Vol. 146, no 22 — Le 24 octobre 2012

Enregistrement

DORS/2012-224 Le 12 octobre 2012

LOI SUR LES LICENCES D’EXPORTATION ET D’IMPORTATION

ArrêtĂ© modifiant l’ArrêtĂ© sur la mĂ©thode d’allocation de quotas (bœuf et veau)

Attendu que, en vertu du paragraphe 6.2(1) (voir rĂ©fĂ©rence a) de la Loi sur les licences d’exportation et d’importation (voir rĂ©fĂ©rence b), le ministre des Affaires Ă©trangères a dĂ©terminĂ© la quantitĂ© de bœuf et de veau visĂ©e par le rĂ©gime d’accès,

À ces causes, en vertu de l’alinĂ©a 6.2(2)a) (voir rĂ©fĂ©rence c) de la Loi sur les licences d’exportation et d’importation (voir rĂ©fĂ©rence d), le ministre des Affaires Ă©trangères prend l’ArrêtĂ© modifiant l’ArrêtĂ© sur la mĂ©thode d’allocation de quotas (bœuf et veau), ci-après.

Ottawa, le 5 octobre 2012

Le ministre des Affaires Ă©trangères
JOHN BAIRD

ARRÊTÉ MODIFIANT L’ARRÊTÉ SUR LA MÉTHODE D’ALLOCATION DE QUOTAS (BŒUF ET VEAU)

MODIFICATIONS

1. (1) Le passage du paragraphe 3(1.1) de l’ ArrêtĂ© sur la mĂ©thode d’allocation de quotas (bœuf et veau) (voir rĂ©fĂ©rence 1) prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

(1.1) MalgrĂ© le paragraphe (1) et sous rĂ©serve du paragraphe (2), la mĂ©thode d’allocation des quotas quant à la quantitĂ© de bœuf et de veau visĂ©e par le rĂ©gime d’accès qui peut être importĂ©e au Canada pour l’annĂ©e civile 2013 est la suivante :

(2) Le sous-alinĂ©a 3(1.1) a )(ii) du même arrêtĂ© est remplacĂ© par ce qui suit :

  • (ii) la pĂ©riode de douze mois qui a commencĂ© le 1er aoĂ»t 2011 et qui s’est terminĂ©e le 31 juillet 2012;

ENTRÉE EN VIGUEUR

2. Le prĂ©sent arrêtĂ© entre en vigueur le 1 er janvier 2013.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Ce rĂ©sumĂ© ne fait pas partie de l’ArrêtĂ©.)

1. Contexte

Le bœuf et le veau frais, rĂ©frigĂ©rĂ©s ou congelĂ©s importĂ©s de pays autres que les États-Unis, le Mexique, le Chili, et le PĂ©rou (pays non-signataires d’un accord de libre-Ă©change [ALE]) sont contrôlĂ©s en vertu de la Loi sur les licences d’exportation et d’importation et leurs importations soumises à un contingent tarifaire (CT). L’engagement d’accès pour le bœuf et le veau pris par le Canada aux termes de ses accords internationaux est de 76 409 tonnes par annĂ©e. Les importations « dans les limites de l’engagement d’accès » sont soumises à un taux de droits de 0 %, tandis que les importations « au-delà de l’engagement d’accès » se voient imposĂ©es un taux de droits de 26,5 %. L’ArrêtĂ© sur la mĂ©thode d’allocation de quotas (bœuf et veau) est un règlement du gouvernement du Canada Ă©tablissant la mĂ©thode par laquelle la quantitĂ© d’accès du CT pour le bœuf et le veau est allouĂ©e. Soixante-quinze pourcent du CT est attribuĂ© aux transformateurs et dĂ©taillants-transformateurs; 25 % est attribuĂ© aux distributeurs.

