
> 115 0 seconde

Règlement sur la santé et la sécurité au travail en milieu maritime

4 La partie 12 du Règlement sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail en milieu maritime rĂ©fĂ©rence 56 est remplacĂ©e par ce qui suit :

PARTIE 12
Niveaux acoustiques

Définitions

158 Les définitions qui suivent s’appliquent à la présente partie.

dBA
Décibel pondéré A, qui est l’unité du niveau de pression acoustique pondéré A. (dBA)
niveau de pression acoustique
Niveau, exprimé en décibels, égal à 20 fois le logarithme à base 10 du rapport de la racine carrée moyenne de la pression d’un son à la pression acoustique de référence de 20 µPa. (sound pressure level)
niveau de pression acoustique pondéré A
Niveau de pression acoustique, exprimé en dBA, relevé par un système de mesure qui comprend un filtre pondérateur A. (A-weighted sound pressure level)
niveau d’exposition au bruit (Lex,8)
Niveau d’exposition au bruit égal au niveau acoustique stable en dBA qui, s’il était constaté dans le lieu de travail pendant huit heures par jour, contiendrait la même énergie totale que celle produite par les pressions acoustiques réelles et variables auxquelles le travailleur est exposé pendant le total des heures travaillées durant une période de vingt-quatre heures. (noise exposure level (Lex,8))

Mesure et calcul de l’exposition

159 (1) Pour l’application de la prĂ©sente partie, l’employeur veille Ă  ce que l’exposition d’un employĂ© au bruit dans un lieu de travail soit mesurĂ©e :

(2) Pour l’application de la prĂ©sente partie, l’employeur veille Ă  ce que la mesure et le calcul du niveau d’exposition au bruit (Lex,8) auquel un employĂ© est exposĂ© dans un lieu de travail tiennent compte de l’exposition de l’employĂ© Ă  des niveaux de pression acoustique pondĂ©rĂ©s A de 75 dBA ou plus.

(3) La mesure et le calcul du niveau d’exposition au bruit (Lex,8) peuvent Ă©galement tenir compte de l’exposition de l’employĂ© Ă  des niveaux de pression acoustique pondĂ©rĂ©s A infĂ©rieurs Ă  75 dBA.

Limites d’exposition au bruit

160 (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (2), l’employeur surveille les niveaux de bruit dans le lieu de travail et veille Ă  ce qu’aucun employĂ© qui s’y trouve ne soit, au cours de toute pĂ©riode de vingt-quatre heures, exposĂ© Ă  un niveau de pression acoustique pondĂ©rĂ© A figurant Ă  la colonne 1 de l’annexe de la prĂ©sente partie pour une durĂ©e d’exposition supĂ©rieure Ă  la durĂ©e applicable prĂ©vue Ă  la colonne 2.

(2) L’employeur veille Ă  ce que le niveau acoustique continu auquel sont exposĂ©s les employĂ©s dans le logement de l’équipage soit infĂ©rieur ou Ă©gal :

Réduction de l’exposition au bruit

161 Dans la mesure du possible et Ă  l’aide de dispositifs techniques ou de moyens matĂ©riels autres que des protecteurs auditifs, l’employeur rĂ©duit l’exposition d’un employĂ© au bruit dans un lieu de travail Ă  un niveau infĂ©rieur ou Ă©gal aux limites d’exposition visĂ©es Ă  l’article 160.

Protection de l’ouïe

162 (1) L’employeur fournit dès que possible Ă  tout employĂ© susceptible d’être exposĂ©, dans un lieu de travail, Ă  un niveau de bruit supĂ©rieur aux limites d’exposition visĂ©es Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie un protecteur auditif qui :

(2) L’employeur élabore et met en œuvre, en consultation avec le comité d’orientation ou, à défaut, le comité local ou le représentant, un programme de formation qui est destiné aux employés à qui il fournit un protecteur auditif et qui porte sur son ajustement, son entretien et son utilisation.

163 L’employeur veille Ă  ce que les personnes, autres que les employĂ©s, Ă  qui il permet l’accès au lieu de travail et qui sont susceptibles d’être exposĂ©es Ă  un niveau de bruit supĂ©rieur aux limites d’exposition visĂ©es Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie portent un protecteur auditif qui respecte la condition prĂ©vue Ă  l’alinĂ©a 162(1)a).

