La Gazette du Canada, Partie I, volume 159, numĂ©ro 48 : Règlement modifiant les Règles gĂ©nĂ©rales sur la faillite et l’insolvabilitĂ© et le Règlement sur les arrangements avec les crĂ©anciers des compagnies

Le 29 novembre 2025

Fondements législatifs
Loi sur la faillite et l’insolvabilité
Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies

Ministère responsable
Ministère de l’Innovation Science et dĂ©veloppement Ă©conomique

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Le système canadien d’insolvabilitĂ© est un pilier important d’une Ă©conomie de marchĂ© qui fonctionne bien, car il soutient la confiance des entreprises, des investisseurs et des consommateurs. Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es par le Bureau du surintendant des faillites (BSF) sont essentielles Ă  la modernisation du système afin de contribuer Ă  l’économie canadienne et d’assurer qu’il peut facilement s’adapter aux besoins prĂ©sents et futurs. Les modifications apportĂ©es aux Règles gĂ©nĂ©rales sur la faillite et l’insolvabilitĂ© (Règles) et au Règlement sur les arrangements avec les crĂ©anciers des compagnies (Règlement) pour soutenir cette modernisation sont nĂ©cessaires pour que le système d’insolvabilitĂ© puisse continuer Ă  contribuer pleinement Ă  un marchĂ© efficace et Ă  promouvoir la confiance dans l’économie canadienne en s’adaptant aux besoins et aux pratiques modernes des entreprises et des consommateurs.

Description : Les modifications proposĂ©es dans le prĂ©sent document reprĂ©sentent des ajustements aux Règles et au Règlement pour en amĂ©liorer l’efficacitĂ© opĂ©rationnelle, ainsi que quelques modifications plus importantes pour assurer la pĂ©rennitĂ© du système d’insolvabilitĂ©. Elles ont Ă©tĂ© regroupĂ©es dans les quatre catĂ©gories suivantes :

  1. Numérisation et accessibilité
  2. Assurer la cohérence entre les mesures réglementaires
  3. Augmentation des seuils pour les faillites d’administration sommaire et les propositions de consommateur
  4. Révision des honoraires prévus par les Règles

Justification : La proposition rĂ©glementaire consiste en plusieurs modifications aux Règles et au Règlement en rĂ©ponse Ă  des enjeux soulevĂ©s par les principaux intervenants depuis 2017, y compris dans les soumissions faites Ă  la suite de la pandĂ©mie de COVID-19 et par le biais du processus d’examen exhaustif des instructions et de la rĂ©glementation (EEIR) de 2021 du BSF. De plus, certains des enjeux sont des incohĂ©rences rĂ©glementaires identifiĂ©es par les tribunaux.

Il est estimĂ© que la proposition rĂ©glementaire donnera lieu Ă  une valeur actualisĂ©e nette (avantages nets des coĂ»ts) de près de 277 millions de dollars sur une pĂ©riode de 20 ans.

Les avantages s’élèveraient Ă  1,040 milliard de dollars et seraient composĂ©s d’une augmentation de la rĂ©munĂ©ration des syndiques et syndics autorisĂ©s en insolvabilitĂ© (SAI) [680 millions de dollars], d’une augmentation du montant des taxes perçues sur les services des SAI (82 millions de dollars), d’une amĂ©lioration de l’offre de services des SAI aux dĂ©biteurs souhaitant se prĂ©valoir des procĂ©dures d’insolvabilitĂ© (63 millions de dollars) et d’une amĂ©lioration de l’efficacitĂ© des processus administratifs en matière d’insolvabilitĂ© (211 millions de dollars).

Les coĂ»ts s’élèveraient Ă  763 millions de dollars et seraient composĂ©s d’une diminution du recouvrement des crĂ©ances par les crĂ©anciers (744 millions de dollars), d’une diminution des prĂ©lèvements effectuĂ©s par le BSF pour les dossiers d’insolvabilitĂ© en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilitĂ© (LFI) [18 millions de dollars] et des coĂ»ts des ressources nĂ©cessaires pour mettre en Ĺ“uvre les mises Ă  jour informatiques (400 000 $).

Enjeux

Les dernières modifications apportĂ©es aux Règles et au Règlement datent de 2009. Les changements technologiques, l’inflation, les tendances en matière de procĂ©dures d’insolvabilitĂ© et l’évolution des mĂ©thodes de travail des intervenants ont conduit Ă  l’identification de diffĂ©rents enjeux au sein du système d’insolvabilitĂ© qui devraient ĂŞtre traitĂ©s afin de garantir que le système fonctionne de manière contemporaine et s’adapte aux besoins prĂ©sents et futurs. Plus prĂ©cisĂ©ment, les enjeux que les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es aborderont sont les suivants :

  1. Certaines dispositions des Règles et du Règlement ne prévoient pas d’autorisation expresse d’utiliser des moyens numériques pour accomplir les actions requises en vertu de ces derniers, ni ne tiennent compte de diverses autres avancées technologiques associées aux communications et à la prestation de services modernes, d’une plus grande accessibilité et d’un choix accru pour les intervenants de l’insolvabilité.
  2. Il y a une incohérence entre les différentes provinces concernant le lieu de dépôt d’un appel et le délai dans lequel cet appel doit être déposé. Des incohérences ont été relevées entre les Règles et le Règlement et des incohérences supplémentaires existent entre les versions française et anglaise des Règles en raison d’erreurs de traduction.
  3. Les seuils d’endettement et d’actifs dĂ©terminant l’éligibilitĂ© aux propositions de consommateur et aux faillites d’administration sommaire (c’est-Ă -dire les procĂ©dures d’insolvabilitĂ© simplifiĂ©es) ne sont pas indexĂ©s pour tenir compte de l’inflation et, par consĂ©quent, de nombreux dĂ©biteurs prĂ©sentant un risque relativement faible sont — ou seraient Ă  l’avenir — dans l’incapacitĂ© d’accĂ©der Ă  une procĂ©dure d’insolvabilitĂ© en particulier uniquement parce que la valeur de leurs actifs ou de leurs dettes est supĂ©rieure Ă  celle prescrite par les Règles. Ces individus doivent passer par une procĂ©dure plus complexe, Ă  savoir une proposition dĂ©posĂ©e en vertu de la section I ou une faillite d’administration ordinaire, qui est plus onĂ©reuse, les laissant, ainsi que d’autres intervenants, avec des doutes sur le système, et laissant souvent les crĂ©anciers avec des retours infĂ©rieurs Ă  ceux qu’ils auraient eus avec une procĂ©dure simplifiĂ©e.
  4. Le tarif applicable aux honoraires des SAI pour les faillites d’administration sommaire et les propositions de consommateur n’a pas significativement changé depuis 1998 et ne prend pas en compte l’inflation. Ceci représente un problème important pour les SAI qui ont vu leur rémunération réelle diminuer au fil du temps, et cela a créé un défi encore plus important pour les petits cabinets de SAI et les SAI particuliers qui ne sont pas associés à un cabinet de SAI, car ils ont moins de possibilités de bénéficier d’économies d’échelle.

Contexte

Le BSF contrôle l’administration des actifs et des affaires régis par la Loi sur la faillite et l’insolvabilité (LFI) et supervise certains dossiers sous le régime de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC). Il octroie des licences aux professionnels de l’insolvabilité et réglemente leurs activités; il supervise l’administration des dossiers de faillite, des réorganisations commerciales, des propositions de consommateur et des mises sous séquestre; il tient un registre public des procédures déposées sous le régime de la LFI et de la LACC; il enregistre les plaintes concernant la procédure d’insolvabilité et fait enquête s’il y a lieu; il assure la conformité à la loi en tenant à jour et en mettant en application le cadre réglementaire.

Objectif

L’objectif de la proposition réglementaire est d’apporter des modifications à plusieurs dispositions des Règles et du Règlement afin de rendre le système d’insolvabilité plus souple, plus transparent et plus réactif sans en compromettre l’intégrité. La proposition permettrait au BSF de mieux déployer les outils relevant de son autorité afin que le système d’insolvabilité continue à fonctionner comme prévu et puisse s’adapter efficacement à un environnement en constante évolution.

Description

La proposition a été organisée en quatre catégories différentes. Chaque catégorie consiste en une ou plusieurs propositions de modification des Règles et du Règlement. Chaque proposition de modification est décrite ci-dessous.

I. Numérisation et accessibilité

Les modifications proposées dans cette catégorie sont essentiellement de nature administrative et visent à accroître l’efficacité et la responsabilité des intervenants, ainsi qu’à réduire la charge administrative et les coûts globaux.

  1. Modifier plusieurs articles des Règles pour permettre la transmission d’avis par voie électronique (c’est-à-dire par courrier électronique).
  2. Modifier les Règles pour permettre la tenue, sous forme électronique, des livres, registres et documents relatifs à l’administration des actifs.
  3. Modifier les Règles pour faire en sorte que les documents dĂ©posĂ©s par voie Ă©lectronique ne soient pas soumis Ă  l’exigence des « heures d’ouverture Â».
  4. Modifier les Règles pour retirer l’obligation d’obtenir le sceau du tribunal.
  5. Modifier le Règlement afin de prévoir un délai plus raisonnable pour le dépôt des formulaires 1 et 3.
  6. Modifier le Règlement pour préciser que lorsque des documents prescrits doivent porter une signature, cette dernière peut y être apposée par tout procédé, y compris un procédé numérique, identifiant le signataire et le reliant au document.

II. Assurer la cohérence entre les mesures réglementaires

Les modifications proposées dans cette catégorie assureraient l’uniformisation entre les langues et entre les provinces, ainsi qu’entre les Règles et le Règlement.

  1. Modifier la version française du paragraphe 6(2) des Règles pour qu’elle corresponde Ă  la version anglaise, particulièrement en ce qui concerne les dĂ©lais requis pour la rĂ©ception ou l’envoi des avis et autres documents remis ou envoyĂ©s conformĂ©ment Ă  la LFI.
  2. Modifier les Règles pour assurer la cohĂ©rence entre les provinces quant au lieu et au moment oĂą les appels doivent ĂŞtre dĂ©posĂ©s, puisque l’article des Règles portant sur ces aspects s’applique prĂ©sentement seulement aux provinces de common law en raison d’une omission commise par inadvertance lorsque le paragraphe 183(2.1) a Ă©tĂ© ajoutĂ© Ă  la LFI.
  3. Modifier le Règlement afin que la période prescrite durant laquelle le surintendant doit conserver ou faire conserver un registre public des renseignements réglementaires sur les procédures intentées sous le régime de la LACC soit d’au moins 10 ans après la date d’entrée en vigueur de l’ordonnance de libération du contrôleur.

III. Augmentation des seuils pour les faillites d’administration sommaire et les propositions de consommateur

Des modifications aux Règles sont nĂ©cessaires considĂ©rant que les seuils d’endettement et d’actifs pour les propositions de consommateur et les faillites d’administration sommaire ne tiennent pas compte de l’inflation, ceci forçant de nombreux dĂ©biteurs prĂ©sentant un risque relativement faible Ă  passer par des procĂ©dures plus complexes et coĂ»teuses. Il est donc proposĂ© d’augmenter le seuil applicable aux faillites d’administration sommaire, lequel passerait de 15 000 $ Ă  20 000 $, et que ce montant soit ajustĂ© sur une base annuelle en fonction de l’inflation. En outre, un nouvel article serait ajoutĂ© pour prĂ©voir que le seuil applicable aux propositions de consommateur serait portĂ© de 250 000 $ Ă  325 000 $ et que ce montant serait ajustĂ© sur une base annuelle en fonction de l’inflation.

