La Gazette du Canada, Partie I, volume 158, numĂ©ro 51 : Règlement modifiant le Règlement canadien sur l’accessibilitĂ©

Le 21 dĂ©cembre 2024

Fondement législatif
Loi canadienne sur l’accessibilité

Ministère responsable
Ministère de l’Emploi et du Développement social

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Plus d’une personne sur quatre âgĂ©e de 15 ans et plus au Canada a un handicap, mais 45 % des personnes en situation de handicap au Canada ont dĂ©clarĂ© avoir rencontrĂ© des obstacles Ă  l’accessibilitĂ© numĂ©rique dans leurs interactions avec des organisations du secteur fĂ©dĂ©ral. Les obstacles Ă  l’accessibilitĂ© numĂ©rique ont des rĂ©percussions nĂ©gatives importantes sur les moyens de subsistance et le bien-ĂŞtre des personnes en situation de handicap et des autres Canadiens. En raison de ces obstacles, les personnes ont parfois de la difficultĂ© Ă  gĂ©rer leurs finances de manière indĂ©pendante, Ă  postuler Ă  un emploi, Ă  l’obtenir et Ă  le conserver, et Ă  obtenir des informations sur les programmes et les services ou Ă  accĂ©der Ă  ces programmes et services.

Description : Les modifications proposĂ©es au Règlement canadien sur l’accessibilitĂ© (le Règlement) prĂ©voiraient une nouvelle partie intitulĂ©e « Technologies de l’information et des communications Â», qui dĂ©finirait de nouvelles exigences pour les organisations du secteur public et du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale.

Les modifications proposĂ©es fixent des exigences en matière d’accessibilitĂ© pour trois domaines des technologies de l’information et des communications (ci-après dĂ©nommĂ©es « technologies numĂ©riques Â») qui sont prioritaires pour les personnes en situation de handicap. Il s’agit des domaines suivants : (1) les pages Web, y compris les applications Web; (2) les applications mobiles; (3) les documents non-Web (ci-après appelĂ©s « documents numĂ©riques Â»).

En outre, les organisations sous réglementation fédérale devront également fournir une formation sur les technologies numériques accessibles à leurs employés qui développent, entretiennent ou achètent des technologies numériques; publier des déclarations sur l’accessibilité à propos de leurs pages Web, applications mobiles et documents numériques et évaluer l’accessibilité de certains produits et services de technologie numérique qu’ils achètent.

Les organisations du secteur privĂ© comptant 99 employĂ©s ou moins, ci-après appelĂ©es « petites entreprises Â», seraient exemptĂ©es des exigences proposĂ©es. Les conseils de bande des Premières Nations bĂ©nĂ©ficieraient d’une exemption limitĂ©e dans le temps aux exigences proposĂ©es, ainsi qu’aux obligations de planification et de rapports, et ce, jusqu’au 31 dĂ©cembre 2033. Cela offrirait suffisamment de temps et d’espace pour continuer Ă  mobiliser les partenaires des Premières Nations et d’autres intervenants autochtones sur les obstacles Ă  l’accessibilitĂ© rencontrĂ©s par les personnes autochtones en situation de handicap et dĂ©finir une approche adaptĂ©e Ă  l’application de la Loi canadienne sur l’accessibilitĂ© (la Loi) dans les rĂ©serves.

Justification : L’élimination des obstacles persistants Ă  l’accessibilitĂ© numĂ©rique pour les personnes en situation de handicap et la prĂ©vention de nouveaux obstacles constituent une prioritĂ© dans le cadre de la Loi. Cela est d’autant plus important que, pour la plupart des gens, la technologie numĂ©rique est essentielle pour accĂ©der aux programmes et aux services et pour trouver un emploi et le conserver. Ă€ cette fin, la proposition du règlement sur l’accessibilitĂ© des technologies numĂ©riques a pour objectif d’offrir aux personnes en situation de handicap un accès Ă©quitable aux emplois, programmes et services rendus possibles par l’accessibilitĂ© des technologies numĂ©riques dans le secteur public et privĂ©, afin qu’elles puissent participer pleinement Ă  la vie des collectivitĂ©s et des milieux de travail au Canada.

Des consultations approfondies avec la communautĂ© des personnes en situation de handicap et les organisations rĂ©glementĂ©es ont clairement montrĂ© que les pages Web, les applications mobiles et les documents numĂ©riques inaccessibles continuent de crĂ©er des obstacles importants Ă  l’accès Ă©quitable Ă  l’information, aux services et aux programmes. Par consĂ©quent, ces trois domaines sont considĂ©rĂ©s comme des prioritĂ©s pour l’action en matière de rĂ©glementation.

Les exigences proposées concernant les déclarations sur l’accessibilité, la formation et l’évaluation de l’accessibilité des technologies numériques achetées par les organisations ont été identifiées, par la communauté des personnes en situation de handicap et les organisations réglementées, comme des étapes cruciales pour améliorer l’accessibilité numérique. Ces mesures contribueraient à soutenir les améliorations en matière d’accessibilité et permettraient de passer à une culture où la technologie numérique est conçue pour être accessible dès le départ. En outre, ces modifications jetteraient les bases des modifications ultérieures au Règlement qui porteraient sur des domaines plus complexes de la technologie numérique (par exemple la technologie numérique ancienne ou préexistante, les logiciels d’application et l’intelligence artificielle).

Bien que les coĂ»ts administratifs et de mise en conformitĂ© qui dĂ©couleraient des modifications proposĂ©es soient considĂ©rĂ©s comme importants, les avantages devraient l’emporter sur les coĂ»ts. Sur 10 pĂ©riodes de 12 mois, la valeur actualisĂ©e des coĂ»ts totaux prĂ©vus pour les organisations devrait s’élever Ă  environ 309,95 millions de dollars. La valeur actualisĂ©e totale des avantages attendus devrait s’élever Ă  environ 1,209.78 millions de dollars. Les avantages nets en valeur actualisĂ©e seraient d’environ 899,83 millions de dollars.

Le fait de garantir l’accessibilité numérique dès le départ permettrait aux personnes en situation de handicap et, dans une moindre mesure, aux autres personnes de gagner du temps, du fait que serait réduite la nécessité de se rendre en personne et de téléphoner aux organisations sous réglementation fédérale pour obtenir des informations et effectuer des transactions.

Sur la base des informations disponibles auprès des administrations internationales et des consultations d’experts, les organisations réglementées devraient bénéficier d’une réduction des appels téléphoniques, des échanges de courriels, de la demande de production de documents et des visites en personne sur leurs lieux de prestation de services. En outre, les technologies numériques étant des outils essentiels pour les travailleurs, les organisations devraient bénéficier d’une productivité accrue et d’un taux de roulement plus faible lorsque les employés en situation de handicap ont un accès sans obstacle à ces technologies.

Enjeux

Les personnes en situation de handicap reprĂ©sentent une part importante et croissante de la population canadienne. Selon l’EnquĂŞte canadienne sur l’incapacitĂ© de 2022rĂ©fĂ©rence 1, 8 millions de personnes, soit 27 % de la population canadienne, prĂ©sentent au moins un handicap. Cela reprĂ©sente une augmentation de 1,7 million de personnes par rapport Ă  2017, annĂ©e oĂą le taux de handicap Ă©tait de 22 %. Cette augmentation est en partie attribuable au vieillissement de la population canadienne ainsi qu’à d’autres facteurs tels que l’augmentation des taux de handicap liĂ©s Ă  la santĂ© mentale chez les jeunes et les adultes en âge de travailler.

Les technologies numériques font partie intégrante du quotidien de la plupart des gens. Aujourd’hui, les gens utilisent régulièrement les technologies numériques pour trouver un emploi et participer à des activités professionnelles, accéder à des programmes et à des services, utiliser les réseaux sociaux, s’instruire, accéder à des informations sur la santé et effectuer des opérations bancaires. Depuis la pandémie de COVID-19, le passage aux services en ligne et numériques s’est également accéléré, rendant les technologies numériques encore plus essentielles aux moyens de subsistance et au bien-être de la population canadienne, une tendance qui devrait se poursuivre.

Toutefois, les personnes en situation de handicap continuent de se heurter Ă  des obstacles importants dans l’utilisation des technologies numĂ©riques, et ces obstacles persistent dans les secteurs sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale, mĂŞme si des normes d’accessibilitĂ© numĂ©rique existent depuis 1999. Par exemple, selon l’EnquĂŞte sur l’accessibilitĂ© dans les organisations du secteur public (EAOSP) de 2021rĂ©fĂ©rence 2, environ 45 % des Canadiens en situation de handicap dĂ©clarent avoir rencontrĂ© un obstacle liĂ© Ă  la technologie numĂ©rique dans leurs interactions avec une organisation ou une entreprise fĂ©dĂ©rale.

La dépendance à l’égard des technologies numériques aux fins de la prestation des services et de l’exécution des programmes ne cessant de croître, et la population vieillissante, les effets négatifs des obstacles à l’accessibilité numérique augmenteront vraisemblablement au fil du temps. Dans ce contexte, une action immédiate pour améliorer l’accessibilité numérique constituerait une étape clé vers la réalisation de l’objectif de la Loi de faire du Canada un pays exempt d’obstacles d’ici 2040. À cette fin, des règlements sont nécessaires pour créer une culture d’amélioration durable de l’accessibilité dès le départ dans les organisations sous réglementation fédérale. Ces efforts doivent être conformes aux lignes directrices énoncées dans les normes d’accessibilité numérique.

Contexte

Le Canada a ratifiĂ© la Convention relative aux droits des personnes handicapĂ©es des Nations Unies (CDPHNU) en 2010. La CDPHNU est un traitĂ© international sur les droits de la personne qui vise Ă  protĂ©ger les droits et la dignitĂ© des personnes en situation de handicap sans discrimination et sur la base de l’égalitĂ© avec les autres. En tant qu’État partie Ă  la CDPHNU, le Canada a acceptĂ© de prendre des mesures appropriĂ©es en matière d’accessibilitĂ© et d’élaborer des normes minimales d’accessibilitĂ© et d’en assurer le suivi.

La Loi canadienne sur l’accessibilité (la Loi) est entrée en vigueur en 2019 et, avec la Charte canadienne des droits et libertés et la Loi canadienne sur les droits de la personne, a établi le cadre juridique qui aidera le Canada à respecter ses engagements en matière d’accessibilité et de droits des personnes en situation de handicap conformément à la CDPHNU.

La Loi vise Ă  transformer le Canada en un pays exempt d’obstacles pour toutes les personnes au Canada, en particulier les personnes en situation de handicap, d’ici 2040. Elle permettra la reconnaissance et l’élimination des obstacles ainsi que la prĂ©vention de nouveaux obstacles dans les domaines prioritaires suivants :

La Loi s’applique à toutes les organisations relevant de la compétence fédérale, telles que le gouvernement fédéral et les secteurs de la banque, des télécommunications et des transports. Aux termes de la Loi, l’Organisation canadienne d’élaboration de normes d’accessibilité, connue sous le nom de Normes d’accessibilité Canada (NAC), a été créée en 2019 et chargée d’élaborer des normes nationales d’accessibilité. Depuis lors, NAC travaille à l’élaboration de nombreuses normes d’accessibilité liées aux domaines prioritaires de la Loi, y compris l’accessibilité numérique.

En dĂ©cembre 2021, EDSC a adoptĂ© son premier règlement en vertu de la Loi : le Règlement canadien sur l’accessibilitĂ© (le Règlement). Le Règlement dĂ©crit en dĂ©tail la manière dont les organismes rĂ©glementĂ©s doivent prĂ©parer et publier des documents de planification et de rapport sur l’accessibilitĂ© et Ă©tablir une procĂ©dure pour recevoir et traiter les rĂ©troactions du public. Le Règlement fournit Ă©galement un cadre pour les sanctions administratives pĂ©cuniaires en cas de violation de la Loi et de son règlement. Les conseils de bande des Premières Nations ont Ă©tĂ© exemptĂ©s des exigences prĂ©vues au Règlement en matière de planification et de production de rapports pendant cinq ans (jusqu’en dĂ©cembre 2026), de sorte Ă  donner le temps de les engager sur une approche en matière d’accessibilitĂ© dans les rĂ©serves.

En mai 2024, NAC a adoptĂ© la « Norme europĂ©enne harmonisĂ©e EN 301 549 (v.3.2.1) (PDF) [en anglais seulement]» Exigences d’accessibilitĂ© pour les produits et services TIC Â» (ci-après la Norme EN) dans son intĂ©gralitĂ© et sans modification en tant que norme nationale du Canada. La Norme canadienne est connue sous le nom de CAN/ASC-EN 301 549 : 2024 Exigences d’accessibilitĂ© pour les produits et services TIC (EN 301 549 : 2021, IDT) (PDF) [Norme CAN/ASC-EN ci-après]. Il est important de noter que si plusieurs autres normes et lignes directrices existent pour l’accessibilitĂ© numĂ©rique (telles que les Règles pour l’accessibilitĂ© des contenus Web), la norme la plus complète Ă  ce jour est la Norme EN.

La Norme EN définit les exigences auxquelles les technologies numériques doivent répondre pour permettre leur utilisation par tous, en particulier par les personnes en situation de handicap. D’une manière générale, les technologies numériques qui répondent aux exigences de la Norme EN sont compatibles et fonctionnent sans problème avec les technologies d’assistance utilisées par les personnes en situation de handicap. Il s’agit notamment des lecteurs d’écran, des logiciels de synthèse vocale et des claviers en braille. Cela signifie également que le contenu numérique et sa présentation ne prêtent pas à confusion pour les utilisateurs. Par conséquent, les technologies numériques conformes à la Norme EN sont généralement accessibles aux personnes en situation de handicap.

Sur les plans international et provincial, il existe dĂ©jĂ  des règlements en matière d’accessibilitĂ© numĂ©rique. Au Canada, les provinces de l’Ontario, du QuĂ©bec et du Manitoba, ainsi que les organismes du gouvernement du Canada, tels que le Conseil de la radiodiffusion et des tĂ©lĂ©communications canadiennes (CRTC) et l’Office des transports du Canada (OTC), ont Ă©laborĂ© des règlements ou des normes propres Ă  l’accessibilitĂ© numĂ©rique. Sur le plan international, l’Article 508 de la Loi amĂ©ricaine sur la rĂ©adaptation (US Rehabilitation Act, en anglais) est une loi fĂ©dĂ©rale qui impose aux organismes fĂ©dĂ©raux de fournir aux personnes en situation de handicap un accès Ă©gal aux informations et aux donnĂ©es Ă©lectroniques.

Objectif

L’objectif des modifications rĂ©glementaires proposĂ©es est d’éliminer les obstacles existants, de prĂ©venir les nouveaux obstacles et d’amĂ©liorer l’accessibilitĂ© dans les trois domaines suivants des technologies numĂ©riques des organisations sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale :

Les modifications proposées ont également pour objectif de sensibiliser le public et de renforcer les capacités en matière d’accessibilité numérique au Canada, notamment au moyen d’une plus grande normalisation des pratiques de conception accessible pour la technologie numérique. Cela permettrait de faire évoluer la culture vers une technologie numérique conçue pour être accessible dès le départ et jetterait les bases de futures modifications du Règlement qui porteraient sur des domaines plus complexes de la technologie numérique (par exemple la technologie numérique ancienne ou préexistante, les logiciels de bureau, l’intelligence artificielle).

Description

Les modifications proposĂ©es au Règlement prĂ©voiraient une nouvelle partie intitulĂ©e « Technologies de l’information et des communications Â», qui dĂ©finirait de nouvelles exigences relatives Ă  l’accessibilitĂ© numĂ©rique, dĂ©crites ci-dessous.

Incorporation par renvoi de la Norme CAN-ASC-EN

Les modifications proposĂ©es incorporeraient par renvoi la version la plus rĂ©cente de la norme CAN/ASCEN 301 549 : 2024 Exigences d’accessibilitĂ© pour les produits et services TIC (ci-après dĂ©nommĂ©e « la Norme CAN/ASC-EN Â») sans modification. Cette incorporation se ferait de façon dynamique afin de garantir que les exigences rĂ©glementaires sont Ă  jour par rapport aux progrès futurs des technologies numĂ©riques et des pratiques de conception de l’accessibilitĂ© numĂ©rique.

