Vol. 146, no 13 — Le 20 juin 2012

Enregistrement

DORS/2012-120 Le 8 juin 2012

LOI SUR LE PILOTAGE

Règlement modifiant le Règlement sur les tarifs de pilotage des Grands Lacs

C.P. 2012-765 Le 7 juin 2012

RÉSOLUTION

Attendu que, conformĂ©ment au paragraphe 34(1) (voir rĂ©fĂ©rence a) de la Loi sur le pilotage (voir rĂ©fĂ©rence b), l’Administration de pilotage des Grands Lacs a publiĂ© dans la Gazette du Canada Partie Ⅰ, le 10 mars 2012, le projet de règlement intitulĂ© Règlement modifiant le Règlement sur les tarifs de pilotage des Grands Lacs, conforme au texte ci-après,

À ces causes, en vertu du paragraphe 33(1) de la Loi sur le pilotage (voir rĂ©fĂ©rence c), l’Administration de pilotage des Grands Lacs prend le Règlement modifiant le Règlement sur les tarifs de pilotage des Grands Lacs, ci-après.

Cornwall, le 16 avril 2012

Le premier dirigeant de
l’Administration de pilotage des Grands Lacs
ROBERT F. LEMIRE

Sur recommandation du ministre des Transports et en vertu du paragraphe 33(1) de la Loi sur le pilotage (voir rĂ©fĂ©rence d), Son Excellence le Gouverneur gĂ©nĂ©ral en conseil approuve le Règlement modifiant le Règlement sur les tarifs de pilotage des Grands Lacs, ci-après, pris par l’Administration de pilotage des Grands Lacs.

RÈGLEMENT MODIFIANT LE RÈGLEMENT SUR LES TARIFS DE PILOTAGE DES GRANDS LACS

MODIFICATIONS

1. L’article 4 du Règlement sur les tarifs de pilotage des Grands Lacs (voir rĂ©fĂ©rence 1) est remplacĂ© par ce qui suit :

4. Un droit supplĂ©mentaire de 12 % est à payer jusqu’au 31 dĂ©cembre 2012 sur chaque droit de pilotage à payer en application de l’article 3 pour un service de pilotage fourni conformĂ©ment à l’une des annexes 1 à 3.

2. (1) Le paragraphe 1(4) de l’annexe 1 du même règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(4) Si, au cours de sa traversĂ©e dans le canal Welland, un navire accoste ou appareille pour toute autre raison que des instructions donnĂ©es par la Corporation de Gestion de la Voie maritime du Saint-Laurent, le droit de base à payer est de 52 $ le kilomètre (85,35 $ le mille terrestre), plus 318 $ pour chaque Ă©cluse franchie, le droit minimal Ă©tant de 1 062 $.

(2) Le passage des articles 1 à 15 du tableau du paragraphe 1(5) de l’annexe 1 du même règlement figurant dans la colonne 2 est remplacĂ© par ce qui suit :

Article

Colonne 2

Droit de base ($)

1.

a) 1 957
b) 1 957

2.

2 093

3.

1 235

4.

3 640

5.

2 093

6.

1 515

7.

4 219

8.

2 717

9.

2 093

10.

1 235

11.

2 738

12.

2 738

13.

2 126

14.

1 235

15.

1 515

(3) Le passage des articles 1 à 4 du tableau du paragraphe 1(6) de l’annexe 1 du même règlement figurant dans la colonne 2 est remplacĂ© par ce qui suit :

Article

Colonne 2

Droit de base ($)

1.

2 794

2.

2 340

3.

1 052

4.

1 052

3. (1) Le passage des articles 1 et 2 du tableau du paragraphe 2(1) de l’annexe 1 du même règlement figurant dans la colonne 2 est remplacĂ© par ce qui suit :

Article

Colonne 2

Droit de base ($)

1.

a) 924
b) 805
c) 562

2.

a) 880
b) 620
c) 538

(2) Le paragraphe 2(3) de l’annexe 1 du même règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) Le droit de base à payer pour les services de pilotage comportant un Ă©clusage et un dĂ©placement entre Buffalo et tout point sur la rivière Niagara en aval de l’Ă©cluse Black Rock est de 1 583 $.