Panneaux avertisseurs

164 L’employeur affiche en permanence, Ă  des endroits bien en vue dans le lieu de travail oĂą un employĂ© est susceptible d’être exposĂ© Ă  un niveau de pression acoustique pondĂ©rĂ© A supĂ©rieur Ă  85 dBA, des panneaux avertissant que le niveau de bruit peut prĂ©senter un risque.

EnquĂŞte sur les risques

164.1 (1) Si un employĂ© dans le lieu de travail est susceptible d’être exposĂ© Ă  un niveau de pression acoustique pondĂ©rĂ© A de 82 dBA ou plus pour une durĂ©e d’exposition susceptible d’être supĂ©rieure Ă  la durĂ©e applicable prĂ©vue Ă  la colonne 2 de l’annexe de la prĂ©sente partie, l’employeur, sans dĂ©lai :

(2) L’employeur veille Ă  ce que l’enquĂŞte comprenne l’examen des points suivants :

(3) L’employeur veille Ă  ce que, au terme de l’enquĂŞte et après consultation du comitĂ© local ou du reprĂ©sentant, la personne nommĂ©e pour faire enquĂŞte rĂ©dige, date et signe un rapport dans lequel elle indique :

(4) L’employeur rend le rapport facilement accessible pour consultation par les employés concernés pendant dix ans après la date du rapport.

(5) Si le rapport rĂ©vèle que des employĂ©s sont susceptibles d’être exposĂ©s Ă  un niveau d’exposition au bruit (Lex,8) de 82 dBA ou plus, l’employeur, sans dĂ©lai :

Programme de prévention de la perte auditive

164.2 L’employeur qui ne peut se conformer Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie sans fournir de protecteurs auditifs Ă©labore, met en Ĺ“uvre et maintient, en consultation avec le comitĂ© d’orientation ou, Ă  dĂ©faut, le comitĂ© local ou le reprĂ©sentant, un programme de prĂ©vention de la perte auditive comprenant les Ă©lĂ©ments suivants :

164.3 (1) L’employeur, en consultation avec le comité d’orientation ou, à défaut, le comité local ou le représentant, évalue le programme de prévention de la perte auditive au moins une fois tous les douze mois pour en vérifier l’efficacité.

(2) L’employeur veille Ă  ce que l’évaluation comprenne les Ă©lĂ©ments Ă©numĂ©rĂ©s Ă  l’article 12 de la norme Z1007:F22 de la CSA, intitulĂ©e Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA), avec ses modifications successives.

Examen audiométrique

164.4 (1) S’il lui est impossible de se conformer l’annexe de la prĂ©sente partie sans fournir de protecteurs auditifs, l’employeur veille Ă  ce qu’une personne qualifiĂ©e fasse subir un examen audiomĂ©trique aux employĂ©s conformĂ©ment Ă  l’article 8.3 de la norme Z1007:F22 de la CSA, intitulĂ©e Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA), avec ses modifications successives.

(2) L’employeur veille Ă  ce qu’un examen audiomĂ©trique soit effectuĂ© :

(3) L’employeur veille à ce que l’employé subisse l’examen audiométrique visé à l’alinéa (2)a) au moins douze heures après sa mise à l’écart du bruit.

(4) L’employĂ© qui est exposĂ© Ă  un niveau d’exposition au bruit (Lex,8) de 105 dBA ou moins peut subir l’examen audiomĂ©trique visĂ© Ă  l’alinĂ©a (2)b) aux vingt-quatre mois plutĂ´t qu’aux douze mois si, après quatre examens consĂ©cutifs, Ă  la fois :

Revue — rĂ©sultats des examens audiomĂ©triques

164.5 (1) L’employeur, en consultation avec le comitĂ© d’orientation ou, Ă  dĂ©faut, le comitĂ© local ou le reprĂ©sentant, passe en revue les rĂ©sultats des examens audiomĂ©triques visĂ©s au paragraphe 164.4(1) ainsi que leur analyse. La personne qualifiĂ©e visĂ©e Ă  ce paragraphe lui fournit les rĂ©sultats individuels et leur analyse.

(2) L’employeur fournit Ă  l’employĂ© les rĂ©sultats individuels de l’examen audiomĂ©trique qu’il a subi en application du paragraphe 164.4(1).

