La Gazette du Canada, Partie I, volume 159, numĂ©ro 50 : Règlement modifiant le Règlement sur le soufre dans l’essence

Le 13 dĂ©cembre 2025

Fondement législatif
Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999)

Ministère responsable
Ministère de l’Environnement

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

Le système temporaire d’échange d’unitĂ©s de conformitĂ© de soufre, prĂ©vu par le Règlement sur le soufre dans l’essence, doit arriver Ă  Ă©chĂ©ance Ă  la fin de 2025. Certains des principaux fournisseurs d’essence du Canada pourraient ne plus ĂŞtre en conformitĂ© avec le Règlement sur le soufre dans l’essence (le Règlement) en 2026, une fois que le système ne sera plus disponible. Pour se conformer au Règlement, ces entreprises seraient tenues de rĂ©duire leur production en deçà de leur capacitĂ© maximale et de mettre en Ĺ“uvre des mesures opĂ©rationnelles supplĂ©mentaires, ce qui entraĂ®nerait une diminution de la capacitĂ© de raffinage et de la disponibilitĂ© des carburants dans plusieurs rĂ©gions.

Contexte

Le ministère de l’Environnement (le Ministère) applique une série de mesures réglementaires et non réglementaires pour lutter contre la pollution atmosphérique dans le cadre du Programme de la qualité de l’air fédéral. Les règlements sur les carburants adoptés en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) [LCPE] traitent de la qualité des carburants et des émissions de polluants provenant de la combustion des carburants. Ces règlements sont conçus pour protéger l’environnement et la santé des Canadiens contre les effets de la pollution atmosphérique, en suivant une approche intégrée qui tient compte à la fois de la qualité des carburants et des émissions des véhicules et des moteurs. Les carburants à forte teneur en soufre contribuent notablement à la pollution atmosphérique et conduisent à des émissions accrues de dioxyde de soufre et de particules de sulfate par les véhicules et les moteurs. Les carburants à forte teneur en soufre nuisent également à la performance des dispositifs de lutte contre la pollution des véhicules.

Règlement sur le soufre dans l’essence du Canada

Le 23 juin 1999, le Règlement sur le soufre dans l’essence (le Règlement) a Ă©tĂ© publiĂ© dans la Partie II de la Gazette du Canada. Il imposait aux importateurs et raffineurs d’essence au Canada de limiter la teneur en soufre dans l’essence afin de rĂ©duire les Ă©missions de polluants atmosphĂ©riques des vĂ©hicules, contribuant ainsi Ă  l’amĂ©lioration de la qualitĂ© de l’air et de la santĂ©rĂ©fĂ©rence 1. Le Règlement imposait de limiter la teneur en soufre Ă  une concentration annuelle moyenne de 30 milligrammes par kilogramme (mg/kg), soit 30 parties par million (ppm), avec une limite Ă  ne jamais dĂ©passer de 80 ppm, Ă  partir de 2005. Le Règlement comprenait Ă©galement une limite par dĂ©faut plus simple de 40 ppm par lot, qui comportait un minimum d’exigences administratives.

Les modifications et le système d’échange d’unités de conformité de soufre

Le 29 juillet 2015, le Règlement modifiant le Règlement sur le soufre dans l’essence (les modifications de 2015) a Ă©tĂ© publiĂ© dans la Partie II de la Gazette du Canada. Ce nouveau règlement imposait aux raffineurs et aux importateurs de fournir sur le marchĂ© canadien de l’essence ayant une teneur rĂ©duite en soufrerĂ©fĂ©rence 2. L’option de conformitĂ© selon la concentration moyenne annuelle de l’ensemble des lots, que peut choisir le fournisseur principal, a Ă©tĂ© rĂ©duite Ă  10 ppm Ă  partir de 2017.