Application

Les modifications proposĂ©es fixeraient des exigences diffĂ©rentes pour les types d’organisations rĂ©glementĂ©es suivantes :

Application limitée

Conformément à l’approche sectorielle de la Loi, les exigences proposées ne s’appliqueraient pas aux technologies numériques destinées au public ou aux consommateurs des fournisseurs de services de transport (ci-après, des FST) et des entités de télécommunication et de radiodiffusion (ci-après, des ETR), car ces domaines sont réglementés par l’OTC ou le CRTC, respectivement. Les FST et les ERT relèvent à la fois du secteur public et du secteur privé. De plus amples détails sur les exigences proposées qui s’appliqueraient aux FST et aux ERT, et sur la manière dont elles s’appliqueraient, sont fournis dans la section sur les exigences proposées.

Exemptions

Les exigences proposĂ©es ne s’appliqueraient pas aux organisations du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale qui comptaient en moyenne 99 employĂ©s ou moins au cours des trois annĂ©es civiles prĂ©cĂ©dentes (ci-après appelĂ©es « petites entreprises Â»).

Les conseils de bande des Premières Nations seraient exemptĂ©s des exigences proposĂ©es en matière d’accessibilitĂ© numĂ©rique jusqu’au 31 dĂ©cembre 2033. En outre, l’exemption actuelle pour les conseils de bande des Premières Nations dans le Règlement, qui couvre les exigences de la Loi en matière de planification de l’accessibilitĂ© et de production de rapports, et qui doit expirer le 31 dĂ©cembre 2026, serait prolongĂ©e jusqu’au 31 dĂ©cembre 2033, aux fins d’harmonisation avec l’exemption proposĂ©e des exigences en matière d’accessibilitĂ© numĂ©rique. L’exemption proposĂ©e continuerait Ă  ne pas s’appliquer aux entreprises commerciales exploitĂ©es pour les bandes des Premières Nations ou pour leur compte ou sur les terres de rĂ©serve de la bande.

Exigences réglementaires proposées pour les technologies numériques

La Norme CAN/ASC-EN

Les modifications proposĂ©es exigeraient que les organisations sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale se conforment aux exigences de la version la plus rĂ©cente de la Norme CAN/ASC-EN pour leurs (1) pages Web, y compris les applications Web; (2) applications mobiles; et (3) documents numĂ©riques.

La Norme CAN/ASC-EN dĂ©finit le rendement fonctionnel et des exigences gĂ©nĂ©rales qui s’appliquent Ă  toutes les technologies numĂ©riques, ainsi que des exigences prĂ©cises pour diffĂ©rentes technologies numĂ©riques. Les clauses suivantes s’appliqueraient aux trois domaines couverts par les modifications proposĂ©es :

Les principaux éléments des modifications proposées sont décrits ci-dessous.

Exigences pour les pages Web

Les organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral devront s’assurer que toutes leurs pages Web destinĂ©es au public et aux employĂ©s (et tout contenu de ces pages) publiĂ©es ou mises Ă  jour après le 1er juin 2027 sont conformes aux articles 4 Ă  7 et 9 de la Norme CAN/ASC-EN.

Les moyennes et grandes entreprises devront s’assurer que toutes leurs pages Web destinĂ©es au public et aux employĂ©s (et tout contenu de ces pages) publiĂ©es ou mises Ă  jour après le 1er juin 2028 sont conformes aux articles 4 Ă  7 et 9 de la Norme CAN/ASC-EN.

Application limitĂ©e : Les FST et les ERT des secteurs public et privĂ© n’auraient qu’à s’assurer que leurs pages Web destinĂ©es aux employĂ©s sont conformes Ă  la Norme CAN/ASC-EN. Les dates auxquelles les exigences de conformitĂ© Ă  la Norme CAN/ASC-EN commenceront Ă  s’appliquer restent inchangĂ©es : le 1er juin 2027 pour les FST et les ERT du secteur public, et le 1er juin 2028 pour les FST et les ERT du secteur privĂ©.

Exigences pour les applications mobiles

Les organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral et les grandes entreprises, Ă  l’exception de celles qui sont des FST ou des ERT, devront veiller Ă  ce que toutes leurs applications mobiles destinĂ©es au public et lancĂ©es après le 1er juin 2028 soient conformes aux articles 4 Ă  7 et 11 de la Norme CAN/ASC-EN.

En outre, Ă  compter du 1er juin 2028, les organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral et les grandes entreprises, Ă  l’exception de celles qui sont des FST ou des ERT, devront obtenir une Ă©valuation de la conformitĂ© aux normes d’accessibilitĂ© comportant une analyse des Ă©carts par rapport aux articles 4 Ă  7 et 11 de la Norme CAN/ASC-EN pour toutes leurs applications mobiles tournĂ©es destinĂ©es au public lancĂ©es initialement avant le 1er juin 2028.

Exigences relatives aux documents numériques

Les organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral et les grandes entreprises, Ă  l’exception de celles qui sont des FST ou des ERT, devront s’assurer que tout document numĂ©rique qu’elles crĂ©ent et offrent pour le tĂ©lĂ©chargement Ă  partir de leurs pages Web publiques après le 1er juin 2028 est conforme aux articles 4 Ă  7 et 10 de la Norme CAN/ASC-EN.

Différents modes d’accès

EDSC reconnaĂ®t qu’il n’est pas toujours possible pour une organisation de se conformer entièrement Ă  la Norme CAN/ASC-EN. Dans les circonstances oĂą la conformitĂ© totale ne peut ĂŞtre atteinte, les modifications proposĂ©es permettraient aux organisations de prendre d’autres mesures raisonnables pour Ă©liminer les obstacles qui sont liĂ©s aux pages Web, aux applications mobiles ou aux documents numĂ©riques. Il s’agit notamment de mettre en place d’autres moyens d’accĂ©der Ă  l’information ou d’effectuer des tâches associĂ©es aux technologies numĂ©riques qui ne sont pas conformes Ă  la Norme CAN/ASC-EN – des dĂ©tails supplĂ©mentaires seront fournis dans les lignes directrices. Ceci est cohĂ©rent avec l’objectif final des modifications proposĂ©es, qui est de fournir un accès Ă©quitable aux emplois, programmes et services pour les personnes en situation de handicap grâce Ă  des technologies numĂ©riques accessibles.

Cela dit, EDSC s’attend Ă  ce que ces mesures Ă©quivalentes soient de nature temporaire et assurent un accès Ă©quitable pendant que l’organisation s’efforce de se conformer Ă  la Norme CAN/ASC-EN. En effet, la portĂ©e de ce qui est faisable devrait s’élargir au fil du temps en raison de facteurs tels que la disponibilitĂ© croissante de nouveaux produits et services conformes Ă  la Norme CAN/ASC-EN, les progrès des pratiques de conception de l’accessibilitĂ© numĂ©rique et les efforts dĂ©ployĂ©s par l’organisation rĂ©glementĂ©e pour rĂ©soudre les difficultĂ©s liĂ©es Ă  la conformitĂ© Ă  la Norme CAN/ASC-EN. Les facteurs qui seraient considĂ©rĂ©s comme pertinents pour dĂ©terminer s’il est possible de se conformer Ă  la Norme CAN/ASC-EN sont donc les suivants :

Autres exigences

Exigences en matière de formation

Les organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral et les grandes et moyennes entreprises seraient tenues de fournir une formation sur les principes fondamentaux de l’accessibilitĂ© numĂ©rique d’ici le 1er juin 2027 ainsi qu’une formation de mise Ă  jour au moins tous les trois ans Ă  tous leurs employĂ©s qui prennent part au dĂ©veloppement, Ă  la maintenance ou Ă  l’achat de technologies numĂ©riques. EDSC s’attend Ă  ce que cette formation permette au moins Ă  ces employĂ©s d’acquĂ©rir un niveau de base de connaissances et de sensibilisation aux concepts d’accessibilitĂ© numĂ©rique dans le cadre de leurs fonctions et responsabilitĂ©s spĂ©cifiques.

Déclaration sur l’accessibilité

Les organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral et les grandes entreprises seraient tenues de publier des dĂ©clarations sur l’accessibilitĂ© couvrant les domaines de la technologie numĂ©rique suivants, qui devraient respecter les exigences des modifications proposĂ©es :

Les dĂ©clarations sur l’accessibilitĂ© n’auraient pas besoin de traiter du contenu numĂ©rique qui est exempt des exigences proposĂ©es. Par exemple, une grande entreprise, dans sa dĂ©claration sur l’accessibilitĂ©, n’aurait pas Ă  aborder ses pages Web publiĂ©es avant le 1er juin 2028.

Application limitĂ©e : Les organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral et les grandes entreprises qui sont des FST ou des ERT ne seraient tenues de publier une dĂ©claration sur l’accessibilitĂ© que pour les pages Web destinĂ©es aux employĂ©s.

Contenu et forme d’une déclaration sur l’accessibilité

Une dĂ©claration sur l’accessibilitĂ© devrait :

Délais de publication de la déclaration sur l’accessibilité
Exigences en matière d’approvisionnement

Ă€ compter du 1er juin 2028, lors de l’achat de produits ou de services liĂ©s Ă  leurs pages Web, applications mobiles et documents numĂ©riques, les organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral et les grandes entreprises seraient tenues d’obtenir une Ă©valuation de la conformitĂ© sur l’accessibilitĂ© par rapport Ă  la Norme CAN/ASC-EN. Une Ă©valuation de la conformitĂ© sur l’accessibilitĂ© dĂ©crit les exigences de la Norme CAN/ASC-EN qui s’appliqueraient Ă  la technologie numĂ©rique achetĂ©e et indique si la technologie numĂ©rique est conforme ou non Ă  ces exigences et en donne les raisons.

Application limitĂ©e : Les organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral et les grandes entreprises qui fournissent des services de transport ne seraient tenues d’obtenir une Ă©valuation de la conformitĂ© que lorsqu’elles achètent des produits ou des services liĂ©s Ă  leurs pages Web destinĂ©es aux employĂ©s.

Cette exigence ne s’applique pas à des ORT, qu’elles soient publiques ou privées.

Conservation des documents

Les organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral et les grandes et moyennes entreprises seraient tenues de conserver une copie Ă©lectronique des documents suivants :

Autres normes que la Norme CAN/ASC-EN

Cadre des sanctions administratives pécuniaires

En vertu de la Loi, les sanctions administratives pĂ©cuniaires (SAP) visent Ă  promouvoir la conformitĂ© et non Ă  punir. ConformĂ©ment au cadre des SAP du Règlement canadien sur l’accessibilitĂ©, le non-respect de la Norme CAN/ASC-EN pour les pages Web, les applications mobiles et les documents numĂ©riques serait classĂ© comme des violations « mineures Â». De plus, le non-respect des exigences en matière de formation, des dĂ©clarations sur l’accessibilitĂ©, d’approvisionnement et de conservation des dossiers, le cas Ă©chĂ©ant, serait Ă©galement classĂ© comme des violations « mineures Â».

Élaboration de la réglementation

Consultation

La consultation prĂ©alable d’EDSC pour l’élaboration du futur règlement sur l’accessibilitĂ© numĂ©rique a Ă©tĂ© lancĂ©e le 24 novembre 2022. Elle comprend les quatre Ă©lĂ©ments suivants :

Un total de 69 organisations ont participĂ© Ă  des activitĂ©s de consultation prĂ©alable. Il s’agit de 15 organisations Ĺ“uvrant pour les personnes en situation de handicap, de 8 fournisseurs de services de technologies numĂ©riques et de 46 organisations sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale des secteurs public et privĂ©. Les organisations Ĺ“uvrant pour les personnes en situation de handicap participantes reprĂ©sentaient des personnes ayant divers handicaps, tels que les incapacitĂ©s visuelles, auditives, physiques, neurologiques et cognitives. Cinq personnes ont Ă©galement formulĂ© des commentaires en leur nom propre.

EDSC a reçu beaucoup de commentaires de la part des intervenants participants, dont certains sont soulignés ici (des informations complémentaires sont disponibles dans le rapport sur ce que nous avons entendu). Dans l’ensemble, les participants issus de la communauté des personnes en situation de handicap et des organisations sous réglementation fédérale ont souligné l’importance de l’accessibilité des technologies numériques. Un résumé des avis et des commentaires reçus et de la manière dont ils ont été pris en compte dans les modifications proposées est fourni ici.

Commentaires sur les domaines de la technologie numérique

Les participants de la communauté des personnes en situation de handicap ont cerné plusieurs obstacles à l’accessibilité numérique qui ont une incidence négative sur leur bien-être économique et social, par exemple l’inaccessibilité du contenu Web et des documents numériques. Ils ont mis en évidence les obstacles numériques auxquels sont confrontées les personnes en situation de handicap dans le contexte de l’emploi et qui rendent plus difficiles la recherche d’un emploi et l’évolution de leur carrière. Par exemple, les plateformes de recrutement, en particulier celles qui sont conçues à l’interne par les employeurs, peuvent présenter des obstacles à l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap, ce qui peut rendre difficile, voire impossible de trouver et postuler à des emplois. Les employés en situation de handicap se heurtent également à des obstacles lorsqu’ils utilisent des sites Web internes, y compris des applications Web et des logiciels dans le cadre de leur travail quotidien, ce qui peut limiter leur progression de carrière et entraîner des frustrations et des taux de roulement plus élevés.

En outre, les participants de la communauté des personnes en situation de handicap ont mentionné que l’accessibilité des sites Web, des documents numériques (par exemple PDF, documents Word) et des appareils mobiles (par exemple téléphones intelligents et tablettes) était des domaines prioritaires nécessitant une intervention immédiate. Selon eux, les appareils mobiles sont désormais omniprésents et les documents numériques sont importants tant dans le contexte du service à la clientèle que dans celui de l’emploi.

Les organisations sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale ont indiquĂ© que les sites Web, les applications Web et les documents numĂ©riques sont les moyens les plus courants par lesquels elles interagissent avec leurs clients. Il s’agit Ă©galement de domaines dans lesquels les organisations ont gĂ©nĂ©ralement plus de contrĂ´le sur les processus de dĂ©veloppement et, dans le cas du contenu Web, de domaines pour lesquels il existe dĂ©jĂ  des capacitĂ©s et des connaissances importantes en matière de conception accessible. Dans d’autres domaines de la technologie numĂ©rique, tels que les logiciels d’application et d’entreprise et les appareils numĂ©riques (par exemple les tĂ©lĂ©phones intelligents et les tablettes), les organisations ont dĂ©clarĂ© qu’elles ne pouvaient acheter que ce qui Ă©tait proposĂ© par les principaux fournisseurs et que, dans certains cas, les connaissances et les capacitĂ©s en matière de conception accessible Ă©taient plus limitĂ©es. Compte tenu des commentaires des intervenants, les modifications proposĂ©es au Règlement exigeraient que les pages Web, y compris les applications Web, ainsi que les documents numĂ©riques, soient conformes Ă  la Norme CAN/ASC-EN.

