La Gazette du Canada, Partie I, volume 159, numĂ©ro 52 : Règlement modifiant le Règlement sur la sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules automobiles (protection contre le vol)

Le 27 dĂ©cembre 2025

Fondement législatif
Loi sur la sécurité automobile

Ministère responsable
Ministère des Transports

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

Le Règlement sur la sécurité des véhicules automobiles (RSVA) intègre actuellement par renvoi des normes obsolètes relatives aux systèmes d’immobilisation des véhicules pour la protection contre le vol, dont les versions plus récentes sont disponibles, et qui ne sont pas alignées aux dernières mises à jour des normes internationales en matière de vol de véhicules. Des modifications doivent être apportées au RSVA pour tenir compte des dernières versions de ces normes.

Contexte

En vertu du RSVA, la Norme de sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules automobiles du CanadarĂ©fĂ©rence 1 114 — Protection contre le vol et immobilisation (NSVAC 114) prĂ©voit des exigences relatives aux systèmes d’immobilisation des vĂ©hicules (ci-après dĂ©nommĂ©s « systèmes d’immobilisation Â») qui aident Ă  prĂ©venir l’utilisation non autorisĂ©e d’un vĂ©hicule. Lorsqu’il est activĂ©, un tel dispositif empĂŞche le dĂ©clenchement d’une unitĂ© de commande, comme l’unitĂ© de commande du moteur, l’unitĂ© de commande du carburant ou l’unitĂ© de commande de l’allumage. Pour dĂ©sactiver le système, une clĂ© codĂ©e, un clavier ou un dispositif Ă  distance est nĂ©cessaire.

Les exigences relatives aux systèmes d’immobilisation ont Ă©tĂ© initialement incluses dans le RSVA en 2005, la conformitĂ© obligatoire Ă©tant entrĂ©e en vigueur en 2007. Ă€ l’exception des fourgons Ă  accès en position debout et des vĂ©hicules de secours, ces exigences s’appliquaient Ă  toutes les voitures de tourisme, tous les vĂ©hicules Ă  trois roues et tous les vĂ©hicules de tourisme Ă  usages multiples et camions dont le poids nominal brut du vĂ©hicule (PNBV) Ă©tait de 4 536 kg ou moins, importĂ©s au Canada ou fabriquĂ©s dans une province et vendus dans une autrerĂ©fĂ©rence 2.

La NSVAC 114 a Ă©tĂ© modifiĂ©e en 2011 afin de tenir compte des nouvelles technologies, notamment les systèmes d’accès sans clĂ©, les systèmes de dĂ©marrage Ă  distance et les systèmes de remplacement de clĂ©.

La NSVAC 114 prĂ©voit que les systèmes d’immobilisation doivent ĂŞtre conçus de manière Ă  satisfaire Ă  l’une des quatre options Ă©quivalentes. Les exigences fixent les paramètres Ă  respecter ainsi que les restrictions et les limites pour Ă©viter de pouvoir dĂ©sactiver les fonctions du système d’immobilisation en fonction de certains critères, entre autres spĂ©cifications et essais, afin de garantir la robustesse et la rĂ©sistance au vol des systèmes.

Il y a quatre normes relatives aux systèmes d’immobilisation figurant actuellement au paragraphe (4) de la NSVAC 114; cependant, des changements importants ont Ă©tĂ© apportĂ©s Ă  chacune d’elles :

  1. Norme nationale du Canada (CAN)/Laboratoires des assureurs du Canada (ULC) S338-98 (mai 1998) Ă©galement connue sous le nom de CAN/ULC-S338-98 — ci-après dĂ©nommĂ©e la norme CAN/ULC 1998. Cette norme a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e par les Laboratoires des assureurs du Canada.
    • La norme CAN/ULC 1998 a Ă©tĂ© mise Ă  jour deux fois, en 2023 et en 2025. La version 2023 ajoute une nouvelle catĂ©gorie intitulĂ©e « outils d’attaque Ă©lectronique Â» que les fabricants peuvent utiliser pour tester les systèmes d’immobilisation des vĂ©hicules, et la version 2025 inclut des unitĂ©s impĂ©riales en plus des unitĂ©s mĂ©triques existantes dans toute cette norme. La nouvelle norme CAN/UL/ULC 338:2025 — ci-après dĂ©nommĂ©e la norme CAN/ULC 2025 — a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e par Underwriters Laboratories Standards & EngagementrĂ©fĂ©rence 3. La norme est accrĂ©ditĂ©e par le Conseil des normes du Canada et l’American National Standards Institute (ANSI)rĂ©fĂ©rence 4; c’est pourquoi la mise en Ĺ“uvre des deux systèmes d’unitĂ©s de mesure a Ă©tĂ© intĂ©grĂ©e dans la norme CAN/ULC 2025 pour s’adapter au système amĂ©ricain d’unitĂ©s de mesure.
  2. Partie III du règlement no 97 des Nations Unies (le 8 aoĂ»t 2007). Cette norme a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e par la Commission Économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU).
    • En 2021, le règlement no 97 des Nations Unies a Ă©tĂ© mis Ă  jour et consolidĂ© dans un nouveau règlement no 162 des Nations Unies. La nouvelle norme Ă©tablit des exigences pour les systèmes d’immobilisation, afin qu’ils ne puissent pas ĂŞtre facilement dĂ©sactivĂ©s par les attaquants. Les changements administratifs du règlement no 97 des Nations Unies ainsi que les dispositions de sĂ©curitĂ© concernant les clĂ©s numĂ©riques (un dispositif empĂŞchant l’utilisation non autorisĂ©e d’un vĂ©hicule) dans le règlement no 116 des Nations Unies sont inclus dans le règlement no 162 des Nations Unies.
  3. Partie IV du règlement no 116 des Nations Unies (le 10 fĂ©vrier 2009). Cette norme a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e par la CEE-ONU.
    • Comme il est mentionnĂ© ci-dessus, le règlement no 116 des Nations Unies a Ă©tĂ© mis Ă  jour et consolidĂ© dans un nouveau règlement no 162 des Nations Unies.
  4. Exigences Ă©noncĂ©es aux paragraphes (8) Ă  (21) de la Partie II de l’annexe IV du RSVA — ci-après dĂ©nommĂ©s paragraphes (8) Ă  (21) de la NSVAC 114. Cette norme dans la NSVAC a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e par Transports Canada (TC).

Depuis la dernière modification de la NSVAC 114 en 2011, des mises Ă  jour ont Ă©tĂ© apportĂ©es Ă  la norme CAN/ULC 1998, et les règlements no 97 et no 116 des Nations Unies ont Ă©tĂ© mis Ă  jour et consolidĂ©s dans un nouveau règlement no 162 des Nations Unies.

