Règlement modifiant le Règlement sur l’assurance-emploi (projet pilote no 23) : DORS/2025-10

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 4

Enregistrement
DORS/2025-10 Le 31 janvier 2025

LOI SUR L’ASSURANCE-EMPLOI

C.P. 2025-52 Le 31 janvier 2025

En vertu de l’article 109 de la Loi sur l’assurance-emploi rĂ©fĂ©rence a, la Commission de l’assurance-emploi du Canada prend le Règlement modifiant le Règlement sur l’assurance-emploi (projet pilote no 23), ci-après.

Le 10 janvier 2025

Le Président de la Commission de l’assurance-emploi du Canada
Paul Thompson
Le Commissaire (travailleurs et travailleuses) de la Commission de l’assurance-emploi du Canada

Pierre Laliberté
La Commissaire (employeurs) de la Commission de l’assurance-emploi du Canada
Nancy Healey

Sur recommandation du ministre de l’Emploi et du DĂ©veloppement social et en vertu de l’article 109 de la Loi sur l’assurance-emploi rĂ©fĂ©rence a, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil agrĂ©e le Règlement modifiant le Règlement sur l’assurance-emploi (projet pilote no 23), ci-après, pris par la Commission de l’assurance-emploi du Canada.

Règlement modifiant le Règlement sur l’assurance-emploi (projet pilote no 23)

Modification

1 Le Règlement sur l’assurance-emploi rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ© par adjonction, après l’article 77.993, de ce qui suit :

Projet pilote visant à majorer les heures d’emploi assurable des prestataires d’une région touchée par une catastrophe naturelle

77.994 (1) Est Ă©tabli le projet pilote no 23 en vue d’évaluer l’efficacitĂ© des mĂ©canismes suivants :

(2) Le projet pilote no 23 vise le prestataire dont le lieu de rĂ©sidence habituel, au moment oĂą il prĂ©sente sa demande initiale de prestations au titre de la partie I de la Loi, a comme code postal T0E 1E0, T0E 0C0 ou R0B 1C0, dans l’une ou l’autre des situations suivantes :

(3) Le prestataire visé à l’alinéa (2)a) est réputé avoir accumulé, au cours de sa période de référence, trois cents heures additionnelles d’emploi assurable pour la période de prestations visée à cet alinéa.

(4) Le prestataire visĂ© Ă  l’alinĂ©a (2)b) est rĂ©putĂ© avoir accumulĂ©, au cours de la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence liĂ©e Ă  sa demande, trois cents heures additionnelles d’emploi assurable, sauf si, selon le cas :

(5) Les heures additionnelles d’emploi assurable rĂ©putĂ©es accumulĂ©es en application des paragraphes (3) ou (4) sont Ă©galement prises en compte pour l’application du paragraphe 28(4) et des alinĂ©as 30(1)a), 31c) et 32(2)c) de la Loi et du paragraphe 35(3) et du sous-alinĂ©a 35(7)e)(ii) du prĂ©sent règlement.

Entrée en vigueur

2 Le présent règlement entre en vigueur le dimanche suivant la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

La fréquence et la gravité des catastrophes naturelles au Canada augmentent, les événements les plus récents comprenant des inondations, des feux de forêt, des ouragans et d’autres phénomènes météorologiques extrêmes. Ces événements peuvent entraîner des répercussions sur l’emploi des travailleurs, notamment ceux qui sont mis à pied parce que leur employeur est temporairement fermé, ceux qui travaillent un nombre réduit d’heures ou ceux qui sont temporairement éloignés de leur emploi. Alors que les prestations régulières d’assurance-emploi apportent un soutien temporaire du revenu aux personnes qui perdent leur emploi sans en être responsables, les travailleurs touchés par des catastrophes peuvent ne pas avoir accumulé suffisamment d’heures d’emploi assurable pour être admissibles aux prestations d’assurance-emploi. Ceux qui y ont accès, en particulier les travailleurs saisonniers, peuvent être admissibles à moins de semaines de prestations comparativement à des périodes de chômage antérieures.

La Loi sur l’assurance-emploi (la Loi) autorise l’adoption de règlements visant Ă  mettre en Ĺ“uvre des projets pilotes afin de dĂ©terminer quelles modifications pourraient ĂŞtre apportĂ©es Ă  la Loi ou Ă  ses règlements pour les harmoniser avec les pratiques, les tendances ou les modèles suivis par l’industrie en matière d’emploi, ou pour amĂ©liorer les services offerts Ă  la population. Ce projet pilote rĂ©pond Ă  deux catastrophes spĂ©cifiques qui ont eu lieu pendant l’étĂ© 2024. Il fournira aussi l’occasion de dĂ©terminer, après mise Ă  l’essai, l’efficacitĂ© de mĂ©canismes pour rĂ©pondre aux catastrophes majeures, dont les rĂ©sultats peuvent Ă©galement servir de base Ă  l’élaboration de futures politiques.

