Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant le BĂ©larus : DORS/2023-178

La Gazette du Canada, Partie II, volume 157, numéro 17

Enregistrement
DORS/2023-178 Le 4 aoĂ»t 2023

LOI SUR LES MESURES ÉCONOMIQUES SPÉCIALES

C.P. 2023-791 Le 4 aoĂ»t 2023

Attendu que la gouverneure en conseil juge que les actions de la République du Bélarus constituent une rupture sérieuse de la paix et de la sécurité internationales qui est susceptible d’entraîner ou a entraîné une grave crise internationale;

Attendu que la gouverneure en conseil juge que des violations graves et systématiques des droits de la personne ont été commises dans la République du Bélarus,

Ă€ ces causes, sur recommandation de la ministre des Affaires Ă©trangères et en vertu des paragraphes 4(1)rĂ©fĂ©rence a, (1.1)rĂ©fĂ©rence b, (2)rĂ©fĂ©rence c et (3) de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales rĂ©fĂ©rence d, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant le BĂ©larus, ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant le Bélarus

Modifications

1 La partie 1 de l’annexe 1 du Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant le BĂ©larus rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre numĂ©rique, de ce qui suit :

2 La partie 1.1 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre numĂ©rique, de ce qui suit :

3 Le titre de la partie 2 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

EntitĂ©s — rupture sĂ©rieuse de la paix et de la sĂ©curitĂ© internationales

4 La partie 2 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre numĂ©rique, de ce qui suit :

5 L’annexe 1 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après la partie 2, de ce qui suit :

PARTIE 3
EntitĂ©s — violations graves des droits de la personne

Antériorité de la prise d’effet

6 Pour l’application de l’alinĂ©a 11(2)a) de la Loi sur les textes rĂ©glementaires, le prĂ©sent règlement prend effet avant sa publication dans la Gazette du Canada.

Entrée en vigueur

7 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

En aoĂ»t 2020, Ă  la suite d’une Ă©lection prĂ©sidentielle frauduleuse entachĂ©e d’irrĂ©gularitĂ©s importantes, des manifestations publiques au BĂ©larus contre le gouvernement national ont Ă©tĂ© brutalement rĂ©primĂ©es par les forces de sĂ©curitĂ© du gouvernement, ce qui a entraĂ®nĂ© des violations flagrantes et systĂ©matiques des droits de la personne. Depuis, les autoritĂ©s bĂ©larussiennes ont continuĂ© d’employer une rhĂ©torique agressive Ă  l’égard de l’opposition, ont refusĂ© d’engager le dialogue et ont rejetĂ© les appels Ă  de nouvelles Ă©lections prĂ©sidentielles. Les violations des droits de la personne se poursuivent et personne n’a Ă©tĂ© tenu responsable des violations passĂ©es ou actuelles. Le Canada et ses partenaires internationaux aux vues similaires ont condamnĂ© Ă  maintes reprises les actions des autoritĂ©s bĂ©larussiennes et le traitement rĂ©servĂ© aux voix de l’opposition. De plus, le BĂ©larus soutient la violation de la souverainetĂ© et de l’intĂ©gritĂ© territoriale de l’Ukraine par la FĂ©dĂ©ration de Russie.

Contexte

Le 9 aoĂ»t 2020, la RĂ©publique du BĂ©larus a tenu des Ă©lections prĂ©sidentielles entachĂ©es de nombreuses irrĂ©gularitĂ©s. Sous la direction du prĂ©sident au pouvoir Alexander Loukachenko, le gouvernement du BĂ©larus a menĂ© une campagne de rĂ©pression systĂ©matique pendant la pĂ©riode prĂ©cĂ©dant le vote et pendant le dĂ©roulement de l’élection elle-mĂŞme, et a utilisĂ© la violence soutenue par l’État contre le peuple bĂ©larussien afin de rĂ©primer les manifestations contre le gouvernement. Human Rights Watch, Amnistie internationale, le Bureau du commissaire aux droits de l’homme de l’Organisation Nations Unies (ONU), le Viasna Human Rights Centre, ainsi que l’Organisation pour la sĂ©curitĂ© et la coopĂ©ration en Europe, ont tous signalĂ© de nombreuses violations des droits de la personne. Depuis lors, plusieurs organisations renommĂ©es des droits de la personne, incluant Viasna Human Rights Centre, ont Ă©tĂ© contraintes de fermer.

