Vol. 146, no 5 — Le 29 fĂ©vrier 2012
Enregistrement
DORS/2012-15 Le 9 février 2012
LOI SUR LES ALIMENTS ET DROGUES
Règlement modifiant le Règlement sur les aliments et drogues (1527 — limites maximales des rĂ©sidus pour les drogues vĂ©tĂ©rinaires)
C.P. 2012-70 Le 9 février 2012
Sur recommandation de la ministre de la SantĂ© et en vertu du paragraphe 30(1) (voir rĂ©fĂ©rence a) de la Loi sur les aliments et drogues (voir rĂ©fĂ©rence b), Son Excellence le Gouverneur gĂ©nĂ©ral en conseil prend le Règlement modifiant le Règlement sur les aliments et drogues (1527 — limites maximales des rĂ©sidus pour les drogues vĂ©tĂ©rinaires), ci-après.
RÈGLEMENT MODIFIANT LE RÈGLEMENT
SUR LES ALIMENTS ET DROGUES (1527 — LIMITES
MAXIMALES DES RÉSIDUS
POUR LES DROGUES VÉTÉRINAIRES)
MODIFICATIONS
1. Le tableau III du titre 15 de la partie B du Règlement sur les aliments et drogues (voir rĂ©fĂ©rence 1) est modifiĂ© par adjonction, après l’article A.01, de ce qui suit :
| Article |
Colonne I |
Colonne II |
Colonne III |
Colonne IV |
|---|---|---|---|---|
A.02 |
altrénogest |
altrénogest |
0,001 |
Foie de porc |
0,002 |
Rognons de porc |
2. Le tableau III du titre 15 de la partie B du même règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article C.3, de ce qui suit :
| Article |
Colonne I |
Colonne II |
Colonne III |
Colonne IV |
|---|---|---|---|---|
D.01 |
danofloxacine |
danofloxacine |
0,07 |
Muscles et foie de bovin |
0,4 |
Rognons de bovin |
3. Le passage de l’article F.2 du tableau III du titre 15 de la partie B du même règlement figurant dans les colonnes III et IV est remplacĂ© par ce qui suit :
| Article |
Colonne III |
Colonne IV |
|---|---|---|
F.2 |
0,2 |
Muscles de bovin |
0,25 |
Muscles de porc |
|
0,8 |
Muscles de salmonidé |
|
1,4 |
Foie de porc |
|
2,0 |
Foie de bovin |
4. Le tableau III du titre 15 de la partie B du même règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article M.01, de ce qui suit :
| Article |
Colonne I |
Colonne II |
Colonne III |
Colonne IV |
|---|---|---|---|---|
M.02 |
acétate de mélengestrol |
acétate de mélengestrol |
0,006 |
Foie de bovin |
0,014 |
Gras de bovin |
5. Le tableau III du titre 15 de la partie B du même règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article T.3.1, de ce qui suit :
| Article |
Colonne I |
Colonne II |
Colonne III |
Colonne IV |
|---|---|---|---|---|
| T.3.1.1 | acétate de trenbolone | β - trenbolone |
0,002 |
Muscles de bovin |
α - trenbolone |
0,01 |
Foie de bovin |
6. Le tableau III du titre 15 de la partie B du même règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article T.4, de ce qui suit :
| Article |
Colonne I |
Colonne II |
Colonne III |
Colonne IV |
|---|---|---|---|---|
Z.1 |
zéranol |
zéranol |
0,002 |
Muscles de bovin |
0,01 |
Foie de bovin |
ENTRÉE EN VIGUEUR
7. Le prĂ©sent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.
RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION
(Ce rĂ©sumĂ© ne fait pas partie du Règlement.)
Question et objectifs
En vertu du Règlement sur les aliments et drogues (le Règlement) du Canada, toutes les drogues à usage vĂ©tĂ©rinaire doivent être approuvĂ©es par SantĂ© Canada avant d’être vendues et administrĂ©es afin de prĂ©venir et de traiter les maladies chez les animaux. Certaines drogues sont permises seulement pour certaines espèces qui ne sont pas destinĂ©es à l’alimentation alors que d’autres sont utilisĂ©es pour les animaux destinĂ©s à l’alimentation. Ces modifications au Règlement Ă©tablissent des limites sĂ©curitaires de rĂ©sidus pour les six drogues à usage vĂ©tĂ©rinaire dans les aliments provenant d’animaux traitĂ©s avec ces drogues particulières. Ces drogues à usage vĂ©tĂ©rinaire constituent un outil important dans la production d’animaux sains qui sont destinĂ©s à l’alimentation.
