La Gazette du Canada, Partie I, volume 156, numĂ©ro 27 : Règlement modifiant le Règlement sur la sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules automobiles (autobus scolaires)

Le 2 juillet 2022

Fondement législatif
Loi sur la sécurité automobile

Ministère responsable
Ministère des Transports

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Selon les statistiques de la Base nationale de donnĂ©es sur les collisions (BNDC), les autobus scolaires sont le moyen le plus sĂ»r de transporter les enfants vers l’école et de les en ramener, plus que tout autre moyen de transport, y compris la marche, le vĂ©lo ou les vĂ©hicules particuliers. MalgrĂ© l’excellent bilan de sĂ©curitĂ© de ce moyen de transport, les donnĂ©es de 1998 Ă  2017 indiquent que, chaque annĂ©e, en moyenne, un enfant est mortellement blessĂ© et 18 blessures sont dĂ©clarĂ©es dans des collisions avec un autobus scolaire ou des collisions avec un vĂ©hicule de passage Ă  proximitĂ© immĂ©diate d’un autobus scolaire au Canada.

Description : En se fondant sur les recommandations du Groupe de travail sur la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires, Transports Canada a dĂ©terminĂ© que des modifications spĂ©cifiques peuvent ĂŞtre apportĂ©es aux autobus scolaires afin de rĂ©duire le risque de dĂ©cès et de blessures pour les usagers de la route vulnĂ©rables autour d’un autobus scolaire.

Les propositions de modifications au Règlement sur la sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules automobiles (RSVA) exigeraient que les autobus scolaires soient munis d’un signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ© ainsi que d’un système de visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique extĂ©rieure, incluant un moniteur, pour afficher les diffĂ©rentes vues au conducteur. En outre, les propositions de modifications dĂ©finiraient des exigences minimales qui s’appliqueraient Ă  l’installation volontaire de signaux d’arrĂŞt – camĂ©ras (ci-après dĂ©signĂ©es « camĂ©ras d’infraction Â») sur les autobus scolaires.

En outre, les articles 15.1 et 17 du RSVA seraient Ă©galement abrogĂ©s pour permettre une meilleure harmonisation avec les modifications apportĂ©es en application de la Loi sur la sĂ©curitĂ© automobile (LSA) en 2014.

Justification : Depuis janvier 2019, le Groupe de travail sur la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires s’est rĂ©uni afin d’échanger donnĂ©es et expertise sur tous les aspects de la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires. Leur travail a guidĂ© les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es par Transports Canada, dont l’objectif est d’instaurer les spĂ©cifications techniques Ă  respecter pour le signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ©, le système de visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique extĂ©rieure et les camĂ©ras d’infraction afin de mieux protĂ©ger les enfants dans les zones d’embarquement des autobus scolaires et aux alentours.

Les intervenants ont eu l’occasion de formuler des commentaires dans le cadre d’une consultation publique intitulĂ©e AmĂ©liorer la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires au Canada en septembre 2020. La consultation en ligne a permis aux intervenants et aux membres du public de commenter la proposition de Transports Canada de rĂ©glementer les technologies recommandĂ©es sur les autobus scolaires. La rĂ©troaction des intervenants a indiquĂ© un large soutien Ă  l’égard de toute technologie susceptible d’amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© des enfants dans les autobus scolaires et autour de ceux-ci. Des prĂ©occupations gĂ©nĂ©rales concernant les coĂ»ts ont Ă©tĂ© soulevĂ©es par divers intervenants, en plus de la nĂ©cessitĂ© de poursuivre les recherches et de procĂ©der Ă  une analyse complète de la rĂ©glementation, et notamment Ă  une analyse coĂ»ts-avantages, avant de rendre obligatoire toute nouvelle technologie dans les autobus scolaires. Dans le cadre de l’élaboration de ce projet de règlement, trois projets pilotes d’autobus scolaires ont Ă©tĂ© lancĂ©s en collaboration avec Transports Canada, projets qui continuent de fournir des donnĂ©es concrètes sur les technologies incluses dans ce projet de règlement. Des recherches visant Ă  Ă©valuer le rendement et le champ de visibilitĂ© des camĂ©ras Ă  360°, entre autres technologies, ont Ă©galement Ă©tĂ© menĂ©es au Centre d’essais pour vĂ©hicules automobiles de Transports Canada Ă  Blainville, au QuĂ©bec, afin d’étayer cette proposition.

Les coĂ»ts totaux estimĂ©s des propositions de modifications seraient de 406,1 millions de dollars en valeur actualisĂ©e entre 2022 et 2031 (taux d’actualisation de 7 %, dollars canadiens de 2021), dont 390,7 millions de dollars seraient associĂ©s aux coĂ»ts d’investissement et d’installation et les 15,4 millions de dollars restants aux coĂ»ts d’entretien. Les propositions de modifications entraĂ®neraient des avantages monĂ©taires et non monĂ©taires. Les avantages comprennent la rĂ©duction du nombre de dĂ©cès et de blessures autour des autobus scolaires grâce Ă  l’amĂ©lioration des normes de sĂ©curitĂ©, ainsi que des avantages plus vastes sur le plan de la sociĂ©tĂ©, de l’environnement et de la santĂ© mentale grâce Ă  l’adaptation des technologies proposĂ©es. Les avantages monĂ©taires sont estimĂ©s Ă  62,7 millions de dollars en valeur actuelle entre 2022 et 2031 (taux d’actualisation de 7 %, dollars canadiens de 2021).

Malgré le fait que les coûts monétisés dépasseraient les avantages monétisés, Transports Canada estime que la mise en œuvre des modifications proposées serait dans l’intérêt public en raison des avantages globaux prévus en matière de sécurité et de santé mentale, tant qualitatifs que quantitatifs, pour les enfants, leurs familles et leurs collectivités.

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car les propositions de modifications n’alourdiraient ni n’allĂ©geraient le fardeau pesant sur les intervenants concernĂ©s.

Enjeux

Bien que les autobus scolaires soient le moyen le plus sĂ»r de transporter les enfants vers et depuis l’école, ils ne sont pas sans risques pour la sĂ©curitĂ©. MalgrĂ© l’excellent bilan de sĂ©curitĂ© de ce moyen de transport, les donnĂ©es de la BNDC de 1998 Ă  2017 indiquent que, chaque annĂ©e, en moyenne, un enfant est mortellement blessĂ© et 18 blessures sont dĂ©clarĂ©es dans des collisions avec un autobus scolaire ou des collisions avec un vĂ©hicule de passage Ă  proximitĂ© immĂ©diate d’un autobus scolaire au Canada. Cette initiative de rĂ©glementation est nĂ©cessaire pour soutenir l’engagement du gouvernement du Canada Ă  amĂ©liorer davantage la sĂ©curitĂ© routière des autobus scolaires.

Chaque collision mettant en cause un autobus scolaire a des incidences négatives sur d’autres personnes que celles qui sont directement impliquées dans la collision. Les collisions d’autobus scolaires ont un effet négatif sur le bien-être mental et émotionnel des enfants d’âge scolaire, de leurs camarades, de leurs familles et de la collectivité dans son ensemble. Par conséquent, cette initiative de réglementation est nécessaire pour améliorer la sécurité des autobus scolaires et réduire le risque de décès et de blessures afin de diminuer le traumatisme mental et émotionnel des personnes directement et indirectement touchées par les collisions d’autobus scolaires et d’améliorer et de maintenir la confiance du public envers les autobus scolaires en tant que moyen de transport le plus sûr pour les enfants d’âge scolaire.

De nouvelles technologies susceptibles de contribuer à l’amélioration de la sécurité routière autour des autobus scolaires ont été mises au point. Cette initiative est nécessaire pour garantir que ces technologies fassent l’objet d’une surveillance réglementaire appropriée et que leur mise en œuvre n’entraîne pas de risques involontaires pour la sécurité.

Lors de l’élaboration de ce projet de règlement, le Ministère a constatĂ© que les articles 15.1 et 17 du RSVA, qui portent respectivement sur les conventions d’appellation des mĂ©thodes d’essai et les avis publiĂ©s dans la Gazette du Canada pour les mises Ă  jour des documents de normes techniquesrĂ©fĂ©rence 1 (DNT), devaient ĂŞtre abrogĂ©s afin de mieux harmoniser le RSVA avec les modifications apportĂ©es Ă  la Loi sur la sĂ©curitĂ© automobile en 2014.

Contexte

La sĂ©curitĂ© des autobus scolaires est une responsabilitĂ© partagĂ©e par le gouvernement fĂ©dĂ©ral et les gouvernements provinciaux et territoriaux, les conseils scolaires et les exploitants d’autobus scolaires, qui jouent chacun un rĂ´le. ConformĂ©ment Ă  la Loi sur la sĂ©curitĂ© automobile (LSA), Transports Canada est chargĂ© d’établir le Règlement sur la sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules automobiles (RSVA), qui comprend des exigences particulières pour les autobus scolaires nouvellement fabriquĂ©s ou importĂ©s. Au Canada, le constructeur ou l’importateur du vĂ©hicule doit certifier que tous les vĂ©hicules neufs mis en vente au Canada sont conformes Ă  tous les règlements et normes de sĂ©curitĂ© applicables. Transports Canada n’a pas compĂ©tence sur les modifications après-vente apportĂ©es aux autobus scolaires ou sur leur modernisation. Les provinces et les territoires sont responsables de l’application de la loi en matière de sĂ©curitĂ© sur les routes et autoroutes du Canada, de la dĂ©livrance des permis des conducteurs et de l’immatriculation des vĂ©hicules, des règles de la route et de la modification des vĂ©hicules après-vente. La lĂ©gislation peut varier d’une province Ă  une autre.

RĂ©gis par quelque 40 normes de sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules automobiles du Canada en vertu du Règlement sur la sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules automobiles (RSVA), les autobus scolaires sont munis d’une sĂ©rie de caractĂ©ristiques de sĂ©curitĂ© structurale spĂ©cialement conçues pour protĂ©ger les enfants en cas de collision, ainsi que de caractĂ©ristiques de sĂ©curitĂ© pour les piĂ©tons afin de prĂ©venir les blessures aux usagers de la route vulnĂ©rables (URV) Ă  l’extĂ©rieur de l’autobus. Cela dit, le gouvernement du Canada est toujours Ă  la recherche de moyens d’amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© routière. Par consĂ©quent, le 15 octobre 2018, le ministre Garneau, alors ministre des Transports, a demandĂ© Ă  Transports Canada de se pencher avec un regard neuf sur la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires. Dans le cadre de ce nouvel examen, Transports Canada a passĂ© en revue la documentation disponible et les technologies existantes afin de repĂ©rer les amĂ©liorations qui pourraient accroĂ®tre la sĂ©curitĂ© Ă  l’intĂ©rieur et Ă  l’extĂ©rieur des autobus scolaires.

Le 21 janvier 2019, le Conseil des ministres responsables des transports et de la sĂ©curitĂ© routière (le Conseil des ministres) a créé un Groupe de travail sur la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires en utilisant un modèle de gouvernance Ă  deux niveaux pour favoriser une approche nationale uniforme. Plus prĂ©cisĂ©ment, un comitĂ© directeur composĂ© de reprĂ©sentants du gouvernement fĂ©dĂ©ral et des gouvernements provinciaux et territoriaux a Ă©tĂ© créé, ainsi qu’un comitĂ© consultatif d’experts composĂ© de fabricants, de reprĂ©sentants des conseils scolaires, d’exploitants des parcs d’autobus scolaires, de syndicats et d’associations de sĂ©curitĂ©. Ceux-ci avaient pour mandat d’examiner les normes et les opĂ©rations de sĂ©curitĂ©, tant Ă  l’intĂ©rieur qu’à l’extĂ©rieur de l’autobus scolaire et de dĂ©terminer les Ă©lĂ©ments Ă  amĂ©liorer afin de renforcer davantage la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires.

Le 20 juin 2019, le rapport prĂ©liminaire (PDF) du Groupe de travail a Ă©tĂ© publiĂ© sur le site Web du Conseil des ministres, recensant un Ă©ventail de solutions pour renforcer davantage la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires. Ă€ la lumière des rĂ©sultats de son examen approfondi, le Groupe de travail a reconnu qu’il existe des solutions pour rendre les autobus scolaires encore plus sĂ»rs. Pour atteindre ce niveau de sĂ©curitĂ© accru, le Groupe de travail a rĂ©pertoriĂ© une sĂ©rie de contre-mesures qui devraient ĂŞtre prises dans trois domaines clĂ©s : l’assistance au conducteur, les caractĂ©ristiques de sĂ©curitĂ© Ă  l’extĂ©rieur de l’autobus et la protection des occupants.

En fĂ©vrier 2020, la version finale du Rapport du Groupe de travail sur la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires (PDF) a Ă©tĂ© publiĂ©e sur le site Web du Conseil des ministres. ConformĂ©ment Ă  la directive du Conseil des ministres, le Groupe de travail a Ă©tabli une courte liste des points qui pourraient ĂŞtre amĂ©liorĂ©s afin de renforcer davantage la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires. Les donnĂ©es probantes Ă  l’appui ont confirmĂ© que les Ă©coliers courent plus de risques dans les zones d’embarquement des autobus scolaires ou Ă  proximitĂ© de celles-ci qu’en tant que passagers de ces autobus. En effet, 79 % des dĂ©cès d’enfants d’âge scolaire mettant en cause un autobus scolaire se produisent Ă  l’extĂ©rieur de celui-ci, dans les zones d’embarquement des autobus scolaires ou Ă  proximitĂ©. Le Groupe de travail s’est efforcĂ© d’élaborer des recommandations pour remĂ©dier Ă  cette rĂ©alitĂ©. Plus prĂ©cisĂ©ment, le Groupe de travail a demandĂ© que l’on Ă©tudie la possibilitĂ© d’ajouter les caractĂ©ristiques de sĂ©curitĂ© suivantes aux autobus scolaires et a encouragĂ© toutes les administrations Ă  explorer l’application de ces mesures :

Ă€ la suite du rapport de fĂ©vrier 2020, trois projets pilotes d’autobus scolaires ont Ă©tĂ© lancĂ©s en 2020 en collaboration avec Transports Canada (deux en Colombie-Britannique et un en Ontario pour un total de six autobus scolaires), afin d’évaluer les facteurs opĂ©rationnels liĂ©s Ă  l’utilisation des ceintures de sĂ©curitĂ© dans les autobus scolaires et de valider les Lignes directrices sur l’utilisation des ceintures de sĂ©curitĂ© dans les autobus scolaires Ă©laborĂ©es par le Groupe de travail sur la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires. Ces projets pilotes Ă©taient initialement prĂ©vus pour se dĂ©rouler sur une annĂ©e scolaire complète. En raison des perturbations causĂ©es par les mesures mises en Ĺ“uvre pour faire face Ă  la pandĂ©mie de COVID-19, les projets pilotes sont toujours en cours et les dates de fin doivent encore ĂŞtre confirmĂ©es. Dans le cadre de ces projets pilotes, certaines des technologies susmentionnĂ©es ont Ă©tĂ© installĂ©es sur les autobus en fonction de l’intĂ©rĂŞt des gouvernements. Ces projets pilotes continuent de fournir des donnĂ©es concrètes sur les technologies. Parallèlement, des recherches visant Ă  Ă©valuer le rendement en matière de sĂ©curitĂ© du freinage d’urgence automatique et le champ de vision des camĂ©ras Ă  360° ont Ă©tĂ© menĂ©es au Centre d’essais pour vĂ©hicules automobiles de Transports Canada Ă  Blainville, au QuĂ©bec.

