La Gazette du Canada, Partie I, volume 160, numĂ©ro 12 : Règlement modifiant le Règlement de l’aviation canadien (partie II)

Le 21 mars 2026

Fondement législatif
Loi sur l’aéronautique

Ministère responsable
Ministère des Transports

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Transports Canada (TC) rĂ©glemente l’identification et l’immatriculation des aĂ©ronefs et tient Ă  jour le Registre d’immatriculation des aĂ©ronefs civils canadiens (RIACC), qui contient des renseignements sur tous les aĂ©ronefs canadiens enregistrĂ©s. Depuis sa crĂ©ation, le programme d’immatriculation des aĂ©ronefs au Canada a Ă©voluĂ© si rapidement que les règlements qui rĂ©gissent sa mise en Ĺ“uvre n’ont pas pu suivre le mĂŞme rythme. Au fil du temps, certaines règles de conduite sont devenues nĂ©buleuses, obsolètes ou simplement redondantes, de sorte qu’elles doivent dĂ©sormais ĂŞtre prĂ©cisĂ©es, mises Ă  jour ou abrogĂ©es. En outre, comme il s’agit d’un service payant pour lequel la grille tarifaire prescrite n’a pas changĂ© depuis 1996, les contribuables doivent assumer une proportion de plus en plus Ă©levĂ©e du coĂ»t des services d’immatriculation qui sont fournis principalement (mais pas exclusivement) au profit des propriĂ©taires et des exploitants d’aĂ©ronefs.

Description : Le Règlement modifiant le Règlement de l’aviation canadien (partie II) proposĂ© (le règlement proposĂ©) prĂ©voit environ 70 modifications au Règlement de l’aviation canadien (RAC) qui permettraient de prĂ©ciser les règles rĂ©gissant l’assignation des marques et l’immatriculation des aĂ©ronefs en clarifiant, en mettant Ă  jour ou en abrogeant, le cas Ă©chĂ©ant, des dispositions perçues comme ambiguĂ«s, dĂ©suètes ou obsolètes pour reflĂ©ter les pratiques actuelles. Le règlement proposĂ© Ă©tablirait Ă©galement un rĂ©gime tarifaire mis Ă  jour qui viserait Ă  Ă©quilibrer le coĂ»t des services d’immatriculation des aĂ©ronefs de façon plus Ă©quitable entre les propriĂ©taires d’aĂ©ronefs et les contribuables. Les frais de certains services seraient supprimĂ©s, tandis que d’autres seraient ajoutĂ©s ou augmentĂ©s. Les modifications tarifaires proposĂ©es sont ponctuelles et minimes par rapport au coĂ»t de l’acquisition et de l’utilisation d’un aĂ©ronef.

Justification : Le règlement proposĂ© ferait en sorte d’amĂ©liorer la clartĂ©, l’interprĂ©tation et le caractère exĂ©cutoire du RAC tout en rĂ©duisant au minimum le dĂ©sĂ©quilibre des coĂ»ts entre les bĂ©nĂ©ficiaires des services d’immatriculation et les contribuables. Les modifications proposĂ©es faciliteraient l’immatriculation des aĂ©ronefs en permettant d’amĂ©liorer et de moderniser les règles, les processus et les services qui profiteraient aux propriĂ©taires et aux exploitants d’aĂ©ronefs ainsi qu’aux Canadiens. Des consultations approfondies ont Ă©tĂ© entreprises pour recueillir les commentaires des intervenants sur les modifications proposĂ©es au RAC, dont les nouveaux frais des services d’immatriculation des aĂ©ronefs. Dans l’ensemble, aucune prĂ©occupation importante n’a Ă©tĂ© exprimĂ©e quant aux modifications proposĂ©es.

Le coĂ»t total du règlement proposĂ© est estimĂ© Ă  6,90 millions de dollars sur une pĂ©riode de 10 ans allant de 2026 Ă  2035 (valeur actualisĂ©e exprimĂ©e en dollars canadiens de 2026, ramenĂ©e Ă  la première pĂ©riode de 2026 selon un taux d’actualisation de 7 %). De ce coĂ»t total, 6,83 millions de dollars seraient assumĂ©s par les propriĂ©taires, les exploitants et les constructeurs d’aĂ©ronefs canadiens en raison des frais de service modifiĂ©s, 0,05 million de dollars seraient associĂ©s Ă  la suppression des frais de service exigĂ©s pour modifier les renseignements d’un certificat d’immatriculation et 0,02 million de dollars seraient liĂ©s Ă  la suppression des frais de service exigĂ©s pour la collecte des antĂ©cĂ©dents des aĂ©ronefs. Les deux coĂ»ts associĂ©s Ă  la suppression des frais seraient Ă  la charge du gouvernement du Canada.

Le règlement proposĂ© serait Ă©galement avantageux pour les contribuables canadiens, car la mise Ă  jour des frais de service permettrait de rééquilibrer les coĂ»ts d’administration du programme d’immatriculation des aĂ©ronefs entre les contribuables canadiens (reprĂ©sentĂ©s par TC) et les utilisateurs des services. Le total des avantages financiers est estimĂ© Ă  7,48 millions de dollars au cours de la mĂŞme pĂ©riode.

L’analyse sous la lentille des petites entreprises a permis de conclure que le règlement proposĂ© aurait une incidence sur 4 744 petites entreprises. Les modifications proposĂ©es devraient entraĂ®ner un coĂ»t net total pour les petites entreprises de 1,71 million de dollars, soit une valeur annualisĂ©e de 0,23 million de dollars. Au moyen de la mĂ©thodologie Ă©laborĂ©e dans le Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse, on estime que les Ă©conomies administratives annualisĂ©es seraient de 9 262 $ (valeur actualisĂ©e exprimĂ©e en dollars de 2012, ramenĂ©e Ă  l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence de 2012 selon un taux d’actualisation de 7 % pour la pĂ©riode de 10 ans allant de 2026 Ă  2035).

Enjeux

Au fil des ans, plusieurs prĂ©occupations et problèmes ont Ă©tĂ© relevĂ©s dans le cadre d’évaluations et d’examens internes, de la formulation de commentaires par les membres de l’industrie et d’une mobilisation spĂ©ciale des intervenants externes et des experts en la matière. En ce qui concerne l’immatriculation des aĂ©ronefs, ces prĂ©occupations et ces problèmes vont d’irritants mineurs (comme les Ă©carts entre les versions anglaise et française d’une disposition du RAC) Ă  des enjeux plus importants (comme la nĂ©cessitĂ© de clarifier la durĂ©e d’utilisation d’un certificat d’immatriculation intĂ©rimaire pour veiller Ă  une utilisation continue en cas de changement de propriĂ©taire d’un aĂ©ronef). Les problèmes relatifs Ă  la partie II du RAC se rĂ©partissent en cinq catĂ©gories :

a) Définitions perçues comme ambiguës

Des termes tels que l’« attribution Â» d’une marque d’immatriculation sont trompeurs et redondants, tandis que d’autres comme « spĂ©cial Â» (qui sert Ă  distinguer les marques sĂ©lectionnĂ©es de celles qui sont assignĂ©es alĂ©atoirement) sont imprĂ©cis et susceptibles d’être interprĂ©tĂ©s de manière incohĂ©rente. De mĂŞme, le terme « poids au dĂ©part Â» n’est utilisĂ© que dans la dĂ©finition d’« aile libre Â», mais est souvent confondu avec « masse maximale au dĂ©collage Â», un concept qui ne s’applique pas aux aĂ©ronefs non motorisĂ©s comme les ailes libres. En outre, la dĂ©finition de « marque d’immatriculation Â» dans la version française du RAC peut amener Ă  interprĂ©ter faussement une marque comme Ă©tant une preuve d’immatriculation plutĂ´t qu’une mĂ©thode d’identification.

b) Exigences nébuleuses relatives à l’identification des aéronefs

En général, l’identité d’un aéronef est établie par son fuselage, c’est-à-dire le corps central d’un aéronef, plutôt que par sa plaque d’identification. Cela dit, la marque, le modèle et le numéro de série qui doivent figurer sur les plaques d’identification sont parfois absents dans le cas des aéronefs importés au Canada. Étant donné la façon dont les dispositions connexes du RAC sont actuellement rédigées, il est souvent difficile de savoir que le nouveau propriétaire doit demander l’autorisation du ministre des Transports pour mettre à jour les renseignements inscrits sur la plaque afin de se conformer au RAC. La disposition donne souvent lieu à une mauvaise interprétation selon laquelle un aéronef importé doit simplement avoir une plaque d’identification, et non une plaque d’identification sur laquelle figurent la marque, le modèle et le numéro de série de l’aéronef.

Le RAC ne prévoit par ailleurs aucune marge de manœuvre en ce qui concerne l’emplacement de la plaque d’identification sur l’aéronef, même dans le cas des aéronefs d’époque plus anciens qui ont pu subir une restauration importante et pour lesquels il peut être coûteux de se conformer au règlement en vigueur. Le RAC exige actuellement que la plaque d’identification soit fixée à un endroit de la structure de l’aéronef où elle est visible. Cette disposition est censée s’appliquer aux nouveaux aéronefs, mais ce n’est pas assez clair dans le RAC et, bien souvent, les propriétaires d’aéronefs plus anciens et d’époque tentent de satisfaire à cette exigence en déplaçant les plaques d’identification de remplacement autorisées de leur emplacement initial. À l’heure actuelle, le RAC n’interdit pas clairement le fait de fixer ou de retirer une plaque d’identification sans autorisation. Certains pourraient donc y voir une permission d’échanger des plaques d’identification, en particulier pour les aéronefs reconstruits ou restaurés, ou d’identifier deux produits aéronautiques ayant la même marque, le même modèle et le même numéro de série.

c) Immatriculation et location d’aĂ©ronefs — Divers problèmes

Lacunes potentielles dans les règles relatives à l’assignation et à l’affichage des marques

Le système en ligne de rĂ©servation de marques d’immatriculation de TC permet aux propriĂ©taires de nouveaux avions ultra-lĂ©gers (c’est-Ă -dire un type particulier d’aĂ©ronef lĂ©ger Ă  voilure fixe Ă©quipĂ© d’un ou deux sièges) de rĂ©server des marques qui sont habituellement assignĂ©es Ă  d’autres catĂ©gories d’aĂ©ronefs. Il est actuellement courant d’assigner Ă  un avion ultra-lĂ©ger une marque selon le format « C-I Â», bien que cette pratique ne soit pas explicitement prescrite dans le RAC. L’identification correcte d’un aĂ©ronef au moyen de l’immatriculation permet Ă  TC de communiquer des renseignements en matière de sĂ©curitĂ© et d’entretien Ă  ses propriĂ©taires et facilite la communication avec les contrĂ´leurs aĂ©riens et d’autres pilotes pendant le vol. De plus, il n’est pas indiquĂ© explicitement dans le RAC qu’aucune marque d’immatriculation n’est assignĂ©e aux ailes libres, aux parachutes et aux ballons libres non habitĂ©s et qu’ils n’ont pas besoin d’être immatriculĂ©s au Canada. Les dispositions actuelles ne prĂ©cisent pas que ces aĂ©ronefs ne sont pas immatriculĂ©s et qu’ils ne devraient pas ĂŞtre inspectĂ©s en lien avec des marques d’immatriculation ni faire l’objet d’activitĂ©s de conformitĂ© ciblant les exigences d’immatriculation. Dans sa forme actuelle, la disposition pertinente du RAC, soit le paragraphe 200.02(2), prĂŞte Ă  confusion et peut ĂŞtre sujette Ă  une interprĂ©tation erronĂ©e. De plus, il n’y a pas d’interdiction claire concernant le fait d’afficher une marque qui n’a pas Ă©tĂ© assignĂ©e Ă  un aĂ©ronef.

Manque de conformitĂ© avec les normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI)

L’annexe 7 des normes et pratiques recommandĂ©es (SARP) de l’OACI interdit d’assigner Ă  un aĂ©ronef une marque d’immatriculation composĂ©e de certaines sĂ©quences de lettres. Une marque d’immatriculation (par exemple « SOS Â») pourrait ĂŞtre confondue avec un signal de dĂ©tresse ou d’autres signaux d’urgence similaires lorsqu’elle est utilisĂ©e dans les communications aĂ©riennes. Bien que les principaux partenaires commerciaux du Canada, tels que les États-Unis, l’Union europĂ©enne et le Royaume-Uni, respectent les normes de l’OACI, le RAC n’impose actuellement pas de restrictions similaires sur l’assignation de ces marques. De mĂŞme, il ne spĂ©cifie pas les conditions relatives Ă  la dĂ©livrance d’un certificat de radiation lorsqu’un aĂ©ronef n’est plus immatriculĂ© au Canada. Il s’agit de nouvelles SARP de l’OACI (norme 7.9.1) qui sont entrĂ©es en vigueur en novembre 2023 et qui obligent les États membres Ă  dĂ©livrer un certificat de radiation lorsqu’un aĂ©ronef est dĂ»ment retirĂ© du registre national des aĂ©ronefs et que le certificat d’immatriculation est annulĂ©. Bien que TC fournisse actuellement un avis de radiation dans un format conforme Ă  l’exigence de l’OACI, cette pratique n’est pas codifiĂ©e, et le ministre ne dispose d’aucune autoritĂ© lĂ©gale dans le RAC pour dĂ©livrer le certificat de radiation.

Exigences restrictives et rigides pour les aéronefs d’État et les aéronefs utilisés par le constructeur

Le RAC ne permet pas actuellement aux forces policières d’utiliser des aéronefs non marqués, à moins qu’elles n’obtiennent une exemption officielle de l’obligation d’afficher des marques d’immatriculation. Cela signifie que les services de police doivent demander une exemption de certaines dispositions du RAC pour effectuer des opérations de vol secrètes. Or, la délivrance d’exemptions récurrentes pour autoriser les services de police à utiliser leurs aéronefs sans marque d’immatriculation pendant les opérations de maintien de l’ordre impose un fardeau administratif inutile et continu à TC ainsi qu’aux autorités d’application de la loi.

De plus, bien que les constructeurs et les vendeurs d’aĂ©ronefs aux États-Unis puissent, en vertu d’une autorisation spĂ©ciale de la Federal Aviation Administration (FAA), effectuer des vols transfrontaliers vers le Canada (notamment des vols d’essai, des vols d’essai d’un modèle de production ou des vols de rĂ©ception par le client), le RAC ne donne pas aux constructeurs canadiens le privilège de rĂ©aliser des vols transfrontaliers Ă  des fins similaires. Ă€ l’heure actuelle, un constructeur canadien qui utilise un aĂ©ronef aux fins d’essai, d’essai d’un modèle de production, de rĂ©ception par le client ou d’exportation doit rester Ă  l’intĂ©rieur du Canada. Cette exigence est inflexible et inutilement restrictive, Ă©tant donnĂ© que certains constructeurs canadiens effectuent leur production Ă  la fois au Canada et aux États-Unis, souvent en commençant le processus dans un pays et en le terminant dans l’autre.

Manque de clarté perçu dans certaines dispositions relatives à la location

Dans le cas d’un aĂ©ronef louĂ© en vertu de la sous-partie 203 du RAC, le ministre est actuellement tenu de prĂ©ciser les conditions d’utilisation au moment d’accorder une autorisation de location. Les conditions qui rĂ©gissent l’utilisation sĂ©curitaire d’un aĂ©ronef sont dĂ©jĂ  prescrites dans le RAC et n’ont pas toujours besoin d’être prĂ©cisĂ©es de nouveau au moment de la location ou sur l’autorisation de location.

Avant 2000, la sous-partie 203 limitait les accords de location d’aĂ©ronefs aux aĂ©ronefs canadiens utilisĂ©s en vertu de la partie IV (DĂ©livrance des licences et formation du personnel) ou de la partie VII (Services aĂ©riens commerciaux) du RAC. En 2000, une modification du RAC est entrĂ©e en vigueur, permettant aux exploitants privĂ©s (c’est-Ă -dire ceux qui utilisent des aĂ©ronefs au titre de la sous-partie 604) de conclure un accord de location. Ă€ l’époque, le paragraphe 203.02(2), qui indique que cette sous-partie ne s’applique pas Ă  l’utilisation d’un aĂ©ronef privĂ©, aurait dĂ» ĂŞtre supprimĂ©. Bien que cela n’empĂŞche pas les exploitants privĂ©s de conclure des accords de location depuis 2000, le maintien de la disposition crĂ©e des ambiguĂŻtĂ©s.

d) Frais de service obsolètes

Les frais de service pour l’immatriculation des aĂ©ronefs prĂ©vus dans le RAC sont en vigueur depuis 1996 et n’ont jamais Ă©tĂ© modifiĂ©s. Ces frais n’ont pas Ă©voluĂ© au mĂŞme rythme que les coĂ»ts du programme et ne reflètent donc pas l’augmentation des coĂ»ts de la prestation des services. Par consĂ©quent, les contribuables canadiens assument une part disproportionnellement plus Ă©levĂ©e des coĂ»ts (77 % en date de 2024), tandis que les propriĂ©taires et les exploitants d’aĂ©ronefs, qui bĂ©nĂ©ficient le plus des services, continuent d’assumer une part beaucoup plus petite des coĂ»ts du programme d’une annĂ©e Ă  l’autre. TC cherche Ă  corriger ce dĂ©sĂ©quilibre en faisant en sorte que les principaux bĂ©nĂ©ficiaires des services (c’est-Ă -dire les propriĂ©taires et les exploitants d’aĂ©ronefs) contribuent davantage au coĂ»t de la prestation des services.

e) Changements d’ordre administratif

Enfin, les exigences de la partie II du RAC qui concernent certains sujets (tels que les aĂ©ronefs exemptĂ©s de l’immatriculation ou les conditions liĂ©es Ă  la dĂ©livrance des certificats d’immatriculation) se trouvent souvent dans diffĂ©rents articles du RAC, de sorte qu’il soit plus difficile de les respecter que si les exigences connexes Ă©taient regroupĂ©es dans la mĂŞme disposition. Les changements d’ordre administratif comprendraient Ă©galement l’abrogation de dispositions devenues obsolètes ou redondantes en raison des progrès technologiques ou de l’évolution des pratiques du programme. Par exemple, les certificats d’immatriculation ne sont plus dĂ©livrĂ©s en format papier compte tenu du passage au format Ă©lectronique ou numĂ©rique de divers documents d’aviation canadiens. Il n’est donc plus raisonnable de demander le retour d’un document tangible lors de la suspension ou de l’annulation du certificat d’immatriculation. Enfin, dans le cadre de ce thème, certains termes relatifs Ă  la tenue des dossiers seraient Ă©galement harmonisĂ©s. Par exemple, les organismes canadiens dĂ©tenus par des Ă©trangers doivent actuellement tenir des dossiers de l’utilisation des aĂ©ronefs en consignant le « temps dans les airs Â» en vertu des paragraphes 605.96(1) et (2) et le « temps de vol Â» en vertu du paragraphe 202.15(3). Du point de vue de TC, l’obligation de consigner Ă  la fois l’heure du dĂ©placement du dĂ©part Ă  l’arrivĂ©e (temps de vol) et le temps pendant lequel l’aĂ©ronef est rĂ©ellement dans les airs (temps dans les airs) est inutile et ne fait qu’alourdir indĂ»ment la charge de travail de l’exploitant.

