Vol. 147, numĂ©ro 5 — Le 27 fĂ©vrier 2013
Enregistrement
DORS/2013-21 Le 14 février 2013
LOI SUR LES INDIENS
Règlement modifiant le Règlement sur les rĂ©fĂ©rendums des Indiens
C.P. 2013-143 Le 14 février 2013
Sur recommandation du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et en vertu du sous-alinĂ©a 39(1)b)(iii) (voir rĂ©fĂ©rence a), du paragraphe 39(2) (voir rĂ©fĂ©rence b), de l’article 39.1 (voir rĂ©fĂ©rence c) et du paragraphe 73(3) de la Loi sur les Indiens (voir rĂ©fĂ©rence d), Son Excellence le Gouverneur gĂ©nĂ©ral en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur les rĂ©fĂ©rendums des Indiens, ci-après.
RÈGLEMENT MODIFIANT LE RÈGLEMENT SUR LES RÉFÉRENDUMS DES INDIENS
MODIFICATIONS
1. L’article 1.1 du Règlement sur les rĂ©fĂ©rendums des Indiens (voir rĂ©fĂ©rence 1) est remplacĂ© par ce qui suit :
1.1 Le prĂ©sent règlement s’applique aux rĂ©fĂ©rendums tenus au titre du sous-alinĂ©a 39(1)b)(iii), du paragraphe 39(2) et de l’article 39.1 de la Loi.
2. Le paragraphe 3(1) du même règlement est remplacĂ© par ce qui suit :
3. (1) Le ministre peut, à la demande du conseil d’une bande ou chaque fois qu’il le juge opportun, ordonner la tenue d’un rĂ©fĂ©rendum au titre du sous-alinĂ©a 39(1)b)(iii), du paragraphe 39(2) ou de l’article 39.1 de la Loi.
3. L’article 23 du même règlement est remplacĂ© par ce qui suit :
23. (1) Si les documents visĂ©s à l’article 22 ou les renseignements qui sont en la possession du ministre sont suffisants pour mettre en doute la validitĂ© d’un rĂ©fĂ©rendum tenu au titre du sous-alinĂ©a 39(1)b)(iii) ou du paragraphe 39(2) de la Loi, le ministre en avise le gouverneur en conseil.
(2) Le ministre tiendra compte de tout document déposé sous le régime de l’article 22 concernant un référendum tenu au titre de l’article 39.1 de la Loi afin de décider s’il accepte ou non la désignation.
ENTRÉE EN VIGUEUR
4. Le prĂ©sent règlement entre en vigueur le 1er mars 2013.
RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION
(Ce rĂ©sumĂ© ne fait pas partie du Règlement.)
Enjeu
Les terres dĂ©signĂ©es sont des terres de rĂ©serve qu’une Première Nation a acceptĂ© de louer à des fins de commerce, d’agriculture, de loisirs ou autres. Un peu comme une municipalitĂ© Ă©tablirait un zonage pour un usage prĂ©cis à l’extĂ©rieur d’une rĂ©serve, les Premières Nations assujetties à la Loi sur les Indiens identifient les terres de rĂ©serve qui seront utilisĂ©es à des fins prĂ©cises dans le cadre d’un processus de dĂ©signation. Les terres dĂ©signĂ©es demeurent des terres de rĂ©serve. Une Première Nation qui dĂ©signe des terres autorise un partenaire d’affaires à exploiter temporairement une entreprise sur une partie prĂ©cise de la rĂ©serve tout en conservant ses droits fonciers. Cette entente permet aux Premières Nations de retirer des bĂ©nĂ©fices Ă©conomiques de leurs terres et les gĂ©rer conformĂ©ment aux règlements administratifs qui leur sont propres.
Le système actuel de dĂ©signation des terres perpĂ©tue un processus long et laborieux qui entrave le dĂ©veloppement Ă©conomique dans les rĂ©serves. Il faut en moyenne une à deux annĂ©es pour complĂ©ter le processus de dĂ©signation, ce qui peut dissuader l’investissement et les activitĂ©s d’affaires au lieu de favoriser le dĂ©veloppement Ă©conomique. En outre, le processus nuit à la gouvernance des Premières Nations tout en occasionnant des frais inutiles au gouvernement du Canada et aux Premières Nations.