Principalement, des outils d’attaque plus perfectionnĂ©s ont vu le jour et reprĂ©sentent de nouvelles mĂ©thodes de vol de vĂ©hicules, par rapport aux outils plus rudimentaires qui Ă©taient courants lors de la dernière mise Ă  jour de la NSVAC 114 (c’est-Ă -dire les mĂ©thodes/outils que les criminels pouvaient utiliser pour s’introduire par effraction dans un vĂ©hicule, comme un tournevis, des pinces coupantes, etc.). Ces outils d’attaque sophistiquĂ©s, souvent appelĂ©s outils d’attaque Ă©lectroniques, peuvent inclure des dispositifs comme des programmateurs de clĂ©s de diagnostic embarquĂ© (c’est-Ă -dire des outils utilisĂ©s pour programmer des clĂ©s de voitures neuves ou de remplacement en se connectant au port de diagnostic embarquĂ© d’un vĂ©hicule), des Ă©mulateurs (c’est-Ă -dire des dispositifs qui permettent Ă  un utilisateur d’imiter ou d’émuler des clĂ©s de voiture pour certains modèles de vĂ©hicules) et des Ă©quipements de relais de signaux de clĂ©s (c’est-Ă -dire des outils qui permettent Ă  un voleur de capter le signal de la clĂ© de voiture et de le transmettre, permettant ainsi Ă  un deuxième voleur se trouvant Ă  proximitĂ© du vĂ©hicule de transmettre le signal Ă  un rĂ©cepteur et de dĂ©marrer le vĂ©hicule).

Compte tenu de l’augmentation des vols de vĂ©hicules observĂ©e depuis 2021, le gouvernement du Canada a organisĂ©, le 8 fĂ©vrier 2024, un Sommet national pour lutter contre le vol de vĂ©hicules oĂą les discussions ont portĂ© principalement sur la recherche de solutions au problème croissant du vol de vĂ©hicules au Canada. Les conclusions de ce sommet ont donnĂ© lieu Ă  la publication d’un Plan d’action national pour lutter contre le vol de vĂ©hicules, qui dĂ©crit diverses mesures et initiatives qui seront mises en Ĺ“uvre par le gouvernement fĂ©dĂ©ral en collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux et leurs partenaires, conformĂ©ment Ă  leurs rĂ´les, prioritĂ©s et responsabilitĂ©s respectifs. Parmi les mesures prĂ©vues dans le Plan d’action national, TC a relevĂ© la possibilitĂ© de mettre Ă  jour la NSVAC 114 comme il intègre actuellement des normes obsolètes de systèmes d’immobilisation pour la protection contre le vol, et, compte tenu de l’utilisation accrue de nouveaux outils d’attaque Ă©lectroniques comme mĂ©thode de vol de vĂ©hicules. Cela permet Ă©galement Ă  la NSVAC 114 de s’aligner aux dernières mises Ă  jour des normes internationales relatives aux systèmes d’immobilisation susmentionnĂ©s.

Objectif

L’objectif des modifications réglementaires proposées est de remplacer les renvois aux normes obsolètes relatives aux systèmes d’immobilisation des véhicules par des versions plus récentes qui s’alignent aux normes internationales les plus récentes en matière de systèmes d’immobilisation pour la protection contre le vol.

Description

Les modifications proposées remplaceraient les renvois actuels aux normes obsolètes relatives aux systèmes d’immobilisation par des versions plus récentes. En particulier,

Norme CAN/ULC 338 rĂ©fĂ©rence 5

Les modifications proposĂ©es remplaceraient l’incorporation par renvoi de la norme CAN/ULC 1998, par une rĂ©fĂ©rence statique Ă  la norme CAN/ULC 2025. La norme CAN/ULC 2025 ajoute une nouvelle catĂ©gorie d’outils d’attaque Ă©lectroniques que les fabricants peuvent utiliser pour tester les systèmes d’immobilisation des vĂ©hicules et inclut les unitĂ©s mĂ©triques impĂ©riales en plus des unitĂ©s mĂ©triques actuelles dans l’ensemble de cette norme. Étant donnĂ© que la norme CAN/ULC 2025 rĂ©pond toujours aux besoins de ce projet de règlement visant Ă  moderniser la NSVAC 114, tout en mettant en Ĺ“uvre les efforts de collaboration entre les organismes de normalisation amĂ©ricains et canadiens, il est proposĂ© d’intĂ©grer la version 2025 (au lieu de la version 2023) dans la NSVAC 114.

Règlement no 162 des Nations Unies

Les modifications proposĂ©es adopteraient les spĂ©cifications gĂ©nĂ©rales et particulières Ă©noncĂ©es Ă  l’article 5 du règlement no 162 des Nations Unies, au moyen d’une incorporation par renvoi Ă  caractère dynamique les modifications successives apportĂ©es par la sĂ©rie 00. Ce règlement des Nations Unies Ă©nonce les exigences relatives aux systèmes d’immobilisation, faisant en sorte qu’ils ne puissent pas ĂŞtre facilement dĂ©sactivĂ©s par des attaquants utilisant des outils d’attaque plus perfectionnĂ©s. Les exigences dĂ©finissent des paramètres qui doivent ĂŞtre respectĂ©s, ainsi que des restrictions et des limitations pour Ă©viter de pouvoir dĂ©sactiver les fonctions du système d’immobilisation selon certains critères, entre autres spĂ©cifications et tests, garantissant ainsi que les systèmes d’immobilisation sont robustes et rĂ©sistants au vol. Le règlement no 162 des Nations Unies consolide Ă©galement les exigences du règlement no 97 des Nations Unies (par exemple le texte a Ă©tĂ© mis Ă  jour pour faire rĂ©fĂ©rence au règlement no 48 des Nations Unies sur l’éclairage que TC incorpore dĂ©jĂ  par rĂ©fĂ©rence dans la NSVAC 108, qui traite Ă©galement de l’éclairage des vĂ©hicules) et les dispositions de sĂ©curitĂ© pour les clĂ©s numĂ©riques (un dispositif permettant d’empĂŞcher l’utilisation non autorisĂ©e d’un vĂ©hicule) dans le règlement no 116 des Nations Unies. Son incorporation par renvoi dans le RSVA simplifierait la conformitĂ© aux NSVAC 114 pour les fabricants.

Des modifications seront apportĂ©es par les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es, notamment la dĂ©finition de certains termes (par exemple le mot « rapidement Â» signifierait en moins de cinq minutes et le mot « longue Â» se dirait de l’opĂ©ration faite en cinq minutes ou plus) afin d’assurer une application uniforme de la terminologie entre le règlement no 162 des Nations Unies et la norme CAN/ULC 2025; l’exclusion des exigences relatives au marchĂ© secondaire et Ă  la cybersĂ©curitĂ© (car elles ne relèvent pas du champ d’application de ces modifications); l’adaptation du règlement no 162 des Nations Unies, qui passera d’un rĂ©gime d’homologation Ă  un rĂ©gime d’autocertification.

