Vol. 146, no 22 — Le 24 octobre 2012

Enregistrement

DORS/2012-202 Le 3 octobre 2012

LOI SUR LES ALIMENTS ET DROGUES

Autorisation de mise en marchĂ© d’additifs alimentaires comme agents anti-agglomĂ©rants

En vertu des paragraphes 30.3(1) (voir rĂ©fĂ©rence a) et 30.5(1) (voir rĂ©fĂ©rence b) de la Loi sur les aliments et drogues (voir rĂ©fĂ©rence c), la ministre de la SantĂ© dĂ©livre l’Autorisation de mise en marchĂ© d’additifs alimentaires comme agents anti-agglomĂ©rants, ci-après.

Ottawa, le 2 octobre 2012

La ministre de la Santé
LEONA AGLUKKAQ

AUTORISATION DE MISE EN MARCHÉ D’ADDITIFS ALIMENTAIRES COMME AGENTS ANTIAGGLOMÉRANTS

DÉFINITIONS ET INTERPRÉTATION

Définitions

1. (1) Les dĂ©finitions qui suivent s’appliquent à la prĂ©sente autorisation.

« agent antiagglomĂ©rant »
“anticaking agent”

« agent antiagglomĂ©rant » Additif alimentaire qui rĂ©duit l’adhĂ©sion des particules afin de prĂ©server la texture des aliments.

« Liste »
“List”

« Liste » La Liste des agents antiagglomĂ©rants autorisĂ©s, publiĂ©e par le ministère de la SantĂ© sur son site Web, avec ses modifications successives.

Règlement sur les aliments et drogues

(2) Sauf indication contraire, les renvois à des dispositions et à des titres dans la Liste sont des renvois à des dispositions et à des titres de la partie B du Règlement sur les aliments et drogues.

Terminologie

(3) Les termes utilisĂ©s dans la Liste s’entendent au sens de la partie B du Règlement sur les aliments et drogues.

EXEMPTIONS

Aliments

2. (1) Dans le cas où l’agent antiagglomĂ©rant figurant à la colonne 1 de la Liste est ajoutĂ© à un aliment figurant à la colonne 2, l’aliment est soustrait à l’application des alinĂ©as 4(1)a) et d) et des articles 6 et 6.1 de la Loi sur les aliments et drogues et des articles B.01.042, B.01.043 ou B.16.007, selon le cas, du Règlement sur les aliments et drogues, uniquement en ce qui concerne l’utilisation ou la prĂ©sence de l’agent antiagglomĂ©rant, si la quantitĂ© d’agent n’excède pas la limite de tolĂ©rance figurant à la colonne 3 pour cet aliment et si toute autre condition figurant à cette colonne est respectĂ©e.

« Bonnes pratiques industrielles »

(2) Dans le cas où la mention « bonnes pratiques industrielles » figure à la colonne 3, cette exemption s’applique si la quantitĂ© d’agent, ajoutĂ©e à l’aliment en cours de fabrication et de conditionnement, ne dĂ©passe pas la quantitĂ© requise pour parvenir aux fins pour lesquelles l’agent a Ă©tĂ© ajoutĂ© et si toute autre condition figurant à cette colonne est respectĂ©e.

Exigences — Ă©tiquetage et empaquetage

(3) Le paragraphe (1) n’a pas pour effet de soustraire un aliment qui fait l’objet d’une norme Ă©tablie dans la partie B du Règlement sur les aliments et drogues à l’application de toute exigence concernant l’Ă©tiquetage ou l’empaquetage prĂ©vue par cette norme.

Additifs alimentaires

3. L’agent antiagglomĂ©rant figurant à la colonne 1 de la Liste est soustrait à l’application de l’article B.16.100 du Règlement sur les aliments et drogues si, au moment de la vente, l’ensemble des autres exigences applicables à l’Ă©gard de cet agent dans ce même règlement sont respectĂ©es.

ENTRÉE EN VIGUEUR

Entrée en vigueur

4. La prĂ©sente autorisation entre en vigueur à la date d’entrĂ©e en vigueur de l’article 416 de la Loi sur l’emploi, la croissance et la prospĂ©ritĂ© durable, chapitre 19 des Lois du Canada (2012), ou, si elle est postĂ©rieure, à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Ce résumé ne fait pas partie des autorisations de mise en marché.)

Question et objectifs

Les rĂ©centes mises à jour de la Loi sur les aliments et drogues contenues dans les articles 30.2 à 30.4 de la Loi sur l’emploi, la croissance et la prospĂ©ritĂ© durable, 2012 (projet de loi C-38), confèrent au ministre de la SantĂ© le pouvoir de dĂ©livrer des autorisations de mise en marchĂ© et d’incorporer des documents par renvoi.