4. Les paragraphes 3(1) et (2) de l’annexe 1 du même règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

3. (1) Sous rĂ©serve des paragraphes (2) et (3), si, pour les besoins du navire, un pilote est retenu à la fin de son affectation ou durant une interruption de la traversĂ©e du navire dans des eaux dĂ©signĂ©es ou limitrophes, le droit de base supplĂ©mentaire à payer est de 74 $ pour chaque heure ou fraction d’heure pendant laquelle le pilote est retenu.

(2) Le droit de base maximal à payer en application du paragraphe (1) est de 1 776 $ par pĂ©riode de 24 heures.

5. L’article 4 de l’annexe 1 du même règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

4. (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (2), si le dĂ©part ou le dĂ©placement d’un navire auquel a Ă©tĂ© affectĂ© un pilote est, pour les besoins du navire, retardĂ© de plus d’une heure après que le pilote s’est prĂ©sentĂ© à son poste au point d’embarquement dĂ©signĂ©, le droit de base à payer est de 74 $ pour chaque heure ou fraction d’heure de retard, y compris la première heure.

(2) Le droit de base maximal à payer en application du paragraphe (1) est de 1 776 $ par pĂ©riode de 24 heures.

6. Les paragraphes 5(1) à (3) de l’annexe 1 du même règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

5. (1) Si une demande de services de pilotage est annulĂ©e après que le pilote s’est prĂ©sentĂ© à son poste au point d’embarquement dĂ©signĂ©, le droit de base à payer est de 1 545 $.

(2) Sous rĂ©serve du paragraphe (3), si une demande de services de pilotage est annulĂ©e plus d’une heure après que le pilote s’est prĂ©sentĂ© à son poste au point d’embarquement dĂ©signĂ©, est à payer, en plus du droit de base prĂ©vu au paragraphe (1), un droit de base de 74 $ pour chaque heure ou fraction d’heure, y compris la première heure, entre le moment où le pilote s’est prĂ©sentĂ© à son poste et celui où la demande est annulĂ©e.

(3) Le droit de base maximal à payer en application du paragraphe (2) est de 1 776 $ par pĂ©riode de 24 heures.

7. Les paragraphes 8(1) et (2) de l’annexe 1 du même règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

8. (1) Si un pilote ne peut monter à bord d’un navire à son point d’embarquement habituel et s’il doit, pour ce faire, voyager au-delà de la zone pour laquelle ses services sont demandĂ©s, le droit de base à payer est de 445 $ pour chaque pĂ©riode de 24 heures ou moins durant laquelle le pilote est absent de son point d’embarquement habituel.

(2) Si un pilote est transportĂ© par un navire au-delà de la zone pour laquelle ses services sont demandĂ©s, le droit de base à payer est de 445 $ pour chaque pĂ©riode de 24 heures ou moins qui prĂ©cède son retour à l’endroit où il aurait normalement dĂ©barquĂ©.

8. Le passage des articles 1 à 4 du tableau de l’article 1 de l’annexe 2 du même règlement figurant dans les colonnes 2 et 3 est remplacĂ© par ce qui suit :

Article

Colonne 2


Droit de base ($)

Colonne 3

Droit de base minimal ($)

1.

4 209

S/O

2.

19,32 le kilomètre (32,16 le mille terrestre), plus 537 pour chaque Ă©cluse franchie

1 083

3.

754

S/O

4.

1 620

S/O

9. Les paragraphes 2(1) et (2) de l’annexe 2 du même règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

2. (1) Sous rĂ©serve des paragraphes (2) et (3), si, pour les besoins du navire, un pilote est retenu après la fin de son affectation ou durant une interruption de la traversĂ©e de la circonscription de Cornwall, le droit de base supplĂ©mentaire à payer est de 141 $ pour chaque heure ou fraction d’heure pendant laquelle le pilote est retenu.

