Règlement modifiant le Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s (Ă©tablissements d’enseignement dĂ©signĂ©s) : DORS/2024-219

La Gazette du Canada, Partie II, volume 158, numéro 24

Enregistrement
DORS/2024-219 Le 8 novembre 2024

LOI SUR L’IMMIGRATION ET LA PROTECTION DES RÉFUGIÉS

C.P. 2024-1206 Le 8 novembre 2024

Attendu que le ministre de la CitoyennetĂ© et de l’Immigration, conformĂ©ment au paragraphe 5(2)rĂ©fĂ©rence a de la Loi sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s rĂ©fĂ©rence b, a fait dĂ©poser le projet de règlement intitulĂ© Règlement modifiant le Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s (Ă©tablissements d’enseignement dĂ©signĂ©s) devant chaque chambre du Parlement,

Ă€ ces causes, sur recommandation du ministre de la CitoyennetĂ© et de l’Immigration et en vertu du paragraphe 5(1) et des alinĂ©as 32d), d.1)rĂ©fĂ©rence c, d.2)rĂ©fĂ©rence d et d.3)rĂ©fĂ©rence c de la Loi sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s rĂ©fĂ©rence b, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s (Ă©tablissements d’enseignement dĂ©signĂ©s), ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés (établissements d’enseignement désignés)

Modifications

1 Le sous-alinĂ©a 186v)(iii) du Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s rĂ©fĂ©rence 1 est remplacĂ© par ce qui suit :

2 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 189, de ce qui suit :

Demande – nouveau permis d’études

189.1 L’étranger qui soumet une demande pour l’obtention d’un nouveau permis d’études conformĂ©ment Ă  l’article 217.1 est autorisĂ© Ă  Ă©tudier dans l’établissement d’enseignement dĂ©signĂ© tel que dĂ©finit Ă  l’article 211.1 , indiquĂ© dans sa demande, jusqu’à la dĂ©cision sur celle-ci, si les conditions suivantes sont rĂ©unies :

3 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 215, de ce qui suit :

Exigence — Ă©tablissement d’enseignement postsecondaire

215.1 La demande de permis d’études dans laquelle est nommĂ© un Ă©tablissement d’enseignement dĂ©signĂ© postsecondaire est retournĂ©e au demandeur sans avoir Ă©tĂ© traitĂ©e, avec tous les documents soumis Ă  l’appui de celle-ci ainsi que les frais d’examen, si l’établissement ne fournit pas la confirmation prĂ©vue Ă  l’alinĂ©a 222.1(1)a), conformĂ©ment aux modalitĂ©s qui y sont prĂ©vues, sous rĂ©serve de toute extension accordĂ©e en vertu du paragraphe 222.1(2).

4 L’alinĂ©a 216(1)e) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

5 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 217, de ce qui suit :

Changement d’établissement d’enseignement désigné

217.1 Si le titulaire d’un permis d’études au Canada, dans lequel est nommé un établissement d’enseignement désigné, est admis à un cours ou à un programme d’études offert par un autre établissement d’enseignement désigné et a l’intention de fréquenter cet autre établissement, il est tenu de demander un nouveau permis d’études dans lequel est nommé celui-ci.

6 L’article 219 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Confirmation de l’acceptation

219 (1) Le permis d’études ne peut ĂŞtre dĂ©livrĂ© Ă  l’étranger Ă  moins que :

Exception

(2) Le paragraphe (1) ne s’applique pas dans le cas de l’étranger qui a fait une demande de permis d’études préalablement à son entrée au Canada s’il est un membre de la famille accompagnant un étranger dont la demande de permis d’études ou de permis de travail est approuvée par écrit avant l’entrée de ce dernier au Canada.

7 L’alinĂ©a 220.1(1)a) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

8 Le paragraphe 222(1) du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’alinĂ©a a), de ce qui suit :

9 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 222, de ce qui suit :

SECTION 6

Conditions imposées aux établissements d’enseignement désignés postsecondaires

Conditions

222.1 (1) Tout Ă©tablissement d’enseignement dĂ©signĂ© postsecondaire est tenu de respecter les conditions suivantes :

Prolongation du délai

(2) Le ministre peut, Ă  la demande de l’établissement d’enseignement dĂ©signĂ© ou de sa propre initiative, prolonger le dĂ©lai prĂ©vu pour la fourniture d’une confirmation, d’un rapport ou d’un renseignement visĂ©s au prĂ©sent article, si :

Vérification du respect des conditions

222.2 (1) L’agent peut vĂ©rifier le respect des conditions visĂ©es au paragraphe 222.1(1) dans les circonstances suivantes :

Documents et questions

(2) Dans le cadre de cette vĂ©rification, l’agent peut exiger que l’établissement d’enseignement dĂ©signĂ© :

Justification

(3) Le non-respect d’une condition est justifié si l’établissement d’enseignement désigné a fait tous les efforts raisonnables pour se conformer à celle-ci ou si le non-respect découle d’actions ou d’omissions qu’il a commises de bonne foi.

Avis de décision provisoire

222.3 (1) S’il conclut que l’établissement d’enseignement dĂ©signĂ© n’a pas respectĂ© une condition visĂ©e au paragraphe 222.1(1), l’agent fournit Ă  cet Ă©tablissement, Ă  moins d’être convaincu que le non-respect est justifiĂ©, un avis de dĂ©cision provisoire contenant les informations suivantes :

Réception de l’avis

(2) MalgrĂ© le paragraphe 9.3(2), l’avis de dĂ©cision provisoire est rĂ©putĂ© avoir Ă©tĂ© reçu dix jours après la date de son envoi.

Correction ou annulation de l’avis

(3) L’agent peut, avant la délivrance d’un avis de décision finale, annuler l’avis de décision provisoire ou délivrer un avis de décision provisoire corrigé.

Observations écrites

222.4 (1) L’établissement d’enseignement dĂ©signĂ© Ă  qui est dĂ©livrĂ© un avis de dĂ©cision provisoire au titre du paragraphe 222.3(1), ou un avis de dĂ©cision provisoire corrigĂ© au titre du paragraphe 222.3(3), peut, dans les trente jours suivant la date de la rĂ©ception de l’avis, prĂ©senter ses observations Ă©crites par rapport, soit aux renseignements visĂ©s aux alinĂ©as b) Ă  e), soit Ă  toute justification visĂ©e au paragraphe 222.2(3) accompagnĂ©es de tout document pertinent.

Prolongation du délai

(2) Le ministre peut, à la demande de l’établissement d’enseignement désigné, accorder une seule prolongation du délai ne pouvant excéder trente jours, en vue de permettre à l’établissement de soumettre des observations écrites conformément au paragraphe (1), s’il conclut que des circonstances exceptionnelles ont empêché l’établissement de soumettre ses observations ou ont nui à sa capacité de le faire.

Avis de décision finale

222.5 (1) Si, une fois le dĂ©lai pour prĂ©senter des observations Ă©crites Ă©coulĂ©, le ministre conclut que l’établissement d’enseignement dĂ©signĂ© n’a pas respectĂ© les conditions visĂ©es au paragraphe 222.1(1), et que le non-respect n’est pas justifiĂ©, il dĂ©livre Ă  cet Ă©tablissement un avis de dĂ©cision finale contenant les renseignements suivants :

ConsidĂ©rations — suspension

(2) Pour Ă©tablir si l’établissement d’enseignement dĂ©signĂ© sera inscrit sur la liste de suspension visĂ©e au paragraphe 222.6(1) et, s’il y a lieu, la pĂ©riode pour laquelle il y sera inscrit, le ministre prend en considĂ©ration les Ă©lĂ©ments suivants :

Période maximale de suspension

(3) L’établissement d’enseignement désigné peut être inscrit sur la liste de suspension pour une période maximale de douze mois consécutifs.

Liste de suspension

222.6 (1) Le ministre publie et tient Ă  jour une liste de suspension, accessible au public, qui comprend les renseignements ci-après pour chaque Ă©tablissement d’enseignement dĂ©signĂ© ayant reçu un avis de dĂ©cision finale indiquant qu’il sera inscrit sur cette liste :

Demande non traitée

(2) La demande de permis d’études dans laquelle est nommé un établissement d’enseignement désigné inscrit sur la liste de suspension qui est reçue durant la période de suspension est retournée au demandeur sans avoir été traitée, avec tous les documents soumis à l’appui de celle-ci ainsi que les frais d’examen.

Précision

(3) Il entendu que le paragraphe (2) ne s’applique pas à la demande de renouvellement de permis d’études visant à permettre au demandeur de terminer son cours ou son programme d’études.

Entrée en vigueur

10 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

En vertu du Règlement sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s (RIPR ou Règlement) actuel, Immigration, RĂ©fugiĂ©s et CitoyennetĂ© Canada (IRCC) et les provinces et territoires (PT) se partagent la responsabilitĂ© des Ă©tudiants Ă©trangers. Dans le cadre de protocoles d’entente (PE), les PT Ă©tablissent les normes communes minimales en collaboration avec IRCC pour la dĂ©signation des Ă©tablissements d’enseignement, portant le nom d’établissements d’enseignement dĂ©signĂ©s (EED), qui peuvent recevoir des Ă©tudiants Ă©trangers et pour la rĂ©vocation de la dĂ©signation, le cas Ă©chĂ©ant. IRCC a la responsabilitĂ© de traiter les demandes de permis d’études des Ă©tudiants Ă©trangers qui ont Ă©tĂ© acceptĂ©s pour Ă©tudier dans des EED.

Trois enjeux qui ont une incidence sur l’intĂ©gritĂ© du programme ont Ă©tĂ© cernĂ©s :

Le RIPR limite Ă©galement Ă  20 heures par semaine le nombre d’heures pendant lesquelles les Ă©tudiants Ă©trangers admissibles peuvent travailler hors campus sans permis de travail. Les Ă©tudiants Ă©trangers et certains intervenants ont indiquĂ© que 20 heures de travail par semaine ne suffisent pas pour suivre le rythme du coĂ»t de la vie au Canada.

Contexte

L’administration du Programme des étudiants étrangers est une responsabilité partagée entre IRCC et les PT. IRCC se charge d’élaborer les politiques concernant l’entrée des étudiants étrangers, d’établir les conditions que doivent remplir les titulaires d’un permis d’études pendant leur séjour au Canada de même que celles que doivent satisfaire les EED qui ne respecteraient pas les exigences du gouvernement fédéral dans le cadre du Programme des étudiants étrangers, et de décider s’il convient ou non de délivrer un permis d’études à un demandeur.

Les EED qui souhaitent accueillir des étudiants étrangers afin qu’ils étudient au Canada doivent obtenir une désignation auprès de leur province ou de leur territoire. Pour obtenir cette désignation, ils doivent satisfaire à un ensemble de normes énoncées dans les PE conclus avec chaque PT. Les PT ont aussi leurs propres normes, que les EED doivent respecter pour pouvoir obtenir une désignation. Les PT communiquent avec IRCC lorsque des établissements doivent être ajoutés à la liste publique des EED ou doivent en être retirés. Cette liste énumère les établissements qui sont autorisés à accueillir des étudiants dans une province ou un territoire donné. À l’heure actuelle, le Québec désigne ses propres EED, suivant sa réglementation provinciale; par conséquent, la province est exemptée de l’obligation de conclure un PE avec IRCC.

En 2023, le Canada a accueilli un nombre record d’étudiants Ă©trangers, soit environ 1 040 000 titulaires de permis d’études de niveau primaire, secondaire et postsecondaire, ce qui reprĂ©sente une hausse de 151 % par rapport aux 352 305 titulaires de permis d’études enregistrĂ©s en 2015. Toujours en 2023, le Ministère a reçu 914 405 nouvelles demandes de permis d’études, comparativement Ă  713 775 en 2022, ce qui reprĂ©sente une augmentation de 28 %. Cette hausse importante de la demande peut ĂŞtre attribuable Ă  plusieurs facteurs, dont un accroissement de l’intĂ©rĂŞt pour les Ă©tudes et, Ă©ventuellement, le travail au Canada, ainsi que l’augmentation du nombre d’activitĂ©s de promotion et de marketing visant Ă  faire du Canada une destination de choix pour la poursuite d’études postsecondaires.