Les autorisations de mise en marchĂ© relatives aux additifs alimentaires sont nĂ©cessaires pour concrĂ©tiser les gains d’efficience produits par le projet de loi C-38. Elles permettront au ministère de la SantĂ© d’accorder aux Canadiens un accès plus rapide à des produits sûrs et innovateurs et de rĂ©agir plus efficacement aux nouvelles donnĂ©es scientifiques qui ont des rĂ©percussions sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des Canadiens. Elles exemptent certains aliments et additifs alimentaires dont la vente serait autrement interdite par la Loi sur les aliments et drogues et le Règlement sur les aliments et drogues, et autorisent l’incorporation par renvoi des listes d’additifs alimentaires autorisĂ©s. Ces listes sont fondĂ©es sur les tableaux I à XV actuels des additifs alimentaires autorisĂ©s au titre 16 de la partie B du Règlement sur les aliments et drogues, et reprĂ©sentent en premier lieu les règles relatives aux additifs alimentaires figurant dans ces tableaux.

Description et justification

Les autorisations de mise en marchĂ© sont des règlements pris par le ministre de la SantĂ© qui permettent la vente d’aliments contenant certaines substances prĂ©cisĂ©es à des niveaux prĂ©cisĂ©s ou l’utilisation d’allĂ©gations Ă©tayĂ©es relatives aux effets d’aliments sur la santĂ©. Les autorisations de mise en marchĂ© ont des effets limitĂ©s. Ainsi, elles ne peuvent pas Ă©tablir de nouvelles interdictions; elles exemptent seulement un aliment ou une substance que peut contenir un aliment ou dont il peut être recouvert de l’application d’une interdiction dĂ©jà prĂ©vue à la Loi sur les aliments et drogues ou au Règlement sur les aliments et drogues. Les conditions de l’exemption peuvent être Ă©tablies par le ministre, et des documents peuvent être incorporĂ©s par renvoi; ces derniers ont force de loi et sont exĂ©cutoires.

Les 15 autorisations de mise en marchĂ© d’additifs alimentaires :

  • DĂ©finissent la catĂ©gorie fonctionnelle d’additif alimentaire. Cette dernière concorderait avec les tableaux actuels d’additifs alimentaires autorisĂ©s contenus au titre 16 de la partie B du Règlement sur les aliments et drogues. En ce qui concerne le tableau VIII, le titre actuel, « Additifs alimentaires divers », est remplacĂ© par la description plus exacte qui suit : « Liste des additifs alimentaires autorisĂ©s ayant d’autres utilisations gĂ©nĂ©ralement acceptĂ©es ».
  • Exemptent l’aliment de l’application des alinĂ©as 4(1)a) et d) et des articles 6 et 6.1 de la Loi sur les aliments et drogues ainsi que des articles B.01.042, B.01.043 et B.16.007 du Règlement sur les aliments et drogues et, le cas Ă©chĂ©ant, des articles B.06.002 et B.25.062.
  • Exemptent l’additif alimentaire de l’application de l’article B.16.100.
  • Exigent, lorsque les « bonnes pratiques industrielles » sont indiquĂ©es à titre de niveau maximum d’utilisation, que la quantitĂ© d’un additif alimentaire ajoutĂ© à un aliment lors de la fabrication et du conditionnement ne doit pas dĂ©passer la quantitĂ© requise pour rĂ©aliser la fonction à l’Ă©gard de laquelle il est ajoutĂ©.
  • Incorporent par renvoi les listes d’additifs alimentaires autorisĂ©s à titre de documents publiĂ©s par le ministère de la SantĂ© sur son site Web, avec leurs modifications successives, fondĂ©s sur des Ă©valuations de demandes d’utilisation d’additifs, des donnĂ©es scientifiques nouvelles ou des modifications d’ordre administratif. Ces listes tiendront dûment compte des tableaux contenus dans le Règlement sur les aliments et drogues et incorporeront les autorisations de mise en marchĂ© provisoires dĂ©livrĂ©es qui ont dĂ©jà fait l’objet de consultations. La prĂ©sentation de ces listes sera identique à celle contenue dans le règlement qui classe les additifs alimentaires selon leur utilisation fonctionnelle (par exemple, Ă©mulsifiants, agents de conservation), exception faite de la liste fondĂ©e sur le tableau VIII. En confirmant le tableau VIII à titre de Liste des additifs alimentaires autorisĂ©s ayant d’autres utilisations gĂ©nĂ©ralement acceptĂ©es incorporant des usages multiples, tout nouvel usage non prĂ©vu au moment de l’entrĂ©e en vigueur exigera une modification de l’autorisation de mise en marchĂ©. En ce qui concerne toutes les autres listes, les Ă©ventuels changements apportĂ©s aux listes seront autorisĂ©s dans le cas d’additifs alimentaires visĂ©s par les dĂ©finitions des catĂ©gories Ă©tablies dans l’autorisation de mise en marchĂ©.

