Vol. 146, no 1 — Le 4 janvier 2012
Enregistrement
DORS/2011-324 Le 16 décembre 2011
LOI SUR LA MONNAIE ROYALE CANADIENNE
DĂ©cret modifiant la partie 2 de l’annexe de la Loi sur la Monnaie royale canadienne
C.P. 2011-1690 Le 15 décembre 2011
Sur recommandation du ministre des Finances et en vertu de l’article 6.6 (voir rĂ©fĂ©rence a) de la Loi sur la Monnaie royale canadienne (voir rĂ©fĂ©rence b), Son Excellence le Gouverneur gĂ©nĂ©ral en conseil prend le DĂ©cret modifiant la partie 2 de l’annexe de la Loi sur la Monnaie royale canadienne, ci-après.
DÉCRET MODIFIANT LA PARTIE 2 DE L’ANNEXE DE LA
LOI SUR LA MONNAIE ROYALE CANADIENNE
MODIFICATIONS
1. La partie 2 de l’annexe de la Loi sur la Monnaie royale canadienne (voir rĂ©fĂ©rence 1) est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 1, de ce qui suit :
1.1 Pièce de deux dollars :
- a) composée :
- (i) pour la partie centrale, de bronze d’aluminium plaquĂ© multicouche au laiton,
- (ii) pour l’anneau extĂ©rieur, d’acier plaquĂ© multicouche au nickel;
- b) dont le poids légal est de 6,92 grammes;
- c) dont la marge de tolĂ©rance pour le poids est de ± 30,45 grammes par kilogramme de 145 pièces.
2. La partie 2 de l’annexe de la même loi est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 2.1, de ce qui suit :
2.2 Pièce de un dollar :
- a) composĂ©e d’acier plaquĂ© multicouche au laiton;
- b) dont le poids légal est de 6,27 grammes;
- c) dont la marge de tolĂ©rance pour le poids est de ± 30,4 grammes par kilogramme de 160 pièces.
ENTRÉE EN VIGUEUR
3. Le prĂ©sent dĂ©cret entre en vigueur à la date de son enregistrement.
RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT
DE LA RÉGLEMENTATION
(Ce résumé ne fait pas partie des décrets.)
Résumé
Question : Seuls des alliages de nickel sont actuellement autorisĂ©s pour la fabrication des pièces de circulation canadiennes de un et de deux dollars. Au cours des dernières annĂ©es, le cours du nickel s’est avĂ©rĂ© très instable et a connu une rapide envolĂ©e, entraînant par le fait même une augmentation des coûts de production des pièces. De plus, comme le nickel est une marchandise activement transigĂ©e, les dĂ©lais d’approvisionnement peuvent fluctuer selon l’offre et la demande mondiale, ce qui pourrait entraîner une pĂ©nurie de la matière requise pour combler la demande canadienne en pièces.
Description : La Monnaie royale canadienne (MRC) propose une modification à la Loi sur la Monnaie royale canadienne afin de permettre la fabrication des pièces de un dollar et de deux dollars au moyen de sa technologie brevetĂ©e d’acier plaquĂ© multicouche. L’utilisation de cette technologie permettrait de rĂ©aliser d’importantes Ă©conomies et rĂ©duirait les risques associĂ©s à l’instabilitĂ© des prix et à la disponibilitĂ© du nickel, dans l’Ă©ventualitĂ© où surviendrait une pĂ©nurie de ce mĂ©tal.
ÉnoncĂ© des coûts et avantages : La production des pièces de un et de deux dollars à l’aide de la technologie d’acier plaquĂ© multicouche permettrait au gouvernement de rĂ©aliser des Ă©conomies annuelles estimĂ©es à 16 millions de dollars, soit une valeur actualisĂ©e de 107,5 millions de dollars sur 10 ans. On estime que l’industrie des distributrices automatiques devrait assumer des coûts uniques de 40 millions de dollars pour mettre à niveau les dispositifs automatisĂ©s d’acceptation de pièces afin de permettre la lecture de l’empreinte Ă©lectromagnĂ©tique des nouvelles pièces. Or, dans le cadre de la planification des immobilisations de ce secteur d’activitĂ©, des mises à niveau du matĂ©riel sont prĂ©vues plus ou moins rĂ©gulièrement. Du côtĂ© de l’industrie des mĂ©taux, la baisse de la demande en nickel sera compensĂ©e par une augmentation de la demande en acier — le principal mĂ©tal utilisĂ© pour fabriquer les pièces. Le changement reprĂ©sentera moins de 0,05 % de la demande mondiale annuelle totale en nickel et moins de 0,00005 % de la demande mondiale annuelle totale en acier, c’est pourquoi les rĂ©percussions sur les prix de l’ensemble de l’industrie seront à peine notables.
