Règlement modifiant certains règlements dont l’Agence des services frontaliers du Canada est chargĂ©e d’assurer et de contrĂ´ler l’application : DORS/2024-41

La Gazette du Canada, Partie II, volume 158, numéro 6

Enregistrement

DORS/2024-41 Le 1er mars 2024

LOI SUR LES DOUANES
TARIF DES DOUANES

C.P. 2024-193 Le 1er mars 2024

Sur recommandation du ministre de la SĂ©curitĂ© publique et de la Protection civile, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant certains règlements dont l’Agence des services frontaliers du Canada est chargĂ©e d’assurer et de contrĂ´ler l’application, ci-après, en vertu :

a) de l’article 8.6rĂ©fĂ©rence a, le paragraphe 9(5), des articles 30rĂ©fĂ©rence b et 32rĂ©fĂ©rence c, des alinĂ©as 164(1)d), i)rĂ©fĂ©rence d et j) et des paragraphes 166(1)rĂ©fĂ©rence e et 167(1) de la Loi sur les douanes rĂ©fĂ©rence f;

b) des alinĂ©as 99f) et 133k)rĂ©fĂ©rence g du Tarif des douanes rĂ©fĂ©rence h.

Règlement modifiant certains règlements dont l’Agence des services frontaliers du Canada est chargée d’assurer et de contrôler l’application

Loi sur les douanes

Règlement sur les services spéciaux

1 Le titre intĂ©gral du Règlement sur les services spĂ©ciaux rĂ©fĂ©rence 1 est remplacĂ© par ce qui suit :

2 L’article 1 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

3 L’article 4 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Règlement sur l’entreposage des marchandises

4 Le titre intĂ©gral du Règlement sur l’entreposage des marchandises rĂ©fĂ©rence 2 est remplacĂ© par ce qui suit :

5 L’article 1 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

6 La dĂ©finition de lieu du dĂ©pĂ´t, Ă  l’article 2 du mĂŞme règlement, est remplacĂ©e par ce qui suit :

lieu du dépôt
Tout endroit dĂ©signĂ© par le ministre, en vertu de l’article 37 de la Loi, pour la bonne garde des marchandises. (place of safe-keeping)

7 Le paragraphe 3(3) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

8 Le paragraphe 5(3) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Règlement sur les services spéciaux des douanes

9 Le titre intĂ©gral du Règlement sur les services spĂ©ciaux des douanes rĂ©fĂ©rence 3 est remplacĂ© par ce qui suit :

10 L’article 1 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

11 L’article 7 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Règlement sur la déclaration en détail des marchandises importées et le paiement des droits

12 (1) Les dĂ©finitions de agent en chef des douanes et pĂ©riode de facturation, Ă  l’article 2 du Règlement sur la dĂ©claration en dĂ©tail des marchandises importĂ©es et le paiement des droits rĂ©fĂ©rence 4, sont abrogĂ©es.

(2) La dĂ©finition de numĂ©ro d’entreprise, Ă  l’article 2 du mĂŞme règlement, est remplacĂ©e par ce qui suit :

numéro d’entreprise
Numéro unique attribué à une personne par le ministre du Revenu national. (business number)

(3) L’article 2 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

jour de semaine
Lundi, mardi, mercredi, jeudi ou vendredi, y compris tout jour fĂ©riĂ© qui tombe l’un de ces jours. (weekday)

13 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 2, de ce qui suit :

2.1 Pour l’application du paragraphe 32.2(3) et de l’alinĂ©a 33.4(1)a) de la Loi, la date rĂ©glementaire s’entend de celle tombant le dixième jour de semaine suivant le dix-septième jour du mois suivant le mois qui comprend le premier en date des jours suivants :

14 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, avant l’article 3, de ce qui suit :

(2) MalgrĂ© le paragraphe (1), le ministre peut exiger la dĂ©claration en dĂ©tail par tout autre moyen qu’il met Ă  la disposition de l’intĂ©ressĂ© ou qu’il prĂ©cise Ă  cette fin, lorsqu’il Ă©tablit :

15 Le passage du paragraphe 3(1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

16 Le paragraphe 5(2) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

17 L’alinĂ©a 7.2d) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

18 L’article 7.5 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

19 L’article 8.3 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) MalgrĂ© le paragraphe (1), la SociĂ©tĂ© canadienne des postes peut payer les droits visĂ©s Ă  ce paragraphe par tout autre moyen que le ministre met Ă  sa disposition ou qu’il prĂ©cise Ă  cette fin, lorsque ce dernier Ă©tablit :

20 Les articles 10 et 10.1 du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

10.1 Lorsque des marchandises commerciales sont dĂ©douanĂ©es en vertu de l’article 33 de la Loi conformĂ©ment Ă  l’article 9 au cours d’une pĂ©riode commençant le dix-huitième jour du mois et se terminant le dix-septième jour du mois suivant, la personne tenue de payer les droits affĂ©rents le fait au plus tard le dixième jour de semaine suivant la fin de cette pĂ©riode.

21 (1) L’alinĂ©a 10.3(1)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Les paragraphes 10.3(2) et (3) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

(3) L’importateur PAD qui choisit la période prévue à l’alinéa (1)b) déclare en détail les marchandises dédouanées pendant cette période et paie les droits afférents au plus tard le dixième jour de semaine suivant la fin de cette période.

22 Le paragraphe 10.4(1) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

23 (1) Le paragraphe 10.8(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Le passage du paragraphe 10.8(2) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

24 L’article 10.9 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

25 L’article 11 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

26 L’alinĂ©a 12(1)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

27 L’article 13 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

13 Lorsque des marchandises commerciales sont dĂ©douanĂ©es en vertu de l’alinĂ©a 32(2)a) de la Loi conformĂ©ment Ă  l’article 12, la personne qui en a fait la dĂ©claration provisoire en fait la dĂ©claration en dĂ©tail de la façon prĂ©vue Ă  l’alinĂ©a 32(1)a) de la Loi et paie tous les droits affĂ©rents au plus tard le dixième jour de semaine suivant le dix-septième jour du mois suivant le mois qui comprend le premier en date des jours suivants :

28 (1) L’alinĂ©a 14(2)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Le passage de l’alinĂ©a 14(2)c) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant le sous-alinĂ©a (i) est remplacĂ© par ce qui suit :

29 L’article 15 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

30 (1) Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 15, de ce qui suit :

(2) L’article 16 du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

31 L’article 34 de l’annexe 2 du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

Règlement sur le transit des marchandises

32 Le titre intĂ©gral du Règlement sur le transit des marchandises rĂ©fĂ©rence 5 est remplacĂ© par ce qui suit :

33 L’article 1 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

34 Le paragraphe 6(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Règlement sur les entrepôts d’attente des douanes

35 Le titre intĂ©gral du Règlement sur les entrepĂ´ts d’attente des douanes rĂ©fĂ©rence 6 est remplacĂ© par ce qui suit :

36 L’article 1 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

37 Les paragraphes 3(1) et (2) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

(2) La demande d’agrément est présentée au ministre en la forme déterminée par celui- et est accompagnée d’un plan détaillé de l’entrepôt d’attente projeté.

38 (1) Le paragraphe 4(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Le paragraphe 4(3) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

39 L’article 5 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

40 Le paragraphe 15(3) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Règlement sur l’agrément des courtiers en douane

41 Le titre intĂ©gral du Règlement sur l’agrĂ©ment des courtiers en douane rĂ©fĂ©rence 7 est remplacĂ© par ce qui suit :

42 L’article 1 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

43 Les articles 7 et 8 du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

44 L’article 10 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

45 Le paragraphe 11(3) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

46 L’article 13 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

47 Le passage de l’alinĂ©a 14b) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant le sous-alinĂ©a (i) est remplacĂ© par ce qui suit :

48 Le paragraphe 15(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

49 L’alinĂ©a 16a) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

50 (1) L’alinĂ©a 17(1)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) L’alinĂ©a 17(1)d) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

51 L’article 19 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont remplacĂ©s par ce qui suit :

Règlement sur les boutiques hors taxes

52 Le titre intĂ©gral du Règlement sur les boutiques hors taxes rĂ©fĂ©rence 8 est remplacĂ© par ce qui suit :

53 L’article 1 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

54 Le paragraphe 3(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

55 (1) Le paragraphe 4(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Le paragraphe 4(3) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

56 Le paragraphe 16(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

57 L’article 17.1 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Règlement sur les dispositions désignées (douanes)

58 Le passage des articles 1 Ă  6 de la partie 3 de l’annexe 1 du Règlement sur les dispositions dĂ©signĂ©es (douanes) rĂ©fĂ©rence 9 dans la colonne 2 est remplacĂ© par ce qui suit :
Article

Colonne 2

Description abrégée

1 Avoir omis d’aviser immédiatement par écrit le ministredu changement d’adresse d’un bureau d’affaires où le courtier exerce sa profession
2 Avoir omis d’aviser immédiatement par écrit le ministred’une modification de la raison sociale ou du nom commercial de la société de personnes ou de la personne morale
3 Avoir omis d’aviser immédiatement par écrit le ministre d’un changement parmi les associés de la société de personnes
4 Avoir omis d’aviser immédiatement par écrit le ministre d’un changement parmi les dirigeants ou les administrateurs de la personne morale
5 Avoir omis d’aviser immédiatement par écrit le ministred’une modification du titre de propriété de l’entreprise
6 Avoir omis d’aviser immédiatement par écrit le ministre d’un changement parmi les employés du titulaire de l’agrément qui remplissent la condition précisée relative à la connaissance
59 Le passage de l’article 8 de la partie 5 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement dans la colonne 2 est remplacĂ© par ce qui suit :
Article

Colonne 2

Description abrégée

8 Avoir omis de fournir les documents exigés au ministre avant l’entrée de marchandises dans une boutique hors taxes

Tarif des douanes

Règlement sur l’importation temporaire de marchandises (prélèvement d’accise et droits supplémentaires)

60 Le titre intĂ©gral du Règlement sur l’importation temporaire de marchandises (prĂ©lèvement d’accise et droits supplĂ©mentaires) rĂ©fĂ©rence 10 est remplacĂ© par ce qui suit :

Règlement sur l’impoUrtation temporaire de marchandises (prélèvement d’accise et droits supplémentaires)

61 L’article 1 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

62 La dĂ©finition de droits, Ă  l’article 2 du mĂŞme règlement, est remplacĂ©e par ce qui suit :

droits
Droits imposĂ©s au titre de l’article 20 de la Loi ou les droits ou taxes imposĂ©s en application de la Loi sur l’accise ou de la Loi sur la taxe d’accise, Ă  l’exception de la taxe imposĂ©e en application de la partie IX de cette loi. (duties)

63 L’article 6 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

6 Pour l’application du paragraphe 106(1) de la Loi, est jointe Ă  la demande d’exonĂ©ration temporaire de droits relativement aux marchandises visĂ©es Ă  l’alinĂ©a 3a) une garantie fournie selon les modalitĂ©s prĂ©vues au Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques) et d’un montant dĂ©terminĂ© par le ministre de la SĂ©curitĂ© publique et de la Protection civile :

Règlement sur les entrepôts de stockage des douanes

64 Le titre intĂ©gral du Règlement sur les entrepĂ´ts de stockage des douanes rĂ©fĂ©rence 11 est remplacĂ© par ce qui suit :

Règlement sur les entrepôts de stockage des douanes

65 L’article 1 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

66 Le paragraphe 3(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

67 L’article 4 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Règlement sur l’importation temporaire de marchandises — no tarifaire 9993.00.00

68 (1) Le passage du paragraphe 5(1) du Règlement sur l’importation temporaire de marchandises — no tarifaire 9993.00.00 rĂ©fĂ©rence 12 prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Le paragraphe 5(2) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

Entrée en vigueur

69 (1) Le prĂ©sent règlement, sauf le paragraphe 30(2), entre en vigueur Ă  3 h 0 min 1 s, heure avancĂ©e de l’Est, le premier jour oĂą les articles 304 et 330 de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2022, chapitre 10 des Lois du Canada (2022), sont tous deux en vigueur ou, si la date d’enregistrement est postĂ©rieure, Ă  3 h 0 min 1 s, heure avancĂ©e de l’Est, le jour suivant la date de son enregistrement.

(2) Le paragraphe 30(2) entre en vigueur cent quatre-vingts jours après la date d’entrĂ©e en vigueur de l’article 30(1).

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie des règlements.)

Résumé

Enjeux : Les processus et systèmes utilisĂ©s actuellement pour dĂ©clarer en dĂ©tail les marchandises commerciales importĂ©es au Canada, y compris la cotisation et la perception des droits et des taxes, sont dĂ©passĂ©s. Ils exigent d’importantes formalitĂ©s administratives et reposent sur des systèmes informatiques qui, pour la plupart, ont plus de 30 ans. Cette approche est inefficace et coĂ»teuse pour les partenaires de la chaĂ®ne commerciale (PCC) [par exemple les importateurs, les courtiers en douane, les transporteurs, les agents d’expĂ©dition, les exploitants d’entrepĂ´ts des douanes et d’entrepĂ´ts d’attente des douanes, et les exploitants de boutiques hors taxes], et pour le gouvernement du Canada, car la dĂ©claration en dĂ©tail des marchandises importĂ©es et la cotisation des droits et des taxes applicables nĂ©cessitent des dĂ©marches administratives poussĂ©es. Outre les processus et systèmes obsolètes, le cadre rĂ©glementaire existant :

  • n’est pas bien adaptĂ© aux mĂ©thodes modernes et Ă©lectroniques de communication entre les PCC et l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC ou l’Agence);
  • ne permet pas Ă  certains PCC de fournir ou de confirmer une garantie financière par voie Ă©lectronique;
  • impose de multiples cycles de facturation dont la gestion est complexe et lourde sur le plan administratif.

Des modifications rĂ©glementaires sont nĂ©cessaires pour surmonter ces difficultĂ©s et soutenir la mise en Ĺ“uvre du projet de Gestion des cotisations et des recettes de l’ASFC (GCRA), une initiative d’envergure visant Ă  mettre Ă  niveau les systèmes informatiques et Ă  moderniser les modes de perception des droits et des taxes sur les marchandises commerciales importĂ©es au Canada.

Description : Neuf règlements pris en vertu de la Loi sur les douanes et trois règlements pris en vertu du Tarif des douanes sont modifiĂ©s pour : (i) faciliter la communication Ă©lectronique entre l’ASFC et les PCC, en supprimant certaines exigences relatives Ă  la communication en personne et sur papier, et en ajoutant certaines exigences liĂ©es Ă  la communication Ă©lectronique (c’est-Ă -dire pour dĂ©clarer des marchandises et prĂ©senter une demande d’agrĂ©ment d’exploitation d’une boutique hors taxes); (ii) mettre Ă  jour les exigences en matière de garantie financière; (iii) mettre en Ĺ“uvre des cycles de facturation simplifiĂ©s, qui assureraient une plus grande cohĂ©rence entre les dates d’échĂ©ance de la facturation, de la dĂ©claration et du paiement des marchandises importĂ©es, et qui prĂ©voiraient une pĂ©riode pour apporter des corrections aux documents comptables sans dĂ©clencher une nouvelle dĂ©termination ou une pĂ©nalitĂ©; (iv) apporter des modifications corrĂ©latives et d’ordre administratif pour mettre Ă  jour les rĂ©fĂ©rences et la nomenclature dĂ©suètes dans plusieurs règlements afin de corriger le libellĂ© des lois et des règlements citĂ©s, des directives gouvernementales et des titres des ministres, ainsi que de faire Ă©tat de la politique actuelle du programme.

Introduction d’un nouveau règlement en vertu de la Loi sur les douanes, afin d’établir les modalités de l’administration et de la confirmation électroniques de la garantie financière à l’ASFC.

Justification : L’ASFC est chargĂ©e d’administrer l’importation de marchandises commerciales au Canada, tout en appuyant les prioritĂ©s du gouvernement du Canada de protĂ©ger la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des Canadiens. Les modifications et le nouveau règlement appuieront ces objectifs en introduisant une façon modernisĂ©e qui permettrait Ă  l’ASFC et aux divers PCC de communiquer et d’échanger entre eux, en simplifiant et en normalisant les cycles de facturation, tout en protĂ©geant les recettes fiscales provenant des importations.

ÉnoncĂ© des coĂ»ts et avantages : Les modifications apportĂ©es au règlement et le nouveau règlement entraĂ®neront un avantage net pour les entreprises grâce aux gains d’efficacitĂ© rĂ©alisĂ©s par l’élimination des processus papier pour les programmes d’inscription et d’enregistrement des entreprises, en remplaçant les processus de dĂ©claration en dĂ©tail sur papier par des versions Ă©lectroniques, en rĂ©duisant ainsi les coĂ»ts de dĂ©placement des PCC jusqu’aux bureaux de l’ASFC, en autorisant la correction des erreurs avant la date d’échĂ©ance du paiement, rĂ©duisant ainsi la nĂ©cessitĂ© de processus supplĂ©mentaires pour effectuer des rajustements et faciliter le paiement/retour des droits et intĂ©rĂŞts incorrectement cotisĂ©s, et en permettant aux courtiers en douane de faire la migration d’une plus grande partie de leurs opĂ©rations dans un format Ă©lectronique, Ă©liminant ainsi l’obligation de travailler uniquement avec un bureau de l’ASFC pour lequel ils ont Ă©tĂ© autorisĂ©s. Les avantages et les coĂ»ts s’étalent sur une pĂ©riode de 10 ans et sont actualisĂ©s Ă  un taux d’actualisation de 7 %. Grâce Ă  l’application de ces règlements, il est prĂ©vu que les coĂ»ts pour tous les intervenants totaliseront 552,1 millions de dollars au cours de la pĂ©riode de prĂ©vision (exercices financiers 2024-2025 Ă  2033-2034), ce qui Ă©quivaut Ă  un coĂ»t annualisĂ© de 78,6 millions de dollars. Les avantages pour toutes les parties prenantes devraient totaliser 1,6 milliard de dollars sur 10 ans, ce qui Ă©quivaut Ă  une valeur annualisĂ©e de 230,7 millions de dollars. Les avantages des règlements l’emportent sur les coĂ»ts de 1,07 milliard de dollars sur l’ensemble de la pĂ©riode de prĂ©vision, soit 152,1 millions de dollars par an.

Règle du « un pour un Â» et lentille des petites entreprises : La règle du Â« un pour un Â» s’applique. Les modifications rĂ©glementaires et les nouveaux règlements rĂ©duiront le fardeau administratif des entreprises canadiennes d’environ 34 378 200 $ par annĂ©e (en dollars de 2012 et actualisĂ©s Ă  2012 en utilisant un taux d’actualisation de 7 %).

Les petites entreprises subiront des coĂ»ts de conformitĂ© accrus liĂ©s Ă  la mise en Ĺ“uvre de la GCRA. Cependant, elles bĂ©nĂ©ficieront d’une rĂ©duction significative des coĂ»ts administratifs, car les processus manuels, en personne et sur papier, sont remplacĂ©s par des processus Ă©lectroniques et des processus simplifiĂ©s de facturation, de comptabilitĂ© et de paiement. L’incidence nette serait une rĂ©duction de 55 969 007 $ du fardeau annuel des petites entreprises.

Enjeux

Les processus et systèmes actuellement en place pour soutenir l’importation de marchandises commerciales au Canada sont fastidieux, tant pour l’ASFC que les PCC. Ils exigent un traitement manuel et une quantitĂ© importante de paperasse, et reposent sur un assortiment de systèmes informatiques obsolètes, dont certains remontent Ă  plus de 30 ans. Les processus actuels sont inefficaces et coĂ»teux pour les PCC, car la dĂ©claration en dĂ©tail des marchandises commerciales importĂ©es et la cotisation des droits et des taxes applicables impliquent une administration importante de la part des importateurs et des autres PCC.

Outre les processus et systèmes obsolètes, le cadre rĂ©glementaire actuel renforce les mĂ©thodes dĂ©passĂ©es de gestion de la dĂ©claration en dĂ©tail des importations et du paiement des montants exigibles au gouvernement du Canada. Plus prĂ©cisĂ©ment, le cadre rĂ©glementaire actuel :

Le projet de la GCRA a Ă©galement Ă©tĂ© inclus dans la Feuille de route sur la numĂ©risation et les règlements neutres sur le plan technologique de 2021, dans le cadre de la deuxième ronde des examens rĂ©glementaires ciblĂ©s du SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor du Canada. Dans le cadre de l’examen, les intervenants ont fait remarquer que les processus actuels de l’ASFC pour les importations commerciales et l’évaluation des droits et taxes nĂ©cessitent une administration importante, reposent sur des systèmes de TI vieillissants et sont inefficaces et coĂ»teux pour les importateurs.

Les modifications rĂ©glementaires faciliteront la mise en Ĺ“uvre de la GCRA — une initiative importante visant Ă  mettre Ă  jour les systèmes informatiques et Ă  moderniser la perception des droits et des taxes Ă  l’importation. Des modifications rĂ©glementaires sont nĂ©cessaires pour soutenir un cadre de dĂ©claration en dĂ©tail des importations, de paiement et de garantie financière, qui soit cohĂ©rent et mieux harmonisĂ© avec les pratiques commerciales actuelles en matière d’importation, qui privilĂ©gient les mĂ©thodes Ă©lectroniques de communication et d’opĂ©ration, et qui ne sont pas liĂ©es Ă  des bureaux gĂ©ographiques particuliers.