Signal d’arrêt escamotable prolongé

Les signaux d’arrĂŞt escamotables prolongĂ©s sont actuellement disponibles en tant qu’accessoires auprès d’entreprises tierces, mais pas auprès des fabricants d’équipement d’origine (FEO) d’autobus scolairesrĂ©fĂ©rence 2. Les signaux d’arrĂŞt escamotables prolongĂ©s, en particulier, ne font l’objet d’aucune rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale Ă  l’heure actuelle. Toutefois, la Norme de sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules automobiles du Canada 131 – Dispositifs de sĂ©curitĂ© pour les piĂ©tons Ă  proximitĂ© des autobus scolaires (NSVAC 131) exige que les autobus scolaires du Canada soient Ă©quipĂ©s d’un ou de deux (Ă  l’avant et Ă  l’arrière) signaux d’arrĂŞt escamotables rĂ©pondant aux exigences techniques du Document de normes techniques (DNT) 131 – Dispositifs de sĂ©curitĂ© pour les piĂ©tons Ă  proximitĂ© des autobus scolaires (PDF). Le DNT 131 ne limite pas la longueur du signal d’arrĂŞt escamotable lorsqu’il est dĂ©ployĂ©, mais il Ă©tablit plutĂ´t les dimensions minimales du signal d’arrĂŞt et des lettres, dĂ©crit les exigences relatives aux matĂ©riaux rĂ©flĂ©chissants et Ă  l’éclairage, et indique l’emplacement d’installation du cĂ´tĂ© du conducteur de l’autobus scolaire. Aucune exigence de la NSVAC 131 ou du DNT 131 n’interdit actuellement l’installation d’un signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ© sur les nouveaux autobus scolaires par les FEO d’autobus scolaires.

Le terme « signal d’arrĂŞt escamotable Â» est dĂ©fini dans le DNT 131 : « Signal d’arrĂŞt escamotable : dispositif qui peut ĂŞtre dĂ©ployĂ© du cĂ´tĂ© d’un autobus scolaire dans le but de donner aux autres automobilistes un signal pour qu’ils ne dĂ©passent pas l’autobus parce qu’il s’est arrĂŞtĂ© pour faire monter ou descendre des passagers. Â» Un signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ© est un signal d’arrĂŞt escamotable qui s’étend plus loin que le signal d’arrĂŞt « normal Â» afin de rendre plus difficile pour un vĂ©hicule de dĂ©passer un autobus scolaire lorsque ce dispositif est dĂ©ployĂ© et de fournir un signal plus Ă©vident aux automobilistes leur indiquant de ne pas dĂ©passer l’autobus scolaire parce qu’il s’est arrĂŞtĂ© pour faire monter ou descendre des passagers; ce signal vise Ă  augmenter la visibilitĂ© du signal d’arrĂŞt par rapport au signal d’arrĂŞt escamotable actuel.

Un signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ© a le potentiel d’amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© routière pour les URV (notamment les Ă©coliers) en bloquant les vĂ©hicules et en les dissuadant de dĂ©passer illĂ©galement un autobus scolaire Ă  l’arrĂŞt lorsqu’il est dĂ©ployĂ© (comme le dĂ©montre la rĂ©duction de 89 %rĂ©fĂ©rence 3 des infractions commises par les automobilistes dans le cadre d’un projet pilote menĂ© en 2017 en Virginie).

Systèmes de caméras à 360° et de visibilité périphérique

Un système de caméras extérieures à 360° vise à aider le conducteur d’un véhicule à déterminer si des URV, comme des enfants, se trouvent autour du véhicule lorsque celui-ci est à l’arrêt ou roule lentement. Ce résultat est atteint en fournissant au conducteur une vue aérienne du véhicule et de la zone environnante, de sorte qu’il puisse voir tout URV qui s’y trouve. Ces systèmes sont constitués d’une série de caméras installées sur le véhicule et un moniteur qui affiche les images au conducteur. Les caméras fournissent au conducteur une visibilité autour du véhicule, laquelle serait autrement difficile à obtenir directement ou à l’aide de rétroviseurs. Actuellement, certains fabricants d’autobus scolaires proposent leurs propres versions des systèmes de caméras à 360° en option sur leurs nouveaux autobus scolaires. D’autres systèmes de caméras à 360° sont disponibles en tant qu’accessoires auprès de fabricants tiers.

Le positionnement des caméras et les images présentées au conducteur sur le système d’affichage varient d’un fabricant à l’autre. Les systèmes peuvent afficher des vues au conducteur lorsque le véhicule commence à se déplacer depuis une position à l’arrêt, lorsque le véhicule est sur le point de tourner (à gauche, à droite, la vue appropriée pouvant être affichée sur l’écran) et/ou lorsque le véhicule est en marche arrière. Les conducteurs du véhicule peuvent également basculer entre différentes vues sur l’écran. La vue aérienne est un composant spécifique du système de caméras à 360°. Ce composant de vue aérienne génère une image synthétique qui assemble numériquement des images capturées par des caméras placées à l’extérieur de l’autobus scolaire. Actuellement, il n’existe aucune exigence en Amérique du Nord ou dans le monde qui oblige les autobus scolaires à être équipés de ce type de technologie.

En raison de leur taille et de leur conception, les autobus scolaires prĂ©sentent de nombreuses zones Ă  leur pĂ©riphĂ©rie oĂą la visibilitĂ© du conducteur n’est que partielle, voire nulle. Ces zones sont gĂ©nĂ©ralement appelĂ©es « zone de danger Â». Il peut ĂŞtre extrĂŞmement difficile pour un conducteur de dĂ©tecter les URV se trouvant dans la « zone de danger Â». Pour aider Ă  dĂ©tecter la prĂ©sence d’enfants et d’autres URV, les autobus scolaires sont munis de diffĂ©rents types de rĂ©troviseurs. Toutefois, la visibilitĂ© sur toute la pĂ©riphĂ©rie d’un autobus scolaire demeure un problème de sĂ©curitĂ© routière important. Transports Canada a demandĂ© Ă  l’Équipe de sĂ©curitĂ© routière de Polytechnique MontrĂ©al d’effectuer des essais de visibilitĂ© sur deux autobus scolaires afin d’établir des modèles de visibilitĂ© de base qui seront par la suite utilisĂ©s pour Ă©valuer le rendement de divers systèmes, y compris les systèmes de camĂ©ras Ă  360° installĂ©s sur les autobus scolaires nouvellement fabriquĂ©s par les FEO, et pour appuyer l’élaboration de la rĂ©glementation.

Les deux vĂ©hicules Ă©tudiĂ©s Ă©taient Ă©quipĂ©s d’un nombre identique de camĂ©ras sur les cĂ´tĂ©s, Ă  l’avant et Ă  l’arrière du vĂ©hicule et celles-ci Ă©taient positionnĂ©es de manière similaire sur les deux vĂ©hicules. Les deux autobus Ă©taient Ă©galement capables d’afficher l’image individuelle de chacune des camĂ©ras en plus de l’image synthĂ©tique Ă  360° produite par l’assemblage des vues de chaque camĂ©ra. Lors des essais de visibilitĂ© indirecte, il a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© que l’image synthĂ©tique Ă  360° produite Ă  partir des images de chaque camĂ©ra Ă©tait gravement dĂ©formĂ©e et ne donnait qu’une vue très limitĂ©e de la zone totale visible par les camĂ©ras elles-mĂŞmes. Pour cette raison, l’utilitĂ© de la vue synthĂ©tique de la camĂ©ra Ă  360° devrait ĂŞtre très limitĂ©e. Un enfant prĂ©sent autour du pĂ©rimètre de l’autobus scolaire peut ne pas ĂŞtre visible sur la vue synthĂ©tique Ă  360° affichĂ©e au conducteur, car l’assemblage de l’image peut entraĂ®ner des angles morts sur l’affichage visuel. Afin d’amĂ©liorer la visibilitĂ© du conducteur sur la zone entourant l’autobus scolaire, il serait plus utile de montrer les images des camĂ©ras individuelles sur l’écran du conducteur. Ă€ l’heure actuelle, les systèmes de camĂ©ras Ă  360° devraient ĂŞtre amĂ©liorĂ©s pour fournir une image complète Ă  des fins de sĂ©curitĂ©. Pour cette raison, Transports Canada propose qu’un système de visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique, comprenant Ă©galement une sĂ©rie de camĂ©ras Ă  l’extĂ©rieur de l’autobus scolaire et un moniteur permettant d’afficher des images de la zone entourant l’autobus scolaire (c.-Ă -d. la zone de danger) au conducteur, soit envisagĂ© pour aider Ă  accroĂ®tre la visibilitĂ© du conducteur dans cette zone. L’objectif de la mise en Ĺ“uvre d’un système de visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique sur un autobus scolaire est le mĂŞme que celui d’un système de camĂ©ra Ă  360° sans nĂ©cessiter l’image synthĂ©tique Ă  360°. Semblable Ă  un système de camĂ©ra Ă  360°, un système de visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique est Ă©galement composĂ© d’une sĂ©rie de camĂ©ras tout autour de l’autobus scolaire, Ă  l’extĂ©rieur de celui-ci, dont les images peuvent ĂŞtre affichĂ©es au conducteur afin de fournir une vue complète de la zone de danger autour d’un autobus scolaire.

En ce qui concerne le composant d’affichage d’un système de visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique, Transports Canada a publiĂ© des Lignes directrices visant Ă  limiter les sources de distraction provenant de l’usage d’écrans d’affichage dans les vĂ©hicules afin de remĂ©dier Ă  la question de la distraction causĂ©e par les Ă©crans d’affichage installĂ©s dans un vĂ©hicule. Le principe sous-jacent de ces lignes directrices est la nĂ©cessitĂ© de prendre pleinement en compte ce qui contribue Ă  la distraction. Cela signifie qu’il faut examiner l’appareil ou le système que le conducteur utilise, la façon dont il interagit avec cet appareil, la tâche qu’il accomplit, la durĂ©e de l’interaction et le contexte d’utilisation de l’appareil pour dĂ©terminer le niveau de distraction potentiel. Les lignes directrices s’appliquent aux Ă©crans d’affichage que les conducteurs peuvent utiliser lorsque leur vĂ©hicule est en mouvement, comme l’écran du système de visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique. Il est important de noter que les Ă©crans d’affichage qui aident le conducteur dans sa tâche de conduite ne sont pas considĂ©rĂ©s comme des sources de distraction, car ils sont utiles au conducteur. Les Ă©crans de ces types de systèmes ne sont actuellement utilisĂ©s que dans des conditions spĂ©cifiques, oĂą le risque qu’un URV se trouve dans l’angle mort d’un vĂ©hicule est le plus Ă©levĂ©.

Caméra d’infraction

À l’heure actuelle, les caméras d’infraction sont des accessoires qui ont été installés sur certains autobus scolaires dans diverses administrations du Canada, à la suite d’une évaluation des besoins effectuée par chaque administration. Il n’existe actuellement aucune norme fédérale établie en vertu du RSVA qui s’applique à cet équipement ou à son installation ni aucune norme fédérale établie en vertu du RSVA qui empêcherait l’installation de cet équipement sur un autobus scolaire. Les caméras d’infraction ne sont actuellement pas installées sur les nouveaux autobus scolaires par les FEO.

Dans certaines administrations, les conducteurs d’autobus scolaires ont l’obligation de noter manuellement la plaque d’immatriculation de tout véhicule qui dépasse illégalement leur autobus scolaire et de signaler cette information de manière appropriée. Ce type de tâche peut être une source de distraction pour les conducteurs. Dans de nombreux cas, les conducteurs ne sont pas en mesure de noter cette information et la plupart des infractions ne sont pas signalées.

La technologie des caméras d’infraction a le potentiel d’améliorer la sécurité routière pour les URV, notamment les écoliers, en dissuadant les véhicules de dépasser illégalement un autobus scolaire arrêté dont le signal d’arrêt escamotable est déployé. La caméra fait partie d’un système d’application de la loi plus large visant à dissuader les véhicules de dépasser un autobus illégalement et à sanctionner les infractions de la manière définie dans les législations provinciales/territoriales/municipales, s’il y a lieu. Diverses stratégies peuvent être utilisées pour informer les automobilistes de l’utilisation de caméras d’infraction dans une administration donnée, y compris, mais sans s’y limiter, des campagnes d’information, l’apposition d’étiquettes sur les autobus scolaires et l’envoi de brochures d’information avec les amendes émises pour les infractions. Il n’existe pas de pratique standard unique concernant ces stratégies et les administrations qui mettent en place des caméras d’infraction doivent évaluer ce qui est le mieux adapté à leur situation.