Alors que les intervenants de la communautĂ© des personnes en situation de handicap ont fait Ă©tat d’obstacles Ă  l’accessibilitĂ© lors de l’utilisation d’appareils mobiles, les entreprises qui conçoivent, dĂ©veloppent et produisent ces appareils ne relèvent gĂ©nĂ©ralement pas de la compĂ©tence fĂ©dĂ©rale et donc de l’autoritĂ© de la Loi. En outre, l’accessibilitĂ© des appareils mobiles vendus aux consommateurs, tels que les tĂ©lĂ©phones intelligents proposĂ©s par les fournisseurs de services sans fil, relève de la compĂ©tence du CRTC, qui a dĂ©jĂ  des exigences dans ce domaine. Cela dit, des conversations approfondies ont rĂ©vĂ©lĂ© que l’accessibilitĂ© de l’environnement mobile est tout autant liĂ©e Ă  l’accessibilitĂ© des applications mobiles qu’à celle des appareils mobiles. En outre, les organismes sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale dĂ©veloppent et publient gĂ©nĂ©ralement leurs propres applications mobiles destinĂ©es aux clients, ce qui leur permet d’exercer un plus grand contrĂ´le sur leur conception et leur dĂ©veloppement. Par consĂ©quent, les applications mobiles seraient plutĂ´t incluses dans les autres domaines de la technologie numĂ©rique (c’est-Ă -dire le contenu Web, les documents numĂ©riques) qui devraient se conformer Ă  la Norme CAN/ASC-EN. Ces trois domaines de la technologie numĂ©rique (c’est-Ă -dire le contenu Web, les applications mobiles et les documents numĂ©riques) sont les principaux moyens par lesquels tous les Canadiens, y compris les personnes en situation de handicap, interagissent avec les organisations rĂ©glementĂ©es et sur lesquels ces dernières exercent gĂ©nĂ©ralement un contrĂ´le important.

Les domaines plus complexes de la technologie numĂ©rique et les domaines sur lesquels les organisations ont moins de contrĂ´le (par exemple les technologies numĂ©riques anciennes, les logiciels d’application, l’intelligence artificielle) seraient inclus dans les futures propositions rĂ©glementaires de la Loi traitant de l’accessibilitĂ© numĂ©rique.

Commentaires recueillis sur l’application de la réglementation et les échéanciers

Les organisations sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale ont indiquĂ© que la mise en place de technologies numĂ©riques Ă©tait complexe et nĂ©cessitait des efforts pluriannuels Ă  diffĂ©rentes Ă©tapes : gouvernance, planification et prise de dĂ©cision en matière d’investissement; approvisionnement et achat; conception, construction et mise en Ĺ“uvre; et assurance de la qualitĂ© et mises Ă  jour. Les organisations peuvent Ă©galement ĂŞtre assujetties Ă  des contrats pluriannuels dĂ©jĂ  Ă©tablis avec des fournisseurs de technologies numĂ©riques, ce qui peut limiter les changements qui peuvent ĂŞtre apportĂ©s Ă  leurs technologies numĂ©riques. L’évolution rapide de la technologie numĂ©rique a Ă©galement Ă©tĂ© soulignĂ©e comme un dĂ©fi de mise en Ĺ“uvre.

Alors que l’expertise en matière d’accessibilité du Web est bien établie dans les secteurs public et privé fédéraux et au sein d’organisations de différentes tailles, EDSC a entendu dire qu’il y a moins de capacités et d’expertise pour d’autres domaines de la technologie numérique, en particulier au sein d’entreprises dont l’échelle opérationnelle est plus limitée. Les petites entreprises ont indiqué que leurs capacités internes permettant de mettre en œuvre et d’améliorer les mesures d’accessibilité numérique sont limitées ou inexistantes, car elles dépendent généralement entièrement d’entrepreneurs externes pour fournir ces services. En outre, une grande majorité des petites entreprises qui relèvent de la compétence fédérale appartiennent à des secteurs qui n’ont que peu ou pas d’interaction avec le public et dont les clients sont généralement d’autres entreprises.

Compte tenu de ces facteurs, les modifications proposĂ©es ont Ă©tĂ© adaptĂ©es Ă  la capacitĂ© et aux rĂ©alitĂ©s des organisations rĂ©glementĂ©es de diffĂ©rentes tailles, qu’elles appartiennent au secteur public ou au secteur privĂ©. Plus prĂ©cisĂ©ment, les exigences proposĂ©es ne s’appliqueraient qu’aux nouvelles technologies numĂ©riques. Les technologies numĂ©riques existantes et anciennes seront traitĂ©es dans les règlements ultĂ©rieurs sur les technologies numĂ©riques. En outre, les organisations disposent gĂ©nĂ©ralement d’un dĂ©lai de trois ans pour se conformer Ă  la Norme CAN/ASC-EN. Les organisations disposeraient ainsi d’un dĂ©lai suffisant pour planifier et adapter leurs opĂ©rations internes et leurs relations contractuelles, ce qui limiterait les perturbations de leurs activitĂ©s courantes. En outre, le dĂ©lai de trois ans garantirait que l’accessibilitĂ© des technologies numĂ©riques des organisations s’amĂ©liore au fil du temps.

Puisque les organisations du secteur public fédéral doivent déjà veiller à ce que leurs pages Web destinées au public soient accessibles, la date limite pour la mise en conformité de leurs pages Web, qu’elles soient destinées au public ou aux employés, avec la Norme CAN/ASC-EN serait fixée à un an avant celle du secteur privé.

Étant donnĂ© que les applications mobiles peuvent avoir une durĂ©e de vie beaucoup plus longue que, par exemple, les pages Web, il est possible que les organisations ne lancent pas de nouvelle application mobile pendant de nombreuses annĂ©es après l’entrĂ©e en vigueur de ces modifications. Pour favoriser la sensibilisation, le renforcement des capacitĂ©s et le changement de culture, les organisations du secteur public et les grandes entreprises seraient Ă©galement tenues d’évaluer l’accessibilitĂ© de leurs applications mobiles existantes Ă  partir du 1er juin 2028.

Pour rĂ©pondre aux prĂ©occupations des petites et moyennes entreprises en matière de capacitĂ© :

Commentaires recueillis sur les obstacles à l’accessibilité numérique et les pratiques exemplaires

Les participants de la communauté des personnes en situation de handicap ont indiqué qu’il incombe souvent aux personnes en situation de handicap de démontrer qu’un produit ou un service numérique est inaccessible. Ils ont indiqué que pour résoudre ce problème, il faudrait que la future réglementation sur l’accessibilité numérique vise à améliorer la responsabilité et la transparence.

Les organisations réglementées ont également mis en évidence plusieurs défis importants tels que la dépendance à l’égard de fournisseurs et de prestataires de services tiers qui ne sont pas toujours incités à créer des solutions accessibles.

Les participants des organisations réglementées ont présenté certaines des pratiques exemplaires qu’ils utilisent pour éliminer les obstacles à l’accessibilité numérique. Il s’agissait notamment de sensibiliser les cadres supérieurs et de proposer une formation à l’accessibilité au personnel informatique.

Compte tenu de ces commentaires, les modifications proposées exigeraient que les organisations réglementées donnent une formation à leurs employés qui prennent part à l’achat, au développement ou à la maintenance des technologies numériques. Cela permettrait de renforcer les capacités des organisations en matière d’accessibilité numérique et de doter leurs employés des connaissances et des compétences nécessaires pour traiter avec les entrepreneurs externes et planifier les améliorations futures en matière d’accessibilité numérique.

En outre, les modifications proposées exigeraient que les organisations du secteur public et les grandes entreprises obtiennent des évaluations de conformité sur l’accessibilité lors de l’achat de produits ou de services liés à leurs pages Web, applications mobiles et documents numériques réglementés. Cela permettrait aux organisations de comprendre l’accessibilité des technologies numériques qu’elles achètent, de trouver les lacunes et de disposer de l’information dont elles ont besoin pour planifier les améliorations à apporter en matière d’accessibilité. Les fournisseurs de technologies numériques seraient également encouragés à comprendre et à améliorer l’accessibilité de leurs produits et services.

Les modifications proposées obligeraient également les organisations du secteur public et les grandes entreprises à publier des déclarations sur l’accessibilité portant sur leurs technologies numériques réglementées. Parmi d’autres exigences, ces déclarations sur l’accessibilité devront clairement cibler les technologies numériques réglementées qui ne sont pas conformes à la Norme CAN/ASC-EN, les différents modes d’accès que les organisations ont mis en place pour surmonter les obstacles causés par les technologies numériques non conformes, et leurs plans pour combler ces lacunes de conformité. Cela encouragerait la transparence et la responsabilité et fournira aux personnes en situation de handicap les informations dont elles ont besoin pour utiliser les différents modes d’accès.

Commentaires recueillis sur le choix de la norme d’accessibilité

Les reprĂ©sentants des fournisseurs de technologies numĂ©riques ont indiquĂ© qu’ils mettent Ă  l’essai leurs produits et services en fonction de normes d’accessibilitĂ© mondialement reconnues, telles que les Règles pour l’accessibilitĂ© des contenus Web (WCAG), l’Article 508 rĂ©visĂ© de la Loi amĂ©ricaine sur la rĂ©adaptation et la Norme EN.

La plupart des fournisseurs de technologies numériques ont recommandé que les réglementations en matière d’accessibilité numérique soient fondées sur les exigences de la Norme EN. Ils ont indiqué que la Norme EN est la norme d’accessibilité numérique la plus récente et la plus complète. Ils ont également noté que l’harmonisation des normes régissant l’accessibilité numérique entre les administrations favoriserait l’innovation et l’interopérabilité. Selon eux, l’adoption de la Norme EN serait bénéfique pour les entreprises technologiques canadiennes, car elles pourraient développer une seule fois leur produit et le vendre partout dans le monde.

En mai 2024, NAC a adoptĂ© la Norme EN comme norme nationale du Canada, Ă  savoir la Norme CAN/ASC-EN. Compte tenu de la dĂ©cision de NAC d’adopter la Norme EN et des rĂ©actions des fournisseurs de technologies numĂ©riques, la Norme CAN/ASC-EN serait incorporĂ©e par renvoi de façon dynamique dans les modifications proposĂ©es.

Commentaires recueillis sur les différents modes d’accès

Les intervenants Ĺ“uvrant auprès des personnes en situation de handicap et les organisations rĂ©glementĂ©es ont soulignĂ© qu’il n’est peut-ĂŞtre pas raisonnable ou rĂ©aliste de s’attendre Ă  ce que la conformitĂ© Ă  une norme d’accessibilitĂ© numĂ©rique soit constamment de 100 %. Ils ont soulignĂ© l’importance de proposer d’autres moyens d’accĂ©der Ă  l’information ou d’effectuer des transactions afin de garantir un accès Ă©quitable aux personnes en situation de handicap dans les cas oĂą il n’est pas possible de se conformer Ă  une norme d’accessibilitĂ©.

Les modifications proposées obligeraient donc les organisations à mettre en place d’autres modes d’accès qui permettraient de surmonter les obstacles causés par les technologies numériques qui ne sont pas conformes à la Norme CAN/ASC-EN.

Obligations relatives aux traitĂ©s modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

La Loi s’applique à toute organisation qui exploite des installations, des ouvrages ou des entreprises, ou exerce des activités qui relèvent de la compétence législative du Parlement. Un conseil de bande des Premières Nations, lorsqu’il exerce ses fonctions principales, est généralement considéré comme exploitant un ouvrage ou une entreprise ou exerçant des activités qui relèvent de la compétence législative du Parlement. Une organisation créée par un conseil de bande peut aussi être considérée comme faisant partie de cette catégorie en fonction de sa nature, de ses opérations et de ses activités habituelles. Par conséquent, la Loi et ses règlements s’appliquent aux conseils de bande des Premières Nations, et potentiellement à certaines organisations créées par ces conseils de bande. Cependant, au moment de l’élaboration de la Loi, le gouvernement du Canada s’est engagé à ce qu’elle ne soit pas immédiatement appliquée aux conseils de bande des Premières Nations afin de permettre le temps de les consulter sur l’application de la Loi.

Pendant les consultations sur l’accessibilitĂ© au Canada en 2016-2017, du financement a Ă©tĂ© accordĂ© Ă  trois organisations autochtones afin de consulter leurs membres et les communautĂ©s sur la lĂ©gislation en matière d’accessibilitĂ©. De plus, les signataires de traitĂ©s modernes ont Ă©tĂ© informĂ©s de l’intention du gouvernement de crĂ©er une loi. Les reprĂ©sentants du gouvernement ont rencontrĂ© 11 signataires de traitĂ©s modernes du Yukon en personne et ont envoyĂ© une lettre Ă  l’ensemble des 28 signataires de traitĂ©s modernes.

En 2019, une subvention unique a Ă©tĂ© accordĂ©e Ă  l’AssemblĂ©e des Premières Nations (APN), Ă  l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) et au British Columbia Aboriginal Network on Disability Society (BCANDS) pour qu’ils consultent leurs membres sur des approches possibles de l’application de la Loi aux conseils de bande. Les rapports reçus soulignent que les communautĂ©s des Premières Nations dans les rĂ©serves n’ont pas prĂ©sentement la capacitĂ© ou l’expertise nĂ©cessaire pour se conformer Ă  la Loi et que la Loi ne correspond pas Ă  la vision du monde des Premières Nations en matière de handicap. En 2023, l’APN a obtenu du financement pour consulter ses membres sur les obstacles Ă  l’accessibilitĂ© dans les communautĂ©s des Premières Nations et les prĂ©fĂ©rences pour une approche lĂ©gislative ou rĂ©glementaire adaptĂ©e. Ce travail a mis en Ă©vidence des prĂ©fĂ©rences pour une loi distincte en matière d’accessibilitĂ© pour les Premières Nations.

Ă€ partir du printemps 2024, le Ministère a rencontrĂ© des reprĂ©sentants de l’APN et continue de rencontrer des intervenants autochtones pour discuter de l’exemption actuelle pour les conseils de bande des Premières Nations et des modifications proposĂ©es en matière d’accessibilitĂ© numĂ©rique. Pendant les consultations en vue de la publication de la Partie I de la Gazette du Canada, EDSC continuera Ă  travailler avec les organisations autochtones nationales pour organiser des communications ciblĂ©es avec eux et d’autres organisations autochtones.

Les commentaires à ce jour indiquent que les Premières Nations sont confrontées à des pressions en matière de santé et d’infrastructure dans les réserves; cependant, elles souhaitent améliorer l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap des Premières Nations. En outre, il est nécessaire de renforcer les capacités pour qu’il soit plus facile de reconnaître efficacement et de classer par ordre de priorité les besoins en matière d’accessibilité ainsi que le financement de l’élimination des obstacles à l’accessibilité dans les réserves. Les données concernant les obstacles à l’accessibilité et les priorités des Premières Nations sont également incomplètes.

Compte tenu de la complexité et de l’ampleur de ces questions, le processus de consultation et de conception conjointe d’une approche adaptée à l’application de la Loi dans les réserves devrait prendre plusieurs années. Plus précisément, il s’agit de disposer de suffisamment de temps pour continuer à consulter les partenaires des Premières Nations et d’autres intervenants autochtones sur les obstacles à l’accessibilité rencontrés par les personnes autochtones en situation de handicap ainsi que sur les préoccupations connexes et pour définir une approche en vue d’adapter la Loi. Il faudrait également prévoir le temps nécessaire à la mise en œuvre de cette approche, comme l’adoption d’une nouvelle loi, des modifications à la Loi, l’élaboration de nouveaux règlements ou la mise en place de nouvelles structures.

Ainsi, afin de fournir suffisamment de temps et d’espace pour ce travail nĂ©cessaire, l’exemption actuelle concernant les exigences en matière de planification et de prĂ©paration et publication des rapports de la Loi serait prolongĂ©e jusqu’au 31 dĂ©cembre 2033, et les conseils de bande des Premières Nations seraient Ă©galement exemptĂ©s des exigences en matière d’accessibilitĂ© numĂ©rique proposĂ©es dans les prĂ©sentes modifications jusqu’à cette date.

Choix de l’instrument

Les normes d’accessibilitĂ© numĂ©rique existent depuis 1999, date de la première publication des Règles pour l’accessibilitĂ© des contenus Web (WCAG) 1.0. La conformitĂ© aux normes d’accessibilitĂ© numĂ©rique est essentiellement volontaire dans le monde entier. De ce fait, les personnes en situation de handicap continuent d’avoir un accès inĂ©quitable aux programmes et aux services.

La plupart des pays ont adopté, ou sont en train d’adopter, des règlements relatifs à l’accessibilité numérique, car la conformité volontaire n’a pas permis d’offrir des occasions équitables aux personnes en situation de handicap. Lors des consultations avec les intervenants du secteur des personnes en situation de handicap, les participants ont indiqué que la réglementation de l’accessibilité numérique favoriserait un plus grand engagement en faveur de l’accessibilité.