Le Canada dispose d’un système de rĂ©glementation par autocertification, ce qui signifie que les entreprises doivent certifier que tous les nouveaux vĂ©hicules et Ă©quipements relevant de la Loi sur la sĂ©curitĂ© automobile (LSA) sont conformes au RSVA et aux NSVAC applicables du Canada. TC surveille et fait respecter la rĂ©glementation et les normes relevant de la LSA de trois manières principales : tests de conformitĂ©, audits de conformitĂ©, enquĂŞtes sur les dĂ©fauts et rappels.

Selon les systèmes d’homologation, une entreprise doit obtenir l’agrément d’une autorité gouvernementale certifiant que ses véhicules sont conformes à la réglementation des Nations Unies avant que ceux-ci ne puissent être commercialisés. Un fabricant soumet un produit à un laboratoire d’essai agréé par le gouvernement, et les résultats sont approuvés par le gouvernement. Cette approbation est nécessaire pour la vente de véhicules dans le pays.

Abrogation des exigences obsolètes

Les modifications proposĂ©es abrogeraient les exigences prĂ©vues aux paragraphes (8) Ă  (21) de la NSVAC 114 (Ă©laborĂ©e par Transports Canada), ainsi que les renvois aux règlements no 97 et no 116 des Nations Unies. Étant donnĂ© que de nouveaux renvois Ă  la norme CAN/ULC 2025 et au règlement no 162 des Nations Unies seraient ajoutĂ©s au RSVA, la quatrième option standard du système d’immobilisation actuellement prĂ©vue dans la NSVAC 114, c’est-Ă -dire les paragraphes (8) Ă  (21) de la NSVAC 114, deviendrait obsolète et devrait donc ĂŞtre abrogĂ©e, Ă©tant donnĂ© qu’elle comprend des articles qui ne sont plus d’actualitĂ©. Plus important encore, la liste des outils d’attaque figurant aux paragraphes (8) Ă  (21) n’inclut pas les outils d’attaque Ă©lectroniques utilisĂ©s pour tester les systèmes d’immobilisation des vĂ©hicules. Cette option pourrait ĂŞtre mise Ă  jour, mais elle donnerait lieu Ă  une norme propre au Canada. Un sondage a Ă©tĂ© menĂ© auprès des fabricants concernant les diffĂ©rentes options de normes de système d’immobilisation actuellement utilisĂ©es pour se conformer Ă  la NSVAC 114, et il a rĂ©vĂ©lĂ© qu’un seul fabricant utilisait les paragraphes (8) Ă  (21). D’autres discussions ont rĂ©vĂ©lĂ© que ce seul fabricant utilisant encore ces paragraphes pourrait facilement se conformer aux exigences des autres options normalisĂ©es proposĂ©es dans le cadre de cette modification rĂ©glementaire. De plus, la mise Ă  jour de cette norme crĂ©erait des redondances par rapport aux autres normes plus rĂ©centes qui seraient incorporĂ©es par renvoi. Dans le mĂŞme ordre d’idĂ©es, comme le règlement no 162 des Nations Unies consolide les exigences actuellement prĂ©vues dans les règlements no 97 et no 116 des Nations Unies, les renvois Ă  ces règlements seraient Ă©galement abrogĂ©s.

Véhicules importés

Les modifications proposĂ©es mettraient Ă  jour le renvoi Ă  la norme CAN/ULC 1998 Ă  l’alinĂ©a 12.1(2)c) du RSVA, pour la remplacer par la norme CAN/ULC 2025, ce qui permettrait d’assurer la conformitĂ© des vĂ©hicules importĂ©s aux exigences de sĂ©curitĂ© canadiennes ou de faire en sorte qu’ils soient modifiĂ©s pour les satisfaire, conformĂ©ment aux modifications proposĂ©es Ă  la NSVAC 114.

Période de transition

Les modifications proposées prévoient une période de transition de deux ans pour la conformité obligatoire aux modifications réglementaires proposées.

Incorporation par renvoi

Une incorporation par renvoi à un règlement des Nations Unies ou à une autre norme de l’industrie doit tenir compte de considérations particulières. Par exemple, lorsqu’un règlement des Nations Unies est incorporé, le texte doit être adapté afin de tenir compte de la différence entre l’organisme qui effectuera les essais, c’est-à-dire un laboratoire d’essais pour l’homologation de type, et le fabricant ou le service chargé de la conformité et de l’application de la loi à TC dans le cas de l’autocertification. Il faut également tenir compte de la manière dont le règlement est incorporé par renvoi dans la NSVAC (c’est-à-dire par renvoi statique ou dynamique).référence 6

Pour la norme CAN/ULC 2025, une incorporation statique serait effectuée afin que TC puisse évaluer toute modification future des normes, généralement importantes d’une version à l’autre, et consulter les intervenants avant d’apporter toute modification importante de ces normes par voie réglementaire.

Une incorporation dynamique du règlement no 162 des Nations Unies sera effectuĂ©e dans la sĂ©rie 00. ConformĂ©ment aux politiques et procĂ©dures relatives Ă  l’élaboration d’un règlement des Nations Unies, seules des modifications mineures, administratives ou rĂ©dactionnelles sont autorisĂ©es dans le cadre d’une sĂ©rie de modifications. Si des modifications importantes doivent ĂŞtre apportĂ©es, une nouvelle sĂ©rie de modifications devra ĂŞtre créée (par exemple la sĂ©rie 00 prendrait fin et une nouvelle sĂ©rie 01 commencerait; des modifications rĂ©glementaires seraient nĂ©cessaires Ă  l’avenir pour effectuer une nouvelle sĂ©rie de modifications). Encore une fois, cela permettrait Ă  TC de consulter les intervenants avant d’apporter toute modification importante Ă  ces normes par voie rĂ©glementaire.

Étant donnĂ© les adaptations susmentionnĂ©es, le règlement no 162 des Nations Unies et la norme CAN/ULC 2025 sont considĂ©rĂ©s comme offrant des rĂ©sultats Ă©quivalents en matière de sĂ©curitĂ© en ce qui concerne les exigences relatives aux systèmes d’immobilisation. La modification proposĂ©e permettrait aux fabricants de se conformer Ă  l’une ou l’autre de ces normes.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Consultation et liste des intervenants

Une consultation, intitulĂ©e « Mise Ă  jour des options de protection contre le vol pour les vĂ©hicules neufs au Canada Â», a Ă©tĂ© publiĂ©e sur la plateforme « Parlons transport Â» de TC et a Ă©tĂ© ouverte du 20 mai 2024 au 19 juillet 2024.

La notification de la consultation a Ă©tĂ© envoyĂ©e Ă  divers intervenants reprĂ©sentant :

La consultation était également ouverte et accessible à toute personne disposant d’un accès à Internet.

Des commentaires ont été reçus de 11 intervenants représentant des associations de l’industrie automobile, des compagnies d’assurance, des associations de réparation et d’entretien automobile (marché secondaire), des autorités de vérification des numéros d’identification des véhicules (NIV), des organismes nationaux de lutte contre la fraude et du public canadien.

