La Gazette du Canada, Partie I, volume 157, numĂ©ro 48 : Règlement modifiant le Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s

Le 2 dĂ©cembre 2023

Fondement législatif
Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés

Organisme responsable
Agence des services frontaliers du Canada

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

Les frais de renvoi sont les frais engagĂ©s pour le renvoi d’un Ă©tranger du Canada. Le Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s (RIPR) permet de recouvrer les frais de renvoi auprès des Ă©trangers qui cherchent Ă  revenir au Canada si ces Ă©trangers ont Ă©tĂ© renvoyĂ©s aux frais du gouvernement du Canada. Ă€ l’heure actuelle, le RIPR Ă©tablit les montants des frais de renvoi en fonction de la destination du renvoi, ce qui ne reflète pas les coĂ»ts rĂ©els associĂ©s aux renvois. La prĂ©sente proposition vise Ă  modifier et Ă  moderniser cette structure tarifaire.

Contexte

Le budget de 2019 a accordĂ© Ă  l’ASFC 382 millions de dollars sur cinq ans pour amĂ©liorer l’intĂ©gritĂ© des frontières et du système d’octroi d’asile du Canada, tout en mettant en Ĺ“uvre la StratĂ©gie en matière de protection frontalière. La rĂ©vision du recouvrement des frais de renvoi fait partie des efforts dĂ©ployĂ©s par l’ASFC pour peaufiner sa stratĂ©gie de renvoi.

En juillet 2020, le Bureau du vĂ©rificateur gĂ©nĂ©ral du Canada (BVG) a publiĂ© un rapport sur son audit des renvois d’immigrants, soulignant certains problèmes clĂ©s du programme de renvois. L’un des dĂ©fis cernĂ©s est le manque de mesures incitatives disponibles pour que les ressortissants Ă©trangers se conforment volontairement aux mesures de renvoi. Ces observations ont Ă©tĂ© rĂ©itĂ©rĂ©es par le ComitĂ© permanent des comptes publics (CPCP) dans son rapport du printemps 2021, intitulĂ© Le renvoi d’immigrants refusĂ©s. En rĂ©ponse, l’ASFC s’est engagĂ©e Ă  prendre plusieurs mesures, notamment Ă  affiner sa stratĂ©gie de renvoi et Ă  promouvoir le respect volontaire des règles. Cette proposition de mise Ă  jour des frais associĂ©s au recouvrement des frais de renvoi soutient la rĂ©ponse du gouvernement aux principales conclusions de l’audit et aux rĂ©sultats connexes inclus dans la rĂ©ponse du gouvernement au rapport du CPCP.

La Loi sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s (LIPR) et le Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s (RIPR) Ă©tablissent le cadre juridique rĂ©gissant le renvoi des personnes qui ne sont pas autorisĂ©es Ă  entrer ou Ă  sĂ©journer au Canada. En vertu de ce cadre, de nombreux ressortissants Ă©trangers ont la possibilitĂ© de demander un examen des risques avant renvoi (ERAR), qui met fin au renvoi vers un pays oĂą leur vie serait menacĂ©e et dans lequel ils seraient persĂ©cutĂ©s ou risqueraient d’être soumis Ă  la torture ou Ă  d’autres peines ou traitements cruels ou inhabituels. Cependant, une fois que tous les recours ont Ă©tĂ© Ă©puisĂ©s et que la mesure de renvoi devient exĂ©cutoire, le ressortissant Ă©tranger doit quitter le Canada immĂ©diatement, et la LIPR exige que l’ASFC exĂ©cute la mesure de renvoi dès que possible.

Dans la plupart des cas, les personnes visĂ©es par une mesure de renvoi peuvent quitter le Canada volontairement et payer leurs propres frais de renvoi, auquel cas elles ne seraient pas assujetties Ă  un recouvrement des frais de renvoi, au sens de la prĂ©sente proposition. La LIPR et le RIPR permettent au gouvernement de recouvrer les frais de renvoi auprès des entreprises de transport qui sont responsables du transport d’étrangers interdits de territoire vers le Canada. Ă€ l’inverse, l’ASFC est responsable des frais de renvoi lorsque la personne visĂ©e par une mesure de renvoi exĂ©cutoire refuse ou n’est pas en mesure de payer pour son renvoi et qu’il est impossible d’établir la responsabilitĂ© d’un transporteur.