Les modifications de 2015 apportaient des assouplissements Ă  l’égard de la conformitĂ© afin d’aider les principaux fournisseurs Ă  s’adapter aux exigences de faible teneur en soufre dans l’essence. Un de ces assouplissements Ă©tait un système temporaire d’échange d’unitĂ©s de conformitĂ© de soufre (UCS), pour les annĂ©es 2012 Ă  2019, disponible pour les fournisseurs principaux ayant choisi de participer Ă  l’option de conformitĂ© de la concentration moyenne annuelle de l’ensemble des lots. Le système d’échange d’UCS est un mĂ©canisme temporaire conçu pour offrir aux principaux fournisseurs d’essence au Canada de la souplesse en matière de conformitĂ© afin d’aider les raffineurs Ă  gĂ©rer la transition vers des limites pour la teneur en soufre de l’essence abaissĂ©es. Les fournisseurs principaux peuvent crĂ©er des UCS en produisant de l’essence dont la concentration en soufre est infĂ©rieure Ă  la concentration moyenne applicable (par exemple 10 ppm pour les unitĂ©s gĂ©nĂ©rĂ©es Ă  partir de 2017). Ces unitĂ©s peuvent ensuite ĂŞtre utilisĂ©es pour ajuster leur concentration moyenne Ă  des fins de conformitĂ©. Elles peuvent Ă©galement ĂŞtre transfĂ©rĂ©es une fois Ă  un autre fournisseur principal.

Le 23 dĂ©cembre 2020, le Règlement modifiant le Règlement sur le soufre dans l’essence (les modifications de 2020) a Ă©tĂ© publiĂ© dans la Partie II de la Gazette du Canada afin de reconstituer le système temporaire d’échange d’UCS en vertu du Règlement pour les annĂ©es 2020 Ă  2025rĂ©fĂ©rence 3. Les modifications de 2020 ont Ă©galement permis aux fournisseurs d’essence principaux du Canada (c’est-Ă -dire les parties visĂ©es) de transfĂ©rer les surplus d’UCS qu’ils ont gĂ©nĂ©rĂ©s ou reçus dans le cadre de l’ancien système d’échange et qu’ils possĂ©daient au 31 mars 2020 dans le système d’échange temporaire reconstituĂ©, et ont donnĂ© aux parties visĂ©es la possibilitĂ© de gĂ©nĂ©rer, d’échanger ou de mettre en banque les UCS dans le système d’échange temporaire afin de les utiliser pendant la pĂ©riode 2020-2025.

Ce système d’échange temporaire a été reconstitué pour répondre aux préoccupations soulevées par les membres de l’Association canadienne des carburants (ACC), l’association représentant les raffineurs au Canada. Les membres de l’ACC ont fait part de leurs préoccupations concernant les défis d’ordre opérationnel découlant de la défaillance imprévue d’équipements de désulfuration, ainsi qu’au sujet des retards dans l’achèvement des mises à niveau nécessaires pour se conformer aux limites réglementaires, qui ont été causés par la pandémie de COVID-19.

Les raffineurs et les importateurs ont pu rĂ©duire la teneur en soufre entre 2020 et 2024 par rapport aux cinq annĂ©es prĂ©cĂ©dentes. Toutefois, la concentration moyenne de soufre dans l’essence au Canada a lĂ©gèrement dĂ©passĂ© l’exigence de 10 ppm entre 2022 et 2024rĂ©fĂ©rence 4. MalgrĂ© les progrès effectuĂ©s par l’industrie vers la conformitĂ© aux exigences du Règlement, elle demeure dĂ©pendante du système d’échange de crĂ©dits.

Objectif

L’objectif du projet de règlement intitulé Règlement modifiant le Règlement sur le soufre dans l’essence (les modifications proposées) est de permettre aux principaux fournisseurs d’essence de continuer à bénéficier d’une souplesse dans la transition vers l’essence à faible teneur en soufre. Une reconstitution permettrait aux fournisseurs de poursuivre leurs activités sans perturber les chaînes d’approvisionnement, pendant que le Ministère détermine si des assouplissements supplémentaires sont nécessaires à l’intérieur d’un règlement consolidé sur les carburants.

Description

Les modifications proposĂ©es reconstitueraient le système temporaire d’échange d’UCS en vertu du Règlement pour les annĂ©es 2026 Ă  2030. Ce système d’échange temporaire serait Ă  la disposition des parties visĂ©es qui choisissent de participer Ă  l’option de conformitĂ© de la concentration moyenne annuelle de l’ensemble des lots prĂ©vue par le Règlement et donnerait aux parties visĂ©es la possibilitĂ© de gĂ©nĂ©rer, d’échanger ou de mettre en banque des UCS.

