Vol. 146, no 22 — Le 24 octobre 2012
Enregistrement
DORS/2012-217 Le 5 octobre 2012
LOI SUR LA GESTION DES TERRES DES PREMIÈRES NATIONS
DĂ©cret modifiant l’annexe de la Loi sur la gestion des terres des premières nations
C.P. 2012-1329 Le 4 octobre 2012
Attendu que le gouverneur en conseil est convaincu, aux termes de l’article 45 (voir rĂ©fĂ©rence a) de la Loi sur la gestion des terres des premières nations (voir rĂ©fĂ©rence b), que la signature de l’accord-cadre au sens du paragraphe 2(1) (voir rĂ©fĂ©rence c) de cette loi a Ă©tĂ© dûment autorisĂ©e pour le compte des premières nations Ă©numĂ©rĂ©es dans le dĂ©cret ci-après et que la signature a effectivement eu lieu,
À ces causes, sur recommandation du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et en vertu de l’article 45 (voir rĂ©fĂ©rence d) de la Loi sur la gestion des terres des premières nations (voir rĂ©fĂ©rence e), Son Excellence le gouverneur gĂ©nĂ©ral en conseil prend le DĂ©cret modifiant l’annexe de la Loi sur la gestion des terres des premières nations, ci-après.
DÉCRET MODIFIANT L’ANNEXE DE LA LOI SUR LA GESTION DES TERRES DES PREMIÈRES NATIONS
MODIFICATION
1. L’annexe de la Loi sur la gestion des terres des premières nations(voir rĂ©fĂ©rence 1) est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 58, de ce qui suit :
Article |
Colonne 1 |
Colonne 2 |
|---|---|---|
59. |
Cowichan Tribes |
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60. |
Haisla |
|
61. |
St. Mary’s |
|
62. |
Shuswap |
|
63. |
Stz’uminus |
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64. |
Williams Lake |
|
65. |
Skowkale |
|
66. |
Yakweakwioose |
|
67. |
Aitchelitz |
|
68. |
Alexis Nakota Sioux |
|
69. |
Tsuu T’ina |
|
70. |
One Arrow |
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71. |
Long Plain |
|
72. |
Buffalo Point |
|
73. |
Bingwi Neyaashi Anishinaabek |
|
74. |
Beausoleil |
|
75. |
Montagnais du Lac St-Jean |
|
76. |
Miawpukek |
|
77. |
Membertou |
ENTRÉE EN VIGUEUR
2. Le prĂ©sent dĂ©cret entre en vigueur à la date de son enregistrement.
RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION
(Ce résumé ne fait pas partie du Décret.)
Contexte
L’Accord-cadre relatif à la gestion des terres des Premières Nations et la Loi sur la gestion des terres des premières nations constituent ensemble le rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations, une initiative des Premières Nations Ă©laborĂ©e en partenariat avec le gouvernement du Canada et les Premières Nations signataires.
En fĂ©vrier 1996, le gouvernement du Canada et un groupe de chefs des Premières Nations ont signĂ© l’Accord-cadre relatif à la gestion des terres des Premières Nations (ci-après, l’« Accord-cadre »). L’Accord-cadre a fourni aux 14 Premières Nations signataires la possibilitĂ© de s’exclure du champ d’application des dispositions de la Loi sur les Indiens concernant la gestion foncière et de mettre sur pied leur propre rĂ©gime afin de gĂ©rer leurs terres et leurs ressources, fournissant ainsi un plus grand pouvoir dĂ©cisionnel à l’Ă©chelle locale. Ces Premières Nations ont Ă©tabli un Conseil consultatif des terres et un Centre de ressources du Conseil consultatif des terres qui les aideront à appliquer leur propre rĂ©gime de gestion des terres (www.fafnlm.com).
La Loi sur la gestion des terres des premières nations est la loi officielle qui entĂ©rine l’Accord-cadre et qui permet son entrĂ©e en vigueur. En juin 1998, la Loi sur la gestion des terres des premières nations a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e en tant que projet de loi C-49 et a reçu la sanction royale le 17 juin 1999.
