Vol. 147, numĂ©ro 5 — Le 27 fĂ©vrier 2013
Enregistrement
TR/2013-13 Le 27 février 2013
LOI SUR LA SÉCURITÉ DES RUES ET DES COMMUNAUTÉS
Décret fixant au 28 février 2013 la date d’entrée en vigueur de l’article 160 de la loi
C.P. 2013-121 Le 7 février 2013
Sur recommandation du ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile et en vertu du paragraphe 166(1) de la Loi sur la sécurité des rues et des communautés, chapitre 1 des Lois du Canada (2012), Son Excellence le Gouverneur général en conseil fixe au 28 février 2013 la date d’entrée en vigueur de l’article 160 de cette loi.
NOTE EXPLICATIVE
(Cette note ne fait pas partie du Décret.)
Proposition
Le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile propose de fixer la date d’entrée en vigueur de l’article 160 au 28 février 2013, en vertu du paragraphe 166(1) de la Loi sur la sécurité des rues et des communautés. Cet article modifie diverses lois fédérales (par exemple le Code criminel) afin qu’elles tiennent compte du nouveau titre légal de la Commission nationale des libérations conditionnelles, qui sera dorénavant Commission des libérations conditionnelles du Canada.
Objectif
Demander l’autorisation pour que soit fixée par décret au 28 février 2013 la date d’entrée en vigueur de l’article 160 de la Loi sur la sécurité des rues et des communautés.
Contexte
La Loi sur la sĂ©curitĂ© des rues et des communautĂ©s (la Loi) respecte l’engagement pris par le gouvernement dans son discours du Trône de juin 2011 de ne pas tarder à « prĂ©senter à nouveau des mesures lĂ©gislatives sur la loi et l’ordre regroupĂ©es pour lutter contre le crime et le terrorisme ». La Loi est composĂ©e de neuf anciens projets de loi sur la justice pĂ©nale qui n’ont pas Ă©tĂ© entièrement examinĂ©s au cours de la dernière session parlementaire.
La Loi compte cinq parties. La partie 1 porte sur de nouvelles mesures pour dĂ©courager le terrorisme en appuyant les victimes d’actes terroristes et en modifiant la Loi sur l’immunitĂ© des États (ancien projet de loi S-7). La partie 2 prĂ©voit des rĂ©formes en matière de dĂ©termination de la peine qui visent les infractions sexuelles à l’égard d’enfants (ancien projet de loi C-54) et les infractions graves liĂ©es à la drogue (ancien projet de loi S-10), et vise à Ă©liminer les peines d’emprisonnement avec sursis pour des crimes violents et des crimes contre les biens (ancien projet de loi C-16).
La partie 3 prĂ©voit des rĂ©formes postsentencielles pour accroître la responsabilisation des dĂ©linquants (ancien projet de loi C-39), Ă©liminer le pardon en cas de crime grave (ancien projet de loi C-23B) et renforcer le rĂ©gime de transfèrement international des dĂ©linquants (ancien projet de loi C-5). La partie 4 comprend des rĂ©formes en matière de justice pĂ©nale pour les jeunes (ancien projet de loi C-4) et la partie 5 prĂ©voit des rĂ©formes en matière d’immigration pour protĂ©ger les travailleurs Ă©trangers vulnĂ©rables (ancien projet de loi C-56).
La Loi sur le système correctionnel et la mise en libertĂ© sous condition (LSCMLC) est le cadre lĂ©gislatif du système correctionnel et de mise en libertĂ© sous condition au Canada. La partie II de la LSCMLC dĂ©finit le cadre juridique rĂ©gissant la mise en libertĂ© sous condition des dĂ©linquants sous responsabilitĂ© fĂ©dĂ©rale et Ă©tablit la Commission des libĂ©rations conditionnelles du Canada, y compris sa composition et sa juridiction.
L’article 160 de la partie 3 de la Loi porte sur des changements terminologiques apportĂ©s à d’autres lois en raison de la modification du titre lĂ©gal de la Commission nationale des libĂ©rations conditionnelles, qui devient la Commission des libĂ©rations conditionnelles du Canada. Tous les autres articles de la partie 3 sont dĂ©jà en vigueur.
Répercussions
Cette modification ne requiert aucun investissement supplémentaire et n’a aucune répercussion sur les autres ordres de gouvernement, puisqu’il s’agit simplement d’un changement terminologique.
Consultation
En 2007, le gouvernement a mandatĂ© un comitĂ© d’examiner les activitĂ©s du Service correctionnel Canada. Le rapport du comitĂ© d’examen contenait 109 recommandations, et les mesures contenues dans la Loi sont une rĂ©ponse lĂ©gislative à certaines de ces recommandations.
Les tĂ©moins qui ont comparu devant le ComitĂ© permanent de la justice et des droits de la personne de la Chambre des communes et le ComitĂ© sĂ©natorial permanent des Affaires juridiques et constitutionnelles en fĂ©vrier 2012 se sont prononcĂ©s en faveur de certaines composantes du projet de loi C-10 et contre certaines autres. Aucune prĂ©occupation n’a Ă©tĂ© soulevĂ©e quant à l’adoption du nom de la Commission des libĂ©rations conditionnelles du Canada.
Personne-ressource du ministère
Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Madame Mary Campbell
Directrice générale
Direction générale des affaires correctionnelles et de la justice
Sécurité publique Canada
Téléphone : 613-991-2592