Règlement modifiant le Règlement canadien de 2012 sur la sĂ»retĂ© aĂ©rienne (Ă©quipements dĂ©fensifs, armes Ă  feu et munitions) : DORS/2022-268

La Gazette du Canada, Partie II, volume 156, numéro 26

Enregistrement
DORS/2022-268 Le 7 dĂ©cembre 2022

LOI SUR L’AÉRONAUTIQUE
LOI DE 1992 SUR LE TRANSPORT DES MARCHANDISES DANGEREUSES

C.P. 2022-1312 Le 7 dĂ©cembre 2022

Sur recommandation du ministre des Transports, Son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement canadien de 2012 sur la sĂ»retĂ© aĂ©rienne (Ă©quipements dĂ©fensifs, armes Ă  feu et munitions), ci-après, en vertu :

La greffière adjointe du Conseil privé
Wendy Nixon

Règlement modifiant le Règlement canadien de 2012 sur la sûreté aérienne (équipements défensifs, armes à feu et munitions)

Modifications

1 L’article 3 du Règlement canadien de 2012 sur la sĂ»retĂ© aĂ©rienne rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

agent des services frontaliers
S’entend au sens de l’article 5 de la Loi sur le prĂ©contrĂ´le (2016). (border services officer)
arme à feu d’agence
S’entend au sens de l’article 1 du Règlement sur les armes Ă  feu des agents publics. (agency firearm)
arme à feu d’organisme d’inspection des États-Unis
Arme à feu qui est mise à la disposition des contrôleurs des États-Unis par l’organisme d’inspection des États-Unis et qui est chargée de munitions d’organisme d’inspection des États-Unis ou qui n’est pas chargée. (US inspection agency firearm)
contrôleur des États-Unis
ContrĂ´leur au sens de l’article 5 de la Loi sur le prĂ©contrĂ´le (2016). (US preclearance officer)
équipement défensif
Une matraque ou un aérosol capsique, ou les deux. (defensive equipment)
munitions d’organisme d’inspection des États-Unis
Munitions mises à la disposition des contrôleurs des États-Unis par l’organisme d’inspection des États-Unis. (US inspection agency ammunition)
organisme d’inspection des États-Unis
L’entité chargée d’assumer les responsabilités en matière d’importation de biens, d’immigration, d’agriculture et de santé et de sécurité publiques pour établir si une personne ou un bien à destination des États-Unis y est admissible. (US inspection agency)
situation d’urgence
S’entend d’une situation indĂ©pendante de la volontĂ© de l’agent des services frontaliers ou du contrĂ´leur des États-Unis pendant laquelle la prĂ©sence continue de celui-ci est exigĂ©e afin, selon le cas :
  • a) de prĂ©server l’intĂ©gritĂ© d’un examen ou d’une enquĂŞte en cours;
  • b) de prĂ©venir un danger imminent pour la vie humaine ou des dommages graves Ă  la propriĂ©tĂ©. (exigent circumstances)
zone de tri de bagages
Zone d’une aérogare, ou d’un bâtiment à l’aérodrome dont un transporteur aérien est responsable, où des bagages enregistrés sont entreposés. (baggage make-up area)
2 (1) Le passage de l’article 5 du tableau du paragraphe 78(2) du mĂŞme règlement figurant dans la colonne 1 est remplacĂ© par ce qui suit :
Article

Colonne 1

Personne

5 l’employĂ© qui relève d’un ministère ou d’un organisme fĂ©dĂ©ral ou provincial et qui s’occupe du contrĂ´le de la faune, autre qu’une personne mentionnĂ©e Ă  la colonne 1 de l’article 22
(2) Le tableau du paragraphe 78(2) du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 9, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Personne

Colonne 2

Biens autorisés

Colonne 3

Conditions

10 l’agent des services frontaliers qui porte un uniforme de l’Agence des services frontaliers du Canada et dont le lieu de travail habituel est un aérodrome un équipement défensif l’agent des services frontaliers est dans l’exercice de ses fonctions
11 l’agent des services frontaliers qui porte un uniforme de l’Agence des services frontaliers du Canada et dont le lieu de travail habituel est un aérodrome une arme à feu d’agence et des munitions l’agent des services frontaliers est dans l’exercice de ses fonctions et se trouve soit à l’intérieur d’une aérogare dans une zone de tri de bagages, un bureau commercial ou une salle d’entreposage des armes à feu, soit à l’extérieur d’une aérogare
12 l’agent des services frontaliers qui porte un uniforme de l’Agence des services frontaliers du Canada et dont le lieu de travail habituel est un aĂ©rodrome une arme Ă  feu d’agence et des munitions l’agent des services frontaliers est dans l’exercice de ses fonctions et a quittĂ© un des endroits mentionnĂ©s Ă  la colonne 3 de l’article 11 ou un aĂ©ronef au sol Ă  l’aĂ©rodrome, pour se rendre Ă  l’intĂ©rieur d’une aĂ©rogare et mener l’une des activitĂ©s ci-après pendant au plus une heure, sauf dans le cas d’une situation d’urgence :
  • a) fournir l’expertise nĂ©cessaire Ă  un autre agent des services frontaliers ou Ă  un contrĂ´leur des États-Unis dans le cadre d’un examen en cours;
  • b) effectuer un examen Ă  l’aide de chiens;
  • c) poursuivre la surveillance de personnes, de bagages ou d’autres biens pour vĂ©rifier le respect de la lĂ©gislation frontalière au sens de l’article 2 de la Loi sur l’Agence des services frontaliers du Canada si la surveillance a dĂ©butĂ© Ă  l’un des endroits mentionnĂ©s Ă  la colonne 3 de l’article 11 ou Ă  bord d’un aĂ©ronef au sol Ă  l’aĂ©rodrome;
  • d) escorter des personnes, des bagages ou d’autres biens Ă  partir de l’un des endroits mentionnĂ©s Ă  la colonne 3 de l’article 11 ou d’un aĂ©ronef au sol Ă  l’aĂ©rodrome
13 l’agent des services frontaliers qui porte un uniforme de l’Agence des services frontaliers du Canada et dont le lieu de travail habituel est un aĂ©rodrome une arme Ă  feu d’agence et des munitions l’agent des services frontaliers est dans l’exercice de ses fonctions et a quittĂ© un des endroits mentionnĂ©s Ă  la colonne 3 de l’article 11 ou un aĂ©ronef au sol Ă  l’aĂ©rodrome pour prendre une pause ou un repas Ă  l’intĂ©rieur d’une aĂ©rogare pendant au plus une heure
14 l’agent des services frontaliers qui porte un uniforme de l’Agence des services frontaliers du Canada et dont le lieu de travail habituel est un aĂ©rodrome une arme Ă  feu d’agence et des munitions l’agent des services frontaliers est dans l’exercice de ses fonctions et se dĂ©place Ă  l’intĂ©rieur d’une aĂ©rogare, selon le cas :
  • a) entre des endroits mentionnĂ©s Ă  la colonne 3 de l’article 11 ou un aĂ©ronef au sol Ă  l’aĂ©rodrome;
  • b) entre un des endroits mentionnĂ©s Ă  la colonne 3 de l’article 11 ou un aĂ©ronef au sol Ă  l’aĂ©rodrome, et un endroit Ă  l’intĂ©rieur d’une aĂ©rogare pour mener l’une des activitĂ©s visĂ©es aux alinĂ©as 12a) Ă  d) de la colonne 3 ou pour prendre une pause ou un repas
15 l’agent des services frontaliers qui porte un uniforme de l’Agence des services frontaliers du Canada et dont le lieu de travail habituel est un des aĂ©rodromes ci-après, sauf si des zones de prĂ©contrĂ´le y sont dĂ©signĂ©es en vertu du paragraphe 6(1) de la Loi sur le prĂ©contrĂ´le (2016) :
  • a) MontrĂ©al (aĂ©roport international de Mirabel);
  • b) un aĂ©rodrome Ă©numĂ©rĂ© Ă  l’annexe 2 ou 3;
  • c) un endroit dĂ©signĂ© par le ministre en vertu du paragraphe 6(1.1) de la Loi sur l’Administration canadienne de la sĂ»retĂ© du transport aĂ©rien;
  • d) un aĂ©rodrome assujetti Ă  la partie 7
une arme Ă  feu d’agence et des munitions l’agent des services frontaliers, afin d’exercer ses fonctions, effectue des dĂ©placements frĂ©quents entre les endroits oĂą il est autorisĂ© Ă  transporter ou Ă  avoir en sa possession une arme Ă  feu d’agence et des munitions, ou Ă  y avoir accès conformĂ©ment aux articles 11 Ă  14, et un autre endroit Ă  l’intĂ©rieur d’une aĂ©rogare et, dans ce cas, la limite d’une heure visĂ©e Ă  la colonne 3 des articles 12 et 13 ne s’applique pas
16 l’agent des services frontaliers qui ne porte pas un uniforme de l’Agence des services frontaliers du Canada et dont le lieu de travail habituel n’est pas un aĂ©rodrome un Ă©quipement dĂ©fensif, une arme Ă  feu d’agence et des munitions l’agent des services frontaliers est dans l’exercice de ses fonctions, se trouve Ă  l’intĂ©rieur d’une aĂ©rogare et effectue une des tâches ci-après pour assurer et contrĂ´ler l’application de la lĂ©gislation frontalière au sens de l’article 2 de la Loi sur l’Agence des services frontaliers du Canada :
  • a) recueillir des renseignements;
  • b) intervenir en cas de menace provenant de personnes ou de marchandises, si celle-ci est dĂ©tectĂ©e par l’Agence des services frontaliers du Canada;
  • c) planifier ou mener une enquĂŞte administrative ou criminelle ou en matière de renseignements
17 le contrôleur des États-Unis qui porte un uniforme de l’organisme d’inspection des États-Unis et dont le lieu de travail habituel est un aérodrome un équipement défensif le contrôleur des États-Unis exerce les attributions que lui confère la Loi sur le précontrôle (2016)
18 le contrôleur des États-Unis qui porte un uniforme de l’organisme d’inspection des États-Unis et dont le lieu de travail habituel est un aérodrome une arme à feu d’organisme d’inspection des États-Unis et des munitions d’organisme d’inspection des États-Unis le contrôleur des États-Unis exerce les attributions que lui confère la Loi sur le précontrôle (2016) et se trouve soit à l’intérieur d’une aérogare dans une zone de tri de bagages ou une salle d’entreposage des armes à feu, soit à l’extérieur d’une aérogare
19 le contrĂ´leur des États-Unis qui porte un uniforme de l’organisme d’inspection des États-Unis et dont le lieu de travail habituel est un aĂ©rodrome une arme Ă  feu d’organisme d’inspection des États-Unis et des munitions d’organisme d’inspection des États-Unis le contrĂ´leur des États-Unis exerce les attributions que lui confère la Loi sur le prĂ©contrĂ´le (2016) et a quittĂ© un des endroits mentionnĂ©s Ă  la colonne 3 de l’article 18 ou un aĂ©ronef au sol Ă  l’aĂ©rodrome, pour se rendre Ă  l’intĂ©rieur d’une aĂ©rogare et mener l’une des activitĂ©s ci-après pendant au plus une heure, sauf dans le cas d’une situation d’urgence :
  • a) fournir l’expertise nĂ©cessaire Ă  un autre contrĂ´leur des États-Unis dans le cadre d’un examen en cours d’examen;
  • b) effectuer un examen Ă  l’aide de chiens;
  • c) escorter des personnes, des bagages ou d’autres biens Ă  partir de l’un des endroits mentionnĂ©s Ă  la colonne 3 de l’article 18 ou d’un aĂ©ronef au sol Ă  l’aĂ©rodrome
20 le contrĂ´leur des États-Unis qui porte un uniforme de l’organisme d’inspection des États-Unis et dont le lieu de travail habituel est un aĂ©rodrome une arme Ă  feu d’organisme d’inspection des États-Unis et des munitions d’organisme d’inspection des États-Unis le contrĂ´leur des États-Unis exerce les attributions que lui confère la Loi sur le prĂ©contrĂ´le (2016) et a quittĂ© un des endroits mentionnĂ©s Ă  la colonne 3 de l’article 18 ou un aĂ©ronef au sol Ă  l’aĂ©rodrome pour prendre une pause ou un repas Ă  l’intĂ©rieur d’une aĂ©rogare pendant au plus une heure
21 le contrĂ´leur des États-Unis qui porte un uniforme de l’organisme d’inspection des États-Unis et dont le lieu de travail habituel est un aĂ©rodrome une arme Ă  feu d’organisme d’inspection des États-Unis et des munitions d’organisme d’inspection des États-Unis le contrĂ´leur des États-Unis exerce les attributions que lui confère la Loi sur le prĂ©contrĂ´le (2016) et se dĂ©place Ă  l’intĂ©rieur d’une aĂ©rogare, selon le cas :
  • a) entre des endroits mentionnĂ©s Ă  la colonne 3 de l’article 18 ou un aĂ©ronef au sol Ă  l’aĂ©rodrome;
  • b) entre un des endroits mentionnĂ©s Ă  la colonne 3 de l’article 18 ou un aĂ©ronef au sol Ă  l’aĂ©rodrome, et un endroit Ă  l’intĂ©rieur d’une aĂ©rogare pour mener l’une des activitĂ©s visĂ©es aux alinĂ©as 19a) Ă  c) de la colonne 3 ou pour prendre une pause ou un repas
22 les personnes suivantes :
  • a) une personne dĂ©signĂ©e comme agent des pĂŞches en vertu du paragraphe 5(1) de la Loi sur les pĂŞches;
  • b) une personne dĂ©signĂ©e comme garde de parc en vertu de l’article 18 de la Loi sur les parcs nationaux du Canada;
  • c) une personne dĂ©signĂ©e comme agent de l’autoritĂ© en vertu de l’article 19 de la Loi sur les parcs nationaux du Canada;
  • d) une personne dĂ©signĂ©e comme agent de l’autoritĂ© en vertu du paragraphe 217(1) de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999);
  • e) une personne dĂ©signĂ©e comme garde-chasse en vertu du paragraphe 6(1) de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs;
  • f) une personne dĂ©signĂ©e comme agent de l’autoritĂ© en vertu du paragraphe 85(1) de la Loi sur les espèces en pĂ©ril;
  • g) une personne dĂ©signĂ©e comme agent de la faune en vertu du paragraphe 11(1) de la Loi sur les espèces sauvages du Canada;
  • h) une personne dĂ©signĂ©e comme agent de l’autoritĂ© en vertu du paragraphe 29(1) de la Loi sur la protection de l’environnement en Antarctique;
  • i) une personne dĂ©signĂ©e comme agent en vertu du paragraphe 12(1) de la Loi sur la protection d’espèces animales ou vĂ©gĂ©tales sauvages et la rĂ©glementation de leur commerce international et interprovincial;
  • j) une personne dĂ©signĂ©e comme garde d’aire marine de conservation en vertu de l’article 18 de la Loi sur les aires marines nationales de conservation du Canada;
  • k) une personne dĂ©signĂ©e comme agent de l’autoritĂ© en vertu de l’article 19 de la Loi sur les aires marines nationales de conservation du Canada;
  • l) une personne dĂ©signĂ©e comme agent de l’autoritĂ© en vertu de l’article 13 de la Loi sur le parc marin du Saguenay — Saint-Laurent;
  • m) une personne dĂ©signĂ©e comme garde de parc en vertu de l’article 23 de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge;
  • n) une personne dĂ©signĂ©e comme agent de l’autoritĂ© en vertu de l’article 24 de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge
un Ă©quipement dĂ©fensif, une arme Ă  feu d’agence chargĂ©e et des munitions la personne :
  • a) ou bien est dans l’exercice de ses fonctions Ă  l’aĂ©rodrome;
  • b) ou bien prend un vol et a l’autorisation de l’utilisateur de l’aĂ©ronef en vertu de l’article 533.1