IV. Révision des honoraires prévus par les Règles

1. Tarifs applicables aux faillites d’administration sommaire et aux propositions de consommateur

Les SAI reçoivent des sommes déterminées pour l’administration du dossier d’un débiteur à différents moments de la procédure d’insolvabilité. Il s’agit d’honoraires et de dépenses du syndic ou de l’administrateur, classés en tant que tarifs, qui sont prescrits dans les Règles.

Les modifications proposées aux tarifs sont résumées dans le tableau suivant.

Tableau 1 : Tarifs actuels et proposĂ©s
Type de procédure Sous-catégorie de tarif Actuel Proposé
Faillite d’administration sommaire Honoraires
  • 100 % des premiers 975 $ ou moins des recettes
  • 35 % de la partie des recettes en sus de 975 $ jusqu’à 2 000 $
  • 50 % de la partie des recettes en sus de 2 000 $
  • 100 % des premiers 1 700 $ ou moins des recettes
  • 45 % de la partie des recettes supĂ©rieures Ă  1 700 $ jusqu’à concurrence du seuil d’actifs applicables aux faillites d’administration sommaire
Avances sur les honoraires
  • 3 prĂ©lèvements de 250 $ chacun
  • Les prĂ©lèvements sont effectuĂ©s : au moment de la mise Ă  la poste de l’avis de faillite, le trentième jour suivant la date de la faillite, et Ă  l’expiration du quatrième mois suivant la date de la faillite
  • 2 prĂ©lèvements de 850 $ chacun
  • Les prĂ©lèvements sont effectuĂ©s : au moment de la mise Ă  la poste de l’avis de faillite, et 90 jours après la date de la faillite
  • Limite : 25 % des recettes de l’actif devraient demeurer dans le compte en tout temps jusqu’à la clĂ´ture du dossier
Débours au titre des frais administratifs
  • Somme forfaitaire de 100 $
  • Somme forfaitaire de 140 $
  • IndexĂ© en fonction de l’inflation, mis Ă  jour chaque annĂ©e et arrondi au 5 $ le plus près
Services d’un interprète
  • s.o.
  • DĂ©penses raisonnables
Propositions de consommateur Honoraires
  • 2 paiements de 750 $ chacun
  • 2 paiements de 850 $ chacun
  • IndexĂ© en fonction de l’inflation, mis Ă  jour chaque annĂ©e et arrondi au 5 $ le plus près
Services d’un interprète
  • s.o.
  • DĂ©penses raisonnables

Il est également proposé que les sommes prévues par les tarifs représentent les honoraires maximaux payables pour les services fournis par les SAI pour les faillites d’administration sommaire et les propositions de consommateur et qu’il ne s’agit pas d’honoraires forfaitaires.

Enfin, il est proposĂ© d’ajuster la somme maximale pouvant ĂŞtre versĂ©e dans le cadre d’un accord prĂ©voyant le paiement des honoraires et dĂ©bours conclu entre un SAI et une personne physique ayant fait faillite (communĂ©ment appelĂ© accord au titre de l’article 156.1 de la LFI) pour qu’elle reflète la somme maximale payable au titre du tarif.

2. Consultation

Les modifications proposées aux sommes payables pour la consultation sont résumées dans le tableau suivant.

Tableau 2 : Frais de consultation actuels et proposĂ©s
Type de procédure Sous-catégorie de tarif Actuel Proposé
Faillite d’administration sommaire et proposition de consommateur Frais de consultation
  • 85 $ par sĂ©ance pour la consultation individuelle
  • 25 $ par personne par sĂ©ance pour la consultation en groupe
  • 120 $ par personne par sĂ©ance pour la consultation individuelle
  • 35 $ par personne par sĂ©ance pour la consultation en groupe
  • Chacun indexĂ© en fonction de l’inflation, mis Ă  jour chaque annĂ©e et arrondi au 5 $ le plus près

Élaboration de la réglementation

Consultation

Le BSF a organisĂ© une consultation de 90 jours qui s’est achevĂ©e en juin 2021, appelĂ©e l’examen exhaustif des instructions et de la rĂ©glementation (EEIR), qui invitait les intervenants Ă  formuler des commentaires et des suggestions sur la façon de moderniser et d’amĂ©liorer le cadre rĂ©glementaire, de renforcer l’efficacitĂ© de son administration et d’accroĂ®tre l’accessibilitĂ© aux procĂ©dures d’insolvabilitĂ©. La consultation a Ă©tĂ© publiĂ©e sur le site Web du BSF et un avis a Ă©tĂ© envoyĂ© par courrier Ă©lectronique aux principaux intervenants (Ă  savoir les SAI; les groupes d’insolvabilitĂ©, tels que l’Association canadienne des professionnels de l’insolvabilitĂ© et de la restructuration [ACPIR] et l’Institut d’insolvabilitĂ© du Canada [IIC]; l’Association du Barreau canadien [ABC] et les associations de crĂ©dit). Trente-deux soumissions ont Ă©tĂ© reçues. Les commentaires en question peuvent ĂŞtre consultĂ©s sur le site Web du BSF.

L’examen des soumissions à l’EEIR a permis de constater qu’il existe plusieurs domaines dans lesquels les Règles et le Règlement pourraient être modifiés afin de garantir que le système d’insolvabilité fonctionne de manière efficace, tout en s’adaptant aux besoins présents et futurs. Les résultats de cet examen constituent la base de la présente proposition réglementaire.

Outre l’EEIR, le BSF a également tenu des consultations ciblées avec diverses organisations sur des aspects spécifiques dans le but de recueillir des commentaires plus précis ou de clarifier les commentaires reçus dans le cadre de l’EEIR. Les commentaires issus de ces consultations sont expliqués ci-dessous.

Consultation ciblée avec l’ACPIR

L’ACPIR, qui reprĂ©sente environ 95 % des SAI, a Ă©tĂ© incluse dans une consultation ciblĂ©e afin de recueillir ses commentaires concernant la rĂ©munĂ©ration des SAI. En juin 2024, l’ACPIR a soumis des observations Ă©crites contenant diverses recommandations relativement Ă  la modification des tarifs pour les services des SAI. L’analyse de cette proposition et de ses implications a rĂ©vĂ©lĂ© qu’elle risquait de diminuer le recouvrement des crĂ©ances par les crĂ©anciers au-delĂ  de ce qui Ă©tait nĂ©cessaire pour appuyer le fonctionnement des SAI. Par exemple, si la proposition de l’ACPIR Ă©tait suivie Ă  la lettre, plus de 75 ¢ de chaque dollar recueilli dans le cadre d’une faillite d’administration sommaire serviraient Ă  payer la rĂ©munĂ©ration du SAI. La proposition de l’ACPIR se fonde principalement sur l’ajustement des honoraires rĂ©glementĂ©s basĂ© sur l’inflation entre 1998 et 2024 pour rĂ©tablir pleinement leur valeur et maintenir ce niveau dans le futur. Toutefois, le BSF estime qu’utiliser une annĂ©e de rĂ©fĂ©rence plus rĂ©cente serait plus appropriĂ© Ă©tant donnĂ© que, dans le cadre des modifications de 1998, un certain degrĂ© d’inflation future aurait Ă©tĂ© pris en compte lorsque les honoraires ont Ă©tĂ© Ă©tablis. En outre, on estime que la structure actuelle des honoraires pourrait ĂŞtre biaisĂ©e en faveur des propositions de consommateur et qu’un rééquilibrage est nĂ©cessaire. Alors que l’un des objectifs dĂ©clarĂ©s des modifications de 1998 Ă©tait d’accroĂ®tre l’adoption de propositions de consommateur, celles-ci reprĂ©sentent aujourd’hui plus de 80 % des dĂ©pĂ´ts de procĂ©dures en insolvabilitĂ© et pourraient ne pas ĂŞtre appropriĂ©es dans une telle proportion.

D’autres discussions avec l’ACPIR pour confirmer l’analyse du BSF et envisager des ajustements à la proposition du BSF se sont poursuivies au cours de l’automne 2024. Le BSF a ajusté sa proposition initiale sur la base des commentaires de l’ACPIR.

Consultation ciblée avec l’IIC

L’IIC a soumis des commentaires Ă  la suite de la consultation sur l’EEIR. Le BSF lui a posĂ© des questions de suivi afin de s’assurer que ses commentaires avaient Ă©tĂ© bien compris. Les commentaires portaient sur les recommandations : (1) d’ajouter une dĂ©finition de « prĂŞt sur marge Â» dans le Règlement; et (2) d’intĂ©grer le Règlement sur les contrats financiers admissibles (Loi sur les arrangements avec les crĂ©anciers des compagnies) [règlement sur les CFA)] dans le Règlement. En ce qui concerne le premier point, l’IIC prĂ©parait un projet de dĂ©finition de l’expression « prĂŞt sur marge Â», mais il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de ne pas y donner suite, car cette expression n’est utilisĂ©e que dans le règlement sur les CFA; elle n’est pas utilisĂ©e dans les Règles ni le Règlement. En ce qui concerne l’intĂ©gration du règlement sur les CFA, il a Ă©tĂ© convenu qu’il ne serait pas intĂ©grĂ© au Règlement, Ă©tant donnĂ© que la suggestion avait Ă©tĂ© faite uniquement Ă  des fins esthĂ©tiques et que les implications de l’intĂ©gration de ce règlement touchent de nombreux intervenants et entraĂ®neraient un fardeau administratif. En outre, le règlement sur les CFA est facilement accessible en ligne (via un hyperlien) et en format papier (en tant que chapitre distinct) quand on consulte le Règlement.

Consultation ciblée avec Conseil en crédit du Canada

Conseil en crĂ©dit du Canada est une organisation qui fournit des services Ă  but non lucratif de conseil en crĂ©dit aux particuliers. Compte tenu de son travail auprès des particuliers, il s’agit d’un intervenant qui fournit de prĂ©cieux renseignements sur les aspects de l’insolvabilitĂ© liĂ©s aux consommateurs. Le BSF a menĂ© une consultation ciblĂ©e auprès de Conseil en crĂ©dit du Canada afin d’obtenir ses commentaires sur : (1) une augmentation des honoraires que les SAI peuvent prĂ©lever dans le cadre des faillites d’administration sommaire et des propositions de consommateur; (2) une augmentation du seuil de valeur des actifs concernant l’admissibilitĂ© Ă  dĂ©poser une faillite d’administration sommaire et de la limite d’endettement dans le cadre d’une proposition de consommateur; et (3) une augmentation du coĂ»t des sĂ©ances de consultation en matière d’insolvabilitĂ©. Conseil en crĂ©dit du Canada a suggĂ©rĂ© que la rĂ©munĂ©ration des SAI soit indexĂ©e en fonction de l’inflation, que l’augmentation du seuil de la valeur de l’actif dans le cadre d’une faillite d’administration sommaire et de la limite d’endettement dans le cadre d’une proposition de consommateur ne serait pas susceptible d’aider les consommateurs et que l’augmentation des frais de consultation Ă©tait raisonnable compte tenu des frais gĂ©nĂ©raux et de la prestation des sĂ©ances de consultation.

