La Gazette du Canada, Partie I, volume 160, numĂ©ro 1 : Règlement sur la transparence et la responsabilitĂ© en matière d’influence Ă©trangère

Le 3 janvier 2026

Fondement législatif
Loi sur la transparence et la responsabilité en matière d’influence étrangère

Ministère responsable
Ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : La Loi sur la transparence et la responsabilitĂ© en matière d’influence Ă©trangère (LTRIE) instaure un nouveau système pour rendre les activitĂ©s d’influence Ă©trangère plus transparentes, notamment par la crĂ©ation d’un registre public des activitĂ©s d’influence Ă©trangère et d’un poste de commissaire indĂ©pendant pour le superviser. Le règlement proposĂ© est nĂ©cessaire Ă  la mise en Ĺ“uvre de la LTRIE.

Description : Le règlement proposĂ© Ă©tablirait des exigences qui amĂ©lioreront la transparence des activitĂ©s d’influence Ă©trangère. Les termes clĂ©s, les renseignements que les particuliers et les entitĂ©s ayant conclu des arrangements avec des commettants Ă©trangers seraient tenus de fournir et les exigences concernant les mises Ă  jour y seraient dĂ©crits. Le règlement proposĂ© dĂ©terminerait les renseignements Ă  fournir dans le registre public, autoriserait certaines entitĂ©s Ă  communiquer des renseignements au commissaire et permettrait au commissaire de communiquer des renseignements dans des conditions prĂ©cises. Des sanctions administratives pĂ©cuniaires allant de 50 $ Ă  1 000 000 $ y seraient Ă©tablies, de mĂŞme que les facteurs pour dĂ©terminer les sanctions, ainsi que des dispositions relatives aux ententes de conformitĂ©.

Justification : Le règlement proposĂ© assurerait une meilleure transparence des activitĂ©s d’influence Ă©trangère au Canada, distinguerait les activitĂ©s menĂ©es ouvertement de l’ingĂ©rence Ă©trangère menĂ©e secrètement et contribuerait Ă  protĂ©ger les processus dĂ©mocratiques du Canada.

Le coĂ»t total du règlement proposĂ© est estimĂ© Ă  25,90 M$ entre 2026 et 2035 (valeur actualisĂ©e, en dollars canadiens de 2024, actualisĂ©s Ă  l’annĂ©e 2026 Ă  un taux d’actualisation de 7 %). Au cours de la mĂŞme pĂ©riode, le montant total estimatif des avantages s’élève Ă  37,11 M$, ce qui donne un avantage net de 11,21 M$. La majoritĂ© des coĂ»ts seraient assumĂ©s par le gouvernement du Canada et les avantages seraient associĂ©s Ă  l’augmentation des avantages Ă©conomiques dĂ©coulant d’une transparence accrue grâce Ă  la mise en Ĺ“uvre d’un registre public des activitĂ©s d’influence Ă©trangère.

Il a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©, grâce Ă  l’analyse sous l’angle des petites entreprises, que le règlement proposĂ© aura une incidence sur les petites entreprises. On s’attend Ă  ce que 1 009 petites entreprises soient touchĂ©es, avec un coĂ»t net prĂ©vu de 198,4 k$ sur la pĂ©riode de dix ans (valeur actualisĂ©e, en dollars canadiens de 2024, actualisĂ©s Ă  l’annĂ©e 2026 Ă  un taux d’actualisation de 7 %).

Enjeux

La Loi sur la transparence et la responsabilité en matière d’influence étrangère (LTRIE) instaure un nouveau système pour rendre les activités d’influence étrangère plus transparentes, notamment par la création d’un registre public des activités d’influence étrangère et d’un poste de commissaire indépendant pour le superviser.

Le règlement proposé est nécessaire à la mise en œuvre de la LTRIE.

Contexte

Les commettants étrangers, y compris les États étrangers, cherchent à influencer le Canada par divers moyens, comme le lobbying, au chapitre notamment du dialogue politique, des négociations commerciales et des décisions stratégiques. Lorsque ces activités sont menées de façon ouverte et transparente, elles sont considérées comme des activités d’influence étrangère légitimes et s’inscrivent dans une diplomatie internationale appropriée. Cependant, certaines entités étrangères mènent de telles activités secrètement ou de manière non transparente, souvent en utilisant des intermédiaires et des tactiques, comme la propagation de renseignements erronés. Les activités d’influence étrangère non transparentes qui visent à influencer les processus politiques et gouvernementaux pour le bénéfice non divulgué d’une puissance étrangère minent la souveraineté et la démocratie du Canada. Ils compromettent la capacité du Canada de prendre des décisions éclairées sans manipulation ni arrière-pensée, ce qui ultimement menace les intérêts nationaux du Canada.

Contrairement Ă  certains de ses alliĂ©s, le Canada ne dispose pas d’un mĂ©canisme transparent permettant de s’assurer que le public est informĂ© des tentatives de la part d’entitĂ©s Ă©trangères d’influencer les processus politiques et gouvernementaux canadiens. Par consĂ©quent, les dirigeants Ă©trangers et leurs intermĂ©diaires peuvent tenter secrètement d’influencer les dĂ©cisions et l’opinion publique au Canada. Pour combler cette lacune, le Parlement a approuvĂ© la LTRIE en juin 2024 dans le cadre de la Loi sur la lutte contre l’ingĂ©rence Ă©trangère (projet de loi C-70).

La LTRIE établit un nouveau cadre pour rendre les activités d’influence étrangère légitimes plus transparentes. Elle exige l’enregistrement des particuliers ou des entités qui ont conclu un arrangement pour agir sous la direction d’un commettant étranger ou en association avec lui afin d’influencer les processus politiques ou gouvernementaux canadiens. Ces renseignements seraient transmis au commissaire. Une partie de ces renseignements serait ensuite publiée dans un registre public, ce qui favoriserait une plus grande ouverture et une responsabilité accrue en matière d’influence étrangère.

Objectif

En rendant les activités d’influence étrangère plus transparentes, le règlement proposé vise à améliorer la sécurité nationale en faisant la distinction entre l’influence étrangère légitime et transparente et l’influence étrangère secrète et non transparente. Le règlement proposé permettrait également aux partenaires de la sécurité et du renseignement de concentrer leurs efforts sur les activités qui représentent une plus grande menace pour les intérêts du Canada.

Il inspirerait la confiance du public envers les institutions démocratiques du Canada en démontrant un engagement ferme à prévenir l’influence étrangère non transparente.

Ces objectifs appuient les efforts plus vastes déployés par le Canada pour moderniser son approche de la sécurité nationale et réagir aux menaces nouvelles et en évolution.

Description

Le règlement proposĂ© est divisĂ© en cinq catĂ©gories : dĂ©finitions, renseignements fournis, registre, communication de renseignements et sanctions administratives pĂ©cuniaires.

Définitions

Le règlement proposĂ© dĂ©finit les termes clĂ©s suivants utilisĂ©s dans tout le cadre rĂ©glementaire :

Renseignements fournis

Le règlement proposĂ© indiquerait les renseignements qu’une personne qui conclut un arrangement avec un commettant Ă©tranger devrait fournir au commissaire. En vertu de la LTRIE, le terme « personne Â» englobe les personnes morales, les fiducies, les sociĂ©tĂ©s de personnes, les coentreprises, les fonds, les associations ou organisations non dotĂ©es de la personnalitĂ© morale et toute autre entitĂ© juridique, ainsi que des particuliers. Par consĂ©quent, le règlement proposĂ© Ă©tablirait des exigences prĂ©cises en matière de renseignements selon que la personne qui conclut l’arrangement est un particulier ou une autre entitĂ© qui correspond Ă  la dĂ©finition d’une personne.

Il Ă©tablirait Ă©galement des dĂ©tails qui doivent ĂŞtre fournis pour le type d’arrangement en fonction des trois activitĂ©s diffĂ©rentes qui correspondent Ă  la dĂ©finition d’un arrangement en vertu de la LTRIE. Ces activitĂ©s et leurs exigences en matière de rapports, indiquĂ©es dans le règlement proposĂ©, sont les suivantes :

Le règlement proposĂ© prĂ©voirait des exigences pour la mise Ă  jour des renseignements sur un arrangement fourni au commissaire, ce qui exigerait que les personnes informent le commissaire de modifications :

Dans le cas d’une mise à jour où aucun renseignement n’a été modifié, la mise à jour doit inclure une confirmation que l’information est complète et exacte.

Registre

En vertu de la LTRIE, le commissaire doit tenir un registre public contenant des renseignements. Le règlement proposĂ© Ă©tablirait les renseignements Ă  fournir dans le registre, notamment :

Le règlement proposĂ© permettrait de ne pas publier certains renseignements s’il existe des motifs raisonnables de croire que leur communication constituerait une menace pour la sĂ©curitĂ© d’une personne ou si les renseignements sont soupçonnĂ©s d’être faux ou trompeurs. Il exigerait que le commissaire conserve les renseignements du registre pendant 20 ans après la fin de l’arrangement.

Communication de renseignements

En vertu du règlement proposĂ©, les entitĂ©s suivantes seraient autorisĂ©es Ă  communiquer des renseignements au commissaire et Ă  toute personne autorisĂ©e Ă  agir en leur nom ou en fonction de leurs instructions pour aider Ă  exercer les fonctions qui lui sont confĂ©rĂ©es par la LTRIE :

Le règlement proposĂ© permettrait Ă©galement au commissaire de communiquer des renseignements Ă  ces entitĂ©s et Ă  tout organisme provincial, territorial ou municipal responsable des Ă©lections, du lobbying ou des conflits d’intĂ©rĂŞts, si la communication est nĂ©cessaire pour remplir le mandat du commissaire et qu’elle ne nuit pas plus que ce qui est raisonnablement nĂ©cessaire aux intĂ©rĂŞts en matière de protection des renseignements personnels d’une personne. De plus, le règlement proposĂ© permettrait au commissaire de communiquer des renseignements aux institutions Ă©numĂ©rĂ©es Ă  l’annexe 3 de la Loi sur la communication d’information ayant trait Ă  la sĂ©curitĂ© du Canada lorsqu’il existe des motifs raisonnables de croire que cette communication peut aider Ă  identifier ou Ă  enquĂŞter sur des activitĂ©s qui portent atteinte Ă  la sĂ©curitĂ© du Canada.