RĂ©sultats de la consultation « Parlons transport Â»

Les groupes de l’industrie Ă©taient gĂ©nĂ©ralement favorables Ă  l’obligation pour les entreprises de se conformer aux dernières versions des normes relatives aux systèmes d’immobilisation actuellement rĂ©pertoriĂ©es dans la NSVAC 114 et ont manifestĂ© leur satisfaction quant aux avantages de la mise Ă  jour de l’incorporation par renvoi statique de chaque norme dans leur dernière version respective.

Il a Ă©galement Ă©tĂ© indiquĂ© que les normes relatives aux systèmes d’immobilisation qui sont mentionnĂ©es dans la NSVAC 114 ne rĂ©duiraient pas de façon importante le vol de voitures liĂ© au crime organisĂ©. En outre, les rĂ©pondants ont fait remarquer que les règlements des Nations unies (les mises Ă  jour des règlements no 97 et no 116 des Nations Unies et l’adoption du règlement no 162 des Nations Unies) et la Norme nationale du Canada CAN/ULC 338 adoptĂ©s au cours des dernières annĂ©es Ă©taient plutĂ´t de nature administrative et visaient Ă  simplifier, clarifier ou consolider les exigences en vigueur, et n’avaient pas pour but d’amĂ©liorer la performance des systèmes d’immobilisation pour la protection contre le vol.

TC ne prĂ©voit pas que la mise Ă  jour des normes aurait une incidence sur les conceptions des fabricants d’équipement d’origine (FEO), car TC sait que les fabricants tiennent dĂ©jĂ  compte des nouvelles technologies Ă©mergentes utilisĂ©es pour le vol dans la conception de leurs nouveaux vĂ©hicules. Les normes mises Ă  jour ne prescrivent pas de nouveaux essais; toutefois, les fabricants peuvent volontairement modifier ou ajouter de nouveaux outils contre le vol Ă  leurs procĂ©dures d’essai actuelles afin d’atteindre un certain niveau de confiance dans l’autocertification de leur système d’immobilisation en vertu de la NSVAC 114. Bien qu’il ne soit pas nĂ©cessaire de tester tous les outils d’attaque possibles, le renvoi Ă  la norme CAN/ULC 2025 et au règlement no 162 des Nations Unies Ă©largirait la liste des outils d’attaque Ă  prendre en compte par les fabricants de vĂ©hicules dans l’autocertification de leurs systèmes d’immobilisation. La liste exhaustive des outils d’attaque mettrait en Ă©vidence les avantages de tester les systèmes d’immobilisation Ă  la fois contre les outils technologiques traditionnels et les nouvelles technologies Ă©mergentes qui pourraient ĂŞtre utilisĂ©s pour trafiquer un vĂ©hicule.

Les groupes ont fait remarquer qu’une période de transition appropriée serait nécessaire pour tenir compte de toute modification qui aurait une incidence sur les conceptions des FEO ou les processus de vérification de la conformité. En réponse, la modification proposée comprendrait une disposition transitoire de deux ans afin de laisser aux fabricants suffisamment de temps pour mettre à jour leurs documents de conformité.

Dans le cadre de la consultation, TC a demandĂ© Ă  recevoir des commentaires sur la manière dont les renvois aux normes devraient ĂŞtre effectuĂ©s (renvois dynamiques ou statiques). Les intervenants ont indiquĂ© qu’ils devraient ĂŞtre informĂ©s de toute nouvelle rĂ©vision des normes incorporĂ©es (norme CAN/ULC 338 et règlement no 162 des Nations Unies) et avoir la possibilitĂ© de formuler des commentaires Ă  ce sujet.

Par consĂ©quent, la modification proposĂ©e ferait un renvoi statique Ă  la norme CAN/ULC 2025 et un renvoi dynamique au règlement no 162 des Nations Unies dans la sĂ©rie 00 uniquement, afin de permettre de consulter les intervenants avant d’apporter des modifications importantes Ă  ces normes par voie rĂ©glementaire Ă  l’avenir.

En ce qui concerne certaines normes relatives aux systèmes d’immobilisation mentionnĂ©es dans la NSVAC 114, les groupes de l’industrie se sont gĂ©nĂ©ralement dĂ©clarĂ©s favorables Ă  la mise Ă  jour du renvoi Ă  la norme CAN/ULC 1998 (version de mai 1998) vers la version la plus rĂ©cente et Ă  l’intĂ©gration du règlement no 162 (sĂ©rie 00) des Nations Unies en remplacement des règlements no 97 et no 116 des Nations Unies.

Autres résultats de la consultation auprès de l’industrie

Des consultations ciblĂ©es avec les intervenants de l’industrie ont eu lieu le 4 dĂ©cembre 2024, Ă  la suite de la consultation en ligne « Parlons transport Â».

Les intervenants ont indiqué que, lorsqu’une modification réglementaire est apportée, ils exigent une période de transition d’au moins deux ans pour évaluer et mettre en œuvre les changements apportés à la réglementation. Cela permet un délai suffisant pour se conformer aux nouvelles normes après l’entrée en vigueur de la réglementation lors de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada. TC comprend que ce délai supplémentaire est nécessaire pour permettre aux fabricants de certifier la conformité des véhicules des nouveaux modèles lorsque des modifications réglementaires seront apportées. Par conséquent, une période de transition de deux ans est proposée pour la conformité obligatoire aux modifications proposées.

Mobilisation des Autochtones, consultation et obligations découlant des traités modernes

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une analyse a été amorcée afin de déterminer si la proposition réglementaire est susceptible de donner lieu à des obligations découlant des traités modernes. Dans le cadre de cette évaluation, on a examiné la portée géographique et l’objet de la proposition réglementaire en relation avec les traités modernes en vigueur, puis conclu qu’elle n’aurait aucune implication ou incidence relativement aux traités modernes.

Après l’évaluation des implications des traitĂ©s modernes, aucun impact nĂ©gatif n’a Ă©tĂ© identifiĂ© sur les droits autochtones ou issus de traitĂ©s, potentiels ou Ă©tablis, qui sont reconnus et confirmĂ©s Ă  l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.

Les intervenants concernés, qui sont visés par les modifications proposées et qui sont tenus de s’y conformer, sont les entreprises telles qu’elles sont définies dans la Loi sur la Sécurité automobile et les importateurs. Ces modifications proposées devraient être bénéfiques pour tous les Canadiens, car elles prévoient l’adoption de normes modernes pour les systèmes d’immobilisation.

Choix de l’instrument

Dans le cadre de la consultation « Parlons transport Â», TC envisageait des protocoles d’entente (PE) comme outil alternatif Ă  la rĂ©glementation. Cependant, aucun intervenant (c’est-Ă -dire les groupes d’assurance et les associations de fabricants automobiles) n’a appuyĂ© l’idĂ©e que Transports Canada engage les fabricants automobiles par le biais d’un PE volontaire, car avant l’adoption de la NSVAC 114, une tentative prĂ©cĂ©dente en 2002 de nĂ©gocier un PE volontaire sur les systèmes d’immobilisation avait Ă©chouĂ© en raison de la rĂ©ticence de certains fabricants Ă  accepter les exigences proposĂ©es.

