La Gazette du Canada, Partie I, volume 160, numĂ©ro 12 : Règlement modifiant le Règlement sur la sĂ©curitĂ© de la navigation et la prĂ©vention de la pollution dans l’Arctique et le Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001)

Le 21 mars 2026

Fondements législatifs
Loi sur la prévention de la pollution des eaux arctiques
Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada

Ministère responsable
Ministère des Transports

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

Le Canada dispose d’un rĂ©gime de rĂ©glementation national pour le transport maritime dans l’Arctique depuis plus de cinquante ans. Toutefois, les mesures internationales obligatoires visant Ă  attĂ©nuer les risques liĂ©s Ă  l’exploitation de bâtiments dans les rĂ©gions polaires ont seulement Ă©tĂ© adoptĂ©es le 1er janvier 2017, lorsque le Recueil international de règles applicables aux navires exploitĂ©s dans les eaux polaires (Recueil sur la navigation polaire) est entrĂ© en vigueur par l’ajout du chapitre XIV Ă  la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (Convention SOLAS). L’absence antĂ©rieure de normes internationales obligatoires en matière de navigation polaire, y compris dans l’Arctique canadien, a contribuĂ© Ă  accroĂ®tre les risques pour la sĂ©curitĂ© et l’environnement, en plus de donner lieu Ă  l’établissement d’un ensemble de règles disparates individuelles par les États arctiques et Ă  la crĂ©ation d’un cadre rĂ©glementaire incohĂ©rent pour les bâtiments qui naviguent Ă  des latitudes Ă©levĂ©es.

Les données sur les accidents et les incidents soumises à l’Organisation maritime internationale (OMI) par les États arctiques et d’autres intervenants ayant des intérêts dans la région révèlent que des bâtiments non ressortissant à la Convention SOLAS, plus particulièrement des bâtiments de pêche et des yachts, sont de plus en plus exploités dans les eaux polaires et que ceux-ci sont exposés aux mêmes risques que les bâtiments certifiés en vertu de la Convention SOLAS. Parmi ces risques figurent les capacités réduites de recherche et de sauvetage, le nombre limité de cartes nautiques, les conditions de glace changeantes et difficiles, et l’inefficacité potentielle de l’équipement et des instructions à des latitudes élevées.

Ă€ la 107e session du ComitĂ© de la sĂ©curitĂ© maritime, l’OMI a adoptĂ© des modifications Ă  la Convention SOLAS et au Recueil sur la navigation polaire, de manière Ă  instaurer de nouvelles exigences relatives Ă  la sĂ©curitĂ© de la navigation et Ă  la planification du voyage pour les bâtiments non ressortissant Ă  la Convention SOLAS qui sont exploitĂ©s dans les rĂ©gions polairesrĂ©fĂ©rence 1. Ă€ titre d’État membre de l’OMI et de signataire de la Convention SOLAS, le Canada est tenu d’harmoniser sa rĂ©glementation nationale avec les mises Ă  jour internationales du Recueil sur la navigation polaire en apportant des modifications au Règlement sur la sĂ©curitĂ© de la navigation et la prĂ©vention de la pollution dans l’Arctique (RSNPPA – le projet de règlement).

Les nouvelles exigences en matière de sécurité de la navigation et de planification du voyage sont fondées sur des années de discussions au sein du Comité de la sécurité maritime de l’OMI et de son Sous-comité de la navigation, des communications et de la recherche et du sauvetage. Les huit États arctiques, dont le Canada, ont participé activement à l’élaboration de ces mesures de sécurité supplémentaires du Recueil sur la navigation polaire et ont appuyé l’OMI dans le cadre de ces efforts.

Contexte

Le Canada joue depuis longtemps un rĂ´le prĂ©pondĂ©rant dans la protection de l’environnement arctique. En 1970, il a promulguĂ© la Loi sur la prĂ©vention de la pollution des eaux arctiques (LPPEA), un rĂ©gime rigoureux de prĂ©vention de la pollution destinĂ© Ă  protĂ©ger le milieu marin arctique au nord du 60e parallèle de latitude nord, jusqu’à la limite extĂ©rieure de la zone Ă©conomique exclusive du Canada. La LPPEA et ses règlements d’application Ă©tablissent ce qui suit :

Le 1er juillet 2010, dans la poursuite de ses efforts visant Ă  tenir compte des risques particuliers pour la sĂ©curitĂ© inhĂ©rents Ă  la rĂ©gion et de la sensibilitĂ© du milieu marin au trafic maritime, le Canada a rendu obligatoire la production de comptes rendus en vertu du Règlement sur la zone de services de trafic maritime du Nord canadien (NORDREG) pour les bâtiments exploitĂ©s dans les eaux nordiques canadiennes. Le NORDREG joue un rĂ´le essentiel en facilitant l’identification et la surveillance des bâtiments par le centre d’Iqaluit des Services de communications et de trafic maritimes de la Garde cĂ´tière canadienne, et contribue Ă  veiller Ă  ce que les marins aient accès Ă  des renseignements qui les aideront Ă  prendre des dĂ©cisions Ă  bord sur des questions de navigation et Ă  rĂ©duire les risques d’incidents dont les dommages causĂ©s aux bâtiments pourraient nuire Ă  l’environnement. Le NORDREG facilite les interventions en temps utile pour prĂ©venir la pollution et permet de fournir efficacement des services de sĂ©curitĂ©, comme des services de brise-glace, de recherche et sauvetage et d’aide Ă  la navigation dans les glaces.

L’OMI, un organisme relevant des Nations Unies dont le Canada est un État membre, Ă©tablit des normes et des pratiques internationales pour assurer la sĂ©curitĂ© des bâtiments et la protection de l’environnement pendant la navigation, et ce, par le biais de la coopĂ©ration internationale. Le Canada a jouĂ© un rĂ´le dĂ©terminant au sein de l’OMI dans l’élaboration du Recueil sur la navigation polaire, en mettant Ă  profit plus de 40 annĂ©es d’expĂ©rience en tant que chef de file mondial de la surveillance maritime dans l’Arctique. En raison de cette participation active, le contenu du Recueil sur la navigation polaire (par exemple les dangers pris en compte, les modes d’exploitation des bâtiments dans les glaces et les restrictions relatives aux rejets) est grandement influencĂ© par les normes de sĂ©curitĂ© et de protection de l’environnement que prĂ©voit le rĂ©gime canadien de sĂ©curitĂ© de la navigation et de prĂ©vention de la pollution dans l’Arctique.

Le Recueil sur la navigation polaire a principalement pour but de rĂ©duire les risques particuliers auxquels sont exposĂ©s certains bâtiments dans l’Arctique et l’Antarctique par l’application d’un Ă©ventail de mesures de sĂ©curitĂ© et de prĂ©vention de la pollution. Ces mesures ont notamment trait Ă  la conception et Ă  l’équipement, Ă  l’exploitation des bâtiments, Ă  la formation des Ă©quipages, aux procĂ©dures de communication et Ă  celles Ă  suivre Ă  bord, ainsi qu’à la protection du milieu marin. Les mesures de sĂ©curitĂ© Ă©noncĂ©es dans le Recueil sur la navigation polaire ne sont obligatoires que pour les bâtiments certifiĂ©s en vertu de la Convention SOLAS. Cependant, l’OMI a exhortĂ© ses États membres Ă  en assurer la mise en Ĺ“uvre Ă  bord des bâtiments non ressortissant Ă  la Convention SOLAS dans la mesure du possible (y compris les bâtiments de pĂŞche d’une longueur d’au moins 24 mètres et les yachts de plaisance d’une jauge brute d’au moins 300 qui n’assurent pas un service commercial)rĂ©fĂ©rence 2.

En dĂ©cembre 2017, le Canada a adoptĂ© un nouveau règlement sur la sĂ©curitĂ© et la prĂ©vention de la pollution en vertu de la LPPEA et de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (LMMC 2001) qui s’applique Ă  certains bâtiments exploitĂ©s dans l’Arctique canadien et aux bâtiments battant pavillon canadien exploitĂ©s dans les rĂ©gions polaires, Ă  savoir le Règlement sur la sĂ©curitĂ© de la navigation et la prĂ©vention de la pollution dans l’Arctique (RSNPPA).