Contexte

L’ASFC a pour mandat de fournir des services frontaliers intĂ©grĂ©s en soutien aux prioritĂ©s en matière de sĂ©curitĂ© nationale et de sĂ©curitĂ© publique, et de faciliter la libre circulation des personnes et des marchandises qui respectent toutes les exigences de la lĂ©gislation frontalière. La gestion de l’importation efficace des marchandises commerciales au Canada, y compris la cotisation et la perception prĂ©cises et efficaces des droits et des taxes dues au gouvernement du Canada, est essentielle Ă  l’aspect de facilitation du mandat de l’ASFC. Au cours de l’exercice 2022-2023, l’ASFC a perçu 39,7 milliards de dollars en droits et taxes sur les marchandises importĂ©es.

Pour allĂ©ger la lourde charge administrative pesant sur l’ASFC et les PCC dans le cadre du processus d’évaluation et de perception des droits et des taxes, un système informatique, la GCRA, a Ă©tĂ© mis en place. Le système de la GCRA est conçu pour rĂ©soudre de nombreux problèmes auxquels sont confrontĂ©s l’ASFC et les PCC relativement au processus d’importation, notamment : (i) les inefficacitĂ©s rĂ©sultant du recours Ă  des processus manuels et, dans certains cas, Ă  des processus papier; (ii) les difficultĂ©s Ă  recouvrer les dettes dues au gouvernement du Canada et Ă  favoriser le respect des règles et règlements commerciaux rĂ©gissant l’importation de marchandises commerciales au Canada; (iii) les difficultĂ©s Ă  se retrouver dans le dĂ©dale des processus et règles trop complexes liĂ©s Ă  la dĂ©claration et au paiement des montants exigibles, y compris les dates d’échĂ©ance de paiement non harmonisĂ©es.

Le projet de la GCRA modernisera et simplifiera le processus de déclaration des marchandises importées, en fournissant un moyen plus efficace pour les PCC et l’ASFC d’échanger pendant le processus d’importation et lors de la déclaration des marchandises commerciales, et lorsque des corrections aux déclarations en détail sont requises. La GCRA a été conçue pour donner aux PCC un meilleur accès aux renseignements dans leur compte d’importation auprès de l’ASFC et pour leur permettre de communiquer plus facilement avec l’ASFC et de rester conformes aux exigences de déclaration des marchandises commerciales.

Partenaires de la chaîne commerciale

En plus de l’importateur, de nombreuses parties participant au processus d’importation prennent part Ă  l’échange de renseignements avec l’ASFC en ce qui concerne l’importation commerciale de marchandises, ainsi que le paiement des droits connexes ou la prestation d’une garantie financière Ă  l’égard des montants exigibles. Les PCC suivants peuvent ĂŞtre concernĂ©s par les règlements :

Par courtier en douane, on entend la personne physique ou morale qui obtient, prĂ©pare et prĂ©sente des renseignements ou des documents de mainlevĂ©e et de dĂ©claration au nom d’un importateur. Il s’agit du seul fournisseur de services autorisĂ©, en vertu de la Loi sur les douanes, Ă  calculer et Ă  payer les droits et taxes au nom de l’importateur.

Par transporteur, on entend la personne physique ou morale qui assure le transport des marchandises commerciales Ă  destination du Canada. Le transporteur est tenu de fournir des renseignements sur les marchandises (le fret) et le moyen de transport Ă  l’ASFC.

L’agent d’expédition prend, avec un transporteur, les dispositions nécessaires pour organiser le transport de marchandises commerciales jusqu’au Canada. Il peut en outre diviser ou séparer les marchandises reçues à un entrepôt d’attente des douanes situé au Canada pour le compte d’un importateur ou de la personne prenant réception des marchandises. Dans la chaîne de transport international, on considère que l’agent d’expédition est une partie secondaire. Il est tenu de fournir des renseignements à l’ASFC, lesquels viennent compléter ceux qui ont été préalablement fournis par le transporteur, comme le nom de la personne prenant réception des marchandises et l’adresse de livraison.

Une boutique hors taxes (BHT) est une personne qualifiĂ©e autorisĂ©e Ă  acquĂ©rir des marchandises en franchise de certains droits et de certaines taxes pour les revendre Ă  des voyageurs qui les exporteront immĂ©diatement du Canada. L’exploitant de la boutique hors taxes doit dĂ©poser une garantie financière pour protĂ©ger les droits et taxes associĂ©s aux marchandises dans la boutique.

Un entrepĂ´t de stockage des douanes est une installation privĂ©e qui participe au Programme des entrepĂ´ts de stockage des douanes de l’ASFC. L’exploitant fournit des installations sĂ»res dans lesquelles les entreprises peuvent stocker des marchandises en franchise de droits pendant une pĂ©riode pouvant aller jusqu’à quatre ans, jusqu’à ce qu’elles soient dĂ©douanĂ©es (lorsque les droits et taxes deviennent payables) ou qu’elles soient exportĂ©es.

Un entrepĂ´t d’attente des douanes est un Ă©tablissement privĂ©, exploitĂ© par le secteur privĂ©, agréé par le ministre en vue du contrĂ´le, de l’entreposage de courte durĂ©e et de l’examen des marchandises importĂ©es jusqu’à ce qu’un agent leur ait accordĂ© la mainlevĂ©e ou jusqu’à ce qu’elles soient exportĂ©es du Canada.

Un certain nombre d’autres entitĂ©s pourraient ĂŞtre touchĂ©es par ce règlement, notamment celles qui fournissent une garantie financière pour garantir que les droits exigibles seront payĂ©s sur les marchandises importĂ©es au Canada, lorsque ces droits ne sont pas payĂ©s au moment de l’entrĂ©e. L’importateur peut gĂ©rer ce processus de façon unilatĂ©rale, mais il peut aussi recourir aux services de fournisseurs de garantie financière, comme le prĂ©voit l’article 4 de la Loi canadienne sur les paiements rĂ©fĂ©rence 13. D’autres entitĂ©s, telles que les comptables, les avocats spĂ©cialisĂ©s en droit commercial, les agences de recouvrement et d’autres sociĂ©tĂ©s de services professionnels (comme les consultants en dĂ©douanement) pourraient Ă©galement ĂŞtre concernĂ©s par ces règlements.

Historique du projet de la GCRA

En 2014, l’ASFC a entamĂ© la conception et la mise en Ĺ“uvre du projet de la GCRA afin de mettre Ă  jour ses processus et systèmes liĂ©s Ă  l’importation de marchandises commerciales et de faciliter le commerce international. Le projet de la GCRA est une initiative pluriannuelle de 526,8 millions de dollars conçue pour moderniser les processus d’importation de marchandises au Canada. Le système de la GCRA est Ă©galement conçu afin d’être le portail central pour la dĂ©claration en dĂ©tail des importations commerciales, ainsi que la dĂ©claration et la gestion des recettes. Le système de la GCRA sera le principal système utilisĂ© par les PCC pour la dĂ©claration et le paiement des droits et des taxes sur les importations commerciales au Canada. Grâce Ă  ce système, l’ASFC espère fournir une Ă©valuation moderne, Ă©quitable et responsable sur le plan financier des droits et des taxes exigibles sur les importations et, par consĂ©quent, amĂ©liorer les processus de gestion des recettes pour le gouvernement du Canada (c’est-Ă -dire la façon dont l’ASFC dĂ©termine la cotisation, perçoit, rembourse et verse les droits et les taxes payĂ©s sur les marchandises importĂ©es). L’ASFC vise Ă  assurer la perception exacte des recettes du gouvernement du Canada en Ă©tablissant un processus plus contrĂ´lĂ© et plus rigoureux pour la cotisation des droits et des taxes, et en fournissant une capacitĂ© amĂ©liorĂ©e d’analyse de la conformitĂ© des PCC aux exigences en matière de dĂ©claration et de paiement.

Un Ă©lĂ©ment clĂ© du projet de la GCRA est le portail client de la GCRA (PCG) — un outil innovant de libre-service qui modernise la façon dont la communautĂ© commerciale engage des interactions avec l’ASFC. Le portail simplifie et sĂ©curise les façons d’effectuer des transactions avec l’ASFC en permettant Ă  la communautĂ© commerciale de rendre plus facilement compte des marchandises importĂ©es au Canada. Le portail offre un accès en ligne aux opĂ©rations des importateurs, comme la consultation de leur relevĂ© de compte, reflĂ©tant les opĂ©rations financières, les paiements et le dĂ©pĂ´t d’appels et de demandes de dĂ©cision Ă  l’ASFC.

En plus de l’utilisation du portail, les PCC peuvent dĂ©cider d’utiliser l’échange de donnĂ©es informatisĂ©es (EDI) pour communiquer avec l’ASFC et lui fournir des renseignements. L’EDI est une mĂ©thode normalisĂ©e permettant d’échanger de l’information par voie Ă©lectronique entre des entreprises, des organisations, des organismes gouvernementaux et d’autres groupes, ainsi qu’au sein de ces entitĂ©s. Ces normes Ă©tablissent le format, le jeu de caractères et les donnĂ©es d’élĂ©ments utilisĂ©s lors de l’échange de documents et de formulaires d’affaires. L’utilisation de l’EDI ne sera pas obligatoire pour les PCC après la mise en Ĺ“uvre complète du système de la GCRA.

Le système de la GCRA sera dĂ©ployĂ© en trois phases. Les deux premières phases ont Ă©tĂ© lancĂ©es en 2021rĂ©fĂ©rence 14 et la troisième phase, la version 2 (V2 du système de la GCRA), sera lancĂ©e le 13 mai 2024.

Pour faciliter la mise en Ĺ“uvre de la V2 du système de la GCRA, des modifications rĂ©glementaires sont nĂ©cessaires dans les trois grands sujets suivants : (i) la communication et le paiement Ă©lectroniques; (ii) la prestation de la garantie financière par voie Ă©lectronique; (iii) les cycles de facturation.

Communication et paiement électroniques

L’un des principaux objectifs du projet de la GCRA est de permettre aux PCC de communiquer avec l’ASFC par voie Ă©lectronique. En vertu de la rĂ©glementation actuelle, dans certains cas, les PCC sont tenus d’aviser ou de prĂ©senter des documents papier Ă  une personne prĂ©cise (comme l’agent en chef des douanes) dans un bureau prĂ©cis (comme un point d’entrĂ©e prĂ©cis), par opposition Ă  la possibilitĂ© de communiquer et de prĂ©senter des documents Ă  l’ASFC par voie Ă©lectronique. C’est pour cette raison que des modifications rĂ©glementaires sont nĂ©cessaires.

Plus prĂ©cisĂ©ment, après l’adoption de cette proposition rĂ©glementaire et le lancement de la V2 du système de la GCRA, les PCC auront accès Ă  la totalitĂ© des fonctionnalitĂ©s du PCG. Le PCG permet aux PCC de vĂ©rifier l’état de leurs comptes financiers et l’historique de leurs opĂ©rations avec l’ASFC, de communiquer directement avec l’ASFC sur des questions concernant leurs marchandises importĂ©es et d’accĂ©der par voie Ă©lectronique Ă  de nombreux rapports relatifs Ă  leur activitĂ© d’importation (comme le relevĂ© de compte, l’historique des opĂ©rations, les factures, les dĂ©clarations soumises et les rapports sur les dĂ©clarations en dĂ©tail commerciales [DDC]). Offrir plus de possibilitĂ©s aux PCC pour communiquer avec l’ASFC par voie Ă©lectronique augmentera l’efficacitĂ© de l’ASFC, en rĂ©duisant la charge administrative associĂ©e au traitement des documents papier (par exemple la saisie manuelle des informations d’un formulaire papier dans un système de l’ASFC, stockage des documents papier). L’ASFC pourra aussi prendre des dĂ©cisions plus Ă©clairĂ©es en ce qui concerne la conformitĂ©, les dĂ©cisions, les examens et la gestion des programmes, puisque tous les documents pertinents seront facilement accessibles aux agents de l’ASFC sur le portail. De plus, les PCC qui exercent des activitĂ©s Ă  l’échelle nationale, comme les transporteurs et les courtiers en douane, pourront mettre en Ĺ“uvre des processus simplifiĂ©s dans tous les aspects de leurs interactions avec l’ASFC, plutĂ´t que de devoir traiter avec un bureau ou un agent de l’ASFC particulier dans un bureau prĂ©cis.

Grâce à la V2 du système de la GCRA, l’ASFC ajoutera une fonctionnalité qui permettra aux PCC d’effectuer plus facilement des paiements électroniques directement à l’ASFC par l’entremise du portail (par carte de crédit, services bancaires en ligne ou prélèvement automatique) ou de l’EDI. Bien que l’ASFC préfère les méthodes de paiement électroniques, l’Agence continuera d’accepter les paiements par d’autres moyens (par exemple si un importateur se présente à la frontière pour payer les droits sur ses marchandises importées, il sera autorisé à payer en espèces).

Pour permettre aux PCC et Ă  l’ASFC d’échanger par voie Ă©lectronique sur le portail, notamment pour effectuer des paiements Ă©lectroniques, la Loi sur les douanes a Ă©tĂ© modifiĂ©e de manière Ă  faciliter l’administration et l’application de la Loi par des moyens Ă©lectroniques et Ă  supprimer la plupart des exigences relatives aux communications sur papier entre l’ASFC et les personnes avec lesquelles elle engage des interactions. Ces modifications ont reçu la sanction royale dans le cadre du projet de loi C-19, Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2022 (LEB 2022), en juin 2022, et sont entrĂ©es en vigueur avant ou en mĂŞme temps que cette initiative de rĂ©glementation, en fonction de dispositions particulières.

Le pouvoir général de percevoir les paiements électroniques existe déjà. Par conséquent, seules des rectifications réglementaires mineures sont nécessaires pour appuyer cet objectif (c’est-à-dire supprimer l’obligation pour la Société canadienne des postes de payer les droits à l’ASFC en espèces ou par chèque et la remplacer par l’obligation de payer par voie électronique).

Prestation d’une garantie financière par voie électronique

Dans le cadre de la V2 du système de la GCRA, l’ASFC adoptera un processus électronique permettant aux PCC de soumettre une garantie financière qui répond aux exigences de leurs programmes (par exemple pour obtenir un agrément de courtier en douane ou la mainlevée des marchandises avant le paiement des droits et des taxes). À l’heure actuelle, l’ASFC exige que la garantie financière soit fournie sous la forme d’un cautionnement sur papier que les PCC doivent remettre manuellement à l’ASFC ou sous la forme d’un dépôt de garantie en espèces ou par chèque certifié.

Ă€ compter de la V2 du système de la GCRA, un PCC qui a l’obligation de fournir une garantie financière en vertu de la Loi sur les douanes sera tenu de fournir Ă  l’ASFC, par voie Ă©lectronique, des renseignements sur un accord de garantie Ă©crit et valide conclu entre le PCC et un fournisseur de garantie financière afin de confirmer qu’il satisfait Ă  l’exigence de garantie financière auprès de l’ASFC. Par ailleurs, les PCC seront tenus de faire un dĂ©pĂ´t sur le PCG Ă  des fins de garantie financière, ce qui Ă©limine la nĂ©cessitĂ© de recourir Ă  des processus sur papier pour fournir au ministre la preuve d’une garantie financière adĂ©quate.

Pour faciliter la transition Ă  la confirmation et Ă  la transmission Ă©lectroniques des renseignements relatifs Ă  la garantie financière, ainsi que pour permettre aux PCC d’effectuer un dĂ©pĂ´t sur le portail aux fins de garantie financière, des modifications rĂ©glementaires et l’introduction d’un nouveau règlement sont nĂ©cessaires. Le nouveau règlement Ă©tablira les modalitĂ©s des accords de garantie financière entre un PCC et un fournisseur de garantie financière et dĂ©crira comment ces accords de garantie sont exĂ©cutĂ©s. Cela aidera l’Agence Ă  s’assurer que les fournisseurs de garantie financière et les PCC comprennent leurs obligations en matière de garantie financière, et que les montants pertinents dus sont recouvrĂ©s si un PCC ne paie pas Ă  la date d’échĂ©ance du paiement. Ainsi, on rĂ©duira le montant de la dette non perçue due au gouvernement du Canada, Ă©tant donnĂ© qu’il est actuellement extrĂŞmement difficile de faire appel Ă  la garantie financière lorsque des montants dus en vertu de la Loi sur les douanes ou d’autres lois relatives aux douanes sont en souffrance.

Pour permettre la crĂ©ation de ce nouveau règlement, des modifications lĂ©gislatives Ă©taient nĂ©cessaires. Ces modifications ont reçu la sanction royale dans le cadre du projet de loi C-30, Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2021 (LEB 2021) et de la LEB 2022, et ont Ă©tabli le pouvoir de prĂ©ciser les modalitĂ©s d’autres types de garantie financière, y compris les garanties devant ĂŞtre fournies par voie Ă©lectronique. Ces modifications lĂ©gislatives entreront en vigueur en mĂŞme temps que les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es liĂ©es Ă  la V2 du système de la GCRA.

Cycles de facturation

Un cycle de facturation renvoie Ă  une combinaison de trois Ă©lĂ©ments : la pĂ©riode de facturation qui comprend toutes les opĂ©rations qui figurent sur le relevĂ© de compte d’un PCC; une date d’échĂ©ance de dĂ©claration, qui est la date Ă  laquelle un PCC doit dĂ©clarer en dĂ©tail les marchandises importĂ©es pendant la pĂ©riode de facturation; une date d’échĂ©ance de paiement des montants exigible. Les cycles de facturation suivants sont propres au programme de l’ASFC en vertu duquel les marchandises sont importĂ©es :

Par exemple, les importateurs disposent actuellement de dĂ©lais prĂ©cis pour dĂ©clarer en dĂ©tail les expĂ©ditions de grande valeur (dans les cinq jours ouvrables suivant la mainlevĂ©e), mais de dĂ©lais diffĂ©rents pour dĂ©clarer en dĂ©tail les expĂ©ditions de faible valeur (au plus tard le 24 du mois suivant le mois de la mainlevĂ©e). Dans les deux cas, l’importateur doit payer les montants exigibles au plus tard le dernier jour ouvrable du mois au cours duquel le cycle de facturation prend fin. Par contre, les PTC, comme le pĂ©trole et le gaz, entrent au Canada de façon continue par des tuyaux et sont assujettis Ă  un cycle de facturation fondĂ© sur les volumes d’importation mensuels plutĂ´t que sur des expĂ©ditions distinctes traversant la frontière Ă  une date prĂ©cise.

Dans l’ensemble, le régime actuel de périodes de facturation et de dates d’échéance de déclaration et de paiement est complexe, sa gestion est lourde sur le plan administratif, et il introduit une complexité inutile pour les PCC et l’ASFC afin d’assurer le respect des dates d’échéance de paiement ainsi que de gérer les corrections et l’accumulation d’intérêts.

La V2 du système de la GCRA modifiera certains aspects du cycle de facturation afin de simplifier les choses pour les PCC. Ces changements seront soutenus par des modifications rĂ©glementaires, Ă  savoir :

Pour simplifier davantage les dĂ©clarations en dĂ©tail des PCC, la V2 du système de la GCRA offrira la capacitĂ© technique d’administrer une « dĂ©claration modifiable Â» avec une pĂ©riode de correction (en utilisant une DDC qui peut avoir plusieurs versions) qui sera soutenue par les modifications rĂ©glementaires susmentionnĂ©es visant Ă  simplifier les dates d’échĂ©ance de dĂ©claration et de paiement. En ce moment, la dĂ©claration en dĂ©tail et les corrections sont gĂ©rĂ©es par deux processus distincts sur papier. Les PCC ne sont actuellement autorisĂ©s Ă  apporter des corrections Ă  une dĂ©claration en dĂ©tail au cours d’une pĂ©riode de facturation que s’il s’agit d’une erreur d’écriture, c’est-Ă -dire rien qui n’aura une incidence sur le calcul des droits. Par exemple, si un PCC soumet une dĂ©claration en dĂ©tail aujourd’hui contenant une erreur quant au nombre d’articles importĂ©s, le PCC pourrait sous-payer ou surpayer le montant des droits exigibles Ă  l’ASFC. Dans ce cas, le PCC devra attendre que la date d’échĂ©ance du paiement passe pour soumettre une demande de rajustement et payer alors le montant supplĂ©mentaire des droits exigibles s’il y avait un moins-perçu ou recevoir un remboursement par l’ASFC en cas de trop-perçu.

Une fois que la V2 du système de la GCRA est pleinement fonctionnelle, les PCC pourront apporter des corrections sans pĂ©nalitĂ© Ă  toute information figurant dans leur DDC prĂ©alablement soumise, de la date de dĂ©pĂ´t de la DDC auprès de l’ASFC jusqu’à la date d’échĂ©ance du paiement, ce qui permettra de repĂ©rer et de rĂ©soudre les erreurs avant que les PCC ne soient tenus de payer les droits sur leurs marchandises importĂ©es. Dans le mĂŞme exemple, un PCC qui a incorrectement dĂ©clarĂ© le nombre de marchandises qu’il importe sera maintenant autorisĂ© Ă  corriger sa DDC. Par consĂ©quent, le montant des droits exigibles sera mis Ă  jour dans le système de la GCRA, et le PCC paiera le montant exact Ă  l’ASFC Ă  la date d’échĂ©ance du paiement.

