Règlement modifiant certains règlements pris en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes : DORS/2024-266

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 1

Enregistrement
DORS/2024-266 Le 16 dĂ©cembre 2024

LOI SUR LE RECYCLAGE DES PRODUITS DE LA CRIMINALITÉ ET LE FINANCEMENT DES ACTIVITÉS TERRORISTES

C.P. 2024-1322 Le 16 dĂ©cembre 2024

Sur recommandation de la ministre des Finances et en vertu des paragraphes 9.93(4)rĂ©fĂ©rence a et 11.12(1)rĂ©fĂ©rence b et des alinĂ©as 73(1)f)rĂ©fĂ©rence c, j)rĂ©fĂ©rence c et l)rĂ©fĂ©rence c et 73.1(1)a)rĂ©fĂ©rence d et b)rĂ©fĂ©rence d de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes rĂ©fĂ©rence e, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant certains règlements pris en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes, ci-après.

Règlement modifiant certains règlements pris en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes

Règlement sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes

1 Le Règlement sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ© par adjonction, après l’article 37, de ce qui suit :

37.1 (1) Les documents visĂ©s au paragraphe 9.93(2) de la Loi doivent avoir Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©s au plus six mois avant la date de l’examen prĂ©vu au paragraphe 9.93(1) de la Loi.

(2) Pour l’application du paragraphe 9.93(4) de la Loi, l’entreprise de services monĂ©taires conserve les documents obtenus pour l’application du paragraphe 9.93(1) de la Loi pour une pĂ©riode de cinq ans suivant la date de leur obtention.

Règlement sur l’inscription – recyclage des produits de la criminalitĂ© et financement des activitĂ©s terroristes

2 Le Règlement sur l’inscription — recyclage des produits de la criminalitĂ© et financement des activitĂ©s terroristes rĂ©fĂ©rence 2 est modifiĂ© par adjonction, après l’article 6.01, de ce qui suit :

6.02 (1) Pour l’application de l’alinĂ©a 11.12(1)c.2) de la Loi, le demandeur qui est une personne morale fournit, avec sa demande, les documents suivants :

(2) Pour l’application de l’alinĂ©a 11.12(1)c.2) de la Loi, le demandeur qui est une entitĂ© autre qu’une personne morale fournit, avec sa demande, les documents suivants :

6.03 (1) Les documents visĂ©s aux alinĂ©as 11.12(1)b) et c) de la Loi doivent avoir Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©s au plus six mois avant la date de la prĂ©sentation de la demande.

(2) L’entreprise de services monĂ©taires ou l’entreprise de services monĂ©taires Ă©trangère conserve les documents visĂ©s aux alinĂ©as 11.12(1)b) et c) et au paragraphe 11.12(1.1) de la Loi pour une pĂ©riode de cinq ans suivant la date de la prĂ©sentation de la demande d’inscription qui contient ces documents ou, s’ils ont Ă©tĂ© communiquĂ© conformĂ©ment au paragraphe 11.13(1) de la Loi, pour une pĂ©riode de cinq ans suivant la date de cette communication.

3 L’article 8.1 de la partie B de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

8.1 Si le demandeur est une entreprise de services monétaires étrangère, numéro de téléphone et adresse de courriel de la personne qui réside au Canada et qui est autorisée à accepter, au nom du demandeur, des avis signifiés par ou pour le Centre en vertu de la Loi

8.2 Si un document qui fait Ă©tat des condamnations criminelles portĂ©es Ă  son dossier — ou, si le demandeur est une entitĂ©, un document qui fait Ă©tat des condamnations criminelles portĂ©es au dossier de son premier dirigeant, de son prĂ©sident, de chacun de ses administrateurs et de toute personne qui dĂ©tient ou contrĂ´le, directement ou indirectement, au moins vingt pour cent de l’entitĂ© ou au moins vingt pour cent des actions de l’entitĂ© — ou qui atteste de l’absence de dossier est dans une langue autre que le français ou l’anglais :

4 La partie C de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 5, de ce qui suit :

6 Date de dĂ©livrance et pays, subdivision politique ou territoire et ville de dĂ©livrance des documents obtenus et examinĂ©s au titre du paragraphe 9.93(1) de la Loi ainsi que nom de l’autoritĂ© ou de l’entitĂ© qui a dĂ©livrĂ© le document

7 Date Ă  laquelle le demandeur devra effectuer le prochain examen au titre de l’alinĂ©a 9.93(1)b) de la Loi

8 Si le mandataire est une personne, sa date de naissance et pays et subdivision politique ou territoire de naissance et de résidence

9 Si le mandataire est une personne morale, nom, date de naissance et pays et subdivision politique ou territoire de naissance et de résidence du premier dirigeant, du président et de chacun des administrateurs de la personne morale ainsi que de chaque personne qui détient ou contrôle, directement ou indirectement, au moins vingt pour cent des actions de la personne morale

10 Si le mandataire est une entité autre qu’une personne morale, nom, date de naissance et pays et subdivision politique ou territoire de naissance et de résidence du premier dirigeant, du président et de chacun des administrateurs de l’entité ainsi que de chaque personne qui détient ou contrôle, directement ou indirectement, au moins vingt pour cent de l’entité

Règlement sur les pĂ©nalitĂ©s administratives — recyclage des produits de la criminalitĂ© et financement des activitĂ©s terroristes

5 La partie 1 de l’annexe du Règlement sur les pĂ©nalitĂ©s administratives — recyclage des produits de la criminalitĂ© et financement des activitĂ©s terroristes rĂ©fĂ©rence 3 est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 14, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Disposition de la Loi

Colonne 2

Nature de la violation

14.1 9.91 Grave
14.2 9.92a) Grave
14.3 9.92b) Grave
14.4 9.93(1)a) Grave
14.5 9.93(1)b) Grave
14.6 9.93(3) Grave
14.7 9.93(4) Mineure
6 La partie 1 de l’annexe du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 16, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Disposition de la Loi

Colonne 2

Nature de la violation

16.1 11.12(1.1) Grave

Entrée en vigueur

7 Le prĂ©sent règlement entre en vigueur Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur de l’article 182 de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2023, chapitre 26 des Lois du Canada (2023), ou, si elle est postĂ©rieure, Ă  la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie des règlements.)

Résumé

Enjeux : Pour rester pertinent et efficace, le RĂ©gime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes (LRPC/FAT) doit continuellement surveiller les risques et menaces et s’adapter aux nouveaux risques et menaces, qui, si rien n’est fait, peuvent compromettre la sĂ©curitĂ© des Canadiens, l’intĂ©gritĂ© du système financier et la sĂ©curitĂ© nationale. De plus,le ministère des Finances a dĂ©terminĂ© la nĂ©cessitĂ© d’apporter des modifications rĂ©glementaires pour mettre en Ĺ“uvre les mesures annoncĂ©es dans les budgets prĂ©cĂ©dents et l’ÉnoncĂ© Ă©conomique de l’automne 2023, rĂ©pondre aux recommandations du dernier examen parlementaire de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes en 2018, rĂ©pondre aux critiques du rĂ©gime, comme la Commission d’enquĂŞte de 2022 sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© en Colombie-Britannique (C.-B.), connue sous le nom de « Commission Cullen Â», et mettre en Ĺ“uvre des normes internationales dans le cadre du Groupe d’action financière (GAFI), l’organisme international de normalisation en matière de LRPC/FAT, plaçant ainsi le Canada dans une position positive pour sa prochaine Ă©valuation mutuelle par le GAFI en 2025-2026.

Description : Le Règlement modifiant certains règlements pris en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes (les modifications) rĂ©pondrait aux risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes en prenant cinq mesures distinctes. La première rĂ©pond Ă  la nĂ©cessitĂ© de disposer de systèmes solides permettant Ă  la fois d’imposer des sanctions et de lutter contre le contournement des sanctions en crĂ©ant un nouveau rapport sur les biens sanctionnĂ©s. La deuxième renforce le cadre d’inscription des entreprises de services monĂ©taires (ESM) en matière de LRPC/FAT en crĂ©ant un soutien rĂ©glementaire Ă  l’obligation lĂ©gislative pour les ESM de soumettre des informations concernant la vĂ©rification du casier judiciaire de leurs agents au Centre d’analyse des opĂ©rations et dĂ©clarations financières du Canada (CANAFE), s’assurer que leurs agents et leurs directeurs gĂ©nĂ©raux, prĂ©sidents, administrateurs et actionnaires importants ne sont pas soumis aux exigences d’inadmissibilitĂ© Ă©noncĂ©es dans la Loi, et obtenir et prĂ©senter au CANAFE une vĂ©rification du casier judiciaire de leurs directeurs gĂ©nĂ©raux, prĂ©sidents, administrateurs et actionnaires importants dans le cadre de l’inscription et de la rĂ©inscription de l’ESM, et ce, tous les deux ans. La troisième consiste Ă  adopter des exigences rĂ©glementaires en matière de LRPC/FAT pour les acquĂ©reurs qui relient les guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche (GAPEB) aux systèmes de paiement afin de lutter contre les risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes liĂ©s Ă  ce secteur. La quatrième consiste Ă  lutter davantage contre les risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes dans le secteur immobilier en adoptant des exigences rĂ©glementaires en matière de LRPC/FAT pour les assureurs de titres et en crĂ©ant une obligation pour les reprĂ©sentants immobiliers d’identifier les parties non reprĂ©sentĂ©es et tout tiers dans les transactions immobilières. La cinquième consiste Ă  exiger des casinos qu’ils s’enquièrent et dĂ©clarent le bĂ©nĂ©ficiaire final des dĂ©boursĂ©s du casino dans une nouvelle section sur le formulaire de dĂ©claration des dĂ©boursements du casino.

Justification : Le rĂ©gime LRPC/FAT du Canada aide Ă  protĂ©ger l’intĂ©gritĂ© du système financier canadien en dissuadant les personnes de l’utiliser pour blanchir de l’argent, financer les activitĂ©s terroristes ou d’autres activitĂ©s financières criminelles. Les modifications rĂ©glementaires renforcent le RĂ©gime en s’attaquant davantage Ă  certains risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes. Les modifications concernant la dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s, les GAPEB, les biens immobiliers et la dĂ©claration de dĂ©boursements de casino rĂ©pondent aux obligations internationales non discrĂ©tionnaires du Canada aux termes du GAFI. Le renforcement de l’adhĂ©sion Ă  ces normes amĂ©liorera l’intĂ©gritĂ© du cadre mondial de lutte contre le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes et aura des retombĂ©es positives sur la rĂ©putation internationale du Canada. Il contribuera Ă©galement Ă  l’alignement de la rĂ©glementation sur les rĂ©gimes de LRPC/FAT d’autres pays, facilitant ainsi les activitĂ©s des entreprises canadiennes Ă  l’échelle internationale. Les modifications rĂ©glementaires entraĂ®neront une valeur actuelle totale estimĂ©e Ă  15,7 millions de dollars en coĂ»ts sur une pĂ©riode de 10 ans. Les modifications prĂ©sentent des avantages substantiels, comme l’amĂ©lioration de l’intĂ©gritĂ© du cadre mondial de LRPC/FAT et le maintien de la rĂ©putation internationale du Canada, qui ne peuvent ĂŞtre monĂ©tisĂ©s Ă©tant donnĂ© l’absence de donnĂ©es disponibles ou fiables pour mesurer avec prĂ©cision les avantages sur le plan de la rĂ©putation, de l’économie et de la sĂ©curitĂ© nationale.

Enjeux

Pour rester pertinent et efficace, le Régime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes (LRPC/FAT) doit continuellement surveiller les risques et menaces et s’adapter aux nouveaux risques et menaces, qui, si rien n’est fait, peuvent compromettre la sécurité des Canadiens, l’intégrité du système financier et la sécurité nationale. Les partenaires du Régime de LRPC/FAT ont besoin des autorisations, des ressources, des outils et de l’expertise nécessaires pour remplir leur rôle de prévention, de détection et de perturbation des activités de recyclage des produits de la criminalité et de financement des activités terroristes. Cela peut inclure de nouvelles mesures visant à modifier l’ensemble des exigences en matière de LRPC/FAT applicables aux entités déclarantes, à introduire de nouveaux secteurs dans le champ d’application de la réglementation en matière de LRPC/FAT et à améliorer les opérations du Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE). Les mesures visant à améliorer le cadre législatif canadien de LRPC/FAT doivent également équilibrer la nécessité de s’attaquer aux risques cernés en matière de LRPC/FAT et les coûts et le fardeau réglementaire imposés aux entreprises, ce qui comprend l’adoption d’une approche fondée sur les risques dans la mesure du possible pour optimiser l’efficacité du Régime tout en réduisant au minimum le fardeau.

Pour soutenir un rĂ©gime fĂ©dĂ©ral de LRPC/FAT plus efficace, le ministère des Finances a dĂ©terminĂ© la nĂ©cessitĂ© d’apporter des modifications rĂ©glementaires pour mettre en Ĺ“uvre les mesures annoncĂ©es dans les budgets prĂ©cĂ©dents et dans l’ÉnoncĂ© Ă©conomique de l’automne 2023, de renforcer le cadre lĂ©gislatif et rĂ©glementaire de LRPC/FAT, donner suite aux recommandations du dernier examen parlementaire de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes (LRPCFAT) en 2018, de rĂ©pondre aux critiques du rĂ©gime, comme la Commission d’enquĂŞte de 2022 sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© en Colombie-Britannique, connue sous le nom de « Commission Cullen Â», et de mettre en Ĺ“uvre des normes internationales dans le cadre du Groupe d’action financière (GAFI), l’organisme international de normalisation en matière de LRPC/FAT, qui positionnera le Canada de manière positive pour sa prochaine Ă©valuation mutuelle par le GAFI en 2025-2026.

Déclaration des biens sanctionnés

Avant l’invasion de l’Ukraine, les sanctions Ă©taient principalement imposĂ©es contre des personnes, des entitĂ©s et des pays ayant des liens Ă©conomiques et financiers relativement faibles avec le Canada. La situation prĂ©sentĂ©e par la Russie nĂ©cessite la mise en place de systèmes plus robustes pour Ă  la fois recourir aux sanctions et lutter contre le contournement des sanctions, notamment au moyen de rapports clairs et efficaces sur les biens sanctionnĂ©s au Canada. Le rĂ©gime de biens sanctionnĂ©s a Ă©tĂ© annoncĂ© dans le budget de 2023, obligeant le secteur financier Ă  dĂ©clarer au CANAFE les renseignements sur les biens sanctionnĂ©s, et les modifications rĂ©glementaires permettront de mettre en Ĺ“uvre les modifications lĂ©gislatives dans la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2023 et dans la Loi d’exĂ©cution de l’énoncĂ© Ă©conomique de l’automne de 2023.

En plus de renforcer les mesures visant à lutter contre le contournement des sanctions autonomes du Canada aux termes de la Loi sur les mesures économiques spéciales, le ministère des Finances a déterminé la nécessité d’apporter des modifications réglementaires pour répondre aux obligations internationales. Conformément à la recommandation 6 sur les sanctions financières liées au terrorisme et au financement des activités terroristes et à la recommandation 7 sur les sanctions financières ciblées liées à la prolifération, le GAFI exige que tous les pays membres aient mis en place une loi ou un règlement pour garantir que les institutions financières et certaines professions mettent en œuvre les listes mandatées par l’Organisation des Nations unies (ONU). La déclaration des biens sanctionnés est un élément important de la mise en œuvre des listes de sanctions mandatées par l’ONU, ainsi que de la mise en œuvre des autres dispositions relatives aux sanctions ciblées du Canada, car elle garantit que les entités déclarantes mettent en œuvre les sanctions et en font rapport de manière efficace. Le Canada ne dispose pas actuellement d’un processus normalisé intégré au cadre LRPC/FAT pour la déclaration des biens sanctionnés et le ministère des Finances a évalué que des modifications réglementaires sont nécessaires pour combler cette lacune sur le plan de la conformité du Canada aux obligations du GAFI.

Cadre d’inscription des entreprises de services monétaires (ESM)

Aux termes de la LRPCFAT, les ESM sont des personnes ou des entitĂ©s qui offrent un ou plusieurs des services suivants : opĂ©rations de change, remise ou transmission de fonds, Ă©mission ou rachat de mandats ou d’autres instruments semblables, nĂ©gociant en monnaie virtuelle ou proposant des services de plateforme de financement participatif, ou des personnes transportant des espèces ou des mandats, des chèques de voyage ou d’autres instruments nĂ©gociables. La Mise Ă  jour de l’évaluation des risques inhĂ©rents au recyclage des produits de la criminalitĂ© et au financement des activitĂ©s terroristes au Canada note que le secteur des ESM est intrinsèquement vulnĂ©rable aux risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© en raison de la gamme de produits et de services qu’il offre, de son intĂ©gration au système financier et de sa vaste portĂ©e gĂ©ographique au Canada et Ă  l’étranger. Ce risque est accru lorsqu’un acteur criminel est capable d’infiltrer la structure d’entreprise d’une ESM. Lors de leur inscription auprès du CANAFE, les ESM Ă©trangères sont tenues de fournir au CANAFE une vĂ©rification du casier judiciaire de leur chef de la direction, de leur prĂ©sident, de leurs administrateurs et de toute personne qui contrĂ´le directement ou indirectement 20 % ou plus de l’entitĂ© ou des actions de l’entitĂ©. Le budget de 2023 a annoncĂ© des mesures visant Ă  renforcer davantage le cadre d’inscription des ESM, notamment par la vĂ©rification du casier judiciaire, afin de prĂ©venir l’utilisation abusive des ESM Ă  des fins de recyclage des produits de la criminalitĂ©. Les règlements sont nĂ©cessaires avant que les modifications lĂ©gislatives visant Ă  renforcer le cadre d’inscription des ESM prĂ©vu dans la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2023 et les modifications lĂ©gislatives qui font rĂ©fĂ©rence Ă  des infractions criminelles en cas de violation des exigences figurant dans la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2024 puissent entrer en vigueur.

Guichets automatiques privés à étiquette blanche (GAPEB)

Les GAPEB, souvent situĂ©s dans des points de vente au dĂ©tail, sont des distributeurs automatiques dĂ©tenus et exploitĂ©s par des entreprises privĂ©es. Les GAPEB se connectent aux rĂ©seaux de paiement en Ă©tablissant des liens avec des sociĂ©tĂ©s intermĂ©diaires appelĂ©es « acquĂ©reurs Â». La Mise Ă  jour de l’évaluation des risques inhĂ©rents au recyclage des produits de la criminalitĂ© et au financement des activitĂ©s terroristes au Canada de 2023 a rĂ©vĂ©lĂ© que les GAPEB sont très vulnĂ©rables au recyclage des produits de la criminalitĂ© et peuvent ĂŞtre dĂ©tenus et exploitĂ©s directement par des criminels ou par des entreprises lĂ©gitimes qui peuvent ĂŞtre contrĂ´lĂ©es par des criminels. Une Ă©valuation du renseignement stratĂ©gique de la GRC de 2008 a conclu que des groupes du crime organisĂ© avaient infiltrĂ© le secteur des GAPEB et a estimĂ© que 315 millions de dollars par annĂ©e pourraient ĂŞtre blanchis grâce aux GAPEB et potentiellement jusqu’à un milliard de dollars par an. En 2008, le ministère des Finances a collaborĂ© avec des reprĂ©sentants des rĂ©seaux de paiement canadiens afin d’élaborer un ensemble de règles sectorielles volontaires et autoapplicables pour attĂ©nuer les risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes posĂ©s par les GAPEB. Cependant, la GRC continue de signaler que les GAPEB sont soupçonnĂ©s d’être liĂ©s Ă  des activitĂ©s criminelles. En 2018, le ComitĂ© permanent des finances de la Chambre des communes (FINA) a recommandĂ© que le secteur des GAPEB soit soumis Ă  une rĂ©glementation en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes (LRPCFAT). En 2022, la Commission d’enquĂŞte sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© en Colombie-Britannique, connue sous le nom de « Commission Cullen Â», a Ă©galement examinĂ© les GAPEB, mais a finalement recommandĂ© de ne pas les rĂ©glementer Ă  l’échelle provinciale, soulignant qu’une rĂ©glementation des GAPEB serait plus adĂ©quate Ă  l’échelle fĂ©dĂ©rale en les soumettant Ă  la LRPCFAT.

Le gouvernement a annoncé son intention de réglementer les acquéreurs de GAPEB en vertu de la LRPCFAT dans l’Énoncé économique de l’automne 2023. Les modifications législatives visant à réglementer les acquéreurs de GAPEB en tant qu’ESM ont ensuite été apportées à la Loi sur l’énoncé économique de l’automne 2023. Des règlements sont nécessaires pour préciser les renseignements d’inscription à fournir au CANAFE, ainsi que les exigences liées à la tenue des registres et à la vérification de l’identité afin de mettre en vigueur le cadre réglementaire pour les acquéreurs de GAPEB.

Des modifications aux règlements sont Ă©galement nĂ©cessaires pour que le Canada se conforme aux normes du GAFI. La recommandation 1 du GAFI exige que les pays Ă©valuent leurs risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes et prennent des mesures pour garantir que les risques sont efficacement attĂ©nuĂ©s. Lors de la dernière Ă©valuation mutuelle du Canada en 2016, le GAFI a soulignĂ© l’absence d’exigences en matière de LRPC pour les GAPEB comme une lacune dans le rĂ©gime LRPC/FAT du Canada. Les modifications rĂ©glementaires sont nĂ©cessaires pour combler cette lacune.

Immobilier (assureurs de titres et parties non représentées)

Le marchĂ© immobilier canadien a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© comme Ă©tant un secteur très vulnĂ©rable au recyclage des produits de la criminalitĂ©, notamment par la « Commission Cullen Â», le GAFI et, en 2023, la Mise Ă  jour de l’évaluation des risques inhĂ©rents au recyclage des produits de la criminalitĂ© et au financement des activitĂ©s terroristes au Canada.