En vertu de la réglementation actuelle, les étudiants étrangers peuvent changer d’EED à tout moment. IRCC recommande qu’ils informent le Ministère d’un tel changement par l’intermédiaire d’un portail sécurisé, mais il s’agit là d’une simple pratique administrative et, à l’heure actuelle, les étudiants ne sont pas tenus de s’y conformer. Or, les étudiants étrangers qui changent d’EED sans préavis pourraient être déclarés absents par leur EED d’origine et considérés comme ne respectant pas les conditions de leur permis, ce qui pourrait avoir une incidence négative sur leur capacité à obtenir un permis d’études subséquent. Il est donc dans l’intérêt collectif des étudiants, des EED et des différents ordres de gouvernement de communiquer ou de recueillir des renseignements obligatoires et exacts sur l’EED fréquenté.

Depuis 2014, les Ă©tudiants qui rĂ©pondent Ă  certains critères prĂ©cisĂ©s par la rĂ©glementation sont autorisĂ©s Ă  travailler 20 heures hors campus sans permis de travail. En novembre 2022, le ministre de la CitoyennetĂ© et de l’Immigration a publiĂ© une sĂ©rie de politiques d’intĂ©rĂŞt public portant notamment sur la levĂ©e de la limite de 20 heures par semaine pour les Ă©tudiants de niveau postsecondaire admissibles. Ces politiques d’intĂ©rĂŞt public devaient servir de mesure temporaire visant Ă  rĂ©pondre aux besoins du marchĂ© du travail après la pandĂ©mie, car les Ă©tudiants Ă©trangers sont admis au Canada principalement pour Ă©tudier, et non pour travailler. Les politiques en question ont expirĂ© le 30 avril 2024. Toutefois, il faut maintenant réévaluer l’équilibre appropriĂ© entre le besoin qu’ont certains Ă©tudiants de travailler pour toucher des revenus supplĂ©mentaires et l’objet du permis d’études, afin que les Ă©tudiants obtiennent de bons rĂ©sultats universitaires et que le Canada demeure cohĂ©rent par rapport aux autres pays aux vues similaires qui limitent les heures de travail des Ă©tudiants Ă©trangers. Par exemple, le Royaume-Uni, la Nouvelle-ZĂ©lande et l’Irlande permettent Ă  certains Ă©tudiants de travailler jusqu’à 20 heures par semaine, tandis que l’Australie a modifiĂ© sa limite d’heures en 2023 pour l’établir Ă  48 heures toutes les deux semaines. Un examen de ces facteurs a menĂ© Ă  la proposition d’augmenter modĂ©rĂ©ment les heures de travail jusqu’à un maximum de 24 heures.

Objectif

L’objectif principal des modifications consiste à fournir à IRCC les outils appropriés pour s’assurer que les permis d’études sont délivrés à des étudiants qui fréquenteront véritablement des EED conformes aux exigences fédérales et provinciales et pour vérifier que les étudiants respectent les conditions de leur permis d’études. De plus, IRCC a besoin de moyens appropriés pour pouvoir prendre des mesures à l’encontre des EED qui ne respectent pas les exigences réglementaires.

Enfin, les modifications permettent Ă©galement aux Ă©tudiants Ă©trangers de travailler 4 heures supplĂ©mentaires hors campus, en augmentant la limite Ă  24 heures par semaine, afin de compenser le coĂ»t de la vie au Canada.

Description

Les modifications rĂ©glementaires visent exclusivement les EED de niveau postsecondaire et les Ă©tudiants Ă©trangers du mĂŞme niveau. Dans le prĂ©sent document, le terme « Ă©tablissement d’enseignement dĂ©signĂ© Â» (EED) dĂ©signe uniquement les Ă©tablissements de niveau postsecondaire.

Conditions touchant les EED

La rĂ©glementation exige que les EED de niveau postsecondaire respectent les conditions suivantes, en utilisant les moyens Ă©lectroniques prĂ©cisĂ©s par le ministre :

La rĂ©glementation permet au ministre, de sa propre initiative ou Ă  la demande d’un EED, de prolonger le dĂ©lai dont dispose l’EED pour confirmer l’information, fournir des renseignements ou prĂ©senter un rapport si le ministre juge que :

Vérification du respect des conditions par les EED

Les dispositions rĂ©glementaires permettent Ă  un agent d’IRCC de vĂ©rifier si un EED respecte les conditions dans l’une des situations suivantes :

Aux fins de vérification de la conformité, les dispositions réglementaires permettent à l’agent d’exiger que l’EED fournisse tous les documents pertinents et qu’un représentant soit disponible pour répondre aux questions, au moment et à l’endroit précisés par l’agent.

Dans le cadre des dispositions réglementaires, le défaut de se conformer à une condition serait justifié si l’EED a déployé tous les efforts raisonnables pour s’y conformer ou si la non-conformité découle d’une erreur de bonne foi de la part de l’EED.

Les dispositions rĂ©glementaires exigent que l’agent qui estime qu’un EED ne respecte pas une condition dĂ©livre un avis de dĂ©cision provisoire. L’avis doit fournir les renseignements suivants :

En vertu des dispositions rĂ©glementaires, l’avis de dĂ©cision provisoire est rĂ©putĂ© avoir Ă©tĂ© reçu 10 jours après son envoi. Les dispositions rĂ©glementaires permettent Ă  l’agent de corriger ou d’annuler l’avis Ă  tout moment avant l’envoi de l’avis de dĂ©cision finale.

Les dispositions rĂ©glementaires permettent Ă  l’EED de prĂ©senter des observations Ă©crites dans les 30 jours suivant la rĂ©ception d’un avis de dĂ©cision provisoire, ainsi que tout document pertinent. Le ministre peut accorder, Ă  la demande de l’EED, une prolongation d’au plus 30 jours pour prĂ©senter des observations Ă©crites s’il estime que des circonstances exceptionnelles ont empĂŞchĂ© ou entravĂ© la capacitĂ© de l’établissement Ă  prĂ©senter ses observations.

Si, après la pĂ©riode de prĂ©sentation des observations Ă©crites de 30 jours, le ministre dĂ©termine que l’EED n’a pas respectĂ© les conditions, les dispositions rĂ©glementaires obligent le ministre Ă  transmettre un avis de dĂ©cision finale qui comprend :

Liste et période de suspension

Pour déterminer si un EED doit être inscrit sur la liste de suspension et la période de sanction, les dispositions réglementaires exigent que le ministre prenne en considération la fréquence et la gravité du non-respect des conditions par l’EED, les efforts déployés par l’EED pour respecter les conditions, le niveau de collaboration de l’EED lors de la vérification et les observations écrites de l’EED en réponse à l’avis de décision provisoire.

Les dispositions rĂ©glementaires exigent que le ministre publie et tienne Ă  jour une liste publique de suspension comportant les Ă©lĂ©ments suivants pour chaque EED ayant reçu un avis de dĂ©cision finale exigeant qu’il soit inscrit sur la liste :

Les dispositions rĂ©glementaires permettent de placer un EED non conforme sur la liste de suspension pendant une pĂ©riode maximale de 12 mois consĂ©cutifs.

Les modifications réglementaires proposées, qui ont fait l’objet d’une publication préalable dans la Partie I de la Gazette du Canada, exigeaient que, pendant la période où un EED figure sur la liste de suspension, toute demande de permis d’études mentionnant l’EED soit renvoyée au demandeur sans être traitée, accompagnée de tous les documents justificatifs et des frais de traitement.

Exigence de prĂ©senter une nouvelle demande de permis d’études en cas de changement d’EED — Modifications postĂ©rieures Ă  la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada

Dans le cadre des dispositions réglementaires proposées, un étudiant aurait dû présenter une nouvelle demande de permis d’études pour aller poursuivre son programme d’études actuel dans un autre EED. En réponse aux commentaires reçus dans le cadre de la publication préalable, les dispositions réglementaires proposées ont été modifiées de manière à ce que les demandes présentées par des étudiants qui désirent prolonger leur permis d’études sur lequel figure un EED qui a été suspendu puissent le faire uniquement pour terminer le programme d’études entrepris à cet établissement, en particulier dans les cas où le permis d’études pourrait expirer avant l’achèvement du programme. Cette modification a été apportée afin d’alléger le fardeau administratif et les conséquences inattendues pour les étudiants concernant les pertes financières et administratives qu’ils subiraient s’ils demandaient le renouvellement de leur permis pour poursuivre leurs études à un EED suspendu, tout en respectant l’intention de la réglementation qui prévoit la suspension du traitement des permis d’études dans de tels cas.

Les modifications proposées qui ont fait l’objet d’une publication préalable dans la Partie I de la Gazette du Canada exigeaient qu’un titulaire de permis d’études souhaitant fréquenter un EED autre que celui indiqué sur son permis d’études soumette une demande pour obtenir un nouveau permis d’études avant la date de début du nouveau programme d’études. Ces modifications proposées auraient permis à l’étudiant de fréquenter le nouvel EED jusqu’à ce qu’une décision finale soit rendue quant à sa demande de nouveau permis d’études. Ces dispositions visaient tous les étudiants.

Les dispositions rĂ©glementaires proposĂ©es ont Ă©tĂ© modifiĂ©es afin de limiter les situations dans lesquelles un Ă©tudiant commencerait Ă  Ă©tudier au nouvel EED avant que son nouveau permis d’études ne soit approuvĂ©. Plus prĂ©cisĂ©ment, les Ă©tudiants doivent obtenir l’approbation de leur nouveau permis d’études avant leur transfert au nouvel EED, sauf s’ils remplissent l’une des conditions suivantes : l’EED a fermĂ© ses portes ou le programme a Ă©tĂ© interrompu; l’EED a Ă©tĂ© suspendu; ou l’EED s’est vu rĂ©voquer sa dĂ©signation par la province ou le territoire. Dans ces cas, l’étudiant pourrait frĂ©quenter le nouvel EED Ă  condition d’avoir prĂ©sentĂ© une demande de nouveau permis d’études. En dĂ©terminant ces cas, IRCC a tenu compte du fait que tous les Ă©tudiants ne se trouvent pas dans des situations comparables lorsqu’ils changent d’établissement. La plupart d’entre eux choisissent librement de changer d’EED : il s’agit d’un choix personnel et ils ont la possibilitĂ© de planifier. Un plus petit nombre d’étudiants changent d’EED en raison de facteurs hors de leur contrĂ´le. En raison de ces facteurs involontaires, ils continueront de pouvoir suivre les cours au nouvel EED avant l’approbation de leur demande de nouveau permis d’études, Ă  condition qu’ils aient prĂ©sentĂ© cette demande.

En apportant ce changement, IRCC a pris en compte les commentaires des intervenants sur l’obligation d’obtenir un nouveau permis d’études en cas de changement d’EED. Les EED ont soulevé des préoccupations quant à l’augmentation de la charge administrative pour les étudiants et la capacité des EED à satisfaire aux nouvelles exigences en matière de production de rapports de conformité, et à l’incertitude qui plane sur l’inscription dans le contexte de ces transferts d’établissement, y compris les cas de départs perturbateurs des étudiants en cas de refus de permis et les demandes de remboursement des frais de scolarité qui en découlent.

Ce changement procurera à la plupart des étudiants une plus grande certitude quant à leur statut d’immigration avant de commencer leurs études dans un nouvel établissement. Il réduira également le fardeau des EED concernant le respect de leurs exigences en matière de production de rapports de conformité, car le fait de permettre aux étudiants de changer d’établissement avant d’avoir un permis d’études approuvé complique grandement la déclaration à IRCC sur l’assiduité des étudiants, et le nombre de départs perturbateurs d’étudiants en cas de refus de permis et de demandes de remboursement des frais de scolarité qui en découlent. Ce changement réduit également le risque qu’un étudiant soit considéré comme ne respectant pas les conditions de son permis d’études sur la base d’un rapport de l’EED indiquant que l’étudiant ne se présente pas en cours. Le non-respect présumé des exigences du permis d’études pourrait conduire à une enquête d’IRCC sur l’étudiant, ce qui demande beaucoup de ressources et serait source de stress pour l’étudiant.