Depuis les élections présidentielles de 2020, le gouvernement du Bélarus continue de commettre ces violations flagrantes et systématiques des droits de la personne. Celles-ci comprennent des détentions arbitraires prolongées, la brutalité, l’intimidation et l’usage excessif de la force contre des manifestants pacifiques. Les arrestations arbitraires se poursuivent. De plus, il existe des restrictions indues aux droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et à la liberté d’association. Les observateurs des droits de la personne ont observé une escalade de l’ampleur de la répression contre les journalistes indépendants en 2021, notamment des détentions arbitraires, l’imposition d’amendes et de peines de prison, la perte d’accréditations médiatiques et des descentes de police.

Le Canada est fortement engagĂ© vis-Ă -vis de la situation au BĂ©larus, tant directement avec le gouvernement du BĂ©larus et avec des partenaires internationaux, ainsi qu’au sein de forums multilatĂ©raux tels que l’Organisation pour la sĂ©curitĂ© et la coopĂ©ration en Europe, la Coalition pour la libertĂ© des mĂ©dias, la Freedom Online Coalition et la plate-forme internationale de responsabilisation pour le BĂ©larus. Le gouverneur en conseil a approuvĂ© le Règlement sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales visant le BĂ©larus (le Règlement sur le BĂ©larus) le 28 septembre 2020.

Depuis le milieu de l’annĂ©e 2021, on assiste Ă  un rapprochement entre le BĂ©larus et la Russie. La Russie apporte au BĂ©larus un soutien diplomatique, financier, militaire, mĂ©diatique et en matière de renseignement. Le 30 novembre 2021, Loukachenko a dĂ©clarĂ© que la CrimĂ©e occupĂ©e par la Russie faisait lĂ©galement partie de la Russie depuis 2014, ajoutant qu’il prĂ©voyait de se rendre dans la pĂ©ninsule avec le prĂ©sident russe Vladimir Poutine. Cette dĂ©claration marque un changement important par rapport aux dĂ©clarations prĂ©cĂ©dentes. La Russie et le BĂ©larus ont tenu des exercices militaires anticipĂ©s du 10 au 20 fĂ©vrier 2022. Toutefois, le 20 fĂ©vrier 2022, la Russie a Ă©tendu la durĂ©e de cet exercice militaire avec le BĂ©larus et a annoncĂ© que les troupes russes ne quitteraient pas le BĂ©larus. Les relations du BĂ©larus avec l’Ukraine, les États-Unis et l’Organisation du TraitĂ© de l’Atlantique Nord (OTAN) se sont Ă©galement dĂ©tĂ©riorĂ©es, ce qui a menĂ© Ă  des tensions accrues.

Le 24 fĂ©vrier, le prĂ©sident Poutine a annoncĂ© une « opĂ©ration militaire spĂ©ciale Â» au moment oĂą des forces russes lançaient une invasion Ă  grande Ă©chelle contre l’Ukraine. Cette invasion a commencĂ© par des frappes ciblĂ©es sur des infrastructures militaires ukrainiennes d’importance, avec des forces russes avançant au nord de l’Ukraine en provenance de la Russie et du BĂ©larus, Ă  l’est en provenance de la Russie et les rĂ©gions dites de la RĂ©publique populaire de Louhansk (RPL) et de la RĂ©publique populaire de Donetsk (RPD), at au sud en provenance de la CrimĂ©e. Le 27 fĂ©vrier, le rĂ©gime de Loukachenko a adoptĂ© un amendement frauduleux Ă  la Constitution du BĂ©larus supprimant l’article 18, qui s’engageait Ă  « faire de son territoire une zone dĂ©nuclĂ©arisĂ©e et un État neutre Â». Cette dĂ©cision a ouvert la voie au BĂ©larus pour accueillir des armes nuclĂ©aires russes. Suite Ă  l’invasion, les forces du BĂ©larus ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©es Ă  la frontière avec l’Ukraine, mais n’ont pas encore pĂ©nĂ©trĂ© en Ukraine elle-mĂŞme.