Les assureurs de titres offrent des polices d’assurance qui protègent les propriétaires d’immeubles résidentiels ou commerciaux ou leurs prêteurs contre les pertes liées au titre de propriété ou à la propriété. Bien que l’assurance de titres ne soit pas obligatoire, de nombreux prêteurs exigent son achat dans le cadre de la convention hypothécaire et, par conséquent, les assureurs de titres participent à la plupart des transactions immobilières résidentielles au Canada. La fraude, un délit sous-jacent bien connu au recyclage des produits de la criminalité, est en hausse dans le secteur immobilier, avec de plus en plus de signalements de criminels utilisant la fraude au titre de propriété pour voler la propriété d’une maison afin de bénéficier de sa valeur. Les examens successifs du régime canadien de LRPC/FAT, y compris l’examen parlementaire de 2018 de la LRPCFAT, ont soutenu que les assureurs de titres soient assujettis à des obligations formelles aux termes de la LRPCFAT.

Ă€ l’heure actuelle, les reprĂ©sentants immobiliers ne sont tenus de prendre des « mesures raisonnables Â» que pour identifier les parties non reprĂ©sentĂ©es (c.-Ă -d. les parties Ă  une transaction immobilière qui ne sont pas reprĂ©sentĂ©es par un agent immobilier). MalgrĂ© l’approche des mesures raisonnables, les risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© dans le secteur immobilier continuent d’augmenter, tout comme les rapports faisant Ă©tat d’une utilisation criminelle du secteur immobilier Ă  des fins de recyclage des produits de la criminalitĂ©. Compte tenu de ces facteurs, l’approche des « mesures raisonnables Â» pourrait devoir ĂŞtre renforcĂ©e pour mieux dĂ©tecter et dĂ©courager le recyclage des produits de la criminalitĂ© dans le secteur immobilier.

L’Énoncé économique de l’automne 2023 a annoncé l’intention du gouvernement de lutter contre les risques de fraude et de recyclage des produits de la criminalité dans le secteur immobilier en imposant les exigences de la LRPCFAT aux assureurs de titres et en exigeant que les représentants immobiliers identifient les parties non représentées et les tiers dans les transactions immobilières. Le ministère des Finances a estimé que seules des modifications réglementaires étaient nécessaires pour mettre en œuvre ces engagements et qu’aucun règlement visant à mettre en œuvre les propositions immobilières annoncées dans l’Énoncé économique de l’automne 2023 n’a été inclus dans la Loi sur l’Énoncé économique de l’automne 2023.

Les modifications rĂ©glementaires sont nĂ©cessaires pour que le Canada puisse se conformer Ă  ses obligations internationales en matière de LRPC/FAT. La recommandation 22 du GAFI exige que toutes les entreprises et professions non financières dĂ©signĂ©es, y compris les professionnels de l’immobilier, appliquent les exigences de diligence raisonnable Ă  l’égard de la clientèle et de tenue de registres. Le GAFI note que les professionnels de l’immobilier comprennent les agents immobiliers ainsi que les professionnels qui peuvent effectuer ou prĂ©parer des transactions pour des clients touchant l’achat et la vente de biens immobiliers, comme les avocats, les promoteurs immobiliers, les assureurs de titres et d’autres professionnels du droit indĂ©pendants et des comptables.

Déclarations de déboursements de casino

Les casinos constituent un secteur Ă  haut risque en matière de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes. Pour cette raison, les casinos sont actuellement tenus de dĂ©clarer au CANAFE les dĂ©boursĂ©s supĂ©rieurs Ă  10 000 $. Cependant, l’absence d’obligation de dĂ©claration du bĂ©nĂ©ficiaire final pour les versements encaissĂ©s par un tiers constituait une faille exploitable par les blanchisseurs d’argent. Le ministère des Finances a donc dĂ©terminĂ© la nĂ©cessitĂ© d’apporter des modifications rĂ©glementaires pour combler cette lacune dans la dĂ©claration de dĂ©boursements de casino.

Les recommandations 24 et 25 du GAFI exigent des pays qu’ils Ă©valuent le risque de dĂ©tournement des personnes morales et des montages juridiques Ă  des fins de recyclage des produits de la criminalitĂ© ou de financement des activitĂ©s terroristes et qu’ils prennent des mesures pour prĂ©venir leur utilisation abusive. La dernière Ă©valuation mutuelle du Canada en 2016 ainsi que le rapport de suivi du GAFI sur le Canada en 2021 ont rĂ©vĂ©lĂ© que le Canada Ă©tait partiellement conforme Ă  la recommandation 24 et non conforme Ă  la recommandation 25 (non conforme Ă©tant le rĂ©sultat d’évaluation le plus bas possible). Une transparence accrue concernant le bĂ©nĂ©ficiaire ultime des dĂ©boursĂ©s des casinos garantit que ce secteur n’est pas utilisĂ© Ă  mauvais escient pour dissimuler le recyclage des produits de la criminalitĂ© et soutiendra l’adhĂ©sion du Canada aux recommandations 24 et 25 du GAFI.

Contexte

Le recyclage des produits de la criminalité est le procédé utilisé pour dissimuler ou déguiser l’origine de produits d’activités criminelles afin de donner l’impression qu’ils proviennent de sources légitimes, ce qui profite aux criminels nationaux et internationaux ainsi qu’aux groupes criminels organisés. Le financement des activités terroristes est la collecte et la mise à disposition de fonds provenant de sources légales ou illégales pour des activités terroristes. Il soutient et soutient les activités des terroristes nationaux et internationaux qui peuvent entraîner des attentats terroristes au Canada ou à l’étranger, causant des pertes de vie et des destructions.

Le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes constituent de graves menaces à la sécurité des Canadiens, ainsi qu’à l’intégrité du système financier canadien. Ces crimes nuisent à notre société en soutenant, en récompensant et en perpétuant des activités criminelles et terroristes plus larges. Les produits de la criminalité dont l’argent est blanchi au Canada sont souvent générés aux dépens et au détriment directs de Canadiens innocents, au moyen de crimes comme la fraude, le vol, le trafic de drogue, la traite de personnes à des fins d’exploitation sexuelle et l’exploitation sexuelle d’enfants en ligne. Le financement des activités terroristes soutient les activités de terroristes nationaux et internationaux, notamment des attaques meurtrières et destructrices au Canada ou à l’étranger.

Régime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes (LRPC/FAT)

Le Régime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes (LRPC/FAT) contribue à protéger l’intégrité du système financier canadien ainsi que la sécurité des Canadiens en détectant, en dissuadant et en perturbant le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes, ainsi qu’en contribuant à décourager les infractions criminelles sous-jacentes qui génèrent des produits de la criminalité.

Le RĂ©gime canadien de LRPC/FAT, dirigĂ© par le ministère des Finances, se compose de 13 ministères et organismes fĂ©dĂ©raux, chacun ayant son mandat respectif. Le rĂ©gime est Ă©tabli par des lois fĂ©dĂ©rales, notamment la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes (LRPCFAT) et le Code criminel.

La Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes, mise en Ĺ“uvre pour la première fois en 2000, est une loi clĂ© du RĂ©gime canadien de LRPC/FAT. Ses objectifs sont les suivants : faciliter la dissuasion, la dĂ©tection, les enquĂŞtes et les poursuites concernant les infractions de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes; lutter contre la criminalitĂ© organisĂ©e en fournissant aux agents chargĂ©s de l’application des lois les informations dont ils ont besoin tout en mettant en place des garanties adĂ©quates en matière de confidentialitĂ©; aider Ă  remplir les engagements internationaux du Canada, notamment dans le cadre du GAFI, Ă  l’égard de la lutte mondiale contre la criminalitĂ© financière transnationale; protĂ©ger le système financier canadien contre les abus. Ă€ ces fins, la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes oblige les entreprises et les professionnels rĂ©glementĂ©s par la Loi (c’est-Ă -dire les « entitĂ©s dĂ©clarantes Â») Ă  Ă©laborer et Ă  mettre en Ĺ“uvre des programmes de conformitĂ© pour Ă©tablir les clients, surveiller les relations d’affaires, tenir des registres et dĂ©clarer certains types de transactions financières. En outre, elle Ă©tablit le CANAFE Ă  titre d’organisme de rĂ©glementation de la lutte contre le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes et d’unitĂ© de renseignement financier du Canada. Plusieurs règlements soutiennent la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes.

Au cours des dernières annĂ©es, le gouvernement a apportĂ© une sĂ©rie de modifications lĂ©gislatives et d’investissements pour renforcer et moderniser le cadre lĂ©gislatif et rĂ©glementaire en matière de LRPC/FAT, y compris des annonces dans le budget de 2022, le budget de 2023 et l’ÉnoncĂ© Ă©conomique de l’automne 2023. Les modifications rĂ©glementaires permettront de mettre en Ĺ“uvre, de rationaliser et de combler les lacunes des politiques dĂ©jĂ  approuvĂ©es et annoncĂ©es dans divers vĂ©hicules, notamment les budgets prĂ©cĂ©dents et l’ÉnoncĂ© Ă©conomique de l’automne de 2023. Plus prĂ©cisĂ©ment, des rĂ©glementations sont nĂ©cessaires pour :

Objectif

L’objectif des modifications est de renforcer le cadre de lutte contre le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes du Canada, de rĂ©pondre aux critiques de la « Commission Cullen Â», de donner suite aux recommandations de l’examen parlementaire de 2018 de la LRPCFAT et d’aider le Canada Ă  maintenir sa cote actuelle dans le contexte de son Ă©valuation mutuelle par le GAFI en 2025-2026.

Description

Déclaration des biens sanctionnés

Les modifications rĂ©glementaires au Règlement sur la dĂ©claration des opĂ©rations douteuses – recyclage des produits de la criminalitĂ© et financement des activitĂ©s terroristes en vertu de la LRPCFAT crĂ©ent un nouveau rapport sur les biens sanctionnĂ©s, que les entitĂ©s dĂ©clarantes devront dĂ©clarer au CANAFE. Auparavant, le règlement comportait des dispositions qui obligeaient les entitĂ©s dĂ©clarantes Ă  prĂ©senter une dĂ©claration de biens appartenant Ă  un groupe terroriste au CANAFE lorsqu’elles sont tenues de faire une divulgation en vertu du Code criminel ou du Règlement d’application des rĂ©solutions des Nations Unies sur la lutte contre le terrorisme. En plus de ces lois, les modifications rĂ©glementaires exigeront que les entitĂ©s dĂ©clarantes dĂ©clarent Ă©galement au CANAFE les biens sanctionnĂ©s des entitĂ©s dĂ©signĂ©es aux termes de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales, de la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants Ă©trangers corrompus et de la Loi sur les Nations Unies. Les renseignements figurant dans la dĂ©claration traduiront fidèlement les donnĂ©es dĂ©jĂ  saisies conformĂ©ment aux exigences prĂ©cĂ©dentes en matière de dĂ©claration de biens appartenant Ă  un groupe terroriste (par exemple, les renseignements sur l’identitĂ© et les transactions). Les renseignements prĂ©cis qui sont exigĂ©s dans le nouveau rapport sur les biens sanctionnĂ©s sont dĂ©crits dans une annexe modifiĂ©e dans le cadre des modifications rĂ©glementaires. Certains nouveaux champs comprennent une indication de la façon dont une entitĂ© dĂ©clarante a appris que le bien en question est dĂ©tenu ou contrĂ´lĂ© par la personne ou l’entitĂ© inscrite ou contrĂ´lĂ©e par elle ou en son nom, ainsi qu’une indication de la façon dont une entitĂ© dĂ©clarante a identifiĂ© la personne ou l’entitĂ© dĂ©signĂ©e.

Les obligations de déclaration des biens sanctionnés s’appliquent aux biens détenus par les entités déclarantes au moment de l’entrée en vigueur des modifications réglementaires. Il y a une exigence non obligatoire dans le formulaire de déclaration qui demande des renseignements sur les transactions mettant en cause le bien pendant six mois avant qu’il ne soit sanctionné. De plus l’obligation de déclaration ne s’applique qu’au moment où le bien est effectivement placé sous sanctions et non dès sa simple divulgation dans un cadre juridique.

Cadre d’inscription des ESM

Divers règlements en vertu de la LRPCFAT sont modifiĂ©s pour mettre en vigueur le cadre d’inscription renforcĂ© des ESM annoncĂ© dans le budget de 2023. En vertu de la LRPCFAT, les ESM Ă©trangères et nationales doivent s’inscrire auprès du CANAFE et renouveler leur inscription tous les deux ans. Les entreprises multinationales Ă©trangères sont dĂ©jĂ  tenues de soumettre des vĂ©rifications de casier judiciaire de leur chef de la direction, de leur prĂ©sident, de leurs administrateurs et de toute personne qui contrĂ´le directement ou indirectement 20 % ou plus de l’entitĂ© ou des actions de l’entitĂ© dans le cadre de leur inscription (et rĂ©inscription) tous les deux ans. Les modifications rĂ©glementaires appuient le cadre lĂ©gislatif annoncĂ© dans le budget de 2023 exigeant que les ESM nationales soumettent de la mĂŞme manière des vĂ©rifications du casier judiciaire de leur chef de la direction, de leur prĂ©sident, de leurs administrateurs et de toute personne qui contrĂ´le directement ou indirectement 20 % ou plus de l’ESM ou des actions de l’ESM au CANAFE lors de l’inscription (et de la rĂ©inscription) tous les deux ans.

Le projet de loi annoncĂ© dans le budget de 2023 comprend des exigences pour les ESM d’obtenir et d’examiner les vĂ©rifications du casier judiciaire de leurs agents et Ă  soumettre les renseignements relatifs Ă  ces vĂ©rifications du casier judiciaire lors de leur inscription (et de leur rĂ©inscription) tous les deux ans auprès du CANAFE. De plus, en ce qui concerne les agents des ESM qui sont des « entitĂ©s Â» (c’est-Ă -dire des sociĂ©tĂ©s), le directeur gĂ©nĂ©ral, le prĂ©sident, les administrateurs et toute personne qui possède ou contrĂ´le, directement ou indirectement, 20 % ou plus de l’entitĂ© ou des actions de l’entitĂ©, doit Ă©galement procĂ©der Ă  une vĂ©rification de casier judiciaire et l’ESM doit soumettre les renseignements relatifs Ă  ces vĂ©rifications au CANAFE lors de l’inscription (et de la rĂ©inscription) tous les deux ans. Tous les renseignements relatifs aux vĂ©rifications du casier judiciaire doivent avoir Ă©tĂ© obtenus auprès de l’autoritĂ© compĂ©tente au cours des six derniers mois (par rapport au moment de l’inscription ou de la rĂ©inscription), ce qui signifie que les ESM doivent effectuer les vĂ©rifications obligatoires du casier judiciaire avant leur inscription (et rĂ©inscription) tous les deux ans. En soumettant ces vĂ©rifications de casier judiciaire et les renseignements liĂ©s aux vĂ©rifications de casier judiciaire, l’ESM doit s’assurer que les personnes dĂ©signĂ©es ne dĂ©clenchent pas les exigences d’inadmissibilitĂ© liĂ©es Ă  des comportements criminels antĂ©rieurs Ă©noncĂ©es dans la LRPCFAT.

Les modifications rĂ©glementaires fournissent plus de dĂ©tails Ă  l’appui des modifications lĂ©gislatives. Par exemple, en exigeant : la prĂ©sentation de documents qui Ă©tablissent la propriĂ©tĂ© et la structure de l’ESM; la prĂ©sentation de coordonnĂ©es et d’autres renseignements personnels concernant les personnes pour lesquelles une vĂ©rification du casier judiciaire doit ĂŞtre effectuĂ©e; d’autres renseignements, comme la date et le lieu, qui doivent ĂŞtre inclus lors de la prĂ©sentation de renseignements liĂ©s Ă  la vĂ©rification du casier judiciaire; les dossiers relatifs Ă  la vĂ©rification du casier judiciaire Ă  conserver pendant cinq ans.

Des sanctions correspondantes en cas de non-respect de ces obligations sont dĂ©finies dans le Règlement sur les pĂ©nalitĂ©s administratives — recyclage des produits de la criminalitĂ© et financement des activitĂ©s terroristes. Ces violations sont classĂ©es par degrĂ© d’importance, de mineure Ă  grave et très grave, et les pĂ©nalitĂ©s correspondantes vont d’un maximum de 1 000 $ par violation mineure, 100 000 $ par violation grave et 500 000 $ par violation très grave commise par une entitĂ©. Les violations liĂ©es Ă  l’omission de vĂ©rifier si un agent ou un mandataire n’est pas admissible Ă  s’inscrire auprès du CANAFE ou Ă  l’omission d’obtenir et d’examiner un casier judiciaire pour un agent ou un mandataire sont classĂ©es comme Ă©tant graves et donc passibles d’une pĂ©nalitĂ© maximale de 100 000 $ par violation, tandis que la violation pour avoir omis de conserver un casier judiciaire de la manière prescrite est classĂ©e comme Ă©tant mineure et donc passible d’une peine maximale de 1 000 $ par violation

À l’exception des modifications réglementaires décrites ici, il n’y aura aucune incidence sur les obligations actuelles des ESM et des ESM étrangères, y compris les obligations liées aux personnes politiquement exposées et aux dirigeants d’organisations internationales.

Guichets automatiques privés à étiquette blanche (GAPEB)

Les modifications rĂ©glementaires modifieront le Règlement sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes et le Règlement sur l’inscription — recyclage des produits de la criminalitĂ© et financement des activitĂ©s terroristes pour obliger les acquĂ©reurs offrant des services de retrait d’espèces pour les GAPEB Ă  respecter les obligations suivantes :

Immobilier (assureurs de titres et parties non représentées)

Les modifications rĂ©glementaires au Règlement sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes feront des assureurs de titres des entitĂ©s dĂ©clarantes aux termes du RĂ©gime canadien de LRPC/FAT. Plus prĂ©cisĂ©ment, les assureurs de titres seront tenus de : mettre en place un programme de conformitĂ© en matière de LRPC/FAT; satisfaire aux exigences en matière de vĂ©rification d’identitĂ© et de tenue de documents; soumettre les dĂ©clarations requises au CANAFE, y compris les dĂ©clarations d’opĂ©rations douteuses et les dĂ©clarations de biens appartenant Ă  un groupe terroriste; suivre les directives ministĂ©rielles.

Des sanctions correspondantes en cas de non-respect de ces obligations sont dĂ©finies dans le Règlement sur les pĂ©nalitĂ©s administratives — recyclage des produits de la criminalitĂ© et financement des activitĂ©s terroristes. Ces violations sont classĂ©es par degrĂ© d’importance, de mineure Ă  grave et très grave, et les pĂ©nalitĂ©s correspondantes vont d’un maximum de 1 000 $ par violation mineure, 100 000 $ par violation grave et 500 000 $ par violation très grave commise par une entitĂ©. Étant donnĂ© que les obligations en matière de tenue de documents ont Ă©tĂ© adaptĂ©es aux assureurs de titres, une pĂ©nalitĂ© unique est imposĂ©e pour les violations liĂ©es au dĂ©faut de vĂ©rification de l’identitĂ© du client ou au dĂ©faut de tenue de documents (c.-Ă -d. un registre du nom, de l’adresse et de la date de naissance de l’acheteur, de la description officielle et de l’adresse du bien, de la date de clĂ´ture, du prix d’achat, du montant de l’hypothèque et du nom du prĂŞteur; le nom du vendeur [s’il est connu] et les renseignements sur le titre obtenus du registre foncier). Ces violations font partie des modifications rĂ©glementaires et sont toutes classĂ©es comme Ă©tant mineures.

De plus, les modifications réglementaires renforcent les obligations des représentants immobiliers d’identifier les parties non représentées et de déterminer si des tiers sont impliqués dans ces transactions, et de conserver les renseignements connexes.

Déclarations de déboursements de casino

Les modifications rĂ©glementaires prĂ©cisent que les casinos doivent dĂ©clarer le bĂ©nĂ©ficiaire des dĂ©boursements de casino de 10 000 $ ou plus. Auparavant, les casinos n’étaient pas tenus de dĂ©clarer si le dĂ©boursĂ© avait Ă©tĂ© reçu pour le compte d’un tiers. La dĂ©claration figure dans une nouvelle partie du formulaire de dĂ©claration des dĂ©boursĂ©s de casino existant.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Publication dans la Partie I de la Gazette du Canada

Les modifications rĂ©glementaires ont Ă©tĂ© publiĂ©es dans la Partie I de la Gazette du Canada le 6 juillet 2024, suivies d’une pĂ©riode de commentaires de 30 jours qui s’est terminĂ©e le 5 aoĂ»t 2024.

Le ministère des Finances a reçu des commentaires par l’entremise du Système de consultation rĂ©glementaire en ligne (SCRL) et par courriel. Le Ministère a reçu 16 mĂ©moires au total (dix d’associations industrielles et six de personnes), notamment :

Dans l’ensemble, les intervenants ont exprimé leur appui à l’objectif des modifications réglementaires, qui visent à renforcer certains éléments du cadre législatif et réglementaire du Canada en matière de LRPC/FAT. La plupart des commentaires avaient pour but d’obtenir des éclaircissements et de faire des suggestions pour mieux atteindre l’objectif stratégique des modifications réglementaires. Certains changements ont été suggérés pour les modifications réglementaires relatives à la déclaration des biens sanctionnés, au cadre d’inscription des ESM et à l’immobilier, notamment pour remédier au fardeau réglementaire perçu, aux lacunes potentielles, aux incohérences et aux réalités commerciales dans le contexte de l’application de la réglementation en matière de LRPC/FAT à de nouveaux secteurs, et pour offrir une plus grande souplesse sur le plan des dates d’entrée en vigueur afin de permettre au secteur de s’adapter aux modifications réglementaires. Certains commentaires visaient également à mettre l’accent sur des questions plus générales qui ne font pas partie de la portée des modifications réglementaires ou à mettre l’accent sur les mémoires présentés dans le cadre de la Consultation publique de 2023 sur le renforcement du Régime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes. Le ministère des Finances tiendra compte de ces commentaires dans le contexte de modifications législatives ou réglementaires futures. Aucun commentaire n’a été reçu sur les modifications réglementaires relatives aux guichets automatiques privés à étiquette blanche et aux déclarations sur les déboursés des casinos.