Incidences sur les entreprises et les consommateurs : La transition vers les pièces de un et de deux dollars en acier plaquĂ© multicouche s’effectuera en toute transparence pour les consommateurs. L’industrie des distributrices automatiques et d’autres industries utilisant des dispositifs d’acceptation et du matĂ©riel de traitement de pièces devront mettre à niveau et réétalonner leur matĂ©riel pour qu’il accepte les nouvelles pièces en acier plaquĂ© multicouche. De plus, la modification de la composition des pièces pourrait Ă©galement avoir des rĂ©percussions pour les petits dĂ©taillants et les organisations qui utilisent du matĂ©riel de tri ou de comptage des pièces par pesĂ©e, en raison de la lĂ©gère diffĂ©rence de poids des nouvelles pièces par rapport aux pièces existantes. Bien que les rĂ©percussions varient d’une entreprise à l’autre, on estime que les rĂ©percussions seront minimes dans l’ensemble. Étant donnĂ© que deux versions de chaque pièce seront en circulation, aucun investissement ne sera requis pour modifier l’Ă©quipement, mais une Ă©tape supplĂ©mentaire sera requise pour trier prĂ©alablement les pièces de un et de deux dollars avant de recourir au matĂ©riel de pesĂ©e. Afin de rĂ©duire les rĂ©percussions de la transition au fil du temps, la Monnaie prĂ©voit rĂ©cupĂ©rer et retirer de la circulation les pièces en nickel actuelles grâce à son programme de rĂ©cupĂ©ration des alliages (PRA).
Coordination et coopĂ©ration à l’Ă©chelle nationale et internationale : La MRC collabore Ă©troitement avec les entreprises utilisant des distributrices automatiques et des dispositifs d’acceptation de pièces. Des jetons Ă©chantillons ont Ă©tĂ© fournis aux membres de l’Association Canadienne d’Auto-distribution (ACAD) à la fin de l’annĂ©e 2009 et les commentaires des membres ont Ă©tĂ© pris en considĂ©ration au moment de dĂ©terminer la composition idĂ©ale des pièces. La MRC consulte rĂ©gulièrement l’ACAD et a tenu un sĂ©minaire de formation pendant l’exposition 2010 de l’ACAD, à Calgary, en septembre 2010, afin de renseigner les membres de l’industrie sur les changements à venir et calmer toute apprĂ©hension. Compte tenu du bilan et des commentaires positifs dĂ©coulant de ce sĂ©minaire, l’ACAD a invitĂ© la MRC à prĂ©senter une autre sĂ©ance d’information durant l’exposition 2011 de l’ACAD, qui se tiendra à MontrĂ©al, afin de renseigner encore davantage les membres de l’industrie avant la mise en circulation gĂ©nĂ©rale des pièces. La MRC a Ă©galement tenu en 2010 des sĂ©ances d’information à l’intention des parties intĂ©ressĂ©es, avec des invitĂ©s des secteurs du stationnement, du transport en commun, des machines à sous, du commerce de dĂ©tail et des tĂ©lĂ©phones publics. L’objectif de ces sĂ©ances Ă©tait de fournir de l’information sur les modifications apportĂ©es à la composition des pièces aux principales parties intĂ©ressĂ©es des industries qui manipulent et traitent un volume important de pièces, afin de les aider à se prĂ©parer la transition. Les sĂ©ances ont Ă©galement permis à la MRC de rĂ©pondre aux inquiĂ©tudes de certains groupes concernant le lancement des nouvelles pièces de un et de deux dollars. À la suite des commentaires qu’elle a reçus, la MRC s’est engagĂ©e à fournir aux industries concernĂ©es un accès à des Ă©chantillons des nouvelles pièces de un et de deux dollars au moins six mois avant la date prĂ©vue de leur lancement, afin de s’assurer que les membres de ces industries auraient suffisamment de temps pour effectuer tous les travaux de mise à jour et d’Ă©talonnage nĂ©cessaires. En avril 2011, à cette fin, des Ă©chantillons de pièces ont Ă©tĂ© acheminĂ©s à divers fabricants et fournisseurs de dispositifs d’acceptation de pièces. La MRC continuera d’accepter les demandes d’Ă©chantillons provenant d’autres entreprises jusqu’au moment de la mise en circulation gĂ©nĂ©rale des pièces.
Question
À l’Ă©chelle mondiale, les pièces sont traditionnellement produites à l’aide d’alliages coûteux, achetĂ©s au taux du marchĂ© et sujets à l’instabilitĂ© et à la disponibilitĂ© du marchĂ© des produits de base. Les gouvernements canadiens et Ă©trangers continuent de composer avec la hausse des coûts de production des pièces, dĂ©coulant principalement de l’augmentation des coûts des matières premières. Dans de nombreux pays, la valeur intrinsèque du mĂ©tal utilisĂ© pour fabriquer les pièces est supĂ©rieure à la valeur nominale des pièces, ce qui entraîne des comportements de thĂ©saurisation et rĂ©duit l’efficacitĂ© du système monĂ©taire.
Les pièces canadiennes de un et de deux dollars sont fabriquĂ©es d’un alliage de nickel — mĂ©tal dont le prix a connu une forte instabilitĂ© au cours des dernières annĂ©es et a atteint des sommets records. Au cours de la dernière dĂ©cennie, le prix du nickel à la London Metal Exchange (LME) a connu des fluctuations de plus de 1 000 % et le mĂ©tal se nĂ©gocie actuellement à un prix quatre fois plus Ă©levĂ© qu’en 2000. Selon les donnĂ©es de TD Waterhouse et de RBC MarchĂ©s des capitaux, le prix du nickel devrait à court terme demeurer aux niveaux actuels ou près de ceux-ci.