Réponse internationale

La coalition de pays qui appuient l’Ukraine comprend, sans s’y limiter, le G7, des pays europĂ©ens et certaines des nations voisines de l’Ukraine. Ce groupe agit sur diffĂ©rents plans pour soutenir l’Ukraine, notamment la sĂ©curitĂ© Ă©nergĂ©tique, la sĂ»retĂ© nuclĂ©aire, la sĂ©curitĂ© alimentaire, l’aide humanitaire, la lutte contre la dĂ©sinformation russe, l’application de sanctions et de mesures Ă©conomiques, la saisie et la confiscation d’actifs, l’assistance militaire, l’imputabilitĂ© et le redressement et la reconstruction. Le Canada et les pays du G7 mènent des efforts diplomatiques intenses auprès du reste de la communautĂ© internationale afin de rallier des appuis en faveur de l’Ukraine et de contrer les faux rĂ©cits russes. Des votes clĂ©s au sein de cadres multilatĂ©raux ont eu pour effet d’isoler la Russie, notamment l’adoption de rĂ©solutions Ă  l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU pour condamner l’agression russe contre l’Ukraine (mars 2022), dĂ©plorer les consĂ©quences humanitaires de cette agression (mars 2022), suspendre la participation de la Russie au Conseil des droits de l’homme de l’ONU (avril 2022) et condamner l’annexion illĂ©gale par la Russie de territoires ukrainiens (octobre 2022). De nombreux pays en dĂ©veloppement se sont abstenus de critiquer ouvertement la Russie ou de punir ses agissements en raison de considĂ©rations gĂ©opolitiques ou commerciales ou tout simplement par crainte de reprĂ©sailles, certains affirmant Ă©galement que le conflit n’est pas une prioritĂ© pour leurs rĂ©gions. Le Canada coordonne Ă©troitement son action avec ses alliĂ©s. Les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Union europĂ©enne et d’autres alliĂ©s ont annoncĂ© des sanctions en rĂ©ponse Ă  l’attaque militaire russe en Ukraine, y compris via le BĂ©larus.

Réponse du Canada

Depuis fĂ©vrier 2022, le Canada a versĂ© ou s’est engagĂ© Ă  verser plus de 5 milliards de dollars d’aide Ă  l’Ukraine. Ce montant englobe l’assistance militaire, la cyberdĂ©fense et la formation des troupes ukrainiennes au Royaume-Uni et en Pologne dans le cadre de l’opĂ©ration UNIFIER. Le soutien Ă  la rĂ©silience Ă©conomique comprend de nouvelles ressources de prĂŞt, une garantie de prĂŞt et des obligations de souverainetĂ© de l’Ukraine. Le Canada aide aussi l’Ukraine Ă  rĂ©parer son infrastructure Ă©nergĂ©tique et a levĂ© temporairement les droits de douane sur les importations en provenance de ce pays. De plus, le Canada a consacrĂ© des ressources pour apporter une aide humanitaire et une aide au dĂ©veloppement, et il lutte contre la dĂ©sinformation au moyen du MĂ©canisme de rĂ©ponse rapide du G7. Le Canada mène aussi des programmes d’aide Ă  la stabilisation et Ă  la sĂ©curitĂ© en Ukraine, qui procurent notamment un appui aux organisations de dĂ©fense des droits civils et des droits de la personne. Le Canada a annoncĂ© deux nouvelles voies d’immigration au Canada pour les Ukrainiens : l’Autorisation de voyage d’urgence Canada-Ukraine, qui leur procure un statut temporaire, et un volet spĂ©cial de rĂ©sidence permanente pour la rĂ©unification des familles.

En coordination avec ses alliĂ©s et partenaires, le Canada a imposĂ© des sanctions visant plus de 2 000 personnes et entitĂ©s en Russie, au BĂ©larus, en Ukraine et en Moldova qui sont complices dans la violation de la souverainetĂ© et de l’intĂ©gritĂ© territoriale de l’Ukraine. Le Canada applique aussi des restrictions ciblĂ©es visant la Russie et le BĂ©larus dans les secteurs des finances, du commerce (biens et services), de l’énergie et des transports. Par ailleurs, le Canada fait partie de la coalition pour le plafonnement du prix du pĂ©trole russe, qui interdit la fourniture de services de transport maritime pour le pĂ©trole brut et les produits pĂ©troliers vendus par la Russie au-delĂ  du prix plafond fixĂ© par la coalition. Les modifications au Règlement visant le BĂ©larus s’appuient sur les sanctions existantes du Canada en entravant davantage les relations du BĂ©larus avec le Canada.

Conditions pour imposer et soulever les sanctions

Conformément à la Loi sur les mesures économiques spéciales (LMES), le gouverneur en conseil peut imposer des sanctions économiques et autres contre des États étrangers, des entités et des individus lorsque, parmi d’autres circonstances, une rupture sérieuse de la paix et de la sécurité internationales s’est produite et a entraîné une grave crise internationale.