(4) L’article 78 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (3), de ce qui suit :

Définition de bureau commercial

(4) Pour l’application du paragraphe (2), bureau commercial s’entend de la zone d’un bureau de douane, Ă©tabli en vertu de l’article 5 de la Loi sur les douanes, utilisĂ©e principalement pour dĂ©clarer, examiner et dĂ©douaner, sous le rĂ©gime de cette loi, des marchandises commerciales au sens de l’article 2 du Règlement sur la dĂ©claration des marchandises importĂ©es.

3 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 78, de ce qui suit :

Supervision et mesures correctives

78.1 (1) L’agence ou l’organisme qui emploie les personnes mentionnĂ©es Ă  la colonne 1 des articles 10 Ă  21, du tableau du paragraphe 78(2) veille Ă  ce qu’elles respectent les conditions prĂ©vues Ă  la colonne 3 et, dans le cas oĂą est constatĂ© le non-respect d’une condition, l’agence ou l’organisme prend immĂ©diatement des mesures correctives pour empĂŞcher qu’il ne se reproduise.

Dossiers — non-respect de conditions

(2) Chaque fois que l’agence ou l’organisme constate le non-respect d’une condition, il ou elle crĂ©e un dossier indiquant ce qui suit :

Dossiers Ă  fournir au ministre

(3) L’agence ou l’organisme fournit les dossiers au ministre, sur préavis raisonnable donné par celui-ci.

Dossiers — situations d’urgence

78.2 (1) Chaque fois qu’une personne mentionnĂ©e Ă  la colonne 1 des articles 12 ou 19, du tableau du paragraphe 78(2) dĂ©passe la pĂ©riode d’une heure prĂ©vue Ă  la colonne 3 en raison d’une situation d’urgence, l’agence ou l’organisme qui l’emploie crĂ©e un dossier indiquant ce qui suit :

Dossiers Ă  fournir au ministre

(2) L’agence ou l’organisme fournit les dossiers au ministre, sur préavis raisonnable donné par celui-ci.

4 (1) Le paragraphe 79(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Substances explosives et engins incendiaires

(2) Sous réserve des paragraphes (2.1) à (2.4), (3.1) et (4), il est interdit à toute personne, autre qu’un transporteur aérien, d’avoir en sa possession une substance explosive ou un engin incendiaire, ou d’y avoir accès, à bord d’un aéronef.

(2) L’article 79 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (2.1), de ce qui suit :

Exception — agents des services frontaliers

(2.2) Un agent des services frontaliers qui est dans l’exercice de ses fonctions peut avoir en sa possession un équipement défensif, une arme à feu d’agence et des munitions à bord d’un aéronef au sol à un aérodrome, ou y avoir accès.

Exception — contrĂ´leur des États-Unis

(2.3) Un contrôleur des États-Unis qui exerce les attributions que lui confère la Loi sur le précontrôle (2016) peut avoir en sa possession un équipement défensif, une arme à feu d’organisme d’inspection des États-Unis et des munitions d’organisme d’inspection des États-Unis à bord d’un aéronef au sol à un aérodrome, ou y avoir accès.

Exception — certains employĂ©s fĂ©dĂ©raux

(2.4) Les personnes mentionnĂ©es Ă  la colonne 1 de l’article 22 du tableau du paragraphe 78(2) qui sont dans l’exercice de leurs fonctions peuvent avoir en leur possession un Ă©quipement dĂ©fensif, une arme Ă  feu d’agence chargĂ©e et des munitions Ă  bord d’un aĂ©ronef au sol Ă  un aĂ©rodrome, ou y avoir accès.

(3) L’article 79 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (3), de ce qui suit :

Exception — certains employĂ©s fĂ©dĂ©raux

(3.1) Les personnes mentionnĂ©es Ă  la colonne 1 de l’article 22 du tableau du paragraphe 78(2), peuvent avoir en leur possession un Ă©quipement dĂ©fensif, une arme Ă  feu d’agence chargĂ©e et des munitions Ă  bord d’un aĂ©ronef, ou y avoir accès, si elles y sont autorisĂ©es par l’utilisateur de l’aĂ©ronef en vertu de l’article 533.1.

5 L’article 526 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Armes

526 (1) Il est interdit au transporteur aĂ©rien de permettre Ă  une personne qui se trouve Ă  bord d’un aĂ©ronef d’avoir en sa possession une arme, ou d’y avoir accès, Ă  moins qu’il ne l’ait autorisĂ© en vertu des articles 531, 533 ou 533.1.

Substances explosives et engins incendiaires

(2) Il est interdit au transporteur aĂ©rien de permettre Ă  une personne qui se trouve Ă  bord d’un aĂ©ronef d’avoir en sa possession une substance explosive ou un engin incendiaire, ou d’y avoir accès, Ă  moins qu’il ne l’ait autorisĂ© en vertu de l’article 533.1.

Exception — agents des services frontaliers

(3) Les paragraphes (1) et (2) ne s’appliquent pas lorsqu’un agent des services frontaliers qui est dans l’exercice de ses fonctions a en sa possession un équipement défensif, une arme à feu d’agence ou des munitions à bord d’un aéronef au sol à un aérodrome, ou y a accès.