Sanctions administratives pécuniaires

Le règlement proposĂ© Ă©tablirait une gamme de sanctions administratives pĂ©cuniaires (SAP) pour les infractions Ă  la LTRIE allant de 50 $ Ă  1 000 000 $. Il dĂ©finirait Ă©galement les facteurs suivants comme des Ă©lĂ©ments dont le commissaire doit tenir compte lorsqu’il dĂ©termine s’il y a lieu d’imposer une sanction et son montant :

Le règlement proposé permettrait au commissaire de proposer une entente de conformité, qui prévoit des pénalités réduites ou nulles si la personne satisfait à des conditions précises dans un délai convenu.

Il établirait la façon de délivrer un procès-verbal de violation, la date à laquelle il est considéré comme signifié et établirait qu’une SAP est une dette envers la Couronne.

Élaboration de la réglementation

Consultation

SĂ©curitĂ© publique Canada (SP) a tenu des consultations ciblĂ©es avec des intervenants clĂ©s pour orienter la rĂ©daction du règlement proposĂ©. Entre aoĂ»t et novembre 2025, plus de 37 activitĂ©s de mobilisation ont eu lieu, y compris des rĂ©unions bilatĂ©rales, multilatĂ©rales et virtuelles. Parmi les participants, mentionnons les gouvernements provinciaux et territoriaux, les organisations de la sociĂ©tĂ© civile, comme celles qui dĂ©fendent les droits de la personne, la dĂ©mocratie et les libertĂ©s politiques au Canada et Ă  l’étranger, les communautĂ©s de la diaspora, les cabinets d’avocats d’intĂ©rĂŞt public, les partenaires internationaux et les experts en sĂ©curitĂ© nationale. De nombreuses organisations consultĂ©es ont mentionnĂ© des prĂ©occupations quant Ă  la protection des renseignements personnels, car elles pourraient ĂŞtre des cibles potentielles d’acteurs Ă©trangers malveillants. Pour rĂ©pondre Ă  ces prĂ©occupations, SP a choisi de prĂ©senter les commentaires reçus de façon gĂ©nĂ©rale plutĂ´t que d’attribuer des commentaires Ă  des organisations particulières.

On a demandĂ© aux intervenants de formuler des commentaires sur des questions importantes, notamment :

Des provinces, des territoires et des organisations de la sociĂ©tĂ© civile ont soulignĂ© que la dĂ©finition de « titulaire d’une charge publique Â» devrait s’appliquer aux personnes nommĂ©es par les provinces et aux membres des commissions scolaires. SP reconnaĂ®t qu’il s’agissait de l’intention stratĂ©gique initiale de la LTRIE et s’est engagĂ© Ă  examiner la dĂ©finition actuelle pour dĂ©terminer si elle s’applique Ă  ces groupes ou si un amendement au règlement proposĂ© serait nĂ©cessaire pour ajouter ces groupes Ă  la dĂ©finition.

SP a envisagé de reproduire d’autres régimes de sanctions administratives pécuniaires (SAP) au Canada, qui définissent deux catégories de sanctions distinctes pour les particuliers et les organisations. Les cabinets d’avocats d’intérêt public ont recommandé de ne pas adapter cette approche et d’appliquer des catégories de sanctions pécuniaires uniformes pour tous les secteurs, y compris les organismes de bienfaisance et les ONG, afin d’assurer équité et souplesse pour le montant final prélevé. Le règlement proposé respecterait cette recommandation, la sanction maximale étant la même, quel que soit le type d’entité.

Les groupes de la diaspora ont suggéré de publier les détails sur la rémunération dans le registre pour montrer l’ampleur des arrangements. SP l’a envisagé, mais a rejeté cette suggestion en raison de préoccupations en matière de protection des renseignements personnels et de risques liés à la conformité. D’autres renseignements publiés, comme les dates de début et de fin, ainsi que les activités et les objectifs, indiqueraient l’objet de l’arrangement sans divulguer de renseignements financiers personnels.

Les groupes de la diaspora ont également soulevé des inquiétudes au sujet de la stigmatisation potentielle des communautés de la diaspora et du fait que le régime pourrait injustement étiqueter ou cibler ces communautés, ce qui créerait un préjudice social ou à la réputation. Par exemple, si les communautés de la diaspora sont perçues comme faisant l’objet d’une surveillance spéciale, cela peut alimenter les stéréotypes ou mener à un traitement injuste fondé sur l’origine ou l’ethnicité. SP poursuivra ses consultations pour veiller à ce que la mise en œuvre réduise ces risques tout en maintenant l’intégrité du régime.

Enfin, les organisations de la société civile et les groupes de diaspora avaient des questions sur les exigences en matière d’enregistrement pour les personnes liées aux institutions ou aux médias financés à l’étranger. Des précisions sur cette question seront communiquées au moyen de documents de sensibilisation. SP continuera de collaborer avec les intervenants pour s’assurer que le règlement proposé est clair, équitable et qu’il répond aux nouveaux défis.

Obligations relatives aux traités modernes, et consultation et mobilisation des Autochtones

Obligations relatives aux traités modernes

Comme l’exige la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes de 2015, une évaluation des répercussions des traités modernes a été réalisée. Il a été déterminé qu’il n’y a pas de répercussions directes des traités modernes ni d’obligations en découlant pour le règlement proposé.

Consultation et mobilisation des Autochtones

En dĂ©cembre 2025, SP a envoyĂ© des lettres aux organisations autochtones nationales et aux communautĂ©s transfrontalières qui font face Ă  des dĂ©fis uniques en raison de leur emplacement gĂ©ographique. Ces lettres les informent des exigences rĂ©glementaires Ă  venir et leur offrent de participer Ă  une rencontre pour discuter de leurs points de vue.

Choix de l’instrument

La LTRIE établit pour les particuliers et les entités qui agissent pour des commettants étrangers l’exigence juridique de déclarer certaines activités, sous réserve du règlement.

Par conséquent, un règlement constitue la seule option viable.

Analyse de la réglementation

Le règlement proposé améliorerait la transparence des activités d’influence étrangère au Canada en encadrant par des exigences détaillées la collecte et la publication de renseignements sur les personnes et les entités qui participent à de telles activités, ainsi que sur la nature de ces activités.

De 2026 Ă  2035, on estime que le coĂ»t total du règlement proposĂ© sera de 25,90 M$ en valeur actualisĂ©e (en dollars canadiens de 2024, actualisĂ©s Ă  l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence 2026 Ă  un taux d’actualisation de 7 %). De ce montant, 442,5 $ sont attribuĂ©s aux coĂ»ts des mesures de conformitĂ© des particuliers ou des entitĂ©s qui prĂ©sentent des renseignements sur les activitĂ©s d’influence Ă©trangère menĂ©es au nom d’un commettant Ă©tranger. Le gouvernement du Canada devrait assumer un coĂ»t supplĂ©mentaire de 25,45 M$ pour l’élaboration d’un système de TI Ă  l’appui du registre public, la crĂ©ation et le fonctionnement du Bureau du commissaire Ă  la transparence en matière d’influence Ă©trangère (BCTIE) et les activitĂ©s de communication.

Au cours de la mĂŞme pĂ©riode, le règlement proposĂ© devrait gĂ©nĂ©rer des avantages totaux de 37,11 M$. Ces avantages seront le fruit de l’augmentation des avantages Ă©conomiques dĂ©coulant d’une transparence accrue grâce Ă  la mise en Ĺ“uvre d’un registre public des activitĂ©s d’influence Ă©trangère. L’avantage net entre 2026 et 2035 est estimĂ© Ă  11,21 M$.

Cadre analytique

Les coĂ»ts et les avantages du règlement proposĂ© ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s conformĂ©ment au Guide d’analyse coĂ»ts-avantages du SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor (SCT), qui se trouve dans la Directive du Cabinet sur la rĂ©glementation : Politique sur l’analyse coĂ»ts-avantages. Dans la mesure du possible, les rĂ©percussions sont quantifiĂ©es et converties en valeur monĂ©taire, et seuls les coĂ»ts et avantages directs pour les intervenants sont pris en compte dans l’analyse coĂ»ts-avantages.

Les taxes, prélèvements et autres frais constituent des transferts d’un groupe à un autre et ne sont donc pas considérés comme des frais administratifs ou de conformité, y compris les incitatifs visant à favoriser la conformité et à modifier le comportement. Par conséquent, les coûts liés au paiement des SAP, ainsi que les revenus générés par le gouvernement du Canada au moyen des SAP, ne sont pas considérés comme des coûts ni des avantages dans le cadre de l’analyse de la réglementation, puisqu’ils ne font pas partie du cours normal des activités, et ne se produisent que dans les cas de non-conformité.

Les avantages et les coûts associés au règlement proposé sont évalués en fonction de la comparaison du scénario de base avec le scénario de réglementation. Le scénario de base décrit ce qui se produira probablement à l’avenir si le gouvernement du Canada ne met pas en œuvre le règlement proposé. Le scénario de réglementation fournit des renseignements sur les résultats escomptés en raison du règlement proposé. Vous trouverez plus de détails ci-dessous.

L’analyse a estimĂ© l’impact du règlement proposĂ© sur une pĂ©riode de 10 ans, de 2026 Ă  2035, l’annĂ©e 2026 Ă©tant celle oĂą le règlement final est enregistrĂ©. Sauf indication contraire, toutes les valeurs sont exprimĂ©es en valeur actualisĂ©e en dollars canadiens de 2024 et actualisĂ©es Ă  l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence 2026 Ă  un taux d’actualisation de 7 %.

Un rapport détaillé sur les coûts et les avantages est disponible sur demande.