L’introduction de la pĂ©riode de correction modifiable, soutenue par des modifications rĂ©glementaires visant Ă  cerner un « jour prescrit Â» lorsque les paiements sont dus, encouragera les PCC Ă  maintenir des informations Ă  jour sur les dĂ©clarations en simplifiant le processus de correction et en rĂ©duisant la charge administrative associĂ©e aux corrections effectuĂ©es après la date d’échĂ©ance du paiement.

Objectif

La prĂ©sente initiative de rĂ©glementation vise trois objectifs principaux.

1. Apporter les modifications réglementaires nécessaires pour permettre à l’ASFC et aux PCC d’abandonner les méthodes de communication et de paiement sur papier, qui sont coûteuses, au profit de méthodes de communication et d’opération électroniques plus modernes.

Les modifications rĂ©glementaires permettront aux PCC de communiquer par voie Ă©lectronique avec l’ASFC par l’intermĂ©diaire du PCG ou de l’EDI plutĂ´t qu’avec des personnes en particulier (par exemple le chef des douanes) sur papier, comme c’est actuellement le cas dans de nombreuses situations. Dans le cadre de ces modifications, la communication Ă©lectronique sera disponible pour certains processus (par exemple pour les demandes d’agrĂ©ment d’entrepĂ´t d’attente, de courtier en douane ou d’entrepĂ´t de stockage; pour aviser le ministre des changements apportĂ©s Ă  l’information sur le PAD), mais sera obligatoire dans d’autres cas (par exemple pour la dĂ©claration en dĂ©tail des marchandises; pour la prĂ©sentation des demandes d’agrĂ©ment de boutique hors taxes). L’ASFC autorisera la soumission de renseignements comptables Ă  l’aide de moyens non Ă©lectroniques dans des circonstances exceptionnelles, comme en cas de panne du système de la GCRA ou de catastrophe naturelle qui empĂŞcherait les PCC d’utiliser le système.

2. Apporter les modifications réglementaires nécessaires pour moderniser et simplifier les processus liés à la prestation de la garantie financière.

Les modifications rĂ©glementaires exigeront le passage d’une garantie financière actuellement fournie sur papier comme une caution en douane, Ă  un processus Ă©lectronique. Pour soutenir cette Ă©volution, le nouveau règlement, soit le Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques), Ă©tablira les modalitĂ©s auxquelles les importateurs et autres PCC doivent se conformer lorsqu’ils sont tenus de fournir une garantie financière en vertu de la Loi sur les douanes ou du Tarif des douanes. Le nouveau règlement comprendra des directives aux importateurs, aux courtiers, aux exploitants d’entrepĂ´ts et aux autres PCC concernant leurs obligations de fournir un dĂ©pĂ´t Ă©lectronique ou une confirmation Ă©lectronique qu’une garantie financière a Ă©tĂ© obtenue auprès d’un fournisseur de garantie financière afin d’assurer la mainlevĂ©e des marchandises avant le paiement des droits et des taxes, ou d’obtenir un agrĂ©ment (comme un agrĂ©ment de courtier en douane ou une permission d’exploiter un entrepĂ´t de stockage).

Outre l’avantage global associĂ© Ă  la dĂ©matĂ©rialisation, le nouveau règlement apportera clartĂ© et orientation aux PCC en indiquant clairement les obligations du dĂ©biteur (c’est-Ă -dire l’importateur ou un autre PCC) et du fournisseur de la garantie de sĂ©curitĂ© relativement Ă  un accord de garantie. L’Agence continuera Ă  accepter le paiement par d’autres moyens dans des circonstances limitĂ©es (par exemple l’autorisation d’utiliser des espèces Ă  un point d’entrĂ©e). Le nouveau règlement vise Ă  simplifier le processus par lequel le ministre fait une rĂ©clamation Ă  l’encontre de la garantie financière fournie par voie Ă©lectronique en cas de dĂ©faut de paiement, car toutes les parties auront une comprĂ©hension claire de leurs obligations et de leur responsabilitĂ© de payer en vertu de la Loi sur les douanes et du nouveau règlement.

3. Apporter les modifications réglementaires nécessaires pour permettre à l’ASFC d’introduire des cycles de facturation actualisés pour les PCC.

Les modifications rĂ©glementaires introduiront des pĂ©riodes de facturation rajustĂ©es et des dates d’échĂ©ance de dĂ©claration modifiĂ©es pour certains programmes d’importation de l’ASFC, une date d’échĂ©ance de paiement harmonisĂ©e pour tous les programmes d’importation de l’ASFC, et fixeront, dans le règlement, une pĂ©riode de correction qui fait appel Ă  des processus de dĂ©claration modifiable. L’approche rĂ©duira la charge administrative des PCC et de l’ASFC, en rĂ©duisant le nombre de paiements Ă  effectuer et Ă  traiter au cours du cycle de facturation, et en facilitant la lecture du relevĂ© de compte mensuel. L’introduction d’une date d’échĂ©ance de paiement harmonisĂ©e favorise Ă©galement un processus simplifiĂ© pour apporter des corrections et rĂ©duira le fardeau administratif associĂ© aux corrections effectuĂ©es après la date d’échĂ©ance du paiement.

Description

Les modifications rĂ©glementaires permettront d’apporter des changements dans neuf règlements en vertu de la Loi sur les douanes et trois règlements en vertu du Tarif des douanes. Elle introduira Ă©galement un nouveau règlement, le Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques), en vertu de la Loi sur les douanes.

Les mises Ă  jour rĂ©glementaires se rĂ©partissent en trois grandes catĂ©gories : (i) la communication et le paiement Ă©lectroniques; (ii) la prestation d’une garantie financière Ă©lectronique; (iii) les cycles de facturation. Les modifications rĂ©glementaires apporteront Ă©galement des modifications d’ordre administratif pour mettre Ă  jour les rĂ©fĂ©rences et la nomenclature dĂ©suètes, et reflĂ©ter la politique actuelle du programme.

1. Communication et paiement électroniques

Communication électronique

Les modifications rĂ©glementaires concernant la communication Ă©lectronique toucheront les particuliers ou les entreprises qui souhaitent s’inscrire Ă  un programme de l’ASFC (par exemple programme de mainlevĂ©e avant le paiementrĂ©fĂ©rence 15, courtier en douane ou transporteur cautionnĂ©); importer des marchandises au Canada; transporter des marchandises importĂ©es au Canada; exploiter une boutique hors taxes ou un entrepĂ´t de douanes; ou qui sont autorisĂ©s Ă  effectuer des opĂ©rations avec l’ASFC au nom de clients (par exemple courtier en douane, consultant en dĂ©douanement ou avocat).

Les règlements suivants sont en cours de modification :

Ces modifications peuvent ĂŞtre rĂ©parties en deux sous-catĂ©gories : (i) la facilitation; (ii) les exigences.

Facilitation

Les modifications pour faciliter la communication Ă©lectronique sur le PCG ou l’EDI supprimeront l’obligation pour les PCC d’aviser une personne prĂ©cise ou de lui prĂ©senter des documents (par exemple l’agent en chef des douanes) dans un bureau prĂ©cis (par exemple, le bureau de douane), et la remplaceraient par une obligation d’aviser l’Agence ou de lui prĂ©senter des documents de manière plus gĂ©nĂ©rale. Cela permettra aux PCC d’aviser l’ASFC ou de lui prĂ©senter des documents par voie Ă©lectronique, sans toutefois introduire dans la rĂ©glementation une obligation de communication Ă©lectronique.

Des modifications sont Ă©galement apportĂ©es en consĂ©quence Ă  la partie 3 de l’annexe 1 du Règlement sur les dispositions dĂ©signĂ©es (douanes). Ce règlement prĂ©cise les contraventions pour lesquelles une personne peut se voir imposer une pĂ©nalitĂ©; les modifications suppriment l’obligation pour les courtiers en douane d’aviser par Ă©crit l’agent en chef des douanes de certains changements Ă©numĂ©rĂ©s dans le Règlement sur l’agrĂ©ment des courtiers en douane (par exemple changement d’adresse d’un bureau d’affaires oĂą le courtier exerce sa profession; changement de la dĂ©nomination sociale ou du nom commercial de la sociĂ©tĂ© de personnes ou de la sociĂ©tĂ© par actions; changement des dirigeants ou des administrateurs de la sociĂ©tĂ© par actions). PlutĂ´t, les courtiers en douane seront tenus d’informer l’Agence de manière plus gĂ©nĂ©rale et, s’ils ne le font pas, ils seront passibles d’une pĂ©nalitĂ©.

Exigences

En plus d’offrir aux PCC la possibilitĂ© de communiquer par voie Ă©lectronique, les modifications rĂ©glementaires exigeront la communication Ă©lectronique dans les cas suivants :

Les modifications concernant l’exploitation des boutiques hors taxes permettront à l’ASFC de mieux surveiller et d’administrer de façon centralisée les activités de cette industrie hautement réglementée, dans laquelle les marchandises assujetties à des droits de douane peuvent entrer et sortir des installations des boutiques hors taxes sans que les droits de douane soient payés en vertu de conditions précises. La transmission électronique obligatoire des demandes d’agrément et de l’information concernant les modifications apportées aux documents relatifs à la propriété effective permettra d’assurer la mise à jour et une gestion uniforme des dossiers en ce qui a trait à la propriété et à l’exploitation des boutiques hors taxes.

Les modifications rĂ©glementaires concernant la dĂ©claration exigeront que les PCC rendent compte des marchandises par voie Ă©lectronique, comme le prĂ©cise le Document sur les exigences Ă  l’égard des clients du commerce Ă©lectronique (DECCE), sous rĂ©serve d’exceptions prescrites par le ministre (par exemple en cas de problème des systèmes informatiques utilisĂ©s, en cas de circonstances attĂ©nuantes, comme une catastrophe naturelle, ou s’il est impossible pour la personne, en raison de circonstances indĂ©pendantes de sa volontĂ©, de fournir une preuve de garantie par des moyens Ă©lectroniques). Bien que les PCC seront tenus de dĂ©clarer en dĂ©tail les marchandises par voie Ă©lectronique, les PCC qui ont obtenu l’autorisation de l’ASFC de procĂ©der Ă  une dĂ©claration provisoire (par exemple le ministère de la DĂ©fense nationale qui importe du matĂ©riel militaire) auront le droit de prĂ©senter une dĂ©claration en dĂ©tail provisoire Ă  l’ASFC en utilisant un processus sur papier, conformĂ©ment Ă  une dĂ©cision de principe prise par l’ASFC.

En pratique, cela signifie que, après l’entrée en vigueur du règlement, l’ASFC n’acceptera pas la déclaration des marchandises sur papier, sauf aux fins provisoires ou dans des situations exceptionnelles.

Paiement électronique

Les modifications réglementaires concernant le paiement électronique toucheront la Société canadienne des postes, qui est tenue de payer les droits à l’ASFC sur les marchandises importées comme courrier. Le RDDMIPD sera modifié pour supprimer l’obligation de la Société canadienne des postes d’effectuer les paiements en espèces ou par chèque certifié. Plutôt, le règlement prescrira que les paiements soient effectués par voie électronique.

2. Prestation d’une garantie financière par voie électronique

Les modifications réglementaires concernant la garantie financière à fournir par voie électronique toucheront les particuliers ou les entreprises qui sont tenus de fournir un dépôt électronique ou une confirmation électronique qu’une garantie financière a été obtenue auprès d’un fournisseur de garantie financière afin d’obtenir la mainlevée des marchandises importées avant le paiement ou d’obtenir un agrément (comme un agrément de courtier ou une permission pour exploiter un entrepôt de stockage).

L’ASFC modifie les règlements suivants concernant l’exigence d’une garantie financière par voie Ă©lectronique :

Les modifications rĂ©glementaires apportĂ©es Ă  chacun des règlements susmentionnĂ©s supprimeront les exigences pour les PCC de soumettre des formulaires de garantie financière sur papier Ă  l’Agence afin de satisfaire Ă  leur exigence de sĂ©curitĂ© pour participer Ă  un programme de l’ASFC. De plus, ces modifications rĂ©glementaires prĂ©ciseront que les demandeurs de programmes doivent fournir une garantie financière en vertu des exigences du nouveau Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques). Ce nouveau règlement : (i) Ă©tablit l’obligation pour les PCC de confirmer ou de fournir des renseignements relatifs Ă  une garantie financière par voie Ă©lectronique Ă  l’ASFC; (ii) dĂ©finit certaines modalitĂ©s de l’accord de garantie entre la personne qui demande une garantie (le dĂ©biteur) en vertu de la Loi sur les douanes ou du Tarif des douanes et le fournisseur de la garantie financière.

Plus prĂ©cisĂ©ment, le nouveau règlement exigera que les Ă©lĂ©ments suivants soient fournis Ă  l’ASFC par voie Ă©lectronique afin de confirmer l’accord de garantie :

De plus, le dĂ©biteur ou le fournisseur de la garantie sera tenu de remettre par voie Ă©lectronique une copie de l’accord de garantie Ă  l’ASFC lorsqu’on le lui demande et, Ă  la rĂ©siliation de l’accord de garantie, le fournisseur de garantie sera tenu d’aviser le ministre, par voie Ă©lectronique, au moins 30 jours avant la date de rĂ©siliation de l’accord. En outre, le nouveau règlement dĂ©crit le processus selon lequel l’ASFC pourrait faire une demande de paiement lorsque le dĂ©biteur ne paie pas les montants exigibles en vertu de la Loi sur les douanes ou du Tarif des douanes, et prĂ©cise l’obligation du fournisseur de garantie d’acquitter le montant rĂ©clamĂ©.

Le nouveau règlement maintiendra aussi l’option de fournir une caution Ă  l’ASFC. Les PCC seront tenus de le faire au moyen de mĂ©thodes de paiement Ă©lectronique approuvĂ©es. Le nouveau règlement prĂ©voit des exceptions prĂ©cises, dĂ©terminĂ©es par le ministre, en vertu desquelles les formes non Ă©lectroniques de garantie seront acceptĂ©es (par exemple en cas de problème avec les systèmes informatiques utilisĂ©s, en cas de circonstances attĂ©nuantes comme une catastrophe naturelle, ou s’il est impossible pour une personne, en raison de circonstances indĂ©pendantes de sa volontĂ©, de fournir une preuve de garantie par des moyens Ă©lectroniques).

Pour faciliter la transition de fournir la garantie financière sur papier Ă  la fournir par voie Ă©lectronique en vertu du nouveau règlement pour les marchandises libĂ©rĂ©es avant le paiement des droits, le RDDMIPD prĂ©voira une pĂ©riode de transition. Cette modification permettra aux importateurs d’obtenir la mainlevĂ©e de leurs marchandises avant le paiement des droits pour une pĂ©riode allant jusqu’à 180 jours après l’entrĂ©e en vigueur du règlement, sans dĂ©poser de garantie, uniquement si l’importateur s’est inscrit Ă  un compte dans le système Ă©lectronique de l’ASFC. La pĂ©riode de transition aura pour objectif d’encourager l’intĂ©gration dans le PCG en accordant aux importateurs le temps dont ils ont besoin pour passer d’une garantie de douane sur papier Ă  des formes Ă©lectroniques de garantie financière pour remplir leurs obligations relativement Ă  la mainlevĂ©e de leurs marchandises avant le paiement des droits.

On s’attend à ce que certains importateurs aient déjà mis en place des formes de garantie financière conformes et des comptes actifs dans le système électronique de l’ASFC lorsque la nouvelle réglementation entrera en vigueur. Ces importateurs n’auront pas à apporter des ajustements pour être en conformité au nouveau règlement et, à cet égard, ils ne devraient pas avoir besoin de la période de transition.

3. Changements nécessaires à la mise en œuvre de la facturation simplifiée

Les modifications réglementaires proposées changeront les périodes de facturation, mettront à jour les dates d’échéance de déclaration pour certains programmes d’importation de l’ASFC, introduiront une date d’échéance de paiement harmonisée et ajouteront une période de correction modifiable. Dans l’ensemble, ces modifications concerneront les particuliers ou les entreprises qui participent à un programme d’importation comportant un cycle de facturation et de paiement standardisé par rapport au paiement des droits au moment de la mainlevée des marchandises. Ces modifications se répercuteront aussi sur les personnes autorisées à effectuer des transactions au nom d’un importateur, comme les courtiers en douane.

Les modifications rĂ©glementaires suivantes seront apportĂ©es au RDDMIPD pour configurer des cycles de facturation simplifiĂ©s :

PĂ©riodes de facturation adaptĂ©es pour certains programmes. Les modifications rĂ©duiront le nombre de pĂ©riodes de facturation disponibles de trois Ă  deux. La première est actuellement en place et s’étend du premier au dernier jour du mois : elle s’applique aux EFVM, aux PTC et aux importations effectuĂ©es par les participants au PAD qui choisissent cette option de facturation. La deuxième nouvelle pĂ©riode s’étendra du 18 d’un mois au 17 du mois suivant et s’appliquera aux EGV/EFV et aux importations par les participants au PAD qui choisissent cette option de facturation. Ce changement vise Ă  respecter les rĂ©alitĂ©s opĂ©rationnelles uniques de certains programmes (comme les EFVM et les PTC) tout en facilitant l’alignement sur la date d’échĂ©ance harmonisĂ©e pour tous les PCC, dĂ©crite ci-dessous.

Changement des dates d’échĂ©ance de dĂ©claration pour certains programmes d’importation de l’ASFC. Les modifications rĂ©glementaires modifieront les dates d’échĂ©ance de dĂ©claration pour les PCC qui importent des expĂ©ditions de faible valeur et pour les importateurs inscrits au PAD. Plus prĂ©cisĂ©ment, les PCC qui importent des marchandises de faible valeur fonctionneront selon la mĂŞme exigence de dĂ©claration de cinq jours ouvrables que les PCC qui dĂ©clarent des expĂ©ditions de grande valeur. Par consĂ©quent, ces PCC seront tenus de dĂ©clarer toutes les marchandises dĂ©douanĂ©es au cours de la pĂ©riode de facturation de cinq jours ouvrables, après la mainlevĂ©e des marchandises. Les PCC qui participent au PAD adopteront la mĂŞme date limite de dĂ©claration (qui serait la date d’échĂ©ance du paiement), peu importe laquelle des deux options de facturation du PAD ils choisissent.

Date d’échĂ©ance de paiement harmonisĂ©e pour tous les programmes d’importation de l’ASFC. Le règlement sera modifiĂ© pour garantir que tous les PCC adopteront la mĂŞme date d’échĂ©ance de paiement, soit 10 jours de semaine après le 17 du mois au cours duquel le relevĂ© de compte a Ă©tĂ© Ă©tabli. Aux fins de l’harmonisation de la date d’échĂ©ance des paiements, les jours de semaine seront considĂ©rĂ©s comme tout jour du lundi au vendredi, y compris les jours fĂ©riĂ©s.

PĂ©riode de correction modifiable. Les modifications rĂ©glementaires fixeront la date d’échĂ©ance de paiement harmonisĂ©e, susmentionnĂ©e, comme le « jour prescrit Â» aux fins des modifications apportĂ©es Ă  l’article 33.4 de la Loi sur les douanes, selon lequel les intĂ©rĂŞts commencent Ă  courir le lendemain du jour prescrit. La dĂ©finition du « jour prescrit Â» Ă©tablit Ă©galement le point d’ancrage d’une pĂ©riode de correction, ou le jour le plus Ă©loignĂ© dans un cycle de facturation par lequel un PCC peut apporter des corrections Ă  l’origine, au classement tarifaire ou Ă  la valeur en douane sur les documents comptables sans dĂ©clencher un processus de rĂ©vision ou encourir une pĂ©nalitĂ©. Ce processus de « dĂ©claration modifiable Â» sera rendu possible par la capacitĂ© technique disponible Ă  la V2 du système de la GCRA et sera soutenu par des modifications apportĂ©es au paragraphe 32.2(3) de la Loi sur les douanes qui prĂ©cise que seules les corrections soumises après le jour prescrit seront traitĂ©es comme une rĂ©vision de la dĂ©termination. Ces modifications de la Loi sur les douanes ont reçu la sanction royale dans la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2021 et entreront en vigueur pour coĂŻncider avec ces modifications rĂ©glementaires, ainsi qu’avec le lancement de la V2 du système de la GCRA.