Consultation ciblée avec l’Association du Barreau canadien

L’ABC a soumis des commentaires dans le cadre de l’EEIR. Le BSF a posĂ© des questions complĂ©mentaires Ă  l’ABC compte tenu de ses commentaires sur les honoraires. L’ABC a fait part de ses commentaires concernant une suggestion visant Ă  modifier l’article 18 des Règles afin d’augmenter le seuil de taxation des mĂ©moires de frais. L’article prĂ©voit actuellement que les mĂ©moires de frais pour services juridiques, sauf ceux qui ne dĂ©passent pas 2 500 $, doivent ĂŞtre taxĂ©s par un fonctionnaire taxateur. L’ABC a suggĂ©rĂ© de porter ce montant Ă  7 500 $. Cette recommandation n’a pas Ă©tĂ© retenue dans la proposition rĂ©glementaire. De nombreux mĂ©moires de frais ne dĂ©passent pas, ou ne dĂ©passent guère, 7 500 $. Par consĂ©quent, cette modification aurait pour consĂ©quence d’exclure une grande partie des mĂ©moires de frais du processus de taxation formelle et n’est pas considĂ©rĂ©e comme nĂ©cessaire Ă  l’heure actuelle.

Consultation ciblée avec des représentants de créanciers

Le BSF s’est adressĂ© Ă  des reprĂ©sentants de crĂ©anciers qui sont frĂ©quemment en communication avec ces derniers. Ils ont exprimĂ© ĂŞtre en faveur d’une augmentation des honoraires des SAI en vertu du paragraphe 128(1) et de l’alinĂ©a 128(2)e) des Règles, ainsi que d’une augmentation des seuils de valeur des actifs pour les faillites d’administration sommaire et ont recommandĂ© qu’ils soient mis Ă  jour chaque annĂ©e et indexĂ©s en fonction de l’inflation. Cependant, ils ont exprimĂ© leur opposition Ă  une augmentation des tarifs pour les services des SAI et des seuils d’endettement pour les propositions de consommateur, citant Ă  la fois que les tarifs des SAI et les seuils d’endettement pour les propositions de consommateur sont dĂ©jĂ  gĂ©nĂ©reusement Ă©levĂ©s et que leur augmentation donnerait lieu Ă  moins de dividendes pour les crĂ©anciers. Le BSF a tenu compte de ce point de vue, mais propose nĂ©anmoins une augmentation puisque la valeur des frais payables aux SAI a progressivement diminuĂ© au fil du temps en raison de l’inflation.

Obligations relatives aux traités modernes, consultation et mobilisation des Autochtones

Les modifications proposées auraient une incidence limitée sur les peuples autochtones. Les diverses modifications qui permettent la transmission électronique de documents profiteront aux personnes qui vivent dans des régions éloignées. Cependant, les avantages ne sont pas liés à leur statut, mais plutôt à l’endroit où ils vivent. Les avantages seraient les mêmes pour toute autre personne non autochtone vivant dans des régions éloignées.

Choix de l’instrument

L’intervention du gouvernement est nécessaire, car c’est la seule méthode légale pour modifier les Règles et le Règlement. Si le gouvernement choisissait de ne pas mettre en œuvre les modifications, le système d’insolvabilité continuerait d’opérer de manière obsolète. Le système d’insolvabilité doit être modernisé pour qu’il contribue efficacement à l’économie canadienne et pour s’assurer qu’il puisse s’adapter aux besoins présents et futurs. Il y a lieu de se préoccuper que les SAI actuels quittent la profession et que ceux qui considèrent une carrière dans le domaine de l’insolvabilité remettent leur choix en question en raison des méthodes de travail désuètes auxquelles ils sont confrontés qui deviennent progressivement obsolètes et entraînent des coûts associés élevés.

Chaque proposition de modification rĂ©glementaire est due Ă  des problèmes dĂ©coulant de la formulation prĂ©cise des Règles et du Règlement dans leur forme actuelle. Il existe deux autres options qui auraient pu ĂŞtre considĂ©rĂ©es pour rĂ©soudre certains des problèmes que les modifications vont rĂ©gler : un exposĂ© de position ou une instruction. Cependant, aucune de ces options n’a Ă©tĂ© jugĂ©e comme adĂ©quate pour rĂ©soudre formellement les problèmes considĂ©rant que ni l’un ni l’autre n’a la prĂ©pondĂ©rance sur les Règles ou le Règlement. Seules des modifications aux Règles et au Règlement peuvent offrir une solution viable Ă©vitant la contestation future devant les tribunaux.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Ce qui suit est un rĂ©sumĂ© de la mĂ©thodologie et des rĂ©sultats de l’analyse coĂ»ts-avantages de cette proposition rĂ©glementaire. Pour obtenir plus de dĂ©tails, il est possible de demander un rapport sĂ©parĂ© en contactant l’équipe des Politiques rĂ©glementaires et affaires publiques Ă  l’adresse osbregulatoryaffairs-affairesreglementairesbsf@ised-isde.gc.ca. Le rapport complet explique en plus de dĂ©tails les techniques de prĂ©vision et le contexte de l’analyse. L’analyse coĂ»ts-avantages des modifications rĂ©glementaires proposĂ©es se concentre sur deux domaines principaux qui reprĂ©sentent la majoritĂ© des impacts de ces modifications. Ces deux domaines sont les suivants :

Tous les impacts sont mesurés par rapport à un scénario de référence dans lequel le cadre réglementaire régissant les procédures d’insolvabilité au Canada reste inchangé. En ce qui concerne l’analyse coûts-avantages, le scénario de référence et le scénario réglementaire examinés peuvent être décrits de manière générale comme suit.

Scénario de référence

Dans le scénario de référence, aucune modification n’est apportée à la rémunération des SAI. Le nombre de dépôts de procédures d’insolvabilité se maintient à son niveau actuel et la proportion de propositions par rapport à l’ensemble des procédures d’insolvabilité continue également d’augmenter. À mesure que la rémunération des SAI diminue en termes réels, ils perçoivent de moins en moins de rémunération sur les dossiers d’insolvabilité, ce qui laisse une part plus importante aux créanciers. Par conséquent, de moins en moins de SAI continuent d’offrir leurs services et une plus grande concentration des services par les grandes entreprises financières se produit sur le marché. Cela risque d’obliger les débiteurs à redoubler d’efforts pour trouver des services adéquats et de limiter leurs options en matière de prestataires de services.

Si la modernisation de la réglementation n’est pas effectuée, les intervenants seraient dans l’obligation de continuer à effectuer des tâches en utilisant des méthodes obsolètes, ce qui entraînerait une perte de temps et de ressources.

Scénario réglementaire

Dans le cadre des changements proposĂ©s, les règles rĂ©gissant la rĂ©munĂ©ration des SAI sont modifiĂ©es de manière Ă  ce que la rĂ©munĂ©ration par dossier soit rĂ©tablie et maintenue Ă  des niveaux similaires Ă  ceux de la pĂ©riode entre 2008 et 2013. Une approche plus Ă©quilibrĂ©e entre les propositions et les faillites, mieux alignĂ©e sur le niveau d’effort requis pour superviser ces procĂ©dures, est mise en Ĺ“uvre. Les SAI collectent une plus grande partie des recettes recueillies dans les dossiers d’insolvabilitĂ©, laissant moins d’argent aux crĂ©anciers, ce qui entraĂ®ne un recouvrement des crĂ©ances par les crĂ©anciers moindre. L’offre de services des SAI serait amĂ©liorĂ©e, rĂ©duisant le niveau d’effort nĂ©cessaire pour que les dĂ©biteurs trouvent un SAI adĂ©quat pour les guider au travers du processus d’insolvabilitĂ©. Moins d’argent serait Ă©galement collectĂ© pour les opĂ©rations du BSF par le biais des prĂ©lèvements applicables aux propositions de consommateur. Plus d’argent serait perçu par le biais des taxes sur les services fournis par les SAI.

Les exigences obsolètes du cadre réglementaire seraient modernisées, ce qui réduirait les charges administratives et de conformité qui pèsent sur les SAI, les tribunaux, les créanciers et les autres intervenants.

L’élĂ©ment le plus important des modifications proposĂ©es, en ce qui a trait aux consĂ©quences monĂ©tarisĂ©es, est le changement rĂ©sultant des ajustements Ă  la rĂ©munĂ©ration des SAI. Plus de 100 000 dossiers d’insolvabilitĂ© sont dĂ©posĂ©s chaque annĂ©e par des SAI, de sorte que mĂŞme des ajustements mineurs sont amplifiĂ©s par ce facteur. Par exemple, chaque augmentation de 100 $ de la rĂ©munĂ©ration des SAI entraĂ®nerait un transfert approximatif de plus de 10 millions de dollars des crĂ©anciers vers les SAI.

Impacts

Comme énoncé ci-dessus, la différence entre la proposition réglementaire et le scénario de référence peut être décrite plus précisément comme suit.

Coûts de la proposition réglementaire

1. Diminution des créances recouvrées par les créanciers

Lorsqu’un débiteur dépose soit une faillite ou une proposition, les montants provenant des biens réalisés (c’est-à-dire les liquidités) et du revenu excédentaire entrant dans la masse de l’actif sont régis par les Règles et donc limités. Cela signifie que, dans la plupart des cas, le fait de payer davantage une partie à partir de l’actif se fait au prix d’une diminution pour les autres. Une augmentation des honoraires permis pour les SAI se traduirait donc par une diminution des créances recouvrées par les créanciers.

2. Diminution du revenu provenant du prélèvement sous la LFI

Dans le cas d’une proposition de consommateur, le BSF applique un prĂ©lèvement sous forme de pourcentage sur la somme des distributions aux crĂ©anciers (5 %). Comme une augmentation des honoraires de SAI rĂ©duirait les distributions, cela diminuerait Ă©galement le montant des sommes recueillies par le BSF pour financer ses opĂ©rations.

3. Mise en œuvre informatique

À la fois le BSF, les fournisseurs de logiciels pour les SAI et les SAI eux-mêmes devraient apporter des modifications à l’infrastructure informatique utilisée pour superviser les dossiers d’insolvabilité. Ces changements seraient nécessaires pour mettre à jour les formules utilisées par les SAI pour déterminer la manière dont ils effectuent les retraits dans les dossiers d’insolvabilité ainsi que le montant de ces retraits. Des changements dans la manière dont les SAI transmettent des renseignements au BSF lors de l’envoi des états des recettes et des débours seraient nécessaires.

Avantages résultant de la proposition réglementaire

1. Augmentation de la rémunération des SAI

La structure des honoraires utilisée pour rembourser les SAI pour les services qu’ils fournissent au cours du processus d’insolvabilité est demeurée pratiquement inchangée depuis plus de deux décennies. Alors que les paiements basés sur des pourcentages des recettes et débours sont moins affectés par l’inflation, les paiements forfaitaires ont vu leur valeur sur le plan de pouvoir d’achat s’éroder. L’augmentation et le maintien de ces honoraires rendraient les opérations des SAI plus rentables et moins dépendantes de la valeur globale de l’actif des débiteurs.