Contexte

AdoptĂ© en 1996, le RAC dĂ©crit les exigences rĂ©glementaires qui gouvernent l’aviation civile au Canada. Le RAC porte sur tous les aspects de l’aviation, y compris, mais sans s’y limiter l’identification et l’immatriculation des aĂ©ronefs, l’exploitation des aĂ©roports, les opĂ©rations privĂ©es et commerciales, la formation et les licences des pilotes et les services de navigation aĂ©rienne. La partie I du RAC contient des dispositions gĂ©nĂ©rales, y compris les sanctions administratives pĂ©cuniaires (SAP) et les barèmes de frais de service, tandis que la partie II traite des règles de conduite rĂ©gissant l’identification et l’immatriculation des aĂ©ronefs canadiens et l’utilisation d’aĂ©ronefs louĂ©s par des personnes qui ne sont pas propriĂ©taires enregistrĂ©s (location). Au fil du temps, le RAC a Ă©tĂ© modifiĂ© afin de rĂ©pondre aux enjeux de sĂ©curitĂ© aĂ©rienne, en mettant l’accent sur les secteurs qui prĂ©sentent les risques les plus Ă©levĂ©s. En 2017-2018, TC a lancĂ© une initiative interne d’examen de la rĂ©glementation en vue de moderniser le RAC et les normes connexes. Ă€ cette fin, TC a compilĂ© une liste de 1 900 irritants soulevĂ©s au fil des ans lors de diverses consultations internes et externes avec les intervenants. Les irritants ont Ă©tĂ© regroupĂ©s par thème, et plusieurs propositions rĂ©glementaires ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es dans le cadre de l’initiative. La proposition actuelle s’inscrit dans le thème « Identification et immatriculation des aĂ©ronefs et utilisation d’aĂ©ronefs louĂ©s par des personnes qui ne sont pas des propriĂ©taires enregistrĂ©s Â». Les irritants traitĂ©s sont le rĂ©sultat d’un examen menĂ© par un groupe de travail conjoint de TC et de l’industrie au sujet des prĂ©occupations et des problèmes liĂ©s Ă  la partie II du RAC ainsi que de ceux qui ont Ă©tĂ© sollicitĂ©s au cours de l’étĂ© 2019 par l’intermĂ©diaire de la plateforme en ligne « Parlons transport Â» de TC.

La Direction gĂ©nĂ©rale de l’aviation civile de TC administre le programme d’immatriculation des aĂ©ronefs au Canada. Celui-ci comprend la tenue du RIACC, dans lequel sont conservĂ©s des dossiers sur les aĂ©ronefs commerciaux, privĂ©s et d’État immatriculĂ©s au Canada. Les activitĂ©s relatives Ă  l’immatriculation des aĂ©ronefs aident le ministre des Transports Ă  s’acquitter de ses pouvoirs et responsabilitĂ©s Ă©noncĂ©s dans la Loi sur l’aĂ©ronautique et appuient les obligations du Canada en vertu de la Convention relative Ă  l’aviation civile internationale (Convention de Chicago) qui consistent Ă  immatriculer les aĂ©ronefs et Ă  exiger l’affichage de marques d’immatriculation nationales. Au Canada, une personne qui dĂ©tient une licence pour utiliser un aĂ©ronef ne peut le faire que si cet aĂ©ronef est immatriculĂ© au Canada, dans un État signataire de la Convention de Chicago ou dans un État Ă©tranger ayant un accord en vigueur avec le Canada.

L’immatriculation des aéronefs aide à promouvoir la sécurité des personnes à bord, celle des autres utilisateurs de l’espace aérien et celle des personnes et des biens au sol grâce à l’identification des aéronefs et à la communication avec leurs propriétaires. L’immatriculation des aéronefs facilite la communication entre TC et l’exploitant de l’aéronef, notamment en ce qui concerne les obligations d’entretien ou d’inspection et le remplacement des composants. La marque d’immatriculation permet d’identifier l’aéronef, ce qui facilite les communications entre le pilote de l’aéronef, les contrôleurs aériens et les autres pilotes. Elle aide également à mener des activités de recherche et de sauvetage en cas d’urgence ou d’accident.

Les frais des services d’immatriculation sont les mĂŞmes depuis 20 ans et ne reflètent pas les coĂ»ts rĂ©els de la prestation de ces services aux intervenants de l’industrie. Ă€ l’heure actuelle, les frais d’immatriculation des aĂ©ronefs permettent de recouvrer moins du quart (23 %) du coĂ»t de la prestation des services aux bĂ©nĂ©ficiaires. Sans rajustement des frais, la proportion des coĂ»ts assumĂ©s par le contribuable a augmentĂ© au fil du temps et continuera d’exercer une pression croissante sur le financement du programme.

Objectif

Les objectifs du projet de règlement sont les suivants :

Description

Les modifications proposées au RAC sont décrites dans la présente section et regroupées par catégorie de problème.

Clarification des définitions perçues comme ambiguës

Mise à jour des dispositions obsolètes relatives à l’identification des aéronefs

Clarification de certaines dispositions relatives à l’immatriculation et à la location des aéronefs

Révision des frais et des SAP associés aux services d’immatriculation des aéronefs

Le tableau I prĂ©sente une comparaison entre les frais existants, les frais rĂ©visĂ©s proposĂ©s et les taux de recouvrement des coĂ»ts (d’après les donnĂ©es historiques des services) pour chaque type de service inclus dans le règlement proposĂ©.

Tableau I : Comparaison entre les frais de service existants et proposĂ©s par type de service
Type de service Frais nouveaux ou existants Redevances actuelles Redevances proposées Nombre annuel moyen de transactions (2021-2024) Taux de recouvrement des coûts
RĂ©server une marque d’immatriculation Existants 45 $ 140 $ 381 41 %
RĂ©server une marque d’immatriculation particulière Existants 140 $ 270 $ 403 80 %
Renouveler la rĂ©servation d’une marque d’immatriculation avant son expiration Nouveaux 45 $ ou 140 $  note * du tableau 1 70 $ 471 28 %
Autoriser des variantes quant aux dimensions ou Ă  l’emplacement d’une marque d’immatriculation ou des variantes dans les modalitĂ©s de marquage Nouveaux S. O. 500 $ 3 46 %
Autoriser l’utilisation au Canada d’un aĂ©ronef ne portant pas de marque d’immatriculation Nouveaux S. O. 200 $ 5 59 %
Modifier une marque d’immatriculation après la dĂ©livrance d’un certificat d’immatriculation permanente Nouveaux S. O. 650 $ 61 59 %
DĂ©livrer un certificat d’immatriculation provisoire Existants 65 $ 200 $ 53 59 %
Fournir un certificat d’immatriculation intĂ©rimaire vierge Nouveaux S. O. 109 $ 30 65 %
DĂ©livrer un certificat initial d’immatriculation permanente Existants 110 $ 450 $ 674 59 %
DĂ©livrer un certificat d’immatriculation permanente pour un transfert de la garde et de la responsabilitĂ© Existants 110 $ 400 $ 2 476 79 %

Note(s) du tableau 1

Note * du tableau 1

Ce service est actuellement facturé dans le cadre du volet de réservation d’une marque d’immatriculation, mais il sera facturé séparément en vertu du règlement proposé.

Retour Ă  la note * du tableau 1

Changements d’ordre administratif

Élaboration de la réglementation

Consultation

Des consultations prĂ©liminaires auprès des intervenants ont Ă©tĂ© menĂ©es en deux phases entre mai 2019 et aoĂ»t 2022. La phase 1 comprenait une consultation publique faite par l’intermĂ©diaire de la plateforme en ligne « Parlons transport Â» de TC dans le but de dĂ©terminer les irritants potentiels du programme d’identification et d’immatriculation des aĂ©ronefs de TC. En ce qui concerne la question « Quelles sont les critiques que vous avez en particulier sur la Partie II du Règlement de l’aviation canadien? Â», TC a reçu six commentaires de cinq intervenants, qui ont principalement exprimĂ© des prĂ©occupations Ă  l’égard des longs dĂ©lais de traitement pour immatriculer ou radier un aĂ©ronef. Par la suite, un groupe de travail composĂ© de reprĂ©sentants de TC et de participants de l’industrie s’est rĂ©uni pour examiner et valider les problèmes soulevĂ©s ainsi que d’autres irritants relatifs Ă  la partie II qui ont Ă©tĂ© relevĂ©s et compilĂ©s au fil des ans par les experts en la matière de TC. Ce processus a permis de dresser une liste finale de modifications proposĂ©es pour amĂ©liorer la clartĂ©, la lisibilitĂ© et l’efficacitĂ© de la partie II du RAC.

Au cours de la deuxième phase, entre janvier et aoĂ»t 2022, une proposition a Ă©tĂ© publiĂ©e en ligne, prĂ©sentant des modifications proposĂ©es Ă  la grille tarifaire des services d’immatriculation fournis par TC aux propriĂ©taires et aux exploitants d’aĂ©ronefs. En tout, 260 commentaires ont Ă©tĂ© reçus d’un vaste Ă©chantillon de l’industrie de l’aviation. MalgrĂ© le fait que certains ont exprimĂ© leur soutien Ă  l’égard des modifications proposĂ©es aux frais, les intervenants qui ont dĂ©cidĂ© de ne pas soutenir la proposition ont souvent soulignĂ© l’ampleur de l’augmentation des frais, les lacunes en matière de normes de service et le moment choisi pour les consultations. Les principaux thèmes qui sont ressortis d’une analyse dĂ©taillĂ©e des commentaires sont rĂ©sumĂ©s dans le tableau II ci-dessous, accompagnĂ©s des rĂ©ponses de TC :

Tableau II : RĂ©sumĂ© des commentaires reçus Ă  la suite des consultations sur la proposition de modernisation des frais

Commentaires et préoccupations des intervenants

Réponse de TC

Les commentaires sur la structure tarifaire proposĂ©e et l’imposition des frais comprenaient ce qui suit :

  • Les taxes perçues devraient ĂŞtre utilisĂ©es pour couvrir les services d’immatriculation des aĂ©ronefs.
  • Les frais devraient ĂŞtre rajustĂ©s tous les cinq ans au lieu d’une fois par annĂ©e.
  • Les frais proposĂ©s sont plus Ă©levĂ©s que ceux qui sont exigĂ©s dans d’autres pays.
  • TC devrait envisager d’adopter le modèle de frais amĂ©ricain comme un moyen de couvrir les coĂ»ts des services de l’aviation civile canadienne.
  • L’imposition des nouveaux frais devrait ĂŞtre progressive.
  • Les frais d’immatriculation devraient ĂŞtre basĂ©s sur le type, le poids et l’utilisation des aĂ©ronefs, mais les aĂ©ronefs utilisĂ©s Ă  des fins rĂ©crĂ©atives et sans but lucratif devraient en ĂŞtre exemptĂ©s.

Certains services de l’aviation civile de TC, tels que le remplacement d’un certificat d’immatriculation intĂ©rimaire perdu et l’autorisation d’utiliser un aĂ©ronef ne portant pas de marque, ont Ă©tĂ© fournis gratuitement aux particuliers et aux intervenants de l’industrie, tandis que les frais d’autres services n’ont pas Ă©tĂ© rĂ©visĂ©s depuis plus de 20 ans. Par consĂ©quent, les frais en vigueur ne reflètent pas le coĂ»t rĂ©el de la prestation des services. Ă€ l’heure actuelle, une grande partie des coĂ»ts liĂ©s Ă  la prestation des services d’immatriculation sont assumĂ©s par le contribuable, ce qui crĂ©e une situation de financement qui n’est pas viable. Le rajustement de ces frais chaque annĂ©e plutĂ´t que tous les cinq ans permettrait de suivre l’évolution des coĂ»ts connexes de la prestation des services d’immatriculation dans l’industrie de l’aviation civile du Canada.

TC reconnaît que d’autres pays peuvent recourir à plusieurs sources de financement en plus de la facturation de frais de service, comme l’imposition de taxes sur le carburant d’aviation et les billets des passagers. Or, TC n’a pas le pouvoir d’imposer des taxes supplémentaires sur le carburant ou les billets. Le seul moyen dont il peut combler le déficit de financement est de mettre à jour ses frais de service exigés pour l’aviation au Canada.

Une mise en œuvre progressive pourrait être utile pour ceux qui paient des frais récurrents, car elle permettrait de réduire l’incidence financière. Toutefois, les frais d’immatriculation de l’aviation civile, qui sont calculés par propriétaire et par aéronef, sont principalement ponctuels. L’introduction progressive des frais a donc été jugée inutile.

En ce qui concerne la proposition d’imposer des frais en fonction des caractéristiques des aéronefs, TC croit qu’une tarification fondée sur la masse maximale au décollage ou l’utilisation opérationnelle des aéronefs ajouterait des complexités inutiles à la structure des frais. Le niveau d’effort requis pour ventiler ces coûts et imposer les frais selon le type d’aéronef et l’utilisation qui en est faite pourrait n’être justifié par aucune économie potentielle. De plus, éviter d’imposer des volets de frais supplémentaires encouragerait les intervenants à déclarer adéquatement les renseignements sur les aéronefs dans le registre, y compris la masse maximale au décollage.

L’ajout d’exemptions pour certains types d’aéronefs ne cadre pas avec l’objectif réglementaire de TC de préserver l’efficacité du RIACC. En effet, des procédures de qualification et de vérification supplémentaires seraient nécessaires pour valider l’admissibilité, ce qui, dans l’ensemble, exacerberait les problèmes existants en matière de prestation de services.

Les commentaires sur l’incidence des nouveaux frais sur l’aviation canadienne (en gĂ©nĂ©ral) comprenaient ce qui suit :

  • On craint que les frais proposĂ©s puissent :
    • dĂ©courager les jeunes de devenir pilotes privĂ©s;
    • ajouter des coĂ»ts supplĂ©mentaires pour possĂ©der et utiliser un aĂ©ronef;
    • rĂ©duire le nombre de personnes qui effectuent des vols au Canada, ce qui pourrait avoir des rĂ©percussions nĂ©gatives sur les petites collectivitĂ©s;
    • nuire au respect des règlements relatifs aux aĂ©ronefs.
  • On craint que la taxe de luxe sur la vente ou l’importation d’un aĂ©ronef dont le prix dĂ©passe 100 000 $ puisse aggraver l’incidence des frais proposĂ©s pour l’immatriculation des aĂ©ronefs.
  • On s’attend Ă  ce que le produit de la taxe de luxe et d’autres taxes liĂ©es Ă  l’aviation soit suffisant pour financer les services de l’aviation civile.

Pour les aéronefs qui n’ont jamais figuré dans le RIACC ou dans le cas d’un transfert de propriété, les frais proposés sont minimes par rapport aux coûts associés à l’achat, au financement, à l’utilisation et à l’entretien de l’aéronef. Les frais proposés devraient avoir peu d’incidence sur l’utilisation continue d’un aéronef déjà immatriculé dont le propriétaire demeure le même. Par conséquent, TC ne croit pas que les frais proposés seraient un facteur de dissuasion majeur pour ceux qui souhaitent devenir pilotes, ni pour ceux qui effectuent déjà des vols.

Les frais facturĂ©s par TC servent Ă  financer la prestation des services qui s’inscrivent dans son mandat. L’Agence du revenu du Canada percevait la taxe de luxe sur les aĂ©ronefs afin de couvrir le coĂ»t des activitĂ©s qui n’ont pas de lien avec les services de l’aviation civile de TC et qui ne relèvent donc pas du champ d’application du règlement proposĂ©. NĂ©anmoins, le Budget 2025 a supprimĂ© la taxe de luxe sur les aĂ©ronefs Ă  compter du 5 novembre 2025, mettant ainsi fin Ă  la taxe de 10 % sur les aĂ©ronefs de plus de 100 000 $ et soulageant ainsi le secteur de l’aviation.

Les commentaires sur les avantages publics-privĂ©s de l’immatriculation des aĂ©ronefs comprenaient ce qui suit :

  • L’avantage privĂ© pour les propriĂ©taires d’aĂ©ronefs devrait ĂŞtre estimĂ© Ă  20 % et l’avantage public Ă  80 %, et non l’inverse.
  • TC et d’autres organismes publics tirent des avantages importants de l’immatriculation des aĂ©ronefs Ă©tant donnĂ© que :
    • les donnĂ©es et les renseignements du RIACC facilitent les enquĂŞtes du Bureau de la sĂ©curitĂ© des transports et des forces de l’ordre;
    • NAV CANADA utilise les adresses des propriĂ©taires figurant dans le RIACC pour leur facturer des services;
    • les organismes de recherche et de sauvetage peuvent utiliser les renseignements du RIACC pour faciliter leurs recherches.
  • Les contribuables profitent des services d’immatriculation des aĂ©ronefs grâce Ă  la formation de nouveaux pilotes qui Ĺ“uvreront dans l’industrie de l’aviation.

Une Ă©valuation publique-privĂ©e a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e Ă  l’aide d’un outil d’évaluation des avantages publics et privĂ©s mis au point par le SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor du Canada (SCT) et a permis d’estimer qu’environ 80 % des avantages tirĂ©s des services d’immatriculation des aĂ©ronefs de TC reviennent aux clients, tels que les entreprises, les organismes et les particuliers qui font immatriculer leurs aĂ©ronefs.

Bien que différents ordres de gouvernement, les organismes publics et le grand public profitent également de l’immatriculation des aéronefs, notamment en raison de la sécurité accrue qui découle des activités de surveillance, d’application de la loi et d’enquête, le propriétaire de l’aéronef bénéficie également de ces mêmes avantages, en plus de plusieurs autres avantages privés.