Description et justification
Les limites acceptables de rĂ©sidus de drogues à usage vĂ©tĂ©rinaire dans les denrĂ©es alimentaires sont nommĂ©es limites maximales de rĂ©sidus (LMR). Les LMR sont les concentrations maximales de rĂ©sidus, lesquelles sont exprimĂ©es en partie par million (p.p.m.) en fonction du poids frais, dans des tissus comestibles d’animaux destinĂ©s à l’alimentation à la suite du traitement de ces animaux avec des drogues à usage vĂ©tĂ©rinaire. Une LMR est Ă©tablie en fonction du type et de la quantitĂ© de rĂ©sidu considĂ©rĂ© comme sans danger pour la santĂ© s’il est ingĂ©rĂ© quotidiennement par des humains pendant toute une vie. Un certain nombre de LMR figurent dĂ©jà dans le tableau III du titre 15 de la partie B du Règlement sur les aliments et drogues.
Afin de dĂ©terminer si les LMR sont sĂ©curitaires, les scientifiques de SantĂ© Canada analysent les donnĂ©es sur la toxicitĂ© et l’Ă©limination des rĂ©sidus prĂ©sentĂ©es par les fabricants, Ă©valuent les risques et les avantages inhĂ©rents à l’utilisation de la drogue et l’acceptabilitĂ© des niveaux de rĂ©sidus des drogues dans les produits alimentaires. C’est seulement lorsqu’il y a suffisamment de preuves que les rĂ©sidus prĂ©sents ne prĂ©senteront de risques injustifiĂ©s pour la santĂ© des consommateurs que l’administration de la drogue peut être approuvĂ©e pour les animaux destinĂ©s à l’alimentation et que les produits alimentaires qui s’y rattachent peuvent être vendus au Canada. Des Ă©tudes approfondies ont permis de dĂ©terminer que les produits alimentaires contenant les mĂ©dicaments vĂ©tĂ©rinaires en question jusqu’à concurrence des niveaux de LMR Ă©numĂ©rĂ©s dans les modifications sont sans danger pour la consommation. Ces LMR s’appliqueraient aux aliments produits au pays ou importĂ©s au Canada.
En 2002, SantĂ© Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) ont adoptĂ© une politique commune concernant l’utilisation de limites administratives maximales de rĂ©sidus (LAMR) comme mĂ©canisme d’application des limites rĂ©glementaires de rĂ©sidus de mĂ©dicaments homologuĂ©s, avant leur promulgation dans le Règlement. Pour amĂ©liorer encore cette situation, la Direction des mĂ©dicaments vĂ©tĂ©rinaires (DMV) de SantĂ© Canada a dĂ©cidĂ©, en 2004, d’Ă©tablir des LMR pour tous les mĂ©dicaments utilisĂ©s chez les animaux destinĂ©s à la consommation, à l’Ă©mission d’un avis de conformitĂ©. Les LMR et les LAMR permettent de mieux protĂ©ger la santĂ© en ce sens qu’elles sont le rĂ©sultat de la dĂ©termination et de l’Ă©valuation des risques que posent les rĂ©sidus de mĂ©dicaments vĂ©tĂ©rinaires pour la santĂ© des consommateurs et que des mesures appropriĂ©es peuvent être prises afin de protĂ©ger les Canadiens contre ces risques. Ces LAMR sont Ă©quivalentes aux LMR au plan scientifique Ă©tant donnĂ© qu’elles dĂ©coulent du même processus d’Ă©valuation scientifique, la seule diffĂ©rence Ă©tant que les LAMR ne sont pas promulguĂ©es. Lorsque le processus rĂ©glementaire est achevĂ©, les LAMR sont converties en LMR.