Exception — contrĂ´leurs des États-Unis

(4) Les paragraphes (1) et (2) ne s’appliquent pas lorsqu’un contrĂ´leur des États-Unis qui est dans l’exercice des attributions que lui confère la Loi sur le prĂ©contrĂ´le (2016) a en sa possession un Ă©quipement dĂ©fensif, une arme Ă  feu d’organisme d’inspection des États-Unis ou des munitions d’organisme d’inspection des États-Unis Ă  bord d’un aĂ©ronef au sol Ă  un aĂ©rodrome, ou y a accès.

Exception — certains employĂ©s fĂ©dĂ©raux

(5) Les paragraphes (1) et (2) ne s’appliquent pas lorsqu’une personne mentionnĂ©e Ă  la colonne 1 de l’article 22 du tableau du paragraphe 78(2) est dans l’exercice de ses fonctions et a en sa possession un Ă©quipement dĂ©fensif, une arme Ă  feu d’agence chargĂ©e ou des munitions Ă  bord d’un aĂ©ronef au sol Ă  un aĂ©rodrome, ou y a accès.

6 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 533, de ce qui suit :

Autorisation pour certains employés fédéraux

533.1 L’utilisateur d’un aĂ©ronef peut autoriser toute personne mentionnĂ©e Ă  la colonne 1 de l’article 22 du tableau du paragraphe 78(2), qui se trouve Ă  bord d’un aĂ©ronef Ă  avoir en sa possession un Ă©quipement dĂ©fensif, une arme Ă  feu d’agence chargĂ©e et des munitions, ou Ă  y avoir accès, si les conditions suivantes sont rĂ©unies :

7 Les alinĂ©as 543(1)b) et c) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

8 La partie 3 de l’annexe 4 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après la mention « Article 77 Â», de ce qui suit :

Colonne 1

Texte désigné

Colonne 2

Montant maximal
Ă  payer ($)

Personne physique

Colonne 3

Montant maximal Ă  payer ($)

Personne morale

Paragraphe 78(1) 5 000  
Paragraphe 78.1(1)   25 000
Paragraphe 78.1(2)   25 000
Paragraphe 78.1(3)   25 000
Paragraphe 78.2(1)   25 000
Paragraphe 78.2(2)   25 000

Modification corrélative

9 Le paragraphe 12.4(2) du Règlement sur le transport des marchandises dangereuses rĂ©fĂ©rence 2 est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) MalgrĂ© les restrictions qui s’appliquent Ă  l’article 19 du tableau 8-1 du chapitre 1, Dispositions relatives au transport de marchandises dangereuses par les passagers ou les membres d’équipage, de la partie 8, Dispositions relatives aux passagers et aux membres d’équipage, des Instructions techniques de l’OACI, il est permis Ă  un agent de la paix au sens de l’article 3 du Règlement canadien de 2012 sur la sĂ»retĂ© aĂ©rienne, Ă  un agent de sĂ»retĂ© Ă  bord canadien ou Ă  une personne mentionnĂ©e Ă  la colonne 1 de l’article 22 du tableau du paragraphe 78(2) du Règlement canadien de 2012 sur la sĂ»retĂ© aĂ©rienne de transporter Ă  bord d’un aĂ©ronef des munitions, ou des munitions chargĂ©es dans une arme Ă  feu, dont le numĂ©ro UN et l’appellation rĂ©glementaire sont UN0012, CARTOUCHES Ă€ PROJECTILE INERTE POUR ARMES ou UN0012, CARTOUCHES POUR ARMES DE PETIT CALIBRE ou UN0014, CARTOUCHES Ă€ BLANC POUR ARMES, UN0014, CARTOUCHES Ă€ BLANC POUR ARMES DE PETIT CALIBRE ou UN0014, CARTOUCHES Ă€ BLANC POUR OUTILS.

Entrée en vigueur

10 Le présent règlement entre en vigueur à la date de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Le Règlement canadien de 2012 sur la sĂ»retĂ© aĂ©rienne (RCSA 2012), qui a Ă©tĂ© Ă©tabli en vertu de la Loi sur l’aĂ©ronautique (LA), interdit Ă  toute personne d’avoir en sa possession ou de transporter une arme, y compris une arme Ă  feu, une substance explosive ou un engin incendiaire, ou d’y avoir accès, Ă  un aĂ©rodrome (aĂ©roport) Ă  moins qu’une exemption leur donne la permission de le faire.

Depuis 2015, Transports Canada (TC) a reçu des demandes et a émis et renouvelé de nombreuses exemptions temporaires en vertu de la Loi sur l’aéronautique (LA) qui permettent à certains agents de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), de Pêches et Océans (MPO), d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) et de Parcs Canada (PC) de porter des armes, y compris des armes à feu, et de l’équipement défensif (par exemple des matraques et des vaporisateurs de poivre) dans les aéroports canadiens et, dans certains cas, à bord des vols, lorsqu’ils sont en service et dans des circonstances prescrites.

Puisque les exemptions sont une solution temporaire et non pas un substitut pour le règlement, le Règlement modifiant le Règlement canadien de 2012 sur la sûreté aérienne (équipements défensifs, armes à feu et munitions) [le Règlement] introduit des modifications au RCSA 2012 afin de régulariser les exemptions qui permettent aux agents de l’ASFC, du MPO, d’ECCC et de PC et aux contrôleurs des États-Unis d’avoir en leur possession ou de transporter de l’équipement défensif, des armes à feu et des munitions ou d’y avoir accès dans certaines circonstances précises dans les aéroports et, dans certains cas, à bord des vols.

Description : Les modifications codifient les situations soulignĂ©es dans les exemptions au RCSA 2012, sous rĂ©serve de certaines conditions, avec quelques modifications additionnelles pour clarifier les situations dans lesquelles les agents des services frontaliers (ASF) de l’ASFC, les contrĂ´leurs du Service des douanes et de la protection des frontières (SDPF) des États-Unis, les agents du MPO, d’ECCC et de PC puissent avoir en leur possession ou transporter leur Ă©quipement dĂ©fensif et leurs armes Ă  feu, ou d’y avoir accès.

Les modifications Ă©tablissent une obligation pour l’ASFC et le SDPF des États-Unis de tenir un registre de toutes les occurrences dans lesquelles un agent a omis de se conformer Ă  l’une des conditions Ă©tablies dans le RCSA 2012. Le registre doit inclure la date, une description de la situation et la mesure corrective qui a Ă©tĂ© prise pour empĂŞcher que l’occurrence se reproduise. Les modifications exigent aussi que l’ASFC et le SDPF des États-Unis consignent les occurrences oĂą les agents Ă©taient armĂ©s pendant plus de 60 minutes en raison d’une situation d’urgence.

Les modifications introduisent également un régime de sanctions administratives pécuniaires (SAP) pour les agents de l’ASFC et du SDPF des États-Unis qui ne respectent pas les exigences pour les armes à feu et de l’équipement défensif.

Justification : L’objectif des modifications rĂ©glementaires est d’assurer la clartĂ©, la certitude et la transparence Ă  propos des autorisations pour le personnel d’application de la loi et d’autres agents qui doivent avoir en leur possession ou transporter de l’équipement dĂ©fensif et des armes Ă  feu chargĂ©es et des munitions, ou d’y avoir accès, dans des circonstances prĂ©cises, et dans des obligations strictes, dans les aĂ©roports canadiens. En codifiant les exemptions existantes, les modifications appuient une application de la loi efficace et garantissent la sĂ©curitĂ© continue des agents de première ligne et du public dans les aĂ©roports canadiens. De plus, la codification de ces exemptions entraĂ®ne des Ă©conomies de coĂ»ts de 39 225 $ pour TC.

Enjeux

Le RCSA 2012, qui a Ă©tĂ© Ă©tabli en vertu de la LA, interdit Ă  toute personne d’avoir en sa possession ou de transporter une arme, y compris une arme Ă  feu, une substance explosive ou un engin incendiaire, ou d’y avoir accès, dans un aĂ©rodrome (aĂ©roport) Ă  moins qu’une exemption leur donne la permission de le faire. Les agents de la paixrĂ©fĂ©rence 3, comme les membres de la Gendarmerie royale du Canada, sont exclus de cette interdiction. Le RCSA 2012 comprend aussi certaines exemptions pour des activitĂ©s (par exemple les services de police, l’escorte de prisonniers ou le contrĂ´le de la faune) effectuĂ©es par d’autres agents d’application de la loi qui permettent le transport d’armes, y compris les armes Ă  feu; toutefois, de nombreuses activitĂ©s d’application de la loi n’ont pas Ă©tĂ© expressĂ©ment exemptĂ©es dans le RCSA 2012.

Par conséquent, depuis l’entrée en vigueur du RCSA 2012, TC a reçu des demandes des ministères fédéraux et des gouvernements provinciaux et territoriaux pour fournir des exemptions en vertu de la LA qui permettrait aux agents d’application de la loi d’effectuer des activités armées, notamment pour transiter par l’aéroport en étant armé et pour mener des activités de contrôle sur place.

En réponse à ces demandes, depuis 2015, TC a émis et renouvelé de nombreuses exemptions temporaires en vertu de la LA, qui permettent à certains agents de l’ASFC, du MPO, d’ECCC et de PC de porter des armes, y compris des armes à feu, et de l’équipement défensif (par exemple des matraques et des vaporisateurs de poivre) dans les aéroports canadiens et, dans certains cas, à bord des vols, lorsqu’ils sont en service et dans des circonstances prescrites. Ces exemptions temporaires ont été prolongées et mises à jour de temps en temps, pour refléter une analyse des risques plus récente. Pour celles liées à l’ASFC, elles ont été mises à jour basées sur le développement des politiques internes sur le transport des armes à feu, notamment en 2019, mais jamais codifiées dans les règlements. Sous l’entente bilatérale avec les États-Unis, les contrôleurs des États-Unis ont l’autorisation d’avoir en leur possession le même équipement de protection personnelle que les ASF lorsqu’ils effectuent leurs tâches et fonctions dans le même environnement opérationnel. En d’autres mots, les exemptions temporaires des agents de l’ASFC permettent aussi aux contrôleurs des États-Unis travaillant aux aéroports canadiens d’avoir en leur possession ou de transporter des armes à feu et de l’équipement défensif, ou d’y avoir accès.

Puisque les exemptions sont une solution temporaire et non pas un substitut pour le règlement, ce Règlement introduit des modifications au RCSA 2012 afin de régulariser les exemptions qui permettent aux agents de l’ASFC, du MPO, d’ECCC et de PC et aux contrôleurs des États-Unis d’avoir en leur possession de l’équipement défensif, des armes à feu et des munitions dans certaines circonstances précises dans les aéroports et, dans certains cas, à bord de vols. Les modifications introduisent aussi un régime d’application de la loi pour remédier au non-respect des obligations. De plus, le Règlemente introduit une modification corrélative au Règlement sur le transport des marchandises dangereuses (RTMD).