Intervenants touchés

Le règlement proposĂ© s’appliquerait aux particuliers et aux entitĂ©s qui concluent des arrangements avec des commettants Ă©trangers, qui comprennent gĂ©nĂ©ralement les États Ă©trangers, les puissances Ă©trangères, les entitĂ©s Ă©conomiques et les personnes agissant en leur nom, dans le but de mener des activitĂ©s d’influence ciblant les processus politiques ou gouvernementaux du Canada. On estime qu’environ 2 422 entreprises et particuliers (872 particuliers et 1 550 entreprisesrĂ©fĂ©rence 1) seraient touchĂ©s. Ces particuliers et ces entreprises seraient Ă©galement assujettis Ă  des SAP en cas de non-conformitĂ© au règlement proposĂ©.

Le nombre estimatif de dĂ©clarants a Ă©tĂ© calculĂ© en comparant les chiffres des registres des lobbyistes du gouvernement de l’Australie (fĂ©dĂ©ral et Ă©tatique) et de son Foreign Influence Transparency Scheme (FITS). L’analyse a montrĂ© que les dĂ©clarants du FITS reprĂ©sentent environ 10 % des dĂ©clarants des registres des lobbyistes. Compte tenu des similitudes structurelles et Ă©conomiques entre le Canada et l’Australie, cette proportion a Ă©tĂ© appliquĂ©e aux registres de lobbyistes canadiens aux niveaux municipal, provincial, territorial et fĂ©dĂ©ral pour Ă©tablir une base de rĂ©fĂ©rence. Pour estimer la croissance annuelle, le Registre fĂ©dĂ©ral canadien des lobbyistes a Ă©tĂ© utilisĂ© pour calculer l’augmentation annuelle moyenne du nombre de dĂ©clarants de 2020 Ă  2024, le nombre de nouveaux dĂ©clarants en raison du règlement proposĂ© ayant Ă©tĂ© Ă©tabli Ă  10 % de ce nombre.

Parmi les intervenants touchĂ©s, environ 93 % sont considĂ©rĂ©s comme Ă©tant canadiens (y compris les citoyens canadiens, les institutions et les personnes rĂ©sidant au Canada), tandis que les 7 % restants sont des intervenants Ă©trangers. Par consĂ©quent, les estimations des coĂ»ts ne portent que sur les intervenants canadiens, soit environ 2 252 (1 441 entreprises et 811 particuliersrĂ©fĂ©rence 2). Cette ventilation est inspirĂ©e des donnĂ©es du FITS de l’Australie, en dĂ©terminant si les entitĂ©s enregistrĂ©es ont conservĂ© ou pas un bureau en Australie. Les entitĂ©s ayant un bureau en Australie Ă©taient classĂ©es comme Ă©tant nationales; celles qui n’en avaient pas Ă©taient considĂ©rĂ©es comme Ă©trangères. Cette approche a donnĂ© la rĂ©partition 93 % - 7 %, qui a ensuite Ă©tĂ© appliquĂ©e aux particuliers aussi.

Le gouvernement du Canada serait également touché, car il devrait doter les postes du BCTIE, acquérir l’infrastructure de TI nécessaire pour appuyer les activités du registre public et la communication avec le commissaire. De plus, les enquêteurs du BCTIE devront être formés et disposer de l’équipement requis pour administrer efficacement le nouveau régime de SAP.

Les Canadiens seraient également touchés, car ils bénéficieraient de l’augmentation des avantages économiques découlant d’une transparence accrue grâce à la mise en œuvre d’un registre public des activités d’influence étrangère. Ils bénéficieraient aussi d’avantages qualitatifs, notamment une transparence et une responsabilisation accrues dans les processus politiques, des institutions démocratiques plus solides, une sensibilisation accrue du public aux menaces d’ingérence étrangère, un renforcement des capacités en matière de sécurité nationale et une meilleure harmonisation avec les pratiques exemplaires internationales.

Scénarios de base et de réglementation

Scénario de base

Dans le scénario de base, le registre public ne serait pas mis en œuvre. Par conséquent, les exigences connexes en matière de présentation de l’information et de gestion des données ne seraient pas élaborées, et un régime de SAP ne serait pas établi pour appuyer la conformité au règlement proposé.

On s’attend à ce que les personnes et les entités agissant au nom de commettants étrangers continuent leurs activités d’influence au Canada. Cependant, il n’existe actuellement aucune donnée sur leur nombre, leur identité ou les intérêts étrangers précis qu’ils représentent. On s’attend à ce que le BCTIE soit encore créé et qu’il fonctionne à capacité réduite, car certains rôles, comme ceux liés aux enquêtes sur la conformité, à l’administration des SAP et au soutien de la TI pour le registre public, ne seraient pas nécessaires. Les activités du BCTIE porteraient principalement sur la diffusion d’information, l’éducation et la sensibilisation concernant l’influence étrangère.

Scénario de réglementation

Dans le scénario de réglementation, le règlement proposé exigerait que les personnes ou les entités qui ont des arrangements avec un commettant étranger dans le but de mener des activités d’influence ciblant des processus politiques ou gouvernementaux canadiens fournissent certains renseignements au commissaire, y compris des exigences de mise à jour rapide des données soumises. Ces arrangements seraient rendus publics par l’entremise du registre public. Le règlement proposé permettrait également à certaines entités de révéler des renseignements au commissaire pour l’aider à remplir ses fonctions en vertu de la LTRIE, et permettrait au commissaire de révéler des renseignements à certaines entités, à condition que les répercussions sur la vie privée soient réduites au minimum et que la révélation soit nécessaire pour remplir le mandat du commissaire, ou que la révélation puisse aider à cerner les activités qui portent atteinte à la sécurité du Canada et à enquêter sur celles-ci.

Le règlement proposé établirait également des exigences précises en matière de gestion des données, y compris des dispositions relatives à la conservation et à la révélation. Le BCTIE serait entièrement opérationnel, avec du personnel spécialisé qui soutient l’infrastructure de TI, la gestion des données, les enquêtes et l’exécution de la loi. Un régime de SAP serait mis en œuvre, et le commissaire et son bureau seraient chargés d’enquêter sur les cas de non-conformité potentiels et d’administrer les sanctions.

Avantages et coûts

Le règlement proposé devrait renforcer la transparence et la responsabilisation des personnes et des entités qui cherchent à influencer les processus politiques et gouvernementaux canadiens. En précisant les renseignements à inclure dans un registre public et en clarifiant davantage le régime de SAP, le règlement proposé vise à différencier l’influence étrangère légitime et transparente des activités menées secrètement.

Au cours de la pĂ©riode d’analyse de dix ans allant de 2026 Ă  2035, le règlement proposĂ© entraĂ®nerait des coĂ»ts supplĂ©mentaires d’environ 442,5 k$ afin que les particuliers et les entreprises puissent dĂ©clarer et mettre Ă  jour leurs renseignements dans le registre public et de 25,45 M$ afin que le gouvernement du Canada puisse mettre au point l’infrastructure de TI nĂ©cessaire, Ă©tablir le BCTIE et rĂ©vĂ©ler des renseignements au commissaire. Le règlement proposĂ© entraĂ®nerait Ă©galement un avantage estimĂ© de 37,11 M$ en raison de l’augmentation des avantages Ă©conomiques dĂ©coulant d’une transparence accrue grâce Ă  la mise en Ĺ“uvre d’un registre public des activitĂ©s d’influence Ă©trangère. Les avantages nets rĂ©sultant du règlement proposĂ© sont estimĂ©s Ă  11,21 M$.

En plus de ces avantages quantifiés, le règlement proposé devrait offrir une gamme d’avantages qualitatifs, notamment une transparence et une responsabilisation accrues dans les processus politiques, des institutions démocratiques plus solides, une sensibilisation accrue du public aux menaces d’ingérence étrangère, un renforcement des capacités en matière de sécurité nationale et une meilleure harmonisation avec les pratiques exemplaires internationales.

Avantages

Les avantages associés au règlement proposé sont présentés qualitativement et quantitativement dans la section ci-dessous.

Avantages qualitatifs

Transparence et responsabilisation accrues

Le règlement proposé améliorerait la transparence et la responsabilisation dans les processus politiques et gouvernementaux du Canada en exigeant la révélation publique d’activités d’influence étrangère ouvertes et transparentes. Il permettrait de veiller à ce que les particuliers et les entités agissant au nom de commettants étrangers enregistrent leurs arrangements, les rendant visibles au public. Cette transparence permettrait de faire la distinction entre l’influence légitime et l’influence secrète, renforçant la confiance du public envers les institutions démocratiques du Canada.

Lutte contre l’influence étrangère non transparente

L’influence étrangère non transparente, qui est un effort secret de la part d’États étrangers ou de leurs mandataires pour façonner la politique ou l’opinion publique du Canada, représente une menace croissante pour les intérêts nationaux. Le règlement proposé permettrait de relever ce défi en exigeant la transparence des activités d’influence étrangère, ce qui réduirait l’espace pour les activités clandestines. En mettant l’accent sur les activités légitimes, le règlement proposé dissuaderait les acteurs secrets et appuierait les efforts plus vastes du Canada pour lutter contre l’influence étrangère secrète et non transparente. De plus, les enquêtes et l’exécution de la loi serviraient d’instruments essentiels pour traiter ce type d’influence, ce qui permettrait au BCTIE d’imposer des sanctions aux personnes ou aux entités qui tentent d’influencer secrètement les processus démocratiques canadiens.

Renforcement des institutions démocratiques

En favorisant l’ouverture et la responsabilisation, le règlement proposé aiderait à renforcer les institutions démocratiques du Canada. Le registre public, ainsi que les outils d’exécution de la loi du commissaire, jouerait un rôle clé dans la protection de l’équité et de l’intégrité de la prise de décisions politiques à tous les ordres de gouvernement. Cela permettrait de s’assurer que la politique publique est façonnée par des acteurs qui sont transparents et responsables.

Sensibilisation du public

L’établissement complet du BCTIE comprendrait des activités de sensibilisation, d’éducation et de mobilisation du public. Ces efforts viseraient à sensibiliser les gens aux menaces d’influence étrangère secrètes et non transparentes et à renforcer la capacité du Canada à y réagir.