La mobilisation du secteur au cours des consultations préalables à la publication a permis au ministère des Finances de mieux comprendre les répercussions pratiques des modifications réglementaires. Le ministère des Finances, en collaboration avec le CANAFE, a apporté des modifications pour donner suite aux commentaires reçus des intervenants, comme il est indiqué ci-dessous.

Déclaration des biens sanctionnés

Les modifications rĂ©glementaires ont Ă©tĂ© Ă©clairĂ©es par des sĂ©ances de mobilisation que le ministère des Finances a entreprises avec les principales banques du Canada lors d’une visite de sensibilisation en mai 2023, axĂ©e sur la mise en Ĺ“uvre des sanctions autonomes du Canada. Les modifications ont Ă©galement Ă©tĂ© Ă©laborĂ©es en consultation avec le CANAFE, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et le Service canadien du renseignement de sĂ©curitĂ©. Au cours des consultations, les banques canadiennes ont exprimĂ© des difficultĂ©s concernant l’ambiguĂŻtĂ© des exigences de communication de renseignements sur les biens sanctionnĂ©s et les incohĂ©rences dans l’approche de soumission des dĂ©clarations de biens sanctionnĂ©s. Ces commentaires ont Ă©clairĂ© les modifications rĂ©glementaires, qui contribuent Ă  garantir la clartĂ© des exigences en matière d’information et constituent une base pour des dĂ©clarations plus cohĂ©rentes des biens sanctionnĂ©s.

Modifications à la suite de la publication préalable

1. Modifications à l’entrée en vigueur

Le ministère des Finances a reçu des demandes de deux associations industrielles pour des prolongations en vue de l’entrĂ©e en vigueur des modifications rĂ©glementaires concernant la dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s; l’une a fait remarquer qu’il faudrait six mois pour la mise en Ĺ“uvre et a suggĂ©rĂ© un dĂ©lai de 12 mois pour l’entrĂ©e en vigueur et l’autre a fait remarquer qu’elle devrait Ă©laborer des directives internes Ă  jour, demandant que les directives du CANAFE soient publiĂ©es avant l’entrĂ©e en vigueur et demandant un dĂ©lai d’entrĂ©e en vigueur correspondant aux autres mesures relatives aux ESM et aux GAPEB. En raison des obligations internationales du Canada selon les normes du GAFI, l’entrĂ©e en vigueur de la dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s aux termes de la Loi sur les Nations Unies sera maintenue (60 jours). On s’attend Ă  ce que le nombre de biens sanctionnĂ©s et de dĂ©clarations ultĂ©rieures des biens sanctionnĂ©s aux termes de la Loi sur les Nations Unies soit très faible et ne devrait pas rendre nĂ©cessaire des modifications immĂ©diates aux systèmes informatiques des entitĂ©s dĂ©clarantes. Les sanctions imposĂ©es par le Canada conformĂ©ment Ă  la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales et de la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants Ă©trangers corrompus se traduiront probablement par un volume plus Ă©levĂ© de dĂ©clarations. Afin de donner au secteur plus de temps pour s’adapter, le ministère des Finances a dĂ©cidĂ© de prolonger l’entrĂ©e en vigueur de la dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s aux termes de ces lois, qui reprĂ©sente la grande majoritĂ© des dĂ©clarations attendues et, par consĂ©quent, la plus grande part du fardeau rĂ©glementaire des entitĂ©s dĂ©clarantes.

Modification : L’entrĂ©e en vigueur de la dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s aux termes de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales et de la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants Ă©trangers corrompus est prolongĂ©e de huit mois jusqu’au 1er octobre 2025.

2. Modifications à la description pour préciser les obligations en matière de déclaration

Le ministère des Finances a reçu des questions d’une association industrielle concernant la question de savoir si les obligations relatives à la déclaration des biens sanctionnés ne s’appliquent qu’aux futurs biens sanctionnés et si la déclaration doit être présentée lorsque le bien cesse d’être sanctionné dans un cadre juridique. L’obligation de déclaration s’applique aux biens détenus au moment de l’entrée en vigueur des obligations de déclaration. L’obligation de déclarer un bien sanctionné ne s’applique que lorsqu’il est effectivement sanctionné et non lorsqu’il cesse d’être sanctionné.

Modification : La section de la description du RĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation a Ă©tĂ© mise Ă  jour afin de prĂ©ciser les obligations en matière de dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s.

3. Modifications au projet de modifications réglementaires

Le ministère des Finances a reçu deux questions d’une association industrielle concernant le projet de modifications rĂ©glementaires relatives Ă  la dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s; plus prĂ©cisĂ©ment : 1) si le Règlement d’application des rĂ©solutions des Nations Unies sur la rĂ©pression du terrorisme sera mis Ă  jour de façon Ă  tenir compte de la nouvelle dĂ©finition de « personne inscrite Â» adoptĂ©e dans les modifications proposĂ©es; 2) si le libellĂ© du point 6 de la partie C.1 concernant la « nature de son entreprise principale ou sa profession Â» pouvait mieux s’harmoniser avec d’autres parties du projet de modifications en faisant rĂ©fĂ©rence Ă  « la profession de la personne inscrite ou la nature de l’entreprise principale de l’entitĂ© inscrite Â». La dĂ©finition proposĂ©e de « personne inscrite Â» pour la dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s doit ĂŞtre plus gĂ©nĂ©rale que la dĂ©finition figurant dans le Règlement d’application des rĂ©solutions des Nations Unies sur la rĂ©pression du terrorisme, qui ne concerne que certaines sanctions prĂ©vues dans la Loi sur les Nations Unies, car elle doit couvrir les sanctions prĂ©vues dans la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales et la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants Ă©trangers corrompus, et d’autres sanctions prĂ©vues dans la Loi sur les Nations Unies. Par consĂ©quent, il ne serait pas adĂ©quat d’harmoniser la dĂ©finition de ce règlement avec seulement la dĂ©finition de la Loi sur les Nations Unies.

Pour cette raison, les dĂ©finitions devraient ĂŞtre diffĂ©rentes et il n’est pas prĂ©vu de modifier la dĂ©finition de « personne inscrite Â» dans le Règlement d’application des rĂ©solutions des Nations Unies sur la rĂ©pression du terrorisme. Toutefois, le Ministère estime valable la modification proposĂ©e concernant la façon dont la nature de l’entreprise principale est caractĂ©risĂ©e dans les modifications rĂ©glementaires.

Modification : Par souci d’uniformitĂ© interne, le point 6 de la partie C.1 des modifications rĂ©glementaires a Ă©tĂ© modifiĂ© pour faire rĂ©fĂ©rence Ă  « la profession de la personne inscrite ou la nature de l’entreprise principale de l’entitĂ© inscrite Â».

Aucune modification à la suite de la publication préalable

1. Demande de simplification des obligations existantes en matière de déclaration

Le ministère des Finances a reçu une demande de deux associations industrielles visant Ă  Ă©liminer les dĂ©clarations existantes concernant les biens sanctionnĂ©s au Bureau du surintendant des institutions financières, au Service canadien du renseignement de sĂ©curitĂ© et Ă  la Gendarmerie royale du Canada. La simplification des obligations en matière de dĂ©claration Ă  l’intention de ces autres organismes gouvernementaux nĂ©cessiterait des modifications lĂ©gislatives, ce qui n’entre pas dans le cadre de ce qui est possible dans le cadre de ces modifications rĂ©glementaires. Toutefois, le ministère des Finances s’est engagĂ© Ă  limiter le fardeau rĂ©glementaire imposĂ© au secteur et collabore avec ces organismes gouvernementaux au sujet d’une possible simplification des obligations de dĂ©claration relatives aux biens sanctionnĂ©s, notant Ă©galement que l’entrĂ©e en vigueur des obligations de dĂ©clarer le montant considĂ©rable des biens sanctionnĂ©s a Ă©tĂ© prolongĂ©e jusqu’au 1er octobre 2025.

2. Demande d’orientation du CANAFE

Le ministère des Finances a reçu une demande d’une association industrielle pour que le CANAFE publie des directives concernant la déclaration des biens sanctionnés. Le CANAFE prévoit publier ces directives avant l’entrée en vigueur des modifications réglementaires concernant les biens sanctionnés.

Cadre d’inscription des ESM

Le ministère des Finances a menĂ© des consultations prĂ©cisĂ©ment sur la question du renforcement du cadre d’inscription des ESM dans le cadre de sa Consultation sur le renforcement du RĂ©gime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes, qui a Ă©tĂ© lancĂ©e au cours de l’étĂ© 2023. Les principaux intervenants, y compris l’Association canadienne des ESM, ont rĂ©pondu Ă  cette consultation en indiquant qu’ils Ă©taient d’accord avec l’objectif global de dissuader les demandeurs indĂ©sirables de s’inscrire en tant qu’ESM nationales ou Ă©trangères auprès du CANAFE, car cela contribuerait Ă  rĂ©duire le profil de risque global du secteur. En plus de cette consultation prĂ©cise sur le renforcement du cadre d’inscription des ESM, le ministère des Finances s’entretient rĂ©gulièrement avec le secteur des ESM sur diverses questions, gĂ©nĂ©ralement par l’intermĂ©diaire de l’Association canadienne des ESM. Le secteur des ESM est au courant des modifications rĂ©glementaires pour mettre en vigueur les modifications lĂ©gislatives du budget de 2023. Les modifications rĂ©glementaires ont Ă©galement Ă©tĂ© Ă©laborĂ©es en consultation avec le CANAFE.

Modifications à la suite de la publication préalable

1. Modifications à la description pour préciser les obligations

Le ministère des Finances a reçu une question d’une personne qui souhaitait savoir si les modifications réglementaires auraient une incidence sur les obligations actuelles des ESM et des ESM étrangères de déterminer si une personne avec laquelle ils ont établi une relation d’affaires est une personne politiquement exposée (PPE) ou le chef d’une organisation internationale (COI), ou un membre de la famille, ou un proche associé d’une PPE ou d’un COI. Rien dans les modifications réglementaires n’a d’incidence sur les obligations actuelles aux termes de la LRPCFAT liées aux PPE/COI.

Modification : La section de la description du RĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation a Ă©tĂ© mise Ă  jour afin de prĂ©ciser que les modifications rĂ©glementaires n’ont aucune incidence sur les obligations des ESM et des ESM Ă©trangères liĂ©es aux PPE/COI.

Aucune modification à la suite de la publication préalable

1. Demande d’exemption d’agents d’ESM qui sont des institutions financières sous réglementation fédérale

Le ministère des Finances a reçu une demande d’une association industrielle visant Ă  exempter les institutions financières sous rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale qui sont Ă©galement des agents d’ESM de l’obligation d’effectuer des vĂ©rifications du casier judiciaire de leur chef de la direction, leur prĂ©sident, leurs administrateurs et toute personne qui contrĂ´le directement ou indirectement 20 % ou plus de l’entitĂ© ou des actions de l’entitĂ©, car une exigence semblable existe dans la ligne directrice E-17 du Bureau du surintendant des institutions financières. Une telle exemption nĂ©cessiterait une modification lĂ©gislative Ă  la LRPCFAT, qui n’entre pas dans le champ d’application des modifications rĂ©glementaires. Toutefois, le Ministère examinera cette demande, en coordination avec le Bureau du surintendant des institutions financières, dans le cadre d’une Ă©ventuelle modification lĂ©gislative. Une telle considĂ©ration comprendrait la question de savoir si les exigences de la ligne directrice E-17, qui n’est pas un instrument juridiquement contraignant, font rĂ©fĂ©rence Ă  des renseignements qui pourraient inclure des casiers judiciaires et exigent des vĂ©rifications continues du casier judiciaire (comme cela serait requis dans le contexte de la rĂ©inscription d’une ESM tous les deux ans), sont comparables, maintiennent des règles du jeu Ă©quitables et appuient un cadre de rĂ©glementation solide et efficace en matière de LRPC/FAT.

2. Demande d’augmentation du seuil de propriété ou de contrôle pour les vérifications du casier judiciaire

Une association industrielle a fait remarquer que l’exigence de fournir des vĂ©rifications du casier judiciaire pour chaque personne qui contrĂ´le directement ou indirectement 20 % ou plus d’une ESM, ou des actions d’une ESM, devrait ĂŞtre harmonisĂ©e avec les exigences existantes en matière de propriĂ©tĂ© effective qui sont dĂ©clenchĂ©es pour les personnes qui possèdent ou contrĂ´lent 25 % ou plus d’une entitĂ©. Cet intervenant a suggĂ©rĂ© que l’harmonisation de ces seuils serait bĂ©nĂ©fique, car elle normaliserait les exigences de conformitĂ©. Le ministère des Finances a tenu compte de ce commentaire et a soupesĂ© l’avantage d’harmoniser les seuils avec l’importance de s’assurer que les personnes capables d’exercer une influence ou un contrĂ´le sur une ESM n’ont pas de casier judiciaire. En fin de compte, le Ministère a dĂ©terminĂ© que le seuil de 20 % est dĂ©jĂ  aussi Ă©levĂ© que possible afin de limiter le fardeau administratif et de s’adapter aux pratiques du secteur, tout en s’attaquant aux risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes dans le secteur des ESM.

3. Demande d’orientation

Le ministère des Finances a reçu un mémoire d’une association industrielle qui indiquait que, bien que les exigences relatives à la vérification du casier judiciaire s’appliquent aux personnes qui occupent certains postes au sein d’une ESM, y compris le chef de la direction, le président et les administrateurs, ces titres ne peuvent pas être utilisés pour des rôles équivalents dans toutes les ESM. Cet intervenant a demandé que des directives soient publiées afin de préciser les fonctions devant faire l’objet d’une vérification du casier judiciaire et de fournir d’autres titres couramment utilisés. Le CANAFE publiera des directives avant l’entrée en vigueur de cette mesure qui, entre autres, clarifieront l’application de l’exigence aux ESM qui peuvent avoir des dirigeants effectuant des tâches identiques à celles du chef de la direction, du président et des administrateurs, mais sous des titres différents avant l’entrée en vigueur des modifications réglementaires liées au cadre d’inscription des ESM.

Guichets automatiques privés à étiquette blanche (GAPEB)

Cette proposition a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e en consultation avec les principaux partenaires du rĂ©gime LRPC/FAT, notamment le CANAFE et la GRC. En juin 2023, le gouvernement a lancĂ© une Consultation sur le renforcement du RĂ©gime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes. La consultation a posĂ© une question prĂ©cise quant Ă  la possibilitĂ© d’étendre le cadre LRPC/FAT aux GAPEB et, si oui, quelles obligations devraient s’appliquer. La consultation a reçu 129 observations provenant d’un large Ă©ventail d’intervenants. La plupart des commentaires reçus sur les GAPEB Ă©taient favorables Ă  l’élargissement du cadre LRPC/FAT du Canada de façon Ă  inclure le secteur. Les intervenants du secteur des guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche Ă©taient gĂ©nĂ©ralement opposĂ©s Ă  l’extension de la couverture du cadre LRPC/FAT, notant que le secteur dispose dĂ©jĂ  d’exigences et de procĂ©dures internes solides.

Ă€ la suite de la publication de l’ÉnoncĂ© Ă©conomique de l’automne 2023, qui annonçait l’intention du gouvernement d’élargir le cadre de la LRPCFAT pour qu’il s’applique aux acquĂ©reurs de GAPEB, le ministère des Finances a tenu des sĂ©ances de mobilisation bilatĂ©rales et collectives avec plusieurs membres du secteur des acquĂ©reurs de GAPEB. Ces sĂ©ances de mobilisation Ă©taient axĂ©es sur la prĂ©sentation au secteur du rĂ©gime LRPC/FAT, de la LRPCFAT et de son cadre rĂ©glementaire, suivies de sĂ©ances plus dĂ©taillĂ©es donnant un aperçu des exigences potentielles en matière de LRPC/FAT Ă  l’étude. Cette approche a permis au ministère des Finances d’affiner sa politique rĂ©glementaire pour s’assurer qu’elle rĂ©pond aux risques posĂ©s par le secteur ainsi qu’aux pratiques commerciales des acquĂ©reurs de GAPEB. En consĂ©quence, les modifications rĂ©glementaires formaliseront en grande partie les pratiques existantes du secteur, notamment celles dĂ©crites dans les exigences internes d’Interac pour les propriĂ©taires de guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche.

Aucune modification après la publication préalable

Les modifications rĂ©glementaires ont Ă©tĂ© publiĂ©es dans la Partie I de la Gazette du Canada le 6 juillet 2024. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu sur les modifications relatives aux acquĂ©reurs de GAPEB au cours de la pĂ©riode de consultation de 30 jours. Par consĂ©quent, aucun changement n’est apportĂ© aux modifications rĂ©glementaires relatives aux acquĂ©reurs de GAPEB.

Immobilier (assureurs de titres et parties non représentées)

Le ministère des Finances a sollicitĂ© l’avis des intervenants sur l’extension potentielle de la couverture LRPC/FAT dans le secteur immobilier dans le cadre de sa consultation publique de 2023, Ă  savoir la Consultation sur le renforcement du RĂ©gime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes. La plupart des intervenants qui ont rĂ©pondu Ă  la consultation ont appuyĂ© l’élargissement du cadre canadien de LRPC/FAT pour inclure les assureurs de titres et le renforcement des obligations d’identification des parties non reprĂ©sentĂ©es dans les transactions immobilières. Les assureurs de titres et l’Association canadienne de l’immeuble (ACI) se sont opposĂ©s aux propositions. Le ministère des Finances a menĂ© trois consultations ciblĂ©es supplĂ©mentaires auprès des assureurs de titres (dĂ©cembre 2023, puis janvier et mars 2024) et une consultation ciblĂ©e auprès de l’ACI (dĂ©cembre 2023). Le CANAFE a Ă©galement Ă©tĂ© consultĂ© lors de l’élaboration de ces deux propositions immobilières. Les modifications rĂ©glementaires tiennent compte des commentaires des intervenants concernant l’alignement sur les pratiques du secteur, comme le recours Ă  un tiers pour la vĂ©rification de l’identitĂ© et la flexibilitĂ© quant aux types de documents Ă  conserver.

Assureurs de titres

Modifications après la publication préalable

1. Modifications apportées à l’information sur la tenue de documents

Le ministère des Finances a reçu deux mémoires d’une association industrielle et d’une personne qui suggéraient des modifications aux exigences proposées en matière de tenue de documents afin de mieux traduire les renseignements qui sont et peuvent être obtenus par les assureurs de titres (par exemple, en supprimant l’exigence proposée d’obtenir et de tenir un registre de la source des fonds utilisés puisque les assureurs de titres n’obtiennent aucun renseignement sur la source des fonds).

Modification : Des amĂ©liorations ont Ă©tĂ© apportĂ©es aux modifications rĂ©glementaires concernant les exigences en matière de tenue de documents afin d’équilibrer la valeur des renseignements aux fins de la LRPC/FAT avec la capacitĂ© des assureurs de titres d’obtenir des renseignements conformĂ©ment Ă  leur modèle d’affaires actuel. Les assureurs de titres ne seront tenus de tenir des registres des renseignements obtenus que pour la vente d’une assurance de titres. Des modifications ont Ă©tĂ© apportĂ©es afin de supprimer les exigences en matière de tenue de documents sur la source des fonds, le dossier d’information, la durĂ©e de l’hypothèque et l’adresse du prĂŞteur, le nom et l’adresse de tout courtier immobilier qui reprĂ©sentait l’acheteur, ainsi que le nom et l’adresse du titulaire de tout privilège sur la propriĂ©tĂ© ainsi que le genre et le montant du privilège. La modification qui met l’accent uniquement sur les renseignements dĂ©jĂ  reçus et stockĂ©s supprime Ă©galement le coĂ»t des exigences en matière de tenue de documents pour les assureurs de titres qui a Ă©tĂ© estimĂ© lors de la publication prĂ©alable, et l’analyse coĂ»ts-avantages a Ă©tĂ© mise Ă  jour en consĂ©quence.

Selon deux mémoires d’associations industrielles qui ont demandé la possibilité de faire appel à un agent pour vérifier l’identité d’une société, les modifications aux exigences devraient être élargies afin de permettre à l’agent de vérifier également l’identité d’entités qui ne sont pas des sociétés. Un agent est une personne ou une entité qui agit au nom d’une autre personne ou entité. En ce qui concerne la LRPC/FAT, un agent pourrait être une entreprise spécialisée qui exerce certaines fonctions au nom d’une entité déclarante. L’intention de la politique a toujours été que la souplesse de faire appel à un agent pour vérifier l’identité ne s’applique pas seulement aux sociétés.

Modification : Les modifications rĂ©glementaires ont Ă©tĂ© mises Ă  jour pour permettre de faire appel Ă  un agent pour vĂ©rifier l’identitĂ© d’autres entitĂ©s que des sociĂ©tĂ©s (c.-Ă -d. des sociĂ©tĂ©s en nom collectif, etc.).

2. Modifications aux exigences en matière de propriété effective

Le ministère des Finances a reçu un mĂ©moire d’une association industrielle qui soulevait des prĂ©occupations au sujet de l’obligation pour les assureurs de titres d’obtenir des renseignements sur la propriĂ©tĂ© effective des clients qui sont des sociĂ©tĂ©s, car ces renseignements ne sont pas actuellement recueillis puisque la police d’assurance de titres n’assure pas les propriĂ©taires vĂ©ritables dont l’intĂ©rĂŞt n’est pas inscrit sur le titre — elle assure seulement la sociĂ©tĂ©.