De plus, le nickel est une marchandise activement transigĂ©e qui est utilisĂ©e dans de nombreuses autres applications et, à ce titre, la forte demande mondiale pourrait avoir une incidence à la baisse sur les niveaux de stocks, entraînant de longs dĂ©lais de livraison. Le nickel Ă©tant la seule matière première de base approuvĂ©e pour fabriquer les pièces de un et de deux dollars au Canada, la MRC s’expose à des risques en ce qui a trait à une Ă©ventuelle augmentation de la demande en pièces, laquelle pourrait entraîner une pĂ©nurie de pièces sur le marchĂ© si le nickel venait à manquer.
Objectifs
Les coûts du mĂ©tal reprĂ©sentent la plus grande partie des coûts de production des pièces de un et de deux dollars. La MRC cherche à rĂ©duire les risques associĂ©s à l’instabilitĂ© des prix et à la disponibilitĂ© du mĂ©tal, advenant une pĂ©nurie de nickel.
Description
Afin d’attĂ©nuer les rĂ©percussions des fluctuations du marchĂ© des produits de base, la MRC a lancĂ© en 2000 des pièces fabriquĂ©es au moyen d’une technologie brevetĂ©e de placage multicouche. La technologie de placage multicouche sur acier de la MRC utilise comme matière première de base un type d’acier plus commun et moins coûteux que l’alliage de nickel actuel, tout aussi durable, ce qui augmente significativement la rentabilitĂ© globale des pièces. Depuis 2000, la MRC a implantĂ© avec succès cette technologie au Canada pour les pièces de un, cinq, dix, vingt-cinq et cinquante cents — les six milliards de pièces de circulation canadiennes plaquĂ©es multicouche produites ayant permis au gouvernement de rĂ©aliser des Ă©conomies de plus de 250 millions de dollars.
Les pièces de un et de deux dollars sont en circulation depuis 1987 et 1996, respectivement. Avec plus de un milliard de pièces de un dollar et 700 millions de pièces de deux dollars produites à ce jour, ces valeurs nominales jouent un rôle majeur dans les activitĂ©s commerciales quotidiennes au Canada. Elles sont toutes deux essentielles aux industries des services et des distributrices automatiques, car elles permettent aux entreprises d’offrir des services et marchandises d’une valeur plus Ă©levĂ©e et leur procure une plus grande souplesse quant au type de produits offerts, augmentant les marges bĂ©nĂ©ficiaires. Les caractĂ©ristiques des pièces de circulation que la MRC est autorisĂ©e à produire n’incluent pas les caractĂ©ristiques requises pour fabriquer des pièces de un et de deux dollars plaquĂ©es multicouche.
À compter du premier trimestre de 2012, la MRC aimerait produire des pièces de circulation de un et de deux dollars plaquĂ©es multicouche. La composition des pièces fabriquĂ©es à l’aide de cette technologie — introduite en 2000 par la MRC — s’ajouterait à la liste des alliages dont la liste figure actuellement dans la Loi sur la MRC royale canadienne. La pièce de un dollar est actuellement composĂ©e de nickel plaquĂ© bronze ou de nickel plaquĂ© laiton. La pièce de deux dollars est quant à elle composĂ©e d’un disque de bronze d’aluminium (cuivre, aluminium et nickel) pour le disque central et de nickel pur pour l’anneau extĂ©rieur. La pièce de un dollar proposĂ©e serait composĂ©e d’un disque d’acier plaquĂ© multicouche au laiton, et la pièce de deux dollars proposĂ©e serait composĂ©e d’un disque d’acier plaquĂ© multicouche au nickel pour l’anneau extĂ©rieur et d’un disque de bronze d’aluminium plaquĂ© multicouche au laiton pour le disque central.
En ce moment, la MRC n’est pas autorisĂ©e à produire des pièces de un et de deux dollars avec cette composition. La prĂ©sente proposition permettrait d’utiliser une nouvelle composition pour les pièces de un et de deux dollars, en plus de la composition existante, et autoriserait l’Ă©mission de pièces respectant les nouvelles caractĂ©ristiques. Le fait de maintenir la composition existante des pièces permettrait à la MRC de conserver toute la souplesse requise aux fins de production.
Il est à noter que des caractĂ©ristiques de sĂ©curitĂ© seraient ajoutĂ©es aux compositions actuelles des pièces, notamment une marque au laser, une image virtuelle et un lettrage sur tranche. Bien qu’il soit possible de conclure qu’il n’y a actuellement pas de problème de sĂ©curitĂ© quant à une Ă©ventuelle contrefaçon des pièces de circulation canadiennes de un ou de deux dollars, les caractĂ©ristiques proposĂ©es amĂ©lioreraient la sĂ©curitĂ© des nouvelles pièces. Ces caractĂ©ristiques auraient un effet dissuasif majeur pour les faussaires, car l’investissement et les connaissances techniques spĂ©cialisĂ©es nĂ©cessaires pour dupliquer les pièces efficacement seraient très importants. De nombreux pays se tournent vers les caractĂ©ristiques visuelles pour les pièces de valeur nominale Ă©levĂ©e, alors que la marque au laser est une nouvelle technologie Ă©laborĂ©e au Canada.