L’ajout de nouvelles LMR pour les drogues à usage vĂ©tĂ©rinaire dans le tableau III du titre 15 du Règlement sur les aliments et drogues ne peut être autorisĂ© que par une modification au Règlement. Ces modifications ajoutent à la liste de nouvelles LMR pour l’altrĂ©nogest, la danofloxacine, le florfĂ©nicol, l’acĂ©tate de mĂ©lengestrol, l’acĂ©tate de trenbolone et le zĂ©ranol. La ractopamine Ă©tait incluse dans la modification rĂ©glementaire publiĂ©e dans la Partie Ⅰ de la Gazettedu Canada, le 10 novembre 2007, mais a Ă©tĂ© enlevĂ©e en raison de la discussion continue sur les LMR proposĂ©es pour la ractopamine au niveau international (Commission du Codex Alimentarius).
Ces modifications permettent la vente d’aliments contenant des rĂ©sidus de drogues à usage vĂ©tĂ©rinaire aux niveaux spĂ©cifiĂ©s rĂ©sultant de l’administration de ces drogues pour prĂ©venir et traiter les maladies chez les animaux destinĂ©s à l’alimentation. Ces modifications profiteraient tant à l’industrie qu’au consommateur en rĂ©duisant les pertes Ă©ventuelles dans la production, en augmentant la qualitĂ© des produits, en amĂ©liorant la disponibilitĂ© de certains aliments et en supportant le commerce de produits d’origine animale sĂ©curitaires de haute qualitĂ©.
Un certain nombre de LMR sont harmonisĂ©es avec des LMR pour les drogues vĂ©tĂ©rinaires adoptĂ©es ou Ă©tablies par les partenaires commerciaux du Canada, tels que les États-Unis. De plus, ces modifications comprennent des LMR qui sont compatibles avec les niveaux Ă©tablis par le Programme mixte de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et de l’Organisation mondiale de la santĂ© sur les normes alimentaires de la Commission du Codex Alimentarius, et adoptĂ©es par l’Union europĂ©enne et les États-Unis.
On ne s’attend pas à ce qu’il en coûte plus cher au gouvernement d’appliquer le Règlement. Les coûts reliĂ©s à la conformitĂ© ne constitueraient pas un facteur car l’utilisation de ces drogues au niveau de la production est facultative.
Consultation
Avant la publication prĂ©alable dans la Partie Ⅰ de la Gazettedu Canada, le 10 novembre 2007, des consultations sur les LMR pour les drogues à usage vĂ©tĂ©rinaire faisant l’objet des modifications proposĂ©es ont Ă©tĂ© effectuĂ©es auprès des groupes suivants : 13 associations de producteurs (par exemple la Canadian Cattlemen’s Association, les Producteurs laitiers du Canada, le Conseil canadien du porc, l’Alliance de l’industrie canadienne de l’aquiculture, le Conseil canadien des transformateurs d’œufs et de volailles), 11 associations professionnelles (par exemple l’Association canadienne des mĂ©decins vĂ©tĂ©rinaires), 4 collèges et universitĂ©s de mĂ©decine vĂ©tĂ©rinaire, 8 agences et ministères fĂ©dĂ©raux/provinciaux/territoriaux (par exemple l’Agence canadienne d’inspection des aliments, Agriculture et Agro-alimentaire Canada, Pêches et OcĂ©ans Canada, le ministère des Affaires Ă©trangères et du Commerce international), 5 membres de l’industrie des manufacturiers de mĂ©dicaments (par exemple l’Institut canadien de la santĂ© animale, Pfizer Canada Inc.) et 7 autres organisations (par exemple le Conseil canadien de protection des animaux, Environmental Defence Canada, la Consumer Interest Alliance Inc.).