Le projet de loi C-45, la Loi de 2012 sur l’emploi et la croissance, a reçu la sanction royale le 14 dĂ©cembre 2012. Il prĂ©voyait la refonte des articles 37, 39 et 40 de la Loi sur les Indiens afin de modifier les procĂ©dures de vote et d’approbation en matière de dĂ©signation des terres. Ces modifications ont apportĂ© des changements fondamentaux visant à rĂ©duire la paperasse et à accĂ©lĂ©rer le processus de dĂ©signation.
Il est nĂ©cessaire de modifier le Règlement sur les rĂ©fĂ©rendums des Indiens afin de se conformer aux changements lĂ©gislatifs et de favoriser la mise en œuvre des rĂ©formes de ces processus.
Contexte
La Loi sur les Indiens Ă©nonce les responsabilitĂ©s du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien concernant la gestion des terres dans la plupart des rĂ©serves du Canada. De façon gĂ©nĂ©rale, la gestion foncière comprend des activitĂ©s associĂ©es à la propriĂ©tĂ©, à l’utilisation et à l’amĂ©nagement des terres à des fins personnelles, communautaires et Ă©conomiques.
L’établissement d’entreprises (usines, mines, immeubles en copropriĂ©tĂ©, etc.) favorise les occasions d’emploi et d’affaires pour la collectivitĂ©. Aussi bien à l’intĂ©rieur qu’à l’extĂ©rieur des rĂ©serves, les lois et les règlements touchant la gestion des terres ont des effets sur le dĂ©roulement des projets.
Affaires autochtones et DĂ©veloppement du Nord Canada continue de travailler avec les Premières Nations afin de modifier les lois et les règlements concernant la gestion des terres. Ces efforts visent à faire en sorte qu’il soit plus facile pour les Premières Nations de rĂ©aliser des projets de dĂ©veloppement Ă©conomique et à leur accorder un contrôle accru sur leurs terres et leurs ressources. Parmi les initiatives rĂ©centes en ce sens, notons la Loi sur le dĂ©veloppement commercial et industriel des premières nations, la Loi sur la gestion des terres des premières nations et la Loi sur la gestion du pĂ©trole et du gaz et des fonds des premières nations. Il se peut aussi qu’une Première Nation dĂ©sire conclure d’autres ententes sectorielles ou globales en matière d’autonomie gouvernementale. Ces options, notamment la dĂ©signation des terres, diffèrent grandement des cessions, qui obligent la Première Nation à renoncer à tout droit sur la parcelle en question.
Objectifs
La dĂ©signation des terres est devenue une option privilĂ©giĂ©e à la cession des terres, mais le processus administratif n’est toujours pas adaptĂ© au rythme de la vie moderne. En ce qui a trait aux terres communes de la bande, la dĂ©signation est essentielle pour attirer des investissements dans la collectivitĂ©, par exemple pour dĂ©velopper les terres afin d’accueillir des entreprises de petite et de moyenne taille, des parcs ou des espaces publics, ainsi que toute activitĂ© entreprise par un non-membre de la Première Nation dont pourrait bĂ©nĂ©ficier la collectivitĂ©. Lorsqu’une Première Nation veut dĂ©velopper une parcelle de terre d’une rĂ©serve, la terre doit être dĂ©signĂ©e conformĂ©ment au Règlement sur les rĂ©fĂ©rendums des Indiens.
Les changements au Règlement sur les rĂ©fĂ©rendums des Indiens dĂ©coulent des modifications lĂ©gislatives apportĂ©es aux dispositions de la Loi sur les Indiens sur la dĂ©signation des terres, lesquelles modifications rĂ©duisent le seuil de vote à une majoritĂ© simple plutôt qu’à la majoritĂ© de la majoritĂ©, et transfèrent le pouvoir du gouverneur en conseil au ministre.
Les changements apportĂ©s au Règlement sur les rĂ©fĂ©rendums des Indiens concordent avec les modifications lĂ©gislatives visant à accĂ©lĂ©rer le processus de dĂ©signation et, par consĂ©quent, donnent aux Premières Nations une plus grande marge de manœuvre pour saisir des possibilitĂ©s de dĂ©veloppement Ă©conomique en temps opportun.