Le 20 mai 2003, l’Agence canadienne d’inspection des aliments a annoncĂ© qu’elle avait dĂ©couvert dans une exploitation agricole de l’Alberta un cas d’encĂ©phalopathie spongiforme bovine (ESB), mieux connue sous le nom de maladie de la vache folle. À la suite de cette annonce, de nombreux pays, dont les États-Unis, ont imposĂ© des restrictions à l’importation de bovins, de bœuf et de leurs produits. Bien que plusieurs de ces restrictions aient Ă©tĂ© assouplies ou levĂ©es, bon nombre d’entre elles ont encore une incidence sur l’industrie canadienne du bœuf.

Avant 2004, l’attribution annuelle à une entreprise d’une part du contingent tarifaire pour le bœuf et le veau Ă©tait fondĂ©e sur la quantitĂ© de bœuf importĂ©e par celle-ci provenant de pays non-signataires d’un ALE durant la pĂ©riode de 12 mois prĂ©cĂ©dente, soit du 1er novembre au 31 octobre. La crise de l’ESB a eu comme impact de rendre accessible à l’industrie de transformation nationale une importante quantitĂ© de bœuf canadien à des prix compĂ©titifs, de sorte que de nombreux importateurs traditionnels ont dĂ©cidĂ© de diminuer leurs importations en faveur de bœuf canadien pour contribuer à remĂ©dier à cette situation.

Afin que ces importateurs traditionnels ne soient pas pĂ©nalisĂ©s, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de modifier l’ArrêtĂ© sur la mĂ©thode d’allocation de quotas (bœuf et veau) afin de fonder les attributions de parts du contingent pour 2004 sur l’utilisation de bœuf provenant de pays non-signataires d’un ALE au cours de la pĂ©riode de 16 mois, calculĂ© au prorata d’une pĂ©riode de 12 mois, qui s’est terminĂ©e avant la dĂ©couverte du cas d’ESB (soit du 1er janvier 2002 au 30 avril 2003). La dĂ©cision prise par le ministre à l’Ă©poque a Ă©tĂ© appuyĂ©e par le ComitĂ© consultatif sur le contingent tarifaire et le ComitĂ© spĂ©cial de l’industrie du bœuf et du veau. La dĂ©cision n’Ă©tait valide que pour une seule annĂ©e.

Étant donnĂ© que le marchĂ© du bœuf en AmĂ©rique du Nord a continuĂ© d’être perturbĂ©, le ComitĂ© consultatif et le ComitĂ© spĂ©cial ont recommandĂ©, tous les ans depuis 2004, une modification similaire de la mĂ©thode d’allocation de quotas. Cette recommandation consensuelle visait à attribuer la majeure partie du CT aux membres Ă©tablis du secteur sans pĂ©naliser ceux qui avaient utilisĂ© le bœuf canadien à la suite du cas d’ESB, tout en tenant compte des besoins des nouveaux venus sur le marchĂ© en rĂ©servant à ces derniers une partie du CT. Chaque annĂ©e depuis 2004, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de donner à tous les demandeurs d’une part du CT la possibilitĂ© de choisir entre deux pĂ©riodes de rĂ©fĂ©rence, soit la pĂ©riode de 16 mois allant du 1er janvier 2002 au 30 avril 2003 (calculĂ©e au prorata d’une pĂ©riode de 12 mois), soit la pĂ©riode plus rĂ©cente de 12 mois commençant le 1er août et se terminant le 31 juillet. L’arrêtĂ© du ministre sur la mĂ©thode d’allocation de quotas a Ă©tĂ© modifiĂ© en consĂ©quence pour 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011 et 2012, reflĂ©tant ainsi l’intention de la recommandation consensuelle des deux comitĂ©s.

