La Gazette du Canada, Partie I, volume 156, numĂ©ro 27 : Règlement modifiant le Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires relatives Ă  la sĂ©curitĂ© ferroviaire

Le 2 juillet 2022

Fondement législatif
Loi sur la sécurité ferroviaire

Ministère responsable
Ministère des Transports

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Au cours des dernières annĂ©es, on a constatĂ© une tendance inquiĂ©tante Ă  l’augmentation du nombre d’incidents de sĂ»retĂ© liĂ©s Ă  l’infrastructure ferroviaire du Canada. Des interventions illicites visant les biens, les systèmes et les infrastructures ferroviaires peuvent avoir des rĂ©percussions importantes sur la sĂ©curitĂ© publique, l’environnement et l’économie. Cette tendance a rĂ©vĂ©lĂ© des lacunes dans les mĂ©canismes de contrĂ´le et d’application de la loi en place. Il est important que le gouvernement du Canada (le gouvernement) prenne des mesures pour freiner cette tendance afin de renforcer la sĂ»retĂ© ferroviaire.

Description : La proposition vise Ă  modifier le Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires relatives Ă  la sĂ©curitĂ© ferroviaire. Les modifications proposĂ©es permettraient d’imposer des sanctions administratives pĂ©cuniaires (SAP) en cas de non-conformitĂ© Ă  certaines dispositions de la Loi sur la sĂ©curitĂ© ferroviaire (LSF) et du Règlement sur la sĂ»retĂ© du transport ferroviaire de voyageurs (RSTFV).

Justification : Les incidents liĂ©s Ă  l’intrusion, au sabotage, au trafiquage, au vandalisme, Ă  l’interfĂ©rence dans les opĂ©rations ferroviaires, et aux activitĂ©s suspectes sont prĂ©occupants. En raison du dommage grave que cette tendance reprĂ©sente, il est essentiel que le gouvernement prenne des mesures pour mettre en place des outils supplĂ©mentaires afin d’enrayer cette tendance inquiĂ©tante et de faire respecter le RSTFV.

Les modifications proposĂ©es entraĂ®neraient un coĂ»t en valeur actualisĂ©e de 25 015 $ pour le gouvernement entre 2022 et 2031. Elles contribueraient Ă  renforcer le rĂ©gime de sĂ»retĂ© ferroviaire et appuieraient l’objectif du gouvernement de protĂ©ger le public, l’environnement et l’infrastructure ferroviaire.

Enjeux

Assurer la sûreté du système ferroviaire au Canada est une tâche difficile, mais essentielle. Son ouverture inhérente, ainsi que le volume de marchandises et de voyageurs qu’il transporte, en fait une cible attrayante pour les attaques et les interventions illicites. Des interventions illicites visant les biens, les systèmes et les infrastructures ferroviaires peuvent avoir des répercussions importantes sur la sécurité publique, l’environnement et l’économie. Au cours des dernières années, on a constaté une tendance inquiétante à l’augmentation du nombre d’incidents de sûreté liés à l’infrastructure ferroviaire du Canada.

L’augmentation des incidents liés à l’intrusion, au sabotage, au trafiquage, au vandalisme, à l’interférence dans les opérations ferroviaires et aux activités suspectes est préoccupante. Par exemple, le nombre d’incidents de sûreté ferroviaire qui ont été signalés en 2020 a plus que doublé par rapport à ceux signalés en 2019. Les données de 2021 montrent que la tendance à la hausse se poursuit. Bien qu’il n’y ait pas eu de décès liés à ces événements, ces incidents pourraient créer des risques pour la sécurité du public voyageur, des infrastructures critiques, des quartiers environnants, du personnel ferroviaire et même des personnes ayant commis les infractions.

Le gouvernement doit prendre les mesures nécessaires pour mettre en œuvre un régime d’application de la loi solide afin de faire face à l’augmentation des atteintes à la sûreté du système de transport ferroviaire.

Actuellement, les dispositions de la LSF relatives Ă  l’intrusion, Ă  l’interfĂ©rence avec les opĂ©rations ferroviaires et Ă  la coopĂ©ration avec les agents d’application de la loi ne sont pas dĂ©signĂ©es dans le Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires relatives Ă  la sĂ©curitĂ© ferroviaire (le Règlement). C’est aussi le cas des exigences du RSTFV qui ont Ă©tĂ© mises en Ĺ“uvre pour augmenter la probabilitĂ© que les incidents de sĂ»retĂ© potentiels soient dĂ©tectĂ©s et Ă©vitĂ©s, et que les consĂ©quences de ces incidents soient attĂ©nuĂ©es. En d’autres termes, on ne peut Ă  l’heure actuelle recourir aux SAP pour faire appliquer ces dispositions. En plus de la situation actuelle, qui suppose d’engager des poursuites au titre de la procĂ©dure prĂ©vue Ă  la partie XXVII du Code criminel (DĂ©clarations de culpabilitĂ© par procĂ©dure sommaire), les mesures de rechange offertes Ă  l’heure actuelle en cas d’infractions Ă  la LSF et au RSTFV sont limitĂ©es, comme il est indiquĂ© ci-dessous :