Harmonisation avec les pratiques exemplaires internationales

Le Canada est à la traîne par rapport à ses principaux alliés, comme les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie, dans la mise en œuvre de lois et de règlements consacrés à la lutte contre l’influence étrangère secrète et non transparente. Le règlement proposé aiderait à combler cette lacune en établissant un cadre de transparence solide et harmonisé avec les meilleures pratiques internationales. Cette harmonisation renforcerait également la crédibilité du Canada en tant que partenaire de confiance dans la promotion de la sécurité mondiale et la protection des institutions démocratiques.

Soutien aux objectifs de sécurité nationale

Le règlement proposé contribuerait à la sécurité nationale du Canada. Bien que le Canada dispose d’outils pour traiter de la question du lobbying, ceux-ci n’ont pas été conçus pour contrer les menaces uniques que pose l’influence étrangère secrète et non transparente. Le règlement proposé pour mettre en œuvre la LTRIE comble cette lacune en mettant en place un régime ciblé qui améliore la capacité du gouvernement de détecter et de dissuader ce type d’influence étrangère et à y réagir.

Rétablir la confiance du public dans les institutions

Le règlement proposé aiderait à rétablir la confiance du public envers les institutions canadiennes en permettant au BCTIE, un organisme indépendant et apolitique, de fonctionner de façon transparente et efficace. Au cours des dernières années, les préoccupations croissantes concernant l’influence étrangère secrète et non transparente ont amené de nombreux Canadiens à se demander si des fonctionnaires ou des processus gouvernementaux sont indûment influencés par des commettants étrangers. En exigeant des renseignements précis qui seraient disponibles dans un registre public, le règlement proposé permettrait aux Canadiens d’avoir un outil clair et accessible pour savoir qui exerce une influence étrangère, la nature de leurs activités et les mesures d’exécution prises. Cette visibilité aiderait à rassurer le public, qui verrait que les activités d’influence sont surveillées et traitées de façon appropriée.

Avantages monétaires

Le règlement proposé devrait accroître la transparence. La revue de la littérature établit qu’il existe une relation statistiquement significative entre la transparence et le rendement économique. L’évaluation des avantages utilise ce cadre.

Une Ă©tuderĂ©fĂ©rence 3 menĂ©e en 2024 a rĂ©vĂ©lĂ© qu’une augmentation de 1 % de l’indicateur des capacitĂ©s statistiques (ICS) d’un paysrĂ©fĂ©rence 4, une mesure de transparence, entraĂ®ne une augmentation de 0,03 % du produit intĂ©rieur brut (PIB). Selon les donnĂ©es les plus rĂ©centes de 2020, l’ICS du Canada est de 89,1 sur 100.

Pour calculer les avantages, une estimation de la mesure dans laquelle le registre augmenterait l’ICS du Canada est nĂ©cessaire. L’ICS est un indicateur gĂ©nĂ©ral et la contribution potentielle du registre des lobbyistes Ă©trangers sera probablement très faible. La littĂ©rature sur l’instabilitĂ© politique et la croissance Ă©conomique a servi Ă  estimer la contribution supplĂ©mentaire d’un registre public sur les activitĂ©s d’influence Ă©trangère Ă  la transparence telle que mesurĂ©e par l’ICSrĂ©fĂ©rence 5. Le calcul laisse supposer que les activitĂ©s d’influence Ă©trangère secrètes et non transparentes augmentent l’indice d’instabilitĂ© politique, mesurĂ© par le Guide des risquesrĂ©fĂ©rence 6, d’environ 0,67 %rĂ©fĂ©rence 7. Cette analyse coĂ»ts-avantages part du principe que le règlement proposĂ© augmenterait l’ICS pour le Canada de ce pourcentage.

L’étude utilisĂ©e dans cette analyse repose sur des donnĂ©es provenant de pays en dĂ©veloppement. Toutefois, les recherches indiquent que les politiques de transparence auront probablement un effet plus faible sur le PIB sur les pays dĂ©veloppĂ©s, comme le Canada en raison de leurs niveaux de transparence de base plus Ă©levĂ©srĂ©fĂ©rence 8 que dans les pays en dĂ©veloppement. Pour tenir compte de cela, un facteur d’ajustement a Ă©tĂ© calculĂ© en comparant les ICS moyens des pays en dĂ©veloppement et des pays dĂ©veloppĂ©s. Ă€ l’aide des donnĂ©es de la Banque mondiale de 2020, l’ICS moyen pour les pays en dĂ©veloppement Ă©tait de 64, tandis que pour les pays dĂ©veloppĂ©s, il Ă©tait de 88. Cette diffĂ©rence produit un facteur d’ajustement de 0,73, ce qui signifie que l’effet de la transparence accrue dans les pays dĂ©veloppĂ©s est estimĂ© Ă  73 % de l’effet observĂ© dans les pays en dĂ©veloppement.

La relation entre le PIB et la transparence, l’impact diffĂ©rentiel de la proposition rĂ©glementaire sur l’indice de transparence et l’indicateur d’ajustement de la transparence pour tenir compte des diffĂ©rents niveaux de dĂ©veloppement sont combinĂ©s pour estimer les avantages. La mise en Ĺ“uvre d’un registre public des activitĂ©s d’influence Ă©trangère devrait gĂ©nĂ©rer un avantage d’environ 37,11 M$ sur une pĂ©riode de 10 ans (de 2026 Ă  2035).

Coûts

Le coĂ»t total associĂ© au règlement proposĂ© pour la pĂ©riode de 2026 Ă  2035 est estimĂ© Ă  25,90 M$. De ce montant, environ 442,5 k$ seraient engagĂ©s par des personnes et des entitĂ©s qui concluent des arrangements avec un commettant Ă©tranger dans le but de mener des activitĂ©s d’influence ciblant les processus politiques ou gouvernementaux du Canada. Les 25,45 M$ restants seraient assumĂ©s par le gouvernement du Canada.

Coûts pour le gouvernement du Canada

Solution de TI

Pour appuyer le registre public et la collecte de renseignements exigĂ©s par le règlement proposĂ©, le gouvernement du Canada devra se procurer une solution de TI. Dans le cadre d’un contrat conclu avec un tiers, le gouvernement du Canada devrait engager un coĂ»t de 1,25 M$ en 2026 pour l’élaboration et l’acquisition du système de TI, qui appuierait le registre et le système de gestion des cas.

Un site Web serait Ă©laborĂ© Ă  l’appui du mandat, ainsi qu’un formulaire simple utilisant GC Formulaires pour permettre aux intervenants touchĂ©s de soumettre leurs renseignements, et un mĂ©canisme pour publier ces renseignements, jusqu’à ce que le registre complet et le système de TI soient mis en Ĺ“uvre d’ici la fin de 2026. Cela coĂ»tera environ 250 k$. Cependant, Ă©tant donnĂ© que son Ă©laboration serait achevĂ©e avant l’enregistrement du règlement proposĂ©, il est considĂ©rĂ© comme un coĂ»t irrĂ©cupĂ©rable. Par consĂ©quent, elle n’entre pas dans la portĂ©e de la prĂ©sente analyse et n’est pas incluse dans les estimations de coĂ»ts. Cependant, le coĂ»t de la maintenance du site Web cadre avec la portĂ©e et a Ă©tĂ© pris en compte dans les estimations des coĂ»ts de dotation en TI.

Une fois la solution de TI conçue, les coûts de maintenance et de soutien seront assumés par un fournisseur tiers. Ces services comprennent les mises à jour du système, les corrections de bogues, la surveillance du rendement, l’assistance technique et le soutien aux utilisateurs, les correctifs et les vérifications de sécurité et les améliorations des fonctionnalités.

Selon les estimations du fournisseur, les coĂ»ts annuels de maintenance et de soutien sont estimĂ©s Ă  500 k$ par annĂ©e, de 2026 Ă  2030rĂ©fĂ©rence 9. Ă€ compter de 2031, ces responsabilitĂ©s passeraient au BCTIE, les coĂ»ts associĂ©s Ă©tant compris dans les coĂ»ts de dotation du BCTIE ci-dessous. Par consĂ©quent, les coĂ»ts totaux d’entretien et de soutien du fournisseur sont estimĂ©s Ă  1,82 M$ de 2026 Ă  2035.

Bureau du commissaire à la transparence en matière d’influence étrangère

Le commissaire serait chargé de veiller au respect du règlement proposé, notamment par la gestion du registre public, le soutien relatif au registre, les enquêtes sur la conformité, la communication et l’application des sanctions par l’entremise d’un régime de SAP. Pour appuyer ces activités, le BCTIE serait créé au maximum de sa capacité.

Pour appuyer la mise en Ĺ“uvre de la LTRIE, et du règlement proposĂ©, dans le cadre de la structure du BCTIE, deux Ă©quipes seraient mises sur pied : Politiques, affaires publiques et Registre, ainsi que ConformitĂ© et exĂ©cution de la loi. L’équipe de Politiques, affaires publiques et Registre comprendrait les secteurs suivants : politiques, communications, et soutien au Registre. L’équipe ConformitĂ© et exĂ©cution de la loi comprendrait les secteurs suivants : enquĂŞtes et exĂ©cution de la loi.

Un conseiller juridique (LP-02) serait ajoutĂ© et chargĂ© de fournir des conseils juridiques au commissaire. De plus, bien que le poste du commissaire (GCQ-06) soit un poste de base, le rĂ´le changerait dans le scĂ©nario de rĂ©glementation, puisque la majoritĂ© de ses responsabilitĂ©s seront axĂ©es sur la conformitĂ© et l’application du règlement proposĂ©. Par consĂ©quent, 75 % du salaire du commissaire a Ă©tĂ© inclus dans les estimations des coĂ»ts du scĂ©nario rĂ©glementaire.

Par consĂ©quent, on prĂ©voit que le gouvernement du Canada engagera des coĂ»ts de dotation d’environ 21,99 M$rĂ©fĂ©rence 10 concernant le BCTIE entre 2026 et 2035rĂ©fĂ©rence 11.