La modification signifie que les étudiants qui souhaitent changer d’établissement devront tenir compte des délais de traitement des demandes, rester inscrits au programme initial et suivre les cours, et obtenir un nouveau permis d’études avant de changer d’établissement afin de respecter les conditions de leur permis d’études existant. Sinon, les étudiants peuvent choisir de demander un nouveau statut de visiteur, d’obtenir un permis de travail ou de quitter le Canada pendant le traitement de leur demande de nouveau permis d’études.

Modifications des dispositions relatives à la lettre d’acceptation

Les dispositions rĂ©glementaires modifient les dispositions existantes concernant la dĂ©livrance d’un permis d’études de sorte que l’EED est dĂ©sormais tenu de confirmer la lettre d’acceptation (LA) fournie par un demandeur. Les dispositions rĂ©glementaires modifient la disposition actuelle concernant les membres de la famille accompagnant un Ă©tranger, de sorte qu’ils sont exemptĂ©s de la vĂ©rification de la LA Ă  partir du moment oĂą leur permis d’études ou de travail est approuvĂ© avant leur arrivĂ©e au Canada. Toutefois, la rĂ©glementation prĂ©voit que le membre de la famille qui accompagne l’étranger, et qui, une fois au Canada, entreprend des Ă©tudes Ă  un EED postsecondaire, doit prĂ©senter une lettre d’acceptation qu’il faut vĂ©rifier.

Les dispositions réglementaires ajoutent également une nouvelle disposition selon laquelle, si un EED ne fournit pas de confirmation de l’acceptation d’un étudiant à un établissement d’enseignement postsecondaire, comme l’exigent les conditions visant les EED, la demande de permis d’études ne doit pas être traitée et doit être retournée à l’étudiant, tout comme les documents justificatifs et les frais de traitement.

Conséquences du non-respect des conditions

Les dispositions réglementaires modifient les conditions existantes visant le titulaire du permis d’études afin de préciser qu’il doit s’inscrire à l’EED indiqué sur son permis d’études et qu’il doit continuer d’y suivre des cours jusqu’à la fin de ses études. Les dispositions relatives à la non-validité du permis d’études sont également modifiées afin d’ajouter que la date à laquelle le titulaire du permis n’est plus inscrit à l’EED mentionné sur le permis est la date à laquelle le permis pourrait devenir non valide.

Heures de travail à l’extérieur du campus

Les dispositions rĂ©glementaires font passer de 20 heures par semaine Ă  24 heures par semaine la limite d’heures de travail hors campus pendant les semestres rĂ©guliers de cours.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Depuis l’automne 2022, IRCC a menĂ© de vastes consultations auprès des ministères provinciaux et territoriaux responsables de l’immigration et de l’éducation, des associations nationales du milieu de l’éducation reprĂ©sentant la majoritĂ© des EED au Canada, de chaque EED et des organisations reprĂ©sentant les Ă©tudiants. Ces consultations portaient sur les dĂ©fis et les initiatives proposĂ©es qui permettraient de relever la barre pour tous les Ă©tablissements afin qu’ils puissent mieux recruter et soutenir les Ă©tudiants Ă©trangers; gĂ©rer des volumes Ă©levĂ©s insoutenables dans le cadre du Programme des Ă©tudiants Ă©trangers; Ă©laborer des pouvoirs rĂ©glementaires et des outils stratĂ©giques plus solides qui permettraient de mieux rĂ©pondre aux situations de vulnĂ©rabilitĂ© des Ă©tudiants, Ă  la fraude et aux acteurs de mauvaise foi.

Dans le cadre des consultations, les PT ont formulĂ© des commentaires sur les thèmes suivants :

Bien que les première et troisième séries de mesures aient fait l’objet d’un consensus général, les réactions ont été partagées pour ce qui est de la deuxième. Quelques PT se sont montrés favorables à l’idée de renforcer les pouvoirs permettant de suspendre les permis d’études pour les EED qui se livrent à des activités frauduleuses ou présentent des taux élevés de non-conformité, pour autant qu’IRCC tienne compte du rôle des PT dans la désignation des EED, tandis que d’autres craignaient que des pouvoirs fédéraux plus importants empiètent sur leur mandat en matière d’éducation.

En ce qui a trait Ă  la vĂ©rification des lettres d’acceptation, les PT ont activement commentĂ© le succès de la mesure actuellement en place au moyen des instructions ministĂ©rielles, faisant Ă©galement part des commentaires reçus de leurs EED respectifs. Enfin, les PT ont fourni un soutien gĂ©nĂ©ral en vue de renforcer le cadre des EED, y compris le rĂ©gime de conformitĂ©.

IRCC a Ă©galement tenu des consultations sur la modernisation du programme des Ă©tudiants avec les associations nationales suivantes du milieu de l’enseignement postsecondaire : UniversitĂ©s Canada, Collèges et instituts Canada, le Bureau canadien de l’éducation internationale, Langues Canada et l’Association des collèges et universitĂ©s de la francophonie canadienne. Les associations, au nom de leurs membres, ont formulĂ© les commentaires suivants :

IRCC s’engage à travailler en étroite collaboration avec l’ensemble des PT, que ce soit dans le cadre de discussions multilatérales ou bilatérales, afin de faire progresser la réforme du Programme des étudiants étrangers.

IRCC a menĂ© des consultations sur la question du travail hors campus, y compris sur les politiques d’intĂ©rĂŞt public visant Ă  lever la limite de 20 heures de travail au moyen d’un sondage et d’entrevues auprès des intervenants rĂ©alisĂ©s Ă  l’étĂ© 2023. Ces consultations ont permis d’obtenir un vaste Ă©ventail de points de vue sur le nombre d’heures que les Ă©tudiants Ă©trangers devraient ĂŞtre autorisĂ©s Ă  travailler hors campus. Lors de consultations avec les ministères de l’Éducation des PT, la plupart des rĂ©pondants ont exprimĂ© des prĂ©occupations au sujet du nombre d’heures de travail illimitĂ© ou grandement accru, citant les risques pour l’intĂ©gritĂ© du programme, la possibilitĂ© que les Ă©tudiants accordent la prioritĂ© au travail plutĂ´t qu’aux Ă©tudes, les pratiques de recrutement, les rĂ©percussions sur la rĂ©ussite universitaire des Ă©tudiants et des prĂ©occupations concernant l’exploitation des Ă©tudiants par les employeurs. Une province a demandĂ© Ă  ses Ă©tablissements d’enseignement postsecondaire publics de formuler des commentaires sur les politiques d’intĂ©rĂŞt public, et la majoritĂ© des rĂ©pondants ont exprimĂ© de vives prĂ©occupations au sujet du bien-ĂŞtre et du rendement universitaire des Ă©tudiants dans le contexte du travail illimitĂ©.

Toutefois, la politique d’intĂ©rĂŞt public visant Ă  lever la limite de 20 heures par semaine pour le travail hors campus Ă©tait populaire auprès des Ă©tudiants Ă©trangers admissibles. Ă€ l’étĂ© 2023, IRCC a menĂ© un sondage auprès de ces derniers afin de mieux comprendre les rĂ©percussions de lever la limite de 20 heures de travail hors campus. En tout, 89 % des Ă©tudiants qui ont rĂ©pondu au sondage Ă©taient en faveur de la levĂ©e permanente du plafond. Le sondage a Ă©galement rĂ©vĂ©lĂ© que 81,4 % des rĂ©pondants ont travaillĂ© pendant le semestre hiver-printemps 2023. En outre, 75,1 % des Ă©tudiants admissibles ont dĂ©clarĂ© avoir travaillĂ© hors campus; parmi ceux-ci, 73,1 % ont mentionnĂ© avoir travaillĂ© plus de 20 heures par semaine.

IRCC a Ă©galement entendu plusieurs employeurs aux prises avec une pĂ©nurie de main-d’œuvre qui appuient la levĂ©e complète de la limite de 20 heures.

Des associations universitaires et des fournisseurs de services ont également été interrogés par des responsables d’IRCC au sujet de la politique publique supprimant la limite des heures de travail hors campus; leur rétroaction a été largement positive. Plusieurs organisations et associations ont souligné le principe d’équité entre les étudiants étrangers et nationaux, ainsi que l’importance de respecter l’autonomie et la capacité d’agir des étudiants étrangers pour prendre leurs propres décisions concernant leur équilibre travail/études. Cependant, le Ministère a également appris que certains EED ont connu une augmentation du nombre d’étudiants étrangers en difficulté dans leurs études depuis l’introduction de ce changement de politique temporaire, ce qui indique que certains accordent la priorité au travail plutôt qu’aux études.

Commentaires reçus au cours de la publication préalable

Les modifications proposĂ©es ont Ă©tĂ© publiĂ©es dans la Partie I de la Gazette du Canada le 29 juin 2024, pour une pĂ©riode de consultation de 30 jours. Les PT et divers intervenants, y compris les associations nationales du milieu de l’éducation, les avocats et consultants en immigration, les EED, les Ă©tudiants Ă©trangers et les travailleurs, et le grand public ont fait part de leurs commentaires sur les modifications proposĂ©es. IRCC a Ă©galement pris en compte les commentaires reçus par courrier Ă©lectronique après la pĂ©riode de consultation. Au total, IRCC a reçu 315 commentaires de 138 personnes par l’intermĂ©diaire de la Gazette du Canada, et 27 observations par courriel, y compris des demandes pour l’obtention de l’analyse coĂ»ts-avantages (ACA) et des observations qui ont Ă©tĂ© affichĂ©es dans la Gazette du Canada.

Les répondants se sont montrés généralement favorables au projet de règlement visant à renforcer l’intégrité du Programme des étudiants étrangers, à réduire l’exploitation et/ou la fraude au sein du système d’immigration, en particulier les modifications concernant l’élaboration d’un cadre solide pour la collecte d’informations et de données, et à améliorer la sécurité des étudiants étrangers.

Toutefois, certains répondants ont soulevé des préoccupations, décrites ci-dessous.

En ce qui concerne l’exigence d’un nouveau permis d’études en cas de changement d’EED, les répondants ont exprimé des opinions diverses, un peu plus en faveur de l’exigence, mais un nombre de répondants tout de même important ont exprimé leur opposition à cette mesure. Environ une douzaine de commentaires de membres du public ont exprimé leur opposition à l’obligation d’obtenir un nouveau permis d’études pour des raisons telles que la charge administrative pour les demandeurs, la perte potentielle de statut et les répercussions financières pour les étudiants si leur demande de permis d’études était refusée. Environ cinq EED ont exprimé leur opposition à l’obligation d’obtenir un nouveau permis d’études pour des raisons telles que le fardeau administratif pour les EED et leur capacité à satisfaire aux exigences en matière de rapports de conformité dans le contexte du changement d’établissement des étudiants, ainsi que l’incertitude des inscriptions et les remboursements inattendus des frais de scolarité résultant du déplacement des étudiants. Trois associations nationales et deux PT ont fait part de préoccupations similaires à celles des membres du public dans leurs observations, tout en exprimant leur soutien général au projet réglementaire. Quelques commentaires du public ont suggéré d’autres moyens de suivre les étudiants, tels qu’une déclaration de l’étudiant lui-même ou une soumission comportant moins d’exigences qu’une nouvelle demande de permis d’études.