CaractĂ©ristiques pour les pièces de un et de deux dollars
Voici les caractĂ©ristiques proposĂ©es pour la pièce de un dollar :
- Les pièces seraient de couleur jaune et la tranche prĂ©senterait toujours 11 côtĂ©s lisses, afin de permettre aux personnes avec un handicap visuel de la reconnaître facilement.
- Le diamètre et l’Ă©paisseur de la tranche de la pièce demeureraient inchangĂ©s par rapport aux spĂ©cifications actuelles.
- Pour des raisons de sĂ©curitĂ©, dans les distributrices automatiques et dans tout autre dispositif d’acceptation de pièces, la pièce prĂ©senterait une empreinte Ă©lectromagnĂ©tique dĂ©courageant l’utilisation de jetons, de pièces Ă©trangères ou de pièces contrefaites aux caractĂ©ristiques physiques similaires à la pièce de un dollar — ce qui contribuerait Ă©galement à rendre sa contrefaçon plus difficile.
- À titre de caractĂ©ristique de sĂ©curitĂ© supplĂ©mentaire, le revers de la pièce de un dollar comportera une feuille d’Ă©rable gravĂ©e au laser dans un cercle.
Voici les caractĂ©ristiques proposĂ©es pour la pièce de deux dollars :
- L’anneau extĂ©rieur de la pièce resterait de couleur argent et le disque central de couleur jaune.
- Le diamètre et l’Ă©paisseur de la tranche de la pièce demeureraient inchangĂ©s par rapport aux spĂ©cifications actuelles.
- Pour des raisons de sĂ©curitĂ©, dans les distributrices automatiques et dans tout autre dispositif d’acceptation de pièces, la pièce prĂ©senterait une empreinte Ă©lectromagnĂ©tique dĂ©courageant l’utilisation de jetons, de pièces Ă©trangères ou de pièces contrefaites aux caractĂ©ristiques physiques similaires à la pièce de deux dollars — ce qui contribuerait Ă©galement à rendre sa contrefaçon plus difficile.
- La pièce conserverait une alternance de parties lisses et cannelĂ©es sur la tranche pour que les personnes avec d’un handicap visuel puissent la reconnaître facilement, mais l’espacement entre les cannelures serait lĂ©gèrement plus petit afin de permettre l’ajout d’un lettrage. Bien que plus minces, les cannelures permettraient encore aux personnes avec un handicap visuel de reconnaître la pièce facilement.
- À titre de caractĂ©ristiques de sĂ©curitĂ© supplĂ©mentaires, deux feuilles d’Ă©rable, chacune dans un cercle, seront gravĂ©es au laser au bas de la pièce et l’image virtuelle de deux feuilles d’Ă©rable apparaîtra dans la partie supĂ©rieure du revers de la pièce.
Options réglementaires et non réglementaires considérées
Option 1 — Statu quo
Si l’on maintenait le statu quo, la composition des pièces resterait la même, soit du nickel plaquĂ© bronze et du nickel plaquĂ© laiton pour la pièce de un dollar, et un anneau de nickel pur entourant un disque en bronze d’aluminium pour la pièce de deux dollars. En raison de la hausse constante du prix du nickel, l’utilisation d’un alliage de nickel rĂ©duit la rentabilitĂ© des pièces de un et de deux dollars. De plus, les stocks limitĂ©s de bandes de nickel prolongent les dĂ©lais de livraison des matières premières et augmentent les risques qu’une pĂ©nurie d’alliage entraîne des problèmes d’approvisionnement en pièces (c’est-à-dire qu’on pourrait manquer d’alliage de nickel pour produire les pièces).
Option 2 — Transition vers les pièces en acier plaquĂ© multicouche
La technologie de fabrication des pièces en acier plaquĂ© multicouche est moins coûteuse que celle utilisĂ©e pour les pièces en nickel, ce qui permet au gouvernement de rĂ©aliser des Ă©conomies sur la fabrication des pièces de un et de deux dollars. À l’Ă©chelle mondiale, les stocks d’acier sont plus importants et l’approvisionnement est plus facile, et de plus, les prix moins instables que ceux du nickel, ce qui permet de garantir un approvisionnement en pièces suffisant pour rĂ©pondre à la demande du marchĂ© et de rĂ©duire les risques de pĂ©nurie. Grâce au procĂ©dĂ© de fabrication innovateur brevetĂ© de la MRC, les pièces plaquĂ©es multicouche prĂ©sentent une usure plus lente et une surface plus dure comparativement à d’autres types de pièces plaquĂ©es, comme les pièces plaquĂ©es monocouche. Ces conclusions sont tirĂ©es des rĂ©sultats d’Ă©tudes rĂ©alisĂ©es par des tierces parties, notamment le Conseil national de recherches du Canada, l’University of Birmingham, le Center for Tribology de Californie et la Reserve Bank de Nouvelle-ZĂ©lande.