La rĂ©duction de la paperasse excessive appuie le Plan d’action pour la rĂ©duction du fardeau administratif du gouvernement du Canada, annoncĂ© le 1er octobre 2012, qui « accordera aux entreprises plus de temps pour investir dans les emplois et la croissance, et renforcera la rĂ©putation du Canada comme Ă©tant l’un des meilleurs endroits au monde où faire des affaires ». Les modifications cadrent avec la rĂ©duction du fardeau administratif pour les entreprises; elles facilitent les relations d’affaires avec les organismes de rĂ©glementation et amĂ©liorent le service et la prĂ©visibilitĂ©.
Dans le discours du Trône du 3 juin 2011, le gouvernement du Canada s’est engagĂ© à faciliter le dĂ©veloppement Ă©conomique des Premières Nations grâce à la rationalisation des procĂ©dures gouvernementales. De la même façon, dans le Plan d’action Ă©conomique de 2012, il a rĂ©itĂ©rĂ© son engagement de collaborer avec les Premières Nations pour Ă©liminer les obstacles au dĂ©veloppement Ă©conomique dans les rĂ©serves.
La diminution des dĂ©lais requis pour le processus de dĂ©signation s’inscrit dans les objectifs du Cadre fĂ©dĂ©ral pour le dĂ©veloppement Ă©conomique des Autochtones de 2009 en vue d’accroître la valeur des actifs autochtones et d’éliminer les entraves au dĂ©veloppement des terres et des ressources naturelles qu’abritent les rĂ©serves. De plus, la modification du processus de dĂ©signation des terres prĂ©vu par la Loi sur les Indiens constitue un changement pratique et progressif qui concorde avec l’approche que le gouvernement a prĂ©sentĂ©e lors de la Rencontre de la Couronne et des Premières Nations qui s’est tenue en janvier 2012.
Ensemble, les changements lĂ©gislatifs et rĂ©glementaires devraient rĂ©duire de plusieurs mois le temps nĂ©cessaire pour dĂ©signer des terres et crĂ©er de nouvelles possibilitĂ©s Ă©conomiques dans les rĂ©serves. De plus, en diminuant la paperasserie qui s’y rattache, on Ă©liminera des frais inutiles pour le Canada et les Premières Nations.
Description
Les modifications lĂ©gislatives apportĂ©es à la Loi sur les Indiens et les changements au Règlement sur les rĂ©fĂ©rendums des Indiens permettront d’accĂ©lĂ©rer le processus de dĂ©signation des terres de la façon suivante : (1) le seuil de vote pour une dĂ©signation passera d’une majoritĂ© double à une majoritĂ© simple; (2) le pouvoir d’approbation relèvera du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien plutôt que du gouverneur en conseil.
Les modifications à la Loi sur les Indiens rĂ©duisent le processus de dĂ©signation de plusieurs mois et permettent aux Premières Nations de rĂ©pondre aux possibilitĂ©s de dĂ©veloppement Ă©conomique dans des dĂ©lais qui se rapprochent de ceux à l’extĂ©rieur des rĂ©serves.
Les changements au Règlement sur les rĂ©fĂ©rendums des Indiens mettent à jour les renvois aux articles de la Loi sur les Indiens afin qu’ils s’harmonisent aux modifications apportĂ©es rĂ©cemment à cette dernière, prĂ©cisent qu’il est obligatoire d’appliquer le nouveau seuil de la majoritĂ© simple lors des rĂ©fĂ©rendums, et prĂ©voient une nouvelle exigence selon laquelle les rĂ©sultats du vote communautaire doivent être acceptĂ©s ou refusĂ©s au moyen d’une rĂ©solution du conseil de bande. Si des dirigeants communautaires doutent que le vote exprime le consentement Ă©clairĂ© de leur collectivitĂ©, le conseil de bande peut recommander que le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien rejette le vote et mette fin au processus. Voici plus en dĂ©tail les changements prĂ©vus par le Règlement modifiant le Règlement sur les rĂ©fĂ©rendums des Indiens :
- modifier l’article 1.1 afin d’ajouter la rĂ©fĂ©rence du nouvel article 39.1 à la Loi sur les Indiens qui Ă©tablit les conditions à respecter pour que la dĂ©signation des terres soit valide;
- remplacer le paragraphe 3(1) pour inclure le nouvel article 39.1 de la Loi sur les Indiens, qui Ă©tablit les règles pour la dĂ©signation des terres qui doivent s’appliquer dans la procĂ©dure pour la tenue d’un rĂ©fĂ©rendum;
- remplacer l’article 23 en le sĂ©parant en deux paragraphes, (1) et (2), de manière à distinguer la procĂ©dure de rĂ©vision pour une cession des terres de celle de la dĂ©signation des terres.