Les avantages privés donnent au propriétaire la capacité d’utiliser son aéronef au pays et à l’étranger. L’immatriculation de l’aéronef permet au propriétaire de l’utiliser pour exercer une activité commerciale, accéder à des marchés et gagner un revenu, en plus de s’adonner à des activités personnelles et récréatives.

Les marques d’immatriculation des aéronefs améliorent la sécurité de ceux-ci grâce à des communications claires entre les contrôleurs aériens et les exploitants des aéronefs. Les marques peuvent également faciliter les efforts de recherche et de sauvetage en cas d’urgence.

Les commentaires sur la prestation des services comprenaient ce qui suit :

  • Il faudrait moderniser et rationaliser les processus, notamment par la crĂ©ation d’un portail Web liĂ© aux bases de donnĂ©es de TC qui permettrait aux utilisateurs de saisir les renseignements nĂ©cessaires pour immatriculer un aĂ©ronef et de tĂ©lĂ©verser des documents numĂ©risĂ©s.
  • On suggère d’annuler les frais si le service ne peut pas ĂŞtre fourni conformĂ©ment Ă  la norme de service.
  • On suggère de retarder le paiement des frais jusqu’à ce que le service demandĂ© soit fourni.
  • On recommande de privatiser les services d’immatriculation par l’intermĂ©diaire de l’Association canadienne des propriĂ©taires et pilotes d’aĂ©ronefs.

TC continue de travailler à l’amélioration de sa prestation de services en produisant des formulaires de demande Web dans lesquels il est possible de soumettre des fichiers électroniques et d’effectuer des paiements en ligne. Il s’efforce également de rationaliser et de simplifier les pages Web portant sur l’immatriculation des aéronefs afin d’améliorer leur contenu, leur clarté, leur utilisation et leur accessibilité pour les clients.

En plus de la mise à jour des normes de service dans le cadre de la modernisation proposée des frais d’immatriculation des aéronefs, conformément à la Politique sur les remises de TC, une partie des frais serait remboursée si la norme de service n’est pas respectée. Pour assurer une prestation efficace des services, il est important que les services demandés soient payés d’avance. Ce processus est plus efficace à administrer qu’un modèle de facturation qui nécessiterait des ressources supplémentaires pour effectuer la facturation et percevoir les paiements des clients après la prestation des services.

TC n’envisage pas de privatiser la prestation des services d’immatriculation des aéronefs, car cette approche ne serait ni pratique ni souhaitable pour le moment.

Le 4 janvier 2024, TC a publiĂ© l’avis de proposition de modification (APM 2024001) officiel qui dĂ©crit les changements proposĂ©s aux exigences et aux frais d’immatriculation des aĂ©ronefs en vue de recueillir les commentaires des intervenants. La publication de l’APM 2024001 Ă©tait la dernière Ă©tape du processus de consultation de TC et constituait le moyen officiel par lequel les intervenants et le public pouvaient formuler des commentaires sur les propositions et participer au processus d’élaboration du règlement. Ă€ la fin de la pĂ©riode de commentaires de 35 jours, TC avait reçu 245 soumissions de divers intervenants, y compris des associations de l’industrie, des constructeurs, des propriĂ©taires et des exploitants d’aĂ©ronefs, des titulaires de licence ou de permis de pilote, des Ă©tablissements de formation, des aĂ©roclubs et des membres du public.

La plupart des modifications proposĂ©es ont reçu peu de commentaires, voire aucun. Toutefois, la modification proposĂ©e Ă  la dĂ©finition d’un avion ultralĂ©ger a reçu un grand nombre de commentaires, reprĂ©sentant 90 % de tous ceux qui ont Ă©tĂ© soumis.

Les principaux points de vue qui ont Ă©mergĂ© de la consultation sont rĂ©sumĂ©s dans le tableau III, regroupĂ©s par thème selon le type de modification proposĂ©e.

Tableau III : RĂ©sumĂ© des commentaires reçus lors de la consultation menĂ©e auprès des intervenants sur l’APM 2024001

Commentaires et préoccupations des intervenants

Réponse de TC

Clarifier les dĂ©finitions perçues comme ambiguĂ«s :

La plupart des commentaires reçus Ă  ce sujet portaient sur la proposition de modifier la dĂ©finition d’" avion ultralĂ©ger " pour n’inclure que ceux qui sont immatriculĂ©s ainsi. De nombreux commentaires ont Ă©tĂ© reçus de titulaires de permis de pilote d’avion ultralĂ©ger, de titulaires de licence de pilote privĂ©, d’instructeurs de vol et d’organismes de l’industrie. Les rĂ©pondants se sont unanimement opposĂ©s Ă  la modification proposĂ©e et ont mentionnĂ© la possibilitĂ© que les propriĂ©taires et les exploitants d’avions ultralĂ©gers perdent des privilèges d’utilisation Ă©tablis depuis longtemps si la dĂ©finition actuelle Ă©tait modifiĂ©e comme il Ă©tait proposĂ©. Les intervenants ont soulevĂ© d’autres rĂ©percussions nĂ©gatives, comme l’augmentation des coĂ»ts nĂ©cessaires pour se conformer aux changements proposĂ©s et l’alourdissement du fardeau administratif assumĂ© principalement par le milieu de l’aviation gĂ©nĂ©rale. Les rĂ©pondants ont suggĂ©rĂ© de retarder la modification proposĂ©e et de mener plus de consultations pour minimiser ces rĂ©percussions nĂ©gatives et d’autres consĂ©quences nuisibles prĂ©visibles sur l’industrie.

En réponse aux commentaires reçus et conformément à son approche en matière de mobilisation collaborative des intervenants dans l’élaboration de propositions réglementaires, TC ne modifiera pas la définition d’un avion ultraléger pour le moment. Cela permettra d’effectuer d’autres consultations et travaux d’élaboration des politiques afin de réduire au minimum les conséquences imprévues potentielles sur les intervenants concernés.

RĂ©viser les frais de service :

Peu de commentaires ont été reçus des intervenants à ce sujet. Bien que certains répondants n’aient pas appuyé explicitement la structure tarifaire révisée, ils étaient d’accord avec la nécessité de réviser les frais s’il y a une amélioration correspondante dans la prestation des services et les normes de service. Tous les répondants qui s’opposaient aux modifications proposées aux frais ont fait remarquer que l’augmentation des frais imposerait un fardeau aux propriétaires et aux exploitants, en particulier ceux de l’aviation générale, dont ceux qui ont conclu des accords de copropriété dans le cadre desquels les propriétaires enregistrés d’un aéronef partagé changent plus fréquemment.

TC a fourni gratuitement certains services d’immatriculation d’aĂ©ronefs civils aux particuliers et Ă  l’industrie, tandis que les frais d’autres services n’ont pas changĂ© depuis les 20 dernières annĂ©es. Ă€ l’heure actuelle, ces frais ne reflètent pas le coĂ»t rĂ©el de la prestation des services et imposent une part croissante du fardeau aux contribuables.

Les modifications proposées aux frais aideraient TC à recouvrer une plus grande partie du coût de ses activités d’immatriculation auprès de ceux qui demandent ces services et en bénéficient directement.

Abroger certaines dispositions relatives Ă  la location d’aĂ©ronefs :

En ce qui concerne l’abrogation proposĂ©e de certaines dispositions liĂ©es Ă  la location qui limitent le nombre maximal d’aĂ©ronefs louĂ©s et les autorisations d’utiliser des aĂ©ronefs louĂ©s (article 203.07) et qui imposent des restrictions relatives Ă  la pĂ©riode d’utilisation aux termes de l’autorisation (article 203.08), un rĂ©pondant a indiquĂ© que la suppression de ces exigences pourrait entraĂ®ner une lacune en matière de surveillance de la sĂ©curitĂ© mĂŞme si certaines de ces dispositions n’ont pas de lien direct avec la sĂ©curitĂ© aĂ©rienne, qui est le mandat principal du RAC.

Selon un autre rĂ©pondant, la proposition de supprimer l’exigence consistant Ă  prĂ©ciser les conditions d’utilisation d’un aĂ©ronef louĂ© Ă©noncĂ©e au paragraphe 203.03(2) ferait en sorte que le ministre s’écarte de ses responsabilitĂ©s et pourrait avoir une incidence nĂ©gative sur les conditions dans lesquelles les aĂ©ronefs louĂ©s sont utilisĂ©s au Canada.

Les deux dispositions relatives Ă  la location sont devenues redondantes au fil du temps puisqu’elles ne portent pas sur la sĂ©curitĂ© aĂ©rienne, mais plutĂ´t sur le contrĂ´le des activitĂ©s commerciales qui, en plus d’autres enjeux Ă©conomiques liĂ©s au transport, ne se rapportent pas directement au mandat de sĂ©curitĂ© du RAC. Toutefois, Ă  la lumière des commentaires reçus des intervenants, TC a dĂ©cidĂ© de réévaluer les abrogations proposĂ©es pour s’assurer qu’il n’y aura pas de consĂ©quences imprĂ©vues. TC ne procĂ©dera donc pas Ă  l’abrogation proposĂ©e des articles 203.07 et 203.08 pour le moment.

L’obligation du ministre de prĂ©ciser les conditions d’utilisation dans un accord de location en vertu du paragraphe 203.03(2) n’est pas complètement supprimĂ©e. La modification proposĂ©e maintient le pouvoir du ministre de prĂ©ciser les conditions propres Ă  l’utilisation d’aĂ©ronefs louĂ©s, au besoin, tout en reconnaissant que, dans la plupart des cas, il n’est pas nĂ©cessaire de le faire parce que les dispositions existantes du RAC rĂ©glementent l’utilisation.

Le RAC Ă©nonce des exigences complètes en matière de normes de sĂ©curitĂ©, d’exigences d’entretien et de qualifications des membres de l’équipage, entre autres, ainsi que de respect des procĂ©dures opĂ©rationnelles approuvĂ©es. Les aĂ©ronefs louĂ©s en vertu de la sous-partie 203 ne sont pas exemptĂ©s de ces exigences.

Mobilisation des Autochtones, consultation et obligations découlant des traités modernes

Conformément à la Directive du cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une analyse a été entreprise pour déterminer si les modifications proposées sont susceptibles de donner lieu à des obligations découlant des traités modernes. L’évaluation comprenait un examen de la portée géographique et de l’objet des modifications proposées relativement aux traités modernes en vigueur. Après examen, aucune incidence sur les traités modernes n’a été constatée. De plus, une évaluation de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones a servi à déterminer les répercussions possibles du projet de règlement sur les droits et les intérêts des peuples autochtones. Aucun effet direct, indirect, caché ou imprévu n’a été relevé. Le projet de règlement n’empiète pas sur les droits et intérêts des Premières Nations, des Inuits et des Métis énoncés dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Choix de l’instrument

Un examen minutieux effectué par une équipe conjointe de TC et de l’industrie, ainsi que de vastes consultations menées auprès des intervenants sur les questions traitées dans le cadre de ce projet de règlement, a permis d’établir que les modifications réglementaires apportées au RAC constitueraient le moyen le plus efficace de résoudre les problèmes relevés. Étant donné que la plupart des modifications proposées visent (i) à mettre à jour, à modifier ou à abroger des définitions, des pratiques et des termes désuets ou redondants, (ii) à clarifier les exigences réglementaires existantes afin d’améliorer la compréhension et (iii) à faciliter l’adoption des frais de service révisés prescrits par le RAC, aucune option non réglementaire n’a été envisagée. Tous les problèmes examinés avaient été désignés comme des irritants par les intervenants et les experts de TC. Comme les problèmes soulevés sont des questions d’ordre technique et administratif qui touchent les exigences du RAC, ils doivent être réglés au moyen de modifications réglementaires. Aucune option non réglementaire n’a été envisagée.

Analyse de la réglementation

Le règlement proposĂ© mettrait Ă  jour et restructurerait les frais de service associĂ©s aux services d’immatriculation des aĂ©ronefs. Les coĂ»ts entre les utilisateurs des services et les contribuables canadiens seraient ainsi rééquilibrĂ©s. Le règlement proposĂ© amĂ©liorerait Ă©galement l’efficacitĂ© de la rĂ©glementation par la clarification des règles ambiguĂ«s. La valeur actualisĂ©e du coĂ»t total du règlement proposĂ© est estimĂ©e Ă  6,90 millions de dollars sur une pĂ©riode de 10 ans allant de 2026 Ă  2035 (exprimĂ©e en dollars canadiens de 2026, ramenĂ©e Ă  la première pĂ©riode de 2026 selon un taux d’actualisation de 7 %). La valeur actualisĂ©e totale des avantages financiers est estimĂ©e Ă  7,48 millions de dollars au cours de la mĂŞme pĂ©riode. Au total, l’estimation des avantages actualisĂ©s nets serait d’environ 0,58 million de dollars.

La suppression de certains frais de service devrait entraîner des coûts minimes pour TC, mais elle serait bénéfique pour les utilisateurs des services. L’augmentation des revenus découlant de la rectification de la structure tarifaire devrait pallier les coûts existants.

Avantages et coûts

Cadre d’analyse

Les coûts et les avantages du règlement proposé ont été évalués conformément à la Politique sur l’analyse coûts-avantages du SCT. Dans la mesure du possible, les répercussions sont quantifiées et une valeur exprimée en dollars leur est attribuée. Seuls les coûts et les avantages directs pour les intervenants sont pris en compte dans l’analyse coûts-avantages.

Les avantages et les coûts associés au règlement proposé sont évalués en comparant le scénario de référence au scénario réglementaire. Le scénario de référence décrit ce qui est susceptible de se produire à l’avenir si TC ne met pas en œuvre le règlement proposé. Le scénario réglementaire donne des renseignements sur le résultat potentiel de la mise en œuvre du règlement proposé. Les détails de ces mises en situation sont décrits ci-dessous.

ConformĂ©ment Ă  la Politique sur l’analyse coĂ»ts-avantages du SCT, cette analyse a une portĂ©e sociĂ©tale du fait qu’elle Ă©value les coĂ»ts et les avantages pour les Canadiens. En raison du principe de recouvrement des coĂ»ts appliquĂ© par le règlement proposĂ©, les frais de service payĂ©s par les utilisateurs du service intĂ©rieur reprĂ©sentent un dĂ©placement du fardeau financier des Canadiens (reprĂ©sentĂ©s par TC) vers les utilisateurs de services canadiens. Les frais de service payĂ©s par les utilisateurs de services Ă©trangers reprĂ©sentent une augmentation nette des coĂ»ts recouvrĂ©s par les Canadiens (car ces coĂ»ts ne seraient pas assumĂ©s par les Canadiens). Par consĂ©quent, les coĂ»ts pour les utilisateurs de services canadiens auraient une incidence neutre sur la sociĂ©tĂ© canadienne, tandis que les coĂ»ts pour les utilisateurs de services Ă©trangers sont considĂ©rĂ©s comme un avantage pour les Canadiens.

Selon l’analyse, les rĂ©percussions du règlement proposĂ© se feront sentir sur une pĂ©riode de 10 ans allant de 2026 Ă  2035. En ce qui concerne cette analyse, une annĂ©e reprĂ©sente une pĂ©riode de 12 mois commençant Ă  la date d’enregistrement du règlement proposĂ© (prĂ©vu en 2026) jusqu’à la mĂŞme date de l’annĂ©e suivante. Sauf indication contraire, toutes les valeurs sont exprimĂ©es sous la forme de valeurs actualisĂ©es en dollars canadiens de 2026rĂ©fĂ©rence 1, ramenĂ©es Ă  l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence de 2026, selon un taux d’actualisation de 7 %, sur une pĂ©riode de 10 ans allant de 2026 Ă  2035. Il est important de noter que les chiffres de l’analyse ayant Ă©tĂ© arrondis, leurs sommes peuvent ne pas correspondre aux totaux indiquĂ©s. De plus, la formule utilisĂ©e pour calculer les valeurs annualisĂ©es selon l’état des coĂ»ts-avantages et le point de vue des petites entreprises suit la mĂ©thodologie du Guide d’analyse coĂ»ts-avantages pour le Canada : Propositions de rĂ©glementation du SCT, dans lequel les rĂ©percussions au cours de la première pĂ©riode ne sont pas actualisĂ©es.

Intervenants touchés

Le règlement proposé aurait une incidence sur l’industrie de l’aviation, en particulier sur les propriétaires, les exploitants et les constructeurs d’aéronefs, ainsi que sur différents ordres de gouvernements.

Selon la base de donnĂ©es de RIACC de TCrĂ©fĂ©rence 2, il y a 34 782 aĂ©ronefs immatriculĂ©s au Canada, dont 32 655 sont en service. Parmi les aĂ©ronefs immatriculĂ©s en service, 32 618 (99,89 %) appartiennent Ă  des propriĂ©taires canadiens (des dĂ©tails supplĂ©mentaires sont prĂ©sentĂ©s au tableau IV), et 37 (0,11 %) appartiennent Ă  des propriĂ©taires Ă©trangers.

Le tableau IV fournit une ventilation du total des immatriculations d’aĂ©ronefs intĂ©rieurs en service dans le RIACC. Il classe les aĂ©ronefs immatriculĂ©s en trois catĂ©gories : privĂ©, commercial et d’État.

Tableau IV : Immatriculations d’aĂ©ronefs intĂ©rieurs en service dans le RIACC, par type d’utilisation
Type Nombre d’aĂ©ronefs immatriculĂ©s  % du nombre total d’aĂ©ronefs immatriculĂ©s
AĂ©ronefs privĂ©s 19 950 61,16 %
AĂ©ronefs commerciaux 12 459 38,20 %
AĂ©ronefs d’État note * du tableau b2 209 0,64 %
Total 32 618 100,00 %

Note(s) du tableau b2

Note * du tableau b2

 Les termes « privĂ© Â», « commercial Â» et « d’État Â» dĂ©signent les diffĂ©rents types de propriĂ©tĂ© utilisĂ©s dans le RIACC. Le terme « aĂ©ronef d’État Â» dĂ©signe prĂ©cisĂ©ment les aĂ©ronefs appartenant Ă  des entitĂ©s gouvernementales Ă  l’échelle fĂ©dĂ©rale, provinciale ou municipale.