Contexte

L’article 109 de la Loi confère Ă  la Commission de l’assurance-emploi du Canada le pouvoir de prendre des règlements pour Ă©tablir et mettre en Ĺ“uvre des projets pilotes d’une durĂ©e maximale de trois ans. Ces projets pilotes dĂ©terminent, après mise Ă  l’essai, quelles modifications pourraient ĂŞtre apportĂ©es Ă  la Loi ou Ă  ses règlements afin de les harmoniser avec les pratiques, les tendances ou les modèles suivis par l’industrie en matière d’emploi, ou pour amĂ©liorer les services offerts Ă  la population. Cela permet de mettre Ă  l’essai de nouvelles approches avant d’envisager des modifications permanentes au rĂ©gime d’assurance-emploi. Depuis 1996, 22 projets pilotes ont Ă©tĂ© mis en Ĺ“uvre en vertu de ce pouvoir. Ces projets pilotes ont Ă©valuĂ©, entre autres, des modifications aux règles pour les prestataires qui travaillent pendant une pĂ©riode de prestations, des mĂ©thodes alternatives pour calculer le taux de prestations d’un prestataire, des options pour l’accès Ă  l’assurance-emploi pour les personnes qui deviennent ou redeviennent membres de la population active, et des mesures pour offrir des semaines supplĂ©mentaires de prestations aux prestataires saisonniers afin de combler la pĂ©riode sans revenu qu’ils peuvent connaĂ®tre entre les saisons de travail.

La fréquence et la gravité des catastrophes naturelles majeures au Canada ont considérablement augmenté. Depuis 2011, 9 des 10 catastrophes naturelles ayant entraîné les dommages assurés les plus coûteux versés dans l’histoire du Canada se sont produitesréférence 2. Dans le contexte des changements climatiques, il est attendu que les catastrophes naturelles deviennent une nouvelle réalité.

En particulier, les effets du changement climatique entraĂ®nent des saisons de feux plus longues et plus intensesrĂ©fĂ©rence 3. La saison de 2024 est la deuxième plus grave en matière de superficie brĂ»lĂ©e depuis 1995rĂ©fĂ©rence 4, après celle de 2023. En 2024, la majoritĂ© des feux de forĂŞt au Canada ont touchĂ© l’Ouest du pays, soit la Colombie-Britannique, l’Alberta, les Territoires du Nord-Ouest et la SaskatchewanrĂ©fĂ©rence 5.

Des ordres d’évacuation peuvent être donnés par les autorités municipales, provinciales ou territoriales, les Premières Nations ou le gouvernement fédéral pour demander aux gens de quitter les lieux immédiatement en raison de la situation d’urgence. Ces évacuations peuvent perturber l’emploi, parfois pendant plusieurs semaines. Pendant que leur lieu de travail est fermé, les travailleurs, y compris ceux qui sont évacués de leur domicile, peuvent compter sur l’assurance-emploi pour leur fournir un soutien du revenu.

Pour soutenir les personnes touchées, Service Canada a mis en place depuis 2016 une série de mesures visant à faciliter le processus de demande pour des prestations d’assurance-emploi lorsque survient une catastrophe importante. Par exemple, pendant les périodes de soutien définies, Service Canada donne la priorité au traitement des demandes provenant d’une région touchée par une situation d’urgence et produit des relevés d’emploi provisoires sans attendre que les employeurs les délivrent. Toutefois, les exigences législatives et réglementaires du régime, notamment celles qui déterminent le nombre d’heures d’emploi assurable requis pour avoir droit aux prestations et la durée de ces dernières, ne peuvent être ni supprimées ni modifiées.

Par consĂ©quent, les prestataires d’assurance-emploi peuvent ĂŞtre affectĂ©s nĂ©gativement par les Ă©vacuations de deux façons principales :

Plus l’évacuation est longue, plus l’effet sur les travailleurs est important, car ceux non admissibles aux prestations se retrouvent sans soutien du revenu et ceux dont le nombre de semaines auquel ils sont admissibles est réduit sont plus susceptibles d’épuiser leurs prestations.

Deux facteurs reflètent la gravitĂ© d’une catastrophe, influençant le risque de perturbations importantes qu’elle pourrait entraĂ®ner pour l’emploi local et sur l’accès et l’admissibilitĂ© aux prestations d’assurance-emploi : 1) une demande d’aide fĂ©dĂ©rale, et 2) la durĂ©e de l’évacuation.

Au cours de l’étĂ© 2024, seuls les feux de forĂŞt de Jasper, en Alberta, et ceux de la Nation crie de Bunibonibee, au Manitoba, ont causĂ© des Ă©vacuations qui ont durĂ© plus de trois semaines et ont suscitĂ© une demande officielle d’aide fĂ©dĂ©rale de la part d’un gouvernement provincial ou territorial. C’est pourquoi ces deux communautĂ©s ont Ă©tĂ© dĂ©signĂ©es pour la mise Ă  l’essai pour la première fois d’un projet pilote temporaire de l’assurance-emploi en cas de catastrophe. Bien que les contextes individuels de ces communautĂ©s soient très diffĂ©rents, il existe un besoin de soutien dans les deux cas.