Le fait de ne disposer que de ces options peut conduire Ă  des rĂ©sultats incohĂ©rents. En effet, certaines infractions peuvent ĂŞtre sous-sanctionnĂ©es alors que d’autres, sanctionnĂ©es au moyen de poursuites, peuvent sembler exagĂ©rĂ©ment sanctionnĂ©es par rapport Ă  leur nature. Le rĂ©gime de contraventions prĂ©vu Ă  la Loi sur les contraventions, oĂą les infractions sont dĂ©signĂ©es comme Ă©tant des contraventions aux termes du Règlement sur les contraventions, est conçu pour traiter les infractions rĂ©glementaires de moindre gravitĂ©. Le montant des amendes est Ă©tabli Ă  un niveau davantage proportionnĂ© et adaptĂ© Ă  la gravitĂ© Ă  l’infraction commise, selon les circonstances en cause (respectivement 500 $ et 750 $ pour les infractions aux articles 26.1 et 26.2 de la LSF). Selon les paramètres fixĂ©s dans la Loi sur les contraventions, le montant maximal d’une amende en cas de contravention s’élève Ă  5 000 $. Pour les cas plus graves de non-conformitĂ©, il est possible d’engager des poursuites au titre de la LSF ou du Code criminel. Toutefois, recourir au système judiciaire peut ĂŞtre une procĂ©dure longue et onĂ©reuse et peut aboutir Ă  un casier judiciaire ou Ă  un opprobre qui ne sont peut-ĂŞtre pas justifiĂ©s.

En raison de l’augmentation du nombre d’incidents de sûreté liés à l’infrastructure ferroviaire canadienne au cours des dernières années, il est devenu évident que des options d’application de la loi supplémentaires sont nécessaires. Le régime de contraventions prévu à la Loi sur les contraventions, et ses montants d’amendes prédéfinis, n’est peut-être pas la mesure d’application de la loi la plus appropriée dans certains cas qui nécessitent, par exemple, une gradation des montants ainsi que des amendes adaptées au statut des contrevenants possiblement impliqués (les violations perpétrées par des personnes morales devraient donner lieu à des amendes plus élevées). Les poursuites étant principalement réservées aux cas les plus graves, Transports Canada (TC) a établi qu’il fallait une plus grande flexibilité dans l’application des dispositions de la LSF et des exigences du RSTFV susmentionnées. Conformément aux autres modes de transport que TC réglemente et au Programme de sécurité ferroviaire de TC, les SAP ont été identifiées comme un complément approprié aux outils actuels d’application de la loi en matière de sûreté ferroviaire de TC prévus à la LSF et au RSTFV.

Contexte

Loi sur la sécurité ferroviaire

La LSF régit la sécurité et la sûreté ferroviaires au Canada. Elle s’applique aux compagnies de chemin de fer exerçant leurs activités sur les voies d’une compagnie de chemin de fer de compétence fédérale. La LSF s’applique également aux autorités responsables du service de voirie et aux autorités privées qui partagent la propriété des passages à niveau à travers le Canada. L’un des objectifs de la LSF est de promouvoir et d’assurer la sûreté et la sécurité du public, ainsi que la protection des biens et de l’environnement. À l’appui de cet objectif, la LSF établit le principe selon lequel les entreprises ferroviaires sont responsables de la sécurité et de la sûreté de leurs propres activités d’exploitation.

TC est responsable de l’administration de la LSF et de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques et règlements connexes. TC a pour mandat de protéger les personnes, les biens et l’environnement en veillant à ce que les compagnies de chemin de fer soient exploitées de manière sûre et sécuritaire dans un cadre national. Dans le cadre de ce mandat, TC effectue des inspections et des vérifications pour s’assurer que les compagnies et les autorités responsables du service de voirie se conforment aux exigences de la LSF et de ses règlements d’application.

Les options d’application de la loi en place pour gĂ©rer les cas de non-conformitĂ© Ă  la LSF concernant l’intrusion, l’interfĂ©rence avec les opĂ©rations ferroviaires et la coopĂ©ration avec les agents d’application de la loi se limitent Ă  l’émission de procès-verbaux de contravention pour seulement deux infractions, soit les articles 26.1 et 26.2 de la LSF, ou Ă  la recommandation de poursuites devant un tribunal de justice pĂ©nale. Les procès-verbaux de contravention n’ont pas toujours un effet dissuasif efficace lorsque le montant des amendes prĂ©vues au Règlement sur les contraventions n’est pas assez Ă©levĂ©. Les poursuites peuvent ĂŞtre longues et coĂ»teuses, de sorte qu’elles ne sont gĂ©nĂ©ralement utilisĂ©es que dans les cas les plus graves.

Règlement sur la sûreté du transport ferroviaire de voyageurs

Le RSTFV a Ă©tĂ© publiĂ© Ă  l’automne 2020 pour renforcer la sĂ»retĂ© du système de transport ferroviaire de voyageurs au Canada. Ce règlement s’applique aux compagnies de transport de voyageurs (une compagnie dont les activitĂ©s comprennent le transport de voyageurs par train) et aux compagnies hĂ´tes (une compagnie de chemin de fer qui autorise une compagnie de transport de voyageurs Ă  exercer des activitĂ©s sur son chemin de fer), et comprend des exigences pour s’engager dans des processus de planification de la sĂ»retĂ© et des activitĂ©s de gestion des risques qui augmenteront la probabilitĂ© que les incidents de sĂ»retĂ© potentiels soient dĂ©tectĂ©s et Ă©vitĂ©s, et que les consĂ©quences de ces incidents soient rĂ©duites. Toutes les exigences en matière de sĂ»retĂ© du RSTFV sont entrĂ©es en vigueur en janvier 2022. Actuellement, les agents d’application de la loi de TC ont deux options pour faire respecter le RSTFV : (i) Ă©mettre un avertissement ou (ii) recommander des poursuites par l’entremise du système judiciaire pĂ©nal. Dans certains cas, les avertissements ne seraient pas suffisants ou efficaces, car ils peuvent ĂŞtre ignorĂ©s et les poursuites judiciaires pourraient ĂŞtre longues et coĂ»teuses. Le programme a besoin d’un outil d’application de la loi Ă  impact moyen pour combler cette lacune.

