Règlement modifiant le Règlement sur le RĂ©gime de pensions du Canada : DORS/2024-265

La Gazette du Canada, Partie II, volume 159, numéro 1

Enregistrement
DORS/2024-265 Le 16 dĂ©cembre 2024

RÉGIME DE PENSIONS DU CANADA

C.P. 2024-1320 Le 16 dĂ©cembre 2024

Sur recommandation du ministre d’État (AĂ®nĂ©s) et en vertu des alinĂ©as 89(1)a) et b) du RĂ©gime de pensions du Canada rĂ©fĂ©rence a, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur le RĂ©gime de pensions du Canada, ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur le Régime de pensions du Canada

Modifications

1 Le titre intĂ©gral du Règlement sur le RĂ©gime de pensions du Canada rĂ©fĂ©rence 1 est remplacĂ© par ce qui suit :

Règlement sur le Régime de pensions du Canada

2 L’article 1 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

3 (1) Le sous-alinĂ©a 52i)(v) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

(2) L’alinĂ©a 52j) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

4 L’intertitre prĂ©cĂ©dant l’article 66 et les articles 66 et 67 du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

Fréquentation d’une école ou d’une université

66 (1) Pour l’application de l’alinĂ©a b) de la dĂ©finition de enfant Ă  charge au paragraphe 42(1) de la Loi :

(2) L’enfant visĂ© aux alinĂ©as (1)a) ou b) qui, pendant les pĂ©riodes normales de vacances scolaires, s’absente de l’établissement d’enseignement est considĂ©rĂ© comme le frĂ©quentant Ă  plein temps ou Ă  temps partiel, selon le cas, pendant ces pĂ©riodes.

(3) L’enfant visĂ© aux alinĂ©as (1)a) ou b) qui, en raison d’une maladie, s’absente de l’établissement d’enseignement est considĂ©rĂ© comme l’ayant frĂ©quentĂ© Ă  plein temps ou Ă  temps partiel, selon le cas, pendant cette absence si :

(4) L’enfant visĂ© Ă  l’alinĂ©a (3)b) est considĂ©rĂ© comme ayant frĂ©quentĂ© l’établissement d’enseignement Ă  plein temps ou Ă  temps partiel, selon le cas, jusqu’à la fin de la pĂ©riode normale de vacances scolaires consĂ©cutive Ă  l’annĂ©e scolaire Ă  l’égard de laquelle le ministre a conclu que celui-ci Ă©tait dans l’impossibilitĂ© de recommencer Ă  frĂ©quenter cet Ă©tablissement.

(5) L’enfant visĂ© aux alinĂ©as (1)a) ou b) qui, en raison d’une maladie, s’absente de l’établissement d’enseignement et qui, durant cette absence, meurt ou cesse d’être un enfant Ă  charge ou un enfant d’un cotisant invalide est considĂ©rĂ© comme ayant frĂ©quentĂ© Ă  plein temps ou Ă  temps partiel, selon le cas, cet Ă©tablissement jusqu’à la fin du mois de son dĂ©cès ou jusqu’à la fin du mois oĂą il cesse d’être un enfant Ă  charge ou l’enfant d’un cotisant invalide.

67 Le requĂ©rant ou le bĂ©nĂ©ficiaire qui dĂ©clare qu’un enfant Ă  charge de 18 ans ou plus frĂ©quente ou a frĂ©quentĂ©, Ă  plein temps ou Ă  temps partiel, une Ă©cole ou une universitĂ© pendant une pĂ©riode donnĂ©e remet au ministre une attestation Ă  cet effet, signĂ©e par l’enfant, et la documentation Ă  l’appui.

5 (1) L’alinĂ©a 72(2)f) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Le sous-alinĂ©a 72(2)g)(ii) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Entrée en vigueur

6 Le prĂ©sent règlement entre en vigueur Ă  celle des dates ci-après qui est postĂ©rieure aux autres :

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

Au cours de l’examen triennal 2022-2024 du Régime de pensions du Canada (RPC ou le Régime), les ministres fédéral et provinciaux des finances du Canada ont convenu en principe d’apporter une série de changements, dont une nouvelle prestation d’enfant qui fréquente l’école ou l’université à temps partiel. Bien que des modifications législatives aient été apportées pour créer cette prestation, sa mise en œuvre nécessite des modifications réglementaires au Règlement sur le Régime de pensions du Canada (Règlement sur le RPC).

Contexte

Le RPC est un programme d’assurance sociale financé par les cotisations des employés, des employeurs et des travailleurs autonomes, ainsi que par les revenus tirés des placements du RPC. Il couvre pratiquement tous les employés et travailleurs autonomes au Canada, à l’exception du Québec qui exploite son propre régime général, le Régime de rentes du Québec (RRQ).

L’objectif du RPC est d’offrir aux cotisants et Ă  leur famille un revenu de base minimum de remplacement Ă  la retraite et en cas d’invaliditĂ© ou de dĂ©cès d’un salariĂ©. Le montant des prestations payables est gĂ©nĂ©ralement fondĂ© sur les cotisations des salariĂ©s au RPC et sur la durĂ©e de leurs pĂ©riodes cotisables. Bien que le RPC soit principalement un rĂ©gime de retraite, il offre Ă©galement des prestations supplĂ©mentaires d’invaliditĂ© et de survivant qui reflètent le rĂ´le d’assurance du RĂ©gime, et ne constituent pas un rendement direct sur les cotisations. Parmi ces prestations, il y a deux types de prestations d’enfants, qui offrent un montant mensuel Ă  taux fixe pour aider Ă  subvenir aux besoins des enfants Ă  charge des cotisants qui sont incapables de travailler en raison d’une invaliditĂ© ou en cas de dĂ©cès. Les deux types de prestations d’enfants sont les suivants :

Les prestations d’enfants du RPC ont pour but de fournir une aide financière aux enfants à charge de moins de 18 ans qui serait normalement fournie par le cotisant invalide ou décédé. Pour les enfants âgés de 18 à 24 ans (inclusivement), il s’agit de défrayer une partie du coût de l’éducation.