Les systèmes de caméras d’infraction fonctionnent en capturant une vidéo ou une image d’un véhicule qui dépasse un autobus scolaire à l’arrêt, signal d’arrêt escamotable déployé. La caméra d’infraction peut permettre de sanctionner les infractions qui se produisent autour de chaque autobus scolaire sur lequel la technologie est installée, augmentant ainsi la capacité de signaler une infraction, d’imposer une amende et de sensibiliser les conducteurs aux pratiques de conduite sécuritaires et aux règles de la route autour d’un autobus scolaire.

Le dépassement d’un autobus scolaire à l’arrêt est illégal dans toutes les provinces et tous les territoires du Canada. Les infractions sont définies par les codes de la route provinciaux ou territoriaux respectifs et sont donc sanctionnées par les forces de l’ordre dans les territoires concernés. Les infractions étant définies par les provinces et les territoires, les exigences, les autorisations et les autres dispositions législatives relatives aux caméras d’infraction varient selon les administrations. Les administrations qui choisissent d’utiliser des systèmes de caméras d’infraction doivent mettre en place une stratégie d’application de la loi avec les services de police locaux ou provinciaux.

Autres modifications

La modification apportĂ©e Ă  la LSA en 2014, en vertu du paragraphe 11(3), permet dĂ©sormais qu’un document technique ou explicatif produit par le ministre, notamment des spĂ©cifications, des classifications, des illustrations, des graphiques, des mĂ©thodes d’essai, des procĂ©dures, des normes d’exploitation ou de rendement, soit incorporĂ© par renvoi dans le RSVA. Le paragraphe 15.1 du RSVA, qui a Ă©tĂ© Ă©laborĂ© avant la modification de la LSA en 2014 pour permettre l’utilisation de mĂ©thodes d’essai pouvant ĂŞtre incorporĂ©es par renvoi dans le RSVA, exige que les mĂ©thodes d’essai suivent une convention d’appellation prescrite. Ce type d’exigence d’appellation n’est pas Ă©noncĂ© dans le RSVA en ce qui concerne les autres types de documents produits par le ministre qui peuvent ĂŞtre incorporĂ©s par rĂ©fĂ©rence dans le règlement. Le RSVA incorpore par renvoi de nombreuses normes techniques et mĂ©thodes d’essai, qui suivent toutes le mĂŞme style de convention d’appellation, de description et d’identification. En raison de la modification apportĂ©e Ă  la LSA en 2014, autorisant un pouvoir d’incorporation par renvoi plus vaste, Transports Canada propose d’abroger le paragraphe 15.1 du RSVA, car il n’est plus nĂ©cessaire et la convention d’appellation est inutilement restrictive.

La LSA permet l’incorporation par renvoi de documents de normes techniques (DNT). Actuellement, l’article 17 du RSVA exige que Transports Canada publie un avis dans la Partie I de la Gazette du Canada chaque fois qu’il modifie un DNT. Les modifications apportĂ©es Ă  la LSA en 2014 consistaient notamment Ă  ajouter le paragraphe 12(3), qui prĂ©cise que les documents de normes techniques n’ont pas Ă  ĂŞtre publiĂ©s dans la Gazette du Canada. Étant donnĂ© que la LSA n’exige pas la publication des DNT dans la Gazette du Canada et que Transports Canada utilise un nouveau processus plus efficace pour informer les intervenants des mises Ă  jour apportĂ©es aux documents de normes techniques (Ă  savoir la publication d’un avis sur la page Web de consultation du Ministère), Transports Canada propose d’abroger l’article 17 du RSVA.

Objectif

L’objectif des propositions de modifications réglementaires est de mieux protéger les écoliers à l’extérieur et autour des autobus scolaires.

Les propositions de modifications exigeraient que tout autobus scolaire nouvellement fabriqué et assujetti à la LSA soit équipé d’un signal d’arrêt escamotable prolongé. L’objectif de cette technologie est d’empêcher les automobilistes de dépasser les autobus scolaires à l’arrêt afin de prévenir les risques de décès et de blessures graves pour les enfants et les autres piétons.

Les propositions de modifications exigeraient également que tout autobus scolaire nouvellement fabriqué et assujetti à la LSA soit équipé de systèmes de visibilité périphérique extérieure. En rendant cette technologie obligatoire dans les autobus scolaires, l’objectif est d’aider le conducteur en lui fournissant un moyen de mieux détecter les enfants, et les autres URV, se trouvant à l’extérieur de l’autobus, tout autour de lui, afin d’éviter les décès et les blessures graves. Le système de visibilité périphérique permettrait d’atteindre cet objectif en fournissant au conducteur des vues appropriées de la zone de danger autour d’un autobus scolaire dans laquelle un URV serait sans cela invisible pour le conducteur.

Les camĂ©ras d’infraction sont un moyen de dissuader les automobilistes de dĂ©passer un autobus scolaire lorsque son signal d’arrĂŞt est dĂ©ployĂ©, car c’est Ă  ce moment-lĂ  que les enfants peuvent traverser la rue devant l’autobus scolaire. Cette technologie est essentiellement un outil permettant de sanctionner des infractions dĂ©finies par les codes de la route provinciaux et territoriaux. La prĂ©sence de technologie sur les autobus permet d’accroĂ®tre la sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules en dissuadant les automobilistes de dĂ©passer les autobus scolaires Ă  l’arrĂŞt, Ă©liminant ainsi le risque de dĂ©cès et de blessures graves aux enfants et aux autres piĂ©tons qui traversent la rue devant les autobus. En introduisant des exigences qui ne s’appliqueraient que si la technologie est installĂ©e sur des autobus scolaires neufs ou importĂ©s, Transports Canada entend Ă©viter d’entraver les exigences relatives aux systèmes individuels qui pourraient ĂŞtre Ă©tablies par les administrations, tout en soulignant l’avantage potentiel de la technologie en matière de sĂ©curitĂ© pour dissuader les vĂ©hicules de dĂ©passer illĂ©galement.

En outre, la proposition vise Ă  abroger les articles 15.1 et 17 du RSVA, qui portent respectivement sur les conventions d’appellation des mĂ©thodes d’essai et les avis publiĂ©s dans la Gazette du Canada pour les mises Ă  jour des DNT, afin de mieux harmoniser le RSVA avec les modifications apportĂ©es Ă  la LSA en 2014.

Les propositions de modifications amélioreraient la sécurité des enfants d’âge scolaire tout en apportant des avantages qualitatifs liés à la réduction du coût social et de la détresse émotionnelle pour les collectivités qui peuvent être touchées par des accidents entre un enfant et un autobus scolaire. L’amélioration de la sécurité des autobus scolaires peut également améliorer la perception du public à l’égard des autobus scolaires et de leur utilisation pour le transport des écoliers.

Description

Les propositions de modifications exigeraient que les autobus scolaires soient équipés d’un signal d’arrêt escamotable prolongé ainsi que d’un système de visibilité périphérique extérieure, incluant un moniteur, pour afficher les différentes vues au conducteur. En outre, les propositions de modifications définiraient des exigences pour l’installation volontaire d’une caméra d’infraction sur les autobus scolaires.

Les propositions de modifications exigeraient l’installation d’un signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ© sur tous les nouveaux autobus scolaires assujettis Ă  la LSA, en plus de prĂ©ciser que les signaux d’arrĂŞt escamotables prolongĂ©s doivent satisfaire aux exigences techniques modifiĂ©es du DNT 131, Dispositifs de sĂ©curitĂ© pour les piĂ©tons Ă  proximitĂ© des autobus scolaires. En conjonction avec les propositions de modifications, des modifications au DNT 131 sont Ă©galement proposĂ©es afin d’adapter le document Ă  l’application du signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ©. Le DNT 131 est Ă©galement modifiĂ© afin de permettre l’impression du mot « STOP Â», en anglais, ou « ARRĂŠT Â», en français, sur le signal d’arrĂŞt escamotable ou le signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ©.

Les propositions de modifications rendraient obligatoire l’utilisation de systèmes de visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique et renommeraient la NSVAC 111, qui impose que les exigences relatives Ă  cette technologie soient proposĂ©es dans le cadre du RSVA, en lui donnant le titre plus gĂ©nĂ©ral de « Miroirs et systèmes de visibilitĂ© Â» au lieu de « Miroirs et systèmes de visibilitĂ© arrière Â». Transports Canada incorporerait un nouveau document de normes (Document 111, Systèmes de visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique), pour dĂ©montrer la conformitĂ© Ă  la NSVAC 111. Le Document 111 prĂ©ciserait la zone autour d’un autobus scolaire dans laquelle un outil d’essai dĂ©fini doit impĂ©rativement ĂŞtre visible et affichĂ© au conducteur par le système de visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique plutĂ´t que d’exiger un système de camĂ©ra Ă  360° et une vue aĂ©rienne spĂ©cifique avec une image synthĂ©tique reconstituĂ©e. Le nouveau Document 111 prĂ©ciserait Ă©galement les exigences relatives au champ de visibilitĂ© qui doit ĂŞtre offert au conducteur, prescrirait les conditions d’essai du système, dĂ©finirait la manière d’établir la zone de visibilitĂ© autour de l’autobus scolaire, prescrirait les dimensions de l’outil d’essai Ă  utiliser pour les essais et Ă©tablirait les conditions de fonctionnement de l’écran.

Les propositions de modifications établiraient également des exigences relatives aux caméras d’infraction installées à bord des autobus scolaires. Par exemple, une administration peut demander volontairement de faire installer cette technologie, par le FEO, sur un nouvel autobus scolaire assujetti à la LSA. Dans ce cas, pour aider les conducteurs dans leur tâche, les propositions de modifications préciseraient que, lorsqu’une caméra d’infraction est installée sur un autobus scolaire assujetti à la LSA, le système doit fonctionner sans l’intervention du conducteur et être positionné de manière à permettre à la caméra de saisir les renseignements sur la plaque d’immatriculation du véhicule depuis l’avant ou l’arrière du véhicule. Les propositions de modifications n’exigeraient pas l’installation de caméras d’infraction et ne définiraient pas non plus d’exigences en ce qui a trait à la collecte ou au traitement de données particulières, car ce qui est nécessaire à l’application de la loi peut varier d’une administration à l’autre.

Les modifications proposĂ©es consisteraient Ă  abroger le paragraphe 15.1 et l’article 17 du RSVA afin de s’harmoniser avec les changements apportĂ©s Ă  la LSA en 2014.

Enfin, afin d’exploiter le pouvoir dissuasif de la caméra d’infraction, les propositions de modifications exigeraient de tous les autobus scolaires neufs et importés assujettis à la LSA qu’ils soient munis d’une étiquette indiquant que l’autobus scolaire peut être équipé d’un système de caméra d’infraction, qu’une caméra d’infraction soit installée ou non sur l’autobus scolaire. La présence de l’étiquette contribuerait à sensibiliser les conducteurs à l’utilisation possible d’un système de caméra d’infraction dans un autobus scolaire et pourrait dissuader davantage ceux-ci de dépasser un autobus scolaire à l’arrêt alors que celui-ci fait monter ou descendre des écoliers.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Transports Canada informe l’industrie automobile, les organismes de sĂ©curitĂ© publique et le grand public lorsque des changements sont prĂ©vus au RSVA. Cette notification se fait, en partie, par la publication du plan prospectif ministĂ©riel de la rĂ©glementation de Transports Canada ainsi que du calendrier des projets de règlement pour la sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules automobiles. Ces plans de rĂ©glementation permettent aux intervenants de connaĂ®tre Ă  l’avance le programme de rĂ©glementation prĂ©vu par le Ministère et leur donnent l’occasion de commenter les changements proposĂ©s. Transports Canada consulte aussi rĂ©gulièrement, dans le cadre de rĂ©unions en personne ou de tĂ©lĂ©confĂ©rences, l’industrie automobile, les organismes de sĂ©curitĂ© publique, les provinces et les territoires. Les propositions de modifications sont incluses dans le plan prospectif ministĂ©riel de rĂ©glementation et ont fait l’objet de discussions lors de multiples rĂ©unions avec les intervenants, ce qui a menĂ© Ă  une consultation officielle dans un avis public (voir la section « Avis public Â» ci-dessous).

Transports Canada rencontre aussi rĂ©gulièrement les autoritĂ©s fĂ©dĂ©rales d’autres pays, car l’harmonisation des règlements est essentielle au commerce et Ă  la compĂ©titivitĂ© de l’industrie automobile canadienne. Par exemple, Transports Canada et le dĂ©partement des Transports des États-Unis tiennent des rĂ©unions semestrielles pour discuter de questions d’importance mutuelle et des changements rĂ©glementaires prĂ©vus.

Groupe de travail sur la sécurité des autobus scolaires

Le Groupe de travail sur la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires rĂ©unit des reprĂ©sentants du gouvernement fĂ©dĂ©ral, des gouvernements provinciaux et territoriaux, des associations de sĂ©curitĂ©, des fabricants et des membres de l’industrie, des reprĂ©sentants des conseils scolaires et des conducteurs d’autobus scolaires afin de favoriser une approche pancanadienne uniforme pour amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires. Depuis janvier 2019, les membres se sont rĂ©unis toutes les deux semaines afin d’échanger donnĂ©es et expertise sur tous les aspects de la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires. Le travail du Groupe a permis de dĂ©terminer les mesures de sĂ©curitĂ© recommandĂ©es que Transports Canada propose actuellement de rendre obligatoires dans les autobus scolaires. Ces efforts ont donnĂ© lieu Ă  une importante collecte de donnĂ©es et Ă  des recherches visant Ă  Ă©tablir une base de donnĂ©es probantes Ă  l’appui d’une sĂ©rie de solutions visant Ă  renforcer la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires. Ce travail a Ă©galement conduit Ă  l’élaboration du rapport intitulĂ© Renforcement de la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires au Canada (PDF), dont la publication a Ă©tĂ© approuvĂ©e par le Conseil des ministres responsables des transports et de la sĂ©curitĂ© routière en fĂ©vrier 2020.

Depuis la publication du rapport en fĂ©vrier 2020, le comitĂ© consultatif d’experts et comitĂ© directeur a poursuivi ses rĂ©unions afin de partager avec la communautĂ© Ă©largie de la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires des renseignements sur les projets pilotes en cours, les rĂ©sultats des recherches, la consultation sur l’élaboration de la rĂ©glementation, ainsi que d’autres facteurs relatifs Ă  la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires.