Sanctions administratives pécuniaires

Les SAP constituent un outil flexible pour rĂ©primer les infractions fĂ©dĂ©rales de nature rĂ©glementaire. Elles consistent en des pĂ©nalitĂ©s financières pour dissuader les comportements non conformes et peuvent ĂŞtre Ă©mises par un organisme de rĂ©glementation, sans procĂ©dure judiciaire, pour des exigences lĂ©gislatives et rĂ©glementaires dĂ©signĂ©es. Les SAP traitent les cas de non-conformitĂ© pour lesquels de simples avertissements ou des procès-verbaux de contravention assortis de montants prĂ©dĂ©finis ne sont pas appropriĂ©s, mais pour lesquels les poursuites judiciaires, les saisies, la suspension ou la rĂ©vocation de permis sont considĂ©rĂ©es comme trop sĂ©vères. Les SAP sont conçues pour rendre les entitĂ©s et les personnes rĂ©glementĂ©es conformes sans avoir Ă  recourir au forum judiciaire — l’émission de procès-verbaux au titre de la Loi sur les contraventions demeure une forme de poursuite — et Ă  entrer dans les ramifications juridiques associĂ©es Ă  un casier judiciaire ou Ă  une peine d’emprisonnement. En outre, elles offrent la marge de manĹ“uvre nĂ©cessaire grâce Ă  la gradation et au niveau des montants d’amendes. Elles sont par ailleurs considĂ©rĂ©es comme un outil administratif efficace Ă  impact moyen, car elles permettent de prendre en compte des facteurs tels que les violations rĂ©pĂ©tĂ©es et la gravitĂ© de l’infraction lors de la dĂ©termination du montant de la pĂ©nalitĂ©.

L’utilisation des SAP pour faire appliquer la LSF et le RSTFV serait conforme à l’approche d’application utilisée par TC dans d’autres modes de transport et dans d’autres secteurs du système de transport ferroviaire.

Objectif

L’objectif de ces modifications réglementaires est de dissuader les intrusions et autres interventions illicites sur le réseau ferroviaire, de promouvoir la coopération avec les agents d’application de la loi de TC et d’assurer l’application cohérente et efficace du régime de sûreté ferroviaire du Canada.

Les SAP serviraient de moyen de dissuasion efficace contre les incidents de sûreté visant le réseau ferroviaire et un moyen d’incitation à coopérer avec les agents d’application de la loi de TC.

Les SAP combleraient une lacune dans la mise en œuvre du RSTFV afin d’améliorer la sûreté des trains de voyageurs, car elles fourniraient au ministre des Transports (le ministre) un outil pour traiter les violations de la sûreté sans dépendre du système de tribunaux criminels ou sans l’alourdir. Les SAP permettraient également à TC d’adopter une approche progressive de l’application de la loi visant à adapter la réponse à la gravité du comportement non conforme et aux caractéristiques du contrevenant (c’est-à-dire historique de conformité, coopération, assistance, réparation). Une approche progressive offre à TC la flexibilité d’appliquer les mesures d’application de la loi les moins intrusives nécessaires pour corriger un comportement non conforme, et d’intensifier ces mesures, si nécessaire, pour traiter des infractions plus graves et/ou répétées.

Ces modifications devraient contribuer à renforcer le régime de sûreté ferroviaire et à atteindre l’objectif du gouvernement qui est de protéger le public, l’environnement et l’infrastructure ferroviaire.

Description

Les amendements proposĂ©s modifieraient le Règlement pour Ă©tablir les dispositions dĂ©signĂ©es de la LSF et du RSTFV, de sorte que la violation de l’une de ces dispositions dĂ©signĂ©es puisse donner lieu Ă  l’imposition d’une sanction pĂ©cuniaire. Au total, 81 dispositions seraient dĂ©signĂ©es par cette initiative rĂ©glementaire.

Cette proposition vise Ă  modifier l’annexe 1 du Règlement en dĂ©signant :

L’annexe 1 du Règlement prĂ©voit le montant maximal Ă  payer pour un particulier et une sociĂ©tĂ© pour chaque violation d’une disposition dĂ©signĂ©e. Il y a trois montants maximums distincts payables qui reflètent le niveau d’importance de chaque disposition dĂ©signĂ©e, Ă©tabli selon la gravitĂ© des consĂ©quences rĂ©elles ou potentielles de l’infraction. Les trois montants maximaux payables reflètent les violations Ă  faible risque des dispositions de type administratif, les violations Ă  risque moyen et les violations majeures qui prĂ©sentent le risque le plus Ă©levĂ©. Il existe une fourchette pour chaque catĂ©gorie de risque et une SAP peut ĂŞtre imposĂ©e pour n’importe quel montant tant qu’elle ne dĂ©passe pas le maximum de la catĂ©gorie dĂ©signĂ©e. La LSF prĂ©cise que les violations qui se poursuivent sur plus d’un jour constituent une violation distincte pour chaque jour.

Tableau 1 : Montants maximums payables selon l’infraction

Niveau de risque

Montant maximal payable ($)

Particulier

Montant maximal payable ($)

Société

CatĂ©gorie A : Si la violation pose un risque faible

5 000 $

25 000 $

CatĂ©gorie B : Si la violation pose un risque moyen

25 000 $

125 000 $

CatĂ©gorie C : Si la violation pose un risque Ă©levĂ©

50 000 $

250 000 $

Actuellement, il existe plusieurs autres dispositions désignées de la LSF et du règlement dans les catégories susmentionnées pour les violations de la sécurité ferroviaire. Les modifications proposées seraient intégrées dans ce cadre établi, conformément à la manière dont les dispositions relatives à la sécurité ferroviaire ont été désignées dans le passé, en fonction de la gravité des conséquences réelles ou potentielles de leur violation. Lorsqu’ils imposent des SAP, les agents d’application de la loi de TC déterminent le montant des pénalités en fonction de plusieurs facteurs tels que le degré de préjudice causé, le degré de négligence ou de conduite intentionnelle, les antécédents en matière de conformité, la volonté de coopérer avec les fonctionnaires et la détection.