Ailleurs, notamment aux États-Unis, les intervenants œuvrant auprès des personnes en situation de handicap ont souligné la nécessité de maintenir et de renforcer les règlements en matière d’accessibilité numérique afin de permettre un accès équitable aux services de télécommunications et d’information pour les personnes en situation de handicapréférence 3.

Il est donc peu probable que des mécanismes volontaires ou d’autorégulation constituent une option efficace pour supprimer et prévenir les obstacles à l’accessibilité numérique et faire du Canada un pays exempt d’obstacles. Par conséquent, les nouvelles exigences en matière d’accessibilité numérique seraient instaurées au moyen de la modification du règlement, qui incorporerait par renvoi la version la plus récente de la Norme CAN/ASC-EN.

La Norme CAN/ASC-EN est neutre sur le plan technologique et largement axĂ©e sur les rĂ©sultats. Cela signifie qu’elle ne favorise pas un type de technologie par rapport Ă  un autre et qu’elle ne fixe pas d’exigences rigides quant Ă  la manière dont la technologie numĂ©rique doit ĂŞtre conçue. Elle se concentre plutĂ´t sur le rĂ©sultat souhaitĂ©, Ă  savoir que la technologie numĂ©rique est accessible aux personnes en situation de handicap. Plus prĂ©cisĂ©ment, plus de 80 % des exigences de la Norme CAN/ASC-EN applicables aux Ă©lĂ©ments d’accessibilitĂ© numĂ©rique rĂ©glementĂ©s dans la prĂ©sente proposition sont fondĂ©es sur les rĂ©sultats. Par consĂ©quent, la Norme CAN/ASC-EN permet la flexibilitĂ© et l’innovation lorsqu’il s’agit de concevoir des technologies numĂ©riques accessibles.

Incorporation par renvoi

La Norme CAN/ASC-EN, qui serait incorporée dans la proposition, est la norme d’accessibilité numérique la plus complète, car elle couvre de multiples composantes numériques, telles que les sites Web, les documents numériques, la technologie numérique fixe, les logiciels et la biométrie, entre autres. La Norme CAN/ASC-EN est également disponible gratuitement en anglais et en français. Étant donné que la technologie numérique change et évolue constamment, il est nécessaire d’incorporer la Norme CAN/ASC-EN de façon dynamique afin de garantir que les exigences réglementaires sont à jour. Cela permettrait de garantir que les technologies numériques utilisées par les organisations réglementées restent accessibles à l’avenir. Lorsque NAC mettra à jour la Norme CAN/ASC-EN, les organisations devront s’assurer que toutes leurs technologies numériques réglementées sont conformes à la version mise à jour de la norme.

EDSC communique rĂ©gulièrement avec NAC au sujet de ses travaux d’élaboration de normes. Pour s’assurer que les organisations rĂ©glementĂ©es sont bien informĂ©es des futures mises Ă  jour potentielles de la Norme CAN/ASC-EN, EDSC encouragerait les possibilitĂ©s de participer aux comitĂ©s techniques de NAC liĂ©s Ă  cette norme en collaboration avec les associations sectorielles qui reprĂ©sentent les entreprises sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale. En outre, EDSC informerait les organisations lorsque NAC mène des consultations concernant de nouvelles versions potentielles de la Norme CAN/ASC-EN et lorsque de nouvelles versions de la norme sont finalement adoptĂ©es par NAC. EDSC surveillera Ă©galement les futures versions de la Norme CAN/ASC-EN afin de s’assurer qu’elles restent dans le champ d’application des autoritĂ©s habilitantes prĂ©vues par la Loi.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

L’analyse coĂ»ts-avantages a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e sur 10 pĂ©riodes de 12 mois (2025 Ă  2034) en utilisant un taux d’actualisation de 7 %.

Dans l’ensemble, sur la base de la durĂ©e prĂ©vue de l’analyse (10 pĂ©riodes de 12 mois), la valeur actuelle des coĂ»ts pour les organisations rĂ©glementĂ©es est estimĂ©e Ă  309,95 millions de dollars en dollars constants de 2022, avec un coĂ»t moyen annualisĂ© de 44,13 millions de dollars. La valeur actualisĂ©e (VA) des avantages totaux est estimĂ©e Ă  1 209,78 millions de dollars en dollars constants de 2022, avec un avantage moyen annualisĂ© de 172,25 millions de dollars. Par consĂ©quent, l’avantage net en valeur actualisĂ©e est estimĂ© Ă  899,83 millions de dollars en dollars constants de 2022, avec un avantage moyen annualisĂ© de 128,12 millions de dollars.

Un rapport complet d’analyse coûts-avantages est disponible et peut être demandé par courriel à la Direction du Canada accessible à EDSC.

Intervenants concernés

Les modifications proposĂ©es devraient bĂ©nĂ©ficier principalement aux personnes en situation de handicap en âge de travailler (de 15 Ă  65 ans) au Canada. Sur la base des donnĂ©es actuelles, on prĂ©voit que d’ici 2025, il y aura plus de 10 millions de Canadiens en situation de handicap et 21,95 millions de Canadiens non en situation de handicap âgĂ©s de 15 ans ou plus, qui bĂ©nĂ©ficieront tous des modifications proposĂ©es.

Les modifications proposĂ©es devraient s’appliquer Ă  environ 183 organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral, 199 grandes entreprises et 719 moyennes entreprises Ă  compter de la pĂ©riode 1. Les modifications proposĂ©es s’appliqueraient Ă©galement Ă  112 conseils de bande des Premières Nations Ă  compter de la pĂ©riode 10. Les organisations sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale devront assumer des coĂ»ts pour rendre leurs technologies numĂ©riques accessibles, toutefois elles devraient Ă©galement bĂ©nĂ©ficier des modifications proposĂ©es. Au total, 1,47 million d’employĂ©s d’organisations sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale devraient Ă©galement bĂ©nĂ©ficier des modifications proposĂ©es.

Sources des données

Les donnĂ©es concernant les personnes en situation de handicap proviennent de l’EnquĂŞte canadienne sur l’incapacitĂ© (ECI) de 2017rĂ©fĂ©rence 4 et de 2022rĂ©fĂ©rence 5 et d’autres rapports connexes publiĂ©s par le gouvernement du Canada. L’analyse finale de l’impact de la rĂ©glementation de l’Article 508 rĂ©visĂ©rĂ©fĂ©rence 6 et l’avis de projet de rĂ©glementation du gouvernement des États-Unis sur l’accessibilitĂ© de l’information et des services Web des organisations gouvernementales locales et d’ÉtatrĂ©fĂ©rence 7 ont Ă©tĂ© utilisĂ©s pour estimer les coĂ»ts et les avantages liĂ©s aux diffĂ©rents domaines de la technologie numĂ©rique, en raison de la disponibilitĂ© très limitĂ©e des donnĂ©es au Canada. En outre, EDSC a demandĂ© aux organisations publiques et privĂ©es sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale de lui faire part de leurs commentaires sur les principales hypothèses de calcul des coĂ»ts au moyen d’un questionnaire.

Scénarios de référence et réglementaire
Scénario de référence

Les normes d’accessibilitĂ© aux technologies numĂ©riques existent depuis 1999, avec l’introduction des WCAG 1.0. Par consĂ©quent, dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, il est supposĂ© que les organisations rĂ©glementĂ©es se conforment dĂ©jĂ  Ă  des degrĂ©s divers aux normes d’accessibilitĂ©, en fonction de leur taille et de leur secteur. En outre, en raison de la sensibilisation croissante et de la tendance Ă  l’accessibilitĂ©, les technologies numĂ©riques des organisations rĂ©glementĂ©es devraient gĂ©nĂ©ralement s’amĂ©liorer au fil du temps, mĂŞme en l’absence de rĂ©glementation. L’amĂ©lioration devrait varier en fonction de la taille et du secteur. Une vue d’ensemble des hypothèses utilisĂ©es pour le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence est prĂ©sentĂ©e ci-dessous.

Organisations du secteur public fédéral

En raison des exigences obligatoires prĂ©existantes du Conseil du TrĂ©sor (CT) en matière d’accessibilitĂ© pour les pages Web destinĂ©es au public, les documents numĂ©riques, les applications mobiles et les processus d’approvisionnement, il est supposĂ© que les organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral seront entièrement conformes aux exigences du CT d’ici la pĂ©riode 10, si ce n’est pas dĂ©jĂ  le cas. Cela les rendrait pleinement conformes aux exigences relatives Ă  ces domaines dans les modifications proposĂ©es.

Sur la base des donnĂ©es internes d’EDSC, les pages Web internes des organisations publiques fĂ©dĂ©rales sont censĂ©es ĂŞtre partiellement conformes aux exigences en matière d’accessibilitĂ©, et bien que des amĂ©liorations soient attendues au cours de la pĂ©riode d’analyse, mĂŞme en l’absence de rĂ©glementation, les pages Web internes ne seraient toujours pas totalement conformes d’ici la pĂ©riode 10. En outre, Ă©tant donnĂ© que les entitĂ©s du secteur public fĂ©dĂ©ral doivent dĂ©jĂ  se conformer aux exigences obligatoires du CT en matière d’accessibilitĂ© pour certaines technologies numĂ©riques, EDSC suppose que la moitiĂ© des employĂ©s participant au dĂ©veloppement, Ă  la maintenance ou Ă  l’achat de technologies numĂ©riques ont dĂ©jĂ  reçu une formation sur l’accessibilitĂ© numĂ©rique.

Par conséquent, les coûts supplémentaires de mise en conformité pour les organisations du secteur public fédéral seraient uniquement liés à l’accessibilité des pages Web destinées aux employés, l’évaluation de la conformité des applications mobiles existantes, la formation à l’accessibilité et la conservation des documents.

Organisations du secteur privé sous réglementation fédérale

Actuellement, le Canada n’a pas de rĂ©glementation sur l’accessibilitĂ© des technologies numĂ©riques pour les organisations du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale qui ne sont pas des FST ou des ERT. Cependant, les grandes entreprises qui servent le public ont un intĂ©rĂŞt financier Ă  offrir une expĂ©rience client de meilleure qualitĂ© et plus accessible et disposent Ă©galement de plus de ressources pour le faire. EDSC part donc du principe que les pages Web et les applications mobiles des grandes entreprises destinĂ©es au public prĂ©sentent actuellement un certain degrĂ© de conformitĂ© aux normes d’accessibilitĂ© et que ce degrĂ© augmentera modestement d’ici la pĂ©riode 10 en l’absence de rĂ©glementation; toutefois, elles ne seront pas totalement conformes. De mĂŞme, on suppose que les grandes entreprises ont dĂ©jĂ  fourni une formation sur l’accessibilitĂ© Ă  une petite partie des employĂ©s concernĂ©s pour soutenir leur niveau actuel de conformitĂ© Ă  l’accessibilitĂ©, et on suppose que cette formation augmentera lĂ©gèrement d’ici la pĂ©riode 10, mĂŞme sans les modifications proposĂ©es; cependant, lĂ  encore, seule une partie des employĂ©s concernĂ©s recevrait une formation.

Les taux de conformité actuels et futurs des pages Web des moyennes entreprises sont censés être la moitié de ceux des grandes entreprises qui ne sont pas assujetties à la réglementation, étant donné que leurs capacités et leurs ressources financières sont limitées par rapport à celles des grandes entreprises.

Pour tous les autres domaines qui seraient rĂ©glementĂ©s (pages Web internes, documents numĂ©riques, procĂ©dures d’approvisionnement), les grandes et moyennes entreprises sont censĂ©es avoir un niveau nul de conformitĂ© de rĂ©fĂ©rence, et il n’est pas prĂ©vu qu’elles fassent des progrès d’ici la pĂ©riode 10 sans les modifications proposĂ©es.

L’OTC et le CRTC disposent actuellement de rĂ©glementations, de politiques et d’instruments qui fixent des exigences en matière d’accessibilitĂ© aux technologies numĂ©riques pour les FST et les ERT, respectivement. On s’attend donc Ă  ce que les FST et les ERT des secteurs public et privĂ© fĂ©dĂ©raux disposent d’une certaine capacitĂ© interne et d’une certaine connaissance de la conformitĂ© Ă  l’accessibilitĂ© des technologies numĂ©riques, ce qui les place dans une meilleure position que les autres organisations du secteur privĂ© pour se conformer aux modifications proposĂ©es. Par consĂ©quent, les grandes et moyennes FST et les grandes et moyennes ORT sont censĂ©es atteindre actuellement un certain niveau de conformitĂ© Ă  l’exigence de formation proposĂ©e, et cette conformitĂ© devrait augmenter au cours de la pĂ©riode 10, mĂŞme sans les modifications proposĂ©es.

Conseils de bande des Premières Nations

Les modifications proposĂ©es s’appliqueraient uniquement aux entreprises des conseils de bande des Premières Nations comptant 100 employĂ©s ou plus, uniquement pendant la pĂ©riode finale de l’analyse (pĂ©riode 10). En consĂ©quence, EDSC a estimĂ© les coĂ»ts pour les entreprises des conseils de bande des Premières Nations pour la pĂ©riode finale seulement.

Scénario réglementaire

Selon le scĂ©nario rĂ©glementaire, les exigences des modifications proposĂ©es diffĂ©reront pour les organisations rĂ©glementĂ©es en fonction de leur appartenance au secteur public ou privĂ© fĂ©dĂ©ral et du nombre d’employĂ©s qu’elles comptent. Le tableau 5 dĂ©taille les exigences pour diffĂ©rentes organisations.

Les organisations du secteur public fédéral sont censées se conformer pleinement aux exigences réglementaires proposées concernant les pages Web destinées au public, les applications mobiles, les documents numériques et les marchés publics. Il y aurait des coûts de conformité supplémentaires par rapport aux taux de conformité de base pour ces organisations dans les domaines des pages Web internes, des tests des applications mobiles existantes et de la formation des employés.

Pour les organisations réglementées du secteur privé, EDSC suppose que les entités réglementées se conformeront pleinement à toutes les exigences réglementaires proposées qui s’appliqueraient à elles. Le scénario réglementaire a donc pris en compte les taux de conformité incrémentiels pour atteindre la pleine conformité à partir des taux de conformité de référence supposés. Les grandes entreprises connaîtraient des coûts plus élevés que les entreprises de taille moyenne en raison du plus grand nombre d’exigences qui s’appliqueraient à elles.

Les FST et les ERT du secteur privé bénéficieraient de coûts réduits en raison de leur capacité interne préexistante en matière d’accessibilité numérique et du fait qu’elles seraient assujetties à moins d’exigences proposées.

Les conseils de bande des Premières Nations devraient commencer Ă  se conformer aux modifications proposĂ©es Ă  partir de la pĂ©riode 10. EDSC a supposĂ© que les implications financières pour eux seraient les mĂŞmes que celles des entreprises de taille moyenne.