Modification : Les modifications rĂ©glementaires ont Ă©tĂ© mises Ă  jour afin de supprimer les exigences en matière de propriĂ©tĂ© effective pour les assureurs de titres. Cette exigence a Ă©tĂ© supprimĂ©e en raison du modèle d’affaires unique des assureurs de titres, dans le cadre duquel ils n’ont pas de contact direct avec les souscripteurs de police d’assurance de titres et ne peuvent donc pas obtenir directement des renseignements sur la propriĂ©tĂ© effective. L’élimination des exigences en matière de propriĂ©tĂ© effective rĂ©duit le coĂ»t d’élaboration et de maintien d’un programme de conformitĂ© pour les assureurs de titres, qui a Ă©tĂ© estimĂ© lors de la publication, et Ă©limine les coĂ»ts liĂ©s au fait que les acheteurs de maison fournissent des renseignements sur la propriĂ©tĂ© effective aux assureurs de titres. L’analyse coĂ»ts-avantages a Ă©tĂ© mise Ă  jour en consĂ©quence.

3. Demande d’exemption de la détermination par un tiers et des exigences relatives aux personnes politiquement exposées (PPE)

Le ministère des Finances a reçu un mémoire d’une association industrielle qui suggérait que les assureurs de titres devraient être exemptés des exigences de détermination par des tiers et ne faire une détermination de la PPE que pour les opérations qui entraînent le dépôt d’une déclaration d’opérations douteuses, car les assureurs de titres n’ont pas actuellement accès à ces renseignements. À la suite d’autres consultations avec le secteur, le ministère des Finances reconnaît que le modèle d’affaire unique des assureurs de titres ne leur permet pas d’avoir un accès direct aux souscripteurs de police d’assurance de titres. Ce modèle rend extrêmement difficile pour les assureurs de titres de demander et d’obtenir des renseignements sur des tiers et des PPE. De façon générale, le fait d’exempter les assureurs de titres d’exigences qu’ils ne sont pas en mesure de respecter en raison de leur modèle d’affaires est conforme à l’approche adoptée pour d’autres entités déclarantes, où des exemptions ont été faites des exigences en matière de LRPC/FAT pour traduire leurs modèles d’affaires.

Modification : Les modifications rĂ©glementaires ont Ă©tĂ© mises Ă  jour afin d’exempter les assureurs de titres de la dĂ©termination par un tiers et des exigences relatives aux PPE. L’élimination de ces exigences rĂ©duit le coĂ»t de l’élaboration et du maintien d’un programme de conformitĂ© pour les assureurs de titres, et l’analyse coĂ»ts-avantages a Ă©tĂ© mise Ă  jour en consĂ©quence.

Aucune modification à la suite de la publication préalable

4. Demande de modification de la définition d’assureur de titres

Une personne a soumis un mĂ©moire au ministère des Finances proposant d’exclure les tentatives d’assurance de titres (p. ex., lorsque l’assurance de titres est refusĂ©e) de la dĂ©finition d’assureur de titres. Aucune modification n’est nĂ©cessaire Ă  la dĂ©finition d’assureur de titres, car aux termes de la LRPCFAT, toutes les entitĂ©s dĂ©clarantes sont tenues de soumettre des dĂ©clarations d’opĂ©rations douteuses pour les opĂ©rations tentĂ©es et les opĂ©rations effectuĂ©es, comme l’indiquent plus en dĂ©tail les directives du CANAFE. Par consĂ©quent, la dĂ©finition prĂ©alablement publiĂ©e de l’assureur de titres ne remplace pas l’exigence de dĂ©clarer les opĂ©rations tentĂ©es et les opĂ©rations effectuĂ©es.

5. Demande d’application d’exigences à l’assurance de titres pour les prêteurs

Le ministère des Finances a reçu un mémoire d’une personne qui suggérait que le Règlement devrait prendre en compte les polices d’assurance de titres fournies aux prêteurs (c.-à-d. les polices d’assurance de titres émises aux prêteurs pour protéger leur intérêt financier dans le bien). Le Ministère a tenu compte de ce commentaire et a déterminé qu’il n’est pas nécessaire d’étendre les exigences en matière de LRPC/FAT des assureurs de titres aux polices d’assurance de titres des prêteurs, étant donné que le prêteur qui bénéficie de l’assurance de titres serait nécessairement une entité déclarante aux termes de la LRPCFAT, et non la personne responsable de l’opération immobilière.

6. Demande de modification de la durée de tenue de documents

Le ministère des Finances a reçu une demande d’une personne pour que les dossiers soient conservés pendant cinq ans ou plus et pour inclure des exigences supplémentaires en matière de tenue de documents, comme des renseignements sur les raisons pour lesquelles l’assurance de titres a été refusée. L’exigence actuelle de l’échéancier de tenue des dossiers est déjà d’au moins cinq ans et les renseignements sur les raisons pour lesquelles l’assurance de titres a été refusée seraient intégrés dans les exigences proposées en matière de déclaration des opérations douteuses. Ces renseignements font déjà partie des documents d’orientation du CANAFE sur les exigences en matière de tenue de documents pour les entités financières et figureront dans les documents d’orientation destinés aux assureurs de titres. Aucun changement aux modifications n’est nécessaire.

7. Demande de modification des exigences relatives aux évaluations des risques

Le ministère des Finances a reçu un mémoire d’une personne qui indiquait que le nombre d’acheteurs (personnes et entités) à qui une police d’assurance de titres est émise chaque année rend impossible et non économiquement viable la réalisation d’évaluations des risques de chaque acheteur, mais qu’il existe des processus en place pour évaluer le risque de fraude visant les titres pour chaque transaction. La personne en question a suggéré que l’évaluation du risque d’acheteur des assureurs de titres soit limitée aux acheteurs pour lesquels l’opération d’achat avait été refusée en raison de soupçons de fraude ou de recyclage des produits de la criminalité, et pour lesquels une déclaration d’opérations douteuses serait déposée. Aucune méthode normalisée d’évaluation des risques n’est requise pour les entités déclarantes en vertu de la LRPCFAT. La Directive du CANAFE sur l’évaluation des risques fournit des exemples utiles et décrit les attentes en matière d’évaluation des risques. Les évaluations des risques peuvent être adaptées au modèle d’entreprise, à la taille, au risque et aux types de produits de chaque entité déclarante. Les entités déclarantes devraient consigner les étapes de l’évaluation des risques, le processus suivi et la justification qui appuie l’évaluation (c.-à-d. faire moins pour les opérations à faible risque et améliorer les mesures pour les opérations à risque élevé). Étant donné que les évaluations des risques devraient être adaptées au modèle d’entreprise de l’entité déclarante, il n’est pas nécessaire d’apporter un changement aux modifications réglementaires relatives aux évaluations des risques.

8. Demande de modification des obligations relatives au principe d’identification des clients et à la surveillance continue

Le ministère des Finances a reçu une demande d’une association industrielle visant à limiter les obligations proposées de bien connaître son client aux transactions où l’acheteur n’a pas eu recours aux services d’un agent immobilier et n’a pas obtenu de financement hypothécaire. Le mémoire proposait également de supprimer les obligations de surveillance continue pour les assureurs de titres étant donné que la plupart des opérations d’assurance de titres sont des achats ponctuels. Les obligations proposées en matière de connaissance du client et de surveillance continue sont fondées sur les risques et, comme les évaluations des risques, peuvent être adaptées de façon à tenir compte des pratiques du secteur. De façon plus générale, les exigences en matière de connaissance du client et de surveillance continue sont des obligations fondamentales de la réglementation en matière de LRPC/FAT et sont nécessaires pour s’attaquer efficacement aux risques de recyclage des produits de la criminalité et de financement des activités terroristes dans le secteur immobilier. Pour ces raisons, aucun changement n’est apporté aux obligations relatives à la connaissance du client et à la surveillance continue dans les modifications réglementaires.

Parties non représentées

Modifications à la suite de la publication préalable

1. Modifications à l’entrée en vigueur

Le ministère des Finances a reçu une requête d’une association industrielle demandant plus de temps pour mettre en œuvre les modifications réglementaires. Le ministère des Finances s’est engagé à limiter le fardeau réglementaire et à donner au secteur le temps de s’adapter à l’évolution des exigences, dans la mesure du possible.

Modification : L’entrĂ©e en vigueur prochaine des modifications rĂ©glementaires liĂ©es aux parties non reprĂ©sentĂ©es est prolongĂ©e au 1er octobre 2025 immĂ©diatement après la publication finale du Règlement. L’analyse coĂ»ts-avantages a Ă©tĂ© mise Ă  jour en consĂ©quence. Ce changement donnera suffisamment de temps aux associations industrielles pour mettre Ă  jour leurs directives afin de tenir compte du fait que les agents immobiliers sont maintenant tenus d’identifier les parties non reprĂ©sentĂ©es (il ne s’agit plus que de mesures raisonnables).

Aucune modification à la suite de la publication préalable

2. Demande d’extension de la réglementation en matière de LRPC/LFAT aux sociétés de vente privées

Le ministère des Finances a reçu une demande d’une association industrielle visant à étendre les obligations en matière de LRPC/FAT aux sociétés de vente privées, expliquant que ces entreprises sont exposées à des risques liés à la LRPC/FAT et que la réglementation des sociétés de vente privées favoriserait des règles du jeu équitables dans le secteur immobilier. Le gouvernement a mené des consultations sur la possibilité d’étendre les obligations en matière de LRPC/FAT aux sociétés de vente privées dans le cadre de sa Consultation publique de 2023 sur le renforcement du régime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes. La réglementation des sociétés de vente privées n’entre pas dans le champ d’application des modifications réglementaires et nécessiterait probablement des modifications législatives. Le ministère des Finances tiendra compte de cette suggestion, ainsi que d’autres mémoires reçus lors de sa consultation publique de 2023 sur le sujet, dans le contexte d’éventuelles modifications législatives ou réglementaires futures.

Déclarations de déboursements de casino

Le CANAFE a déterminé la nécessité de la modification réglementaire dans le cadre de son examen continu de ses formulaires de déclaration, y compris les déclarations de déboursements de casino. Le CANAFE entreprend des activités de sensibilisation et de mobilisation dédiées auprès du secteur des casinos sur les obligations de déclaration, qui ont été utilisées pour sensibiliser à la nécessité de déclarer le bénéficiaire final des déboursements des casinos et au formulaire de déclaration des déboursements des casinos mis à jour proposé. Les intervenants des casinos n’ont pas soulevé de préoccupations concernant les modifications réglementaires au formulaire de déclaration et sont tenus au courant des modifications au moyen d’une page d’orientation dédiée sur le site Web du CANAFE.

Aucune modification après la publication préalable

Les modifications rĂ©glementaires ont Ă©tĂ© publiĂ©es dans la Partie I de la Gazette du Canada le 6 juillet 2024. Aucun commentaire n’a Ă©tĂ© reçu sur les modifications relatives Ă  la dĂ©claration de dĂ©boursements de casino au cours de la pĂ©riode de consultation de 30 jours. Par consĂ©quent, aucun changement n’est apportĂ© aux modifications rĂ©glementaires relatives Ă  la dĂ©claration de dĂ©boursements de casino.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Une Ă©valuation des rĂ©percussions des traitĂ©s modernes n’a dĂ©terminĂ© aucun effet prĂ©judiciable sur des droits ancestraux ou issus de traitĂ©s, Ă©tablis ou potentiels, qui sont reconnus et confirmĂ©s Ă  l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.

Choix de l’instrument

Déclaration des biens sanctionnés

Conformément à la LRPCFAT et à son règlement, les entités déclarantes présentent actuellement des déclarations de biens appartenant à un groupe terroriste au CANAFE. Compte tenu du régime actuel de déclaration des biens appartenant à un groupe terroriste, des modifications réglementaires visant à l’étendre à un régime de biens sanctionnés constitueraient le moyen le plus simple, le moins coûteux et le plus efficace pour le Canada d’améliorer son utilisation de ces renseignements importants pour lutter contre le contournement des sanctions et aider le Canada à respecter ses obligations internationales selon les normes du GAFI. Ainsi, d’autres instruments n’ont pas été pris en compte.

Le statu quo n’a pas Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme une option viable, car le fait de ne pas agir affaiblirait considĂ©rablement le rĂ©gime de sanctions du Canada, permettant ainsi aux acteurs malveillants d’échapper plus facilement aux sanctions en raison de renseignements incomplets sur les biens sanctionnĂ©s. En revanche, le règlement proposĂ© sur les biens sanctionnĂ©s amĂ©liorerait la capacitĂ© du Canada Ă  recevoir et Ă  analyser des renseignements concernant les biens sanctionnĂ©s immobilisĂ©s. Les modifications rĂ©glementaires fourniront Ă©galement plus de clartĂ© aux entitĂ©s dĂ©clarantes concernant le genre de renseignements qui doivent ĂŞtre communiquĂ©s, amĂ©lioreront la comprĂ©hension et permettront au CANAFE de dĂ©terminer et de traiter l’évasion des sanctions, et renforceront le respect par le Canada de ses obligations internationales selon les normes du GAFI.

Cadre d’inscription des ESM

Pour faire face aux risques liés à l’utilisation des ESM à des fins de recyclage des produits de la criminalité et de financement des activités terroristes, les ESM étrangères sont déjà tenues de soumettre des vérifications de casier judiciaire au CANAFE lors de l’inscription. Pour faire face aux risques que les ESM nationales puissent être utilisées par des criminels pour des opérations illégales, les modifications réglementaires soutiendront l’extension de l’obligation de soumettre une vérification de casier judiciaire lors de l’inscription des ESM nationales et exigeront que les ESM nationales obtiennent des vérifications de casier judiciaire de leurs agents et les examinent. Cette approche apporte une cohérence à la réglementation LRPC/FAT des ESM et elle est alignée sur la nécessité d’une supervision pour garantir la conformité. Pour ces raisons, d’autres instruments que la réglementation n’ont pas été envisagés.

Guichets automatiques privés à étiquette blanche (GAPEB)

Les modifications rĂ©glementaires traitent des risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes liĂ©s aux GAPEB. Des dispositions lĂ©gislatives ont Ă©tĂ© introduites dans la Loi sur l’énoncĂ© Ă©conomique de l’automne 2023 et des règlements sont nĂ©cessaires pour mettre en Ĺ“uvre la loi et la mettre en vigueur. Compte tenu de la loi, les instruments non rĂ©glementaires n’ont pas Ă©tĂ© pris en compte.

Le fait de permettre le maintien du statu quo compromettrait l’efficacitĂ© du RĂ©gime de LRPC/FAT, augmenterait la probabilitĂ© d’activitĂ©s criminelles et compromettrait l’intĂ©gritĂ© du système financier canadien. Cela pourrait nuire gravement Ă  la rĂ©putation du secteur financier canadien et soumettre les institutions financières canadiennes Ă  un fardeau rĂ©glementaire accru lorsqu’elles traitent avec des homologues Ă©trangers ou lorsqu’elles font des affaires Ă  l’étranger.

Une autre option aurait pu ĂŞtre de rĂ©glementer les GAPEB individuelles Ă  des fins de LRPC/FAT, de la mĂŞme manière que l’approche adoptĂ©e au QuĂ©bec. Le rĂ©gime quĂ©bĂ©cois comprend l’octroi d’une licence provinciale pour tous les GAPEB, les contrĂ´les de police et les exigences relatives Ă  l’identification des clients, Ă  la tenue des registres et Ă  la dĂ©claration. Bien que cette approche puisse Ă©galement ĂŞtre efficace pour lutter contre les risques de LRPC/FAT, le ministère des Finances a dĂ©terminĂ© que la rĂ©glementation des acquĂ©reurs qui connectent les GAPEB Ă  un rĂ©seau de paiement serait Ă©galement une approche efficace pour faire face aux risques de LRPC/FAT liĂ©s aux GAPEB Ă©tant donnĂ© le rĂ´le de « gardien Â» qu’ils tiennent dans le secteur et le risque que les GAPEB individuels puissent Ă©galement faire l’objet d’un contrĂ´le criminel.

Ă€ l’échelle internationale, il est nĂ©cessaire de s’attaquer aux risques liĂ©s aux GAPEB pour que le Canada puisse respecter ses obligations internationales selon les normes du GAFI et le GAFI a dĂ©terminĂ© l’absence d’exigences en matière de LRPC pour le secteur des GAPEB comme une lacune dans le rĂ©gime LRPC/FAT du Canada. Compte tenu des risques liĂ©s au statu quo et de la complexitĂ© supplĂ©mentaire liĂ©e Ă  la rĂ©glementation de chaque GAPEB, il a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© que les modifications rĂ©glementaires relatives aux acquĂ©reurs de GAPEB constituent l’instrument le plus adĂ©quat.

Immobilier (assureurs de titres et parties non représentées)

Les modifications réglementaires traitent des risques de recyclage des produits de la criminalité et de financement des activités terroristes dans le secteur immobilier.

Si le statu quo persistait, les risques connus de LRPC/FAT dans le secteur immobilier canadien persisteraient, ce qui pourrait contribuer Ă  la hausse des prix de l’immobilier. En revanche, la rĂ©glementation des assureurs de titres permettrait de lutter contre les risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes grâce Ă  la collecte de renseignements qui pourraient ĂŞtre utilisĂ©s par le CANAFE et communiquĂ©s aux agents chargĂ©s de l’application de la loi pour aider Ă  dĂ©tecter et Ă  perturber les activitĂ©s illĂ©gales dans le secteur immobilier. Les reprĂ©sentants immobiliers sont dĂ©jĂ  tenus de prendre des mesures raisonnables pour identifier les parties non reprĂ©sentĂ©es; le fait de rendre cette identification obligatoire garantirait davantage que les agents assurent le suivi des comportements suspects lorsqu’ils ne peuvent pas identifier les parties non reprĂ©sentĂ©es dans les transactions, ce qui pourrait entraĂ®ner davantage de dĂ©clarations d’opĂ©rations douteuses au CANAFE. Ces exigences en matière de LRPC/FAT pour les agents immobiliers sont Ă©tablies dans la rĂ©glementation, ce qui signifie que les exigences existantes ne peuvent ĂŞtre modifiĂ©es que par voie rĂ©glementaire. Ainsi, d’autres instruments n’ont pas Ă©tĂ© pris en compte.

En plus de s’attaquer aux risques de recyclage des produits de la criminalité et de financement des activités terroristes dans le secteur immobilier, cette modification renforce également le respect par le Canada de ses obligations internationales selon les normes du GAFI.

Déclarations de déboursements de casino

Étant donné que le régime de déclaration de déboursements de casino est établi par la réglementation, des modifications visant à combler les lacunes et à améliorer l’efficacité de la réglementation nécessitent des modifications réglementaires. Le fait de ne pas combler les lacunes concernant le bénéficiaire final des déboursés nuirait à l’efficacité du régime de déclaration de déboursements de casino, augmentant ainsi les risques de recyclage des produits de la criminalité et de financement des activités terroristes dans le secteur des casinos. Enfin, le fait de combler l’écart aide le Canada à respecter ses obligations internationales selon les normes du GAFI.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Les répercussions des modifications réglementaires proposées ont été évaluées conformément au Guide d’analyse coûts-avantages pour le Canada du Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT). On détermine les avantages et les coûts liés aux modifications réglementaires en comparant le scénario de référence au scénario réglementaire. Le scénario de référence décrit ce qui risque de se produire à l’avenir si les modifications réglementaires ne sont pas mises en œuvre. Le scénario réglementaire décrit les changements qui se produisent en raison des modifications réglementaires.

La valeur actualisĂ©e (VA) des modifications rĂ©glementaires est de 15,7 millions de dollars (ou 2,2 millions de dollars annualisĂ©s) en dollars de 2021. Sauf indication contraire, toutes les valeurs monĂ©taires sont exprimĂ©es en dollars de 2021, actualisĂ©es Ă  2024 en utilisant un taux d’actualisation de 7 % sur une pĂ©riode de 10 ans (2024 Ă  2033). Les avantages des modifications rĂ©glementaires sont dĂ©crits qualitativement en raison de la difficultĂ© liĂ©e Ă  la quantification des avantages des activitĂ©s en dehors de l’économie formelle et lĂ©gale; principalement la quantification des avantages pour la sociĂ©tĂ© des produits de la criminalitĂ© qui ne sont pas recyclĂ©s ni utilisĂ©s pour le financement des activitĂ©s terroristes.

Un rapport coûts-avantages complet avec plus de détails sur la méthode et les hypothèses utilisées sera fourni sur demande.