En rĂ©ponse : Le taux d’approbation des permis d’études pour les demandeurs au Canada est d’environ 95 % Ă  l’échelle nationale, ce qui signifie qu’environ 5 % des demandes sont refusĂ©es. Plusieurs raisons peuvent expliquer le refus d’une nouvelle demande de permis d’études; par exemple, s’il manque au demandeur des documents requis (tels qu’une lettre d’acceptation vĂ©rifiĂ©e par l’EED ou une lettre d’attestation provinciale valide) ou si l’étudiant n’a pas respectĂ© les conditions du permis d’études dans le passĂ©. IRCC a apportĂ© des modifications afin d’attĂ©nuer les inquiĂ©tudes concernant la perte de statut et les perturbations pour les EED et de rĂ©duire la complexitĂ© des rapports de conformitĂ© en limitant les situations dans lesquelles les Ă©tudiants peuvent changer de statut avant la confirmation du nouveau permis d’études. IRCC a cernĂ© les situations dans lesquelles les Ă©tudiants devraient changer de statut pour des raisons hors de leur contrĂ´le, telles que la rĂ©vocation de la dĂ©signation ou la suspension de leur EED actuel, afin de prĂ©server la flexibilitĂ© nĂ©cessaire pour que les Ă©tudiants puissent commencer leurs Ă©tudes dans un nouvel EED dans ces circonstances. IRCC a examinĂ© les autres moyens proposĂ©s pour faire un suivi des Ă©tudiants, tels qu’une dĂ©claration de la part de l’étudiant ou une soumission comportant moins d’exigences qu’une nouvelle demande de permis, et a dĂ©terminĂ© que ces approches n’élimineraient pas la charge administrative pour les Ă©tudiants ou les EED et n’offriraient pas le mĂŞme niveau d’assurance Ă  IRCC. IRCC reconnaĂ®t que la nouvelle mesure impose des exigences administratives supplĂ©mentaires aux EED et aux Ă©tudiants, mais elle est justifiĂ©e par la nĂ©cessitĂ© d’assurer l’intĂ©gritĂ© du programme et la gestion efficace du système d’immigration.

D’autres intervenants ont demandé à recevoir plus d’informations ou des précisions sur les modifications.

Certains PT souhaitaient obtenir davantage d’informations sur les procĂ©dures de suspension et de vĂ©rifications supplĂ©mentaires. En rĂ©ponse : IRCC a acceptĂ© de partager un cadre de suspension avec les PT, qui dĂ©crit comment les PT seront informĂ©s tout au long du processus de non-conformitĂ©.

Les associations et les EED ont demandĂ© des Ă©claircissements sur certaines des nouvelles propositions, telles que les dĂ©finitions d’« inscription Â» et de « poursuite active des Ă©tudes Â» et les incidences de l’obligation de demander un nouveau permis d’études en cas de changement d’EED pour les « programmes conjoints Â», afin de s’assurer qu’ils comprennent les implications du respect de ces conditions. En rĂ©ponse : IRCC a acceptĂ© de fournir des Ă©claircissements dans les orientations politiques et la communication au public.

Trois provinces ont prĂ©sentĂ© des observations indiquant qu’elles Ă©taient favorables Ă  la hausse du nombre d’heures de travail Ă  24 heures ou plus, tandis que les autres provinces n’ont pas prĂ©sentĂ© d’observations. Une association du milieu de l’éducation a prĂ©sentĂ© une observation dans laquelle elle accueille favorablement l’augmentation proposĂ©e, tandis que les reprĂ©sentants en matière d’immigration s’y opposaient, notamment parce qu’ils craignaient que la ligne de dĂ©marcation entre les Ă©tudiants et les travailleurs ne s’estompe.

Les commentaires reçus de la part du public varient.

Les membres du public ont exprimĂ© divers points de vue concernant l’augmentation des heures de travail hors campus. Si certaines personnes s’y sont montrĂ©es favorables, beaucoup d’autres ont dĂ©clarĂ© que 24 heures Ă©taient insuffisantes. D’autres, en revanche, s’opposent Ă  l’augmentation du nombre d’heures de travail et beaucoup prĂ©conisent des restrictions. En rĂ©ponse : IRCC souligne que les 24 heures offrent un compromis entre ces points de vue divergents.

Certains rĂ©pondants ont exprimĂ© des inquiĂ©tudes concernant le temps estimĂ© nĂ©cessaire Ă  un EED pour vĂ©rifier une lettre d’acceptation. Il a Ă©tĂ© notĂ© que l’hypothèse de 30 secondes de vĂ©rification par lettre n’était pas appropriĂ©e, mĂŞme après la pĂ©riode 3, et que 3 minutes reflĂ©taient fidèlement toutes les Ă©tapes de vĂ©rification nĂ©cessaires. IRCC a utilisĂ© la rĂ©fĂ©rence de 3 minutes de vĂ©rification par lettre dans toutes les pĂ©riodes de l’analyse coĂ»ts-avantages actualisĂ©e.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

La proposition a été évaluée en fonction des répercussions des traités modernes, et le Ministère n’a relevé aucune répercussion potentielle des traités modernes ou de l’autonomie gouvernementale.

Choix de l’instrument

Les améliorations proposées au programme ne peuvent être apportées que par la modification du RIPR.

Étant donné que la limite relative aux heures de travail hors campus est prévue par la réglementation, la seule option possible afin de changer la limite consiste à modifier celle-ci.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Une première Ă©tape importante de l’élaboration d’une mĂ©thode d’analyse des coĂ»ts et des avantages consiste Ă  Ă©tablir un scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence par rapport auquel les options peuvent ĂŞtre Ă©valuĂ©es. Pour la prĂ©sente analyse, dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, les exigences rĂ©glementaires visant les EED et les titulaires de permis d’études seraient les mĂŞmes. Le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence est ensuite comparĂ© au scĂ©nario rĂ©glementaire, dans lequel les EED sont tenus de vĂ©rifier les lettres d’acceptation associĂ©es aux demandes de permis d’études et de soumettre des rapports de conformitĂ© Ă  IRCC. IRCC pourrait prendre des mesures lorsque les EED ne respectent pas les conditions rĂ©glementaires, en ajoutant les EED non conformes Ă  une liste de suspension publique et en empĂŞchant l’approbation des demandes de permis d’études qui mentionnent les EED figurant sur la liste de suspension. Dans le cadre du scĂ©nario rĂ©glementaire, les titulaires de permis d’études seraient tenus de frĂ©quenter l’EED indiquĂ© sur leur permis d’études, Ă  moins qu’ils ne prĂ©sentent une nouvelle demande de permis d’études pour changer d’EED, après l’approbation de laquelle ils pourraient frĂ©quenter le nouvel EED. Enfin, les Ă©tudiants Ă©trangers Ă  temps plein qui suivent des programmes de formation universitaire ou professionnelle seraient Ă©galement autorisĂ©s Ă  travailler 24 heures par semaine hors campus, au lieu de la limite actuelle de 20 heures par semaine.

Les coĂ»ts et les avantages des modifications rĂ©glementaires sont monĂ©tisĂ©s sur 10 pĂ©riodes de 12 mois (de 2024 Ă  2033) et sont exprimĂ©s en dollars de 2023. Le Règlement entre en vigueur Ă  la date de son enregistrement. Pour de plus amples renseignements sur la mĂ©thode, un rapport dĂ©taillĂ© d’analyse coĂ»ts-avantages peut ĂŞtre obtenu sur demande Ă  l’adresse suivante : IRCC.TEIBISPolicy-DIETPPEIPolitique.IRCC@cic.gc.ca.

Ă€ l’étĂ© 2023, IRCC a menĂ© une consultation au sujet des rĂ©percussions sur les coĂ»ts et les avantages auprès des Ă©tudiants Ă©trangers admissibles par l’entremise d’un sondage, afin de mieux comprendre les rĂ©percussions de la politique d’intĂ©rĂŞt public visant Ă  lever la limite de 20 heures par semaine pour le travail hors campus et de connaĂ®tre le taux de participation des Ă©tudiants Ă©trangers admissibles Ă  cette politique.

L’analyse coûts-avantages formule des hypothèses sur les variables qui peuvent présenter un degré d’incertitude. Il est important de reconnaître cette incertitude, en particulier pour les variables au sujet desquelles les intervenants externes touchés n’ont pas été consultés. Pour cette raison, une analyse de sensibilité a été menée afin de déterminer en quoi des changements dans les variables incertaines influenceraient les résultats de l’analyse coûts-avantages. Pour obtenir les résultats de l’analyse de sensibilité, veuillez consulter le rapport de l’analyse coûts-avantages.

Modifications apportĂ©es après la publication prĂ©alable :

Le coĂ»t des modifications rĂ©glementaires devrait ĂŞtre de 746 204 209 $ en VA pour les 10 pĂ©riodes. Ces coĂ»ts comprennent les activitĂ©s de mise en Ĺ“uvre du gouvernement du Canada, les coĂ»ts pour les EED liĂ©s Ă  la participation au système de vĂ©rification des lettres d’acceptation et Ă  la production de rapports de conformitĂ© Ă  IRCC et les coĂ»ts pour les titulaires de permis d’études qui souhaitent changer d’EED. Les modifications rĂ©glementaires visant Ă  augmenter la limite d’heures de travail hors campus pour les Ă©tudiants Ă©trangers Ă  temps plein ne devraient pas entraĂ®ner de coĂ»ts supplĂ©mentaires. Les coĂ»ts de mise en Ĺ“uvre des modifications par le Ministère seront financĂ©s Ă  mĂŞme les ressources actuelles d’IRCC. Les avantages des modifications rĂ©glementaires profiteront aux Ă©tudiants Ă©trangers qui sont admissibles Ă  une augmentation de 4 heures de la limite hebdomadaire de travail hors campus (par rapport Ă  l’ancienne limite de 20 heures). Ces avantages sont estimĂ©s Ă  6,9 milliards de dollars en VA sur les 10 pĂ©riodes.

Coûts pour les EED
Vérification obligatoire des lettres d’acceptation

Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, bien que les Instructions ministĂ©rielles concernant le traitement des demandes de permis d’études exigent dĂ©jĂ  la vĂ©rification des lettres d’acceptation par les EED de niveau postsecondaire, ces instructions constituent une mesure temporaire. Les modifications rĂ©glementaires viennent Ă©tablir de façon permanente cette exigence relative Ă  la vĂ©rification des lettres d’acceptation par le biais du portail existant oĂą les EED reçoivent les renseignements biographiques du demandeur, le numĂ©ro d’étudiant de l’établissement d’accueil et la confirmation de l’acceptation de l’étudiant par l’EED. Cette exigence devrait toucher entre 1 700 et 2 000 EED Ă  l’échelle du Canada, y compris au QuĂ©bec.

Aux fins de l’estimation des rĂ©percussions de l’exigence relative Ă  la vĂ©rification des lettres d’acceptation sur les coĂ»ts pour les EED, le nombre de demandes de permis d’études nĂ©cessitant une vĂ©rification au cours de la pĂ©riode 1 est estimĂ© Ă  860 262. On s’attend Ă  ce que ce nombre diminue de 8,66 % au cours de la pĂ©riode 2. Aux fins de la prĂ©sente analyse, on prĂ©voit que le nombre de demandes traitĂ©es par IRCC commence Ă  diminuer au cours de la pĂ©riode 3 en raison de la politique de plafonnement du nombre de demandes de permis d’études alors que la croissance au cours de cette pĂ©riode et de la pĂ©riode 4 est estimĂ©e Ă  2,8 %. En raison de l’incertitude Ă  long terme sur la politique de plafonnement du nombre de permis d’études, on prĂ©voit que le nombre de demandes de permis recommencera Ă  augmenter Ă  partir de la pĂ©riode 5 pour atteindre de nouveau le taux annuel moyen de croissance de titulaires de permis d’études observĂ© avant la mise en Ĺ“uvre de la politique de plafonnement (11,6 % par pĂ©riode).

Il est supposĂ© qu’un EED consacrera trois minutes Ă  la vĂ©rification d’une lettre d’acceptation. Le coĂ»t total de la vĂ©rification des lettres d’acceptation pour les EED est estimĂ© Ă  14 335 268 $ VA sur 10 pĂ©riodes.