Avis public

Une consultation publique intitulĂ©e AmĂ©liorer la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires au Canada a Ă©tĂ© affichĂ©e sur Parlons transport, la plateforme en ligne de Transport Canada, du 1er septembre 2020 au 7 octobre 2020 en vue d’obtenir des commentaires. La consultation en ligne a permis aux intervenants et aux membres du public de commenter le projet de rendre obligatoires les technologies recommandĂ©es dans les autobus scolaires. Les intervenants en matière de sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules automobiles ont Ă©tĂ© contactĂ©s par courriel et Transports Canada a communiquĂ© les dĂ©tails de la consultation par l’entremise de ses plateformes de mĂ©dias sociaux afin de cibler les commentaires des Canadiens. Les parties intĂ©ressĂ©es ont Ă©tĂ© invitĂ©es Ă  formuler des commentaires dans un forum de discussion public ou Ă  envoyer des observations plus dĂ©taillĂ©es par courriel.

La consultation en ligne a indiquĂ© que Transports Canada avait l’intention de rendre obligatoires les trois technologies dans les autobus scolaires canadiens. Divers intervenants ont participĂ© Ă  la consultation publique, notamment les gouvernements provinciaux et les organisations gouvernementales, les autoritĂ©s de transport, les circonscriptions scolaires, les autoritĂ©s compĂ©tentes en matière de normes, les experts techniques, les consultants, les organisations non gouvernementales et l’industrie, y compris les exploitants et les fabricants d’autobus scolaires. Les intervenants ont manifestĂ© un large soutien Ă  l’égard de toute technologie susceptible d’amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© des enfants dans les autobus scolaires et autour de ceux-ci. Des prĂ©occupations gĂ©nĂ©rales concernant l’augmentation du coĂ»t des autobus scolaires ont Ă©tĂ© soulevĂ©es par divers intervenants, en plus de la nĂ©cessitĂ© de poursuivre les recherches et de procĂ©der Ă  une analyse complète de la rĂ©glementation, et notamment Ă  une analyse coĂ»ts-avantages, avant de rendre obligatoire toute nouvelle technologie dans les autobus scolaires. Certains intervenants ont Ă©galement soulignĂ© que le fait d’augmenter le coĂ»t des autobus scolaires en rendant obligatoires de nouveaux Ă©quipements de sĂ©curitĂ© pourrait entraĂ®ner une diminution du nombre d’autobus achetĂ©s et, par consĂ©quent, un plus grand nombre d’élèves utilisant des moyens de transport moins sĂ»rs que les autobus scolaires.

Dans le cadre de l’élaboration de ce projet de règlement, trois projets pilotes d’autobus scolaires ont Ă©tĂ© lancĂ©s en collaboration avec Transports Canada, projets qui continuent de fournir des donnĂ©es concrètes sur les technologies incluses dans ce projet de règlement. Des recherches visant Ă  Ă©valuer le rendement et le champ de visibilitĂ© des camĂ©ras Ă  360°, entre autres technologies, ont Ă©galement Ă©tĂ© menĂ©es au Centre d’essais pour vĂ©hicules automobiles de Transports Canada Ă  Blainville, au QuĂ©bec, afin d’étayer cette proposition. Bien que les propositions de modifications entraĂ®nent un coĂ»t monĂ©taire net Ă©levĂ©, Transports Canada a conclu que les avantages qualitatifs globaux des propositions de modifications, notamment les traumatismes psychologiques Ă©vitĂ©s et les consĂ©quences cognitives Ă  long terme pour les collectivitĂ©s touchĂ©es par des accidents survenant entre des Ă©coliers et un autobus scolaire, l’emporteraient sur les coĂ»ts globaux.

En ce qui concerne les camĂ©ras d’infraction, la plupart des commentaires sont favorables Ă  leur utilisation, mais indiquent que la technologie est une mesure punitive plutĂ´t que prĂ©ventive. Les intervenants ont indiquĂ© que les camĂ©ras d’infraction font partie d’un système plus large d’application de la loi visant Ă  lutter contre le dĂ©passement illĂ©gal d’un autobus scolaire et que ces systèmes comportent de nombreux aspects qui vont au-delĂ  du vĂ©hicule lui-mĂŞme, notamment le stockage, le transfert et l’examen des donnĂ©es, ainsi que les questions de confidentialitĂ© entourant les donnĂ©es saisies par le système. En outre, il existe des diffĂ©rences au niveau provincial en ce qui concerne les lois sur l’arrĂŞt des autobus scolaires et les procĂ©dures judiciaires, ce qui rendrait difficile l’élaboration d’une spĂ©cification nationale concernant cette technologie. L’Ontario a indiquĂ© que la mise en Ĺ“uvre et l’utilisation des camĂ©ras d’infraction sont laissĂ©es Ă  la discrĂ©tion des municipalitĂ©s. Le QuĂ©bec a indiquĂ© qu’il avait entrepris un examen de la technologie des camĂ©ras d’infraction dans le passĂ© et qu’il ne serait pas en mesure d’utiliser cette technologie si elle devait ĂŞtre rendue obligatoire dans les autobus scolaires canadiens, car il n’entreprendrait pas les changements lĂ©gislatifs complexes nĂ©cessaires pour le faire. Le QuĂ©bec a toutefois indiquĂ© qu’il serait favorable Ă  une approche volontaire Ă  l’égard de la rĂ©glementation des camĂ©ras d’infraction, car cela permettrait aux administrations individuelles de continuer Ă  Ă©valuer elles-mĂŞmes les avantages de cette technologie pour elles. Ă€ la lumière de cette rĂ©troaction, Transports Canada a conclu que les propositions de modifications ne devraient pas rendre obligatoire l’installation de camĂ©ras d’infraction. Au lieu de cela, les propositions de modifications prescriraient des exigences de sĂ©curitĂ© spĂ©cifiques qui doivent ĂŞtre respectĂ©es si des camĂ©ras d’infraction sont installĂ©es.

Les commentaires concernant le signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ© sont favorables Ă  cette technologie, car elle est perçue comme permettant d’accroĂ®tre la visibilitĂ© du signal d’arrĂŞt pour les autres automobilistes, et donc de prĂ©venir les dĂ©passements dangereux. La discussion sur les camĂ©ras Ă  360° a Ă©galement Ă©tĂ© dans l’ensemble favorable Ă  la technologie; toutefois, certaines prĂ©occupations ont Ă©tĂ© soulevĂ©es quant au risque de distraction du conducteur par l’écran. Afin de rĂ©pondre Ă  ces prĂ©occupations, le Ministère a intĂ©grĂ© des Ă©lĂ©ments des Lignes directrices visant Ă  limiter les sources de distraction provenant de l’usage d’écrans d’affichage dans les vĂ©hicules dans le projet de Document 111 pour le composant d’affichage des systèmes de visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique.

Certains intervenants ont suggĂ©rĂ© que des campagnes d’information soient menĂ©es, en lieu et place de la rĂ©glementation, afin de mieux informer les conducteurs, les cyclistes et les piĂ©tons sur la manière de se comporter en toute sĂ©curitĂ© Ă  proximitĂ© des autobus scolaires. Transports Canada considère les campagnes d’information sur les règles de la route concernant les autobus scolaires comme une mesure qui pourrait ĂŞtre prise par les administrations individuelles, le cas Ă©chĂ©ant, en plus des règlements fĂ©dĂ©raux proposĂ©s. Toutefois, Transports Canada a conclu que ces mesures ne permettraient pas Ă  elles seules d’atteindre les objectifs des propositions de modifications.

Les commentaires dĂ©taillĂ©s concernant l’obligation d’installer des signaux d’arrĂŞt escamotables prolongĂ©s appuyaient en gĂ©nĂ©ral la technologie et l’amĂ©lioration de la visibilitĂ© des signaux d’arrĂŞt. Toutefois, les intervenants ont soulevĂ© un problème potentiel concernant l’utilisation de la technologie en raison des lois provinciales sur la circulation ou sur la largeur des vĂ©hicules, qui peuvent restreindre le dĂ©ploiement du signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ©. Bien que Transports Canada n’ait pas fixĂ© de longueur d’extension pour le signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ© dans le projet de règlement, des travaux supplĂ©mentaires pourraient devoir ĂŞtre entrepris dans les règlements provinciaux pour permettre le dĂ©ploiement du signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ© sur les autobus scolairesrĂ©fĂ©rence 4. Par exemple, une province ou un territoire peut avoir des exigences en matière de largeur des vĂ©hicules, et on ne sait pas s’il peut y avoir des cas oĂą le signal d’arrĂŞt, lorsqu’il est dĂ©ployĂ©, nĂ©cessiterait des exemptions pour dĂ©passement de la largeur, comme dans le cas des chasse-neige. Il convient de souligner qu’aucune province ni aucun territoire ne serait tenu de mettre Ă  jour ses exigences Ă  la suite des modifications proposĂ©es.

Si une administration spĂ©cifique ne permet pas le dĂ©ploiement de cette technologie de sĂ©curitĂ©, aucun avantage en matière de sĂ©curitĂ© ne dĂ©coulera de son installation sur l’autobus scolaire. Dans le cadre du projet de règlement, Transports Canada exigerait que le signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ© puisse fonctionner et ĂŞtre dĂ©ployĂ© indĂ©pendamment du signal d’arrĂŞt escamotable, actuellement installĂ© sur les autobus scolaires. Cette fonctionnalitĂ© permettra le dĂ©ploiement indĂ©pendant des signaux d’arrĂŞt selon les besoins dans diverses situations (p. ex. ne pas dĂ©ployer le signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ© dans une rue Ă©troite ou si un obstacle s’oppose Ă  son dĂ©ploiement).

Outre les commentaires sur les technologies incluses dans le prĂ©sent projet de règlement, les intervenants ont Ă©galement suggĂ©rĂ© que Transports Canada examine l’autorisation actuelle prĂ©vue dans le RSVA concernant un système d’avertissement Ă  quatre feux pour les autobus scolaires afin de dĂ©terminer si une telle autorisation est toujours appropriĂ©e Ă©tant donnĂ© que le système d’avertissement Ă  huit feux a Ă©tĂ© adoptĂ© dans toutes les administrations des États-Unis et dans toutes les administrations du Canada, Ă  l’exception de l’Ontario. Transports Canada a dĂ©terminĂ© qu’il considĂ©rerait cette suggestion pour une proposition future, car des consultations supplĂ©mentaires seraient nĂ©cessairesrĂ©fĂ©rence 5.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Conformément à la Directive du cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une analyse a été entreprise pour déterminer si le projet de règlement peut donner lieu à des obligations découlant des traités modernes. Selon l’analyse réalisée, le projet de règlement n’a pas d’incidence sur les traités modernes et ne devrait pas avoir d’effets différentiels sur les Autochtones.

Choix de l’instrument

Le mandat du Groupe de travail créé par le Conseil des ministres Ă©tait de dĂ©terminer et d’évaluer les mesures possibles pour amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires, dont le port de la ceinture de sĂ©curitĂ©. Compte tenu de l’excellent bilan de sĂ©curitĂ© des autobus scolaires au Canada, le Groupe de travail a Ă©tabli une courte liste des points qui pourraient ĂŞtre amĂ©liorĂ©s afin de renforcer davantage la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires. Afin d’atteindre ce niveau de sĂ©curitĂ© accru, le Groupe de travail a rĂ©pertoriĂ© une sĂ©rie de contre-mesures dans trois domaines clĂ©s : l’assistance au conducteur, les caractĂ©ristiques de sĂ©curitĂ© Ă  l’extĂ©rieur de l’autobus et la protection des occupants. Les travaux du Groupe de travail sur la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires se poursuivent et ont permis Ă  Transports Canada de faciliter les discussions entre diverses administrations sur une variĂ©tĂ© de sujets liĂ©s Ă  la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires, y compris les stratĂ©gies des administrations concernant l’utilisation et la mise en Ĺ“uvre des systèmes de camĂ©ras d’infraction, des systèmes de camĂ©ras intĂ©rieures et des ceintures de sĂ©curitĂ©, les prĂ©sentations par les fabricants de diverses technologies de sĂ©curitĂ© pour les autobus scolaires, les prĂ©sentations sur l’élaboration de normes provinciales pour les vĂ©hicules et les modifications lĂ©gislatives, ainsi que les mesures visant Ă  lutter contre la pandĂ©mie de COVID-19, entre autres sujets. Le Groupe de travail a Ă©galement permis au Ministère de mettre en Ĺ“uvre d’autres instruments visant Ă  amĂ©liorer et Ă  Ă©valuer le paysage de la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires, notamment :

Sur le sujet de l’amĂ©lioration des dispositifs de sĂ©curitĂ© Ă  l’extĂ©rieur du bus, les donnĂ©es probantes Ă  l’appui ont confirmĂ© que les Ă©coliers courent le plus grand risque dans les zones d’embarquement des autobus scolaires ou Ă  proximitĂ© de celles-ci. Le Groupe de travail a demandĂ© que l’on Ă©tudie la possibilitĂ© d’ajouter certaines caractĂ©ristiques de sĂ©curitĂ© aux autobus scolaires et a encouragĂ© toutes les administrations Ă  explorer l’application de ces mesures, en fonction des besoins qui ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s pour elles. Grâce Ă  une consultation continue avec le Groupe de travail, Transports Canada a dĂ©terminĂ© qu’en rĂ©glementant les technologies proposĂ©es au niveau fĂ©dĂ©ral, les avantages en matière de sĂ©curitĂ© de ces technologies seront uniformes pour l’ensemble du parc d’autobus scolaires dans toutes les administrations.