Objectif

Le projet de règlement a pour objectif d’amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© de la navigation et la planification des voyages d’un plus large Ă©ventail de bâtiments exploitĂ©s dans les eaux arctiques canadiennes, au-delĂ  des bâtiments certifiĂ©s en vertu de la Convention SOLAS, de façon Ă  prĂ©venir la pollution causĂ©e par les activitĂ©s de transport maritime. Cet objectif est conforme au libellĂ© du Recueil sur la navigation polaire, selon lequel « toute mesure de sĂ©curitĂ© prise en vue de rĂ©duire la probabilitĂ© d’un accident est très salutaire pour l’environnement Â». Le projet de règlement permettra Ă©galement au Canada de s’acquitter de ses obligations et engagements internationaux en vertu de la Convention SOLAS et du Recueil sur la navigation polaire, et de dĂ©montrer son leadership international Ă  l’appui de la sĂ©curitĂ© de la navigation dans les eaux polaires.

Description

Le Canada propose d’apporter des modifications rĂ©glementaires au RSNPPA afin de respecter ses engagements internationaux Ă  titre d’État membre de l’OMI. Les modifications apportĂ©es Ă  la Convention SOLAS sont entrĂ©es en vigueur Ă  l’échelle internationale le 1er janvier 2026 pour les bâtiments construits Ă  compter de cette date, et entreront en vigueur le 1er janvier 2027 pour les navires construits avant le 1er janvier 2026. En tant que partie contractante de la Convention SOLAS, le Canada est liĂ© par ces modifications techniques au moment de leur entrĂ©e en vigueur. Par consĂ©quent, il est impĂ©ratif de mettre Ă  jour le RSNPPA afin d’assurer la mise en Ĺ“uvre efficace de celles-ci.

Le prĂ©sent projet de règlement prĂ©voit Ă©galement quelques modifications mineures au Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001) qui permettront d’assurer l’harmonisation connexe avec les nouvelles catĂ©gories de bâtiments Ă©tablies dans le RSNPPA.

Portée

ConformĂ©ment au projet de règlement, les bâtiments de pĂŞche d’une longueur d’au moins 24 mètres, les embarcations de plaisance d’une jauge brute de 300 ou plus n’assurant pas un service commercial et les navires de charge d’une jauge brute entre 300 et 500 devront satisfaire aux exigences applicables du chapitre XIV de la Convention SOLAS.

Exigences relatives à la sécurité de la navigation

En vertu du projet de règlement, ces nouveaux types de bâtiments seront assujettis aux exigences supplĂ©mentaires suivantes en matière de sĂ©curitĂ© de la navigation, qui sont Ă©noncĂ©es au chapitre 9-1 du Recueil sur la navigation polaire :

Exigences relatives Ă  la planification du voyage

Le projet de règlement imposera Ă©galement de nouvelles exigences Ă  ces bâtiments en ce qui concerne la prĂ©paration des voyages, conformĂ©ment au chapitre 11-1 du Recueil sur la navigation polaire. En vertu de celles-ci, la planification de l’itinĂ©raire dans les eaux polaires devra tenir compte de ce qui suit :

Sanctions administratives pécuniaires

Le Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001) sera Ă©galement modifiĂ© par l’ajout d’une disposition (paragraphe 6(1.1)) au paragraphe 6(1) afin de tenir compte de la rĂ©organisation des catĂ©gories de bâtiments applicables. En raison de cette rĂ©organisation, le Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001) doit ĂŞtre modifiĂ© en consĂ©quence.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Le projet de règlement est le fruit de plusieurs années de consultations et de discussions tenues à l’échelle internationale au sein de l’OMI, en plus des activités de mobilisation subséquentes menées avec les intervenants nationaux. Les intervenants les plus touchés par le projet de règlement sont essentiellement des propriétaires de grands bâtiments de pêche exploités de façon saisonnière dans la zone de la baie de Baffin et du détroit de Davis de l’Arctique canadien.

Pour obtenir l’appui international Ă  l’égard de l’ajout de mesures de sĂ©curitĂ© Ă  bord des bâtiments non ressortissant Ă  la Convention SOLAS exploitĂ©s dans les rĂ©gions polaires, plusieurs groupes d’intervenants ont soumis Ă  l’OMI des documents d’information dĂ©montrant la nĂ©cessitĂ© de prĂ©voir des mesures supplĂ©mentaires afin d’attĂ©nuer les risques pour la sĂ©curitĂ© auxquels sont exposĂ©s tous les bâtiments naviguant Ă  des latitudes Ă©levĂ©es. Ces documents font Ă©tat des vulnĂ©rabilitĂ©s environnementales propres aux eaux polaires, de la valeur ajoutĂ©e d’une planification dĂ©taillĂ©e du voyage pour rĂ©duire au minimum les perturbations de l’écosystème marin et des avantages que prĂ©sente une planification rigoureuse de l’exploitation des bâtiments en eaux polaires. Le contenu de ces documents a orientĂ© la rĂ©daction des modifications au Recueil sur la navigation polaire (par exemple les chapitres 9-1 et 11-1), qui ciblent expressĂ©ment les bâtiments non ressortissant Ă  la Convention SOLAS. Ces modifications ont Ă©tĂ© en grande partie proposĂ©es par des organisations non gouvernementales environnementales, dont le Fonds mondial pour la nature, les Amis de la terre International et le Centre environnemental du Pacifique, ainsi que par des États arctiques membres de l’OMI, notamment la Norvège, le Canada et les États-Unis.

Suivant l’adoption et l’approbation des modifications internationales Ă  la Convention SOLAS et au Recueil sur la navigation polaire, Transports Canada a entamĂ© des consultations nationales auprès des intervenants pour obtenir leurs commentaires initiaux sur la justification stratĂ©gique de la mise en Ĺ“uvre au Canada de ces modifications convenues Ă  l’échelle internationale. Ces consultations ont surtout Ă©tĂ© menĂ©es par le SecrĂ©tariat du Conseil consultatif maritime canadien (CCMC) de Transports Canada. Plus prĂ©cisĂ©ment, des sĂ©ances de consultation ont Ă©tĂ© organisĂ©es en personne Ă  Ottawa avec l’industrie et d’autres intervenants lors de la rĂ©union nationale du CCMC tenue Ă  Ottawa les 14 et 15 novembre 2023 et aux rĂ©unions rĂ©gionales du CCMC tenues dans les rĂ©gions des Prairies et du Nord, du QuĂ©bec et de l’Atlantique tout au long de l’automne de 2023. Au nombre des intervenants de l’industrie qui ont participĂ© Ă  ces sĂ©ances figurent des compagnies de transport maritime, des exploitants de navires de croisière, des associations de transport maritime, des sociĂ©tĂ©s de classification et des propriĂ©taires et exploitants de bâtiments de pĂŞche.

D’autres activitĂ©s de mobilisation ont Ă©galement Ă©tĂ© entreprises par le biais du forum de consultation en ligne Parlons transport, oĂą le Programme national de sĂ©curitĂ© et de sĂ»retĂ© maritimes de Transports Canada a créé un portail en ligne pour obtenir les commentaires des intervenants et du public canadien. La page de consultation a Ă©tĂ© publiĂ©e en ligne le 8 septembre 2023, et le lien connexe a Ă©tĂ© diffusĂ© par l’intermĂ©diaire des rĂ©seaux de consultation de Transports Canada en vue de solliciter des commentaires au sujet des exigences proposĂ©es. La page a recueilli plus de 140 visites, et Transports Canada a reçu cinq observations Ă©crites officielles de la part d’intervenants nationaux de l’Arctique. Les commentaires reçus dĂ©passent en grande partie de la portĂ©e du projet de règlement et sont davantage axĂ©s sur la nĂ©cessitĂ© d’établir des mesures distinctes en matière de sĂ©curitĂ© de la navigation et des bâtiments, d’offrir une formation supplĂ©mentaire aux Ă©quipages et de renforcer les mesures de protection des mammifères marins contre les collisions avec des bâtiments. Certaines des prĂ©occupations soulevĂ©es ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© prises en compte dans le cadre des programmes d’inspection de Transports Canada, notamment la nĂ©cessitĂ© d’inspecter chaque bâtiment de manière adĂ©quate avant tout voyage dans l’Arctique. La rĂ©gion des Prairies et du Nord du CCMC poursuit ses efforts dans le cadre de ses rĂ©unions rĂ©gionales en vue de donner suite au commentaire portant sur les « opportunitĂ©s d’engager les communautĂ©s nordiques pour identifier les lacunes dans la capacitĂ© de rĂ©ponse du Nord et identifier les besoins de formation et d’équipement afin d’amĂ©liorer la rĂ©ponse dans l’Arctique Â». Ces rĂ©unions sont coprĂ©sidĂ©es par la Garde cĂ´tière canadienne, qui possède des unitĂ©s auxiliaires dans les collectivitĂ©s nordiques qui contribuent aux activitĂ©s de recherche et sauvetage et aux interventions en cas de pollution. Un autre intervenant a dit craindre que le projet de règlement permette Ă  un plus grand nombre de bâtiments de pĂŞche commerciale d’entrer dans l’Arctique. Ce commentaire est considĂ©rĂ© comme Ă©tant hors de la portĂ©e du projet de règlement, puisque ce dernier a trait au transport d’équipement de sĂ©curitĂ© et Ă  la planification du voyage et n’a aucun lien direct avec les quotas de pĂŞche commerciale.