Jasper

Nation crie de Bunibonibee

Objectif

Le Règlement modifiant le Règlement sur l’assurance-emploi (projet pilote no 23) [les modifications apportĂ©es au Règlement] visent Ă  Ă©valuer l’efficacitĂ© des mĂ©canismes suivants : 1) l’octroi d’heures additionnelles pour attĂ©nuer l’effet d’évacuations occasionnĂ©es par des catastrophes naturelles sur les prestations qui peuvent ĂŞtre versĂ©es aux prestataires, et 2) le recours aux codes postaux pour identifier les prestataires admissibles aux heures additionnelles. Bien que ce projet pilote ne s’applique qu’à deux communautĂ©s, les rĂ©sultats de ce dernier peuvent ĂŞtre utilisĂ©s pour servir de base Ă  l’élaboration de futures politiques.

Description

Les modifications apportĂ©es au Règlement mettent en Ĺ“uvre un projet pilote qui prĂ©voit l’octroi unique de 300 heures additionnelles d’emploi assurable aux prestataires de Jasper et de la Nation crie de Bunibonibee rĂ©sidant habituellement dans les rĂ©gions dĂ©finies par les codes postaux T0E 1E0, T0E 0C0 ou R0B 1C0, et qui font Ă©tablir une pĂ©riode de prestations dĂ©butant entre le 21 juillet 2024 et le 19 juillet 2025. En incluant les heures additionnelles, le nombre d’heures d’emploi assurable dans la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence d’un prestataire augmentera de 300. Ainsi, certains travailleurs qui n’en avaient pas accumulĂ© suffisamment auparavant pour ĂŞtre admissibles pourraient avoir accès aux prestations. Ces travailleurs devront prĂ©senter une nouvelle demande après la date d’entrĂ©e en vigueur des modifications apportĂ©es au Règlement. Pour les prestataires qui sont en mesure de faire Ă©tablir une demande de prestations sans les heures additionnelles, ces dernières seront ajoutĂ©es Ă  la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence et pourraient accroĂ®tre le nombre de semaines de prestations rĂ©gulières auquel ils sont admissibles. Les heures additionnelles seront ajoutĂ©es Ă  la première demande de prestations rĂ©gulières ou spĂ©ciales d’un prestataire dont la pĂ©riode de prestations dĂ©bute entre le 21 juillet 2024 et le 19 juillet 2025, sauf si cette demande a pris fin avant la date d’entrĂ©e en vigueur. Le nombre maximal de semaines d’admissibilitĂ© aux prestations rĂ©gulières (qui est fondĂ© sur le taux de chĂ´mage rĂ©gional et le nombre d’heures d’emploi assurable) ne change pas.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Cette proposition fait suite Ă  deux annĂ©es de consultations exhaustives sur la modernisation du rĂ©gime d’assurance-emploi organisĂ©es Ă  compter de 2021, qui ont Ă©tĂ© menĂ©es par Ă©tapes et ont comportĂ© plus de 35 tables rondes avec des syndicats et des groupes d’employeurs, des organisations communautaires, des universitaires et d’autres experts. Au cours de ces consultations, certains intervenants ont soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© d’un programme de soutien en cas d’urgence. MĂŞme si d’autres ont manifestĂ© des inquiĂ©tudes quant au fait que l’assurance-emploi est la principale source de financement de tout programme de soutien liĂ© Ă  des situations d’urgence, cela n’empĂŞche pas de mettre en place des mesures amĂ©liorant la souplesse du rĂ©gime afin qu’il soit plus apte Ă  rĂ©pondre Ă  ces Ă©vĂ©nements.

Des consultations ont également eu lieu avec des représentants de Sécurité publique Canada afin de mieux comprendre les mesures de soutien à la gestion des urgences lorsque survient une catastrophe, y compris les critères et les processus pour demander une aide fédérale. Développement économique Canada pour les Prairies et Services aux Autochtones Canada ont également été mobilisés afin de comprendre les conséquences sur les communautés locales.

Ce projet pilote permettra de mettre à l’essai une approche pour répondre à de futures catastrophes majeures. Les modifications visent à fournir un soutien du revenu d’assurance-emploi pour un groupe de travailleurs ciblés touchés par les feux de forêt de Jasper et de la Nation crie de Bunibonibee en 2024. Les modifications n’auront que peu d’incidence sur les autres travailleurs et elles n’ont pas de répercussions négatives sur les prestataires et n’imposent aucune nouvelle exigence aux entreprises. En conséquence, ces modifications ont été exemptées de publication préalable dans la Partie I de la Gazette du Canada.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Conformément à la Directive du cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une évaluation des implications des traités modernes sur le Règlement a été réalisée à l’appui de la proposition. Ce Règlement n’a aucune incidence sur les obligations découlant des traités modernes ou sur la mobilisation des populations autochtones. Aucun groupe autochtone n’a participé à l’élaboration de ce projet pilote.

Choix de l’instrument

La Loi confère à la Commission de l’assurance-emploi du Canada le pouvoir d’établir des règlements pour mettre en œuvre des projets pilotes d’une durée maximale de trois ans, afin de déterminer quelles modifications devraient être apportées à la Loi ou au Règlement afin de les harmoniser avec les pratiques, les tendances ou les modèles suivis par l’industrie en matière d’emploi ou d’améliorer les services offerts à la population.