Renseignements d’ordre général

Des modifications supplĂ©mentaires seront apportĂ©es aux règlements suivants afin de s’assurer qu’ils concordent avec la bonne nomenclature, les changements de nom et les dispositions spĂ©cifiques aux lois citĂ©es en rĂ©fĂ©rence, et d’officialiser dans la rĂ©glementation les dĂ©cisions actuelles de l’ASFC en matière de politique de programme :

Règlement sur la dĂ©claration en dĂ©tail des marchandises importĂ©es et le paiement des droits (RDDMIPD)
Règlement sur l’agrément des courtiers en douane
Règlement sur l’entreposage des marchandises
Règlement sur les entrepôts d’attente des douanes
Règlement sur l’importation temporaire de marchandises (prélèvement d’accise et droits supplémentaires)

Élaboration de la réglementation

Consultation

Consultations avant la publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada

L’ASFC a commencĂ© Ă  consulter les intervenants sur les questions liĂ©es Ă  la GCRA en 2013. Les commentaires de ces parties ont Ă©clairĂ© la conception et la mise au point de la vision de la GCRA et de son initiative de rĂ©glementation connexe. En 2018, des consultations Ă©tendues ont Ă©tĂ© officialisĂ©es sous la direction de la Division de facilitation du changement de la GCRA, un groupe au sein de l’ASFC chargĂ© de superviser toutes les consultations se rapportant au projet de la GCRA. Cette division a créé des tribunes officielles d’échange entre les intervenants pour promouvoir un dialogue constant avec la communautĂ© des PCC, y compris le Groupe de travail des partenaires de la chaĂ®ne commerciale (GT PCC) et de multiples sous-groupes de travail techniques, qui comprennent des reprĂ©sentants de tous les domaines clĂ©s (courtiers, importateurs, etc.) et des associations, reprĂ©sentant les grandes, moyennes et petites entreprises. Ces organisations ont rĂ©gulièrement transmis des informations Ă  leurs membres concernant les changements Ă  venir que la GCRA et cette initiative de rĂ©glementation connexe apportent et de la façon dont ils peuvent se rĂ©percuter sur leurs domaines respectifs.

Plus précisément, l’ASFC a consulté les importateurs commerciaux, les courtiers en douane, les exportateurs, les transporteurs, les messagers, les agents d’expédition, les exploitants de boutiques hors taxes, les exploitants d’entrepôts de stockage sous douane, les exploitants d’entrepôts d’attente des douanes et les fournisseurs de garantie. Compte tenu de la taille de la communauté commerciale canadienne touchée par la mise en œuvre de la GCRA, l’Agence n’a pas été en mesure de consulter chaque intervenant individuel. Cependant, des représentants de nombreuses associations, fédérations et sociétés ont été inclus dans les séances de consultation et les événements de mobilisation (par exemple l’Association canadienne des importateurs et exportateurs, l’Association canadienne de caution, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante et la Société canadienne des courtiers en douane).

De 2018 Ă  juin 2022, l’ASFC a consultĂ© les intervenants dans le cadre de :

L’ASFC a Ă©galement entendu les intervenants par le biais de la Feuille de route sur la numĂ©risation et les règlements neutres sur le plan technologique.

Dans le cadre des consultations susmentionnées, les PCC ont eu l’occasion de contribuer à la conception du système de la GCRA. Ils ont pu aussi exprimer leurs préoccupations liées aux processus de l’état futur et discuter de la façon dont le système de la GCRA modifiera les principales exigences opérationnelles et la façon dont ils traitent avec l’ASFC. Grâce à ces consultations, l’ASFC a pu recueillir des informations sur l’avis des intervenants concernant les principaux changements qui pourraient survenir à la suite de la mise en œuvre de la V2 du système de la GCRA et de l’initiative de réglementaire connexe. Voici les principaux problèmes soulevés.

Approche de mise en œuvre de la GCRA

Les PCC ont exprimĂ© des prĂ©occupations au sujet de la mĂ©thode de la « grande explosion Â» pour la mise en Ĺ“uvre de la GCRA, selon laquelle de nombreuses fonctionnalitĂ©s seront publiĂ©es en mĂŞme temps que l’entrĂ©e en vigueur de ces modifications et de ce nouveau règlement. Ă€ la lumière de ces commentaires et des leçons tirĂ©es de l’expĂ©rience d’autres pays, l’ASFC a mis au point les V0 et V1, qui ont posĂ© les fondements technologiques de la GCRA et permis aux PCC de commencer Ă  s’intĂ©grer au PCG et de se familiariser avec le système. De plus, les modifications rĂ©glementaires et le nouveau règlement ont fait l’objet d’une publication prĂ©alable par l’ASFC dans la Partie I de la Gazette du Canada le 26 novembre 2022, pendant 45 jours, ce qui a permis aux PCC de consulter le projet de règlement et de formuler des commentaires Ă  ce sujet. Les PCC disposeront Ă©galement de quelque temps pour mieux connaĂ®tre le règlement, entre la publication de la version finale du règlement et le lancement de la V2 en mai 2024. Les modifications rĂ©glementaires comprendront Ă©galement une pĂ©riode de transition pour permettre aux importateurs qui souhaitent continuer Ă  faire dĂ©douaner leurs marchandises avant le paiement des droits de respecter leur exigence en matière de garantie financière. La pĂ©riode de transition a Ă©tĂ© Ă©tablie pour diminuer les risques de contretemps et de retards sur le plan des opĂ©rations une fois que la V2 du système de la GCRA sera mise en Ĺ“uvre.

Certes, les PCC ont indiquĂ© Ă  l’ASFC qu’ils seraient favorables Ă  une approche de mise en Ĺ“uvre encore plus graduelle de la GCRA, mais l’ASFC est limitĂ©e par le fait que la GCRA ne peut ĂŞtre exĂ©cutĂ©e en parallèle avec les anciens systèmes, ce qui signifie que certaines fonctionnalitĂ©s du système de la GCRA (au-delĂ  de celles incluses dans les V0 et V1) ne peuvent pas ĂŞtre mises en Ĺ“uvre tout en maintenant les anciens systèmes. Pour cette raison, l’entrĂ©e en vigueur des changements rĂ©glementaires coĂŻncide avec la V2 du système de la GCRA pour garantir que les PCC seront en mesure de se conformer pleinement Ă  la rĂ©glementation et que l’ASFC pourra activer toutes les fonctionnalitĂ©s du système de la GCRA au moyen du PCG et commencer Ă  mettre les anciens systèmes hors service.

Communications électroniques

Comme ils ne seront plus tenus d’envoyer des documents papier Ă  l’ASFC, les PCC ont rĂ©agi plutĂ´t positivement aux changements qui faciliteront la communication Ă©lectronique. Toutefois, les PCC du volet des EFVM ont exprimĂ© certaines prĂ©occupations quant Ă  l’obligation de crĂ©er un compte sur le PCG pour satisfaire Ă  leurs nouvelles exigences rĂ©glementaires. Afin de rĂ©pondre Ă  ces prĂ©occupations et de faciliter la transition vers l’utilisation du PCG, l’ASFC a mis au point un autre processus qui sera Ă©tabli dans la politique opĂ©rationnelle (par exemple les mĂ©morandums D) de façon provisoire, pour les participants au Programme des messageries – EFV.

Prestation d’une garantie financière par voie électronique

Bien que les PCC aient largement soutenu la transition Ă  la transmission Ă©lectronique des informations relatives Ă  leur garantie financière, nombre d’entre eux ont exprimĂ© des prĂ©occupations concernant la rĂ©alisation d’investissements et de changements importants aux systèmes informatiques pour rĂ©pondre Ă  ces exigences de garantie financière (et Ă  d’autres exigences de l’ASFC) jusqu’à ce qu’ils aient Ă©tĂ© informĂ©s de leurs obligations prĂ©cises Ă©noncĂ©es dans la rĂ©glementation, y compris les conditions de garantie financière acceptable, qui sont incluses dans le nouveau Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques). Ils ont indiquĂ© aussi avoir besoin d’un dĂ©lai suffisant (jusqu’à un an) pour apporter les modifications nĂ©cessaires Ă  leurs systèmes informatiques afin de satisfaire aux nouvelles exigences en matière de garantie financière. En rĂ©ponse Ă  ces prĂ©occupations, la prĂ©sente initiative de rĂ©glementation prĂ©voit une pĂ©riode de transition. La pĂ©riode de transition prĂ©voira un dĂ©lai supplĂ©mentaire (180 jours après l’entrĂ©e en vigueur des règlements) pour les importateurs qui souhaitent continuer de faire dĂ©douaner leurs marchandises avant le paiement de droits pour s’intĂ©grer au système et se prĂ©parer aux nouvelles exigences en matière de garantie financière.

Cycles de facturation

Les PCC étaient généralement favorables aux changements visant à introduire les cycles de facturation actualisés. Les changements créeront un processus simplifié et plus rationalisé pour les PCC qui soumettent leurs déclarations en détail à l’ASFC et élimineront les complexités mises en évidence dans le passé lorsqu’ils devaient gérer plusieurs dates d’échéance de paiement chaque mois. Au cas où un PCC pourrait avoir de la difficulté à soumettre ses données de déclaration par voie électronique, une certaine souplesse existe dans les règlements, de sorte que les importateurs incapables de se conformer aux exigences de la déclaration électronique dans des circonstances exceptionnelles pourront utiliser les anciens processus pour satisfaire à leurs exigences de déclaration. Les PCC se sont également prononcés en faveur de l’introduction d’une période pour apporter des corrections sans que des pénalités ne soient imposées, et de la possibilité d’apporter des corrections ainsi que des rajustements en ligne, du fait que ces changements les aideraient à transmettre à l’ASFC les renseignements à jour les plus exacts et ne les pénaliseraient pas pour peu qu’ils apportent des changements à leurs déclarations en détail.

Publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada

Les modifications rĂ©glementaires et le nouveau règlement ont fait l'objet d'une publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada le 26 novembre 2022, suivie d'une pĂ©riode de commentaires du public d'une durĂ©e de 30 jours. Une fois ces modifications publiĂ©es, l’ASFC a transmis la publication au GT PCC, Ă  d’autres groupes de travail de l’ASFC et au ComitĂ© consultatif sur les activitĂ©s commerciales Ă  la frontière. La publication a Ă©galement Ă©tĂ© affichĂ©e sur le site Web de l’ASFC et annoncĂ©e dans les mĂ©dias sociaux.

Au cours de la pĂ©riode de consultation, les intervenants ont eu l’occasion de consulter et de soumettre des commentaires sur le règlement, par courriel ou au moyen du Système de consultation rĂ©glementaire en ligne. L’ASFC a reçu environ 137 commentaires uniques de la part de 15 personnes qui se sont identifiĂ©es et de la part de deux (2) autres, anonymes. Bien que de nombreux commentaires reçus par l’ASFC Ă©taient directement liĂ©s aux modifications rĂ©glementaires et au nouveau Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques), soit environ 35 % de tous les commentaires reçus, d’autres portaient sur le projet de la GCRA dans son ensemble et sur les processus connexes en gĂ©nĂ©ral. Aucune modification importante n’a Ă©tĂ© apportĂ©e au règlement Ă  la suite de la pĂ©riode de consultation. Quelques modifications mineures ont Ă©tĂ© apportĂ©es au nouveau Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques), au RDDMIPD et au Règlement sur les boutiques hors taxes, comme il est dĂ©crit ci-dessous.

Commentaires sur la réglementation sur la GCRA

Les commentaires reçus concernant spĂ©cifiquement les règlements comprenaient Ă©galement des commentaires portant sur les Ă©lĂ©ments suivants : les coĂ»ts et les avantages pour l’ASFC et les PCC dĂ©coulant des modifications rĂ©glementaires; l’obligation de communiquer avec l’ASFC par voie Ă©lectronique au moyen du PCG; l’obligation pour les PCC de dĂ©poser une garantie ou de fournir Ă  l’ASFC une confirmation de la garantie, par voie Ă©lectronique, et le nouveau Règlement sur la sĂ©curitĂ© financière (moyens Ă©lectroniques) connexe; les nouveaux cycles de facturation de la GCRA; le rĂ´le des courtiers en douane dans la facilitation des Ă©changes; les obligations internationales du Canada; la manière dont l’ASFC surveille les indicateurs de rendement clĂ©s (IRC) de la GCRA; le calendrier de la V2 et l’état de prĂ©paration de l’industrie avant la mise en Ĺ“uvre. Bien qu’aucun changement de fond n’ait Ă©tĂ© apportĂ© Ă  la rĂ©glementation Ă  la suite des commentaires reçus, certaines dispositions du Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques) ont Ă©tĂ© clarifiĂ©es, comme il est dĂ©crit ci-dessous.

Les commentaires reçus qui sont directement liĂ©s Ă  l’initiative de rĂ©glementation de la GCRA ont Ă©tĂ© regroupĂ©s en fonction des sujets suivants :

1. Coûts et avantages de la réglementation

L’ASFC a reçu un certain nombre de commentaires des intervenants au sujet des coĂ»ts et des avantages pour l’ASFC et pour les PCC Ă  la suite de la mise en Ĺ“uvre complète de la GRCA. Les hypothèses et les rĂ©sultats de l’analyse coĂ»ts-avantages (ACA) du prĂ©sent RĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation (REIR) sont expliquĂ©s plus en dĂ©tail dans un rapport d’analyse coĂ»ts-avantages des modifications rĂ©glementaires et des nouveaux règlements Ă  l’appui du projet de Gestion des cotisations et des recettes de l’ASFC (GCRA), rapport qui est disponible sur demande. Dans l’ACA, aucune estimation n’a Ă©tĂ© modifiĂ©e Ă  la suite de commentaires; toutefois, des dĂ©tails supplĂ©mentaires sur les points qui ont Ă©tĂ© les plus commentĂ©s sont fournis ci-dessous.

Des commentaires ont Ă©tĂ© formulĂ©s sur le fait que l’ASFC n’était pas prĂŞte pour la mise en Ĺ“uvre et que ces coĂ»ts n’étaient pas inclus dans l’ACA. L’ACA repose sur les attentes en ce qui a trait Ă  la mise en Ĺ“uvre de la GCRA : on espère qu’elle se dĂ©roulera comme prĂ©vu. Comme l’ASFC a menĂ© de vastes consultations auprès des PCC et qu’elle participe activement Ă  l’intĂ©gration des clients dans le PCG, il a Ă©tĂ© supposĂ© que les intervenants seront bien prĂ©parĂ©s pour la mise en Ĺ“uvre complète de la GCRA, ce qui permettra une transition sans heurts et sans grandes perturbations commerciales.

De nombreuses prĂ©occupations ont Ă©tĂ© soulevĂ©es au sujet des coĂ»ts qui ne sont pas reflĂ©tĂ©s dans l’ACA, y compris la nouvelle formule de calcul du montant de la garantie financière nĂ©cessaire pour participer au programme de mainlevĂ©e avant paiement (MAP) et la transition vers la garantie financière dĂ©posĂ©e par l’importateur. Il s’agit de dĂ©cisions stratĂ©giques que l’ASFC a prises et qui ne dĂ©coulent pas des règlements; elles ne sont donc pas incluses dans l’ACA rĂ©glementaire de la GCRA.

Certains commentaires confirment Ă©galement que les PCC communiquent dĂ©jĂ  par voie Ă©lectronique avec l’ASFC. Bien que le système de la GCRA permettra aux clients de s’enregistrer auprès de l’ASFC par voie Ă©lectronique, de s’inscrire Ă  des programmes commerciaux, de tĂ©lĂ©verser des documents et de recevoir des avis de l’ASFC, il est vrai que certaines de ces Ă©tapes peuvent dĂ©jĂ  ĂŞtre effectuĂ©es par voie Ă©lectronique, mĂŞme si la façon dont le règlement est actuellement formulĂ© donne Ă  penser que ces processus sont exĂ©cutĂ©s en personne ou par la poste. Les commentaires en provenance d’organisations de plus grande taille ont indiquĂ© que peu de PCC sont tenus de soumettre des documents en personne, dans un bureau de l’ASFC, et qu’environ 95 % des transactions sont dĂ©jĂ  transmises par voie Ă©lectronique, ce qui ne reprĂ©sente pas un avantage pour les PCC de plus grande taille. Ă€ l’inverse, les commentaires des petites entreprises tĂ©moignent de la frustration face Ă  l’obligation de se rendre dans les bureaux de l’ASFC pour signer les expĂ©ditions, et la GCRA constituera donc clairement un avantage pour les PCC de petite taille. Par consĂ©quent, l’ACA a cherchĂ© Ă  Ă©quilibrer les Ă©conomies mineures liĂ©es Ă  l’administration, pour les PCC qui communiquent dĂ©jĂ  par voie Ă©lectronique avec les Ă©conomies plus importantes, Ă©galement liĂ©es Ă  l’administration, pour les PCC qui ont encore recours Ă  des processus manuels. En tenant compte de ces deux points de vue, l’ACA a permis de chiffrer ces Ă©conomies d’ordre administratif comme Ă©tant l’équivalent d’une amĂ©lioration de 1 % des coĂ»ts par expĂ©dition, en moyenne, pour tous les PCC — une estimation qui tient compte du fait que certaines activitĂ©s sont dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ©es par des moyens Ă©lectroniques.

D’autres prĂ©occupations ont Ă©tĂ© soulevĂ©es concernant les employĂ©s actuels des PCC qui se familiarisent avec le système de la GCRA. En ce qui concerne ces prĂ©occupations, dans un commentaire, une personne a indiquĂ© que l’ACA sous-estime les coĂ»ts de formation et ne dĂ©crit pas avec exactitude le coĂ»t additionnel pour les PCC, attribuables Ă  la formation d’employĂ©s supplĂ©mentaires pour la GCRA, ainsi qu’à la formation supplĂ©mentaire pour les employĂ©s actuels. Bien que cela puisse ĂŞtre vrai pour certains PCC, il est important de noter que le nombre de formations requises variera d’un PCC Ă  un autre. Pour les importateurs qui ont des comptes simples, qui possèdent de bonnes connaissances technologiques ou qui font appel Ă  un fournisseur de services, la formation requise risque d’être minimale. Pour les autres importateurs ayant des comptes complexes ou qui sont moins Ă  l’aise avec la technologie, il pourrait ĂŞtre nĂ©cessaire d’augmenter le temps consacrĂ© Ă  l’examen des ressources ou Ă  l’accès au matĂ©riel de formation. Par exemple, les PCC qui doivent comprendre les fonctions spĂ©cialisĂ©es de la GCRA ou des processus spĂ©cifiques peuvent avoir besoin de 30 heures pour se prĂ©parer Ă  utiliser la GCRA. Selon une Ă©valuation interne de l’ASFC, l’ACA estime que, en moyenne, les PCC exigeront qu’un employĂ© suive environ 10 heures de formation, ce qui comprendra une formation officielle, ainsi que des processus d’apprentissage et des services de consultation.

D’autres prĂ©occupations ont Ă©tĂ© soulevĂ©es concernant les PCC pour qu’ils aient la technologie requise pour s’assurer que la GCRA fonctionne adĂ©quatement avec leurs systèmes. Les personnes ayant formulĂ© des commentaires ont fait remarquer que les facteurs de coĂ»ts sont importants pour la mise Ă  jour des systèmes ainsi que pour la conception et la mise en Ĺ“uvre de la V1 de la GCRA, ce qui a entraĂ®nĂ© des coĂ»ts d’infrastructure disproportionnĂ©s. De plus, en raison du manque d’infrastructures numĂ©riques dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es et dans les communautĂ©s autochtones, il est possible qu’elles ne soient pas en mesure de tirer pleinement avantage de la numĂ©risation. Afin d’évaluer de façon adĂ©quate le coĂ»t pour la mise Ă  jour des systèmes internes de tous les PCC, l’ASFC a consultĂ© des recherches internes effectuĂ©es antĂ©rieurement pour estimer que le coĂ»t initial de mise Ă  niveau de la TI s’élève Ă  3 863 $ par entreprise, et le coĂ»t annuel de maintenance de la mise Ă  niveau est de 856 $ (en dollars de 2020) par entreprise. Ce coĂ»t est directement liĂ© Ă  l’introduction de dates d’échĂ©ance des dĂ©clarations et des pĂ©riodes de facturation, puisque l’Agence s’attend Ă  ce que certains importateurs et d’autres PCC doivent mettre Ă  jour leurs propres systèmes de dĂ©claration pour tenir compte de ces changements. L’ASFC estime que 5 % de ces coĂ»ts seront engagĂ©s. Il se peut que cela ne reflète pas les autres coĂ»ts facultatifs que les PCC peuvent engager, ou ont dĂ©jĂ  engagĂ©s, afin d’optimiser leurs systèmes pour la V2 du système de la GCRA (par exemple pour Ă©tablir une nouvelle connexion EDI avec l’ASFC), Ă©tant donnĂ© qu’il ne s’agit pas d’une obligation Ă©noncĂ©e dans un règlement.

2. Communications électroniques

L’ASFC a reçu plusieurs commentaires concernant les dispositions du règlement concernant les communications électroniques. Dans les commentaires, les personnes ont plus précisément fait remarquer les limites possibles de l’accès au PCG pour les PCC qui sont dans des collectivités rurales ou éloignées ou dans des communautés autochtones; elles ont souligné la nécessité des exceptions quant à l’obligation de déclarer en détail des marchandises par voie électronique dans des situations comme celles où les PCC n’ont pas de connexion Internet fiable ou n’ont pas l’infrastructure numérique nécessaire pour utiliser le PCG; et elles ont demandé des précisions sur la suppression des exigences relatives à la signature manuscrite des cautionnements.