Avantages et coûts
Il est avantageux de pouvoir fabriquer des pièces de un et de deux dollars avec diffĂ©rents alliages, notamment en rĂ©duisant les risques associĂ©s à l’utilisation exclusive d’un alliage de nickel, dont l’approvisionnement est limitĂ©. Selon les besoins prĂ©vus pour les 10 prochaines annĂ©es, soit environ 30 millions de pièces par annĂ©e pour les pièces de un dollar et 30 millions de pièces par annĂ©e pour les pièces de deux dollars, le gouvernement Ă©conomisera environ 16 millions de dollars par annĂ©e. Pour calculer les coûts de production standards pour les pièces de un et de deux dollars et les Ă©conomies rĂ©alisĂ©es, on suppose que le cours du nickel demeurera aux niveaux actuels. Bien que les variations du cours du nickel pourraient avoir des rĂ©percussions sur les Ă©conomies totales rĂ©alisĂ©es, on croit que les coûts de production standards courants reprĂ©sentent une moyenne rĂ©aliste du coût rĂ©el qu’il en coûtera au cours des 10 prochaines annĂ©es pour produire les pièces de un et de deux dollars selon leur composition actuelle.
La composition proposĂ©e pour les pièces de un et de deux dollars prĂ©senterait une empreinte Ă©lectromagnĂ©tique diffĂ©rente de celle des pièces actuelles. Les exploitants de distributrices automatiques devraient réétalonner leurs dispositifs d’acceptation de pièces automatiques afin qu’ils continuent d’accepter les pièces de un et de deux dollars courantes tout en acceptant les nouvelles.
Les coûts pour ce faire sont Ă©valuĂ©s entre 100 $ et 300 $ par distributrice automatique. Plus prĂ©cisĂ©ment, il en coûterait environ 300 $ pour mettre à niveau les distributrices plus anciennes, alors qu’il en coûterait quelque 100 $ pour les distributrices rĂ©centes. Il s’agirait d’un coût ponctuel que l’industrie devrait assumer au cours de la première annĂ©e suivant l’introduction des pièces pour mettre à niveau les distributrices existantes. Cependant, ces coûts disparaitraient avec l’acquisition de nouvelles distributrices, puisque celles-ci seront dĂ©jà dotĂ©es de la technologie permettant de reconnaître les nouvelles pièces de un et de deux dollars plaquĂ©es multicouche. Dans leur budget d’immobilisations, les entreprises de l’industrie des distributrices automatiques prĂ©voient habituellement des mises à niveau rĂ©gulières de leur matĂ©riel, afin de s’assurer qu’il dispose des toutes dernières technologies d’acceptation de pièces. En 2000, lorsque nous avons lancĂ© les pièces plaquĂ©es multicouche de un, cinq, dix, vingt-cinq et cinquante cents, le passage de l’alliage de nickel à l’acier plaquĂ© multicouche s’est effectuĂ© de façon harmonieuse et n’a eu aucune rĂ©percussion sur les opĂ©rations de compensation et les transactions commerciales. Bien que les exploitants de distributrices automatiques aient alors dû mettre à niveau leur Ă©quipement, aucune compensation ne leur a Ă©tĂ© offerte par le gouvernement.
Les changements proposĂ©s pourraient avoir des rĂ©percussions sur d’autres organisations utilisant du matĂ©riel de comptage et de tri des valeurs nominales en fonction du poids. L’acier prĂ©sente une densitĂ© plus faible que le nickel, c’est pourquoi les nouvelles pièces de un et de deux dollars seraient un peu plus lĂ©gères que les pièces existantes. Avec deux versions de chaque pièce en circulation, aucun investissement ne sera requis pour modifier l’Ă©quipement, mais une Ă©tape supplĂ©mentaire sera requise pour trier prĂ©alablement les pièces de un et de deux dollars à l’aide de matĂ©riel de pesĂ©e. Bien qu’on s’attende à ce que les coûts associĂ©s à cette Ă©tape supplĂ©mentaire soient minimes, il est impossible de les quantifier avec exactitude, car ils varieront d’une organisation à l’autre selon le volume de pièces à trier, le matĂ©riel utilisĂ© et les processus de tri existants. À terme, afin d’attĂ©nuer les consĂ©quences de la transition, la MRC prĂ©voit rĂ©cupĂ©rer et retirer de la circulation les pièces en nickel courantes grâce à son programme de rĂ©cupĂ©ration des alliages (PRA).
On reconnaît Ă©galement que le passage de flans en nickel à des flans en acier aura des rĂ©percussions sur l’industrie des mĂ©taux. La MRC rĂ©duira ses achats auprès de l’industrie du nickel, mais augmentera en contrepartie ses achats auprès de l’industrie de l’acier. La production des quantitĂ©s annuelles moyennes requises de 30 millions de pièces de un dollar et de 30 millions de pièces de deux dollars nĂ©cessiterait 539 tonnes mĂ©triques de nickel. Ce volume reprĂ©sente moins de 0,05 % de la consommation en nickel totale prĂ©vue pour 2011, soit 1,54 million de tonnes mĂ©triques, et 0,00005 % de la consommation en acier totale prĂ©vue pour 2011, soit 1,32 milliard de tonnes mĂ©triques. Compte tenu de ces pourcentages peu significatifs, le transfert des achats de l’industrie du nickel vers l’industrie de l’acier n’aura pas de rĂ©percussions notables sur les prix des mĂ©taux ou sur le niveau de stock des mĂ©taux.