(3) Si les rĂ©sultats individuels ou leur analyse rĂ©vèlent un dĂ©placement de seuil auditif des employĂ©s qui correspond Ă  une exposition Ă  un niveau de bruit supĂ©rieur aux limites d’exposition visĂ©es Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie, l’employeur, en consultation avec le comitĂ© d’orientation ou, Ă  dĂ©faut, le comitĂ© local ou le reprĂ©sentant en matière de santĂ© et de sĂ©curitĂ©, met en Ĺ“uvre les mesures prĂ©vues Ă  l’article 8.4 de la norme Z1007:F22 de la CSA, intitulĂ©e Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA), avec ses modifications successives.

(4) L’employeur veille à ce que les résultats individuels et leur analyse qui sont communiqués à un comité ou à un représentant visé au paragraphe (3) ne contiennent aucun renseignement personnel permettant d’identifier l’employé.

Registres — conservation

164.6 L’employeur conserve un registre des rĂ©sultats des examens audiomĂ©triques visĂ©s au paragraphe 164.4(1) de chaque employĂ© pendant vingt ans après la date de cessation de son emploi.

164.7 (1) L’employeur conserve un registre de chaque Ă©valuation visĂ©e au paragraphe 164.3(1) conformĂ©ment Ă  l’article 11 de la norme Z1007:F22 de la CSA, intitulĂ©e Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA), avec ses modifications successives.

(2) L’employeur conserve tout registre visĂ© au paragraphe (1) pendant dix ans après la date de fin de l’évaluation.

ANNEXE

(paragraphe 160(1), paragraphe 162(1), article 163, paragraphes 164.1(1) et (2), article 164.2 et paragraphes 164.4(1) et 164.5(3))

Limites d’exposition au bruit

Colonne 1

Niveau de pression acoustique pondéré A (dBA)

Colonne 2

Durée maximale d’exposition par employé, par période de vingt-quatre heures

80 24 heures
81 20 heures
82 16 heures
83 12 heures et 40 minutes
84 10 heures
85 8 heures
86 6 heures et 21 minutes
87 5 heures
88 4 heures
89 3 heures et 10 minutes
90 2 heures et 31 minutes
91 2 heures
92 1 heure et 35 minutes
93 1 heure et 16 minutes
94 1 heure
95 48 minutes
96 38 minutes
97 30 minutes
98 24 minutes
99 19 minutes
100 15 minutes
101 12 minutes
102 9 minutes
103 7 minutes et 36 secondes
104 6 minutes
105 4 minutes et 48 secondes
106 3 minutes et 48 secondes
107 3 minutes
108 2 minutes et 24 secondes
109 1 minute et 54 secondes
110 1 minute et 30 secondes
111 1 minute et 12 secondes
112 57 secondes
113 43 secondes
114 36 secondes
115 28 secondes
> 115 0 seconde

Règlement canadien sur la santé et la sécurité au travail (aéronefs)

5 La partie 2 du Règlement canadien sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail (aĂ©ronefs) rĂ©fĂ©rence 57 est remplacĂ©e par ce qui suit :

PARTIE 2
Niveaux acoustiques

Définitions

2.01 Les définitions qui suivent s’appliquent à la présente partie.

dBA
Décibel pondéré A, qui est l’unité du niveau de pression acoustique pondéré A. (dBA)
niveau de pression acoustique
Niveau, exprimé en décibels, égal à 20 fois le logarithme à base 10 du rapport de la racine carrée moyenne de la pression d’un son à la pression acoustique de référence de 20 µPa. (sound pressure level)
niveau de pression acoustique pondéré A
Niveau de pression acoustique, exprimé en dBA, relevé par un système de mesure qui comprend un filtre pondérateur A. (A-weighted sound pressure level)
niveau d’exposition au bruit (Lex,8)
Niveau d’exposition au bruit égal au niveau acoustique stable en dBA qui, s’il était constaté dans le lieu de travail pendant huit heures par jour, contiendrait la même énergie totale que celle produite par les pressions acoustiques réelles et variables auxquelles le travailleur est exposé pendant le total des heures travaillées durant une période de vingt-quatre heures. (noise exposure level (Lex,8))

Mesure et calcul de l’exposition

2.02 (1) Pour l’application de la prĂ©sente partie, l’employeur veille Ă  ce que l’exposition d’un employĂ© au bruit dans un lieu de travail soit mesurĂ©e :

(2) Pour l’application de la prĂ©sente partie, l’employeur veille Ă  ce que la mesure et le calcul du niveau d’exposition au bruit (Lex,8) auquel un employĂ© est exposĂ© dans un lieu de travail tiennent compte de l’exposition de l’employĂ© Ă  des niveaux de pression acoustique pondĂ©rĂ©s A de 75 dBA ou plus.