Ă€ la suite de la clĂ´ture de la consultation sur le forum en ligne Parlons transport, le rapport de suivi intitulĂ© « Rapport Ce que nous avons entendu : Code polaire - Ajout de nouveaux types de navires aux Règlements sur la sĂ©curitĂ© et la prĂ©vention de la pollution dans l’Arctique Â» a Ă©tĂ© rĂ©digĂ©. Ce rapport a ensuite Ă©tĂ© communiquĂ© Ă  ceux qui ont fourni des commentaires directs afin de mettre davantage en Ă©vidence en quoi le projet de règlement contribuera Ă  amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© maritime, Ă  rĂ©duire les rĂ©percussions sur l’environnement et Ă  mieux planifier les voyages dans l’Arctique.

Les réunions en personne et les avis électroniques du CCMC sont et demeureront le moyen utilisé pour communiquer de façon continue avec les intervenants externes, y compris les groupes autochtones. Il est également envisagé de publier des bulletins de la sécurité des navires dès l’entrée en vigueur du projet de règlement. Les bulletins de la sécurité des navires sont des avis qui s’adressent précisément aux intervenants du secteur maritime ainsi qu’une source de renseignements exacts et à jour sur la sécurité des bâtiments, ce qui est primordial pour la sécurité de la vie en mer. Ils constituent l’un des importants mécanismes pour transmettre rapidement des renseignements concernant les mesures de protection contre les risques cernés ou des directives à l’industrie. À l’approche de la mise en œuvre du projet de règlement, des messages internes seront communiqués aux inspecteurs de la sécurité maritime par le biais de FlagStateNet. Les messages FlagStateNet sont envoyés au moyen d’un système Web sécurisé et contribuent à assurer la surveillance des bâtiments battant pavillon canadien, leur conformité et l’application de la loi par ceux-ci.

Étant donné que les propriétaires et les exploitants de bâtiments exploités en eaux polaires se conforment déjà volontairement à la plupart des exigences établies dans le projet de règlement, les questions relatives à la conformité et à l’application de la loi ne devraient pas susciter de préoccupations importantes. Les discussions au sujet de la mise en œuvre et de l’interprétation du projet de règlement et d’autres règlements se poursuivront de façon continue dans le cadre des réunions annuelles nationales et régionales du CCMC.

Mobilisation des Autochtones, consultation et obligations découlant des traités modernes

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, le Groupe des relations avec les Autochtones de Transports Canada a effectué une évaluation pour déterminer si le projet de règlement est susceptible de donner lieu à des obligations découlant des traités modernes. L’évaluation a permis d’examiner la portée géographique et l’objet du projet de règlement par rapport aux traités modernes en vigueur.

Selon les conclusions de l’Évaluation des répercussions des traités modernes (ERTM), le projet de règlement est de portée nationale et pourrait s’appliquer aux traités modernes au Canada, en particulier dans les régions où il y a de grands plans d’eau, notamment l’Inuit Nunangat. Il aura des incidences directes sur les membres de groupes signataires de traités qui possèdent ou exploitent des bâtiments, y compris des bâtiments de pêche. Les membres de groupes signataires de traités tireront également profit du projet de règlement, dans la mesure où il permettra d’améliorer la sécurité des marins et de protéger l’environnement.

Le projet de règlement s’applique Ă  certains bâtiments dans les eaux arctiques canadiennes, y compris aux bâtiments dĂ©tenus ou exploitĂ©s par les membres de groupes signataires de traitĂ©s. L’ERTM a permis de recenser des clauses relatives Ă  la prise en compte de l’avis des groupes signataires de traitĂ©s dans la prise des dĂ©cisions qui concernent les zones marines. Elle a Ă©galement rĂ©vĂ©lĂ© qu’au-delĂ  des obligations particulières dĂ©coulant des traitĂ©s, le projet de règlement pourrait prĂ©senter un intĂ©rĂŞt pour les gouvernements signataires de traitĂ©s, car il touche au transport maritime et Ă  la navigation sur les ressources en eau visĂ©es par des droits et des intĂ©rĂŞts issus de traitĂ©s. Par consĂ©quent, les partenaires signataires de traitĂ©s continueront d’être mobilisĂ©s afin de s’assurer que toutes les obligations dĂ©coulant de traitĂ©s sont respectĂ©es. Dans le cadre de ces efforts de mobilisation, les groupes autochtones sont notamment invitĂ©s Ă  participer aux rĂ©unions annuelles rĂ©gionales et nationales du CCMC, dont la dernière a eu lieu en mai 2025. Les participants autochtones du Nord consultĂ©s Ă  ce jour comprennent la Nunavut Tunngavik Incorporated, le gouvernement du Nunatsiavut, la SociĂ©tĂ© rĂ©gionale inuvialuite, le SecrĂ©tariat de la rĂ©gion dĂ©signĂ©e des Inuvialuit, l’Administration rĂ©gionale Kativik, la FĂ©dĂ©ration des MĂ©tis du Manitoba, Inuit Tapiriit Kanatami, le Conseil du milieu marin du Nunavut et diverses autres associations de chasseurs et trappeurs autochtones, dont l’Organisation des chasseurs et des trappeurs d’Ekaluktutiak, le ComitĂ© de chasseurs et de trappeurs de Tuktoyaktuk et le Conseil inuvialuit de gestion du gibier.

L’article 5 de la Loi sur la DĂ©claration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (LDNUDPA) exige que le gouvernement du Canada, en consultation et en coopĂ©ration avec les peuples autochtones, prenne toutes les mesures nĂ©cessaires pour s’assurer que les lois existantes et nouvelles du Canada, y compris les règlements, sont conformes Ă  la DĂ©claration. L’évaluation relative Ă  la LDNUDPA a permis de conclure qu’il n’y avait pas d’obligation de consulter les peuples autochtonesrĂ©fĂ©rence 3. Les règlements proposĂ©s ont Ă©tĂ© inclus dans le bulletin d’information sur les occasions de mobilisation adressĂ© aux Autochtones de Transports Canada de fĂ©vrier 2026 afin d’assurer un processus de mobilisation transparent et d’accroĂ®tre la sensibilisation Ă  l’égard des modifications proposĂ©es.

Les équipes régionales de Transports Canada chargées des relations avec les Autochtones continueront d’être sollicitées aux fins de l’obtention de conseils liés à la mobilisation et du recensement de tous les groupes autochtones et signataires de traités modernes concernés afin d’assurer le respect des traités et des autres obligations juridiques.

Choix de l’instrument

Pour s’acquitter de leurs obligations internationales, les États membres doivent intégrer les modifications apportées aux conventions de l’OMI dans leur réglementation nationale. L’inclusion des options non réglementaires et des options de statu quo est jugée inappropriée, car seul le projet de règlement permettra au Canada de remplir ses responsabilités à titre de partie contractante de la Convention SOLAS et de contributeur clé à l’élaboration du Recueil sur la navigation polaire.

Analyse de la réglementation

Le gouvernement du Canada pourra s’acquitter de ses obligations internationales par le truchement du projet de règlement en adoptant les deux nouveaux chapitres ajoutĂ©s au Recueil sur la navigation polaire (9-1 et 11-1), qui Ă©largissent la portĂ©e des bâtiments visĂ©s. Ces exigences visent actuellement les grands bâtiments exploitĂ©s dans l’Arctique et l’Antarctique, mais le projet de règlement aura pour effet de les appliquer aux catĂ©gories de bâtiments de plus petite taille (navires de charge d’une jauge brute entre 300 et 500, bâtiments de pĂŞche de 24 mètres ou plus et yachts de plaisance d’une jauge brute de 300 ou plus qui n’assurent pas un service commercial).

Les chapitres 9-1 et 11-1 du Recueil sur la navigation polaire portent sur la navigation et la planification des voyages. En ce qui a trait Ă  la navigation, les bâtiments seront tenus d’avoir l’équipement nĂ©cessaire en vue de recevoir des renseignements sur les conditions mĂ©tĂ©orologiques et les glaces, de dĂ©tecter la glace visuellement et de faciliter la navigation (par exemple des feux). Pour ce qui est de la planification du voyage, l’exploitant du bâtiment devra officiellement tenir compte de certains facteurs, comme les conditions mĂ©tĂ©orologiques et la prĂ©sence de mammifères marins, avant l’entrĂ©e du bâtiment dans les eaux arctiques canadiennes.