La mise en œuvre de cette mesure temporaire de l’assurance-emploi dans le cadre d’un projet pilote permet d’octroyer un soutien opportun aux travailleurs de Jasper et de la Nation crie de Bunibonibee touchés par les feux de forêt de 2024, tout en évaluant l’efficacité d’octroyer des heures additionnelles en tant que mécanisme pour atténuer les effets d’évacuations occasionnées par des catastrophes naturelles sur les prestations qui peuvent être versées aux prestataires, avant d’envisager d’apporter des modifications au régime. Parallèlement, le projet pilote évaluera l’efficacité du recours aux codes postaux pour identifier les prestataires admissibles à une mesure précise de l’assurance-emploi.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

L’octroi de 300 heures additionnelles d’emploi assurable aux prestataires de Jasper et de la Nation crie de Bunibonibee, Ă  la suite de longues Ă©vacuations occasionnĂ©es par les feux de forĂŞt de l’étĂ© 2024, pourrait faire en sorte que certains deviennent admissibles aux prestations et, pour d’autres, cela pourrait augmenter le nombre de semaines de prestations rĂ©gulières auquel ils sont admissibles. Un avantage de la mesure sera les donnĂ©es recueillies et les leçons apprises, lesquelles peuvent servir de base Ă  l’élaboration de futures politiques. Bien que cet avantage ne puisse ĂŞtre quantifiĂ© et qu’il ne soit pas inclus dans l’analyse, il a Ă©tĂ© pris en compte de façon qualitative. Il est attendu que les versements supplĂ©mentaires de prestations d’assurance-emploi constituent le principal avantage quantitatif de ce règlement.

Les coûts engendrés par les prestataires qui n’étaient auparavant pas admissibles et qui doivent présenter une nouvelle demande de prestations dans le cadre du projet pilote pour bénéficier des heures additionnelles, les coûts pour gérer le régime, et les versements supplémentaires de prestations d’assurance-emploi découlant de ce projet pilote sont les principaux coûts associés au Règlement. Il convient de noter que ce projet pilote ne devrait pas entraîner d’augmentation du taux de cotisation à l’assurance-emploi puisque les coûts associés à cette mesure sont trop faibles pour avoir une incidence notable sur celui-ci. Par conséquent, il est attendu qu’aucun coût marginal ne sera imposé aux travailleurs ou à leurs employeurs sous la forme de cotisations supplémentaires à l’assurance-emploi.

Bien qu’Emploi et Développement social Canada (EDSC) engage des coûts pour gérer le régime, ceux-ci seront entièrement remboursés par le Compte des opérations de l’assurance-emploi. Les dépenses de fonctionnement d’EDSC sont imputées au Compte des opérations de l’assurance-emploi en tant que coût, comme l’illustre l’analyse ci-dessous.

Avantages
Avantage : Versements supplĂ©mentaires de prestations d’assurance-emploi prĂ©vus

Intervenant : Prestataires d’assurance-emploi

Pour bĂ©nĂ©ficier des heures additionnelles, le prestataire doit avoir un lieu de rĂ©sidence habituel qui, au moment de sa demande initiale de prestations, a un des codes postaux ciblĂ©s et doit faire Ă©tablir une pĂ©riode de prestations dĂ©butant entre le 21 juillet 2024 et le 19 juillet 2025.

Selon les donnĂ©es administratives de l’assurance-emploi, il est estimĂ© que 1 030 demandes bĂ©nĂ©ficieront des heures additionnelles. Certaines demandes pourraient ĂŞtre Ă©tablies sans ces heures, mais pourraient ĂŞtre admissibles Ă  des semaines supplĂ©mentaires de prestations rĂ©gulières suivant l’ajout de ces heures (« demandes existantes Â»). D’autres demandes pourraient ĂŞtre prĂ©sentĂ©es par des personnes nouvellement admissibles Ă  l’assurance-emploi grâce Ă  ces heures additionnelles (« nouvelles demandes Â»). Il est estimĂ© que 660 demandes existantes devraient Ă©puiser leurs prestations et utiliser au moins une semaine supplĂ©mentaire de prestations rĂ©gulières grâce aux heures additionnelles. Environ 370 nouvelles demandes devraient ĂŞtre Ă©tablies en raison de ces heures additionnelles.

Les prestataires actuels obtiendront en moyenne quatre semaines supplĂ©mentaires de prestations rĂ©gulières et les nouveaux se verront verser une moyenne de 17 semaines de prestations rĂ©gulières. Il s’agit de moyennes pondĂ©rĂ©es fondĂ©es sur le nombre estimatif de prestataires de Jasper et de la Nation crie de Bunibonibee, et sur les semaines d’admissibilitĂ© respectives dans la rĂ©gion Ă©conomique de l’assurance-emploi pour Jasper (sud de l’Alberta) et pour la Nation crie de Bunibonibee (nord du Manitoba). Pour les demandes existantes, le taux de prestations hebdomadaires moyen est estimĂ© Ă  592 $, en fonction du taux de prestations des demandes ayant un nombre infĂ©rieur d’heures d’emploi assurable provenant des rĂ©gions Ă©conomiques du sud de l’Alberta et du nord du Manitoba. En ce qui concerne les nouvelles demandes, leur taux de prestations hebdomadaires moyen est Ă©valuĂ© Ă  417 $, en fonction des taux de prestations associĂ©s aux demandes qui sont admissibles avec un nombre correspondant d’heures d’emploi assurable dans ces deux rĂ©gions Ă©conomiques. Selon ces taux, la mesure devrait permettre de verser environ 3,8 millions de dollars en valeur actualisĂ©e (4,3 millions de dollars, non actualisĂ©s) de prestations d’assurance-emploi supplĂ©mentaires aux personnes admissibles.

