La Gazette du Canada, Partie I, volume 159, numĂ©ro 39 : Règlement modifiant le Règlement sur les rĂ©serves d’espèces sauvages et le Règlement sur les pĂ©nalitĂ©s administratives en matière d’environnement

Le 27 septembre 2025

Fondements législatifs
Loi sur les espèces sauvages du Canada
Loi sur la gestion des finances publiques
Loi sur les pénalités administratives en matière d’environnement

Ministère responsable
Ministère de l’Environnement

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

Le Règlement sur les réserves d’espèces sauvages (le Règlement) prévoit un programme automnal de chasse contrôlée pour les oiseaux migrateurs considérés comme gibier (le programme de chasse) dans la réserve nationale de faune (RNF) du Cap-Tourmente, à titre de mesure de conservation visant à protéger l’important marais à scirpe d’Amérique (le marais à scirpe) qui s’y trouve d’un broutage intensif par la Grande oie des neiges (GON). Un suivi biologique réalisé récemment par le ministère de l’Environnement (le Ministère) indique que l’état de santé du marais à scirpe de la RNF est stable et n’est plus jugé préoccupant. Le programme de chasse en tant que mesure de conservation n’est donc plus justifié d’un point de vue écologique.

Un deuxième enjeu concerne les droits d’entrée à la RNF du Cap-Tourmente. Le Règlement prévoit des droits d’entrée payés par les visiteurs ainsi que la possibilité pour ceux-ci d’obtenir, à leurs frais, des services de naturaliste. En revanche, pour le reste du réseau des RNF, c’est le principe de gratuité d’accès qui est appliqué afin d’inciter plus de Canadiens à découvrir la nature et à s’en rapprocher. La RNF du Cap-Tourmente est la seule aire protégée du Ministère dont l’accès est tarifé, et l’imposition des droits d’entrée à la RNF n’est conforme ni aux engagements pris par le gouvernement du Canada dans le cadre de l’initiative du Patrimoine naturel du Canada, visant à accroître les possibilités pour les Canadiens de se rapprocher de la nature, ni à ceux pris en vertu du Plan de programme stratégique et vision à l’horizon 2030 du Programme des aires protégées, visant à inciter les Canadiens à apprécier la conservation de la nature et à y participer.

Contexte

La Loi sur les espèces sauvages du Canada (la Loi) et ses règlements permettent d’établir, de gĂ©rer et de protĂ©ger les RNF Ă  des fins de recherche, de conservation ou d’information concernant les espèces sauvages. Le Canada compte actuellement 64 RNF qui protègent plus de 3,5 millions d’hectares (ha) d’habitats d’importance nationale pour des animaux ou des plantes. La crĂ©ation de RNF sur des terres fĂ©dĂ©rales Ă  haute valeur de conservation et la gestion efficace de ces RNF servent Ă  protĂ©ger et Ă  conserver des espèces sauvages et leurs habitats au Canada. Non seulement le Ministère dĂ©signe de nouvelles RNF, mais il entreprend aussi des contrĂ´les pĂ©riodiques des RNF existantes afin d’en optimiser la gestion dans le but de protĂ©ger et conserver plus efficacement les espèces sauvages au Canada et leurs habitats.

La RNF du Cap-Tourmente s’étend sur 2 308 ha sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, Ă  50 km au nord-est de la ville de QuĂ©bec. Elle a Ă©tĂ© créée en 1978, avec pour objectif de protĂ©ger le marais Ă  scirpe qu’elle comprend, qui constitue une halte migratoire d’importance pour la GON.

Instauré en 1972, et réglementé à partir de 1981, le programme de chasse de la RNF existe à titre de mesure de conservation afin de protéger le marais à scirpe du broutage intensif par la GON. Le suivi biologique réalisé dans la RNF en 2021 par le Ministère a relevé une diminution de la pression de broutage sur les scirpes en raison de la stabilisation de la population de GON depuis les années 2000référence 1 et d’un changement de comportement de ces oiseaux, qui utilisent maintenant des haltes migratoires situées principalement à l’extérieur de cette RNF. Les conclusions du suivi effectué indiquent que le maintien du programme de chasse de la RNF du Cap-Tourmente n’est plus nécessaire en tant que mesure de conservation du marais à scirpe.

Bien qu’aucun droit d’entrée n’était exigé pour les autres RNF, l’accès tarifé à la RNF du Cap-Tourmente a été instauré en 1985 et réglementé en 1995 afin de financer en partie les frais d’exploitation, car cette RNF offrait plus de services aux visiteurs que les autres RNF.

Dans le budget de 2018, le gouvernement du Canada s’est engagé à soutenir la biodiversité et à protéger les espèces en péril au Canada dans le cadre de l’initiative Patrimoine naturel du Canada, en partie en élargissant les possibilités pour les Canadiens d’accéder à la nature et d’apprécier la biodiversité, les écosystèmes et la faune.