Compte tenu du niveau Ă©levĂ© de conformitĂ© et du faible nombre de bâtiments visĂ©s, le projet de règlement devrait engendrer un coĂ»t estimatif de 192 699 $ (valeur en dollars canadiens de 2024, actualisĂ©e Ă  l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence de 2026 selon un taux de 7 %) pour la pĂ©riode de 2026 Ă  2035. Le projet de règlement n’entraĂ®nera aucune augmentation du fardeau administratif.

Cadre d’analyse

L’analyse coûts-avantages pour le projet de règlement est effectuée conformément à la Politique sur l’analyse coûts-avantages du Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT). Les coûts et les avantages inclus dans la portée sont ceux qui sont attribués aux Canadiens. Dans la mesure du possible, les répercussions sont quantifiées et monétisées, et seuls les coûts et avantages directs pour les intervenants sont pris en compte dans l’analyse coûts-avantages.

Les avantages et les coûts associés au projet de règlement sont évalués en fonction de la comparaison du scénario de référence au scénario de réglementation. Le scénario de référence décrit ce qui risque de se produire dans l’avenir si le gouvernement du Canada ne met pas en œuvre le projet de règlement. Le scénario de réglementation fournit des renseignements sur les résultats prévus en raison du projet de règlement. Les scénarios sont présentés plus en détail ci-après.

L’analyse couvre une pĂ©riode de 10 ans, soit de 2026 Ă  2035 (l’annĂ©e 2026 Ă©tant celle pendant laquelle le projet de règlement devrait ĂŞtre enregistrĂ©). Pour les besoins de l’analyse, il est prĂ©sumĂ© que le projet de règlement entrera en vigueur le 1er janvier 2027 pour les bâtiments construits avant le 1er janvier 2026 afin d’assurer l’harmonisation avec les modifications apportĂ©es Ă  la Convention SOLAS. Sauf indication contraire, tous les avantages et les coĂ»ts sont exprimĂ©s sous la forme de valeurs en dollars canadiens de 2024, actualisĂ©es Ă  l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence de 2026 Ă  un taux de 7 %, pour la pĂ©riode de 10 ans visĂ©e par l’analyse. La mĂ©thode utilisĂ©e pour calculer la valeur actualisĂ©e nette ne tient pas compte de la première pĂ©riode. Les chiffres ayant Ă©tĂ© arrondis, la somme pourrait ne pas correspondre aux valeurs indiquĂ©es.

Profil des intervenants

Le projet de règlement aura des incidences sur les bâtiments de pĂŞche d’une longueur d’au moins 24 mètres, les yachts de plaisance d’une jauge brute d’au moins 300 n’assurant pas de service commercial, et les navires de charge d’une jauge brute d’au moins 300, mais infĂ©rieure Ă  500, qui sont exploitĂ©s dans les eaux arctiques canadiennes. Il s’appliquera aux bâtiments canadiens et Ă©trangers. Toutefois, les rĂ©percussions sur les bâtiments Ă©trangers ne sont pas prises en compte dans l’analyse, conformĂ©ment au Guide d’analyse coĂ»ts-avantages : Propositions de rĂ©glementation du SCTrĂ©fĂ©rence 4.

Les donnĂ©es de 2019 Ă  2023 du système d’identification automatique (SIA) ont Ă©tĂ© utilisĂ©es pour obtenir des renseignements sur les bâtiments exploitĂ©s dans les eaux arctiques. Au cours de ces cinq annĂ©es, 60 bâtiments distincts correspondant aux paramètres du projet de règlement relatifs Ă  la taille y ont Ă©tĂ© exploitĂ©s, Ă  savoir 49 bâtiments de pĂŞche d’une longueur d’au moins 24 mètres et 11 yachts de plaisance d’une jauge brute d’au moins 300 tonneaux. Aucun navire de charge d’une jauge brute se situant entre 300 et 500 n’y a Ă©tĂ© exploitĂ©. Des 49 bâtiments de pĂŞche, 23 Ă©taient des bâtiments battant pavillon canadien et 13 d’entre eux avaient une jauge brute d’au moins 500 tonneaux. Les 11 yachts de plaisance battaient pavillon Ă©tranger et sont donc exclus de la portĂ©e de l’analyse.

L’analyse porte sur les 23 bâtiments battant pavillon canadien exploitĂ©s entre 2019 et 2023, de manière Ă  Ă©viter une sous-estimation du nombre de bâtiments exploitĂ©s dans l’Arctique canadien. Compte tenu du nombre relativement stable de bâtiments exploitĂ©s au cours de cette pĂ©riode, il est prĂ©sumĂ© que la taille de la flotte demeurera la mĂŞme pendant la pĂ©riode couverte par l’analyse.

Les 23 bâtiments de pĂŞche battant pavillon canadien exploitĂ©s dans l’Arctique canadien et compris dans la portĂ©e appartiennent Ă  14 entreprises. Seuls quelques-uns de ces propriĂ©taires de bâtiments sont considĂ©rĂ©s comme de « petites entreprises Â», conformĂ©ment Ă  la Politique sur la limitation du fardeau rĂ©glementaire sur les entreprises du SCTrĂ©fĂ©rence 5.

D’après les donnĂ©es du SIA et le registre des bâtiments de TC, le taux de construction de bâtiments au sein de l’industrie de la pĂŞche de l’Arctique est demeurĂ© stable au cours des cinq annĂ©es visĂ©es par l’analyserĂ©fĂ©rence 6. Il est prĂ©sumĂ© que le taux de construction demeurera stable au cours de la pĂ©riode d’analyse de 10 ans. Pour Ă©viter que l’analyse donne lieu Ă  une sous-estimation, il est prĂ©vu que quatre bâtiments seront construits au cours des 10 prochaines annĂ©es. Ceci correspond au nombre maximal observĂ© de bâtiments de moins de 10 ans au cours de n’importe quelle annĂ©e visĂ©e. Les quatre nouveaux bâtiments sont rĂ©partis uniformĂ©ment tout au long de la pĂ©riode d’analyse, soit un nouveau bâtiment prĂ©vu tous les 2,5 ans. Selon le taux de nouveaux bâtiments construits par jauge brute observĂ© dans les donnĂ©es du SIA et du registre des bâtiments de TC, il est estimĂ© que trois bâtiments auront une jauge brute de 500 tonneaux ou plus. Il est prĂ©sumĂ© que le quatrième bâtiment aura une jauge brute infĂ©rieure Ă  500 et qu’il appartiendra Ă  une petite entreprise. L’ordre dans lequel ces bâtiments seront construits a Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ© de façon alĂ©atoire.

Scénario de référence

Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, le RSNPPA ne sera pas modifiĂ© pour aligner le Canada sur les modifications de l’OMI au chapitre XIV de la Convention SOLAS et aux chapitres 9-1 et 11-1 du Recueil sur la navigation polaire, qui ont Ă©tĂ© adoptĂ©es en 2023 Ă  la 107e session du ComitĂ© de la sĂ©curitĂ© maritime de l’OMI. Le Canada ne pourra donc pas honorer ses engagements internationaux, puisque sa rĂ©glementation nationale ne sera pas harmonisĂ©e avec les accords internationaux.

Dans ce scénario, les bâtiments non ressortissant à la Convention SOLAS seront exploités dans l’Arctique canadien sans être assujettis aux exigences du Recueil sur la navigation polaire. Bon nombre de ces bâtiments continueront volontairement de se conformer en partie ou en totalité aux exigences proposées, même s’ils ne seront pas tenus de le faire. La raison en est que de nombreuses exigences du projet de règlement concordent avec l’équipement standard et les pratiques d’exploitation actuellement en place pour les bâtiments naviguant dans l’Arctique canadien.

Scénario de réglementation

Navigation

Dans le cadre du scénario de réglementation, le projet de règlement exigera que les bâtiments disposent d’un moyen de recevoir des renseignements à jour, notamment sur les conditions de glace, et qu’ils aient la capacité de détecter la glace visuellement et des moyens d’éclairage à cette fin. Ces exigences proposées en ce qui touche l’équipement sont généralement enchâssées dans d’autres règlements et constituent actuellement une pratique normalisée pour les bâtiments de pêche. Par exemple, en vertu du Règlement de 2020 sur la sécurité de la navigation, les bâtiments visés par le projet de règlement doivent être équipés de projecteurs.