Les montants des frais de renvoi prĂ©cisĂ©s Ă  l’article 243 du RIPR sont demeurĂ©s inchangĂ©s depuis leur entrĂ©e en vigueur en 1993. Les frais sont considĂ©rĂ©s comme des crĂ©ances de la Couronne et le paragraphe 145(3) de la LIPR autorise le recouvrement de ces crĂ©ances Ă  tout moment. Dans la pratique, les frais de renvoi ne sont recouvrĂ©s que lorsque le ressortissant Ă©tranger demande Ă  revenir au Canada, car il n’existe aucun mĂ©canisme permettant au gouvernement du Canada de recouvrer ces frais en l’absence d’une demande de retour au Canada. La majoritĂ© des frais sont recouvrĂ©s Ă  l’étranger par Immigration, RĂ©fugiĂ©s et CitoyennetĂ© Canada (IRCC) lorsque des Ă©trangers qui ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© renvoyĂ©s aux frais du gouvernement prĂ©sentent une demande de visa de rĂ©sident temporaire ou permanent, de permis de travail ou d’études ou d’autorisation de voyage Ă©lectronique (AVE). Selon le type de mesure de renvoi prise, les Ă©trangers qui ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© renvoyĂ©s et qui cherchent Ă  revenir au Canada peuvent ĂŞtre tenus d’obtenir d’abord une autorisation de revenir au Canada (ARC). Le processus d’ARC permet d’évaluer la mesure dans laquelle les circonstances qui ont menĂ© aux conclusions d’interdiction de territoire ont changĂ©. Si l’autorisation est approuvĂ©e, l’étranger devra rembourser les frais de renvoi prĂ©cisĂ©s Ă  l’article 243 du RIPR. Dans certaines circonstances, les frais de renvoi peuvent Ă©galement ĂŞtre recouvrĂ©s directement par l’ASFC, c’est-Ă -dire Ă  un point d’entrĂ©e oĂą les ressortissants Ă©trangers arrivent et peuvent demander que leur dossier soit traitĂ©. Il s’agit uniquement des ressortissants Ă©trangers exemptĂ©s de l’obligation d’autorisation de voyage Ă©lectronique (AVE) en vertu du paragraphe 7.1(3) du RIPR, c’est-Ă -dire principalement les citoyens amĂ©ricains, et les personnes exemptĂ©es de visa qui souhaitent entrer au Canada par voie terrestre, ferroviaire ou maritime (puisque l’AVE n’est exigĂ©e que pour les dĂ©placements aĂ©riens). Le cadre de recouvrement des frais de renvoi ne permet pas de recouvrer tous les coĂ»ts du programme de renvois. Par exemple, les coĂ»ts de renvoi pour les personnes qui ont Ă©tĂ© renvoyĂ©es du Canada aux frais du gouvernement et qui ont choisi de ne pas revenir au pays Ă  une date ultĂ©rieure ne sont pas recouvrĂ©s au titre de ce cadre de rĂ©glementation.

Objectif

L’objectif de cette proposition est de réviser le cadre de recouvrement des frais de renvoi existant afin de refléter les pratiques opérationnelles et les coûts de programme actuels. Le cadre de recouvrement des frais de renvoi est également en place pour favoriser le respect volontaire des mesures de renvoi, auquel cas les personnes concernées peuvent quitter le Canada à leurs propres frais et ne pas être assujetties à ce cadre.

Description

Les frais de renvoi s’appliquent Ă  la prise et Ă  l’exĂ©cution de toutes les mesures de renvoi. Étant donnĂ© que le coĂ»t du renvoi varie considĂ©rablement selon la destination, la proposition vise Ă  regrouper les frais actuels de renvoi aux États-Unis ou Ă  Saint-Pierre-et-Miquelon (750 $) et les frais de renvoi Ă  d’autres endroits (1 500 $) en un montant unique et Ă  faire une distinction entre le montant Ă  recouvrer pour un renvoi sans escorte et pour un renvoi sous escorte. La structure tarifaire actuelle serait remplacĂ©e par un coĂ»t de renvoi sans escorte de 3 739 $ et un coĂ»t de renvoi sous escorte de 12 541 $. Si l’étranger a Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©tenu aux fins de renvoi, un coĂ»t supplĂ©mentaire de 1 495 $ sera ajoutĂ© aux droits prescrits pour les renvois sans escorte ou sous escorte.

Afin de reconnaître que le renvoi sous escorte peut être requis pour les personnes mineures et pour des raisons médicales qui sont indépendantes de la volonté de la personne, les frais de renvoi sous escorte ne s’appliqueront pas dans ces cas. En outre, comme les coûts liés aux renvois par mode terrestre sont inférieurs à ceux des autres types de renvoi, les étrangers visés par une mesure de renvoi sous escorte par voie terrestre n’auraient qu’à payer les frais d’un renvoi sans escorte.