Dispositions de la LSF

TC propose de dĂ©signer trois dispositions de la LSF dans les catĂ©gories de risque suivantes :

1. CatĂ©gorie B : Risque de niveau moyen

2. CatĂ©gorie C : Risque de niveau Ă©levĂ©

Dispositions du RSTFV

TC propose de dĂ©signer 78 dispositions du RSTFV qui comprennent des exigences relatives Ă  la formation sur la sensibilisation Ă  la sĂ»retĂ©, Ă  la coordination et aux rapports en matière de sĂ»retĂ©, aux inspections de sĂ»retĂ©, Ă  l’évaluation des risques liĂ©s Ă  la sĂ»retĂ©, aux plans de sĂ»retĂ©, Ă  la formation relatives aux plans de sĂ»retĂ© et aux exercices de sĂ»retĂ©. Comme pour les dispositions relatives Ă  la LSF, ces dispositions seraient classĂ©es en fonction du niveau de gravitĂ© de la non-conformitĂ©. En gĂ©nĂ©ral, les violations de nature administrative seraient considĂ©rĂ©es comme des non-conformitĂ©s Ă  faible risque, tandis que les violations liĂ©es Ă  l’élaboration et Ă  la mise en Ĺ“uvre de procĂ©dures de sĂ»retĂ© seraient considĂ©rĂ©es comme des non-conformitĂ©s Ă  plus haut risque. Voici quelques exemples :

1. CatĂ©gorie A : Risque faible

2. CatĂ©gorie B : Risque moyen

3. CatĂ©gorie C : Risque Ă©levĂ©

Élaboration de la réglementation

Consultation

Les intervenants concernés ont été consultés en ce qui concerne les modifications proposées. Les intervenants du secteur ferroviaire admettent généralement que les SAP seraient un outil plus efficace que les procès-verbaux de contraventions pour ce qui est de gérer les incidents liés à la sûreté. Ils se sont dits intéressés à travailler avec TC sur cette initiative.

En janvier, fĂ©vrier et mars 2022, des consultations prĂ©alables ont eu lieu avec le Groupe de travail sur la sĂ»retĂ© ferroviaire, qui comprend des reprĂ©sentants de l’Association des chemins de fer du Canada (ACFC), de la police des chemins de fer et de la police locale, ainsi que des reprĂ©sentants de la sĂ»retĂ© des compagnies de transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises. Ces consultations se sont concentrĂ©es sur les modifications proposĂ©es en vue de dĂ©signer des dispositions de la LSF. Le Groupe de travail a exprimĂ© son soutien gĂ©nĂ©ral au projet de règlement comme moyen de rĂ©duire les interventions illicites sur le rĂ©seau ferroviaire et a demandĂ© si la police des chemins de fer serait Ă©galement en mesure d’utiliser les SAP pour traiter les incidents de sĂ»retĂ© contre le rĂ©seau ferroviaire. TC a indiquĂ© que seuls les agents d’application de la loi dĂ©signĂ©s par le ministre seraient en mesure d’imposer des SAP. Cependant, un effort de collaboration est nĂ©cessaire entre la police des chemins de fer et les agents d’application de la loi de TC pour faciliter les enquĂŞtes.

En fĂ©vrier 2022, un avis sur les intentions de TC d’aller de l’avant avec les modifications a Ă©tĂ© envoyĂ© aux compagnies de transport de voyageurs et aux compagnies hĂ´tes assujetties au RSTFV, ainsi qu’à leur association industrielle, l’ACFC. Parallèlement, un avis a Ă©galement Ă©tĂ© publiĂ© sur la page Web de TC consacrĂ©e Ă  la sĂ»retĂ© ferroviaire, qui est ouverte au public. Les intervenants ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  soumettre leurs commentaires et leurs questions sur la proposition Ă  TC. Des consultations de suivi ont Ă©tĂ© organisĂ©es avec les intervenants en mars 2022. Les intervenants n’ont pas exprimĂ© d’inquiĂ©tude quant Ă  la mĂ©thodologie utilisĂ©e pour classer les sanctions en fonction du risque (faible, moyen et Ă©levĂ©). Toutefois, les intervenants ont exprimĂ© des prĂ©occupations quant au fait qu’en dĂ©signant des dispositions du RSTFV, TC semblait s’éloigner de l’approche collaborative Ă  l’amĂ©lioration de la sĂ»retĂ© des trains de voyageurs Ă  laquelle l’industrie Ă©tait habituĂ©e. Dans le cadre du RSTVF, TC et l’industrie ferroviaire travaillent ensemble pour Ă©tablir des pratiques proactives fondĂ©es sur le risque (y compris des inspections de sĂ»retĂ©, de la formation et des rapports sur la sĂ»retĂ©) dans le but de cerner, de prĂ©venir et d’attĂ©nuer les menaces visant la sĂ»retĂ©, et d’aider Ă  rĂ©duire au minimum les consĂ©quences (pertes de vie, dĂ©gâts matĂ©riels, dommages Ă  l’environnement et diminution des Ă©changes commerciaux internationaux) advenant un incident. De plus, certains intervenants ont exprimĂ© des inquiĂ©tudes quant Ă  la possibilitĂ© d’une application incohĂ©rente et d’une surutilisation des SAP. TC a rassurĂ© les intervenants en indiquant que, bien que les SAP soient ajoutĂ©es Ă  la boĂ®te Ă  outils d’application de la loi, TC continuerait Ă  travailler avec les compagnies de chemin de fer pour concevoir et amĂ©liorer les processus et les procĂ©dures afin de cerner, de prĂ©venir et d’attĂ©nuer les menaces. Les inspecteurs de TC continueraient Ă  assurer une surveillance, une orientation et une formation continues aux compagnies de chemin de fer, et les agents de TC chargĂ©s de l’application de la loi adopteraient une approche progressive concernant l’utilisation des SAP conformĂ©ment Ă  la politique actuelle de TC afin de veiller Ă  ce que les sanctions soient appliquĂ©es de manière Ă©quitable, impartiale, prĂ©visible et uniforme Ă  l’échelle nationale.