De plus, en 2023, le Ministère a publiĂ© le Plan stratĂ©gique et vision Ă  l’horizon 2030 pour le Programme des aires protĂ©gĂ©es. L’un des objectifs de ce plan est d’encourager les Canadiens Ă  dĂ©couvrir le rĂ©seau d’aires protĂ©gĂ©es et de faire en sorte qu’un plus grand nombre de Canadiens apprennent Ă  connaĂ®tre, visitent et apprĂ©cient les aires protĂ©gĂ©es du Ministère. Pour soutenir cet objectif, ce plan indique que l’initiative « Rapprocher les Canadiens de la nature Â» offrira au public davantage d’occasions de se retrouver dans la nature sur les terres fĂ©dĂ©rales.

Objectif

Les objectifs du projet de Règlement modifiant le Règlement sur les rĂ©serves d’espèces sauvages et le Règlement sur les pĂ©nalitĂ©s administratives en matière d’environnement (les modifications proposĂ©es) seraient de :

  1. continuer à gérer la RNF du Cap-Tourmente en se fondant sur les meilleures informations scientifiques disponibles;
  2. soutenir les engagements du gouvernement du Canada visant à accroître les possibilités pour les Canadiens de se rapprocher de la nature et à les encourager à découvrir le réseau d’aires protégées.

Description

Les modifications proposées abrogeraient le programme de chasse, ainsi que les droits d’entrée et les frais sous-jacents pour les services de naturaliste dans la RNF du Cap-Tourmente en retirant du Règlement et du Règlement sur les pénalités administratives en matière d’environnement toute mention de ce programme, de ces droits et de ces frais, moyennant l’abrogation des articles, des annexes et/ou des dispositions qui s’y réfèrent.

L’interdiction gĂ©nĂ©rale de chasser, de pĂŞcher ou de piĂ©ger, prĂ©vue au paragraphe 3(1) du Règlement, s’appliquerait en tout temps Ă  l’ensemble de cette RNF. Après l’abrogation proposĂ©e du programme de chasse, le paragraphe 3(1) du Règlement interdirait la chasse de toute espèce sauvage dans cette RNF, sauf en conformitĂ© avec un permis dĂ©livrĂ© en vertu de l’article 4 du Règlement.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Le Ministère a menĂ© des consultations sur les propositions d’abrogation du programme de chasse et des droits d’entrĂ©e de la RNF du Cap-Tourmente du 16 novembre au 30 dĂ©cembre 2022. L’abrogation des frais pour les services d’un naturaliste, une proposition sous-jacente Ă  l’abrogation des droits d’entrĂ©e, n’a pas Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e lors des consultations. Le Ministère considère toutefois que cette proposition sous-jacente est mineure et sans consĂ©quence nĂ©gative pour les utilisateurs de la RNF, Ă©tant donnĂ© que ce service n’y est plus offert depuis plusieurs annĂ©es, faute de personnel disponible.

Le Ministère a informĂ© par courriel les partenaires et parties prenantes concernĂ©es par ces propositions. Concernant l’abrogation du programme de chasse, le Ministère a communiquĂ© avec 45 partenaires et parties prenantes concernĂ©s rĂ©partis en huit catĂ©gories : peuples et communautĂ©s autochtones, chasse, conservation, Ă©ducation, gouvernements provinciaux, gouvernements municipaux, organismes locaux et recherche scientifique. Concernant l’abrogation des droits d’entrĂ©e, le Ministère a contactĂ© 72 partenaires et parties prenantes rĂ©partis en neuf catĂ©gories : peuples et communautĂ©s autochtones, associations (chasse, pĂŞche et pourvoirie), conservation, Ă©ducation, gouvernements provinciaux, gouvernements municipaux, organismes locaux, tourisme et voyagistes.

Neuf commentaires ont été reçus concernant la proposition d’abrogation du programme de chasse. Parmi ces neuf commentaires, trois étaient favorables à la proposition d’abroger le programme de chasse, deux étaient neutres et quatre étaient défavorables. Les commentaires défavorables provenaient des organisations et parties prenantes pratiquant la chasse aux oiseaux migrateurs considérés comme gibier.

La principale raison invoquée par l’une de ces organisations de chasse est la possibilité d’envisager un partenariat de type public-privé, entre le Ministère et une entreprise privée, plutôt que d’abroger le programme de chasse. Les autres organisations de chasse proposent que le programme de chasse soit modernisé plutôt qu’abrogé afin de mieux s’arrimer aux impératifs de gestion, en particulier la protection du marais à scirpe, et souhaitent que la tradition de la pratique de la chasse se perpétue.