(2) Le droit de base maximal à payer en application du paragraphe (1) est de 3 384 $ par pĂ©riode de 24 heures.

10. L’article 3 de l’annexe 2 du même règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

3. (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (2), si le dĂ©part ou le dĂ©placement d’un navire auquel a Ă©tĂ© affectĂ© un pilote est, pour les besoins du navire, retardĂ© de plus d’une heure après que le pilote s’est prĂ©sentĂ© à son poste au point d’embarquement dĂ©signĂ©, le droit de base à payer est de 141 $ pour chaque heure ou fraction d’heure de retard, y compris la première heure.

(2) Le droit de base maximal à payer en application du paragraphe (1) est de 3 384 $ par pĂ©riode de 24 heures.

11. Les paragraphes 4(1) à (3) de l’annexe 2 du même règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

4. (1) Si une demande de services de pilotage est annulĂ©e après que le pilote s’est prĂ©sentĂ© à son poste au point d’embarquement dĂ©signĂ©, le droit de base à payer est de 1 605 $.

(2) Sous rĂ©serve du paragraphe (3), si une demande de services de pilotage est annulĂ©e plus d’une heure après que le pilote s’est prĂ©sentĂ© à son poste au point d’embarquement dĂ©signĂ©, est à payer, en plus du droit de base prĂ©vu au paragraphe (1), un droit de base de 141 $ pour chaque heure ou fraction d’heure, y compris la première heure, entre le moment où le pilote se prĂ©sente à son poste et celui où la demande est annulĂ©e.

(3) Le droit de base maximal à payer en application du paragraphe (2) est de 3 384 $ par pĂ©riode de 24 heures.

12. Le passage des articles 1 et 2 du tableau de l’article 1 de l’annexe 3 du même règlement figurant dans la colonne 2 est remplacĂ© par ce qui suit :

Article

Colonne 2

Droit de base ($)

1.

1 507

2.

1 053

ENTRÉE EN VIGUEUR

13. Le prĂ©sent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT
DE LA RÉGLEMENTATION

(Ce rĂ©sumĂ© ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Question : L’Administration de pilotage des Grands Lacs (l’Administration), une société d’État figurant à l’annexe III de la Loi sur la gestion des finances publiques, est tenue, par la Loi sur le pilotage (la Loi), de fixer ses tarifs à un niveau qui lui permet d’assurer son autonomie financière. En date du 31 décembre 2011, l’Administration a cumulé un déficit de 2,7 millions de dollars. Dans son rapport d’examen spécial d’avril 2008, le Bureau du vérificateur général a recommandé que l’Administration prenne des mesures en vue d’assurer son autonomie financière et d’éliminer son déficit. L’Administration a pris de nombreuses mesures depuis 2008 afin de contrôler ses coûts et d’accroître ses recettes. Une modification tarifaire doit être apportée en 2012 pour absorber les hausses des dépenses d’exploitation que l’Administration prévoit en 2012. Ses coûts d’exploitation de 2012 englobent le coût de remplacement des unités de pilotage portable (UPP) actuelles de l’Administration par un système matériel et logiciel entièrement intégré et à la fine pointe de la technologie. L’Administration modifie le Règlement sur les tarifs de pilotage des Grands Lacs (le Règlement) pour veiller à ce que les recettes qu’elle touche suffisent à couvrir les coûts qu’elle encourt pour fournir des services de pilotage à ses clients et pour permettre à l’Administration d’atteindre son objectif d’éliminer son déficit d’ici la fin de l’année 2014, comme il est indiqué dans son plan d’entreprise 2012-2016.

Description: L’Administration apporte des modifications au Règlement qui comprennent une hausse globale équivalente à 2 % de tous ses droits de pilotage. Les tarifs seront augmentés dans les circonscriptions de pilotage suivantes : Cornwall, lac Ontario, circonscriptions internationales nos 2 et 3 et le port de Churchill. De plus, l’Administration maintient le droit supplémentaire temporaire à 12 %, soit le même pourcentage qu’en 2011. Ce droit supplémentaire temporaire sera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2012.