D’autres approches, telles que des exigences volontaires, ont été envisagées et jugées appropriées pour les caméras d’infraction en raison du rôle de cette technologie et de ses liens avec l’application de la législation provinciale ou territoriale, tandis que des exigences uniformes fondées sur le rendement et la mise en œuvre de systèmes de visibilité périphérique et de signaux d’arrêt escamotables prolongés ont été jugées les plus avantageuses pour la sécurité des enfants d’âge scolaire autour des autobus scolaires, grâce à des recommandations consensuelles et à des consultations avec le Groupe de travail sur la sécurité des autobus scolaires. Des mesures supplémentaires, telles que des campagnes de sensibilisation, ont également été envisagées. Ce type d’approche a été et continue d’être utilisé dans des administrations individuelles pour aider à améliorer la sécurité des autobus scolaires en fonction des besoins évalués de chaque administration, cependant, une telle approche ne permet pas d’améliorer la sécurité de façon uniforme dans tout le Canada. Les campagnes de sensibilisation organisées au niveau fédéral comporteraient un contenu très vaste. Les stratégies spécifiques et la sensibilisation sont les plus efficaces au niveau de chaque administration pour assurer la sécurité à l’extérieur du bus et autour des zones d’embarquement des autobus scolaires.

Ensemble, ces exigences proposées permettraient aux conducteurs d’autobus scolaires de se concentrer sur la protection des enfants et amélioreraient la sécurité routière des URV autour de l’autobus scolaire. Les exigences réglementaires fédérales s’appliqueraient, par exemple, si une administration demande d’équiper volontairement ses nouveaux autobus scolaires de systèmes de caméras d’infraction. Cette approche maintiendra la responsabilité des administrations individuelles de définir toutes les exigences nécessaires à leurs régimes d’application et concernant l’activation et l’utilisation des systèmes de caméras d’infraction, y compris, mais sans s’y limiter, le stockage des données, l’examen, l’utilisation et le transfert autorisés, l’application, la collecte de preuves et l’admissibilité devant les tribunaux.

En Ă©tablissant une rĂ©glementation dans la zone la plus Ă  risque pour les enfants d’âge scolaire autour des autobus scolaires, Transports Canada vise non seulement Ă  Ă©liminer un certain nombre de dĂ©cès et de blessures chez les enfants d’âge scolaire, mais aussi Ă  limiter les effets physiques et Ă©motionnels de ces accidents sur les pairs et les familles, tout en amĂ©liorant la confiance du public dans les autobus scolaires.

Il a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© que les rĂ©glementations fĂ©dĂ©rales constituaient la solution la plus appropriĂ©e pour rĂ©soudre les problèmes de sĂ©curitĂ© constatĂ©s touchant les Ă©coliers et les autres URV Ă  l’extĂ©rieur et autour des bus scolaires, afin d’assurer une approche cohĂ©rente Ă  travers le Canada. Ces changements auraient Ă©galement pu ĂŞtre proposĂ©s au ComitĂ© technique de la norme CSA D250 sur les autobus scolaires, pour ĂŞtre mis en Ĺ“uvre dans cette norme. Cependant, les normes D250 ne sont pas appliquĂ©es dans toutes les administrations et, par consĂ©quent, la mise en Ĺ“uvre par le biais de la norme D250 pourrait ĂŞtre incohĂ©rente Ă  travers le pays. Si les propositions de modifications ne sont pas mises en Ĺ“uvre, les problèmes de sĂ©curitĂ© et les incohĂ©rences, notamment la visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique limitĂ©e et les distractions potentielles du conducteur, persisteraient, ce qui continuerait de poser un risque pour les enfants Ă  proximitĂ© des autobus scolaires.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Le projet de règlement amĂ©liorerait la sĂ©curitĂ© en exigeant que les autobus scolaires soient Ă©quipĂ©s de technologies spĂ©cifiques pour mieux protĂ©ger les enfants et les piĂ©tons dans et autour de la zone d’embarquement des autobus scolaires. Les propositions de modifications imposeraient un coĂ»t rĂ©glementaire de 406,1 millions de dollarsrĂ©fĂ©rence 6, les coĂ»ts d’investissement et d’installation Ă©tant directement assumĂ©s par les fabricants d’autobus scolaires; on s’attend toutefois Ă  ce que ces coĂ»ts soient rĂ©percutĂ©s sur les systèmes scolaires provinciaux. On estime que les avantages monĂ©taires des modifications s’élèveraient Ă  62,7 millions de dollars entre 2022 et 2031. Le coĂ»t total net actuel des modifications est donc estimĂ© Ă  343,4 millions de dollars.

Les renseignements fournis dans la section « Avantages et coĂ»ts Â» visent Ă  rĂ©sumer les rĂ©sultats de l’analyse. Un rapport complet d’analyse coĂ»ts-avantages est disponible sur demande.

Cadre d’analyse

ConformĂ©ment au Guide d’analyse coĂ»ts-avantages du SCT (PDF), l’analyse est effectuĂ©e Ă  l’échelle sociĂ©tale, celle-ci portant sur les coĂ»ts et les avantages pour les Canadiens. Le scĂ©nario (principal) Ă  hypothèse moyenne dans cette analyse a estimĂ© l’incidence des propositions de modifications sur une pĂ©riode de 10 ans s’échelonnant de 2022 Ă  2031. Une pĂ©riode de dix ans a Ă©tĂ© choisie comme pĂ©riode d’analyse, car elle correspond Ă  la durĂ©e de vie utile prĂ©vue d’un autobus scolaire. Sauf indication contraire, tous les coĂ»ts sont exprimĂ©s en valeur actuelle en dollars de 2021, actualisĂ©s Ă  un taux d’actualisation de 7 % avec l’annĂ©e 2022 comme annĂ©e de rĂ©fĂ©rence.

Intervenants concernés

Les caractéristiques de sécurité supplémentaires installées dans les autobus scolaires auraient un large éventail de répercussions sur un grand nombre d’intervenants au Canada. Par exemple, les fabricants d’autobus scolaires seraient tenus d’ajouter et d’installer les nouvelles caractéristiques de sécurité. Il est toutefois important de considérer que le fardeau du coût serait en fin de compte transmis aux systèmes d’éducation provinciaux en tant qu’acheteurs d’autobus scolaires neufs ou de services de transport scolaire auprès des fournisseurs de transport scolaire.

Les principaux bénéficiaires des propositions de modifications seraient les enfants d’âge scolaire et leurs familles. Les mesures de sécurité supplémentaires permettraient de réduire le nombre de blessures et de décès chez les enfants d’âge scolaire et de diminuer les contraintes émotionnelles et financières pour leurs familles. De plus, outre une diminution du nombre de blessures et de décès, la réduction des coûts sociaux diminuerait la contrainte financière pesant sur le système de santé, les premiers intervenants et le système judiciaire. Par ailleurs, la réduction du nombre de collisions apporterait des avantages sociétaux positifs en réduisant les externalités publiques négatives telles que le trafic lié aux accidents et la pollution qui y est associée.

Données et méthodologie
Victimes

Les renseignements sur les victimes d’accidents impliquant des autobus scolaires ont été obtenus auprès de la BNDC. Les victimes sont des personnes décédées et/ou blessées. Les données de la BNDC ont été utilisées pour estimer le nombre de victimes d’accidents impliquant des autobus scolaires que les technologies proposées auraient empêché de se produire.

Lors de l’analyse des situations oĂą un signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ© pourrait apporter des avantages supplĂ©mentaires en matière de sĂ©curitĂ©, les donnĂ©es relatives aux collisions ont Ă©tĂ© filtrĂ©es afin de n’inclure que les accidents liĂ©s aux Ă©coles, les jours de semaine de septembre Ă  juin, pendant les heures de classe. Toutefois, les accidents liĂ©s Ă  l’utilisation et aux avantages potentiels du système de visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique dĂ©passent le cadre de ces filtres. Un système de visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique peut mettre un terme aux collisions liĂ©es aux autobus scolaires et impliquant toute personne, quel que soit son âge, la fin de semaine et les jours de semaine, en Ă©tĂ©, en automne, en hiver ou au printemps, Ă  tout moment de la journĂ©e. En effet, mĂŞme si les autobus scolaires sont, dans l’ensemble, principalement liĂ©s aux systèmes scolaires, c’est-Ă -dire qu’ils assurent le transport des Ă©lèves pendant les heures de classe, ils offrent Ă©galement des services de transport en dehors des heures de classe. Dans certaines communautĂ©s, les autobus scolaires offrent des services de transport aux groupes communautaires (p. ex. les groupes de personnes âgĂ©es et les Ă©quipes de sport amateur) pendant les fins de semaine et en dehors des heures scolaires. De plus, ils assurent le transport vers les camps de vacances pendant les mois d’étĂ© et conduisent les Ă©quipes de sport amateur d’une ville Ă  l’autre. Aux fins de cette analyse, les chiffres de la BNDC relatifs aux victimes sont classĂ©s selon les trois catĂ©gories suivantes : les dĂ©cès, les blessures majeures et les blessures mineures.

Une fois les données correctement analysées, les taux d’efficacité des technologies proposées ont été appliqués aux nombres de victimes afin de prévoir l’incidence positive des technologies pour sauver des vies et éviter des blessures.

Taux d’efficacité de la technologie

Système de visibilité périphérique

On estime que le système de visibilitĂ© pĂ©rimĂ©trique rĂ©duirait de 30,5 % les accidents impliquant des collisions entre des autobus scolaires et des personnes. Ce taux est comparable au taux d’efficacitĂ© de 28 % Ă  33 %rĂ©fĂ©rence 7 des camĂ©ras de recul estimĂ© par la National Highway Traffic Safety Administration des États-UnisrĂ©fĂ©rence 8.

Signal d’arrêt escamotable prolongé

On estime que le signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ©, s’il est dĂ©ployĂ©, rĂ©duirait de 89 % les collisions rĂ©sultant d’un vĂ©hicule heurtant une personne lors de l’embarquement et du dĂ©barquement du bus scolairerĂ©fĂ©rence 3. Cette valeur est basĂ©e sur les taux de rĂ©ussite d’un projet pilote menĂ© en 2017 en Virginie.

Caméra d’infraction (étiquette d’avertissement à décalcomanie)

Le taux d’efficacitĂ© technologique du système de camĂ©ras d’infraction n’est pas pris en compte, car l’installation de tels systèmes serait sur une base volontaire. En revanche, tous les autobus scolaires porteraient une Ă©tiquette d’avertissement (indiquant la prĂ©sence potentielle d’une camĂ©ra d’infraction sur le vĂ©hicule). Il a Ă©tĂ© estimĂ© que l’étiquette d’avertissement des camĂ©ras d’infraction apposĂ©e sur les autobus scolaires peut avoir un effet dissuasif, avec des taux d’efficacitĂ© similaires Ă  ceux des panneaux d’avertissement fixes et mobiles (p. ex. les panneaux d’avertissement des camĂ©ras de circulation et des radars). En raison de cette comparaison, le taux d’efficacitĂ© de l’étiquette d’avertissement des camĂ©ras d’infraction doit ĂŞtre inclus dans l’analyse. On suppose que, de la mĂŞme manière que les panneaux d’avertissement de radars, qui informent les conducteurs de la prĂ©sence Ă©ventuelle d’un radar sur la route, une Ă©tiquette d’avertissement de camĂ©ra d’infraction informerait les automobilistes de la prĂ©sence d’une camĂ©ra d’infraction installĂ©e sur les autobus scolaires. La seule diffĂ©rence entre les deux panneaux d’avertissement est que l’un est fixe et l’autre mobile. Un taux d’efficacitĂ© de 38 %rĂ©fĂ©rence 9 a Ă©tĂ© attribuĂ© Ă  l’étiquette d’avertissement des camĂ©ras d’infraction, ce qui est conforme aux taux d’efficacitĂ© d’autres panneaux d’avertissement relatifs Ă  la circulation et Ă  la sĂ©curitĂ© routièrerĂ©fĂ©rence 10.

Prévision du nombre d’autobus scolaires neufs

Le nombre annualisé d’autobus scolaires neufs comprend les remplacements d’autobus provenant du roulement naturel (modernisation du parc) et les autobus neufs résultant d’une croissance réelle en raison de l’augmentation de la demande. Les renseignements relatifs au coût d’achat d’autobus scolaires neufs proviennent des données de 2019 sur le parc national d’autobus scolaires et les considérations financières et ont été ajustés en dollars de 2021. Dans l’analyse, le coût d’achat et la part de distribution relatifs à chaque classe distincte de modèles d’autobus scolaires (type A1, type A2, type B, type C, type D) ont été estimés individuellement dans la méthodologie et le coût global a été comptabilisé à l’étape finale pour être utilisé pour estimer le coût d’achat d’autobus scolaires neufs.

La prĂ©vision inclut et a Ă©tĂ© conçue pour prendre en compte le nombre d’écoliers dans ses estimations. Le taux de croissance/dĂ©croissance prĂ©vu du nombre d’écoliers par autobus scolaire a Ă©tĂ© un facteur dĂ©terminant dans l’évaluation de la demande d’autobus scolaires. Les prĂ©visions ont pris en compte le nombre d’écoliers et le rapport dĂ©rivĂ© du nombre d’écoliers par autobus scolaire entre les annĂ©es 2008 et 2018 pour calculer le taux de croissance prĂ©vu et la demande d’autobus scolaires dans les annĂ©es Ă  venir.

On estime que 58 350 nouveaux autobus scolaires au total seraient visĂ©s par le projet de règlement au cours de la pĂ©riode d’analyse de 10 ans.

Coûts

Le coĂ»t en valeur actualisĂ©e des modifications proposĂ©es est estimĂ© Ă  406,1 millions de dollars entre 2022 et 2031 en dollars de 2021. Comme indiquĂ© prĂ©cĂ©demment, ces coĂ»ts seraient directement engagĂ©s par les fabricants d’autobus scolaires et transmis aux systèmes d’éducation provinciaux en tant qu’acheteurs d’autobus scolaires neufs ou de services de transport scolaire auprès des fournisseurs de transport scolaire.

Coûts d’investissement et d’installation

Les coĂ»ts d’investissements reprĂ©sentent 96,2 % du coĂ»t global, estimĂ© Ă  390,7 millions de dollars sur la pĂ©riode d’analyse de 10 ans avec un taux d’actualisation de 7 %.