En outre, les frais de détention ne s’appliqueraient pas aux mineurs détenus en vue de leur renvoi et ne s’appliqueraient qu’aux adultes dont la détention a été maintenue ou entamée lors du premier contrôle de la détention par la Section de l’immigration (SI) de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR). Si la personne est admissible à l’ERAR, les frais seraient limités aux situations dans lesquelles la SI confirme ou ordonne la détention après que la demande d’ERAR a été rejetée, ou après que la personne a indiqué qu’elle souhaitait ne pas demander d’ERAR. Par conséquent, la détention ne serait évaluée qu’une seule fois dans le cadre d’un renvoi particulier, même si l’étranger peut être détenu à plusieurs reprises avant son renvoi.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Un avis de consultation publique a Ă©tĂ© publiĂ© sur le site Web de l’ASFC et sur le site Web de « Consultations auprès des Canadiens Â» du 16 mai au 15 juin 2020. L’ASFC a Ă©galement avisĂ© 16 intervenants qui pourraient ĂŞtre intĂ©ressĂ©s par la consultation sur la rĂ©glementation. Quatre intervenants ont rĂ©pondu Ă  l’avis : la British Columbia Civil Liberties Association (BCCLA), l’Association du Barreau canadien (Section nationale du droit de l’immigration), l’Association canadienne des avocats et avocates en droit des rĂ©fugiĂ©s et le Bureau du droit des rĂ©fugiĂ©s.

Les intervenants ont exprimĂ© les prĂ©occupations suivantes au sujet de la modification rĂ©glementaire proposĂ©e :

L’ASFC reconnaĂ®t que cette proposition de règlement Ă©quivaudrait Ă  une augmentation importante des frais Ă  recouvrer. Dans une large mesure, cette augmentation des frais est attribuable au fait que le cadre n’a pas Ă©tĂ© rĂ©visĂ© depuis près de trente ans. Afin d’attĂ©nuer une telle augmentation des frais Ă  l’avenir, le règlement proposĂ© comprendra un rajustement annuel pour tenir compte de l’inflation. En outre, en rĂ©ponse aux prĂ©occupations des intervenants, l’ASFC a modifiĂ© la proposition visant Ă  modifier l’article 243 du RIPR de façon Ă  ce que les renvois sous escorte par voie terrestre et pour raisons mĂ©dicales soient seulement assortis des frais de renvoi sans escorte, plutĂ´t que des frais pour renvoi sous escorte. En outre, l’ASFC a tenu compte de l’intĂ©rĂŞt supĂ©rieur de l’enfant et a dĂ©terminĂ© que les Ă©trangers renvoyĂ©s en tant que mineurs ne paieraient que les frais de renvoi sans escorte, mĂŞme s’ils Ă©taient renvoyĂ©s sous escorte, et qu’ils seraient dispensĂ©s de l’obligation de payer les frais de dĂ©tention. La dĂ©tention de mineurs est une mesure de dernier recours et ne se produit que dans des circonstances exceptionnelles en vertu de la LIPR. L’ASFC a examinĂ© les commentaires concernant les rĂ©percussions des frais proposĂ©s sur la capacitĂ© de la personne de revenir au Canada, mais a dĂ©cidĂ© de ne pas apporter d’autres modifications. Les frais proposĂ©s, y compris pour la dĂ©tention lorsqu’elle est nĂ©cessaire avant le renvoi, sont fondĂ©s sur les dĂ©penses rĂ©elles engagĂ©es par l’ASFC pour les renvois et comprennent plusieurs activitĂ©s nĂ©cessaires au renvoi. Pour en savoir plus sur les activitĂ©s considĂ©rĂ©es, lisez la section Â« Justification Â» ci-dessous.

Il est également important de souligner que toute personne, y compris les personnes vulnérables, les mineurs ou d’autres personnes, qui n’a pas la capacité de payer et qui a des raisons impérieuses de revenir au Canada peut demander et se voir délivrer un permis de séjour temporaire ou demander et être considérée pour l’obtention de la résidence permanente pour des motifs d’ordre humanitaire, afin de pouvoir revenir au Canada. Étant donné que le cadre législatif prévoit des mécanismes pour tenir compte des circonstances uniques des cas particulièrement exceptionnels, on a évalué qu’il n’est pas nécessaire d’accorder d’autres dispenses dans le cadre de recouvrement des frais de renvoi.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Comme l’exige la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, la proposition a été soumise à une évaluation des répercussions sur les traités modernes. L’évaluation initiale a porté sur la zone géographique et l’objet de l’initiative en lien avec les traités modernes en vigueur, et n’a pas conclu à l’existence d’obligations ou de répercussions potentielles liées à des traités modernes. Le Secrétariat aux affaires autochtones de l’ASFC a été consulté au sujet des modifications réglementaires proposées. L’Agence continuera d’évaluer les répercussions potentielles à mesure que de nouveaux traités modernes sont mis en œuvre.