Contexte

RCSA 2012

Le RCSA 2012 définit les exigences pour détecter, prévenir les atteintes illicites à l’aviation civile, intervenir et voir à la récupération à la suite de telles atteintes, mettre en œuvre les engagements internationaux du Canada et soutenir son industrie aéronautique. Cela comprend le cadre pour garantir des opérations d’aéroport sûres et sécuritaires.

Le RCSA 2012 interdit aux personnes d’avoir en leur possession ou de transporter une arme, notamment une arme Ă  feu, une substance explosive ou un engin incendiaire, ou d’y avoir accès, dans un aĂ©roport Ă  moins que cela leur soit expressĂ©ment permis dans une exemption. Les agents de la paix sont exclus de cette interdiction. Le RCSA 2012 comprend aussi certaines exceptions pour les activitĂ©s effectuĂ©es par d’autres agents d’application de la loi qui permettent la possession d’armes, y compris les armes Ă  feu.

Agence des services frontaliers du Canada (ASFC)

En 2006, le gouvernement s’est engagé à améliorer la sûreté à la frontière et la sécurité des agents de l’ASFC en leur fournissant des armes à feu (et la formation requise pour leur utilisation) et a autorisé les ASF d’avoir en leur possession une arme à feu aux frontières terrestres, maritimes et ferroviaires.

Un agent de l’ASFC est un agent de la paix en vertu du RCSA 2012 lorsqu’il applique les dispositions de la Loi sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s ou des règlements, mandats, mesures ou dĂ©cisions pris en vertu de cette loi en ce qui concerne l’arrestation, la dĂ©tention et le renvoi hors du Canada de toute personne. En tant qu’agents de la paix appliquant la Loi sur l’immigration et la protection des rĂ©fugiĂ©s, les agents de l’ASFC peuvent avoir en leur possession une arme en vertu de l’exception Ă©tablie au paragraphe 78(2) du RCSA 2012; toutefois, aucune autre tâche effectuĂ©e par un ASF, comme les tâches effectuĂ©es en vertu de la Loi sur les douanes, n’est couverte par cette exception. Par consĂ©quent, en vertu du RSAC de 2012, les ASF ne sont pas expressĂ©ment autorisĂ©s Ă  avoir en leur possession des armes Ă  feu dans les aĂ©roports canadiens.

Le Canada possède l’un des systèmes de transport aérien les plus sécuritaires et les plus sûrs du monde, et les aéroports canadiens demeurent un environnement à faible risque. Toutefois, il est reconnu que les ASF font face à des risques inhérents aux aéroports en raison de la nature de leur emploi.

Des analyses de risques effectuées par le gouvernement du Canada ont souligné la présence de crime organisé aux aéroports et le potentiel de menaces internes. Elles ont révélé que les armes, y compris des armes à feu, ont également été trouvées en possession de travailleurs aéroportuaires. À la suite de ces constatations et des préoccupations associées avec la sécurité des agents lorsqu’ils effectuent des activités d’application de la loi, l’ASFC a recommandé que les ASF puissent avoir en leur possession des armes à feu dans les aéroports. Cependant, la recommandation d’armer les ASF n’était pas conforme à l’époque aux exceptions décrites dans le RCSA 2012.

À la lumière de ces analyses, en 2015, une exemption temporaire au RCSA 2012 a été délivrée, en vertu de la LA, pour autoriser les ASF d’avoir en leur possession des armes, y compris des armes à feu, ou d’y avoir accès, dans les aéroports dans des circonstances prescrites. Les conditions de l’exemption permettaient aux ASF d’avoir en leur possession ou de transporter de l’équipement défensif fourni par l’ASFC et une arme à feu d’agence (comme défini dans le Règlement sur les armes à feu des agents publics), seulement lorsqu’ils sont en service. L’exemption précisait où un ASF pouvait avoir en sa possession ou transporter une arme à feu d’agence, ou y avoir accès, à l’intérieur de l’aérogare et à l’extérieur de l’aérogare et quel type d’activités ils pouvaient effectuer. Finalement, elle indiquait que l’ASFC doit établir, mettre en œuvre et maintenir un processus pour s’assurer que les ASF qui ont en leur possession une arme à feu le font conformément aux conditions de l’exemption; détecter et consigner tous les cas de non-conformité avec les conditions de cette exemption; et prendre des mesures correctives dans des situations où la non-conformité est constatée.

Depuis la première dĂ©livrance de l’exemption, elle a Ă©tĂ© renouvelĂ©e huit fois. L’exemption finale (la neuvième) a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©e le 31 juillet 2022. Le Règlement remplace l’exemption.

En plus des ASF, les agents du MPO, de PC et d’ECCC ont aussi obtenu des exemptions. Des exceptions existent déjà dans le RCSA 2012 pour que ces agents puissent avoir en leur possession ou transporter une arme, une substance explosive ou un agent incendiaire, ou y avoir accès, à l’aéroport en ce qui concerne le contrôle de la faune, mais les exceptions n’englobaient pas l’exercice de leurs fonctions pendant les enquêtes effectuées aux aéroports qui nécessitent la possession d’armes à feu.

Par conséquent, depuis 2016, TC a délivré des exemptions en vertu de la LA qui autorise les agents du MPO, d’ECCC et de PC d’avoir en leur possession ou de transporter des armes à feu chargées, ou d’y avoir accès, dans les aéroports lorsqu’ils effectuent des enquêtes.

Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis

La politique actuelle de l’ASFC relative au port d’équipement défensif et d’armes à feu aux aéroports a des répercussions pour les relations bilatérales du Canada avec les États-Unis, particulièrement en ce qui a trait à l’Accord relatif au précontrôle dans les domaines du transport terrestre, ferroviaire, maritime et aérien (l’accord TFMA). Depuis que l’accord TFMA a été ratifié et que la Loi sur le précontrôle (2016) [LPC 2016] est entrée en vigueur, les contrôleurs des États-Unis ont l’autorisation de porter le même équipement de protection individuelle que les ASF lorsqu’ils effectuent leurs tâches et fonctions dans le même environnement opérationnel.

Dans le cadre de l’accord TFMA, qui est entrĂ© en vigueur en aoĂ»t 2019, le Canada s’est engagĂ© Ă  permettre aux contrĂ´leurs des États-Unis de porter les mĂŞmes types d’articles rĂ©glementĂ©s (par exemple armes Ă  feu, Ă©quipement dĂ©fensif) que les ASF de l’ASFC peuvent porter dans le mĂŞme environnement opĂ©rationnel. Par consĂ©quent, les contrĂ´leurs de l’organisme d’inspection des États-Unis (organisme des États-Unis) sont aussi inclus dans les modifications au RCSA 2012. MĂŞme si l’organisme des États-Unis fait rĂ©fĂ©rence Ă  un ministère ou Ă  une agence des États-Unis dont les employĂ©s effectuent le prĂ©contrĂ´le au Canada, actuellement, tous les contrĂ´leurs sont des employĂ©s du Service des douanes et de la protection des frontières (SDPF) des États-Unis. Pour plus de clartĂ© et pour faciliter les rĂ©fĂ©rences, le rĂ©sumĂ© de l’étude d’impact de la rĂ©glementation (REIR) se rĂ©fĂ©rera dĂ©sormais au SDPF des États-Unis plutĂ´t qu’à l’Agence des États-Unis. Le REIR peut aussi renvoyer « aux agences Â», ce qui signifierait l’ASFC et le SDPF des États-Unis.

Exemptions pour l’ASFC et le SDPF des États-Unis

Les exemptions, accordées par TC à l’ASFC et au SDPF des États-Unis, avaient des conditions strictes.

Il y a plus de 500 aĂ©roports au Canada, tous rĂ©glementĂ©s par TC dans le cadre du RCSA 2012, mais seulement ceux qui sont classifiĂ©s comme des aĂ©roports de catĂ©gorie 1, 2 et 3 sont du contrĂ´le par l’Administration canadienne de la sĂ»retĂ© du transport aĂ©rien (ACSTA).

Un aĂ©roport de catĂ©gorie 1 est un aĂ©roport qui est certifiĂ© pour desservir les opĂ©rations rĂ©gulières des aĂ©ronefs de grands transporteurs aĂ©riens qui peuvent Ă©galement desservir les opĂ©rations non rĂ©gulières de transport de passagers des aĂ©ronefs de grands transporteurs aĂ©riens et/ou les opĂ©rations rĂ©gulières des aĂ©ronefs de petits transporteurs aĂ©riens. Il y a neuf aĂ©roports de catĂ©gorie 1 au Canada qui sont nommĂ©s dans l’annexe 1 du RCSA 2012.

Les aĂ©roports de catĂ©gorie 2 sont des aĂ©roports qui desservent les opĂ©rations rĂ©gulières des aĂ©ronefs de petits transporteurs aĂ©riens et les opĂ©rations non rĂ©gulières des aĂ©ronefs de grands transporteurs aĂ©riens; ils n’ont pas la permission de desservir les opĂ©rations rĂ©gulières de grands transporteurs aĂ©riens. Il y a 20 aĂ©roports de catĂ©gorie 2 au Canada qui sont nommĂ©s dans l’annexe 2 du RCSA 2012.

Les aĂ©roports de catĂ©gorie 3 sont des aĂ©roports qui sont certifiĂ©s pour desservir les opĂ©rations rĂ©gulières des aĂ©ronefs de petits transporteurs aĂ©riens; ils ne peuvent pas desservir les opĂ©rations rĂ©gulières ou non rĂ©gulières des aĂ©ronefs de gros transporteurs. Il y a 60 aĂ©roports de catĂ©gorie 3 au Canada qui sont nommĂ©s dans l’annexe 3 du RCSA 2012.

Deux exemptions ont Ă©tĂ© accordĂ©es Ă  l’ASFC en 2019 :

Puisque l’aĂ©roport international de Mirabel n’accueille plus les aĂ©ronefs de passagers et est fermĂ© pour tout le trafic passager, il n’a pas d’activitĂ©s de prĂ©contrĂ´le et, par consĂ©quent, n’est pas visĂ© par l’exemption de catĂ©gorie 1, mais plutĂ´t par la deuxième exemption pour les aĂ©roports de catĂ©gorie 2, 3 et autres.

Au cours de l’été 2019, une exemption a aussi été délivrée pour le SDPF des États-Unis qui permet aux contrôleurs des États-Unis d’avoir en leur possession ou de transporteur leur équipement défensif, ainsi que des armes à feu chargées et des munitions, lorsqu’ils effectuent des activités autorisées en vertu de l’accord TFMA et de la LPC 2016 à tous les aéroports de catégorie 1 ayant des services de précontrôle américains.