Le tableau 1 ci-dessous rĂ©sume, selon la communautĂ©, le nombre prĂ©vu de prestataires et de semaines supplĂ©mentaires de prestations utilisĂ©es, ainsi que le montant prĂ©vu des prestations Ă  verser dans le cadre du projet pilote

Tableau 1 : Prestataires qui devraient bĂ©nĂ©ficier du projet pilote selon la communautĂ©
Communauté Prestataires qui devraient bénéficier du projet pilote Nombre attendu de semaines supplémentaires utilisées Montant total attendu versé en prestations, non actualisé (en millions)
Jasper Nouvelles demandes 334 5 000 2,3 $
Demandes existantes 592 2 500 1,5 $
Nombre total de demandes 926 7 500 3,8 $
Nation crie de Bunibonibee Nouvelles demandes 37 1 200 0,3 $
Demandes existantes 66 300 0,2 $
Nombre total de demandes 103 1 500 0,5 $
Total Nouvelles demandes 371 6 200 2,6 $
Demandes existantes 658 2 800 1,7 $
Nombre total de demandes 1 029 9 000 4,3 $

Le tableau 2 prĂ©sente la rĂ©partition prĂ©vue des prestations supplĂ©mentaires par exercice. Bien que la mesure s’applique aux demandes Ă©tablies au cours d’une pĂ©riode d’un an, les prestations supplĂ©mentaires accordĂ©es au titre de celle-ci devraient ĂŞtre versĂ©es sur trois exercices financiers, soit de 2024-2025 Ă  2026-2027. Les heures additionnelles seront disponibles pour tout prestataire admissible de Jasper et de la Nation crie de Bunibonibee dont la pĂ©riode de prestations dĂ©bute entre le 21 juillet 2024 et le 19 juillet 2025. La pĂ©riode de prestations pendant laquelle un prestataire peut recevoir des prestations est gĂ©nĂ©ralement de 52 semaines après le dĂ©but de sa demande. Ainsi, certains prestataires qui commencent leur demande en 2025 pourraient recevoir les semaines supplĂ©mentaires de prestations au cours de l’exercice 2026-2027.

Tableau 2 : Prestations supplémentaires d’assurance-emploi, non actualisées (exercice, en millions de dollars)
(millions) 2024-2025 2025-2026 2026-2027 Total

Intervenant : Prestataires d’assurance-emploi

Avantage : Versements supplĂ©mentaires de prestations d’assurance-emploi prĂ©vus

1,3 $ 2,1 $ 0,9 $ 4,3 $
Coûts
CoĂ»t 1 : CoĂ»t associĂ© au temps requis pour prĂ©senter une nouvelle demande de prestations pour les prestataires auparavant non admissibles, mais qui pourraient maintenant l’être grâce Ă  l’octroi d’heures additionnelles

Intervenant : Prestataires d’assurance-emploi

Les prestataires qui ont prĂ©sentĂ© une demande après l’évacuation occasionnĂ©e par la catastrophe et qui n’étaient pas admissibles aux prestations Ă  ce moment-lĂ  puisqu’il leur manquait entre une et 300 heures d’emploi assurable devront en soumettre une nouvelle s’ils dĂ©sirent bĂ©nĂ©ficier des heures additionnelles. Seuls les prestataires qui ont tentĂ© d’avoir accès Ă  l’assurance-emploi avant l’entrĂ©e en vigueur du Règlement se retrouvent dans cette situation, car, après l’entrĂ©e en vigueur du Règlement, l’octroi des heures additionnelles se fait automatiquement lors de la première demande d’un prestataire admissible. Par consĂ©quent, ces coĂ»ts ne peuvent survenir qu’en 2024-2025.

Un coĂ»t d’opportunitĂ© de 3 308 $ en 2024-2025 est estimĂ© en fonction du temps moyen requis pour remplir un formulaire de demande d’assurance-emploi, rassembler les renseignements nĂ©cessaires, et soumettre une demande d’assurance-emploi, ainsi que le salaire horaire moyen dans les deux communautĂ©s. La durĂ©e moyenne pour remplir un formulaire de demande d’assurance-emploi est estimĂ©e Ă  30 minutes, selon les donnĂ©es analytiques internes de Service CanadarĂ©fĂ©rence 11. Le salaire horaire moyen de 21 $ par heure est basĂ© sur les donnĂ©es administratives de l’assurance-emploi utilisĂ©es pour estimer le montant prĂ©vu pour le versement des prestations d’assurance-emploi dans le cadre de ce projet pilote. Le taux de prestations hebdomadaires moyen des nouvelles demandes est estimĂ© Ă  417 $. En supposant que la somme de 417 $ reprĂ©sente 55 % de la rĂ©munĂ©ration hebdomadaire d’un prestataire et une moyenne de 36,1 heures travaillĂ©es par semainerĂ©fĂ©rence 12, un taux horaire de 21 $ a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©. Trois cent quinze nouvelles demandes ont Ă©tĂ© estimĂ©es avant la date d’entrĂ©e en vigueur, ce qui signifie que, si la mesure avait Ă©tĂ© en place en juillet 2024, ces prestataires auraient vu leur pĂ©riode de prestations commencer entre juillet et dĂ©cembre 2024.