Dix-neuf rĂ©ponses ont Ă©tĂ© reçues à la suite des consultations Ă©numĂ©rĂ©es ci-dessus. La majoritĂ© des lettres appuyaient les LMR proposĂ©es. Des questions ont aussi Ă©tĂ© soulevĂ©es sur l’harmonisation avec les partenaires commerciaux et les rĂ©percussions reliĂ©es au commerce, le programme de surveillance et de contrôle des rĂ©sidus et les mises en garde pour certains mĂ©dicaments. SantĂ© Canada a rĂ©pondu par Ă©crit à chacune de ces questions en indiquant qu’aucune rĂ©percussion reliĂ©e au commerce Ă©tait anticipĂ©e, que l’ACIA est responsable de tester les produits alimentaires en laboratoire et de contrôler les LMR dans ces produits et devrait être contactĂ©e pour plus d’information et que SantĂ© Canada exige que les fabricants de stimulants d’hormone de croissance incluent une mise en garde sur l’Ă©tiquette de leurs produits interdisant l’usage de ceux-ci chez les veaux de lait.
Ces modifications ont Ă©tĂ© publiĂ©es au prĂ©alable dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada, le 10 novembre 2007, pour une pĂ©riode de commentaires de 75 jours. Un commentaire a Ă©tĂ© reçu suite à cette prĂ©publication indiquant des prĂ©occupations reliĂ©es au commerce et voulant en savoir plus sur la mĂ©thodologie utilisĂ©e pour dĂ©terminer certaines LMR mentionnĂ©es. SantĂ© Canada a rĂ©pondu que des prĂ©occupations reliĂ©es au commerce Ă©taient improbables et a expliquĂ© le processus pour Ă©tablir les LMR. De plus, comme mentionnĂ© ci-dessus, les LMR proposĂ©es pour la ractopamine ont Ă©tĂ© enlevĂ©es de la modification rĂ©glementaire.
Mise en œuvre, application et normes de service
L’ACIA a la responsabilitĂ© de faire observer les LMR Ă©noncĂ©es dans le tableau III du titre 15 de la partie B du Règlement sur les aliments et drogues. Dans les cas où le Règlement ne prĂ©voit pas de LMR, l’ACIA peut utiliser les LAMR dans son programme de surveillance et d’exĂ©cution de la loi, à condition que ces LAMR soient du domaine public et publiĂ©es sur le site Web de la DMV. Grâce au rĂ©gime de LAMR, l’ACIA est mieux outillĂ©e pour axer ses activitĂ©s d’exĂ©cution de la loi basĂ©es sur les risques que posent ces mĂ©dicaments vĂ©tĂ©rinaires et, du même coup, contribuer davantage à la sĂ©curitĂ© des aliments sur le marchĂ© canadien. Des Ă©valuations sont effectuĂ©es au cas par cas, lorsqu’il n’existe pas de LMR ou de LAMR. Pour plus d’information sur les LAMR Ă©tablies et les LMR à l’Ă©tape du processus lĂ©gislatif, consulter le site Web de la DMV : www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/vet/mrl-lmr/ mrl-lmr_versus_new-nouveau_f.html.
La conformitĂ© est surveillĂ©e dans le cadre de programmes d’inspection nationaux et à l’importation de l’ACIA. Si le niveau de rĂ©sidus de mĂ©dicaments dans les produits alimentaires provenant d’animaux destinĂ©s à la consommation humaine dĂ©passe les limites Ă©tablies, les produits alimentaires sont jugĂ©s « falsifiĂ©s » conformĂ©ment à l’article 4 de la Loi sur les aliments et drogues. En vertu de la Loi sur les aliments et drogues, l’ACIA est autorisĂ©e à prendre des mesures d’exĂ©cution de la loi, si elle dĂ©tecte des rĂ©sidus non rĂ©glementaires dans les aliments. Les activitĂ©s rĂ©glementaires de l’ACIA contribuent au maintien de la confiance des consommateurs et du marchĂ© à l’Ă©gard de l’approvisionnement alimentaire du Canada.
Personne-ressource
Daniel Chaput
Directeur général
Direction des médicaments vétérinaires
Direction générale des produits de santé et des aliments
Santé Canada
11, avenue Holland
Indice de l’adresse : 3000A
Ottawa (Ontario)
K1A 0K9
Télécopieur : 613-954-5694
Courriel : vetdrugs-medsvet@hc-sc.gc.ca
Référence a
L.C. 2005, ch. 42, art. 2
Référence b
L.R., ch. F-27
Référence 1
C.R.C., ch. 870