L’application de marques au laser sur les pièces n’engendrera aucuns frais supplĂ©mentaires à la MRC. La MRC possède l’Ă©quipement de technologie au laser requis pour la production de pièces numismatiques depuis plusieurs annĂ©es.
description |
Année de référence : 2012 (millions) |
Année médiane : 2016 (millions) |
Année finale : 2021 (millions) |
Total (VA) (millions) | Moyenne annuelle (millions) |
|
|---|---|---|---|---|---|---|
A. Répercussions quantitatives (pécuniaires) |
||||||
Économies |
MRC/Canadiens |
14,0 |
14,9 |
16,0 |
107,5 |
16,02 |
Coûts |
Industrie des distributrices automatiques |
0 |
0 |
5,96 |
||
Avantages nets |
67,5 |
10,06 |
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B. RĂ©percussions quantitatives — (autres que pĂ©cuniaires) |
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Il existe des mĂ©canismes de tri et de comptage des pièces dĂ©terminant la valeur nominale des pièces en fonction de leur poids, ceux-ci Ă©tant utilisĂ©s principalement dans le secteur de la vente au dĂ©tail. Avec l’introduction de nouvelles pièces de un et de deux dollars plaquĂ©es multicouche plus lĂ©gères que les pièces à base de nickel existantes, ces mĂ©canismes pourraient ne plus être en mesure de trier adĂ©quatement les pièces du premier coup. Les Ă©tablissements qui utilisent ce type de matĂ©riel devront modifier leur processus pour inclure une opĂ©ration de tri prĂ©alable, afin de sĂ©parer les pièces de un et de deux dollars plaquĂ©es multicouche des pièces de nickel avant d’effectuer le tri et le compte final des pièces. Il faudra donc plus de temps pour traiter les pièces, mais il est très difficile de quantifier avec prĂ©cision cette augmentation, car elle variera en fonction du volume de pièces traitĂ© et du type de matĂ©riel utilisĂ©. |
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C. Répercussions qualitatives |
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Impact environnemental
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Répercussions sur la sécurité
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Justification
MalgrĂ© les coûts que l’industrie des distributrices automatiques devra dĂ©bourser pour réétalonner le matĂ©riel d’acceptation de pièces, cette industrie reprĂ©sente moins de 1 % du commerce de dĂ©tail, selon les rĂ©sultats de l’enquête annuelle sur le commerce de dĂ©tail de Statistique Canada. Les Ă©conomies de coûts pour le reste du public canadien et les avantages sur le plan de l’environnement et de la sĂ©curitĂ© contrebalancent largement les frais de mise à niveau du matĂ©riel, qui devraient par ailleurs être dĂ©jà prĂ©vus dans le budget d’immobilisations des entreprises du secteur des distributrices automatiques.
La MRC reconnaît toutefois les rĂ©percussions qu’auraient les changements proposĂ©s sur ce groupe, c’est pourquoi elle a tenu des discussions avec des reprĂ©sentants du secteur. À la suite de ces discussions, les reprĂ©sentants de l’industrie des distributrices automatiques et de la MRC se sont entendus pour que les critères ci-après soient respectĂ©s, afin d’assurer une transition harmonieuse vers l’alliage d’acier proposĂ© :
- Efforts de communication conjoints de la MRC et des membres de l’Association Canadienne d’Auto-distribution (ACAD);
- Collaboration Ă©troite avec les fabricants de dispositifs d’acceptation de pièces de l’industrie;
- Envoi d’Ă©chantillons par la MRC aux fabricants de distributrices automatiques, afin de permettre la rĂ©alisation d’essais avec le matĂ©riel d’acceptation de pièces automatisĂ©;
- Au moins six mois avant le lancement des nouvelles pièces, envoi de pièces à des fins d’Ă©talonnage (aux membres de l’ACAD et aux membres des autres industries touchĂ©es);
- Soutien et communication continus de la part de la MRC.
La Worldwide Vending Association (WVA), qui reprĂ©sente l’industrie des distributrices au Canada, aux États-Unis et en Europe, s’oppose à la dĂ©cision d’utiliser de l’acier plaquĂ© pour fabriquer les pièces de valeur Ă©levĂ©e, car elle estime qu’il sera plus facile de contrefaire ces pièces, notamment en raison de la disponibilitĂ© de disques en acier. La MRC a collaborĂ© Ă©troitement avec la WVA et l’ACAD au cours des dernières annĂ©es, afin de veiller à ce que les nouvelles pièces introduites sur le marchĂ© canadien soient fiables et sĂ©curitaires. MalgrĂ© l’opposition de la WVA, la MRC maintient que les pièces en acier plaquĂ© multicouche sont plus sĂ©curitaires que les pièces en alliage traditionnelles. Bien qu’il soit facile de se procurer des disques en acier, l’empreinte Ă©lectromagnĂ©tique unique des pièces plaquĂ©es multicouche les rendrait en fait plus difficiles à contrefaire que des pièces courantes, lesquelles ne font pas appel à la technologie de placage multicouche.