CoĂ»t 2 : CoĂ»ts de fonctionnement d’EDSC

Intervenant : Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi

EDSC estime Ă  1,8 million de dollars (non actualisĂ©s) le total des coĂ»ts de fonctionnement supplĂ©mentaires associĂ©s Ă  la mesure. Ce coĂ»t est estimĂ© en fonction du volume prĂ©vu de prestataires et de la nature manuelle du travail de prestation de services. Ces coĂ»ts seront remboursĂ©s par le Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi sur trois exercices (1,2 million de dollars en 2024-2025, 0,6 million de dollars en 2025-2026 et 0,02 million de dollars en 2026-2027 [non actualisĂ©s]).

CoĂ»t 3 : Versements supplĂ©mentaires de prestations d’assurance-emploi prĂ©vus aux prestataires

Intervenant : Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi

Les coĂ»ts liĂ©s aux versements supplĂ©mentaires de prestations imputĂ©s au Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi sont estimĂ©s Ă  4,3 millions de dollars (non actualisĂ©s), ce qui Ă©quivaut au montant total des prestations supplĂ©mentaires qui seront reçues par les prestataires dans le cadre du projet pilote. Ces coĂ»ts s’échelonneront sur trois exercices (2024-2025 Ă  2026-2027).

ConformĂ©ment Ă  l’article 77 de la Loi, les coĂ»ts de fonctionnement d’EDSC et les versements supplĂ©mentaires de prestations d’assurance-emploi prĂ©vus seront imputĂ©s au Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi et recouvrĂ©s au moyen de futures cotisations Ă  l’assurance-emploi. Les travailleurs occupant un emploi assurable et leurs employeurs paient des cotisations sur la rĂ©munĂ©ration assurable, jusqu’à un seuil de revenu maximum. Le taux de cotisation est fixĂ© annuellement et calculĂ© en fonction d’un taux d’équilibre sur sept ans. Une analyse a Ă©tĂ© effectuĂ©e selon le Rapport actuariel 2025 sur le taux de cotisation d’assurance-emploi afin de dĂ©terminer la hausse des cotisations qui sera nĂ©cessaire pour assurer un Ă©quilibre dans le Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi sur une pĂ©riode de sept ans, en tenant compte de l’inflation. Cette analyse a permis de conclure qu’en raison de son faible coĂ»t, ce projet pilote n’entraĂ®nera pas de pressions Ă  la hausse considĂ©rable sur les cotisations Ă  l’assurance-emploi et n’entraĂ®nera pas de hausse des taux de cotisation pour 2026 ou les annĂ©es Ă  venir. Par consĂ©quent, il est Ă  supposer que l’augmentation des cotisations n’entraĂ®nera aucun coĂ»t pour les travailleurs occupant un emploi assurable ou leurs employeurs.

Résultats

Les coĂ»ts totaux sont la valeur des versements supplĂ©mentaires de prestations dĂ©frayĂ©s par le Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi, les coĂ»ts de fonctionnement d’EDSC qui sont imputĂ©s au Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi, et le coĂ»t pour les prestataires qui doivent prĂ©senter une nouvelle demande pour ĂŞtre admissibles aux prestations une fois les heures additionnelles en place. Les avantages sont la valeur des versements supplĂ©mentaires de prestations reçus par les prestataires. Le total des coĂ»ts est de 5 432 277 $ en valeur actualisĂ©e, le total des avantages est de 3 809 172 $ en valeur actualisĂ©e et les rĂ©percussions nettes sont de 1 623 105 $ en valeur actualisĂ©e sur une pĂ©riode de trois exercices.

Énoncé des avantages et coûts
Tableau 3 : Avantages monétarisés
Intervenant touchĂ© Description de l’avantage AnnĂ©e 1 (2024-2025) AnnĂ©e 2 (2025-2026) AnnĂ©e 3 (2026-2027) Total (valeur actualisĂ©e) Valeur annualisĂ©e
Prestataires d’assurance-emploi Versements supplĂ©mentaires de prestations d’assurance-emploi prĂ©vus 1 300 000 $ 2 129 000 $ 900 000 $ 3 809 172 $ 1 451 491 $
Tableau 4 : Coûts monétarisés
Intervenant touchĂ© Description des coĂ»ts AnnĂ©e 1 (2024-2025) AnnĂ©e 2 (2025-2026) AnnĂ©e 3 (2026-2027) Total (valeur actualisĂ©e) Valeur annualisĂ©e
Prestataires d’assurance-emploi PrĂ©senter une nouvelle demande pour bĂ©nĂ©ficier du projet pilote 3 308 $ 0 $ 0 $ 3 091 $ 1 178 $
Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi CoĂ»ts de fonctionnement d’EDSC 1 164 275 $ 587 858 $ 22 600 $ 1 620 014 $ 617 309 $
Compte des opĂ©rations de l’assurance-emploi Versements supplĂ©mentaires de prestations d’assurance-emploi prĂ©vus 1 300 000 $ 2 129 000 $ 900 000 $ 3 809 172 $ 1 451 491 $
Tous les intervenants Total des coĂ»ts 2 467 583 $ 2 716 858 $ 922 600 $ 5 432 277 $ 2 069 978 $
Tableau 5 : Résumé des avantages et des coûts monétarisés
RĂ©percussions AnnĂ©e 1 (2024-2025) AnnĂ©e 2 (2025-2026) AnnĂ©e 3 (2026-2027) Total (valeur actualisĂ©e) Valeur annualisĂ©e
Total des avantages 1 300 000 $ 2 129 000 $ 900 000 $ 3 809 172 $ 1 451 491 $
Total des coĂ»ts 2 467 583 $ 2 716 858 $ 922 600 $ 5 432 277 $ 2 069 978 $
RĂ©percussions nettes 1 167 583 $ 587 858 $ 22 600 $ 1 623 105 $ 618 487 $

