Vol. 145, no 26 — Le 21 dĂ©cembre 2011

Enregistrement

TR/2011-108 Le 21 dĂ©cembre 2011

LOI MODIFIANT LE CODE CRIMINEL ET UNE AUTRE LOI

Décret fixant au 2 décembre 2011 la date d'entrée en vigueur de la loi

C.P. 2011-1384 Le 29 novembre 2011

Sur recommandation du ministre de la Justice et en vertu de l'article 8 de la Loi modifiant le Code criminel et une autre loi, chapitre 2 des Lois du Canada (2011), Son Excellence le Gouverneur général en conseil fixe au 2 décembre 2011 la date d'entrée en vigueur de cette loi.

NOTE EXPLICATIVE

(Cette note ne fait pas partie du Décret.)

Le Décret fixe au 2 décembre 2011 la date d'entrée en vigueur du projet de loi S-6, la Loi modifiant le Code criminel et une autre loi (la Loi), qui a reçu la sanction royale le 23 mars 2011.

Les dispositions de la « dernière chance » du Code criminel ont permis, jusqu'Ă  prĂ©sent, aux meurtriers de demander, après avoir purgĂ© 15 ans de leur peine, une rĂ©duction de la pĂ©riode d'inadmissibilitĂ© Ă  la libĂ©ration conditionnelle imposĂ©e lors de la condamnation. La Loi modifie le Code criminel de manière Ă  abolir complètement le droit de profiter de ces dispositions pour ceux qui commettent un meurtre après l'entrĂ©e en vigueur de la Loi. Cette loi modifie Ă©galement la procĂ©dure de demande pour les contrevenants qui auront toujours le droit d'en bĂ©nĂ©ficier. La Loi prĂ©voie qu'il doit exister une « probabilitĂ© marquĂ©e » — et non seulement une « possibilitĂ© raisonnable » — que la demande soit accueillie, en imposant un nouveau dĂ©lai de 90 jours pour prĂ©senter une demande ou une nouvelle demande Ă  partir du moment oĂą le contrevenant devient admissible Ă  la libĂ©ration conditionnelle et en faisant passer de deux Ă  cinq ans le dĂ©lai d'attente minimal après le rejet d'une demande.

Les plus rĂ©centes donnĂ©es du Service correctionnel du Canada (SCC) indiquent qu'en date de 2009, moins de 300 contrevenants ont demandĂ© une rĂ©vision au titre des dispositions de la « dernière chance » entre l'adoption de celles-ci en 1976 et que seulement 143 d'entre eux ont Ă©tĂ© autorisĂ©s Ă  demander une libĂ©ration conditionnelle anticipĂ©e Ă  la Commission des libĂ©rations conditionnelles du Canada (CLCC). Compte tenu du nombre relativement bas de requĂ©rants et du fait que les nouvelles dispositions qui abolissent le droit de profiter de ces dispositions ne s'appliquent pas aux personnes dĂ©jĂ  condamnĂ©es, l'effet de l'abolition des dispositions de la « dernière chance » sur le SCC ou la CLCC ne se fera pas sentir avant 25 ans. La Loi ne devrait pas avoir d'incidences importantes sur le SCC, la CLCC ou le Bureau de l'enquĂŞteur correctionnel, Ă  tout le moins dans un avenir prĂ©visible.

La Loi n'aura pas d'incidences sur les gouvernements provinciaux et territoriaux car ces modifications au Code criminel ne touchent que les détenus sous responsabilité fédérale.