Communication par le commissaire

Selon le cadre du scénario de réglementation, le commissaire peut échanger des renseignements avec des partenaires fédéraux et du renseignement, d’autres entités fédérales et des organismes provinciaux, territoriaux ou municipaux responsables des élections, du lobbying ou de l’éthique si la communication n’aura pas une incidence plus grande que nécessaire sur la protection des renseignements personnels dans les circonstances. La communication peut également être faite aux institutions désignées en vertu de la Loi sur la communication d’information ayant trait à la sécurité du Canada si le commissaire a des motifs raisonnables de croire que la communication peut aider cette institution à repérer une activité qui porte atteinte à la sécurité du Canada. Ces coûts font partie des opérations du BCTIE et sont pris en compte par le travail du commissaire et de son bureau. Le coût n’a pas fait l’objet d’une estimation distincte.

Communication au commissaire

Selon le scénario de réglementation, environ 268 institutions fédérales seraient autorisées à révéler de l’information au commissaire dans le but d’appuyer les fonctions et les fonctions du commissaire en vertu de la LTRIE.

Il est supposĂ© qu’un employĂ© occupant un poste de gestionnaire (gĂ©nĂ©ralement de la classification EC-07, ou l’équivalent) de chaque organisation touchĂ©e consacrerait environ une heure deux fois par annĂ©e aux activitĂ©s de rĂ©vĂ©lation au commissaire. On s’attend Ă  ce que cela entraĂ®ne un coĂ»t supplĂ©mentaire de 393,4 k$ pour ces institutions fĂ©dĂ©rales au cours de la pĂ©riode allant de 2026 Ă  2035.

Coûts pour les particuliers et les entités

Activités relatives à l’enregistrement initial

En vertu du scénario de réglementation, les particuliers et entités touchées devront se familiariser avec les exigences réglementaires. Pour ce faire, vous pouvez lire le règlement, consulter les documents d’orientation disponibles sur Canada.ca ou communiquer avec l’équipe de soutien du registre. Les déclarants devraient probablement créer un compte et soumettre les renseignements requis pour chaque arrangement avec un commettant étranger, y compris les détails de l’organisation étrangère, et divulguer la nature des activités liées à l’influence sur les processus gouvernementaux ou politiques du Canada.

On s’attend Ă  ce que les activitĂ©s durent une heure pour chaque dĂ©clarant. L’estimation d’une heure est fondĂ©e sur l’hypothèse selon laquelle les dĂ©clarants auront besoin de suffisamment de temps pour effectuer plusieurs tâches : examiner les documents d’orientation, comprendre les exigences en matière de conformitĂ©, crĂ©er un compte et soumettre les renseignements nĂ©cessaires pour chaque arrangement avec un commettant Ă©tranger.

On prĂ©voit qu’environ 1 767 dĂ©clarants soumettront des renseignements chaque annĂ©e et qu’il y aura 54 nouveaux dĂ©clarants chaque annĂ©e. Comme nous l’avons dĂ©jĂ  mentionnĂ©, le nombre annuel de dĂ©clarants a Ă©tĂ© estimĂ© Ă  l’aide de donnĂ©es provenant des registres provinciaux, territoriaux, municipaux et fĂ©dĂ©raux de lobbying, ce qui a donnĂ© lieu Ă  environ 950 dĂ©clarants rĂ©munĂ©rĂ©s par annĂ©e. Toutefois, ce nombre ne comprend pas les particuliers ou les entitĂ©s non rĂ©munĂ©rĂ©es, telles que les particuliers et les entitĂ©s qui travaillent Ă  titre bĂ©nĂ©vole. Par exemple, un particulier ou une entitĂ© pourrait participer Ă  des activitĂ©s d’influence Ă©trangère, sans frais, pour son pays d’origine. Pour en tenir compte, l’estimation a Ă©tĂ© ajustĂ©e Ă  environ 1 900 dĂ©clarants chaque annĂ©e. Ce chiffre a Ă©tĂ© doublĂ© en fonction des commentaires des experts en la matière de SP, qui ont indiquĂ© que, pour chaque lobbyiste rĂ©munĂ©rĂ©, il y a habituellement un groupe de dĂ©fense des intĂ©rĂŞts non rĂ©munĂ©rĂ© de l’autre cĂ´tĂ©. Par consĂ©quent, l’estimation est passĂ©e de 950 Ă  1 900 pour tenir compte des efforts de dĂ©fense des intĂ©rĂŞts non rĂ©munĂ©rĂ©s. L’estimation pour les nouveaux dĂ©clarants chaque annĂ©e a Ă©galement Ă©tĂ© augmentĂ©e pour tenir compte des particuliers et des entitĂ©s rĂ©munĂ©rĂ©s et non rĂ©munĂ©rĂ©s (58 nouveaux dĂ©clarants). En ce qui concerne l’estimation de la croissance annuelle, le Registre fĂ©dĂ©ral canadien des lobbyistes a Ă©tĂ© utilisĂ© pour le calcul de l’augmentation annuelle moyenne du nombre de dĂ©clarants de 2020 Ă  2024, 10 % de ce chiffre s’appliquant aux nouveaux dĂ©clarants de la LTRIE, ce qui a donnĂ© lieu Ă  une estimation de 29 nouveaux dĂ©clarants par annĂ©e, qui a ensuite Ă©tĂ© doublĂ©e pour rendre compte des particuliers et des entitĂ©s non rĂ©munĂ©rĂ©s.

Les rĂ©sultats ont ensuite Ă©tĂ© multipliĂ©s par 93 % pour estimer le nombre d’intervenants canadiens touchĂ©s (1 767 dĂ©clarants et 54 nouveaux dĂ©clarants). Il s’agit d’une ventilation qui a Ă©tĂ© obtenue Ă  l’aide des donnĂ©es du FITS de l’Australie en dĂ©signant les entitĂ©s enregistrĂ©es et en confirmant si elles tenaient un bureau en Australie. Les entitĂ©s ayant un bureau ont Ă©tĂ© dĂ©signĂ©es comme nationales, celles sans bureau ont Ă©tĂ© dĂ©signĂ©es comme Ă©trangères. C’est de cette façon qu’on a obtenu la rĂ©partition de 93 % Ă  7 %, qui a ensuite Ă©tĂ© appliquĂ©e aux particuliers Ă©galement.

Étant donnĂ© qu’il n’existe aucune donnĂ©e directe sur le nombre d’intervenants susceptibles d’être touchĂ©s par le règlement proposĂ©, les registres de lobbying ont Ă©tĂ© utilisĂ©s comme substituts pour Ă©tablir une estimation raisonnable. Le calcul de la proportion a Ă©tĂ© fait Ă  l’aide de l’examen du FITS de l’Australie par rapport Ă  ses registres de lobbying, oĂą les dĂ©clarants selon le rĂ©gime de l’Australie reprĂ©sentaient environ 10 % de ceux qui se trouvent dans leurs registres de lobbying fĂ©dĂ©ral et d’État. Cette proportion de 10 % a ensuite Ă©tĂ© appliquĂ©e au contexte canadien. La mĂ©thode de calcul a Ă©tĂ© jugĂ©e appropriĂ©e compte tenu des similitudes Ă©conomiques et structurelles entre l’Australie et le Canada, et elle a fourni une base pratique pour l’estimation du nombre d’intervenants potentiels.

Selon l’expertise en sécurité nationale à SP, environ la moitié des intervenants touchés devraient être rémunérés pour leurs services, tandis que l’autre moitié serait non rémunérée. On suppose que chaque déclarant serait tenu de soumettre uniquement un enregistrement par année (c’est-à-dire que chaque déclarant n’aurait qu’un seul arrangement)référence 12. L’enregistrement fait référence à l’obligation officielle des particuliers ou des entités agissant au nom d’un mandant étranger de divulguer leurs arrangements et leurs activités lorsque ces activités visent à influencer les processus politiques ou gouvernementaux au Canada.

Par consĂ©quent, on estime que les activitĂ©s au premier enregistrement prendront une heure par dĂ©clarant, Ă  un taux horaire de 56,60 $rĂ©fĂ©rence 13, ce qui se traduira par un coĂ»t total de 166,8 k$ en 2026.

Confirmations et mises Ă  jour continues

En plus du premier enregistrement, le projet de règlement exigerait que les déclarants mettent à jour leurs renseignements ou confirment qu’aucun changement n’a été apporté. On suppose que chaque déclarant remplirait une mise à jour et une confirmation chaque annéeréférence 14. Par exemple, un déclarant qui a déjà divulgué un arrangement avec une organisation étrangère peut mettre à jour sa soumission pour tenir compte d’un changement dans la portée des activités ou confirmer qu’aucun changement n’a été apporté si l’arrangement demeure le même.

Selon les experts en la matière de SP, les mises Ă  jour devraient prendre 15 minutes, tandis que les confirmations exigeraient cinq minutes. Pour ce qui est des mises Ă  jour, un dĂ©clarant n’a qu’à rouvrir sa soumission et Ă  apporter les changements nĂ©cessaires, plutĂ´t que d’entrer de nouveau tous les renseignements. Par consĂ©quent, on juge que 15 minutes sont suffisantes pour cette tâche. Pour ce qui est des confirmations, on juge que 5 minutes sont suffisantes, Ă©tant donnĂ© que les dĂ©clarants n’ont qu’à ouvrir une session dans leur compte, Ă  examiner leurs dĂ©tails et Ă  confirmer qu’aucun changement n’est requis. En utilisant les mĂŞmes hypothèses concernant les salaires que celles Ă©noncĂ©es prĂ©cĂ©demment, le coĂ»t total de ces activitĂ©s est estimĂ© Ă  280,7 k$ sur la pĂ©riode de 10 ans.

