Règlement modifiant le Règlement sur l’interdiction d’achat d’immeubles rĂ©sidentiels par des non-Canadiens : DORS/2023-66

La Gazette du Canada, Partie II, volume 157, numéro 8

Enregistrement
DORS/2023-66 Le 27 mars 2023

LOI SUR L’INTERDICTION D’ACHAT D’IMMEUBLES RÉSIDENTIELS PAR DES NON-CANADIENS

C.P. 2023-288 Le 27 mars 2023

Sur recommandation du ministre du Logement et de la DiversitĂ© et de l’Inclusion, après consultation de la ministre des Finances et en vertu de l’article 8 de la Loi sur l’interdiction d’achat d’immeubles rĂ©sidentiels par des non-Canadiens rĂ©fĂ©rence a, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur l’interdiction d’achat d’immeubles rĂ©sidentiels par des non-Canadiens, ci-après.

Règlement modifiant le Règlement sur l’interdiction d’achat d’immeubles résidentiels par des non-Canadiens

Modifications

1 L’alinĂ©a a) de la dĂ©finition de contrĂ´le, Ă  l’article 1 du Règlement sur l’interdiction d’achat d’immeubles rĂ©sidentiels par des non-Canadiens rĂ©fĂ©rence 1, est remplacĂ© par ce qui suit :

2 L’alinĂ©a 2b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

3 Le paragraphe 3(2) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

4 Le paragraphe 4(2) du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’alinĂ©a d), de ce qui suit :

5 Les sous-alinĂ©as 5b)(i) Ă  (iii) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

Entrée en vigueur

Enregistrement

6 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

La Loi sur l’interdiction d’achat d’immeubles rĂ©sidentiels par des non-Canadiens (la Loi) et le Règlement sur l’interdiction d’achat d’immeubles rĂ©sidentiels par des non-Canadiens (le Règlement) sont entrĂ©s en vigueur le 1er janvier 2023. Depuis la mise en Ĺ“uvre de la Loi et du Règlement, le gouvernement du Canada, en consultation avec les parties prenantes touchĂ©es, a cernĂ© plusieurs dĂ©fis liĂ©s Ă  l’interaction entre l’interdiction et ses objectifs stratĂ©giques en matière d’immigration et de logement.

Le gouvernement du Canada a déterminé qu’il fallait accroître l’offre de logements, mais les restrictions imposées aux sociétés sous contrôle étranger prévues par la Loi empêchent certains promoteurs d’acheter des terrains vacants à des fins d’aménagement ou de réaménager des immeubles résidentiels existants. Ces activités d’aménagement sont nécessaires pour accroître l’offre de logements au Canada et améliorer l’abordabilité. De plus, les définitions relatives au zonage mixte et au contrôle énoncées dans le Règlement portent à confusion ou sont trop restrictives, ce qui nuit à d’importantes activités d’aménagement. Des modifications au Règlement sont nécessaires pour clarifier et simplifier ces définitions.

Les travailleurs étrangers temporaires jouent un rôle important dans l’atténuation des pressions sur le marché du travail au Canada. Cependant, l’exemption actuelle pour les travailleurs temporaires est aussi trop restrictive, ce qui contribue aux pénuries de main-d’œuvre, surtout dans les régions rurales. Des modifications sont nécessaires pour permettre à un plus grand nombre de titulaires de permis de travail d’acheter une habitation.

Contexte

La Loi sur l’interdiction d’achat d’immeubles résidentiels par des non-Canadiens

Dans son budget de 2022 (PDF), le gouvernement du Canada a annoncĂ© son intention d’interdire aux non-Canadiens d’acheter des immeubles rĂ©sidentiels au Canada pendant une pĂ©riode de deux ans. L’interdiction a Ă©tĂ© instaurĂ©e par la Loi, qui a reçu la sanction royale le 23 juin 2022 et est entrĂ©e en vigueur le 1er janvier 2023. La Loi :

Le Règlement sur l’interdiction d’achat d’immeubles résidentiels par des non-Canadiens

Le 21 dĂ©cembre 2022, le gouvernement a publiĂ© le Règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada. Le Règlement est entrĂ© en vigueur le 1er janvier 2023, en mĂŞme temps que la Loi. Il Ă©tablit les clarifications, les dĂ©finitions et les exceptions particulières nĂ©cessaires pour mettre pleinement en Ĺ“uvre la Loi. Le Règlement :