(3) La mesure et le calcul du niveau d’exposition au bruit (Lex,8) peuvent Ă©galement tenir compte de l’exposition de l’employĂ© Ă  des niveaux de pression acoustique pondĂ©rĂ©s A infĂ©rieurs Ă  75 dBA.

Limites d’exposition au bruit

2.03 L’employeur surveille les niveaux de bruit dans le lieu de travail et veille Ă  ce qu’aucun employĂ© qui s’y trouve ne soit, au cours de toute pĂ©riode de vingt-quatre heures, exposĂ© Ă  un niveau de pression acoustique pondĂ©rĂ© A figurant Ă  la colonne 1 de l’annexe de la prĂ©sente partie pour une durĂ©e d’exposition supĂ©rieure Ă  la durĂ©e applicable prĂ©vue Ă  la colonne 2.

Réduction de l’exposition au bruit

2.04 Dans la mesure du possible et à l’aide de dispositifs techniques ou de moyens matériels autres que des protecteurs auditifs, l’employeur réduit l’exposition d’un employé au bruit dans un lieu de travail à un niveau inférieur ou égal aux limites d’exposition visées à l’annexe de la présente partie.

Protection de l’ouïe

2.05 (1) L’employeur fournit dès que possible Ă  tout employĂ© susceptible d’être exposĂ©, dans un lieu de travail, Ă  un niveau de bruit supĂ©rieur aux limites d’exposition visĂ©es Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie un protecteur auditif qui :

(2) L’employeur élabore et met en œuvre, en consultation avec le comité d’orientation ou, à défaut, le comité local ou le représentant, un programme de formation qui est destiné aux employés à qui il fournit un protecteur auditif et qui porte sur son ajustement, son entretien et son utilisation.

2.06 L’employeur veille Ă  ce que les personnes, autres que les employĂ©s, Ă  qui il permet l’accès au lieu de travail et qui sont susceptibles d’être exposĂ©es Ă  un niveau de bruit supĂ©rieur aux limites d’exposition visĂ©es Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie portent un protecteur auditif qui respecte la condition prĂ©vue Ă  l’alinĂ©a 2.05(1)a).

Panneaux avertisseurs

2.07 L’employeur affiche en permanence, Ă  des endroits bien en vue dans le lieu de travail oĂą un employĂ© est susceptible d’être exposĂ© Ă  un niveau de pression acoustique pondĂ©rĂ© A supĂ©rieur Ă  85 dBA, des panneaux avertissant que le niveau de bruit peut prĂ©senter un risque.

EnquĂŞte sur les risques

2.08 (1) Si un employĂ© dans le lieu de travail est susceptible d’être exposĂ© Ă  un niveau de pression acoustique pondĂ©rĂ© A de 82 dBA ou plus pour une durĂ©e d’exposition susceptible d’être supĂ©rieure Ă  la durĂ©e applicable prĂ©vue Ă  la colonne 2 de l’annexe de la prĂ©sente partie, l’employeur, sans dĂ©lai :

(2) L’employeur veille Ă  ce que l’enquĂŞte comprenne l’examen des points suivants :

(3) L’employeur veille Ă  ce que, au terme de l’enquĂŞte et après consultation du comitĂ© local ou du reprĂ©sentant, la personne nommĂ©e pour faire enquĂŞte rĂ©dige, date et signe un rapport dans lequel elle indique :

(4) L’employeur rend le rapport facilement accessible pour consultation par les employés concernés pendant dix ans après la date du rapport.