Les modifications lĂ©gislatives et rĂ©glementaires s’appliquent seulement aux dĂ©signations des terres, et en aucun cas aux cessions des terres. Les dispositions sur les cessions à titre absolu seront maintenues, y compris celle prĂ©voyant qu’il faut aviser le gouverneur en conseil si l’on doute de la validitĂ© d’un rĂ©fĂ©rendum. Les modifications n’ont pas d’incidence sur les rapports entre la Couronne et les Premières Nations, puisque les terres dĂ©signĂ©es restent des terres de rĂ©serve.
Règle du « un pour un »
Les modifications au Règlement sur les rĂ©fĂ©rendums des Indiens n’ont aucune incidence sur les recettes. Elles n’entraînent aucun coût ou fardeau administratif pour les entreprises.
Lentille des petites entreprises
La lentille des petites entreprises ne s’applique pas à cette proposition, car il n’y a pas de coûts pour les petites entreprises.
Consultation
Les changements rĂ©cemment apportĂ©s aux dispositions de la Loi sur les Indiens sur la dĂ©signation des terres font suite à plusieurs critiques soulevĂ©es par les Premières Nations, le vĂ©rificateur gĂ©nĂ©ral du Canada et l’industrie. Selon eux, le processus est lourd et entrave le dĂ©veloppement Ă©conomique. La modification du Règlement sur les rĂ©fĂ©rendums des Indiens dĂ©coule de ces changements.
Plusieurs Premières Nations ayant dĂ©signĂ© des terres ont dit à Affaires autochtones et DĂ©veloppement du Nord Canada que la participation majoritaire requise pour les votes est difficile à atteindre et reprĂ©sente un obstacle aux plans de dĂ©veloppement Ă©conomique communautaires. En outre, elles ont clairement indiquĂ© que le long processus d’approbation en matière de dĂ©signation des terres, particulièrement l’exigence relative à l’approbation du gouverneur en conseil, peut prendre plusieurs mois, pendant lesquels des occasions de dĂ©veloppement Ă©conomique peuvent être perdues.
Le Conseil national de dĂ©veloppement Ă©conomique des Autochtones, mis sur pied en 1990 pour fournir au gouvernement fĂ©dĂ©ral des conseils stratĂ©giques en matière de politiques et de programmes concernant le dĂ©veloppement Ă©conomique des Autochtones, a clairement indiquĂ© que l’actuel processus de dĂ©signation des terres est trop long et complexe, et que les projets de dĂ©veloppement Ă©conomique dans les rĂ©serves se trouvent dĂ©savantagĂ©s par rapport aux projets hors des rĂ©serves.
Selon une rĂ©cente Ă©tude portant sur l’expĂ©rience de 25 collectivitĂ©s de Premières Nations prospères, les obstacles liĂ©s aux exigences de la Loi sur les Indiens et les lourdes procĂ©dures bureaucratiques d’Affaires autochtones et DĂ©veloppement du Nord Canada ont empêchĂ© les collectivitĂ©s d’atteindre leurs objectifs en matière de dĂ©veloppement Ă©conomique.
D’après les tĂ©moignages de plusieurs Premières Nations, le ComitĂ© sĂ©natorial permanent des peuples autochtones a conclu que « parce que le Ministère tardait à approuver la location de terres des rĂ©serves à des fins commerciales, [les Premières Nations] perdaient de l’argent et des occasions d’affaires ».
Bien des Premières Nations choisissent d’adhĂ©rer à la Loi sur la gestion des terres des premières nations à cause des dĂ©fis qu’elles ont dû surmonter dans le cadre du processus de dĂ©signation des terres prĂ©vu par la Loi sur les Indiens, notamment la trop grande lourdeur administrative ainsi que le temps, l’argent et les ressources nĂ©cessaires pour effectuer une dĂ©signation.