Modifications suite à la publication préalable

On a apportĂ© des modifications qui ont une incidence sur l’établissement des coĂ»ts de deux mesures Ă  la suite de la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada le 6 juillet 2024. Premièrement, la prolongation de la date d’entrĂ©e en vigueur de la mesure concernant les biens immobiliers : parties non reprĂ©sentĂ©es au 1er octobre 2025 signifie que les coĂ»ts de cette mesure commencent maintenant en 2025 (contrairement Ă  2024, comme ce fut le cas lors de la publication prĂ©alable). Deuxièmement, des modifications ont Ă©tĂ© apportĂ©es Ă  la mesure concernant l’immobilier : les assureurs de titres. Plus prĂ©cisĂ©ment, les coĂ»ts liĂ©s Ă  l’élaboration et au maintien d’un programme de conformitĂ© ont Ă©tĂ© rĂ©duits de 10 % pour tenir compte de la rĂ©duction des coĂ»ts liĂ©s Ă  l’incapacitĂ© d’identifier les personnes politiquement exposĂ©es, les dirigeants d’organisations internationales ou d’être assujettis Ă  l’obligation d’identifier les propriĂ©taires vĂ©ritables des sociĂ©tĂ©s, ce qui a Ă©galement entraĂ®nĂ© la suppression des coĂ»ts liĂ©s aux propriĂ©taires de maisons, qui sont des sociĂ©tĂ©s, qui fournissent des renseignements sur la propriĂ©tĂ© effective aux assureurs de titres. Troisièmement, comme le scĂ©nario rĂ©glementaire a Ă©tĂ© adaptĂ© pour exiger uniquement que les assureurs de titres identifient leurs clients et conservent des registres des renseignements qu’ils recueillent et dĂ©tiennent dĂ©jĂ  volontairement, les coĂ»ts liĂ©s aux nouvelles exigences en matière de tenue de documents et de sauvegarde des documents ont Ă©tĂ© supprimĂ©s. Enfin, Ă©tant donnĂ© que les règlements qui appliquent les obligations en matière de LRPC/FAT aux vĂ©hicules blindĂ©s sont entrĂ©s en vigueur après la publication prĂ©alable, les traitant comme des ESM, le nombre d’ESM pris en compte dans l’analyse a augmentĂ© par le nombre de compagnies de vĂ©hicules blindĂ©s (15) assujetties aux mesures relatives Ă  la dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s et au cadre d’inscription des ESM.

Scénarios de référence et réglementaires
Déclaration des biens sanctionnés

Si les entités déclarantes maintiennent leurs obligations de déclaration actuelles dans un scénario de référence, il n’y aura pas de hausse des coûts réglementaires. Dans le scénario de référence, le CANAFE ne reçoit pas de déclarations des biens sanctionnés, ce qui limite la quantité de renseignements liés à l’évasion des sanctions qu’il peut recueillir, nuisant ainsi à sa capacité à lutter contre l’évasion des sanctions. Dans le scénario réglementaire, les entités déclarantes sont tenues de remplir une nouvelle déclaration des biens sanctionnés (qui complète la déclaration existante des biens appartenant à un groupe terroriste) et de soumettre les nouvelles déclarations des biens sanctionnés au CANAFE. Les coûts liés à cette modification réglementaire sont atténués par le fait que le scénario réglementaire représente une expansion et une clarification des déclarations existantes des biens appartenant à un groupe terroriste. Toutes les entités déclarantes (c’est-à-dire les entités financières, les ESM, les casinos, les comptables, les négociants en métal et pierres anciennes, les assureurs-vie, les courtiers immobiliers ou les représentants et promoteurs immobiliers, les courtiers en valeurs mobilières et les notaires de la Colombie-Britannique) étaient tenues de présenter des déclarations de biens appartenant à un groupe terroriste et toutes seront tenues de présenter des déclarations de biens sanctionnés. Cependant, en raison de la nature de l’exigence (c’est-à-dire détenir des biens sanctionnés), la plupart des déclarations de biens sanctionnés devraient provenir de grandes entités financières (c’est-à-dire de grandes banques et coopératives de crédit).

Cadre d’inscription des ESM

Le scĂ©nario de base est que les ESM nationales ne sont pas tenues de soumettre des vĂ©rifications de casier judiciaire ni aucune information relative aux vĂ©rifications de casier judiciaire de leurs agents, lors de l’inscription (et de la rĂ©inscription) en tant que ESM. En consĂ©quence, les ESM nationales et leurs agents peuvent ne pas disposer d’une vĂ©rification de casier judiciaire valide, une lacune qui expose les ESM aux risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes. Les modifications rĂ©glementaires exigent que les ESM soumettent des vĂ©rifications du casier judiciaire de leur chef de la direction, de leur prĂ©sident, de leurs administrateurs et de toute personne qui contrĂ´le directement ou indirectement 20 % ou plus de l’ESM ou des actions de l’ESM, ainsi que des renseignements relatifs aux vĂ©rifications du casier judiciaire de leurs agents au CANAFE lors de leur inscription (et de leur rĂ©inscription) tous les deux ans. Cela attĂ©nue les risques liĂ©s aux ESM et Ă  leurs agents qui utilisent les ESM Ă  des fins de recyclage des produits de la criminalitĂ© ou de financement des activitĂ©s terroristes en garantissant qu’aucune des personnes ni agents dĂ©signĂ©s n’a d’antĂ©cĂ©dents criminels qui dĂ©clencheraient les exigences d’inadmissibilitĂ© liĂ©es Ă  des comportements criminels antĂ©rieurs Ă©noncĂ©es dans la LRPCFAT. Dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, les ESM doivent s’assurer que tous les renseignements liĂ©s aux vĂ©rifications du casier judiciaire doivent avoir Ă©tĂ© obtenus auprès de l’autoritĂ© compĂ©tente au cours des six derniers mois (par rapport Ă  la date de l’inscription ou de la rĂ©inscription), ce qui signifie que les ESM devraient effectuer les vĂ©rifications obligatoires du casier judiciaire avant leur inscription (et leur rĂ©inscription) tous les deux ans.

Guichets automatiques privés à étiquette blanche (GAPEB)

Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, les acquĂ©reurs de GAPEB continueraient de ne faire l’objet d’aucune surveillance Ă  des fins de LRPC/FAT Ă  l’échelle fĂ©dĂ©rale, ce qui perpĂ©tuerait les risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes posĂ©s par les GAPEB. Dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, les acquĂ©reurs offrant des services de retrait d’espèces aux GAPEB sont tenus de respecter les obligations gĂ©nĂ©rales en matière de LRPC/FAT (par exemple, s’inscrire auprès du CANAFE, Ă©laborer un programme de conformitĂ©, mettre en Ĺ“uvre des mesures de diligence raisonnable Ă  l’égard de la clientèle, tenir des registres, dĂ©clarer les transactions suspectes et suivre les directives ministĂ©rielles), ainsi que de fournir au CANAFE, dans le cadre de la demande d’inscription Ă  titre d’ESM, des renseignements concernant les GAPEB desservis (ex. : propriĂ©taire, bailleur et exploitant du GAPEB; propriĂ©taire d’espèces; renseignements sur le compte bancaire de règlement; emplacement et modèle de GAPEB; source des espèces du GAPEB et mĂ©thode suivie pour transporter les espèces). Les coĂ»ts rĂ©glementaires sont attĂ©nuĂ©s par le fait que la plupart des exigences administratives et de conformitĂ© proposĂ©es sont dĂ©jĂ  respectĂ©es par les acquĂ©reurs de GAPEB dans le cadre des procĂ©dures opĂ©rationnelles internes d’Interac.

Immobilier (assureurs de titres et parties non représentées)

Dans le scénario de référence, il n’existerait aucune réglementation des assureurs de titres à des fins de LRPC/FAT, ce qui signifie que les risques de recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes, qui ne sont pas traités efficacement par la réglementation relative à la LRPC/FAT applicable aux agents immobiliers, aux courtiers, aux représentants commerciaux et aux promoteurs immobiliers, subsisteraient. Dans le scénario réglementaire, les assureurs de titres sont des entités déclarantes aux termes de la LRPCFAT et sont soumis aux obligations générales en matière de LRPC/FAT (par exemple, élaborer un programme de conformité, mettre en œuvre des mesures de diligence raisonnable à l’égard de la clientèle, tenir des registres, signaler les transactions suspectes et suivre les directives ministérielles). Bien que les assureurs de titres soient tenus de recueillir certains renseignements et de tenir des registres, le scénario réglementaire a été adapté de façon à traduire leur modèle d’affaires. Plus précisément, à la suite de consultations approfondies, le secteur de l’assurance de titres a expliqué les renseignements qu’il recueille déjà, en tient des registres et pour combien de temps. Le règlement a été modifié pour exiger seulement que les assureurs de titres identifient leurs clients et conservent des dossiers sur les renseignements qu’ils recueillent et détiennent déjà volontairement. Par conséquent, il n’y a pas de coûts marginaux supplémentaires pour les assureurs de titres liés à la tenue de documents dans le cadre du scénario réglementaire. Le scénario réglementaire aide à réduire les risques de recyclage des produits de la criminalité et de financement des activités terroristes dans le secteur immobilier en obligeant les assureurs de titres à déclarer au CANAFE les renseignements sur l’assurance de titres et les transactions liées à l’immobilier, qui seront utilisés par le CANAFE et dont certains pourraient être communiqués aux organismes d’application de la loi pour aider à détecter et perturber les activités illégales dans le secteur immobilier.

Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, les reprĂ©sentants immobiliers sont tenus de prendre des « mesures raisonnables Â» pour identifier les parties non reprĂ©sentĂ©es dans une transaction immobilière. Dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, l’approche des « mesures raisonnables Â» est remplacĂ©e par une obligation, obligeant les reprĂ©sentants immobiliers Ă  identifier les parties non reprĂ©sentĂ©es et les tiers dans les transactions immobilières. Cette modification aide Ă  dĂ©terminer les comportements suspects lorsque les agents ne peuvent pas identifier les parties non reprĂ©sentĂ©es dans les transactions, ce qui pourrait entraĂ®ner davantage de dĂ©clarations d’opĂ©rations suspectes au CANAFE. Grâce Ă  ces renseignements, le CANAFE serait mieux Ă©quipĂ© pour cerner les activitĂ©s potentielles de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement d’activitĂ©s terroristes dans le secteur immobilier et communiquer ces renseignements et analyses aux agents d’application de la loi.

Déclarations de déboursements de casino

Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, les casinos sont tenus de dĂ©clarer les dĂ©boursĂ©s supĂ©rieurs Ă  10 000 $, mais ne sont pas tenus de dĂ©clarer le bĂ©nĂ©ficiaire final de ce dĂ©boursement. Cette situation va Ă  l’encontre de l’objectif de l’obligation de dĂ©claration de dĂ©boursements de casino, qui vise Ă  inclure le vĂ©ritable bĂ©nĂ©ficiaire des dĂ©boursements importants des casinos aux fins de dĂ©tection et de dissuasion des risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes. Dans le cadre du scĂ©nario rĂ©glementaire, les casinos sont tenus de dĂ©clarer le bĂ©nĂ©ficiaire final d’un dĂ©boursement de casino supĂ©rieur Ă  10 000 $ et de prĂ©ciser si le dĂ©boursement est reçu pour le compte d’un tiers.

Avantages

Les avantages des modifications réglementaires, bien que probablement importantes, ne sont pas monétisés en raison du manque de données accessibles ou fiables pour mesurer avec précision les modifications dans la réputation du système financier canadien et la réduction des risques qui découlent de la mise en œuvre des modifications réglementaires. En outre, la quantification de ces avantages nécessiterait des renseignements importants sur la mesure dans laquelle ces activités se déroulent actuellement, qui sont par nature clandestines, et sur la capacité des mesures à réduire les activités de recyclage des produits de la criminalité et de financement des activités terroristes.

Les modifications réglementaires renforcent le cadre LRPC/FAT du Canada et amélioreraient son efficacité en élargissant la portée des entités déclarantes pour inclure les acquéreurs de GAPEB et les assureurs de titres, en renforçant le régime de sanctions du Canada, en s’attaquant aux risques en matière de LRPC/FAT dans les secteurs des entreprises publiques et de l’immobilier, en comblant les lacunes de la déclaration de déboursements de casino et l’harmonisation plus étroite du cadre canadien de LRPC/FAT avec les normes internationales.

Le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes ont des effets criminels et Ă©conomiques et contribuent Ă  faciliter et Ă  perpĂ©tuer les activitĂ©s criminelles. Le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement du terrorisme nuisent Ă  l’intĂ©gritĂ© et Ă  la stabilitĂ© du secteur financier et de l’économie en gĂ©nĂ©ral et menacent la qualitĂ© de vie des Canadiens. Le recyclage des produits de la criminalitĂ© porte atteinte aux institutions financières essentielles Ă  la croissance Ă©conomique (par la corruption interne et l’atteinte Ă  la rĂ©putation) et provoque des distorsions Ă©conomiques en nuisant aux activitĂ©s lĂ©gitimes du secteur privĂ©. Par exemple, le groupe d’experts sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© dans le secteur immobilier de la Colombie-Britannique estimait que le recyclage des produits de la criminalitĂ© dans le secteur de l’immobilier en Colombie-Britannique a fait augmenter les prix des logements d’environ 5 % en 2018. Cela rĂ©duit Ă©galement la productivitĂ© en dĂ©tournant les ressources et en encourageant la criminalitĂ© et la corruption et fausse le commerce international et les flux de capitaux de l’économie (en endommageant la rĂ©putation et en dĂ©formant les marchĂ©s) au dĂ©triment du dĂ©veloppement Ă©conomique Ă  long terme. Enfin, le recyclage des produits de la criminalitĂ© peut Ă©galement rĂ©duire les recettes fiscales, car il devient plus difficile pour les gouvernements provinciaux et fĂ©dĂ©ral et les administrations municipales de percevoir des revenus provenant de transactions connexes qui ont souvent lieu dans l’économie clandestine.

Le renforcement du Régime de LRPC/FAT aide à lutter contre les menaces de recyclage des produits de la criminalité et de financement d’activités terroristes, tout en protégeant les Canadiens et l’intégrité des marchés et du système financier mondial, et augmente la compétitivité du Canada et son attrait pour les investisseurs. Les modifications réglementaires favorisent la sécurité, la stabilité, l’utilité et l’efficacité du cadre du secteur financier en renforçant le cadre de LRPF/FAT pour lutter contre la criminalité financière. Tous les Canadiens bénéficient d’un secteur financier stable, efficace et compétitif qui facilite l’activité économique et favorise la croissance économique.

Les modifications réglementaires concernant la déclaration des biens sanctionnés, les GAPEB, les biens immobiliers et la déclaration de déboursements de casino améliorent la conformité du Canada aux normes internationales du GAFI. Un meilleur respect de ces normes améliore l’intégrité du cadre mondial de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes, a une retombée positive sur la réputation internationale du Canada et pourrait donner lieu à une plus grande efficacité réglementaire par rapport aux régimes de LRPC/FAT d’autres pays, facilitant ainsi les activités internationales des entreprises canadiennes. De plus, un meilleur respect de ces normes contribuera à garantir que le Canada ne soit pas signalé par le GAFI comme étant un pays préoccupant en raison de son manque d’action pour remédier aux principales lacunes en matière de LRPC/FAT et, en fin de compte, empêchera d’autres pays d’imposer des sanctions au Canada. Ces répercussions sur la réputation, l’économie et la sécurité nationale sont importantes, mais difficiles à quantifier.

Coûts

Ă€ la suite des modifications rĂ©glementaires, les entreprises, le gouvernement et les personnes devraient engager une VA estimĂ©e Ă  14 995 670 $ en coĂ»ts de conformitĂ© et Ă  des coĂ»ts administratifs de 744 782 $ pour une VA estimĂ©e Ă  15 740 453 $ sur une pĂ©riode de 10 ans (ou 2 241 086 $ par annĂ©e). Les entreprises touchĂ©es devraient prendre en charge une VA estimĂ©e Ă  11 128 652 $ en coĂ»ts. Les entreprises touchĂ©es comprennent : environ 25 619 entitĂ©s dĂ©clarantes existantes (entitĂ©s financières, ESM, casinos, comptables, assureurs-vie, courtiers immobiliers ou reprĂ©sentants commerciaux et promoteurs, courtiers en valeurs mobilières et notaires de la Colombie-Britannique); neuf nouvelles entitĂ©s dĂ©clarantes (quatre assureurs de titres et cinq acquĂ©reurs GAPEB); 10 000 entreprises propriĂ©taires de GAPEB. La seule entitĂ© gouvernementale touchĂ©e est le CANAFE, qui devrait prendre en charge un coĂ»t total actualisĂ© estimĂ© Ă  3 662 556 $ sur une pĂ©riode de 10 ans (soit 521 466 $ par an) pour administrer et assurer la conformitĂ© aux modifications proposĂ©es. On s’attend Ă  ce que les personnes engagent VA estimĂ©e Ă 949 245 $ en coĂ»ts sur une pĂ©riode de 10 ans (ou 135 151 $ par annĂ©e). Les personnes concernĂ©es comprennent les parties non reprĂ©sentĂ©es dans les transactions immobilières et les personnes recevant des dĂ©boursĂ©s d’un casino pour le compte d’une autre entitĂ© ou d’une autre personne. Un rĂ©sumĂ© des intervenants touchĂ©s par la mesure rĂ©glementaire est prĂ©sentĂ© ci-dessous.

Résumé des intervenants touchés par la mesure
Mesure Intervenants Type d’intervenants Nombre d’intervenants
DĂ©claration des biens sanctionnĂ©s Divers note * du tableau b1 Entreprise 25 619
Cadre d’inscription des ESM Entreprises de services monĂ©taires Entreprise 2 581
Guichets automatiques privés à étiquette blanche (GAPEB) Acquéreurs de GAPEB Entreprise 5
PropriĂ©taires de GAPEB qui sont des entreprises Entreprise 10 000
Immobilier : assureurs de titres Assureurs de titres Entreprise 4
Immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es Courtiers immobiliers ou reprĂ©sentants commerciaux et promoteurs Entreprise 7 676
Parties non reprĂ©sentĂ©es dans une transaction immobilière Personne 44 351
Déclarations de déboursements de casino Casinos Entreprise 18
Personne qui reçoit un dĂ©boursement de casino de plus de 10 000 $ pour une autre entitĂ© ou personne Personne 15 000
Toutes les mesures CANAFE Gouvernement 1

Note(s) du tableau b1

Note * du tableau b1

« Divers Â» comprend les entitĂ©s suivantes : entitĂ©s financières (556), entreprises de services monĂ©taires (2 581), casinos (18), comptables (5 214), nĂ©gociants en mĂ©taux et pierres prĂ©cieux (4 187), assureurs-vie (3 766), courtiers ou vendeurs immobiliers, reprĂ©sentants et promoteurs (7 676), courtiers en valeurs mobilières (1 424) et notaires de la Colombie-Britannique (197).

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Résumé des principales hypothèses par mesure

Tous les coûts indiqués dans le tableau ci-dessous ne sont pas actualisés et sont par entité touchée et par an, sauf indication contraire. En général, les hypothèses ont été fondées sur des consultations auprès des secteurs industriels concernés et du CANAFE, ainsi que sur des résumés de l’étude d’impact de la réglementation antérieurs. Plus de détails sur les hypothèses et les sources sont compris dans l’analyse coûts-avantages complète, fournie sur demande.

Mesure

Hypothèse

Déclaration des biens sanctionnés

  • 20 heures pour les grandes entitĂ©s financières et 30 minutes pour toutes les autres entitĂ©s dĂ©clarantes, pour mettre Ă  jour les systèmes informatiques (une seule fois).
  • 20 heures permettant aux grandes entitĂ©s financières de bien connaĂ®tre les nouvelles directives et de mettre Ă  jour les Ă©ventuelles formations (en cours).
  • 6 minutes pour les grandes entitĂ©s financières et 12 minutes pour toutes les autres entitĂ©s dĂ©clarantes, pour remplir et dĂ©poser une dĂ©claration de biens sanctionnĂ©s (en cours).
  • 104 000 $ pour le CANAFE pour administrer et assurer la conformitĂ© (une seule fois).

Cadre d’inscription des ESM

  • Frais moyens de 64 $ pour obtenir une vĂ©rification de casier judiciaire (en cours).
  • 15 minutes pour obtenir une vĂ©rification de casier judiciaire (en cours).
  • 6 minutes pour rassembler et prĂ©senter les renseignements relatifs Ă  une vĂ©rification du casier judiciaire des agents au CANAFE dans le cadre de l’inscription (et de la rĂ©inscription) tous les deux ans (en cours).
  • 2 minutes pour fournir au CANAFE une vĂ©rification du casier judiciaire du PDG, du prĂ©sident, du conseil d’administration et des actionnaires importants d’une ESM dans le contexte de l’inscription (et de la rĂ©inscription) tous les deux ans (en cours).
  • 1 minute pour enregistrer une vĂ©rification de casier judiciaire (en cours).
  • 2 minutes par ESM pour superviser et assurer le respect des nouvelles exigences (en cours).

Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche (GAPEB) et immobilier : assureurs de titres

  • 20 heures pour Ă©laborer un programme de conformitĂ© interne (une seule fois).
  • 48 heures pour mettre Ă  jour le programme de conformitĂ© (en cours).
  • 15 minutes pour remplir et envoyer les dĂ©clarations requises au CANAFE (en cours).
  • 4 heures pour mettre Ă  jour les formulaires d’admission des clients (une seule fois).
  • 32 heures pour les grandes entreprises et 16 heures pour les petites et moyennes entreprises pour mettre en place des systèmes informatiques pour la dĂ©claration au CANAFE (une seule fois).
  • 10 000 $ pour les grandes entreprises et 2 500 $ pour les petites entreprises, pour investir dans la capacitĂ© de stockage concernant les obligations requises en matière de tenue de registres (une seule fois).
  • 32 heures pour les grandes entreprises et 16 heures pour les petites entreprises pour se prĂ©parer et se conformer Ă  l’évaluation du CANAFE (en cours).
  • 1 heure pour enregistrer tous les documents requis (en cours).

Guichets automatiques privés à étiquette blanche (GAPEB)

  • 30 minutes pour s’inscrire en tant qu’ESM auprès du CANAFE (en cours).
  • 5 minutes pour soumettre au CANAFE les renseignements relatifs Ă  la connexion d’un GAPEB Ă  un rĂ©seau de paiement lors de l’inscription en tant qu’ESM (une seule fois).
  • 5 minutes permettant aux propriĂ©taires de GAPEB qui sont des entreprises de fournir des renseignements sur la propriĂ©tĂ© effective aux acquĂ©reurs (une seule fois).
  • 350 000 $ au CANAFE pour administrer et assurer la conformitĂ© (en cours).