(5) Si le rapport rĂ©vèle que des employĂ©s sont susceptibles d’être exposĂ©s Ă  un niveau d’exposition au bruit (Lex,8) de 82 dBA ou plus, l’employeur, sans dĂ©lai :

Programme de prévention de la perte auditive

2.09 L’employeur qui ne peut se conformer Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie sans fournir de protecteurs auditifs Ă©labore, met en Ĺ“uvre et maintient, en consultation avec le comitĂ© d’orientation ou, Ă  dĂ©faut, le comitĂ© local ou le reprĂ©sentant, un programme de prĂ©vention de la perte auditive comprenant les Ă©lĂ©ments suivants :

2.1 (1) L’employeur, en consultation avec le comité d’orientation ou, à défaut, le comité local ou le représentant, évalue le programme de prévention de la perte auditive au moins une fois tous les douze mois pour en vérifier l’efficacité.

(2) L’employeur veille Ă  ce que l’évaluation comprenne les Ă©lĂ©ments Ă©numĂ©rĂ©s Ă  l’article 12 de la norme Z1007:F22 de la CSA, intitulĂ©e Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA), avec ses modifications successives.

Examen audiométrique

2.11 (1) S’il lui est impossible de se conformer Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie sans fournir de protecteurs auditifs, l’employeur veille Ă  ce qu’une personne qualifiĂ©e fasse subir un examen audiomĂ©trique aux employĂ©s conformĂ©ment Ă  l’article 8.3 de la norme Z1007:F22 de la CSA, intitulĂ©e Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA), avec ses modifications successives.

(2) L’employeur veille Ă  ce qu’un examen audiomĂ©trique soit effectuĂ© :

(3) L’employeur veille Ă  ce que l’employĂ© subisse l’examen audiomĂ©trique visĂ© Ă  l’alinĂ©a (2)a) au moins douze heures après sa mise Ă  l’écart du bruit.

(4) L’employĂ© qui est exposĂ© Ă  un niveau d’exposition au bruit (Lex,8) de 105 dBA ou moins peut subir l’examen audiomĂ©trique visĂ© Ă  l’alinĂ©a (2)b) aux vingt-quatre mois plutĂ´t qu’aux douze mois si, après quatre examens consĂ©cutifs, Ă  la fois :

Revue — rĂ©sultats des examens audiomĂ©triques

2.12 (1) L’employeur, en consultation avec le comitĂ© d’orientation ou, Ă  dĂ©faut, le comitĂ© local ou le reprĂ©sentant, passe en revue les rĂ©sultats des examens audiomĂ©triques visĂ©s au paragraphe 2.11(1) ainsi que leur analyse. La personne qualifiĂ©e visĂ©e Ă  ce paragraphe lui fournit les rĂ©sultats individuels et leur analyse.

(2) L’employeur fournit Ă  l’employĂ© les rĂ©sultats individuels de l’examen audiomĂ©trique qu’il a subi en application du paragraphe 2.11(1).

(3) Si les rĂ©sultats individuels ou leur analyse rĂ©vèlent un dĂ©placement de seuil auditif des employĂ©s qui correspond Ă  une exposition Ă  un niveau de bruit supĂ©rieur aux limites d’exposition visĂ©es Ă  l’annexe de la prĂ©sente partie, l’employeur, en consultation avec le comitĂ© d’orientation ou, Ă  dĂ©faut, le comitĂ© local ou le reprĂ©sentant en matière de santĂ© et de sĂ©curitĂ©, met en Ĺ“uvre les mesures prĂ©vues Ă  l’article 8.4 de la norme Z1007:F22 de la CSA, intitulĂ©e Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA), avec ses modifications successives.

(4) L’employeur veille Ă  ce que les rĂ©sultats individuels et leur analyse qui sont communiquĂ©s Ă  un comitĂ© ou Ă  un reprĂ©sentant visĂ© au paragraphe (3) ne contiennent aucun renseignement personnel permettant d’identifier l’employĂ©.

Registres — conservation

2.13 L’employeur conserve un registre des rĂ©sultats des examens audiomĂ©triques visĂ©s au paragraphe 2.11(1) de chaque employĂ© pendant vingt ans après la date de cessation de son emploi.

2.14 (1) L’employeur conserve un registre de chaque Ă©valuation visĂ©e au paragraphe 7.1(1) conformĂ©ment Ă  l’article 11 de la norme Z1007:F22 de la CSA, intitulĂ©e Gestion du programme de prĂ©vention de la perte auditive (PPPA), avec ses modifications successives.