Énoncé des coûts et avantages: Les modifications sont bénéfiques en ce sens qu’elles permettent à l’Administration de continuer à fournir à ses intervenants des services de pilotage sécuritaires, efficaces et en temps opportun qui contribuent à la protection du public et à sa santé, apaisent les préoccupations d’ordre environnemental et social tout en tenant compte des conditions météorologiques, des courants, des conditions de trafic maritime, de la protection des plaisanciers et des intérêts touristiques. Selon les prévisions de trafic pour 2012, la modification tarifaire de 2 % générera des recettes de 350 000 $ et le droit supplémentaire temporaire de 12 % procurera à l’Administration des recettes de 2 000 000 $.

Incidences sur les entreprises et les consommateurs : Les modifications augmenteront les coûts assumés par l’industrie du transport maritime et n’auront aucune incidence observable sur les consommateurs canadiens. L’Administration a consulté ses utilisateurs à plusieurs reprises concernant cette modification tarifaire. Les utilisateurs de l’Administration sont des membres de la Fédération maritime du Canada, de l’Association des armateurs canadiens et les ports desservis par l’Administration dans les Grands Lacs. L’Administration n’a pas consulté les consommateurs canadiens. Les modifications n’auront aucune incidence sur le fardeau administratif des intervenants.

Coordination et coopération à l’échelle nationale et internationale: Les modifications ne vont pas à l’encontre des mesures prévues par les autres ministères et organismes ou d’autres ordres de gouvernement, pas plus qu’elles n’y font obstacle. L’Administration et son homologue des États-Unis se consultent régulièrement pour coordonner la prestation des services de pilotage et les tarifs dans les Grands Lacs et aucune question n’a été soulevée relativement aux modifications.

Question

L’Administration de pilotage des Grands Lacs (l’Administration) est chargĂ©e d’administrer, dans l’intĂ©rêt de la sĂ©curitĂ©, un service de pilotage efficace dans les eaux canadiennes de la province de QuĂ©bec, au sud de l’entrĂ©e nord de l’Ă©cluse de Saint-Lambert et dans les eaux internes et pĂ©riphĂ©riques des provinces de l’Ontario et du Manitoba. La Loi sur le pilotage stipule que l’Administration doit fixer ses tarifs à un niveau qui lui permet d’assurer son autonomie financière. De plus, le Bureau du vĂ©rificateur gĂ©nĂ©ral, dans son rapport d’examen spĂ©cial d’avril 2008, recommande à l’Administration de prendre des mesures adĂ©quates en vue d’assurer son autonomie financière et d’Ă©liminer son dĂ©ficit.

Au cours des derniers mois de 2008 et des premiers mois de 2009, il y a eu un important recul du trafic maritime attribuable à la rĂ©cession Ă©conomique mondiale. Durant cette pĂ©riode, le trafic assumĂ© par l’Administration a diminuĂ© de 42 %. L’Administration a enregistrĂ© le trafic le plus bas de toute son histoire en 2009. À mesure que la reprise de l’Ă©conomie nord-amĂ©ricaine se fait sentir, la tendance au chapitre du trafic s’est renversĂ©e de sorte qu’en 2010 le trafic a augmentĂ© de 36 % par rapport à 2009. On s’attend à ce que le trafic prĂ©vu pour 2011 augmente de 6 % comparativement à celui de 2010. La hausse du trafic prĂ©vue en 2011, conjuguĂ©e aux mesures de rĂ©duction des coûts mises en place en 2009 et à la hausse tarifaire gĂ©nĂ©rale de 3 % mise en œuvre en 2011, a fait en sorte que l’Administration prĂ©voyait un excĂ©dent d’exploitation de 761 000 $ en 2011, ce qui a rĂ©duit le dĂ©ficit accumulĂ© à 2,7 millions de dollars en date du 31 dĂ©cembre 2011. L’Administration compte Ă©liminer le dĂ©ficit accumulĂ© d’ici la fin de 2014, tel qu’il est indiquĂ© dans son plan d’entreprise 2012-2016. En 2011, le droit supplĂ©mentaire temporaire est passĂ© de 15 % à 12 % et est arrivĂ© à Ă©chĂ©ance le 31 dĂ©cembre 2011. Toutefois, l’Administration a dĂ©cidĂ© de maintenir le droit supplĂ©mentaire temporaire à 12 % jusqu’au 31 dĂ©cembre 2012. L’Administration ne sera pas en mesure d’Ă©liminer le dĂ©ficit accumulĂ© d’ici 2014 sans les recettes tirĂ©es du droit supplĂ©mentaire temporaire.