Cependant, le programme de chasse existe à titre de mesure de conservation afin de protéger le marais à scirpe du broutage intensif par la GON et n’est pas une activité offerte à titre sportif ou de services au public. En vertu du Règlement, il ne serait pas approprié pour le Ministère de maintenir l’activité de chasse lorsque les mesures de conservation existantes permettent de maintenir l’état de santé du marais à scirpe. Le suivi du marais à scirpe à long terme permettra de suivre son état de santé et d’adapter la gestion des activités pour assurer la protection et la conservation des habitats. En outre, différents secteurs et pourvoyeurs sont disponibles ailleurs dans la région pour pratiquer cette activité.

Le Ministère a consulté quatre Premières Nations, dont deux ont fourni des commentaires neutres, alors que les deux autres n’ont pas exprimé de préoccupations particulières.

L’une des Premières Nations ayant fourni une réponse a exprimé son soutien à la fermeture de la chasse aux oiseaux migrateurs considérés comme gibier par les allochtones, étant donné que l’objectif de conservation du marais à scirpe face au broutage intensif par la GON a été atteint, ce que visait le programme de chasse. Cette Première Nation considère toutefois que la RNF du Cap-Tourmente est un lieu privilégié pour ses membres qui souhaitent pratiquer leur activité coutumière de chasse aux oiseaux migrateurs sur les rives du fleuve Saint-Laurent et a demandé que l’accès au site soit maintenu pour ses membres souhaitant y chasser. Le Ministère a indiqué à cette Première Nation qu’il poursuivra ses discussions entreprises avec elle précédemment concernant la pratique de la chasse par les membres de sa communauté dans la RNF.

Quinze commentaires ont Ă©tĂ© reçus concernant la proposition d’abrogation des droits d’entrĂ©e. Parmi ces 15 commentaires, 12 Ă©taient favorables Ă  la proposition d’abroger les droits d’entrĂ©e, 2 Ă©taient neutres et 1 Ă©tait dĂ©favorable. Le commentaire dĂ©favorable provenait d’un organisme Ă  but non lucratif local proposant des activitĂ©s rĂ©crĂ©otouristiques payantes dans un parc naturel. La principale raison invoquĂ©e par cet organisme, qui se finance, entre autres, Ă  partir des droits d’entrĂ©e perçus auprès de ses visiteurs, est que la gratuitĂ© d’accès Ă  la RNF entraĂ®nerait une compĂ©tition entre les deux sites auprès de la clientèle. Cet organisme a Ă©galement mentionnĂ© ĂŞtre favorable au principe d’utilisateur-payeur et que la RNF aurait avantage Ă  percevoir un droit d’entrĂ©e plus Ă©levĂ© qu’actuellement. Le Ministère envisage d’abroger les droits d’entrĂ©e dans un but d’harmonisation avec le reste du rĂ©seau des RNF et de rapprocher les Canadiens de la nature en favorisant l’accès Ă  un plus grand nombre de visiteurs. Les coĂ»ts d’exploitation seraient couverts par le budget gĂ©nĂ©ral d’exploitation du Ministère.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Une évaluation des répercussions des traités modernes (ERTM) et une analyse de la compatibilité avec la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (la Déclaration) ont été réalisées pour s’assurer que l’élaboration et la mise en œuvre des modifications proposées respectent les traités modernes, les droits issus des traités modernes des partenaires et la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Les modifications proposées ne s’appliqueraient ni n’entreraient en vigueur dans aucune région visée par un traité moderne; par conséquent, l’ERTM n’a pas cerné de répercussions sur des traités modernes en lien avec les modifications proposées.

L’analyse de la compatibilité a porté sur les impacts positifs et négatifs possibles des modifications proposées sur les droits et intérêts protégés par la Déclaration. L’analyse a permis d’identifier des répercussions, notamment sur les plans d’adjudication de droits revendiqués relativement aux terres, territoires et ressources ainsi que sur les droits de participation aux prises de décisions concernant ces terres. L’analyse a relevé que la Cour suprême du Canada a confirmé, dans l’arrêt Sioui, l’existence et la validité d’un traité historique qui porte sur un territoire incluant les terres de la RNF du Cap-Tourmente et en vertu duquel un protocole sur la consultation a été conclu entre le Canada et la Première Nation concernée.