Système de visibilité périphérique

Pour que le système de visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique soit pleinement fonctionnel, outre la technologie de la camĂ©ra elle-mĂŞme, il est nĂ©cessaire d’installer un système d’affichage, soit de manière autonome, soit dans le cadre d’un miroir numĂ©rique intelligent. En outre, un coĂ»t d’étalonnage est inclus dans la procĂ©dure d’installation. Pour le système de visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique, le coĂ»t d’étalonnage est considĂ©rĂ© comme le coĂ»t d’installation global. Les coĂ»ts ont Ă©tĂ© tirĂ©s de la brochure 2020 School Bus Price and Ordering Guide du dĂ©partement de l’Éducation de la FloriderĂ©fĂ©rence 11. Le coĂ»t d’investissement unitaire de la technologie est estimĂ© Ă  4 588 $, auquel s’ajoute un coĂ»t d’installation de 482 $. Tous les coĂ»ts prĂ©sentĂ©s ici sont en dollars canadiens.

Sur les 390,7 millions de dollars de coĂ»ts d’investissement et d’installation de la technologie, la technologie de visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique coĂ»terait 204,6 millions de dollars sur la pĂ©riode d’analyse de 10 ans. Cela reprĂ©sente 52,4 % du coĂ»t d’investissement et d’installation global.

Signal d’arrêt escamotable prolongé

Les donnĂ©es sur le coĂ»t du signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ© ont Ă©tĂ© obtenues Ă  partir du prix de dĂ©tail courant de 2019 affichĂ© par les fabricants canadiens de signaux d’arrĂŞt escamotables prolongĂ©s et ajustĂ© en dollars de 2021rĂ©fĂ©rence 12. Afin d’estimer le coĂ»t d’installation des signaux d’arrĂŞt escamotable prolongĂ©, les salaires moyens pour la classification des professions dans la Classification nationale des professions (CNP) 95 ont Ă©tĂ© utilisĂ©srĂ©fĂ©rence 13. On suppose que l’installation rĂ©ussie d’un signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ© nĂ©cessite trois personnes travaillant chacune trois heures. On estime Ă  4 283 $ le coĂ»t d’investissement de la technologie et Ă  206 $ le coĂ»t d’installation.

On estime que le signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ© coĂ»terait 181,1 millions de dollars sur la pĂ©riode d’analyse de 10 ans. Cela reprĂ©sente 46,4 % du coĂ»t total d’investissement et d’installation.

Caméra d’infraction (étiquette d’avertissement à décalcomanie)

Étant donnĂ© que les modifications proposĂ©es ne fixent des exigences que si la technologie est installĂ©e sur un autobus scolaire neuf, mais ne rendent pas leur installation obligatoire, aucun coĂ»t d’investissement (technologie) et d’entretien n’a Ă©tĂ© estimĂ© pour ces dispositions dans le scĂ©nario Ă  hypothèse moyenne. Seul le coĂ»t de l’étiquette, qui est associĂ© Ă  la notification aux conducteurs de l’existence possible d’une camĂ©ra d’infraction dans l’autobus scolaire, est pris en compte dans la partie coĂ»ts. Le coĂ»t de l’étiquette est Ă©valuĂ© Ă  123 $ par autobus scolaire.

On estime que l’étiquette d’avertissement coĂ»terait 5 millions de dollars, ce qui reprĂ©sente 1,2 % des coĂ»ts d’investissement et d’installation.

Coûts d’entretien

Les coĂ»ts d’entretien reprĂ©sentent 3,8 % du coĂ»t global, estimĂ© Ă  15,4 millions de dollars sur la pĂ©riode d’analyse de 10 ans avec un taux d’actualisation de 7 %.

Le coût d’entretien du système de visibilité périphérique et des technologies de signal d’arrêt escamotable prolongé est calculé en déterminant d’abord le rapport entre le coût d’entretien des autobus scolaires et leur prix d’achat. En supposant que le rapport global entre l’entretien et l’achat serait le même pour les pièces des autobus scolaires, les coûts d’entretien technologique sont calculés en appliquant le rapport dérivé au prix d’achat du système de visibilité périphérique et du signal d’arrêt escamotable prolongé. Il est important de noter que, dans la méthodologie, les coûts d’entretien seraient non linéaires, car l’analyse a supposé que le coût d’entretien serait sensible à l’âge du parc. Autrement dit, les coûts d’entretien seraient moins élevés pour les autobus scolaires plus récents, et à mesure qu’ils vieillissent, les coûts associés à leur entretien augmenteraient. Étant donné que les modifications proposées établissent des exigences pour les caméras d’infraction uniquement si la technologie est installée sur un autobus scolaire neuf, mais n’imposent pas leur installation, l’analyse du scénario à hypothèse moyenne ne comprend pas les coûts d’entretien des caméras d’infraction. Le coût d’entretien associé aux étiquettes d’avertissement serait négligeable et n’est donc pas comptabilisé.

Système de visibilité périphérique

Entre 2022 et 2031, on estime que la technologie de visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique coĂ»terait 8,2 millions de dollars Ă  un taux d’actualisation de 7 %.

Signal d’arrêt escamotable prolongé

De mĂŞme, au cours de la mĂŞme pĂ©riode d’analyse de 10 ans, les coĂ»ts liĂ©s Ă  l’entretien du signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ© sont estimĂ©s Ă  7,2 millions de dollars.

Caméra d’infraction (étiquette d’avertissement à décalcomanie)

Dans le cadre du scénario à hypothèse moyenne, aucun coût n’est attribué à la caméra d’infraction ou au panneau d’avertissement à décalcomanie, car il s’agit d’un autocollant apposé en permanence sur la carrosserie des autobus scolaires.

Avantages

Les modifications proposées entraîneraient un large éventail d’avantages monétisés et non monétisés. En plus de réduire et de prévenir les risques de décès et de blessures, les modifications proposées auraient également des effets bénéfiques sur la société et la santé mentale.

Avantages monétisés

La valeur actuelle monĂ©tisĂ©e des avantages (au taux d’actualisation de 7 % en dollars de 2021) des modifications est estimĂ©e Ă  62,7 millions de dollars entre 2022 et 2031.

Conséquences humaines

Les consĂ©quences humaines comprennent les coĂ»ts monĂ©tisĂ©s des accidents mortels et des blessures majeures et mineures. Ces coĂ»ts sont calculĂ©s selon le Guide d’ACA recommandĂ© par le SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor du Canada (SCT)rĂ©fĂ©rence 14. La valeur de la vie statistique (VVS) de 8,2 millions de dollars (en dollars de 2021) est utilisĂ©e pour les dĂ©cès Ă©vitĂ©s, tandis que 13,42 % de la VVS est utilisĂ©e pour les blessures majeures. De mĂŞme, une fraction de 0,67 % de la VVS, Ă©quivalente Ă  0,0547 million de dollars, est attribuĂ©e aux blessures mineures dans cette analyserĂ©fĂ©rence 15.

D’après l’analyse, on prĂ©voit 34 dĂ©cès, 105 blessures majeures et 732 blessures mineures entre 2022 et 2031 sans la mise en Ĺ“uvre des modifications proposĂ©es. Le nombre de victimes prĂ©vu est obtenu en multipliant le nombre annuel moyen de victimes par le taux de croissance moyen des autobus scolaires, qui comprend lui-mĂŞme le taux de croissance moyen de la population Ă©tudiante au cours des annĂ©es respectives.

Compte tenu du taux d’efficacitĂ© des technologies et de la part des autobus scolaires neufs et remplacĂ©s par rapport au nombre total d’autobus scolaires en service au Canada entre 2022 et 2031, on estime que les modifications proposĂ©es permettraient d’éviter 7 dĂ©cès, 23 blessures graves et 154 blessures mineures.

On estime que les avantages liĂ©s aux consĂ©quences humaines, grâce Ă  l’application de la VVS, gĂ©nèrent une valeur actualisĂ©e monĂ©tisĂ©e de 59,1 millions de dollars, en supposant un taux d’actualisation de 7 % entre 2022 et 2031.

Avantages liés aux conséquences sociales

La mĂ©thodologie utilisĂ©e pour estimer les consĂ©quences sociales est basĂ©e sur le modèle Analyse et estimation du coĂ»t social des collisions de la route en Ontario (2007) Ă©laborĂ© par Vodden et coll.rĂ©fĂ©rence 16. Toutefois, les chiffres et les valeurs utilisĂ©s dans le prĂ©sent rapport ont Ă©tĂ© mis Ă  jour avec les chiffres des collisions de 2019. Pour calculer les coĂ»ts, le coĂ»t moyen de chaque variable de consĂ©quence sociale (dĂ©cès, blessures majeures et mineures) est divisĂ© par son nombre total respectif. Le tableau 1 fournit le coĂ»t moyen estimĂ© de chaque variable de consĂ©quence sociale. Ces coĂ»ts sont ensuite multipliĂ©s par le nombre de dĂ©cès, de blessures graves et de blessures mineures liĂ©s aux autobus scolaires et applicables Ă  cette analyse. L’analyse tient compte des coĂ»ts Ă©vitĂ©s liĂ©s aux dĂ©cès et aux blessures comme des avantages, car l’augmentation de la sĂ©curitĂ© grâce aux technologies proposĂ©es permet d’éviter ces coĂ»ts.

Tableau 1 – CoĂ»t moyen d’un accident pour chaque variable de consĂ©quence sociale, prix de 2021
 

Décès

Blessure majeure

Blessure mineure

Soins hospitaliers/
de santé

3 013 $

11 110 $

2 259 $

Ambulance

1 211 $

1 795 $

591 $

Services de police

10 637 $

847 $

847 $

Tribunaux

1 565 $

125 $

125 $

Incendie

3 185 $

1 499 $

1 499 $

Dépanneuses

883 $

527 $

527 $

Débours

1 102 $

1 027 $

1 027 $

Frais imputables au retard note a du tableau b1

442 642 $

4 664 $

4 664 $

Note(s) du tableau b1

Note a du tableau b1

Les retards comprennent le coût social résultant des retards de circulation dus aux accidents impliquant des autobus scolaires. Ces frais comprennent la valeur des heures supplémentaires perdues, du carburant supplémentaire consommé et de la pollution émise en raison du retard de circulation.

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L’ensemble des avantages liĂ©s aux consĂ©quences sociales est estimĂ© Ă  une valeur actuelle monĂ©tisĂ©e combinĂ©e de 3,6 millions de dollars entre 2022 et 2031 Ă  un taux d’actualisation de 7 %.

Tableau 2 – Avantages liĂ©s aux consĂ©quences sociales Ă  un taux d’actualisation de 7 % (valeur actuelle, prix de 2021)

Année

Décès

Blessures mineures

Blessures majeures

Total

2 170 218 $

1 113 589 $

307 738 $

Avantages non monétisés

En plus des avantages monétisés, il est nécessaire de souligner que ces dispositifs de sécurité ajoutés aux autobus scolaires présentent des avantages non monétaires substantiels pour les personnes blessées, les familles des personnes décédées et blessées, l’école et la communauté en général.

En ce qui concerne les personnes blessĂ©es, le fait d’être victime d’un accident entraĂ®ne un traumatisme psychologique. Une Ă©tude menĂ©e sur le trouble de stress post-traumatique (TSPT) chez les enfants victimes d’accidents de la route a rĂ©vĂ©lĂ© qu’environ 25 % des enfants ont Ă©tĂ© diagnostiquĂ©s comme souffrant de TSPT pendant 7 Ă  12 mois après l’accidentrĂ©fĂ©rence 17. Une autre Ă©tude a indiquĂ© que le stress post-traumatique Ă©tait particulièrement Ă©vident 2 Ă  18 mois après un incident, les personnes survivantes ou blessĂ©es souffrant d’une augmentation du TSPT de 42,1 % Ă  77,8 %rĂ©fĂ©rence 18. Étant donnĂ© que les annĂ©es d’enfance et d’adolescence sont essentielles pour le dĂ©veloppement psychologique d’un individu, un tel traumatisme psychologique a une incidence nĂ©gative sur la santĂ© mentale et a des consĂ©quences Ă©motionnelles et comportementales nĂ©fastes non seulement dans les suites immĂ©diates d’un accident, mais aussi Ă  des stades ultĂ©rieurs de la vie. Une Ă©tude longitudinale analysant les effets Ă  long terme d’un accident d’autobus scolaire a rĂ©vĂ©lĂ© que le groupe directement touchĂ© par l’accident souffrait encore de certains symptĂ´mes de stress post-traumatique, mĂŞme 20 ans après l’incidentrĂ©fĂ©rence 19. Bien qu’il soit complexe de monĂ©tiser les consĂ©quences cognitives Ă  long terme des accidents, il est très important de reconnaĂ®tre que l’augmentation des normes de sĂ©curitĂ© rĂ©sultant des technologies modifiĂ©es rĂ©duirait le nombre d’accidents et, en retour, attĂ©nuerait le stress post-traumatique rĂ©sultant de ces accidents Ă©vitables.

Les familles immĂ©diates et les amis proches des personnes gravement blessĂ©es ou tuĂ©es souffrent Ă©galement d’un traumatisme grave et Ă  long terme et Ă©prouvent des difficultĂ©s Ă©motionnelles. Le traumatisme causĂ© par la perte d’un ĂŞtre cher ou d’un ami proche ou le fait d’être tĂ©moin de leur dĂ©tresse peut entraĂ®ner une dĂ©pression Ă  long terme. Une Ă©tude de Keppel-Benson et coll. de 2002 qualifie les membres de la famille et les amis des victimes de personnes indirectement concernĂ©es et fait valoir qu’elles subissent elles aussi des Ă©preuves telles que l’anxiĂ©tĂ© liĂ©e aux dĂ©placements en autobus, l’augmentation des niveaux de tristesse, les sentiments de culpabilitĂ© et les cauchemarsrĂ©fĂ©rence 13. L’étude a Ă©galement conclu que de nombreuses personnes indirectement impliquĂ©es souffraient d’une augmentation du stress post-traumatique de 48,1 % Ă  77,6 % sur une pĂ©riode de 20 ansrĂ©fĂ©rence 20. En outre, des recherches ont montrĂ© que des sentiments soudains ou persistants de choc, d’incrĂ©dulitĂ©, de dĂ©pression, de solitude, de colère, de vide, de dĂ©sespoir, de vulnĂ©rabilitĂ© ou de peur de l’intimitĂ© peuvent apparaĂ®tre et parfois conduire Ă  des interruptions du processus de deuilrĂ©fĂ©rence 12. La sĂ©curitĂ© supplĂ©mentaire apportĂ©e par les technologies modifiĂ©es aurait l’avantage d’allĂ©ger la pression et la souffrance mentale non seulement des victimes, mais aussi des familles immĂ©diates et des amis proches des personnes dĂ©cĂ©dĂ©es et blessĂ©es.