L’Administration a pris de nombreuses mesures depuis 2008 afin de contrôler ses coûts et d’accroître ses recettes. Une modification tarifaire est nĂ©cessaire en 2012 pour absorber l’augmentation des dĂ©penses d’exploitation que prĂ©voit l’Administration en 2012 afin d’atteindre l’objectif de l’Administration d’Ă©liminer le dĂ©ficit accumulĂ© d’ici la fin de 2014 et afin d’assurer l’autonomie financière de l’Administration. Ses coûts d’exploitation de 2012 englobent le coût de remplacement des unitĂ©s de pilotage portable (UPP) actuelles par un système matĂ©riel et logiciel entièrement intĂ©grĂ© et à la fine pointe de la technologie.

Objectifs

Les modifications au Règlement sur les tarifs de pilotage des Grands Lacs (le Règlement) ont pour objectif de permettre à l’Administration de parvenir à l’autonomie financière. Les modifications visent à permettre à l’Administration de rĂ©aliser en 2012 un excĂ©dent d’exploitation et d’enregistrer des mouvements de trĂ©sorerie positifs qui couvriront entièrement les coûts des services de pilotage fournis à ses clients et qui assureront un financement suffisant pour rĂ©duire son dĂ©ficit accumulĂ© de 2,7 millions de dollars tout en lui permettant de continuer à offrir des services de pilotage sĂ©curitaires et efficaces conformĂ©ment à la Loi sur le pilotage. De plus, les modifications visent à atteindre l’objectif de l’Administration de rĂ©duire ou d’Ă©liminer l’interfinancement entre les circonscriptions de pilotage de l’Administration.

Description

Les modifications au Règlement comprennent :

  • une hausse globale Ă©quivalente à 2 % de tous ses droits de pilotage en majorant les tarifs dans ses circonscriptions de pilotage de la façon suivante :

Circonscription de Cornwall : hausse de 4 %
Circonscription du lac Ontario : hausse de 2 %
Circonscription internationale no 1 : aucune hausse
Circonscription internationale no 2 : hausse de 3 %
Circonscription internationale no 3 : hausse de 3 %
Port de Churchill : hausse de 2 %

Cette hausse globale devrait gĂ©nĂ©rer des recettes de l’ordre de 350 000 $ à l’Administration.

  • le maintien du droit supplĂ©mentaire temporaire à 12 % en 2012, soit le même pourcentage qu’en 2011. Ce droit supplĂ©mentaire temporaire sera en vigueur jusqu’au 31 dĂ©cembre 2012 et devrait gĂ©nĂ©rer des recettes de 2 millions de dollars. L’Administration ne sera pas en mesure d’Ă©liminer le dĂ©ficit d’ici 2014 sans les recettes tirĂ©es du droit supplĂ©mentaire temporaire.

Options réglementaires et non réglementaires considérées

Le maintien des droits tarifaires actuels Ă©tait une option envisageable. Toutefois, l’Administration a rejetĂ© cette option du statu quo, car elle a prĂ©vu un dĂ©ficit accumulĂ© de 2,7 millions de dollars à la fin de 2011 et qu’elle doit prendre des mesures pour assurer son autonomie financière et rĂ©duire le dĂ©ficit. L’augmentation des droits tarifaires est nĂ©cessaire pour tenir compte des coûts rĂ©els des divers services de pilotage fournis à l’industrie. En outre, en vertu du rapport d’examen spĂ©cial d’avril 2008, l’Administration est tenue d’assurer son autonomie financière et d’Ă©liminer son dĂ©ficit.