Pour les enfants de moins de 18 ans, la prestation est versĂ©e au nom de l’enfant Ă  la personne ou Ă  l’organisme qui a les responsabilitĂ©s dĂ©cisionnelles Ă  l’égard de l’enfant. Le cotisant invalide ou le survivant sont prĂ©sumĂ©s avoir les responsabilitĂ©s dĂ©cisionnelles, mais cette prĂ©somption est rĂ©futĂ©e lorsque le cotisant invalide ou le survivant ont moins de 20 % du temps parental. Pour les enfants Ă  charge âgĂ©s de 18 Ă  24 ans, la prestation est versĂ©e directement Ă  l’enfant, mais pour ĂŞtre Ă©ligible l’enfant doit frĂ©quenter un Ă©tablissement d’enseignement (tel que, mais sans s’y limiter, une Ă©cole secondaire, un collège ou une universitĂ©) Ă  plein temps. En 2024, le montant mensuel pour les Ă©tudiants Ă  plein temps est un taux fixe de 294,12 $.

Exigences réglementaires actuelles du RPC

Le Règlement sur le RPC Ă©nonce les renseignements et les Ă©lĂ©ments de preuve requis Ă  l’appui d’une demande de prestations d’enfants du RPC. Il donne Ă©galement la signification de l’expression « frĂ©quentation Ă  plein temps d’une Ă©cole ou d’une universitĂ© Â» pour l’application de la dĂ©finition d’« enfant Ă  charge Â» du RPC. Le règlement inclut les « pĂ©riodes normales de vacances scolaires Â» dans la dĂ©finition afin que les enfants Ă  charge soient admissibles Ă  des prestations pour enfants pendant les vacances scolaires Ă  condition qu’ils fussent Ă  l’école Ă  plein temps avant la pause. Lorsqu’un enfant Ă  charge s’absente de l’école ou de l’universitĂ© en raison d’une maladie, il peut toujours ĂŞtre considĂ©rĂ© comme un Ă©tudiant Ă  plein temps si des preuves satisfaisantes sont fournies et que les conditions suivantes sont rĂ©unies :

Le Règlement sur le RPC exige également que les enfants à charge âgés de 18 à 24 ans fournissent la preuve de fréquentation à plein temps dans une école ou une université, afin d’appuyer l’admissibilité à la prestation d’enfant de cotisant invalide ou à la prestation d’orphelin. L’enfant doit remettre au ministre une attestation d’inscription à plein temps signée par un représentant responsable de son établissement d’enseignement, certifiant son inscription à plein temps, ainsi qu’une attestation de présence à plein temps signée par l’enfant. Les mêmes preuves sont requises à l’appui d’une demande de rétablissement de la prestation d’enfant de cotisant invalide si l’enfant à charge est âgé de 18 à 24 ans et qu’il fréquente à plein temps une école ou une université. Cette exigence date d’une époque où les étudiants n’avaient pas un accès électronique complet à leurs dossiers d’études postsecondaires et à leur inscription. Les élèves devaient se rendre en personne au bureau du registraire pour obtenir la signature du représentant responsable de l’établissement d’enseignement et se faisaient souvent facturer des frais administratifs. Bien que la plupart des écoles et des universités puissent maintenant fournir aux étudiants une preuve de leur présence à plein temps par le biais de portails en ligne, le Règlement sur le RPC exige toujours que les étudiants obtiennent la signature du représentant responsable de l’établissement d’enseignement pour certifier leur inscription à plein temps.

Toutefois, une proposition visant Ă  modifier cette exigence rĂ©glementaire a fait l’objet d’une publication prĂ©alable le 5 octobre 2024 dans la Gazette du Canada, Partie I, pour une pĂ©riode de consultation de 30 jours. Elle modifierait l’article 67 du Règlement sur le RPC pour Ă©liminer l’exigence d’avoir une dĂ©claration de frĂ©quentation Ă  plein temps d’une Ă©cole ou d’une universitĂ© signĂ©e par un reprĂ©sentant responsable de l’établissement d’enseignement, et permettra plutĂ´t aux Ă©tudiants âgĂ©s de 18 Ă  24 ans de fournir une attestation confirmant leur frĂ©quentation Ă  plein temps de l’école ou de l’universitĂ©, Ă  condition qu’elle soit accompagnĂ©e de documents Ă  l’appui de cette attestation, comme une preuve d’inscription Ă  plein temps Ă  partir de leur compte scolaire ou universitaire. Étant donnĂ© que les intervenants appuyaient la modification proposĂ©e lors de la publication prĂ©alable, cet Ă©lĂ©ment a Ă©tĂ© inclus dans le prĂ©sent projet de règlement afin de s’assurer que les exigences en matière de preuve pour les Ă©tudiants Ă  plein temps et Ă  temps partiel soient harmonisĂ©es lorsque la prestation Ă  temps partiel sera en place.