Les intervenants ont plutôt recommandé l’établissement d’exigences officielles afin de garantir que les parties respectent les normes. Afin que l’engagement du gouvernement dans le cadre du Plan d’action national pour lutter contre le vol de véhicules soit respecté, une intervention réglementaire est nécessaire pour modifier le RSVA afin d’y intégrer des normes nouvelles et mises à jour pour les systèmes d’immobilisation des véhicules et d’abroger les options de normes obsolètes.

Analyse de la réglementation

Les modifications proposĂ©es devraient entraĂ®ner des coĂ»ts pour environ 45 entreprises, qui devront mettre Ă  jour leur documentation afin de se conformer aux normes mises Ă  jour ou nouvelles. Au total, la mise Ă  jour devrait entraĂ®ner des coĂ»ts actualisĂ©s de 0,80 million de dollars sur une pĂ©riode de 10 ans, de 2026 Ă  2035 (actualisĂ©s Ă  un taux de 7 % en dollars canadiens de 2024).

Cadre d’analyse

Les coĂ»ts et les avantages des modifications proposĂ©es ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s conformĂ©ment au Guide d’analyse coĂ»ts-avantages pour le Canada : Propositions de rĂ©glementation du SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor du Canada (SCT), qui peut ĂŞtre consultĂ© par le biais de la Directive du Cabinet sur la rĂ©glementation : Politique sur l’analyse coĂ»ts-avantages. Dans la mesure du possible, les rĂ©percussions sont quantifiĂ©es et monĂ©tisĂ©es, et seuls les coĂ»ts et avantages directs pour les intervenants sont pris en compte dans l’analyse coĂ»ts-avantages.

Les avantages et les coûts associés aux modifications proposées sont évalués en comparant le scénario de référence au scénario de réglementation. Le scénario de référence décrit ce qui risque de se produire dans l’avenir si le gouvernement du Canada n’adopte pas les modifications proposées. Le scénario de réglementation fournit de l’information sur les résultats escomptés à la suite des modifications proposées. Il convient de noter que la somme de certaines valeurs figurant dans le texte pourrait ne pas être exacte, étant donné que les chiffres ont été arrondis. Les coûts et les avantages sont pris en compte uniquement pour les intervenants nationaux; les coûts ou les avantages pour les intervenants étrangers ne relèvent pas du champ d’application de la présente analyse.

Selon l’analyse, les rĂ©percussions des modifications proposĂ©es se feront sentir sur une pĂ©riode de 10 ans, soit entre 2026 et 2035. Sauf indication contraire, tous les coĂ»ts sont exprimĂ©s sous la forme de valeurs actualisĂ©es en dollars canadiens de 2024, ramenĂ©es Ă  l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence de 2026, selon un taux d’actualisation de 7 %.

La formule servant Ă  calculer les valeurs annualisĂ©es dans la section « Avantages et coĂ»ts Â», ainsi que la lentille des petites entreprises, suit la mĂ©thodologie prescrite dans le Guide d’analyse coĂ»ts-avantages pour le Canada : Propositions de rĂ©glementation, dans lequel les rĂ©percussions au cours de la première pĂ©riode ne sont pas actualisĂ©es.

Intervenants concernés

Les modifications proposĂ©es devraient viser environ 45 entreprisesrĂ©fĂ©rence 7. Ces fabricants sont canadiens ou possèdent une entitĂ© canadienne existante pour la marque et relèveraient donc du champ d’application du cadre d’analyse.

TC ne devrait pas assumer de coûts supplémentaires associés aux modifications proposées par rapport aux pratiques actuelles.

Scénario de référence et scénario de réglementation

Scénario de référence

Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, les entreprises sont tenues de se conformer Ă  certaines sous-parties de l’une des quatre normes suivantes relatives aux systèmes d’immobilisation (voir la section « Description Â» pour plus de dĂ©tails sur ces normes) :

En vertu de ces normes, les fabricants sont tenus de documenter leur conformitĂ© pour chaque modèle de vĂ©hicule et de soumettre ces informations Ă  TC sur demande. Les entreprises mettront rĂ©gulièrement Ă  jour leur documentation concernant ces normes relatives aux systèmes d’immobilisation et la manière dont leurs modèles de vĂ©hicules y satisfont. La plupart des entreprises continueront de respecter soit les règlements des Nations Unies, soit la norme CAN/ULC 1998 (Ă©numĂ©rĂ©s ci-dessus), Ă  l’exception d’une entreprise qui devrait continuer de respecter les exigences Ă©noncĂ©es aux paragraphes (8) Ă  (21) de la NSVAC 114. La quantitĂ© de documentation relative aux systèmes d’immobilisation enregistrĂ©e et envoyĂ©e Ă  TC varie selon le fabricant et le modèle, mais elle est estimĂ©e en moyenne entre 20 et 50 pages. Il faut compter environ 40 heures par modèle de vĂ©hicule pour remplir entièrement la documentation.

Scénario de réglementation

Dans le scĂ©nario de rĂ©glementation, les fabricants seraient tenus de se conformer Ă  certaines sous-parties de l’une des deux normes suivantes (dĂ©crites dans la section « Description Â») :

Dans le scĂ©nario de rĂ©glementation, la plupart des entreprises passeraient Ă  la nouvelle norme correspondante (c’est-Ă -dire les entreprises qui se conforment aux règlements no 97 et no 116 des Nations Unies passeraient Ă  la nouvelle version du règlement no 162 des Nations Unies, et celles qui se conforment Ă  la norme CAN/ULC 1998 passeraient Ă  la nouvelle version de la norme CAN/ULC 2025), et une entreprise devrait passer des exigences Ă©noncĂ©es aux paragraphes (8) Ă  (21) de la NSVAC 114 Ă  la nouvelle version du règlement no 162 des Nations Unies ou de la norme CAN/ULC 2025. Les entreprises devront mettre Ă  jour leurs dossiers pour leurs modèles de vĂ©hicules existants afin de tenir compte des nouvelles normes; cette mise Ă  jour ne devrait pas entraĂ®ner de changements dans la fabrication, car les fabricants devraient dĂ©jĂ  dĂ©passer les normes. Les entreprises continueront d’être tenues de documenter leur conformitĂ© pour chaque modèle de vĂ©hicule et de soumettre ces informations Ă  TC sur demande. Le calendrier de mise Ă  jour de la documentation resterait le mĂŞme que dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, la nouvelle mise en forme Ă©tant prĂ©sentĂ©e par les normes nouvelles/mises Ă  jour. Aucun dĂ©lai supplĂ©mentaire ne sera nĂ©cessaire pour les mises Ă  jour continues par rapport au temps prĂ©vu dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence.