Objectif

Les modifications visent Ă  appuyer les objectifs stratĂ©giques du gouvernement du Canada en matière d’offre de logements, qui sont Ă©noncĂ©s dans la StratĂ©gie nationale sur le logement. Elles visent Ă©galement Ă  soutenir la capacitĂ© du Canada d’attirer des travailleurs qualifiĂ©s et des professionnels dans le cadre de ses politiques d’immigration. Ces politiques sont Ă©noncĂ©es dans le Plan des niveaux d’immigration 2023-2025 du Canada. Les modifications ont donc notamment pour objectif d’amĂ©liorer l’abordabilitĂ© du logement et de veiller Ă  ce que le Canada ait la capacitĂ© d’attirer des travailleurs qualifiĂ©s et des professionnels.

Description

Le Règlement modifiant le Règlement sur l’interdiction d’achat d’immeubles rĂ©sidentiels par des non-Canadiens (les modifications) vise la modification et l’élargissement des exceptions et des dĂ©finitions actuelles. Les modifications se classent dans les quatre catĂ©gories suivantes :

DĂ©finition de « contrĂ´le Â»

Les modifications visent la redĂ©finition de « contrĂ´le Â» afin de faire passer le seuil de contrĂ´le de 3 % Ă  10 %. Ainsi, toute sociĂ©tĂ© ou entitĂ© dont 10 % ou plus des actions ou des titres de participation sont dĂ©tenus par un non-Canadien, directement ou indirectement, sera assujettie Ă  l’interdiction. Le seuil de contrĂ´le de 10 % s’aligne sur les critères actuels de la taxe sur les logements sous-utilisĂ©s.

Terrains vacants

Les modifications visent l’abrogation de la disposition relative aux terrains vacants en application de la dĂ©finition d’« immeuble rĂ©sidentiel Â» afin que l’interdiction ne s’applique pas aux terrains vacants. Autrement dit, les non-Canadiens pourront acheter des terrains vacants ou toute autre propriĂ©tĂ© qui ne comporte pas de logements. Les terrains vacants pourront ĂŞtre utilisĂ©s Ă  n’importe quelle fin par l’acheteur, y compris pour la construction rĂ©sidentielle, sous rĂ©serve des codes du bâtiment locaux et des règlements de zonage. L’abrogation de la disposition relative aux terrains vacants rĂ©glerait Ă©galement les problèmes soulevĂ©s concernant les dĂ©finitions se rapportant au zonage mixte.

Travailleurs étrangers temporaires

Les modifications introduisent une exception pour les travailleurs temporaires qui permettra Ă  un plus grand nombre de rĂ©sidents temporaires travaillant au Canada d’acheter une habitation et de l’occuper. En vertu de l’exception, la Loi ne s’appliquerait pas Ă  un rĂ©sident temporaire titulaire d’un permis de travail ou qui est autrement autorisĂ© Ă  travailler au Canada dans les conditions suivantes :

De plus, les exigences relatives au travail à temps plein ou à la production de déclarations de revenus de l’exception actuelle deviendraient superflues.

Exceptions applicables à l’achat aux fins d’aménagement et aux entités cotées en bourse au Canada

Les modifications introduisent une exception pour l’acquisition d’un immeuble résidentiel par un non-Canadien à des fins d’aménagement. Cette exception autorisera l’achat d’un immeuble résidentiel par des non-Canadiens à des fins d’aménagement, notamment pour des utilisations commerciales, industrielles, résidentielles ou pour toute combinaison de ces utilisations. Elle donnera une pleine latitude pour tous les types d’aménagements assujettis aux règlements ou aux exigences de zonage applicables des autorités locales compétentes. De plus, cette modification créera une exception pour des entités constituées en vertu des lois du Canada ou d’une province et qui sont cotées en bourse au Canada (par exemple les fiducies de placement immobilier ou les sociétés en commandite). Elles pourront ainsi bénéficier de l’exception prévue par la Loi accordée aux sociétés constituées en vertu des lois du Canada ou d’une province et qui sont cotées en bourse au Canada.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Ă€ la suite de l’entrĂ©e en vigueur de la Loi et du Règlement, la SociĂ©tĂ© canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) a reçu de la rĂ©troaction verbale et plus de 345 courriels et lettres de nombreuses parties prenantes touchĂ©es provenant d’un large Ă©ventail de secteurs. Les parties prenantes ont formulĂ© des commentaires sur les principales dĂ©finitions et exceptions au Règlement. Ces commentaires visent notamment les dĂ©finitions relatives au contrĂ´le et aux terrains vacants, ainsi que les critères d’exception applicables aux rĂ©sidents temporaires et Ă  certains types d’immeubles rĂ©sidentiels. La SCHL a poursuivi des discussions constructives avec les parties prenantes touchĂ©es et d’autres ministères par rapport Ă  ces enjeux clĂ©s. Les modifications sont conformes aux commentaires reçus.