Définition de la fréquentation à plein temps

Bien que le Règlement sur le RPC dĂ©finisse actuellement la frĂ©quentation Ă  plein temps d’une Ă©cole ou universitĂ©, la dĂ©finition rĂ©glementaire ne fournit pas de paramètres clairs sur ce qui constitue la frĂ©quentation Ă  plein temps, comme le nombre de cours, de crĂ©dits ou d’heures d’études auxquels un Ă©tudiant doit ĂŞtre inscrit, puisque les Ă©tablissements d’enseignement ont chacun leur propre dĂ©finition du statut de frĂ©quentation Ă  plein temps, qui sont fondĂ©s sur les directives des gouvernements provinciaux. Les exigences diffèrent d’une province Ă  l’autre, d’un Ă©tablissement d’enseignement Ă  l’autre et d’un niveau d’études Ă  l’autre. Ă€ ce titre, Service Canada interprète cette dĂ©finition au moyen d’une politique opĂ©rationnelle, qui prĂ©voit qu’un enfant Ă  charge est un Ă©tudiant Ă  plein temps s’il frĂ©quente un Ă©tablissement d’enseignement acceptable et s’il satisfait aux exigences de frĂ©quentation de l’établissement. En vertu de la politique, un Ă©tablissement d’enseignement acceptable est un Ă©tablissement d’enseignement reconnu par une province ou un territoire, ou un Ă©tablissement reconnu comme Ă©tant affiliĂ© Ă  son programme d’études. Il fournit Ă  l’étudiant un diplĂ´me ou un certificat Ă  la fin du programme d’études. Il offre une formation qui prĂ©parera directement l’étudiant Ă  poursuivre des Ă©tudes supplĂ©mentaires dans un Ă©tablissement d’enseignement reconnu; et il peut dĂ©montrer que l’étudiant doit assister ou participer Ă  des cours (par exemple en soumettant des travaux scolaires, en donnant des prĂ©sentations, en passant des tests et en rĂ©ussissant des examens) qui indiqueraient des Ă©tudes Ă  plein temps. De plus, la politique prĂ©voit qu’un enfant Ă  charge est considĂ©rĂ© comme Ă©tant Ă  plein temps s’il est inscrit Ă  des cours qui reprĂ©sentent au moins 60 % de la charge de cours complète reconnue par son Ă©tablissement d’enseignement.

Étant donnĂ© que la politique opĂ©rationnelle n’est pas lĂ©gifĂ©rĂ©e, le Tribunal de la sĂ©curitĂ© sociale (TSS) a interprĂ©tĂ© la dĂ©finition du règlement de manière Ă  inclure les Ă©tudiants qui n’étudient pas Ă  plein temps et Ă  octroyer des prestations d’enfants du RPC Ă  ces personnes, ce qui crĂ©e des incohĂ©rences dans la façon dont les prestations sont allouĂ©es. Ă€ cet Ă©gard, le TSS a, Ă  plusieurs reprises, fait remarquer dans ses dĂ©cisions que la dĂ©finition de frĂ©quentation Ă  plein temps est sujette Ă  interprĂ©tation et permet donc au Tribunal d’évaluer chaque cas selon ses propres mĂ©rites sans se limiter Ă  un scĂ©nario « taille unique Â».

Mis à part le RPC, il existe différentes définitions fédérales du statut de fréquentation scolaire. Par exemple, pour gérer les permis d’études pour les étudiants étrangers, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada s’appuie sur la notion de statut à temps partiel et à plein temps telle que définie par l’établissement d’enseignement. Pour obtenir un permis d’études, un étudiant international doit être considéré comme inscrit dans un établissement d’enseignement reconnu et comme poursuivant des études à plein temps ou à temps partiel. Pour pouvoir travailler, l’étudiant doit toutefois avoir un statut à plein temps. La Loi de l’impôt sur le revenu comprend également des définitions du statut de fréquentation scolaire qui reposent sur le statut tel que déterminé par l’établissement d’enseignement lorsqu’il s’agit du calcul des impôts ou de l’administration du Régime d’encouragement à l’éducation permanente. De plus, le Règlement fédéral d’aide financière aux étudiants définit étudiant à plein temps comme une personne qui est inscrite, durant une période confirmée d’une période d’étude, à des cours qui représentent, par rapport à la charge de cours que l’établissement agréé exige pour reconnaître que des études sont suivies à temps plein, au moins 60 pour cent de la charge exigée. Il définit aussi un étudiant à temps partiel comme une personne inscrite, durant une période confirmée d’une période d’études, à des cours qui représentent, par rapport à la charge de cours que l’établissement agréé exige pour reconnaître que des études sont suivies à temps plein, au moins 20 pour cent, mais moins de 60 pour cent, de la charge exigée.

La politique opérationnelle qui définit la fréquentation à plein temps se fonde sur la définition d’étudiant à temps plein que l’on retrouve dans le Règlement fédéral sur l’aide financière aux étudiants, du moins dans les cas où l’enfant fréquente un établissement d’enseignement postsecondaire. Bien que le Règlement fédéral sur l’aide financière aux étudiants et le RPC partagent l’objectif similaire de fournir une aide financière aux étudiants, il existe des différences fondamentales entre les deux. Le Règlement fédéral sur l’aide financière aux étudiants se limite aux études postsecondaires, tandis que les prestations d’enfants du RPC sont offertes aux étudiants, peu importe leur niveau d’études (par exemple, les études secondaires pour adultes). De plus, étant donné que le Règlement fédéral sur l’aide financière aux étudiants supervise le remboursement des prêts étudiants, certains des critères d’admissibilité diffèrent de ceux des prestations d’enfants du RPC. Pour ces raisons, la politique opérationnelle n’emprunte que certains aspects de la définition d’étudiant à plein temps du Règlement fédéral sur l’aide financière aux étudiants.

Examen triennal du RPC 2022-2024

En tant que coresponsables du RPC, les ministres fédéral et provinciaux des finances examinent le RPC tous les trois ans pour s’assurer qu’il continue de répondre aux besoins des retraités, des travailleurs et des employeurs, et font des recommandations quant à savoir si les prestations et/ou les taux de cotisation devraient être modifiés. Ce processus est appelé l’examen triennal du RPC. Les ministres des Finances fondent leurs recommandations sur un certain nombre de facteurs, y compris les points de vue de leurs électeurs, la viabilité financière du régime ainsi que les résultats d’un examen du RPC par l’actuaire en chef.

Lorsque des modifications sont proposées à la législation sur le RPC qui créent de nouvelles prestations, modifient le montant des prestations ou le taux de cotisation, l’accord d’au moins les deux tiers des provinces, représentant au moins les deux tiers de la population est requise. Les modifications n’entrent en vigueur qu’après un délai de préavis, à moins que toutes les provinces ne renoncent à cette exigence, et seulement après que les provinces ont donné leur consentement officiel aux modifications au moyen de décrets.