Pour exercer un contrôle sur ses terres, la Première Nation doit tout d’abord adopter une rĂ©solution du conseil de bande exprimant son intĂ©rêt envers le rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations. La Première Nation doit Ă©galement remplir un formulaire faisant partie d’une demande qui sera prĂ©sentĂ©e à Affaires autochtones et DĂ©veloppement du Nord Canada. Le ministère utilise les demandes afin d’Ă©valuer l’Ă©tat de prĂ©paration d’une Première Nation quant aux responsabilitĂ©s liĂ©es à la gestion des terres prĂ©vues dans le rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations et aux possibilitĂ©s de dĂ©veloppement Ă©conomique offertes par le rĂ©gime aux Premières Nations participantes. Le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien sĂ©lectionne toutes les nouvelles Premières Nations entrantes. Une fois la sĂ©lection effectuĂ©e, la Première Nation et le ministre signent le document d’adhĂ©sion qui sera ajoutĂ© à l’Accord-cadre. Une fois qu’elle est incorporĂ©e à l’Accord-cadre, la Première Nation entreprendra des activitĂ©s de dĂ©veloppement liĂ©es au rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations dans le cadre d’un plan d’une durĂ©e de 24 mois concernant le processus d’approbation communautaire, ce qui comprend l’Ă©bauche d’un code foncier et la nĂ©gociation d’un accord individuel avec le Canada.
Le code foncier, Ă©laborĂ© par la collectivitĂ©, constitue la loi fondamentale de la Première Nation et vient remplacer les dispositions relatives à la gestion des terres dĂ©finies dans la Loi sur les Indiens.
Parallèlement à l’Ă©laboration du code foncier, la Première Nation devra nĂ©gocier un accord individuel avec le gouvernement du Canada. L’accord individuel traite entre autres des questions suivantes :
- les terres de rĂ©serve qui seront gĂ©rĂ©es par la Première Nation;
- les dispositions du transfert de l’administration des terres du Canada à la Première Nation;
- le financement opĂ©rationnel que fournira le Canada et dont bĂ©nĂ©ficiera la Première Nation à titre de contribution pour les activitĂ©s liĂ©es à la gestion des terres.
Le code foncier et l’accord individuel doivent tous deux être ratifiĂ©s par les membres admissibles de la collectivitĂ© conformĂ©ment à l’Accord-cadre. Une fois le code foncier et l’accord individuel ratifiĂ©s par la collectivitĂ©, le contrôle des terres et des ressources de la Première Nation est transfĂ©rĂ©; il n’est plus soumis aux dispositions de la Loi sur les Indiens, mais bien aux lois et à l’administration Ă©tablies par la Première Nation. Par consĂ©quent, la Première Nation fonctionne alors en vertu du rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations.
Les Premières Nations suivantes ont Ă©galement demandĂ© leur ajout à l’annexe de la Loi sur la gestion des terres des premières nations en adoptant des rĂ©solutions du conseil de bande et en prĂ©sentant des demandes d’adhĂ©sion au rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations, et elles ont Ă©tĂ© recommandĂ©es par le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien : Aitchelitz (C-B), Alexis Nakota Sioux (AB), Beausoleil (ON), Bingwi Neyaashi Anishinaabek (ON), Buffalo Point (MB), Cowichan Tribes (C-B), Haisla (C-B), Long Plain (MB), Membertou (Nouvelle-Écosse), Miawpukek (T-N), Montagnais du Lac St-Jean (QC), One Arrow (SK), Shuswap (C-B), Skowkale (C-B), St. Mary’s (C-B), Stz’uminus (C-B), Tsuu T’ina (AB), Williams Lake (C-B), Yakweakwioose (C-B).