Aucun changement n’a Ă©tĂ© apportĂ© au règlement pour donner suite Ă  ces commentaires. Toutefois, Ă  la suite de la publication du règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada, l’ASFC a constatĂ© que le système de la GCRA possède peu de fonctions permettant de soumettre, par voie Ă©lectronique, les documents liĂ©s aux activitĂ©s des boutiques hors taxes, en raison de la grande taille des fichiers. Par consĂ©quent, la modification proposĂ©e dans le projet rĂ©glementaire publiĂ© dans la Partie I de la Gazette du Canada, exigeant la soumission Ă©lectronique des documents mentionnĂ©s au paragraphe 16(2) du Règlement sur les boutiques hors taxes a Ă©tĂ© modifiĂ©e afin de supprimer l’obligation de soumettre des documents par voie Ă©lectronique. Cependant, il convient de noter que la documentation mentionnĂ©e au paragraphe 16(2) du Règlement sur les boutiques hors taxes peut ĂŞtre tĂ©lĂ©chargĂ©e Ă©lectroniquement Ă  condition que la taille du fichier ne dĂ©passe pas la taille maximale du système GCRA. Les exigences relatives Ă  la prĂ©sentation Ă©lectronique d’une demande de licence de boutique hors taxes dĂ©crites au paragraphe 3(2) et Ă  l’avis Ă©lectronique de l’Agence d’un changement proposĂ© dans la propriĂ©tĂ© effective des actions d’une sociĂ©tĂ© exploitant une boutique hors taxes dĂ©crites Ă  l’article 17.1 du Règlement sur les boutiques hors taxes publiĂ© dans la Partie I de la Gazette du Canada n’ont pas changĂ©, car cette documentation ne dĂ©passera pas la taille maximale des fichiers du système GCRA.

Au cours de l’élaboration du règlement, l’ASFC a tenu compte des difficultĂ©s potentielles liĂ©es Ă  l’accès au PCG et la nĂ©cessitĂ© d’exceptions Ă  l’obligation de dĂ©clarer en dĂ©tail les marchandises par voie Ă©lectronique. Aux termes du paragraphe 2.2(2) du RDDMIPD, ainsi que du paragraphe 5(3) du nouveau Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques), les formats non Ă©lectroniques de dĂ©clarations ou de garantie seront acceptĂ©s si le ministre dĂ©termine :

L’application de ces exceptions sera mise en œuvre de manière uniforme et équitable.

En ce qui concerne la demande de clarification concernant le retrait de l’exigence relative Ă  la signature manuscrite pour les cautionnements, le nouveau Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques) permettra Ă  l’ASFC et aux PCC de ne plus ĂŞtre tenus de satisfaire aux exigences actuelles « SignĂ©, scellĂ© et dĂ©livrĂ© Â» du formulaire D120 intitulĂ© « Caution en douane Â». Dans le cadre de la GCRA, les renseignements relatifs Ă  l’accord de garantie conclu entre un fournisseur de garantie et un dĂ©biteur seront fournis Ă  l’ASFC par voie Ă©lectronique, sans qu’une signature manuscrite soit nĂ©cessaire. Il est cependant important de noter que l’ASFC n’est pas partie Ă  l’accord de garantie et que, par consĂ©quent, le processus qui engage le fournisseur de garantie et le dĂ©biteur peut toujours inclure les signatures manuscrites.

3. Prestation d’une garantie financière par voie électronique

L’ASFC a reçu des commentaires de certains intervenants qui craignent que la pĂ©riode de 180 jours ne soit pas suffisante pour permettre aux importateurs de faire la transition vers les nouvelles exigences en matière de garantie financière; qui demandent Ă  connaĂ®tre les modalitĂ©s de la garantie financière et la façon dont l’inscription au programme de MAP sera contrĂ´lĂ©e; qui demandent des Ă©claircissements sur la terminologie dans le nouveau Règlement sur la sĂ©curitĂ© financière (moyens Ă©lectroniques), ainsi que sur le libellĂ© et les dĂ©lais. L’ASFC a Ă©galement reçu un commentaire d’une personne qui exprimait son appui quant Ă  la mise en Ĺ“uvre d’une pĂ©riode de transition qui donnera du temps aux importateurs afin de respecter les nouvelles exigences en matière de garantie financière.

L’ASFC a dĂ©cidĂ© de maintenir la pĂ©riode de transition de 180 jours afin de laisser suffisamment de temps aux importateurs pour obtenir la garantie tout en gĂ©rant le niveau de risque financier de l’ASFC et du gouvernement du Canada. Dans le cadre de consultations avec les fournisseurs de garantie financière, l’ASFC a appris que, pour les importateurs, dans la plupart des cas, le processus d’obtention de la garantie devrait prendre moins d’une semaine. Bien que le dĂ©lai nĂ©cessaire au dĂ©biteur et au fournisseur de garantie pour conclure un accord de garantie varie en fonction d’un certain nombre de facteurs (par exemple le niveau de risque du dĂ©biteur), l’ASFC croit que la pĂ©riode de transition de 180 jours accordera aux importateurs un dĂ©lai suffisant pour satisfaire Ă  leurs exigences en matière de garantie, afin de continuer Ă  obtenir la mainlevĂ©e de leurs marchandises avant le paiement des droits.

L’ASFC surveillera Ă©galement de près l’adhĂ©sion au programme de MAP et l’utilisation de celui-ci Ă  la V2 du système de la GCRA, afin de faciliter la gestion des risques financiers au cours de cette pĂ©riode. Les PCC qui ne sont pas en mesure d’obtenir une garantie financière acceptable dans ces dĂ©lais peuvent continuer d’avoir recours Ă  d’autres options approuvĂ©es telles qu’un dĂ©pĂ´t en espèces, au moyen du PCG.

En ce qui concerne les commentaires reçus d’intervenants qui demandent Ă  connaĂ®tre les modalitĂ©s de la garantie financière, les modalitĂ©s de l’accord de garantie conclu entre le dĂ©biteur et le fournisseur de garantie ont Ă©tĂ© intĂ©grĂ©es dans l’article 4 du nouveau Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques). Cette information sera communiquĂ©e aux intervenants par l’équipe de mobilisation des intervenants de la GCRA, en faisant appel au GT PCC et en envoyant des courriels.

Enfin, l’ASFC a pris en considĂ©ration les demandes de clarification concernant la terminologie, le libellĂ© et les dĂ©lais et a apportĂ© des modifications au nouveau Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques) pour :

4. Cycles de facturation

L’ASFC a reçu des commentaires de la part d’intervenants qui remettent en question les raisons motivant le changement de la date d’échéance de déclaration pour les EFV; qui ont exprimé des inquiétudes quant à savoir si les dates d’échéance harmonisées des paiements simplifieront le paiement, en pratique, pour les PCC; qui demandent des renseignements supplémentaires pour aider les intervenants à mieux comprendre les nouveaux cycles de facturation; qui demandent des renseignements sur les méthodes de paiement acceptables dans le système de la GCRA, pour tous les PCC.

Aucun changement n’a Ă©tĂ© apportĂ© au règlement pour donner suite Ă  ces commentaires. Toutefois, Ă  la suite de la publication du règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada, il a Ă©tĂ© confirmĂ© que les pĂ©riodes de facturation dans le système de la GCRA se fondent sur la date oĂą les marchandises sont dĂ©douanĂ©es et non sur la date oĂą elles sont dĂ©clarĂ©es. Par exemple, la pĂ©riode de facturation pour les EGV et les EFV comprend toutes les marchandises qui ont Ă©tĂ© dĂ©douanĂ©es pendant la pĂ©riode dĂ©butant le 18 d’un mois et se terminant le 17 du mois suivant. L’article 10.1 du RDDMIPD a Ă©tĂ© modifiĂ© afin de clarifier ce point.

L’ASFC a pris la dĂ©cision d’harmoniser la date d’échĂ©ance des dĂ©clarations pour les EGV et les EFV Ă  cinq jours ouvrables après que les marchandises ont Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©es, afin de simplifier les dates d’échĂ©ance des dĂ©clarations de l’ensemble des programmes similaires. Afin de simplifier les paiements, l’ASFC a Ă©galement pris la dĂ©cision d’harmoniser la date d’échĂ©ance des paiements, et ce pour tous les PCC. Cela permettra d’établir une seule date d’échĂ©ance de paiement mensuel, soit 10 jours de semaine après le 17 du mois au cours duquel le relevĂ© de compte a Ă©tĂ© Ă©tabli.

En ce qui concerne la demande de consultation supplĂ©mentaire pour mieux comprendre les nouveaux cycles de facturation, y compris l’information qui figurera sur le relevĂ© de compte mensuel, l’équipe de mobilisation des intervenants de la GCRA consultera les intervenants par l’entremise du GT PCC et au moyen des webinaires Ă  l’intention du grand public au cours des mois prĂ©cĂ©dant la V2 du système de la GCRA. Ces activitĂ©s de sensibilisation ont pour but d’aider les PCC Ă  mieux comprendre les nouveaux cycles de facturation qui auront une incidence sur eux.

Dans le cadre de la GCRA, l’ASFC acceptera le paiement Ă©lectronique par carte de crĂ©dit, sur le PCG, pour des montants de moins de 5 000 $ ou par Interac en ligne. Le paiement peut Ă©galement ĂŞtre fait Ă  l’ASFC au moyen d’une entente de prĂ©lèvement automatique qui permet Ă  l’ASFC d’effectuer chaque mois des prĂ©lèvements automatiques prĂ©autorisĂ©s Ă  partir d’un compte bancaire du PCC, au moyen de l’EDI ou de services bancaires en ligne. De plus, les PCC seront toujours autorisĂ©s Ă  payer au moyen de mĂ©thodes non Ă©lectroniques Ă  la frontière, mĂŞme si l’ASFC fera la promotion du recours aux paiements Ă©lectroniques.

L’ASFC travaille Ă©galement en collaboration avec les institutions financières pour offrir d’autres options de paiement Ă©lectronique aux importateurs non rĂ©sidents (INR). L’Agence travaille actuellement sur l’ajout de nouvelles institutions financières des États-Unis et d’autres pays, et les INR peuvent continuer Ă  verser des paiements par l’entremise de leurs courtiers qui agissent en leur nom. L’ASFC continuera Ă©galement de travailler en collaboration avec les INR, au cas par cas, afin de dĂ©terminer des options viables de paiement Ă©lectronique au moyen du système de la GCRA.

5. Changements dans les relations avec les courtiers en douane

L’ASFC a reçu un certain nombre de commentaires concernant le rôle important des courtiers en douane dans la facilitation des échanges. Bien que la GCRA apporte des modifications aux exigences relatives à la prestation de garantie pour le programme de MAP qui ne permettront plus aux importateurs d’avoir recours à la garantie de leur courtier en douane pour obtenir la mainlevée de leurs marchandises avant le paiement des droits, les courtiers en douane continueront de pouvoir effectuer des transactions au nom des importateurs, pourvu que les pouvoirs lui aient été délégués pour effectuer ces transactions dans le PCG.

6. Obligations internationales

L’ASFC a reçu des commentaires d’intervenants concernant les obligations internationales du Canada en vertu de l’Organisation mondiale des douanes (OMD), de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). Plus prĂ©cisĂ©ment, les intervenants ont soulevĂ© des prĂ©occupations concernant le fait que l’ASFC effectue la transition vers le dĂ©pĂ´t de la garantie financière des importateurs pour le programme de MAP, ce qui ne permettra plus aux importateurs d’avoir recours Ă  la caution de leur courtier en douane alors que l’OMD promeut le recours aux courtiers en douane pour faciliter les Ă©changes; les changements apportĂ©s au cycle de facturation ne respectent pas les obligations du Canada envers l’OMC en ce qui a trait Ă  la simplification et de la facilitation des Ă©changes; la GCRA ne respecte pas les articles de l’ACEUM relativement aux procĂ©dures douanières qui facilitent les Ă©changes et aux procĂ©dures douanières accĂ©lĂ©rĂ©es des envois express (en particulier les articles 7.1, 7.7 et 7.8 de l’ACEUM).

Bien que l’OMD promeuve le recours aux courtiers en douane pour faciliter le commerce, parmi les obligations de l’OMD, aucune n’exige que les administrations douanières autorisent les courtiers en douane à garantir les droits et les taxes au nom des importateurs. Tel qu’il a été mentionné précédemment, dans le cadre de la GCRA, les courtiers en douane continueront d’être en mesure d’effectuer des transactions au nom des importateurs, sauf lorsqu’il s’agit de permettre aux importateurs d’utiliser leur caution pour participer au programme de MAP. De même, les changements apportés au cycle de facturation, y compris la date d’échéance harmonisée des paiements, visent à simplifier les processus pour les PCC et à faire en sorte que les processus facilitent le commerce. Parmi les obligations de l’OMC, rien n’interdit la simplification de la facturation et du paiement.

Tel qu’il a Ă©tĂ© conçu, le système de GCRA satisfait Ă  chacune des dispositions suivantes du chapitre 7 de l’ACEUM :

Bien que, pour les PCC, il puisse y avoir des coûts initiaux associés à la mise en œuvre de la GCRA tels qu’ils sont décrits dans l’ACA réglementaire, on s’attend à ce que, à long terme, les PCC tirent avantage des processus électroniques simplifiés et modernisés.

7. Mesure du rendement

L’ASFC a reçu plusieurs commentaires d’intervenants qui demandent Ă  mieux connaĂ®tre les IRC que le projet de la GCRA utilise pour surveiller l’état d’avancement de la GCRA, afin de s’assurer que les avantages escomptĂ©s sont rĂ©alisĂ©s comme prĂ©vu. L’ASFC effectue le suivi des IRC suivants :

8. Calendrier et préparation de l’industrie

L’ASFC a reçu plusieurs commentaires d’intervenants ayant exprimĂ© des prĂ©occupations concernant la mise en Ĺ“uvre de la V2 qui Ă©tait initialement prĂ©vue en octobre 2023, puisque le mois d’octobre est souvent une pĂ©riode très chargĂ©e pour les PCC avant la pĂ©riode du temps des FĂŞtes. Les commentaires ont aussi exprimĂ© des prĂ©occupations concernant l’état de prĂ©paration des PCC pour une mise en Ĺ“uvre de la V2 en octobre 2023, y compris un temps insuffisant pour enregistrer et Ă©tablir la dĂ©lĂ©gation appropriĂ©e dans le portail. En ce qui concerne le calendrier de mise en Ĺ“uvre de la V2, en raison des prĂ©occupations concernant l’état de prĂ©paration pour une date en octobre pour la V2, l’ASFC a pris la dĂ©cision de dĂ©placer la V2 Ă  mai 2024. Ce changement devrait laisser suffisamment de temps Ă  l’ASFC et aux PCC pour se prĂ©parer Ă  la mise en Ĺ“uvre de la V2. L’ASFC reconnaĂ®t que l’adaptation Ă  un nouveau système informatique, en mĂŞme temps que l’introduction des nouvelles exigences rĂ©glementaires, exerce une pression supplĂ©mentaire pour les PCC. En retardant la mise en Ĺ“uvre de la V2 jusqu’à mai 2024, cela donnera Ă©galement plus de temps aux PCC d’enregistrer et d’établir la dĂ©lĂ©gation appropriĂ©e dans le portail. L’ASFC s’est engagĂ©e Ă  mener des consultations plus dĂ©taillĂ©es avec les intervenants de l’industrie afin d’assurer une mise en Ĺ“uvre rĂ©ussie de la V2 en mai 2024.

De plus, l’ASFC continue d’aider les PCC Ă  crĂ©er leur compte du PCG au moyen d’une stratĂ©gie de mobilisation exhaustive comprenant des prĂ©sentations et des sĂ©ries de webinaires destinĂ©es aux PCC, des activitĂ©s de sensibilisation adaptĂ©es aux associations pour les aider Ă  Ă©changer de l’information avec leurs membres et une prĂ©sence accrue aux points d’entrĂ©e. En se basant sur les leçons apprises Ă  la suite du lancement de la V1, l’ASFC a Ă©galement mis en Ĺ“uvre des changements pour simplifier le processus d’inscription des importateurs afin de favoriser une intĂ©gration rĂ©ussie.

L’ASFC surveille de près l’intĂ©gration des importateurs et des courtiers dans le PCG. L’Agence a Ă©tabli des objectifs d’intĂ©gration (pour tous les importateurs et courtiers et pour les plus grands importateurs, par valeur financière et volume) afin de s’assurer qu’il y a suffisamment d’inscriptions pour la V2. Bien que les objectifs d’intĂ©gration des courtiers soient en voie d’être atteints, l’Agence continue de travailler fort pour atteindre les objectifs d’intĂ©gration des importateurs et intensifie ses efforts de mobilisation pour s’assurer que l’intĂ©gration est suffisante pour faciliter une mise en Ĺ“uvre harmonieuse de la V2 en mai 2024.

Dans le cadre de la stratégie d’intégration de la GCRA, l’ASFC encourage également les importateurs à établir une délégation appropriée des pouvoirs dans le PCG. L’ASFC travaille en étroite collaboration avec la Société canadienne des courtiers en douane pour s’assurer que les pouvoirs appropriés ont été délégués aux courtiers pour qu’ils puissent effectuer des transactions dans les comptes de leurs clients afin de faciliter une transition sans heurt lors de la mise en service.

Commentaires relatifs à la GCRA (non liés à la réglementation)

Les commentaires reçus concernant le projet de la GCRA et ses processus connexes comprenaient, de façon plus gĂ©nĂ©rale, des commentaires sur : les fonctionnalitĂ©s et les processus du système de la GCRA, ainsi que sur le calendrier de mise en Ĺ“uvre de la V2; l’intĂ©gration et l’état de prĂ©paration des PCC; l’obligation pour les importateurs de dĂ©poser la garantie pour obtenir la mainlevĂ©e de leurs marchandises avant le paiement des droits; la formule de calcul de la garantie financière pour le programme de MAP; les questions et les prĂ©occupations concernant plus particulièrement l’EFVM; les demandes d’information supplĂ©mentaire concernant les processus des INR.

Les commentaires reçus qui portent sur la GCRA, mais qui ne sont pas directement liĂ©s Ă  l’initiative de rĂ©glementation, ont Ă©tĂ© regroupĂ©s en fonction des sujets suivants :

1. PrĂ©occupations liĂ©es aux fonctionnalitĂ©s, aux processus et Ă  la mise en Ĺ“uvre du système de la GCRA

L’ASFC a reçu un certain nombre de commentaires d’intervenants faisant état de préoccupations concernant le manque de précisions sur certains processus particuliers de la GCRA, l’approche de mise en œuvre de grande envergure selon laquelle les autres fonctionnalités de la GCRA seront accessibles sans que les anciens systèmes fonctionnent simultanément. L’ASFC a également reçu des commentaires d’intervenants qui mentionnent de possibles fonctionnalités qui pourraient être intégrées dans la GCRA, pour accroître les avantages de la communauté des PCC.

L’ASFC a rĂ©alisĂ© une Ă©valuation rigoureuse de l’état de prĂ©paration pour la V2. Le système de la GCRA sera prĂŞt pour une mise en Ĺ“uvre complète en mai 2024. Ă€ l’appui de cette Ă©valuation de l’état de prĂ©paration, l’ASFC a effectuĂ© des mises Ă  l’essai efficaces du système et a apportĂ© des changements afin d’amĂ©liorer les processus du système et de rĂ©soudre les problèmes en cours de route. De plus, de fĂ©vrier Ă  juin 2023, l’ASFC rĂ©alise une simulation de l’expĂ©rience de la GCRA, au cours de laquelle des PCC volontaires participent aux simulations des processus opĂ©rationnels de la GCRA et aux interactions, dans un environnement non opĂ©rationnel. Cette simulation a Ă©tĂ© utile pour prĂ©parer les participants pour la V2; toutefois, la simulation a identifiĂ© quelques problèmes liĂ©s Ă  certains processus opĂ©rationnels complexes de la GCRA que l’ASFC a rĂ©solus pour V2 en mai 2024. Ă€ la suite de la mise en Ĺ“uvre de V2, l’Agence observera une pĂ©riode de soutien intensif pendant laquelle le système sera surveillĂ© de près et tout problème imprĂ©vu sera rĂ©solu en prioritĂ©.

Afin de soutenir davantage l’ASFC et la prĂ©paration des PCC avant que la GCRA ne devienne le système d’enregistrement en mai 2024, l’ASFC a lancĂ© la deuxième de la simulation de l’expĂ©rience de la GCRA le 16 octobre 2023 après la migration de la fonctionnalitĂ© V2 vers un environnement de prĂ©production. Grâce Ă  cette simulation, les reprĂ©sentants de l’ASFC et un Ă©chantillon de PCC ont l’occasion de simuler des processus opĂ©rationnels et de se prĂ©parer Ă  la transition vers la V2 de la GCRA. Les participants de l’ASFC Ă  la simulation de l’expĂ©rience de la GCRA comprennent des reprĂ©sentants des secteurs de programme et des opĂ©rations rĂ©gionales dans le cadre de la structure « modèle de l’ASFC Â» qui sont en mesure d’interagir avec le système de la mĂŞme manière qu’ils s’y attendraient lorsque la GCRA entrera en production en mai 2024. Des employĂ©s supplĂ©mentaires de l’ASFC participent Ă©galement Ă  la fonctionnalitĂ© V2 de la GCRA pour aider leurs domaines de programme respectifs Ă  mener Ă  bien les activitĂ©s de prĂ©paration commerciale. Les PCC commenceront Ă  participer Ă  la simulation de l’expĂ©rience de la GCRA au dĂ©but de l’annĂ©e 2024; ces derniers reprĂ©sentent un Ă©chantillon reprĂ©sentatif des types de PCC qui interagiront avec la GCRA lors de la mise en service de V2, y compris les courtiers en douane, les importateurs et les fournisseurs de sĂ©curitĂ© financière.