Veuillez noter que les 12 459 immatriculations d’aĂ©ronefs commerciaux intĂ©rieurs en service appartiennent Ă  4 836 entreprises canadiennes. Plus prĂ©cisĂ©ment, 4 744 petites entreprises possèdent 8 971 aĂ©ronefs, et 92 moyennes et grandes entreprises possèdent 3 488 aĂ©ronefs.

Retour Ă  la note * du tableau b2

Scénario de référence et scénario réglementaire

Dans le scénario de référence, TC continuerait de facturer aux utilisateurs des services d’immatriculation des aéronefs les mêmes frais que ceux qui sont en vigueur. Les propriétaires d’aéronefs qui transfèrent ou qui vendent des aéronefs à partir du Canada seraient tenus de soumettre toutes les ententes connexes à TC. Les forces policières continueraient de demander des exemptions à TC pour l’utilisation d’aéronefs qui n’affichent aucune marque d’immatriculation. Les constructeurs n’auraient toujours pas le droit d’effectuer des activités transfrontalières, comme des vols d’essai.

Dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, les frais de service seraient mis Ă  jour : certains frais existants seraient supprimĂ©s, d’autres seraient haussĂ©s et de nouveaux frais seraient introduits. Les propriĂ©taires d’aĂ©ronefs qui transfèrent ou qui vendent des aĂ©ronefs destinĂ©s Ă  ĂŞtre exportĂ©s Ă  partir du Canada ne seraient plus tenus de soumettre toutes les ententes liĂ©es au transfert ou Ă  la vente des aĂ©ronefs concernĂ©s. Les forces policières n’auraient plus Ă  demander des exemptions Ă  TC pour l’utilisation d’aĂ©ronefs qui n’affichent aucune marque d’immatriculation. Enfin, le règlement proposĂ© lèverait l’ambiguĂŻtĂ© sur diverses dĂ©finitions. Par consĂ©quent, la prĂ©cision accrue rĂ©duirait le temps de traitement et donnerait aux constructeurs une plus grande souplesse opĂ©rationnelle qui leur permettrait, entre autres, de mener des activitĂ©s transfrontalières, comme des vols d’essai.

Données et méthodologie

Pour évaluer les répercussions progressives du règlement proposé, un mélange de données publiques ou enregistrées à TC et d’hypothèses formulées par les experts en la matière de TC a été utilisé.

Transactions de service soumises Ă  des frais de service

Les donnĂ©es enregistrĂ©es Ă  TC ont fourni des chiffres annuels pour les exercices 2018-2019 Ă  2023-2024 sur les transactions de service (par exemple les demandes et les demandes de services) liĂ©es Ă  la plupart des types de services existants. On constate que, de manière gĂ©nĂ©rale, la plupart des types de transactions de service ont connu une Ă©volution constante au cours de cette pĂ©riode. En effet, le taux de croissance annuel moyen se situe entre -7 % et 7 %. Les transactions annuelles de service au cours de cette pĂ©riode sont Ă©tablies en fonction des transactions de 2023-2024 et des taux de croissance annuels moyens.

Les transactions futures ont été établies à l’aide de trois méthodes différentes, selon la disponibilité et la cohérence des données historiques. Pour les services dont les tendances historiques sont stables, le taux de croissance annuel moyen a été appliqué au volume observé le plus récent, en supposant un taux de croissance constant au cours de la période d’analyse. Pour les services dont les volumes sont très variables ou faibles, le nombre le plus élevé de demandes annuelles observées a été utilisé comme indicateur permanent. Pour les services dont les données historiques n’étaient pas disponibles puisqu’elles n’étaient pas enregistrées à TC, les experts en la matière ont fourni des estimations annuelles. Ces valeurs sont restées les mêmes tout au long de la période d’analyse. Les volumes prévus ont été multipliés par les frais de service proposés afin d’estimer les revenus annuels. Les demandes de modification des certificats d’immatriculation, les demandes de collecte des antécédents des aéronefs et les demandes d’autorisation concernant l’apposition des marques des forces policières ont également été évaluées à l’aide de données historiques internes.

En ce qui concerne les modifications des certificats d’immatriculation, un taux de croissance annuel moyen de 4 % a Ă©tĂ© observĂ©. Pour estimer la croissance potentielle de la demande causĂ©e par la suppression des frais de service associĂ©s, les tendances historiques liĂ©es au nombre d’immatriculations dans le RIACC ont Ă©tĂ© utilisĂ©es comme indicateurs. Au cours des 10 dernières annĂ©es, le nombre d’immatriculations dans le RIACC a augmentĂ© selon un taux annuel moyen de 12,64 %. Cette tendance de croissance a Ă©tĂ© appliquĂ©e proportionnellement au taux de croissance annuel de 4 % observĂ© pour les demandes, ce qui a entraĂ®nĂ© une augmentation progressive de 0,53 point de pourcentage. Par consĂ©quent, le taux de croissance prĂ©vu rĂ©visĂ© pour les demandes de modification des certificats d’immatriculation est estimĂ© Ă  4,53 % par annĂ©e, ce qui donne lieu Ă  environ 884 demandes au cours de la pĂ©riode d’analyse. Selon le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, le prix unitaire payĂ© par TC pour le traitement de ces demandes est estimĂ© Ă  188,39 $, soit un coĂ»t total de 253,39 $ moins les frais de service recouvrĂ©s de 65 $. Selon le scĂ©nario rĂ©glementaire, les frais de 65 $ seraient Ă©liminĂ©s. Le prix unitaire total payĂ© par TC serait donc de 253,39 $ et le taux de recouvrement des coĂ»ts passerait d’environ 26 % Ă  0 %.

En ce qui concerne les demandes de collecte des antĂ©cĂ©dents des aĂ©ronefs, les volumes annuels Ă©taient faibles et très variables. Le taux de croissance observĂ© d’une annĂ©e Ă  l’autre Ă©tait de 36 %. PlutĂ´t que d’utiliser ce taux, l’analyse a recouru Ă  la moyenne observĂ©e de 13 transactions annuelles comme donnĂ©e de rĂ©fĂ©rence. Pour estimer la croissance potentielle de la demande pour ce service, causĂ©e par la suppression des frais de service connexes, les tendances historiques liĂ©es au nombre d’immatriculations dans le RIACC ont Ă©galement Ă©tĂ© utilisĂ©es comme indicateurs dans ce cas. L’application du taux de croissance de 12,64 % du RIACC au cours de la pĂ©riode d’analyse a produit une estimation d’environ 301 demandes au cours de la pĂ©riode de 10 ans. Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, le coĂ»t net unitaire de traitement de ces demandes pour TC est estimĂ© Ă  168,93 $, calculĂ© en soustrayant les 55 $ de frais de service recouvrĂ©s du coĂ»t total de 223,93 $. Dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, ces frais de 55 $ seraient supprimĂ©s, ramenant le coĂ»t net unitaire de TC Ă  223,39 $. Par consĂ©quent, le taux de recouvrement des coĂ»ts passerait d’environ 25 % Ă  0 %.

En ce qui concerne les demandes d’autorisation concernant l’apposition des marques des forces policières, TC s’attend à en recevoir deux par année.

L’analyse a supposé une inélasticité des prix de la demande pour les frais qui devraient croître, ce qui signifie que les modifications proposées pour les frais de service n’auraient aucune incidence sur le niveau de la demande. Cette hypothèse est conforme à la modélisation des frais réglementaires typiques, en particulier pour les services imposés par le gouvernement fédéral où il n’y a pas d’autres fournisseurs. Les modifications proposées aux frais sont jugées négligeables par rapport aux coûts beaucoup plus élevés liés à la possession et à l’utilisation d’un aéronef. De plus, comme ces frais sont ponctuels et non récurrents, il est peu probable qu’ils aient une incidence sur la demande. Ensemble, ces facteurs renforcent l’attente selon laquelle les augmentations proposées n’auraient aucune incidence sur les niveaux de demande.

Toutefois, du côté de la suppression des frais de service, on a supposé que la demande pour ce service augmenterait, car les intervenants ne se buteraient plus à un obstacle financier pour soumettre des modifications, ce qui les rendrait plus susceptibles de présenter une demande au besoin.

Un tableau des prévisions à l’appui pour chacun des services touchés est présenté ci-dessous afin d’illustrer les hausses de frais proposées et les volumes de transactions prévus.

Tableau V : Frais de service et transactions de service connexes existants et proposĂ©s, par catĂ©gorie de frais
CatĂ©gorie de frais Description Frais existant Frais proposĂ©s Total des transactions prĂ©vues sur 10 ans MĂ©thodologie
Frais de rĂ©servation RĂ©server une marque d’immatriculation 45 $ 140 $ 2 747 Projection des tendances
RĂ©server une marque d’immatriculation particulière 140 $ 270 $ 3 030 Projection des tendances
Frais de dĂ©livrance DĂ©livrer un certificat d’immatriculation provisoire 65 $ 200 $ 79 Projection des tendances
DĂ©livrer un certificat initial d’immatriculation permanente 110 $ 450 $ 20 070 Projection des tendances
DĂ©livrer un certificat d’immatriculation permanente pour un transfert de la garde et de la responsabilitĂ© 110 $ 400 $ 5 541 Projection des tendances
Frais de renouvellement et de modification Modifier un certificat d’immatriculation 65 $ S. O. 884 Projection des tendances ajustĂ©e
Renouveler la rĂ©servation d’une marque d’immatriculation avant son expiration S. O. 70 $ 2 747 Projection des tendances
Frais spĂ©ciaux Autoriser des variantes quant aux dimensions ou Ă  l’emplacement d’une marque d’immatriculation ou des variantes dans les modalitĂ©s de marquage S. O. 500 $ 80 Indicateur de l’annĂ©e de pointe
Autoriser l’utilisation d’un aĂ©ronef dont la marque d’immatriculation n’est pas visible S. O. 200 $ 80 Estimation des experts en la matière
Autoriser l’utilisation d’un aĂ©ronef dont la marque d’immatriculation n’est pas visible (pour les forces de police) S. O. note * du tableau b3 200 $ 2 Estimation des experts en la matière
Frais de renouvellement et de modification Modifier une marque d’immatriculation après la dĂ©livrance d’un certificat d’immatriculation permanente S. O. 650 $ 301 Projection des tendances
Frais de documentation Fournir un certificat d’immatriculation intĂ©rimaire vierge S. O. 109 $ 500 Estimation des experts en la matière
Collecter des antĂ©cĂ©dents des aĂ©ronefs 55 $ S. O. 171 Projection des tendances ajustĂ©e
Note(s) du tableau b3
Note * du tableau b3

Les frais de service de 475 $ associĂ©s Ă  ces exemptions n’ont historiquement pas Ă©tĂ© facturĂ©s aux forces de police lors de la demande de ce service.

Retour Ă  la note * du tableau b3

Coûts de renonciation et de main-d’œuvre

Les rĂ©percussions sur les demandes de modification des certificats d’immatriculation et les demandes de collecte des antĂ©cĂ©dents des aĂ©ronefs ont Ă©tĂ© calculĂ©es Ă  l’aide des donnĂ©es internes sur les coĂ»ts et des donnĂ©es historiques de TC. Les rĂ©percussions sur les demandes d’autorisation concernant l’apposition des marques des forces policières ont Ă©tĂ© calculĂ©es Ă  l’aide des estimations salariales de la convention collective du SCT, des renseignements pertinents de la Classification nationale des professions (CNP) et des commentaires internes des experts en la matière.

Du côté des demandes de modification des certificats d’immatriculation et des demandes de collecte des antécédents des aéronefs, les coûts de renonciation pour TC ont également été pris en compte, car le personnel de TC doit traiter des demandes supplémentaires chaque année par rapport au scénario de référence.

Du cĂ´tĂ© des demandes d’autorisation concernant l’apposition des marques, peu de renseignements ont pu ĂŞtre divulguĂ©s en raison de leur nature dĂ©licate. Par consĂ©quent, on a supposĂ© que les forces policières rĂ©aliseraient des Ă©conomies de temps et de ressources similaires Ă  celles de TC. Selon les avis des experts, TC et les forces policières devraient compter sur environ cinq employĂ©s, qui travaillent chacun une semaine de travail complète (37,5 heures), pour prĂ©parer ou traiter une demande d’exemption. En revanche, le processus d’autorisation proposĂ© ne devrait nĂ©cessiter que deux employĂ©s travaillant chacun deux jours ouvrables (15 heures).

Le personnel de TC qui s’occupe du traitement des demandes d’autorisation concernant l’apposition des marques Ă  TC a Ă©tĂ© jugĂ© comme Ă©tant au niveau de classification TI6. En ce qui concerne les forces policières, on a supposĂ© que les agents de police qui prĂ©paraient ces demandes relevaient de la catĂ©gorie CNP 42100.

Transfert ou vente d’aéronefs exportés

Du cĂ´tĂ© des exportations d’aĂ©ronefs, les donnĂ©es historiques du RIACC ont Ă©tĂ© utilisĂ©es pour estimer les volumes d’exportation annuels. Un taux de croissance annuel de 1,08 % a Ă©tĂ© observĂ© et appliquĂ© aux prĂ©visions d’exportations futures, ce qui donne un total d’exportations estimĂ© Ă  8 849 au cours de la pĂ©riode d’analyse. Un taux de salaire moyen de 26,09 $rĂ©fĂ©rence 3 a Ă©tĂ© appliquĂ© pour estimer les Ă©conomies de coĂ»ts pour les propriĂ©taires d’aĂ©ronefs privĂ©s qui soumettent des documents Ă  TC, tandis qu’un taux de salaire ajustĂ© aux frais gĂ©nĂ©raux de 32,62 $rĂ©fĂ©rence 4 (ce qui reflète un coefficient d’imputation des coĂ»ts indirects de 25 %) a Ă©tĂ© utilisĂ© pour estimer les Ă©conomies rĂ©alisĂ©es pour les propriĂ©taires d’aĂ©ronefs commerciaux ou d’État.

Certificats d’immatriculation annulés ou suspendus

Des renseignements sur le nombre de certificats d’immatriculation annulĂ©s ou suspendus chaque annĂ©e ont Ă©tĂ© obtenus en consultation avec les experts en la matière. D’après leurs commentaires, on estime qu’environ 50 certificats d’immatriculation sont annulĂ©s ou suspendus chaque annĂ©e. Ce chiffre reprĂ©sente la meilleure estimation disponible du nombre total d’annulations ou de suspensions, car TC n’effectue pas le suivi de tous les types de rĂ©vocations des certificats d’immatriculation.

Le nombre de certificats d’immatriculation retournĂ©s provenant d’aĂ©ronefs privĂ©s, commerciaux ou d’État est inconnu. Par consĂ©quent, les donnĂ©es d’immatriculation du RIACC ont Ă©tĂ© utilisĂ©es comme indicateur pour estimer la distribution. Elles se traduisent par 306 retours de titulaires d’un certificat d’immatriculation pour un aĂ©ronef privĂ©, 191 retours de titulaires d’un certificat d’immatriculation pour un aĂ©ronef commercial et 3 retours de titulaires d’un certificat d’immatriculation pour un aĂ©ronef d’État au cours de la pĂ©riode d’analyse. Cette modification est examinĂ©e plus en dĂ©tail d’un point de vue qualitatif ci-dessous.

Estimation des petites entreprises

Au total, 4 839 propriĂ©taires d’aĂ©ronefs immatriculĂ©s Ă  titre d’aĂ©ronefs commerciaux ont Ă©tĂ© dĂ©nombrĂ©s Ă  partir du RIACC, dont 4 836 sont canadiens. Afin de dĂ©terminer le nombre de petites entreprises touchĂ©es, on a analysĂ© les renseignements publics et les donnĂ©es sur la taille de la flotte. Sur la base de cette analyse, on a supposĂ© que les entreprises ayant moins de 20 aĂ©ronefs immatriculĂ©s Ă©taient classĂ©es comme « petites Â», tandis que celles ayant 20 aĂ©ronefs ou plus Ă©taient classĂ©es comme « moyennes Ă  grandes Â». Sur la base de ce seuil, 98,08 % des propriĂ©taires commerciaux ont Ă©tĂ© dĂ©finis comme de petites entreprises, et seulement 1,92 % ont figurĂ© dans la catĂ©gorie « moyenne Ă  grande Â».

Cette rĂ©partition s’aligne Ă©troitement sur celle des Principales statistiques relatives aux petites entreprises 2024 de Statistique Canada, qui ont indiquĂ© qu’en dĂ©cembre 2023, 98,1 % des entreprises au Canada Ă©taient des petites entreprises. Seulement 1,5 % et 0,3 % des entreprises ont Ă©tĂ© classĂ©es comme Ă©tant moyennes et grandes, respectivement. Compte tenu de cette cohĂ©rence, l’approche a Ă©tĂ© jugĂ©e suffisante pour Ă©tayer l’analyse.

Avantages

Le règlement proposĂ© devrait gĂ©nĂ©rer des avantages Ă©conomiques grâce Ă  une efficacitĂ© accrue et Ă  un recouvrement amĂ©liorĂ© des coĂ»ts. Bien que la plupart des avantages soient de nature qualitative, d’autres peuvent ĂŞtre exprimĂ©s en dollars et sont dĂ©crits ci-dessous. Comme mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, l’avantage financier total du règlement proposĂ© est estimĂ© Ă  7,48 millions de dollars, desquels 6,89 millions de dollars sont associĂ©s aux frais de service (6,84 millions de dollars sont associĂ©s aux frais de service modifiĂ©s pour les intervenants nationaux et Ă©trangers, 0,04 million de dollars sont associĂ©s Ă  la suppression des frais de service pour la modification des certificats d’immatriculation et 0,01 million de dollars sont associĂ©s Ă  la suppression des frais pour les demandes de collecte des antĂ©cĂ©dents des aĂ©ronefs), 0,57 million de dollars sont associĂ©s Ă  la suppression des exigences de prĂ©sentation de documents pour les aĂ©ronefs exportĂ©s et 0,03 million de dollars sont associĂ©s au nouveau processus d’autorisation concernant l’apposition des marques.