Les exemptions autorisaient les ASF et les contrĂ´leurs des États-Unis Ă  avoir en leur possession ou Ă  transporter de l’équipement dĂ©fensif (matraque et/ou aĂ©rosol capsique) ou d’y avoir accès Ă  l’intĂ©rieur ou Ă  l’extĂ©rieur de l’aĂ©rogare ou Ă  bord d’un aĂ©ronef au sol. Ces agents ont aussi l’autorisation d’avoir en leur possession ou de transporter de l’équipement dĂ©fensif, une arme Ă  feu d’agence chargĂ©e et des munitions, et d’y avoir accès, sans limitation de temps lorsqu’ils sont soit :

Les ASF et les contrĂ´leurs peuvent, en vertu des exemptions de 2019, avoir en leur possession ou transporter de l’équipement dĂ©fensif et une arme Ă  feu ou des munitions, et y avoir accès, s’ils reviennent d’un secteur oĂą ils peuvent avoir en leur possession une arme Ă  feu chargĂ©e et des munitions dans l’aĂ©rogare pour effectuer les activitĂ©s suivantes, dans les scĂ©narios suivants :

Le délai de 60 minutes a pour but de permettre à un agent armé de répondre efficacement à une situation spécifique, tout en veillant à ce que les agents ne portent pas d’armes à feu et de munitions pendant l’exercice de leurs fonctions régulières/routinières à l’intérieur d’une aérogare.

Les deux exemptions de 2019 pour l’ASFC permettaient aussi aux agents d’exĂ©cution de la loi dans les bureaux intĂ©rieurs, aux agents du renseignement et aux enquĂŞteurs criminels d’avoir en leur possession ou de transporter de l’équipement dĂ©fensif et des armes Ă  feu d’agence chargĂ©es et des munitions et d’y avoir accès, aux aĂ©roports, lorsqu’ils ne sont pas en uniforme :

Les exemptions comprenaient aussi les règles d’entreposage pour l’équipement dĂ©fensif, les armes Ă  feu et les munitions, lesquelles Ă©nonçaient que les ASF et les contrĂ´leurs doivent entreposer l’équipement dĂ©fensif, les armes Ă  feu ou les munitions qui restent Ă  l’aĂ©rodrome conformĂ©ment aux dispositions :

Ces exemptions étaient applicables aux ASF et aux contrôleurs pendant et après le service.

Finalement, les exemptions exigeaient que l’ASFC et le SDPF des États-Unis surveillent et rendent compte de la conformité aux conditions des exemptions et prennent des mesures correctives lorsqu’une non-conformité est détectée par TC.

Dans les aĂ©roports de catĂ©gorie 2, 3 et autres, les mĂŞmes exigences d’autorisations, de limites, de surveillance et de rapport susmentionnĂ©es pour les aĂ©roports de catĂ©gorie 1 s’appliquent aux agents de l’ASFC en vertu de l’exemption; toutefois, les ASF peuvent avoir en leur possession ou transporter des armes chargĂ©es et des munitions ou y avoir accès pendant toute la durĂ©e de leur quart de travail si leurs tâches nĂ©cessitent des dĂ©placements frĂ©quents entre les tâches/endroits oĂą ils peuvent ĂŞtre armĂ©s ou non. En d’autres termes, en raison de ces dĂ©placements frĂ©quents, les ASF opĂ©rant dans les aĂ©roports de classe 2, 3 et autres ne se trouvent gĂ©nĂ©ralement pas dans des situations oĂą le dĂ©lai de 60 minutes s’appliquerait.

Exemptions pour d’autres ministères du gouvernement (AMG)

Il y a deux exemptions pour le MPO, PC et ECCC.

La première permet aux agents du MPO, de PC et d’ECCC d’avoir en leur possession ou de transporter de l’équipement dĂ©fensif, une arme chargĂ©e et des munitions et d’y avoir accès aux aĂ©roports et Ă  bord des aĂ©ronefs qui sont la propriĂ©tĂ© d’une autoritĂ© fĂ©dĂ©rale ou qui sont louĂ©s Ă  des fins commerciales par cette dernière, comme le MPO, PC et ECCC, en vertu des conditions suivantes :

Les agents de ces ministères ont souvent besoin d’être « rapidement fonctionnels Â» soit pour le contrĂ´le de la faune ou dans le cas de l’application de la loi, comme d’arrĂŞter des braconniers, et c’est pourquoi ils doivent ĂŞtre armĂ©s Ă  bord, afin qu’ils puissent pourraient ĂŞtre actifs dès l’atterrissage.

La deuxième exemption permet Ă  certains transporteurs aĂ©riens commerciaux de permettre aux agents du MPO, de PC et d’ECCC, dans l’exercice de leurs fonctions, d’avoir en leur possession ou de transporter de l’équipement dĂ©fensif, une arme Ă  feu chargĂ©e et des munitions, et d’y avoir accès, lorsqu’ils sont Ă  bord de l’aĂ©ronef si l’exploitant aĂ©rien confirme :

Objectif

L’objectif des modifications réglementaires est d’assurer la clarté, la certitude et la transparence à propos des autorisations pour le personnel d’application de la loi qui doit avoir en sa possession ou transporter de l’équipement défensif et des armes à feu chargées et des munitions et y avoir accès dans des circonstances précises et dans des conditions strictes, dans les aéroports canadiens. En codifiant les exemptions existantes, les modifications appuient une application de la loi efficace et garantissent la sécurité continue des agents de première ligne et du public dans les aéroports canadiens.

Les modifications reprĂ©sentent la rĂ©ponse la plus Ă©quilibrĂ©e qui tient compte des risques inhĂ©rents associĂ©s au rĂ´le des agents d’application de la loi Ă  l’aĂ©roport. La recherche et les rapports  (PDF)montrent qu’il y a des incidents de participation du crime organisĂ© et d’importantes saisies de drogues dans les grands aĂ©roports internationaux canadiens, qui ont attirĂ© l’attention du public et soulignĂ© la rĂ©alitĂ© de l’activitĂ© criminelle au sein de l’environnement aĂ©roportuaire.

Description

Les modifications codifient les situations soulignées dans les exemptions au RCSA 2012, sous réserve de certaines conditions indiquées ci-après.

Les modifications pour l’ASFC et le SDPF des États-Unis autorisent les ASF/contrôleurs à avoir en leur possession de l’équipement défensif (matraque et aérosol capsique) en tout temps, et des armes à feu chargées et des munitions seulement à des endroits précis à l’intérieur de l’aérogare et lors d’activités précises.

Pour les motifs du Règlement, les modifications dĂ©finissent les termes suivants :

Aéroports de catégorie 1

Autorisations et limites pour les ASF de l’ASFC et les contrôleurs du SDPF des États-Unis

Des modifications additionnelles au Règlement ont été apportées pour clarifier les situations dans lesquelles ces agents peuvent avoir en leur possession ou transporter leur équipement défensif et leurs armes à feu et y avoir accès.

Premièrement, les modifications permettent aux ASF de l’ASFC d’avoir en leur possession ou de transporter leur Ă©quipement dĂ©fensif, une arme chargĂ©e et des munitions et d’y avoir accès s’ils proviennent d’une aire oĂą ils peuvent avoir en leur possession une arme chargĂ©e et des munitions Ă  l’aĂ©rogare pour mener les activitĂ©s suivantes pour une pĂ©riode d’au plus 60 minutes (sauf dans le cas d’une situation d’urgence) :

Deuxièmement, les modifications permettent aux contrĂ´leurs du SDPF des États-Unis d’avoir en leur possession ou de transporter leur Ă©quipement dĂ©fensif, une arme Ă  feu chargĂ©e et des munitions et d’y avoir accès s’ils proviennent d’un secteur oĂą ils peuvent avoir en leur possession une arme Ă  feu et des munitions Ă  l’aĂ©rogare pour mener les activitĂ©s suivantes pour une pĂ©riode d’au plus 60 minutes (sauf dans le cas d’une situation d’urgence) :

Surveillance/mesures correctives et consignation du défaut de se conformer à une condition

Les modifications modifient les responsabilitĂ©s de rapports actuelles pour l’ASFC et le SDPF des États-Unis afin de garantir que les obligations Ă©noncĂ©es dans le RCSA 2012 sont respectĂ©es et que des mesures correctives sont prises immĂ©diatement pour faire face au non-respect et empĂŞcher sa rĂ©currence.

Les modifications Ă©tablissent une obligation pour l’ASFC et le SDPF des États-Unis de tenir un registre de toutes les instances dans lesquelles un agent a omis de se conformer au RCSA 2012. Le registre doit inclure la date, une description de la situation et la mesure corrective qui a Ă©tĂ© prise pour empĂŞcher que l’occurrence se reproduise. Les modifications exigent aussi que l’ASFC et le SDPF des États-Unis consignent les occurrences oĂą les agents Ă©taient armĂ©s pendant plus de 60 minutes en raison d’une situation d’urgence.

Les modifications exigent que l’ASFC et le SDPF des États-Unis rendent les documents disponibles à la suite d’une demande du ministre des Transports. Cela est différent des exemptions qui exigent que l’ASFC et le SDPF des États-Unis soumettent un rapport de conformité au ministre des Transports tous les trois mois.

Sanction administrative pécuniaire (SAP)

Les modifications introduisent un régime de sanctions administratives pécuniaires (SAP) pour les agents de l’ASFC et du SDPF des États-Unis qui ne respectent pas les exigences du Règlement. Lorsqu’ils étaient soumis au régime d’exemption, le non-respect d’une condition d’exemption avait pour effet d’invalider l’exemption. Par conséquent, ceux qui bénéficiaient des exemptions se retrouvaient en situation de non-conformité avec le RCSA de 2012. Par conséquent, étant donné que les dispositions du RCSA de 2012 auxquelles les exemptions se rapportaient ne constituaient pas des infractions désignées, les agents de l’ASFC et de l’US CBP qui contrevenaient à ces dispositions du RCSA de 2012 étaient coupables d’une infraction, punissables par voie de déclaration sommaire de culpabilité.

Les SAP constituent une option pratique et proportionnĂ©e pour faire respecter la non-conformitĂ© rĂ©glementaire du RCSA de 2012. Le nouveau rĂ©gime de SAP remplace le rĂ©gime de condamnation sommaire, qui est la seule option d’exĂ©cution disponible Ă  l’époque. Le montant de la SAP est fixĂ© Ă  un maximum de 25 000 $ pour l’ASFC et le SDPF des États-Unis et Ă  un maximum de 5 000 $ pour l’agent en infraction.

Règles d’entreposage

Les exigences d’entreposage des armes à feu et des munitions pour l’ASFC et ses agents sont établies dans le Règlement sur les armes à feu des agents publics. Par conséquent, les modifications au RCSA 2012 ne traitent pas précisément des exigences d’entreposage.