De plus, l’ASFC continuera de travailler en collaboration avec les PCC, au moyen des forums existants comme le GT PCC, et la mobilisation ciblĂ©e d’associations et des sĂ©ances sur la GCRA peuvent ĂŞtre planifiĂ©es et adaptĂ©es selon les besoins des organisations, sur demande. De plus, les documents de politique opĂ©rationnelle pertinents (mĂ©morandums D) seront mis Ă  jour avant la mise en service afin que les PCC puissent comprendre en quoi les processus opĂ©rationnels changeront, après la mise en Ĺ“uvre.

En ce qui a trait Ă  l’approche de mise en Ĺ“uvre et au calendrier, l’ASFC connaĂ®t les inquiĂ©tudes qu’a soulevĂ©es la communautĂ© des PCC concernant l’approche de mise en Ĺ“uvre de grande ampleur de la V2. Toutefois, l’ASFC a effectuĂ© une analyse et a dĂ©terminĂ© qu’il n’est pas possible d’exĂ©cuter la GCRA en parallèle avec les anciens systèmes, ce qui signifie que les autres fonctionnalitĂ©s de base de la GCRA doivent ĂŞtre lancĂ©es en mĂŞme temps que la V2. La V2 de la GCRA introduira un nouveau modèle de donnĂ©es qui est incompatible avec les anciens systèmes, de sorte que toute tentative pour exĂ©cuter des systèmes en parallèle serait extrĂŞmement coĂ»teuse Ă  Ă©laborer et aurait des rĂ©percussions sur la capacitĂ© de l’Agence Ă  procĂ©der comme prĂ©vu Ă  la mise en service de la V2 du système de la GCRA. De plus, la technologie vieillissante de l’ASFC est fragile; par consĂ©quent, le maintien en service des anciens systèmes pourrait Ă©galement prĂ©senter des risques pour l’Agence puisque les systèmes pourraient connaĂ®tre des problèmes qui pourraient avoir d’importantes rĂ©percussions sur les opĂ©rations.

Des recommandations sur les modifications ou les ajouts à apporter aux fonctionnalités du système ont été envoyées à l’équipe responsable du projet de la GCRA, aux fins d’examen, au fur et à mesure que la GCRA est mise en œuvre. Des possibilités d’améliorations seront déterminées dans les mois à venir.

2. Obligation de l’importateur à fournir une garantie financière

L’ASFC a reçu un certain nombre de commentaires d’intervenants qui ont exprimé des préoccupations concernant la transition vers le dépôt d’une garantie financière effectué par l’importateur, pour la participation au programme de MAP, et qui recommandent que l’ASFC continue d’accepter les cautions des courtiers en douane, ce qui simplifierait les échanges et diminuerait les coûts pour les importateurs. Si l’ASFC est consciente du fait que la transition vers le dépôt d’une garantie financière effectué par les importateurs constitue un changement considérable pour les importateurs qui utilisent actuellement la caution de leur courtier en douane, l’ASFC souhaite mettre fin à cette pratique pour éliminer les problèmes auxquels elle a été confrontée par le passé lorsqu’elle tentait de réclamer une caution auprès d’un courtier. Cette décision stratégique permettra à l’ASFC de recueillir des renseignements sur la garantie, ce qui est conforme à l’objectif de la GCRA visant à améliorer la garantie des recettes fiscales dans l’intérêt des Canadiens.

Grâce Ă  l’utilisation du PCG, les importateurs, qui sont maintenant tenus de dĂ©poser une garantie financière, seront en mesure de surveiller l’utilisation de la garantie financière et recevront des notifications ou des « incitatifs Â» s’ils sont sur le point d’atteindre la limite de leur garantie. Cela simplifiera le processus pour les importateurs qui auront la possibilitĂ© de prendre connaissance des renseignements de leur compte de garantie plutĂ´t que de dĂ©pendre de leur courtier en douane pour obtenir ces renseignements.

Afin de faciliter la transition vers les nouvelles exigences en matière de garantie financière pour le programme de MAP selon lesquelles les importateurs qui utilisent actuellement la caution de leur courtier en douane pour obtenir la mainlevĂ©e de leurs marchandises avant le paiement des droits seront tenus d’obtenir leur propre garantie, le règlement prĂ©voit une pĂ©riode de transition de 180 jours pour accorder du temps aux importateurs pour qu’ils puissent obtenir une garantie d’un fournisseur de garantie ou faire un dĂ©pĂ´t de garantie dans le PCG.

3. Programme de MAP – Exigences en matière de garantie financière et calculs

L’ASFC a reçu plusieurs commentaires d’intervenants qui ont fait part de leurs prĂ©occupations et de leurs recommandations concernant la formule de calcul de la garantie financière pour le programme de MAP. Plus prĂ©cisĂ©ment, les intervenants ont soulevĂ© des prĂ©occupations concernant l’inclusion de la TPS/TVH dans la formule de calcul et ont recommandĂ© que la garantie nĂ©cessaire soit calculĂ©e en fonction du numĂ©ro d’entreprise Ă  neuf chiffres (entitĂ© juridique), plutĂ´t que du compte d’importation/exportation, et que le seuil minimal du cautionnement soit abaissĂ©.

Le calcul de la garantie financière nĂ©cessaire et du seuil minimal de la caution sera Ă©tabli dans la politique opĂ©rationnelle de l’ASFC (les mĂ©morandums D par exemple) et a Ă©tĂ© conçu en consultation avec les reprĂ©sentants de la communautĂ© des PCC. Le calcul vise Ă  s’assurer qu’il est possible pour tous les importateurs de dĂ©poser une garantie financière qui rĂ©pond Ă  leurs besoins et qui n’est pas trop lourde, tout en offrant une protection suffisante contre les dĂ©fauts de paiement du gouvernement du Canada. La dĂ©cision d’inclure la TPS a Ă©tĂ© prise pour amĂ©liorer la garantie sur les recettes fiscales importantes, ce qui profite aux Canadiens et reprĂ©sente mieux la dette totale due Ă  l’État. Ă€ la suite de la mise en Ĺ“uvre de la V2, l’ASFC surveillera de près les rĂ©percussions de ces dĂ©cisions stratĂ©giques afin de dĂ©terminer si elles sont efficaces et d’être au courant des rĂ©percussions imprĂ©vues et possibles qui pourraient en dĂ©couler.

4. Préoccupations particulières liées aux EFVM

L’ASFC a reçu un certain nombre de commentaires liĂ©s au Programme des messageries – EFV, notamment des prĂ©occupations concernant les dĂ©savantages concurrentiels possibles pour les participants au Programme des messageries – EFV et le moratoire sur le Programme des messageries – EFV; des questions sur des points de politique et de procĂ©dure en suspens; des recommandations pour d’autres solutions pour les importations commerciales dans le cadre du Programme de messageries – EFV ou d’un report pour exiger que les participants au Programme des messageries – EFV utilisent la GCRA lorsque les futures versions seront graduellement mises en Ĺ“uvre.

En rĂ©ponse Ă  ces commentaires, il convient de souligner que la dĂ©cision de l’ASFC d’imposer un moratoire sur les demandes dans le cadre du Programme des messageries – EFV se voulait ĂŞtre une mesure provisoire, pendant que l’Agence rĂ©alisait la modernisation du Programme des messageries – EFV. L’ASFC a Ă©galement Ă©laborĂ© un autre processus qui sera Ă©tabli dans la politique opĂ©rationnelle (par exemple les mĂ©morandums D) de façon provisoire afin de faciliter la transition vers l’utilisation du PCG pour les participants au Programme des messageries – EFV. Lorsqu’il sera finalisĂ©, le processus sera communiquĂ© aux PCC par l’intermĂ©diaire du groupe de travail sur l’EFVM et sur la GCRA, avant la V2. L’ASFC tient Ă©galement des sĂ©ances de mobilisation ciblĂ©es avec les intervenants du Programme des messageries – EFV afin de clarifier les questions relatives Ă  la politique et aux procĂ©dures restĂ©es en suspens concernant la V2 du système de la GCRA, afin d’amĂ©liorer l’état de prĂ©paration des PCC en vue de la mise en Ĺ“uvre.

5. Importateurs non-rĂ©sidents (INR)

En réponse aux commentaires reçus où les intervenants demandaient plus de détails sur les processus pour les INR, dans le système de la GCRA, en particulier en ce qui concerne le paiement électronique, l’ASFC travaille en étroite collaboration avec ses homologues des États-Unis et du Mexique, où est basé un pourcentage important d’INR, afin de planifier des webinaires destinés aux INR pour qu’ils puissent mieux comprendre les incidences qu’aura sur eux la V2 du système de la GCRA.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

La proposition a Ă©tĂ© soumise Ă  une Ă©valuation des rĂ©percussions des traitĂ©s modernes, conformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’approche fĂ©dĂ©rale pour la mise en Ĺ“uvre des traitĂ©s modernes. L’évaluation a portĂ© sur la zone gĂ©ographique et l’objet de l’initiative en lien avec les traitĂ©s modernes en vigueur, et n’a pas conclu Ă  l’existence de rĂ©percussions ou d’obligations potentielles liĂ©es Ă  des traitĂ©s modernes. L’Agence continuera d’évaluer les rĂ©percussions possibles au fur et Ă  mesure de la mise en Ĺ“uvre de nouveaux traitĂ©s modernes.

Choix de l’instrument

Des modifications rĂ©glementaires Ă©taient nĂ©cessaires pour permettre la communication et les paiements Ă©lectroniques. En effet, le cadre rĂ©glementaire actuel de l’ASFC crĂ©e des exigences particulières en matière de communication et de paiement, ce qui, dans certains cas, oblige les PCC Ă  utiliser d’anciens processus (par exemple en prĂ©voyant l’obligation de prĂ©senter des documents sur papier). Les cycles de facturation et les dates d’échĂ©ance de paiement de l’ASFC sont dĂ©finis aussi dans la rĂ©glementation actuelle, ce qui signifie que des changements doivent ĂŞtre apportĂ©s Ă  cette rĂ©glementation pour se rapprocher du modèle envisagĂ©.

Le nouveau Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques) prĂ©cise l’obligation pour les PCC de fournir une preuve de garantie financière par voie Ă©lectronique Ă  l’Agence et Ă©tablit les modalitĂ©s de l’accord de sĂ©curitĂ© entre le dĂ©biteur et la sociĂ©tĂ© de cautionnement. Il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© que l’Agence Ă©tablira les exigences par voie rĂ©glementaire, plutĂ´t que de s’en remettre uniquement aux procĂ©dures opĂ©rationnelles ou de laisser l’industrie Ă©tablir ses propres exigences. La mĂ©thode rĂ©glementaire a Ă©tĂ© choisie de manière Ă  permettre Ă  l’ASFC : (i) d’être certaine que la garantie financière fournie est suffisante pour dĂ©douaner les marchandises d’un importateur ou satisfaire aux exigences du programme; (ii) de s’assurer que le contrat de garantie est lĂ©gitime (par exemple conclu avec un fournisseur de garantie approuvĂ©); (iii) de donner Ă  l’ASFC beau jeu de faire une rĂ©clamation en vertu de la garantie si les dettes applicables ne sont pas payĂ©es.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Synthèse

Le rapport complet de l’analyse coûts-avantages mesure les coûts et les avantages attribués aux intervenants qui utiliseront la GCRA une fois qu’elle sera mise en œuvre. Les estimations figurant dans le présent document représentent l’incidence des règlements sur le gouvernement du Canada et sur les PCC, à savoir les importateurs, les courtiers en douane et les fournisseurs de garantie. Les règlements de la GCRA permettront des gains d’efficacité, tant pour le gouvernement que pour les PCC. La transition au nouveau programme entraînera des coûts, mais l’on prévoit que les avantages compenseront largement ces coûts.

Les avantages et les coĂ»ts se produisent sur une pĂ©riode de 10 ans et sont rĂ©duits Ă  un taux d’actualisation de 7 %. Avec la mise en Ĺ“uvre complète de la GCRA, les coĂ»ts pour tous les intervenants totaliseront 552,1 millions de dollars sur l’ensemble de la pĂ©riode de prĂ©vision (exercices de 2024-2025 Ă  2033-2034), ce qui Ă©quivaut Ă  un coĂ»t annuel de 78,6 millions de dollars. Les avantages pour toutes les parties prenantes devraient totaliser 1,6 milliard de dollars sur 10 ans, ce qui Ă©quivaut Ă  une valeur annualisĂ©e de 230,7 millions de dollars. Les avantages des règlements l’emportent sur les coĂ»ts de 1,07 milliard de dollars sur l’ensemble de la pĂ©riode de prĂ©vision, soit 152,1 millions de dollars par an.

Le cadre analytique
Le scénario de base

Le scĂ©nario de base renvoie Ă  la situation qui se produirait en l’absence de toute mesure rĂ©glementaire et au maintien du statu quo. En l’absence des modifications rĂ©glementaires et du nouveau règlement, l’ASFC ne serait pas en mesure de lancer la GCRA, et l’ASFC serait tenue de continuer Ă  utiliser les anciens processus conformes au règlement actuel, ce qui exige une administration considĂ©rable de la part de l’ASFC et des PCC. Dans la version de base, l’ASFC :

La mise en œuvre de la GCRA ne verrait la réalisation d’aucun des avantages prévus pour l’Agence ou les PCC.

Le scénario de base présume également que la décision stratégique de l’ASFC, d’exiger que les participants au programme de mainlevée avant le paiement assurent leur propre garantie plutôt que d’utiliser celle de leurs courtiers en douane, serait mise en œuvre, peu importe si des changements réglementaires sont apportés.

Le scénario réglementaire

Dans le cadre du scénario réglementaire, le système de la GCRA sera entièrement mis en œuvre avec les modifications réglementaires et la nouvelle réglementation mise en place. Les PCC seront tenus de mettre à jour leurs systèmes internes ainsi que de suivre une formation du personnel sur le PCG et/ou l’EDI.

En particulier, les modifications rĂ©glementaires permettront :

La différence entre le scénario de base et le scénario réglementaire est l’incidence progressive (coûts et avantages) du passage de l’ASFC à un système électronique.

Exigences dans les règlements : Comparaison de scĂ©nario de base et scĂ©nario rĂ©glementaire

Tableau 1 : Exigences contenues dans le scĂ©nario de base par rapport Ă  celles contenues dans le scĂ©nario rĂ©glementaire. Le tableau suivant prĂ©sente les exigences du scĂ©nario de base par comparaison Ă  celles du scĂ©nario rĂ©glementaire.

Exigence Scénario de base Scénario réglementaire
Paragraphe 5(1) : Toute garantie doit ĂŞtre donnĂ©e au moyen du système Ă©lectronique spĂ©cifiĂ© par le ministre Le processus est entièrement basĂ© sur le papier. Les transactions Ă©lectroniques ne sont pas autorisĂ©es. Seules les transactions Ă©lectroniques seraient autorisĂ©es sauf conditions particulières.
Paragraphe 5(2) : Exigences en matière d’information Il s’agit de renseignements, fournis Ă  l’aide de processus manuels, qui doivent figurer dans une caution douanière D120 et qui sont dĂ©jĂ  requises par la rĂ©glementation en vigueur :
  • indiquer le numĂ©ro du cautionnement, le cas Ă©chĂ©ant;
  • indiquer l’activitĂ© cautionnĂ©e particulière qui sera garantie;
  • identifier l’autoritĂ© compĂ©tente en inscrivant la lĂ©gislation appropriĂ©e;
  • Ă©crire le montant de la garantie en lettres;
  • Ă©crire le montant de la garantie en chiffres;
  • consulter le mĂ©morandum D applicable pour obtenir des instructions sur la façon de remplir le formulaire, puisque la pĂ©riode de validitĂ© d’une caution varie selon le programme et le but pour lequel elle est Ă©mise;
  • indiquer le bureau de l’ASFC oĂą les activitĂ©s doivent ĂŞtre menĂ©es;
En vertu du nouveau règlement, les informations seront fournies par voie électronique, ce qui entraînerait des économies de coûts.
 
  • indiquer le nom et l’adresse du principal obligĂ©, ainsi que son numĂ©ro d’entreprise;
  • l’apposition de la signature de deux agents dĂ»ment autorisĂ©s du principal obligĂ© en indiquant leurs noms et titres, ainsi que du sceau de l’entreprise;
  • indiquer le nom et l’adresse de la caution;
  • l’apposition de la signature de personnes autorisĂ©es de la sociĂ©tĂ© de cautionnement, indiquant leurs noms et titres et portant le sceau de la sociĂ©tĂ©;
  • l’apposition de la signature de tĂ©moins, au besoin;
  • indiquer la date Ă  laquelle le cautionnement a Ă©tĂ© signĂ© et scellĂ©.
 
Article 6 : Copie du contrat de garantie L’ASFC reçoit une copie par dĂ©faut. Dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, l’ASFC demandera une copie par exception, supprimant ainsi l’obligation pour les PCC de fournir des copies des accords, sauf sur demande.
Article 7 : RĂ©siliation du contrat de garantie La disposition prĂ©voit que la caution donne un prĂ©avis de 30 jours de la date de rĂ©siliation du contrat de garantie. Cette disposition se poursuivra dans le cadre du scĂ©nario rĂ©glementaire, mais est dĂ©sormais possible par voie Ă©lectronique.
Paragraphe 8(2) : Demande L’ASFC peut transmettre Ă  la caution un avis de rĂ©clamation, accompagnĂ© de tout autre document ou renseignement Ă  l’appui de la rĂ©clamation, si le dĂ©biteur n’a pas payĂ© un montant qu’il doit au jour oĂą le montant est exigible. Cette disposition relative au processus d’exĂ©cution se poursuivra et l’ASFC fera appliquer les conditions du contrat de garantie dans le scĂ©nario rĂ©glementaire.
Paragraphe 8(3) : DĂ©lai ou prescription L’ASFC doit envoyer l’avis de rĂ©clamation dans l’annĂ©e suivant la date d’expiration ou de rĂ©siliation de l’entente. Cette disposition relative au dĂ©lai de prescription se poursuivra dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, et l’ASFC peut toujours faire des rĂ©clamations pour le cautionnement en douane D120.
Paragraphe 9(2) : DĂ©termination par le ministre Si la caution fournit des renseignements pour rĂ©futer l’avis de rĂ©clamation, l’ASFC doit examiner les renseignements, prendre une dĂ©cision et aviser la caution de sa dĂ©cision. Cette dĂ©termination relative Ă  la dĂ©termination se poursuivra dans le scĂ©nario rĂ©glementaire. Il s’agit d’une pratique opĂ©rationnelle, et le dĂ©faut d’aviser le fournisseur de garantie de la dĂ©termination de l’ASFC signifie que la demande n’est jamais satisfaite.
Mise à jour des renseignements Si un débiteur apporte un changement à un cautionnement douanier, il doit obtenir un avenant ou un endossement du fournisseur de cautionnement pour enregistrer le changement, puis envoyer une copie au bureau physique de l’ASFC. Il n’y a pas d’exigence réglementaire stipulant que l’importateur ou le fournisseur de garantie doit fournir à l’ASFC des renseignements à jour si des changements sont apportés dans le contrat de garantie. Bien qu’il n’y ait pas d’exigence réglementaire, l’ASFC encouragera fortement les importateurs et les fournisseurs de garantie à fournir à l’Agence des renseignements à jour afin de s’assurer que l’importateur peut continuer à obtenir la mainlevée de ses marchandises avant le paiement des droits.
Interventions des intervenants

Les intervenants touchĂ©s ont Ă©tĂ© consultĂ©s au sujet de la GCRA et des modifications rĂ©glementaires connexes depuis 2018, notamment les groupes de travail et sous-groupes de travail des PCC, dans le cadre d’évĂ©nements de mobilisation. Grâce Ă  ces consultations, les PCC ont eu l’occasion de discuter de la façon dont la GCRA modifiera les exigences commerciales clĂ©s et la façon dont ils font affaire avec l’ASFC, ainsi que des coĂ»ts et des avantages associĂ©s Ă  ces changements.

Les nouveaux services, interfaces, fonctionnalités et solutions rendus possibles par la GCRA visent à satisfaire aux besoins de divers groupes d’intervenants en changeant la façon dont les importateurs déclarent les marchandises importées au Canada. Toutefois, la plupart des intervenants auront besoin de temps pour se préparer et se conformer aux nouvelles obligations, ainsi que de les comprendre. En raison de la pandémie de COVID-19 et des perspectives économiques générales incertaines, les intervenants sont plus que jamais préoccupés par les coûts qu’ils devront assumer à la suite de la mise en œuvre de la GCRA, et ils s’inquiètent de trouver le bon équilibre.

Gouvernement du Canada / Agence des services frontaliers du Canada

Au sein de l’ASFC, de nombreuses directions générales et nombre de groupes opérationnels participeront à l’adoption des nouveaux processus de la GCRA ainsi qu’à l’utilisation des nouveaux outils et des nouvelles solutions soutenus par les changements réglementaires. Ces contributions mettent l’ASFC en position d’améliorer sa capacité à fournir des services d’importation commerciale grâce à un gain d’efficacité et de productivité, ce qui entraînerait des économies de coûts et une augmentation des revenus pour le gouvernement du Canada.