Choix de l’instrument

Outre un changement au RIPR, on a Ă©galement envisagĂ© le maintien du cadre actuel, mais en tirant parti des dispositions de la Loi sur les frais de service (LFS) entrĂ©es en vigueur en 2018. Plus prĂ©cisĂ©ment, une nouvelle disposition Ă  l’article 17 de la LFS a permis que les frais soient rajustĂ©s annuellement en fonction de l’indice des prix Ă  la consommation (IPC) sans qu’il soit nĂ©cessaire de procĂ©der Ă  de frĂ©quents changements rĂ©glementaires. Toutefois, le rajustement de l’IPC ne peut ĂŞtre appliquĂ© qu’à compter du 1er avril 2019, ce qui signifie que les frais de base en 2019 ne pourraient ĂŞtre Ă©gaux qu’aux frais de renvoi de 1993, ce qui ne permettrait pas de moderniser le cadre. Bien que cette mesure nĂ©cessite Ă©galement des modifications rĂ©glementaires, on a Ă©galement envisagĂ© de rajuster le montant des frais en fonction uniquement de l’IPC appliquĂ© rĂ©troactivement Ă  1993. Ă€ cet Ă©gard, les frais proposĂ©s pour les renvois sans escorte s’aligneraient gĂ©nĂ©ralement sur les augmentations inflationnistes si elles sont appliquĂ©es aux frais de renvoi de 1 500 $ qui s’appliquent actuellement aux renvois ailleurs qu’aux États-Unis et Saint-Pierre-et-Miquelon. Toutefois, cette approche ne permettrait pas d’inclure les coĂ»ts liĂ©s Ă  l’escorte et Ă  la dĂ©tention, et ne permettrait de recouvrer qu’une partie des frais de renvoi rĂ©els. Par consĂ©quent, il a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© que l’option la plus rĂ©alisable est la modification du cadre de rĂ©glementation du RIPR, modification qui tient compte non seulement des augmentations inflationnistes, mais qui permet Ă©galement d’harmoniser les frais de renvois facturĂ©s avec les coĂ»ts rĂ©els engagĂ©s par l’ASFC.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Les coĂ»ts et avantages estimĂ©s reposent sur l’hypothèse que le nombre de personnes auprès desquelles les frais de renvoi sont recouvrĂ©s restera le mĂŞme, Ă  savoir 348 ressortissants Ă©trangers par an en moyenne, si l’on tient compte des donnĂ©es de 2015-2016 Ă  2019-2020. Au cours de cette pĂ©riode, sur les 348 ressortissants Ă©trangers renvoyĂ©s dont les frais de renvoi ont Ă©tĂ© recouvrĂ©s, 315 (90,5 %) avaient Ă©tĂ© renvoyĂ©s vers des pays autres que les États-Unis et Saint-Pierre-et-Miquelon, et 33 (9,5 %) ont Ă©tĂ© renvoyĂ©s vers les États-Unis ou Saint-Pierre-et-Miquelon. Dans le mĂŞme temps, de la totalitĂ© des renvois aux frais du gouvernement du Canada, 15,8 % Ă©taient avec escorte et de 84,2 % sans escorte. Dans 40,6 % de ces cas, on estime que les ressortissants Ă©trangers avaient Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©tenus en vue de leur renvoi.

En consĂ©quence, les avantages monĂ©taires ont Ă©tĂ© Ă©tablis sur la base d’une estimation des recettes provenant des nouveaux frais. Voici un aperçu :

Tous les coĂ»ts sont ensuite prĂ©sentĂ©s sur 10 ans en valeur actuelle et en utilisant un taux d’actualisation de 7 %.

Étant donnĂ© que l’ASFC et IRCC perçoivent actuellement environ 497 100 $ par an en moyenne au titre des frais de renvoi, les modifications proposĂ©es devraient se traduire par une augmentation des recettes de l’ordre de 11,2 millions de dollars pour le gouvernement, sur une pĂ©riode de 10 ans suivant la mise en Ĺ“uvre. En outre, les modifications proposĂ©es encourageraient les ressortissants Ă©trangers Ă  se conformer volontairement aux lois canadiennes sur l’immigration, en particulier s’ils souhaitent revenir au Canada. Il est important de noter que les ressortissants Ă©trangers qui se conforment volontairement Ă  une mesure de renvoi exĂ©cutoire et quittent le Canada Ă  leurs propres frais ne sont pas tenus de rembourser les frais de renvoi.