(2) L’employeur conserve tout registre visĂ© au paragraphe (1) pendant dix ans après la date de fin de l’évaluation.

ANNEXE

(articles 2.03 et 2.04, paragraphe 2.05(1), article 2.06, paragraphes 2.08(1) et (2), article 2.09 et paragraphes 2.11(1) et 2.12(3))

Limites d’exposition au bruit

Colonne 1

Niveau de pression acoustique pondéré A (dBA)

Colonne 2

Durée maximale d’exposition par employé, par période de vingt-quatre heures

80 24 heures
81 20 heures
82 16 heures
83 12 heures et 40 minutes
84 10 heures
85 8 heures
86 6 heures et 21 minutes
87 5 heures
88 4 heures
89 3 heures et 10 minutes
90 2 heures et 31 minutes
91 2 heures
92 1 heure et 35 minutes
93 1 heure et 16 minutes
94 1 heure
95 48 minutes
96 38 minutes
97 30 minutes
98 24 minutes
99 19 minutes
100 15 minutes
101 12 minutes
102 9 minutes
103 7 minutes et 36 secondes
104 6 minutes
105 4 minutes et 48 secondes
106 3 minutes et 48 secondes
107 3 minutes
108 2 minutes et 24 secondes
109 1 minute et 54 secondes
110 1 minute et 30 secondes
111 1 minute et 12 secondes
112 57 secondes
113 43 secondes
114 36 secondes
115 28 secondes
> 115 0 seconde

Règlement sur les sanctions administratives pécuniaires (Code canadien du travail)

6 Les articles 228 Ă  252 de la section 1 de la partie 2 de l’annexe 1 du Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires (Code canadien du travail)rĂ©fĂ©rence 58 sont remplacĂ©s par ce qui suit :
Article

Colonne 1

Disposition

Colonne 2

Type de violation

228 7.02(1)a) B
229 7.02(1)b) B
230 7.02(2) B
231 7.03 D
232 7.04 D
233 7.05(1)a) D
234 7.05(1)b) D
235 7.05(2) C
236 7.06 D
237 7.07 C
238 7.08(1)a) B
239 7.08(1)b) A
240 7.08(2)a) B
241 7.08(2)b) B
242 7.08(2)c) B
243 7.08(2)d) B
244 7.08(2)e) B
245 7.08(3)a) B
246 7.08(3)b) B
247 7.08(3)c) B
248 7.08(4) A
249 7.08(5)a) A
250 7.08(5)b) C
251 7.09a) C
252 7.09b) C
252.01 7.09c) C
252.02 7.09d) C
252.03 7.09e) C
252.04 7.09f) C
252.05 7.1(1) C
252.06 7.1(2) C
252.07 7.11(1) C
252.08 7.11(2)a) C
252.09 7.11(2)b) C
252.10 7.11(3) C
252.11 7.12(1) C
252.12 7.12(2) C
252.13 7.12(3) C
252.14 7.12(4) A
252.15 7.13 A
252.16 7.14(1) A
252.17 7.14(2) A
7 Les articles 2 Ă  25 de la section 2 de la partie 2 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :
Article

Colonne 1

Disposition

Colonne 2

Type de violation

2 2.02(1)a) B
3 2.02(1)b) B
4 2.02(2) B
5 2.03 D
6 2.04 D
7 2.05(1)a) D
8 2.05(1)b) D
9 2.05(2) C
10 2.06 D
11 2.07 C
12 2.08(1)a) B
13 2.08(1)b) A
14 2.08(2)a) B
15 2.08(2)b) B
16 2.08(2)c) B
17 2.08(2)d) B
18 2.08(2)e) B
19 2.08(3)a) B
20 2.08(3)b) B
21 2.08(3)c) B
22 2.08(4) A
23 2.08(5)a) A
24 2.08(5)b) C
25 2.09a) C
25.01 2.09b) C
25.02 2.09c) C
25.03 2.09d) C
25.04 2.09e) C
25.05 2.09f) C
25.06 2.1(1) C
25.07 2.1(2) C
25.08 2.11(1) C
25.9 2.11(2)a) C
25.1 2.11(2)b) C
25.11 2.11(3) C
25.12 2.12(1) C
25.13 2.12(2) C
25.14 2.12(3) C
25.15 2.12(4) A
25.16 2.13 A
25.17 2.14(1) A
25.18 2.14(2) A
8 Les articles 459 Ă  483 de la section 4 de la partie 2 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :
Article