Lors de leur rĂ©union du 15 dĂ©cembre 2023, qui a conclu l’examen triennal 2022-2024, les ministres fĂ©dĂ©ral et provinciaux des finances ont convenu de modifications au RPC, qui ont Ă©tĂ© annoncĂ©es dans le budget de 2024. Les modifications lĂ©gislatives visant Ă  adopter ces rĂ©formes ont Ă©tĂ© incluses dans la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2024, qui a reçu la sanction royale le 20 juin 2024.

Modifications législatives du RPC

Parmi les modifications au RPC incluses dans la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2024, on retrouve la crĂ©ation d’une nouvelle prestation d’enfant qui frĂ©quente Ă  temps partiel une Ă©cole ou une universitĂ©, qui entrera en vigueur Ă  un jour fixĂ© par dĂ©cret du gouverneur en conseil. La modification lĂ©gislative Ă©largit la dĂ©finition actuelle d’enfant Ă  charge pour inclure l’enfant Ă  charge d’un cotisant qui frĂ©quente Ă  temps partiel une Ă©cole ou une universitĂ© « selon le sens qu’en donnent les règlements Â» et prĂ©voit que les enfants Ă  charge qui frĂ©quentent l’école ou l’universitĂ© Ă  temps partiel seront admissibles Ă  des prestations d’enfants du RPC Ă  50 % du taux des Ă©tudiants Ă  plein temps.

De plus, la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2024 a modifiĂ© la terminologie utilisĂ©e dans le RPC en remplaçant les termes « garde et contrĂ´le Â» et « vivre sĂ©parĂ©ment Â» par « responsabilitĂ©s dĂ©cisionnelles Â» et « temps parental Â», respectivement. L’objectif de ces modifications Ă©tait de s’harmoniser avec les changements apportĂ©s en 2019 Ă  la Loi sur le divorce, qui a remplacĂ© le terme « garde Â» par « responsabilitĂ©s dĂ©cisionnelles Â» et a ajoutĂ© le terme « temps parental Â». Ces modifications sont entrĂ©es en vigueur lorsque le projet de loi a reçu la sanction royale.

Auparavant, en vertu du RPC, lorsque les enfants Ă  charge Ă©taient âgĂ©s de moins de 18 ans, les prestations d’enfants Ă©taient versĂ©es au nom de l’enfant Ă  la personne ou Ă  l’organisme ayant « la garde et la surveillance Â» de l’enfant. Le cotisant invalide ou le survivant Ă©tait prĂ©sumĂ© avoir la garde et la surveillance Ă  moins qu’il ne « vive sĂ©parĂ©ment Â» de l’enfant. Ă€ la suite de l’harmonisation de la terminologie utilisĂ©e dans le RPC avec celle de la Loi sur le divorce, le paiement est maintenant versĂ© Ă  la personne ou Ă  l’organisme qui a les « responsabilitĂ©s dĂ©cisionnelles Â» Ă  l’égard de l’enfant, et le cotisant invalide ou le survivant est maintenant prĂ©sumĂ© avoir les responsabilitĂ©s dĂ©cisionnelles, sauf s’il a moins de 20 % du « temps parental Â» Ă  l’égard de cet enfant.

Objectif

Les objectifs du règlement sont de veiller à ce que les nouvelles prestations d’enfants du RPC pour les étudiants à temps partiel soient versées aux enfants à charge admissibles; de créer une distinction entre les statuts de fréquentation, s’harmonisant ainsi avec la politique opérationnelle actuelle sur la fréquentation à plein temps; de refléter les récents changements législatifs apportés à la terminologie qui s’appuient sur les changements apportés à la Loi sur le divorce; et d’abroger les dispositions désuètes ou caduques qui n’ont pas d’application actuelle.

Description

Fréquentation d’une école ou d’une université

Le règlement modifie la dĂ©finition actuelle de « frĂ©quentation Ă  plein temps d’une Ă©cole ou d’une universitĂ© Â» de sorte qu’un enfant Ă  charge sera considĂ©rĂ© Ă  plein temps s’il est inscrit Ă  des cours qui sont reconnus comme des Ă©tudes Ă  plein temps par son Ă©tablissement d’enseignement.

Le règlement crĂ©e une nouvelle dĂ©finition de « frĂ©quentation Ă  temps partiel d’une Ă©cole ou d’une universitĂ© Â» de sorte qu’un enfant Ă  charge sera considĂ©rĂ© comme un Ă©tudiant Ă  temps partiel s’il ne participe pas Ă  plein temps et s’il est inscrit Ă  des cours qui reprĂ©sentent au moins 20 % d’une charge de cours complète telle que reconnue par son Ă©tablissement d’enseignement.

De plus, le règlement permettra aux Ă©tudiants Ă  temps partiel de continuer Ă  recevoir des prestations d’enfants pendant les pĂ©riodes normales de vacances scolaires et pendant les absences pour cause de maladie, de la mĂŞme manière que le règlement prĂ©voit actuellement pour les Ă©tudiants Ă  plein temps. Plus prĂ©cisĂ©ment, un enfant Ă  charge qui s’absente pour cause de maladie sera toujours considĂ©rĂ© comme un Ă©tudiant Ă  temps partiel s’il rĂ©pond aux exigences suivantes :

Suite du projet de règlement publiĂ© dans la Partie I de la Gazette du Canada le 5 octobre 2024, le règlement supprimera l’exigence selon laquelle une dĂ©claration de frĂ©quentation Ă  plein temps d’une Ă©cole ou d’une universitĂ© doit ĂŞtre signĂ©e par un reprĂ©sentant responsable de l’établissement, et permettra plutĂ´t aux enfants Ă  charge âgĂ©s de 18 Ă  24 ans de fournir une attestation confirmant leur frĂ©quentation Ă  temps partiel ou Ă  plein temps Ă  l’école ou Ă  l’universitĂ©, selon le cas, Ă  condition qu’elle soit accompagnĂ©e de documents Ă  l’appui de l’attestation, comme une preuve d’inscription Ă  temps partiel ou Ă  plein temps Ă  partir de leur compte scolaire ou universitaire.