Les exigences d’entreposage pour les armes à feu et les munitions du SDPF des États-Unis, qui sont requis aux installations de précontrôle, sont couvertes dans le Règlement sur l’entreposage, l’exposition, le transport et le maniement des armes à feu par des particuliers référence 4.

Aéroports de catégorie 2 et 3 et autres aéroports

Les modifications appliquent les mĂŞmes exigences d’autorisation, de limites, de surveillance et de consignation que celles dĂ©finies plus haut pour les aĂ©roports de catĂ©gorie 1 (ou autres qui ont des opĂ©rations de prĂ©contrĂ´le amĂ©ricaines) aux aĂ©roports de catĂ©gorie 2 et 3 et aux autres aĂ©roports. Toutefois, il convient de noter que cela s’applique seulement Ă  l’ASFC puisque le SDPF des États-Unis n’a pas d’activitĂ©s dans les aĂ©roports de catĂ©gorie 2 et 3. De plus, puisque leurs fonctions pourraient nĂ©cessiter des transitions frĂ©quentes entre les tâches/endroits oĂą ils peuvent ĂŞtre armĂ©s ou non, les ASF peuvent avoir en leur possession ou transporter leur arme Ă  feu chargĂ©e et des munitions et y avoir accès tout au long de leur quart de travail. En d’autres termes, on ne s’attend pas Ă  ce que les ASF opĂ©rant dans les aĂ©roports de classe 2 et 3, et dans d’autres aĂ©roports, se trouvent dans des situations oĂą la limite de 60 minutes s’appliquerait.

Trois autres ministères du gouvernement (agents du MPO, d’ECCC et de PC)

Les modifications codifient les exemptions existantes en permettant aux agents du MPO, d’ECCC et de PC d’avoir en leur possession ou de transporter de l’équipement défensif et une arme à feu chargée et des munitions et d’y avoir accès lorsqu’ils effectuent leurs tâches d’application et d’inspection dans un aéroport ou pour monter à bord d’un aéronef.

Toutefois, les modifications introduisent des obligations légèrement différentes de celles incluses dans les exemptions.

Dans le cadre des exemptions, si les agents du MPO, d’ECCC ou de PC planifient d’avoir en leur possession de l’équipement dĂ©fensif ou des armes Ă  feu Ă  bord d’un aĂ©ronef, l’exploitant de l’aĂ©ronef doit s’assurer qu’aucun autre passager n’est Ă  bord. Les modifications permettent que les passagers suivants soient aussi Ă  bord :

Ces modifications reflètent mieux la réalité des opérations pour les agents des trois autres ministères du gouvernement à bord de l’aéronef. Toutes les demandes d’autorisation aux exploitants aériens continuent d’être faites par le MPO, ECCC et PC.

Les modifications introduisent deux conditions, qui n’ont pas été incluses dans l’exemption. Premièrement, les modifications exigent que les autres ministères du gouvernement avant le vol, d’aviser l’exploitant de l’aéronef des activités qui seront effectuées à bord de l’aéronef. Deuxièmement, l’exploitant de l’aéronef doit maintenant s’assurer que l’aéronef est correctement équipé pour effectuer le vol en toute sécurité compte tenu des activités planifiées.

Ces deux conditions existent déjà dans d’autres règlements et dans des politiques de TC, mais sont ajoutées dans le RCSA 2012 pour garantir la sécurité de tout le monde à bord de l’aéronef pendant une telle mission. Donc, les pilotes s’assurent déjà que l’aéronef est équipé pour le type de missions qui auront lieu, mais dans ces situations précises, les pilotes doivent savoir, à l’avance, si des armes à feu chargées seront à bord de l’aéronef.

Finalement, dans le cadre des modifications, les agents du MPO, d’ECCC et de PC n’ont plus besoin de porter d’uniformes lorsqu’ils sont à l’aéroport afin de monter à bord d’un aéronef en étant armés. Si les agents peuvent présenter un certificat de désignation valide à l’exploitant de l’aéronef, qui indique qu’ils ont été nommés dans le cadre de la législation appropriée, ils ne sont plus obligés de porter un uniforme pour monter à bord de l’aéronef dans l’exercice de leurs fonctions nécessitant d’avoir en leur possession et de transporter de l’équipement défensif et/ou une arme à feu chargée. Ce changement ne devrait pas avoir de répercussions sur la capacité de l’exploitant de l’aéronef de vérifier l’identité des agents en raison de l’exigence selon laquelle le MPO, ECCC et PC doivent aviser l’exploitant avant l’activité et du fait que l’exploitant devra toujours vérifier que les certificats de désignation de chaque agent montant à bord de l’aéronef sont valides.

TC assure la conformité des agents du MPO, d’ECCC et de PC par le biais d’inspections. Sous la LA, un agent trouvé en contravention avec l’une des obligations énoncées dans le RCSA 2012 peut faire l’objet d’une poursuite par procédure sommaire.

Modifications corrélatives

En raison du fait que les agents de cinq ministères peuvent maintenant avoir en leur possession ou transporter de l’équipement défensif, une arme chargée et des munitions ou y avoir accès lorsqu’ils sont à bord d’un aéronef, des modifications corrélatives doivent être apportées au RTMD. Ces modifications permettent aux agents de l’ASFC, du SDPF des États-Unis, du MPO, de PC et d’ECCC d’avoir en leur possession des munitions à bord d’un aéronef.

Des modifications administratives mineures sont aussi requises afin de modifier les titres et les numéros des articles.

Élaboration de la réglementation

Consultation

TC a consultĂ© les intervenants internes et externes concernĂ©s Ă  propos des modifications depuis juillet 2020.

L’ASFC

L’ASFC appuie les modifications.

L’ASFC a jouĂ© un rĂ´le clĂ© dans la dĂ©finition des diffĂ©rentes tâches accomplies par les ASF pour aider Ă  s’assurer que les conditions prĂ©cises entourant l’équipement dĂ©fensif et les armes Ă  feu dans le règlement appuieraient les activitĂ©s en cours de l’ASFC et ses opĂ©rations dans les aĂ©roports. L’ASFC a soulignĂ© que la dĂ©finition de « situation d’urgence Â», selon laquelle un agent de l’ASFC peut rester armĂ© pendant plus de 60 minutes, devrait reconnaĂ®tre que « urgent Â» est quelque chose d’imprĂ©vu. Par exemple, s’il est Ă©vident qu’une activitĂ©, qui ne nĂ©cessite pas le port d’une arme Ă  feu, prendra plus de 60 minutes, alors les armes Ă  feu devraient ĂŞtre retirĂ©es si possible; toutefois, dans certaines situations, comme les examens actifs ou les enquĂŞtes actives, il n’est pas toujours Ă©vident que l’activitĂ© prendra plus de 60 minutes, et il pourrait ĂŞtre prĂ©judiciable d’arrĂŞter ces activitĂ©s pour retirer les armes Ă  feu. Donc, les modifications fournissent une dĂ©finition de la « situation d’urgence Â» qui incorpore les donnĂ©es fournies par l’ASFC. « Situation d’urgence Â» est dĂ©finie comme une « situation indĂ©pendante de la volontĂ© d’un agent dans laquelle la prĂ©sence continue de l’agent est exigĂ©e pour prĂ©server l’intĂ©gritĂ© d’un examen ou d’une enquĂŞte qui est en cours ou pour prĂ©venir un danger imminent pour la vie humaine ou des dommages graves Ă  la propriĂ©tĂ© Â». L’ajout de « prĂ©server l’intĂ©gritĂ© d’un examen ou d’une enquĂŞte Â» Ă©tait important pour l’ASFC afin de s’assurer que les examens actifs ou les enquĂŞtes actives ne soient pas interrompus ou autrement mis en danger par l’exigence de 60 minutes.

TC et l’ASFC ont développé des procédures pour surveiller et s’assurer de la conformité avec le Règlement.

SDPF des États-Unis

Les consultations avec SĂ©curitĂ© publique Canada (SP) ont garanti que les obligations de l’accord TFMA et de la LPC 2016 sont correctement reflĂ©tĂ©es dans les modifications. SP a aussi participĂ© aux consultations avec le SDPF des États-Unis pour s’assurer qu’ils sont au courant du moment et de l’endroit oĂą les contrĂ´leurs peuvent avoir en leur possession leur Ă©quipement dĂ©fensif, leur arme Ă  feu de service et des munitions dans l’exercice de leurs fonctions dans les aĂ©roports canadiens de catĂ©gorie 1. Les discussions avec le SDPF des États-Unis garantissaient aussi que leurs exigences opĂ©rationnelles Ă©taient prises en compte et traitĂ©es et que leurs agents reçoivent le mĂŞme traitement que les agents de l’ASFC, comme cela est requis en vertu de l’accord TFMA. En gĂ©nĂ©ral, la codification de l’exemption dans le RCSA 2012 ne change pas les activitĂ©s que les contrĂ´leurs des États-Unis sont autorisĂ©s Ă  effectuer dans les aĂ©roports canadiens de catĂ©gorie 1; le libellĂ© a seulement Ă©tĂ© peaufinĂ©.

Autres ministères du gouvernement

Le MPO, ECCC et PC ont tous exprimĂ© leur soutien pour la codification des exemptions afin de permettre de façon permanente Ă  leurs agents — sous rĂ©serve d’exigences — d’avoir en leur possession ou de transporter de l’équipement dĂ©fensif ou des armes Ă  feu chargĂ©es et des munitions et d’y avoir accès dans les aĂ©roports et Ă  bord des aĂ©ronefs dans l’exercice de leurs fonctions. Les trois ministères appuient aussi la modification qui permettra aux agents d’effectuer certaines activitĂ©s dans les aĂ©roports ou Ă  bord d’un aĂ©ronef en tenue civile. Cette modification a Ă©tĂ© recommandĂ©e par le MPO et PC.

ECCC a noté, selon la nature des lois qu’il applique, que ses agents d’application de la loi sont en contact avec un pourcentage plus élevé de personnes armées ou de substances dangereuses ou d’animaux dangereux que la police ou d’autres agents d’application de la loi. Par exemple, les agents d’ECCC doivent être armés pour se protéger contre les animaux dangereux. Dans le contexte d’un aéroport, il pourrait y avoir des animaux vivants dangereux ou venimeux, comme les serpents et les crocodiles. Pour assurer la sécurité, les agents d’ECCC devront peut-être neutraliser la situation sans tarder.