Le Ministère a mené son processus de consultation et de coopération selon les potentiels impacts identifiés conformément aux protocoles qui délimitent un territoire où l’évaluation d’impact des droits s’appuie. Dans le cadre de ses consultations, il a communiqué avec quatre Premières Nations, dont deux ont fourni des commentaires neutres, alors que les deux autres n’ont pas exprimé de préoccupations particulières au sujet des modifications proposées. Le Ministère a entrepris des discussions avec l’une des Premières Nations qui a exprimé son soutien à la fermeture de la chasse par les allochtones dans la RNF et qui considère que la RNF est un lieu privilégié pour ses membres qui souhaitent pratiquer leur activité coutumière de chasse aux oiseaux migrateurs sur les rives du fleuve Saint-Laurent. Cette Première Nation a demandé que l’accès au site soit maintenu pour ses membres souhaitant y chasser. Le Ministère a indiqué qu’il poursuivra des discussions avec cette Première Nation. Par ailleurs, le Ministère poursuivra son dialogue avec les Premières Nations concernées, ainsi qu’avec les autres parties intéressées, au sujet des modifications qui pourront être apportées à l’avenir au plan de gestion de la RNF. Ce dialogue concernant le plan de gestion permettra de veiller à ce que toutes les parties s’entendent sur les objectifs de la RNF et sur les activités et les méthodes de gestion qui permettront d’atteindre ces objectifs.

En l’absence d’opposition par les Premières Nations concernées aux modifications proposées et en l’absence également de préoccupations exprimées quant aux discussions entreprises avec la Première Nation qui souhaite continuer à pratiquer la chasse dans la RNF, les modifications proposées sont conformes à la Déclaration.

Choix de l’instrument

La Loi accorde à la gouverneure en conseil le pouvoir d’établissement de RNF par voie réglementaire, et permet au ministre de veiller à la conservation d’espèces sauvages et des habitats dans ces RNF et de prendre des mesures favorisant cette conservation, le tout sous réserve du Règlement, ainsi que des dispositions applicables du Règlement sur les pénalités en matière d’environnement. Les conditions applicables à des RNF particulières ne peuvent être modifiées qu’au titre d’un règlement. Par conséquent, aucun autre instrument n’a été pris en considération.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Cette analyse prĂ©sente les avantages et coĂ»ts diffĂ©rentiels liĂ©s aux modifications proposĂ©es, exprimĂ©s comme la diffĂ©rence entre le statu quo, soit le scĂ©nario de base, et le scĂ©nario avec abrogation du programme de chasse, des droits d’entrĂ©e ainsi que des frais pour les services de naturaliste dans la RNF du Cap-Tourmente. Une pĂ©riode d’analyse de 10 ans a Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©e. Sauf indication contraire, toutes les valeurs monĂ©taires de cette analyse sont exprimĂ©es en dollars canadiens constants de 2025, sur la pĂ©riode de 2026 Ă  2035 et actualisĂ©es Ă  un taux d’escompte de 3 %.

La plupart des impacts monétarisés attendus des modifications proposées sont de nature distributive, c’est-à-dire qu’ils engendreraient des changements en matière de bien-être (avantages et coûts) à travers la société qui sont équivalents, produisant un résultat net neutre pour les Canadiens. En d’autres mots, ils ne généreraient pas d’avantages ou de coûts nets.

Avantages

Les modifications proposées visant l’abrogation du programme de chasse entraîneraient une réduction des coûts d’exploitation et administratifs associés à la gestion du programme et mèneraient à la réorientation des ressources humaines spécialisées vers d’autres opérations de gestion de la RNF. Les principaux avantages environnementaux en lien avec l’abrogation du programme de chasse seraient une diminution de la perturbation de la GON lors de sa halte migratoire et une plus grande quiétude pour les visiteurs en automne.

Les modifications proposĂ©es visant Ă  abroger les droits d’entrĂ©e entraĂ®neraient la gratuitĂ© d’accès pour le public. Il est attendu que la gratuitĂ© pourrait profiter Ă  un plus grand nombre de visiteurs que la moyenne du nombre de visiteurs Ă  cette RNF, dont de nouveaux visiteurs qui n’auraient autrement pas visitĂ© la rĂ©serve si les droits d’entrĂ©e Ă©taient maintenus. Par exemple, l’achalandage a bondi de 41 % par rapport Ă  la moyenne lorsque les droits furent annulĂ©s pour le 150e anniversaire en 2017 de la confĂ©dĂ©ration et de 53 % lorsque les droits furent annulĂ©s en 2021 pendant la pandĂ©mie de COVID-19. Ainsi, davantage de Canadiens bĂ©nĂ©ficieront du bien-ĂŞtre associĂ© au contact avec la nature dans la RNF et Ă  l’observation de ce milieu naturel.

Pour ce qui est des Ă©conomies dont les visiteurs pourraient bĂ©nĂ©ficier, celles-ci pourraient atteindre jusqu’à 310 000 $ annuellement, ou encore jusqu’à 2,6 millions de dollars sur 10 ans. Cette estimation est basĂ©e sur le coĂ»t d’entrĂ©e actuel le plus Ă©levĂ©, soit 6 $ par adulte, ainsi que le niveau d’achalandage le plus Ă©levĂ© entre 2015 et 2023, excluant les annĂ©es Ă  tarifs levĂ©s, soit environ 52 000 visiteurs.