Énoncé des coûts-avantages
Tableau 1 : RĂ©sumĂ© des avantages monĂ©tisĂ©s (en millions de dollars)
Intervenant concerné Description de l’avantage Année de référence Autres années pertinentes (2028, nominale) Dernière année (2034, nominale) Valeur actuelle totale Valeur annualisée
Organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral ProductivitĂ© accrue des employĂ©s en situation de handicap, Ă©conomies de temps grâce aux appels tĂ©lĂ©phoniques et aux visites en personne, etc. 0,00 1,02 $ $2,06 $ 5,54 $ 0,79 $
Organisations du secteur privĂ© fĂ©dĂ©ral 0,00 45,63 $ 98,14 $ 270,98 $ 38,58 $
Conseils de bande des Premières Nations Aucun (applicable pour 2034 seulement, on ne prévoit pas que des avantages seront réalisés) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Canadiens en situation de handicap Économies de temps grâce Ă  l’information et aux services accessibles. 0,00 91,48$ 217,57 $ 544,33 $ 77,50 $
Canadiens qui ne sont pas en situation de handicap Économies de temps grâce Ă  l’information et aux services accessibles. 0,00 70,53 $ 145,97 $ 388,94$ 55,38 $
Tous les intervenants Avantages totaux 0,00 208,66 $ 463,73 $ 1 209,78$ 172,25 $
Tableau 2 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts monĂ©tisĂ©s (en millions de dollars)
Intervenant concerné Description du coût Année de référence Autres années pertinentes (2028, nominale) Dernière année (2034, nominale) Valeur actuelle totale Valeur annualisée
Organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral CoĂ»ts de dĂ©veloppement/test de technologies numĂ©riques accessibles, formation des employĂ©s, approvisionnement, administration et conformitĂ© 3,87 $ 5,66 $ 5,72 $ 37,37 $ 5,32 $
Organisations du secteur privĂ© fĂ©dĂ©ral 1,34 $ 47,50 $ 52,12 $ 272,58 $ 38,81 $
Conseils de bande des Premières Nations 0,00 0,00 0,05 $ 0,02 $ 0,00 $
Canadiens en situation de handicap 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Canadiens qui ne sont pas en situation de handicap 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Tous les intervenants CoĂ»ts totaux 5,21 $ 53,15 $ 57,88 $ 309,95 $ 44,13 $
Tableau 3 : RĂ©sumĂ© des avantages et des coĂ»ts monĂ©tisĂ©s (en millions de dollars)
Impact Année de référence Autres années pertinentes (2028, nominale) Dernière année (2034, nominale) Valeur actuelle totale Valeur annualisée
Avantages totaux 0,00 $ 208,66 $ 473,76 $ 1 209,78$ 172,25 $
CoĂ»ts totaux (5,21 $) 53,15 $ 57,88 $ 309,95 $ 44,13 $
Impact net (5,21 $) 155,50 $ 415,88 $ 899,83 $ 128,12 $
Avantages monétisés

Les modifications proposĂ©es exigeraient des organisations rĂ©glementĂ©es de s’assurer que tout nouveau domaine de technologie numĂ©rique rĂ©glementĂ© (c’est-Ă -dire pages Web, applications mobiles, documents Ă©lectroniques) qu’elles publient Ă  partir de la pĂ©riode 3 ou 4 (24 Ă  36 mois après l’enregistrement) est conforme Ă  la Norme CAN/ASC-EN. Les organisations ne seraient pas tenues de s’assurer que leurs technologies numĂ©riques prĂ©existantes dans ces trois domaines sont conformes Ă  la Norme CAN/ASC-EN.

En consĂ©quence, l’accessibilitĂ© des technologies numĂ©riques des organisations rĂ©glementĂ©es s’amĂ©liorerait progressivement au fil du temps, car une proportion croissante des pages Web, des applications mobiles et des documents numĂ©riques des organisations seraient conformes Ă  la Norme CAN/ASC-EN, Ă  partir des pĂ©riodes 3 et 4. ConsĂ©quemment, les avantages des modifications proposĂ©es augmenteraient progressivement au cours des 10 pĂ©riodes de l’analyse, Ă  partir des pĂ©riodes 3 et 4.

Il est estimĂ© que la VA nette des avantages totaux incrĂ©mentaux des modifications proposĂ©es sur 10 pĂ©riodes de 12 mois serait de 1 209,78 millions de dollars en dollars constants de 2022, avec des avantages moyens annualisĂ©s de 172,25 millions de dollars.

Estimation des avantages
Avantages pour les personnes en situation de handicap

Selon les recherches et les consultations d’EDSC auprès des personnes en situation de handicap (PDF), puisque les pages Web, les applications mobiles et les documents numĂ©riques des organisations rĂ©glementĂ©es ne sont pas accessibles, les personnes en situation de handicap passent plus de temps Ă  trouver des informations et Ă  accĂ©der aux programmes et services.

À mesure que l’accessibilité de la technologie numérique des organisations réglementées s’améliore grâce aux modifications proposées, les personnes en situation de handicap rencontreront moins d’obstacles lors de l’utilisation des pages Web, des applications mobiles et des documents numériques des organisations. Les personnes en situation de handicap rencontreront donc moins d’obstacles lorsqu’elles veulent participer à des programmes, obtenir des services, postuler à des emplois ou encore effectuer des transactions en ligne.

EDSC Ă©value donc les avantages des modifications proposĂ©es pour les personnes en situation de handicap dans trois catĂ©gories :

La valeur du temps Ă©conomisĂ© est calculĂ©e au taux du salaire minimum. EDSC estime que ces Ă©conomies de temps augmenteraient Ă  chaque pĂ©riode (Ă  partir de la pĂ©riode 4) Ă  mesure qu’un nombre croissant de pages Web, d’applications mobiles et de documents numĂ©riques seraient assujettis aux exigences prĂ©vues par les modifications proposĂ©es.

Dans l’ensemble, la VA des avantages pour les personnes en situation de handicap est estimĂ©e Ă  544,33 millions de dollars sur 10 pĂ©riodes de 12 mois en dollars constants de 2022, avec des avantages moyens annualisĂ©s de 77,50 millions de dollars. Une explication des hypothèses pour chacune des trois catĂ©gories d’avantages pour les personnes en situation de handicap est fournie ci-dessous.

a) Économies de temps grâce à une navigation plus aisée sur les pages Web, les applications mobiles et les documents numériques accessibles

EDSC part du principe qu’à partir de la pĂ©riode 4, les personnes en situation de handicap gagneraient chacune deux minutes et demie par an en moyenne, ce qui passerait Ă  5 minutes au cours de la pĂ©riode 10, Ă  mesure qu’une proportion croissante des pages Web, des applications mobiles et des documents numĂ©riques des organisations sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale seront conformes Ă  la Norme CAN/ASC-EN. Les estimations d’économies de temps de l’ESDC Ă©taient basĂ©es sur celles identifiĂ©es par le RĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation (REIR) sur l’Article 508 rĂ©visĂ© (2017) [en anglais seulement].

b) Économies de temps grâce à la réduction du nombre de visites en personne

En raison de l’amĂ©lioration de l’accessibilitĂ© des pages Web, des applications mobiles et des documents numĂ©riques nouveaux et mis Ă  jour, les personnes en situation de handicap seraient en mesure d’effectuer une plus grande proportion de leurs transactions en ligne et auraient moins besoin de se rendre physiquement dans les locaux des organisations. EDSC suppose que cette Ă©conomie de temps serait de 20 minutes par an, en moyenne, pour les personnes en situation de handicap, Ă  partir de la pĂ©riode 4, et qu’elles augmenteront Ă  40 minutes Ă  la pĂ©riode 10, Ă  mesure qu’une proportion croissante de pages Web, d’applications mobiles et de documents numĂ©riques des organisations rĂ©glementĂ©es sont conformes Ă  la Norme CAN/ASC-EN. Les estimations d’économies de temps de l’ESDC Ă©taient basĂ©es sur celles identifiĂ©es par les modifications proposĂ©es Ă  l’Article de 508 (en anglais seulement) (PDF).

c) Économies de temps grâce à la réduction du nombre d’appels téléphoniques

En raison de l’amĂ©lioration de l’accessibilitĂ© des pages Web, des applications mobiles et des documents numĂ©riques nouveaux et mis Ă  jour, les personnes en situation de handicap seraient en mesure d’effectuer une plus grande proportion de leurs transactions en ligne et Ă©galement de gagner du temps en effectuant moins d’appels tĂ©lĂ©phoniques aux organisations rĂ©glementĂ©es. Cela comprend le temps passĂ© en attente et le temps nĂ©cessaire pour effectuer des transactions ou obtenir des informations. EDSC suppose que les personnes en situation de handicap Ă©conomiseraient en moyenne deux minutes et demie par an en effectuant moins d’appels tĂ©lĂ©phoniques, Ă  partir de la pĂ©riode 4, et jusqu’à 5 minutes au cours de la pĂ©riode 10, ce qui est une hypothèse plus conservatrice que celle utilisĂ©e dans les modifications proposĂ©es Ă  l’Article de 508 (en anglais seulement) (PDF).

Avantages pour les personnes non en situation de handicap

L’accessibilitĂ© des pages Web et d’autres technologies numĂ©riques offre une meilleure expĂ©rience Ă  tous les utilisateurs (en anglais seulement), pas seulement aux personnes en situation de handicap, et profiterait donc Ă©galement aux personnes non en situation de handicap. Les personnes non en situation de handicap sont donc Ă©galement censĂ©es gagner du temps grâce Ă  une navigation plus facile, moins d’appels tĂ©lĂ©phoniques et de visites en personne. On suppose que ces Ă©conomies de temps seraient considĂ©rablement plus faibles par rapport aux personnes en situation de handicap : 28 % de celles des personnes en situation de handicap sur la base des modifications proposĂ©es Ă  l’Article de 508 (en anglais seulement) (PDF).

Dans l’ensemble, la VA des avantages pour les personnes non en situation de handicap devrait s’élever Ă  388,94 millions de dollars en dollars constants de 2022, avec des avantages moyens annualisĂ©s de 55,38 millions de dollars.

Avantages pour les organisations sous réglementation fédérale

Les organisations rĂ©glementĂ©es devraient bĂ©nĂ©ficier des amĂ©liorations apportĂ©es Ă  leur accessibilitĂ© technologique numĂ©rique de la manière suivante :

Les avantages pour les organisations rĂ©glementĂ©es commenceraient Ă  la pĂ©riode 4 et augmenteraient au fil du temps, Ă  mesure qu’un nombre croissant de pages Web, d’applications mobiles et de documents numĂ©riques seraient soumis aux modifications proposĂ©es.

Dans l’ensemble, la VA totale des avantages pour les organisations rĂ©glementĂ©es sur 10 pĂ©riodes de 12 mois devrait s’élever Ă  276,52 millions de dollars, et les avantages annualisĂ©s devraient ĂŞtre de 39,37 millions de dollars. Une explication des hypothèses pour chacune des trois catĂ©gories d’avantages pour les organisations rĂ©glementĂ©es est fournie ci-dessous.

a) Productivité accrue des employés en situation de handicap

EDSC estime qu’en 2025, il y aura 32 627 personnes en situation de handicap employĂ©es dans le secteur public fĂ©dĂ©ral et 33 061 employĂ©s en situation de handicap employĂ©s dans des organisations du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale comptant 100 employĂ©s ou plus. Lorsque les outils de travail numĂ©riques sont inaccessibles, les employĂ©s en situation de handicap ont besoin de plus de temps pour accomplir leurs tâches quotidiennes. Par consĂ©quent, offrir un environnement de travail numĂ©rique accessible et dotĂ© de technologies numĂ©riques, en particulier des pages Web internes destinĂ©es aux employĂ©s, devrait augmenter la productivitĂ© et l’efficacitĂ© des employĂ©s en situation de handicap, ce qui profitera au bout du compte Ă  leurs employeurs.

Selon le RĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation (REIR) sur l’Article 508 rĂ©visĂ© (2017), on estime que les employĂ©s en situation de handicap passent environ 20 heures par semaine en ligne (sur des sites internes et externes) et perdent environ 15 % de leur temps de travail en raison de l’inaccessibilitĂ© du Web. Il est prĂ©vu qu’à partir de la pĂ©riode 4, lorsque les modifications proposĂ©es s’appliqueraient aux pages Web internes destinĂ©es aux employĂ©s des organisations du secteur privĂ©, 1,25 % de ce temps perdu serait rĂ©cupĂ©rĂ© (1,88 heure). Les Ă©conomies de temps devraient augmenter chaque annĂ©e pour atteindre 2,5 % (3,75 heures) d’ici la pĂ©riode 10, Ă  mesure qu’un nombre croissant de pages Web internes seront soumises aux exigences proposĂ©es.

La VA des avantages pour les organisations rĂ©glementĂ©es dĂ©coulant de l’augmentation de la productivitĂ© de leurs employĂ©s en situation de handicap devrait s’élever Ă  14,33 millions de dollars, en dollars constants de 2022, avec des avantages moyens annuels de 2,04 millions de dollars.

b) Réduction de la charge de travail pour les centres d’appels et les points de service en personne des organisations

En raison de l’amélioration de l’accessibilité des pages Web, des applications mobiles et des documents numériques, les personnes en situation de handicap auraient moins besoin d’appeler les organisations réglementées ou de se rendre dans leurs locaux physiques pour obtenir de l’aide pour des tâches qui pourraient être effectuées en ligne. En conséquence, les organisations devraient s’attendre à une réduction du volume d’appels dans leurs centres d’appels et à moins de visites de clients dans leurs locaux de service physiques. Les organisations réglementées seraient donc en mesure de servir la même clientèle avec moins de ressources, ce qui libérerait des ressources pouvant être déployées vers d’autres activités productives.

Les avantages liĂ©s Ă  la rĂ©duction des appels tĂ©lĂ©phoniques et des visites en personne ne sont pris en compte que dans les cas oĂą les règlements s’appliqueraient aux pages Web accessibles au public, aux applications mobiles et aux documents numĂ©riques. Cet avantage est donc estimĂ© uniquement pour les organisations du secteur privĂ©. Les Ă©conomies de temps pour les organisations rĂ©glementĂ©es sont calculĂ©es comme une partie des Ă©conomies de temps rĂ©alisĂ©es par les personnes en situation de handicap grâce Ă  la rĂ©duction des appels tĂ©lĂ©phoniques et des visites en personnes. En se fondant sur les modifications proposĂ©es Ă  l’Article 508 (en anglais seulement) (PDF), EDSC suppose qu’en raison de la rĂ©duction de la charge de travail des centres d’appels et des points de service physiques, les organisations rĂ©glementĂ©es Ă©conomiseraient 7,5 minutes par an (5 minutes de services en personne et 2,5 minutes de services tĂ©lĂ©phoniques) pour chaque client en situation de handicap qu’elles servent au cours de la pĂ©riode 4, ce qui passerait Ă  15 minutes d’ici la pĂ©riode 10.

La VA des avantages pour les organisations rĂ©glementĂ©es dĂ©coulant de la rĂ©duction des appels tĂ©lĂ©phoniques et des visites en personne est estimĂ©e Ă  259,73 millions de dollars sur 10 pĂ©riodes de 12 mois en dollars constants de 2022, avec des avantages moyens annualisĂ©s de 36,98 millions de dollars.

c) Réduction du roulement du personnel

D’après une étude commandée par EDSC, la mise en place d’un environnement de travail accessible grâce aux technologies numériques, en particulier les pages Web internes destinées aux employés, donnerait aux employés en situation de handicap un plus grand sentiment de contrôle sur leur environnement de travail, réduirait leur niveau de stress et, en fin de compte, entraînerait une diminution des taux de roulement du personnel.

Lorsqu’un employĂ© quitte son emploi, le coĂ»t du roulement de personnel serait celui associĂ© au remplacement de l’employĂ©. Remplacer un employĂ© entraĂ®ne de nombreux coĂ»ts directs et indirects, notamment le recrutement, la formation, une supervision accrue et une productivitĂ© rĂ©duite pendant les premières annĂ©es de travail du nouvel employĂ©. Dans l’ensemble, ce montant est estimĂ© Ă  50 % du salaire annuel pour les postes d’entrĂ©e, Ă  125 % pour les postes de niveau intermĂ©diaire et Ă  plus de 200 % pour les cadres supĂ©rieurs (en anglais seulement).

Selon une recherche commandĂ©e par EDSC, on suppose que le taux de roulement parmi les personnes en situation de handicap dans les organisations publiques et privĂ©es sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale est de 6 %. En raison des modifications proposĂ©es, on suppose que les coĂ»ts globaux du roulement de personnel pour les organisations rĂ©glementĂ©es seraient rĂ©duits de 0,25 % Ă  partir de la pĂ©riode 4 et que la rĂ©duction des coĂ»ts de rotation passerait Ă  0,50 % au cours de la pĂ©riode 10. Le coĂ»t de rotation est estimĂ© Ă  1,25 fois le salaire annuel moyen ou Ă©quivalent Ă  celui d’un employĂ© de niveau intermĂ©diaire.