PC a recommandé d’élargir la portée des modifications pour inclure le travail étroit avec les services de police connexes et les agents d’application de la loi sur la faune provinciaux et territoriaux (c’est-à-dire agents et gardes de parcs). Par conséquent, TC et PC ont travaillé pour s’assurer que les agents de contrôle de la faune de compétence fédérale, provinciale ou territoriale, ainsi que la police, soient spécifiquement inclus dans les exemptions pour le MPO, ECCC et PC, lorsqu’ils appuient ou aident les agents du MPO, ECCC et/ou PC dans l’exercice de leurs fonctions aux aéroports et/ou à bord des aéronefs.

Administrations aéroportuaires et compagnies aériennes

Les autoritĂ©s aĂ©roportuaires et les compagnies aĂ©riennes ont Ă©tĂ© consultĂ©es avant la publication des exemptions rĂ©visĂ©es en juillet 2019 et lors de la rĂ©union du Groupe consultatif sur la sĂ»retĂ© aĂ©rienne, qui s’est tenue le 15 avril 2021. Aucune prĂ©occupation concernant les exemptions et/ou les conditions connexes n’a Ă©tĂ© soulevĂ©e pendant ou après ces consultations.

Consultations supplémentaires

Le 15 avril 2021, une rĂ©union du Groupe consultatif sur la sĂ»retĂ© aĂ©rienne a Ă©tĂ© tenue virtuellement et offrait une tribune pour faire une mise Ă  jour Ă  l’industrie du transport aĂ©rien au sujet de cette proposition. Les intervenants ont reçu les coordonnĂ©es pour communiquer avec TC s’ils voulaient discuter de la proposition ou fournir des commentaires sur celle-ci. Au 19 juillet 2021, aucune prĂ©occupation ou question n’avait Ă©tĂ© soulevĂ©e.

COVID-19

Des consultations concernant les modifications ont été tenues pendant la pandémie de COVID-19 et aucune répercussion de la COVID-19 n’a été soulevée pour les intervenants découlant de ces modifications.

Voyageurs

Puisque les modifications officialisent généralement les pratiques existantes, elles ne devraient pas entraîner de changements aux activités de sécurité et de sûreté actuelles dans les aéroports canadiens. Donc, aucune répercussion perceptible n’est attendue pour les voyageurs; l’expérience à l’aéroport pour les voyageurs ne soit pas touchée.

Publication préalable dans la Partie I de la Gazette du Canada

Ce règlement a Ă©tĂ© publiĂ© au prĂ©alable dans la Partie I de la Gazette du Canada le 19 mars 2022, suivi d’une pĂ©riode de commentaires de 30 jours. Un seul commentaire sur le projet de règlement a Ă©tĂ© reçu par un intervenant.

Cet intervenant s’est dit prĂ©occupĂ© par l’émission de SAP Ă  l’encontre d’agents de l’ASFC dont le non-respect des exigences Ă©noncĂ©es dans le règlement pourrait rĂ©sulter de l’exĂ©cution d’ordres directs de leurs superviseurs et/ou d’avoir agi de bonne foi dans une situation qui Ă©chappait Ă  leur contrĂ´le. L’intervenant a Ă©galement exprimĂ© des prĂ©occupations concernant le montant relativement Ă©levĂ© de la pĂ©nalitĂ© pour les agents individuels (5 000 $) par rapport au montant de la pĂ©nalitĂ© pour l’ASFC en tant qu’organisation (25 000 $). TC a examinĂ© attentivement cette rĂ©troaction, mais a finalement conclu que des modifications au Règlement n’étaient pas nĂ©cessaires. Les SAP sont l’une des deux seules options possibles (l’autre Ă©tant la poursuite) pour l’application de l’AA; TC et l’ASFC ont convenu que les SAP seraient une option plus pratique et proportionnĂ©e pour faire respecter les conditions rĂ©glementaires. Quant aux montants maximaux des pĂ©nalitĂ©s, ils sont Ă©tablis dans l’AA et, par consĂ©quent, dĂ©passent la portĂ©e du Règlement; toutefois, les agents de TC ont le pouvoir discrĂ©tionnaire d’émettre des pĂ©nalitĂ©s d’un montant infĂ©rieur en fonction des circonstances particulières. ConformĂ©ment Ă  la politique d’application de la loi de TC, les agents de TC adoptent une approche graduelle et proportionnĂ©e de l’application de la loi qui tient compte de tous les facteurs pertinents entourant un incident de non-conformitĂ©.

L’intervenant a ensuite demandĂ© que la règle des 60 minutes soit complètement retirĂ©e du Règlement. Bien que TC comprenne les prĂ©occupations soulevĂ©es au sujet du dĂ©lai de 60 minutes, le Règlement prĂ©voit une plus grande souplesse en cas d’urgence. Au cours des consultations prĂ©cĂ©dentes, TC a rĂ©visĂ© la dĂ©finition de « circonstances urgentes Â» en fonction de la rĂ©troaction reçue de l’ASFC afin de permettre une application plus large. De plus, le Règlement prĂ©voit une couverture suffisante pour que les ASF puissent porter des armes Ă  feu dans diverses situations oĂą cela peut ĂŞtre nĂ©cessaire ou inĂ©vitable. Il convient de noter que les autres agents de l’ASFC (par exemple enquĂŞteurs criminels) peuvent porter des armes Ă  feu en tout temps dans un aĂ©roport. Enfin, le Règlement est conçu Ă  codifier les exemptions existantes, sans apporter de changements importants au rĂ©gime actuel. Par consĂ©quent, la règle des 60 minutes n’a pas Ă©tĂ© supprimĂ©e du règlement.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une analyse a été entreprise afin de déterminer si la proposition pourrait donner lieu à des obligations découlant des traités modernes. Cette évaluation a examiné la portée géographique et le sujet de la proposition par rapport aux traités modernes en vigueur et aucune obligation découlant des traités modernes n’a été relevée.

Choix de l’instrument

La délivrance d’exemptions à partir de 2015 avait pour but de servir de mesure temporaire en attendant une décision permanente sur une politique de sûreté aéroportuaire appropriée et des pratiques de port des armes de l’ASFC. Les exemptions se sont révélées coûteuses et exigent beaucoup de temps puisqu’elles doivent être examinées et délivrées à nouveau lorsqu’elles expirent. Après de longues consultations avec le Bureau du Conseil privé, l’ASFC, SP et TC, il a été déterminé que des modifications réglementaires étaient nécessaires pour régulariser les exemptions de l’ASFC. On a aussi décidé que puisque des modifications étaient déjà apportées au RCSA 2012, les exemptions pour les agents du MPO, d’ECCC et de PC devraient aussi être régularisées par ces modifications. Le règlement assure la clarté, la certitude et la transparence au sujet des autorisations précises et des conditions connexes et éliminerait le besoin de renouveler continuellement les exemptions temporaires, qui ne devraient pas être utilisées comme un substitut pour les règlements.

Analyse de la réglementation

Cadre d’analyse

L’analyse a estimĂ© les rĂ©percussions des modifications sur une pĂ©riode de 10 ans entre 2022 et 2031. Ă€ moins d’indication contraire, tous les coĂ»ts sont exprimĂ©s en valeur actualisĂ©e de dollars canadiens de 2020, actualisĂ©e Ă  2021 Ă  un taux d’actualisation de 7 %.

Scénarios de base et de réglementation

Dans le scénario de base, il y a cinq exemptions permettant le transport d’équipement défensif, d’une arme à feu chargée et des munitions par des agents de l’ASFC, du MPO, de PC, d’ECCC et du SDPF des États-Unis.

Deux des exemptions concernent le transport de l’équipement défensif en tout temps, et d’une arme à feu chargée et des munitions dans certaines circonstances, par les agents de l’ASFC dans les aéroports de catégorie 1, 2 et 3 ainsi que dans les autres aéroports.

Une exemption concerne le transport d’équipement défensif, et d’une arme à feu chargée et des munitions, par les agents du MPO, de PC et d’ECCC dans certaines circonstances, aux aéroports et à bord d’un aéronef.

Une exemption permet aux transporteurs aériens qui ont loué un aéronef au MPO, à PC ou à ECCC de permettre aux agents armés de ces ministères d’être à bord.

Une exemption concerne le transport d’équipement dĂ©fensif, et d’une arme Ă  feu chargĂ©e et des munitions, par les contrĂ´leurs des États-Unis dans les aĂ©roports de catĂ©gorie 1, sauf Ă  l’aĂ©roport international de Mirabel.

TC a examiné et délivré à nouveau ces exemptions de nombreuses fois (depuis 2015 pour l’ASFC, 2016 pour le MPO et ECCC, 2017 pour PC et 2019 pour le SDPF des États-Unis) et continuerait de délivrer les cinq exemptions annuellement dans le scénario de base.

Dans le scénario de base, les agents du MPO, de PC et d’ECCC ne pourraient pas être armés d’armes à feu chargées et de munitions à bord du même aéronef. Les agents ministériels peuvent seulement monter à bord de l’aéronef avec cette autorité si l’aéronef est loué ou exploité par leur ministère d’attache.

Le scénario réglementaire considère l’impact prévu d’une codification des exemptions dans le RCSA de 2012, qui verrait la fin des examens et de la délivrance à nouveau des exemptions. De plus, dans le scénario réglementaire, les agents du MPO, de PC et d’ECCC pourraient être tous à bord du même vol, au besoin.

Le tableau 1 ci-après prĂ©sente les exemptions dans le scĂ©nario de base et le scĂ©nario rĂ©glementaire. Le tableau 2 dĂ©montre le nombre d’exemptions qui n’auraient plus besoin d’être dans le scĂ©nario rĂ©glementaire entre 2022 et 2031.