Les bâtiments en route pour des latitudes de plus de 80 degrĂ©s devront ĂŞtre Ă©quipĂ©s d’un compas utilisant le GNSS. Selon les donnĂ©es du SIA, aucun bâtiment de pĂŞche, navire de charge ou yacht de plaisance auquel le projet de règlement s’applique n’est exploitĂ© actuellement si loin au nord. Il est prĂ©sumĂ© que ces bâtiments ne navigueront pas Ă  plus de 80 degrĂ©s de latitude nord au cours de la pĂ©riode d’analyse, car il n’existe aucune raison particulière qui justifierait leur exploitation Ă  une telle latituderĂ©fĂ©rence 7.

En vertu du projet de règlement, les bâtiments de pĂŞche nouveaux et existants d’une longueur d’au moins 24 m et d’une jauge brute d’au moins 500, ainsi que les embarcations de plaisance d’une jauge brute d’au moins 500 devront disposer de deux moyens amagnĂ©tiques de dĂ©terminer leur cap. Étant donnĂ© que le Règlement de 2020 sur la sĂ©curitĂ© de la navigation exige actuellement que les bâtiments d’une jauge brute d’au moins 500 effectuant un voyage autre qu’un voyage en eaux abritĂ©es aient un gyrocompas, un type de compas amagnĂ©tique, ces bâtiments possèdent dĂ©jĂ  l’un des deux moyens amagnĂ©tiques requis. Dans le cadre du scĂ©nario de rĂ©glementation, les bâtiments de pĂŞche et les embarcations de plaisance d’une jauge brute d’au moins 500 exploitĂ©s en eaux polaires seront tenus d’installer un moyen amagnĂ©tique supplĂ©mentaire. Les bâtiments construits après la date d’entrĂ©e en vigueur devront ĂŞtre conformes au projet de règlement le jour de leur immatriculation. Les bâtiments nouvellement construits devront offrir une vue dĂ©gagĂ©e vers l’arrière, disposer d’un Ă©quipement permettant d’empĂŞcher l’accumulation de glace sur les antennes et l’équipement nĂ©cessaire Ă  la navigation, et avoir des ailerons de passerelle fermĂ©s. Ces exigences proposĂ©es sont dĂ©jĂ  intĂ©grĂ©es aux normes de construction actuelles pour les bâtiments naviguant par temps froid, et les nouvelles exigences codifieront les exigences applicables aux bâtiments visĂ©s naviguant dans les eaux arctiques canadiennes et n’entraĂ®neront donc aucun coĂ»t supplĂ©mentaire.

Les bâtiments renforcés pour la navigation dans les glaces et construits après l’enregistrement du projet de règlement devront être équipés de deux sondeurs à écho pourvus de deux capteurs indépendants séparés. Vu que la plupart des bâtiments exploités dans l’Arctique sont renforcés pour la navigation dans les glaces dans une certaine mesure, il est raisonnable de présumer que tous les nouveaux bâtiments construits expressément pour les opérations polaires seront renforcés aux fins de la navigation dans les glaces. À l’heure actuelle, un sondeur à écho et un capteur sont installés lors de la construction de ces bâtiments. Dans le scénario de réglementation, tous les bâtiments nouvellement construits devront être équipés d’un deuxième sondeur à écho et d’un deuxième capteur indépendant.

Planification du voyage

Dans le cadre du scĂ©nario de rĂ©glementation, les exploitants des bâtiments visĂ©s par le projet de règlement seront tenus d’avoir un plan de voyage avant d’entrer dans les eaux arctiques canadiennes. Pour les navires existants, les exigences en matière de planification des voyages entreraient en vigueur le 1er janvier 2027.

Au moment d’élaborer ce plan de voyage, la planification de l’itinĂ©raire dans les eaux polaires devra tenir compte soit des procĂ©dures prescrites dans le cadre du système de gestion de la sĂ©curitĂ© Ă  bord, soit du document Ă©nonçant les procĂ©dures d’exploitation dans les eaux polaires. Le plan de voyage devra inclure des renseignements actuels et historiques sur les glaces, les icebergs et les tempĂ©ratures, et recenser les lieux de refuge et les zones protĂ©gĂ©es le long de la route. Les exploitants de bâtiments se conforment dĂ©jĂ  Ă  ces exigences proposĂ©es, car elles sont complĂ©mentaires Ă  celles du Règlement de 2020 sur la sĂ©curitĂ© de la navigation, du Règlement sur le système de gestion de la sĂ©curitĂ© maritime et des Directives pour la planification du voyage [rĂ©solution A. 893(21) de l’OMI], et sont considĂ©rĂ©es comme une pratique standard.

Cependant, le projet de règlement exigera Ă©galement que les exploitants de bâtiments planifient leur itinĂ©raire en tenant compte de critères propres Ă  l’Arctique, notamment des zones de migration saisonnière des mammifères marins. Actuellement, les exploitants de bâtiments doivent envisager de prendre des mesures de protection du milieu marin en vertu des dispositions relatives Ă  la planification du voyage. En raison de ce dĂ©doublement, les bâtiments exploitĂ©s dans l’Arctique satisfont dĂ©jĂ  en partie Ă  cette exigence du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence. Par exemple, les exploitants de bâtiments dans l’Arctique consultent les Avis aux navigateurs (NOTMAR), qui comprennent des cartes indiquant les zones Ă  Ă©viter et les zones oĂą les bâtiments doivent rĂ©duire leur vitesse Ă  10 nĹ“uds ou moins afin de protĂ©ger la baleine borĂ©ale et le bĂ©luga. Le projet de règlement Ă©noncera de façon plus explicite les exigences proposĂ©es en ce qui concerne les mammifères marins. L’exploitant du bâtiment devra ĂŞtre au courant des zones de forte densitĂ© de mammifères marins et des zones de migration.

Les exploitants de bâtiments continueront de transmettre leurs plans de voyage au centre approprié des Services de communications et de trafic maritimes. Ces centres sont gérés par la Garde côtière canadienne et assurent la liaison entre les bâtiments et Transports Canada. Il est présumé que des inspections fondées sur les risques, qui incluent parfois un examen du plan de voyage, continueront d’être menées par les inspecteurs de la sécurité maritime de Transports Canada à la même fréquence et au même niveau d’effort (coût).

Avantages et coûts

Avantages

Le projet de règlement permettra d’harmoniser la réglementation canadienne avec les exigences internationales. Le Canada pourra ainsi s’acquitter de ses obligations internationales. Le projet de règlement contribuera également à préserver la réputation du Canada à titre de chef de file mondial et efficace dans la surveillance du transport maritime en Arctique au sein de l’OMI, dont le Canada est membre. Bien que plusieurs des exigences proposées soient déjà respectées dans le scénario de référence, l’ajout explicite de celles-ci dans le projet de règlement assurera l’uniformité des normes imposées aux bâtiments exploités dans l’Arctique.

Le gouvernement du Canada s’attache depuis longtemps à protéger l’environnement arctique canadien et à contribuer à l’établissement d’une culture d’exploitation axée sur la sécurité pour les bâtiments actifs dans la région. Par conséquent, les bâtiments assujettis au projet de règlement affichent déjà des niveaux de conformité élevés en ce qui a trait à l’équipement et aux procédures de navigation exigés pour réduire les accidents. En mettant en œuvre les exigences proposées, Transports Canada assurera le maintien de cette culture de sécurité, qui met l’accent sur la réduction des accidents et la protection de l’environnement. De plus, les nouvelles exigences proposées en matière d’équipement et de planification du voyage permettront de renforcer la culture de sécurité et, par le fait même, de réduire les accidents et leurs répercussions négatives sur l’environnement.

Finalement, l’attention accrue accordée aux mammifères marins lors de la planification du voyage pourrait entraîner une faible réduction du nombre de collisions entre des bâtiments et des animaux, y compris celles qui mettent en cause des espèces menacées et vulnérables.

Coûts

Dans le cadre du projet de règlement, le coĂ»t financier total associĂ© aux nouvelles exigences en matière de sĂ©curitĂ© et de navigation imposĂ©es aux bâtiments nouveaux et existants qui naviguent dans l’Arctique canadien devrait s’élever Ă  192 699 $.