Demande de rétablissement de la pension d’invalidité, de la prestation d’invalidité après-retraite ou de la prestation d’enfant de cotisant invalide

Dans les cas où une demande est présentée pour rétablir la prestation d’enfant de cotisant invalide, le règlement exigera que les enfants à charge qui fréquentent l’école ou l’université à temps partiel fournissent la même preuve que les étudiants à plein temps. C’est-à-dire que les étudiants à temps partiel et à plein temps seront tenus de soumettre une attestation confirmant leur fréquentation à temps partiel ou à plein temps, selon le cas, ainsi que tout document à l’appui, comme une preuve d’inscription à temps partiel ou à plein temps à partir de leur compte scolaire ou universitaire.

Les personnes qui demandent le rétablissement de la prestation d’enfant de cotisant invalide au nom d’un enfant de moins de 18 ans devront fournir des renseignements sur leur temps parental, au lieu de fournir des informations à savoir si elles vivent séparément de l’enfant, pour s’harmoniser avec les modifications apportées à la Loi sur le divorce.

Modifications diverses

Le règlement a Ă  la fois un titre intĂ©gral et un titre abrĂ©gĂ©. Le règlement remplace le titre intĂ©gral : Règlement concernant l’administration du RĂ©gime de pensions du Canada par Règlement sur le RĂ©gime de pensions du Canada et abroge le titre abrĂ©gĂ© existant afin de s’assurer que le règlement n’ait qu’un seul titre, conformĂ©ment Ă  la pratique actuelle.

De plus, le règlement abroge l’obligation pour un requĂ©rant ou un bĂ©nĂ©ficiaire de fournir des renseignements Ă  savoir si un enfant Ă  charge vit sĂ©parĂ©ment du cotisant invalide ou du survivant. Ces renseignements Ă©taient nĂ©cessaires pour dĂ©terminer qui recevra les prestations d’enfants au nom d’un enfant mineur. La Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2024 a apportĂ© des changements Ă  la façon dont la dĂ©termination du bĂ©nĂ©ficiaire est effectuĂ©e. Vivre avec l’enfant n’est plus un facteur dĂ©terminant. L’information maintenant nĂ©cessaire est de savoir si le cotisant invalide ou le survivant ont les responsabilitĂ©s dĂ©cisionnelles ou le temps parental Ă  l’égard de l’enfant mineur. La Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2024 a apportĂ© les modifications nĂ©cessaires au Règlement sur le RPC afin d’obtenir ces renseignements. Par consĂ©quent, l’exigence de demander des renseignements indiquant si un cotisant invalide ou un survivant vit avec l’enfant peut ĂŞtre abrogĂ©e.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Le RPC est formellement examiné tous les trois ans par les ministres fédéral et provinciaux des finances pour s’assurer qu’il continue de répondre aux besoins des retraités, des travailleurs et des employeurs et pour formuler des recommandations quant à savoir si les prestations ou les taux de cotisation ou les deux devraient être modifiés, compte tenu de la viabilité à long terme et de l’abordabilité du Régime. Ce processus est un examen exhaustif et continu du RPC par les gouvernements fédéral et provinciaux, qui permet de s’assurer que les points de vue et les commentaires de toutes les provinces, qui représentent leurs électeurs, soient pris en compte lorsque des modifications substantielles sont envisagées.

Dans le cadre de l’examen triennal 2022-2024, la crĂ©ation de la nouvelle prestation d’enfant pour frĂ©quentation Ă  temps partiel d’une Ă©cole ou d’une universitĂ© a fait l’objet de discussions approfondies avec les partenaires provinciaux. Lorsqu’elle a Ă©tĂ© inscrite dans la loi, une consultation a eu lieu dans le cadre du processus parlementaire, qui comprenait des audiences en comitĂ©, au cours desquelles des citoyens, des experts, des reprĂ©sentants d’organisations, des fonctionnaires et des ministres ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  comparaĂ®tre afin de fournir de l’information sur l’introduction de cette nouvelle prestation pour Ă©tudiants Ă  temps partiel. De plus, cette modification lĂ©gislative est entrĂ©e dans le domaine public lors de son annonce dans le budget de 2024 et promulguĂ©e dans la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2024.

Bien qu’il n’y ait pas eu de consultation externe spĂ©cifique sur ce règlement, elles clarifient l’application des modifications lĂ©gislatives qui crĂ©e une nouvelle prestation pour Ă©tudiants Ă  temps partiel. Il n’y a pas eu de consultation au sujet des dĂ©finitions de la frĂ©quentation Ă  temps partiel et Ă  plein temps, car elles sont conformes Ă  d’autres lois et programmes qui dĂ©finissent le statut de frĂ©quentation scolaire et, par consĂ©quent, ne devraient pas susciter de controverses auprès des intervenants. De plus, la dĂ©finition modifiĂ©e de frĂ©quentation Ă  plein temps est conforme Ă  la politique opĂ©rationnelle actuelle et ne reprĂ©sente pas d’écart par rapport au statu quo, si ce n’est d’officialiser la dĂ©finition de la politique. De surcroĂ®t, la modification, qui remplace une dĂ©claration signĂ©e de frĂ©quentation scolaire par une attestation signĂ©e par l’enfant confirmant sa frĂ©quentation, dĂ©coule d’un projet de règlement qui a Ă©tĂ© publiĂ© au prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada, le 5 octobre 2024 pour une consultation de 30 jours. Les intervenants Ă©taient favorables Ă  cette proposition et, de plus, cette mesure est bĂ©nĂ©fique.

Enfin, la modification lĂ©gislative qui aligne le libellĂ© utilisĂ© dans le RPC sur la Loi sur le divorce est en vigueur depuis le 20 juin 2024 et, par consĂ©quent, le changement de terminologie utilisĂ© dans le Règlement sur le RPC ne devrait susciter aucune prĂ©occupation de la part des intervenants.