L’incertitude et l’anxiété liées à l’imprévisibilité des incidents peuvent également avoir une incidence sur l’école et les communautés locales. Une communauté doit souvent faire face à des niveaux de choc et de peur lorsqu’un incident y survient, laissant généralement les camarades de classe, les enseignants et l’ensemble de la communauté dans le deuil. Pour protéger leurs enfants, les parents de la communauté peuvent restreindre la mobilité indépendante de l’enfant de manière à ce qu’il ne puisse plus explorer librement le quartier ou jouer dans la rueréférence 21. Cette restriction de la mobilité peut entraver le développement de l’enfant en limitant les sentiments d’indépendance et de confiance, en réduisant les possibilités de faire de nouvelles expériences et en diminuant l’activité physique.

Énoncé des coûts et avantages

Dans le scĂ©nario Ă  hypothèse moyenne, la valeur actuelle totale des coĂ»ts est de 406,1 millions de dollars en 2021. De mĂŞme, la valeur actuelle totale des avantages est de 62,7 millions de dollars. Par consĂ©quent, le coĂ»t net total est de -343,4 millions de dollars, ce qui correspond Ă  un rapport avantages-coĂ»ts de 0,154.

Résumé du cadre analytique
Tableau 3 – RĂ©sumĂ© des coĂ»ts monĂ©tisĂ©s (en millions)

Intervenant concerné

Description du coût

2022

2031

Total (valeur actuelle)

Valeur annualisée

  • Directement : les fabricants d’autobus scolaires
  • Indirectement : les systèmes d’éducation provinciaux et les fournisseurs de transport scolaire

Coût d’achat total des technologies modifiées dans le nouveau parc d’autobus scolaires

41,4 $

31,7 $

390,7 $

55,6 $

  • Directement : les fabricants d’autobus scolaires
  • Indirectement : les systèmes d’éducation provinciaux et les fournisseurs de transport scolaire

Coût total de l’entretien des technologies modifiées dans le nouveau parc d’autobus scolaires

0,39 $

4,8 $

15,4 $

2,2 $

Tableau 4 – RĂ©sumĂ© des avantages monĂ©tisĂ©s (en millions)

Intervenant concerné

Description du coût

2022

2031

Total (valeur actuelle)

Valeur annualisée

Population canadienne

Décès et blessures évités

1,4 $

8,9 $

59,1 $

8,4 $

Avantages sociaux

Coûts sociaux évités grâce à la réduction du nombre de collisions

0,08 $

0,54 $

3,6 $

0,51 $

Tableau 5 – RĂ©sumĂ© des avantages et coĂ»ts monĂ©tisĂ©s (en millions)

Répercussions

2022

2031

Total (valeur actuelle)

Valeur annualisée

Coûts totaux

41,8 $

36,5 $

406,1 $

57,8 $

Avantages totaux

1,4 $

9,4 $

62,7 $

8,9 $

Incidence nette

-40,4 $

-27 $

-343,4 $

-48,9 $

Avantages qualitatifs

Répercussions positives

Analyse de répartition

On estime que l’ajout des technologies proposĂ©es coĂ»tera en moyenne 7 859 $ par autobus scolaire au Canada. Ainsi, comme le montre le tableau 6, les provinces comme l’Ontario et le QuĂ©bec, qui comptent le plus grand nombre d’autobus scolaires au Canada, devront assumer une part plus importante des coĂ»ts. Ă€ l’inverse, les territoires ont le plus petit nombre d’autobus scolaires (en raison du plus petit nombre d’écoliers) et, par consĂ©quent, devront assumer la plus petite part des coĂ»ts.

Tableau 6 – Estimation du coĂ»t rĂ©glementaire dans chaque province et territoire

Province et territoires

Estimation du nombre d’autobus scolaires note b du tableau b6

Coût réglementaire estimé par province et territoires

Terre-Neuve-et-Labrador

1 009

7 930 044 $

Île-du-Prince-Édouard

323

2 538 557 $

Nouvelle-Écosse

1 459

11 466 734 $

Nouveau-Brunswick

1 234

9 698 389 $

Québec

10 650

83 701 658 $

Ontario

20 833

163 733 018 $

Manitoba

2 546

20 009 805 $

Saskatchewan

3 083

24 230 255 $

Alberta

7 114

55 911 136 $

Colombie-Britannique

3 166

24 882 577 $

Yukon

60

471 559 $

Territoires du Nord-Ouest

73

573 730 $

Nunavut

120

943 117 $

Note(s) du tableau b6

Note b du tableau b6

Groupe de travail sur la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires. 2020. Renforcement de la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires au Canada. Cat. No. T22-243/2020E-PDF.

Retour Ă  la note b du tableau b6

Analyse de sensibilité
Coûts d’option des technologies

Structure de prix de rechange pour les technologies de signal d’arrêt escamotable prolongé et de visibilité périphérique

Dans le cadre de cette hypothèse, des prix de rechange pour l’équipement et l’entretien sont utilisés pour calculer les coûts. Des structures de prix inférieures et supérieures par rapport au rapport principal sont présentées pour l’analyse de sensibilité. Selon les études de marché, trois intervalles de prix différents ont été déterminés. Le scénario à hypothèse basse représente les coûts technologiques les moins chers sur le marché. Les scénarios à hypothèse moyenne et élevée représentent respectivement les offres technologiques aux niveaux de prix médian et supérieur du marché. Il est important de noter que les coûts d’installation n’ont pas changé, que ce soit pour le scénario à hypothèse basse ou élevée. La méthodologie utilisée pour calculer le coût d’entretien est restée inchangée.

Dans le scĂ©nario Ă  hypothèse basse, le coĂ»t total en valeur actuelle est estimĂ© Ă  317,5 millions de dollars. Cela reprĂ©sente une baisse de 21,8 % des coĂ»ts par rapport au scĂ©nario Ă  hypothèse moyenne. Cela conduit Ă  une valeur actuelle nette de -254,8 millions de dollars.

De mĂŞme, la valeur actuelle totale des coĂ»ts pour le scĂ©nario Ă  hypothèse Ă©levĂ©e est estimĂ©e Ă  474 millions de dollars. Il s’agit d’une augmentation de 16,7 % des coĂ»ts rĂ©glementaires par rapport au scĂ©nario Ă  hypothèse moyenne. La valeur actuelle nette du scĂ©nario Ă  hypothèse Ă©levĂ©e est de -411,3 millions de dollars. Dans les deux scĂ©narios de sensibilitĂ©, conformĂ©ment au scĂ©nario Ă  hypothèse moyenne, le coĂ»t technologique associĂ© Ă  la technologie des camĂ©ras d’infraction est fixĂ© Ă  zĂ©ro dollar.

Tableau 7 – CoĂ»ts d’option des technologies par autobus scolaire
 

Scénario à hypothèse basse

Scénario à hypothèse moyenne

Scénario à hypothèse élevée

Signal d’arrêt escamotable prolongé

Coûts d’investissement et d’installation

2 777 $

4 488 $

5 671 $

Coût d’entretien

267 $

283 $

299 $

Système de visibilité périphérique

Coûts d’investissement et d’installation

4 614 $

5 070 $

5 541 $

Coût d’entretien

291 $

320 $

350 $

Tableau 8 – CoĂ»ts d’option des technologies (taux d’actualisation de 7 %, prix de 2021, millions de dollars)

Coût total, valeur actualisée

317,5 $

406,1 $

474 $

Valeur actualisée nette

-254,8 $

-343,4 $

-583,6 $

Période d’analyse et taux d’actualisation de rechange

Période d’analyse

Dans le scĂ©nario Ă  hypothèse moyenne, la pĂ©riode d’analyse est un horizon de planification sur 10 ans, allant de 2022 Ă  2031. Le tableau 8 prĂ©sente les valeurs actualisĂ©es nettes Ă  des horizons de planification sur 15 et 20 ans.

Tableau 9 – PĂ©riode d’analyse (taux d’actualisation de 7 %, prix de 2021, millions de dollars)

10 ans

15 ans

20 ans

Valeur actualisée nette

-343,4 $

-450,8 $

-523,3 $

Taux d’actualisation

Le scĂ©nario Ă  hypothèse moyenne repose sur un taux d’actualisation de 7 %, comme recommandĂ© par le SCT. Aux fins de l’analyse de sensibilitĂ©, le tableau 10 prĂ©sente les rĂ©sultats si des taux d’actualisation de 3 % et de 10 % Ă©taient utilisĂ©s. Le tableau 10 prĂ©sente Ă©galement des estimations sans actualisation dans l’analyse de sensibilitĂ©.

Tableau 10 – Taux d’actualisation de rechange (prix de 2021, millions de dollars)

0 %

3 %

7 %

10 %

Valeur actualisée nette

-492 $

-418,5 $

-343,4 $

-299,7 $

Lentille des petites entreprises

Comme mentionné précédemment, les fabricants seraient les parties réglementées et assumeraient donc le coût direct, mais le fardeau du coût serait en fin de compte transmis aux systèmes d’éducation provinciaux et territoriaux en tant qu’acheteurs d’autobus scolaires neufs ou de services de transport scolaire auprès des fournisseurs de transport scolaire. Les systèmes d’éducation provinciaux et territoriaux ne sont pas considérés comme des entreprises. À ce titre, la lentille des petites entreprises ne s’applique pas aux modifications proposées.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car il n’y aurait pas de changement diffĂ©rentiel dans le fardeau administratif pesant sur les entreprises.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Les modifications proposées ne sont pas liées à un plan de travail ou à un engagement pris dans le cadre d’un forum officiel de coopération en matière de réglementation.

En janvier 2019, le Conseil des ministres responsables des transports et de la sĂ©curitĂ© routière a créé un groupe de travail, composĂ© des gouvernements fĂ©dĂ©ral, provinciaux et territoriaux et des intervenants en matière de sĂ©curitĂ© des autobus scolaires. Le mandat initial du groupe de travail Ă©tait de dĂ©terminer les domaines permettant d’amĂ©liorer davantage la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires Ă  l’intĂ©rieur et Ă  l’extĂ©rieur de l’autobus. Ce mandat a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© grâce au consensus des membres du groupe de travail et comprenait une contribution importante de l’ensemble des intervenants concernĂ©s (y compris les reprĂ©sentants provinciaux et territoriaux).

La sĂ©curitĂ© des autobus scolaires est une responsabilitĂ© partagĂ©e. Les gouvernements fĂ©dĂ©ral, provinciaux et territoriaux, les conseils scolaires et les exploitants d’autobus scolaires ont tous un rĂ´le Ă  jouer pour assurer la sĂ©curitĂ© de nos autobus scolaires. Transports Canada est chargĂ© d’établir les Normes de sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules automobiles du Canada, qui comprennent des exigences de sĂ©curitĂ© particulières pour les autobus scolaires. Les provinces et les territoires veillent Ă  la sĂ©curitĂ© sur les routes et autoroutes du Canada et Ă©tablissent les règles de la route. Ils sont Ă©galement responsables de la dĂ©livrance des permis aux conducteurs d’autobus scolaires, de l’élaboration de politiques pour l’exploitation sĂ©curitaire des autobus scolaires et de l’entretien des autobus scolaires.

Le ministre des Transports a annoncĂ© son intention de rendre obligatoires les technologies identifiĂ©es par le groupe de travail lors d’une rĂ©union du Conseil des ministres en fĂ©vrier 2020. Les provinces et les territoires ont manifestĂ© leur soutien, le QuĂ©bec et l’Ontario indiquant qu’étant donnĂ© que les provinces et les territoires sont responsables de l’application de la sĂ©curitĂ© sur les routes et autoroutes du Canada, il faudrait leur laisser le soin d’étudier la mise en Ĺ“uvre des camĂ©ras d’infraction, en fonction de leurs besoins Ă©valuĂ©s.

Lors de l’élaboration des exigences techniques pour ces technologies, Transports Canada a examinĂ© s’il existait des rĂ©percussions potentielles liĂ©es Ă  la lĂ©gislation provinciale ou territoriale. En ce qui concerne les systèmes de visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique et les signaux d’arrĂŞt escamotables prolongĂ©s, l’approche rĂ©glementaire proposĂ©e n’a pas Ă©tĂ© jugĂ©e comme pouvant interfĂ©rer avec la compĂ©tence provinciale ou territoriale. Toutefois, en ce qui concerne l’exigence relative aux signaux d’arrĂŞt escamotables prolongĂ©s, le ministère a tenu compte du fait que certaines provinces et certains territoires peuvent avoir des exigences relatives Ă  la largeur maximale des vĂ©hicules et n’a donc pas fixĂ© de longueur minimale de dĂ©ploiement pour cette technologie. Transports Canada exigerait que le signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ© puisse fonctionner et ĂŞtre dĂ©ployĂ© indĂ©pendamment du signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ© actuellement installĂ© sur les autobus scolaires. Cette exigence permettrait aux signaux d’arrĂŞt escamotables de se dĂ©ployer indĂ©pendamment dans diverses situations et aux provinces et territoires d’utiliser ce dispositif de sĂ©curitĂ© en fonction de leurs besoins particuliers et des règles relatives Ă  la largeur des vĂ©hicules en vigueur sur leur territoire.

En outre, Transports Canada a d’abord envisagĂ© de rendre obligatoire l’installation de systèmes de camĂ©ras d’infraction dans les autobus scolaires. Toutefois, le Ministère est revenu sur sa position parce que les considĂ©rations relatives au système d’application de la loi entourant l’utilisation de cette technologie relèvent en grande partie de la compĂ©tence provinciale ou territoriale. En ce qui concerne les exigences relatives aux camĂ©ras d’infraction, Transports Canada a reconnu que la mise en Ĺ“uvre et l’utilisation efficaces de cette technologie dĂ©pendent de l’application de la loi par les provinces et les territoires. Par consĂ©quent, Transports Canada propose des exigences uniquement si la technologie est installĂ©e sur les autobus scolaires neufs ou importĂ©s afin d’éviter d’entraver les exigences individuelles et variables des systèmes qui seraient Ă©tablies par les provinces et les territoires.