Certains coûts de communication seront engendrés pour la mise en œuvre du nouveau règlement et la communication de la nouvelle structure des frais au public, notamment, les révisions de la politique de programmes ainsi que la formation et l’orientation opérationnelle des agents.

L’ASFC a Ă©galement engagĂ© des coĂ»ts de 2,2 millions de dollars en informatique pour crĂ©er une fonctionnalitĂ© permettant la crĂ©ation automatisĂ©e de cas de renvoi, une composante du projet d’interopĂ©rabilitĂ© en matière d’asile financĂ© par le gouvernement. Les coĂ»ts permanents de maintenance informatique devraient ĂŞtre minimes, mais n’ont pas Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s. Toutefois, ces coĂ»ts sont considĂ©rĂ©s comme irrĂ©cupĂ©rables et sont exclus de l’énoncĂ© des coĂ»ts et avantages.

Énoncé des coûts et avantages
Coûts monétaires
Intervenants concernés Description du coût Année de référence Autres années pertinentes Dernière année Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Gouvernement (ASFC) Communications 20 000 $ 0 $ 0 $ 20 000 $ 2 848 $
Tous les intervenants CoĂ»ts totaux 20 000 $ 0 $ 0 $ 20 000 $ 2 848 $
Avantages monétaires
Intervenants concernés Description de l’avantage Année de référence Autres années pertinentes Dernière année Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Gouvernement Recettes provenant du recouvrement des frais 1 499 382 $ 8 953 257 $ 815 564 $ 11 268 203 $ 1 604 339 $
Tous les intervenants Avantages totaux 1 499 382 $ 8 953 257 $ 815 564 $ 11 268 203 $ 1 604 339 $
Résumé des coûts et des avantages monétaires
Incidence Année de référence Autres
années pertinentes
Dernière année Total
(valeur actualisée)
Valeur annualisée
CoĂ»ts totaux 20 000 $ 0 $ 0 $ 20 000 $ 2 848 $
Avantages totaux 1 499 382 $ 8 953 257 $ 815 564 $ 11 268 203 $ 1 604 339 $
INCIDENCE NETTE 1 479 382 $ 8 953 257 $ 815 564 $ 11 248 203 $ 1 601 491 $

Lentille des petites entreprises

L’analyse sous la lentille des petites entreprises a permis de conclure que le projet de règlement n’aura aucune incidence sur les petites entreprises canadiennes.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas parce qu’il n’y a aucune incidence sur les activitĂ©s commerciales.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Il n’y a aucun volet de coopération en matière de réglementation ou d’harmonisation des règlements (avec d’autres administrations) associé aux modifications proposées.

Évaluation environnementale stratégique

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, un examen préliminaire a permis de conclure qu’une évaluation environnementale stratégique n’est pas requise.

Analyse comparative entre les sexes plus (ACS+)

Cette proposition n’aura aucune incidence sur la dĂ©termination des personnes jugĂ©es interdites de territoire et visĂ©es par une mesure de renvoi. En 2018, parmi les mesures de renvoi prises Ă  l’endroit d’étrangers autorisĂ©s Ă  entrer au Canada (une valeur reprĂ©sentative appropriĂ©e pour les titulaires de documents d’immigration), 44 % visaient des femmes et 56 % des hommes. Ă€ la suite d’un examen des personnes qui ont remboursĂ© leurs frais de renvoi entre 2016-2017 et 2019-2020, 62 % Ă©taient des hommes, 37,5 % des femmes et le reste Ă©tait classĂ© « autre Â» ou « inconnu Â». La plupart Ă©taient des adultes, et les mineurs de moins de 18 ans reprĂ©sentaient 5 % des cas. Toutefois, une augmentation des frais peut avoir une incidence disproportionnĂ©e sur la capacitĂ© des groupes Ă  faible revenu de payer.

Au cours des consultations, les intervenants ont également exprimé des préoccupations quant au fait que les frais à recouvrer sont excessifs pour les personnes vulnérables (c’est-à-dire les personnes handicapées, les personnes atteintes de maladie mentale et les victimes de violence fondée sur le sexe) et qu’ils nuiraient à la réunification des familles. En réponse, l’ASFC a apporté des modifications à la structure tarifaire proposée en accordant des dispenses de certains frais à l’intention des mineurs (escorte et détention) et des personnes renvoyées sous escorte pour raisons médicales (frais d’escorte). Tel qu’il a été mentionné précédemment, les personnes qui se trouvent dans des situations particulièrement exceptionnelles peuvent également demander et se voir accorder un permis de séjour temporaire (PST), ce qui pourrait faciliter leur entrée au Canada, lorsque cela est justifié.