Pour les raisons exposées ci-dessus, une exemption de la publication préalable dans la Partie I de la Gazette du Canada a été accordée.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Comme l’exige la Directive du Cabinet sur la mise en œuvre des traités modernes, une évaluation des répercussions des traités modernes a été effectuée dans le cadre de cette initiative. Il a été constaté que les obligations découlant des traités modernes et de l’autonomie gouvernementale n’étaient pas engagées par cette initiative.

Choix de l’instrument

La crĂ©ation de la nouvelle prestation pour enfants Ă  charge âgĂ©s de 18 Ă  24 ans frĂ©quentant Ă  temps partiel une Ă©cole ou une universitĂ© a Ă©tĂ© adoptĂ©e par le biais de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2024 et entrera en vigueur Ă  la date fixĂ©e par dĂ©cret du gouverneur en conseil. Les modifications requises pour appuyer la mise en Ĺ“uvre de cette nouvelle prestation ne peuvent ĂŞtre apportĂ©es qu’au moyen de modifications rĂ©glementaires, car la loi telle que modifiĂ©e stipule que le sens de « frĂ©quentation Ă  temps partiel d’une Ă©cole ou d’une universitĂ© Â» est dĂ©fini par règlement. Par consĂ©quent, une option autre qu’une modification rĂ©glementaire n’a pas Ă©tĂ© envisagĂ©e. Des modifications rĂ©glementaires sont Ă©galement nĂ©cessaires pour modifier la dĂ©finition actuelle de « frĂ©quentation Ă  plein temps d’une Ă©cole ou d’une universitĂ© Â», puisque la dĂ©finition est actuellement prescrite par règlement, et pour modifier les exigences relatives aux renseignements et aux preuves requis Ă  l’appui d’une demande de prestations d’enfants du RPC. Par consĂ©quent, aucune autre option de choix d’instrument n’a Ă©tĂ© envisagĂ©e dans le cadre de la mise en Ĺ“uvre et de la conception rĂ©glementaire de cette initiative.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Une analyse coĂ»ts-avantages de ce projet de règlement a Ă©tĂ© prĂ©parĂ©e et est disponible en communiquant avec la boĂ®te de rĂ©ception du SecrĂ©tariat des politiques et des pensions pour les aĂ®nĂ©s Ă  EDSC.SRDS.SPAP.CORP-CORP.SPPS.ISSD.ESDC@hrsdc-rhdcc.gc.ca. Des organisations comme le Bureau de l’actuaire en chef (BAC), Service Canada et le SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor ont Ă©tĂ© consultĂ©es et ont fourni des commentaires sur le contenu de l’analyse. Les estimations reposent sur des hypothèses de coĂ»ts prĂ©parĂ©es par le BAC pour les ministères fĂ©dĂ©ral et provinciaux des Finances dans le cadre de l’examen triennal 2022-2024 du RPC. Les hypothèses dĂ©mographiques et Ă©conomiques s’appuient largement sur celles prĂ©parĂ©es pour le 31e rapport actuariel sur le RPC pour calculer les prĂ©visions estimĂ©es. Tous les impacts sont prĂ©sumĂ©s dĂ©buter en janvier 2025.

Scénario de référence

Le statu quo est dĂ©fini comme le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence pour la prĂ©sente analyse, et les Ă©tudiants Ă  temps partiel ne sont pas admissibles aux prestations d’enfants. Les prestations d’enfants du RPC offrent un montant mensuel de prestations Ă  taux fixe pour aider Ă  subvenir aux besoins des enfants Ă  charge des cotisants au RPC qui sont incapables de travailler en raison d’un dĂ©cès ou d’une invaliditĂ©. Il existe deux types de prestations d’enfants :

Pour être admissibles, les enfants âgés entre 18 et 24 ans (inclusivement) doivent fréquenter à plein temps une école ou une université. Le Règlement sur le RPC contient une définition de ce qui constitue une fréquentation à plein temps et prescrit les renseignements et les preuves qui sont nécessaires à l’appui d’une demande de prestations d’enfants. Les étudiants sont tenus de soumettre une déclaration certifiée de présence à plein temps, telle que définie dans le Règlement sur le RPC, signée par l’étudiant et un représentant responsable de l’établissement.

Scénario réglementaire

Selon le scĂ©nario rĂ©glementaire proposĂ©, la nouvelle prestation pour Ă©tudiants Ă  temps partiel est incluse dans la loi et le règlement sur le RPC, permettant aux enfants de cotisants invalides ou dĂ©cĂ©dĂ©s âgĂ©s de 18 Ă  24 ans (inclusivement) qui frĂ©quentent un Ă©tablissement d’enseignement reconnu (tel que, mais sans s’y limiter, une Ă©cole secondaire, un collège ou une universitĂ©) Ă  temps partiel de recevoir 50 % du montant des prestations d’enfants versĂ©es aux Ă©tudiants Ă  plein temps selon les dispositions relatives au statu quo. L’exigence de preuve pour dĂ©montrer l’assiduitĂ© a Ă©tĂ© modifiĂ©e afin que les Ă©lèves puissent fournir une preuve d’inscription sans avoir besoin d’une signature d’un reprĂ©sentant responsable de l’établissement.

Résultats de l’analyse coûts-avantages (ACA)

L’analyse coûts-avantages compare le scénario de référence au scénario réglementaire afin d’établir les coûts et les avantages supplémentaires.