Immobilier : assureurs de titres

  • 18 heures pour Ă©laborer un programme de conformitĂ© interne (une seule fois).
  • 43,2 heures pour mettre Ă  jour le programme de conformitĂ© (en cours).
  • 32 heures pour mettre en place des systèmes de technologie de l’information pour la dĂ©claration au CANAFE (une seule fois).
  • 230 000 $ au CANAFE pour administrer et assurer la conformitĂ© (en cours).

Immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es

  • 15 minutes pour remplir et envoyer les dĂ©clarations supplĂ©mentaires au CANAFE (en cours).
  • 30 minutes pour l’agent immobilier ou le courtier pour bien connaĂ®tre les nouvelles directives et mettre Ă  jour toute formation (une seule fois).
  • 4 minutes pour que l’agent immobilier ou le courtier demande et vĂ©rifie l’identitĂ© des parties non reprĂ©sentĂ©es (en cours).
  • 4 minutes pour les parties non reprĂ©sentĂ©es pour s’identifier et rĂ©pondre aux questions (en cours).
  • 1 minute pour l’agent immobilier ou le courtier pour enregistrer l’identitĂ© d’une partie non reprĂ©sentĂ©e (en cours).
  • 10 % des transactions immobilières devraient ĂŞtre visĂ©es par la nouvelle exigence.

Déclarations de déboursements de casino

  • 4 heures pour mettre Ă  jour la technologie informatique afin de traiter le nouveau formulaire de dĂ©boursement du casino (une seule fois).
  • 10 minutes pour que les personnes remplissent la nouvelle partie du formulaire de dĂ©boursement du casino (en cours).
  • 4 minutes au casino pour demander et vĂ©rifier l’identitĂ© du bĂ©nĂ©ficiaire final (en cours).
  • 4 minutes pour le bĂ©nĂ©ficiaire final pour s’identifier et rĂ©pondre aux questions (en cours).
  • 1 minute pour que le casino enregistre l’identitĂ© d’une partie non reprĂ©sentĂ©e (en cours).
  • 15 000 dĂ©clarations de dĂ©boursĂ©s des casinos seront visĂ©es (en cours).

Remarque : Certaines des mesures pourraient Ă©galement entraĂ®ner des coĂ»ts liĂ©s Ă  la capacitĂ© de stockage des technologies de l’information; par exemple, en ce qui concerne le stockage des vĂ©rifications de casier judiciaire pour le cadre d’inscription des ESM, les parties non reprĂ©sentĂ©es et les dĂ©boursĂ©s des casinos. Étant donnĂ© que les vĂ©rifications de casier judiciaire et l’identification seraient probablement des documents PDF d’une Ă  deux pages stockĂ©s Ă©lectroniquement, on suppose que le stockage de ces documents pourrait ĂŞtre rĂ©alisĂ© sans nouveaux investissements supplĂ©mentaires dans la capacitĂ© de stockage des technologies de l’information, comme ce qui serait nĂ©cessaire pour les Ă©conomies de tous les documents liĂ©s Ă  la conformitĂ© Ă  la suite de l’imposition de la rĂ©glementation LRPC/FAT sur de nouveaux secteurs (c’est-Ă -dire les guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche et les assureurs de titres). Ces coĂ»ts devraient donc ĂŞtre nĂ©gligeables.

Notez également que les chiffres ci-dessous peuvent ne pas correspondre parfaitement en raison des arrondis.

Déclaration des biens sanctionnés

La valeur actualisĂ©e (VA) des coĂ»ts liĂ©s au passage des dĂ©clarations de bien appartenant Ă  un groupe terroriste Ă  des dĂ©clarations de biens sanctionnĂ©s est de 1 132 245 $, soit 161 206 $ annualisĂ©s. Les coĂ»ts dĂ©coulent des Ă©lĂ©ments suivants :

Cadre d’inscription des ESM

La VA des coĂ»ts liĂ©s Ă  l’exigence de vĂ©rifications de casier judiciaire et aux renseignements liĂ©s aux vĂ©rifications de casier judiciaire des ESM est de 8 557 650 $ ou de 1 218 417 $ annualisĂ©s. Les coĂ»ts dĂ©coulent des Ă©lĂ©ments suivants :

Remarque : Étant donnĂ© que les règlements interdisent dĂ©jĂ  au chef de la direction, au prĂ©sident, aux administrateurs ou aux actionnaires importants ayant certains casiers judiciaires d’inscrire une ESM, on ne s’attend pas Ă  ce qu’il y ait une perte d’emploi pour ces personnes attribuable aux modifications rĂ©glementaires. Cependant, Ă©tant donnĂ© que les modifications rĂ©glementaires Ă©tendraient l’interdiction aux agents (en plus de l’exigence de vĂ©rification et de prĂ©sentation du casier judiciaire), des pertes d’emploi concernant les agents pourraient ĂŞtre attribuĂ©es aux modifications rĂ©glementaires. Cela pourrait Ă  son tour entraĂ®ner des coĂ»ts de transition pour les entreprises touchĂ©es et pour les employĂ©s qui ne sont pas engagĂ©s dans des activitĂ©s interdites ou illĂ©gales (par exemple des coĂ»ts supplĂ©mentaires pour les entreprises pour embaucher/former des remplaçants, des coĂ»ts de recherche supplĂ©mentaires pour les employĂ©s pour trouver un autre emploi, une perte de salaire pour les employĂ©s qui cherchent Ă  retrouver un emploi). On estime qu’il y aura 23 540 vĂ©rifications de casier judiciaire liĂ©es aux agents au cours de chaque pĂ©riode de rĂ©inscription de deux ans; toutefois, en raison du manque de donnĂ©es, il est impossible d’estimer le nombre de pertes d’emplois qui pourraient se produire.

Guichets automatiques privés à étiquette blanche (GAPEB)

La VA des coĂ»ts liĂ©s Ă  l’imposition d’obligations en matière de LRPC/FAT aux acquĂ©reurs de GAPEB est de 2 427 891 $, soit 345 677 $ annualisĂ©s. Les coĂ»ts dĂ©coulent des Ă©lĂ©ments suivants :

Immobilier

Assureurs de titres

La VA des coĂ»ts liĂ©s Ă  l’imposition d’obligations en matière de LRPC/FAT aux assureurs de titres est de 1 481 467 $, soit 210 928 $ annualisĂ©s. Les coĂ»ts dĂ©coulent des Ă©lĂ©ments suivants :

Parties non représentées

La VA des coĂ»ts liĂ©s Ă  l’imposition d’obligations en matière de LRPC/FAT aux courtiers immobiliers et aux reprĂ©sentants commerciaux pour vĂ©rifier l’identitĂ© des parties et des tiers non reprĂ©sentĂ©s dans les transactions immobilières s’élève Ă  1 147 425 $ ou Ă  163 368 $ annualisĂ©s. Les coĂ»ts dĂ©coulent des Ă©lĂ©ments suivants :

Le CANAFE a indiquĂ© qu’aucun coĂ»t marginal n’est liĂ© Ă  la gestion et au respect de cette modification rĂ©glementaire. En effet, la vĂ©rification des parties non reprĂ©sentĂ©es et des tiers dans les transactions immobilières est dĂ©jĂ  requise selon des « mesures raisonnables Â» et le CANAFE estime que les coĂ»ts marginaux supplĂ©mentaires pour administrer et assurer la conformitĂ© seraient minimes et inclus dans ses activitĂ©s de conformitĂ© continues.

Remarque : l’analyse a estimĂ© les coĂ»ts supplĂ©mentaires liĂ©s Ă  la vĂ©rification des parties non reprĂ©sentĂ©es. S’il y a des cas oĂą les entitĂ©s ne peuvent pas ĂŞtre identifiĂ©es, ces transactions sont prĂ©sumĂ©es ĂŞtre liĂ©es Ă  des activitĂ©s illĂ©gales et, Ă  ce titre, conformĂ©ment au Guide d’analyse coĂ»ts-avantages du SCT, les coĂ»ts de ces activitĂ©s (c’est-Ă -dire de la transaction qui ne se poursuit pas) n’auraient pas qualitĂ© pour agir et sont exclus.

Déclarations de déboursements de casino

La VA des coĂ»ts liĂ©s Ă  l’obligation pour les casinos d’identifier et de dĂ©clarer le bĂ©nĂ©ficiaire final des dĂ©boursements de plus de 10 000 $ est de 993 774 $ ou de 141 491 $ annualisĂ©s. Les coĂ»ts dĂ©coulent des Ă©lĂ©ments suivants :

Le CANAFE a indiqué qu’il n’engagerait pas de coûts marginaux liés à l’administration et au respect de cette modification réglementaire. Cela s’explique par le fait qu’il s’agit d’une petite modification aux exigences actuelles en matière de déclaration et le CANAFE estime que tout coût marginal supplémentaire pour administrer et assurer la conformité serait extrêmement faible et inclus dans ses activités de conformité continues.

Énoncé des coûts-avantages
Coûts monétisés
Les valeurs annuelles pour les années 1, 2 et 10 ne sont pas actualisées. Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre parfaitement.
Intervenant touchĂ© et mesure Description des coĂ»ts AnnĂ©e 1 (2024) AnnĂ©e 2 (2025) AnnĂ©e 10 (2033) Total (valeur actualisĂ©e) Valeur annualisĂ©e
Secteur
Déclaration des biens sanctionnés
CoĂ»ts pour les entitĂ©s dĂ©clarantes (adoption de systèmes, prise de connaissance des directives et prĂ©sentation des dĂ©clarations) 574 472 $ 736 031 $ 235 732 $ 1 028 245 $ 146 399 $
Gouvernement
Déclaration des biens sanctionnés
CoĂ»ts assumĂ©s par CANAFE pour administrer et faire respecter les nouvelles dĂ©clarations de biens sanctionnĂ©s 104 000 $ 0 $ 0 $ 104 000 $ 14 807 $
Sous-total – DĂ©clarations des biens sanctionnĂ©s Tous les frais 678 472 $ 736 031 $ 235 732 $ 1 132 245 $ 161 206 $
Secteur
Cadre d’inscription
des ESM
Coûts pour les ESM
(main-d’œuvre et frais pour effectuer les vérifications de casier judiciaire obligatoires et présenter les déclarations requises)
0 $ 1 032 422 $ 1 032 422 $ 8 530 716 $ 1 214 582 $
Gouvernement
Cadre d’inscription
des ESM
CoĂ»ts pour le CANAFE pour administrer et faire respecter les nouvelles exigences en matière de vĂ©rification du casier judiciaire 0 $ 4 276 $ 4 276 $ 26 935 $ 3 835 $
Sous-total – Cadre d’inscription des ESM Tous les frais 0 $ 1 036 698 $ 1 036 698 $ 8 557 650 $ 1 218 417 $
Secteur
Guichets automatiques privés à étiquette blanche (GAPEB)
CoĂ»ts pour les acquĂ©reurs de GAPEB (Ă©laboration et mise Ă  jour d’un programme de conformitĂ©, mise Ă  jour des formulaires d’admission des clients, mise en place de systèmes de dĂ©claration, tenue des registres, inscription, prĂ©sentation des dĂ©clarations, conformitĂ© Ă  l’évaluation du CANAFE, inscription en tant qu’ESM, communication des renseignements relatifs aux GAPEB connectĂ©s Ă  un rĂ©seau de paiement et enregistrement de tous les documents requis) CoĂ»ts pour les propriĂ©taires de GAPEB qui sont des entreprises pour fournir des renseignements aux acquĂ©reurs de GAPEB 0 $ 240 393 $ 15 724 $ 296 740 $ 42 249 $
Gouvernement
Guichets automatiques privés à étiquette blanche (GAPEB)
CoĂ»ts pour le CANAFE pour garantir le respect des obligations en matière de LRPC/FAT 0 $ 350 000 $ 350 000 $ 2 131 151 $ 303 428 $
Sous-total – Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche Tous les frais 0 $ 590 393 $ 365 724 $ 2 427 891 $ 345 677 $
Secteur
Immobilier : assureurs de titres
CoĂ»ts pour les assureurs de titres (Ă©laboration et mise Ă  jour d’un programme de conformitĂ©, mise Ă  jour des formulaires d’admission des clients, mise en place de systèmes de dĂ©claration, tenue des registres, prĂ©sentation des dĂ©clarations et conformitĂ© Ă  l’évaluation du CANAFE) 0 $ 22 187 $ 11 786 $ 80 996 $ 11 532 $
Gouvernement
Immobilier : assureurs de titres
CoĂ»ts pour le CANAFE pour garantir le respect des obligations en matière de LRPC/FAT 0 $ 230 000 $ 230 000 $ 1 400 470 $ 199 395 $
Sous-total – Immobilier : assureurs de titres Tous les frais 0 $ 252 187 $ 241 786 $ 1 481 467 $ 210 928 $
Secteur
Immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es
CoĂ»ts pour les courtiers immobiliers et reprĂ©sentants commerciaux (mise Ă  jour des directives, augmentation des dĂ©clarations et tenue des registres) 0 $ 238 718 $ 98 056 $ 745 628 $ 106 161 $
Personnes
Immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es
CoĂ»ts pour les parties non reprĂ©sentĂ©es dans les transactions immobilières (prouver leur identitĂ© aux courtiers immobiliers ou aux reprĂ©sentants commerciaux et rĂ©pondre aux questions de vĂ©rification) 0 $ 65 987 $ 65 987 $ 401 797 $ 57 207 $
Sous-total – Immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es Tous les frais 0 $ 304 706 $ 164 043 $ 1 147 425 $ 163 368 $
Secteur
Déclarations de déboursements de casino
CoĂ»t pour les casinos (mise Ă  jour des systèmes informatiques, demande, vĂ©rification et sauvegarde de l’identitĂ© des bĂ©nĂ©ficiaires finaux) 64 007 $ 61 012 $ 61 012 $ 446 326 $ 63 547 $
Personnes
Déclarations de déboursements de casino
CoĂ»t pour les personnes (remplir une nouvelle section du formulaire, prouver leur identitĂ© et rĂ©pondre aux questions de vĂ©rification) 77 944 $ 77 944 $ 77 944 $ 547 448 $ 77 944 $
Sous-total – dĂ©clarations de dĂ©boursements de casino Tous les frais 141 951 $ 138 956 $ 138 956 $ 993 774 $ 141 491 $
Tous les intervenants Total des coĂ»ts 820 423 $ 3 058 970 $ 2 182 939 $ 15 740 453 $ 2 241 086 $
Répercussions qualitatives

Répercussions positives

Répercussions négatives

Analyse de sensibilité
Résumé de l’analyse de sensibilité
Scénario de coût Total
(valeur actualisée)
Valeur annualisée
Faible 9 384 677 $ 1 336 167 $
Moyen
(scénario central)
15 740 453 $ 2 241 086 $
ÉlevĂ© 19 904 804 $ 2 833 996 $

DĂ©claration des biens sanctionnĂ©s — VA : 1 132 245 $

Le coĂ»t le plus important liĂ© Ă  cette mesure est le coĂ»t initial unique que doivent payer les entitĂ©s dĂ©clarantes pour adapter leurs systèmes informatiques internes Ă  la suite du passage de la dĂ©claration des biens appartenant Ă  un groupe terroriste Ă  la dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s. L’analyse laisse entendre qu’il faudra 20 heures aux grandes institutions financières pour mettre Ă  jour leurs systèmes internes (c’est-Ă -dire le scĂ©nario central). Cependant, si la mise Ă  jour de leurs systèmes internes prend plus de temps, par exemple 40 heures au lieu de 20, le coĂ»t doublerait, passant d’une VA de 541 798 $ Ă  1 083 597 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t Ă©levĂ©). Ă€ l’inverse, si la mise Ă  jour des systèmes internes prend moins de temps, par exemple 10 heures au lieu de 20, le rĂ©sultat serait une rĂ©duction des coĂ»ts Ă  une VA de 270 899 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t faible).

Cadre d’inscription des ESM — VA : 8 557 650

Le coĂ»t le plus important liĂ© Ă  cette mesure est le coĂ»t d’obtention d’une vĂ©rification de casier judiciaire, tant sur le plan des coĂ»ts de main-d’œuvre pour remplir et demander la vĂ©rification de casier judiciaire que des frais facturĂ©s pour obtenir le casier judiciaire. L’analyse laisse entendre qu’il faut 15 minutes (coĂ»t de main-d’œuvre) pour remplir la demande de vĂ©rification de casier judiciaire. L’estimation de 15 minutes est fondĂ©e sur la consultation des systèmes provinciaux de vĂ©rification de casier judiciaire en ligne. S’il fallait plus de temps pour remplir le formulaire et demander la vĂ©rification du casier judiciaire, par exemple 30 minutes, le coĂ»t doublerait, passant d’une VA de 1 041 671 $ Ă  2 083 342 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t Ă©levĂ©). Ă€ l’inverse, si la demande de vĂ©rification de casier judiciaire prenait moins de temps, par exemple 7,5 minutes au lieu de 15 minutes, le rĂ©sultat serait une rĂ©duction des coĂ»ts Ă  une VA de 520 836 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t faible).

Les frais prĂ©sumĂ©s pour obtenir une vĂ©rification de casier judiciaire sont de 64 $, car il s’agit de la moyenne pondĂ©rĂ©e (par population) des frais provinciaux actuels pour obtenir une vĂ©rification de casier judiciaire Ă  des fins d’emploi. Les frais de vĂ©rification de casier judiciaire varient selon la province, allant d’un maximum de 80,25 $ au QuĂ©bec Ă  un minimum de 20 $ Ă  Terre-Neuve. Si le nombre d’agents d’ESM rĂ©sidant dans chaque province diffĂ©rait de la rĂ©partition gĂ©nĂ©rale de la population par province, les frais payĂ©s changeraient. Par exemple, si tous les agents d’ESM rĂ©sidaient au QuĂ©bec, les frais que les agents d’ESM devraient payer pour obtenir leur vĂ©rification de casier judiciaire dans les annĂ©es Ă  venir augmenteraient d’une VA de 7 101 238 $ Ă  8 904 286 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t Ă©levĂ©). Ă€ l’inverse, si tous les agents d’ESM rĂ©sidaient Ă  Terre-Neuve, les frais permanents payĂ©s par les agents d’ESM pour obtenir la vĂ©rification de leur casier judiciaire dans les annĂ©es Ă  venir diminueraient Ă  une VA de 2 219 137 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t faible).

Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche (GAPEB) — VA : 2 427 891 $

Le coĂ»t le plus important liĂ© Ă  cette mesure est le coĂ»t initial unique que doivent payer les acquĂ©reurs de GAPEB pour fournir au CANAFE, dans le contexte de leur inscription en tant qu’ESM, des renseignements relatifs aux GAPEB qu’ils connectent Ă  un rĂ©seau de paiement. L’analyse laisse entendre qu’il faudra 5 minutes aux acquĂ©reurs de GAPEB pour rassembler et fournir ces renseignements, par GAPEB desservi. Cependant, s’il fallait au contraire 10 minutes pour fournir ces renseignements, les coĂ»ts doubleraient, passant d’une VA de 140 188 $ Ă  280 376 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t Ă©levĂ©). Ă€ l’inverse, si le regroupement de ces renseignements ne prend que 2,5 minutes, les coĂ»ts chuteront Ă  une VA de 70 094 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t faible).

Immobilier (assureurs de titres et parties non reprĂ©sentĂ©es) — VA : 2 628 892 $

Le coĂ»t le plus important liĂ© Ă  ces propositions est le coĂ»t pour l’agent immobilier de demander une pièce d’identitĂ© et de poser des questions de vĂ©rification concernant les parties non reprĂ©sentĂ©es dans les transactions immobilières. Pour le scĂ©nario du cas central, on suppose que 10 % des transactions immobilières comprennent des parties non reprĂ©sentĂ©es. Il n’existe actuellement aucune statistique concernant le nombre de transactions immobilières touchant des parties non reprĂ©sentĂ©es. Si ce chiffre Ă©tait plus proche de 20 %, les coĂ»ts associĂ©s doubleraient, passant d’une VA de 478 115 $ Ă  956 230 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t Ă©levĂ©). Ă€ l’inverse, si ce chiffre Ă©tait plus proche de 5 %, les coĂ»ts diminueraient de moitiĂ© pour atteindre une VA de 239 058 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t faible).

DĂ©clarations de dĂ©boursements de casino — VA : 993 774 $

Le coĂ»t le plus important liĂ© Ă  la mesure est le coĂ»t pour les personnes de remplir la nouvelle section du formulaire de dĂ©claration des dĂ©boursĂ©s du casino. En ce qui concerne le scĂ©nario central, on suppose qu’il faudrait 10 minutes Ă  chaque personne pour remplir ces renseignements, mais pas de temps supplĂ©mentaire au casino pour soumettre les renseignements supplĂ©mentaires, car il n’y a pas d’augmentation du nombre de formulaires de dĂ©claration des dĂ©boursĂ©s du casino prĂ©sentĂ©s au CANAFE (il n’y a des diffĂ©rences que dans les parties du formulaire qui sont remplies). Le CANAFE a indiquĂ© qu’il reçoit environ 300 000 dĂ©clarations de dĂ©boursĂ©s des casinos chaque annĂ©e et dans le cas du scĂ©nario central, on suppose que 5 % de ces dĂ©clarations, soit 15 000 formulaires, nĂ©cessiteraient que la section supplĂ©mentaire soit remplie. S’il s’agissait de 10 % de formulaires, les coĂ»ts doubleraient, passant d’une VA de 390 698 $ Ă  781 396 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t Ă©levĂ©). Ă€ l’inverse, si 2,5 % des formulaires Ă©taient visĂ©s par la modification rĂ©glementaire proposĂ©e, les coĂ»ts seraient rĂ©duits de moitiĂ© pour atteindre une VA de 195 349 $.