Navigation

Afin de se conformer au projet de règlement, tous les bâtiments existants et nouveaux visĂ©s, dont la jauge brute est d’au moins 500, devront disposer de deux compas amagnĂ©tiques. Le Règlement de 2020 sur la sĂ©curitĂ© de la navigation exige dĂ©jĂ  que ces bâtiments aient un compas amagnĂ©tique lorsqu’ils effectuent un voyage autre qu’un voyage en eaux abritĂ©es. Aux fins de la satisfaction de cette exigence, un deuxième compas amagnĂ©tique devra ĂŞtre installĂ© Ă  bord de 13 bâtiments de pĂŞche existants d’une jauge brute de 500 ou plus d’ici le 1er janvier 2027. Les trois nouveaux bâtiments qui ont une jauge brute d’au moins 500 et qui devraient naviguer dans l’Arctique canadien au cours de la pĂ©riode d’analyserĂ©fĂ©rence 8 nĂ©cessiteront un deuxième compas amagnĂ©tique. Le coĂ»t moyen liĂ© Ă  l’achat et Ă  l’installation est de 12 500 $rĂ©fĂ©rence 9. Le coĂ»t total prĂ©vu se chiffrera Ă  183 072 $.

Les bâtiments nouvellement construits et renforcĂ©s pour la navigation dans les glaces devront ĂŞtre Ă©quipĂ©s de deux sondeurs Ă  Ă©cho et de deux capteurs indĂ©pendants. Le sondeur Ă  Ă©cho et le capteur indĂ©pendant prĂ©vus dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence sont standard. Il est prĂ©vu que les quatre nouveaux bâtiments projetĂ©s au cours de la pĂ©riode d’analyse de 10 ansrĂ©fĂ©rence 10 nĂ©cessiteront chacun l’installation d’un deuxième sondeur Ă  Ă©cho et d’un deuxième capteur indĂ©pendant. Le coĂ»t d’achat et d’installation est de 3 000 $rĂ©fĂ©rence 11. Le coĂ»t total prĂ©vu se chiffrera Ă  9 628 $.

Planification du voyage

Avant d’entrer dans les eaux arctiques canadiennes, les exploitants de bâtiments devront avoir Ă©tabli un plan de voyage qui tient compte des renseignements sur les routes migratoires et les mammifères marins. Il est dĂ©jĂ  obligatoire de tenir compte des mammifères marins, y compris des zones de migration saisonnière, lorsqu’un bâtiment est exploitĂ© dans certaines zones de l’Arctique, comme les zones marines protĂ©gĂ©es. Le projet de règlement garantira l’application de ces exigences dans l’ensemble de l’Arctique. Ces renseignements peuvent ĂŞtre obtenus de diverses sources et publications, notamment les guides de navigation en Arctique du Fonds mondial pour la nature, les Avis aux navigateurs (NOTMAR) ou les Instructions nautiques. Cette exigence proposĂ©e ne devrait pas entraĂ®ner des coĂ»ts supplĂ©mentaires importants, car elle est dĂ©jĂ  intĂ©grĂ©e aux pratiques actuelles. Toutefois, il est prĂ©sumĂ© que les exploitants de bâtiments naviguant Ă  l’extĂ©rieur des zones marines protĂ©gĂ©es devront prendre entre cinq et dix minutes avant chaque voyage afin d’examiner ces renseignements.

Les bâtiments de pêche exploités dans l’Arctique canadien disposent d’une grande marge de manœuvre quant à leurs itinéraires. La planification du voyage comprend l’établissement des points de départ et d’arrivée, ainsi que la définition du plan global et des facteurs généraux à prendre en considération, mais il ne s’agit pas d’une approche normative. Par exemple, elle ne requiert pas la détermination d’un itinéraire précis ou des coordonnées exactes. En outre, il est déjà dans l’intérêt supérieur des exploitants de bâtiments d’apporter des modifications mineures à leur itinéraire en fonction de tous les renseignements disponibles. Du point de vue financier et de la sécurité, les propriétaires de bâtiments et les équipages ont déjà tout intérêt à éviter de naviguer dans des conditions qui pourraient endommager leur bâtiment ou réduire leur capacité de récolte de poissons, que ce soit en raison des glaces, des conditions météorologiques défavorables ou des mammifères marins. Malgré les incidences financières possibles découlant de la modification de l’itinéraire ou de l’établissement d’un nouvel itinéraire, il s’agit déjà d’une pratique courante et d’une réalité de l’exploitation dans la région arctique.

Gouvernement

Le projet de règlement entraînera des coûts minimes pour Transports Canada. Ces coûts seront liés à la mise à jour des documents de formation destinés au personnel chargé de la conformité et de l’application de la loi, et à la communication des modifications réglementaires aux intervenants. Ces coûts marginaux sont exclus de l’analyse, car ils seront engagés avant l’enregistrement du projet de règlement.

Énoncé des coûts
Tableau 1 : CoĂ»ts financiers
Intervenants touchés Description des coûts Année de référence (2026) 2027 Dernière année (2035) Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Industrie   Achat et installation de compas amagnĂ©tiques 12 500 $ 151 869 $ 0 $ 183 072 $ 24 360 $
Achat et installation d’un sondeur Ă  Ă©cho et d’un capteur 3 000 $ 0 $ 0 $ 9 628 $ 1 281 $
Tous les intervenants Total des coĂ»ts 15 500 $ 151 869 $ 0 $ 192 699 $ 25 641 $
Répercussions quantifiées (non financières) et qualitatives

Répercussions positives

Répercussions négatives

Lentille des petites entreprises

L’analyse effectuĂ©e sous la lentille des petites entreprises a permis de conclure que le projet de règlement aura des rĂ©percussions sur les petites entreprises. Selon les renseignements accessibles au public que publient les entreprises, y compris les divulgations financières et les renseignements sur l’emploi communiquĂ©s dans les documents de presse et sur les pages Web des entreprises, la plupart des entreprises concernĂ©es sont considĂ©rĂ©es comme des entreprises de taille moyenne ou grande. Il est peu probable que les trois entreprises qui exploitent quatre des 23 bâtiments de pĂŞche battant pavillon canadien aient plus de 100 employĂ©s ou un revenu supĂ©rieur Ă  cinq millions de dollars. Dans le but d’assurer la sĂ©curitĂ© des bâtiments exploitĂ©s dans les eaux arctiques canadiennes et, compte tenu des coĂ»ts de mise en conformitĂ© relativement minimes Ă  assumer par les petites entreprises, le projet de règlement s’appliquera Ă  tous les exploitants des bâtiments visĂ©s, peu importe leur taille.

Étant donné qu’aucun des quatre bâtiments n’a une jauge brute de 500 ou plus, ces petites entreprises ne seront pas tenues d’installer de compas amagnétiques.

Il est prĂ©sumĂ© que l’un des quatre bâtiments dont la construction est prĂ©vue appartiendra Ă  une petite entrepriserĂ©fĂ©rence 12. Ce bâtiment sera probablement renforcĂ© pour la navigation dans les glaces et nĂ©cessitera un deuxième sondeur Ă  Ă©cho et un deuxième capteur indĂ©pendant. Le coĂ»t d’achat et d’installation non actualisĂ© de cet Ă©quipement s’élève Ă  3 000 $. La valeur actualisĂ©e du coĂ»t total est de 2 139 $, et la valeur annualisĂ©e, de 285 $.

Les exploitants de bâtiments pour le compte de petites entreprises seront tenus de respecter les mêmes exigences proposées et devront donc prendre en considération les routes migratoires et les mammifères marins et planifier leur voyage en conséquence. Les coûts prévus seront marginaux, étant donné que l’examen de ces renseignements devrait leur prendre moins de dix minutes par voyage.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas dans le cas prĂ©sent, car le projet de règlement n’entraĂ®nera pas de hausse du fardeau administratif des entreprises et aucun règlement ne sera abrogĂ© ou adoptĂ©.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le projet de règlement permettra au Canada de s’acquitter de ses obligations internationales à titre d’État membre de l’OMI et de contributeur clé à l’élaboration du Recueil sur la navigation polaire, grâce à la mise en œuvre nationale de ces modifications internationales dans le délai requis, par le biais de modifications mineures au RSNPPA en vertu de la LMMC 2001 et de la LPPEA. Les huit États arctiques ont appuyé l’OMI dans l’élaboration de ces mesures de sécurité supplémentaires du Recueil sur la navigation polaire. Ces mesures devraient être adoptées par tous les États arctiques dans le cadre de leur réglementation nationale.

Obligations internationales

Le projet de règlement permettra au Canada de s’acquitter de ses obligations internationales à titre de partie contractante de la Convention SOLAS, d’État membre de l’OMI et de contributeur clé à l’élaboration du Recueil sur la navigation polaire. Il ne devrait pas avoir de liens avec les obligations du Canada au sein de l’Organisation mondiale du commerce.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique, le processus d’évaluation environnementale et économique stratégique (EEES) a été suivi, et l’optique de climat, de nature et d’économie, appliquée. Aucun effet environnemental ou économique important n’est anticipé relativement au présent projet de règlement.