Les exigences relatives à l’information scientifique à l’appui et au processus d’examen et de consultation afin de tenir et de modifier ces listes seront dĂ©crites dans un document d’orientation affichĂ© sur le site Web de SantĂ© Canada. La rigueur de l’Ă©valuation scientifique de l’innocuitĂ© n’a pas changĂ©. Pour donner suite à ce « rĂ©tablissement » du cadre des additifs alimentaires, des règlements du gouverneur en conseil feront l’objet d’une publication prĂ©alable à une date ultĂ©rieure de manière à abroger les tableaux qui figurent actuellement au titre 16 de la partie B du Règlement sur les aliments et drogues et à fournir des critères qui guideront la dĂ©livrance des nouvelles autorisations de mise en marchĂ©. Ces règlements du gouverneur en conseil rendront prĂ©visible et transparent pour tous les intervenants le processus de dĂ©livrance et de modification des autorisations de mise en marchĂ© relatives aux additifs alimentaires.

Consultation

Les intervenants ont fait savoir lors des consultations tenues par la Commission sur la rĂ©duction de la paperasse (CRP) du gouvernement que la rĂ©glementation des additifs alimentaires constituait un secteur dans lequel les retards inutiles avaient des rĂ©percussions nĂ©gatives sur l’industrie canadienne et le grand public. Dans son rapport, la CRP a encouragĂ© SantĂ© Canada à rĂ©gler ce problème.

Après le dĂ©pôt de la Loi sur l’emploi, la croissance et la prospĂ©ritĂ© durable, de nombreux intervenants ont fait savoir dans des communiquĂ©s qu’ils appuyaient fortement la nouvelle initiative qui rationalisera de manière proactive le processus d’approbation des additifs alimentaires tant qu’il demeurera fondĂ© sur des donnĂ©es scientifiques. Un intervenant a indiquĂ© qu’il prĂ©fĂ©rerait que des changements de ce genre s’inscrivent dans des textes de loi autonomes plutôt que dans un projet de loi budgĂ©taire. Nombre de groupes de consommateurs et de professionnels de la santĂ© ont Ă©galement signalĂ© leur appui à ces dispositions qui permettront à SantĂ© Canada de mieux intervenir en cas de risques Ă©mergents pour la santĂ© et la sĂ©curitĂ©, sans compromettre la rigueur de l’Ă©valuation scientifique.

Il n’est pas nĂ©cessaire de mener d’autres consultations pour l’instant puisque les autorisations de mise en marchĂ© et les listes connexes reproduisent les règles existantes pour l’application gĂ©nĂ©rale des additifs alimentaires qui ont dĂ©jà fait l’objet de consultations publiques.

Mise en œuvre, application et normes de service

Les autorisations de mise en marchĂ© entreront en vigueur à la date de prise d’un dĂ©cret fixant la date d’entrĂ©e en vigueur de certaines dispositions de la Loi sur l’emploi, la croissance et la prospĂ©ritĂ© durable. Dans le cadre de la mise en œuvre, SantĂ© Canada affichera les listes d’additifs alimentaires autorisĂ©s et des lignes directrices à jour sur son site Web.

Les procĂ©dures administratives de tenue à jour et de modification des listes prĂ©voiront Ă©galement la capacitĂ© de suivre les changements au fil du temps pour qu’il soit possible de reproduire les listes telles qu’elles existaient à un moment donnĂ©. Les Ă©chĂ©anciers de toutes les activitĂ©s seront compris dans les lignes directrices pour que le Ministère puisse surveiller et tenir à jour une norme de rendement lors de la modification des listes.

Personne-ressource

Dino Covone
Direction des politiques, de la planification et des affaires internationales
Direction générale des produits de santé et des aliments
Santé Canada
1600, rue Scott
Holland Cross, Tour B, 5e étage
Ottawa (Ontario)
K1A 0K9
TĂ©lĂ©copieur : 613-941-7104
Courriel : LRM_MLR_consultations@hc-sc.gc.ca

Référence a
L.C. 2012, ch. 19, art. 416

Référence b
L.C. 2012, ch. 19, art. 416

Référence c
L.R., ch. F-27