Une deuxième option consiste à rĂ©duire encore davantage les coûts d’exploitation. Cependant, cette option n’est pas considĂ©rĂ©e comme une solution viable puisque cela pourrait rĂ©duire la qualitĂ© des services offerts. Environ 85 % des recettes annuelles de l’Administration servent à payer les salaires, les avantages sociaux et les frais de dĂ©placement des pilotes de même que les frais associĂ©s aux bateaux-pilotes et les autres dĂ©penses opĂ©rationnelles connexes. Le solde sert à couvrir les frais gĂ©nĂ©raux administratifs. L’Administration a maintenu ses dĂ©penses administratives à leur plus faible niveau possible, soit 7 % des recettes annuelles.

La troisième option envisagĂ©e, qui est celle recommandĂ©e, consiste à majorer les recettes en dĂ©crĂ©tant une hausse de tarif gĂ©nĂ©rale et en maintenant le droit supplĂ©mentaire temporaire actuel. Ces modifications permettront à l’Administration de fournir un service de pilotage sĂ©curitaire et efficace conformĂ©ment à la Loi sur le pilotage, de poursuivre ses activitĂ©s en maintenant son autonomie financière et de rĂ©duire son dĂ©ficit actuel. L’Administration a tenu de nombreuses rĂ©unions avec ses utilisateurs et cette option a Ă©tĂ© discutĂ©e. Parmi les utilisateurs de l’Administration, on retrouve les membres de la FĂ©dĂ©ration maritime du Canada (la FĂ©dĂ©ration) et de l’Association des armateurs canadiens (l’Association) et les ports desservis par l’Administration dans les Grands Lacs. Tous les utilisateurs appuient cette option.

Avantages et coûts

Les recettes gĂ©nĂ©rĂ©es en vertu des modifications seront bĂ©nĂ©fiques dans la mesure où elles permettront à l’Administration de poursuivre ses activitĂ©s tout en maintenant son autonomie financière d’une façon Ă©quitable et raisonnable et de rĂ©duire le dĂ©ficit conformĂ©ment au rapport d’examen spĂ©cial d’avril 2008 du Bureau du vĂ©rificateur gĂ©nĂ©ral. Les modifications seront Ă©galement bĂ©nĂ©fiques en ce sens que l’Administration pourrait continuer à fournir des services de pilotage sûrs et efficaces conformĂ©ment aux prescriptions de la Loi sur le pilotage. Selon les prĂ©visions de trafic pour 2012, la modification tarifaire de 2 % devrait gĂ©nĂ©rer des recettes de 350 000 $ et le droit supplĂ©mentaire temporaire de 12 % devrait procurer à l’Administration des recettes de 2 millions de dollars.

Pour un bâtiment de taille moyenne qui emprunte la Voie maritime entre MontrĂ©al et Thunder Bay, le droit de pilotage en 2011 Ă©tait de 43 500 $ pour un aller simple. Le droit de pilotage en 2012 sera de 44 400 $ (environ 2,00 $ la tonne) pour un aller simple. Dans le cas d’un aller-retour, les droits prĂ©citĂ©s sont multipliĂ©s par deux. Au cours des annĂ©es à venir, le montant de ces droits diminuera du fait que le droit supplĂ©mentaire temporaire actuellement en vigueur viendra à expiration le 31 dĂ©cembre 2012.

On dĂ©nombre actuellement moins de 20 compagnies qui exploitent des navires battant pavillon Ă©tranger dans les Grands Lacs et qui doivent recourir aux pilotes de l’Administration. Pour un bâtiment battant pavillon Ă©tranger naviguant dans ces eaux, les coûts de pilotage reprĂ©sentent environ 3,5 % des coûts totaux d’exploitation. En prenant en considĂ©ration les ajustements aux coûts de pilotage attribuables aux deux modifications, on estime que les coûts totaux de pilotage reprĂ©senteront encore environ 3,5 % du montant total des coûts d’exploitation du bâtiment.