Les modifications proposĂ©es permettraient aux parties visĂ©es de transfĂ©rer les surplus d’UCS qu’elles ont gĂ©nĂ©rĂ©es ou reçues dans le cadre de l’ancien système d’échange et qu’elles possĂ©daient au 31 mars 2026 dans le système d’échange temporaire reconstituĂ©.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Les parties visées sont les raffineurs et les importateurs d’essence du Canada. L’ACC représente les entreprises qui transforment le pétrole brut en produits essentiels, tels les carburants de transport, et qui livrent ces produits sur le marché. L’ACC représente donc les raffineurs d’essence du Canada. La Canadian Energy Marketers Association (CEMA) représente les petites et moyennes entreprises canadiennes de commercialisation de l’énergie. La CEMA représente donc les importateurs d’essence au Canada qui ne raffinent pas l’essence qu’ils mettent sur le marché. Les entreprises canadiennes des secteurs des transports et de la fabrication de pièces d’origine ne sont pas des parties visées, mais peuvent néanmoins être indirectement concernées par le Règlement. Ces secteurs sont représentés par l’Association canadienne des constructeurs de véhicules, les Constructeurs mondiaux d’automobiles du Canada et l’Association des fabricants de pièces d’automobile du Canada.

Le rĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation pour les modifications de 2020 comprenait un engagement selon lequel le Ministère « Ă©valuera la mise sur pied d’un système permanent d’échange d’UCS en vertu du règlement Ă  partir de 2026 et mènera Ă©galement des consultations sur ce sujet Â». En 2023 et 2024, les fonctionnaires du Ministère ont rencontrĂ© l’ACC et ses membres pour discuter des assouplissements en matière de conformitĂ© dans le Règlement, y compris le système d’échange temporaire. En janvier 2024, les fonctionnaires du Ministère ont informĂ© les membres de l’ACC qu’il Ă©tait impossible de modifier le Règlement avant 2025 en raison d’autres prioritĂ©s importantes dans le programme rĂ©glementaire du gouvernement.

En 2024, un membre de l’ACC a exprimĂ© des inquiĂ©tudes concernant les coĂ»ts importants associĂ©s au respect de la limite de soufre en l’absence d’un système d’échange. Une autre partie visĂ©e s’est Ă©galement inquiĂ©tĂ©e du fait que des dĂ©fis inattendus dans ses activitĂ©s actuelles pourraient nĂ©cessiter des projets d’investissement supplĂ©mentaires pour maintenir sa conformitĂ© au Règlement. En l’absence du système d’échange pendant la pĂ©riode nĂ©cessaire Ă  la rĂ©alisation de ces projets, elle pourrait avoir des difficultĂ©s Ă  respecter la limite de teneur en soufre fixĂ©e par le Règlement, ce qui pourrait l’obliger Ă  rĂ©duire ses activitĂ©s. En rĂ©ponse, le Ministère a menĂ© des consultations avec les deux parties visĂ©es afin d’explorer les voies possibles d’atteinte de la conformitĂ© et a fourni des explications dĂ©taillĂ©es sur les options disponibles. Les modifications proposĂ©es devraient rĂ©pondre Ă  leurs prĂ©occupations, puisqu’elles reconstituent le système d’échange temporaire.

Ă€ l’étĂ© 2025, le Ministère a informĂ© les reprĂ©sentants de l’industrie, les organisations autochtones nationales, trois Premières Nations situĂ©es Ă  proximitĂ© des raffineries, et les groupes environnementaux de son intention de proposer la reconstitution du système d’échange temporaire.

En septembre 2025, l’ACC a indiquĂ© que ses membres appuieraient la proposition de reconstitution du système temporaire d’échange d’UCS, qui reconnaĂ®trait les UCS accumulĂ©es dans le cadre de l’ancien système d’échange et entrerait en vigueur Ă  temps pour s’appliquer Ă  la pĂ©riode de conformitĂ© de 2026 et aux pĂ©riodes suivantes.

Les modifications proposĂ©es sont publiĂ©es dans la Partie I de la Gazette du Canada et suivies d’une pĂ©riode de commentaires de 60 jours, conformĂ©ment Ă  l’article 332 de la LCPE.

Mobilisation des Autochtones, consultation et obligations découlant des traités modernes

Ă€ l’issue de l’évaluation des rĂ©percussions des traitĂ©s modernes, aucune incidence nĂ©gative n’a Ă©tĂ© relevĂ©e sur les droits des Autochtones ou issus de traitĂ©s, potentiels ou Ă©tablis, qui sont reconnus et confirmĂ©s Ă  l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.