Enjeux et objectifs
À l’heure actuelle, la gestion des terres dans les rĂ©serves des 19 Premières Nations mentionnĂ©es dans ce dĂ©cret s’effectue conformĂ©ment aux dispositions Ă©tablies dans la Loi sur les Indiens. Le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien jouit d’un pouvoir discrĂ©tionnaire apprĂ©ciable sur l’utilisation des terres et des ressources des rĂ©serves. Par consĂ©quent, les Premières Nations n’ont que peu de contrôle direct sur la gestion de leurs terres et soutiennent que les procĂ©dures que leur impose la Loi sur les Indiens compliquent et retardent les transactions foncières, en plus d’inhiber leur capacitĂ© à saisir de nouvelles possibilitĂ©s de dĂ©veloppement Ă©conomique.
Le rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations remplace les 34 articles de la Loi sur les Indiens relatifs à la gestion des terres qui rĂ©gissent les terres, les ressources et l’environnement. Ce rĂ©gime permet aux Premières Nations fonctionnant conformĂ©ment à leur propre code foncier de gĂ©rer leurs terres de manière plus efficace que lorsqu’elles le font selon la Loi sur les Indiens.
L’ajout de ces 19 Premières Nations à l’annexe de la Loi sur la gestion des terres des premières nations aura pour avantage de permettre à ces collectivitĂ©s :
- de crĂ©er leurs propres lois sur la gestion des terres de rĂ©serve, dont des lois rĂ©gissant les dĂ©signations de terres, la protection de l’environnement et les biens immobiliers matrimoniaux;
- de mettre sur pied des projets sur les terres de rĂ©serve sans que l’approbation du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien soit requise;
- de rĂ©agir aux nouvelles possibilitĂ©s d’affaires plus rapidement et plus efficacement que les rĂ©serves qui demeurent assujetties à la Loi sur les Indiens, augmentant ainsi leur potentiel de dĂ©veloppement Ă©conomique et les possibilitĂ©s d’investissements privĂ©s sur les rĂ©serves.
Description
L’Accord-cadre permet de dĂ©lĂ©guer des responsabilitĂ©s liĂ©es à la gestion des terres aux Premières Nations signataires, leur fournissant ainsi la capacitĂ© lĂ©gale et le pouvoir nĂ©cessaires pour gĂ©rer et rĂ©gir leurs propres terres et ressources. Elles sont ainsi habilitĂ©es à louer ou à exploiter leurs terres et leurs ressources sous rĂ©serve des restrictions Ă©tablies par leur collectivitĂ© dans les lois et les codes fonciers. Le Canada demeurera responsable à l’Ă©gard des Premières Nations et les indemnisera pour toute perte subie ou pour tout acte ou omission de la part du Canada ou de ses reprĂ©sentants survenus avant l’entrĂ©e en vigueur du code foncier. Après cette date, la Première Nation est responsable de ses actes ou omissions concernant la gestion de ses terres. Le Canada continuera de dĂ©tenir un titre territorial sur les terres de la Première Nation, bien qu’il ne dĂ©tienne aucune autoritĂ© sur la gestion des terres.
Le rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations a pour but de fournir aux Premières Nations les capacitĂ©s et les outils modernes nĂ©cessaires à la gestion des terres. Le programme vise à faciliter le passage de la Loi sur les Indiens à la Loi sur la gestion des terres des premières nations et permet aux Premières Nations actuellement rĂ©gies par la Loi sur la gestion des terres des premières nations d’acquĂ©rir les capacitĂ©s requises pour gĂ©rer efficacement leurs terres. Cela comprend l’Ă©tablissement de codes fonciers, d’accords individuels, de lois, de rĂ©gimes de gestion des terres et d’accords en matière d’environnement.
ConformĂ©ment à l’article 45 de la Loi sur la gestion des terres des premières nations, après qu’une Première Nation a signĂ© l’Accord-cadre, le gouverneur gĂ©nĂ©ral en conseil peut modifier l’annexe de cette loi en y ajoutant le nom de la Première Nation. Ce dĂ©cret permettra à 19 Premières Nations additionnelles d’adhĂ©rer au rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations et de se soustraire à la Loi sur les Indiens.