Lentille des petites entreprises

L’analyse au titre de la lentille des petites entreprises a permis de conclure que le Règlement n’a pas d’incidence sur les petites entreprises canadiennes. Aucun fardeau réglementaire, administratif ou de conformité n’a été relevé pour celles-ci. Conformément aux procédures normalisées actuellement en vigueur pour que les entreprises se conforment au régime d’assurance-emploi, elles continueront d’être tenues de fournir un relevé d’emploi en cas de cessation d’emploi, sans aucun changement à la forme ou à la fréquence à la suite de ce projet pilote.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car il n’y a pas de changement graduel du fardeau administratif pour les entreprises, et aucun titre rĂ©glementaire n’est abrogĂ© ou introduit.

Le Règlement ne crée pas de nouveau fardeau pour les employeurs. Service Canada octroiera les heures additionnelles d’emploi assurable à la période de référence des prestataires admissibles. Aucune mesure supplémentaire n’est requise de la part de l’employeur.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le Règlement n’a pas de répercussions sur les obligations découlant d’accords internationaux (commerce, environnement, droits de la personne, etc.) ou sur les normes volontaires. Il ne vise pas à minimiser ou à réduire les différences réglementaires ni à accroître la compatibilité réglementaire avec une autre administration. Il n’introduit pas d’exigences canadiennes particulières qui diffèrent de la réglementation existante dans d’autres administrations dans le cadre d’un programme international.

Le régime d’assurance-emploi est un programme fédéral offert partout au Canada.

Effets sur l’environnement

ConformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et Ă©conomique stratĂ©gique, une telle Ă©valuation a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e. Les propositions rĂ©glementaires soumises Ă  la Directive du Cabinet sur la rĂ©glementation sont exemptĂ©es des Ă©lĂ©ments d’analyse Ă©conomique de la Directive sur l’évaluation environnementale et Ă©conomique stratĂ©gique. L’examen effectuĂ© pour complĂ©ter l’Optique de climat, de nature et d’économie (OCNE) a rĂ©vĂ©lĂ© que ce règlement contribue Ă  la section « Ă‰conomie et travailleurs Â» de la StratĂ©gie nationale d’adaptation du Canada, car il soutient les efforts du rĂ©gime d’assurance-emploi visant Ă  faciliter la rĂ©silience Ă©conomique des travailleurs qui sont confrontĂ©s Ă  une perte d’emploi temporaire Ă  cause de catastrophes naturelles, dont la frĂ©quence et la gravitĂ© augmentent en raison du changement climatique.

Analyse comparative entre les sexes plus

Cette analyse utilise les données du Rapport annuel de contrôle et d’évaluation de l’assurance-emploi et les données administratives du régime ainsi que celles des enquêtes de Statistique Canada. Les données administratives de l’assurance-emploi fournissent des renseignements sur le sexe des prestataires et quelques renseignements sur l’appartenance à une minorité raciale, le statut d’autochtone et la situation de handicap des prestataires. Toutefois, ces renseignements sont fournis sur une base volontaire, ce qui limite grandement toute analyse potentielle. Le régime ne recueille pas de données sur les caractéristiques de santé, l’éducation, l’origine ethnique, les caractéristiques socioéconomiques, culturelles ou familiales des prestataires. Aucune donnée n’est actuellement disponible pour d’autres groupes de l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+).

Les travailleurs de Jasper et de la Nation crie de Bunibonibee, qui pourraient avoir de la difficulté à avoir accès à l’assurance-emploi ou à être admissibles à un nombre suffisant de semaines de prestations régulières à cause des longues évacuations de leurs communautés occasionnées par des feux de forêt, constituent la population visée par ce règlement.

Cette mesure devrait être particulièrement bénéfique aux travailleurs saisonniers dont la saison de travail a été interrompue, y compris les travailleurs étrangers, les personnes qui viennent de reprendre le travail après un congé, celles qui sont admissibles à l’assurance-emploi en ayant accumulé moins d’heures de travail, comme les travailleurs à temps partiel, et celles qui deviennent membres de la population active.