La durée des sanctions imposées par le Canada et ses partenaires aux vues similaires a été explicitement liée à la résolution pacifique du conflit, et au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine à l’intérieur de ses frontières telles qu’elles sont reconnues par la communauté internationale; ces frontières incluent la Crimée et les zones maritimes limitrophes de l’Ukraine. Les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Union européenne, et l’Australie continuent aussi à mettre à jour leurs régimes de sanctions à l’encontre d’individus et d’entités en Russie, au Bélarus, en Ukraine et en Moldova.

Objectif

  1. Imposer des coûts supplémentaires au Bélarus en raison de son soutien à l’invasion non provoquée et injustifiable de l’Ukraine par la Russie.
  2. Harmoniser les mesures prises à celles des partenaires internationaux pour souligner le maintien d’un front uni avec nos alliés et nos partenaires dans la réponse au soutien du Bélarus à l’égard des actions de la Russie en Ukraine.
  3. Communiquer un message clair au gouvernement du Bélarus que le Canada n’acceptera pas que des violations flagrantes et systématiques des droits de la personne continuent d’être commises par l’État en toute impunité.

Description

Les modifications au Règlement visant le BĂ©larus ajoutent neuf particuliers et sept entitĂ©s Ă  l’annexe 1 du Règlement visant le BĂ©larus, qui font l’objet d’une interdiction gĂ©nĂ©rale de transactions. Il est recommandĂ© d’ajouter ces neuf particuliers et sept entitĂ©s Ă  l’annexe 1 en raison des derniers dĂ©veloppements concernant les violations continues par la Russie de la souverainetĂ© et de l’intĂ©gritĂ© territoriale de l’Ukraine, en partie par l’intermĂ©diaire du BĂ©larus et avec son soutien, ainsi qu’en rĂ©ponse aux violations flagrantes et systĂ©matiques des droits de l’homme qui se produisent au BĂ©larus. Ces particuliers sont des fonctionnaires, notamment des juges, et des membres de la famille de particuliers qui figurent actuellement sur la liste. Les entitĂ©s sont le ministère de la DĂ©fense du BĂ©larus, les troupes internes du ministère des Affaires intĂ©rieures du BĂ©larus ainsi que des entreprises qui fabriquent des produits et technologies destinĂ©s au secteur militaire. En coordination avec des partenaires partageant les mĂŞmes idĂ©es, ces amendements sont mis en Ĺ“uvre pour marquer le troisième anniversaire des Ă©lections prĂ©sidentielles frauduleuses du 9 aoĂ»t 2020 au BĂ©larus.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Affaires mondiales Canada mobilise régulièrement les intervenants pertinents, y compris des organisations de la société civile, des communautés culturelles, et des représentants d’autres gouvernements aux vues similaires pour discuter de l’approche du Canada relative à la mise en œuvre de sanctions. Les recherches d’Affaires mondiales s’appuient également sur l’analyse des mouvements prodémocratiques à l’intérieur et à l’extérieur du Bélarus.

En ce qui concerne les modifications visant les particuliers et les entités, il ne serait pas approprié de mener des consultations publiques compte tenu du risque de fuite des actifs ainsi que de l’urgence d’imposer ces mesures en réponse à la violation continue de la paix et de la sécurité internationales en Ukraine.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Une évaluation initiale de la portée géographique des modifications a été effectuée et n’a révélé aucune obligation découlant des traités modernes, puisque les modifications ne prendront pas effet dans une région visée par un traité moderne.

Choix de l’instrument

Au Canada, les règlements sont le seul instrument permettant d’appliquer des sanctions. Aucun autre instrument ne pourrait être considéré.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Les sanctions visant des personnes et entités spécifiques ont moins d’impact sur les entreprises canadiennes que les sanctions économiques traditionnelles à grande échelle, et auront un impact limité sur les citoyens des pays des personnes inscrites sur la liste. Il est probable que les individus et entités désignés ont des liens limités avec le Canada et n’ont donc pas d’activités commerciales importantes pour l’économie canadienne.

Les banques et institutions financières canadiennes sont tenues de se conformer aux sanctions. Elles le feront en ajoutant les personnes nouvellement inscrites sur la liste à leurs systèmes de surveillance existants, ce qui pourrait entraîner un coût de conformité mineur.

Les modifications pourraient éventuellement créer des coûts supplémentaires pour les entreprises qui cherchent à obtenir des permis qui les autoriseraient à mener des activités ou des transactions spécifiques qui sont autrement interdites.