Analyse de répartition
Sommaire des coûts pour les petites et moyennes/grandes entreprises
Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre parfaitement.
Disposition Taille de l’entreprise Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
DĂ©claration des biens sanctionnĂ©s Petite 984 962 $ 140 236 $
Moyenne/grande 43 283 $ 6 163 $
Cadre d’inscription des ESM Petite 5 567 755 $ 792 723 $
Moyenne/grande 2 962 961 $ 421 859 $
Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche Petite 125 389 $ 17 853 $
Moyenne/grande 171 352 $ 24 397 $
Immobilier : assureurs de titres Petite 0 $ 0 $
Moyenne/grande 80 996 $ 11 532 $
Immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es Petite 727 400 $ 103 565 $
Moyenne/grande 18 228 $ 2 595 $
DĂ©clarations de dĂ©boursements de casino Petite 178 994 $ 25 485 $
Moyenne/grande 267 333 $ 38 062 $
Sous-total – Petites entreprises Petite 7 584 499 $ 1 079 862 $
Sous-total – Moyennes/grandes entreprises Moyenne/grande 3 544 153 $ 504 608 $
Sous-total – Toutes les entreprises Toutes les entreprises 11 128 652 $ 1 584 470 $
Sous-total – Gouvernement Tout le gouvernement 3 662 556 $ 521 466 $
Sous-total – Personnes Toutes les personnes 949 245 $ 135 151 $
Total Tous les intervenants 15 740 453 $ 2 241 086 $
DĂ©clarations des biens sanctionnĂ©s — VA : 1 132 245 $

Étant donné que les entités déclarantes étaient déjà tenues de soumettre des déclarations de biens appartenant à un groupe terroriste, la transition vers des déclarations de biens sanctionnés sera progressive. En règle générale, on pourrait supposer que les petits intervenants doivent consacrer du temps et des efforts supplémentaires pour bien connaître les obligations en matière de biens sanctionnés et pour mettre à jour leurs systèmes afin de garantir qu’ils sont conformes aux exigences de déclaration. Toutefois, le CANAFE a indiqué que la majorité des déclarations de biens sanctionnés proviendront probablement de grandes entités financières. Pour traduire ces nuances, l’analyse fournit des estimations de coûts différentes pour les grandes entités financières par rapport aux autres entités déclarantes.

Cadre d’inscription des ESM — VA : 8 557 650

Le coĂ»t le plus important pour toutes les entreprises concerne les frais liĂ©s Ă  l’obtention des vĂ©rifications de casier judiciaire (VA : 6 959 194 $). MĂŞme si les grandes ESM comptent plus d’agents que les petites, 98 % d’entre elles sont de petites entreprises, ce qui impose un fardeau disproportionnĂ© aux petites entreprises. Bien que les frais de vĂ©rification du casier judiciaire soient les mĂŞmes pour toutes les entreprises, le ministère des Finances reconnaĂ®t que les ESM auront besoin de temps pour mettre en Ĺ“uvre ces modifications et a donc accordĂ© un dĂ©lai de transition prolongĂ© (c’est-Ă -dire un dĂ©lai d’entrĂ©e en vigueur) pour que les entreprises se conforment aux nouvelles exigences.

Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche (GAPEB) — VA : 2 427 891 $

Les coûts initiaux peuvent être plus élevés pour les petits intervenants, car la mise en place de systèmes garantissant le respect des nouvelles exigences peut nécessiter davantage d’efforts. Le ministère des Finances reconnaît que les entreprises ont besoin de temps pour mettre en œuvre ces modifications et accorde donc une période de transition prolongée (c’est-à-dire un délai d’entrée en vigueur) pour que les entreprises se conforment aux nouvelles exigences. Les coûts réglementaires sont atténués par le fait que la plupart des exigences administratives et de conformité proposées sont déjà respectées par les acquéreurs de GAPEB dans le cadre des procédures opérationnelles internes d’Interac.

Immobilier (assureurs de titres et parties non reprĂ©sentĂ©es) — VA : 2 628 892 $

Bien que les assureurs de titres soient des intervenants importants, les coĂ»ts imposĂ©s peuvent ĂŞtre rĂ©percutĂ©s sur les consommateurs canadiens, rendant le prix de l’assurance de titres, et donc de l’accession Ă  la propriĂ©tĂ©, plus Ă©levĂ©. Toutefois, ce risque est dĂ©risoire en comparaison des risques liĂ©s Ă  la fraude dans le secteur immobilier, qui peut mettre en pĂ©ril le plus gros achat que la plupart des familles canadiennes font au cours de leur vie. Les coĂ»ts sont Ă©galement faibles par rapport Ă  ceux du recyclage des produits de la criminalitĂ© dans le secteur immobilier. En ce qui concerne les parties non reprĂ©sentĂ©es, l’obligation d’identifier les parties non reprĂ©sentĂ©es n’entraĂ®nera qu’une petite hausse marginale des coĂ»ts puisque les reprĂ©sentants immobiliers Ă©taient dĂ©jĂ  tenus de prendre des « mesures raisonnables Â» Ă  cet effet.

DĂ©clarations des dĂ©boursĂ©s des casinos — VA : 993 774 $

Le CANAFE entreprend déjà une modernisation de ses formulaires qui ont une incidence sur le secteur des casinos. Les casinos ont été consultés avant la modernisation et œuvrent actuellement à la mise à jour de leurs formulaires et à l’inclusion de la nouvelle section. Par conséquent, le coût lié à la collecte de renseignements dans le cadre de la nouvelle partie des déclarations de déboursements de casino devrait être relativement mineur. Même si les petits casinos devront peut-être déployer davantage d’efforts pour mettre à jour leurs systèmes afin de garantir le respect des exigences en matière de déclaration, ils sont également susceptibles de soumettre moins de formulaires de déclaration de déboursements de casino.

Lentille des petites entreprises

Modifications après la publication préalable

Des modifications ont Ă©tĂ© apportĂ©es qui ont une incidence particulière sur la lentille des petites entreprises, Ă  la suite de la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada le 6 juillet 2024. Premièrement, comme les assureurs de titres ne doivent plus ĂŞtre assujettis Ă  l’exigence d’identifier les propriĂ©taires vĂ©ritables des sociĂ©tĂ©s, les coĂ»ts liĂ©s aux propriĂ©taires, qui sont des sociĂ©tĂ©s, fournissant des renseignements sur la propriĂ©tĂ© effective aux assureurs de titres, ont Ă©tĂ© supprimĂ©s. Comme ces propriĂ©taires qui sont des sociĂ©tĂ©s Ă©taient les seules petites entreprises touchĂ©es par la mesure concernant l’assurance de titres, la mesure a Ă©tĂ© supprimĂ©e de la lentille des petites entreprises. De plus, Ă©tant donnĂ© que les règlements qui appliquent les obligations en matière de LRPC/FAT aux vĂ©hicules blindĂ©s sont entrĂ©s en vigueur après la publication prĂ©alable, les traitant comme des ESM, le nombre d’ESM pris en compte dans l’analyse a augmentĂ© par le nombre de compagnies de vĂ©hicules blindĂ©s (15) assujetties aux mesures relatives Ă  la dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s et au cadre d’inscription des ESM.

Résumé de la lentille des petites entreprises

On estime que 45 118 petites entreprises seront touchĂ©es par les modifications rĂ©glementaires, notamment :

Le total des coĂ»ts supplĂ©mentaires imposĂ©s aux petites entreprises est estimĂ© Ă  7 584 499 $ (VA) ou 1 079 862 $ annualisĂ©s, ce qui Ă©quivaut Ă  23,93 $ annualisĂ©s par petite entreprise touchĂ©e (tous les chiffres annualisĂ©s par petite entreprise sont obtenus en divisant la valeur annualisĂ©e par le nombre d’intervenants concernĂ©s). Les coĂ»ts comprennent (notez que la somme des chiffres peut ne pas ĂŞtre parfaite en raison des arrondis) :

D’autres options de conformitĂ© pour les petites entreprises ne sont pas possibles parce que les modifications rĂ©glementaires visent Ă  fermer les ouvertures potentielles aux mouvements de fonds illĂ©gaux. De plus, les modifications concernant la dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s, de l’immobilier, des acquĂ©reurs de GAPEB et de la dĂ©claration de dĂ©boursements de casino sont des modifications non discrĂ©tionnaires nĂ©cessaires pour que le Canada puisse respecter ses obligations selon les normes du GAFI. Le ministère des Finances reconnaĂ®t que les entreprises, quelle que soit leur taille, ont besoin de temps pour mettre en Ĺ“uvre ces modifications et accorde donc une pĂ©riode de transition prolongĂ©e aux entreprises (c’est-Ă -dire un retard dans l’entrĂ©e en vigueur; voir la section ci-dessous intitulĂ©e « EntrĂ©e en vigueur Â») en ce qui concerne les entreprises qui doivent se conformer aux nouvelles exigences. Bien que cela ne constitue pas un facteur particulier pour les petites entreprises uniquement, il convient de noter que les rĂ©percussions sur les entreprises ont Ă©tĂ© prises en compte et mises en balance avec les risques pertinents de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes, lors de l’établissement des exigences de conformitĂ© pour les entitĂ©s dĂ©clarantes en gĂ©nĂ©ral et pour les entreprises qui seraient touchĂ©es par les modifications rĂ©glementaires, notamment en raison des retards sur le plan de l’entrĂ©e en vigueur de chaque mesure proposĂ©e.

Coûts de conformité
Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre parfaitement.
Mesure Description des coûts Valeur actuelle Valeur annualisée
DĂ©claration des biens sanctionnĂ©s CoĂ»t unique Ă  l’avance pour adopter la technologie de l’information interne et d’autres systèmes 518 482 $ 73 820 $
CoĂ»t unique Ă  l’avance pour bien connaĂ®tre les nouvelles exigences et mettre Ă  jour la formation et les conseils connexes 465 983 $ 66 346 $
CoĂ»t marginal permanent pour remplir, dĂ©poser et envoyer les nouveaux formulaires ou les nouvelles dĂ©clarations au CANAFE 497 $ 71 $
Sous-total – DĂ©clarations des biens sanctionnĂ©s Tous les coĂ»ts de conformitĂ© pour les petites entreprises – DĂ©clarations des biens sanctionnĂ©s 984 962 $ 140 236 $
Cadre d’inscription des ESM CoĂ»ts de main-d’œuvre permanents pour demander une vĂ©rification du casier judiciaire du PDG, du prĂ©sident, des administrateurs et des actionnaires importants d’une ESM 358 745 $ 51 077 $
CoĂ»ts de main-d’œuvre permanents pour demander une vĂ©rification du casier judiciaire des agents 322 383 $ 45 900 $
Frais permanents pour obtenir une vĂ©rification du casier judiciaire des agents 2 209 577 $ 314 594 $
Frais permanents pour obtenir une vĂ©rification du casier judiciaire du PDG, du prĂ©sident, des administrateurs et des actionnaires importants d’une ESM 2 455 086 $ 349 549 $
Sous-total – Cadre d’inscription des ESM Tous les coĂ»ts de conformitĂ© pour les petites entreprises – Cadre d’inscription des ESM 5 345 790 $ 761 120 $
Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche CoĂ»t prĂ©alable pour Ă©laborer un programme de conformitĂ© interne 3 210 $ 457 $
CoĂ»t initial de la mise Ă  jour des formulaires d’admission des clients 436 $ 62 $
Anticiper les coĂ»ts de mise en place de systèmes informatiques pour la rĂ©glementation LRPC/FAT 1 744 $ 248 $
CoĂ»t d’investissement initial pour le stockage des documents requis 6 551 $ 933 $
CoĂ»t permanent de la tenue Ă  jour du programme de conformitĂ© 53 705 $ 7 646 $
CoĂ»t initial pour les GAPEB qui sont de petites entreprises pour fournir des renseignements supplĂ©mentaires aux acquĂ©reurs de GAPEB 26 570 $ 3 783 $
Sous-total – Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche Tous les coĂ»ts de conformitĂ© pour les petites entreprises – Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche 92 215 $ 13 129 $
Immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es CoĂ»ts permanents liĂ©s Ă  l’augmentation prĂ©vue du nombre de dĂ©clarations d’opĂ©rations douteuses Ă  remplir, Ă  dĂ©poser et Ă  envoyer au CANAFE 21 362 $ 3 041 $
CoĂ»t continu pour bien connaĂ®tre les modifications et mettre Ă  jour les directives du secteur 122 572 $ 17 452 $
CoĂ»t permanent pour les agents immobiliers et les reprĂ©sentants commerciaux pour demander et vĂ©rifier l’identitĂ© des parties non reprĂ©sentĂ©es 467 053 $ 66 498 $
Sous-total – Immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es Tous les frais de conformitĂ© pour les petites entreprises – Immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es 610 987 $ 86 991 $
DĂ©clarations de dĂ©boursements de casino CoĂ»t anticipĂ© pour mettre Ă  jour la technologie de l’information pour les nouveaux formulaires 1 664 $ 237 $
CoĂ»t permanent pour les casinos pour demander et vĂ©rifier l’identitĂ© du bĂ©nĂ©ficiaire final des dĂ©boursĂ©s du casino 141 949 $ 20 210 $
Sous-total – dĂ©clarations de dĂ©boursements de casino Tous les coĂ»ts de conformitĂ© pour les petites entreprises – dĂ©clarations de dĂ©boursements de casino 143 613 $ 20 447 $
Total Tous les coĂ»ts de conformitĂ© pour les petites entreprises 7 177 568 $ 1 021 924 $
Frais administratifs
Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre parfaitement.
Mesure Description des coûts Valeur actuelle Valeur annualisée
Cadre d’inscription des ESM Communication continue des renseignements liĂ©s aux vĂ©rifications du casier judiciaire des agents au CANAFE 128 953 $ 18 360 $
Communication continue des renseignements relatifs Ă  une vĂ©rification de casier judiciaire du PDG, du prĂ©sident, des administrateurs et des actionnaires importants d’une ESM 47 785 $ 6 803 $
CoĂ»t de main-d’œuvre continu pour sauvegarder les vĂ©rifications du casier judiciaire des agents 21 406 $ 3 048 $
CoĂ»t de main-d’œuvre continu pour enregistrer les vĂ©rifications de casier judiciaire du PDG, du prĂ©sident, des administrateurs et des actionnaires importants d’une ESM 23 821 $ 3 392 $
Sous-total – Cadre d’inscription des ESM Tous les coĂ»ts administratifs pour les petites entreprises – Cadre d’inscription des ESM 221 965 $ 31 603 $
Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche CoĂ»t permanent – Inscription en tant qu’ESM auprès du CANAFE 167 $ 24 $
CoĂ»ts permanents liĂ©s Ă  la prĂ©sentation des dĂ©clarations requises au CANAFE 1 033 $ 147 $
CoĂ»ts permanents liĂ©s Ă  la prĂ©paration et Ă  la conformitĂ© Ă  l’évaluation du CANAFE 1 071 $ 153 $
CoĂ»t initial de la dĂ©claration des GAPEB connectĂ©s Ă  un rĂ©seau de paiement 30 232 $ 4 304 $
CoĂ»t de main-d’œuvre continu pour les acquĂ©reurs de GAPEB, liĂ© Ă  la sauvegarde de tous les documents requis 669 $ 95 $
Sous-total – Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche Tous les coĂ»ts administratifs pour les petites entreprises – Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche 33 173 $ 4 723 $
Immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es CoĂ»t permanent pour sauvegarder l’identitĂ© des parties non reprĂ©sentĂ©es 116 413 $ 16 575 $
Sous-total – Immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es Tous les frais administratifs pour les petites entreprises – Immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es 116 413 $ 16 575 $
DĂ©clarations de dĂ©boursements de casino CoĂ»t permanent pour sauvegarder l’identitĂ© des bĂ©nĂ©ficiaires finaux des dĂ©boursĂ©s des casinos 35 381 $ 5 037 $
Sous-total – dĂ©clarations de dĂ©boursements de casino Tous les coĂ»ts administratifs pour les petites entreprises – dĂ©clarations de dĂ©boursements de casino 35 381 $ 5 037 $
Total Tous les coĂ»ts administratifs pour les petites entreprises 406 931 $ 57 938 $
Coûts totaux de conformité et d’administration
Totaux Valeur actuelle Valeur annualisée
CoĂ»t total (toutes les petites entreprises touchĂ©es) 7 584 499 $ 1 079 862 $
CoĂ»t par petite entreprise touchĂ©e 168,10 $ 23,93 $

Règle du « un pour un Â»

Modifications après la publication préalable

On a apportĂ© des modifications qui ont une incidence sur la règle du « un pour un Â» de trois mesures Ă  la suite de la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada le 6 juillet 2024. Premièrement, la prolongation de la date d’entrĂ©e en vigueur de la mesure concernant les biens immobiliers : parties non reprĂ©sentĂ©es au 1er octobre 2025 signifie que les coĂ»ts administratifs de cette mesure commencent maintenant en 2025 (contrairement Ă  2024, comme ce fut le cas lors de la publication prĂ©alable). Deuxièmement, des modifications ont Ă©tĂ© apportĂ©es Ă  la mesure concernant l’immobilier : les assureurs de titres. Plus prĂ©cisĂ©ment, les coĂ»ts administratifs liĂ©s Ă  la sauvegarde de tous les documents requis ont Ă©tĂ© supprimĂ©s, car le scĂ©nario rĂ©glementaire a Ă©tĂ© adaptĂ© de façon Ă  exiger uniquement que les assureurs de titres enregistrent les renseignements qu’ils recueillent et sauvent dĂ©jĂ  sur une base volontaire. Il en rĂ©sulte que les coĂ»ts administratifs des deux mesures sont infĂ©rieurs Ă  ce qui a Ă©tĂ© estimĂ© lors de la publication prĂ©alable. Enfin, Ă©tant donnĂ© que les règlements qui appliquent les obligations en matière de LRPC/FAT aux vĂ©hicules blindĂ©s sont entrĂ©s en vigueur après la publication prĂ©alable, les traitant comme des ESM, le nombre d’ESM pris en compte dans l’analyse a augmentĂ© par le nombre de compagnies de vĂ©hicules blindĂ©s (15), ce qui entraĂ®ne une lĂ©gère augmentation des coĂ»ts administratifs pour les mesures relatives au cadre d’inscription des ESM.

Deux ensembles de règlements sont modifiĂ©s dans le cadre de cet ensemble de mesures rĂ©glementaires :

Toutes les hypothèses de coĂ»ts sont expliquĂ©es dans la section « CoĂ»t Â» de ce chapitre sur l’analyse de la rĂ©glementation. Les valeurs dĂ©clarĂ©es aux fins de la règle du « un pour un Â» sont mesurĂ©es au niveau de prix de 2012; les valeurs annualisĂ©es sont actualisĂ©es jusqu’en 2012 Ă  l’aide d’un taux d’actualisation de 7 %, comme l’exige le Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse. Les salaires utilisĂ©s dans le calcul des coĂ»ts de main-d’œuvre sont les salaires de 2021 convertis aux prix de 2012, tirĂ©s de Statistique Canada : Salaire des employĂ©s selon la profession, donnĂ©es annuelles, 1997 Ă  2022. Plus prĂ©cisĂ©ment, tous les coĂ»ts de main-d’œuvre sont fondĂ©s sur les salaires des « professions de la finance, des assurances et de l’administration connexes Â» (ainsi que des frais gĂ©nĂ©raux supplĂ©mentaires de 25 %), Ă  l’exception des salaires pour les dĂ©clarations de dĂ©boursements de casino, qui sont fondĂ©s sur les salaires des « professions spĂ©cialisĂ©es dans les affaires et la finance Â» (ainsi que des frais supplĂ©mentaires de 25 %).

Projet de Règlement modifiant certains règlements pris en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes (dĂ©clarations de biens, assureurs de titres, guichets automatiques bancaires privĂ©s, parties non reprĂ©sentĂ©es dans les transactions des biens immobiliers ou des immeubles et dĂ©claration de dĂ©boursements de casino) [frais administratifs annualisĂ©s : 19 396 $]

Ces modifications rĂ©glementaires mettent en Ĺ“uvre des obligations non discrĂ©tionnaires et sont exemptĂ©es de l’obligation de compenser le fardeau administratif au sens de la règle du « un pour un Â».

Déclaration des biens sanctionnés

Cette modification rĂ©glementaire n’entraĂ®ne que des coĂ»ts de conformitĂ©. La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car il n’y a pas de modification progressive du fardeau administratif pesant sur les entreprises. En outre, la modification rĂ©glementaire n’est pas discrĂ©tionnaire puisqu’elle est nĂ©cessaire pour mettre le Canada en conformitĂ© avec les normes du GAFI, que le Canada est tenu d’approuver et de mettre en Ĺ“uvre en tant que membre du GAFI. Les normes prĂ©cises du GAFI auxquelles la modification proposĂ©e rĂ©pondra font partie des recommandations 6 et 7. ConformĂ©ment Ă  la recommandation 6 sur les sanctions financières liĂ©es au terrorisme et au financement des activitĂ©s terroristes et Ă  la recommandation 7 sur les sanctions financières ciblĂ©es liĂ©es Ă  la prolifĂ©ration, le GAFI exige que tous les pays membres aient mis en place une loi ou un règlement pour garantir que les institutions financières et certaines professions mettent en Ĺ“uvre les listes mandatĂ©es par l’Organisation des Nations Unies (ONU). La dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s est un Ă©lĂ©ment important de la mise en Ĺ“uvre des listes de sanctions mandatĂ©es par l’ONU, car elle garantit que les entitĂ©s dĂ©clarantes appliquent les sanctions et en rendent compte efficacement. Le Canada ne dispose pas actuellement d’un processus normalisĂ© intĂ©grĂ© au cadre LRPC/FAT pour la dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s et le ministère des Finances a Ă©valuĂ© que des modifications rĂ©glementaires sont nĂ©cessaires pour combler cette lacune sur le plan de la conformitĂ© du Canada aux obligations du GAFI.