Frais de service

Le règlement proposĂ© devrait recouvrer environ 6,84 millions de dollars auprès des propriĂ©taires et exploitants d’aĂ©ronefs canadiens et Ă©trangers. Des 6,84 millions de dollars en avantages totaux liĂ©s aux frais de service, environ 6,83 millions de dollars devraient provenir d’intervenants canadiens et environ 0,01 million de dollars devrait provenir d’intervenants Ă©trangers. Les frais recouvrĂ©s auprès des propriĂ©taires et exploitants d’aĂ©ronefs Ă©trangers sont traitĂ©s comme un avantage diffĂ©rentiel, car ce ne sont pas des coĂ»ts assumĂ©s par les Canadiens. Cette estimation est basĂ©e sur les volumes historiques et la demande prĂ©vue pour une gamme de catĂ©gories de services, y compris les services de rĂ©servation, de dĂ©livrance et de renouvellement ainsi que les services spĂ©ciaux. Les frais rĂ©visĂ©s tiennent compte de la complexitĂ©, des efforts et de la surveillance rĂ©glementaire nĂ©cessaires pour traiter chaque type de demande.

De plus, le règlement proposĂ© Ă©liminerait les frais de service de 65 $ existants pour le traitement des modifications apportĂ©es aux renseignements d’un certificat d’immatriculation tout en continuant Ă  fournir le service sans frais. Ce changement devrait profiter aux propriĂ©taires d’aĂ©ronefs, car il Ă©limine un obstacle financier direct Ă  l’exĂ©cution de leur obligation rĂ©glementaire de signaler les changements. L’élimination des frais permettrait aux intervenants d’économiser collectivement environ 0,04 million de dollars. En plus de rĂ©duire les coĂ»ts pour les propriĂ©taires d’aĂ©ronefs, la mesure devrait favoriser une conformitĂ© accrue et contribuer Ă  l’obtention de renseignements plus exacts et Ă  jour sur le RIACC.

Enfin, le règlement proposĂ© Ă©liminerait Ă©galement les frais de service de 55 $ pour la collecte des antĂ©cĂ©dents des aĂ©ronefs. L’élimination de ces frais permettrait aux intervenants d’économiser collectivement environ 0,01 million de dollars.

Transfert ou vente d’aéronefs exportés

Les experts en la matière de TC ont estimĂ© que le processus de collecte et de soumission des documents exigĂ©s prendrait en moyenne trois heures. Ils ont Ă©galement notĂ© que ces documents sont soumis Ă  TC en ligne. Par consĂ©quent, aucuns frais d’affranchissement n’ont Ă©tĂ© pris en compte. Un salaire moyen de 26,09 $rĂ©fĂ©rence 3 de l’heure (ou 32,62 $ avec un coefficient d’imputation des coĂ»ts indirects de 25 %) pour les travailleurs de soutien a Ă©tĂ© appliquĂ© afin d’estimer la valeur des Ă©conomies de temps.

La suppression de cette exigence devrait entraĂ®ner des Ă©conomies totales de 0,57 million de dollars au cours de la pĂ©riode d’analyse pour les propriĂ©taires d’aĂ©ronefs impliquĂ©s dans la vente d’aĂ©ronefs exportĂ©s Ă  l’extĂ©rieur du Canada.

Autorisations concernant l’apposition des marques

Le nouveau processus d’autorisation proposĂ© par TC remplacerait le processus d’exemption et simplifierait la prestation des services. Comme mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, le traitement de chaque autorisation ne nĂ©cessiterait que deux employĂ©s et 15 heures de travail, par opposition Ă  cinq employĂ©s et 37,5 heures de travail pour le processus d’exemption actuel, ce qui ferait passer le coĂ»t estimatif par demande de 9 700 $ Ă  environ 1 550 $. Un salaire moyen de 51,79 $ par heure a Ă©tĂ© utilisĂ© pour les employĂ©s de niveau TI-6 qui traitaient ces demandes. Cela reprĂ©sente une rĂ©duction de plus de 80 % de la charge administrative par demande. Cette modification proposĂ©e devrait gĂ©nĂ©rer des Ă©conomies de coĂ»ts estimĂ©es Ă  0,01 million de dollars pour TC.

On s’attend Ă©galement Ă  ce que la modification proposĂ©e permette aux forces policières de rĂ©aliser des Ă©conomies semblables Ă  celles de TC. Un salaire moyen de 52,19 $rĂ©fĂ©rence 5 de l’heure (ou 65,24 $ avec un coefficient d’imputation des coĂ»ts indirects de 25 %) pour les agents de police a Ă©tĂ© appliquĂ© afin d’estimer les Ă©conomies dĂ©coulant du processus de demande simplifiĂ©, ce qui devrait gĂ©nĂ©rer des Ă©conomies de coĂ»ts de 0,02 million de dollars pour les forces de police.

Pour les exploitants, la transition vers un processus plus rapide et moins complexe réduirait les temps d’attente et améliorerait la prévisibilité du service. Bien que le délai de traitement passerait de cinq à deux jours ouvrables, TC s’attend à ce qu’il n’y ait pas d’incidence opérationnelle sur les forces policières. En effet, les demandes sont soumises à l’avance et l’utilisation d’un aéronef ne dépend pas du moment de l’approbation.

Avantages non financiers
Définitions ambiguës

Le règlement proposĂ© comprendrait des mises Ă  jour ciblĂ©es des dĂ©finitions afin d’accroĂ®tre la clartĂ© et la cohĂ©rence du RAC, dont une modernisation des termes dĂ©suets et un traitement des ambiguĂŻtĂ©s de longue date, notamment celles liĂ©es aux termes « garde et responsabilitĂ© Â», « immatriculĂ© Â» et « marque d’immatriculation Â». Ces modifications devraient rĂ©duire les erreurs d’interprĂ©tation et amĂ©liorer la certitude rĂ©glementaire. L’élargissement de la dĂ©finition du terme « immatriculĂ© Â» pour inclure les aĂ©ronefs utilisĂ©s par les constructeurs offrirait Ă©galement des avantages : la flexibilitĂ© accrue pour les constructeurs leur permettrait d’effectuer des vols d’essai transfrontaliers et des activitĂ©s opĂ©rationnelles connexes au besoin.

Identification des aéronefs

Le règlement proposé préciserait les exigences relatives aux plaques d’identification des aéronefs afin de combler les lacunes réglementaires et de réduire les erreurs d’interprétation. Grâce à la définition des règles relatives à l’installation et à l’enlèvement des plaques et à l’octroi d’une certaine souplesse pour les anciens aéronefs, les modifications proposées amélioreraient la clarté du RAC et favoriseraient une mise en œuvre uniforme en plus d’alléger le fardeau de conformité pour les intervenants touchés. Plus précisément, le changement permettrait aux aéronefs plus anciens de conserver leurs plaques d’identification à leur emplacement de montage initial après l’autorisation des remplacements. Les propriétaires d’aéronefs pourront ainsi satisfaire aux exigences sans modifications ou déplacements inutiles.

Immatriculation des aéronefs

Le règlement proposé améliorerait la clarté des exigences relatives à l’immatriculation et au marquage d’aéronefs et assurerait une meilleure harmonisation. Il permettrait de régler des problèmes de longue date (comme les marques d’immatriculation inadéquates pour les aéronefs ultralégers), d’éliminer les dispositions désuètes (comme les immatriculations temporaires) et de préciser les exemptions pour certains types d’aéronefs. En s’alignant plus étroitement sur les normes internationales et en reconnaissant les pratiques courantes de l’industrie, dont les notifications de transfert de propriété par des tiers, les modifications proposées devraient réduire le fardeau administratif et favoriser une meilleure conformité.

Sanctions administratives pécuniaires (SAP)

Le règlement proposé élimine les dispositions redondantes et précise les pénalités applicables afin de promouvoir une application plus cohérente.

Par exemple, la fourchette de pénalités pour la non-conformité liée aux plaques d’identification des aéronefs serait ajustée afin de mieux refléter la nature de la violation, tandis qu’une disposition faisant double emploi serait abrogée pour dissiper la confusion. De plus, les désignations de pénalité pour certaines exigences relatives à l’immatriculation des aéronefs seraient supprimées afin qu’elles s’alignent sur le libellé réglementaire restructuré.

Ces changements renforcent le régime des SAP en améliorant la clarté, en rationalisant l’application du règlement et en veillant à ce que les sanctions demeurent proportionnées et cohérentes.

Coûts

Les modifications proposĂ©es ci-dessous visent Ă  moderniser les frais. Elles exigent que les propriĂ©taires et les exploitants d’aĂ©ronefs qui bĂ©nĂ©ficient directement de ces services assument une partie plus Ă©levĂ©e des coĂ»ts. Comme mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, le coĂ»t total du règlement proposĂ© est estimĂ© Ă  6,90 millions de dollars, desquels 6,83 millions de dollars sont associĂ©s aux intervenants canadiens et aux frais de service rĂ©visĂ©s et 0,07 million de dollars sont associĂ©s Ă  TC en raison de la suppression des frais de service pour la modification des certificats d’immatriculation (0,05 million de dollars) et de la suppression des frais de service pour les demandes de collecte des antĂ©cĂ©dents des aĂ©ronefs (0,02 million de dollars).

Frais de service

Les modifications proposĂ©es aux frais d’immatriculation des aĂ©ronefs devraient entraĂ®ner un coĂ»t total de 6,83 millions de dollars pour les propriĂ©taires, les exploitants et les constructeurs d’aĂ©ronefs canadiens. Ces coĂ»ts dĂ©coulent de l’introduction de nouveaux frais rĂ©visĂ©s dans les principales catĂ©gories de services, y compris les services de rĂ©servation, de dĂ©livrance et de renouvellement ainsi que les services spĂ©ciaux.

La structure actualisĂ©e des frais a Ă©tĂ© guidĂ©e par les volumes de demandes historiques et la demande projetĂ©e pendant la pĂ©riode d’analyse de 10 ans. Chaque rajustement de frais reflète la charge administrative, la complexitĂ© et la surveillance rĂ©glementaire requises pour fournir le service.

Comme mentionné plus haut, les changements notables comprennent des augmentations des frais de réservation et des frais de délivrance, y compris une approche à plusieurs niveaux pour les certificats d’immatriculation et l’introduction de nouveaux frais pour les renouvellements, les changements après la délivrance et les demandes de services spéciaux.

Modification des certificats d’immatriculation

La proposition visant à supprimer les frais pour ce service devrait entraîner des coûts supplémentaires pour TC, mais elle vise à encourager les propriétaires d’aéronefs à se conformer aux exigences réglementaires en ce qui concerne le signalement des modifications. Elle devrait également améliorer la précision du RIACC.

D’après les donnĂ©es mentionnĂ©es ci-dessus, la modification proposĂ©e devrait entraĂ®ner des coĂ»ts supplĂ©mentaires d’environ 0,05 million de dollars au cours de la pĂ©riode d’analyse.

Afin de dissiper l’incertitude entourant le nombre de demandes supplĂ©mentaires qui dĂ©couleraient de la suppression des frais de service, une analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour Ă©valuer deux scĂ©narios de croissance possibles. De plus amples renseignements sont fournis ci-dessous, dans la section « Analyse de sensibilitĂ© Â».

Demandes de collecte des antécédents des aéronefs

La proposition visant à supprimer les frais pour ce service devrait également entraîner des coûts supplémentaires pour TC.

D’après les donnĂ©es mentionnĂ©es ci-dessus, la modification proposĂ©e devrait entraĂ®ner des coĂ»ts supplĂ©mentaires d’environ 0,02 million de dollars au cours de la pĂ©riode d’analyse.

Coûts non financiers
Certificats d’immatriculation annulés ou suspendus

Dans le cadre du règlement proposĂ©, les titulaires de certificats d’immatriculation annulĂ©s ou suspendus ne seraient plus tenus de retourner ces documents au ministère, car les certificats d’immatriculation ne sont plus dĂ©livrĂ©s en version imprimĂ©e. En pratique, ce changement s’est dĂ©jĂ  produit et n’entraĂ®nerait donc pas d’économies supplĂ©mentaires entre le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et le scĂ©nario rĂ©glementaire. Toutefois, une nouvelle exigence serait introduite Ă  sa place : les titulaires devront dĂ©truire la copie numĂ©rique du certificat annulĂ© ou suspendu, ce qui reprĂ©senterait une nouvelle Ă©tape procĂ©durale. Étant donnĂ© l’effort nĂ©gligeable requis pour supprimer un fichier, ce coĂ»t n’a pas Ă©tĂ© exprimĂ© en dollars dans la prĂ©sente analyse.

Énoncé des coûts-avantages
Tableau VI : Avantages financiers (valeur actualisĂ©e en millions de dollars)
Intervenants touchĂ©s Description du coĂ»t Première pĂ©riode : 2026 Moyenne annuelle : de 2027 Ă  2034 Dernière pĂ©riode : 2035 Total (valeur actualisĂ©e) Valeur annualisĂ©e
Canadiens (reprĂ©sentĂ©s par TC) Frais de service des intervenants Ă©trangers 0,00 $ 0,00 $ 0,00 $ 0,01 $ 0,00 $
Frais de service des intervenants canadiens 0,97 $ 0,67 $ 0,47 $ 6,83 $ 0,91 $
Utilisateurs des services domestique Transfert ou vente d’aĂ©ronefs exportĂ©s 0,07 $ 0,06 $ 0,04 $ 0,57 $ 0,08 $
Suppression des frais pour la modification des certificats d’immatriculation 0,00 $ 0,00 $ 0,00 $ 0,04 $ 0,01 $
Suppression des frais pour collecter les antĂ©cĂ©dents des aĂ©ronefs 0,00 $ 0,00 $ 0,00 $ 0,01 $ 0,00 $
Autorisations concernant l’apposition des marques 0,00 $ 0,00 $ 0,00 $ 0,02 $ 0,00 $
Transports Canada Autorisations concernant l’apposition des marques 0,00 $ 0,00 $ 0,00 $ 0,01 $ 0,00 $
Tous les intervenants Total des avantages 1,05 $ 0,74 $ 0,52 $ 7,48 $ 1,00 $
Tableau VII : CoĂ»ts financiers (valeur actualisĂ©e en millions de dollars)
Intervenants touchĂ©s Description du coĂ»t Première pĂ©riode : 2026 Moyenne annuelle : de 2027 Ă  2034 Dernière pĂ©riode : 2035 Total (valeur actualisĂ©e) Valeur annualisĂ©e
Utilisateurs des services domestique Frais de service 0,97 $ 0,67 $ 0,47 $ 6,83 $ 0,91 $
Transports Canada Suppression des frais pour la modification des certificats d’immatriculation 0,00 $ 0,00 $ 0,00 $ 0,05 $ 0,01 $
Suppression des frais pour collecter les antĂ©cĂ©dents des aĂ©ronefs 0,00 $ 0,00 $ 0,00 $ 0,02 $ 0,00 $
Tous les intervenants Total des coĂ»ts 0,97 $ 0,68 $ 0,48 $ 6,90 $ 0,92 $
Tableau VIII : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts et des avantages financiers (valeur actualisĂ©e en millions de dollars)
Intervenants touchĂ©s Première pĂ©riode : 2026 Moyenne annuelle : de 2027 Ă  2034 Dernière pĂ©riode : 2035 Total (valeur actualisĂ©e) Valeur annualisĂ©e
Total des avantages 1,05 $ 0,74 $ 0,52 $ 7,48 $ 1,00 $
Total des coĂ»ts 0,97 $ 0,68 $ 0,48 $ 6,90 $ 0,92 $
AVANTAGE NET 0,08 $ 0,06 $ 0,04 $ 0,58 $ 0,08 $
Avantages non financiers

Le règlement proposĂ© devrait offrir plusieurs avantages qualitatifs :

Analyse de sensibilité

Pour tenir compte de l’effet de l’incertitude et de la variabilitĂ©, on rĂ©alise une analyse de sensibilitĂ© oĂą des valeurs diffĂ©rentes sont attribuĂ©es aux variables et oĂą les rĂ©sultats sont réévaluĂ©s. Une analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e sur les variables suivantes : pĂ©riode d’analyse, taux d’actualisation et nombre de transactions prĂ©vues pour modifier les certificats d’immatriculation.

Période d’analyse

Une pĂ©riode d’analyse de 10 ans a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour l’analyse centrale. En ce qui concerne l’analyse de sensibilitĂ©, les rĂ©sultats prĂ©sentĂ©s correspondent Ă  l’utilisation Ă©ventuelle d’une pĂ©riode de 15 ans.

Taux d’actualisation

Pour l’analyse centrale, on a utilisĂ© un taux d’actualisation de 7 % comme l’a recommandĂ© le SCT. L’analyse de sensibilitĂ© prĂ©sente les rĂ©sultats correspondant Ă  l’utilisation Ă©ventuelle d’un taux d’actualisation nul, de 3 % ou de 10 %.

Tableau IX : RĂ©sultats de l’analyse de sensibilitĂ© pour l’avantage net (en millions de dollars)
PĂ©riode/Taux d’actualisation 10 ans 15 ans
ActualisĂ© (0 %) 0,76 $ 1,23 $
3 % 0,68 $ 0,98 $
7 % 0,58 $ note * du tableau b7 0,76 $
10 % 0,52 $ 0, 65 $
Note(s) du tableau b7
Note * du tableau b7

Valeur présentée dans l’analyse principale

Retour Ă  la note * du tableau b7

Modification des certificats d’immatriculation

Comme indiquĂ© ci-dessus, les donnĂ©es historiques montrent que les demandes annuelles de modification des certificats d’immatriculation ont connu une augmentation moyenne de 4 % par annĂ©e par annĂ©e, ce qui a menĂ© Ă  une augmentation prĂ©vue de 4,53 % par an lors de la suppression des frais de service (selon le scĂ©nario rĂ©glementaire). L’analyse de sensibilitĂ© a examinĂ© un scĂ©nario de croissance moyenne de la demande, dans lequel ce rythme double pour atteindre 8 %, et un scĂ©nario de croissance Ă©levĂ©e de la demande, dans lequel il triple pour atteindre 12 %. Ces scĂ©narios permettent d’illustrer une gamme de rĂ©percussions potentielles.

Dans le scĂ©nario de croissance moyenne, on suppose que les demandes annuelles de modification des certificats d’immatriculation augmenteront de 8 % d’une annĂ©e Ă  l’autre après la suppression des frais de service. Cela entraĂ®nerait une augmentation du volume de demandes au cours de la pĂ©riode d’analyse de 10 ans, ce qui imposerait des exigences administratives supplĂ©mentaires Ă  TC. Le nombre de transactions supplĂ©mentaires est estimĂ© Ă  276 sur la pĂ©riode d’analyse de 10 ans; le temps du personnel de TC et les coĂ»ts de renonciation connexes augmentent proportionnellement. La valeur actualisĂ©e des coĂ»ts, y compris les coĂ»ts de renonciation, est estimĂ©e Ă  environ 0,09 million de dollars pour ce scĂ©nario.