Analyse comparative entre les sexes plus

Le projet de règlement s’appliquera principalement aux bâtiments de pĂŞche (d’une longueur totale de 24 mètres ou plus) dans les eaux arctiques canadiennes. Il pourrait donc avoir des incidences sur les peuples inuits du Nord, car la majoritĂ© des membres des collectivitĂ©s cĂ´tières de l’Arctique canadien s’identifient comme Ă©tant des Inuits. La plupart des collectivitĂ©s cĂ´tières de l’Arctique canadien sont Ă©loignĂ©es, accessibles uniquement par avions ou par bateau et dĂ©pendent fortement de la pĂŞche. Six des 23 bâtiments de pĂŞche battant pavillon canadien auxquels devrait s’appliquer le projet de règlement appartiennent Ă  des coopĂ©ratives ou entreprises autochtones qui rĂ©coltent le quota commercial de leur collectivitĂ©. MalgrĂ© les coĂ»ts potentiels associĂ©s aux exigences supplĂ©mentaires en matière d’équipement, le renforcement de la sĂ©curitĂ© pourrait amĂ©liorer la vie des marins dans les eaux arctiques canadiennes.

Selon la FĂ©dĂ©ration internationale des ouvriers du transport (ITF), l’industrie maritime continue d’être Ă  prĂ©dominance masculine, puisque les femmes ne constituent qu’environ 2 % de la main-d’œuvre maritime internationale.

Les Inuits entretiennent des liens culturels et spirituels étroits avec le milieu marin et la faune. Un incident de sécurité maritime pourrait avoir des répercussions sur l’environnement et possiblement un effet dévastateur sur les collectivités arctiques en contaminant leur source de nourriture, en bouleversant leur culture et en perturbant leurs utilisations à des fins traditionnelles. Par conséquent, le renforcement des mesures de sécurité maritime proposées pourrait avoir comme effet positif de mieux protéger l’environnement arctique. Les Canadiens profiteront tous de ce renforcement, mais ce dernier aura le plus d’incidences positives directes et indirectes sur la santé et la qualité de vie des Inuits du Nord.

Les Inuits des collectivités côtières de l’Arctique canadien tireront le plus d’avantages du projet de règlement, dans la mesure où celui-ci devrait permettre de protéger l’environnement arctique dans lequel ils vivent et récoltent leurs aliments, en plus de protéger les marins. Le projet de règlement ne devrait pas créer d’obstacles à l’accès, car la plupart des exploitants planifient déjà leurs voyages dans l’Arctique sur une base volontaire et transportent de l’équipement supplémentaire de sécurité de la navigation pour contribuer à atténuer les risques associés aux dangers dans les eaux arctiques (par exemple les glaces, les mauvaises conditions météorologiques, les périodes prolongées d’obscurité et les lacunes cartographiques).

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Le projet de règlement entrera en vigueur à la date de son enregistrement.

Des renseignements sur les nouvelles exigences seront communiqués aux intervenants par le biais de plateformes, comme SafetyNET et FlagStateNet, et des bulletins de la sécurité des navires, et seront également transmis deux fois par année par les formateurs dans le cadre des séances de formation existantes, au besoin.

Le Système de gestion de la sécurité maritime (SGSM) de Transports Canada permettra de faciliter la mise en œuvre du projet de règlement. Le SGSM fournit des renseignements détaillés sur les étapes à suivre pour exécuter une procédure ou une partie d’une procédure, comme remplir un formulaire, saisir des renseignements dans une base de données ou utiliser une pièce d’équipement particulière. Les instructions de travail à l’intention des inspecteurs de l’État du pavillon et des examinateurs, comme des procédures administratives, figurent dans la Bibliothèque des inspecteurs de navire (un répertoire électronique de documents de référence) et sont communiquées à l’aide des procédures de notification internes, y compris FlagStateNet et ExamNet. Transports Canada continuera de tirer parti des réunions nationales et régionales du CCMC pour communiquer des détails sur la mise en œuvre du projet de règlement et de diffuser des renseignements aux intervenants concernés par l’entremise des bulletins de la sécurité des navires, de manière à informer les concepteurs, les constructeurs et les propriétaires de bâtiments du projet de règlement.

Conformité et application

Le respect du projet de règlement sera surveillĂ© et assurĂ© par les inspecteurs de la sĂ©curitĂ© maritime de Transports Canada et les inspecteurs des organismes reconnus canadiens, qui sont des sociĂ©tĂ©s de classification autorisĂ©es Ă  agir au nom de Transports Canada en vertu de la LMMC 2001.

Les bâtiments continueront de transmettre leurs plans de voyage au centre approprié des Services de communications et de trafic maritimes. Ces centres sont gérés par la Garde côtière canadienne et assurent la liaison entre les bâtiments et Transports Canada. Toutes les préoccupations ou mesures d’application de la loi (par exemple en cas de non-conformité) sont traitées par les bureaux régionaux de Transports Canada.

L’application du projet de règlement sera assurée conformément à la Politique de conformité et d’application de la LMMC 2001 de Transports Canada, afin de veiller à la sécurité de la navigation et à la protection du milieu marin.

ConformĂ©ment Ă  la politique ministĂ©rielle d’application de la loi de TC, les inspecteurs de la sĂ©curitĂ© maritime du Ministère adopteront une approche progressive et proportionnĂ©e pour sensibiliser, dissuader et, au besoin, pĂ©naliser ceux qui ne se conforment pas Ă  la loi. L’objectif de la mise en application sera de permettre Ă  l’industrie de prendre des mesures correctives avant d’imposer des sanctions administratives pĂ©cuniaires (SAP) ou de procĂ©der Ă  des dĂ©clarations sommaires de culpabilitĂ©, surtout en cas d’infraction mineure. En cas d’infraction mineure, des conseils de vive voix ou des avertissements Ă©crits peuvent ĂŞtre utilisĂ©s et accompagnĂ©s d’une garantie de conformitĂ© volontaire (c’est-Ă -dire l’engagement de la partie rĂ©glementĂ©e Ă  corriger le problème et Ă  se conformer aux exigences), au lieu d’émettre un avis de violation. Pour les infractions graves, la LMMC 2001 prĂ©voit des amendes maximales de 1 000 000 $ ou 18 mois de prison sur dĂ©claration sommaire de culpabilitĂ©, ou les deux, en cas de violation des règlements pris aux termes de la partie 4 de la Loi, qui englobera le projet de règlement. Les infractions au projet de règlement sont Ă©galement punissables en vertu de la LPPEA.

Toute entité réglementée assujettie à une SAP qui estime que celle-ci a été émise à tort peut déposer une requête auprès du Tribunal d’appel des transports du Canada pour demander une révision.

Transports Canada continuera de surveiller les activités réglementaires à l’échelon national et international dans les domaines de la sécurité de la navigation et de la prévention de la pollution dans l’Arctique. En plus de participer à ces activités, le Ministère prendra les mesures nécessaires à l’égard des intervenants non conformes.

Personne-ressource

Drummond Fraser
Gestionnaire
Affaires législatives, réglementaires et internationales
Sécurité et sûreté maritimes
Transports Canada
Courriel : TC.MSSQuestions-QuestionsSSM.TC@tc.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil se propose de prendre le Règlement modifiant le Règlement sur la sĂ©curitĂ© de la navigation et la prĂ©vention de la pollution dans l’Arctique et le Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001), ci-après, en vertu du paragraphe 12(1) de la Loi sur la prĂ©vention de la pollution des eaux arctiquesrĂ©fĂ©rence a et des paragraphes 7(2), 35(1)rĂ©fĂ©rence b, 120(1)rĂ©fĂ©rence c et 190(1)rĂ©fĂ©rence d et des alinĂ©as 244f)rĂ©fĂ©rence e, g) et h)rĂ©fĂ©rence f de la Loi de 2001 sur la marine marchande du CanadarĂ©fĂ©rence g.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les soixante jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. S’ils choisissent plutĂ´t de prĂ©senter leurs observations par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, ils sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout Ă  Drummond Fraser, gestionnaire, SĂ©curitĂ© et sĂ»retĂ© maritimes, ministère des Transports, Place de Ville, tour C, 330, rue Sparks, 11e Ă©tage, Ottawa (Ontario) K1A 0N5 (courriel : drummond.fraser@tc.gc.ca).