Énoncé des coûts et avantages (obligatoire pour les propositions ayant une incidence importante sur les coûts)
Tableau 1 : Avantages monĂ©taires (valeur actuelle en millions de dollars)rĂ©fĂ©rence 15
Intervenants touchĂ©s Description de l’avantage AnnĂ©e de rĂ©fĂ©rence : 2026) Moyenne annuelle (de 2027 Ă  2034) Dernière annĂ©e : 2035 Total (valeur actuelle) Valeur annualisĂ©e
Canadiens Augmentation du PIB en raison d’une transparence accrue 4,60 $ 3,70 $ 2,91 $ 37,11 $ 5,28 $
Tous les intervenants Total des avantages 4,60 $ 3,70 $ 2,91 $ 37,11 $ 5,28 $
Tableau 2 : CoĂ»ts monĂ©taires (valeur actuelle en millions de dollars)
Intervenants touchĂ©s Description des coĂ»ts AnnĂ©e de rĂ©fĂ©rence : 2026) Moyenne annuelle (de 2027 Ă  2034) Dernière annĂ©e : 2035 Total (valeur actuelle) Valeur annualisĂ©e
DĂ©clarants ActivitĂ©s initiatives relatives Ă  l’enregistrement 0,10 $ 0,01 $ 0,01 $ 0,17 $ 0,02 $
Mises Ă  jour et confirmations continues 0,03 $ 0,03 $ 0,02 $ 0,28 $ 0,04 $
Gouvernement du Canada Système de TI 1,38 $ 0,21 $ 0,00 $ 3,07 $ 0,44 $
Dotation du BCTIE 3,05 $ 2,17 $ 1,59 $ 21,99 $ 3,13 $
Communication au commissaire 0,05 $ 0,04 $ 0,03 $ 0,39 $ 0,06 $
Tous les intervenants Total des coĂ»ts 4,61 $ 2,46 $ 1,64 $ 25,90 $ 3,69 $
Tableau 3 : RĂ©sumĂ© des avantages et des coĂ»ts monĂ©taires (valeur actuelle en millions de dollars)
Répercussions Année de référence Autres années pertinentes Dernière année Total (valeur actuelle) Valeur annualisée
Total des avantages 4,60 $ 3,70 $ 2,91 $ 37,11 $ 5,28 $
Total des coĂ»ts 4,61 $ 2,46 $ 1,64 $ 25,90 $ 3,69 $
RĂ©percussions nettes -0,01 $ 1,24 $ 1,28 $ 11,21 $ 1,60 $
Répercussions qualitatives

Répercussions positives

Analyse de sensibilité

Comme il a Ă©tĂ© mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, plusieurs hypothèses ont Ă©tĂ© formulĂ©es pour estimer les coĂ»ts du règlement proposĂ©. Afin de tenir compte de l’effet de l’incertitude et de la variabilitĂ© sur ces hypothèses, l’analyse de sensibilitĂ© effectuĂ©e permet d’attribuer des variables Ă  diffĂ©rentes valeurs et de réévaluer les rĂ©sultats. L’analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© effectuĂ©e sur les variables suivantes : les dĂ©clarants et l’indicateur d’ajustement de la transparence pour les pays dĂ©veloppĂ©s.

Nombre de déclarants

L’analyse centrale suppose environ 2 000 dĂ©clarants par annĂ©e. L’analyse de sensibilitĂ© prĂ©sente les rĂ©sultats obtenus en doublant ce nombre et en le diminuant de 50 %.

Tableau 6 : RĂ©sultats de l’analyse de sensibilitĂ© – Nombre de dĂ©clarants (en millions de dollars)
Remarque : les valeurs des coĂ»ts et des avantages correspondant au nombre « 1 767 Â» reprĂ©sentent le cas central.
Paramètre Total des coĂ»ts  Total des avantages  Avantages nets 
884 25,67 M$ 37,11 M$ 11,44 M$
1 767 25,90 M$ 37,11 M$ 11,21 M$
3 534 26,33 M$ 37,11 M$ 10,78 M$
Tableau 7 : RĂ©sultats de l’analyse de sensibilitĂ© – Indicateur d’ajustement de la transparence pour les pays dĂ©veloppĂ©s (en millions de dollars)
Remarque : les valeurs des coĂ»ts et des avantages correspondant au « 73 % Â» reprĂ©sentent le cas central.
Paramètre  Total des coĂ»ts  Total des avantages  Avantages nets 
25 % 25,90 M$ 12,71 M$ -13,19 M$
73 % 25,90 M$ 37,11 M$ 11,21 M$
90 % 25,90 M$ 45,75 M$ 19,85 M$

Analyse de répartition

Outre les coĂ»ts pour le gouvernement, le règlement proposĂ© engendrerait des coĂ»ts principalement pour les particuliers, les petites et moyennes entreprises et les organismes sans but lucratif, y compris les organismes de bienfaisance et les universitĂ©srĂ©fĂ©rence 16. Collectivement, on s’attend Ă  ce qu’ils doivent engager des coĂ»ts d’environ 159 k$. On s’attend Ă  ce que les particuliers reprĂ©sentent environ 35,9 % des coĂ»ts estimatifs totaux. Parmi les entitĂ©s, ce sont les petites entreprises qui auraient le plus de coĂ»ts Ă  engager, soit environ 39,8 %, tandis que la proportion pour les moyennes et les grandes entreprises serait d’environ 16,9 %. On prĂ©voit que les organismes sans but lucratif, les organismes de bienfaisance et les universitĂ©s, pris ensemble, subiront des rĂ©percussions moindres, ce qui reprĂ©sente environ 7,4 % des coĂ»ts.

Tableau 8 : CoĂ»ts par intervenant touchĂ© (en millions de dollars)
Intervenants  Total des coĂ»ts pour les intervenants  Part des coĂ»ts 
Particuliers  159,01 k$  35,9 % 
Moyennes et grandes entreprises  74,83 k$  16,9 % 
Petites entreprises  176,02 k$  39,8 % 
Organismes sans but lucratif/organismes de bienfaisance/universitĂ©s  32,60 k$  7,4 % 
Total  442,46 k$  100 % 

Lentille des petites entreprises

La lentille des petites entreprises s’applique, car il y a des rĂ©percussions sur les petites entreprises liĂ©es au règlement proposĂ©. On estime qu’environ 70 % des entitĂ©srĂ©fĂ©rence 17 (1 009 entreprises) qui concluent un arrangement avec un commettant Ă©tranger sont des petites entreprises. Le règlement proposĂ© entraĂ®nerait un coĂ»t supplĂ©mentaire de 198,4 k$ (ou une moyenne de 196,6 $ par entreprise) pour les petites entreprises sur une pĂ©riode analytique de 10 ans, ou un coĂ»t annualisĂ© de 28 250 $ (ou une moyenne de 28,00 $ par entreprise).

Résumé de la lentille des petites entreprises
Tableau 9 : CoĂ»ts
Administratifs ou liés à la conformité Description de l’avantage Valeur actuelle Valeur annualisée
ConformitĂ© CoĂ»t de l’enregistrement, des mises Ă  jour et de la confirmation de l’absence de changement 198 415 $ 28 250 $
Total Total des coĂ»ts 198 415 $ 28 250 $
Tableau 10 : RĂ©percussions nettes
Montant Valeur actuelle Valeur annualisée
RĂ©percussions nettes sur toutes les petites entreprises touchĂ©es 198 415 $ 28 250 $
RĂ©percussions nettes moyennes sur chaque petite entreprise touchĂ©erĂ©fĂ©rence 18 198 415 $ 28 250 $

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car le règlement proposĂ© ne se traduira pas par un changement supplĂ©mentaire sur le fardeau administratif des entreprises. En vertu de la Loi sur la rĂ©duction de la paperasse (LRP), le fardeau administratif est composĂ© des exigences qui visent Ă  dĂ©montrer la conformitĂ© aux exigences rĂ©glementaires. Dans ce cas, la divulgation n’est pas secondaire et constitue l’objectif principal du règlement proposĂ©. L’obligation de dĂ©claration est donc considĂ©rĂ©e comme une activitĂ© de conformitĂ©, et non une activitĂ© administrative en vertu de la dĂ©finition de la LRP. Bien que le processus de prĂ©sentation de l’information soit un processus administratif, il n’est pas visĂ© par la dĂ©finition juridique parce qu’il fait partie intĂ©grante de l’atteinte de l’objectif du règlement proposĂ©.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le règlement proposé a été élaboré à la suite d’une évaluation exhaustive des approches en matière de réglementation dans les administrations nationales et internationales pertinentes afin de cerner les possibilités d’harmonisation et de coopération tout en atteignant les objectifs stratégiques du Canada.

Afin de réduire le fardeau et d’améliorer la transparence, SP a examiné les registres de lobbying fédéraux, provinciaux, territoriaux et municipaux. Le Commissariat au lobbying du Canada a été désigné comme une référence clé parce qu’il partage l’objectif consistant à promouvoir la transparence et à tenir un registre public. Le règlement proposé établit les exigences relatives à l’enregistrement, à la mise à jour des échéanciers et aux périodes de conservation des données de la même manière que la Loi sur le lobbying afin de faciliter la conformité pour ceux qui interagissent avec les deux régimes. Cependant, certaines dispositions réglementaires proposées ne sont pas reproduites, car la définition des particuliers tenus de s’enregistrer auprès du commissaire est plus large que dans le cadre de la Loi sur le lobbying, et les types d’activités qui déclenchent l’enregistrement dans le cadre de la LTRIE diffèrent également.

L’examen a également confirmé la nécessité de mettre en place la politique de conservation des données sur 20 ans du BCTIE et a souligné l’importance d’avoir la capacité de communiquer de l’information aux provinces et aux territoires afin de faciliter l’échange de renseignements sur les cas de non-conformité et d’appuyer les efforts coordonnés d’exécution de la loi.

Administrations internationales

Le règlement proposé vise à harmoniser les pratiques du Canada avec les pratiques exemplaires internationales et a été documenté par une analyse détaillée des registres d’influence étrangère dans des administrations clés, y compris les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l’Australie, qui ont mis en œuvre des régimes de transparence similaires.

Bien que les règlements proposés partagent certaines caractéristiques avec ceux d’homologues internationaux, comme la surveillance indépendante, une approche propre au Canada a été jugée nécessaire pour atteindre les objectifs nationaux et maintenir l’indépendance. Tout défi potentiel découlant de la divergence des modèles internationaux est atténué par la collaboration continue avec les partenaires internationaux et par l’harmonisation des pratiques exemplaires.

Obligations internationales

Le règlement proposé n’engage aucune des obligations internationales du Canada.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique (EEES), une analyse préliminaire a été effectuée pour la présente proposition de réglementation. L’analyse a permis de conclure qu’une évaluation environnementale et économique stratégique n’est pas nécessaire.