Dans le scĂ©nario de croissance Ă©levĂ©e, on suppose que les demandes annuelles de modification des certificats d’immatriculation augmenteront de 12 % d’une annĂ©e Ă  l’autre après la suppression des frais de service. Cela entraĂ®nerait une augmentation du volume de demandes au cours de la pĂ©riode d’analyse de 10 ans, ce qui imposerait des exigences administratives supplĂ©mentaires Ă  TC. Le nombre de transactions supplĂ©mentaires est estimĂ© Ă  623 sur la pĂ©riode d’analyse de 10 ans; le temps du personnel de TC et les coĂ»ts de renonciation connexes augmentent proportionnellement. La valeur actualisĂ©e des coĂ»ts, y compris les coĂ»ts de renonciation, est estimĂ©e Ă  environ 0,15 million de dollars pour ce scĂ©nario.

Analyse de répartition

Comme mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, le règlement proposĂ© aurait une incidence sur l’industrie de l’aviation, en particulier sur les propriĂ©taires, les exploitants et les constructeurs d’aĂ©ronefs, ainsi que sur les ministères et organismes gouvernementaux. On estime que la plus grande part des coĂ»ts serait imputĂ©e aux propriĂ©taires d’aĂ©ronefs privĂ©s, qui reprĂ©sentent environ 61 % de tous les aĂ©ronefs immatriculĂ©s en service.

Tableau X : CoĂ»ts et avantages pour les intervenants canadiens touchĂ©s, par type d’immatriculation (en millions de dollars) note * du tableau b8
Type de propriĂ©taire (aĂ©ronefs immatriculĂ©s en service) AĂ©ronefs immatriculĂ©s  % du nombre total d’aĂ©ronefs immatriculĂ©s CoĂ»t total Total des avantages Incidence nette
AĂ©ronefs privĂ©s 19 950 61,16 % 4,18 $ 0,38 $ -3,80 $
AĂ©ronefs commerciaux 12 459 38,20 % 2,61 $ 0,23 $ -2,37 $
AĂ©ronefs d’État 209 0,64 % 0,04 $ 0,02 $ -0,02 $
TOTAL note ** du tableau b8 32 618 100 % 6,83 $ 0,63 $ -6,20 $

Note(s) du tableau b8

Note * du tableau b8

Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués.

Retour Ă  la note * du tableau b8

Note ** du tableau b8

Les avantages totaux suivent la mĂŞme rĂ©partition entre les enregistrements privĂ©s, commerciaux et Ă©tatiques, Ă  une exception près : l’avantage de 0,02 million de dollars associĂ© au nouveau processus d’autorisation des marques d’affichage. Cet avantage est attribuĂ© exclusivement aux forces de police, dont les aĂ©ronefs sont immatriculĂ©s dans la catĂ©gorie d’État

Retour Ă  la note ** du tableau b8

Lentille des petites entreprises

Quelques-unes des modifications proposĂ©es, comme les cinq nouveaux frais proposĂ©s pour les services d’immatriculation des aĂ©ronefs, imposeraient de nouveaux coĂ»ts, principalement aux propriĂ©taires et aux exploitants d’aĂ©ronefs, dont certains pourraient ĂŞtre considĂ©rĂ©s comme de petites entreprises. L’analyse du RIACC indique qu’environ 72 % de tous les aĂ©ronefs commerciaux intĂ©rieurs immatriculĂ©s et en service appartiennent Ă  de petites entreprises. Toutefois, aucune mesure de souplesse rĂ©glementaire n’a Ă©tĂ© jugĂ©e nĂ©cessaire, car les nouveaux frais proposĂ©s seraient non rĂ©currents, relativement faibles et viseraient, en fin de compte, Ă  faire en sorte qu’une plus grande part du coĂ»t rĂ©el soit assumĂ©e par ceux qui bĂ©nĂ©ficient directement du service. Compte tenu de cette justification et du fait que ces frais ne reprĂ©senteraient qu’une petite fraction des coĂ»ts d’utilisation globaux habituellement engagĂ©s dans l’industrie de l’aviation, les modifications proposĂ©es ne devraient pas avoir de rĂ©percussions graves sur les activitĂ©s des petites entreprises dans l’industrie de l’aviation commerciale.

Résumé du point de vue des petites entreprises

Les petites entreprises ne devraient pas engager de coûts administratifs, car le règlement proposé n’introduit pas de nouvelles exigences administratives. Les répercussions sur les petites entreprises se limitent aux coûts de conformité associés aux frais de service et aux avantages découlant de la suppression de deux frais de service, ainsi que de la suppression de l’obligation pour les propriétaires d’aéronefs de recueillir et de soumettre des documents liés à la vente ou au transfert d’aéronefs exportés.

Pour mesurer ces rĂ©percussions, TC a examinĂ© les entrĂ©es du RIACC afin de dĂ©limiter la part des aĂ©ronefs immatriculĂ©s en service dĂ©tenue par les petites entreprises. Cette analyse a permis de dĂ©terminer qu’environ 27,5 % des aĂ©ronefs immatriculĂ©s en service appartiennent Ă  des petites entreprises. En utilisant ce pourcentage, les coĂ»ts et les avantages globaux des frais de service ont Ă©tĂ© attribuĂ©s pour estimer la portion assumĂ©e par les petites entreprises, en s’assurant que l’analyse reflète leur part prĂ©cise des coĂ»ts et des avantages globaux.

Tableau XI : Avantages
Activité Valeur annualisée Valeur actualisée
Transfert ou vente d’aĂ©ronefs exportĂ©s 20 778 $ 156 152 $
Suppression des frais pour la modification des certificats d’immatriculation 1 489 $ 11 190 $
Suppression des frais pour collecter les antĂ©cĂ©dents des aĂ©ronefs 197 $ 1 478 $
Total des avantages 22 464 $ 168 821 $
Table XII : CoĂ»ts liĂ©s Ă  la conformitĂ©
Activité Valeur annualisée Valeur actualisée
Frais de service 249 925 $ 1 878 241 $
CoĂ»t total liĂ© Ă  la conformitĂ© 249 925 $ 1 878 241 $
Tableau XIII : CoĂ»ts nets
Activité Valeur annualisée Valeur actualisée
CoĂ»ts nets 227 461 $ 1 709 420 $
CoĂ»t par petite entreprise touchĂ©e note * du tableau c3 47,95 $ 360,33 $

Note(s) du tableau c3

Note * du tableau c3

Ce coût représente le coût moyen par petite entreprise touchée, le coût réel pour chaque entreprise peut varier considérablement.

Retour Ă  la note * du tableau c3

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique puisqu’il y aurait une diminution progressive du fardeau administratif pour les entreprises. La proposition rĂ©glementaire est considĂ©rĂ©e comme un fardeau « rĂ©duit Â» en vertu de la règle, et aucun titre rĂ©glementaire ne serait abrogĂ© ou introduit.

Au moyen de la mĂ©thodologie Ă©laborĂ©e dans le Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse ainsi que des hypothèses et des donnĂ©es utilisĂ©es prĂ©cĂ©demment, on estime que les Ă©conomies de coĂ»ts annualisĂ©es seraient de 9 262 $ (valeur actualisĂ©e exprimĂ©e en dollars de 2012, ramenĂ©e Ă  l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence de 2012 selon un taux d’actualisation de 7 %). Les activitĂ©s prĂ©cises sont dĂ©crites ci-dessous.

Pour estimer les impacts administratifs, les mĂŞmes hypothèses salariales ont Ă©tĂ© appliquĂ©es aux deux activitĂ©s. Un taux salarial moyen de 26,09 $ de l’heure (ou 32,62 $ incluant un taux de frais gĂ©nĂ©raux de 25 %) Ă©tait utilisĂ© pour reprĂ©senter les travailleurs de soutien administratif accomplissant ces tâches. Pour le retour des CoR, des frais d’affranchissement supplĂ©mentaire de 1,47 $ par certificat postal ont Ă©tĂ© inclus pour couvrir les frais d’envoi associĂ©s.

Transfert ou vente d’aéronefs exportés

Le règlement proposĂ© Ă©liminerait l’obligation pour les propriĂ©taires d’aĂ©ronefs de recueillir et de soumettre une copie de toutes les ententes liĂ©es au transfert ou Ă  la vente d’un aĂ©ronef exportĂ© du Canada. La modification proposĂ©e devrait rĂ©duire de 3 380 le nombre de cas oĂą les propriĂ©taires d’aĂ©ronefs commerciaux seraient tenus de recueillir et de soumettre ces documents au cours de la pĂ©riode d’analyse de 10 ans. La collecte et la soumission d’une copie de toutes les ententes relatives au transfert ou Ă  la vente d’un avion Ă©taient censĂ©es prendre trois heures, ce qui entraĂ®nait un coĂ»t unitaire de 97,85 $ par instance.

Les modifications proposĂ©es visant Ă  ne pas soumettre une copie de toutes les ententes liĂ©es au transfert ou Ă  la vente d’un aĂ©ronef exportĂ© Ă  partir du Canada Ă  TC reprĂ©sentent une Ă©conomie totale annualisĂ©e de 9 240 $.

Certificats d’immatriculation annulés ou suspendus

En outre, le règlement proposĂ© supprimerait l’obligation pour les titulaires de certificats d’immatriculation annulĂ©s ou suspendus de retourner ces documents Ă  TC, car les certificats d’immatriculation ne sont plus dĂ©livrĂ©s en version imprimĂ©e. On s’attend Ă  ce que les titulaires de certificats rĂ©alisent environ 191 mesures administratives en moins au cours de la pĂ©riode d’analyse. Le retour des certificats d’immatriculation annulĂ©s ou suspendus Ă©tait supposĂ© prendre cinq minutes, ce qui entraĂ®nait un coĂ»t unitaire de 4,19 $ par action administrative.

Les modifications proposĂ©es visant Ă  ne pas retourner les certificats d’immatriculation suspendus ou annulĂ©s Ă  TC reprĂ©sentent une Ă©conomie totale annualisĂ©e de 22 $.

Il convient de noter que les économies de coûts liées au fardeau administratif pour les titulaires de certificats d’immatriculation estimées dans cette section sont enregistrées à des fins de suivi conformément au Règlement sur la réduction de la paperasse, mais ne sont pas incluses dans l’analyse coût-avantage présentée ci-dessus. En effet, en pratique, l’incidence du retour d’un certificat d’immatriculation annulé ou suspendu a déjà eu lieu plus tôt.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le règlement proposĂ© comprend deux modifications qui rendraient le Canada conforme aux normes de l’annexe 7 de la Convention de Chicago, qui porte sur l’interdiction de confondre les marques et l’autorisation d’immatriculation afin que le ministre dĂ©livre des certificats d’annulation. Les États-Unis, l’Union europĂ©enne, le Royaume-Uni, l’Australie et plusieurs autres principaux partenaires commerciaux du Canada se sont alignĂ©s sur ces normes ou sont en train de modifier leurs politiques nationales pour assurer la conformitĂ© des lois nationales. MĂŞme si la rĂ©cente vĂ©rification de l’OACI du Canada n’a pas dĂ©fini les marquages dĂ©routants et la dĂ©livrance d’annulations comme des prĂ©occupations en matière de contrĂ´le de la sĂ©curitĂ©, TC s’engage Ă  simplifier davantage les RCA en conformitĂ© avec les obligations du Canada dĂ©coulant de la Convention de Chicago, tout en renforçant la coopĂ©ration rĂ©glementaire avec ses partenaires commerciaux les plus proches.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique, le processus d’évaluation environnementale et économique stratégique a été suivi pour cette proposition et une Optique de climat, de nature et d’économie a été réalisée.

Aucun effet environnemental important n’est prévu par suite de cette proposition réglementaire.

Analyse comparative entre les sexes plus

Le règlement proposĂ© amĂ©liorerait ultimement la sĂ©curitĂ© aĂ©rienne et profiterait aux Canadiens et Ă  l’ensemble de l’industrie de l’aviation. La prĂ©cision des exigences en matière d’identification et d’immatriculation des aĂ©ronefs dans le RAC vise de manière Ă©gale les propriĂ©taires et les exploitants d’aĂ©ronefs partout au Canada. Aucune incidence gĂ©ographique diffĂ©rente n’est prĂ©vue. Le règlement proposĂ© permettrait aussi d’amĂ©liorer les services d’immatriculation fournis par TC Ă  l’industrie de l’aviation civile. Environ 20 % des intervenants qui bĂ©nĂ©ficient directement de ces services sont des entitĂ©s commerciales ou gouvernementales. Aucune donnĂ©e n’était disponible pour Ă©tayer une Ă©valuation des effets sexospĂ©cifiques ou dĂ©mographiques des variations des frais sur ces Ă©tablissements. En ce qui concerne les autres propriĂ©taires d’aĂ©ronefs privĂ©s pour lesquels les effets de l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) pourraient ĂŞtre dĂ©duits, 90 % d’entre eux sont des hommes. Ils constituent les principaux « bĂ©nĂ©ficiaires Â» des modifications apportĂ©es aux frais de service. Les rĂ©percussions nĂ©gatives sur les coĂ»ts seraient principalement assumĂ©es par des hommes en âge de travailler et Ă  revenu Ă©levĂ©, c’est-Ă -dire le groupe dĂ©mographique le plus susceptible de possĂ©der une licence de pilote privĂ© et qui est aussi en mesure de payer les frais Ă©levĂ©s liĂ©s Ă  la possession et Ă  l’utilisation des aĂ©ronefs. Aucune incidence gĂ©nĂ©rationnelle n’est prĂ©vue.

Justification

Cette proposition réglementaire fait partie des produits livrables prévus dans le cadre de l’Initiative d’examen de la réglementation de la sécurité aérienne. Cette initiative est la réponse de TC à l’engagement du gouvernement du Canada, pris dans le cadre du budget de 2018, de mener un examen réglementaire au sein de plusieurs ministères et organismes en faveur de l’innovation et de l’investissement des entreprises.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Le règlement proposĂ© entrerait en vigueur le jour de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada. Les modifications proposĂ©es portent sur des questions simples et non controversĂ©es sur l’identification et l’immatriculation des aĂ©ronefs et les frais associĂ©s Ă  ces services au Canada. La majoritĂ© des modifications proposĂ©es dĂ©sambiguĂŻseraient les exigences rĂ©glementaires existantes et, par consĂ©quent, n’exigeraient aucune modification des procĂ©dures de mise en Ĺ“uvre et d’application du règlement existantes. Elles rehausseraient plutĂ´t la conformitĂ© aux exigences, car l’industrie comprendrait mieux les Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires pour identifier correctement un aĂ©ronef en service et les dĂ©tails de son immatriculation dans le RIACC. Les intervenants seraient avisĂ©s des modifications proposĂ©es et de leur entrĂ©e en vigueur par l’entremise de la liste de distribution Ă©lectronique du Conseil consultatif sur la rĂ©glementation aĂ©rienne canadienne une fois que le règlement proposĂ© aura Ă©tĂ© publiĂ© dans la Partie II de la Gazette du Canada.

Conformité et application

TC continuerait de veiller au respect du règlement proposĂ© par l’évaluation des SAP en rĂ©ponse Ă  tout manquement aux dispositions dĂ©signĂ©es prĂ©vues aux articles 7.6 Ă  8.2 de la Loi sur l’aĂ©ronautique, par la suspension ou l’annulation du certificat d’immatriculation ou par toute autre mesure conformĂ©ment aux articles 6.9, 7 ou 7.1, ou, le cas Ă©chĂ©ant, par voie de procĂ©dure sommaire, en vertu de l’article 7.3 de la Loi sur l’aĂ©ronautique.

Normes de service

Comme le montre le tableau XIV, dans le cadre des modifications proposĂ©es aux frais d’immatriculation des aĂ©ronefs, TC propose de :

Tableau XIV : Liste des normes de service actuelles et proposĂ©es pour les activitĂ©s d’immatriculation avec des frais
Numéro Activités Norme de service actuelle Norme de service proposée
1 RĂ©servation d’une marque d’immatriculation 10 jours ouvrables. Les durĂ©es de traitement rĂ©elles peuvent varier en fonction de la complexitĂ© et du degrĂ© d’exhaustivitĂ© de la demande. DĂ©livrer la lettre de rĂ©servation de marque dans les 10 jours ouvrables qui suivent la rĂ©ception d’une demande dĂ»ment remplie.
2 RĂ©servation d’une marque d’immatriculation particulière 10 jours ouvrables. Les durĂ©es de traitement rĂ©elles peuvent varier en fonction de la complexitĂ© et du degrĂ© d’exhaustivitĂ© de la demande. DĂ©livrer la lettre de rĂ©servation de marque dans les 10 jours ouvrables qui suivent la rĂ©ception d’une demande dĂ»ment remplie.
3 a) DĂ©livrance d’un certificat d’immatriculation en ce qui concerne une immatriculation provisoire 60 jours ouvrables. Les durĂ©es de traitement rĂ©elles peuvent varier en fonction de la complexitĂ© et du degrĂ© d’exhaustivitĂ© de la demande. DĂ©livrer le certificat d’immatriculation provisoire dans les 10 jours ouvrables qui suivent la rĂ©ception d’une demande dĂ»ment remplie.
3 b) DĂ©livrance d’un certificat d’immatriculation en ce qui concerne une immatriculation initiale permanente Pour les aĂ©ronefs intĂ©rieurs : 60 jours ouvrables. Pour les aĂ©ronefs importĂ©s : 10 jours ouvrables. Les durĂ©es de traitement rĂ©elles peuvent varier en fonction de la complexitĂ© et du degrĂ© d’exhaustivitĂ© de la demande. DĂ©livrer le certificat d’immatriculation permanente dans les 10 jours ouvrables qui suivent la rĂ©ception d’une demande dĂ»ment remplie.
3 c) DĂ©livrance d’un certificat d’immatriculation en ce qui concerne une immatriculation permanente pour un transfert de la garde et de la responsabilitĂ© Pour les aĂ©ronefs intĂ©rieurs : 60 jours ouvrables. Les durĂ©es de traitement rĂ©elles peuvent varier en fonction de la complexitĂ© et du degrĂ© d’exhaustivitĂ© de la demande. DĂ©livrer le certificat d’immatriculation permanente dans les 60 jours ouvrables qui suivent la rĂ©ception d’une demande dĂ»ment remplie.
4 Renouvellement de la rĂ©servation d’une marque d’immatriculation avant son expiration 10 jours ouvrables. Les durĂ©es de traitement rĂ©elles peuvent varier en fonction de la complexitĂ© et du degrĂ© d’exhaustivitĂ© de la demande. DĂ©livrer la lettre de rĂ©servation de marque dans les 5 jours ouvrables qui suivent la rĂ©ception d’une demande dĂ»ment remplie.
5 Autorisation de variantes quant aux dimensions ou Ă  l’emplacement d’une marque d’immatriculation ou de variantes dans les modalitĂ©s de marquage Aucune DĂ©livrer la lettre de rĂ©servation de marque dans les 20 jours ouvrables qui suivent la rĂ©ception d’une demande dĂ»ment remplie.
6 Autorisation d’utiliser un aĂ©ronef au Canada dont la marque d’immatriculation n’est pas visible Aucune DĂ©livrer la lettre d’autorisation dans les 20 jours ouvrables qui suivent la rĂ©ception d’une demande dĂ»ment remplie.
7 Modification d’une marque d’immatriculation après la dĂ©livrance d’un certificat d’immatriculation permanente Aucune DĂ©livrer le certificat d’immatriculation permanente dans les 30 jours ouvrables qui suivent la rĂ©ception d’une demande dĂ»ment remplie.
8 Fourniture d’un certificat d’immatriculation intĂ©rimaire vierge Aucune DĂ©livrer le certificat d’immatriculation intĂ©rimaire dans les 7 jours ouvrables qui suivent la rĂ©ception d’une demande dĂ»ment remplie.