2. Réduction des coûts de recherche pour les services des SAI

Rendre les opérations des SAI plus rentables inciterait davantage les experts financiers à suivre une formation pour devenir SAI et les SAI en exercice à poursuivre leurs activités. Les entreprises financières continueraient à proposer activement ces services et à mieux rémunérer les employés titulaires d’une licence de SAI. Cela contribuerait à augmenter l’offre de services d’insolvabilité proposés aux débiteurs, ce qui aurait pour effet de multiplier les options et de réduire le temps de recherche et de déplacement pour obtenir des services d’insolvabilité.

3. Rééquilibrage entre les faillites et les propositions de consommateur

Au fil du temps, une proportion de plus en plus importante de débiteurs a choisi l’option de la proposition de consommateur plutôt que la faillite. Bien que la décision de chaque débiteur soit déterminée par de multiples facteurs, la structure actuelle des honoraires pourrait créer un environnement dans lequel les débiteurs sont encouragés à suivre la voie de la proposition de consommateur, même dans les cas où cela n’est pas dans leur intérêt. Le rééquilibrage de la structure des honoraires pourrait contribuer à remédier à cette situation. Étant donné que cet avantage vise à éliminer le risque de conflit d’intérêts lié à la rémunération du SAI plutôt qu’à réduire un coût concret observable, il a été pris en compte uniquement de manière qualitative et n’a pas fait l’objet de monétarisation.

4. Avantages liés à la modernisation de la réglementation (SAI et créanciers) et économies de coûts judiciaires

Un grand nombre de changements inclus dans cette proposition réglementaire suppriment des exigences obsolètes qui prennent inutilement du temps à tous les intervenants concernés. Ces exigences sont dépassées et ne répondent plus à l’objectif pour lequel elles ont été introduites. Les progrès technologiques et procéduraux ont rendu ces exigences obsolètes.

Hypothèses
Méthodologie et résultats
Changements dans les honoraires des SAI

Les impacts suivants ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s : l’augmentation de la rĂ©munĂ©ration des SAI, l’augmentation des recettes provenant de taxes, la diminution des crĂ©ances recouvrĂ©es par les crĂ©anciers (LFI) et la rĂ©duction du revenu provenant du prĂ©lèvement sous la LFI.

Pour déterminer l’impact des changements apportés aux règles de rémunération des SAI, des prévisions du nombre de dépôts de propositions de consommateur et de faillites d’administration sommaire étaient nécessaires. Ces prévisions ont été fondées sur la tendance historique globale de la croissance des dossiers d’insolvabilité au Canada.

La prĂ©vision globale pour toutes les procĂ©dures d’insolvabilitĂ© est ensuite multipliĂ©e par les prĂ©visions de la proportion de propositions et de faillites. Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, il est attendu que les tendances historiques se poursuivent, l’utilisation des propositions de consommateur continuant d’augmenter. La proportion de propositions de consommateur est passĂ©e d’environ 20 % du total des dossiers d’insolvabilitĂ© en 2007 Ă  plus de 70 % aujourd’hui. Dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, la proportion de propositions devrait se stabiliser Ă  70 %, plutĂ´t que de continuer Ă  croĂ®tre.

Le deuxième facteur déterminant de la rémunération des SAI est la somme des recettes perçues sur les dossiers d’insolvabilité desquels les SAI prélèvent des fonds. Les fonds non alloués à la rémunération des SAI (y compris les paiements pour les services de consultation) sur lesquels des taxes sont perçues sont utilisés pour couvrir les frais judiciaires et pour payer le prélèvement et les frais de dépôt du BSF. Le reliquat est distribué aux créanciers.

Les prĂ©visions de recettes futures sont calculĂ©es sur la base des Ă©lasticitĂ©s de l’inflation observĂ©es dans les donnĂ©es historiques du BSF. Ces donnĂ©es montrent que, pour chaque 1 % d’inflation, les recettes des faillites ont augmentĂ© de 1,17 % et les propositions de consommateur de 0,94 %. Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, ces Ă©lasticitĂ©s sont appliquĂ©es sur les prĂ©dictions basĂ©es sur les donnĂ©es historiques des recettes. Dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, il est supposĂ© que le montant total des recettes perçues pour tous les dossiers d’insolvabilitĂ© demeure identique Ă  celui estimĂ© dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence. Cependant, les dossiers d’insolvabilitĂ© qui Ă©taient des propositions de consommateur dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et qui deviennent des faillites dans le scĂ©nario rĂ©glementaire auraient des actifs de moindre valeur par rapport Ă  la proposition de consommateur moyenne. Pour contrebalancer ce phĂ©nomène, les recettes moyennes des propositions de consommateur dans le scĂ©nario rĂ©glementaire sont augmentĂ©es.

L’application des règles de rĂ©munĂ©ration Ă  la fois dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et le scĂ©nario rĂ©glementaire aux recettes moyennes ainsi que l’ajustement des valeurs nominales aux valeurs rĂ©ellesrĂ©fĂ©rence 2 (prix de 2022) rĂ©vèlent que la rĂ©munĂ©ration moyenne des SAI pour les propositions de consommateur diminue au cours de la pĂ©riode d’évaluation de 20 ans dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, passant de 3 976 $ Ă  3 591 $, alors qu’elle augmente lentement, passant de 4 213 $ Ă  4 423 $, dans le scĂ©nario rĂ©glementaire. Cette augmentation serait principalement due Ă  l’augmentation supposĂ©e des recettes moyennes par proposition. Il en rĂ©sulte une augmentation rĂ©elle nette par rapport Ă  la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence de 237 $ par dossier d’insolvabilitĂ© la première annĂ©e, passant Ă  832 $ au cours de la dernière annĂ©e de l’analyse.

Pour ce qui est des faillites, comme pour les propositions, la rĂ©munĂ©ration rĂ©elle moyenne diminue dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, passant de 2 498 $ la première annĂ©e Ă  2 288 $ la vingtième annĂ©e. Cependant, dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, la rĂ©munĂ©ration par dossier d’insolvabilitĂ© reste relativement constante au cours de la pĂ©riode d’analyse, variant lĂ©gèrement autour d’une moyenne de 3 055 $. La diffĂ©rence nette entre les deux scĂ©narios est que la rĂ©munĂ©ration dans le scĂ©nario rĂ©glementaire est supĂ©rieure au scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence de 572 $ au cours de l’annĂ©e 1, et de 771 $ au cours de l’annĂ©e 20.

Tous les autres changements concernant les fonds perçus par le BSF par le biais des frais de dĂ©pĂ´t et du prĂ©lèvement, les taxes, les frais judiciaires, ainsi que les frais pour le recouvrement des crĂ©ances des crĂ©anciers sont affectĂ©s par la rĂ©munĂ©ration des SAI. Les rĂ©sultats globaux sont calculĂ©s en multipliant le rĂ©sultat moyen par procĂ©dure pour les faillites et les propositions par le nombre de dossiers d’insolvabilitĂ© pour chaque procĂ©dure d’insolvabilitĂ© respective au sein du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et du scĂ©nario rĂ©glementaire. Les impacts sont prĂ©sentĂ©s comme la diffĂ©rence nette entre le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et le scĂ©nario rĂ©glementaire pour chaque impact. Ainsi, la rĂ©munĂ©ration des SAI augmente de 680,4 millions de dollars en valeur actuelle totale (VAT) [64,2 millions de dollars annualisĂ©s], les taxes augmentent de 81,8 millions de dollars (7,7 millions de dollars annualisĂ©s), la perception du prĂ©lèvement du BSF diminue de 17,9 millions de dollars (1,7 million de dollars annualisĂ©s) et le recouvrement des crĂ©ances par les crĂ©anciers diminue de 744,4 millions de dollars (70,3 millions de dollars annualisĂ©s).

Diminution des coûts liés à la recherche de services de SAI

Les services de SAI, représentés par le nombre de SAI offrant leurs services, sont présumés évoluer proportionnellement à la rémunération réelle (ajustée en fonction de l’inflation) globale disponible. À long terme, cela permettrait de maintenir la rémunération réelle par SAI à un niveau constant. Toutefois, en raison du processus de formation et de certification requis, cet ajustement ne peut se faire automatiquement. Par conséquent, il faudrait un certain temps avant que les augmentations observées dans la rémunération des SAI ne se traduisent par une augmentation de l’offre de services de SAI.

L’évolution du nombre de SAI a une incidence sur le ratio entre le nombre de clients et le nombre de SAI, soit le nombre moyen de clients débiteurs qu’un SAI dessert par année. Un ratio plus élevé est associé à plus de temps nécessaire pour qu’un débiteur trouve un SAI qui corresponde à ses besoins (c’est-à-dire accessible, réactif, etc.) et qui soit prêt à le prendre comme client. Le coût d’opportunité du temps des débiteurs est évalué en fonction du salaire moyen des Canadiens. Dans le scénario de référence, le ratio clients/SAI commence à 130 en 2025 et augmente lentement au cours de la période d’évaluation pour atteindre 140 en 2044. Dans le scénario réglementaire, le ratio est le même que dans le scénario de référence durant les trois premières années, mais il diminue ensuite pour atteindre 119 à la dernière année, ce qui représente une diminution de plus de 21 clients par SAI par rapport au scénario de référence.

Dans les conditions actuelles, avec 1 000 SAI et 130 clients (dossiers d’insolvabilitĂ©) par SAI, il est estimĂ© que les dĂ©biteurs consacrent en moyenne 16 heures Ă  des activitĂ©s de recherche de services de SAI, ce qui est Ă©valuĂ© au salaire horaire moyen canadien de 30 $ de l’heure. Ce chiffre est similaire aux niveaux d’effort dĂ©clarĂ©s pour les personnes recherchant d’autres services professionnels, tels qu’un courtier immobilier. Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, le temps de recherche moyen d’un client en 2044 augmente de 44 minutes, alors que dans le scĂ©nario rĂ©glementaire il diminuerait de 1 heure et 49 minutes. L’augmentation nette de l’offre de services fournis par les SAI grâce Ă  une meilleure rĂ©munĂ©ration rĂ©duirait de près de 9 % le total des coĂ»ts de recherche au cours de la pĂ©riode d’évaluation, soit une valeur actualisĂ©e totale de 63 millions de dollars (6 millions de dollars annualisĂ©s).

Avantages liés à la modernisation de la réglementation (SAI et créanciers)

Les autres impacts de la proposition rĂ©glementaire ont Ă©tĂ© estimĂ©s Ă  l’aide du modèle standard des coĂ»ts, qui correspond au produit du temps nĂ©cessaire pour accomplir la tâche en heures, du coĂ»t horaire de la main-d’œuvre et du nombre d’intervenants affectĂ©s chaque fois qu’une action doit ĂŞtre accomplie (frĂ©quence). Ces coĂ»ts sont calculĂ©s nets du scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence (par exemple si une tâche dĂ©crite prend 5 heures dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et 2 heures dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, une rĂ©duction de 3 heures sera utilisĂ©e pour calculer l’impact net).

Mise en œuvre informatique

Pour mettre en œuvre les modifications proposées en matière de rémunération des SAI, il conviendrait de modifier les logiciels de comptabilité et de déclaration que les SAI utilisent pour communiquer avec le BSF. Cela signifie également que le BSF lui-même devrait mettre à jour ses systèmes de données afin de collecter et d’enregistrer le nouveau format des données relatives à la rémunération des SAI, et d’intégrer des ajustements automatisés pour tenir compte de l’impact de l’inflation sur les honoraires et les seuils. Le BSF collecte des documents concernant tous les dossiers d’insolvabilité en vertu de la LFI, en enregistrant les renseignements soumis par les SAI pour les états des recettes et des débours, y compris les différentes composantes des paiements aux SAI des dossiers d’actifs. Comme ces modifications changeraient ces données, les champs dans les bases de données du BSF et des SAI utilisés pour collecter et transmettre ces enregistrements devraient être mis à jour.