Toutes les séances de consultation mentionnées ci-dessus ont eu lieu virtuellement.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une analyse a été entreprise pour déterminer si la proposition est susceptible de donner lieu à des obligations découlant des traités modernes. L’évaluation a permis d’examiner la portée géographique et le sujet de la proposition par rapport aux traités modernes en vigueur, et elle n’a révélé aucune implication et aucun impact sur les traités modernes.

Choix de l’instrument

Le programme de sûreté ferroviaire ne dispose pas d’un outil administratif d’application de la loi à impact moyen pour traiter les violations de la sûreté ferroviaire. Il n’est pas réaliste de penser que toutes les violations de la LSF et du RSTFV peuvent toutes être poursuivies. Les coûts en ressources et les délais d’une poursuite ne seraient pas dans l’intérêt public pour de nombreux cas de non-conformité. De même, les procès-verbaux de contraventions ne sont peut-être pas le moyen le plus approprié dans certains cas qui nécessitent, par exemple, une gradation des montants ainsi que des amendes adaptées au statut des contrevenants possiblement impliqués. En l’absence d’un outil d’application de la loi permettant de traiter les infractions qui ne justifieraient pas de poursuites, mais pour lesquelles un avertissement ou un procès-verbal de contravention ne constituent pas une réponse suffisante, la sous-application de la LSF et du RSTFV se poursuivrait si les modifications proposées n’étaient pas adoptées.

Un rĂ©gime de SAP serait une option efficace pour amĂ©liorer l’application de la LSF et du RSTFV. Pour y parvenir, TC doit prendre des mesures rĂ©glementaires. Les règlements sont l’instrument prĂ©vu pour dĂ©signer les dispositions de la LSF et tout règlement pris en vertu de la LSF dans le but d’émettre des SAP; c’est ce qui est Ă©noncĂ© Ă  l’article 40.1 de la LSF. Aucune option non rĂ©glementaire n’a Ă©tĂ© envisagĂ©e.

Analyse de la réglementation

Cadre analytique

Les coûts et les avantages des modifications proposées ont été évalués conformément à la Politique sur l’analyse coûts-avantages du Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT). Dans la mesure du possible, les impacts sont quantifiés et monétisés, et seuls les coûts et avantages directs pour les intervenants sont pris en compte dans l’analyse coûts-avantages.

Les avantages et les coûts associés aux modifications proposées sont évalués en comparant le scénario de référence au scénario réglementaire. Le scénario de référence décrit ce qui est susceptible de se produire à l’avenir si le gouvernement ne met pas en œuvre les amendements proposés. Le scénario réglementaire fournit des informations sur les résultats escomptés en raison des modifications proposées.

Les taxes, frais, prélèvements et autres dépenses constituent des transferts d’un groupe à un autre et ne sont donc pas considérés comme des coûts de conformité ou d’administration, qu’ils soient conçus comme des incitations à la conformité et au changement de comportement ou qu’ils aient pour but de recouvrer les coûts de fourniture d’un service. Les coûts pour payer les SAP, ainsi que les revenus pour le gouvernement générés par les SAP, ne sont pas considérés comme des coûts ou des avantages dans le cadre de l’analyse réglementaire, car ils sortent du cadre normal des activités, se produisant uniquement dans les cas de non-conformité.

L’analyse a estimĂ© l’impact des modifications proposĂ©es sur une pĂ©riode de 10 ans allant de 2022 Ă  2031, l’annĂ©e 2022 Ă©tant celle oĂą le Règlement devrait ĂŞtre enregistrĂ©. Sauf indication contraire, tous les coĂ»ts sont exprimĂ©s en valeur actualisĂ©e en dollars canadiens de 2021, rĂ©duite jusqu’à l’annĂ©e 2022 Ă  un taux d’actualisation de 7 %.

Intervenants touchés

Les modifications proposĂ©es auraient un impact sur le gouvernement, en particulier sur 24 inspecteurs du transport ferroviaire actuels de TC qui devraient suivre une formation pour se familiariser avec les nouvelles sanctions pĂ©cuniaires. Le nombre d’inspecteurs du transport ferroviaire ne devrait pas augmenter au cours de la pĂ©riode d’analyse.

Les particuliers, les compagnies de transport ferroviaire de voyageurs et les compagnies hôtes qui enfreignent les dispositions désignées seraient soumis au régime des SAP. Les modifications proposées inciteraient ces intervenants à modifier leur comportement non conforme.

Scénarios de référence et scénarios réglementaires

Dans le scénario de référence, les inspecteurs du transport ferroviaire n’ont pas l’option d’utiliser les SAP comme outil d’application lorsqu’ils rencontrent des cas de non-conformité aux dispositions de la LSF et du RSTFV.

Dans le scénario réglementaire, les modifications proposées désigneraient des dispositions de la LSF et du RSTFV. Le régime des SAP donnerait aux inspecteurs du transport ferroviaire la possibilité d’imposer des sanctions proportionnelles à la non-conformité.

Dans le cadre du scénario réglementaire, les inspecteurs du transport ferroviaire devraient suivre une formation initiale et une formation d’appoint pour se familiariser avec les sanctions pécuniaires proposées.