Personne-ressource

Steve Palisek
Directeur par intérim
Direction des affaires réglementaires
Direction générale de l’aviation civile
Groupe de la sécurité et de la sûreté
Transports Canada
330, rue Sparks, tour C
Ottawa (Ontario)
K1A 0N5
TĂ©lĂ©phone : 613‑993‑7284
Sans frais : 1‑800‑305‑2059
Courriel : TC.CARConsultations-RACConsultations.TC@tc.gc.ca

Site Web : www.tc.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil, en vertu de l’article 4.9rĂ©fĂ©rence a et des alinĂ©as 7.6(1)a)rĂ©fĂ©rence b et b)rĂ©fĂ©rence c de la Loi sur l’aĂ©ronautique rĂ©fĂ©rence d, se propose de prendre le Règlement modifiant le Règlement de l’aviation canadien (partie II), ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les trente jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. S’ils choisissent plutĂ´t de prĂ©senter leurs observations par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, ils sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout au directeur, Affaires rĂ©glementaires, Aviation civile, Groupe de la sĂ©curitĂ© et de la sĂ»retĂ©, Transports Canada, Place de Ville, tour C, 330, rue Sparks, Ottawa (Ontario) K1A 0N5 (courriel : TC.CARConsultations-RACConsultations.TC@tc.gc.ca).

Ottawa, le 13 mars 2026

La greffière adjointe intérimaire du Conseil privé
Janna Rinaldi

Règlement modifiant le Règlement de l’aviation canadien (partie II)

Modifications

1 (1) La dĂ©finition de poids au dĂ©part, au paragraphe 101.01(1) du Règlement de l’aviation canadien rĂ©fĂ©rence 6, est abrogĂ©e.

(2) La dĂ©finition de aile libre, au paragraphe 101.01(1) du mĂŞme règlement, est remplacĂ©e par ce qui suit :

aile libre
Planeur conçu et construit pour transporter au plus deux personnes et ayant un poids total de 45 kg (99,2 livres) ou moins quand il est prĂŞt pour le vol, y compris le poids de l’équipement ou des instruments, Ă  l’exclusion :
  • a) du poids des personnes;
  • b) du poids de tout ensemble flotteur ayant un poids maximal de 34 kg (74,96 livres);
  • c) du poids de tout dispositif de parachute balistique. (hang glider)

(3) Le paragraphe 101.01(1) du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

corps policier
La Garde côtière canadienne, la Gendarmerie royale du Canada, la Police provinciale de l’Ontario, le Royal Newfoundland Constabulary, la Sûreté du Québec ou tout corps municipal ou régional créé sous le régime d’une loi provinciale. (police authority)
marque de nationalité
Symbole, lettre ou chiffre, ou toute combinaison de ceux-ci, utilisés par un État pour indiquer la nationalité des aéronefs immatriculés dans cet État. (nationality mark)

2 L’alinĂ©a 103.02(3)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

3 L’article 103.03 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont remplacĂ©s par ce qui suit :

Retour ou destruction de documents d’aviation canadiens

103.03 Lorsqu’un document d’aviation canadien est suspendu ou annulé, le titulaire le détruit, ainsi que toute copie électronique en sa possession, immédiatement après la date de la prise d’effet de la suspension ou de l’annulation, ou le retourne au ministre, à sa demande.

4 Dans la colonne II de la sous-partie 1 de la partie II de l’annexe II de la sous-partie 3 de la partie I du mĂŞme règlement, les montants figurant en regard de la mention « Paragraphe 201.01(2) Â», dans la colonne I, sont remplacĂ©s par ce qui suit :

Colonne I

Texte désigné

Colonne II

Montant maximal de l’amende ($)

Personne physique Personne morale
Paragraphe 201.01(2) 3 000 15 000

5 La mention « Paragraphe 201.01(7) Â» qui figure dans la colonne I de la sous-partie 1 de la partie II de l’annexe II de la sous-partie 3 de la partie I du mĂŞme règlement et les montants figurant dans la colonne II en regard de cette mention sont abrogĂ©s.

6 La sous-partie 2 de la partie II de l’annexe II de la sous-partie 3 de la partie I du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après la mention « Paragraphe 202.01(4) Â», de ce qui suit :

Colonne I

Texte désigné

Colonne II

Montant maximal de l’amende ($)

Personne physique Personne morale
Paragraphe 202.01(5) 3 000 15 000

7 La mention « Paragraphe 202.28(2) Â» qui figure dans la colonne I de la sous-partie 2 de la partie II de l’annexe II de la sous-partie 3 de la partie I du mĂŞme règlement et les montants figurant dans la colonne II en regard de cette mention sont abrogĂ©s.

8 La mention « Paragraphe 202.37(1) Â» qui figure dans la colonne I de la sous-partie 2 de la partie II de l’annexe II de la sous-partie 3 de la partie I du mĂŞme règlement et les montants figurant dans la colonne II en regard de cette mention sont abrogĂ©s.

9 L’alinĂ©a 104.06.1(1)a) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

10 L’article 4 de l’annexe I de la sous-partie 4 de la partie I du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

11 Les annexes II et III de la sous-partie 4 de la partie I du mĂŞme règlement sont remplacĂ©es par les annexes II et III figurant Ă  l’annexe du prĂ©sent règlement.

12 L’intertitre « Partie II — Identification et immatriculation des aĂ©ronefs et utilisation d’aĂ©ronefs louĂ©s par des personnes qui ne sont pas propriĂ©taires enregistrĂ©s Â» prĂ©cĂ©dant l’article 200.01 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Partie II — Identification et immatriculation des aĂ©ronefs et utilisation autorisĂ©e d’aĂ©ronefs louĂ©s par des personnes qui ne sont pas propriĂ©taires enregistrĂ©s

13 (1) Les dĂ©finitions de marque de nationalitĂ© et marque d’immatriculation spĂ©ciale, Ă  l’article 200.01 du mĂŞme règlement, sont abrogĂ©es.

(2) Les dĂ©finitions de certificat d’immatriculation, immatriculĂ© et marque d’immatriculation, Ă  l’article 200.01 du mĂŞme règlement, sont respectivement remplacĂ©es par ce qui suit :

certificat d’immatriculation
Certificat délivré en vertu de la présente partie, y compris le certificat d’immatriculation délivré par un État contractant ou un État étranger qui a conclu avec le Canada un accord permettant l’utilisation au Canada d’un aéronef immatriculé dans cet État. (certificate of registration)
immatriculé
se dit de l’aéronef qui est immatriculé, selon le cas, en application des articles 202.16 et 202.17 ou des lois d’un État étranger, ou qui est réputé être immatriculé en vertu des paragraphes 202.07(2) ou 202.36(1). (registered)
marque d’immatriculation
Combinaison de lettres, ou de lettres et de chiffres qui est attribuée par le ministre à l’aéronef afin d’y être apposée. (registration mark)

(3) L’article 200.01 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

garde et responsabilité légales
S’agissant d’un aéronef canadien, entière responsabilité quant à son utilisation et sa maintenance. (legal custody and control)
marque d’immatriculation particulière
Marque d’immatriculation spécifique réservée à la personne qui en fait la demande. (particular registration mark)
Normes sur le marquage et l’immatriculation des aéronefs
La Norme 222 – Normes sur le marquage et l’immatriculation des aĂ©ronefs, publiĂ©e sous l’autoritĂ© du ministre, avec ses modifications successives. (Aircraft Marking and Registration Standards)

14 L’article 200.02 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

200.02 (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (2), la prĂ©sente partie s’applique aux aĂ©ronefs canadiens utilisĂ©s au Canada et Ă  l’extĂ©rieur du Canada; en outre, l’article 202.01 s’applique aux aĂ©ronefs immatriculĂ©s dans un État Ă©tranger lorsqu’ils sont utilisĂ©s au Canada.

(2) La prĂ©sente partie ne s’applique pas :

15 (1) L’alinĂ©a 201.01(2)a) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Le paragraphe 201.01(5) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(5) Dans le cas où un aéronef ne porte pas de plaque d’identification d’aéronef ou dans celui où l’aéronef en porte une mais celle-ci ne comprend pas les renseignements visés au paragraphe (4), le propriétaire de l’aéronef présente au ministre une demande écrite qui comporte des preuves établissant l’identité de l’aéronef en vue d’obtenir l’autorisation de fixer une telle plaque ou de modifier les renseignements qui y sont apposés.

(3) Le paragraphe 201.01(7) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

16 L’intertitre prĂ©cĂ©dant l’article 201.03 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Enlèvement et fixation d’une plaque d’identification d’aéronef et modification des renseignements gravés ou estampés sur une telle plaque

17 (1) Le passage du paragraphe 201.03(1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a c) est remplacĂ© par ce qui suit :

201.03 (1) Sous rĂ©serve des paragraphes (5) et (7), il est interdit, Ă  moins d’avoir obtenu l’autorisation visĂ©e au paragraphe (3) :

(2) L’article 201.03 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (6), de ce qui suit :

(7) Un constructeur peut, sans avoir obtenu l’autorisation du ministre visĂ©e au paragraphe (3), fixer une plaque d’identification d’aĂ©ronef Ă  un aĂ©ronef conformĂ©ment au paragraphe 201.01(2).

18 Le paragraphe 201.05(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

201.05 (1) Il est interdit d’installer un moteur, une hĂ©lice, un composant Ă  vie limitĂ©e, un appareillage, une pièce, une nacelle ou un brĂ»leur de ballon Ă  moins que ceux-ci ne soient identifiĂ©s conformĂ©ment aux articles 201.06 Ă  201.11.

19 Le passage de l’article 201.08 de la version française du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

201.08 Les renseignements d’identification qui doivent ĂŞtre gravĂ©s ou estampĂ©s sur le moteur, le module de moteur, l’hĂ©lice Ă  pas fixe, la pale d’hĂ©lice et le moyeu d’hĂ©lice d’aĂ©ronef sont les suivants :

20 Le passage du paragraphe 201.10(1) de la version française du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

201.10 (1) Sous rĂ©serve des paragraphes (4) et (5), le constructeur d’un appareillage ou d’une pièce — y compris une pièce approuvĂ©e par la dĂ©livrance d’une approbation de la conception de pièce — conformĂ©ment au paragraphe 201.05(2), y grave ou y estampe les renseignements d’identification suivants :

21 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 201.12, de ce qui suit :

IdentitĂ© — aĂ©ronefs

201.13 (1) Pour l’application de la présente sous-partie, le fuselage, la coque ou la structure en tenant lieu d’un aéronef, autre qu’un ballon, détermine l’identité de l’aéronef.

(2) Pour l’application de la présente sous-partie, l’aéronef, autre qu’un ballon, est réputé détruit lorsque le fuselage, la coque ou la structure en tenant lieu est mis au rebut.

IdentitĂ© — ballons

201.14 (1) Pour l’application de la présente sous-partie, l’enveloppe du ballon en détermine l’identité.

(2) Pour l’application de la présente sous-partie, le ballon est réputé détruit lorsque son enveloppe est mise au rebut.

22 (1) Le passage du paragraphe 202.01(1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

202.01 (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (2), il est interdit d’utiliser un aĂ©ronef au Canada Ă  moins qu’il ne porte des marques visibles, apposĂ©es conformĂ©ment :

(2) Le paragraphe 202.01(1) du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’alinĂ©a b), de ce qui suit :

(3) Le paragraphe 202.01(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Sur réception d’une demande présentée par écrit, le ministre délivre une autorisation écrite pour permettre l’utilisation au Canada d’un aéronef dont les marques ne sont pas apposées conformément aux Normes sur le marquage et l’immatriculation des aéronefs, si l’aéronef est utilisé pour une exposition, un spectacle aérien, une production cinématographique ou télévisée ou par un corps policier.

(4) L’article 202.01 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (4), de ce qui suit :

(5) Il est interdit d’utiliser un aéronef si les marques qui y sont apposées sont autres que celles sous lesquelles l’aéronef est immatriculé.

23 L’article 202.02 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont remplacĂ©s par ce qui suit :

Demande de réservation d’une marque d’immatriculation

202.02 (1) Le ministre réserve une marque d’immatriculation au demandeur sur réception d’une demande à cet effet présentée conformément aux Normes sur le marquage et l’immatriculation des aéronefs.

(2) La réservation de la marque d’immatriculation expire un an à compter du jour où elle est faite.

24 Le paragraphe 202.03(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

202.03 (1) Sous rĂ©serve des paragraphes (1.1) et (2), la marque d’un aĂ©ronef canadien comprend la marque de nationalitĂ©, constituĂ©e de la lettre « C Â», et la marque d’immatriculation qui est une des combinaisons suivantes :

(1.1) Le ministre n’attribue aucune marque d’immatriculation qui est une combinaison de lettres qui risque d’être confondue avec les combinaisons indiquĂ©es au paragraphe 3.6 de l’annexe 7 de la Convention.

(1.2) La marque d’immatriculation qui a été attribuée avant l’entrée en vigueur du paragraphe (1.1), autre que celle qui est visée à l’alinéa (1)b), peut continuer à être apposée sur l’aéronef.

25 (1) Le passage du paragraphe 202.04(1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

202.04 (1) Il est interdit d’enlever les marques d’un aĂ©ronef si un certificat d’immatriculation permanente a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© Ă  l’égard de l’aĂ©ronef, sauf dans les cas suivants :

(2) Le paragraphe 202.04(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Lorsqu’un certificat d’immatriculation permanente a été délivré à l’égard d’un aéronef, le propriétaire de l’aéronef peut demander au ministre, par écrit, la permission de modifier les marques.

26 (1) Le paragraphe 202.05(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

202.05 (1) Dans le cas d’un ancien aéronef militaire ou d’une réplique d’un aéronef militaire, le ministre autorise une variante quant aux dimensions ou à l’emplacement des marques, sur réception d’une demande conforme aux Normes sur le marquage et l’immatriculation des aéronefs.

(2) Le paragraphe 202.05(2) de la version anglaise du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) If, under subsection (1), the Minister authorizes an alternative size or location for the display of the marks of an aircraft, the marks must be displayed accordingly.

27 L’article 202.07 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

202.07 (1) Le constructeur qui utilise un aĂ©ronef conformĂ©ment Ă  l’autorisation visĂ©e au paragraphe 202.14(1) :

(2) Lorsque les exigences prévues aux alinéas (1)a) et b) sont respectées à l’égard d’un aéronef, l’aéronef est réputé être immatriculé avec l’immatriculation du constructeur, et le ministre délivre un certificat d’immatriculation du constructeur.

(3) Le ministre peut réserver une série de marques à un constructeur pour l’application du paragraphe (1).

28 L’article 202.13 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

202.13 Sauf dans les cas oĂą une autorisation est dĂ©livrĂ©e en application du paragraphe 202.43(1), il est interdit d’utiliser un aĂ©ronef au Canada Ă  moins qu’il ne soit immatriculĂ© au Canada, dans un État contractant ou dans un État Ă©tranger qui a conclu avec le Canada un accord permettant l’utilisation au Canada d’un aĂ©ronef immatriculĂ© dans cet État.

29 Les paragraphes 202.14(1) et (2) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

202.14 (1) Sur rĂ©ception d’une demande prĂ©sentĂ©e par Ă©crit par un constructeur, le ministre dĂ©livre une autorisation Ă©crite permettant l’utilisation d’un aĂ©ronef selon les exigences de l’article 202.07 si, Ă  la fois :

(2) Le ministre peut spécifier dans l’autorisation les conditions d’utilisation de l’aéronef.

30 L’alinĂ©a 202.15(3)d) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

31 L’article 202.16 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

202.16 Le ministre, sur rĂ©ception d’une demande visĂ©e Ă  l’article 222.16 des Normes sur le marquage et l’immatriculation des aĂ©ronefs, immatricule un aĂ©ronef et dĂ©livre un certificat d’immatriculation permanente Ă  son propriĂ©taire enregistrĂ© si les conditions suivantes sont rĂ©unies :

32 Les articles 202.17 Ă  202.19 du mĂŞme règlement et la mention « [202.20 Ă  202.24 rĂ©servĂ©s] Â» suivant l’article 202.19 sont remplacĂ©s par ce qui suit :

202.17 (1) Le ministre immatricule un aéronef à titre d’aéronef d’État s’il s’agit d’un aéronef civil qui est la propriété d’un ordre de gouvernement au Canada et qui est utilisé exclusivement au service de celui-ci.

(2) Le ministre immatricule un aĂ©ronef Ă  titre d’aĂ©ronef commercial dans les cas suivants :

(3) Le ministre immatricule un aéronef en tant qu’aéronef privé s’il n’est pas immatriculé en tant qu’aéronef d’État ou aéronef commercial.