La valeur actualisĂ©e (VA) totale estimĂ©e du scĂ©nario rĂ©glementaire sur onze ans est de 76,64 millions de dollars. Ces coĂ»ts comprennent :

Coûts monétaires

Hypothèses clĂ©s pour l’établissement d’estimations de coĂ»ts :

Coûts du programme (versement des paiements du RPC aux étudiants à même le compte du RPC)

Les coĂ»ts en VA pour verser les paiements de prestations aux Ă©tudiants Ă  temps partiel Ă  mĂŞme le compte du RPC sont estimĂ©s Ă  70,66 millions de dollars sur onze ans. Ces coĂ»ts de programme ont Ă©tĂ© estimĂ©s par le BAC. Le BAC a estimĂ© que le nombre de bĂ©nĂ©ficiaires admissibles aux nouvelles prestations d’enfants Ă  temps partiel sera de 6 712 en 2025, augmentant lentement pour atteindre 7 457 en 2030 et 8 163 en 2035. Le BAC a basĂ© ce chiffre sur des renseignements provenant de Statistique Canada indiquant qu’environ 4 % des enfants âgĂ©s de 18 Ă  24 ans (inclusivement) sont des Ă©tudiants Ă  temps partiel. Sur une base monĂ©taire, le BAC estime que les paiements de prestations du RPC aux Ă©tudiants Ă  temps partiel augmentent le total des prestations du RPC de 8,0 millions de dollars en 2025, de 9,0 millions de dollars en 2026, 2027 et 2028, de 10,0 millions de dollars entre 2029 et 2035. Toutes les estimations sont en dollars de 2024 et arrondies au million le plus proche.

L’établissement des coĂ»ts par le BAC est fondĂ© sur les mĂŞmes hypothèses que celles utilisĂ©es dans le 31e Rapport actuariel sur le RPC. Voici quelques-unes des principales hypothèses fondĂ©es sur la meilleure estimation utilisĂ©es par le BAC pour Ă©tablir ses coĂ»ts :

Coûts de mise en œuvre et d’administration (remboursement des coûts d’administration à EDSC)

Les coĂ»ts de mise en Ĺ“uvre sont estimĂ©s Ă  2,94 millions de dollars en VA sur onze ans pour le compte du RPC afin de rembourser les organisations fĂ©dĂ©rales, comme le ministère de l’Emploi et du DĂ©veloppement social Canada et Service Canada, pour leurs rĂ´les dans l’administration des prestations et les coĂ»ts liĂ©s Ă  leur traitement. Compte tenu du faible nombre estimĂ© de nouveaux bĂ©nĂ©ficiaires en proportion de tous les bĂ©nĂ©ficiaires du RPC (6 712 nouveaux bĂ©nĂ©ficiaires sur plus de 6,8 millions de bĂ©nĂ©ficiaires du RPC), les coĂ»ts supplĂ©mentaires de mise en Ĺ“uvre et d’administration dĂ©coulant des nouvelles prestations d’enfants pour la frĂ©quentation Ă  temps partiel sont estimĂ©s entre 0,33 et 0,49 million de dollars par annĂ©e, aux fins de la prĂ©sente ACA.

Pertes de placement pour le compte du RPC

Les coĂ»ts en VA pour rendements de placement perdus pour le compte du RPC dĂ©coulant de la rĂ©duction des surplus de cotisations en raison de nouvelles obligations de paiement des prestations pour les Ă©tudiants Ă  temps partiel sont estimĂ©s Ă  3,04 millions de dollars sur onze ans.

Les manques Ă  gagner ont Ă©tĂ© estimĂ©s sur la base de calculs internes effectuĂ©s Ă  partir des projections du BAC. Un taux de rendement rĂ©el annuel moyen de 4,08 % a Ă©tĂ© utilisĂ©. Ce taux est tirĂ© des estimations du BAC publiĂ©es dans le 31e Rapport actuariel sur le RPC, qui sont les suivantes : 3,83 % en 2025, 4,08 % en 2026, 4,11 % en 2027, 4,05 % en 2028, 4,08 % en 2029, 4,10 % de 2030 Ă  2034, et 4,21 % en 2035.

Coûts qualitatifs
Avantages monétaires

Paiements de prestations provenant du compte du RPC aux étudiants à temps partiel admissibles

On estime que 70,66 millions de dollars en prestations seront transfĂ©rĂ©s aux Ă©tudiants Ă  temps partiel admissibles qui sont des enfants de cotisants au RPC invalides ou dĂ©cĂ©dĂ©s.

En 2024, le montant mensuel Ă  taux fixe pour les Ă©tudiants Ă  temps plein qui reçoivent des prestations d’enfants du RPC est de 294,12 $. Le montant d’une prestation pour enfants Ă  taux fixe pour la frĂ©quentation Ă  temps partiel se serait Ă©tabli Ă  50 % de ce montant, soit 147,06 $, si cette prestation avait existĂ© en 2024. Le total des montants annuels de prestations additionnels payables aux Ă©tudiants Ă  temps partiel est estimĂ© en fonction du nombre net de nouveaux bĂ©nĂ©ficiaires au cours d’une annĂ©e donnĂ©e multipliĂ© par le montant de la prestation Ă  taux fixe payable aux enfants de cotisants au RPC invalides ou dĂ©cĂ©dĂ©s.

Avantages qualitatifs
Résultats de l’analyse coûts-avantages

Le scĂ©nario rĂ©glementaire proposĂ© verrait des coĂ»ts estimĂ©s totaux de 76,64 millions de dollars en VA sur la pĂ©riode de 2025 Ă  2035, et de 70,66 millions de dollars en avantages en VA. Les rĂ©percussions de ce changement seraient un coĂ»t net de 5,98 millions de dollars (VA) sur l’horizon de onze ans du scĂ©nario ou un coĂ»t annualisĂ© net de 0,80 million de dollars. On s’attend Ă  ce que les avantages qualitatifs dĂ©coulant du scĂ©nario rĂ©glementaire comme l’élimination de l’approche « tout ou rien Â» et l’impact nul sur le taux de cotisation compensent pour l’impact des coĂ»ts supplĂ©mentaires.