Avantages et coûts

Les modifications proposĂ©es dĂ©signeraient des dispositions de la LSF et du RSTFV, de sorte que l’infraction Ă  ces dispositions puisse ĂŞtre traitĂ©e comme une violation et, par consĂ©quent, comme une sanction pĂ©cuniaire. La dĂ©signation de ces dispositions exigerait des coĂ»ts de 25 015 $ au gouvernement, entre 2022 et 2031.

Avantages

Les modifications proposées contribueraient à renforcer le régime de sûreté ferroviaire et aideraient le gouvernement dans ses efforts pour faire face à l’augmentation des comportements dangereux et illégaux et freiner la tendance sans alourdir le système de justice pénale, en offrant un outil d’application de la loi supplémentaire pour faire appliquer ces dispositions.

Plus prĂ©cisĂ©ment, la dĂ©signation de l’article 26.1 dissuaderait l’intrusion et les incidents qui s’ensuivent, comme l’altĂ©ration; la dĂ©signation de l’article 26.2 dissuaderait l’interfĂ©rence avec les activitĂ©s ferroviaires; et la dĂ©signation du paragraphe 40.11(5) assurerait la coopĂ©ration avec les agents d’application de la loi. En outre, les sanctions pĂ©cuniaires proposĂ©es constitueraient un outil d’application productif qui dissuaderait la non-conformitĂ© sans les Ă©ventuelles ramifications juridiques d’un casier judiciaire. Ainsi, les dĂ©linquants seraient soumis Ă  une procĂ©dure plus appropriĂ©e et proportionnĂ©e Ă  la nature de l’infraction. En fin de compte, on s’attend Ă  ce que les SAP dĂ©couragent les violations ou les violations rĂ©pĂ©tĂ©es afin de promouvoir la conformitĂ© Ă  la loi et au RSTFV.

Bien qu’il n’y ait pas de données permettant de monétiser ces avantages, on estime que les avantages l’emporteraient sur les coûts associés aux modifications proposées.

Coûts

Les coûts des modifications proposées sont associés au fait que les inspecteurs de la sûreté ferroviaire actuels suivent un cours de formation initiale sur les SAP et une formation de recyclage pour se familiariser avec les nouvelles violations et les montants des pénalités. Cette analyse a estimé le coût d’opportunité, défini comme la valeur de la productivité réduite des inspecteurs de TC en raison de leur absence du travail pour participer à ces formations. Le coût d’opportunité est estimé en multipliant le taux de salaire horaire des inspecteurs de TC et les heures de formation.

Formation initiale

Vingt-quatre inspecteurs de TC dĂ©jĂ  en posterĂ©fĂ©rence 1 participeraient Ă  une formation d’une journĂ©e (7,5 heures), au cours de la première annĂ©e de mise en Ĺ“uvre (2022). La formation dĂ©crira comment dĂ©terminer et administrer correctement les SAP pour non-conformitĂ© selon le Règlement. La formation se traduirait par un coĂ»t supplĂ©mentaire de 12 425 $ pour le gouvernement en 2022.

Formation de recyclage

Les 24 inspecteurs devront Ă©galement participer Ă  une formation de recyclage d’une demi-journĂ©e (3,75 heures) une fois tous les trois ans, après la formation initiale en 2022. Cela se traduirait par un coĂ»t supplĂ©mentaire de 12 590 $ pour le gouvernement, entre 2023 et 2031.

Déclaration coûts-avantages
Tableau 2 : CoĂ»ts monĂ©tisĂ©s

Intervenant touché

Description du coût

Année de référence (2022)

Autres années pertinentes (2023-2030)

Dernière année (2031)

Total (valeur actualisée)

Valeur annualisée

Gouvernement

Formation initiale

12 425 $

0 $

0 $

12 425 $

1 769 $

Formation de recyclage

0 $

9 211 $

3 379 $

12 590 $

1 793 $

Tous les intervenants

Total des coûts

12 425 $

9 211 $

3 379 $

25 015 $

3 562 $

Lentille des petites entreprises

L’analyse prévue en ce qui concerne la lentille des petites entreprises a permis de conclure que les modifications proposées n’auraient pas d’incidence sur les petites entreprises canadiennes. En outre, les SAP ne sont pas considérées comme une charge de conformité relativement à la lentille des petites entreprises.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car les modifications proposĂ©es n’entraĂ®neraient pas de changement progressif de la charge administrative. Les SAP ne sont pas considĂ©rĂ©es comme une charge administrative ou de conformitĂ©, conformĂ©ment Ă  la Politique sur la limitation du fardeau rĂ©glementaire sur les entreprises.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Cette proposition de réglementation n’est pas introduite pour la conformité à un accord ou à une obligation internationale, et n’a pas non plus d’incidence liée à un plan de travail ou à un engagement dans le cadre d’un forum officiel de coopération réglementaire. Il n’y a aucune indication d’une quelconque discrimination directe ou indirecte ou d’avantages concurrentiels accordés aux entités canadiennes par rapport aux entités étrangères, et il est très peu probable que cela déclenche les mesures disciplinaires prévues dans nos accords commerciaux.

Les régimes de SAP sont courants dans le paysage réglementaire fédéral canadien, et plusieurs régimes de SAP sont déjà en place à TC. Les processus décisionnels contenus dans la politique de surveillance de TC et les procédures opérationnelles associées sont alignés sur ceux mis en place dans d’autres modes par TC. Les États-Unis ont également recours à des sanctions pécuniaires pour faire respecter les exigences liées à la sûreté ferroviaire.