Tableau 1 : Exemptions dans le cadre des scĂ©narios de base et de rĂ©glementation
Exemption Scénario de base Scénario de réglementation
ASFC aux aĂ©roports de catĂ©gorie 1 L’exemption temporaire est utilisĂ©e pour permettre aux agents de l’ASFC d’avoir en leur possession ou de transporter de l’équipement dĂ©fensif, en tout temps, et une arme Ă  feu chargĂ©e et des munitions et d’y avoir accès dans des circonstances prĂ©cises dans les aĂ©roports de catĂ©gorie 1, (sauf pour l’aĂ©roport international de Mirabel, Ă  moins que des contrĂ´leurs des États-Unis soient Ă©tablis Ă  cet aĂ©roport), et dans tous les autres aĂ©roports canadiens ayant des opĂ©rations de prĂ©contrĂ´le des États-Unis. Les modifications codifient cette exemption et TC n’aura plus besoin de rééditer cette exemption.
ASFC aux aéroports de catégorie 2 et 3 et dans les autres aéroports Une exemption temporaire est utilisée pour autoriser les agents de l’ASFC d’avoir en leur possession ou de transporter de l’équipement défensif, en tout temps, et une arme à feu chargée et des munitions et d’y avoir accès dans des circonstances précises dans les aéroports de catégorie 2 et 3. Les modifications codifient cette exemption et TC n’aura plus besoin de rééditer cette exemption.
SDPF des États-Unis
aux aéroports ayant des opérations de précontrôle
L’exemption est utilisée pour autoriser le SDPF des États-Unis à avoir en leur possession ou de transporter de l’équipement défensif, en tout temps, et une arme à feu chargée et des munitions et d’y avoir accès dans les aéroports ayant des opérations de précontrôle et à bord des aéronefs sur le sol dans ces aéroports dans des circonstances précises et sous réserve de certaines conditions de cette exemption. Les modifications codifient cette exemption et TC n’aura plus besoin de rééditer cette exemption.
MPO, PC et ECCC aux aéroports et à bord d’aéronefs L’exemption est utilisée pour permettre aux agents du MPO, de PC et d’ECCC d’avoir en leur possession ou de transporter de l’équipement défensif, une arme à feu chargée et des munitions et d’y avoir accès dans les aéroports et à bord des aéronefs en location commerciale ou qui sont la propriété du gouvernement fédéral. Les modifications codifient cette exemption et TC n’aura plus besoin de rééditer cette exemption ou de la modifier au besoin pour s’occuper des réalités opérationnelles.
Aéronefs loués par le MPO, PC et ECCC L’exemption est utilisée pour permettre à certains transporteurs aériens de permettre aux agents du MPO, de PC et d’ECCC dans l’exercice de leurs fonctions d’avoir en leur possession ou de transporter de l’équipement défensif, une arme à feu chargée et des munitions et d’y avoir accès à bord de l’aéronef. Les modifications codifient cette exemption et TC n’aura plus besoin de rééditer cette exemption ou de la modifier au besoin pour s’occuper des réalités opérationnelles.
Tableau 2 : Nombre de redĂ©livrances de chaque exemption Ă©vitĂ©es et partie correspondante du RCSA 2012 (2022 Ă  2031)
Exemption Nombre de redélivrances de l’exemption évitées Partie du RCSA 2012 à laquelle les exemptions s’appliquent
ASFC aux aĂ©roports de catĂ©gorie 1 10 Partie III
ASFC aux aéroports de catégorie 2 et 3 et dans les autres aéroports 10 Partie III
SDPF des États-Unis aux aéroports ayant des opérations de précontrôle 10 Partie III
MPO, PC, ECCC aux aéroports et à bord d’aéronefs 10 Partie III
Aéronefs loués par le MPO, PC et ECCC 10 Partie VIII

Coûts et avantages

Avantages

Le gouvernement devrait bĂ©nĂ©ficier d’économies de coĂ»ts, puisqu’il ne sera plus nĂ©cessaire d’examiner et de dĂ©livrer Ă  nouveau ces exemptions lorsqu’elles expirent. Afin d’estimer les Ă©conomies de coĂ»ts, la moyenne des heures passĂ©es sur les exemptions par les employĂ©s de TC a Ă©tĂ© estimĂ©e. Les Ă©conomies de coĂ»ts ont Ă©tĂ© calculĂ©es en multipliant le salaire horaire des employĂ©s par le nombre d’heures passĂ©es par chaque employĂ© sur chaque exemption, comme indiquĂ© dans le tableau 3. Au total, les modifications devraient entraĂ®ner une Ă©conomie de coĂ»ts d’environ 39 225 $, dont la totalitĂ© serait rĂ©alisĂ©e par TC.

Tableau 3 : Temps et salaire moyen des employĂ©s de Transports Canada participant au traitement des exemptions
Remarque : les salaires comprennent 50 % de frais gĂ©nĂ©raux. Source : Taux de rĂ©munĂ©ration des employĂ©s de la fonction publique
Classification de l’employé Heures moyennes par exemption Salaire horaire ($)
TI-06 (Aviation) 2 80,68
TI-07 (Aviation) 0,5 91,19
EX-01 0,25 109,60
PM-04 2 59,31
PM-05 1 70,85
PM-06 0,5 87,85
EC-04 7 65,76
EC-06 3 89,02

En outre, les agents du MPO, du PC et de l’ECCC devraient bénéficier de la flexibilité de ne plus être obligés de porter leur uniforme lorsqu’ils se trouvent à l’aéroport dans le but de monter à bord d’un avion alors qu’ils sont armés.

Coûts

Permettre aux agents du MPO, d’ECCC et de PC de faire monter d’autres personnes à bord des vols pourrait augmenter le nombre et la complexité des vérifications effectuées par les exploitants aériens, ce qui devrait entraîner un coût supplémentaire très mineur pour les exploitants aériens. Ces coûts n’ont pas été monétisés parce que ce genre d’opération se produit de façon ponctuelle et parce qu’il n’est pas possible de prédire s’il va y avoir des personnes supplémentaires, quand elles seront présentes ou combien d’entre elles seront incluses dans de telles opérations.

Aux fins de l’analyse de la réglementation, le paiement d’amendes (par exemple les SAP) pour non-conformité aux Règlements n’est pas considéré comme un coût supplémentaire pour les parties réglementées ni comme un avantage pour le gouvernement du Canada.

Lentille des petites entreprises

La lentille des petites entreprises ne s’applique pas, car il n’y a aucune répercussion associée sur les petites entreprises.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas puisqu’il n’y a pas de changement progressif dans le fardeau administratif pour l’entreprise. Les modifications comprennent des exigences d’enregistrement pour les organismes d’application de la loi; toutefois, ils ne sont pas considĂ©rĂ©s comme des entreprises pour les motifs de la règle. Alors que les exploitants aĂ©riens seraient dĂ©sormais censĂ©s effectuer des vĂ©rifications pour permettre aux agents de monter Ă  bord d’un aĂ©ronef, ils ne sont pas obligĂ©s de tenir des registres de leurs vĂ©rifications aux fins de rapport Ă  TC ou pour les inspections de conformitĂ©.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Le règlement n’est pas relié à un plan de travail ou à un engagement en vertu d’un forum de coopération officielle en matière de réglementation; toutefois, il appuie les engagements du Canada en vertu de l’accord TFMA.

En vertu de l’accord TFMA, le Canada est tenu d’autoriser aux contrôleurs des États-Unis d’avoir en leur possession les mêmes articles réglementés (par exemple équipement défensif, munitions) que ceux que les agents de l’ASFC sont autorisés à porter dans le même environnement opérationnel. Cette obligation a été mise en œuvre au moyen de modifications au Code criminel et de la délivrance d’une exemption au RCSA 2012. Ces modifications garantiront que le Canada continuera de mettre en œuvre cette obligation née d’un traité.

Les modifications mettent en œuvre des engagements pris entre le gouvernement et le gouvernement des États-Unis, conformément à la LPC 2016, et les exigences de précontrôle du transport de l’accord TFMA.

Évaluation environnementale stratégique

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, un examen préliminaire a permis de conclure que l’évaluation environnementale stratégique n’est pas requise.

Analyse comparative entre les sexes plus (ACS+)

Puisque les modifications codifient surtout des procédures existantes, liées au transport d’armes à feu et d’équipement défensif par des agents d’exécution de la loi, elles ne devraient pas avoir de répercussions différentes en fonction des facteurs d’identité comme le sexe, la race, l’ethnicité, la sexualité ou la religion. De plus, les modifications ne devraient pas entraîner de changements pour la sécurité, la sûreté ou les opérations régulières en cours dans les aéroports canadiens, ou toucher l’expérience aéroportuaire des voyageurs.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Les modifications entrent en vigueur le jour oĂą le Règlement sera publiĂ© dans la Partie II de la Gazette du Canada. En attendant, l’ASFC continuera de surveiller et de faire rapport Ă  TC sur l’efficacitĂ©, le rendement et sur tout enjeu opĂ©rationnel pour dĂ©terminer le niveau de conformitĂ© aux exemptions.

TC surveillera la transition des exemptions à l’entrée en vigueur des modifications. La communication entre TC et les cinq ministères sera la clé pour garantir une transition sans heurts et la mise en œuvre des petits changements des exemptions.

Conformité et application

Les modifications introduisent un changement dans les exigences de conformité pour l’ASFC et le SDPF des États-Unis.

Actuellement, l’ASFC et le SDPF des États-Unis doivent soumettre un rapport trimestriel au ministre de TC qui contient des renseignements sur la non-conformité en ce qui a trait aux modalités des exemptions, et de toute situation d’urgence dans laquelle les agents ont dû avoir en leur possession une arme à feu pendant plus de 60 minutes. Les modifications exigent maintenant que l’ASFC et le SDPF des États-Unis tiennent un registre qui contient les circonstances dans lesquelles ils ne se sont pas conformés aux conditions pour avoir en leur possession ou transporter de l’équipement défensif, une arme à feu chargée et des munitions, et y avoir accès. Le registre doit inclure la date, l’heure, le cas de la non-conformité et les circonstances où la situation d’urgence s’est produite, en plus des mesures que le Ministère prendra pour empêcher que cette situation se reproduise à l’avenir.

L’ASFC et le SDPF des États-Unis doivent fournir des registres à la suite d’une demande du ministre de Transports.

Des mesures d’application de la loi pourraient ĂŞtre prises Ă  l’encontre des agences s’ils ne se conforment pas au règlement relativement Ă  leurs fonctions, ainsi qu’à leur obligation de tenir des registres et de les fournir au ministre de TC sur demande. Dans le cas de l’ASFC, les agents pourront se voir dĂ©livrer des SAP s’ils ne respectent pas les conditions prescrites concernant les armes Ă  feu et l’équipement dĂ©fensif. L’approche de TC en matière d’application de la loi sera graduelle, commençant par des avertissements verbaux ou Ă©crits, et ne dĂ©bouchant sur des SAP que dans des circonstances extraordinaires. Le montant maximal de la pĂ©nalitĂ© pour une organisation est de 25 000 $ et le montant maximal de la pĂ©nalitĂ© pour un particulier est de 5 000 $.

En ce qui concerne le MPO, ECCC et PC, le rĂ©gime de sanctions existant s’applique toujours. S’il y a une infraction aux obligations fixĂ©es dans le RCSA 2012, TC peut demander que des procĂ©dures contre la personne soient engagĂ©es au moyen d’une procĂ©dure sommaire.

Personne-ressource

Mario Boily
Directeur exécutif
Élaboration des programmes
Direction générale de la sûreté aérienne
Transports Canada
Place de Ville, tour B, 20e étage
112, rue Kent
Ottawa (Ontario)
K1A 0W8
TĂ©lĂ©phone (centre de soutien) : 1‑866‑375‑7342
TTY : 1‑888‑675‑6863
Courriel : RegsAmendmentsArmingFile-ModificationsRegsDossierArmement@tc.gc.ca