Consultation
Le chef et le conseil de chacune des Premières Nations concernĂ©es ont exprimĂ© leur intĂ©rêt à se soustraire aux dispositions de la Loi sur les Indiens concernant la gestion foncière et d’adhĂ©rer à la Loi sur la gestion des terres des premières nations en prĂ©sentant une rĂ©solution du conseil de bande et une demande pour l’ajout à l’annexe. Alors qu’elles en sont à l’Ă©tape de l’exercice des activitĂ©s d’Ă©laboration liĂ©es à la mise sur pied du rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations, les 19 Premières Nations concernĂ©es doivent toutes Ă©laborer un code foncier. Le code foncier, Ă©laborĂ© par la collectivitĂ©, constitue la loi fondamentale de la Première Nation et vient remplacer les dispositions relatives à la gestion des terres Ă©tablies dans la Loi sur les Indiens. En plus d’Ă©laborer le code foncier, les Premières Nations devront toutes nĂ©gocier un accord individuel avec le gouvernement du Canada. L’accord individuel traite entre autres des questions suivantes : les terres de rĂ©serve qui seront gĂ©rĂ©es par la Première Nation; les caractĂ©ristiques du transfert de responsabilitĂ©s liĂ©es à la gestion des terres du Canada à la Première Nation; et le financement opĂ©rationnel que fournira le Canada et dont bĂ©nĂ©ficiera la Première Nation à titre de contribution pour les responsabilitĂ©s liĂ©es à la gestion des terres dĂ©coulant du rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations.
Avant qu’une Première Nation puisse mener des activitĂ©s conformĂ©ment au rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations, le code foncier et l’accord individuel doivent être ratifiĂ©s par les Ă©lecteurs admissibles de la collectivitĂ©. Le processus de ratification par la collectivitĂ© est dĂ©fini par la collectivitĂ© conformĂ©ment à l’Accord-cadre. La collectivitĂ© doit ratifier le code foncier et l’accord individuel pour que les responsabilitĂ©s de gestion des terres ne soient plus soumises aux dispositions de la Loi sur les Indiens, mais plutôt aux lois et à l’administration de la Première Nation conformĂ©ment à son code foncier. La Première Nation peut alors fonctionner conformĂ©ment au rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations.
Règle du « un pour un »
Cette modification à l’annexe de la Loi sur la gestion des terres des premières nations n’implique aucune augmentation ou rĂ©duction des coûts administratifs envers les entreprises. Par consĂ©quent, la règle du « un pour un » ne s’applique pas.
Lentille des petites entreprises
Cette modification à l’annexe de la Loi sur la gestion des terres des premières nations n’impose aucun niveau de conformitĂ© ni de frais d’administration aux petites entreprises puisqu’elle n’impose aucune exigence de la part des entreprises. Au contraire, cette modification pourrait contribuer à rĂ©duire les coûts dĂ©jà assumĂ©s par les entreprises sur la rĂ©serve, Ă©tant donnĂ© qu’elles seront dĂ©sormais en mesure de faire affaire directement avec la rĂ©serve plutôt qu’avec le gouvernement fĂ©dĂ©ral.
Justification
Le rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations offre aux Premières Nations participantes la capacitĂ© de gĂ©rer leurs terres de façon plus efficace et efficiente qu’en vertu de la Loi sur les Indiens. En supprimant la nĂ©cessitĂ© d’obtenir une autorisation ministĂ©rielle pour les lois sur les Premières Nations, les nations signataires sont en mesure d’administrer leurs activitĂ©s en fonction du rythme du marchĂ©, rendant ainsi les terres plus concurrentielles en matière d’investissement. Les activitĂ©s de dĂ©veloppement Ă©conomique sur les rĂ©serves augmenteront à mesure que les Premières Nations pourront agir rapidement quant aux occasions de dĂ©veloppement qui se prĂ©sentent et nĂ©gocier directement avec les promoteurs d’occasions d’affaires potentielles. Cette hausse du nombre d’occasions de dĂ©veloppement Ă©conomique gĂ©nĂ©rera en retour une plus grande autonomie et rĂ©duira avec le temps la dĂ©pendance au financement accordĂ© par le fĂ©dĂ©ral.