Partenaires de la chaĂ®ne commerciale (PCC)

Les partenaires de la chaĂ®ne commerciale (PCC) touchĂ©s ont participĂ© Ă  d’importantes consultations durant la mise au point et la conception de la GCRA, notamment :

Importateurs et les courtiers en douane

Les importateurs pourront suivre un processus plus simple pour soumettre leur déclaration par voie électronique en utilisant le PCG ou l’EDI. Grâce à la capacité d’interagir avec l’ASFC par voie électronique, les importateurs bénéficieront d’économies de coûts découlant de ces processus simplifiés et électroniques. Les importateurs tireront également profit de la simplification de la facturation et des paiements par l’introduction de nouveaux cycles de facturation et d’une date d’échéance de paiement harmonisée, ainsi que d’un processus électronique simplifié pour afficher la garantie financière en vue de la participation au programme de mainlevée avant le paiement. De même, ces gains d’efficacité et processus simplifiés profiteront également aux courtiers en douane, étant donné que ceux-ci sont souvent embauchés par les importateurs pour mener des affaires en leur nom.

Autres PCC

D’autres PCC, comme les exploitants de boutiques hors taxes, tireront également profit des économies réalisées grâce à des processus simplifiés et électroniques. En outre, ceux qui sont tenus de déposer une garantie financière auprès de l’ASFC pour satisfaire aux exigences de leur programme bénéficieront de la possibilité de le faire par voie électronique.

Fournisseurs de garantie

Les exigences relatives à la mise en place d’une garantie pour le programme de mainlevée avant le paiement ne permettront plus aux importateurs d’utiliser le cautionnement de leur courtier en douane, ce qui réduira les pertes de revenus éventuelles du gouvernement du Canada. À sa place, les fournisseurs de garantie devront assumer la responsabilité des droits non payés dus par les importateurs qu’ils acceptent de garantir par l’intermédiaire d’un accord de garantie.

Estimation des avantages et des coûts

Les modifications rĂ©glementaires et le nouveau règlement profiteront principalement au gouvernement du Canada grâce Ă  des gains d’efficacitĂ© et Ă  une augmentation des revenus dĂ©coulant du passage aux communications Ă©lectroniques avec les PCC. Le passage aux communications Ă©lectroniques entre l’ASFC et les PCC devrait diminuer considĂ©rablement les coĂ»ts administratifs pour tous les intervenants et permettra Ă  l’Agence de consacrer plus de temps Ă  la vĂ©rification des transactions. Les coĂ»ts associĂ©s Ă  la mise en Ĺ“uvre des modifications rĂ©glementaires incomberont principalement Ă  l’ASFC, qu’il s’agisse des coĂ»ts initiaux liĂ©s Ă  la mise en Ĺ“uvre ou des coĂ»ts rĂ©currents liĂ©s Ă  la maintenance du système de la GCRA. On s’attend Ă©galement Ă  ce que les PCC (plus prĂ©cisĂ©ment les importateurs) engagent certains coĂ»ts une fois que le système de la GCRA sera entièrement mis en Ĺ“uvre, puisqu’ils auront besoin de mises Ă  jour informatiques et de formation pour se familiariser avec le système de la GCRA.

Tableau 2 : Avantages et intervenants touchĂ©s
Avantage Explication de l’avantage Intervenants visés
RĂ©duction des coĂ»ts administratifs Une fois la GCRA mise en Ĺ“uvre, la plupart des formulaires papier seront Ă©liminĂ©s et de nombreuses activitĂ©s seront simplifiĂ©es. On s’attend Ă  ce que les coĂ»ts administratifs (par exemple le coĂ»t de soumettre un formulaire papier Ă  l’ASFC) soient rĂ©duits. PCC
Recettes provenant des vérifications supplémentaires effectuées Le processus de collecte et d’analyse des données pour les vérifications se fait actuellement sur papier. En passant à un système électronique, ces tâches seront simplifiées puisque la GCRA recueillera et analysera automatiquement les données des vérifications, ce qui augmentera les revenus de l’ASFC. Gouvernement du Canada
Recettes provenant de rendements plus élevés par vérification

La méthode de la GCRA permettant de cibler les vérifications selon des techniques analytiques avancées optimisera le rendement des vérifications et réduira le temps consacré par les agents aux vérifications à faible rendement.

Elle augmentera également le rendement des vérifications ciblées en ajustant automatiquement toutes les transactions non conformes pour un importateur donné selon les résultats de la vérification, générant ainsi des revenus plus élevés.

Gouvernement du Canada
Économies associées aux nouvelles approches de vérification L’ASFC pourra vérifier un plus grand nombre de cas grâce aux analyses avancées et aux vérifications des systèmes prévues avec l’utilisation de la GCRA. Gouvernement du Canada
Revenus attribués à une conformité accrue L’ASFC compte sur les importateurs pour évaluer leurs propres droits et taxes dus en fonction de leur interprétation des tarifs douaniers. La GCRA permettra aux PCC d’évaluer correctement leurs propres taxes et droits dus. Gouvernement du Canada
Revenus provenant de l’amélioration du recouvrement des créances irrécouvrables Avec un système papier, l’ASFC n’est pas en mesure de recouvrer tous les droits et toutes les taxes dus. La GCRA utilisera un signal d’alerte préventif pour repérer les entreprises qui présentent un risque élevé de défaut de paiement, ce qui permettrait d’accélérer les efforts de recouvrement. Gouvernement du Canada
Réduction du coût du travail de bureau Le passage à la GCRA permettra d’éliminer la plupart des formulaires papier et des tâches manuelles, d’automatiser les activités de routine et à forte intensité de main-d’œuvre ainsi que de transférer la responsabilité de certaines activités aux clients grâce au portail libre-service en ligne. Gouvernement du Canada
RĂ©duction des coĂ»ts de maintenance des systèmes de TI de gestion des Ă©changes commerciaux et des revenus Il y a actuellement 33 systèmes qui appuient les processus commerciaux Ă  l’ASFC, dont plusieurs sont dĂ©suets et ne sont pas en mesure de rĂ©pondre aux besoins actuels. La GCRA remplacera 15 de ces systèmes, ce qui rĂ©duirait considĂ©rablement les coĂ»ts de maintenance et de soutien technique. Gouvernement du Canada
Réduction des coûts liés à la présentation des garanties financières par voie électronique À la suite de la mise en œuvre de la GCRA, les groupes des PCC seront tenus de présenter des garanties par voie électronique. PCC
Tableau 3 : CoĂ»ts et intervenants touchĂ©s
Coût Explication du coût Intervenants visés
Prestation de la GCRA Coûts de fonctionnement annuels de la GCRA, y compris la maintenance continue. Gouvernement du Canada
Mise à jour des systèmes internes La GCRA introduira de nouvelles dates d’échéance pour les déclarations, des périodes de facturation, une période de correction sans pénalité et une date d’échéance harmonisée des paiements afin de simplifier les processus de facturation et de paiement. Cela nécessitera que les importateurs et les PCC mettent à jour leurs systèmes informatiques et de déclaration. PCC
Coûts de transition et de formation

Le programme de la GCRA nécessitera de la formation ou l’embauche d’employés, en particulier de personnes qui ont de l’expérience avec les systèmes de TI et la soumission électronique de données.

La GCRA est un système entièrement nouveau et, bien que le coût de la formation ne devrait pas être élevé, de nombreux intervenants devront en assumer les frais.

Ce coût est attribuable à la réglementation, puisque sans la réglementation il n’y aurait pas de GCRA.

Cautionnements et PCC
Mise en œuvre, communications et sensibilisation Mettre à jour les mémorandums et les instruments de travail de l’ASFC, ainsi que répondre aux demandes d’orientation fonctionnelle. Gouvernement du Canada
Résultats

Les avantages et les coĂ»ts du programme de la GCRA sont estimĂ©s sur une pĂ©riode de 10 ans et sont actualisĂ©s Ă  un taux de 7 %. Avec la mise en Ĺ“uvre complète, les coĂ»ts pour tous les intervenants se chiffreront Ă  552,1 millions de dollars sur toute la pĂ©riode de prĂ©vision (exercices financiers de 2024-2025 Ă  2033-2034), soit un coĂ»t annuel de 78,6 millions de dollars.

Les avantages pour tous les intervenants devraient totaliser 1,6 milliard de dollars sur 10 ans, soit environ 230,7 millions de dollars par an. Dans l’ensemble, les avantages du projet dĂ©passent les coĂ»ts de 1,07 milliard de dollars, ce qui Ă©quivaut Ă  une valeur annualisĂ©e de 152,1 millions de dollars.

En ventilant davantage les rĂ©sultats, les coĂ»ts pour l’industrie totaliseront 207,5 millions de dollars sur 10 ans (29,5 millions de dollars annualisĂ©s), tandis que les avantages totaliseraient 612,2 millions de dollars sur 10 ans (87,2 millions de dollars annualisĂ©s). Pour le gouvernement du Canada, les coĂ»ts s’élèveront Ă  344,6 millions de dollars (49,1 millions de dollars annualisĂ©s) et les avantages totaliseront 1,01 milliard de dollars (143,5 millions de dollars annualisĂ©s) au cours des 10 prochaines annĂ©es.

Analyses de répartition et de sensibilité

Bien que l’objectif gĂ©nĂ©ral des modifications rĂ©glementaires et du nouveau Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques) soit de rendre les processus associĂ©s Ă  l’évaluation et Ă  la perception des droits et des taxes sur les marchandises importĂ©es plus simples et plus efficaces, les rĂ©percussions de ces amĂ©liorations sur les PCC peuvent varier. Les donnĂ©es de Statistique Canada indiquent qu’environ 97 % des entreprises opĂ©rant dans les industries qui Ă©changent des biens (SCIANrĂ©fĂ©rence 19, 41, 44) sont considĂ©rĂ©es comme des petites entreprises; 98 % des entreprises des PCC (SCIAN 48-49) sont considĂ©rĂ©es des petites entreprises, alors qu’environ 96 % des cautions sont considĂ©rĂ©es comme des petites entreprises. L’utilisation de cette proportion gĂ©nère environ 221 160 importateurs, 36 598 autres PCC et 1 633 cautions qui sont de petites entreprises qui devraient ĂŞtre touchĂ©es par la GCRA.

Il se peut qu’un petit nombre de PCC n’aient pas accès au PCG en raison de leur situation géographique (par exemple un accès limité à Internet) ou pour des raisons religieuses, entre autres. Ces PCC seront autorisés à continuer d’utiliser des processus papier pour satisfaire à leurs exigences réglementaires auprès de l’ASFC s’il est déterminé qu’ils répondent aux circonstances exceptionnelles ne leur permettant pas de se conformer aux exigences électroniques décrites dans la réglementation. En outre, tout PCC peut décider de faire appel à un fournisseur de services pour soumettre en son nom la documentation à l’ASFC par voie électronique en utilisant la GCRA afin de s’assurer qu’il reste conforme à ses obligations, et ne pas nécessairement utiliser le PCG lui-même.

Les avantages et les coĂ»ts des modifications rĂ©glementaires sont très probablement tributaires des hypothèses qui sous-tendent l’analyse. Une analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour Ă©valuer les incidences qu’aurait une augmentation de 10 % du nombre d’expĂ©ditions prĂ©vues au cours de la pĂ©riode de prĂ©vision, d’une augmentation de 10 % du nombre de vĂ©rifications effectuĂ©es par le gouvernement, et d’une augmentation de 10 % des coĂ»ts de maintenance et d’exploitation de la GCRA.

Cette analyse de sensibilitĂ© suppose que les avantages de la GCRA seront de 1,73 milliard de dollars sur 10 ans, tandis que les coĂ»ts s’élèveront Ă  583,6 millions de dollars. Les avantages de la GCRA continueront de l’emporter sur les coĂ»ts, l’impact total Ă©tant de 1,15 milliard de dollars en valeur actuelle (dollars de 2020) sur 10 ans, soit 163,3 millions de dollars par an.

Énoncé des coûts et avantages (obligatoire pour les propositions ayant une incidence importante sur les coûts)
Tableau 4 : Avantages monĂ©taires
Intervenants touchĂ©s Description de l’avantage Première annĂ©e AnnĂ©e 5 AnnĂ©e 10 Total (VA) Valeur annuelle
Importateurs et autres PCC RĂ©duction des coĂ»ts administratifs pour les importateurs canadiens et autres PCC 49 749 829 $ 39 791 560 $ 30 098 184 $ 391 955 621 $ 55 805 662 $
Gouvernement Recettes provenant des vĂ©rifications supplĂ©mentaires effectuĂ©es 28 342 531 $ 23 313 112 $ 18 262 166 $ 229 752 172 $ 32 711 541 $
Recettes provenant de rendements plus Ă©levĂ©s par vĂ©rification 10 607 464 $ 8 725 155 $ 6 834 407 $ 85 985 742 $ 12 242 435 $
Économies associĂ©es aux nouvelles approches de vĂ©rification 26 484 111 $ 26 455 935 $ 18 862 649 $ 252 421 296 $ 35 939 114 $
Revenus attribuĂ©s Ă  une conformitĂ© accrue 11 123 798 $ 29 247 101 $ 21 979 611 $ 250 670 814 $ 35 689 884 $
Revenus provenant de l’amĂ©lioration du recouvrement des crĂ©ances irrĂ©couvrables 2 448 266 $ 3 409 375 $ 2 723 542 $ 31 202 287 $ 4 442 504 $
RĂ©duction du coĂ»t du travail de bureau 12 402 625 $ 10 738 153 $ 9 039 868 $ 106 101 886 $ 15 106 522 $
RĂ©duction des coĂ»ts de maintenance des systèmes de TI de gestion des Ă©changes commerciaux et des revenus 3 495 314 $ 6 013 268 $ 4 733 611 $ 51 870 864 $ 7 385 244 $
Importateurs et autres PCC Effectuer les garanties financières par voie Ă©lectronique 29 303 066 $ 22 355 169 $ 15 938 926 $ 220 219 348 $ 31 354 281 $
Tous les intervenants Total des avantages 173 957 003 $ 170 048 828 $ 128 472 965 $ 1 620 180 029$ 230 677 187 $
Tableau 5 : CoĂ»ts monĂ©taires
Intervenants touchĂ©s Description des coĂ»ts AnnĂ©e 1 AnnĂ©e 5 AnnĂ©e 10 Total (VA) Valeur annuelle
Gouvernement Prestation de la GCRA 38 690 385 $ 31 949 835 $ 25 150 730 $ 314 899 340 $ 44 834 582 $
Importateurs et autres PCC Mise Ă  jour des systèmes internes 55 412 063 $ 7 750 117 $ 5 525 727 $ 121 599 153 $ 17 312 984 $
Importateurs, autres PCC et cautions CoĂ»ts de transition et de formation 85 898 837 $ 0 $ 0 $ 85 898 837 $ 12 230 062 $
Gouvernement Mise en Ĺ“uvre, communications et sensibilisation 29 719 626 $ 0 $ 0 $ 29 719 626 $ 4 231 406 $
Tous les intervenants Total des coĂ»ts 209 720 910 $ 39 699 953 $ 30 676 456 $ 552 116 955 $ 78 609 033 $
 Tableau 6 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts et des avantages monĂ©taires
Incidences AnnĂ©e 1 AnnĂ©e 5 AnnĂ©e 10 Total (VA) Valeur annuelle
Total des avantages 173 957 003 $ 170 048 828 $ 128 472 965 $ 1 620 180 029 $ 230 677 187 $
Total des coĂ»ts 209 720 910 $ 39 699 953 $ 30 676 456 $ 552 116 955 $ 78 609 033 $
INCIDENCE NETTE -$35,763,907 $ $130,348,876$ $97,796,508 $ $1,068,063,074 $ $152,068,153 $
Impacts qualitatifs

Bien qu’il existe de nombreux coĂ»ts et avantages quantifiĂ©s associĂ©s Ă  la mise en Ĺ“uvre complète de la GCRA, il existe Ă©galement des impacts qualitatifs associĂ©s au projet et aux modifications rĂ©glementaires associĂ©es. Ceux-ci sont dĂ©taillĂ©s dans le tableau 7.

Tableau 7 : Impacts qualitatifs
Impacts qualitatifs
PCC

Article 6 : Copie du contrat de garantie

Dans le cadre du processus papier actuel, l’ASFC reçoit par défaut une copie de l’accord de garantie. Selon le nouveau scénario, l’ASFC demandera une copie par exception, supprimant ainsi l’obligation pour les PCC de fournir des copies des ententes à moins qu’elles ne soient demandées. Cela ne peut entraîner que des économies mineures pour les PCC et n’est donc pas monétisé dans ce rapport.

Lentille des petites entreprises

Il y aura des avantages importants du programme GCRA pour les petites entreprises, d’autant plus que de nombreuses activités seront simplifiées pour les PCC avec la GCRA, de sorte que les coûts associés aux exigences administratives et au travail de bureau de l’ASFC seront réduits. Cependant, il y a certains coûts d’administration et d’observation qu’ils devront absorber afin d’interagir avec succès avec l’ASFC après la transition vers la GCRA. Par exemple, les importateurs et les PCC seront tenus de mettre à jour leurs systèmes informatiques internes afin de communiquer par voie électronique avec l’ASFC. En outre, les importateurs, les PCC et les fournisseurs de garanties devront suivre une formation sur les nouveaux systèmes afin de se familiariser avec la GCRA. Bien que ces tâches représentent un coût pour les intervenants, l’ASFC s’attend à ce qu’il y ait d’importants gains de productivité en passant à un système électronique. Une fois le système de la GCRA entièrement mis en œuvre, il est prévu que les petites entreprises bénéficieront de ces gains d’efficacité.

L’ASFC offrira certaines flexibilitĂ©s aux petites entreprises afin d’attĂ©nuer les nouveaux coĂ»ts de conformitĂ©. Par exemple, les PCC verront leurs coĂ»ts administratifs rĂ©duits en certifiant la sĂ©curitĂ© financière par voie Ă©lectronique, ce qui leur permettra de gagner du temps par rapport au format papier. NĂ©anmoins, les importateurs qui ne sont pas en mesure de se conformer aux exigences Ă©lectroniques pourront utiliser les anciens processus pour rĂ©pondre Ă  leurs exigences comptables dans des circonstances exceptionnelles. De plus, une pĂ©riode de transition sera Ă©tablie pour permettre aux importateurs qui souhaitent que leurs marchandises soient dĂ©douanĂ©es avant le paiement une fois que la V2 du système de la GCRA sera mise en Ĺ“uvre.

Bien que l’ASFC recueille des donnĂ©es sur le nombre total d’importateurs (228 000), il n’existe pas actuellement de donnĂ©es fiables indiquant le nombre de personnes employĂ©es chez les importateurs qui font affaire avec l’ASFC. De plus, il est difficile d’établir la proportion de ceux-ci qui seront de petites, de moyennes ou de grandes entreprises. Par consĂ©quent, des donnĂ©es de Statistique Canada ont Ă©tĂ© utilisĂ©es pour dĂ©terminer le nombre de petites entreprises qui seront touchĂ©es par le règlement.

Les donnĂ©es de Statistique Canada indiquent que, en 2021, les trois principales industries (en ce qui concerne la valeur des importations de biens au Canada) Ă©taient les entreprises travaillant dans le commerce de gros (SCIAN 41), la fabrication (SCIAN 31-33) et le commerce de dĂ©tail (SCIAN 44-45)rĂ©fĂ©rence 20.

Tableau 8 : Les trois principales industries (en ce qui concerne la valeur des importations de biens au Canada)
  Petites entreprises (0-99) Moyennes entreprises (100 +)
Commerce de gros (41) note a du tableau c8 56 661 1 229
Fabrication (31-33) 47 132 3 455
Commerce de dĂ©tail (44-45) 140 207 2 896
Total 244 000 7 580
Pourcentage 97 3

Note(s) du tableau c8

Note a du tableau c8

Source : Tableau de Statistique Canada (dĂ©nombrement des entreprises canadiennes, avec employĂ©s, juin 2018) : 33-10-0092-01 : juin 2018.

Retour Ă  la note a du tableau c8

Ces estimations indiquent qu’environ 97 % des entreprises canadiennes sont classĂ©es comme petites entreprises (comptant moins de 100 employĂ©s). Cette proportion ne varie pas de façon significative selon l’industrie. En appliquant ce pourcentage au nombre total d’importateurs (228 000), l’ASFC estime que le nombre de petites entreprises qui importent au Canada s’élève Ă  environ 221 160.

De mĂŞme, l’ASFC garde la trace du nombre total de PCC touchĂ©s par le règlement (36 598), mais elle ne fait pas la distinction entre les petits, moyens et grands PCC. En utilisant les donnĂ©es de Statistique Canada, on estime que la majoritĂ© des PCC qui seront touchĂ©s par le règlement opèrent dans les industries du transport et de l’entreposage (SCIAN 48-49), oĂą 98 % sont considĂ©rĂ©s comme des petites entreprises.

Tableau 9 : PCC en transport et entreposage
  Petites entreprises (0-99) Moyennes entreprises (100 +)
Transport et entreposage (48-49) note b du tableau c9 66 586 1 237
Pourcentage 98 2

Note(s) du tableau c9

Note b du tableau c9

Source : Tableau de Statistique Canada (dĂ©nombrement des entreprises canadiennes, avec employĂ©s, juin 2018) : 33-10-0092-01 : juin 2018.