Les autobus scolaires sont un type de vĂ©hicule rĂ©glementĂ© propre Ă  l’AmĂ©rique du Nord. Transports Canada travaille en Ă©troite collaboration avec la National Traffic Highway Safety Administration des États-Unis pour discuter des approches en matière de rĂ©glementation des vĂ©hicules et de l’équipement sur les deux marchĂ©s. Les règlements actuels sont alignĂ©s sur ceux des États-Unis; cependant, les exigences des modifications proposĂ©es n’ont pas actuellement d’équivalents dans le rĂ©gime rĂ©glementaire fĂ©dĂ©ral amĂ©ricain pour les autobus scolaires. Bien que les modifications proposĂ©es ne concordent pas avec le système adoptĂ© aux États-Unis, Transports Canada estime que l’amĂ©lioration de la sĂ©curitĂ© des enfants autour des autobus scolaires justifie l’adoption d’une approche unique.

Évaluation environnementale stratégique

Conformément à la directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, et la déclaration de politique de TC sur l’évaluation environnementale stratégique (2013), le processus d’évaluation environnementale stratégique (EES) a été suivi pour cette proposition et une évaluation du transport durable (ETD) a été réalisée. Aucun effet important sur l’environnement n’est anticipé à la suite de cette proposition. Les effets potentiels sur les cibles et les objectifs environnementaux de la Stratégie fédérale de développement durable (SFDD) ont été pris en compte dans le cadre de l’évaluation.

Analyse comparative entre les sexes plus

Ce projet de règlement vise principalement à protéger les enfants et les jeunes d’âge scolaire. La proposition profitera également aux URV de tous âges, comme les parents, les gardiens ou les très jeunes enfants, dans les zones d’embarquement des autobus scolaires et à proximité.

Le groupe de travail a sondĂ© les autoritĂ©s provinciales et territoriales responsables de la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires afin de recueillir des donnĂ©es sur une gamme de caractĂ©ristiques liĂ©es aux autobus scolaires, notamment le nombre d’autobus en service, l’âge du parc, les zones de service, la catĂ©gorie et le type d’autobus et l’installation de dispositifs de sĂ©curitĂ© (comme les ceintures de sĂ©curitĂ©, les systèmes d’éclairage et le contrĂ´le Ă©lectronique de la stabilitĂ©). En ce qui concerne les effets de la proposition sur certaines rĂ©gions, sur les 36 % de provinces et territoires ayant fourni des renseignements sur les itinĂ©raires desservis par leurs parcs :

Transports Canada ne prĂ©voit pas d’écart gĂ©ographique dans l’adoption des dispositifs de sĂ©curitĂ© qu’il rend obligatoires, puisque les milieux urbains et ruraux sont desservis par environ la moitiĂ© du parc de vĂ©hicules existant.

Les commentaires des intervenants concernant l’ACS+ étaient que l’augmentation du prix d’achat des véhicules nuirait aux budgets d’acquisition pour le transport scolaire et que l’augmentation du prix d’achat des autobus scolaires pourrait réduire le nombre d’enfants d’âge scolaire bénéficiant d’un transport si moins d’autobus sont disponibles. L’augmentation du coût d’achat d’un autobus scolaire pourrait l’emporter sur les avantages d’une réduction des décès et des blessures chez les enfants d’âge scolaire. Étant donné que les autobus scolaires sont financés par des fonds publics, les contribuables provinciaux et territoriaux devront probablement absorber le coût supplémentaire lié à l’équipement des autobus scolaires avec ces caractéristiques. Pour assurer le transport du même nombre d’enfants par autobus scolaire, soit il faudra davantage de fonds, soit il faudra détourner des fonds d’autres services publics. Si les budgets d’achat ne sont pas augmentés, des répercussions négatives pourraient toucher les enfants et les jeunes qui ne bénéficient plus du transport scolaire par autobus. En augmentant le coût des véhicules sans augmenter le budget d’achat des autobus scolaires, moins d’autobus pourraient être achetés pour assurer les services de transport. Une diminution du nombre d’autobus scolaires en circulation signifierait généralement une augmentation du nombre d’élèves qui devraient trouver d’autres moyens de transport pour se rendre à l’école et en revenir, ce qui pourrait se traduire par une augmentation du nombre de décès et de blessures d’enfants d’âge scolaire utilisant d’autres moyens de transport.

Bien que le taux exact d’adoption des technologies proposĂ©es sur le parc d’autobus scolaires actuel soit inconnu, Transports Canada sait que des districts scolaires et des consortiums de transport scolaire ont dĂ©cidĂ©, de façon indĂ©pendante, d’acheter ces technologies pour leurs autobus scolaires en raison de leurs avantages perçus. Les systèmes de camĂ©ras Ă  360° sont la seule technologie dont les autobus sont actuellement Ă©quipĂ©s par les FEO. En ce qui concerne les camĂ©ras d’infraction et les signaux d’arrĂŞt escamotables prolongĂ©s, les vĂ©hicules actuellement Ă©quipĂ©s de systèmes de camĂ©ras Ă  360° ont tous Ă©tĂ© modifiĂ©s avec cette technologie par le biais d’une installation sur le marchĂ© secondaire. La rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale de ces technologies garantira leur conformitĂ© aux normes de sĂ©curitĂ© de base, et le fait de rendre obligatoires les systèmes de visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique et les signaux d’arrĂŞt escamotables prolongĂ©s exigera leur installation sur tous les autobus par les FEO, ce qui rĂ©duira gĂ©nĂ©ralement leur coĂ»t au fil du temps. Dans le cas des camĂ©ras d’infraction, des stratĂ©gies d’attĂ©nuation et de recouvrement des coĂ»ts peuvent ĂŞtre explorĂ©es Ă  l’échelle des provinces et territoires au moyen de la perception des amendes.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Les modifications proposĂ©es au RSVA concernant la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires entreraient en vigueur le jour de leur publication dans la Partie II de la Gazette du Canada. Transports Canada est conscient du fait que les fabricants pourraient avoir besoin d’un dĂ©lai pour se procurer des pièces et modifier les systèmes en vue de ces types de modifications rĂ©glementaires et a sollicitĂ© les commentaires des intervenants sur la date d’entrĂ©e en vigueur par le biais de sa page Web Parlons transport. Toutefois, aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu Ă  ce sujet. Après avoir examinĂ© les principaux secteurs de risque, le Groupe de travail sur la sĂ©curitĂ© des autobus scolaires, composĂ© de fabricants d’autobus, de conseils scolaires, d’exploitants de parcs de vĂ©hicules, d’associations de sĂ©curitĂ© et de reprĂ©sentants fĂ©dĂ©raux, provinciaux et territoriaux, a recommandĂ© que l’on envisage d’ajouter certains dispositifs de sĂ©curitĂ© aux autobus scolaires (par exemple camĂ©ras Ă  360°, signaux d’arrĂŞt escamotables prolongĂ©s, camĂ©ras d’infraction) et que toutes les administrations examinent l’application de ces mesures de sĂ©curitĂ© pour les autobus scolaires.

Selon l’évaluation de Transports Canada et compte tenu de l’élaboration consensuelle des recommandations formulĂ©es par le Groupe de travail multilatĂ©ral, l’entrĂ©e en vigueur des modifications proposĂ©es dès leur publication devrait ĂŞtre rĂ©alisable, Ă©tant donnĂ© que les exigences proposĂ©es s’appliqueraient aux nouveaux autobus scolaires et qu’il ne serait pas nĂ©cessaire de modifier les autobus scolaires existants dĂ©jĂ  en service. Sur une base annuelle, on estime que jusqu’à 10 % du parc national d’autobus scolaires existant serait renouvelĂ©. Ce taux de renouvellement donnerait aux intervenants la possibilitĂ© d’appliquer progressivement les modifications en achetant de nouveaux autobus scolaires dotĂ©s de la technologie dĂ©jĂ  disponible, notamment le signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ© et la camĂ©ra pĂ©riphĂ©rique Ă  360°.

Il incombe aux entreprises de veiller au respect des exigences de la LSA et du RSVA. Transports Canada surveillera les avis de dĂ©faut et de non-conformitĂ© pour s’assurer qu’ils contiennent, au minimum, les renseignements exigĂ©s par le RSVA et que les entreprises prennent des mesures conformĂ©ment aux dĂ©lais prĂ©vus par le RSVA. Par ailleurs, TC recueillera des renseignements relatifs Ă  la prĂ©sence de problèmes de sĂ©curitĂ© par le biais de plaintes du public et d’autres rapports, ainsi que par l’inspection des vĂ©hicules ou des composants, par des essais et par d’autres techniques d’enquĂŞte Ă©prouvĂ©es. En vertu de la LSA, les inspecteurs dĂ©signĂ©s peuvent Ă©galement fouiller des lieux dont on a des motifs raisonnables de penser qu’ils contiennent des documents relatifs au vĂ©hicule ou Ă  l’équipement, afin de dĂ©terminer tout dĂ©faut ou toute non-conformitĂ© d’un produit, et demander des documents dont on pense qu’ils contiennent des renseignements liĂ©s Ă  l’application de la LSA. Toute personne ou entreprise qui enfreint une disposition de la LSA ou du RSVA et qui est reconnue coupable d’une infraction serait passible de la peine applicable prĂ©vue par la MVSA.

Personne-ressource

Jean-Michel Roy
Gestionnaire intérimaire, Normes et règlements
Programmes de transport multimodal et de sécurité routière
Transports Canada
330, rue Sparks
Ottawa (Ontario)
K1A 0N5
Courriel : RegulationsClerk-ASFB-Commisauxreglements@tc.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil, en vertu des paragraphes 5(1)rĂ©fĂ©rence a et 11(1)rĂ©fĂ©rence b de la Loi sur la sĂ©curitĂ© automobile rĂ©fĂ©rence c, se propose de prendre le Règlement modifiant le Règlement sur la sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules automobiles (autobus scolaires), ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les soixante-quinze jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont priĂ©s de prĂ©senter leurs observations sur le site Web de la Partie I de la Gazette du Canada, ou s’ils les prĂ©sentent par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication, et d’envoyer le tout Ă  Jean-Michel Roy, gestionnaire par intĂ©rim, Normes et règlements, Programmes de transport multimodal et de sĂ©curitĂ© routière, ministère des Transports, 330, rue Sparks, Ottawa (Ontario) K1A 0N5 (courriel : RegulationsClerk-ASFB-Commisauxreglements@tc.gc.ca).

Ottawa, le 22 juin 2022

La greffière adjointe du Conseil privé
Wendy Nixon

Règlement modifiant le Règlement sur la sécurité des véhicules automobiles (autobus scolaires)

Modifications

1 Le paragraphe 15.1(1) du Règlement sur la sĂ©curitĂ© des vĂ©hicules automobiles rĂ©fĂ©rence 22 et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

2 L’article 17 du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

3 Le passage de l’article 111 de l’annexe III du mĂŞme règlement figurant dans la colonne II est remplacĂ© par ce qui suit :

Colonne I

Article (NSVAC)

Colonne II

Description

111

Miroirs et systèmes de visibilité

4 (1) L’intertitre « Miroirs et systèmes de visibilitĂ© arrière Â» prĂ©cĂ©dant l’article 111 de l’annexe IV du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Miroirs et systèmes de visibilité

(2) L’alinĂ©a 111(25)f) de l’annexe IV du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) L’intertitre prĂ©cĂ©dant le paragraphe 111(29) de l’annexe IV du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Systèmes de visibilité
Systèmes de visibilité arrière

(4) L’article 111 de l’annexe IV du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (33), de ce qui suit :

Systèmes de visibilité périphérique

(34) Les autobus scolaires, Ă  l’exception des autobus multifonctions pour les activitĂ©s scolaires, doivent ĂŞtre munis d’un système de visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique qui est conforme aux exigences du Document no 111 — Systèmes de visibilitĂ© pĂ©riphĂ©rique (Document 111), avec ses modifications successives.

(35) Le système de visibilité périphérique est composé d’un dispositif qui affiche à la vue du conducteur une image en temps réel de la zone immédiatement au-delà du périmètre de l’autobus scolaire qui serait, sans le système, non visible ou difficilement visible pour le conducteur. Cette zone est délimitée conformément au Document 111.

(36) Le dispositif est installé solidement et se situe dans le champ de vision du conducteur, de manière à ce qu’il n’obstrue ni complètement ni partiellement le champ de vision du conducteur à travers une fenêtre, vers une commande ou vers un affichage de l’autobus scolaire.

(37) Le dispositif affiche les images automatiquement et les affiche seulement lorsque l’autobus scolaire est immobilisé ou se déplace à une vitesse de moins de 15 km/h.

(38) Le dispositif affiche au plus deux vues à la fois et celles-ci sont déterminées automatiquement selon les manœuvres faites par le conducteur de l’autobus scolaire.

5 L’article 131 de l’annexe IV du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Champ d’application

131 (1) Le présent article s’applique aux autobus scolaires, à l’exception des autobus multifonctions pour les activités scolaires.

Signaux d’arrêt

(2) Les autobus scolaires doivent ĂŞtre munis d’un ou de deux signaux d’arrĂŞt escamotables et d’au moins un signal d’arrĂŞt escamotable prolongĂ© qui sont tous conformes aux exigences du Document de normes techniques no 131 — Dispositifs de sĂ©curitĂ© pour les piĂ©tons Ă  proximitĂ© des autobus scolaires (DNT 131), avec ses modifications successives.

Caméra des signaux d’arrêt

(3) Lorsque l’autobus scolaire est muni d’un appareil photographique ou d’une caméra vidéo qui est destiné à l’enregistrement d’images des véhicules qui le dépassent ou le croisent alors que l’un de ses signaux d’arrêt est déployé, cet appareil ou cette caméra doit, à la fois:

(4) Qu’il soit muni ou non de l’appareil ou de la caméra visé au paragraphe (3), l’autobus scolaire doit porter l’étiquette, illustrée à la figure 1, affichée en permanence et de manière à être facilement visible pour les conducteurs derrière l’autobus.

Figure 1

Figure 1

Entrée en vigueur

6 Le présent règlement entre en vigueur à la date de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

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