[202.18 à 202.24 réservés]

33 L’article 202.25 du mĂŞme règlement et l’intertitre « DĂ©livrance d’un certificat d’immatriculation Â» le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

34 L’article 202.26 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

202.26 Il est interdit d’utiliser un aĂ©ronef au Canada, autre qu’un aĂ©ronef visĂ© au paragraphe 202.43(1), ou un aĂ©ronef canadien Ă  l’extĂ©rieur du Canada Ă  moins que le certificat d’immatriculation de l’aĂ©ronef valide ne soit transportĂ© Ă  bord de l’aĂ©ronef.

35 L’article 202.28 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

36 L’article 202.35 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

202.35 (1) Sous rĂ©serve de la sous-partie 3, l’immatriculation d’un aĂ©ronef canadien et tout certificat correspondant Ă  cette immatriculation sont annulĂ©s dès que le propriĂ©taire enregistrĂ© transfère toute partie de la garde et de la responsabilitĂ© lĂ©gales de l’aĂ©ronef.

(2) Lorsqu’un propriétaire enregistré d’un aéronef canadien transfère toute partie de la garde et de la responsabilité légales d’un aéronef, le ou les propriétaires enregistrés en avisent par écrit le ministre dans les sept jours suivant la date du transfert.

37 L’article 202.36 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

202.36 (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (2), l’aĂ©ronef est rĂ©putĂ© ĂŞtre immatriculĂ© Ă  titre intĂ©rimaire au nom d’un nouveau propriĂ©taire Ă  compter de la date Ă  laquelle le nouveau propriĂ©taire satisfait aux exigences prĂ©vues Ă  l’article 202.16, ainsi que les exigences applicables prĂ©vues Ă  l’article 222.36 des Normes sur le marquage et l’immatriculation des aĂ©ronefs, et le ministre dĂ©livre un certificat d’immatriculation intĂ©rimaire au nouveau propriĂ©taire.

(2) Dans le cas d’un transfert subséquent de toute partie de la garde et de la responsabilité légales de l’aéronef réputé être immatriculé en vertu du paragraphe (1), l’aéronef ne peut être réputé immatriculé à titre intérimaire au nom du nouveau propriétaire que lorsque l’aéronef est immatriculé avec un certificat d’immatriculation permanente.

(3) Lors d’un changement de nom ou d’adresse du propriĂ©taire enregistrĂ©, ou d’un changement apportĂ© Ă  tout renseignement contenu dans le certificat d’immatriculation permanente, l’aĂ©ronef est rĂ©putĂ© ĂŞtre immatriculĂ© Ă  titre intĂ©rimaire Ă  compter de la date Ă  laquelle les exigences applicables prĂ©vues Ă  l’article 222.36 des Normes sur le marquage et l’immatriculation des aĂ©ronefs sont respectĂ©es.

(4) L’immatriculation intĂ©rimaire d’un aĂ©ronef expire le premier en date des jours suivants :

38 L’article 202.37 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

202.37 (1) Le ministre, sur rĂ©ception d’une demande prĂ©sentĂ©e conformĂ©ment aux exigences Ă©noncĂ©es Ă  l’article 222.37 des Normes sur le marquage et l’immatriculation des aĂ©ronefs, immatricule un aĂ©ronef d’une immatriculation provisoire et dĂ©livre au propriĂ©taire enregistrĂ© un certificat d’immatriculation provisoire si ce dernier, Ă  la fois :

(2) Le ministre peut spécifier dans le certificat d’immatriculation provisoire la ou les dates d’utilisation de l’aéronef et sa destination.

(3) Un certificat d’immatriculation provisoire expire Ă  la première des Ă©ventualitĂ©s suivantes, selon le cas :

39 (1) Le passage de l’article 202.38 du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant le sous-alinĂ©a b)(ii) est remplacĂ© par ce qui suit :

202.38 Lorsque la garde et la responsabilitĂ© lĂ©gales d’un aĂ©ronef canadien sont transfĂ©rĂ©es Ă  une personne qui n’a pas qualitĂ© aux termes de l’article 202.15 pour ĂŞtre le propriĂ©taire enregistrĂ© d’un aĂ©ronef canadien et que l’aĂ©ronef ne se trouve pas au Canada au moment de son transfert ou que la personne qui transfère la garde et la responsabilitĂ© lĂ©gales comprend que l’aĂ©ronef doit ĂŞtre exportĂ©, la personne qui transfère la garde et la responsabilitĂ© lĂ©gales :

(2) Les alinĂ©as 202.38c) et d) du mĂŞme règlement sont abrogĂ©s.

40 (1) Le passage du paragraphe 202.42(1) de la version française du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

202.42 (1) Sous rĂ©serve de l’article 203.03, il est interdit d’utiliser au Canada un aĂ©ronef immatriculĂ© dans un État Ă©tranger qui s’est trouvĂ© au Canada pendant un nombre total de quatre-vingt-dix jours ou plus dans les douze mois prĂ©cĂ©dant son utilisation, Ă  moins que les conditions suivantes ne soient rĂ©unies :

(2) Le sous-alinĂ©a 202.42(1)c)(ii) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) Le passage du paragraphe 202.42(2) de la version française du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Dans le calcul de la pĂ©riode de quatre-vingt-dix jours, il doit ĂŞtre tenu compte des Ă©lĂ©ments suivants :

41 Le passage du paragraphe 202.57(2) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Lorsque le document en vertu duquel un propriĂ©taire enregistrĂ© d’un aĂ©ronef a la garde et la responsabilitĂ© lĂ©gales de l’aĂ©ronef cesse d’être valide, l’immatriculation de l’aĂ©ronef et tout certificat d’immatriculation correspondant sont annulĂ©s Ă  moins que le propriĂ©taire enregistrĂ© ne satisfasse aux conditions suivantes :

42 L’alinĂ©a 202.58(1)d) de la version française du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

43 L’article 202.61 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

202.61 Le ministre peut, à l’expiration ou à l’annulation du certificat d’immatriculation d’un aéronef canadien, demander au propriétaire ou au dernier propriétaire enregistré d’en enlever les marques canadiennes, et le propriétaire ou le dernier propriétaire enregistré, selon le cas, obtempère à la demande du ministre dans les sept jours suivant sa réception.

44 (1) L’intertitre prĂ©cĂ©dant l’article 202.63 de la version française du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Radiation de noms et d’adresses du Registre des aéronefs civils canadiens

(2) L’article 202.63 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

202.63 Lorsqu’un certificat d’immatriculation permanente délivré relativement à un aéronef est annulé, le ministre radie du Registre des aéronefs civils canadiens le nom et l’adresse de la personne sous laquelle l’aéronef était immatriculé.

45 (1) L’intertitre prĂ©cĂ©dant la version française de l’article 202.64 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Radiation des renseignements relatifs à l’aéronef du Registre des aéronefs civils canadiens

(2) L’article 202.64 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

202.64 (1) Dans le cas de l’annulation du certificat d’immatriculation d’un aĂ©ronef, le ministre peut radier les renseignements relatifs Ă  l’aĂ©ronef du Registre des aĂ©ronefs civils canadiens si le propriĂ©taire enregistrĂ© a transfĂ©rĂ© toute partie de la garde et de la responsabilitĂ© lĂ©gales Ă  une personne qui n’a pas qualitĂ© pour ĂŞtre propriĂ©taire enregistrĂ© d’un aĂ©ronef canadien aux termes de l’article 202.15.

(2) Le ministre peut dĂ©livrer un certificat de radiation si les renseignements relatifs Ă  l’aĂ©ronef ont Ă©tĂ© radiĂ©s du Registre des aĂ©ronefs civils canadiens en vertu du paragraphe (1) et que les exigences prĂ©vues Ă  l’alinĂ©a 202.38a) ont Ă©tĂ© respectĂ©es.

46 (1) Le passage du paragraphe 202.69(1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

202.69 (1) Le ministre Ă©tablit, tient Ă  jour et publie un registre des aĂ©ronefs, connu sous le nom de Registre des aĂ©ronefs civils canadiens, qui contient les renseignements ci-après au sujet de chaque aĂ©ronef canadien pour lequel un certificat d’immatriculation permanente est dĂ©livrĂ© :

(2) L’alinĂ©a 202.69(1)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

47 L’intertitre « Sous-partie 3 — Utilisation d’aĂ©ronefs louĂ©s par des personnes qui ne sont pas propriĂ©taires enregistrĂ©s Â» prĂ©cĂ©dant l’article 203.01 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Sous-partie 3 – Utilisation autorisĂ©e d’aĂ©ronefs louĂ©s par des personnes qui ne sont pas propriĂ©taires enregistrĂ©s

48 (1) La dĂ©finition de utilisation d’aĂ©ronefs louĂ©s, Ă  l’article 203.01 du mĂŞme règlement, est remplacĂ©e par ce qui suit :

utilisation d’aéronefs loués
Utilisation d’un aéronef, conformément à la présente sous-partie, par une personne qui n’en est pas le propriétaire enregistré. (leasing operation)

(2) Le passage de la dĂ©finition de location prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a), Ă  l’article 203.01 du mĂŞme règlement, est remplacĂ© par ce qui suit :

location
S’entend d’un accord visant un aĂ©ronef qui, Ă  la fois :

49 Le paragraphe 203.02(2) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

50 Le paragraphe 203.03(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Sous rĂ©serve de l’article 203.08 et sur rĂ©ception d’une demande prĂ©sentĂ©e par un exploitant aĂ©rien canadien, qui est conforme Ă  la Norme 223 – Utilisation d’aĂ©ronefs louĂ©s par des personnes qui ne sont pas propriĂ©taires enregistrĂ©s et qui comporte des preuves Ă©tablissant que l’exploitant aĂ©rien canadien respecte cette norme, le ministre lui dĂ©livre une autorisation Ă©crite permettant l’une ou l’autre des utilisations ci-après, dans le cadre d’une utilisation d’aĂ©ronefs louĂ©s, et prĂ©cisant les conditions rĂ©gissant l’utilisation qui sont nĂ©cessaires pour assurer la sĂ©curitĂ© aĂ©rienne :

51 (1) L’intertitre prĂ©cĂ©dant l’article 203.09 de la version française du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Présentation du contrat de location signé

(2) L’article 203.09 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

203.09 Avant d’utiliser l’aĂ©ronef, l’exploitant aĂ©rien canadien Ă  qui le ministre a dĂ©livrĂ© une autorisation en application du paragraphe 203.03(2) fait parvenir au ministre une copie signĂ©e du contrat de location.

52 La dĂ©finition de corps policier, Ă  l’article 600.01 du mĂŞme règlement, est abrogĂ©e.

Entrée en vigueur

53 Le présent règlement entre en vigueur à la date de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

ANNEXE

(article 11)

ANNEXE II

(articles 104.01 et 104.02 et alinĂ©a 104.06.1(1)a))

Immatriculation des aéronefs
Article

Colonne I

Document ou mesures préalables pour lesquels des redevances sont imposées

Colonne II

Redevances ($)

1 Réservation d’une marque d’immatriculation 140
2 Réservation d’une marque d’immatriculation particulière 270
3 DĂ©livrance d’un certificat d’immatriculation en ce qui concerne :
a) une immatriculation provisoire 200
b) un certificat initial d’immatriculation permanente 450
c) un certificat d’immatriculation permanente pour un transfert de la garde et de la responsabilité légales 400
d) une immatriculation d’un aéronef télépiloté 10
4 Renouvellement d’une réservation de marque d’immatriculation avant son expiration 70
5 Autorisation de l’utilisation de variantes quant aux dimensions ou à l’emplacement des marques d’immatriculation ou d’un écart par rapport aux spécifications des marques d’immatriculation 500
6 Autorisation de l’utilisation au Canada d’un aéronef ne portant pas de marque d’immatriculation 200
7 Modification d’une marque d’immatriculation après la délivrance d’une immatriculation permanente 650
8 Délivrance d’un certificat d’immatriculation intérimaire vierge de remplacement 109

ANNEXE III

(articles 104.01 et 104.02)

Aéronefs loués
Article

Colonne I

Document ou mesures préalables pour lesquels des redevances sont imposées

Colonne II

Redevances ($)

1 DĂ©livrance d’une autorisation permettant l’utilisation d’un aĂ©ronef dans le cadre d’une utilisation d’aĂ©ronefs louĂ©s :  
a) Ă  un exploitant aĂ©rien canadien qui loue un aĂ©ronef canadien d’un autre exploitant aĂ©rien canadien (RAC 203.03(2)a)) 520
b) Ă  un exploitant aĂ©rien Ă©tranger qui loue un aĂ©ronef canadien d’un exploitant aĂ©rien canadien ou d’un constructeur d’aĂ©ronefs canadien (RAC 203.03(2)b)) 1 200
c) Ă  un exploitant aĂ©rien canadien qui loue un aĂ©ronef qui est immatriculĂ© dans un État Ă©tranger (RAC 203.03(2)c)) 995

Conditions d’utilisation et Avis de confidentialité

Conditions d’utilisation

Vous ĂŞtes tenu de vous assurer que les commentaires que vous formulez ne contiennent aucun des Ă©lĂ©ments suivants :

  • renseignement personnel;
  • renseignement protĂ©gĂ© ou classifiĂ© du gouvernement du Canada;
  • commentaire discriminatoire ou qui incite Ă  la discrimination fondĂ©e sur la race, le sexe, la religion, l’orientation sexuelle ou contre tout autre groupe protĂ©gĂ© en vertu de la Loi canadienne sur les droits de la personne ou de la Charte canadienne des droits et libertĂ©s;
  • commentaire haineux, diffamatoire ou obscène;
  • commentaire menaçant, violent, intimidant ou harcelant;
  • commentaire venant Ă  l’encontre des lois fĂ©dĂ©rales, provinciales ou territoriales du Canada;
  • commentaire qui constitue une usurpation d’identitĂ©, de la publicitĂ© ou du pollupostage;
  • commentaire dont le but est d'encourager ou d'inciter une activitĂ© criminelle;
  • liens externes;
  • commentaire rĂ©digĂ© dans une langue autre que le français ou l’anglais;
  • commentaire qui contrevient autrement au prĂ©sent avis.

L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit d’examiner et de supprimer les renseignements personnels, les propos haineux ou tout autre renseignement jugĂ© inappropriĂ© Ă  la publication, tel qu’il est dĂ©crit ci-dessus.

Les renseignements commerciaux confidentiels ne doivent ĂŞtre affichĂ©s que dans la zone de texte rĂ©servĂ©e Ă  cette fin. En gĂ©nĂ©ral, « renseignements commerciaux confidentiels Â» dĂ©signe les renseignements qui i) ne sont pas accessibles au public, ii) sont traitĂ©s de façon confidentielle par la personne dont l’entreprise est concernĂ©e par ces renseignements et iii) ont une valeur Ă©conomique rĂ©elle ou potentielle pour la personne ou ses concurrents, car ils ne sont pas accessibles au public et leur divulgation entraĂ®nerait une perte financière pour la personne ou un gain important pour ses concurrents. Les commentaires fournis dans la zone rĂ©servĂ©e aux renseignements commerciaux confidentiels qui correspondent Ă  cette description ne seront pas rendus publics. L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit de rendre le commentaire public s’il n’est pas considĂ©rĂ© qu’il s’agit d’un renseignement commercial confidentiel.

Vos commentaires seront affichés sur le site Web de la Gazette du Canada à la disposition du public pour examen. Cependant, vous avez le droit de soumettre vos commentaires de façon anonyme. Le cas échéant, vos commentaires seront rendus publics et attribués à une personne anonyme. Aucun autre renseignement à votre sujet ne sera rendu public.

Les commentaires seront affichĂ©s sur le site Web de la Gazette du Canada pendant au moins 10 ans.

Veuillez noter que la communication par courriel n’est pas sécurisée. Par conséquent, si la pièce jointe à transmettre contient des renseignements de nature délicate, veuillez écrire à l’adresse de courriel ministérielle pour discuter des façons dont vous pouvez transmettre ces renseignements.

Avis de confidentialité

Les renseignements fournis sont recueillis en vertu de la Loi sur la gestion des finances publiques, de la Loi sur le ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux, de la Loi de mise en Ĺ“uvre de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique, ainsi que des lois habilitantes des organismes de rĂ©glementation concernĂ©s, aux fins de recueillir des commentaires liĂ©s aux changements rĂ©glementaires. Vos commentaires et vos documents sont recueillis dans le but d’accroĂ®tre la transparence du processus rĂ©glementaire et de rendre le gouvernement plus accessible aux Canadiens.

Les renseignements personnels soumis sont recueillis, utilisĂ©s, communiquĂ©s, conservĂ©s et protĂ©gĂ©s contre l’accès par les personnes ou les organismes non autorisĂ©s conformĂ©ment aux dispositions de la Loi sur la protection des renseignements personnels et du Règlement sur la protection des renseignements personnels. Les noms des personnes fournis ne seront pas affichĂ©s en ligne; ils seront toutefois conservĂ©s pour que nous puissions communiquer avec ces personnes au besoin. Les noms des organisations qui formulent des commentaires seront affichĂ©s en ligne.

Les renseignements soumis, y compris les renseignements personnels, seront accessibles Ă  Services publics et Approvisionnement Canada, Ă  qui incombe les responsabilitĂ©s de la page Web de la Gazette du Canada, et Ă  l’institution fĂ©dĂ©rale responsable de la gestion du changement rĂ©glementaire proposĂ©.

Toute personne est en droit de demander que les renseignements personnels la concernant lui soient communiquĂ©s ou qu’ils soient corrigĂ©s. Pour demander l’accès Ă  vos renseignements personnels ou leur correction, communiquez avec le Bureau de l’accès Ă  l’information et de la protection des renseignements personnels (AIPRP) de l’institution fĂ©dĂ©rale responsable de la gestion du changement rĂ©glementaire proposĂ©.

Vous pouvez adresser une plainte au Commissariat à la protection de la vie privée du Canada au sujet de la gestion de vos renseignements personnels par une institution fédérale.

Les renseignements personnels fournis sont versĂ©s dans le fichier de renseignements personnels POU 938 ActivitĂ©s de sensibilisation. Les personnes qui souhaitent accĂ©der Ă  leurs renseignements personnels en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels doivent en faire la demande Ă  l’organisme de rĂ©glementation compĂ©tent en fournissant suffisamment de renseignements pour permettre Ă  l’institution fĂ©dĂ©rale de rĂ©cupĂ©rer les renseignements personnels concernant ces personnes. L’institution fĂ©dĂ©rale pourrait avoir de la difficultĂ© Ă  retracer les renseignements personnels au sujet de personnes qui formulent des commentaires de façon anonyme et qui demandent l’accès Ă  leurs renseignements personnels.