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L’ASFC ne recueille pas de donnĂ©es sur le nombre de fournisseurs de garantie, mais le nombre de petites entreprises qui seront touchĂ©es par les règlements est estimĂ© Ă  1 633 (sur un total de 1 702 fournisseurs de garantie).

Résumé sur les petites entreprises

Pour estimer l’incidence sur les petites entreprises, les coûts et avantages totaux estimés ont été multipliés par la part des petites entreprises dans le nombre total d’entreprises par secteur concerné.

Tableau 10 : CoĂ»ts de conformitĂ©
ActivitĂ© Valeur annuelle  Valeur actuelle 
Mise Ă  jour des systèmes internes (importateurs) 14 491 412 $ 101 781 616 $
Mise Ă  jour des systèmes internes (PCC) 2 326 126 $ 16 337 735 $
Formation sur la GCRA (importateurs)  10 170 651 $ 71 434 398 $
Formation sur la GCRA (PCC) 1 632 568 $ 11 466 474 $
Formation sur le système de GCRA (fournisseur de garantie)  75 923 $ 533 252 $
CoĂ»t total de la conformitĂ©  28 696 680 $ 201 553 474 $
Tableau 11 : CoĂ»ts administratifs
Activité Valeur annuelle Valeur actuelle
Économies administratives grâce Ă  la soumission Ă©lectronique (importateurs) (46 710 773 $) (328 076 926 $)
Économies administratives grâce Ă  la soumission Ă©lectronique (PCC) (7 497 899 $) (52 662 102 $)
Économies administratives pour fournir une preuve de caution sur la base d’accords entre le dĂ©biteur et le PCC (importateurs) (26 244 339 $) (184 329 253 $)
Économies administratives pour fournir une preuve de caution sur la base d’accords entre le dĂ©biteur et le PCC (PCC) (4 212 677 $) (29 588 079 $)
Total des coĂ»ts administratifs (84 665 687 $) (594 656 360 $)
Tableau 12 : Total des coĂ»ts de conformitĂ© et d’administration
Totaux  Valeur annuelle Valeur actuelle
CoĂ»t total (toutes les petites entreprises touchĂ©es)  (55 969 007 $) (393 102 885 $)
CoĂ»t par petite entreprise touchĂ©e  (210 $) (1 520 $)

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique, puisqu’il y a une diminution progressive du fardeau administratif pour les entreprises. Bien qu’un nouveau titre rĂ©glementaire soit créé, il ne sera pas comptĂ© comme un ajout aux fins de la règle du « un pour un Â». On s’attend Ă  ce que la rĂ©duction moyenne annualisĂ©e des coĂ»ts d’administration soit de 34 378 200 $ en dollars de 2012 et actualisĂ©e Ă  2012 en utilisant un taux d’actualisation de 7 %.

Les paragraphes suivants dĂ©crivent l’analyse et l’application de la règle du « un pour un Â» pour chacun des deux instruments rĂ©glementaires.

Règlement modifiant certains règlements relevant de l’Agence des services frontaliers du Canada

La règle du « un pour un Â» s’applique, puisqu’il y a une diminution progressive du fardeau administratif pour les entreprises, et la proposition est considĂ©rĂ©e comme un fardeau en vertu de la règle. Aucun titre rĂ©glementaire n’est abrogĂ© ou introduit. La diminution annuelle du fardeau administratif est de 22 011 238 $ en dollars de 2012 et actualisĂ©e Ă  2012 en utilisant un taux d’actualisation de 7 %.

À l’heure actuelle, les PCC utilisent des formulaires papier pour soumettre à l’ASFC des demandes de décisions anticipées, de cotisations et de rajustements, entre autres demandes ou communications. Bien que la plupart de ces documents soient soumis par les importateurs ou un fournisseur de services au nom d’un importateur, d’autres PCC (par exemple les courtiers en douane et les exploitants d’entrepôts) sont également tenus de soumettre à l’ASFC des documents sur papier, comme des formulaires de demande pour obtenir un agrément.

Une fois la GCRA mise en œuvre, presque tous les formulaires papier seront éliminés, et de nombreuses activités seront simplifiées pour les PCC. Par conséquent, on s’attend à ce que les coûts associés aux exigences administratives et au travail de bureau de l’ASFC (par exemple le coût de la présentation d’un formulaire papier à l’ASFC, les heures supplémentaires qu’il faut à un employé pour remplir un formulaire papier par opposition à un formulaire électronique) pour les PCC soient réduits.

Règlement sur les garanties financières (moyens électroniques)

La règle du « un pour un Â» s’applique, puisqu’il y a une diminution progressive du fardeau administratif pour les entreprises. Bien qu’un nouveau titre rĂ©glementaire soit créé, les dispositions entraĂ®nent un allĂ©gement du fardeau administratif, de sorte que le nouveau règlement ne sera pas comptĂ© comme un ajout aux fins de la règle du « un pour un Â». La diminution moyenne annualisĂ©e du fardeau administratif est de 12 366 962 $ en dollars de 2012 et actualisĂ©e Ă  2012 Ă  l’aide d’un taux d’actualisation de 7 %.

À l’heure actuelle, les PCC doivent fournir à l’ASFC une copie papier des contrats de garantie. La modification réglementaire supprimera l’obligation pour les PCC de fournir des copies des contrats, et l’ASFC pourrait plutôt demander une copie par exception.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

La mise au point du système de la GCRA a Ă©tĂ© Ă©clairĂ©e par les pratiques exemplaires et les initiatives d’autres agences de services frontaliers. Plus prĂ©cisĂ©ment, l’ASFC a engagĂ© des discussions avec le United States Customs and Border Protection (US CBP) pour comprendre les leçons tirĂ©es de leur expĂ©rience d’une initiative semblable, soit l’Automated Commercial Environment (ACE), et pour s’assurer que les harmonisations nĂ©cessaires se poursuivront de sorte Ă  assurer un commerce ininterrompu. Cette coopĂ©ration comprenait Ă©galement des discussions sur l’approche rĂ©glementaire particulière du US CBP, utilisĂ©e pour tirer les grandes leçons de l’ACE.

Évaluation environnementale stratégique

Le nouveau règlement et les modifications apportées aux règlements existants n’ont pas d’incidences environnementales singulières. Comme les changements permettent aux PCC et à l’ASFC de communiquer par voie électronique et d’éliminer nombre de processus manuels qui sont principalement sur papier, les conséquences environnementales seront positives, puisqu’il y aura une réduction du nombre de documents sur papier.

Analyse comparative entre les sexes plus

L’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) et d’autres problèmes de redistribution ont Ă©tĂ© examinĂ©s dans le cadre des politiques et programmes de l’ASFC, tant au niveau de la conception que de l’exĂ©cution. Les modifications rĂ©glementaires et le nouveau règlement ne changeront pas les publics visĂ©s par l’ASFC. De mĂŞme, l’ASFC a pris l’initiative de tenir compte des besoins des PCC lors de la conception de solutions par l’entremise de son GT PCC (et de ses sous-groupes de travail) et du Conseil consultatif sur la gestion des recettes de l’Agence.

Dans le cadre de la mise au point de la GCRA, l’ASFC a tenu compte de l’incidence que l’emplacement gĂ©ographique des PCC pourrait avoir sur leur capacitĂ© Ă  rĂ©pondre aux exigences clĂ©s des modifications rĂ©glementaires et des nouveaux règlements (par exemple un accès limitĂ© Ă  Internet Ă©tranglerait leur capacitĂ© Ă  transmettre de l’information par voie Ă©lectronique Ă  l’ASFC). Bien que l’ASFC estime que cette incidence touchera un très faible nombre de PCC, l’Agence s’attend que ces importateurs choisissent de recourir Ă  un fournisseur de services pour les aider Ă  respecter leurs obligations Ă©lectroniques et Ă  communiquer avec l’ASFC (et beaucoup le font dĂ©jĂ ). L’ASFC a prĂ©vu aussi une exception dans le règlement permettant aux PCC de continuer d’utiliser des processus sur papier advenant que le ministre dĂ©termine qu’ils ne sont pas en mesure de se conformer aux exigences Ă©lectroniques en raison de facteurs indĂ©pendants de leur volontĂ©.

Bien que les modifications apportĂ©es par l’ASFC Ă  la garantie financière obligeront les importateurs et autres PCC Ă  utiliser des moyens Ă©lectroniques Ă  des fins de sĂ©curitĂ©, certaines difficultĂ©s d’ordre personnel (par exemple l’âge, la capacitĂ©, la langue) pourraient avoir une incidence sur la capacitĂ© de certains PCC Ă  passer aux processus Ă©lectroniques. En consĂ©quence, l’ASFC a envisagĂ© des stratĂ©gies pour simplifier autant que possible l’utilisation du système Ă©lectronique par tous les intervenants, notamment en assurant l’accessibilitĂ© du PCG et d’autres documents pertinents pour les PCC. Par exemple, l’Agence a procĂ©dĂ© Ă  d’importants examens des documents de formation pour s’assurer qu’ils respectent la Norme sur l’accessibilitĂ© des sites Web la plus rĂ©cente et qu’ils sont entièrement accessibles Ă  tous les groupes touchĂ©s.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Les modifications rĂ©glementaires et le nouveau Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques) entreront en vigueur le 13 mai 2024. Les modifications lĂ©gislatives apportĂ©es Ă  la Loi sur les douanes dans la LEB 2021 et la LEB 2022 qui exigent la V2 du système de la GCRA entrent Ă©galement en vigueur ce jour-lĂ , soit le mĂŞme jour que le lancement de la V2 de la GCRA. Cette date doit ĂŞtre harmonisĂ©e parce que l’ASFC ne veut pas imposer d’obligations lĂ©gales aux PCC tant que la fonctionnalitĂ© ne sera pas accessible dans le système de la GCRA pour que les PCC puissent respecter ces obligations. Par exemple, si les modifications rĂ©glementaires apportĂ©es au RDDMIPD entraient en vigueur plus tĂ´t, les PCC seraient tenus de soumettre leur dĂ©claration en dĂ©tail Ă  l’ASFC par voie Ă©lectronique; toutefois, cette fonctionnalitĂ© ne serait pas accessible aux PCC avant la V2 du système de la GCRA. Donc, si les modifications lĂ©gislatives ou rĂ©glementaires entrent en vigueur avant la V2, les PCC ne seront pas en mesure de respecter leurs obligations.

L’ASFC a rĂ©alisĂ© des tests importants pour s’assurer que le système de la GCRA est entièrement fonctionnel et prĂŞt pour la mise en Ĺ“uvre de la V2, notamment : identifier les problèmes et apporter des correctifs, et mettre en place une simulation d’expĂ©rience de la GCRA. Cette simulation respectait les pratiques exemplaires pour les transformations des TI Ă  grande Ă©chelle en permettant aux PCC et aux employĂ©s de l’ASFC de simuler une sĂ©rie de processus opĂ©rationnels complexes de bout en bout et de se familiariser avec les obligations du PCG et d’autres obligations liĂ©es Ă  la GCRA (par exemple l’obligation de soumettre une DDC par voie Ă©lectronique [par l’entremise du PCG ou de l’EDI]) pour avoir une confiance partagĂ©e de l’état de prĂ©paration du système. L’ASFC a Ă©galement effectuĂ© des exercices de planification de la continuitĂ© pour s’assurer qu’elle est bien prĂ©parĂ©e aux problèmes de système qui pourraient survenir pendant ou après la mise en Ĺ“uvre.

Le 2 mai 2024 sera le premier jour de la pĂ©riode de transition, qui correspond Ă  la transition entre le système des douanes pour le secteur commercial (SDSC) et la GCRA V2. Afin de passer d’un système Ă  l’autre, il y aura une pĂ©riode d’interdiction pendant laquelle les systèmes seront indisponibles (du 2 mai 2024 au 13 mai 2024). Ainsi, les marchandises continueront d’être dĂ©douanĂ©es et la comptabilitĂ© sera rĂ©conciliĂ©e Ă©lectroniquement lorsque la GCRA V2 sera mise en service. Le paragraphe 33.7(1) de la Loi sur les douanes permet au ministre ou Ă  un agent dĂ©signĂ© de prolonger, par Ă©crit, le dĂ©lai de dĂ©claration des marchandises dĂ©douanĂ©es avant la dĂ©claration en dĂ©tail au-delĂ  du dĂ©lai prescrit. L’ASFC utiliserait ce paragraphe pour prolonger les dĂ©lais de dĂ©claration des marchandises importĂ©es dans les cinq jours prĂ©cĂ©dant la pĂ©riode de transition et pendant la pĂ©riode de transition. Aucune pĂ©nalitĂ© ne peut ĂŞtre prononcĂ©e pour retard de dĂ©claration si le dĂ©lai est prolongĂ© et que les marchandises sont comptabilisĂ©es pendant ce dĂ©lai. Si les marchandises ne sont pas dĂ©clarĂ©es Ă  la fin de la prolongation, des pĂ©nalitĂ©s pour dĂ©claration tardive sont imposĂ©es, la prolongation Ă©tant considĂ©rĂ©e comme n’ayant pas eu lieu.

Activités de communication et de sensibilisation

Si les modifications rĂ©glementaires et le nouveau règlement entrent en vigueur, l’ASFC multipliera les communications sur les mises Ă  jour et le nouveau règlement par l’entremise du GT PCC, composĂ© notamment des reprĂ©sentants des principales communautĂ©s d’intervenants (par exemple l’Association canadienne de caution, l’Association canadienne des importateurs et exportateurs, la SociĂ©tĂ© canadienne des courtiers en douane), ainsi que par l’utilisation des comptes de mĂ©dias sociaux de la GCRA et des listes de distribution Ă©lectronique.

Pour aider les PCC Ă  se renseigner sur le système de la GCRA et la façon de l’intĂ©grer, l’ASFC a dĂ©jĂ  publiĂ© les ressources suivantes sur son site Web :

Institutions partenaires

Dans le cadre de la prĂ©paration Ă  la V2 du système de la GCRA, l’ASFC a collaborĂ© avec un nombre d’institutions partenaires, notamment l’Agence du revenu du Canada (ARC), le ministère des Finances, Statistique Canada et le US CBP. Elle a menĂ© des activitĂ©s de sensibilisation pour s’assurer que les règlements en appui Ă  la mise en Ĺ“uvre de la GCRA Ă©taient harmonisĂ©s Ă  l’échelle nationale et n’avaient pas de rĂ©percussions fortuites sur d’autres ministères, et qu’ils tenaient compte des leçons tirĂ©es dans la foulĂ©e d’initiatives similaires s’appliquant au contexte amĂ©ricain.

En particulier, l’ARC jouera un rĂ´le crucial dans la mise en Ĺ“uvre finale de la V2 du système de la GCRA en raison de l’intĂ©gration entre le système de la GCRA et les systèmes de l’ARC (par exemple pour la dĂ©livrance de numĂ©ros d’entreprise). Pour cette raison, la date de mise en service de la V2 du système de la GCRA doit ĂŞtre harmonisĂ©e avec une fenĂŞtre de mise en service du système de l’ARC, qui n’a lieu qu’en mai et octobre de chaque annĂ©e. En consĂ©quence, l’ASFC ne peut lancer la V2 qu’en mai ou en octobre.

Activités de coopération et de coordination

Tout au long du projet, l’ASFC a communiquĂ© rĂ©gulièrement avec les autres ministères concernĂ©s (par exemple Services partagĂ©s Canada, Services publics et Approvisionnement Canada), qui ont participĂ© activement Ă  la gouvernance du projet de la GCRA. L’ASFC a Ă©galement examinĂ© minutieusement les rĂ©percussions possibles sur d’autres ministères et a fait part de ses observations aux ministères concernĂ©s; l’Agence a Ă©galement collaborĂ© avec eux pour cerner et attĂ©nuer les risques, et pour prendre connaissance des possibilitĂ©s de collaboration. Par exemple, l’ASFC collabore avec les organisations gouvernementales concernĂ©es (ministère des Finances, Statistique Canada, ARC) pour mettre Ă  jour les ententes nĂ©cessaires, afin de faciliter l’échange d’informations dans la V2 du système de la GCRA et de veiller Ă  ce que les nouvelles capacitĂ©s de donnĂ©es de la GCRA procurent des avantages au gouvernement du Canada de façon plus gĂ©nĂ©rale.

Directive opérationnelle

Les PCC recevront une assistance pour comprendre leurs obligations spĂ©cifiques Ă  la V2 du système de la GCRA. Voici un aperçu de certaines des principales activitĂ©s prĂ©vues qui aideront les clients externes Ă  comprendre le fonctionnement de la V2 en vertu du nouveau règlement :

Mesure du rendement

Une fois la GCRA entièrement mise en œuvre, l’ASFC suivra et surveillera les progrès pour s’assurer que les avantages souhaités sont réalisés comme prévu, notamment la réduction du fardeau administratif pour les PCC, l’augmentation des recettes du gouvernement du Canada et l’amélioration de l’efficacité de l’ASFC. Des indicateurs de rendement clé spécifiques seront établis et mesurés pour aider l’ASFC à prendre des décisions futures pour la GCRA et à déterminer où des mises au point pourraient être nécessaires pour optimiser les avantages pour les PCC et le gouvernement du Canada.

Conformité et application

Communication et paiement électroniques

À moins de circonstances exceptionnelles déterminées par le ministre, la déclaration en détail (à l’exception de la déclaration provisoire) devra être soumise à l’ASFC par voie électronique. À la suite de l’entrée en vigueur des modifications réglementaires et des nouveaux règlements, l’ASFC n’acceptera plus de déclaration en détail sur papier, sauf dans des circonstances exceptionnelles. Si le ministre détermine qu’un PCC ne satisfait pas à l’une des exceptions à la déclaration en détail par voie électronique, l’ASFC n’acceptera pas la déclaration en détail sur papier. En conséquence, ledit PCC ne pourra pas faire dédouaner ses marchandises par l’ASFC tant que cette démarche n’aura pas été effectuée.

Même si les PCC ne sont pas tenus de payer par voie électronique et continuent d’être autorisés à effectuer des paiements sur papier, les paiements électroniques sont encouragés par l’ASFC, car ils peuvent être traités plus efficacement. Ces objectifs seront atteints par la formation, l’orientation opérationnelle et la facilitation des paiements par l’intermédiaire du PCG.

Garantie financière fournie par voie électronique

Par l’intermédiaire du PCG, l’ASFC sera en mesure de surveiller l’utilisation de la garantie financière d’un importateur et de l’aviser qu’il doit effectuer un paiement pour son compte ou augmenter sa garantie, afin de demeurer conforme à ses obligations en matière de garantie. Ces avis permettront aux PCC de maintenir leur conformité, alors que les premiers avis viseront principalement ceux qui se conforment volontairement aux exigences de l’ASFC et ceux qui essaient de le faire.

Tableau 13 : Aperçu du cadre de suivi de la conformitĂ© et de notification
Culpabilité Utilisation Notification Date Notification
ConformitĂ© volontaire > 75 % Premier avis Jour 0 L’avis indiquera que la limite d’utilisation de la garantie pourrait ĂŞtre atteinte bientĂ´t et que l’importateur doit verser un paiement dans son compte ou augmenter le montant de sa garantie.
Tentative de conformitĂ© > 100 % Deuxième avis Jour 0 L’avis indiquera que la limite d’utilisation de la garantie a Ă©tĂ© atteinte et que l’importateur doit verser un paiement dans son compte ou augmenter le montant de sa garantie.
Troisième avis Jour 6 L’avis indiquera la mĂŞme chose que ci-dessus.
Évite de se conformer Quatrième avis Jour 10 L’avis indiquera la mĂŞme chose que ci-dessus.
S’oppose Ă  la conformitĂ© Cinquième avis Jour 25 L’avis indiquera la mĂŞme chose que ci-dessus. L’ASFC crĂ©erait un dossier pour dĂ©terminer s’il existe une garantie suffisante pour permettre la mainlevĂ©e des marchandises avant leur paiement.

Si l’importateur n’augmente pas sa garantie financière ou n’effectue pas de paiement après avoir reçu les avis susmentionnĂ©s sur le PCG, l’ASFC crĂ©era un dossier pour lancer d’autres moyens de perception (par exemple dĂ©poser une rĂ©clamation Ă  l’égard de la garantie de l’importateur ou envoyer son compte Ă  l’ARC Ă  des fins de perception).

Cycles de facturation

Lorsque les modifications rĂ©glementaires apportĂ©es au RDDMIPD et Ă  d’autres règlements liĂ©s aux douanes entreront en vigueur, les PCC seront tenus de suivre le nouveau cycle de facturation propre Ă  leur programme et de soumettre le paiement Ă  la date d’échĂ©ance prescrite. Comme pour le système actuel, si un PCC n’effectue pas un paiement Ă  la date d’échĂ©ance prĂ©vue, une pĂ©nalitĂ© de retard sera imposĂ©e conformĂ©ment au MĂ©morandum D22-1-1 : RĂ©gime de sanctions administratives pĂ©cuniaires.

Personne-ressource

Valerie Dinis
Directrice
Division des politiques du secteur commercial et des échanges commerciaux
Direction générale de la politique stratégique
Agence des services frontaliers du Canada
Courriel : ASFC.OCT/CECO.ASFC@cbsa-asfc.gc.ca