Les dispositions actuelles concernant les Ă©trangers qui cherchent Ă  revenir au Canada, mais qui ne sont pas en mesure de rembourser les frais de renvoi en souffrance, demeurent en vigueur en vertu des modifications proposĂ©es — l’octroi discrĂ©tionnaire de PST et de dispenses pour des motifs d’ordre humanitaire, si les circonstances le justifient. Un PST peut ĂŞtre dĂ©livrĂ© en vertu du paragraphe 24(1) de la LIPR pour permettre Ă  une personne interdite de territoire ou qui ne satisfait pas Ă  une exigence de la LIPR d’entrer au Canada ou de sĂ©journer au Canada. Les agents jouissent d’un large pouvoir discrĂ©tionnaire pour dĂ©livrer un PST en se fondant sur une Ă©valuation Ă©quilibrĂ©e des circonstances particulières de la non-conformitĂ© Ă  la LIPR — soit le fait de ne pas payer les frais de renvoi — par rapport aux objectifs de la Loi, notamment celui de veiller Ă  la rĂ©unification des familles au Canada. En outre, en vertu du paragraphe 25.1(1) de la LIPR, le ministre de l’Immigration, des RĂ©fugiĂ©s et de la CitoyennetĂ© peut octroyer Ă  un Ă©tranger le statut de rĂ©sident permanent ou lever tout ou partie des critères et obligations applicables en vertu de la Loi, s’il estime que des considĂ©rations d’ordre humanitaire le justifient, compte tenu de l’intĂ©rĂŞt supĂ©rieur de l’enfant directement touchĂ©.

Justification

Les coĂ»ts de renvoi proposĂ©s sont calculĂ©s sur la base des dĂ©penses de renvoi engagĂ©es par l’ASFC au cours de l’exercice 2018-2019 et ajustĂ©s en fonction de l’IPC pour la pĂ©riode comprise entre 2020 et 2023, en utilisant les taux de l’IPC du mois d’avril de chaque annĂ©e respective, arrondis au dollar infĂ©rieur. Cette approche a Ă©tĂ© adoptĂ©e, car les calculs ne pouvaient pas ĂŞtre Ă©tablis sur la base de coĂ»ts plus rĂ©cents en raison des rĂ©percussions de la pandĂ©mie de COVID-19 sur le programme de renvoi. Au cours de cette pĂ©riode, l’Agence n’a fait que renvoyer des ressortissants Ă©trangers faisant l’objet de graves allĂ©gations d’interdiction de territoire, et le coĂ»t de ces renvois a augmentĂ© en raison des restrictions de voyage liĂ©es Ă  la pandĂ©mie, y compris les exigences en matière de tests et de quarantaine et l’augmentation du prix des billets, ce qui a donnĂ© lieu Ă  une situation qui ne reflète pas le coĂ»t moyen normal d’un renvoi. Les dĂ©penses de 2018-2019 reflètent avec plus de fidĂ©litĂ© les dĂ©penses liĂ©es au renvoi, notamment, l’augmentation des coĂ»ts salariaux des agents de l’ASFC Ă  la suite de la ratification de la convention collective, ainsi que l’augmentation des dĂ©penses opĂ©rationnelles liĂ©es Ă  l’inflation, qui ne seraient pas prises en compte si les coĂ»ts Ă©taient Ă©tablis sur la base d’une moyenne historique. Le rajustement en fonction de l’IPC de 2020-2023 permettra d’actualiser les coĂ»ts jusqu’à l’entrĂ©e en vigueur prĂ©vue du nouveau règlement. Pour la mĂŞme raison, les frais peuvent ĂŞtre mis Ă  jour en appliquant d’autres changements liĂ©s Ă  l’IPC avant la publication finale et l’entrĂ©e en vigueur.

Les coĂ»ts des renvois sans escorte (3 739 $) comprennent les activitĂ©s liĂ©es Ă  la prĂ©paration du renvoi, Ă  savoir principalement : l’entretien prĂ©alable au renvoi avec la personne renvoyĂ©e; l’obtention des documents de voyage; la prise de dispositions en vue du renvoi; la gestion des cas; le travail de liaison avec les compagnies aĂ©riennes et d’autres parties prenantes; la clĂ´ture des dossiers; l’achat de billets par l’ASFC et la coordination du programme de renvois. Les frais ne sont pas fondĂ©s sur la destination du renvoi, car la mise en Ĺ“uvre d’un cadre fondĂ© sur des critères gĂ©ographiques serait trop complexe et ne serait pas appuyĂ©e par la structure tarifaire : les coĂ»ts liĂ©s au personnel (coĂ»ts salariaux directs et indirects, rĂ©gime d’avantages sociaux des employĂ©s) reprĂ©sentent 80 % du coĂ»t moyen du renvoi sans escorte, tandis que les coĂ»ts d’exploitation et d’entretien, y compris l’achat de billets, reprĂ©sentent les 20 % restants. En outre, les frais de renvoi sous escorte (12 541 $) comprennent les dĂ©penses engagĂ©es pour les agents d’escorte, les heures supplĂ©mentaires connexes et les frais de transport supplĂ©mentaires. Le calcul des coĂ»ts de renvoi proposĂ©s est fondĂ© sur des moyennes tirĂ©es des dĂ©penses rĂ©elles de l’ASFC liĂ©es aux renvois, lesquelles comprennent tous les renvois (Ă  savoir ceux sous la responsabilitĂ© de l’ASFC, ceux sous la responsabilitĂ© des transporteurs et ceux sous la responsabilitĂ© de l’étranger).