Les ressources humaines actuellement dédiées au paiement des droits d’entrée à la RNF seraient réorientées vers l’accueil du public et d’autres opérations liées à la hausse anticipée de la fréquentation. Le gouvernement bénéficierait aussi d’une réduction des coûts administratifs liés à la gestion complexe du déficit d’exploitation récurrent de cette RNF. L’abrogation des droits d’entrée mènerait à l’harmonisation définitive de la gratuité avec le reste du réseau des RNF, ce qui contribuerait à l’objectif du gouvernement du Canada d’inciter plus de Canadiens à découvrir la nature. Cependant, la majorité de ces impacts sont de nature distributive puisque la part des frais de gestion de cette RNF qui est actuellement financée par les droits d’entrée perçus serait en réalité simplement transférée sous forme de fardeau financier supplémentaire pour le Ministère. En d’autres mots, l’avantage monétaire dont bénéficieraient les visiteurs de cette RNF serait transféré sous forme de coûts à l’ensemble de la société.

L’abrogation des frais pour les services d’un naturaliste est une proposition purement administrative, puisque ces services ne sont plus offerts depuis plusieurs années. Cette mesure entraînera une simplification du Règlement et du Règlement sur les pénalités en matière d’environnement.

Coûts

L’abrogation du programme de chasse provoquerait le retrait de possibilités d’activités aux chasseurs qui fréquentent cette RNF et en théorie, de leur bien-être correspondant. Cependant, il existe plusieurs options substitutives ailleurs dans la région élargie pour pratiquer ce type de chasse. Malgré les coûts différentiels liés au besoin de parcourir une distance supplémentaire pour se rendre à une autre destination, il n’est cependant pas attendu qu’une telle perte de bien-être se matérialise pour eux.

La hausse de l’achalandage dans cette RNF pourrait aussi diminuer le bien-être moyen des visiteurs lié à leur expérience d’observation de la nature et pourrait exercer une pression sur les ressources humaines du Ministère dédiées à l’accueil et aux services sur le site.

De plus, des coĂ»ts initiaux non rĂ©currents d’environ 7 000 $ liĂ©s au remplacement de la signalisation ainsi que pour faire la promotion des modifications proposĂ©es sont aussi prĂ©vus Ă  la charge du Gouvernement du Canada. Aucun financement supplĂ©mentaire ne serait requis, car ces dĂ©penses sont prĂ©vues dans le budget ministĂ©riel d’exploitation des RNF.

La perte de revenus encourue par la RNF due au retrait des droits d’entrĂ©e actuellement perçus, qui pourrait s’étendre jusqu’à 310 000 $ annuellement ou 2,7 millions de dollars sur 10 ans, devrait ĂŞtre assumĂ©e par le Ministère. Toutefois, tel qu’il a Ă©tĂ© mentionnĂ© Ă  la section « Avantages Â» ci-dessus, ce fardeau financier supplĂ©mentaire pour le Ministère ne serait que transfĂ©rĂ© sous forme de bien-ĂŞtre accru aux visiteurs de cette RNF puisqu’ils bĂ©nĂ©ficieraient d’économies en droits d’entrĂ©e Ă©vitĂ©s.

Dans un scĂ©nario conservateur, on pourrait supposer que les autres parcs naturels locaux qui exigent des droits d’entrĂ©e, dont des organismes sans but lucratif (OSBL), pourraient subir une diminution d’achalandage, et donc de revenu, due Ă  l’augmentation de la concurrence engendrĂ©e par la gratuitĂ© d’accès Ă  la RNF. Ces pertes de revenus pourraient s’élever jusqu’à 280 000 $ par annĂ©e. Toutefois, Ă©tant donnĂ© la nature distributive de ces pertes (les visiteurs qui dĂ©cideraient de frĂ©quenter la RNF Ă  la place feraient des Ă©conomies Ă©quivalentes aux pertes encourues par ces parcs) ainsi que de la très faible probabilitĂ© qu’un tel scĂ©nario se matĂ©rialise due Ă  la faible substituabilitĂ© d’expĂ©rience entre la RNF du Cap-Tourmente et les parcs locaux qui exigent des droits d’entrĂ©e, ces coĂ»ts potentiels ne sont pas comptabilisĂ©s dans l’analyse coĂ»ts-avantages principale.