2. Enjeux/problèmes

Si la modification à l’ArrêtĂ© sur la mĂ©thode d’allocation de quotas (bœuf et veau) qui a Ă©tĂ© apportĂ©e tous les ans depuis les huit dernières annĂ©es n’Ă©tait pas mise en œuvre pour 2013, la mĂ©thode d’allocation pour le bœuf et le veau redeviendrait ce qu’elle Ă©tait avant 2004. Or, le marchĂ© canadien du bœuf ne s’est pas complètement rĂ©tabli des effets de l’ESB et l’ancienne mĂ©thode pourrait nuire à certains importateurs. De plus, les acteurs de l’industrie s’attendent à ce que la mĂ©thode d’allocation en vigueur depuis 2004, grâce aux modifications successives de l’ArrêtĂ©, continue en 2013 et ils ont planifiĂ© en consĂ©quence.

3. Objectifs

La prĂ©sente modification à l’ArrêtĂ© sur la mĂ©thode d’allocation de quotas (bœuf et veau) est nĂ©cessaire pour rĂ©pondre aux besoins du secteur touchĂ©. En prenant cet arrêtĂ© ministĂ©riel, le gouvernement vise à limiter les perturbations pour l’industrie et à respecter la Loi sur les licences d’exportation et d’importation.

4. Description

Le prĂ©sent arrêtĂ© ministĂ©riel modifie l’ArrêtĂ© sur la mĂ©thode d’allocation de quotas (bœuf et veau) de sorte que les demandeurs d’une part du contingent tarifaire (CT) de bœuf et de veau auront le choix entre une pĂ©riode de 16 mois (du 1er janvier 2002 au 30 avril 2003, calculĂ©e au prorata d’une pĂ©riode de 12 mois) et une pĂ©riode plus rĂ©cente de 12 mois (du 1er août 2011 au 31 juillet 2012) comme rĂ©fĂ©rence pour l’Ă©tablissement de leur allocation pour 2013.

Par le prĂ©sent arrêtĂ©, le ministre approuve la recommandation du ComitĂ© consultatif visant à ce que la mĂ©thode d’allocation utilisĂ©e en 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011 et 2012 soit conservĂ©e en 2013.

5. Consultation

Les modifications proposĂ©es ont fait l’objet de consultations auprès des membres du ComitĂ© consultatif sur le contingent tarifaire. Ce dernier est composĂ© de reprĂ©sentants de toutes les grandes associations de l’industrie du bœuf et du veau, notamment des Ă©leveurs de bovins, des emballeurs, des transformateurs, des distributeurs, des importateurs, des dĂ©taillants et des entreprises de restauration, ainsi que d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, du ministère des Finances et d’Affaires Ă©trangères et Commerce international Canada.

Le ComitĂ© consultatif a recommandĂ© de donner à tous les demandeurs d’une part du contingent d’importation le choix entre les deux pĂ©riodes de rĂ©fĂ©rence possibles pour l’allocation de 2013 : une pĂ©riode de 16 mois allant du 1er janvier 2002 au 30 avril 2003 (calculĂ©e au prorata d’une pĂ©riode de 12 mois) et une pĂ©riode plus rĂ©cente de 12 mois commençant le 1er août 2011 et se terminant le 31 juillet 2012.

6. Lentille des petites entreprises

La prĂ©sente modification à l’ArrêtĂ© sur la mĂ©thode d’allocation de quotas (bœuf et veau) ne devrait pas avoir d’impact nĂ©gatif sur le fardeau administratif pour les petites entreprises canadiennes.

7. Justifcation

Puisque cette modification a Ă©tĂ© apportĂ©e tous les ans depuis les huit dernières annĂ©es, les acteurs de l’industrie s’attendent maintenant à ce que le choix entre deux pĂ©riodes de rĂ©fĂ©rence leur soit encore disponible (à tout le moins, à court terme). En prĂ©vision de la poursuite des progrès au chapitre du rĂ©tablissement de l’industrie, des consultations avec le ComitĂ© consultatif seront lancĂ©es concernant la possibilitĂ© d’Ă©liminer cette modification dans les annĂ©es à venir. Toutefois, les acteurs de l’industrie sont d’avis que, à l’heure actuelle, la modification à la mĂ©thode d’allocation de quotas s’impose pour 2013, afin d’assurer la continuitĂ© des opĂ©rations pendant la tenue des consultations sur la possibilitĂ© d’Ă©liminer de façon graduelle cette approche au cours des prochaines annĂ©es. Si la modification n’est pas apportĂ©e en 2013, des perturbations additionnelles auront lieu au sein de l’industrie, car les entreprises se trouvent dĂ©jà à un stade avancĂ© de la planification pour 2013.