La proposition prĂ©voit Ă©galement un coĂ»t supplĂ©mentaire de 1 495 $ Ă  ajouter aux frais de renvoi sans escorte ou sous escorte. Ce montant fixe est fondĂ© sur un coĂ»t quotidien de 436 $ (sur la base des coĂ»ts de l’exercice 2018-2019) pour une moyenne de 3 jours de dĂ©tention aux fins de renvoi. PlutĂ´t que d’utiliser la durĂ©e moyenne de la dĂ©tention, le montant de 1 495 $ a Ă©tĂ© Ă©tabli en utilisant la durĂ©e moyenne et mĂ©diane de la dĂ©tention au cours des exercices 2015-2016 et 2016-2017. Les pĂ©riodes plus rĂ©centes n’ont pas Ă©tĂ© incluses, puisque l’ASFC a enregistrĂ© une augmentation importante des dĂ©tentions Ă  court terme (c’est-Ă -dire 24 heures ou moins) en 2017-2018, principalement attribuable Ă  l’augmentation des dĂ©tentions aux points d’entrĂ©e de l’ASFC Ă  la suite des changements apportĂ©s aux exigences en matière de visa en 2016. En outre, la durĂ©e mĂ©diane de la dĂ©tention Ă©tait le point de repère optimal. En effet, se fonder sur la durĂ©e moyenne de la dĂ©tention gonflerait le taux de dĂ©tention d’environ 5 % parce que celle-ci comptabilise le petit nombre de dĂ©tentions de longue durĂ©e s’étendant au-delĂ  de 99 jours.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Les modifications proposĂ©es entreraient en vigueur le 8 avril 2024 et ne s’appliqueraient pas rĂ©troactivement. Autrement dit, les frais prĂ©vus dans le cadre proposĂ© ne s’appliqueraient qu’aux Ă©trangers qui ont Ă©tĂ© renvoyĂ©s après l’entrĂ©e en vigueur du nouveau règlement. De plus, ces frais seraient rajustĂ©s annuellement en fonction de l’IPC, conformĂ©ment Ă  la LFS. Ce rajustement aurait lieu l’annĂ©e suivant l’entrĂ©e en vigueur des modifications rĂ©glementaires et sur une base annuelle, conformĂ©ment aux exigences de la Loi sur les frais de service (LFS). Les Ă©trangers visĂ©s par une mesure de renvoi avant l’entrĂ©e en vigueur du projet de règlement seraient tenus de rembourser les frais de renvoi qui Ă©taient en place au moment de leur renvoi.

Afin d’appuyer la mise en œuvre des modifications proposées, des changements seraient apportés au Système mondial de gestion des cas, un système de TI utilisé pour traiter les demandes d’immigration, afin de déterminer clairement les coûts de renvoi en souffrance. Le système empêchera IRCC d’approuver les documents d’immigration soumis à l’étranger s’il existe des frais de renvoi en souffrance. Les changements comprendront également la création d’un indicateur actif pour déceler les ressortissants étrangers qui présentent une demande d’autorisation de revenir au Canada à un point d’entrée. L’indicateur entraînera un renvoi obligatoire pour examen secondaire (les activités requises au point d’entrée ne sont pas terminées lors de l’examen primaire) dans le but de recouvrer les frais de renvoi avant que l’entrée puisse être autorisée. L’ASFC rédigera des lignes directrices opérationnelles et élaborera du matériel de formation à l’intention des agents concernant le nouveau règlement et les changements connexes en matière de TI.

Un texte normalisĂ© sera ajoutĂ© aux mesures de renvoi pour informer les clients de l’obligation prĂ©vue Ă  l’article 243 du RIPR de rembourser les frais de renvoi. L’ASFC et IRCC prĂ©pareront Ă©galement des produits de communication qui seront publiĂ©s sur leur site Web pour informer le public des changements.