Pour le BSF, les mises Ă  jour seraient effectuĂ©es dans le cadre des mises Ă  jour informatiques rĂ©gulières comprenant des ajustements directement liĂ©s aux modifications rĂ©glementaires. Selon les estimations approximatives du BSF, le coĂ»t de cette mise Ă  jour a Ă©tĂ© estimĂ© Ă  un coĂ»t initial unique de 200 000 $. Cela suppose que les mises Ă  jour du logiciel automatisent le processus d’ajustements basĂ©s sur l’inflation afin d’éviter les coĂ»ts rĂ©currents. Un coĂ»t similaire a Ă©tĂ© Ă©valuĂ© pour les dĂ©veloppeurs de logiciels qui fournissent des solutions commerciales prĂŞtes Ă  l’emploi et pour les SAI qui dĂ©veloppent des solutions internes.

Énoncé des avantages et coûts

Les résultats présentés dans les tableaux ont été arrondis, mais les totaux ont été calculés à partir de résultats non arrondis. Ils peuvent donc différer de la somme des valeurs telles qu’elles paraissent.

Tableau 3 : Avantages monĂ©tarisĂ©s (millions)
Intervenant touché Description de l’avantage Année de référence (2025) 2034 Dernière année (2044) Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Gouvernement Augmentation des recettes fiscales 5,02 $ 8,42 $ 11,56 $ 81,84 $ 7,73 $
Économies de coĂ»ts judiciaires 0,00 $ 0,00 $ 0,00 $ 0,01 $ 0,00 $
Industrie Augmentation de la rĂ©munĂ©ration des SAI 42,67 $ 69,72 $ 95,94 $ 680,45 $ 64,23 $
Avantages liĂ©s Ă  la modernisation de la rĂ©glementation — SAI 19,27 $ 19,27 $ 19,25 $ 211,02 $ 19,92 $
Avantages liĂ©s Ă  la modernisation de la rĂ©glementation — crĂ©anciers 0,31 $ 0,31 $ 0,31 $ 3,32 $ 0,31 $
Canadiens Diminution des coĂ»ts liĂ©s Ă  la recherche 0,00 $ 7,88 $ 11,15 $ 63,05 $ 5,95 $
Tous les intervenants Total des avantages 67,28 $ 105,61 $ 138,21 $ 1 039,68 $ 98,14 $
Tableau 4 : CoĂ»ts monĂ©tarisĂ©s (millions)
Intervenant touché Description des coûts Année de référence (2025) 2034 Dernière année (2044) Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Gouvernement Diminution du revenu provenant du prĂ©lèvement sous la LFI 0,74 $ 1,88 $ 3,67 $ 17,87 $ 1,69 $
Mise en Ĺ“uvre informatique 0,20 $ 0,00 $ 0,00 $ 0,20 $ 0,02 $
Industrie Diminution du recouvrement des crĂ©ances par les crĂ©anciers (LFI) 46,96 $ 76,26 $ 103,83 $ 744,41 $ 70,27 $
Mise en Ĺ“uvre informatique 0,20 $ 0,00 $ 0,00 $ 0,20 $ 0,02 $
Tous les intervenants Total des coĂ»ts 48,09 $ 78,14 $ 107,50 $ 762,69 $ 71,99 $
Tableau 5 : RĂ©sumĂ© des avantages et des coĂ»ts monĂ©tarisĂ©s (millions)
Répercussions Année de référence (2025) 2034 Dernière année (2044) Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Total des avantages 67 $ 106 $ 138 $ 1 040 $ 98 $
Total des coĂ»ts 48 $ 78 $ 107 $ 763 $ 72 $
RĂ©percussions nettes 19 $ 27 $ 31 $ 277 $ 26 $
Répercussions qualitatives

Répercussions positives

Analyse de sensibilité

L’analyse de sensibilité des impacts de la proposition réglementaire a été centrée sur les sections des modifications proposées qui ont le plus grand effet, à savoir les changements proposés aux Règles en lien avec la rémunération des SAI dans le contexte des propositions et des faillites. Les deux hypothèses sur lesquelles repose l’analyse qui sont considérées comme étant les plus incertaines et les plus importantes pour les résultats modélisés sont (1) le taux d’inflation et (2) la proportion, dans le scénario réglementaire, de débiteurs qui optent pour une faillite comparativement à la proportion de débiteurs optant pour une proposition.

Dans le premier cas, il existe une relation positive entre l’inflation et l’augmentation de la rĂ©munĂ©ration des SAI par rapport au scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence. Plus l’inflation augmente, plus les SAI bĂ©nĂ©ficient des Règles. Ainsi, si l’inflation est infĂ©rieure au taux prĂ©sumĂ© de 2 % dans le scĂ©nario central, les SAI en profitent moins et les coĂ»ts pour les crĂ©anciers diminuent. Si, par exemple, l’inflation n’était que de 1 %, les SAI verraient la valeur actuelle nette de leur avantage diminuer de 56,5 millions de dollars (5 millions de dollars sur une base annuelle) par rapport au scĂ©nario central de 680,5 millions de dollars (64 millions de dollars sur une base annuelle), soit 623,9 millions de dollars (59 millions de dollars sur une base annuelle). Par contre, si le taux d’inflation Ă©tait de 5 %, les SAI en tireraient davantage profit et l’augmentation de leur rĂ©munĂ©ration serait supĂ©rieure de 148 millions de dollars (14 millions de dollars sur une base annuelle) Ă  celle du scĂ©nario central.

Tableau 6 : Impact de l’inflation sur la rĂ©munĂ©ration des SAI par rapport au scĂ©nario central [VAT (annualisĂ©e) en millions de dollars canadiens de 2022]
Taux d’inflation Rémunération des SAI Recettes fiscales Revenu provenant du prélèvement Créances recouvrées par les créanciers
1,0 % −56,52 $ (−5,33 $) −6,07 $ (−0,57 $)  5,95 $ (0,56 $) 56,64 $ (5,35 $)
1,5 % −27,25 $ (−2,57 $) −2,93 $ (−0,28 $) 2,84 $ (0,27 $) 27,33 $ (2,58 $)
2,0 % 0,00 $ (0,00 $) 0,00 $ (0,00 $) 0,00 $ (0,00 $) 0,00 $ (0,00 $)
2,5 % 28,20 $ (2,66 $) 3,05 $ (0,29 $) −2,76 $ (−0,26 $) −28,48 $ (−2,69 $)
3,0 % 53,57 $ (5,06 $) 5,78 $ (0,55 $) −5,28 $ (−0,50 $) −54,08 $ (−5,10 $)
3,5 % 81,03 $ (7,65 $) 8,77 $ (0,83 $) −7,78 $ (−0,73 $) −82,02 $ (−7,74 $)
4,0 % 102,87 $ (9,71 $) 11,12 $ (1,05 $) −9,99 $ (−0,94 $) −104,00 $ (−9,82 $)
4,5 % 125,30 $ (11,83 $) 13,55 $ (1,28 $) −12,11 $ (−1,14 $) −126,74 $ (−11,96 $)
5,0 % 146,27 $ (13,81 $) 15,82 $ (1,49 $) −14,12 $ (−1,33 $) −147,97 $ (−13,97 $)

Une tendance similaire se dĂ©gage en ce qui concerne la proportion des procĂ©dures d’insolvabilitĂ©s qui prennent la forme de faillites. Plus cette proportion augmente, plus les avantages dĂ©coulant d’une augmentation de la rĂ©munĂ©ration des SAI sont importants. Si la valeur actuelle est infĂ©rieure Ă  la valeur prĂ©sumĂ©e de 30 %, les avantages liĂ©s Ă  la rĂ©munĂ©ration des SAI diminuent, tandis que, si elle est supĂ©rieure Ă  cette valeur prĂ©sumĂ©e, les avantages augmentent, comme le montre le tableau 7 ci-dessous.

Tableau 7 : Impact de la proportion de faillites sur la rĂ©munĂ©ration des SAI par rapport au scĂ©nario central [VAT (annualisĂ©e) en millions de dollars canadiens de 2022]
Proportion de faillites d’administration sommaire Rémunération des SAI Recettes fiscales Revenu provenant du prélèvement Créances recouvrées par les créanciers
20 % −47,97 $ (−4,53 $) −7,58 $ (−0,72 $) −0,34 $ (−0,03 $) 55,89 $ (5,28 $)
25 % −23,99 $ (−2,26 $) −3,79 $ (−0,36 $) −0,17 $ (−0,02 $) 27,95 $ (2,64 $)
30 % 0,00 $ (0,00 $) 0,00 $ (0,00 $) 0,00 $ (0,00 $) 0,00 $ (0,00 $)
35 % 23,99 $ (2,26 $) 3,79 $ (0,36 $) 0,17 $ (0,02 $) −27,95 $ (−2,64 $)
40 % 47,97 $ (4,53 $) 7,58 $ (0,72 $) 0,34 $ (0,03 $) −55,89 $ (−5,28 $)
45 % 71,96 $ (6,79 $) 11,37 $ (1,07 $) 0,51 $ (0,05 $) −83,84 $ (−7,91 $)
50 % 95,94 $ (9,06 $) 15,16 $ (1,43 $) 0,68 $ (0,06 $) −111,78 $ (−10,55 $)
55 % 119,93 $ (11,32 $) 18,95 $ (1,79 $) 0,85 $ (0,08 $) −139,73 $ (−13,19 $)
60 % 143,91 $ (13,58 $) 22,74 $ (2,15 $) 1,02 $ (0,10 $) −167,67 $ (−15,83 $)
65 % 167,90 $ (15,85 $) 26,53 $ (2,50 $) 1,19 $ (0,11 $) −195,62 $ (−18,47 $)
70 % 191,88 $ (18,11 $) 30,32 $ (2,86 $) 1,36 $ (0,13 $) −223,57 $ (−21,10 $)
75 % 215,87 $ (20,38 $) 34,11 $ (3,22 $) 1,53 $ (0,14 $) −251,51 $ (−23,74 $)
80 % 239,86 $ (22,64 $) 37,90 $ (3,58 $) 1,71 $ (0,16 $) −279,46 $ (−26,38 $)
Analyse de la distribution

Débiteurs consommateurs

Alors que les débiteurs consommateurs ne paieraient pas directement plus cher pour les services de SAI, les modifications réglementaires proposées devraient être globalement bénéfiques pour les débiteurs consommateurs en créant des conditions qui leur permettent de rechercher plus facilement des services de SAI et en éliminant le risque de conseils biaisés en faveur des propositions de consommateur.

Ces modifications seraient plus bĂ©nĂ©fiques dans les zones rurales que dans les zones urbaines, Ă©tant donnĂ© que les SAI opĂ©rant dans de plus petites communautĂ©s ont moins de possibilitĂ©s de profiter des Ă©conomies d’échelle. Ces Ă©conomies permettent aux SAI prĂ©sents dans les zones urbaines d’être rentables mĂŞme avec une rĂ©munĂ©ration rĂ©elle en baisse et qui continuerait de diminuer en l’absence de ces modifications. Selon le Profil du dĂ©biteur consommateur canadien de 2021rĂ©fĂ©rence 3, 15 % des dossiers d’insolvabilitĂ© de consommateurs proviennent de zones rurales.