La nouvelle pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence pourrait entraîner des changements mineurs aux quantitĂ©s de contingents d’importation attribuĂ©s en 2013, mais elle n’aura aucun effet sur les engagements du Canada en matière de commerce international. Elle permettra aux demandeurs de demander une part du contingent calculĂ©e sur la base de la pĂ©riode qui convient le mieux à leur propre situation.

Selon un examen du marchĂ© canadien et des prĂ©visions pour l’industrie du bœuf fourni par Agriculture et Agroalimentaire Canada en avril 2012, le marchĂ© s’est essentiellement rĂ©tabli des effets de la crise de l’ESB en ce qui concerne les Ă©leveurs de bĂ©tail canadiens, mais ce n’est toujours pas le cas pour les transformateurs. Suivant la rĂ©ouverture du commerce avec les États-Unis et plusieurs autres marchĂ©s internationaux pour les bovins vivants, les Ă©leveurs obtiennent un prix record pour les bovins gras en raison de l’offre serrĂ©e et de la forte demande. Les rĂ©percussions de l’ESB sur les Ă©leveurs de bĂ©tail ont donc presque entièrement disparues. Les transformateurs, toutefois, ne sont toujours pas en mesure d’obtenir une pleine valeur pour les carcasses en raison de marchĂ©s qui demeurent fermĂ©s, et ils doivent toujours composer avec des frais d’exploitation plus Ă©levĂ©s que les États-Unis en ce qui concerne les exigences d’Ă©limination visant les matières à risque spĂ©cifiĂ©es. La force du dollar canadien a Ă©galement donnĂ© lieu à une hausse des frais d’exploitation. Bien que le volume d’approvisionnement destinĂ© au hachage de bœuf en AmĂ©rique du Nord soit toujours difficile à prĂ©dire, les prĂ©visions relatives à l’approvisionnement rĂ©vèlent que les importations canadiennes continueront d’être en deçà du seuil du contingent tarifaire pour 2012-2013.

8. Mise en œuvre, application et normes de services

Les politiques rĂ©gissant l’administration du CT pour le bœuf et le veau, incluant la mĂ©thode d’allocation, sont Ă©tablies dans des avis aux importateurs publiĂ©s par Affaires Ă©trangères et Commerce international Canada (gĂ©nĂ©ralement, sur une base annuelle). Un avis aux importateurs sera Ă©mis à l’automne 2013 invitant les intĂ©ressĂ©s à dĂ©poser leur demande pour les parts du CT pour le bœuf et le veau pour l’annĂ©e contingentaire 2013. Si la prĂ©sente modification rĂ©glementaire est mise en œuvre, elle sera intĂ©grĂ©e au nouvel avis. ConsĂ©quemment, le CT sera allouĂ© en 2013 en fonction du choix des demandeurs entre les deux pĂ©riodes de rĂ©fĂ©rence.

9. Personne-ressource

Mme Katharine Funtek
Directrice
Direction de la politique sur la réglementation commerciale (TIC)
Direction générale de la réglementation commerciale et des obstacles techniques
Affaires Ă©trangères et Commerce international Canada
125, promenade Sussex
Ottawa (Ontario)
K1A 0G2
TĂ©lĂ©phone : 613-996-0640

Référence a
L.C. 1994, ch. 47, art. 106

Référence b
L.R., ch. E-19

Référence c
L.C. 1994, ch. 47, art. 106

Référence d
L.R., ch. E-19

Référence 1
DORS/96-186