Le Ministère a consulté l’Assemblée des Premières Nations, l’Inuit Tapiriit Kanatami et le Ralliement national des Métis (RNM), ainsi que trois Premières Nations situées près des raffineries, sur le plan du Ministère consistant à proposer ces modifications. Le RNM a fait part de ses préoccupations en matière de santé publique concernant l’augmentation potentielle des émissions de soufre à la suite du renouvellement du système d’échange. Le RNM a également exprimé des inquiétudes quant à la pertinence de la consultation des gouvernements autochtones et a demandé des informations sur la performance du système d’échange existant.

Le Ministère continuera de consulter les groupes autochtones et de les informer de la publication des modifications proposĂ©es dans la Partie I de la Gazette du Canada. Tous les commentaires reçus au cours de la pĂ©riode de 60 jours seront pris en considĂ©ration avant la finalisation des modifications proposĂ©es.

La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (la Déclaration) est un instrument international portant sur les droits de la personne qui établit des normes minimales pour la survie, la dignité et le bien-être des peuples autochtones. Le gouvernement du Canada est déterminé à prendre des mesures efficaces, y compris des mesures législatives et politiques, en consultation et en coopération avec les peuples autochtones, afin d’atteindre les objectifs de la Déclaration. Bien que les modifications proposées autorisent des émissions de soufre supérieures aux niveaux actuellement prescrits dans le Règlement en permettant l’utilisation de crédits mis en banque, ces niveaux élevés devraient être limités dans leur portée et diminuer avec le temps. Par conséquent, les modifications proposées ne devraient pas avoir d’incidence mesurable sur les peuples autochtones.

Choix de l’instrument

Sans la capacité d’échanger et d’utiliser les UCS générées dans le cadre de l’ancien système temporaire d’échange, certains raffineurs d’essence au Canada pourraient avoir de la difficulté à se conformer aux normes de faible teneur en soufre dans l’essence en vertu du Règlement pour 2026 et après, ce qui pourrait avoir une incidence sur la disponibilité des carburants dans plusieurs régions. Par conséquent, l’option de ne rien faire (soit de ne pas reconstituer le système d’échange d’UCS) n’a pas été retenue.

Dans le cadre du Plan d’action pour la rĂ©duction du fardeau administratif et rapport d’étape du Ministère, un système d’échange permanent ou d’autres assouplissements pour le respect des limites de concentration de soufre dans l’essence sont envisagĂ©s dans le cadre d’un projet de règlement codifiĂ© sur les carburantsrĂ©fĂ©rence 5. Le Ministère prĂ©voit de commencer la mobilisation des parties visĂ©es et des intervenants sur le système d’échange permanent Ă  l’automne 2025. Par consĂ©quent, la crĂ©ation d’un système permanent d’échange n’est pas proposĂ©e dans les modifications proposĂ©es, car les diffĂ©rentes incidences d’un tel système sont examinĂ©es dans le cadre des travaux d’élaboration d’un règlement codifiĂ© sur les carburants.

Le Ministère a étudié la possibilité de modifier le Règlement afin que plusieurs installations appartenant à un même exploitant soient considérées comme une seule installation. Une telle approche profiterait de manière disproportionnée aux entreprises possédant plusieurs raffineries, alors que la reconstitution du système temporaire d’échange de crédits de soufre pourrait profiter à toute partie visée par le Règlement. En outre, les modifications apportées au Règlement en ce qui concerne la définition d’une raffinerie auraient une incidence sur les autres règlements sur les carburants que le Ministère met actuellement en œuvre et qui comportent des définitions similaires, ce qui nécessiterait probablement des modifications. Par conséquent, le Ministère n’a pas retenu cette option.

De l’avis du Ministère, la reconstitution du système temporaire d’échange au moyen des modifications proposées est l’approche recommandée. Elle accorde aux parties visées un délai supplémentaire afin de réaliser les investissements et les améliorations nécessaires pour satisfaire aux normes relatives à l’essence à faible teneur en soufre prévues par le Règlement, tout en donnant au Ministère le temps d’évaluer pleinement la création d’un système de crédits permanent.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Effets liés à la conformité aux limites de soufre dans l’essence

Les contraintes relatives à la capacité opérationnelle et technique peuvent restreindre la capacité d’un fournisseur principal de traiter ou mélanger à nouveau l’essence ayant une concentration élevée en soufre pour en réduire la teneur en soufre. L’option d’utiliser le système d’échange temporaire reconstitué conformément aux modifications proposées pourrait aider considérablement les fournisseurs principaux.