Guichets automatiques privés à étiquette blanche (GAPEB)

Il a Ă©tĂ© estimĂ© que les modifications rĂ©glementaires entraĂ®nent une augmentation annualisĂ©e des frais administratifs de 7 960 $ pour les acquĂ©reurs de GAPEB, ce qui Ă©quivaut Ă  1 592 $ annualisĂ©s par entreprise touchĂ©e. Ces coĂ»ts administratifs concernent uniquement les acquĂ©reurs de GAPEB, car les 10 000 propriĂ©taires de GAPEB inclus dans l’analyse ne sont touchĂ©s par la modification rĂ©glementaire qu’en termes de coĂ»ts de conformitĂ©.

La modification rĂ©glementaire n’est pas discrĂ©tionnaire puisqu’elle est nĂ©cessaire pour mettre le Canada en conformitĂ© avec les normes du GAFI, que le Canada est tenu d’approuver et de mettre en Ĺ“uvre en tant que membre du GAFI. Les normes prĂ©cises du GAFI auxquelles la modification proposĂ©e rĂ©pondra font partie de la première recommandation. La recommandation 1 du GAFI exige que les pays Ă©valuent leurs risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes, et prennent des mesures pour garantir que les risques sont efficacement attĂ©nuĂ©s, notamment en adoptant une approche axĂ©e sur les risques pour garantir que les mesures sont proportionnĂ©es aux risques. Lors de la dernière Ă©valuation mutuelle du Canada en 2016, le GAFI a soulignĂ© l’absence d’exigences en matière de LRPC pour les GAPEB comme une lacune du rĂ©gime LRPC/FAT du Canada. Les modifications rĂ©glementaires comblent directement cette lacune.

En plus d’établir les normes internationales de LRPC/FAT, le GAFI surveille également les progrès des pays sur le plan de la mise en œuvre de ses normes et établira une liste publique des pays qui ne mettent pas en œuvre les normes et qui présentent des lacunes stratégiques dans leur régime de LRPC/FAT (c’est-à-dire la liste grise du GAFI). Si le Canada ne met pas en œuvre ces normes, il risque d’être inscrit sur la liste grise, ce qui pourrait avoir des conséquences économiques négatives et nuire à sa réputation. En tant que telle, la modification réglementaire n’est pas discrétionnaire puisqu’elle est requise pour que le Canada se conforme à ses obligations internationales.

Immobilier (assureurs de titres et parties non représentées)

Cette modification rĂ©glementaire met en Ĺ“uvre des obligations non discrĂ©tionnaires et elle est exemptĂ©e de l’obligation de compenser le fardeau administratif au sens de la règle du « un pour un Â».

Il est prĂ©vu que les modifications rĂ©glementaires pour les assureurs de titres entraĂ®neraient une augmentation annualisĂ©e de 155 $ des frais administratifs, ce qui Ă©quivaut Ă  38,80 $ annualisĂ©s par entreprise touchĂ©e. Les coĂ»ts administratifs pour les assureurs de titres sont infĂ©rieurs Ă  ceux des acquĂ©reurs de GAPEB, car les assureurs de titres sont exemptĂ©s des exigences relatives Ă  la propriĂ©tĂ© effective et les exigences en matière de tenue de documents ont Ă©tĂ© rĂ©duites pour reflĂ©ter les dossiers d’information que les assureurs de titres recueillent et sauvegardent dĂ©jĂ  sur une base volontaire, Ă©liminant ainsi toute augmentation des coĂ»ts marginaux liĂ©s Ă  la sauvegarde de documents de renseignements supplĂ©mentaires. Les acquĂ©reurs de GAPEB font Ă©galement face aux coĂ»ts supplĂ©mentaires associĂ©s Ă  la dĂ©claration des informations sur les GAPEB connectĂ©s Ă  un rĂ©seau de paiement lors de l’enregistrement en tant que MSB, qui est un coĂ»t non engagĂ© par les assureurs de titres.

Il est prĂ©vu que les modifications rĂ©glementaires pour les parties non reprĂ©sentĂ©es entraĂ®nent une augmentation annualisĂ©e de 6 475 $ des frais administratifs, ce qui Ă©quivaut Ă  0,84 $ annualisĂ©s par entreprise touchĂ©e.

Prises ensemble, les modifications rĂ©glementaires pour les biens immobiliers (assureurs de titres et parties non reprĂ©sentĂ©es) entraĂ®neraient une augmentation annualisĂ©e de 6 630 $ des frais d’administration, ce qui Ă©quivaut Ă  0,86 $ annualisĂ© par entreprise touchĂ©e. Les coĂ»ts par entreprise sont relativement faibles puisque 7 680 entreprises sont touchĂ©es par les modifications rĂ©glementaires concernant l’immobilier, par rapport Ă  seulement quatre entreprises touchĂ©es par les modifications relatives aux assureurs de titres.

Semblable Ă  la modification rĂ©glementaire pour les obligations liĂ©es aux GAPEB, cette modification rĂ©glementaire est non discrĂ©tionnaire, car elle est nĂ©cessaire pour amener le Canada Ă  se conformer pleinement aux normes du GAFI, que le Canada est tenu d’approuver et de mettre en Ĺ“uvre en tant que membre du GAFI. Les normes prĂ©cises du GAFI auxquelles cette modification rĂ©pondra font partie de la recommandation 22. La recommandation 22 du GAFI exige que toutes les entreprises et professions non financières dĂ©signĂ©es, y compris les professionnels de l’immobilier, appliquent les exigences de diligence raisonnable Ă  l’égard de la clientèle et de tenue de registres. Le GAFI note que les professionnels de l’immobilier comprennent les agents immobiliers ainsi que les professionnels qui peuvent effectuer ou prĂ©parer des transactions pour des clients touchant l’achat et la vente de biens immobiliers, comme les avocats, les promoteurs immobiliers, les assureurs de titres et d’autres professionnels du droit indĂ©pendants et des comptables.

Déclarations de déboursements de casino

Il est prĂ©vu que les modifications rĂ©glementaires pour les dĂ©clarations de dĂ©boursements de casino entraĂ®neraient une augmentation annualisĂ©e de 4 806 $ des frais administratifs, ce qui Ă©quivaut Ă  267 $ annualisĂ©s par entreprise touchĂ©e. Ces coĂ»ts concernent exclusivement les casinos sauvegardant l’identitĂ© des bĂ©nĂ©ficiaires finaux. Bien qu’il s’agisse d’un coĂ»t par identitĂ© sauvegardĂ©e relativement faible, on suppose que les casinos devraient sauvegarder l’identitĂ© de 15 000 bĂ©nĂ©ficiaires finaux Ă  la suite de cette modification, ce qui augmenterait les coĂ»ts globaux pour les casinos.

La modification rĂ©glementaire n’est pas discrĂ©tionnaire puisqu’elle est nĂ©cessaire pour mettre le Canada en conformitĂ© avec les normes du GAFI, que le Canada est tenu d’approuver et de mettre en Ĺ“uvre en tant que membre du GAFI. Les normes prĂ©cises du GAFI auxquelles cette modification rĂ©pondra font partie des recommandations 25 et 26. Les recommandations 24 et 25 du GAFI exigent des pays qu’ils Ă©valuent le risque de dĂ©tournement des personnes morales et des montages juridiques Ă  des fins de recyclage des produits de la criminalitĂ© ou de financement des activitĂ©s terroristes et qu’ils prennent des mesures pour prĂ©venir leur utilisation abusive. La dernière Ă©valuation mutuelle du Canada en 2016 ainsi que le rapport de suivi du GAFI sur le Canada en 2021 ont rĂ©vĂ©lĂ© que le Canada Ă©tait partiellement conforme Ă  la recommandation 24 et non conforme Ă  la recommandation 25 (non conforme Ă©tant le rĂ©sultat d’évaluation le plus bas possible). Une transparence accrue concernant le bĂ©nĂ©ficiaire ultime des dĂ©boursĂ©s des casinos garantit que ce secteur n’est pas utilisĂ© Ă  mauvais escient pour dissimuler le recyclage des produits de la criminalitĂ© ou le financement des activitĂ©s terroristes et soutiendra l’adhĂ©sion du Canada aux recommandations 24 et 25 du GAFI.

Projet de Règlement modifiant certains règlements pris en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes (inscription des entreprises de services monĂ©taires) [coĂ»ts administratifs annualisĂ©s : 21 071 $]

Cadre d’inscription des ESM

La règle du « un pour un Â» s’applique puisqu’il y a une hausse progressive du fardeau administratif pour les entreprises, et la proposition est considĂ©rĂ©e comme un fardeau au sens de la règle. Les modifications rĂ©glementaires entraĂ®neraient une augmentation annualisĂ©e des coĂ»ts administratifs de 21 071 $, ce qui Ă©quivaut Ă  8,16 $ annualisĂ©s par entreprise touchĂ©e.

On s’attend Ă  ce que la modification rĂ©glementaire augmente les coĂ»ts administratifs pour les ESM en raison des nouvelles obligations de dĂ©clarer au CANAFE certains Ă©lĂ©ments de la vĂ©rification du casier judiciaire des agents des ESM et de leur chef de la direction, de leur prĂ©sident, de leurs administrateurs et de leurs actionnaires importants. Les coĂ»ts administratifs sont Ă©galement augmentĂ©s par l’obligation de sauvegarder ces vĂ©rifications de casier judiciaire. Les coĂ»ts de conformitĂ© liĂ©s Ă  l’obtention des vĂ©rifications de casier judiciaire, y compris les frais, ne sont pas inclus dans la règle du « un pour un Â».

Collaboration et harmonisation en matière de réglementation

Les modifications rĂ©glementaires relatives au cadre d’inscription des ESM sont fondĂ©es sur les pratiques exemplaires internationales et les recommandations du GAFI. Les modifications rĂ©glementaires relatives aux dĂ©clarations sur les biens sanctionnĂ©s, aux guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche, Ă  l’immobilier et aux dĂ©boursĂ©s des casinos mettent en Ĺ“uvre les obligations internationales non discrĂ©tionnaires du GAFI. Ces modifications rĂ©glementaires s’aligneront plus Ă©troitement sur plus de 200 pays Ă  travers le monde qui se sont Ă©galement engagĂ©s Ă  respecter les recommandations du GAFI, notant que chaque pays doit mettre en Ĺ“uvre les recommandations en fonction de sa situation nationale.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une analyse préliminaire a permis de conclure qu’une évaluation environnementale stratégique n’est pas requise.

Analyse comparative entre les sexes plus

Aucune incidence liée à l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) n’a été cernée dans le cadre des modifications réglementaires. Plus généralement, les modifications réglementaires visent à renforcer le cadre de LRPC/FAT du Canada, qui agit comme un moyen de dissuasion contre les crimes financiers et aide à protéger les Canadiens et à assurer la sécurité, la stabilité, l’utilité et l’efficacité du système canadien et des systèmes financiers mondiaux pour stimuler la croissance économique.

Ces modifications rĂ©glementaires profitent Ă  tous les Canadiens en luttant contre le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes, qui constituent des menaces pour les Canadiens et l’économie. Cela protège l’intĂ©gritĂ© de notre système financier, facilitant la circulation des fonds Ă  l’échelle nationale et internationale. Cela profite Ă©galement indirectement aux femmes, aux jeunes, aux personnes 2ELGBTQI+, aux Autochtones, aux personnes en situation de handicap et aux personnes âgĂ©es qui sont disproportionnellement victimes d’actes criminels soutenus et perpĂ©tuĂ©s par le recyclage des produits de la criminalitĂ©. Par exemple, les Autochtones et les personnes en situation de handicap connaissent des taux plus Ă©levĂ©s de victimisation violente que les autres Canadiens, et le Centre antifraude du Canada rapporte que les personnes âgĂ©es et les Canadiens vulnĂ©rables sont de plus en plus ciblĂ©s par la fraude. En ce qui concerne la traite des personnes Ă  des fins d’exploitation sexuelle, les trafiquants ciblent les citoyens les plus vulnĂ©rables du Canada, la majoritĂ© des victimes Ă©tant des femmes de moins de 25 ans, y compris des mineures.

Notant que le recyclage des produits de la criminalitĂ© est une activitĂ© criminelle et clandestine et qu’il est donc très difficile de connaĂ®tre Ă  l’avance (ex ante) l’incidence des mesures rĂ©glementaires proposĂ©es sur certains crimes, vous trouverez ci-dessous les principaux points Ă  retenir de deux Ă©tudes qui examinent les incidences distributives des crimes Ă  motivation Ă©conomique qui donnent lieu au recyclage des produits de la criminalitĂ© et qu’un solide rĂ©gime de LRPC/FAT aide Ă  rĂ©soudre :

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Entrée en vigueur

Les modifications rĂ©glementaires relatives Ă  la dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s entrent en vigueur 60 jours après leur publication dans la Partie II de la Gazette du Canada pour les sanctions imposĂ©es en vertu de la Loi sur les Nations Unies et le 1er octobre 2025 pour les sanctions imposĂ©es en vertu de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales et la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants Ă©trangers corrompus. Le dĂ©lai de mise en Ĺ“uvre plus long des sanctions en vertu de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales et de la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants Ă©trangers corrompus est liĂ© au nombre beaucoup plus important de sanctions qui existent en vertu de ces lois et la pĂ©riode de mise en Ĺ“uvre plus longue donnera aux entitĂ©s dĂ©clarantes plus de temps pour mettre en Ĺ“uvre les exigences en matière de biens sanctionnĂ©s pour les sanctions imposĂ©es en vertu de ces lois. Les deux pĂ©riodes de mise en Ĺ“uvre traduisent la prioritĂ© du gouvernement de mettre en Ĺ“uvre ces mesures le plus rapidement possible pour lutter contre le contournement des sanctions et respecter les obligations internationales du Canada, notamment selon les normes du GAFI.

Les modifications rĂ©glementaires relatives au renforcement du cadre d’inscription des ESM, aux guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche et Ă  l’immobilier (assureurs de titres et parties non reprĂ©sentĂ©es) entrent en vigueur le 1er octobre 2025. L’entrĂ©e en vigueur retardĂ©e permet aux entreprises touchĂ©es par les modifications de disposer de suffisamment de temps pour s’adapter aux nouvelles exigences et mettre Ă  jour leurs systèmes et processus afin de se conformer aux nouvelles obligations. Cela donne Ă©galement au CANAFE suffisamment de temps pour mettre Ă  jour et publier des orientations et des pratiques exemplaires sur la manière dont les entitĂ©s dĂ©clarantes devraient respecter leurs obligations, entreprendre des activitĂ©s de sensibilisation et collaborer avec le secteur pour Ă©tablir des typologies qui peuvent aider les nouvelles entitĂ©s dĂ©clarantes Ă  mieux comprendre les activitĂ©s pertinentes en matière de recyclage des produits de la criminalitĂ© et les risques de financement des activitĂ©s terroristes.

Enfin, les modifications rĂ©glementaires concernant les dĂ©clarations de dĂ©boursements de casino entrent en vigueur dès leur publication dans la Partie II de la Gazette du Canada. Contrairement aux mesures qui entrent en vigueur plus tard, ces modifications visent simplement Ă  combler les lacunes liĂ©es aux exigences existantes. Les intervenants concernĂ©s ont Ă©tĂ© consultĂ©s, sont au courant de ces modifications et ont indiquĂ© qu’ils Ă©taient prĂŞts Ă  mettre en Ĺ“uvre les modifications. Le CANAFE a dĂ©jĂ  mis Ă  jour sa directive sur la dĂ©claration de dĂ©boursements de casino et il est prĂŞt Ă  mettre en Ĺ“uvre ces modifications dès leur publication finale dans la Partie II de la Gazette du Canada.

Décret

Un dĂ©cret est nĂ©cessaire pour mettre en vigueur les articles de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2023, de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2024 et de la Loi sur l’énoncĂ© Ă©conomique de l’automne 2023. Ces lois modifient les articles de la LRPCFAT qui sont nĂ©cessaires pour rĂ©aliser l’objectif stratĂ©gique des modifications rĂ©glementaires relatives Ă  la dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s, au cadre d’inscription des ESM et aux guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche. Le degrĂ© assure que les modifications rĂ©glementaires et les dispositions lĂ©gislatives requises entrent en vigueur en mĂŞme temps; plus prĂ©cisĂ©ment aux dates indiquĂ©es dans la section « EntrĂ©e en vigueur Â» (ci-dessus).

Déclaration des biens sanctionnés

Pour mettre en Ĺ“uvre le rĂ©gime de dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s, l’article 181 de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2023 doit entrer en vigueur. L’article 181 de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2023 prĂ©voit l’obligation lĂ©gislative substantielle pour les entitĂ©s dĂ©clarantes de dĂ©clarer les biens sanctionnĂ©s en vertu du Code criminel, de la Loi sur les Nations Unies, de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales et de son règlement, ou de la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants Ă©trangers corrompus (Loi SergueĂŻ Magnitski). L’article 181 prĂ©voit Ă©galement que ces dĂ©clarations doivent ĂŞtre conformes aux modifications rĂ©glementaires. Ensemble, les modifications rĂ©glementaires et l’entrĂ©e en vigueur de l’article 181 de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2023 permettront de mettre en Ĺ“uvre le cadre de dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s. Le dĂ©cret Ă©tablit que 60 jours après la promulgation du dĂ©cret, l’article 181 devrait entrer en vigueur en mĂŞme temps que la première des dates d’entrĂ©e en vigueur de la dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s, selon la première des Ă©ventualitĂ©s; c’est-Ă -dire pour les sanctions imposĂ©es en vertu de la Loi sur les Nations Unies.

Cadre d’inscription des ESM

Pour rĂ©aliser le rĂ©gime de renforcement du cadre d’inscription des ESM, qui a Ă©tĂ© annoncĂ© dans le budget de 2023, les articles 182, 185, 186, 205 et 206 de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2023 doivent entrer en vigueur. De plus, une modification technique connexe ultĂ©rieure figurant dans l’article 346 de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2024 doit Ă©galement entrer en vigueur. Cette modification technique de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2024 corrige les rĂ©fĂ©rences aux infractions criminelles dans la LRPCFAT pour les violations des exigences liĂ©es Ă  la vĂ©rification du casier judiciaire des ESM et de leurs agents qui figurent dans la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2023 et les modifications rĂ©glementaires. Les articles de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2023 et de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2024 entreront en vigueur Ă  la mĂŞme date que les modifications rĂ©glementaires liĂ©es au cadre d’inscription des ESM : le 1er octobre 2025.

Guichets automatiques privés à étiquette blanche

Pour mettre en Ĺ“uvre le rĂ©gime des guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche, le paragraphe 278(3) et l’article 279 de la Loi sur l’énoncĂ© Ă©conomique de l’automne 2023 doivent entrer en vigueur. Ces dispositions comportent des modifications Ă  la LRPCFAT afin de dĂ©finir les guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche et leurs acquĂ©reurs, et dĂ©signent les acquĂ©reurs de guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche en tant qu’entitĂ©s dĂ©clarantes en vertu de la Loi. Ces articles entreront en vigueur Ă  la mĂŞme date que les modifications rĂ©glementaires relatives aux guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche : le 1er octobre 2025.

Conformité et application

Le CANAFE est l’unité de renseignement financier du Canada et l’organisme de réglementation de la LRPC/FAT. À ce titre, le CANAFE est chargé d’assurer la conformité et l’application des modifications réglementaires. La fonction de surveillance du CANAFE est entièrement financée dans le cadre de son modèle de financement par évaluation des dépenses, qui permet de facturer aux entités déclarantes le coût annuel de son programme de conformité.

Le CANAFE fournit des directives et des ressources aux entitĂ©s dĂ©clarantes sur son site Web : https://fintrac-canafe.canada.ca/guidance-directives/1-fra. Cela comprend Ă  la fois des directives par secteur et des directives dĂ©taillĂ©es rĂ©parties par exigence rĂ©glementaire. Le CANAFE mettra Ă  jour ces renseignements sur son site Web et sensibilisera les entitĂ©s dĂ©clarantes existantes aux modifications avant l’entrĂ©e en vigueur des modifications rĂ©glementaires. Plus prĂ©cisĂ©ment :

En général, et particulièrement en ce qui concerne les modifications importantes apportées aux politiques, comme l’ajout de nouvelles entités déclarantes, le CANAFE publie et met à jour ses directives avant l’entrée en vigueur de la mesure. Cela donne au CANAFE une certitude quant aux exigences réglementaires et lui permet d’entreprendre des consultations supplémentaires importantes afin de mieux comprendre comment les entités déclarantes ont l’intention de mettre en œuvre les mesures et d’élaborer des directives qui répondent à leurs principales questions ou préoccupations. Par exemple, le CANAFE entreprendra des activités de sensibilisation auprès des acquéreurs de guichets automatiques privés à étiquette blanche et des assureurs de titres, car ceux-ci deviendront de nouvelles entités déclarantes à la suite des modifications réglementaires et le CANAFE aidera ces secteurs à établir des typologies pour mieux comprendre les risques pertinents en matière de recyclage des produits de la criminalité et de financement des activités terroristes. Les nouveaux secteurs des entités déclarantes peuvent également consulter les publications d’orientation existantes disponibles sur le site Web du CANAFE avant la publication de directives adaptées.

Une fois les modifications réglementaires entrées en vigueur, le CANAFE mènera des activités de surveillance continues, y compris des évaluations pour assurer la conformité. En cas de non-conformité, le CANAFE peut imposer des sanctions administratives pécuniaires ou prendre d’autres mesures d’application, au besoin. La politique du CANAFE en matière de sanctions administratives pécuniaires se trouve sur son site Web.

Personne-ressource

Erin Hunt
Directrice générale
Division des crimes financiers et de la sécurité
Direction de la politique du secteur financier
Ministère des Finances
90, rue Elgin
Ottawa (Ontario)
K1A 0G5
Courriel : fcs-scf@fin.gc.ca