La VA des avantages pour les organisations rĂ©glementĂ©es dĂ©coulant de la rĂ©duction du roulement du personnel en situation de handicap sur une pĂ©riode de dix pĂ©riodes de 12 mois devrait s’élever Ă  2,46 millions de dollars, en dollars constants de 2022, avec des avantages moyens annualisĂ©s de 350 411,43 millions de dollars.

Tableau 4 : RĂ©sumĂ© des avantages monĂ©tisĂ©s de l’accessibilitĂ© des technologies numĂ©riques (M$)
CatĂ©gories d’avantages VA des avantages sur dix pĂ©riodes de 12 mois (en dollars constants de 2022) Avantages annualisĂ©s (en dollars constants de 2022)
Avantages pour les personnes en situation de handicap 544,33 $ 77,50 $
Avantages pour les personnes non en situation de handicap 388,94 $ 55,38 $
Avantages pour les organisations sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale 276,52 $ 39,37$
Total 1 209,78 $ 172,25 $
CoĂ»ts monĂ©tisĂ©s : Ă©valuation des coĂ»ts

Les modifications proposées auraient des exigences différentes pour les organisations réglementées en fonction de leur secteur et de leur taille, et donc des impacts financiers différents sur les organisations réglementées en fonction de ces mêmes facteurs. Les coûts sont estimés en fonction des échéanciers de conformité et des taux de conformité supplémentaires par rapport à ceux du scénario de référence pour les différentes exigences prévues dans les modifications proposées.

Dans l’ensemble, la VA totale des coĂ»ts supplĂ©mentaires des modifications proposĂ©es sur dix pĂ©riodes de 12 mois est estimĂ©e Ă  309,95 millions de dollars en dollars constants de 2022, avec un coĂ»t annualisĂ© moyen de 44,13 millions de dollars. Une rĂ©partition de ce coĂ»t est prĂ©sentĂ©e dans le tableau 6 et une description de chaque composante du coĂ»t est fournie dans les sections ci-dessous.

Secteurs de dépenses et organisations touchées

Les organisations sous réglementation fédérale devraient assumer les coûts liés au développement de nouvelles pages Web et à la mise à jour des pages existantes, au développement de nouvelles applications mobiles, à la création de nouveaux documents numériques et à la mise à jour de documents numériques existants conformes à la Norme CAN/ASC-EN. De plus, les organisations réglementées devraient assumer les coûts liés à la formation sur l’accessibilité numérique pour les employés concernés, aux évaluations de conformité lors de l’achat de produits et de services liés à leurs pages Web, applications mobiles et documents numériques, à la publication de déclarations sur l’accessibilité pour les domaines technologiques numériques applicables, ainsi qu’aux coûts administratifs liés à la conservation de certains documents.

Les conseils de bande des Premières Nations bĂ©nĂ©ficieraient d’une exemption Ă  durĂ©e limitĂ©e des exigences rĂ©glementaires proposĂ©es, qui expirerait le 31 dĂ©cembre 2033. Cela demande que sur la pĂ©riode de 10 pĂ©riodes de 12 mois pour cette analyse coĂ»ts-avantages, les exigences proposĂ©es s’appliqueraient uniquement aux conseils de bande des Premières Nations pendant la pĂ©riode 10.

Le tableau 5 prĂ©sente un aperçu des exigences rĂ©glementaires et de leur application aux organisations rĂ©glementĂ©es, en tenant compte de leur secteur et de leur taille.

Tableau 5 : Exigences en matière d’accessibilitĂ© numĂ©rique, selon les organisations rĂ©glementĂ©es
Secteur de dépenses Organisations qui seraient touchées Nombre d’organisations touchées (2025) note * du tableau b5
Développement de pages Web accessibles au public
  • Organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral qui ne sont pas des FST ou des ERT
  • Grandes entreprises qui ne sont pas des FST ou des ERT
  • Entreprises de taille moyenne qui ne sont pas des FST ou des ERT
762
Développement de pages Web internes accessibles aux employés
  • Toutes les organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral
  • Toutes les grandes entreprises
  • Toutes les entreprises de taille moyenne
1 102
Développement d’applications mobiles accessibles destinées au public
  • Organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral qui ne sont pas des FST ou des ERT
  • Grandes entreprises qui ne sont pas des FST ou des ERT
298  
Développement de documents numériques accessibles destinés au public
  • Organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral qui ne sont pas des FST ou des ERT
  • Grandes entreprises qui ne sont pas des FST ou des ERT
298  
Obtention et interprétation de l’évaluation de conformité lors de l’achat de produits et services de technologie numérique
  • Les organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral qui ne sont pas des ERT
  • Grandes entreprises qui sont des ERT
341  
Formation sur l’accessibilité numérique pour les employés concernés
  • Toutes les organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral
  • Toutes les grandes entreprises
  • Toutes les entreprises de taille moyenne
1 102
Publication de déclarations sur l’accessibilité
  • Toutes les organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral
  • Toutes les grandes entreprises
383  
CoĂ»ts administratifs — Conservation des documents
  • Toutes les organisations du secteur public fĂ©dĂ©ral
  • Toutes les grandes entreprises
  • Toutes les entreprises de taille moyenne
1 102

Note(s) du tableau b5

Note * du tableau b5

Projection d’EDSC fondée sur les données administratives du Programme du Travail obtenues à l’interne.

Retour Ă  la note * du tableau b5

Un total de 1 102 organisations sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale devraient ĂŞtre touchĂ©es par les modifications proposĂ©es en 2025. De plus, on prĂ©voit que 122 conseils de bande des Premières Nations comptant 100 employĂ©s ou plus seront touchĂ©s par les modifications proposĂ©es au cours de la pĂ©riode 10 (2034).

Principales hypothèses de coûts liées aux domaines de la technologie numérique

Les donnĂ©es sur les coĂ»ts liĂ©s Ă  la conformitĂ© Ă  la Norme EN sont très limitĂ©es dans le contexte canadien. Cependant, puisque la Norme EN (que NAC a adoptĂ© intĂ©gralement et sans modification en tant que Norme CAN/ASC-EN) a Ă©tĂ© conçue pour ĂŞtre Ă©troitement alignĂ©e sur le règlement de l’Article 508 aux États-Unis, les paramètres de coĂ»ts du dĂ©veloppement Web, de la production audiovisuelle et des documents numĂ©riques du REIR sur l’Article 508 rĂ©visĂ© de 2017(en anglais seulement) datant de 2017 ont Ă©tĂ© considĂ©rĂ©s comme Ă©quivalents Ă  ceux des modifications proposĂ©es.

Le coût de conformité par employé a été utilisé comme valeur approximative pour estimer les coûts de conformité pour les entités réglementées, car il existe une relation entre le nombre d’employés et la taille du budget de fonctionnement d’une organisation, qui comprend les dépenses liées à la technologie numérique, et les données directes sur les budgets de technologie numérique sont très limitées. Les chiffres des coûts américains du REIR de 2017 ont été calculés par employé, puis transposés en coût moyen annuel par employé pour les organisations canadiennes sous réglementation fédérale en ajustant les taux de change et l’inflation.

Selon les conclusions d’une Ă©tude amĂ©ricaine de 2019rĂ©fĂ©rence 8 Ă©galement citĂ©e par la NPRM amĂ©ricaine de 2023, le coĂ»t moyen de dĂ©veloppement d’une nouvelle application mobile est estimĂ© Ă  145 000,00 $ CA. Alors que l’étude de 2019 soutenait Ă©galement que le coĂ»t de crĂ©ation d’une application mobile accessible Ă  partir de zĂ©ro est le mĂŞme que celui d’une application inaccessible, EDSC a adoptĂ© une approche plus conservatrice et a supposĂ© qu’il en coĂ»terait 10 % de plus pour construire une application mobile accessible. Selon une recherche interne menĂ©e par EDSC, le coĂ»t moyen des tests de conformitĂ© Ă  l’accessibilitĂ© des applications mobiles existantes est estimĂ© Ă  environ 15 % du coĂ»t de dĂ©veloppement de l’application, lĂ©gèrement plus Ă©levĂ© que celui d’une nouvelle application.

Pour les documents numĂ©riques, l’estimation des coĂ»ts Ă©tait basĂ©e sur le coĂ»t de conformitĂ© pour les documents Ă©lectroniques et autres contenus Ă©lectroniques du REIR sur l’Article 508 rĂ©visĂ© de 2017(en anglais seulement). Les chiffres ont Ă©tĂ© transposĂ©s en coĂ»t annuel moyen par employĂ© pour les organisations canadiennes sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale en utilisant la mĂŞme mĂ©thodologie que celle utilisĂ©e pour le contenu Web. Puisque les règlements rĂ©visĂ©s de l’Article 508 des États-Unis s’appliquent Ă  la fois aux documents externes et internes, tandis que les modifications proposĂ©es ne rĂ©glementeraient que les documents externes, EDSC a supposĂ© que les documents externes reprĂ©sentent 5 % de tous les documents produits par les organisations rĂ©glementĂ©es et a ajustĂ© l’estimation des coĂ»ts pour les documents numĂ©riques en consĂ©quence.

Coûts de conformité pour la formation

D’après les rĂ©ponses au questionnaire reçues des organisations sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale, EDSC suppose qu’en moyenne, 10 % de la main-d’œuvre des organisations rĂ©glementĂ©es aurait besoin de formation. De plus, ces employĂ©s auraient besoin de cinq heures de formation Ă  chaque pĂ©riode 2 et 3, pour un total de 10 heures. EDSC suppose qu’une heure supplĂ©mentaire de formation rĂ©currente et de mise Ă  jour serait nĂ©cessaire pour les employĂ©s concernĂ©s chaque annĂ©e après la pĂ©riode 3. EDSC inclut la valeur des salaires versĂ©s Ă  un employĂ© pendant la pĂ©riode oĂą il recevrait une formation dans le cadre des coĂ»ts de conformitĂ© Ă  la formation, et considère que le coĂ»t de la formation en accessibilitĂ© est de 80 $ par heure, selon des recherches internes.

Coûts de conformité pour les déclarations sur l’accessibilité et coûts administratifs pour la conservation des documents

Il y aurait, pour les organisations réglementées, des coûts de conformité à assumer pour la préparation et la publication de déclarations sur l’accessibilité liées aux domaines de la technologie numérique qui seraient réglementés par les modifications proposées. Les organisations auraient également des coûts administratifs pour conserver les dossiers relatifs à la formation et aux évaluations de conformité.

EDSC a utilisĂ© la mĂŞme mĂ©thodologie que pour le règlementrĂ©fĂ©rence 9 en matière de planification et de production de rapports, pour estimer ces deux domaines de coĂ»ts. L’estimation suppose qu’en moyenne, il faudrait 37,50 heures Ă  un gestionnaire pour prĂ©parer et publier le plan sur l’accessibilitĂ© d’une organisation. On a supposĂ© que ce soit la mĂŞme chose pour la prĂ©paration et la publication des dĂ©clarations sur l’accessibilitĂ© d’une organisation.

En ce qui concerne la conservation des documents, on a supposĂ© qu’une entitĂ©, indĂ©pendamment de sa taille et de son secteur d’activitĂ©, consacrerait en moyenne 20 minutes par an Ă  la conservation des documents. Puisque les dossiers devraient ĂŞtre conservĂ©s Ă©lectroniquement, le coĂ»t de stockage est considĂ©rĂ© comme nĂ©gligeable. Ces coĂ»ts de conservation sont censĂ©s ĂŞtre similaires pour les modifications proposĂ©es.

Coûts d’application pour la CCDP

Le Bureau du commissaire Ă  l’accessibilitĂ© de la Commission canadienne des droits de la personne (CCDP) devrait assumer des coĂ»ts pour faire respecter les modifications proposĂ©es. Les coĂ»ts de mise en Ĺ“uvre estimĂ©s fournis par la CCDP incluent les salaires des nouveaux employĂ©s (VA de 5,75 millions de dollars sur 10 pĂ©riodes, en dollars constants de 2022). Il y aurait des coĂ»ts supplĂ©mentaires pour l’obtention d’une licence de logiciel afin d’évaluer la conformitĂ© des technologies numĂ©riques Ă  la Norme CAN/ASC-EN (VA de 2,15 millions de dollars sur 10 pĂ©riodes en dollars constants de 2022) ainsi qu’un coĂ»t unique pour l’architecture de mise en Ĺ“uvre (VA de 380 000 $ sur 10 pĂ©riodes, en dollars constants de 2022). La valeur actuelle des coĂ»ts d’exĂ©cution est estimĂ©e Ă  8,27 millions de dollars sur une pĂ©riode de 10 pĂ©riodes de 12 mois, en dollars constants de 2022, avec un coĂ»t moyen annualisĂ© de 1,18 million de dollars.

Tableau 6 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts supplĂ©mentaires imposĂ©s par les modifications proposĂ©es (en millions de dollars)
Secteur de dĂ©penses VA des coĂ»ts sur une pĂ©riode de 10 pĂ©riodes de 12 mois (en dollars constants de 2022) CoĂ»t annualisĂ© (en dollars constants de 2022)
DĂ©veloppement de pages Web accessibles destinĂ©es au public et aux employĂ©s internes 74,34 $ 10,58 $
DĂ©veloppement et tests d’applications mobiles destinĂ©es au public 10,52 $ 1,50 $
DĂ©veloppement de documents numĂ©riques accessibles destinĂ©s au public 29,77 $ 4,24 $
Obtention et interprĂ©tation de l’évaluation de conformitĂ© lors de l’achat de produits et services de technologie numĂ©rique 55,56 $ 7,91 $
Formation sur l’accessibilitĂ© numĂ©rique pour les employĂ©s concernĂ©s 128,18 $ 18,25 $
Publication de dĂ©clarations sur l’accessibilitĂ© 3,24 $ 0,46 $
Conservation des dossiers 0,07 $ 0,01 $
Application de la loi par la CCDP 8,27 $ 1,18 $
Total 309,95 $ 44,13 $
Impacts non monétaires et qualitatifs

Les modifications proposĂ©es devraient avoir les impacts positifs non monĂ©taires suivants pour les personnes en situation de handicap :

De plus, étant donné que les personnes en situation de handicap auraient besoin de moins d’aide lorsqu’elles interagissent avec des organisations sous réglementation fédérale, les personnes qui ne sont pas en situation de handicap qui fournissent des services de soins non rémunérés ou de l’aide aux personnes en situation de handicap, comme les membres de la famille et les amis, devraient également bénéficier d’une réduction de leurs responsabilités en matière de soins.

Les organisations rĂ©glementĂ©es bĂ©nĂ©ficieraient Ă©galement d’un certain nombre d’avantages qui ne peuvent pas ĂŞtre monĂ©tisĂ©s :

Les fournisseurs de technologies numériques bénéficieraient également d’une plus grande normalisation des pratiques de conception accessible pour les technologies numériques, car ils pourraient développer des solutions accessibles pour les marchés nationaux et internationaux et profiter des produits et services de technologies numériques accessibles développés à l’échelle internationale.

Lentille des petites entreprises

Les petites entreprises, dĂ©finies comme des organisations du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale et comptant 99 employĂ©s ou moins, ne seraient pas soumises aux exigences prĂ©sentĂ©es dans les modifications proposĂ©es. Par consĂ©quent, cette proposition n’entraĂ®nerait pas d’incidences financières sur les petites entreprises et, par consĂ©quent, la lentille des petites entreprises ne s’applique pas.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique puisqu’il y aurait une augmentation progressive de la charge administrative pour les entreprises, et les modifications proposĂ©es sont considĂ©rĂ©es comme un « ajout Â» selon la règle. Aucun règlement ne sera abrogĂ© ou ajoutĂ©.