Rapports de conformité

Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, tous les EED de niveau postsecondaire, Ă  l’exception des Ă©tablissements situĂ©s au QuĂ©bec, doivent remplir des rapports pĂ©riodiques sur le statut d’inscription de leurs titulaires de permis d’études au niveau postsecondaire et les soumettre Ă  IRCC. Bien que les rapports de conformitĂ© constituent dĂ©jĂ  une exigence pour quelque 700 EED, environ 6 % Ă  8 % de ceux qui doivent prĂ©senter des rapports ne le font pas. En plus de combler l’écart qui existe en ce qui a trait Ă  la satisfaction de cette exigence, les modifications rĂ©glementaires ajouteront Ă©galement les EED de niveau postsecondaire du QuĂ©bec au rĂ©gime de production de rapports de conformitĂ© au moyen d’une entente d’échange de renseignements entre IRCC et le QuĂ©bec.

L’intĂ©gration des EED du QuĂ©bec pour cette exigence devrait prendre environ un an. Pour cette raison, les EED du QuĂ©bec commenceront Ă  se conformer Ă  l’exigence de production de rapports au cours de la pĂ©riode 2. Dans le cadre de la prĂ©sente analyse, on estime que 39 EED seront touchĂ©s par l’exigence de production de rapports au cours de la pĂ©riode 1. Cela reflète le nombre d’EED hors QuĂ©bec qui ne respectent pas le rĂ©gime actuel. Au cours de la pĂ©riode 2 363 EED du QuĂ©bec commenceront Ă  se conformer Ă  l’exigence de production de rapports, pour un total de 402 EED tenus de prĂ©senter des rapports de conformitĂ© pendant cette pĂ©riode Ă  l’échelle du Canada. Pour tenir compte de l’incidence du plafond d’admission sur la plupart des demandes de permis d’études, aucune augmentation du nombre d’EED n’est prĂ©vue pour les quatre premières pĂ©riodes. Pendant la pĂ©riode 5, la croissance devrait reprendre, Ă  un taux de 3,5 % par pĂ©riode. L’élaboration et la prĂ©sentation de rapports de conformitĂ© devraient prendre 37,5 heures par EED, exercice exigĂ© deux fois par pĂ©riode.

En plus d’exiger la prĂ©sentation de rapports semestriels, les modifications rĂ©glementaires donneront le pouvoir d’effectuer un suivi auprès des EED lorsqu’IRCC a des questions ou des prĂ©occupations au sujet des renseignements prĂ©sentĂ©s dans les rapports. On s’attend Ă  ce que seuls 50 % des EED touchĂ©s nĂ©cessitent un suivi, ce qui devrait leur prendre 10 minutes pour de multiples dossiers d’étudiants.

Le coĂ»t liĂ© aux exigences de production de rapports de conformitĂ© pour les EED est estimĂ© Ă  6 834 342 $ en VA sur 10 pĂ©riodes.

Enfin, les modifications rĂ©glementaires permettront Ă  IRCC de prendre des mesures lorsqu’un EED n’a pas rempli les conditions de production de rapports Ă©noncĂ©es dans les modifications rĂ©glementaires. Les EED non conformes pourraient ĂŞtre ajoutĂ©s Ă  une liste de suspension accessible au public et ne pas ĂŞtre autorisĂ©s Ă  accueillir d’étudiants Ă©trangers pendant une pĂ©riode maximale de 12 mois. Les rĂ©percussions de la suspension des EED sur les coĂ»ts prendront la forme de pertes de revenus dĂ©coulant du fait que les Ă©tudiants Ă©trangers ne peuvent pas s’inscrire auprès de l’établissement pendant la pĂ©riode de suspension. Ces rĂ©percussions ne sont pas prises en compte dans l’analyse coĂ»ts-avantages, car elles seront considĂ©rĂ©es comme une consĂ©quence du non-respect de la rĂ©glementation.

Coût pour les titulaires de permis d’études

Dans le scĂ©nario de base, bien qu’IRCC exige des Ă©tudiants qu’ils l’avisent de tout changement d’EED, ces derniers ne sont pas tenus de prĂ©senter une nouvelle demande de permis d’études pour changer d’EED. En vertu des modifications rĂ©glementaires, les Ă©tudiants souhaitant ĂŞtre transfĂ©rĂ©s dans un nouvel EED auraient Ă  obtenir un nouveau permis d’études. Les changements d’EED sont courants et difficiles Ă  suivre. Bien qu’IRCC ne dispose pas des donnĂ©es nĂ©cessaires pour dĂ©terminer combien d’étudiants Ă©trangers changent d’EED chaque annĂ©e, selon les rapports de conformitĂ© des EED, il est estimĂ© qu’environ 5 % d’entre eux le font.

Aux fins de la prĂ©sente analyse, au cours de la pĂ©riode 1, 30 383 nouvelles demandes devraient ĂŞtre prĂ©sentĂ©es, et ce nombre augmentera selon le taux de croissance prĂ©sumĂ© du nombre de titulaires de permis d’études, estimĂ© Ă  5,5 % par pĂ©riode.

Frais et coûts quant au temps consacré à la présentation d’une demande de permis d’études

Tous les Ă©tudiants qui souhaitent frĂ©quenter un EED diffĂ©rent de celui qui figure sur leur permis d’études devront demander un nouveau permis d’études. Les coĂ»ts pour les titulaires de permis d’études comprennent le temps consacrĂ© Ă  la prĂ©paration d’une nouvelle demande (de 30 Ă  45 minutes par demande) et les frais liĂ©s Ă  la demande, Ă©tablis Ă  150 $ par demande. Le coĂ»t total pour les titulaires de permis d’études en ce qui a trait Ă  la prĂ©sentation de nouvelles demandes de permis d’études est estimĂ© Ă  37 723 058 $ en VA sur 10 pĂ©riodes. Cela comprend 34 256 060 $ en VA pour les frais de demande et 3 466 999 $ en VA pour le temps consacrĂ© Ă  la prĂ©paration et Ă  la prĂ©sentation des demandes. Le salaire horaire prĂ©sumĂ© des titulaires de permis d’études est de 24,29 $.

Frais de scolarité, coûts relatifs au voyage et recettes cédées

Une augmentation du nombre de demandes de permis d’études prĂ©sentĂ©es pourrait accroĂ®tre les dĂ©lais de traitement pour ce secteur d’activitĂ©. IRCC prĂ©voit rĂ©affecter des ressources pour rĂ©pondre aux nombres croissants et aux pressions relatives au traitement, afin que les Ă©tudiants puissent recevoir la dĂ©cision concernant leur demande selon des normes de service raisonnables. La norme de service actuelle pour le prolongement d’un permis d’études est de 120 jours ou environ 4 mois.

Dans le scĂ©nario de base, les Ă©tudiants seraient autorisĂ©s Ă  changer d’EED sans demander de nouveau permis d’études mentionnant l’EED qu’ils vont frĂ©quenter. Dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, Ă  quelques exceptions près, les Ă©tudiants qui choisissent de changer d’EED sont tenus d’obtenir un nouveau permis d’études avant de commencer leurs Ă©tudes au nouvel EED. Dans cette cohorte, certains Ă©tudiants peuvent demander un nouveau permis d’études trop tard pour le recevoir Ă  temps afin de frĂ©quenter le nouvel EED au cours du semestre suivant. Aux fins de cette analyse, au cours de la pĂ©riode 1, 50 % des Ă©tudiants qui choisissent de changer d’EED se retrouveraient dans cette situation (environ 15 200 Ă©tudiants).

Les donnĂ©es sur les Ă©tudiants qui changent d’EED ne sont pas disponibles. Compte tenu de l’absence de donnĂ©es, les hypothèses simplificatrices suivantes ont Ă©tĂ© formulĂ©es pour estimer l’impact sur les Ă©tudiants qui doivent obtenir un nouveau permis d’études lorsqu’ils changent d’EED : 1) Les Ă©tudiants qui dĂ©cident de changer d’EED entre les mois de janvier et d’avril (c’est-Ă -dire avant la fin du semestre d’hiver) sont censĂ©s avoir suffisamment de temps pour demander un nouveau permis d’études et commencer leurs Ă©tudes au semestre d’automne. Cette cohorte d’étudiants ne devrait pas ĂŞtre confrontĂ©e Ă  des effets supplĂ©mentaires liĂ©s au changement d’EED, autres que les frais et le temps consacrĂ© Ă  la prĂ©sentation d’une demande. Il est supposĂ© que la proportion d’étudiants qui changent d’universitĂ© qui se trouveraient dans cette situation est de 50 %; 2) Au cours de la pĂ©riode 1, il est supposĂ© que les 50 % d’étudiants restants dĂ©cident de changer d’EED entre les mois de septembre et de dĂ©cembre. Compte tenu des dĂ©lais de traitement actuels, il est supposĂ© que ces Ă©tudiants n’ont pas assez de temps pour obtenir un nouveau permis d’études et frĂ©quenter le nouvel EED au cours du semestre suivant la prĂ©sentation de leur demande. Il convient de noter que tous les Ă©tablissements d’enseignement postsecondaire n’acceptent pas d’admissions en hiver et que les Ă©tudiants en première annĂ©e d’enseignement postsecondaire peuvent avoir besoin d’un semestre supplĂ©mentaire (c’est-Ă -dire au moins jusqu’au milieu du semestre d’hiver) pour prendre la dĂ©cision de changer d’établissement.

Les Ă©tudiants peuvent choisir de changer d’EED pour diverses raisons, notamment parce qu’ils ne sont pas satisfaits de leur Ă©tablissement actuel ou des programmes universitaires proposĂ©s, pour des raisons personnelles, par exemple pour se rapprocher de membres de leur famille, ou parce que de meilleures opportunitĂ©s s’offrent Ă  eux ailleurs, entre autres. Au fur et Ă  mesure que les Ă©tudiants se familiarisent avec cette nouvelle exigence, compte tenu des dĂ©lais de traitement actuels pour l’obtention d’un nouveau permis d’études et des consĂ©quences possibles d’une soumission tardive de la demande, il est supposĂ© qu’un pourcentage croissant de cette cohorte choisira de demander un nouveau permis d’études bien avant la date de dĂ©but souhaitĂ©e au nouvel EED, rĂ©duisant ainsi la proportion d’étudiants n’obtenant pas de permis d’études Ă  temps pour frĂ©quenter leur nouvel EED au cours du semestre suivant immĂ©diatement la soumission de leur demande. Il convient de noter qu’il n’existe aucune donnĂ©e sur ce sujet et qu’IRCC n’a pas consultĂ© les Ă©tudiants sur le comportement attendu ou les rĂ©ponses Ă  cette exigence. Il est difficile de prĂ©voir de manière adĂ©quate la proportion d’étudiants qui continueront Ă  ĂŞtre touchĂ©s une fois que l’exigence fera partie intĂ©grante du processus. Aux fins de la prĂ©sente analyse, il est supposĂ© que le pourcentage d’étudiants qui ne recevraient pas leur permis d’études Ă  temps pour commencer les cours au semestre suivant immĂ©diatement la prĂ©sentation de leur demande diminuera de 10 % par pĂ©riode, 20 % des Ă©tudiants qui changent d’EED ne recevant pas leur permis d’études Ă  temps Ă  la pĂ©riode 4. Ensuite, au cours de la pĂ©riode 5, le pourcentage diminuerait jusqu’à 8 % et demeurerait constant jusqu’à la fin de la pĂ©riode d’analyse. Le nombre total d’étudiants qui seraient touchĂ©s par la nouvelle exigence est estimĂ© Ă  53 450 sur 10 pĂ©riodes. Étant donnĂ© l’absence de donnĂ©es et de consultations sur cette exigence, il est possible que les hypothèses formulĂ©es ci-dessus sous-estiment les rĂ©percussions sur les Ă©tudiants.