Au Royaume-Uni, la Royal Mint a constatĂ© que des disques en alliage courant ont Ă©tĂ© utilisĂ©s pour contrefaire des pièces de 1 £ fabriquĂ©es d’un alliage de nickel et laiton. Selon les statistiques de 2010, 41 millions de pièces de circulation de 1 £ contrefaites circulent actuellement en Angleterre, c’est-à-dire une pièce sur 36. En raison du vaste intervalle Ă©lectromagnĂ©tique requis pour l’acceptation des pièces en alliage traditionnelles, on estime que près de la moitiĂ© des pièces contrefaites sont acceptĂ©es par le matĂ©riel d’acceptation des pièces, même si ceux-ci sont censĂ©s prendre en compte la composition mĂ©tallique des pièces.
Afin de garantir l’efficacitĂ© des Ă©changes commerciaux, il est d’une importance capitale que le public soit assurĂ© que la masse monĂ©taire du pays est authentique et sĂ©curitaire. Bien qu’il n’y ait aucun problème de contrefaçon au Canada, l’ajout de caractĂ©ristiques de sĂ©curitĂ© visuelle au motif, en plus d’une composition modifiĂ©e, constitue une mesure proactive qui accroît la sĂ©curitĂ© des nouvelles pièces.
Consultation
La MRC continue de collaborer Ă©troitement avec les membres de la WVA en leur fournissant des Ă©chantillons à des fins d’essai. La MRC s’est basĂ©e sur les premiers commentaires reçus pour produire de nouveaux Ă©chantillons et les a envoyĂ©s à un groupe Ă©largi à des fins d’essai (notamment des secteurs du transport en commun, du stationnement et des tĂ©lĂ©phones publics). Les spĂ©cifications physiques des nouvelles pièces ont Ă©tĂ© peaufinĂ©es selon les commentaires reçus des fabricants de matĂ©riel d’acceptation de pièces participants.
La MRC a Ă©galement prĂ©vu une sĂ©ance d’information, à l’occasion de l’exposition de l’ACAD tenue à Calgary à la fin septembre 2010. Cette sĂ©ance a permis à l’ensemble des entreprises de distributrices automatiques d’en apprendre davantage sur le système de monnayage canadien, tandis que se poursuivent les efforts conjoints auprès des joueurs clĂ©s de ce secteur en vue d’assurer une transition harmonieuse vers le marchĂ© de tout produit susceptible d’avoir des rĂ©percussions sur leurs activitĂ©s. L’Ă©vĂ©nement a aussi permis à la MRC de rĂ©pondre aux questions ou aux inquiĂ©tudes de reprĂ©sentants du secteur des distributrices relativement aux Ă©ventuels changements à venir. Compte tenu du bilan et des commentaires positifs dĂ©coulant de ce sĂ©minaire, l’ACAD a invitĂ© la MRC à prĂ©senter une autre sĂ©ance d’information durant l’exposition 2011 de l’ACAD, qui se tiendra à MontrĂ©al, afin de renseigner encore davantage les membres de l’industrie avant la mise en circulation gĂ©nĂ©rale des pièces.
En plus des distributrices automatiques, les entreprises des secteurs ci-après ont Ă©galement Ă©tĂ© avisĂ©es d’un Ă©ventuel changement de la composition des pièces : jeux de hasard, stationnement, tĂ©lĂ©phones publics, commerce de dĂ©tail, transport en commun et autres utilisateurs importants de pièces. La MRC a organisĂ© deux sĂ©ances d’information pour les parties intĂ©ressĂ©es, soit les 4 et 5 août 2010 à Toronto et à Vancouver. Quarante-quatre entreprises et organisations des diverses industries concernĂ©es ont Ă©tĂ© invitĂ©es, y compris les associations provinciales et nationales, ainsi que des entreprises privĂ©es ou publiques importantes œuvrant dans ces secteurs. De plus, des invitations ont Ă©tĂ© envoyĂ©es aux dix plus importantes municipalitĂ©s du Canada au chapitre de la population, afin de reconnaître le rôle des villes dans le secteur du transport en commun et du stationnement. Non seulement les parties invitĂ©es couvrent-elles tous les secteurs visĂ©s, mais elles couvrent Ă©galement chacune des principales rĂ©gions gĂ©ographiques du Canada (Atlantique, QuĂ©bec, Ontario, Prairies et Ouest).
En gĂ©nĂ©ral, la rĂ©ponse aux sĂ©ances d’information s’est avĂ©rĂ©e positive. Les participants ont apprĂ©ciĂ© le fait d’être avisĂ©s des changements à venir bien avant les dates de lancement proposĂ©es pour les nouvelles pièces de un et de deux dollars. Ils ont Ă©tĂ© encouragĂ©s par le fait que la MRC a dĂ©jà tenu des discussions approfondies avec les fabricants de matĂ©riel et qu’elle a assurĂ© aux parties intĂ©ressĂ©es qu’une quantitĂ© importante de travail prĂ©paratoire a dĂ©jà Ă©tĂ© effectuĂ©e.