En ce qui concerne les autres diffĂ©rences, l’insolvabilitĂ© a tendance Ă  toucher les Canadiens dont le revenu familial est plus faible (un revenu mensuel mĂ©dian de 2 566 $ pour les dĂ©biteurs insolvables contre 5 933 $ pour l’ensemble de la population). Le ratio entre les hommes et les femmes dĂ©biteurs en 2021 Ă©tait de 51 % pour 49 %, ce qui est près du ratio de 50-50 dans la population gĂ©nĂ©rale. L’âge moyen d’un dĂ©biteur Ă©tait de 46 ans en 2021, soit un peu plus que l’âge moyen au Canada, qui Ă©tait de 42 ans.

Régionale

Les dĂ©pĂ´ts moyens de 2016 Ă  2022 sont prĂ©sentĂ©s dans le tableau suivant. Bien que la moyenne des actifs des personnes insolvables varie entre les provinces et les territoires, ce qui entraĂ®nerait des Ă©carts par rapport aux rĂ©sultats pour l’ensemble du Canada, ces proportions peuvent ĂŞtre utilisĂ©es pour donner une idĂ©e gĂ©nĂ©rale de la rĂ©partition de la VAT et des impacts annualisĂ©s par rĂ©gion des principaux effets discutĂ©s dans la section « Avantages et coĂ»ts Â», qui est axĂ©e sur les changements proposĂ©s en matière de rĂ©munĂ©ration des SAI.

Tableau 8 : Impacts rĂ©gionaux [VAT (annualisĂ©e) en millions de dollars canadiens de 2022]
Région Pourcentage des dépôts Pourcentage de la population Rémunération des SAI Recettes fiscales Revenu provenant du prélèvement Créances recouvrées par les créanciers
Canada 100 % 100 % 680,4 $ (64,23 $) 81,8 $ (7,73 $) −17,9 $ (−1,69 $) −744,4 $ (−70,27 $)
Terre-Neuve-et-Labrador 2,0 % 1,3 % 13,8 $ (1,30 $) 1,7 $ (0,16 $) −0,4 $ (−0,03 $) −15,1 $ (−1,42 $)
Nouvelle-Écosse 4,1 % 2,6 % 27,8 $ (2,63 $) 3,3 $ (0,32 $) −0,7 $ (−0,07 $) −30,5 $ (−2,87 $)
ĂŽle-du-Prince-Édouard 0,5 % 0,4 % 3,5 $ (0,33 $) 0,4 $ (0,04 $) −0,1 $ (−0,01 $) −3,9 $ (−0,36 $)
Nouveau-Brunswick 3,4 % 2,1 % 23,1 $ (2,18 $) 2,8 $ (0,26 $) −0,6 $ (−0,06 $) −25,3 $ (−2,39 $)
QuĂ©bec 31,5 % 22,0 % 214,4 $ (20,24 $) 25,8 $ (2,43 $) −5,6 $ (−0,53 $) −234,6 $ (−22,14 $)
Ontario 32,5 % 39,0 % 221,0 $ (20,86 $) 26,6 $ (2,51 $) −5,8 $ (−0,55 $) −241,7 $ (−22,82 $)
Manitoba 2,3 % 3,6 % 16,0 $ (1,51 $) 1,9 $ (0,18 $) −0,4 $ (−0,04 $) −17,5 $ (−1,65 $)
Saskatchewan 2,7 % 3,0 % 18,3 $ (1,72 $) 2,2 $ (0,21 $) −0,5 $ (−0,05 $) −20,0 $ (−1,89 $)
Alberta 12,3 % 11,8 % 83,7 $ (7,90 $) 10,1 $ (0,95 $) −2,2 $ (−0,21 $) −91,6 $ (−8,64 $)
Colombie-Britannique 8,6 % 13,8 % 58,3 $ (5,50 $) 7,0 $ (0,66 $) −1,5 $ (−0,14 $) −63,7 $ (−6,02 $)
Territoires 0,1 % 0,3 % 0,7 $ (0,06 $) 0,1 $ (0,01 $) −0,0 $ (−0,00 $) −0,7 $ (−0,07 $)

Bien qu’il est attendu qu’un consommateur insolvable vivant dans une province ou un territoire donné fasse appel aux services d’un SAI dans la même province ou le même territoire, les différences sont probablement plus importantes en ce qui concerne les créanciers, qui sont souvent de grandes organisations financières.

Lentille des petites entreprises

Dans la mesure où certains créanciers sont également des petites entreprises, les modifications réglementaires proposées leur imposeraient des coûts en diminuant le montant des créances qu’ils sont en mesure de recouvrer auprès des personnes insolvables. En outre, une partie des entreprises qui offrent des services de SAI sont également des petites entreprises et bénéficieraient donc des modifications aux règles régissant la rémunération des services qu’elles fournissent au cours des procédures d’insolvabilité. Les changements dans les structures de rémunération des SAI nécessiteraient également des mises à jour des logiciels utilisés par les SAI pour suivre la comptabilité des actifs insolvables. Comme indiqué dans l’analyse coûts-avantages, la plupart des SAI utilisent des logiciels fournis par l’une des deux grandes entreprises de développement de logiciels, bien que certains développent leurs propres versions à l’interne. Enfin, les petites entreprises impliquées dans les procédures d’insolvabilité bénéficieraient des modifications de modernisation de la réglementation, qui leur permettraient de réduire les ressources gaspillées pour se conformer à des pratiques commerciales dépassées.

En ce qui concerne les SAI, le BSF dresse la liste des bureaux qui offrent des services de SAIrĂ©fĂ©rence 4. Un peu plus de 47 % des quelque 3 200 bureaux sont des bureaux associĂ©s Ă  des noms commerciaux qui exercent leurs activitĂ©s dans 10 lieux ou plus. Selon l’hypothèse qu’un bureau compte en moyenne 10 employĂ©s, environ la moitiĂ© (53 %) des bureaux offrant des services de SAI peuvent ĂŞtre considĂ©rĂ©s comme des petites entreprises (c’est-Ă -dire qu’ils comptent moins de 100 employĂ©s). Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es en lien avec la rĂ©munĂ©ration des SAI seraient particulièrement bĂ©nĂ©fiques pour ces bureaux et ces modifications sont proposĂ©es avec l’intention de permettre aux petites entreprises de poursuivre leurs activitĂ©s. Ces SAI offrent des services qui sont moins susceptibles d’être fournis par de plus grands bureaux dans les communautĂ©s Ă©loignĂ©es et rurales. La modification du calendrier des paiements pour les SAI, qui permet des prĂ©lèvements plus rapides dans les dossiers d’insolvabilitĂ©, est une modification qui a Ă©galement Ă©tĂ© incluse pour rĂ©pondre spĂ©cifiquement aux problèmes de liquiditĂ©s auxquels sont confrontĂ©s les plus petits bureaux de SAI. En outre, les Ă©lĂ©ments de modernisation de la rĂ©glementation visant Ă  rĂ©duire le fardeau administratif seraient davantage bĂ©nĂ©fiques pour les petits exploitants qui supportent difficilement ces coĂ»ts en raison d’économies d’échelle moindres.

Parallèlement, la proposition rĂ©glementaire reconnaĂ®t que les fonds prĂ©levĂ©s sur les actifs des personnes insolvables pour rĂ©munĂ©rer les services des SAI ont un effet direct sur les crĂ©anciers, dont certains sont Ă©galement des petites entreprises, en rĂ©duisant le montant qu’ils sont en mesure de recouvrer au titre des « crĂ©ances irrĂ©couvrables Â». L’élaboration de la rĂ©glementation a prĂ©cisĂ©ment soulevĂ© la nĂ©cessitĂ© de prendre en compte cet effet et c’est Ă©galement la raison pour laquelle d’autres options de rĂ©munĂ©ration plus gĂ©nĂ©reuses envers les SAI ont Ă©tĂ© rejetĂ©es. Bien qu’il soit difficile de dĂ©terminer combien de crĂ©anciers correspondent Ă  la dĂ©finition de petites entreprises, il est possible d’estimer l’impact potentiel sur eux. Chaque dossier d’insolvabilitĂ© de consommateur compte en moyenne entre cinq et six crĂ©anciers inscrits, dont beaucoup sont des compagnies de cartes de crĂ©dit, des fournisseurs de prĂŞts non garantis (principalement des banques), des fournisseurs de prĂŞts Ă©tudiants et l’Agence du revenu du CanadarĂ©fĂ©rence 3, qui ne sont pas de petites entreprises. En 2021, environ 60 % des consommateurs insolvables ont dĂ©clarĂ© avoir d’« autres Â» types de dettes qui pourraient ĂŞtre auprès de petites entreprises, soit un montant mĂ©dian de 5 798 $ de dettes totales. Étant donnĂ© que 30 % du produit intĂ©rieur brut canadien provient de l’activitĂ© des petites entreprises, il est juste de supposer qu’environ 1 739 $ de ce passif par dossier d’insolvabilitĂ© doit revenir Ă  des petites entreprises, ce qui reprĂ©sente 3,7 % de la dette mĂ©diane totale par dossier d’insolvabilitĂ©, qui est de 46 551 $. Il est donc supposĂ© que 3,7 % de la diminution des crĂ©ances recouvrĂ©es par les crĂ©anciers, telle qu’elle est estimĂ©e dans l’analyse coĂ»ts-avantages, serait imputable Ă  la diminution des sommes recouvrĂ©es par des petites entreprises crĂ©ancières.

En ce qui concerne les options de flexibilitĂ© rĂ©glementaire qui fourniraient aux petites entreprises de diffĂ©rentes options, potentiellement moins coĂ»teuses, pour se conformer aux Règles et au Règlement, elles ont Ă©tĂ© jugĂ©es inutiles. Pour les 53 % de SAI qui sont des petites entreprises, les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es seraient clairement bĂ©nĂ©fiques et visent Ă  permettre Ă  ces entreprises de pouvoir continuer Ă  opĂ©rer de façon profitable. Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es Ă©tablissent des règles du jeu Ă©quitables pour tous et cherchent Ă  introduire des options rationalisĂ©es et modernes pour les procĂ©dures d’insolvabilitĂ©. En outre, il n’existe aucun moyen de limiter le fardeau pesant sur les petites entreprises qui sont des crĂ©anciers qui ne seraient pas en dehors du cadre lĂ©gislatif lĂ©gal applicable aux dossiers d’insolvabilitĂ© au Canada. ĂŠtre une petite entreprise n’est pas en soi un motif suffisant pour recevoir un traitement prĂ©fĂ©rentiel. Un tel traitement est rĂ©servĂ© aux crĂ©ances garanties lorsque le crĂ©ancier peut faire valoir une rĂ©clamation contre les biens du dĂ©biteur. De plus, les crĂ©anciers des consommateurs impliquĂ©s dans des procĂ©dures d’insolvabilitĂ© sont surtout de grandes entreprises.

Résumé de la lentille des petites entreprises

Les résultats rapportés dans les tableaux sont arrondis. Cependant, les totaux ont été calculés en utilisant des données non arrondies et peuvent donc différer des sommes obtenues à partir des valeurs présentées.