Tableau : RĂ©sumĂ© des avantages et des coĂ»ts monĂ©tarisĂ©s
Remarque : Les donnĂ©es ont Ă©tĂ© arrondies.
Répercussions monétarisées Total (valeur actualisée) Valeur annualisée (non actualisée)
Avantages : Canadiens — Visiteurs potentiels Jusqu’à 2,7 millions de dollars Jusqu’à 310 000 $
CoĂ»ts : Gouvernement — Hausse des frais de gestion assumĂ©e Jusqu’à 2,7 millions de dollars Jusqu’à 310 000 $
Total (avantages ou coĂ»ts monĂ©tarisĂ©s nets) 0 $ 0 $

Lentille des petites entreprises

Le projet de règlement n’impose pas de coĂ»ts directs aux petites entreprises. Cependant, comme mentionnĂ© dans la section « CoĂ»ts Â», il est possible qu’un parc local, soit une petite entreprise sous forme d’OSBL, pourrait subir une diminution d’achalandage due Ă  l’augmentation de la concurrence en offres d’expĂ©riences et d’activitĂ©s de plein air gĂ©nĂ©rĂ©e par l’abrogation des droits d’entrĂ©e Ă  la RNF. Bien qu’il soit attendu que cet effet devrait ĂŞtre limitĂ© dĂ» au peu de substituabilitĂ© entre les expĂ©riences et activitĂ©s offertes aux deux endroits, une analyse sous la lentille des petites entreprises a Ă©tĂ© effectuĂ©e sur la base d’une hypothèse conservatrice afin de tenir compte d’impacts potentiels. La diminution potentielle d’achalandage pourrait mener Ă  une rĂ©duction de revenus pouvant aller jusqu’à 280 000 $ annuellement, ou 2,4 millions de dollars sur 10 ans.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas aux modifications proposĂ©es, car il n’y a pas de changement au fardeau administratif pour les entreprises.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Les modifications proposées ne sont pas liées à un plan de travail ou à un engagement s’inscrivant dans un cadre officiel de coopération en matière de réglementation. Toutefois, puisque les modifications proposées protégeraient et conserveraient les espèces sauvages et leurs habitats au Canada, elles soutiendraient les engagements pris par le Canada en vertu de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique et du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. En outre, l’abrogation proposée des droits d’entrée de la RNF du Cap-Tourmente satisferait l’objectif d’harmonisation de la gratuité d’accès avec le reste du réseau de RNF au Canada.

Afin de remplir ces engagements, le Ministère collabore avec les provinces et les territoires, notamment en négociant des accords sur la nature afin de réaliser les objectifs communs en matière de conservation. Les accords sur la nature conclus entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux et territoriaux intéressés comprendront des engagements clairs et fermes en matière de conservation et de protection de la nature. Ils prévoiront des mesures et des engagements financiers que ces gouvernements prendront d’un commun accord pour atteindre leurs objectifs de conservation individuels et collectifs.

Obligations internationales

Les modifications proposées ne visent pas d’obligations découlant des accords commerciaux internationaux du Canada.

Effets sur l’environnement

Les rĂ©ponses aux questions de l’examen prĂ©liminaire de l’analyse dans l’optique de climat, de nature et d’économie (OCNE) indiquent que les modifications proposĂ©es ne gĂ©nĂ©reraient aucun effet important liĂ© aux changements climatiques, Ă  la biodiversitĂ© et Ă  l’environnement. La stabilisation de la population de la GON depuis les annĂ©es 2000 et un changement de comportement de ces oiseaux, qui utilisent maintenant des haltes migratoires principalement Ă  l’extĂ©rieur de cette RNF, indiqueraient que la magnitude de l’effet des modifications proposĂ©es sur la nature et la biodiversitĂ©, et notamment sa composante d’abrogation du programme de chasse, serait minime. Une Ă©ventuelle augmentation du nombre de visiteurs en raison de la gratuitĂ© d’accès qui serait instaurĂ©e pourrait exercer une pression sur les oiseaux migrateurs, d’autres espèces sauvages et leurs habitats, ainsi qu’un lĂ©ger changement d’émissions de gaz Ă  effet de serre (GES) Ă  cause d’une augmentation de la circulation vers et dans cette RNF. Cependant, la magnitude de cette pression, de ses effets rĂ©siduels et d’une augmentation de GES serait vraisemblablement minime, d’autant plus que les espaces de stationnement existants dans cette RNF limitent le nombre quotidien de visiteurs et que l’accès y est restreint lorsque cette limite est atteinte. En consĂ©quence, aucune analyse environnementale stratĂ©gique n’a donc Ă©tĂ© entreprise.

ConformĂ©ment aux orientations de la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et Ă©conomique stratĂ©gique, l’évaluation environnementale et Ă©conomique stratĂ©gique de cette proposition ne comprenait pas d’analyse Ă©conomique stratĂ©gique, Ă©tant donnĂ© la nature et la portĂ©e des modifications proposĂ©es.