Avantages et coûts

Coûts
Coûts pour l’industrie

Les modifications proposĂ©es devraient entraĂ®ner des coĂ»ts pour environ 45 entreprises, qui devront mettre Ă  jour leur documentation afin de se conformer aux normes mises Ă  jour ou nouvelles. Au total, les mises Ă  jour devraient entraĂ®ner des coĂ»ts actualisĂ©s de 0,80 million de dollars sur une pĂ©riode de dix ans, soit de 2026 Ă  2035 (actualisĂ©s Ă  un taux de 7 % en dollars canadiens de 2024). Les entreprises pourraient effectuer ces mises Ă  jour Ă  tout moment après la publication dĂ©finitive des modifications proposĂ©es dans la Partie II de la Gazette du Canada, mais, comme la conformitĂ© ne sera obligatoire qu’à partir de 2028, tous les coĂ»ts supplĂ©mentaires devraient ĂŞtre pris en charge au cours de cette annĂ©e d’analyse. Les vĂ©hicules fabriquĂ©s avant l’entrĂ©e en vigueur des modifications proposĂ©es ne seraient pas concernĂ©s.

Lors du passage Ă  l’une des nouvelles normes dans le scĂ©nario de rĂ©glementation, les entreprises devraient mettre Ă  jour leur documentation de conformitĂ© de manière Ă  ce qu’elle reste le plus fidèle possible Ă  leurs pratiques de base. Alors que la plupart des entreprises utilisent soit les normes des Nations Unies, soit les normes canadiennes (ULC), un fabricant qui respecte actuellement les exigences Ă©noncĂ©es aux paragraphes (8) Ă  (21) de la NSVAC 114 devrait modifier sa documentation afin de se conformer Ă  l’une des normes dĂ©taillĂ©es ci-dessus dans le scĂ©nario de rĂ©glementation. Les nouveaux documents devraient compter entre 20 et 50 pages, et les mises Ă  jour devraient ĂŞtre effectuĂ©es pour les modèles de vĂ©hicules aux mĂŞmes moments que dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence. Les exigences en matière d’essais et de documentation entre les normes en vigueur et les normes proposĂ©es devraient ĂŞtre les mĂŞmes en moyenne. TC reconnaĂ®t que, compte tenu des modifications proposĂ©es, certains fabricants pourraient volontairement modifier ou ajouter de nouveaux outils pour la protection contre le vol Ă  leurs procĂ©dures d’essai actuelles dans le cadre de l’autocertification de leurs systèmes d’immobilisation; toutefois, les rĂ©percussions et les coĂ»ts gĂ©nĂ©raux pour l’ensemble des fabricants ne devraient pas ĂŞtre importants. Les renvois aux nouvelles normes proposĂ©es sont soit statiques, soit dynamiques, ce qui signifie qu’ils renvoient Ă  une sĂ©rie particulière de normes; toute rĂ©vision importante nĂ©cessitera l’élaboration d’une nouvelle sĂ©rie de normes et ne sera donc pas incluse dans les modifications proposĂ©es. Les modifications apportĂ©es aux normes rĂ©fĂ©rencĂ©es dans la sĂ©rie de documents mentionnĂ©s ne devraient pas entraĂ®ner de coĂ»ts supplĂ©mentaires pour les fabricants, car elles ne devraient pas ĂŞtre importantes.

La documentation relative aux normes devrait rester la mĂŞme que dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, mais les entreprises devront mettre Ă  jour leur documentation une fois par modèle de vĂ©hicule afin de se conformer aux nouvelles normes. Il convient de noter que, dans ce contexte, un « modèle Â» de vĂ©hicule peut inclure plusieurs vĂ©hicules dont les pièces sont sensiblement similaires, mais peut ne pas inclure deux versions du mĂŞme modèle, en fonction des diffĂ©rences (par exemple deux modèles qui portent le mĂŞme nom, mais sont Ă©quipĂ©s de caractĂ©ristiques ou moteurs diffĂ©rents peuvent ĂŞtre classĂ©s comme deux « modèles Â» distincts). Cela signifierait que chaque fabricant passerait en moyenne 322 heures (40 heures par modèle, pour une moyenne de 8 modèles par fabricant)rĂ©fĂ©rence 8 Ă  mettre Ă  jour sa documentation de conformitĂ© en 2028, lors de l’entrĂ©e en vigueur des modifications proposĂ©es.

Afin de ne pas sous-estimer les coûts pour les intervenants, l’estimation du temps utilisée dans l’analyse suppose une documentation de conformité complète, du début à la fin, qui permettrait aux fabricants de changer la norme à laquelle ils adhèrent s’ils le souhaitent. La plupart des fabricants devraient continuer à adhérer à la norme à laquelle ils adhéraient dans le scénario de référence, ce qui limiterait le temps total nécessaire à la mise à jour de la documentation de conformité. Ces estimations de temps devraient donc être considérées comme des maximums. Pour cette raison, des estimations de temps de mise à jour de la documentation de conformité minimums ont été présentées dans la section analyse de sensibilité.

Les fabricants devraient employer un ingĂ©nieur des transports qui gagne 63,18 $ de l’heurerĂ©fĂ©rence 9 (y compris 25 % de frais gĂ©nĂ©raux) pour cette tâche. Le coĂ»t total de cette mesure devrait s’élever Ă  0,80 million de dollars. La mise en Ĺ“uvre des modifications proposĂ©es ne devrait entraĂ®ner aucun coĂ»t liĂ© Ă  la modification des processus de fabrication. Toutes les modifications apportĂ©es aux normes devraient ĂŞtre de nature administrative (et ne nĂ©cessiteraient aucune mise Ă  jour des processus de fabrication).

Coûts pour le gouvernement

TC ne devrait pas demander à consulter la documentation relative aux systèmes d’immobilisation plus souvent qu’il ne le fait actuellement. TC ne devrait donc pas engager de coûts supplémentaires liés aux modifications proposées. Le personnel chargé de la conformité et de l’application de la loi de TC serait informé avant l’enregistrement des modifications proposées; les coûts liés à la mise à jour de ces informations ne seraient donc pas pris en compte dans l’analyse. De plus, les mises à jour proposées aux normes mentionnées sont très similaires aux normes en vigueur, et leur assimilation ne devrait donc pas nécessiter beaucoup d’efforts. TC ne prévoit pas non plus de coûts supplémentaires liés aux tests de conformité et d’application de la loi.

Avantages

En faisant référence aux versions les plus récentes de ces normes, les règlements canadiens s’aligneraient sur ce qui se fait à l’échelle internationale en matière de prévention du vol de véhicules, surtout sur les pays européens qui se réfèrent aux règlements des Nations Unies. Bien que les fabricants canadiens dépassent ces normes, l’incorporation de versions plus à jour augmente la confiance des consommateurs quant à la conformité des fabricants canadiens à une norme minimale de l’industrie pour les systèmes de protection contre le vol dans les voitures neuves au Canada.