Analyse comparative entre les sexes Plus

Les groupes racisés peuvent éprouver des soupçons ou de la discrimination à la suite de renseignements affichés dans le registre public, particulièrement si certains pays y apparaissent plus souvent que d’autres. Pour y remédier, le règlement proposé est conçu pour être neutre sur le plan des pays et s’applique également à tous les particuliers et entités agissant au nom de tout commettant étranger, peu importe l’origine.

Le commissaire élaborerait des documents d’orientation et dirigerait des initiatives de sensibilisation pour atténuer les préjugés potentiels. Les produits de communication mettraient l’accent sur le fait que l’enregistrement appuie les objectifs du Canada en matière de transparence et de sécurité nationale, tels qu’ils sont décrits dans la LTRIE.

Les enquêtes sur la non-conformité éventuelle peuvent utiliser des renseignements provenant de sources anonymes, qui pourraient faire l’objet de représailles de la part d’États étrangers. Pour protéger ces particuliers, dont bon nombre sont présumés appartenir à la diaspora ou aux communautés raciales minoritaires, le commissaire, ainsi que toute personne agissant en son nom ou sous sa direction, ne pourrait divulguer aucune information obtenue dans l’exercice de ses fonctions, sauf si cela est autorisé par la FITAA.

SP a l’intention de continuer à travailler en étroite collaboration avec les communautés de la diaspora pendant la mise en œuvre afin de s’assurer qu’elles ne sont pas ciblées involontairement. Cette collaboration aiderait à façonner l’approche et la stratégie de sensibilisation. SP a l’intention d’adapter les produits de communication aux besoins de ces communautés.

La LTRIE comprend également un examen obligatoire quinquennal par le Parlement et une surveillance par le Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement (CPSNR) et l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (OSSNR). Ces organismes peuvent examiner et régler toute question liée au sexe, à la nationalité, à la race, à la religion ou à l’orientation sexuelle.

Mise en œuvre, conformité et application de la loi, et normes de service

Mise en œuvre

Le règlement proposé entrera en vigueur à l’entrée en vigueur de la LTRIE. Si le règlement est enregistré après cette date, il entrera en vigueur à la date de son enregistrement.

À l’entrée en vigueur de la LTRIE, les exigences en matière de déclaration pour les déclarants débuteraient immédiatement. Pour assurer un accès rapide, des directives en langage clair et une foire aux questions seraient affichées sur le site Web Canada.ca. Le site Web contiendrait également des instructions étape par étape pour l’enregistrement et des produits infographiques décrivant les obligations en vertu du règlement proposé. De plus, les intervenants seraient informés au moyen d’une sensibilisation directe et d’avis publics. Les mesures susmentionnées garantissent que le règlement proposé est accessible au public et facile à trouver dès l’entrée en vigueur des exigences en matière de déclaration. De plus, une équipe de soutien spécialisé sera disponible et chargée de répondre aux demandes de renseignements et aider les déclarants.

À l’entrée en vigueur, les déclarants seraient en mesure de soumettre les renseignements exigés par le règlement proposé par une solution de TI provisoire. Au départ, les déclarants soumettraient leurs renseignements au moyen de formulaires du gouvernement du Canada (GC), et ces données seraient publiées dans un registre public sur le site Web Canada.ca.

Pour se conformer aux exigences proposées pour fournir des mises à jour sur les ententes existantes, les déclarants devront remplir une nouvelle soumission au moyen des formulaires du GC et indiquer si la soumission est une mise à jour ou une confirmation selon laquelle il n’y a pas de modification.

L’infrastructure provisoire de TI associĂ©e au registre public serait finalisĂ©e et mise Ă  l’essai avant l’entrĂ©e en vigueur du règlement proposĂ©. SP a l’intention de passer Ă  un système d’enregistrement entièrement intĂ©grĂ© Ă  long terme d’ici la fin de 2026.

Pour assurer la mise en œuvre réussie du règlement proposé, le site Web Canada.ca fournira des documents d’orientation sur les exigences et les processus d’enregistrement afin de soutenir l’enregistrement et de s’assurer que les particuliers et les entités touchés comprennent comment s’inscrire. Le BCTIE accorderait la priorité à la sensibilisation et à l’orientation pendant cette phase précoce afin de favoriser la conformité.

Conformité et exécution de la loi

Détection de cas de non-conformité

Les cas de non-conformité seraient détectés de différentes façons, y compris l’évaluation de l’information contenue dans les soumissions d’enregistrements, la communication proactive du public au BCTIE, la communication entre partenaires et les enquêtes indépendantes menées par le BCTIE, au besoin.

Il s’agit de façons de faire qui favoriseraient la détection proactive et réactive des cas de violation. La détection d’un cas potentiel de violation pourrait mener à l’ouverture d’une enquête visant à confirmer la conformité à la LTRIE. Les enquêtes permettront de déterminer si le sujet se conforme au règlement proposé et à la LTRIE. En cas de non-conformité, le commissaire peut imposer une SAP ou renvoyer l’affaire à un partenaire de l’exécution de la loi pour qu’il entame des poursuites pour infraction en vertu de la LTRIE.

Sanctions pour non-conformité

La LTRIE dĂ©signe les Ă©lĂ©ments suivants comme des violations :

En cas de non-conformitĂ©, la LTRIE permet au commissaire d’imposer une SAP ou de tenter d’obtenir une condamnation criminelle. La LTRIE permet Ă©galement au commissaire de tenter d’obtenir une condamnation pour les personnes qui entravent sciemment le travail du commissaire ou des personnes agissant en son nom ou sous ses ordres. Cela pourrait entraĂ®ner ce qui suit :

Le commissaire peut également tirer parti d’outils d’exécution non punitifs pour encourager le respect de la LTRIE, comme la conclusion d’une entente de conformité avec une personne après la délivrance d’un procès-verbal. L’exécution d’une entente de conformité peut donner lieu à une réduction ou à une élimination d’une sanction pécuniaire.

Coordonnées

Bureau du coordonnateur national de la lutte contre l’ingérence étrangère
Secteur de la sécurité nationale
Ministère de la Sécurité publique
340, avenue Laurier Ouest
Ottawa (Ontario)
K1A 0P9
Courriel : fipublicconsultations-consultationspubliqueei@ps-sp.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil, en vertu des articles 22 et 27 de la Loi sur la transparence et la responsabilitĂ© en matière d’influence Ă©trangère rĂ©fĂ©rence a, se propose de prendre le Règlement sur la transparence et la responsabilitĂ© en matière d’influence Ă©trangère, ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les trente jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. S’ils choisissent plutĂ´t de prĂ©senter leurs observations par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, ils sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout Ă  Bureau du coordonnateur national de la lutte contre l’ingĂ©rence Ă©trangère, Secteur de la sĂ©curitĂ© nationale, SĂ©curitĂ© publique Canada, 269, avenue Laurier Ouest, Ottawa (Ontario) K1A 0P8 (courriel : fipublicconsultations-consultationspubliqueei@ps-sp.gc.ca).

Ottawa, le 22 dĂ©cembre 2025

La greffière adjointe intérimaire du Conseil privé
Janna Rinaldi

Règlement sur la transparence et la responsabilité en matière d’influence étrangère

Définitions

Définitions

1 Les définitions qui suivent s’appliquent au présent règlement.

activités d’influence
Activités visées aux alinéas a) à c) de la définition de arrangement à l’article 2 de la Loi. (influence activities)
Loi
La Loi sur la transparence et la responsabilité en matière d’influence étrangère. (Act)
registre
Le registre établi par le commissaire en vertu de l’article 8 de la Loi. (registry)

Fourniture de renseignements

Conclusion d’un arrangement

2 (1) Pour l’application du paragraphe 5(1) de la Loi, les renseignements qu’une personne qui conclut un arrangement avec un commettant Ă©tranger est tenue de fournir au commissaire sont les suivants :

DĂ©tails — communication avec un titulaire d’une charge publique

(2) Dans le cas d’activitĂ©s d’influence visĂ©es Ă  l’alinĂ©a a) de la dĂ©finition de arrangement Ă  l’article 2 de la Loi, les dĂ©tails Ă  fournir concernant ces activitĂ©s sont les suivants :

DĂ©tails — communication ou diffusion de renseignements

(3) Dans le cas d’activitĂ©s d’influence visĂ©es Ă  l’alinĂ©a b) de la dĂ©finition de arrangement Ă  l’article 2 de la Loi, les dĂ©tails Ă  fournir concernant ces activitĂ©s sont les suivants :

DĂ©tails — fourniture d’avantages

(4) Dans le cas d’activitĂ©s d’influence visĂ©es Ă  l’alinĂ©a c) de la dĂ©finition de arrangement Ă  l’article 2 de la Loi, les dĂ©tails Ă  fournir concernant ces activitĂ©s sont les suivants :

Exception

(5) Les détails visés aux sous-alinéas (1)a)(viii), b)(viii) et d)(vi) ne doivent pas être fournis à l’égard des activités d’influence exercées avant la date d’entrée en vigueur du présent règlement.

Mise Ă  jour

3 (1) Pour l’application du paragraphe 5(2) de la Loi, la personne est tenue de fournir au commissaire une mise Ă  jour dans les dĂ©lais suivants :

Contenu de la mise Ă  jour

(2) La mise Ă  jour prĂ©cise tous les changements survenus aux renseignements visĂ©s Ă  l’article 2 depuis que ces renseignements ont Ă©tĂ© fournis ou leur dernière mise Ă  jour et comprend une confirmation selon laquelle les renseignements qui n’ont pas changĂ© sont complets et exacts Ă  la fin du mois prĂ©cĂ©dent.

Registre

Contenu

4 Sauf s’il s’agit de renseignements pour lesquels il existe des motifs raisonnables de croire que leur publication constituerait une menace pour la sĂ©curitĂ© personnelle d’un individu ou pour lesquels il existe des motifs raisonnables de soupçonner qu’ils sont faux ou trompeurs, le registre contient les renseignements fournis en application de l’article 5 de la Loi qui sont compris dans les catĂ©gories suivantes :

Rétention des renseignements

5 Le commissaire conserve les renseignements contenus dans le registre pendant vingt ans après la date de la fin de l’arrangement auquel les renseignements se rapportent.