Les Ă©tudiants qui ne reçoivent pas leur nouveau permis Ă  temps pour commencer leurs Ă©tudes au nouvel EED devraient choisir entre a) rester au Canada et frĂ©quenter leur EED « actuel Â», payant ainsi des frais de scolaritĂ© dans un programme qu’ils ne souhaitent pas poursuivre; ou b) payer les frais de transport pour quitter temporairement le Canada et y revenir une fois qu’ils auront reçu leur nouveau permis d’études. Aux fins de la prĂ©sente analyse, et en l’absence de donnĂ©es sur ce sujet, il est supposĂ© que 50 % des Ă©tudiants concernĂ©s resteraient au Canada et que 50 % quitteraient le pays en attendant leur permis d’études. Les Ă©tudiants qui resteraient au Canada auraient Ă  assumer des frais de scolaritĂ© d’environ 20 000 $ pour le semestre supplĂ©mentaire, tandis que ceux qui quitteraient temporairement le Canada devraient faire face Ă  des frais de transport d’environ 5 000 $.

En outre, les Ă©tudiants qui dĂ©cident de changer d’EED entre les mois de septembre et de dĂ©cembre perdraient un semestre d’études dans leur programme de prĂ©fĂ©rence, ce qui retarde d’un semestre l’achèvement de leurs Ă©tudes (c’est-Ă -dire qu’ils retardent l’obtention de leur diplĂ´me d’environ quatre mois). La prĂ©sente analyse monĂ©tise ces rĂ©percussions en estimant le manque Ă  gagner des Ă©tudiants rĂ©sultant d’un retard de quatre mois dans leur entrĂ©e sur le marchĂ© du travail en tant que titulaires d’un diplĂ´me d’études postsecondaires Ă  temps plein. Pour estimer le manque Ă  gagner, il est supposĂ© que pendant quatre mois, l’étudiant renoncerait Ă  la diffĂ©rence entre un horaire de travail Ă  temps plein (37,5 heures par semaine, au salaire horaire mĂ©dian de 27 $ pour les personnes titulaires d’un diplĂ´me postsecondaire)rĂ©fĂ©rence 2 et un horaire de travail d’étudiant Ă©tranger (24 heures par semaine, au taux horaire de 24,29 $) ou un taux de salaire de 0 $ pour les Ă©tudiants qui ne travaillent pas (il est supposĂ© que 18,6 % des Ă©tudiants ne travaillent pas pendant leurs Ă©tudes)rĂ©fĂ©rence 3. En outre, aux fins de l’estimation de ces rĂ©percussions, pour chaque pĂ©riode, 25 % des Ă©tudiants qui ont changĂ© d’EED sont censĂ©s ĂŞtre dans leur annĂ©e d’obtention du diplĂ´me et doivent donc faire face Ă  un manque Ă  gagner. Les 75 % d’étudiants restants qui ne sont pas dans leur annĂ©e d’obtention du diplĂ´me sont ajoutĂ©s Ă  l’ensemble des Ă©tudiants au cours des pĂ©riodes suivantes.

Les coĂ»ts supportĂ©s par les Ă©tudiants Ă©trangers relativement aux frais de scolaritĂ© ou de transport supplĂ©mentaires, ainsi que le manque Ă  gagner potentiel, sont estimĂ©s Ă  675 573 672 $ en VA sur 10 pĂ©riodes. Étant donnĂ© l’incertitude quant au nombre d’étudiants qui seraient touchĂ©s, une analyse de sensibilitĂ© des variables pertinentes est prĂ©sentĂ©e ci-dessous.

Répercussions de la suspension des EED sur les étudiants

Les demandes de permis d’études présentées par des clients qui envisageaient de fréquenter un EED ayant fait l’objet d’une suspension seraient retournées pendant la période de suspension (sauf pour les étudiants souhaitant prolonger leur permis existant pour continuer leurs études au EED suspendu). Les clients touchés devront présenter une demande pour fréquenter un autre EED s’ils souhaitent poursuivre leur processus.

Coûts pour le gouvernement du Canada
Coûts de transition

IRCC assumera des coĂ»ts de transition estimĂ©s Ă  2 465 202 $ en VA au cours de la première pĂ©riode suivant la mise en Ĺ“uvre des modifications rĂ©glementaires. Ces coĂ»ts comprennent l’élaboration d’instructions sur l’exĂ©cution des programmes, la modification des pages Web et la prĂ©paration de produits de communication, le soutien de l’intĂ©gration technique et administrative des EED du QuĂ©bec au rĂ©gime de production de rapports de conformitĂ© et les mises Ă  jour du système de technologie de l’information afin d’assurer la mise Ă  jour du système mondial de gestion des cas (SMGC), du Portail pour les EED et du portail MonDossier pour la mise en Ĺ“uvre des modifications rĂ©glementaires.

Les instructions ministĂ©rielles exigeant la vĂ©rification des lettres d’acceptation par certains EED sont en vigueur depuis le 1er dĂ©cembre 2023 pour les demandes prĂ©sentĂ©es Ă  l’étranger et depuis le 30 janvier 2024 pour les demandes prĂ©sentĂ©es au Canada. Par consĂ©quent, les coĂ»ts de l’élaboration d’un système de vĂ©rification des lettres d’acceptation ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© engagĂ©s et ne sont donc pas inclus Ă  titre de coĂ»ts supplĂ©mentaires liĂ©s aux modifications rĂ©glementaires.

Coûts permanents

La majoritĂ© des coĂ»ts pour IRCC seront des coĂ»ts permanents, qui sont estimĂ©s Ă  9 272 667 $ en VA sur 10 pĂ©riodes. Cela comprend la gestion du système de vĂ©rification des lettres d’acceptation, notamment le traitement des documents prĂ©sentĂ©s par les EED et la gestion des communications avec les EED, la rĂ©alisation d’activitĂ©s liĂ©es Ă  l’intĂ©gritĂ© du programme, ainsi que les activitĂ©s dĂ©coulant de l’inclusion du QuĂ©bec dans le rĂ©gime de production de rapports de conformitĂ©, les activitĂ©s administratives et techniques liĂ©es Ă  l’inclusion des EED du QuĂ©bec et les mises Ă  jour continues des instructions sur l’exĂ©cution des programmes. Les coĂ»ts permanents comprennent Ă©galement ceux associĂ©s aux demandes de suivi envoyĂ©es aux EED et aux activitĂ©s d’application de la loi qui dĂ©couleront des cas de non-conformitĂ©.

L’obligation de présenter une nouvelle demande de permis d’études afin de changer d’EED entraînera une augmentation du nombre de demandes de permis d’études reçues par IRCC. Même si cette augmentation nécessitera d’autres ressources pour traiter les volumes accrus, les coûts pour IRCC seront entièrement recouvrés par l’entremise des frais perçus dans le cadre du traitement des demandes de permis d’études. Par conséquent, l’incidence sur les coûts pour IRCC est neutre.

Avantages
Avantages liés à l’intégrité du programme

Les modifications réglementaires permettront à IRCC de régler efficacement les problèmes d’intégrité et d’aborder les cas courants de comportements contraires à l’éthique qui minent l’intégrité du programme.

Le système amélioré de vérification des lettres d’acceptation permettra à IRCC de vérifier chaque lettre d’acceptation accompagnant les demandes de permis d’études avant que celles-ci ne soient traitées, ce qui permettra de repérer rapidement les lettres d’acceptation frauduleuses et d’empêcher l’approbation de demandes non authentiques ou de demandes d’étudiants ayant fait l’objet d’une fraude.

Le fait de codifier l’exigence de présenter des rapports de conformité semestriels permettra à IRCC de combler l’écart qui existe relativement à la conformité dans le cadre du régime et de faire en sorte que les EED du Québec soient visés par cette exigence. La codification aidera IRCC à obtenir des renseignements exacts et à jour sur le statut d’inscription de tous les étudiants étrangers au Canada et à cibler les étudiants qui ne répondent pas aux conditions de leur permis d’études.

L’obligation pour les étudiants étrangers d’obtenir un nouveau permis d’études lorsqu’ils souhaitent fréquenter un nouvel EED permettra à IRCC d’évaluer avec plus d’exactitude et de suivre leur respect des conditions énoncées sur leur permis et de savoir à quel moment ils changent d’EED. Le fait d’exiger des étudiants qu’ils demandent un permis d’études lorsqu’ils changent d’EED, plutôt que de commencer à fréquenter le nouvel EED pendant que leur demande est traitée, réduit la complexité des rapports de conformité en limitant les situations dans lesquelles les étudiants pourraient changer d’EED avant la confirmation de leur nouveau permis d’études. Cela atténue également les répercussions sur les étudiants en évitant les situations où, si leur nouvelle demande est rejetée, les étudiants pourraient se retrouver sans statut valide au Canada.

L’exigence relative Ă  la vĂ©rification des lettres d’acceptation et la codification des rapports de conformitĂ© imposent aux EED l’obligation de fournir des renseignements exacts sur l’inscription des Ă©tudiants Ă©trangers. Les modifications permettent Ă©galement Ă  IRCC de demander d’autres documents aux EED s’ils ne respectent pas les conditions Ă©noncĂ©es dans les modifications rĂ©glementaires ou s’il y a des raisons de soupçonner des cas de non-conformitĂ©. Lorsqu’IRCC juge qu’un EED n’est pas conforme et que la frĂ©quence et la gravitĂ© des cas de non-conformitĂ© de l’EED et les mesures correctives que ce dernier a prises le justifient, il peut l’ajouter Ă  une liste de suspension publique pour une pĂ©riode maximale de 12 mois consĂ©cutifs, au cours de laquelle toute demande de nouveau permis d’études soumise Ă  IRCC qui comporte le nom de l’EED figurant sur la liste de suspension serait renvoyĂ©e. Ces changements permettront Ă  IRCC d’imposer des consĂ©quences aux EED qui n’ont pas prĂ©sentĂ© de rapports de conformitĂ©, comme l’exige la rĂ©glementation.

Avantages pour les étudiants étrangers

Les modifications rĂ©glementaires feront passer de 20 Ă  24 le nombre d’heures que les Ă©tudiants Ă©trangers admissibles peuvent travailler hors campus. Ce changement aidera les Ă©tudiants Ă©trangers Ă  compenser l’augmentation du coĂ»t de la vie s’ils souhaitent travailler 4 heures de plus par semaine.

D’après le sondage d’IRCC menĂ© auprès des Ă©tudiants Ă©trangers admissibles Ă  la politique d’intĂ©rĂŞt public visant Ă  lever la limite de 20 heures de travail par semaine, cette analyse suppose que 75,1 % des Ă©tudiants admissibles travailleront hors campus et que 73,1 % de ceux qui travaillent hors campus devront travailler plus de 20 heures par semainerĂ©fĂ©rence 4. Aux fins de la prĂ©sente analyse, les titulaires de permis d’études qui dĂ©tiennent Ă©galement un permis de travail, y compris un permis de travail coop, sont exclus de l’estimation des avantages. Cette cohorte d’étudiants sera dĂ©jĂ  autorisĂ©e Ă  travailler de plus longues heures conformĂ©ment Ă  leur permis de travail.

Aux fins de la prĂ©sente analyse, au cours de la pĂ©riode 1, il est prĂ©vu que 295 421 Ă©tudiants Ă©trangers admissibles profiteront de l’augmentation des heures de travail, ce qui leur donnerait la possibilitĂ© de travailler 128 heures de plus par annĂ©e. Le nombre d’étudiants dans la pĂ©riode 1 est estimĂ© au moyen du nombre d’étudiants admissibles et des pourcentages dĂ©coulant du sondage d’IRCC menĂ© auprès des Ă©tudiants Ă©trangers sur la politique d’intĂ©rĂŞt public (c’est-Ă -dire que 75,1 % devraient travailler hors campus et que, sur ce nombre, 73,1 % devraient travailler les 4 heures de plus par semaine). Ce nombre devrait augmenter au mĂŞme rythme que celui des titulaires de permis d’études, estimĂ© Ă  un taux de croissance annuel moyen de 5,5 % par pĂ©riode.