Selon les modifications proposĂ©es, les organisations rĂ©glementĂ©es seraient tenues de conserver pendant quatre ans :

Les coĂ»ts estimĂ©s du fardeau administratif sont basĂ©s sur la mĂ©thodologie utilisĂ©e par EDSC pour le Règlement prĂ©cĂ©dent en matière de planification et de production de rapports en vertu de la Loi. La mĂ©thodologie examinait les estimations des exigences rĂ©glementaires similaires (notification, conservation) provenant de diffĂ©rents ministères fĂ©dĂ©raux et experts en la matière. Les coĂ»ts administratifs incrĂ©mentiels sont liĂ©s au temps passĂ© par les employĂ©s sur des activitĂ©s liĂ©es Ă  la conservation des dossiers. EDSC suppose que chaque organisation du secteur privĂ© devrait consacrer 20 minutes du temps d’un employĂ© par an pour se conformer aux exigences de conservation des dossiers. Cette exigence de temps est monĂ©tisĂ©e en utilisant le taux de salaire moyen dans les secteurs rĂ©glementĂ©s par le gouvernement fĂ©dĂ©ral, y compris les frais gĂ©nĂ©raux et les avantages sociaux autres que le salaire.

Les modifications proposĂ©es s’appliqueraient Ă  toutes les organisations du secteur public sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale, ainsi qu’aux organisations du secteur privĂ© sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale et comptant 100 employĂ©s ou plus. Cependant, la règle du « un pour un Â» ne s’appliquerait qu’aux organisations du secteur privĂ© comptant 100 employĂ©s et plus Ă  partir de la pĂ©riode 1 (EDSC estime qu’il y a 1 102 organisations de ce type Ă  la pĂ©riode 1) pour les coĂ»ts administratifs liĂ©s Ă  la conservation des dossiers.

Initiative actuelle est un AJOUT
UnitĂ© de mesure : dollars canadiens constants de 2012
Valeur actuelle, annĂ©e de rĂ©fĂ©rence : 2012

Tableau 7 : CoĂ»t administratif pour les organisations rĂ©glementĂ©es
Type d’organisation CoĂ»t administratif annualisĂ© par organisation sur une pĂ©riode de 10 pĂ©riodes de 12 mois (en dollars constants de 2012)
CoĂ»t par organisation 5 $
CoĂ»ts administratifs totaux pour toutes les organisations rĂ©glementĂ©es concernĂ©es 4 904 $

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Les modifications proposées ne sont pas liées à un engagement pris dans le cadre d’un forum de coopération réglementaire formel. Cela dit, les modifications proposées seraient alignées sur des règlements similaires dans d’autres administrations et États dans le monde et au Canada.

Actuellement, trois normes d’accessibilitĂ© numĂ©rique sont principalement prĂ©valentes dans le cadre des règlements sur l’accessibilitĂ© numĂ©rique dans d’autres administrations — les Règles pour l’accessibilitĂ© des contenus Web (WCAG), les normes rĂ©visĂ©es de l’Article 508 (en anglais seulement) de la U.S. Rehabilitation Act et les Exigences harmonisĂ©es de l’Union europĂ©enne en matière d’accessibilitĂ© pour les produits et services des TIC (EN 301 549) (en anglais seulement) (PDF). La Norme EN intègre le niveau AA du WCAG 2.1 et est Ă©troitement alignĂ©e sur les normes rĂ©visĂ©es 508 aux États-Unis.

Au sein du Canada, l’Ontario, le Québec et le Manitoba ont élaboré des règlements ou des normes spécifiques aux technologies numériques basées sur les WCAG. D’autres provinces et territoires font référence aux WCAG dans leurs normes ou directives actuelles/à venir.

En incorporant par renvoi la version la plus récente de la Norme CAN/ASC-EN, les modifications proposées, une fois finalisées et publiées, permettraient de minimiser les différences réglementaires avec d’autres administrations et les principaux partenaires commerciaux du Canada.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique, une analyse préliminaire a conclu qu’une évaluation environnementale stratégique n’est pas nécessaire, car ces propositions de modifications n’ont aucun impact environnemental.

Analyse comparative entre les sexes plus

Les modifications proposées profiteraient aux Canadiens, en particulier aux personnes en situation de handicap, en améliorant l’accessibilité du contenu Web, des documents numériques et des applications mobiles. En éliminant les obstacles à l’accessibilité numérique, on s’attend à ce que de nombreuses tâches quotidiennes et services nécessitant l’accès à des pages Web, des documents numériques et des applications mobiles d’entités sous réglementation fédérale (comme les services bancaires en ligne, la demande de programmes gouvernementaux ou la navigation sur un site Web du gouvernement fédéral) soient plus faciles à effectuer pour les personnes.

Il existe de nombreux facteurs complexes et interconnectĂ©s qui influencent dans quelle mesure certaines populations bĂ©nĂ©ficieraient des modifications proposĂ©es. Les considĂ©rations suivantes liĂ©es Ă  l’ACS+ concernant les Canadiens en situation de handicap ont Ă©tĂ© recensĂ©es :

Ă‚ge : Selon l’EnquĂŞte canadienne sur l’utilisation d’Internet de 2023, 95 % des Canadiens âgĂ©s de 15 ans et plus ont utilisĂ© Internet en 2022, soit une augmentation de 3 % par rapport Ă  2020. Les plus fortes augmentations ont Ă©tĂ© observĂ©es chez les Canadiens plus âgĂ©s, oĂą plus de 8 sur 10 (82,6 %) personnes âgĂ©es (celles âgĂ©es de 65 ans et plus) utilisaient Internet en 2022, soit une hausse de 6,3 % par rapport Ă  2020. Pour les personnes âgĂ©es de 75 ans et plus, l’augmentation est encore plus importante : 10 points de pourcentage en plus pour atteindre 72 %rĂ©fĂ©rence 10. Il est prĂ©vu que les personnes âgĂ©es au Canada qui utilisent les technologies numĂ©riques bĂ©nĂ©ficieraient davantage des modifications proposĂ©es par rapport Ă  la plupart des autres groupes d’âge. Cela est dĂ» au fait que le taux de handicap (ainsi que la complexitĂ© et l’interaction entre les handicaps) augmente avec l’âge. Par exemple, près de la moitiĂ© (42 %) des personnes âgĂ©es en situation de handicap avaient une combinaison de quatre handicaps ou plus, tandis que des proportions similaires ou plus petites de jeunes (43 %) et d’adultes en âge de travailler (36 %) Ă©taient les plus susceptibles d’avoir deux ou trois handicapsrĂ©fĂ©rence 11.

Cela dit, les jeunes Canadiens devraient Ă©galement en bĂ©nĂ©ficier, car ils obtiennent couramment des informations et effectuent des transactions en ligne. Par exemple, 95 % des Canadiens âgĂ©s de 25 Ă  44 ans ont fait leurs achats en ligne en 2020rĂ©fĂ©rence 12, et 90,3 % des utilisateurs d’Internet qui effectuent leurs opĂ©rations bancaires en ligne sont de jeunes Canadiens âgĂ©s de 25 Ă  34 ansrĂ©fĂ©rence 13.

Genre : Les jeunes hommes (âgĂ©s de 16 Ă  24 ans) en situation de handicap pourraient bĂ©nĂ©ficier davantage des amĂ©liorations de l’accessibilitĂ© des outils numĂ©riques dans le lieu de travail, car leur taux d’emploi en 2022 (47,8 %) Ă©tait considĂ©rablement infĂ©rieur Ă  celui des jeunes femmes en situation de handicap (59,9 %)rĂ©fĂ©rence 14. De mĂŞme, il est possible que les femmes plus âgĂ©es (âgĂ©es de 55 Ă  64 ans) en situation de handicap puissent bĂ©nĂ©ficier davantage que les hommes plus âgĂ©s en situation de handicap, car leur taux d’emploi (46,9 %) Ă©tait Ă©galement infĂ©rieur Ă  celui des hommes plus âgĂ©s en situation de handicap (56,0 %); cependant, cet effet est moins certain, car l’écart de taux d’emploi entre les hommes et les femmes plus âgĂ©es qui ne sont pas en situation de handicap Ă©tait d’une ampleur similairerĂ©fĂ©rence 14.

Multiples handicaps : Les Canadiens ayant plusieurs handicaps seraient plus susceptibles de bĂ©nĂ©ficier des modifications proposĂ©es, car ils sont plus susceptibles de rencontrer des obstacles liĂ©s aux technologies numĂ©riques par rapport aux personnes ayant un seul handicap. Plus prĂ©cisĂ©ment, les Canadiens ayant un handicap (27,0 %) sont confrontĂ©s Ă  près de la moitiĂ© du nombre d’obstacles Ă  l’accessibilitĂ© des technologies numĂ©riques que ceux qui sont identifiĂ©s comme ayant plusieurs handicaps (48,4 %)rĂ©fĂ©rence 15. Les Canadiens ayant plusieurs types de handicaps sont Ă©galement moins susceptibles d’accĂ©der Ă  Internet depuis leur domicile par rapport aux personnes qui ne sont pas en situation de handicap et aux personnes ayant un seul type de handicaprĂ©fĂ©rence 16.

Revenu : La recherche dĂ©montre que les personnes Ă  faible revenu sont plus susceptibles de rencontrer des obstacles en matière d’accessibilitĂ© numĂ©rique. Par exemple, les Canadiens vivant dans des mĂ©nages dont le revenu Ă©tait infĂ©rieur Ă  40 000 $ (51,7 %) Ă©taient plus susceptibles de signaler des obstacles liĂ©s aux technologies numĂ©riques par rapport Ă  ceux des mĂ©nages ayant un revenu de 40 000 $ Ă  80 000 $ (44,2 %) et ceux ayant un revenu supĂ©rieur Ă  80 000 $ (38,6 %)rĂ©fĂ©rence 15. Cela suggère que les mĂ©nages Ă  faible revenu pourraient bĂ©nĂ©ficier davantage des modifications proposĂ©es par rapport aux mĂ©nages Ă  revenu plus Ă©levĂ©.

Cependant, les personnes à revenu plus faible sont également moins susceptibles de pouvoir se permettre des technologies d’assistance, qui peuvent être coûteuses à acheter et nécessiter des appareils plus récents et plus chers pour fonctionnerréférence 17. Par conséquent, les personnes à faible revenu en situation de handicap qui n’ont pas accès à une technologie d’assistance coûteuse pourraient bénéficier moins des modifications proposées.

Distribution rurale et urbaine : Les Canadiens vivant dans les rĂ©gions rurales et les territoires pourraient bĂ©nĂ©ficier moins des modifications proposĂ©es que ceux des zones urbaines, car ils sont moins susceptibles d’avoir accès Ă  Internet Ă  large bande ou haute vitesse. En dĂ©cembre 2023, le pourcentage de Canadiens ayant accès Ă  un service Internet haute vitesse rĂ©pondant Ă  la norme de rĂ©fĂ©rence du CRTC de 50 Mo/s (mĂ©gaoctets par seconde) en tĂ©lĂ©chargement, de 10 Mo/s en tĂ©lĂ©versement et de donnĂ©es illimitĂ©es, Ă©tait de 99,4 % dans les zones urbaines et de 67,4 % dans les zones rurales. L’accès Ă  Internet haute vitesse est Ă©galement limitĂ© dans les territoires : 70,4 % de la population y a accès au Yukon, 82,0 % dans les Territoires du Nord-Ouest et aucun fournisseur de services n’est disponible au NunavutrĂ©fĂ©rence 18.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Entrée en vigueur

Les exigences s’appliquant aux pages Web des organisations sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale, ainsi que les dĂ©clarations sur l’accessibilitĂ© concernant ces pages Web, entreraient en vigueur le 1er juin 2027. Toutes les autres exigences entreraient en vigueur le 1er juin 2028. L’intention de ces dates est de fournir entre 24 et 36 mois de dĂ©lai aux organisations pour se conformer aux exigences proposĂ©es.

Le Ministère communiquerait de manière proactive avec les organisations rĂ©glementĂ©es, y compris les associations industrielles reprĂ©sentant les organisations sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale, afin de s’assurer qu’un maximum d’intervenants soient informĂ©s de la publication des modifications et disposent d’un dĂ©lai suffisant pour se conformer aux dispositions rĂ©glementaires. Des exposĂ©s techniques seraient Ă©galement fournis aux Ă©tapes de la Partie I et de la Partie II de la Gazette du Canada.

En reconnaissance de l’engagement continu entre le gouvernement du Canada et les gouvernements et organisations autochtones concernant l’application de la loi, les conseils de bande des Premières Nations seraient exemptĂ©s des modifications proposĂ©es jusqu’au 31 dĂ©cembre 2033. De plus, l’exemption actuelle des exigences de planification et de production de rapports en vertu de la Loi serait prolongĂ©e jusqu’au 31 dĂ©cembre 2033. Cependant, l’exemption proposĂ©e ne s’appliquerait pas aux entreprises commerciales exploitĂ©es pour les bandes des Premières Nations ou pour leur compte ou sur les terres de rĂ©serve de la bande.

La mise en œuvre des modifications proposées serait soutenue par des documents d’orientation visant à informer les organisations réglementées et les Canadiens. Les documents d’orientation peuvent inclure des modèles, des exemples, des lignes directrices et des meilleures pratiques qui soutiendraient la capacité des organisations à mettre en œuvre les modifications proposées concernant l’accessibilité numérique. EDSC a entamé des consultations avec les intervenants sur les documents d’orientation proposés et d’autres consultations sont prévues. Bien qu’EDSC ait l’intention de créer des lignes directrices supplémentaires, il existe déjà beaucoup de lignes directrices sur la conception et le développement de contenu Web, d’applications mobiles, et de documents numériques accessibles. Par exemple, la Web Accessibility Initiative (WAI) [en anglais seulement] du World Wide Web Consortium (W3C) a déjà publié des lignes directrices exhaustives sur la compréhension et la mise en œuvre de l’accessibilité numérique.

La Norme CAN/ASC-EN qui est incorporĂ©e par rĂ©fĂ©rence dans les modifications proposĂ©es serait surveillĂ©e de manière continue afin de s’assurer qu’elle continue de rĂ©pondre Ă  toutes les exigences, tout en restant claire et cohĂ©rente dans son intention et son application. Toute mise Ă  jour de la Norme CAN/ASC-EN serait communiquĂ©e rĂ©gulièrement aux intervenants.

Conformité et application

Le commissaire à l’accessibilité au sein de la CCDP serait responsable des activités de conformité et d’application pour les organisations réglementées.

Il y a plusieurs facteurs déjà mentionnés qui sont pertinents pour déterminer la faisabilité de se conformer à la Norme CAN/ASC-EN. Dans de telles circonstances, les organisations pourraient être tenues par le commissaire à l’accessibilité de fournir des preuves pour étayer l’impossibilité et démontrer, à la satisfaction du commissaire à l’accessibilité, qu’elles ont pris des mesures raisonnables pour éliminer les obstacles, y compris en établissant d’autres moyens d’accès qui traitent des obstacles liés à la non-conformité à la Norme CAN/ASC-EN. Les entités pourraient également être invitées par le commissaire à l’accessibilité à fournir des preuves qu’elles continuent de faire des efforts pour surmonter les défis afin de se conformer à la Norme CAN/ASC-EN, même si elles ont établi d’autres moyens d’accès.

La Loi confère au commissaire à l’accessibilité une gamme d’outils d’application pour vérifier, promouvoir et faire respecter la Loi et ses règlements, y compris le pouvoir de mener des inspections et de délivrer des ordonnances et des avis d’infraction, y compris avec des pénalités, et de conclure des ententes de conformitéréférence 19. Cela dit, la conformité et l’application des règles se font généralement de manière progressive, commençant par la sensibilisation et l’éducation afin de prévenir ou de remédier aux infractions avant d’émettre des avis de violation.

Le non-respect de toute exigence Ă©tablie par les modifications proposĂ©es serait classĂ© comme une violation « mineure Â». Le Règlement Ă©tablit, pour les infractions mineures, une fourchette de pĂ©nalitĂ©s de 1 000 $ Ă  10 000 $ pour la première infraction sur une pĂ©riode de cinq ans pour une organisation rĂ©glementĂ©e qui n’est pas une petite entreprise. Les organisations ayant quatre infractions ou plus au cours d’une pĂ©riode de cinq ans se verraient imposer des pĂ©nalitĂ©s allant de 50 000 $ Ă  75 000 $. Le commissaire Ă  l’accessibilitĂ© peut Ă©galement publier les noms des organisations qui commettent des violations, ainsi que la nature de la violation et les sanctions imposĂ©es.