Dans certaines circonscriptions relevant de la compĂ©tence de l’Administration, le pilotage est partagĂ© par rotation à parts Ă©gales entre les pilotes canadiens et amĂ©ricains. L’Administration et son homologue amĂ©ricain Ă©changent rĂ©gulièrement des renseignements sur les droits de pilotage.

Justification

Pour tenter de rĂ©duire son dĂ©ficit actuel, l’Administration a Ă©valuĂ© l’incidence d’une hausse des droits et le maintien du droit supplĂ©mentaire temporaire. Cela devait être rĂ©alisĂ© de manière à ce que l’Administration offre des services de pilotage sĂ©curitaires et efficaces conformĂ©ment à la Loi sur le pilotage, assure son autonomie financière et rĂ©duise son dĂ©ficit actuel. Cette modification tarifaire garantirait que les navires continuent de bĂ©nĂ©ficier de services de pilotage sûrs, efficaces et en temps opportun qui assureront la protection du public et qui apaiseront les prĂ©occupations d’ordre environnemental et social, maintenant et pour les annĂ©es à venir.

Cette modification tarifaire procurera des recettes supplĂ©mentaires de 350 000 $ et le droit supplĂ©mentaire temporaire gĂ©nĂ©rera des recettes supplĂ©mentaires de 2 millions de dollars, qui serviront à absorber les dĂ©penses d’exploitation de l’Administration et entraîneront un excĂ©dent d’exploitation en 2012 afin de rĂ©duire le dĂ©ficit accumulĂ©. L’Administration ne sera pas en mesure d’Ă©liminer le dĂ©ficit accumulĂ© d’ici 2014 sans les recettes tirĂ©es du droit supplĂ©mentaire temporaire, qui a Ă©tĂ© fixĂ© à 12 %.

L’Administration prĂ©voit remplacer ses UPP actuelles par un système matĂ©riel et logiciel entièrement intĂ©grĂ© et à la fine pointe de la technologie, à un coût de 250 000 $ par annĂ©e. Ce coût s’inscrit dans les dĂ©penses d’exploitation de l’Administration. Ces nouvelles UPP sont conçues à titre d’outils de conscience de la situation et d’aide à la dĂ©cision pour les pilotes maritimes travaillant dans un environnement de navigation maritime à risque Ă©levĂ©. Les UPP exigeront un soutien technique, une maintenance du système et de la formation continue essentiels ainsi que des mises à niveau pĂ©riodiques de l’architecture logicielle pour appuyer l’intĂ©gration des derniers dĂ©veloppements au chapitre de la fonctionnalitĂ© de la navigation Ă©lectronique et des formats de cartes de navigation. Ils permettront Ă©galement d’accroître l’efficacitĂ© et la sĂ©curitĂ© pour tous les usagers, rĂ©duisant ainsi les coûts d’exploitation.

Pour ce qui est de la coopĂ©ration et de la coordination internationales, il faut signaler que l’Administration Ă©change rĂ©gulièrement des renseignements sur les droits de pilotage et d’autres questions avec son homologue amĂ©ricain, Ă©tant donnĂ© que le pilotage est une activitĂ© partagĂ©e à parts Ă©gales dans certaines circonscriptions relevant du champ de compĂ©tence de l’Administration. Les tarifs des États-Unis sont comparables aux tarifs canadiens.

La modification tarifaire est conforme à la directive du Conseil du TrĂ©sor et à la recommandation du vĂ©rificateur gĂ©nĂ©ral Ă©noncĂ©e dans son rapport d’examen spĂ©cial d’avril 2008. L’Administration devra donc prendre les mesures appropriĂ©es pour assurer son autonomie financière et Ă©liminer son dĂ©ficit.