Analyse de sensibilité

On prĂ©voit que l’effort nĂ©cessaire pour mettre Ă  jour la documentation de conformitĂ© sera moindre pour ceux qui respectent les règlements no 97 et no 116 des Nations Unies, car ces règlements existants sont plus similaires au règlement no 162 des Nations Unies par rapport aux autres options. Étant donnĂ© l’incertitude quant au nombre de fabricants qui respectent les règlements des Nations Unies dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, le dĂ©lai moyen pour mettre Ă  jour la documentation de conformitĂ© pourrait ĂŞtre le mĂŞme, voire infĂ©rieur, Ă  l’estimation fournie dans l’analyse centrale. Cette estimation potentielle du temps rĂ©duit ne s’appliquerait qu’aux 44 fabricants qui ne respectent pas actuellement les normes directement Ă©noncĂ©es dans la NSVAC 114. Le tableau ci-dessous montre comment les coĂ»ts totaux changeraient si le temps moyen de mise Ă  jour de la documentation par modèle pour 44 des 45 fabricants passait de 40 heures Ă  32 ou 24 heures.

Tableau 1 : Analyse de sensibilitĂ© : Temps moyen de mise Ă  jour de la documentation de conformitĂ©
Heures moyennes par modèle pour la mise à jour de la documentation de conformité 40 heures (scénario central) 32 heures 24 heures
CoĂ»t total 0,80 million $ 0,64 million $ 0,49 million $

Lentille des petites entreprises

L’analyse rĂ©alisĂ©e au moyen de la lentille des petites entreprises a permis de conclure que les modifications proposĂ©es n’auraient pas d’incidence sur les petites entreprises canadiennes. Aucun des fabricants touchĂ©s ne correspond Ă  la dĂ©finition de « petite entreprise Â», c’est-Ă -dire une entreprise comptant moins de 100 employĂ©s ou avec moins de 5 millions de dollars de revenus bruts annuels.

Règle du « un pour un Â»

La règle « un pour un Â» s’applique, car il y aura une augmentation progressive du fardeau administratif pour les entreprises, et la modification proposĂ©e est considĂ©rĂ©e comme un fardeau en vertu de cette règle. Aucun titre rĂ©glementaire ne sera abrogĂ© ou adoptĂ©. Tous les coĂ»ts indiquĂ©s dans la section « Avantages et coĂ»ts Â» devraient ĂŞtre de nature administrative. Aucun coĂ»t administratif supplĂ©mentaire liĂ© aux modifications proposĂ©es n’est prĂ©vu. De mĂŞme, aucun coĂ»t n’est prĂ©vu pour la mise Ă  jour par l’industrie de sa documentation relative aux normes après la transition initiale par rapport au scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence. En effet, bien que le règlement no 162 des Nations Unies soit un renvoi dynamique, elle dĂ©signe une sĂ©rie particulière de cette norme qui ne subirait pas de modifications importantes. Des modifications importantes nĂ©cessiteraient la publication d’une nouvelle sĂ©rie de documents, qui ne serait donc pas incorporĂ©e par renvoi dans les modifications proposĂ©es.

ConformĂ©ment au Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse, l’évaluation des rĂ©percussions administratives a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour une pĂ©riode de 10 ans Ă  compter de l’enregistrement des modifications proposĂ©es. Toutes les valeurs indiquĂ©es dans cette section sont prĂ©sentĂ©es en dollars de 2012, actualisĂ©es Ă  2012 Ă  un taux de 7 %.

En utilisant le taux salarial ajustĂ© de 2012 pour un ingĂ©nieur en transport, soit 47,79 $ de l’heure, y compris 25 % de frais gĂ©nĂ©raux, on estime que les fabricants devraient assumer des coĂ»ts administratifs annualisĂ©s de 33 374 $, ce qui reprĂ©sente un coĂ»t annualisĂ© de 742 $ par entreprise pour les 45 entreprises, pour 322 heures consacrĂ©es Ă  cette tâche en 2028.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Conformément à la Directive du Cabinet sur la réglementation et à la Politique sur l’élaboration de la réglementation, une analyse a été menée afin de déterminer les approches réglementaires utilisées dans d’autres pays et territoires internationaux, afin de déterminer où une coopération ou une harmonisation réglementaire serait possible, tout en atteignant l’objectif souhaité en matière de politique publique. Cette analyse s’est concentrée sur les réglementations en vigueur ou en cours d’élaboration aux États-Unis, en Europe et à l’échelle internationale. Plus précisément, le Canada a, depuis longtemps, pour pratique d’envisager l’harmonisation avec les normes américaines lorsqu’elles sont compatibles avec les exigences canadiennes, étant donné la nature intégrée du marché automobile et de la plateforme de fabrication nord-américains.

Toutefois, ce règlement particulier en matière de protection contre le vol est unique. Alors que la LSA impose explicitement l’installation d’un système d’immobilisation au paragraphe 114 de la Partie II de l’annexe IV du Règlement (Ă©galement connu sous le nom de NSVAC 114), en faisant un Ă©lĂ©ment obligatoire plutĂ´t qu’optionnel, les États-Unis ont une approche diffĂ©rente, les vĂ©hicules devant satisfaire Ă  une exigence de marquage des pièces en vertu de la partie 541 — Federal Motor Vehicle Theft Prevention Standard (Norme fĂ©dĂ©rale de prĂ©vention du vol de vĂ©hicules automobiles). Il convient de noter qu’en 2016, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des États-Unis a alignĂ© ses exigences en matière de protection contre le vol sur celles du Canada en adoptant, dans sa règle dĂ©finitive, les exigences canadiennes relatives aux systèmes d’immobilisation (disponible en anglais seulement) comme « option d’exemption Â» pouvant ĂŞtre accordĂ©e aux fabricants en vertu de la partie 543. ConformĂ©ment Ă  la partie 543 — Exemption from Vehicle Theft Prevention Standard (Exemption de la norme de prĂ©vention du vol de vĂ©hicules), les fabricants peuvent demander et obtenir une exemption de l’exigence de marquage des pièces s’ils installent un système d’immobilisation dont l’efficacitĂ© a Ă©tĂ© prouvĂ©e Ă  la satisfaction de la NHTSA. Une seule gamme de modèles par an et par fabricant peut bĂ©nĂ©ficier d’une exemption. TC ne s’attend pas Ă  ce que ces modifications rĂ©glementaires causent des problèmes d’harmonisation.

De plus, la rĂ©glementation canadienne actuelle incorpore par renvoi les règlements no 97 et no 116 des Nations Unies et vise Ă  incorporer par renvoi le règlement no 162 des Nations Unies. En vertu de l’Accord de 1958 de la CEE-ONUrĂ©fĂ©rence 10, le règlement no 162 des Nations Unies est appliquĂ© pour les normes relatives aux systèmes d’immobilisation par des pays comme la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Australie et le Japon, entre autres. Par consĂ©quent, les normes intĂ©grĂ©es sont harmonisĂ©es avec celles des autres pays ayant adoptĂ© l’Accord de 1958 de la CEE-ONU.