Les Ă©tudiants admissibles Ă  ce changement continueront d’avoir la possibilitĂ© de travailler Ă  temps plein pendant les congĂ©s universitaires. Cela comprend le congĂ© d’étĂ© pour les Ă©tudiants inscrits dans les programmes offerts de septembre Ă  avril. L’avantage pour les Ă©tudiants Ă©trangers est estimĂ© comme Ă©tant l’augmentation de leur rĂ©munĂ©ration pendant les heures supplĂ©mentaires qu’ils pourront travailler hors campus. Ă€ un salaire horaire de 24,29 $, les avantages de l’augmentation de la limite des heures de travail hors campus sont estimĂ©s Ă  6,9 milliards de dollars en VA sur 10 pĂ©riodes.

L’augmentation des heures de travail hors campus accroĂ®tra le nombre d’heures de travail des Ă©tudiants Ă©trangers. Cela sera particulièrement Ă©vident dans les industries Ă  bas salaires oĂą une grande partie des Ă©tudiants Ă©trangers travaillent. Cela pourrait entraĂ®ner une concurrence accrue pour les travailleurs canadiens (y compris les rĂ©sidents permanents du Canada) dans ces industries, surtout pour les travailleurs plus jeunes qui feront probablement davantage face Ă  une certaine concurrence pour se trouver un emploi ou obtenir des heures de travail au sein de ces secteurs d’emploi Ă  bas salaire. Il est important de noter que certaines des industries oĂą le taux de participation est Ă©levĂ© pour cette cohorte d’étudiants Ă©trangers ont connu des taux Ă©levĂ©s de postes vacants au cours des dernières annĂ©es. Par exemple, selon les donnĂ©es de la Base de donnĂ©es canadienne sur la dynamique employeurs-employĂ©s de 2021, environ 23,9 % des Ă©tudiants Ă©trangers sans permis de travail, mais qui avaient des revenus dĂ©clarĂ©s sur un feuillet T4, avaient touchĂ© des revenus dans les secteurs de l’hĂ©bergement et des services de restauration. Selon l’EnquĂŞte sur les postes vacants et les salaires de mars 2023, le secteur de l’hĂ©bergement et des services de restauration affichait le taux de postes vacants le plus Ă©levĂ© dans tous les secteurs (7,6 %)rĂ©fĂ©rence 5. Les donnĂ©es de l’EnquĂŞte sur les postes vacants et les salaires la plus rĂ©cente rĂ©vèlent que le secteur des services d’hĂ©bergement et de restauration affichait le deuxième taux de postes vacants le plus Ă©levĂ© de tous les secteurs visĂ©s par l’enquĂŞte au mois de juin 2024, avec un taux de 4,4 %, derrière le secteur des soins de santĂ© et des services sociaux, qui affichaient un taux de postes vacants de 4,8 %rĂ©fĂ©rence 6. Les modifications rĂ©glementaires devraient profiter aux secteurs qui connaissent des taux d’inoccupation Ă©levĂ©s, tout en attĂ©nuant les difficultĂ©s financières rencontrĂ©es par les Ă©tudiants ces derniers temps.

Énoncé des coûts-avantages
Avantages monétaires
Intervenants touchĂ©s Description de l’avantage PĂ©riode 1 PĂ©riode 5 PĂ©riode 10 Total (valeur actualisĂ©e) Valeur annualisĂ©e
Étudiants Ă©trangers Augmentation de la rĂ©munĂ©ration 918 500 625 $ 811 025 435 $ 1 403 962 271 $ 6 903 921 344 $ 982 963 082 $
Tous les intervenants Total des avantages 918 500 625 $ 811 025 435 $ 1 403 962 271 $ 6 903 921 344 $ 982 963 082 $
Coûts monétaires
Intervenants touchĂ©s Description du coĂ»t PĂ©riode 1 PĂ©riode 5 PĂ©riode 10 Total (valeur actualisĂ©e) Valeur annualisĂ©e
Gouvernement du Canada CoĂ»ts de transition d’IRCC 2 465 202 $ 0 $ 0 $ 2 465 202 $ 350 989 $
CoĂ»ts permanents d’IRCC 0 $ 1 396 468 $ 1 396 468 $ 9 272 667 $ 1 320 219 $
EED VĂ©rification des lettres d’acceptation 1 370 827 $ 1 755 820 $ 3 039 492 $ 14 335 268 $ 2 041 020 $
Rapports semestriels 93 750 $ 997 730 $ 1 186 061 $ 6 834 342 $ 973 057 $
Étudiants Ă©trangers Valeur du temps nĂ©cessaire pour prĂ©senter une nouvelle demande afin de changer d’établissement 461 251 $ 407 279 $ 705 039 $ 3 466 999 $ 493 623 $
Frais de la nouvelle demande pour changer d’établissement 4 557 441 $ 4 024 167 $ 6 966 217 $ 34 256 060 $ 4 877 292 $
Recettes cĂ©dĂ©es 34 744 438 $ 6 427 897 $ 9 468 335 $ 114 146 168 $ 16 251 846 $
Frais de scolaritĂ© et coĂ»ts relatifs au voyage supplĂ©mentaires 190 326 320 $ 26 888 951 $ 46 547 334 $ 561 427 503 $ 79 934 646 $
Tous les intervenants Total des coĂ»ts 234 019 229 $ 41 898 312 $ 69 308 947 $ 746 204 209 $ 106 242 692 $
Résumé des avantages et des coûts monétaires
Incidence PĂ©riode 1 PĂ©riode 5 PĂ©riode 10 Total
(valeur actualisée)
Valeur annualisée
Total des avantages 918 500 625 $ 811 025 435 $ 1 403 962 271 $ 6 903 921 344 $ 982 963 082 $
Total des coĂ»ts 234 019 229 $ 41 898 312 $ 69 308 947 $ 746 204 209 $ 106 242 692 $
Incidence nette 684 481 396 $ 769 127 123 $ 1 334 653 324 $ 6 157 717 135 $ 876 720 390 $
Répercussions quantifiées (non monétaires) et qualitatives

Incidences positives

Incidences négatives

Analyse de sensibilité

La prĂ©sente analyse coĂ»ts-avantages Ă©met des hypothèses sur des variables qui peuvent ĂŞtre sujettes Ă  l’incertitude. Il est important de reconnaĂ®tre cette incertitude, en particulier la prĂ©sence d’une incertitude dans le pourcentage d’étudiants touchĂ©s par l’obligation de demander un nouveau permis d’études lorsqu’ils changent d’EED, et de ne pas pouvoir commencer Ă  frĂ©quenter leur nouvel EED pendant que leur demande de permis d’études est finalisĂ©e. Comme l’indique la section sur les coĂ»ts ci-dessus, l’analyse centrale suppose qu’au cours de la pĂ©riode 1, 50 % des Ă©tudiants qui changent d’EED ne seraient pas en mesure de frĂ©quenter le nouvel Ă©tablissement au cours du semestre suivant immĂ©diatement la prĂ©sentation de leur demande de permis d’études. Ce pourcentage est censĂ© diminuer progressivement pour atteindre 8 % Ă  la pĂ©riode 5 et rester constant jusqu’à la fin de l’analyse. En l’absence de donnĂ©es et de consultations sur le comportement des Ă©tudiants et leurs rĂ©actions Ă  cette exigence, ces hypothèses simplificatrices pourraient sous-estimer les rĂ©percussions sur les Ă©tudiants qui choisissent de changer d’EED. Afin de cerner les rĂ©percussions de ces hypothèses, les rĂ©sultats de l’analyse de sensibilitĂ© sont prĂ©sentĂ©s ci-dessous.

Variable Valeurs Résultats (sur 10 périodes, en VA)
Pourcentage d’étudiants qui ne reçoivent pas leur nouveau permis d’études Ă  temps pour commencer Ă  frĂ©quenter le nouvel EED au semestre qui suit immĂ©diatement la prĂ©sentation de leur demande Analyse de sensibilitĂ© (limite supĂ©rieure) PĂ©riode 1 Ă  10 : 50 % 1 719 097 752 $
Scénario central
  • PĂ©riode 1 : 50 %
  • PĂ©riode 2 : 40 %
  • PĂ©riode 3 : 30 %
  • PĂ©riode 4 : 20 %
  • PĂ©riode 5 Ă  10 : 8 %
675 573 672 $

Lentille des petites entreprises

L’analyse réalisée au titre de la lentille des petites entreprises a permis de conclure que les modifications auront une incidence sur les petites entreprises.

Dans le cadre de la présente proposition, les coûts pour les entreprises seront limités à ceux engagés par les EED privés. Par conséquent, en ce qui a trait à la lentille des petites entreprises, seules les répercussions subies par les EED privés sont prises en compte.

Les modifications rĂ©glementaires exigeront que les EED participent Ă  la vĂ©rification des lettres d’acceptation et Ă  la production de rapports de conformitĂ©. Ces exigences auront une incidence sur les EED qui sont de petites entreprises, touchant le nombre d’étudiants Ă©trangers qui doivent frĂ©quenter ces EED ou qui les frĂ©quentent dĂ©jĂ . Les coĂ»ts totaux pour les petites entreprises sont estimĂ©s Ă  7 473 699 $ en VA sur 10 pĂ©riodes.

Résumé de la lentille des petites entreprises
Coûts
Administration ou conformité Description du coût Valeur actualisée Valeur annualisée
Administration Rapports semestriels 4 003 729 $ 570 041 $
ConformitĂ© VĂ©rification des lettres d’acceptation 3 469 939 $ 494 041 $
Total Total des coĂ»ts 7 473 669 $ 1 064 082 $
Incidence nette
Montant Valeur actualisée Valeur annualisée
CoĂ»t net pour toutes les petites entreprises touchĂ©es 7 473 669 $ 1 064 082 $
CoĂ»t net moyen par petite entreprise touchĂ©e 9 621 $ 1 370 $

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique puisqu’il y a une augmentation du fardeau administratif pour les entreprises, et les modifications seront considĂ©rĂ©es comme un fardeau conformĂ©ment Ă  la règle. Les dispositions rĂ©glementaires entraĂ®nent un coĂ»t annualisĂ© supplĂ©mentaire de 210 450 $ (en dollars canadiens de 2012) pour le fardeau administratif, selon la mĂ©thode Ă©noncĂ©e dans le Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse. Aucun titre rĂ©glementaire n’est abrogĂ© ni adoptĂ©.

Dans le cadre de la prĂ©sente proposition, les coĂ»ts pour les entreprises seront limitĂ©s Ă  ceux engagĂ©s par les EED privĂ©s. Par consĂ©quent, en ce qui a trait Ă  la règle du « un pour un Â», seules les rĂ©percussions subies par les EED privĂ©s sont prises en compte.

La codification des rapports de conformitĂ© semestriels des EED sur le statut des Ă©tudiants et la rĂ©ponse aux mesures de suivi d’IRCC alourdissent le fardeau administratif des EED. Bien que la majoritĂ© des EED tenus de prĂ©senter des rapports le fassent dĂ©jĂ , ceux qui ne le font pas seront maintenant obligĂ©s de le faire au titre du règlement modifiĂ© (de 6 % Ă  8 %). L’ajout du QuĂ©bec Ă  ce rĂ©gime de conformitĂ© imposera Ă©galement un fardeau administratif, en particulier pour les EED du QuĂ©bec.

L’exigence relative à la vérification des lettres d’acceptation n’imposera pas de fardeau administratif aux entreprises, car il s’agit d’une exigence de conformité distincte en soi, et non d’une obligation de démontrer la conformité.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

La proposition n’est pas liée à un engagement dans le cadre d’un forum formel de coopération en matière de réglementation.

Les modifications précisent les conditions fédérales auxquelles les EED et les étudiants étrangers doivent satisfaire, et viennent compléter et appuyer les efforts des provinces et des territoires afin que les EED respectent des normes plus élevées au niveau de l’inscription et de la protection des étudiants étrangers.

Effets sur l’environnement

ConformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et Ă©conomique, une analyse prĂ©liminaire a permis de conclure qu’aucune Ă©valuation environnementale stratĂ©gique n’est nĂ©cessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus

Les dispositions réglementaires ne devraient pas avoir de répercussions négatives sur un groupe particulier d’étudiants étrangers, comparativement au scénario dans le cadre duquel aucune disposition réglementaire n’est modifiée et aucune condition fédérale ne continue de s’appliquer aux EED.