Colonne 1

Disposition

Colonne 2

Type de violation

441 159(1)a) B
442 159(1)b) B
443 159(2) B
444 160(1) D
445 160(2)a) D
446 160(2)b) D
447 160(2)c) D
448 161 D
449 162(1)a) D
450 162(1)b) D
451 162(2) C
452 163 D
453 164 C
454 164.1(1)a) B
455 164.1(1)b) A
456 164.1(2)a) B
457 164.1(2)b) B
458 164.1(2)c) B
459 164.1(2)d) B
460 164.1(2)e) B
461 164.1(3)a) B
462 164.1(3)b) B
463 164.1(3)c) B
464 164.1(4) A
465 164.1(5)a) A
466 164.1(5)b) C
467 164.2a) C
468 164.2b) C
469 164.2c) C
470 164.2d) C
471 164.2e) C
472 164.2f) C
473 164.3(1) C
474 164.3(2) C
475 164.4(1) C
476 164.4(2)a) C
477 164.4(2)b) C
478 164.4(3) C
479 164.5(1) C
480 164.5(2) C
481 164.5(3) C
482 164.5(4) A
483 164.6 A
483.1 164.7(1) A
483.2 164.7(2) A
9 Les articles 140 Ă  150 de la section 5 de la partie 2 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :
Article

Colonne 1

Disposition

Colonne 2

Type de violation

140 8.02(1)a) B
141 8.02(1)b) B
142 8.02(2) B
143 8.03(1) D
144 8.03(2) D
145 8.04 D
146 8.05(1)a) D
147 8.05(1)b) D
148 8.05(2) C
149 8.06 D
150 8.07 C
150.01 8.08(1)a) B
150.02 8.08(1)b) A
150.03 8.08(2)a) B
150.04 8.08(2)b) B
150.05 8.08(2)c) B
150.06 8.08(2)d) B
150.07 8.08(2)e) B
150.08 8.08(3)a) B
150.09 8.08(3)b) B
150.1 8.08(3)c) B
150.11 8.08(4) A
150.12 8.08(5) A
150.13 8.08(5)b) C
150.14 8.09a) C
150.15 8.09b) C
150.16 8.09c) C
150.17 8.09d) C
150.18 8.09e) C
150.19 8.09f) C
150.2 8.1(1) C
150.21 8.1(2) C
150.22 8.11(1) C
150.23 8.11(2)a) C
150.24 8.11(2)b) C
150.25 8.11(3) C
150.26 8.12(1) C
150.27 8.12(2) C
150.28 8.12(3) C
150.29 8.12(4) A
150.3 8.13 A
150.31 8.14(1) A
150.32 8.14(2) A
10 Les articles 23 Ă  46 de la section 6 de la partie 2 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :
Article

Colonne 1

Disposition

Colonne 2

Type de violation

23 4.02(1)a) B
24 4.02(1)b) B
25 4.02(2) B
26 4.03 D
27 4.04 D
28 4.05(1)a) D
29 4.05(1)b) D
30 4.05(2) C
31 4.06 D
32 4.07 C
33 4.08(1)a) B
34 4.08(1)b) A
35 4.08(2)a) B
36 4.08(2)b) B
37 4.08(2)c) B
38 4.08(2)d) B
39 4.08(2)e) B
40 4.08(3)a) B
41 4.08(3)b) B
42 4.08(3)c) B
43 4.08(4) A
44 4.08(5)a) A
45 4.08(5)b) C
46 4.09a) C
46.01 4.09b) C
46.02 4.09c) C
46.03 4.09d) C
46.04 4.09e) C
46.05 4.09f) C
46.06 4.1(1) C
46.07 4.1(2) C
46.08 4.11(1) C
46.09 4.11(2)a) C
46.1 4.11(2)b) C
46.11 4.11(3) C
46.12 4.12(1) C
46.13 4.12(2) C
46.14 4.12(3) C
46.15 4.12(4) A
46.16 4.13 A
46.17 4.14(1) A
46.18 4.14(2) A

Entrée en vigueur

11 Le présent règlement entre en vigueur un an après la date de son enregistrement.

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