Ottawa, le 13 mars 2026

La greffière adjointe intérimaire du Conseil privé
Janna Rinaldi

Règlement modifiant le Règlement sur la sécurité de la navigation et la prévention de la pollution dans l’Arctique et le Règlement sur les sanctions administratives pécuniaires et les avis (LMMC 2001)

Loi sur la prévention de la pollution des eaux arctiques et Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada

Règlement sur la sécurité de la navigation et la prévention de la pollution dans l’Arctique

1 L’article 2 du Règlement sur la sĂ©curitĂ© de la navigation et la prĂ©vention de la pollution dans l’ArctiquerĂ©fĂ©rence 13 est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (4), de ce qui suit :

Yacht de plaisance

(5) Pour l’interprĂ©tation des documents incorporĂ©s par renvoi dans le prĂ©sent règlement, « yacht de plaisance Â» vaut mention de « embarcation de plaisance Â».

2 L’article 6 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Chapitre XIV de SOLAS

6 (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (2), tout bâtiment canadien qui navigue dans les eaux polaires et tout bâtiment Ă©tranger qui navigue dans une zone de contrĂ´le de la sĂ©curitĂ© de la navigation doivent se conformer aux exigences du chapitre XIV de SOLAS qui lui sont applicables, s’il s’agit, selon le cas :

Autres bâtiments — jauge brute d’au moins 500

(1.1) Sous rĂ©serve du paragraphe (2), tout bâtiment canadien d’une jauge brute d’au moins 500 qui navigue dans les eaux polaires et tout bâtiment Ă©tranger d’une jauge brute d’au moins 500 qui navigue dans une zone de contrĂ´le de la sĂ©curitĂ© de la navigation, autre que les bâtiments visĂ©s aux alinĂ©as (1)a) Ă  d), doivent se conformer aux exigences du chapitre XIV de SOLAS qui sont applicables aux bâtiments certifiĂ©s comme Ă©tant conformes aux exigences du chapitre I de SOLAS.

Exceptions

(2) Les paragraphes (1) et (1.1) ne s’appliquent pas Ă  l’égard des bâtiments sans moyen de propulsion mĂ©canique.

3 Le passage de l’article 11 du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

Exigences

11 Tout bâtiment canadien visĂ© aux alinĂ©as 6(1)a) ou b) ou au paragraphe 6(1.1) qui est construit le 1er janvier 2017 ou après cette date et qui est prĂ©vu pour ĂŞtre exploitĂ© Ă  des tempĂ©ratures de l’air basses doit satisfaire aux conditions ci-après s’il navigue dans les eaux polaires :

Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada

Règlement sur les sanctions administratives pécuniaires et les avis (LMMC 2001)

4 La partie 16 de l’annexe du Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires et les avis (LMMC 2001)rĂ©fĂ©rence 14 est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 1, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Disposition du Règlement sur la sécurité de la navigation et la prévention de la pollution dans l’Arctique

Colonne 2

Barème des sanctions ($)

Colonne 3

Violation distincte pour chacun des jours

1.1 Paragraphe 6(1.1) 2 625 Ă  250 000 X

Entrée en vigueur

5 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

Conditions d’utilisation et Avis de confidentialité

Conditions d’utilisation

Vous ĂŞtes tenu de vous assurer que les commentaires que vous formulez ne contiennent aucun des Ă©lĂ©ments suivants :

  • renseignement personnel;
  • renseignement protĂ©gĂ© ou classifiĂ© du gouvernement du Canada;
  • commentaire discriminatoire ou qui incite Ă  la discrimination fondĂ©e sur la race, le sexe, la religion, l’orientation sexuelle ou contre tout autre groupe protĂ©gĂ© en vertu de la Loi canadienne sur les droits de la personne ou de la Charte canadienne des droits et libertĂ©s;
  • commentaire haineux, diffamatoire ou obscène;
  • commentaire menaçant, violent, intimidant ou harcelant;
  • commentaire venant Ă  l’encontre des lois fĂ©dĂ©rales, provinciales ou territoriales du Canada;
  • commentaire qui constitue une usurpation d’identitĂ©, de la publicitĂ© ou du pollupostage;
  • commentaire dont le but est d'encourager ou d'inciter une activitĂ© criminelle;
  • liens externes;
  • commentaire rĂ©digĂ© dans une langue autre que le français ou l’anglais;
  • commentaire qui contrevient autrement au prĂ©sent avis.

L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit d’examiner et de supprimer les renseignements personnels, les propos haineux ou tout autre renseignement jugĂ© inappropriĂ© Ă  la publication, tel qu’il est dĂ©crit ci-dessus.

Les renseignements commerciaux confidentiels ne doivent ĂŞtre affichĂ©s que dans la zone de texte rĂ©servĂ©e Ă  cette fin. En gĂ©nĂ©ral, « renseignements commerciaux confidentiels Â» dĂ©signe les renseignements qui i) ne sont pas accessibles au public, ii) sont traitĂ©s de façon confidentielle par la personne dont l’entreprise est concernĂ©e par ces renseignements et iii) ont une valeur Ă©conomique rĂ©elle ou potentielle pour la personne ou ses concurrents, car ils ne sont pas accessibles au public et leur divulgation entraĂ®nerait une perte financière pour la personne ou un gain important pour ses concurrents. Les commentaires fournis dans la zone rĂ©servĂ©e aux renseignements commerciaux confidentiels qui correspondent Ă  cette description ne seront pas rendus publics. L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit de rendre le commentaire public s’il n’est pas considĂ©rĂ© qu’il s’agit d’un renseignement commercial confidentiel.

Vos commentaires seront affichés sur le site Web de la Gazette du Canada à la disposition du public pour examen. Cependant, vous avez le droit de soumettre vos commentaires de façon anonyme. Le cas échéant, vos commentaires seront rendus publics et attribués à une personne anonyme. Aucun autre renseignement à votre sujet ne sera rendu public.

Les commentaires seront affichĂ©s sur le site Web de la Gazette du Canada pendant au moins 10 ans.

Veuillez noter que la communication par courriel n’est pas sécurisée. Par conséquent, si la pièce jointe à transmettre contient des renseignements de nature délicate, veuillez écrire à l’adresse de courriel ministérielle pour discuter des façons dont vous pouvez transmettre ces renseignements.

Avis de confidentialité

Les renseignements fournis sont recueillis en vertu de la Loi sur la gestion des finances publiques, de la Loi sur le ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux, de la Loi de mise en Ĺ“uvre de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique, ainsi que des lois habilitantes des organismes de rĂ©glementation concernĂ©s, aux fins de recueillir des commentaires liĂ©s aux changements rĂ©glementaires. Vos commentaires et vos documents sont recueillis dans le but d’accroĂ®tre la transparence du processus rĂ©glementaire et de rendre le gouvernement plus accessible aux Canadiens.

Les renseignements personnels soumis sont recueillis, utilisĂ©s, communiquĂ©s, conservĂ©s et protĂ©gĂ©s contre l’accès par les personnes ou les organismes non autorisĂ©s conformĂ©ment aux dispositions de la Loi sur la protection des renseignements personnels et du Règlement sur la protection des renseignements personnels. Les noms des personnes fournis ne seront pas affichĂ©s en ligne; ils seront toutefois conservĂ©s pour que nous puissions communiquer avec ces personnes au besoin. Les noms des organisations qui formulent des commentaires seront affichĂ©s en ligne.

Les renseignements soumis, y compris les renseignements personnels, seront accessibles Ă  Services publics et Approvisionnement Canada, Ă  qui incombe les responsabilitĂ©s de la page Web de la Gazette du Canada, et Ă  l’institution fĂ©dĂ©rale responsable de la gestion du changement rĂ©glementaire proposĂ©.

Toute personne est en droit de demander que les renseignements personnels la concernant lui soient communiquĂ©s ou qu’ils soient corrigĂ©s. Pour demander l’accès Ă  vos renseignements personnels ou leur correction, communiquez avec le Bureau de l’accès Ă  l’information et de la protection des renseignements personnels (AIPRP) de l’institution fĂ©dĂ©rale responsable de la gestion du changement rĂ©glementaire proposĂ©.

Vous pouvez adresser une plainte au Commissariat à la protection de la vie privée du Canada au sujet de la gestion de vos renseignements personnels par une institution fédérale.

Les renseignements personnels fournis sont versĂ©s dans le fichier de renseignements personnels POU 938 ActivitĂ©s de sensibilisation. Les personnes qui souhaitent accĂ©der Ă  leurs renseignements personnels en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels doivent en faire la demande Ă  l’organisme de rĂ©glementation compĂ©tent en fournissant suffisamment de renseignements pour permettre Ă  l’institution fĂ©dĂ©rale de rĂ©cupĂ©rer les renseignements personnels concernant ces personnes. L’institution fĂ©dĂ©rale pourrait avoir de la difficultĂ© Ă  retracer les renseignements personnels au sujet de personnes qui formulent des commentaires de façon anonyme et qui demandent l’accès Ă  leurs renseignements personnels.