Communication des renseignements

Communication de renseignements au commissaire

6 Les entitĂ©s ci-après sont autorisĂ©es Ă  communiquer des renseignements au commissaire et Ă  tout autre individu visĂ© au paragraphe 11(1) de la Loi dans le but d’aider le commissaire dans l’exercice de ses attributions sous le rĂ©gime de la Loi :

Communication de renseignements par le commissaire

7 Pour l’application de l’alinĂ©a 15e) de la Loi, le commissaire et les personnes agissant pour son compte ou sous son autoritĂ© peuvent, s’ils sont d’avis que l’incidence de la communication sur le droit Ă  la vie privĂ©e d’une personne sera limitĂ©e Ă  ce qui est raisonnablement nĂ©cessaire dans les circonstances, communiquer aux entitĂ©s ci-après les renseignements dont ils prennent connaissance dans l’exercice de leurs attributions sous le rĂ©gime de la Loi :

Sanctions administratives pécuniaires

Sanctions

8 (1) Le barème des sanctions administratives pĂ©cuniaires qui peuvent ĂŞtre imposĂ©es Ă  l’égard d’une violation est de 50 $ Ă  1 000 000 $.

Critères à prendre en compte

(2) Le commissaire prend en compte les critères ci-après relativement Ă  la dĂ©cision d’imposer une sanction Ă  une personne qui a commis une violation, y compris lorsqu’il dĂ©termine le montant de la sanction encourue par la personne :

Entente de conformité

9 (1) Le commissaire peut, dans un procès-verbal signifié à l’auteur prétendu de la violation ou après que cette personne lui a présenté des observations relativement à la violation ou à la sanction administrative pécuniaire, proposer de conclure avec cette personne une entente de conformité en vertu de laquelle soit une sanction réduite, prévue à l’entente, sera imposée, soit aucune sanction ne sera imposée, si la personne satisfait aux exigences de l’entente dans le délai qui y est prévu.

Non-respect

(2) L’entente de conformité précise la sanction qui sera imposée si la personne ne satisfait pas aux exigences de l’entente. Dans un tel cas, la sanction imposée à la personne ne peut être plus élevée que la sanction mentionnée au procès-verbal.

Signification

10 (1) Le procès-verbal dressĂ© en vertu du paragraphe 19(1) de la Loi et la dĂ©cision prise au titre des paragraphes 20(2) ou (3) de la Loi sont rĂ©digĂ©s sur support papier ou Ă©lectronique et sont signifiĂ©s aux coordonnĂ©es les plus rĂ©centes fournies au commissaire en application de l’article 5 de la Loi ou, en l’absence de telles coordonnĂ©es, aux coordonnĂ©es que le commissaire a obtenues d’une source fiable.

Date de la signification

(2) Le procès-verbal ou la décision sont présumés avoir été signifiés dix jours après la date de leur envoi en utilisant les coordonnées visées au paragraphe (1).

Créances de Sa Majesté

11 Une sanction administrative pécuniaire qui a été imposée à une personne constitue une créance de Sa Majesté du chef du Canada et peut être recouvrée à ce titre devant la Cour fédérale ou tout autre tribunal compétent.

Délégation d’attributions

12 Les individus visĂ©s par le paragraphe 11(1) de la Loi peuvent exercer les attributions du commissaire au titre des articles 19 Ă  21 de la Loi pour lesquelles ils ont Ă©tĂ© dĂ©signĂ©s par Ă©crit, Ă  titre individuel ou Ă  titre de membre d’une catĂ©gorie d’individus, par le commissaire.

Entrée en vigueur

L.C. 2024, ch. 16, art. 113

13 Le prĂ©sent règlement entre en vigueur Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur de l’alinĂ©a 4a) de la Loi sur la transparence et la responsabilitĂ© en matière d’influence Ă©trangère, Ă©dictĂ© par l’article 113 de la Loi sur la lutte contre l’ingĂ©rence Ă©trangère, ou, si elle est postĂ©rieure, Ă  la date de son enregistrement.

Conditions d’utilisation et Avis de confidentialité

Conditions d’utilisation

Vous ĂŞtes tenu de vous assurer que les commentaires que vous formulez ne contiennent aucun des Ă©lĂ©ments suivants :

  • renseignement personnel;
  • renseignement protĂ©gĂ© ou classifiĂ© du gouvernement du Canada;
  • commentaire discriminatoire ou qui incite Ă  la discrimination fondĂ©e sur la race, le sexe, la religion, l’orientation sexuelle ou contre tout autre groupe protĂ©gĂ© en vertu de la Loi canadienne sur les droits de la personne ou de la Charte canadienne des droits et libertĂ©s;
  • commentaire haineux, diffamatoire ou obscène;
  • commentaire menaçant, violent, intimidant ou harcelant;
  • commentaire venant Ă  l’encontre des lois fĂ©dĂ©rales, provinciales ou territoriales du Canada;
  • commentaire qui constitue une usurpation d’identitĂ©, de la publicitĂ© ou du pollupostage;
  • commentaire dont le but est d'encourager ou d'inciter une activitĂ© criminelle;
  • liens externes;
  • commentaire rĂ©digĂ© dans une langue autre que le français ou l’anglais;
  • commentaire qui contrevient autrement au prĂ©sent avis.

L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit d’examiner et de supprimer les renseignements personnels, les propos haineux ou tout autre renseignement jugĂ© inappropriĂ© Ă  la publication, tel qu’il est dĂ©crit ci-dessus.

Les renseignements commerciaux confidentiels ne doivent ĂŞtre affichĂ©s que dans la zone de texte rĂ©servĂ©e Ă  cette fin. En gĂ©nĂ©ral, « renseignements commerciaux confidentiels Â» dĂ©signe les renseignements qui i) ne sont pas accessibles au public, ii) sont traitĂ©s de façon confidentielle par la personne dont l’entreprise est concernĂ©e par ces renseignements et iii) ont une valeur Ă©conomique rĂ©elle ou potentielle pour la personne ou ses concurrents, car ils ne sont pas accessibles au public et leur divulgation entraĂ®nerait une perte financière pour la personne ou un gain important pour ses concurrents. Les commentaires fournis dans la zone rĂ©servĂ©e aux renseignements commerciaux confidentiels qui correspondent Ă  cette description ne seront pas rendus publics. L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit de rendre le commentaire public s’il n’est pas considĂ©rĂ© qu’il s’agit d’un renseignement commercial confidentiel.

Vos commentaires seront affichés sur le site Web de la Gazette du Canada à la disposition du public pour examen. Cependant, vous avez le droit de soumettre vos commentaires de façon anonyme. Le cas échéant, vos commentaires seront rendus publics et attribués à une personne anonyme. Aucun autre renseignement à votre sujet ne sera rendu public.

Les commentaires seront affichĂ©s sur le site Web de la Gazette du Canada pendant au moins 10 ans.

Veuillez noter que la communication par courriel n’est pas sécurisée. Par conséquent, si la pièce jointe à transmettre contient des renseignements de nature délicate, veuillez écrire à l’adresse de courriel ministérielle pour discuter des façons dont vous pouvez transmettre ces renseignements.

Avis de confidentialité

Les renseignements fournis sont recueillis en vertu de la Loi sur la gestion des finances publiques, de la Loi sur le ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux, de la Loi de mise en Ĺ“uvre de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique, ainsi que des lois habilitantes des organismes de rĂ©glementation concernĂ©s, aux fins de recueillir des commentaires liĂ©s aux changements rĂ©glementaires. Vos commentaires et vos documents sont recueillis dans le but d’accroĂ®tre la transparence du processus rĂ©glementaire et de rendre le gouvernement plus accessible aux Canadiens.

Les renseignements personnels soumis sont recueillis, utilisĂ©s, communiquĂ©s, conservĂ©s et protĂ©gĂ©s contre l’accès par les personnes ou les organismes non autorisĂ©s conformĂ©ment aux dispositions de la Loi sur la protection des renseignements personnels et du Règlement sur la protection des renseignements personnels. Les noms des personnes fournis ne seront pas affichĂ©s en ligne; ils seront toutefois conservĂ©s pour que nous puissions communiquer avec ces personnes au besoin. Les noms des organisations qui formulent des commentaires seront affichĂ©s en ligne.

Les renseignements soumis, y compris les renseignements personnels, seront accessibles Ă  Services publics et Approvisionnement Canada, Ă  qui incombe les responsabilitĂ©s de la page Web de la Gazette du Canada, et Ă  l’institution fĂ©dĂ©rale responsable de la gestion du changement rĂ©glementaire proposĂ©.

Toute personne est en droit de demander que les renseignements personnels la concernant lui soient communiquĂ©s ou qu’ils soient corrigĂ©s. Pour demander l’accès Ă  vos renseignements personnels ou leur correction, communiquez avec le Bureau de l’accès Ă  l’information et de la protection des renseignements personnels (AIPRP) de l’institution fĂ©dĂ©rale responsable de la gestion du changement rĂ©glementaire proposĂ©.

Vous pouvez adresser une plainte au Commissariat à la protection de la vie privée du Canada au sujet de la gestion de vos renseignements personnels par une institution fédérale.

Les renseignements personnels fournis sont versĂ©s dans le fichier de renseignements personnels POU 938 ActivitĂ©s de sensibilisation. Les personnes qui souhaitent accĂ©der Ă  leurs renseignements personnels en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels doivent en faire la demande Ă  l’organisme de rĂ©glementation compĂ©tent en fournissant suffisamment de renseignements pour permettre Ă  l’institution fĂ©dĂ©rale de rĂ©cupĂ©rer les renseignements personnels concernant ces personnes. L’institution fĂ©dĂ©rale pourrait avoir de la difficultĂ© Ă  retracer les renseignements personnels au sujet de personnes qui formulent des commentaires de façon anonyme et qui demandent l’accès Ă  leurs renseignements personnels.