Évaluation environnementale stratégique

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une analyse préliminaire a conclu qu’une évaluation environnementale stratégique n’est pas nécessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus

TC a déterminé que les modifications proposées ne devraient pas avoir d’impact négatif ou disproportionné sur un groupe de personnes fondé sur des facteurs d’identité tels que le sexe, la race, l’origine ethnique, la sexualité, la religion, l’âge, etc. De plus, lors des consultations avec les intervenants, aucune préoccupation n’a été soulevée quant aux impacts disproportionnés fondés sur des facteurs d’identité.

En renforçant la sûreté ferroviaire au Canada, cette proposition devrait bénéficier au secteur ferroviaire (y compris les personnes travaillant dans l’industrie, les voyageurs et l’infrastructure ferroviaires), aux personnes vivant dans les communautés à proximité de l’infrastructure ferroviaire et aux Canadiens en général.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Les modifications proposées n’ajoutent aucune nouvelle exigence; elles créent simplement un régime supplémentaire pour l’application de la LSF et du RSTFV en désignant les dispositions existantes et en fixant des sanctions maximales pour chaque disposition désignée. Les compagnies et les personnes qui se conforment aux exigences de la LSF et du RSTFV ne seraient pas touchées par les modifications proposées.

Les modifications proposĂ©es entreraient en vigueur dès leur publication dans la Partie II de la Gazette du Canada, ce qui est prĂ©vu pour l’automne 2022. Il est prĂ©vu que l’élaboration de la formation initiale et de la formation de recyclage ait lieu avant la date d’entrĂ©e en vigueur des modifications proposĂ©es. Par consĂ©quent, ces coĂ»ts n’ont pas Ă©tĂ© inclus dans l’analyse.

Conformément à la politique d’application de la loi de TC, TC adoptera une approche progressive et proportionnée pour éduquer, dissuader et, si nécessaire, pénaliser ceux qui enfreignent la LSF et ses règlements d’application.

Afin de s’assurer que les modifications réglementaires sont appliquées d’une manière équitable, impartiale, prévisible et cohérente à l’échelle nationale, une formation serait offerte aux responsables de la sûreté ferroviaire de TC. Cette formation permettrait aux responsables du Ministère d’adopter une approche standard dans des circonstances similaires afin d’obtenir des résultats cohérents.

En ce qui concerne la non-conformité aux dispositions de la LSF, la coopération et la coordination entre les responsables de la sûreté ferroviaire de TC et la police des chemins de fer et la police locale seront maintenues afin d’assurer une mise en œuvre efficace et cohérente du régime des SAP.

En cas de non-conformitĂ© au RSTFV, TC prendra en compte les antĂ©cĂ©dents de la compagnie en matière de conformitĂ© et sa volontĂ© de se conformer avant de prendre les mesures d’application appropriĂ©es, qui peuvent aller d’une lettre d’avertissement verbale ou Ă©crite Ă  une SAP pouvant atteindre 250 000 $.

Aucune norme de service n’est prĂ©vue pour les SAP proposĂ©es. ConformĂ©ment Ă  l’article 40.22 de la LSF, TC doit Ă©mettre une SAP au plus tard 12 mois après le moment oĂą l’objet de la procĂ©dure a pris naissance.

Le paiement des pĂ©nalitĂ©s, qui doit ĂŞtre effectuĂ© par carte de crĂ©dit, par chèque certifiĂ© ou par mandat Ă  l’ordre du Receveur gĂ©nĂ©ral du Canada, devra ĂŞtre effectuĂ© dans les 30 jours suivant la date de signification de l’avis de violation.

Mécanisme de révision

En vertu de la LSF et de ses règlements d’application, toute personne qui reçoit un avis de violation peut demander au Tribunal d’appel des transports du Canada (TATC) une révision de la violation alléguée ou du montant de la pénalité. Le ministre ou la personne ayant reçu un avis de violation peut faire appel des résultats de la détermination auprès du TATC pour une décision finale. En tant qu’organe quasi judiciaire, TATC a recours à un processus de révision moins formel que les procédures judiciaires. Ainsi, un régime de sanctions administratives pécuniaires est relativement peu coûteux à administrer dans le cadre d’un programme de conformité et d’application de la loi existant, et il permet normalement une application plus rapide et plus efficace que les poursuites judiciaires.

Personne-ressource

Shelley Wang
Chef
Politique de la sûreté du transport terrestre
Sûreté du transport terrestre intermodal et préparatifs d’urgence
Transports Canada
Tour B, 112, rue Kent, 14e Ă©tage
Ottawa (Ontario)
K1A 0W8
Courriel : tc.simsregulations-reglementsstti.tc@tc.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil, en vertu de l’article 40.1rĂ©fĂ©rence a de la Loi sur la sĂ©curitĂ© ferroviairerĂ©fĂ©rence b, se propose de prendre le Règlement modifiant le Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires relatives Ă  la sĂ©curitĂ© ferroviaire, ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les trente jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont priĂ©s de prĂ©senter leurs observations sur le site Web de la Partie I de la Gazette du Canada, ou s’ils les prĂ©sentent par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication, et d’envoyer le tout Ă  Shelley Wang, chef, politique, Transport terrestre intermodal, groupe SĂ©curitĂ© et sĂ»retĂ©, Transports Canada, 112, rue Kent, tour B, Ottawa (Ontario) K1A 0W8 (courriel : tc.simsregulations-reglementsstti.tc@tc.gc.ca).