Analyse comparative entre les sexes plus

Une analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) effectuée quant aux modifications proposées n’a permis de révéler aucune répercussion négative par rapport au sexe ou à d’autres facteurs d’identité.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Les modifications proposées entreraient en vigueur dès leur enregistrement. Le Ministère est l’organisme fédéral responsable des activités de promotion de la conformité et d’application de la loi, conformément aux mesures de protection prévues dans la Loi et le Règlement.

Conformité et application

Une stratégie de conformité a été élaborée pour soutenir la mise en œuvre des modifications proposées. Les initiatives de promotion de la conformité sont des mesures proactives qui encouragent la conformité volontaire aux lois par des activités d’éducation et de sensibilisation favorisant la prise de conscience et la compréhension. Comme les modifications proposées n’imposeraient pas de nouvelles exigences majeures, les activités de promotion de la conformité et d’application de la loi (y compris les dispositions établissant l’interdiction de chasser) seraient limitées et ciblées. Ces activités porteraient sur l’affichage, le contenu Web, les médias sociaux, l’expédition directe de communications, les panneaux d’affichage et les réponses aux demandes des parties prenantes.

La Loi confère aux agents de la faune (dĂ©signĂ©s en vertu de la Loi) divers pouvoirs (inspection, droit de passage, perquisition et saisie, garde des objets saisis, etc.). Des mesures d’application de la loi sont mises Ă  la disposition des agents de la faune (ordres, contraventions, sanctions administratives pĂ©cuniaires [SAP] et poursuites) pour assurer la conformitĂ©. Le Règlement sur les dispositions rĂ©glementaires dĂ©signĂ©es aux fins de contrĂ´le d’application – Loi sur les espèces sauvages du Canada (le Règlement de dĂ©signation) dĂ©signe les infractions Ă  la Loi qui rendent le contrevenant passible d’amendes minimales et d’amendes maximales plus Ă©levĂ©es sur dĂ©claration de culpabilitĂ© rĂ©sultant d’une poursuite judiciaire.

En gĂ©nĂ©ral, l’ordre de prioritĂ© des activitĂ©s d’application de la loi est Ă©tabli en fonction du risque pour la conservation des espèces sauvages et de leurs habitats, ainsi que du niveau de risque de non-conformitĂ©. Dans les cas mineurs de non-conformitĂ©, un avertissement, un ordre, une contravention ou une SAP pourraient ĂŞtre indiquĂ©s. Pour les cas graves de non-conformitĂ©, une poursuite judiciaire pourrait ĂŞtre le recours le plus appropriĂ© aux fins d’application de la loi. Dans ces cas, le rĂ©gime d’amendes dĂ©crit dans le Règlement de dĂ©signation s’appliquerait après dĂ©claration de culpabilitĂ© et expliquerait les infractions et les sanctions (peines, amendes et emprisonnement) pour les contrevenants, qu’il s’agisse de personnes physiques, de personnes morales Ă  revenus modestes ou d’autres personnes. La partie I de l’annexe I.2 du Règlement sur les contraventions dĂ©signe les infractions au Règlement qui peuvent rendre le contrevenant passible d’une amende. La section 1 de la partie 2 de l’annexe 1 du Règlement sur les pĂ©nalitĂ©s administratives en matière d’environnement dĂ©signe les violations de la Loi, et la section 2 dĂ©signe les violations du Règlement, qui sont susceptibles d’exposer l’auteur Ă  une SAP.

Personne-ressource

Caroline Ladanowski
Directrice
Division de la gestion de la faune et affaires réglementaires
Service canadien de la faune
Ministère de l’Environnement
351, boulevard Saint-Joseph, 13e étage
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : ReglementsFaune-WildlifeRegulations@ec.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil, en vertu de l’article 12rĂ©fĂ©rence a de la Loi sur les espèces sauvages du Canada rĂ©fĂ©rence b, de l’alinĂ©a 19(1)a)rĂ©fĂ©rence c de la Loi sur la gestion des finances publiques rĂ©fĂ©rence d et du paragraphe 5(1) de la Loi sur les pĂ©nalitĂ©s administratives en matière d’environnement rĂ©fĂ©rence e, se propose de prendre le Règlement modifiant le Règlement sur les rĂ©serves d’espèces sauvages et le Règlement sur les pĂ©nalitĂ©s administratives en matière d’environnement, ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les trente jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. S’ils choisissent plutĂ´t de prĂ©senter leurs observations par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, ils sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout Ă  Caroline Ladanowski, directrice, Division de la gestion de la faune et affaires rĂ©glementaires, Service canadien de la faune, ministère de l’Environnement, 351, boulevard Saint-Joseph, 13e Ă©tage, Gatineau (QuĂ©bec) K1A 0H3 (courriel : ReglementsFaune-WildlifeRegulations@ec.gc.ca).