DĂ©finition relative aux terrains vacants : De nombreuses parties prenantes ont cherchĂ© Ă  obtenir des renseignements sur la dĂ©finition relative aux terrains vacants dans le Règlement. Elles ont notamment demandĂ© des Ă©claircissements sur son application aux terrains zonĂ©s par la municipalitĂ© pour usage mixte. On comptait parmi ces parties prenantes des cabinets privĂ©s, des conseillers juridiques et des associations reprĂ©sentant divers secteurs, y compris l’amĂ©nagement commercial et immobilier, les banques, les ressources naturelles et les matĂ©riaux de construction, ainsi que les professionnels de l’immobilier. Dans de nombreuses municipalitĂ©s, les règlements de zonage mixte peuvent donner lieu Ă  une interprĂ©tation large. Par consĂ©quent, les parties prenantes ont Ă©galement soulevĂ© leurs prĂ©occupations quant Ă  la possibilitĂ© que l’interdiction prĂ©vue par la Loi s’étende Ă  l’amĂ©nagement commercial ou industriel. Les promoteurs ont Ă©galement soulevĂ© des prĂ©occupations au sujet de la capacitĂ© des sociĂ©tĂ©s sous contrĂ´le Ă©tranger d’acheter des terrains vacants pour un amĂ©nagement rĂ©sidentiel. Ils ont soulignĂ© l’importance de cette capacitĂ© pour rĂ©gler le problème de l’offre de logements au Canada et amĂ©liorer l’abordabilitĂ©. Les modifications rĂ©pondent Ă  ces prĂ©occupations en abrogeant la disposition relative aux terrains vacants et en ajoutant une exception pour l’amĂ©nagement d’immeubles.

DĂ©finition de « contrĂ´le Â» : Des sociĂ©tĂ©s de gestion de relocalisation et des associations reprĂ©sentant des promoteurs et des professionnels du droit ont indiquĂ© que la dĂ©finition de « contrĂ´le Â» dans le Règlement pouvait s’avĂ©rer trop restrictive. Elles ont aussi soulignĂ© qu’il pouvait ĂŞtre particulièrement difficile pour les sociĂ©tĂ©s ou les autres entitĂ©s de dĂ©terminer leur conformitĂ© Ă  cette dĂ©finition. Les promoteurs et les fiducies de placement immobilier ont Ă©galement soulevĂ© leurs prĂ©occupations Ă  ce sujet. Ă€ leur avis, la dĂ©finition de « contrĂ´le Â» pourrait limiter leur capacitĂ© d’acheter des terrains vacants Ă  des fins d’amĂ©nagement rĂ©sidentiel et d’accroĂ®tre l’offre de logements au Canada. Les modifications rĂ©pondent partiellement Ă  cette prĂ©occupation en faisant passer le seuil de propriĂ©tĂ© Ă©trangère de 3 % Ă  10 % dans la dĂ©finition de « contrĂ´le Â». Ainsi, les sociĂ©tĂ©s et les autres entitĂ©s ayant une plus grande part de contrĂ´le Ă©tranger pourront acheter des immeubles rĂ©sidentiels au Canada. Faire passer le seuil Ă  10 % ne permet pas de rĂ©pondre entièrement aux prĂ©occupations de certains secteurs. Cependant, la SCHL a dĂ©terminĂ© que cette hausse de 3 % Ă  10 % faciliterait la dĂ©termination de l’admissibilitĂ© des sociĂ©tĂ©s dans le respect des conditions prĂ©vues par la Loi. Le seuil de 10 % est conforme Ă  la Loi sur la taxe sur les logements sous-utilisĂ©s. La taxe sur les logements sous-utilisĂ©s s’applique Ă©galement aux propriĂ©taires non canadiens d’immeubles rĂ©sidentiels. Il a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© qu’un seuil uniforme contribuerait Ă  rĂ©duire la confusion pour les sociĂ©tĂ©s ou les autres entitĂ©s qui achètent ou amĂ©nagent des immeubles rĂ©sidentiels.