Le système d’échange temporaire faciliterait le respect de la limite en soufre en permettant aux parties visées d’utiliser des crédits pour compenser les dépassements temporaires découlant d’arrêts non planifiés ou d’autres événements opérationnels imprévus. Précisément, les raffineurs d’essence devraient faire face à moins de risques opérationnels en cas de défaillance d’équipement touchant les procédés de désulfuration. Bien qu’en général ces types d’interruption ne soient pas fréquents, ils peuvent survenir sans préavis et à une fréquence irrégulière, et ainsi engendrer des retards opérationnels importants causés par la nécessité d’évaluer, de remplacer, de réparer ou d’installer l’équipement et d’effectuer les activités de redémarrage. Le système d’échange permettrait de poursuivre les opérations sans perturber les chaînes d’approvisionnement.

Effets liés aux émissions de polluants atmosphériques et sur la qualité de l’air

Certains raffineurs et importateurs utiliseraient des UCS pour compenser une teneur en soufre plus élevée que celle de l’essence actuellement importée ou produite. La reconstitution du système temporaire d’échange de crédits entraînerait une certaine augmentation de soufre et des émissions connexes de polluants atmosphériques provenant des véhicules et des moteurs utilisant l’essence provenant de ces raffineurs et importateurs.

Incidence sur la gestion des activités des entreprises et du gouvernement

Presque tous les fournisseurs principaux ont déjà choisi de respecter l’option de la concentration moyenne annuelle de l’ensemble des lots. Les modifications proposées entraîneraient des coûts administratifs permanents négligeables pour les parties visées choisissant de participer au système d’échange temporaire. Ces coûts seraient liés aux dispositions administratives relatives à la reconstitution du système temporaire d’échange d’UCS et aux exigences maintenues quant à la conservation des registres, à la déclaration et à la vérification associées aux transactions d’UCS.

Le fardeau administratif a Ă©tĂ© pris en compte dans le rĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation pour les modifications de 2020, qui couvrait la pĂ©riode d’analyse 2020-2029. En consĂ©quence, aucune incidence supplĂ©mentaire n’a Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e pour les modifications proposĂ©es.

Le Ministère utiliserait le processus actuel pour faire le suivi de la conformité et des échanges d’UCS effectués en vertu du Règlement pour mettre en œuvre et administrer le système temporaire d’échange. Ces processus exigent peu de ressources.

Lentille des petites entreprises

L’analyse au titre de la lentille des petites entreprises a permis de conclure que les modifications proposĂ©es n’auraient pas d’incidence sur les petites entreprises canadiennes. Les modifications proposĂ©es n’auraient d’incidence que sur les parties visĂ©es constituĂ©es de moyennes et grandes entreprises. Il n’y a actuellement aucun producteur ou importateur d’essence de petite taille faisant des dĂ©clarations en vertu du Règlement, Ă©tant donnĂ© que les modifications de 2015 ont Ă©liminĂ© toutes les exigences de dĂ©claration pour les fournisseurs produisant ou important moins de 400 mètres cubes (m3), ou 400 000 litres (l), d’essence par an.

Règle du « un pour un Â»

Les modifications proposées reconstituent le système temporaire d’échange de crédits. La proposition modifie un règlement existant, ce qui n’entraîne aucune augmentation ou diminution nette des titres réglementaires.

La participation à ce système n’est pas obligatoire; les raffineurs et les importateurs peuvent demeurer conformes en respectant directement les limites fixées par le Règlement, sans s’engager dans la génération ou l’échange de crédits. Toutefois, les parties qui choisissent de participer au système de crédits sont assujetties à des obligations de déclaration, de tenue de registres et de vérification. Par conséquent, ces activités sont considérées comme un fardeau administratif en vertu de la Loi sur la réduction de la paperasse. Comme l’indique le Plan d’action pour la réduction du fardeau administratif et rapport d’étape du Ministère, les modifications proposées offriraient de la souplesse dans le respect des limites de concentration de soufre dans l’essence. Ce système arriverait à échéance à la fin de 2030, après quoi il n’y aurait pas de coûts administratifs supplémentaires pour les entreprises attribuables aux modifications proposées.