La MRC a consultĂ© l’Institut national canadien pour les aveugles (INCA) afin de s’assurer que les nouvelles pièces de un et de deux dollars n’auront aucune rĂ©percussion nĂ©gative pour les personnes avec d’un handicap de la vue. L’INCA a confirmĂ© que, comme les nouvelles pièces plaquĂ©es multicouche sont similaires aux pièces courantes en alliage de nickel de 1 et de 2 dollars, les personnes avec d’un handicap de la vue pourront continuer de faire la diffĂ©rence entre les pièces.
En avril 2011, la MRC a acheminĂ© des Ă©chantillons des nouvelles pièces de un et de deux dollars à divers fabricants et fournisseurs de dispositifs d’acceptation de pièces afin que ceux-ci puissent amorcer l’Ă©talonnage de leurs dispositifs. La mise en circulation des nouvelles pièces Ă©tant prĂ©vue au dĂ©but de 2012, les entreprises touchĂ©es bĂ©nĂ©ficient donc d’une pĂ©riode supĂ©rieure aux six mois exigĂ©s lors des consultations qui ont eu lieu entre la MRC et l’industrie des distributrices automatiques pour l’Ă©talonnage de leur matĂ©riel. Il convient Ă©galement de noter que les pièces soumises à l’Ă©chantillonnage comportaient les caractĂ©ristiques de sĂ©curitĂ© visuelle proposĂ©es. Jusqu’à prĂ©sent, aucun problème n’a Ă©tĂ© signalĂ© à la MRC en ce qui a trait à l’Ă©talonnage et la prĂ©sence des caractĂ©ristiques de sĂ©curitĂ© n’a aucune incidence sur l’empreinte Ă©lectromagnĂ©tique des pièces. La MRC continuera d’accepter les demandes d’autres entreprises dĂ©sirant recevoir des Ă©chantillons aux fins d’Ă©talonnage, et ce, jusqu’à ce que les pièces aient Ă©tĂ© mises en circulation.
Les Ă©lĂ©ments finaux du motif liĂ©s aux caractĂ©ristiques de sĂ©curitĂ© visuelle de ces pièces (notamment le positionnement sur la pièce) ont Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©s par un comitĂ© directeur interne formĂ© de cadres de la MRC après la publication prĂ©liminaire dans la Gazette du Canada. Le document original a Ă©tĂ© modifiĂ© de sorte à inclure ces dĂ©tails. Les membres du comitĂ© ont dĂ©fini le motif idĂ©al, lequel comprend les nouvelles marques au laser et des images virtuelles. La feuille d’Ă©rable a Ă©tĂ© choisie en tant que symbole de la caractĂ©ristique de sĂ©curitĂ© d’après les rĂ©sultats d’une Ă©tude de marchĂ©. En effet, la feuille d’Ă©rable est bien reçue par le public car elle symbolise le Canada et le patrimoine canadien. En outre, la feuille d’Ă©rable a Ă©galement Ă©tĂ© utilisĂ©e par le passĂ© dans le motif de pièces de circulation et a suscitĂ© des rĂ©actions très positives de la part du public.
La MRC et la GRC se consultent rĂ©gulièrement afin de rĂ©gler tout problème liĂ© à la sĂ©curitĂ© des pièces et pouvant survenir au Canada. Les dĂ©cisions concernant l’inclusion dans le motif de caractĂ©ristiques visant à accroître la sĂ©curitĂ© des pièces incombent à la MRC en raison de son rôle de producteur de pièces et de son savoir-faire en techniques et technologies de monnayage de pointe.
Ce dĂ©cret a fait l’objet d’une publication prĂ©liminaire dans la Partie Ⅰ de la Gazette du Canada le 19 fĂ©vrier 2011 et n’a suscitĂ© aucun commentaire.
Mise en œuvre, application et normes de service
Les nouvelles pièces de un et de deux dollars seraient produites avec les autres pièces de circulation, à l’usine de placage de la MRC à Winnipeg. Depuis 2005, Jarden Zinc Products Incorporated, une entreprise amĂ©ricaine, alimente la MRC en flans plaquĂ©s bronze pour les pièces de un dollar, et l’entreprise demeurerait un fournisseur secondaire de flans plaquĂ©s multicouche pour ces pièces.
Personne-ressource
Marguerite F. Nadeau, c.r.
Vice-présidente, avocate générale et secrétaire de la Société
Affaires générales et juridiques
Monnaie royale canadienne
320, promenade Sussex
Ottawa (Ontario)
K1A 0G8
Téléphone : 613-993-1732
Télécopieur : 613-990-4665
Courriel : nadeau@monnaie.ca
Référence a
L.C. 1999, ch. 4, art. 3
Référence b
L.R., ch. R-9
Référence 1
L.R., ch. R-9
Référence 2
L’estimation des coûts est fondĂ©e sur la mise à niveau de 200 000 distributrices automatiques et sur un coût moyen de 200 $ par machine, tous les coûts survenant au cours de la première annĂ©e des changements.
Référence 3
L’estimation des coûts est fondĂ©e sur la mise à niveau de 200 000 distributrices automatiques et sur un coût moyen de 200 $ par machine, tous les coûts survenant au cours de la première annĂ©e des changements.