Énoncé des coûts et avantages
Total des avantages (en millions de dollars)
Intervenant touché Description de l’avantage Première année Cinquième année Dernière année Total des dépenses (VA) Valeur annualisée
BĂ©nĂ©ficiaires de prestations d’enfants du RPC note * du tableau 1 Paiements reçus par les Ă©tudiants Ă  temps partiel admissibles 8,00 $ 10,00 $ 10,0 $ 70,66 $ 9,42 $
Tous les intervenants Total des avantages 8,00 $ 10,00 $ 10,00 $ 70,66 $ 9,42 $

Note(s) du tableau 1

Note * du tableau 1

Toutes les valeurs des prestations du RPC versés aux étudiants sont arrondies au million de dollars le plus prêt aux fins de l’ACA.

Retour Ă  la note * du tableau 1

Coûts totaux (en millions de dollars)
Intervenant touché Description du coût Année de base Cinquième année Dernière année Total (VA) Valeur annualisée
Cotisants au RPC Versement de paiements du RPC aux Ă©tudiants Ă  mĂŞme le compte du RPC 8,00 $ 10,00 $ 10,00 $ 70,66 $ 9,42 $
Les coĂ»ts d’administration et de traitement des nouveaux paiements de prestations du RPC par le gouvernement 0,33 $ 0,41 $ 0,49 $ 2,94 $ 0,39 $
Perte de rendement des placements en raison de la rĂ©duction de l’actif du RPC dans le compte du RPC 0,34 $ 0,42 $ 0,51 $ 3,04 $ 0,41 $
Tous les intervenants CoĂ»ts totaux 8,67 $ 10,83 $ 11,00 $ 76,64 $ 10,22 $
Sommaire des coûts et des avantages (en millions de dollars)
Répercussions Année de base Cinquième année Dernière année Total (VA) Valeur annualisée
Avantages totaux 8,00 $ 10,00 $ 10,00 $ 70,66 $ 9,42 $
CoĂ»ts totaux 8,67 $ 10,83 $ 11,00 $ 76,64 $ 10,22 $
RĂ©percussions nettes -0,67 $ -0,83 $ -1,00 $ -5,98 $ -0,80 $
Coûts qualitatifs
Avantages qualitatifs

Lentille des petites entreprises

L’analyse effectuée sous la lentille des petites entreprises a permis de conclure que le règlement n’aura pas d’incidence sur les petites entreprises canadiennes.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car il n’y a pas d’augmentation du fardeau administratif imposĂ© aux entreprises et aucun règlement n’est abrogĂ© ou remplacĂ©.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le règlement n’est pas liĂ© Ă  un plan de travail ou Ă  un engagement dĂ©coulant d’un forum officiel sur la coopĂ©ration en matière de rĂ©glementation. Elles font suite aux changements apportĂ©s au RPC, sur lesquels les ministres des Finances du Canada se sont entendus lors de l’examen triennal 2022-2024 et qui ont Ă©tĂ© adoptĂ©s par le biais de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2024.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique, un examen préliminaire a permis de conclure qu’aucune évaluation environnementale stratégique n’est requise.

Analyse comparative entre les sexes plus

Une analyse comparative entre les sexes a été effectuée et a permis d’établir que le règlement aura une incidence positive sur les enfants des cotisants au RPC décédés ou invalides, car ils auront maintenant droit à une prestation dans les cas où ils fréquentent l’école ou l’université à temps partiel. Étant donné que les femmes sont plus nombreuses à s’inscrire aux études postsecondaires, cette nouvelle prestation d’enfant aura un impact légèrement positif sur les femmes âgées de 18 à 24 ans. De plus, les femmes seront indirectement plus favorisées, car ce sont elle qui le plus souvent sont le parent survivant ou invalide d’enfants à charge qui seront admissibles à la nouvelle prestation d’enfant.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Les règlements entreront en vigueur en mĂŞme temps que les modifications apportĂ©es au RPC, ou s’ils sont enregistrĂ©s après cette date, le jour oĂą ils sont enregistrĂ©s, mais pas avant le 1er janvier 2025.

Conformité et application

La Direction générale des services d’intégrité (DGSI) effectue régulièrement des vérifications aléatoires et des examens de conformité du RPC afin d’identifier les risques; de fournir de l’information sur les stratégies d’atténuation et de prévention; et de déterminer la nature et l’ampleur des paiements incorrects, que ce soit en raison d’erreurs, d’abus ou de fraude. De plus, pour s’assurer que les prestations du RPC soient versées correctement, la DGSI mène un certain nombre d’enquêtes administratives chaque année. Une enquête administrative est un processus d’enquête impartial mené par la DGSI sur des dossiers qui lui sont transmis par les employés de Service Canada en raison d’anomalies et de divergences, ou à la suite de plaintes de tiers ou de divulgations volontaires reçues par Service Canada. Les dossiers soumis à la DGSI pour enquête administrative peuvent entraîner des sanctions administratives pécuniaires s’il est découvert que le demandeur ou le bénéficiaire a sciemment fait de fausses déclarations (c’est-à-dire qu’il a intentionnellement fourni des renseignements faux ou trompeurs ou qu’il a volontairement caché ou omis des renseignements pertinents). La DGSI est responsable des renvois à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour enquêtes criminelles. Chaque cas est évalué pour déterminer si des accusations seront portées par la GRC ou le ministère de la Justice en vertu du Code criminel ou du Régime de pensions du Canada. La GRC rend la décision concernant le dépôt d’accusations dans tous les cas renvoyés par la DGSI.

Par conséquent, les vérifications aléatoires, les examens de conformité et les enquêtes administratives continueront d’être mis en œuvre pour que les risques pour l’intégrité du RPC demeurent faibles et que les critères d’admissibilité en vertu du règlement soient respectés. Les documents sur les programmes, les politiques et les procédures seront mis à jour afin d’assurer l’uniformité de l’administration du Règlement sur le RPC par tout le personnel de Service Canada.

Personne-ressource

Neal Leblanc
Directeur
Politique et Législation du Régime de pensions du Canada
Secrétariat des politiques sur les aînés et les pensions
Direction générale de la sécurité du revenu et du développement social
Emploi et Développement social Canada
TĂ©lĂ©phone : 819‑635‑6760