Ottawa, le 19 septembre 2025

La greffière adjointe intérimaire du Conseil privé
Janna Rinaldi

Règlement modifiant le Règlement sur les réserves d’espèces sauvages et le Règlement sur les pénalités administratives en matière d’environnement

Loi sur les espèces sauvages du Canada

Règlement sur les réserves d’espèces sauvages

1 Les dĂ©finitions de adulte, aĂ®nĂ©, Ă©tudiant et services d’interprĂ©tation, Ă  l’article 2 du Règlement sur les rĂ©serves d’espèces sauvages rĂ©fĂ©rence 2, sont abrogĂ©es.

2 (1) Le passage du paragraphe 3(1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

3 (1) Sous rĂ©serve des paragraphes 3.1(1) Ă  (3) et des articles 3.6 et 3.7, sauf en conformitĂ© avec un permis dĂ©livrĂ© en vertu de l’article 4, dans une rĂ©serve d’espèces sauvages, il est interdit Ă  toute personne :

(2) Le paragraphe 3(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Il est interdit Ă  toute personne de chasser ou de pĂŞcher, de l’extĂ©rieur d’une rĂ©serve d’espèces sauvages, un individu d’une espèce sauvage se trouvant Ă  l’intĂ©rieur de la rĂ©serve, sauf en conformitĂ© avec un permis dĂ©livrĂ© en vertu de l’article 4.

3 Le paragraphe 3.1(4) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(4) Il est entendu qu’un permis dĂ©livrĂ© en vertu de l’article 4 n’est pas requis pour exercer ces activitĂ©s.

4 Les articles 8.1 Ă  8.3 du mĂŞme règlement sont abrogĂ©s.

5 Les annexes II et III du même règlement sont abrogées.

Loi sur les pénalités administratives en matière d’environnement

Règlement sur les pénalités administratives en matière d’environnement

6 Les articles 39 Ă  43 de la section 2 de la partie 2 de l’annexe 1 du Règlement sur les pĂ©nalitĂ©s administratives en matière d’environnement rĂ©fĂ©rence 3 sont abrogĂ©s.

Entrée en vigueur

7 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

Conditions d’utilisation et Avis de confidentialité

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  • commentaire venant Ă  l’encontre des lois fĂ©dĂ©rales, provinciales ou territoriales du Canada;
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  • commentaire dont le but est d'encourager ou d'inciter une activitĂ© criminelle;
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L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit d’examiner et de supprimer les renseignements personnels, les propos haineux ou tout autre renseignement jugĂ© inappropriĂ© Ă  la publication, tel qu’il est dĂ©crit ci-dessus.

Les renseignements commerciaux confidentiels ne doivent ĂŞtre affichĂ©s que dans la zone de texte rĂ©servĂ©e Ă  cette fin. En gĂ©nĂ©ral, « renseignements commerciaux confidentiels Â» dĂ©signe les renseignements qui i) ne sont pas accessibles au public, ii) sont traitĂ©s de façon confidentielle par la personne dont l’entreprise est concernĂ©e par ces renseignements et iii) ont une valeur Ă©conomique rĂ©elle ou potentielle pour la personne ou ses concurrents, car ils ne sont pas accessibles au public et leur divulgation entraĂ®nerait une perte financière pour la personne ou un gain important pour ses concurrents. Les commentaires fournis dans la zone rĂ©servĂ©e aux renseignements commerciaux confidentiels qui correspondent Ă  cette description ne seront pas rendus publics. L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit de rendre le commentaire public s’il n’est pas considĂ©rĂ© qu’il s’agit d’un renseignement commercial confidentiel.

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Les renseignements fournis sont recueillis en vertu de la Loi sur la gestion des finances publiques, de la Loi sur le ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux, de la Loi de mise en Ĺ“uvre de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique, ainsi que des lois habilitantes des organismes de rĂ©glementation concernĂ©s, aux fins de recueillir des commentaires liĂ©s aux changements rĂ©glementaires. Vos commentaires et vos documents sont recueillis dans le but d’accroĂ®tre la transparence du processus rĂ©glementaire et de rendre le gouvernement plus accessible aux Canadiens.

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Toute personne est en droit de demander que les renseignements personnels la concernant lui soient communiquĂ©s ou qu’ils soient corrigĂ©s. Pour demander l’accès Ă  vos renseignements personnels ou leur correction, communiquez avec le Bureau de l’accès Ă  l’information et de la protection des renseignements personnels (AIPRP) de l’institution fĂ©dĂ©rale responsable de la gestion du changement rĂ©glementaire proposĂ©.

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