L’ASFC surveillera l’incidence de la modification réglementaire proposée sur les taux de départ volontaire et les résultats obtenus en matière de recouvrement des coûts. L’Agence s’engage également à évaluer l’incidence des changements sur les différents groupes dans le contexte de l’analyse comparative entre les sexes plus, notamment en se fondant sur l’analyse liée à la délivrance de PST et aux considérations d’ordre humanitaire.

Conformité et application

Dans les cas traités au point d’entrée, si la personne ne se conforme pas à la loi, et en l’absence d’un PST, par exemple, pour se soustraire à l’obligation de payer les frais, l’étranger se verra refuser l’entrée au Canada. Selon les circonstances, l’agent peut proposer à l’intéressé de retirer volontairement sa demande d’entrée au Canada ou prendre la décision d’émettre une mesure de renvoi en raison du non-paiement des frais. Pour les cas traités à l’étranger, l’approbation d’une demande ne sera pas possible tant que les frais de renvoi n’auront pas été récupérés ou qu’une dispense n’aura pas été approuvée sur une base discrétionnaire dans un cas particulier.

Personne-ressource

Anders Sorensen
Division de l’innovation en matière de politique d’immigration et d’asile
Direction générale de la politique stratégique
Agence des services frontaliers du Canada
TĂ©lĂ©phone : 613‑697‑9346
Courriel : anders.sorensen@cbsa-asfc.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil, en vertu des articles 5rĂ©fĂ©rence a et 53rĂ©fĂ©rence b de la Loi sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s rĂ©fĂ©rence c, se propose de prendre le Règlement modifiant le Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s, ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les trente jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication, et d’envoyer le tout Ă  Anders Sorensen, gestionnaire, UnitĂ© des politiques sur le droit d’asile, Division de l’innovation en matière de politique d’immigration et d’asile, Direction gĂ©nĂ©rale de la politique stratĂ©gique, Agence des services frontaliers du Canada, 100, rue Metcalfe, 10e Ă©tage, Ottawa (Ontario) K1A 0L8 (tĂ©lĂ©phone : 613‑697‑9346; courriel : Anders.Sorensen@cbsa-asfc.gc.ca).

Ottawa, le 27 novembre 2023

La greffière adjointe du Conseil privé
Wendy Nixon

Règlement modifiant le Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés

Modifications

1 L’article 243 du Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s rĂ©fĂ©rence 1 est remplacĂ© par ce qui suit :

Remboursement des frais

243 (1) Ă€ moins que les frais engagĂ©s par Sa MajestĂ© du chef du Canada n’aient Ă©tĂ© recouvrĂ©s du transporteur, l’étranger renvoyĂ© du Canada aux frais de Sa MajestĂ© ne peut y revenir avant d’avoir remboursĂ© Ă  Sa MajestĂ© les frais de renvoi suivants :

Exception

(2) L’étranger qui, en raison de son état de santé ou du fait qu’il était âgé de moins de dix-huit ans au moment de l’exécution de la mesure de renvoi, est renvoyé sous escorte est tenu au remboursement des frais de renvoi prévus à l’alinéa (1)a).

Frais de détention

(3) L’étranger qui a Ă©tĂ© dĂ©tenu est tenu, en plus des frais prĂ©vus au paragraphe (1), de rembourser des frais de dĂ©tention de 1 495 $ si les conditions ci-après sont rĂ©unies :

Disposition transitoire

2 L’article 243 du Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s, dans sa version antĂ©rieure Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, continue de s’appliquer Ă  l’égard de l’étranger qui a Ă©tĂ© renvoyĂ© avant la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement.

Entrée en vigueur

3 Le prĂ©sent règlement entre en vigueur le 8 avril 2024 ou, si elle est postĂ©rieure, Ă  la date de son enregistrement.

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Vous pouvez adresser une plainte au Commissariat à la protection de la vie privée du Canada au sujet de la gestion de vos renseignements personnels par une institution fédérale.

Les renseignements personnels fournis sont versĂ©s dans le fichier de renseignements personnels POU 938 ActivitĂ©s de sensibilisation. Les personnes qui souhaitent accĂ©der Ă  leurs renseignements personnels en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels doivent en faire la demande Ă  l’organisme de rĂ©glementation compĂ©tent en fournissant suffisamment de renseignements pour permettre Ă  l’institution fĂ©dĂ©rale de rĂ©cupĂ©rer les renseignements personnels concernant ces personnes. L’institution fĂ©dĂ©rale pourrait avoir de la difficultĂ© Ă  retracer les renseignements personnels au sujet de personnes qui formulent des commentaires de façon anonyme et qui demandent l’accès Ă  leurs renseignements personnels.