Lentille des petites entreprises

Les modifications entraîneront potentiellement des coûts supplémentaires pour les petites entreprises qui chercheront à obtenir des permis qui les autoriseraient à effectuer des activités ou des transactions spécifiques qui sont autrement interdites. Cependant, les coûts seront probablement faibles, car il est peu probable que les petites entreprises canadiennes aient ou auront des relations avec les individus et entités nouvellement inscrits. Les modifications ne devraient entraîner aucune perte importante d’opportunités pour les petites entreprises.

Règle du « un pour un Â»

Le processus d’autorisation pour les entreprises rĂ©pond Ă  la dĂ©finition de « fardeau administratif Â» dans la Loi sur la rĂ©duction de la paperasse et devrait ĂŞtre calculĂ© et compensĂ© dans les 24 mois. Cependant, les modifications rĂ©pondent Ă  une situation d’urgence et est exemptĂ©e de l’obligation de compenser le fardeau administratif et les titres rĂ©glementaires en vertu de la règle du un pour un.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Bien que les modifications ne soient pas liées à un plan de travail ou à un engagement dans le cadre d’un forum officiel de coopération réglementaire, elles s’alignent sur les mesures prises par les alliés du Canada.

Évaluation environnementale stratégique

Il est peu probable que les modifications entraînent des effets importants sur l’environnement. Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une analyse préliminaire a permis de conclure qu’une évaluation environnementale stratégique n’est pas nécessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus (ACS+)

Le sujet des sanctions économiques a déjà fait l’objet d’une analyse des effets sur le genre et la diversité dans le passé. Bien qu’elles visent à encourager un changement de comportement en exerçant une pression économique sur des individus et entités à l’étranger, les sanctions prises en vertu de la LMES peuvent néanmoins avoir une incidence involontaire sur certains groupes et certaines personnes vulnérables. Plutôt que d’affecter le Bélarus dans son ensemble, ces sanctions ciblées ont un impact sur les particuliers et entités dont on pense être engagés dans des activités qui, directement ou indirectement, soutiennent, financent ou contribuent à une violation de la souveraineté ou de l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Par conséquent, ces sanctions économiques n’auront probablement pas d’incidence importante sur les groupes vulnérables, en comparaison aux larges sanctions traditionnelles, et leurs effets collatéraux se limiteront aux personnes qui dépendent des personnes et des entités ciblées.

Justification

Les amendements visent à imposer des coûts supplémentaires au Bélarus pour son soutien à l’invasion non provoquée et injustifiable de l’Ukraine par la Russie. Ils ciblent des personnes et des entités qui soutiennent directement ou indirectement l’invasion militaire de l’Ukraine par la Russie. Cela inclut le ministère de la Défense du Bélarus, les troupes internes du ministère de l’Intérieur du Bélarus, ainsi que des entreprises de fabrication et de technologie militaires.

Ces modifications harmonisent également les efforts du Canada avec ceux déployés par les partenaires internationaux pour souligner l’unité continue avec les alliés et partenaires du Canada dans la réponse au soutien du Bélarus aux actions de la Russie en Ukraine. Ils ciblent les personnes et les entités responsables de violations flagrantes et systématiques des droits de l’homme au Bélarus, y compris celles sanctionnées par des alliés partageant les mêmes idées.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Les modifications entrent en vigueur le jour de leur enregistrement.

Les noms des individus et des entités inscrits seront disponibles en ligne pour que les institutions financières puissent les examiner et seront ajoutés à la Liste consolidée des sanctions autonomes canadiennes. Cela contribuera à faciliter le respect du Règlement visant le Bélarus.

La Gendarmerie royale du Canada et l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) sont chargĂ©es de l’application des règlements relatifs aux sanctions prises par le Canada. ConformĂ©ment Ă  l’article 8 de la LMES, quiconque contrevient sciemment au Règlement visant le BĂ©larus est passible, sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par procĂ©dure sommaire, d’une amende maximale de 25 000 $ ou d’une peine d’emprisonnement maximale d’un an, ou d’une combinaison des deux; ou encore, sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par mise en accusation, d’une peine d’emprisonnement maximale de cinq ans.

L’ASFC a des pouvoirs d’exécution en vertu de la LMES et de la Loi sur les douanes et jouera un rôle dans l’application de ces sanctions.

Personne-ressource

Andrew Turner
Directeur
Direction de l’Europe de l’Est et de l’Eurasie
Affaires mondiales Canada
125, promenade Sussex
Ottawa (Ontario)
K1A 0G2
TĂ©lĂ©phone : 343‑203‑3603
Courriel : Andrew.Turner@international.gc.ca