Comme indiquĂ© dans la section « Avantages et coĂ»ts Â», le fardeau administratif a Ă©tĂ© pris en compte dans le rĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation pour les modifications de 2020. Le fardeau administratif du secteur canadien de la production et de l’importation d’essence a Ă©tĂ© estimĂ© Ă  environ 4 041 $ en coĂ»ts administratifs annuels moyens sur une pĂ©riode d’analyse de 10 ans (2020-2029)rĂ©fĂ©rence 6. Selon les prĂ©visions, les effets administratifs nets par entreprise pour les 23 parties visĂ©es (13 raffineurs et 10 importateurs) seraient de 7 heures par an en moyenne, ce qui correspond Ă  environ 176 $ en coĂ»ts annuels moyens par entreprise.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

La mĂŞme limite annuelle moyenne de 10 ppm de soufre dans l’essence figure dans les « Tier 3 fuel standards (PDF, disponible en anglais seulement) Â» des États-Unis. Le fait de disposer de limites de concentration et de normes cohĂ©rentes en AmĂ©rique du Nord permet d’utiliser les mĂŞmes technologies dans les vĂ©hicules et les moteurs au Canada et aux États-Unis, et des technologies similaires de rĂ©duction du soufre dans les raffineries lorsque le carburant est raffinĂ©. Le système amĂ©ricain comprend toutefois un système permanent Ă  l’échelle du pays qui permet aux raffineurs et aux importateurs de faire des moyennes, d’accumuler et d’échanger des crĂ©dits sur une base continue. La reconstitution du système d’échange d’UCS sur une base temporaire permettrait de conserver l’harmonie entre le système d’échange actuel du Règlement et les « Tier 3 fuel regulations Â» des États-Unis.

Obligations internationales

Le Canada s’est engagĂ© Ă  rĂ©duire la pollution atmosphĂ©rique en vertu de deux traitĂ©s internationaux portant sur la pollution atmosphĂ©rique transfrontalière : l’Accord entre le Canada et les États-Unis sur la qualitĂ© de l’airrĂ©fĂ©rence 7 (AQA) bilatĂ©ral et la Convention sur la pollution atmosphĂ©rique transfrontière Ă  longue distance et son protocole de Göteborg sur les multipolluants et les effets multiplesrĂ©fĂ©rence 8. Dans le cadre de ces deux traitĂ©s, le Canada s’est engagĂ© Ă  rĂ©duire les Ă©missions de dioxyde de soufre et d’oxydes d’azote, y compris celles provenant de sources mobiles, ainsi que d’autres polluants atmosphĂ©riques, des rĂ©ductions qui sont soutenues par le Règlement. Alors que les modifications proposĂ©es entraĂ®neraient de lĂ©gères augmentations des Ă©missions, elles constituent une reconstitution des assouplissements existants et n’auraient aucune incidence sur la capacitĂ© du Canada Ă  continuer de respecter ses obligations en matière de rĂ©duction des Ă©missions.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique (EEES), une EEES a conclu que les modifications proposées auraient probablement des effets mineurs sur l’environnement et la santé humaine, car elles maintiendraient le régime de conformité actuel.

Les modifications proposĂ©es reconstitueraient le système temporaire d’échange d’UCS afin que les fournisseurs principaux puissent gĂ©nĂ©rer des crĂ©dits jusqu’au 31 dĂ©cembre 2030. Sans le système d’échange, tous les fournisseurs principaux utilisant l’option de conformitĂ© selon la concentration moyenne annuelle de l’ensemble des lots seraient tenus de respecter la limite annuelle de 10 ppm.

Comme indiquĂ© dans la section « Avantages et coĂ»ts Â», le système d’échange de crĂ©dits reconstituĂ© entraĂ®nerait de lĂ©gères augmentations rĂ©gionales des teneurs en soufre pendant la pĂ©riode oĂą le système d’échange temporaire est en place.

Les modifications proposĂ©es seraient Ă©galement conformes Ă  l’objectif 11 de la StratĂ©gie fĂ©dĂ©rale de dĂ©veloppement durable (SFDD) de 2022 Ă  2026, soit d’amĂ©liorer l’accès au logement abordable, Ă  l’air pur, aux transports, aux parcs et aux espaces verts, ainsi qu’au patrimoine culturel au Canada, et Ă  l’objectif de dĂ©veloppement durable (ODD) 11 du Programme Ă  l’horizon 2030 des Nations Unies, qui consiste Ă  garantir des villes et des communautĂ©s durables.

Analyse comparative entre les sexes plus

Aucune considération relative à l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) n’a été identifiée pour cette proposition.