Enfin, bien que ce règlement proposé présente des exigences canadiennes particulières qui diffèrent des règlements ou des normes en vigueur dans d’autres pays, cette modification réglementaire proposée ne comprend que des modifications apportées à un règlement des Nations Unies afin de l’adapter d’un règlement rédigé pour un système d’homologation (tel qu’on le trouve en Europe et dans d’autres pays) à un règlement pouvant être appliqué dans le système d’autocertification du Canada.

Obligations internationales

Le règlement proposĂ© n’est liĂ© Ă  aucun accord international ni Ă  aucune obligation internationale, Ă  l’exception de la pĂ©riode de publication prĂ©alable de 75 jours recommandĂ©e dans le cadre des pratiques rĂ©glementaires et des règles renforcĂ©es en matière de transparence prĂ©vues dans l’Accord Canada-États-Unis-MexiquerĂ©fĂ©rence 11.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique et à l’Énoncé de politique de TC sur l’évaluation environnementale et économique stratégique (2024), le processus d’évaluation environnementale et économique stratégique a été suivi pour le présent règlement proposé et une Optique de climat, de nature et d’économie a été réalisée.

Aucun effet environnemental ou économique important n’est anticipé relativement à cette proposition.

Analyse comparative entre les sexes plus

Conformément au présent règlement proposé, les fabricants de véhicules doivent mettre à jour leurs documents de conformité afin de tenir compte des mises à jour apportées aux normes. Cette initiative de réglementation ne devrait pas avoir d’incidence différente sur un groupe particulier.

Une analyse comparative entre les sexes plus a été réalisée, et les modifications proposées ne devraient pas avoir d’impacts négatifs sur un groupe de personnes présentant des caractéristiques de genre et démographiques notables. Aucun impact négatif à long terme n’est attendu, ni de bénéfices directs ou indirects substantiels pour un groupe particulier dans l’analyse comparative entre les sexes plus.

TC a Ă©valuĂ© les commentaires prĂ©cĂ©dents du public et des intervenants sur la plateforme « Parlons transports Â» et aucune inquiĂ©tude n’a Ă©tĂ© exprimĂ©e par les intervenants de l’industrie ou le public au sujet des consĂ©quences possibles du règlement proposĂ© sur diffĂ©rents groupes.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Les modifications proposĂ©es entreront en vigueur le jour de leur publication dans la Partie II de la Gazette du Canada, la date de conformitĂ© Ă©tant fixĂ©e Ă  deux ans après la date de publication.

Les fabricants et les importateurs de véhicules automobiles sont tenus de s’assurer que leurs produits sont conformes aux exigences du RSVA. TC surveille les programmes d’autocertification des fabricants et des importateurs en examinant leur documentation d’essai, en inspectant les véhicules et en testant les véhicules obtenus sur le marché libre. TC surveille également les plaintes du public et peut effectuer des inspections lorsqu’il reçoit des informations indiquant des infractions potentielles.

TC peut prendre des mesures d’application de la loi conformément à la LSA, s’il détermine qu’un véhicule ne respecte pas le RSVA.

Personne-ressource

Jessey Almeida
Gestionnaire intérimaire, Normes et règlements
Programmes de transport multimodal et de sécurité routière
Transports Canada
330, rue Sparks
Ottawa (Ontario)
K1A 0N5
Courriel : RegulationsClerk-ASFB-Commisauxreglements@tc.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil, en vertu du paragraphe 11(1)rĂ©fĂ©rence a de la Loi sur la sĂ©curitĂ© automobile rĂ©fĂ©rence b, se propose de prendre le Règlement modifiant le Règlement sur la sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules automobiles (protection contre le vol), ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les soixante-quinze jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. S’ils choisissent plutĂ´t de prĂ©senter leurs observations par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, ils sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout Ă  Jessey Almeida, gestionnaire intĂ©rimaire, Normes et règlements, Programmes de transport multimodal et de sĂ©curitĂ© routière, ministère des Transports, 330, rue Sparks, Ottawa (Ontario) K1A 0N5 (courriel : RegulationsClerk-ASFB-Commisauxreglements@tc.gc.ca).

Ottawa, le 15 dĂ©cembre 2025

La greffière adjointe intérimaire du Conseil privé
Janna Rinaldi

Règlement modifiant le Règlement sur la sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules automobiles (protection contre le vol)

Modifications

1 (1) L’alinĂ©a 12.1(2)c) du Règlement sur la sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules automobiles rĂ©fĂ©rence 12 est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) L’article 12.1 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (2), de ce qui suit :

Disposition transitoire

(3) Pendant deux ans Ă  partir de la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, les vĂ©hicules visĂ©s Ă  l’alinĂ©a (2)c) peuvent ĂŞtre conformes aux exigences de cet alinĂ©a dans sa version antĂ©rieure Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement.

2 (1) Le paragraphe 114(4) de l’annexe IV du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(4) Ă€ l’exception des fourgons Ă  accès en position debout et des vĂ©hicules de secours, les voitures de tourisme, les vĂ©hicules Ă  trois roues ainsi que les vĂ©hicules de tourisme Ă  usages multiples et camions ayant un PNBV de 4 536 kg ou moins doivent ĂŞtre munis d’un système d’immobilisation conforme Ă  l’une des sĂ©ries d’exigences ci-après, compte tenu des changements prĂ©vus aux paragraphes (22), (23) ou (24) :

(2) Les paragraphes 114(8) Ă  (21) de l’annexe IV du mĂŞme règlement sont abrogĂ©s.

(3) Le passage du paragraphe 114(22) de l’annexe IV du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a b) est remplacĂ© par ce qui suit :

(22) L’application de la norme nationale du Canada CAN/UL/ULC 338:2025, intitulĂ©e Les systèmes et les appareillages de prĂ©vention du vol de vĂ©hicules automobiles : immobilisation Ă©lectronique et installation après-vente (juin 2025) et publiĂ©e par les Laboratoires des assureurs du Canada, est assujettie aux changements suivants :

(4) L’alinĂ©a 114(22)c) de l’annexe IV du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(5) Les paragraphes 114(23) et (24) de l’annexe IV du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

(23) L’application des paragraphes 5.1 et 5.2 du règlement no 162 des Nations Unies est assujettie aux changements suivants :

Disposition transitoire

(24) Pendant deux ans à partir de la date d’entrée en vigueur du présent règlement, les véhicules visés au paragraphe (4) peuvent être conformes aux exigences de ce paragraphe dans sa version antérieure à la date d’entrée en vigueur du présent règlement.

Entrée en vigueur

3 Le présent règlement entre en vigueur à la date de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

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