Une analyse indĂ©pendante des coûts et des bĂ©nĂ©fices pour les Premières Nations prenant part au rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations (voir rĂ©fĂ©rence 2) menĂ©e en 2009 a rĂ©vĂ©lĂ© que, grâce à l’augmentation du nombre des occasions de dĂ©veloppement Ă©conomique, ces collectivitĂ©s obtiennent Ă©galement des avantages dans d’autres secteurs. Cette Ă©tude a confirmĂ© que les Premières Nations prenant part au rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations :
- sont tĂ©moins d’un changement dans la qualitĂ© des emplois maintenant offerts sur la rĂ©serve, et ceux-ci requièrent des niveaux de scolaritĂ© plus Ă©levĂ©s;
- attirent des investissements internes importants (près de 53 millions de dollars au total jusqu’ici) par des entreprises appartenant à des membres;
- attirent des investissements extĂ©rieurs importants (près de 100 millions de dollars au total jusqu’ici) par des coentreprises avec des tierces parties :
- La Première Nation Chippewas de l’île Georgina (Ontario) est en train de conclure des nĂ©gociations sur un projet de 55 millions de dollars liĂ© à l’Ă©nergie Ă©olienne, lequel comprend un investissement de 16 millions de dollars de la Première Nation et des partenaires de la collectivitĂ© ainsi qu’un investissement de 500 000 dollars du Canada.
- offrent plus de 2 000 occasions d’emploi aux membres de la bande, contribuant ainsi à rĂ©duire considĂ©rablement la dĂ©pendance aux programmes d’aide sociale;
- offrent plus de 10 000 occasions d’emploi aux non-membres, injectant ainsi de l’argent dans les Ă©conomies locales.
Dans le cadre de cette même Ă©tude, les Premières Nations fonctionnant en vertu de la Loi sur la gestion des terres des premières nations ont indiquĂ© qu’aucune collectivitĂ© ne dĂ©sirait retourner à la Loi sur les Indiens et perdre la responsabilitĂ© des terres et des ressources de sa rĂ©serve.
Que les terres des Premières Nations soient gĂ©rĂ©es selon la Loi sur les Indiens ou la Loi sur la gestion des terres des premières nations, des coûts permanents sont associĂ©s aux activitĂ©s de gestion des terres sur les rĂ©serves. Le coût permanent assurĂ© par le Canada de fournir des fonds de soutien aux Premières Nations en vertu du rĂ©gime est minime par rapport aux avantages dĂ©coulant du dĂ©veloppement Ă©conomique dont les Premières Nations profitent grâce au rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations. De plus, Ă©tant donnĂ© que les dĂ©cisions sur la gestion des terres prises prĂ©cĂ©demment en vertu de la Loi sur les Indiens sont transfĂ©rĂ©es à la Première Nation à la suite de la signature de l’accord individuel, des Ă©conomies permanentes seront rĂ©alisĂ©es au sein d’Affaires autochtones et DĂ©veloppement du Nord Canada. Les coûts ministĂ©riels associĂ©s à l’exĂ©cution et à l’approbation des transactions et dĂ©signations liĂ©es aux terres en vertu de la Loi sur les Indiens seront rĂ©duits une fois que la responsabilitĂ© est transfĂ©rĂ©e à la Première Nation. En outre, on assiste à une rĂ©duction des responsabilitĂ©s et des obligations du Canada à l’Ă©gard de l’environnement une fois que la responsabilitĂ© est transfĂ©rĂ©e à la Première Nation qui, par la suite, Ă©labore, promulgue et met à exĂ©cution ses rĂ©gimes de protection de l’environnement.
Le DĂ©cret permet à 19 Premières Nations supplĂ©mentaires de se retirer de la Loi sur les Indiens et d’adopter le rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations. Avec l’ajout de ces 19 Premières Nations, le nombre total de Premières Nations figurant dans l’annexe de la Loi sur la gestion des terres des premières nations passe à 77.