Personne-ressource

Marzieh Tafaghod
Directrice générale
Division des programmes et règlements
Direction du Canada accessible
Emploi et Développement social
105, rue de l’Hôtel-de-Ville
Gatineau (Québec)
J8X 4H7
Courriel : Direction du Canada accessible

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil, en vertu de l’alinĂ©a 91(1)a) et du paragraphe 117(1) de la Loi canadienne sur l’accessibilitĂ© rĂ©fĂ©rence a, se propose de prendre le Règlement modifiant le Règlement canadien sur l’accessibilitĂ©, ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les soixante jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. S’ils choisissent plutĂ´t de prĂ©senter leurs observations par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, ils sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout Ă  Marzieh Tafaghod, Directrice exĂ©cutive, Division des programmes et des règlements, Direction du Canada accessible, Emploi et DĂ©veloppement social Canada, 105, rue de l’HĂ´tel-de-Ville, Gatineau (QuĂ©bec) J8X 4H7 (courriel : marzieh.tafaghod@hrsdc-rhdcc.gc.ca).

Ottawa, le 5 dĂ©cembre 2024

La greffière adjointe du Conseil privé
Wendy Nixon

Règlement modifiant le Règlement canadien sur l’accessibilité

Modifications

1 (1) La dĂ©finition de employĂ©, au paragraphe 1(1) du Règlement canadien sur l’accessibilitĂ© rĂ©fĂ©rence 20, est remplacĂ©e par ce qui suit :

employé
S’entend notamment de l’entrepreneur dépendant, au sens du paragraphe 3(1) du Code canadien du travail. (employee)

(2) Le paragraphe 1(1) du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

entité de radiodiffusion ou de télécommunication
Entité qui exploite une entreprise de radiodiffusion ou qui est une entreprise canadienne ou un fournisseur de services de télécommunication. (broadcasting or telecommunications entity)
entité du secteur public fédéral
Entité réglementée visée à l’un des alinéas 7(1)a) à d) de la Loi. (federal public sector entity)
fournisseur de services de transport
Entité qui est tenue de se conformer à toute disposition des règlements pris en vertu du paragraphe 170(1) de la Loi sur les transports au Canada. (transportation service provider)

(3) Le paragraphe 1(3) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Nombre moyen d’employĂ©s : pĂ©riode d’annĂ©es

(3) Pour l’application du présent règlement, le nombre moyen d’employés pendant une période d’années donnée est la somme du nombre moyen d’employés durant chaque année de cette période, divisée par le nombre d’années dans cette période. Ce résultat est ensuite arrondi au nombre entier le plus près ou, si le résultat se situe à distance égale entre deux nombres entiers, au nombre entier le plus élevé.

Nombre d’employĂ©s : exclusions

(4) Pour l’application des paragraphes (2) et (3), est exclu du compte du nombre d’employĂ©s  :

2 Le passage de l’article 2 du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

Bande

2 Ă€ l’égard d’une bande, les entitĂ©s et personnes ci-après sont soustraites Ă  l’application des articles 47 Ă  49, 56 Ă  58, 65 Ă  67 et 69 Ă  71 de la Loi et des articles 3 Ă  19.9 du prĂ©sent règlement jusqu’au 31 dĂ©cembre 2033 :

3 Le sous-alinĂ©a 8(3)b)(i) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

4 Le sous-alinĂ©a 9(6)b)(i) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

5 Le sous-alinĂ©a 17(3)b)(i) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

6 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 19, de ce qui suit :

PARTIE 1.1
Technologies de l’information et des communications

Définition de norme TIC

19.1 Dans la prĂ©sente partie, norme TIC s’entend de la norme CAN/ASC - EN 301 549 de Normes d’accessibilitĂ© Canada intitulĂ©e Exigences d’accessibilitĂ© pour les produits et services TIC, avec ses modifications successives.

Première date à laquelle l’article s’applique

19.2 Dans la prĂ©sente partie, toute rĂ©fĂ©rence Ă  la date Ă  laquelle un article s’applique Ă  l’entitĂ© pour la première fois correspond Ă  l’une ou l’autre des dates ci-après, selon celle qui est postĂ©rieure Ă  l’autre :

Possibilité de conformité

19.3 Pour l’application de la prĂ©sente partie, afin de dĂ©terminer dans quelle mesure il est possible pour une page Web de se conformer aux exigences de la norme TIC, les facteurs ci-après sont pertinents :

Pages Web destinées aux employés

19.4 (1) L’entitĂ© du secteur public fĂ©dĂ©ral veille Ă  ce que chacune de ses pages Web internes destinĂ©es aux employĂ©s qui est créée ou mise Ă  jour Ă  compter de la date Ă  laquelle le prĂ©sent article s’applique Ă  l’entitĂ© pour la première fois, y compris tout son contenu, soit conforme, dans la mesure du possible, aux exigences applicables prĂ©vues aux articles 4 Ă  7 et 9 de la norme TIC, aussi longtemps que la page Web demeure disponible aux employĂ©s.

Autres mesures

(2) Dans la mesure où la conformité de la page Web aux exigences applicables de la norme TIC n’est pas possible, l’entité veille à ce que d’autres mesures raisonnables soient prises pour éliminer les obstacles qui entravent l’accès à la page Web, notamment la mise en place d’autres moyens pour que les employés accèdent à l’information ou effectuent les tâches associées à la page Web.

Pages Web destinées au public

19.5 (1) L’entitĂ© du secteur public fĂ©dĂ©ral qui n’est pas une entitĂ© de radiodiffusion ou de tĂ©lĂ©communication ou un fournisseur de services de transport veille Ă  ce que chacune de ses pages Web destinĂ©es au public qui est créée ou mise Ă  jour Ă  compter de la date Ă  laquelle le prĂ©sent article s’applique Ă  l’entitĂ© pour la première fois, y compris tout son contenu, soit conforme, dans la mesure du possible, aux exigences applicables prĂ©vues aux articles 4 Ă  7 et 9 de la norme TIC, aussi longtemps que la page Web demeure disponible au public.

Autres mesures

(2) Dans la mesure où la conformité de la page Web aux exigences applicables de la norme TIC n’est pas possible, l’entité veille à ce que d’autres mesures raisonnables soient prises pour éliminer les obstacles qui entravent l’accès à la page Web, notamment la mise en place d’autres moyens pour que le public accède à l’information ou effectue les tâches associées à la page Web.

Déclaration sur l’accessibilité

19.6 (1) L’entité du secteur public fédéral publie une déclaration sur l’accessibilité au plus tard à la date à laquelle toute obligation prévue à la présente partie s’applique à l’entité pour la première fois et, par la suite, une fois tous les douze mois.

Exigences

(2) La dĂ©claration satisfait aux exigences suivantes :

Conservation

(3) L’entité conserve en format électronique une copie de la déclaration sur l’accessibilité jusqu’à la date du quatrième anniversaire de sa publication.

Évaluation de conformitĂ© : conservation

19.7 Toute entité réglementée qui effectue ou obtient une évaluation de conformité à la norme TIC de toute page Web à l’égard de laquelle l’entité a des obligations prévues à la présente partie conserve en format électronique un registre de l’évaluation, y compris toute analyse des écarts, jusqu’à la date du quatrième anniversaire de la fin de l’évaluation.

Formation

19.8 (1) Chacune des entités réglementées ci-après veille à ce que tout employé qui participe à l’élaboration, au maintien ou à l’acquisition des technologies de l’information et des communications ait reçu une formation sur les principes fondamentaux en matière d’accessibilité à l’égard de ces technologies, y compris une formation d’appoint au moins une fois toutes les trois années.

Registre

(2) L’entité réglementée conserve, en format électronique, un registre de chaque formation donnée en vertu du présent article jusqu’à la date du quatrième anniversaire de la formation.

Autres normes que la norme TIC

19.9 Toute exigence dans la prĂ©sente partie de se conformer Ă  la norme TIC est satisfaite lorsqu’il y a conformitĂ© Ă  l’une ou l’autre des normes suivantes :

7 L’article 19.1 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Définitions

19.1 Les définitions qui suivent s’appliquent à la présente partie.

document non Web
S’entend au sens de la norme TIC.(non-web document)
norme TIC
La norme CAN/ASC - EN 301 549 de Normes d’accessibilitĂ© Canada, intitulĂ©e Exigences d’accessibilitĂ© pour les produits et services TIC, avec ses modifications successives. (ICT Standard)

8 (1) Le passage de l’article 19.3 du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

Possibilité de conformité

19.3 Pour l’application de la prĂ©sente partie, afin de dĂ©terminer dans quelle mesure il est possible pour une page Web, une application mobile ou un document non Web de se conformer aux exigences de la norme TIC, les facteurs ci-après sont pertinents :

(2) L’alinĂ©a 19.3c) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

9 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 19.3, de ce qui suit :

Agir pour autrui

19.31 L’entitĂ© rĂ©glementĂ©e visĂ©e Ă  l’alinĂ©a 7(1)f) de la Loi qui agit au nom ou pour le compte d’une entitĂ© qui a des obligations prĂ©vues Ă  la prĂ©sente partie a ces mĂŞmes obligations Ă  l’égard de cette entitĂ© et tout dĂ©faut de l’entitĂ© rĂ©glementĂ©e en question de se conformer Ă  l’une de ces obligations est considĂ©rĂ©, pour l’application de la partie 3, comme une violation de la disposition prĂ©voyant l’obligation Ă  l’égard de l’autre entitĂ©.

10 Le paragraphe 19.4(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Pages Web destinées aux employés

19.4 (1) Chacune des entitĂ©s rĂ©glementĂ©es ci-après veille Ă  ce que chacune de ses pages Web internes destinĂ©es aux employĂ©s qui est créée ou mise Ă  jour Ă  compter de la date Ă  laquelle le prĂ©sent article s’applique Ă  l’entitĂ© pour la première fois, y compris tout son contenu, soit conforme, dans la mesure du possible, aux exigences applicables prĂ©vues aux articles 4 Ă  7 et 9 de la norme TIC, aussi longtemps que la page Web demeure disponible aux employĂ©s :

11 Le paragraphe 19.5(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Pages Web destinées au public

19.5 (1) Chacune des entitĂ©s rĂ©glementĂ©es ci-après veille Ă  ce que chacune de ses pages Web destinĂ©es au public qui est créée ou mise Ă  jour Ă  compter de la date Ă  laquelle le prĂ©sent article s’applique Ă  l’entitĂ© pour la première fois, y compris tout son contenu, soit conforme, dans la mesure du possible, aux exigences applicables prĂ©vues aux articles 4 Ă  7 et 9 de la norme TIC, aussi longtemps que la page Web demeure disponible au public :

12 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 19.5, de ce qui suit :

Applications mobiles

19.51 (1) Chacune des entitĂ©s rĂ©glementĂ©es ci-après veille Ă  ce que toute application mobile destinĂ©e au public qu’elle lance Ă  compter de la date Ă  laquelle le prĂ©sent article s’applique Ă  l’entitĂ© pour la première fois, y compris tout son contenu, soit conforme, dans la mesure du possible, aux exigences applicables prĂ©vues aux articles 4 Ă  7 et 11 de la norme TIC, aussi longtemps que l’application mobile demeure disponible pour le tĂ©lĂ©chargement :

Autres mesures

(2) Dans la mesure où la conformité de l’application mobile aux exigences applicables de la norme TIC n’est pas possible, l’entité réglementée veille à ce que d’autres mesures raisonnables soient prises pour éliminer les obstacles qui entravent l’accès à l’application mobile, notamment la mise en place d’autres moyens pour que le public accède à l’information ou effectue les tâches associées à l’application mobile.

Évaluation de conformitĂ© : autres applications mobiles

(3) Toute entitĂ© rĂ©glementĂ©e visĂ©e aux alinĂ©as (1)a) ou b) obtient une Ă©valuation de conformitĂ© sur l’accessibilitĂ©, comprenant une analyse des Ă©carts, par rapport aux exigences applicables prĂ©vues aux articles 4 Ă  7 et 11 de la norme TIC pour toutes ses applications mobiles destinĂ©es au public qui demeurent disponibles pour le tĂ©lĂ©chargement et qui ont Ă©tĂ© lancĂ©es avant la date Ă  laquelle le prĂ©sent article s’applique Ă  l’entitĂ© pour la première fois.

Documents non Web

19.52 (1) Chacune des entitĂ©s rĂ©glementĂ©es ci-après veille Ă  ce que tout document non Web qui, Ă  compter de la date Ă  laquelle le prĂ©sent article s’applique Ă  l’entitĂ© pour la première fois, est rendu disponible pour le tĂ©lĂ©chargement sur ses pages Web destinĂ©es au public ou sur ses applications mobiles destinĂ©es au public, soit conforme, dans la mesure du possible, aux exigences applicables prĂ©vues aux articles 4 Ă  7 et 10 de la norme TIC, aussi longtemps que le document non Web demeure disponible pour le tĂ©lĂ©chargement :

Autres mesures

(2) Dans la mesure où la conformité du document non Web aux exigences applicables de la norme TIC n’est pas possible, l’entité réglementée veille à ce que d’autres mesures raisonnables soient prises pour éliminer les obstacles qui entravent l’accès au document non Web, notamment la mise en place d’autres moyens pour que le public accède à l’information ou effectue les tâches associées à ce document non Web.

13 (1) Le paragraphe 19.6(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Déclaration sur l’accessibilité

19.6 (1) Chacune des entitĂ©s rĂ©glementĂ©es ci-après qui a une obligation en vertu de la prĂ©sente partie publie une dĂ©claration sur l’accessibilitĂ© au plus tard Ă  la date Ă  laquelle cette obligation s’applique Ă  l’entitĂ© pour la première fois et, par la suite, une fois tous les douze mois :

(2) L’alinĂ©a 19.6(2)e) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) L’alinĂ©a 19.6(2)i) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

14 L’article 19.7 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Acquisition

19.61 Chacune des entitĂ©s rĂ©glementĂ©es ci-après qui commence un processus d’acquisition de produits ou de services en lien avec le dĂ©veloppement ou la mise en disposition d’une page Web, d’une application mobile ou d’un document non Web Ă  l’égard desquels l’entitĂ© a des obligations prĂ©vues Ă  la prĂ©sente partie obtient au cours du processus une Ă©valuation de conformitĂ© sur l’accessibilitĂ©, comprenant une analyse des Ă©carts, par rapport aux exigences applicables de la norme TIC pour la page Web, l’application mobile ou le document non Web :

Évaluation de conformitĂ© : conservation

19.7 Toute entité réglementée qui effectue ou obtient une évaluation de conformité à la norme TIC de toute page Web, de toute application mobile ou de tout document non Web, à l’égard desquels l’entité a des obligations prévues à la présente partie, conserve en format électronique un registre de l’évaluation, y compris toute analyse des écarts, jusqu’à la date du quatrième anniversaire de la fin de l’évaluation.

15 La partie 3 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 10, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Disposition

Colonne 2

Qualification

11 19.4(1) Mineure
12 19.4(2) Mineure
13 19.5(1) Mineure
14 19.5(2) Mineure
15 19.6(1) Mineure
16 19.6(2) Mineure
17 19.6(3) Mineure
18 19.7 Mineure
19 19.8(1) Mineure
20 19.8(2) Mineure
16 La partie 3 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 14, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Disposition

Colonne 2

Qualification

14.1 19.51(1) Mineure
14.2 19.51(2) Mineure
14.3 19.51(3) Mineure
14.4 19.52(1) Mineure
14.5 19.52(2) Mineure
17 La partie 3 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 17, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Disposition

Colonne 2

Qualification

17.1 19.61 Mineure

Entrée en vigueur

18 (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (2), le prĂ©sent règlement entre en vigueur le 1er juin 2027.

(2) Les articles 7 Ă  14, 16 et 17 entrent en vigueur le 1er juin 2028.

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