Ottawa, le 22 juin 2022

La greffière adjointe du Conseil privé
Wendy Nixon

Règlement modifiant le Règlement sur les sanctions administratives pécuniaires relatives à la sécurité ferroviaire

Modifications

1 La partie 1 de l’annexe 1 du Règlement sur les sanctions administratives pĂ©cuniaires relatives Ă  la sĂ©curitĂ© ferroviaire rĂ©fĂ©rence 2 est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 11, de ce qui suit :

Article

Colonne 1

Texte désigné

Colonne 2

Montant maximal Ă  payer ($)

Personne physique

Colonne 3

Montant maximal Ă  payer ($)

Personne morale

11.1

Article 26.1

25 000

125 000

11.2

Article 26.2

50 000

250 000

2 La partie 1 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 21, de ce qui suit :

Article

Colonne 1

Texte désigné

Colonne 2

Montant maximal Ă  payer ($)

Personne physique

Colonne 3

Montant maximal Ă  payer ($)

Personne morale

21.1

Paragraphe 40.11(5)

25 000

125 000

3 L’annexe 1 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après la partie 5, de ce qui suit :

PARTIE 6

Textes désignés du Règlement sur la sûreté du transport ferroviaire de voyageurs

Article

Colonne 1

Texte désigné

Colonne 2

Montant
maximal Ă  payer ($)

Personne physique

Colonne 3

Montant maximal Ă  payer ($)

Personne morale

1

Paragraphes 2(1) et (2)

50 000

250 000

2

Paragraphe 2(3)

25 000

125 000

3

AlinĂ©a 2(4)a)

50 000

250 000

4

AlinĂ©a 2(4)b)

50 000

250 000

5

AlinĂ©a 2(4)c)

50 000

250 000

6

Paragraphe 2(5)

25 000

125 000

7

Paragraphe 2(6)

5 000

25 000

8

Paragraphe 2(7)

5 000

25 000

9

Paragraphe 3(1)

25 000

125 000

10

Paragraphe 3(2)

5 000

25 000

11

Paragraphe 3(3)

25 000

125 000

12

Paragraphe 3(4)

25 000

125 000

13

Paragraphe 4(1)

50 000

250 000

14

Paragraphe 4(3)

50 000

250 000

15

Paragraphe 4(4)

50 000

250 000

16

Paragraphe 4(6)

25 000

125 000

17

Paragraphe 4(7)

25 000

125 000

18

Paragraphe 5(2)

25 000

125 000

19

Paragraphes 5(3) et (4)

50 000

250 000

20

Paragraphe 5(5)

25 000

125 000

21

Paragraphe 5(6)

50 000

250 000

22

Paragraphe 5(7)

50 000

250 000

23

Paragraphe 5(8)

50 000

250 000

24

Paragraphe 5(9)

5 000

25 000

25

Paragraphe 5(10)

5 000

25 000

26

AlinĂ©a 6(1)a)

50 000

250 000

27

AlinĂ©a 6(1)b)

50 000

250 000

28

AlinĂ©a 6(1)c)

50 000

250 000

29

Paragraphe 6(2)

25 000

125 000

30

Paragraphe 6(3)

50 000

250 000

31

Paragraphe 6(4)

25 000

125 000

32

Paragraphe 6(5)

25 000

125 000

33

Paragraphe 6(6)

25 000

125 000

34

Paragraphes 7(1) et (2)

50 000

250 000

35

AlinĂ©a 7(3)a)

50 000

250 000

36

AlinĂ©a 7(3)b)

50 000

250 000

37

AlinĂ©a 7(3)c)

50 000

250 000

38

AlinĂ©a 7(3)d)

50 000

250 000

39

AlinĂ©a 7(3)e)

50 000

250 000

40

AlinĂ©a 7(3)f)

50 000

250 000

41

AlinĂ©a 7(3)g)

50 000

250 000

42

AlinĂ©a 7(3)h)

50 000

250 000

43

AlinĂ©a 7(3)i)

50 000

250 000

44

AlinĂ©a 7(3)j)

50 000

250 000

45

AlinĂ©a 7(3)k)

50 000

250 000

46

AlinĂ©a 7(3)l)

50 000

250 000

47

AlinĂ©a 7(3)m)

50 000

250 000

48

AlinĂ©a 7(3)n)

50 000

250 000

49

AlinĂ©a 7(3)o)

50 000

250 000

50

AlinĂ©a 7(3)p)

50 000

250 000

51

AlinĂ©a 7(3)q)

50 000

250 000

52

Paragraphe 7(4)

50 000

250 000

53

Paragraphe 7(5)

25 000

125 000

54

Paragraphe 7(6)

25 000

125 000

55

Paragraphe 7(7)

25 000

125 000

56

AlinĂ©a 7(8)a)

25 000

125 000

57

AlinĂ©a 7(8)b)

25 000

125 000

58

AlinĂ©a 7(8)c)

25 000

125 000

59

AlinĂ©a 7(8)d)

25 000

125 000

60

AlinĂ©a 7(8)e)

25 000

125 000

61

AlinĂ©a 7(8)f)

25 000

125 000

62

AlinĂ©a 7(8)g)

5 000

25 000

63

Paragraphe 8(1)

50 000

250 000

64

AlinĂ©a 8(2)a)

50 000

250 000

65

AlinĂ©a 8(2)b)

50 000

250 000

66

AlinĂ©a 8(2)c)

50 000

250 000

67

Paragraphe 8(3)

25 000

125 000

68

Paragraphe 8(4)

25 000

125 000

69

Paragraphe 8(5)

25 000

125 000

70

Paragraphe 8(6)

5 000

25 000

71

Paragraphe 8(7)

5 000

25 000

72

Paragraphe 9(1)

50 000

250 000

73

Paragraphe 9(3)

5 000

25 000

74

Paragraphe 9(4)

25 000

125 000

75

Paragraphe 9(5)

5 000

25 000

76

Paragraphe 9(7)

5 000

25 000

77

Paragraphe 9(8)

5 000

25 000

78

Paragraphe 9(9)

5 000

25 000

79

Paragraphe 9(10)

50 000

250 000

Entrée en vigueur

4 Le présent règlement entre en vigueur à la date de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

Conditions d’utilisation et Avis de confidentialité

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