Exception pour les titulaires de permis de travail temporaires : Plusieurs provinces et territoires ont indiquĂ© Ă  la SCHL que les titulaires de permis de travail temporaires sont essentiels pour contrer leurs pĂ©nuries de main-d’œuvre. Ils ont fait valoir que ces travailleurs sont particulièrement importants dans les collectivitĂ©s rurales. Ils ont Ă©galement relevĂ© que l’interdiction prĂ©vue par la Loi aurait une incidence sur la compĂ©titivitĂ© des entreprises canadiennes qui tentent de recruter des professionnels Ă©trangers au sein de leur main-d’œuvre au pays. De plus, des discussions animĂ©es par Immigration, RĂ©fugiĂ©s et CitoyennetĂ© Canada ont eu lieu avec les responsables provinciaux et territoriaux en matière d’immigration. Ces derniers ont soulignĂ© que les personnes venant s’installer au pays dans le cadre des programmes des candidats des provinces ne pourront pas s’acheter d’immeuble rĂ©sidentiel. Ces prĂ©occupations ont Ă©galement Ă©tĂ© soulevĂ©es par des organisations qui tentent de recruter des talents Ă©trangers afin de les intĂ©grer Ă  leur main-d’œuvre canadienne. On compte parmi celles-ci des entreprises, des Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur et des sociĂ©tĂ©s de gestion de relocalisation. Les modifications rĂ©pondent Ă  ces prĂ©occupations en simplifiant les critères d’admissibilitĂ©. Ainsi, les rĂ©sidents temporaires qui travaillent au Canada pourront acheter rapidement des logements dans leur collectivitĂ© Ă  leur arrivĂ©e au Canada. Elles simplifient Ă©galement le processus pour les professionnels du secteur canadien qui facilitent ou soutiennent l’achat d’un immeuble rĂ©sidentiel par des non-Canadiens admissibles. D’après les modifications, le rĂ©sident ou la rĂ©sidente temporaire doit avoir un permis ou une autorisation de travail demeurant valide pour 183 jours au moment de l’achat. Cette pĂ©riode est basĂ©e sur la dĂ©finition existante de rĂ©sidence rĂ©putĂ©e Ă  des fins fiscales de l’Agence du revenu du Canada.

Exceptions applicables Ă  l’achat aux fins d’amĂ©nagement et aux entitĂ©s cotĂ©es en bourse au Canada : Certaines parties prenantes ont dit Ă  la SCHL que la Loi et le Règlement constituaient un obstacle pour certains projets d’ensembles rĂ©sidentiels. Effectivement, dans certains cas, des entitĂ©s non canadiennes doivent acheter des terrains comportant dĂ©jĂ  des immeubles. On compte parmi ces parties prenantes des cabinets privĂ©s, des conseillers juridiques et des associations reprĂ©sentant des promoteurs et d’autres secteurs. On a Ă©galement relevĂ© qu’il y avait une incohĂ©rence dans l’exception prĂ©vue pour les sociĂ©tĂ©s cotĂ©es en bourse contrĂ´lĂ©es par des non-Canadiens. Pour rĂ©pondre Ă  ces prĂ©occupations, les modifications permettront l’achat d’immeubles rĂ©sidentiels par des non-Canadiens aux fins de tout type d’amĂ©nagement. Seront comprises les fins commerciales, industrielles ou rĂ©sidentielles. De plus, les modifications aideront Ă  assurer l’équitĂ© pour les entitĂ©s contrĂ´lĂ©es par des non-Canadiens qui sont constituĂ©es par une loi fĂ©dĂ©rale ou provinciale et dont les actions sont cotĂ©es en bourse au Canada. En vertu des modifications, elles pourront bĂ©nĂ©ficier de l’exception actuelle accordĂ©e aux sociĂ©tĂ©s cotĂ©es en bourse contrĂ´lĂ©es par des non-Canadiens.