Tableau 9 : Avantages
Type d’avantage Description de l’avantage Valeur actualisée Valeur annualisée
Administration Diverses rĂ©ductions du fardeau administratif telles qu’elles sont dĂ©crites dans la section "Règle du « un pour un Â»". 15 762 678 $ 1 487 885 $
ConformitĂ© Avantages de la modernisation de la rĂ©glementation en matière de conformitĂ© 96 142 384 $ 9 075 161 $
Finances Augmentation des recettes des petites entreprises dans le cadre des activitĂ©s des SAI 360 636 119 $ 34 041 498 $
Total Avantages totaux 472 541 181 $ 44 604 544 $
Tableau 10 : CoĂ»ts
Type de coût Description du coût Valeur actualisée Valeur annualisée
ConformitĂ© CoĂ»ts de TI et coĂ»ts de mise en Ĺ“uvre 53 000 $ 5 003 $
Financier Diminution du recouvrement des crĂ©ances pour les petites entreprises crĂ©ancières 27 543 323 $ 2 599 895 $
Total CoĂ»ts totaux 27 596 323 $ 2 604 898 $
Tableau 11 : RĂ©percussions nettes
Montant Valeur actualisée Valeur annualisée

Répercussions nettes sur toutes les petites entreprises touchées

[Avantages totaux moins coûts totaux]

444 944 858 $ 41 999 647 $

Répercussions nettes moyennes sur chaque petite entreprise touchée

[Répercussions nettes divisées par le nombre de petites entreprises touchées]

S.O. S.O.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique puisqu’il y a une diminution progressive du fardeau administratif pour les entreprises et la proposition est considĂ©rĂ©e comme un allègement du fardeau en vertu de cette règle. Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es entraĂ®neraient une rĂ©duction annualisĂ©e de 941 148 $ (dollars canadiens de 2012) du fardeau administratif, estimĂ© Ă  l’aide de la mĂ©thode prescrite par le Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse (c’est-Ă -dire pour une pĂ©riode d’analyse de 10 ans Ă  un taux d’actualisation de 7 %). Aucun règlement n’est abrogĂ© et aucun nouveau règlement n’est introduit.

Les exigences spécifiques qui ont été identifiées comme répondant à la définition de fardeau administratif dans la Loi sur la réduction de la paperasse, et les hypothèses utilisées dans les calculs de la réduction ou l’augmentation du fardeau sont indiquées ci-dessous. Toutes les hypothèses ont été vérifiées lors de consultations avec les SAI et sont basées sur leur expérience ou sur des données historiques concernant les dossiers d’insolvabilité.

1. Exigences en matière de conservation des documents

Les modifications proposĂ©es autoriseraient explicitement la tenue de livres Ă©lectroniques pour les dossiers et les documents relatifs Ă  l’administration des actifs. La prĂ©paration, le dĂ©pĂ´t et la conservation des documents relatifs aux dossiers d’insolvabilitĂ© antĂ©rieurs sont directement liĂ©s Ă  la preuve du respect des Règles. Les SAI font Ă©galement l’objet de visites de leurs bureaux dans le cadre desquels ils sont tenus de fournir ces dossiers aux agents chargĂ©s de l’application de la rĂ©glementation. Comme ces visites ont lieu environ tous les quatre ans, chaque annĂ©e 25 % des SAI font l’objet d’une visite de bureaux.

Cette exigence s’applique aux SAI, dont le nombre est d’environ 1 000. Sur la base des prĂ©visions utilisĂ©es dans l’analyse coĂ»ts-avantages, le nombre annualisĂ© de dossiers d’insolvabilitĂ© est fixĂ© Ă  139 140, chaque SAI traitant en moyenne 139 par annĂ©e.

Tableau 12 : Économies liĂ©es aux modifications des exigences en matière de conservation des documents
Activité Coût de la main-d’œuvre (dollars canadiens de 2012) Intervenants Fréquence Économie de temps
PrĂ©sentation de documents aux agents chargĂ©s de l’application de la rĂ©glementation 20,09 $ — personnel de bureau 25 % de 1 000 SAI par annĂ©e Une fois par annĂ©e 1 heure
PrĂ©paration des copies papier des dossiers 20,09 $ — personnel de bureau 1 000 SAI 139 fois par annĂ©e 25 minutes
2. Suppression de diverses exigences relatives à l’obtention d’un consentement avant l’envoi de communications par voie électronique

La proposition réglementaire supprimerait l’obligation pour les intervenants d’obtenir le consentement pour envoyer des informations, telles que des documents et des avis, par voie électronique. Ces exigences visent à prouver que le destinataire a la capacité et est désireux de recevoir l’information sous format électronique. À l’époque où ces exigences ont été mises en place, les communications numériques n’étaient pas aussi répandues qu’elles le sont aujourd’hui; ces exigences n’ont donc plus de raison d’être. Il existe deux exemples de ce type de changement.

Tableau 13 : Économies liĂ©es Ă  la suppression de diverses exigences relatives Ă  l’obtention d’un consentement avant l’envoi de communications par voie Ă©lectronique
Activité Coût de la main-d’œuvre (dollars canadiens de 2012) Intervenants Fréquence Économie de temps
Contacter les cocontractants Ă  long terme des dĂ©biteurs (Règles) 25,20 $ (personnel en administration financière) 1 000 SAI Il y a environ 1 931 (1,9 par SAI) dossiers commerciaux par annĂ©e et 30 avis par dossier, soit une frĂ©quence de 58. 25 minutes
Contacter les cocontractants Ă  long terme des dĂ©biteurs (Règlement) 25,20 $ (personnel en administration financière) 5,41 % de 1 000 SAI 300 par dossier 25 minutes
3. Autorisation des signatures électroniques

Les modifications proposées au Règlement préciseraient que la signature peut être apposée par voie numérique sur les documents prescrits qui en nécessitent. Les signatures étant un moyen de prouver que le consentement a été obtenu ou de certifier que les informations fournies sont véridiques, elles constituent un fardeau administratif de par leur nature. Ces signatures doivent être recueillies par les SAI et sont le plus souvent les signatures du SAI ou du débiteur.

Le nombre annualisĂ© estimĂ© de dĂ©pĂ´ts de demandes en vertu de la LACC au cours de la pĂ©riode d’évaluation est de 54,1 par 1 000 SAI (soit 5,41 % des SAI par annĂ©e agissant dans un dossier en vertu de la LACC). L’économie de temps est estimĂ©e Ă  25 minutes pour avoir Ă©vitĂ© d’imprimer un document, de le signer, puis de le numĂ©riser, en y apposant plutĂ´t une signature Ă©lectronique. D’après les consultations, chaque dĂ©pĂ´t comporterait de 20 Ă  50 documents de ce type, de sorte que la frĂ©quence a Ă©tĂ© estimĂ©e Ă  35.

Tableau 14 : Économies liĂ©es Ă  l’autorisation des signatures Ă©lectroniques
Activité Coût de la main-d’œuvre (dollars canadiens de 2012) Intervenants Fréquence Économie de temps
Impression, signature et numĂ©risation des documents prescrits 25,20 $ (personnel en administration financière) 5,41 % de 1 000 SAI 35 25 minutes

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

La proposition n’est pas liée à un plan de travail ou à un engagement dans le cadre d’un forum formel de coopération réglementaire.

Obligations internationales

La proposition n’est pas liée à des obligations internationales.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une analyse préliminaire a conclu qu’une évaluation environnementale stratégique n’est pas nécessaire et une dérogation a été accordée.

Analyse comparative entre les sexes plus

Aucune incidence fondée sur le sexe ou d’autres facteurs identitaires n’a été identifiée pour cette proposition.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

La plupart des modifications réglementaires entreraient en vigueur à la date d’enregistrement de la proposition réglementaire. Toutefois, les modifications apportées au tarif et au seuil applicable aux faillites d’administration sommaire en vertu des Règles nécessiteraient des mises à jour logicielles pour en faciliter la mise en œuvre par les SAI et par le BSF; par conséquent, il est proposé qu’elles entrent en vigueur un an après leur enregistrement.

Pour garantir une mise en œuvre efficace et efficiente des modifications réglementaires proposées, le BSF adopterait une approche de promotion de la conformité. Lorsqu’elles seront publiées dans la Partie II de la Gazette du Canada, tous les SAI recevraient par courrier électronique un avis les informant des modifications apportées à la réglementation et décrivant l’incidence de ces dernières sur leurs activités. En outre, le BSF publierait en ligne les informations relatives aux modifications réglementaires afin que tous les autres intervenants puissent y avoir accès et mettrait en place un plan de communication et de sensibilisation détaillé et ciblé pour rejoindre les différents intervenants. La majorité des modifications réglementaires proposées affecteraient directement les SAI, tandis que quelques-uns affecteraient toutes les catégories d’intervenants.

Conformité et application

Pour remplir cette partie de son mandat, le BSF dispose de diverses stratĂ©gies et politiques de conformitĂ© et d’application de la rĂ©glementation dans son rĂ©pertoire au titre du cadre de conformitĂ©. Le cadre de conformitĂ© comprend les Ă©lĂ©ments suivants : la conformitĂ© des syndics (CS) et la conformitĂ© des dĂ©biteurs (CD). Ces catĂ©gories du cadre de conformitĂ© seront utilisĂ©es comme stratĂ©gies de conformitĂ© et d’application de la loi pour remĂ©dier au non-respect des articles nouveaux ou modifiĂ©s des Règles et du Règlement. Le BSF continuera Ă©galement Ă  prendre des mesures en cas de non-respect des règles par les crĂ©anciers. Aucun nouvel instrument n’est nĂ©cessaire.

Personne-ressource

Les intervenants sont invitĂ©s Ă  faire part de leurs commentaires sur la proposition rĂ©glementaire. Les contributions doivent ĂŞtre envoyĂ©es Ă  :

Miranda Killam
Surintendante associée
Politiques réglementaires et Affaires publiques
Bureau du surintendant des faillites
235, rue Queen
Ottawa (Ontario)
K1A 0H5
Courriel : osbregulatoryaffairs-affairesreglementairesbsf@ised-isde.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil, en vertu de l’article 209rĂ©fĂ©rence a de la Loi sur la faillite et l’insolvabilitĂ© rĂ©fĂ©rence b et de l’article 62rĂ©fĂ©rence c de la Loi sur les arrangements avec les crĂ©anciers des compagnies rĂ©fĂ©rence d, se propose de prendre le Règlement modifiant les Règles gĂ©nĂ©rales sur la faillite et l’insolvabilitĂ© et le Règlement sur les arrangements avec les crĂ©anciers des compagnies, ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les trente jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. S’ils choisissent plutĂ´t de prĂ©senter leurs observations par courrier ou courriel, ils sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout au Bureau du surintendant des faillites, 235, rue Queen, Ottawa (Ontario) K1A 0H5, (courriel : osbregulatoryaffairs-affairesreglementairesbsf@ised-isde.gc.ca).