Affaires autochtones et DĂ©veloppement du Nord Canada a consultĂ© plusieurs Premières Nations, qui ont exprimĂ© une frustration quant à la durĂ©e du processus de dĂ©signation actuel. Elles ont Ă©galement indiquĂ© que leurs plans de dĂ©veloppement Ă©conomique ont Ă©tĂ© compromis, que les rĂ©sidants ont Ă©tĂ© placĂ©s en position de dĂ©savantage Ă©conomique et que cette dĂ©marche va à l’encontre de leur stratĂ©gie de dĂ©veloppement Ă©conomique et de leur plan de durabilitĂ©. En gĂ©nĂ©ral, l’industrie appuie la modification du Règlement, qui favorisera le dĂ©veloppement Ă©conomique dans les rĂ©serves.
Les constatations prĂ©sentĂ©es par le vĂ©rificateur gĂ©nĂ©ral ont Ă©galement rĂ©vĂ©lĂ© que les processus de dĂ©signation et de location sont à l’origine des longs dĂ©lais inutiles d’approbation pour les projets dans les rĂ©serves et nuisent au dĂ©veloppement Ă©conomique.
Le gouvernement a rĂ©pondu à ces prĂ©occupations en rationalisant les processus administratifs internes pour l’approbation des dĂ©signations sans porter atteinte à la qualitĂ© des services fournis aux Premières Nations ni à leur capacitĂ© de donner un consentement Ă©clairĂ© à une dĂ©signation de terres. Le processus de dĂ©signation des terres exigera nĂ©anmoins qu’on continue de fournir à tous les membres de la collectivitĂ© visĂ©e des trousses d’information dĂ©taillĂ©es sur l’utilisation proposĂ©e des terres, et qu’une sĂ©ance d’information soit organisĂ©e avant la tenue du vote.
Justification
Ensemble, les changements dĂ©coulant de la proposition rĂ©glementaire devraient rĂ©duire de plusieurs mois le temps requis pour dĂ©signer des terres et permettre aux Premières Nations de saisir des possibilitĂ©s de dĂ©veloppement Ă©conomique dans des dĂ©lais qui se rapprochent de ceux à l’extĂ©rieur des rĂ©serves. De plus, la rationalisation du processus de dĂ©signation attirera les investissements dans les rĂ©serves et favorisera l’établissement de partenariats entre les Premières Nations et l’industrie.
En dĂ©finitive, les Premières Nations seront en mesure d’exercer un contrôle accru sur le dĂ©veloppement Ă©conomique des rĂ©serves et consacreront moins de temps au processus de dĂ©signation pouvant nuire aux possibilitĂ©s d’investissement dans les collectivitĂ©s. Grâce à la suppression des contraintes inutiles concernant la dĂ©signation des terres, elles jouiront d’une souplesse et d’une indĂ©pendance accrues leur permettant de faire des affaires en fonction de la dĂ©marche de dĂ©veloppement Ă©conomique et des buts de leur collectivitĂ©. L’augmentation des possibilitĂ©s d’affaires dans les rĂ©serves devrait engendrer d’importants avantages Ă©conomiques pour tous les Canadiens, et en particulier pour les peuples autochtones.
La proposition visant à modifier le Règlement sur les rĂ©fĂ©rendums des Indiens ne devrait entraîner aucun coût brut. On s’attend plutôt à ce que les Premières Nations et le gouvernement du Canada rĂ©alisent des Ă©conomies de coûts et de temps.
Mise en œuvre, application et normes de service
Par suite des modifications apportĂ©es au Règlement sur les rĂ©fĂ©rendums des Indiens, on s’attend à ce que les Premières Nations qui veulent dĂ©signer des terres reçoivent un meilleur service; le processus sera moins long (jusqu’à plusieurs mois de moins), et les obligations fiduciales de la Couronne envers les Premières Nations continueront d’être respectĂ©es.
Ces modifications au Règlement sur les rĂ©fĂ©rendums des Indiens n’ont aucune incidence sur la conformitĂ© du Règlement.
Personne-ressource
Kris Johnson
Directeur principal
Modernisation des terres
Terres et développement économique
Affaires autochtones et Développement du Nord Canada
Téléphone : 819-994-7311
Télécopieur : 819-994-5697
Courriel : Kris.Johnson@aadnc-aandc.gc.ca
- Référence a
L.R., ch. 17 (4e suppl.), art. 3 - Référence b
L.C. 2012, ch. 31, par. 207(3) - Référence c
L.C. 2012, ch. 31, art. 208 - Référence d
L.R., ch. I-5 - Référence 1
C.R.C., ch. 957