Autres commentaires reçus : Dans le cadre de correspondance Ă©crite et de discussions continues avec la SCHL, des professionnels de l’immobilier, du droit et du financement de l’habitation, ainsi que leurs associations respectives, continuent de soulever des prĂ©occupations. Celles-ci sont liĂ©es Ă  l’interprĂ©tation des dĂ©finitions et des exceptions clĂ©s du Règlement. Elles portent Ă©galement sur leur capacitĂ© d’aider leurs clients Ă  dĂ©terminer l’application de l’interdiction dans leurs circonstances respectives. Les gouvernements provinciaux, les administrations municipales et les parties prenantes du secteur ont Ă©galement exprimĂ© certaines prĂ©occupations. Celles-ci portaient sur l’application de l’interdiction prĂ©vue par la Loi aux immeubles rĂ©sidentiels situĂ©s dans une agglomĂ©ration de recensement ou une rĂ©gion mĂ©tropolitaine de recensement. La simplification de certains critères d’exceptions devrait faciliter l’interprĂ©tation du Règlement pour le secteur et les professionnels qui facilitent ou soutiennent l’achat d’immeubles rĂ©sidentiels par des non-Canadiens. Les modifications offrent une approche simplifiĂ©e, qui n’est pas fondĂ©e sur les exigences en matière de rĂ©sidence ou de dĂ©claration de revenus. Par ailleurs, en augmentant le seuil de contrĂ´le, elles rĂ©duisent la nĂ©cessitĂ© de surveiller les changements dans la structure de propriĂ©tĂ©. De plus, la SCHL a l’intention de rĂ©viser les renseignements prĂ©sentĂ©s sur son site Web afin de rĂ©pondre aux prĂ©occupations soulevĂ©es.

Les modifications sont exemptĂ©es de l’exigence de publication prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada, car la Loi cessera d’être applicable deux ans après son entrĂ©e en vigueur. Il a aussi Ă©tĂ© question de prendre en compte les commentaires des parties prenantes touchĂ©es sur la nĂ©cessitĂ© de mettre rapidement en Ĺ“uvre des modifications visant des assouplissements. Compte tenu de la correspondance et des discussions continues avec un large Ă©ventail de parties prenantes depuis l’entrĂ©e en vigueur de la Loi et du Règlement, il a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© que la publication prĂ©alable ne susciterait pas d’autres commentaires importants. Le report de la finalisation des modifications aurait pu nuire aux efforts visant Ă  accroĂ®tre l’offre de logements au Canada. Il aurait aussi pu entraĂ®ner une incertitude accrue chez les employeurs canadiens qui cherchent Ă  recruter des talents Ă©trangers.

La SCHL a tenu des discussions ciblées à l’égard des modifications proposées avec les principales parties prenantes, notamment les autorités provinciales et territoriales responsables de l’immigration et les associations nationales représentant des professionnels du secteur immobilier, des finances et du droit, ainsi que des promoteurs. Ces activités de liaison ciblées ont permis à la SCHL de s’assurer que les modifications répondent aux préoccupations des parties prenantes touchées. Les parties prenantes ont également demandé des clarifications sur l’interprétation de certaines exceptions au Règlement (par exemple la capacité des non-Canadiens d’obtenir un prêt hypothécaire). Par conséquent, la SCHL a ajouté des questions et réponses dans la FAQ de son site Web.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

La Loi ne s’applique pas dans les cas oĂą elle irait Ă  l’encontre des droits ancestraux et confirmĂ©s par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.

Choix de l’instrument

Il a été déterminé que les modifications réglementaires constituent l’instrument juridiquement contraignant approprié. Elles portent sur certaines exceptions et définitions du Règlement. La Loi prévoit des pouvoirs précis pour établir des règlements à cette fin; le recours à ces pouvoirs réglementaires prescrits cadre avec les pouvoirs prévus par la Loi. Par conséquent, aucun autre instrument n’a été pris en considération.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Les modifications visent des assouplissements et confèrent des avantages ciblés aux non-Canadiens qui se sont établis au Canada et qui travaillent à l’obtention de la résidence permanente. Les principaux bénéficiaires comprennent les personnes qui résident au Canada et qui y travaillent en vertu d’autorisations ou de permis de travail existants. Les avantages directs incluent la possibilité pour les non-Canadiens admissibles de s’établir au Canada et d’accéder à la propriété dans leur collectivité plus rapidement. Autrement, ces personnes pourraient vivre une transition prolongée au Canada, et le choix ou la disponibilité des options de logement au Canada qui répondent à leurs besoins serait réduit.