La majoritĂ© des prestataires seraient des travailleurs du principal groupe d’âge actif (c’est-Ă -dire de 25 Ă  44 ans). La plupart d’entre eux seraient Ă©galement des personnes Ă  faible revenu, plus de 70 % gagnant 40 000 dollars ou moins, dont un quart des prestataires gagnant moins de 20 000 dollars par an. D’après les donnĂ©es extraites des demandes d’assurance-emploi, environ un tiers des bĂ©nĂ©ficiaires devraient ĂŞtre des personnes ayant un numĂ©ro d’assurance sociale de la sĂ©rie 900 (par exemple les travailleurs Ă©trangers temporaires, les nouveaux immigrants, les Ă©tudiants dĂ©tenteurs d’un visa de travail).

Les femmes devraient reprĂ©senter environ 40 % des prestataires qui bĂ©nĂ©ficieraient des semaines supplĂ©mentaires de prestations grâce aux heures additionnelles, et une proportion plus grande (environ la moitiĂ©) de ceux qui devraient avoir accès Ă  l’assurance-emploi grâce Ă  ces dernières. L’effet le plus important sur l’accès des femmes aux prestations d’assurance-emploi que sur le nombre de semaines auquel elles sont admissibles s’explique par le fait que les femmes sont plus susceptibles de travailler Ă  temps partiel que les hommes, Ă©tant ainsi plus Ă  risque de ne pas avoir suffisamment d’heures pour ĂŞtre admissibles Ă  l’assurance-emploi, et qu’elles sont Ă©galement plus enclines que les hommes Ă  prendre des congĂ©s parentaux, pour proches aidants et de maladie, pour lesquels le nombre de semaines est fixe. Par exemple, selon le Rapport de contrĂ´le et d’évaluation de l’assurance-emploi, en 2022-2023, les femmes ont Ă©tabli 70,7 % des nouvelles demandes de prestations parentales et 57,7 % des demandes de prestations de maladie et elles ont reçu 65,9 % du montant total versĂ© au titre des prestations d’assurance pour soignants.

Selon les donnĂ©es du recensement de 2016, 98 % des rĂ©sidents de la Nation crie de Bunibonibee sont de descendance crie. Par consĂ©quent, les personnes au sein de cette communautĂ© qui bĂ©nĂ©ficieront du projet pilote devraient ĂŞtre majoritairement des Autochtones.

En raison de la nature hautement saisonnière de l’économie de Jasper, les personnes qui bénéficieront du projet pilote devraient être employées dans les services d’hébergement et de restauration; les arts, les spectacles et les loisirs, et le commerce de détail.

Mise en œuvre, et conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Une équipe spécialisée de Service Canada traitera manuellement les demandes admissibles pendant la validité de la mesure. Une telle approche est nécessaire en raison de l’admissibilité fondée sur des codes postaux ciblés et du délai serré dans lequel la mesure a été mise en place. Ce travail consiste à répertorier les personnes admissibles à la mesure, à communiquer avec elles et à les encourager à présenter une nouvelle demande d’assurance-emploi si elles n’ont pas eu accès aux prestations dans les semaines qui ont suivi les évacuations de Jasper et de la Nation crie de Bunibonibee. Ce travail comprend également la mise à jour des demandes existantes admissibles pour y ajouter les heures additionnelles; et lorsque ce changement se traduit par des semaines supplémentaires de prestations, les prestataires en seront informés. La mise en œuvre comprend également des modifications aux procédures et aux documents de référence afin de refléter le processus manuel, le contenu destiné au public et les communications internes.

Les considérations relatives à la prestation de services associées à cette mise en œuvre comprennent les conséquences d’une solution manuelle qui pourraient ne pas s’intégrer harmonieusement à l’automatisation des demandes. Bien que des efforts seront faits pour minimiser les répercussions, le traitement manuel pourrait avoir une incidence sur l’expérience du client (par exemple les prestataires pourraient ne pas voir l’état de leur demande dans Mon dossier Service Canada).

Conformité et application

Cette initiative étant lancée dans le cadre du régime d’assurance-emploi, les mêmes pouvoirs de conformité et d’application de la loi que ceux actuellement prévus par la Loi seront exercés. Les contrôles de conformité consistent à veiller au respect de la législation, de la réglementation et des politiques applicables, y compris la détection des cas d’erreurs, de fausses déclarations et d’abus. Les enquêtes sur l’application de la loi ont lieu lorsqu’il existe des motifs raisonnables de soupçonner qu’une infraction à la Loi a été commise et, si les preuves sont suffisantes, des poursuites peuvent être entamées.

Normes de service

Service Canada offre aux clients un point d’accès unique Ă  un large Ă©ventail de services et de prestations du gouvernement, y compris le traitement des demandes d’assurance-emploi et les versements affĂ©rents. En ce qui concerne les normes de service, l’objectif du ministère est d’émettre un paiement ou un avis de non-admissibilitĂ© dans les 28 jours suivant la date de rĂ©ception de la demande, 80 % du temps.

Personne-ressource

Benoit Cadieux
Directeur
Direction de la politique de l’assurance-emploi
Direction générale des compétences et de l’emploi
Emploi et Développement social Canada
140, promenade du Portage, Phase IV
Gatineau (Québec)
K1A 0J9
Courriel : benoit.cadieux@hrsdc-rhdcc.gc.ca