Droit Ă  un environnement sain 

Le gouvernement du Canada a le devoir, dans le cadre de l’administration de la LCPE, de protĂ©ger le droit Ă  un environnement sain comme prĂ©vu par la LCPE, sous rĂ©serve de limites raisonnables. Un cadre de mise en Ĺ“uvre (le cadre) Ă©nonce des considĂ©rations visant Ă  protĂ©ger ce droit et Ă  faire respecter les principes dĂ©crits dans le cadre.

Les travaux visant Ă  Ă©tayer les modifications proposĂ©es ont Ă©tĂ© achevĂ©s avant la publication du cadre le 19 juillet 2025. Reconnaissant que les dĂ©cisions prises en vertu de la LCPE s’appuient sur des analyses et des consultations qui sont souvent le fruit de plusieurs annĂ©es de travail, une pĂ©riode de transition a Ă©tĂ© mise en place pour permettre au Ministère de soutenir la poursuite de la protection de l’environnement et de la santĂ© humaine. L’objectif de la pĂ©riode de transition est de continuer Ă  faire progresser les dĂ©cisions et mesures en vertu de la LCPE en temps opportun, tout en intĂ©grant pleinement le droit Ă  un environnement sain et les principes pertinents dans l’administration de la loi. Les modifications proposĂ©es sont apportĂ©es au titre de la pĂ©riode de transition mentionnĂ©e dans le cadre.

Comme indiquĂ© dans la section « Avantages et coĂ»ts Â», le système d’échange de crĂ©dits reconstituĂ© entraĂ®nerait de lĂ©gères augmentations des teneurs en soufre, mais ce risque devrait ĂŞtre de courte durĂ©e puisqu’il n’existe que pendant la pĂ©riode supplĂ©mentaire oĂą le système d’échange de crĂ©dits est reconstituĂ©.

Bien que le cadre n’ait pas pu ĂŞtre appliquĂ© dès le dĂ©but des travaux entrepris pour Ă©tayer les modifications proposĂ©es, des Ă©lĂ©ments inclus dans le cadre ont Ă©tĂ© pris en compte. Par exemple, le Ministère a consultĂ© des intervenants et mobilisĂ© les Autochtones (voir les sections « Consultation Â» et « Mobilisation des Autochtones, consultation et obligations dĂ©coulant des traitĂ©s modernes Â»).

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Les modifications proposées entreraient en vigueur le jour de leur enregistrement. Sous réserve de l’approbation du gouverneur en conseil, le Ministère a l’intention de faire entrer en vigueur les modifications proposées au début ou au milieu de 2026, de manière à ce que les participants au système temporaire d’échange disposent d’un préavis suffisant pour pouvoir créer, échanger et utiliser des UCS à des fins de conformité.

Des informations sur les modifications proposées seraient publiées sur le site Web du Ministère et mises à jour périodiquement, si nécessaireréférence 9.

L’approche de promotion de la conformité pour les modifications proposées serait semblable à celle suivie pour le Règlement, qui comprend le maintien d’une présence sur le site Web du Ministère et la réponse aux demandes de renseignements des intervenants. Le Ministère réaliserait régulièrement des activités de promotion de la conformité, et le personnel du programme national sur le carburant est disposé à répondre aux demandes relatives aux modifications proposées.

Les modifications proposées étant faites dans le cadre de la LCPE, leur mise en œuvre et l’application de la loi continueraient d’être entreprises par le Ministère en accord avec la Politique d’observation et d’application de la LCPEréférence 10. Des agents d’application de la loi continueraient d’appliquer cette politique lors de la vérification du respect des exigences réglementaires.

Personnes-ressources

Clare Demerse
Directrice par intérim
Division du pétrole, du gaz et de l’énergie de remplacement
Direction de l’énergie et des transports
Direction générale de la protection de l’environnement
Ministère de l’Environnement
351, boulevard Saint-Joseph
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : fuels-carburants@ec.gc.ca