Les modifications confèrent des avantages indirects aux employeurs canadiens de divers secteurs économiques qui cherchent à attirer et à maintenir en poste des travailleurs qualifiés et des professionnels étrangers détenant un permis de travail ou une autorisation de travail et cherchant à devenir résidents permanents du Canada. Les avantages indirects comprennent l’amélioration du positionnement des employeurs canadiens pour attirer des talents provenant des marchés du travail étrangers, comme les travailleurs qualifiés et d’autres professionnels spécialisés. En l’absence de ces modifications, les employeurs canadiens pourraient faire face à des désavantages concurrentiels dans l’attraction des étrangers titulaires d’un permis de travail, qui pourraient chercher à accéder à la propriété dans les mois suivant leur établissement au Canada. Les modifications s’alignent sur les objectifs provinciaux et territoriaux en matière de main-d’œuvre et d’immigration, qui sont conçus pour appuyer les objectifs généraux du Canada en matière d’immigration, soit de devenir une destination de choix pour les talents étrangers.

Les modifications visent à s’aligner sur l’objectif stratégique du gouvernement relatif à l’offre de logements au Canada à l’appui de l’abordabilité du logement. Les non-Canadiens participent au secteur de l’aménagement du Canada en tant que particuliers et en tant qu’actionnaires de sociétés ou d’autres entités. En permettant à des non-Canadiens de construire des immeubles sur des terrains vacants ou de réaménager des immeubles résidentiels, nous nous attaquons aux enjeux d’offre de logements et nous contribuons à atténuer les pressions sur les marchés où l’offre est limitée. Les bénéficiaires de cette modification pourraient également comprendre les gens au Canada qui ont actuellement de la difficulté à trouver un logement convenable dans les marchés où les stocks sont bas.

Lentille des petites entreprises

L’analyse de la lentille des petites entreprises a permis de conclure que les modifications n’auront aucune incidence sur les petites entreprises canadiennes. Les modifications n’imposent pas de fardeau administratif ni de nouvelles exigences de conformité aux petites entreprises.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, Ă©tant donnĂ© qu’il n’y a pas de variation marginale dans le fardeau administratif des entreprises et qu’aucun titre rĂ©glementaire n’est abrogĂ© ou adoptĂ©. Les modifications n’imposent pas aux professionnels canadiens d’exigences en matière de collecte et de traitement des renseignements ni de production de rapports connexes. Elles n’imposent pas non plus d’exigences en ce qui concerne le remplissage des formulaires ou d’autres types de documents.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Les modifications visent à permettre aux non-Canadiens qui travaillent et résident au Canada d’acheter rapidement des logements dans leur collectivité après leur établissement au Canada. Elles simplifient également le processus pour les professionnels du secteur canadien qui facilitent ou soutiennent l’achat d’un immeuble résidentiel par des non-Canadiens admissibles, à l’appui de la mise en œuvre efficace de la Loi et du Règlement. Les modifications se rapportent à la politique canadienne sur le logement. Le Règlement demeure de nature temporaire et ne fait pas l’objet d’un plan de travail existant ou d’un engagement dans le cadre d’un forum de coopération réglementaire officiel.

Plusieurs provinces et territoires ont indiqué que les titulaires de permis de travail temporaires sont essentiels à l’atténuation de la pénurie de main-d’œuvre. Des modifications ont été apportées au Règlement afin d’harmoniser les politiques et les approches aux niveaux fédéral, provincial et territorial, ce qui appuiera les politiques en matière d’immigration et de main-d’œuvre des provinces et des territoires.

Évaluation environnementale stratégique

Les modifications ne devraient pas donner lieu à d’importants effets environnementaux, positifs ou négatifs.

Analyse comparative entre les sexes plus (ACS+)

Ces modifications permettront à un plus grand nombre de non-Canadiens qui résident et travaillent au Canada d’acheter des immeubles résidentiels. C’est un effet particulièrement important pour les non-Canadiens qui viennent au Canada pour travailler dans des régions marquées par des pénuries de main-d’œuvre, mais où les options de logement sur le marché locatif ne sont pas convenables. De plus, les modifications permettront aux non-Canadiens d’acheter des terrains vacants, augmentant ainsi le potentiel de production de logements dans les marchés où l’offre est limitée. Des assouplissements pour l’aménagement d’immeubles résidentiels contribueraient à régler les problèmes d’offre sur le marché de l’habitation. Ils seraient ultimement avantageux pour les personnes à faible revenu au Canada, qui sont plus susceptibles que d’autres d’être exclues des marchés affichant des déséquilibres.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Les modifications entrent en vigueur au moment de l’enregistrement. La SCHL mettra à jour et étoffera les directives en langage simple et la foire aux questions sur son site Web pour tenir compte des modifications.

Personne-ressource

Nadine Leblanc
TĂ©lĂ©phone : 1‑800‑668‑2642
Courriel : callcent@cmhc-schl.gc.ca