Ces Premières Nations ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es dans le cadre de cet ajout rĂ©cent et on a jugĂ© qu’elles Ă©taient prêtes à assumer les responsabilitĂ©s de gestion des terres comme stipulĂ© dans le rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations. Les rĂ©percussions financières pour Affaires autochtones et DĂ©veloppement du Nord Canada, qui doit fournir des fonds de soutien à ces 19 nouveaux participants une fois qu’ils deviendront opĂ©rationnels en vertu du rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations, reprĂ©sentent environ 3,98 millions de dollars par annĂ©e; il s’agit d’un engagement permanent qui demeurera en vigueur jusqu’à ce qu’un nouveau mode de financement soit nĂ©gociĂ© ou que la Première Nation assure son autonomie gouvernementale. Il y aurait une augmentation initiale des coûts du programme dĂ©coulant des enquêtes et des Ă©valuations environnementales obligatoires des terres transfĂ©rĂ©es de la Loi sur les Indiens à la Loi sur la gestion des terres des premières nations pour ces Premières Nations.
Mise en œuvre, application et normes de services
Par des rĂ©solutions du conseil de bande et la prĂ©sentation d’une demande d’adhĂ©sion au rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations, les Premières Nations suivantes ont demandĂ© qu’on les ajoute à l’annexe de la Loi sur la gestion des terres des premières nations : Aitchelitz (C-B), Alexis Nakota Sioux (AB), Beausoleil (ON), Bingwi Neyaashi Anishinaabek (ON), Buffalo Point First Nation (MB), Cowichan Tribes (C-B), Haisla (C-B), Long Plain (MB), Membertou (Nouvelle-Écosse), Miawpukek (T-N), Montagnais du Lac St-Jean (QC), One Arrow (SK), Shuswap (C-B), Skowkale (C-B), St. Mary’s (C-B), Stz’uminus (C-B), Tsuu T’ina (AB), Williams Lake (C-B), Yakweakwioose (C-B).
Le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien ainsi que les Premières Nations ont signĂ© leur adhĂ©sion à l’accord-cadre relatif à la gestion des terres des Premières Nations. Le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien recommande que les Premières Nations identifiĂ©es soient ajoutĂ©es à l’annexe de la Loi sur la gestion des terres des premières nations.
Aucune exigence de conformitĂ© ou d’exĂ©cution n’est associĂ©e au prĂ©sent dĂ©cret pour l’ajout des 19 Premières Nations à la Loi sur la gestion des terres des premières nations. La Première Nation sera responsable de l’Ă©laboration de stratĂ©gies de conformitĂ© et d’exĂ©cution continues de ses propres lois une fois qu’elles seront mises en œuvre en vertu du code foncier. Le gouvernement du Canada verse une contribution annuelle à chaque Première Nation opĂ©rationnelle en vertu du rĂ©gime de gestion des terres des Premières Nations pour l’aider à mener à bien ses activitĂ©s de gestion des terres en vertu de ce rĂ©gime, ce qui comprend les activitĂ©s liĂ©es à la conformitĂ© et à l’exĂ©cution des lois.
Personne-ressource
Isabelle Dupuis
Directrice par intérim
Direction de la gestion des terres des Premières Nations
Secteur des terres et du développement économique
Affaires autochtones et Développement du Nord Canada
10, rue Wellington, pièce 17E
Gatineau (Québec)
K1A 0H4
Téléphone : 819-994-2210
Télécopieur : 819-997-8522
Courriel : isabelle.dupuis@aadnc-aandc.gc.ca
Référence a
L.C. 2012, ch. 19, art. 636
Référence b
L.C. 1999, ch. 24
Référence c
L.C. 2012, ch. 19, art. 652(A)
Référence d
L.C. 2012, ch. 19, art. 636
Référence e
L.C. 1999, ch. 24
Référence 1
L.C. 1999, ch. 24
Référence 2
KPMG Global Services, FNML Benefit/Cost Analysis, Analysis of First Nations Responses, 30 novembre 2009.