Ottawa, le 20 novembre 2025

La greffière adjointe intérimaire du Conseil privé
Janna Rinaldi

Règlement modifiant les Règles générales sur la faillite et l’insolvabilité et le Règlement sur les arrangements avec les créanciers des compagnies

Loi sur la faillite et l’insolvabilité

Règles générales sur la faillite et l’insolvabilité

Modifications

1 (1) Le passage du paragraphe 5(1) des Règles gĂ©nĂ©rales sur la faillite et l’insolvabilitĂ© rĂ©fĂ©rence 6 prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

5 (1) Les avis et autres documents que le bureau de division reçoit en dehors des heures d’ouverture sont rĂ©putĂ©s reçus :

(2) Le paragraphe 5(1) des mĂŞmes règles est modifiĂ©, par adjonction, de ce qui suit :

(1.1) Le paragraphe (1) ne s’applique pas aux documents qui sont dĂ©posĂ©s par voie Ă©lectronique.

2 Le passage du paragraphe 6(2) de la version française des mĂŞmes règles prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Sauf disposition contraire des prĂ©sentes règles, les avis et autres documents Ă  remettre ou Ă  envoyer sous le rĂ©gime de la Loi ou des prĂ©sentes règles :

3 Le paragraphe 31(1) des mĂŞmes règles est remplacĂ© par ce qui suit :

31 (1) Un appel est formĂ© devant une cour d’appel visĂ©e aux paragraphes 183(2) ou (2.1) de la Loi par le dĂ©pĂ´t d’un avis d’appel au bureau du registraire du tribunal ayant rendu l’ordonnance ou la dĂ©cision portĂ©e en appel, dans les dix jours qui suivent le jour de l’ordonnance ou de la dĂ©cision, ou dans tel autre dĂ©lai fixĂ© par un juge de la cour d’appel.

4 Le paragraphe 58.1(1) des mĂŞmes règles est remplacĂ© par ce qui suit :

58.1 (1) Pour l’application de l’article 156.1 de la Loi, la somme dont l’accord prĂ©voit le paiement n’excède pas celle qui peut ĂŞtre rĂ©clamĂ©e par le syndic en application des paragraphes 128(1) et (2).

5 L’alinĂ©a 64(2)a) des mĂŞmes règles est remplacĂ© par ce qui suit :

6 L’alinĂ©a 66(2)a) des mĂŞmes règles est remplacĂ© par ce qui suit :

7 Le paragraphe 68(1) des mĂŞmes règles est remplacĂ© par ce qui suit :

68 (1) Sauf ordonnance contraire du tribunal, le syndic conserve pendant au moins les quatre ans suivant la date de sa libĂ©ration les livres, registres et documents — sur support papier ou Ă©lectronique — concernant l’administration de l’actif.

8 L’article 69 des mĂŞmes règles est remplacĂ© par ce qui suit :

69 Une requĂŞte en faillite dĂ©posĂ©e auprès du registraire dans le district judiciaire de la localitĂ© du dĂ©biteur ne peut ĂŞtre signifiĂ©e selon le paragraphe 70(1) que si elle porte la signature du tribunal.

9 Les articles 94.1 et 95 des mĂŞmes règles sont remplacĂ©s par ce qui suit :

94.1 Le prĂ©avis de rĂ©siliation de contrat que donne le dĂ©biteur conformĂ©ment au paragraphe 65.11(1) de la Loi est soit signifiĂ©, soit envoyĂ© par courrier recommandĂ©, par service de messagerie ou par voie Ă©lectronique.

95 Le prĂ©avis de rĂ©siliation du bail que donne la personne insolvable conformĂ©ment au paragraphe 65.2(1) de la Loi est soit signifiĂ©, soit envoyĂ© par courrier recommandĂ©, par service de messagerie ou par voie Ă©lectronique.

10 Les mĂŞmes règles sont modifiĂ©es par adjonction, avant l’article 96, de ce qui suit :

95.1 Pour l’application de la dĂ©finition de dĂ©biteur consommateur Ă  l’article 66.11 de la Loi, le montant prescrit est de trois cent vingt-cinq mille dollars.

11 L’alinĂ©a 100(2)a) des mĂŞmes règles est remplacĂ© par ce qui suit :

12 L’alinĂ©a 102(2)a) des mĂŞmes règles est remplacĂ© par ce qui suit :

13 Le paragraphe 104(3) des mĂŞmes règles est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) L’avis est donné au contributaire soit par signification à personne, soit par courrier recommandé ou par service de messagerie à sa dernière adresse connue ou à l’adresse indiquée dans le registre des actionnaires ou tout autre registre de la personne morale en faillite ou encore, il est transmis par voie électronique.

14 L’article 113 des mĂŞmes règles est remplacĂ© par ce qui suit :

113 L’avis de rejet ou l’avis d’évaluation donnĂ© par le syndic, conformĂ©ment au paragraphe 135(3) de la Loi, Ă  l’intĂ©ressĂ© dont la rĂ©clamation, le droit Ă  un rang prioritaire ou la garantie ou la sĂ»retĂ© a Ă©tĂ© rejetĂ© ou Ă©valuĂ©, en tout ou en partie, est soit signifiĂ©, soit envoyĂ© par courrier recommandĂ©, par service de messagerie ou par voie Ă©lectronique.

15 L’article 124 de la version française des mĂŞmes règles est remplacĂ© par ce qui suit :

124 Le prĂ©avis de mise Ă  exĂ©cution d’une garantie ou d’une sĂ»retĂ© aux termes du paragraphe 244(1) de la Loi est Ă©tabli sur un formulaire prescrit par le surintendant et il est signifiĂ© ou envoyĂ© par courrier recommandĂ©, par service de messagerie ou, si les parties y consentent, par voie Ă©lectronique.

16 (1) Le paragraphe 128(1) des mĂŞmes règles est remplacĂ© par ce qui suit :

128 (1) Les seuls honoraires que peut rĂ©clamer le syndic pour les services fournis dans le cas d’une administration sont ceux qui sont calculĂ©s sur le total des recettes après dĂ©duction, d’une part, des dĂ©bours nĂ©cessaires directement liĂ©s Ă  la rĂ©alisation des biens du failli et, d’autre part, des paiements aux crĂ©anciers garantis, selon les pourcentages suivants :

(2) Le passage du paragraphe 128(2) des mĂŞmes règles prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Les seules autres sommes que peut rĂ©clamer le syndic sont :

(3) L’alinĂ©a 128(2)e) des mĂŞmes règles est remplacĂ© par ce qui suit :

(4) Les paragraphes 128(3) et (4) des mĂŞmes règles sont remplacĂ©s par ce qui suit :

(3) Le syndic peut prĂ©lever du compte en banque servant Ă  l’administration de l’actif du failli, Ă  titre d’avance sur les honoraires calculĂ©s en application du paragraphe (1), les sommes suivantes :

(4) Les sommes prélevées au titre du paragraphe (3) ne peuvent pas excéder soixante-quinze pour cent du solde du compte en banque servant à l’administration de l’actif du failli.

17 (1) Le passage du paragraphe 129(1) des mĂŞmes règles prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a c) est remplacĂ© par ce qui suit :

129 (1) Pour l’application de l’alinĂ©a 66.12(6)b) de la Loi, les seuls honoraires et dĂ©penses que l’administrateur d’une proposition de consommateur peut prĂ©voir payer Ă  l’égard de celle-ci sont les suivants :

(2) Le paragraphe 129(1) des mĂŞmes règles est modifiĂ© par adjonction, après l’alinĂ©a g), de ce qui suit :

(3) Le paragraphe 129(2) des mĂŞmes règles est abrogĂ©.

18 L’article 130 des mĂŞmes règles est remplacĂ© par ce qui suit :

130 Pour l’application des paragraphes 49(6) et (8) de la Loi, le montant prescrit est de 20 000 $.

19 L’article 131 des mĂŞmes règles est remplacĂ© par ce qui suit :

131 (1) Pour l’application de l’alinĂ©a 66.12(6)b) de la Loi, les honoraires et dĂ©penses se rapportant aux consultations donnĂ©es sont d’au plus 120 $ par sĂ©ance de consultation individuelle et d’au plus 35 $ par personne pour chaque sĂ©ance de consultation en groupe.

(2) Pour l’application du paragraphe 157.1(1) de la Loi, les frais des consultations sont d’au plus 120 $ par sĂ©ance de consultation individuelle et d’au plus 35 $ par personne pour chaque sĂ©ance de consultation en groupe.

20 Les mĂŞmes règles sont modifiĂ©es par adjonction, après l’article 136.1, de ce qui suit :

Rajustement — indice des prix Ă  la consommation

136.2 (1) Ă€ compter du 1er avril 2027, les sommes prĂ©vues Ă  l’article 95.1, aux alinĂ©as 128(2)e) et 129(1)a) et b) et aux articles 130 et 131 sont rajustĂ©es le 1er avril de chaque exercice en fonction du taux de variation sur douze mois de l’indice d’ensemble des prix Ă  la consommation du Canada du mois d’avril de l’exercice prĂ©cĂ©dent, publiĂ© par Statistique Canada sous le rĂ©gime de la Loi sur la statistique.

(2) Le résultat de ce rajustement est arrondi au multiple de cinq le plus près ou, s’il est équidistant entre deux multiples de cinq, au multiple le moins élevé des deux.

(3) Pour l’application du paragraphe (1), les sommes visĂ©es aux alinĂ©as 128(2)e) et 129(1)a) et b) et aux articles 130 et 131 correspondent aux sommes rajustĂ©es au moment oĂą la procĂ©dure est intentĂ©e.

Disposition transitoire

21 Le paragraphe 58.1(1) et les articles 128 Ă  131 des Règles gĂ©nĂ©rales sur la faillite et l’insolvabilitĂ©, dans leur version antĂ©rieure Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur des articles 4 et 16 Ă  19 du prĂ©sent règlement, continuent de s’appliquer Ă  l’égard de toute procĂ©dure intentĂ©e avant cette date.

Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies

Règlement sur les arrangements avec les créanciers des compagnies

Modifications

22 Le Règlement sur les arrangements avec les crĂ©anciers des compagnies rĂ©fĂ©rence 7 est modifiĂ© par adjonction, après l’article 4, de ce qui suit :

Signature

4.1 Pour l’application du présent règlement, lorsqu’un document doit porter une signature, celle-ci peut être apposée par tout procédé qui permet d’identifier le signataire et d’établir un lien entre lui et le document signé.

23 (1) L’alinĂ©a 9a) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) L’alinĂ©a 9d) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

24 Le paragraphe 11(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Registre public

11 (1) Pour l’application du paragraphe 26(1) de la Loi, les renseignements Ă  conserver sont ceux fournis dans le formulaire 1 figurant Ă  l’annexe, et la pĂ©riode applicable est de dix ans Ă  compter du jour suivant celui oĂą prend effet l’ordonnance de libĂ©ration du contrĂ´leur.

25 L’article 13 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Préavis de résiliation

13 Pour l’application du paragraphe 32(1) de la Loi, le formulaire Ă  utiliser est le formulaire 4 figurant Ă  l’annexe, intitulĂ© « PrĂ©avis de rĂ©siliation de contrat par la compagnie dĂ©bitrice Â», lequel est signifiĂ© Ă  personne ou envoyĂ© par courrier recommandĂ©, par service de messagerie, par tĂ©lĂ©copieur ou par voie Ă©lectronique.

Entrée en vigueur

26 (1) Sous réserve du paragraphe (2), le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

(2) Les articles 4, 10 et 16 Ă  20 entrent en vigueur au premier anniversaire de l’enregistrement du prĂ©sent règlement.

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