Consultation

Le principal intervenant de l’Administration est la FĂ©dĂ©ration, qui reprĂ©sente les propriĂ©taires-exploitants de navires battant pavillon Ă©tranger qui naviguent dans le rĂ©seau des Grands Lacs et qui sont tenus de recourir aux services des pilotes de l’Administration lorsqu’ils naviguent dans ces eaux. Ces navires qui battent pavillon Ă©tranger reprĂ©sentent 85 % de la clientèle de l’Administration et le reste de la clientèle, soit 15 %, se compose de navires de la flotte nationale canadienne qui sont reprĂ©sentĂ©s par l’Association. L’Association reprĂ©sente environ 70 navires battant pavillon canadien dont la plupart n’utilisent pas les services des pilotes de l’Administration. NĂ©anmoins, environ 10 navires faisant partie de la flotte nationale sont des navires-citernes canadiens qui ont recours aux services d’un pilote lorsqu’ils franchissent certaines circonscriptions relevant de la compĂ©tence de l’Administration ou lorsque les affrĂ©teurs du navire ou de son fret obligent le navire à se prĂ©valoir des services d’un pilote.

L’Administration a eu des rencontres avec des reprĂ©sentants de la FĂ©dĂ©ration le 30 août 2011 et le 24 novembre 2011, avec l’Association le 20 octobre 2011 et avec les diverses administrations portuaires et les principaux intervenants pour discuter du trafic actuel et futur dans le rĂ©seau des Grands Lacs et pour exposer sa situation financière. L’Administration a indiquĂ© qu’au cours des annĂ©es 2008 et 2009, le trafic avait Ă©tĂ© sĂ©rieusement touchĂ©, puisqu’il avait diminuĂ© de 42 % pendant cette pĂ©riode de deux ans, en raison de la rĂ©cession Ă©conomique mondiale. Cependant, l’Administration a enregistrĂ© une hausse de trafic de 36 % en 2010 et a prĂ©vu une augmentation de 6 % en 2011 à la suite de la reprise Ă©conomique en AmĂ©rique du Nord. L’Administration a rĂ©alisĂ© un excĂ©dent d’exploitation de 761 000 $ en 2011, ce qui lui a permis de ramener son dĂ©ficit à 2,7 millions de dollars en date du 31 dĂ©cembre 2011.

Compte tenu de la participation active et des opinions transmises lors du processus de consultation avec les reprĂ©sentants de la FĂ©dĂ©ration, de l’Association et des divers ports, les intervenants ont pris part à la dĂ©termination des hausses tarifaires appropriĂ©es et appuient l’objectif de l’Administration qui consiste à Ă©liminer le dĂ©ficit accumulĂ© d’ici 2014.

Ces modifications ont fait l’objet d’une publication au prĂ©alable dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada du 10 mars 2012, afin de solliciter des commentaires du public et d’offrir la possibilitĂ© aux intĂ©ressĂ©s de formuler un avis d’opposition auprès de l’Office des transports du Canada (OTC) comme le permet le paragraphe 34(2) de la Loi sur le pilotage. Aucune observation ni avis d’opposition n’ont Ă©tĂ© dĂ©posĂ©s.

Mise en œuvre, application et normes de service

L’article 45 de la Loi sur le pilotage prĂ©voit un mĂ©canisme d’application de ce règlement en ce sens qu’il est interdit à un agent des douanes qui est de service dans un port canadien de donner congĂ© à un navire s’il est informĂ© par une administration de pilotage que des droits de pilotage concernant le navire sont exigibles et impayĂ©s. L’article 48 de la Loi sur le pilotage stipule que quiconque contrevient à la Loi ou à ses règlements commet une infraction et est passible d’une amende qui ne saurait dĂ©passer 5 000 $ sur dĂ©claration de culpabilitĂ© par procĂ©dure sommaire. Ce mĂ©canisme devrait suffire à la mise en œuvre et à l’application des modifications prĂ©vues.

Personne-ressource

Monsieur R. F. Lemire
Premier dirigeant
Administration de pilotage des Grands Lacs
Case postale 95
Cornwall (Ontario)
K6H 5R9
TĂ©lĂ©phone : 613-933-2991
TĂ©lĂ©copieur : 613-932-3793

Référence a
L.C. 1998, ch. 10, art. 150

Référence b
L.R., ch. P-14

Référence c
L.R., ch. P-14

Référence d
L.R., ch. P-14

Référence 1
DORS/84-253; DORS/96-409