Matthew Watkinson
Directeur exécutif
Division de l’analyse réglementaire et de la valorisation
Direction de l’analyse économique
Direction générale de la politique stratégique
Ministère de l’Environnement
351, boulevard Saint-Joseph
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : darv-ravd@ec.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ©, conformĂ©ment au paragraphe 332(1)rĂ©fĂ©rence a de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999)rĂ©fĂ©rence b, que la gouverneure en conseil, en vertu des articles 140rĂ©fĂ©rence c, 326rĂ©fĂ©rence d et 330rĂ©fĂ©rence e de cette loi, se propose de prendre le Règlement modifiant le Règlement sur le soufre dans l’essence, ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter Ă  la ministre de l’Environnement, dans les soixante jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis, leurs observations au sujet du projet de règlement ou un avis d’opposition motivĂ© demandant la constitution de la commission de rĂ©vision prĂ©vue Ă  l’article 333rĂ©fĂ©rence f de cette loi. Ceux qui prĂ©sentent des observations sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. Ceux qui prĂ©sentent leurs observations par tout autre moyen, ainsi que ceux qui prĂ©sentent un avis d’opposition, sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout Ă  Clare Demerse, directrice intĂ©rimaire, Division du pĂ©trole, du gaz et de l’énergie de remplacement, ministère de l’Environnement, 351, boulevard Saint-Joseph, Gatineau (QuĂ©bec) K1A 0H3 (courriel : fuels-carburants@ec.gc.ca).

Quiconque fournit des renseignements Ă  la ministre peut en mĂŞme temps prĂ©senter, aux termes du paragraphe 313(1)rĂ©fĂ©rence g de cette loi, une demande de confidentialitĂ© qu’il motive conformĂ©ment au paragraphe 313(2)rĂ©fĂ©rence h de la mĂŞme loi.

Ottawa, le 8 dĂ©cembre 2025

La greffière adjointe intérimaire du Conseil privé
Janna Rinaldi

Règlement modifiant le Règlement sur le soufre dans l’essence

Modifications

1 Le paragraphe 9(2.2) du Règlement sur le soufre dans l’essencerĂ©fĂ©rence 11 est remplacĂ© par ce qui suit :

(2.2) MalgrĂ© le paragraphe (2.1), si l’annĂ©e pour laquelle la moyenne de l’ensemble des lots sert de base de calcul est l’annĂ©e 2026, l’avis est transmis au ministre au plus tard trente jours après la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent paragraphe.

2 L’alinĂ©a 13(2)a) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

3 Le paragraphe 14(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Si le fournisseur principal exerce un choix en vertu du paragraphe 13(1) Ă  l’égard de l’ensemble de lots visĂ© par un choix qu’il a exercĂ© en vertu de ce paragraphe, dans sa version antĂ©rieure Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent paragraphe, il peut, Ă  l’égard de cet ensemble de lots, crĂ©er pour l’annĂ©e 2026 un nombre d’unitĂ©s de conformitĂ© de soufre Ă©gal ou infĂ©rieur au solde d’unitĂ©s de conformitĂ© de soufre indiquĂ© pour cet ensemble de lots pour l’annĂ©e 2025 au titre de l’alinĂ©a 5e) de l’annexe 2.

4 Le paragraphe 15(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

15 (1) Le fournisseur principal qui participe au système d’échange peut, pour les annĂ©es 2026 Ă  2030, ajuster la moyenne de l’ensemble des lots de l’ensemble de lots Ă  l’égard duquel il a exercĂ© un choix conformĂ©ment Ă  l’article 13 en utilisant des unitĂ©s de conformitĂ© de soufre qu’il dĂ©tient.

5 Le passage de l’article 19 du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

19 Le fournisseur principal qui participe au système d’échange tient, pour les annĂ©es 2026 Ă  2030, un registre Ă  l’égard de chaque ensemble de lots visĂ© par le choix exercĂ© conformĂ©ment Ă  l’article 13 dans lequel il consigne les renseignements suivants :

6 L’article 21 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

21 Les livres et registres visĂ©s aux articles 18 Ă  20 doivent ĂŞtre conservĂ©s au Canada jusqu’au 31 dĂ©cembre 2036.

7 L’alinĂ©a 5a.1) de l’annexe 2 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Dispositions transitoires

8 L’article 19 du Règlement sur le soufre dans l’essence, dans sa version antĂ©rieure Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, continue de s’appliquer au fournisseur qui tient, pour les annĂ©es 2020 Ă  2025, un registre en application de cet article.

9 L’article 21 du Règlement sur le soufre dans l’essence, dans sa version antĂ©rieure Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, continue de s’appliquer Ă  la conservation des livres et des registres visĂ©s aux articles 18 Ă  20 dans leur version antĂ©rieure Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement.

Entrée en vigueur

10 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

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