Certains étudiants peuvent être touchés de façon négative par l’exigence en ce qui a trait au changement d’EED. Cela peut entraîner des répercussions sur la répartition pour les étudiants dont la situation économique est moins bonne.

La capacitĂ© de travailler quatre heures de plus par semaine profitera aux Ă©tudiants qui Ă©prouvent des difficultĂ©s financières. Au sein de la population d’étudiants Ă©trangers, les besoins financiers nĂ©cessitant une augmentation des heures de travail peuvent varier selon le pays d’origine des Ă©tudiants, leurs antĂ©cĂ©dents socioĂ©conomiques et d’autres facteurs. Dans le sondage de 2023 d’IRCC sur le travail hors campus, parmi les rĂ©pondants qui ont dĂ©clarĂ© avoir travaillĂ© hors campus, les hommes (77 %) Ă©taient lĂ©gèrement plus susceptibles de dĂ©clarer avoir travaillĂ© plus de 20 heures par semaine, comparativement aux femmes (71 %) et aux rĂ©pondants qui se disent non binaires (53 %). Les personnes qui se disent Asiatiques du Sud (79 %) et Asiatiques du Sud-Est (75 %) et les Latino-AmĂ©ricains (73 %) Ă©taient plus susceptibles de dĂ©clarer avoir travaillĂ© plus de 20 heures par semaine que les Asiatiques de l’Ouest (65 %), les Blancs (52 %) ou les Asiatiques de l’Est (49 %).

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Les modifications réglementaires entrent en vigueur au moment de l’enregistrement. Des changements ont été apportés au système de traitement électronique des demandes d’immigration (système mondial de gestion des cas [SMGC]) afin que les demandes de permis d’études ne soient pas traitées et qu’elles soient plutôt retournées au demandeur dans les situations où l’EED en question figure sur la liste de suspension. Des changements ont été apportés à MonDossier, un portail sécurisé qui permet aux ressortissants étrangers de présenter une demande et d’apporter des changements à leur demande ou à leur statut et de consulter la décision d’IRCC à l’égard de leur demande. IRCC a également veillé à fournir un moyen sûr de permettre aux EED de présenter des documents et des éléments de preuve supplémentaires compte tenu des conditions à respecter et du système de vérification.

Les dispositions réglementaires, qui tiennent les EED responsables de fournir des rapports ainsi que des renseignements liés aux rapports de conformité et à la vérification des lettres d’acceptation, relèvent strictement de la compétence fédérale. En vertu de la réglementation, la responsabilité des PT d’enquêter et de prendre des mesures pour retirer la désignation des établissements qui ne respectent pas les normes fédérales, provinciales et territoriales demeurera inchangée.

Les EED suivent dĂ©jĂ  un processus de vĂ©rification des lettres d’acceptation et de production de rapports de conformitĂ© au moyen de deux portails sĂ©curisĂ©s distincts, et ce processus de mise en Ĺ“uvre ne changera pas dans le cadre des dispositions rĂ©glementaires. Lorsqu’un client prĂ©sente une demande, IRCC, par l’entremise du portail de vĂ©rification sĂ©curisĂ©, demande Ă  l’EED de valider la lettre d’acceptation, et les EED doivent rĂ©pondre en inscrivant « correspondance Â», « aucune correspondance Â» ou « annulation Â» dans les 10 jours. Si un EED ne rĂ©pond pas dans les 10 jours, la vĂ©rification est considĂ©rĂ©e comme incomplète, et la demande est fermĂ©e et renvoyĂ©e au client. Ce processus peut se produire aussitĂ´t qu’une rĂ©ponse nĂ©gative est reçue. Une procĂ©dure semblable est en place pour le rĂ©gime de conformitĂ©. Lorsqu’IRCC prĂ©sente une demande Ă  l’EED, ce dernier doit remplir le rapport sur le statut d’inscription des titulaires de permis d’études au moyen d’un portail sĂ©curisĂ© pour les EED dans les 60 jours et rĂ©pondre aux demandes ponctuelles de correction ou de renseignements supplĂ©mentaires dans les 10 jours. Lorsque le rapport est prĂ©sentĂ© Ă  IRCC, il ne peut faire l’objet d’aucune autre modification de la part des EED.

En vertu de la réglementation, le processus existant sera maintenu dans le cadre des procédures de routine. IRCC continuera à disposer d’un dossier qui peut indiquer si un EED a fait des efforts pour soumettre un rapport de conformité ou de vérification de la lettre d’acceptation. Par exemple, IRCC disposera d’un dossier indiquant si l’EED a déjà répondu, a signalé des problèmes techniques ou a reçu les outils, la formation et les rappels nécessaires à la soumission d’un rapport. IRCC peut également informer les PT de la liste des EED non conformes afin que les PT prennent des mesures d’enquête et de révocation de désignation supplémentaires.

Les modifications confèrent Ă  IRCC une nouvelle capacitĂ© Ă  examiner les rapports prĂ©cĂ©demment soumis et Ă  demander des informations supplĂ©mentaires Ă  l’EED en appui Ă  la vĂ©rification par IRCC du statut de conformitĂ© de l’EED. Selon son Ă©valuation de toutes les informations disponibles, IRCC peut :

Au cours de cette période, IRCC communiquera avec la province ou le territoire concerné afin d’assurer une collaboration continue entre les ministères fédéraux et provinciaux ou territoriaux.

Étant donnĂ© que les EED du QuĂ©bec ne font actuellement pas partie du rĂ©gime de production de rapports de conformitĂ© semestriels, mĂŞme si les EED du QuĂ©bec vĂ©rifient les lettres d’acceptation par le biais du portail de la lettre d’acceptation, ils ne seront pas assujettis aux exigences de production de rapports au moment de l’entrĂ©e en vigueur. IRCC a tenu des discussions distinctes avec le QuĂ©bec sur une approche et un processus permettant d’intĂ©grer ses EED, ce qui doit prendre environ un an, après quoi les EED devront prĂ©senter des rapports semestriels, Ă  la demande du ministre.

Des directives et des communications sur le site Web accessible au public sont Ă©galement adressĂ©es aux Ă©tudiants afin de leur fournir des informations sur les conditions requises pour rester inscrits et poursuivre des Ă©tudes Ă  l’EED mentionnĂ© sur leur permis d’études, y compris s’ils se sont inscrits Ă  des programmes conjoints ou Ă  des Ă©changes. L’orientation politique fournie aux agents d’IRCC sur les pages Web internes d’IRCC et publiĂ©e en ligne pour le public sur le site Web d’IRCC dĂ©crit les responsabilitĂ©s des agents d’IRCC en ce qui concerne la façon d’interprĂ©ter les dispositions rĂ©glementaires et de les appliquer sur le plan opĂ©rationnel. Pour le public, l’orientation dĂ©crit les obligations des EED et des Ă©tudiants en ce qui concerne la non-conformitĂ© et les consĂ©quences de ne pas prĂ©senter de nouvelle demande de permis d’études en cas de changement d’EED. L’orientation va jusqu’à souligner les circonstances dans lesquelles les agents doivent continuer Ă  traiter un renouvellement de permis d’études pour les Ă©tudiants qui tombent dans l’une des catĂ©gories suivantes : l’EED a fermĂ© ses portes, ou le programme a cessĂ© d’être offert; l’EED a Ă©tĂ© suspendu; ou l’EED s’est vu retirer sa dĂ©signation par le PT.

Si le nouveau permis d’études de l’étudiant sur lequel figure le nouvel EED est refusé parce qu’il ne répond pas aux exigences réglementaires, IRCC enverra une lettre à l’étudiant pour l’informer des options qui s’offrent à lui. L’étudiant aura la possibilité de demander le rétablissement de son permis d’études à l’EED actuellement inscrit sur son permis et, dans l’intervalle, il bénéficierait du maintien de son statut. L’étudiant peut également choisir de demander un changement de statut en tant que visiteur (ou de demander un permis de travail), ou il peut quitter le Canada.

IRCC veille également à ce que les intervenants soient informés des changements apportés aux dispositions réglementaires proposées, y compris de leurs répercussions sur les étudiants. Le Ministère informe les PT par écrit, ainsi que par l’intermédiaire du groupe de travail d’IRCC avec les ministères provinciaux et territoriaux de l’Immigration et de l’Éducation. IRCC informe également les EED et les associations nationales du milieu de l’éducation par le biais de séances d’information technique avec le secteur. Les EED seront également encouragés à communiquer ces informations à leurs étudiants.

IRCC a envoyé une lettre aux PT et aux associations nationales au sujet de la nouvelle réglementation qui est échangée avec ses membres et ses clients en général, y compris les étudiants étrangers et d’autres personnes actives dans le milieu étudiant. IRCC a mené des activités de sensibilisation comprenant des annonces publiques qui ont informé les groupes d’intervenants des nouvelles exigences. Les plateformes de médias sociaux ont été utilisées pour informer les étudiants de leurs obligations en vertu de la réglementation ainsi que des modifications apportées aux dispositions réglementaires proposées.

IRCC a fourni des directives à ses agents, a mis à jour les manuels pratiques au besoin et a formé les agents sur leur rôle dans la mise en œuvre des dispositions réglementaires. Les sites Web d’IRCC et de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) sont mis à jour.

Conformité et application

IRCC a adoptĂ© un processus de vĂ©rification dans le cadre de son Ă©valuation du respect des conditions par un EED. Les EED devront produire des documents et des renseignements supplĂ©mentaires en cas de non-respect des conditions, y compris s’il y a des inexactitudes dans les renseignements fournis. IRCC sera en mesure de prendre des mesures d’application de la loi contre les EED qui ne respectent pas les conditions en les inscrivant sur une liste de suspension publique gĂ©rĂ©e par IRCC pour une pĂ©riode maximale d’un an. IRCC aura le pouvoir d’imposer une pĂ©riode de suspension plus courte pour une infraction mineure ou plus longue pour une infraction majeure. L’EED ne sera pas autorisĂ© Ă  accueillir de nouveaux Ă©tudiants Ă©trangers pendant cette pĂ©riode. Les nouvelles demandes accompagnĂ©es d’une lettre d’acceptation d’un EED inscrit sur la liste de suspension ne seront pas traitĂ©es et seront retournĂ©es au demandeur.

Des mesures d’application de la loi seront prises dans les cas où un étudiant change d’EED sans autorisation. Dans les cas où un étudiant fréquente un nouvel EED en raison de circonstances particulières, IRCC vérifiera l’information sur le permis existant qui est fournie dans le cadre du traitement de la nouvelle demande, comme le décrivent les directives de programme. En cas d’infraction, les étudiants recevront une lettre de notification les informant qu’ils doivent présenter une nouvelle demande de permis d’études, quitter le pays ou changer de statut. IRCC pourrait refuser de délivrer un permis d’études à un étudiant qui ne se conforme pas aux conditions de son permis selon lesquelles il doit fréquenter l’EED indiqué sur le permis. IRCC pourrait aussi recommander que l’ASFC prenne une mesure de renvoi du Canada contre lui, ou les deux.

Normes de service

La norme de service pour le traitement au Canada d’un permis d’études est de 120 jours. Ă€ l’heure actuelle, les dĂ©lais de traitement sont d’environ 68 jours. Les volumes et les dĂ©lais de traitement initiaux peuvent augmenter lĂ©gèrement en raison des nouvelles exigences concernant le changement d’EED. IRCC a l’intention de rĂ©affecter des ressources au besoin pour respecter la norme de service de 120 jours.

Personne-ressource

Gabriela de Jager
Directrice par intérim
Direction générale de la migration sociale et temporaire
365, avenue Laurier Ouest
Ottawa (Ontario)
K1A 1L1
Courriel : IRCC.TEIBISPPPolicy-DIETPPEIPolitique.IRCC@cic.gc.ca