La Gazette du Canada, Partie I, volume 159, numĂ©ro 7 : Règlement modifiant le Règlement fĂ©dĂ©ral sur les prĂŞts aux Ă©tudiants et le Règlement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financière aux Ă©tudiants

Le 15 fĂ©vrier 2025

Fondements législatifs
Loi fédérale sur les prêts aux étudiants
Loi fédérale sur l’aide financière aux étudiants

Ministère responsable
Ministère de l’Emploi et du Développement social

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Le Canada est confrontĂ© Ă  une crise persistante et de longue date liĂ©e Ă  la pĂ©nurie de travailleurs essentiels, en particulier dans le secteur des soins de santĂ©. Pour remĂ©dier Ă  cet enjeu, le gouvernement du Canada a mis en place, en 2013, la prestation de la dispense du remboursement des prĂŞts d’études canadiens (la dispense du remboursement des prĂŞts). L’objectif de cette prestation est d’inciter les mĂ©decins de famille, y compris les rĂ©sidents en mĂ©decine familiale, les infirmiers et les infirmiers praticiens Ă  travailler dans des collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies admissibles en les dispensant de rembourser une partie de leurs prĂŞts Ă©tudiants fĂ©dĂ©raux. Bien que la dispense du remboursement des prĂŞts ait aidĂ© de nombreuses collectivitĂ©s partout au Canada Ă  recruter et Ă  retenir ces travailleurs essentiels, elle ne rĂ©sout pas le manque d’accès Ă  d’autres professionnels importants des soins de santĂ© et des services sociaux auquel ces collectivitĂ©s sont confrontĂ©es.

Description : Les modifications proposĂ©es au Règlement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financière aux Ă©tudiants et au Règlement fĂ©dĂ©ral sur les prĂŞts aux Ă©tudiants mettraient en Ĺ“uvre l’engagement pris dans le budget de 2024 d’élargir de façon permanente la portĂ©e de la prestation de la dispense du remboursement des prĂŞts aux Ă©ducateurs de la petite enfance, aux dentistes, aux hygiĂ©nistes dentaires, aux pharmaciens, aux sages-femmes, aux enseignants, aux travailleurs sociaux, aux prĂ©posĂ©s aux services de soutien Ă  la personne, aux physiothĂ©rapeutes et aux psychologues qui choisissent de travailler dans une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie. Les montants de la dispense du remboursement des prĂŞts et les conditions d’admissibilitĂ© pour chaque profession nouvellement admissible seraient Ă©tablis en fonction du temps consacrĂ© aux Ă©tudes postsecondaires et des coĂ»ts associĂ©s Ă  ces Ă©tudes, de la mĂŞme manière que les montants ont Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©s pour les mĂ©decins de famille, les infirmiers et les infirmiers praticiens.

Justification : Compte tenu de la pĂ©nurie actuelle de professionnels de la santĂ© et des services sociaux dans l’ensemble du Canada, et plus particulièrement dans les collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es, la prĂ©sente proposition offrirait des incitations financières aux travailleurs de ces secteurs pour qu’ils s’installent dans des collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies. Les Canadiens qui vivent dans ces collectivitĂ©s pourraient ainsi avoir accès aux soins de santĂ© et aux services sociaux dont ils ont besoin. Les modifications proposĂ©es devraient permettre d’attĂ©nuer la pĂ©nurie de soins de santĂ© et de services sociaux dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es en incitant 27 822 professionnels des soins de santĂ© et des services sociaux, sur une pĂ©riode de 10 ans, Ă  dĂ©mĂ©nager et Ă  fournir des services dans des collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies.

Les modifications auraient un impact positif net. L’avantage total monĂ©tisĂ© est estimĂ© Ă  944,1 millions de dollars (valeur actuelle) sur 10 ans, tandis que les coĂ»ts sont estimĂ©s Ă  653,8 millions de dollars (valeur actuelle) sur la mĂŞme pĂ©riode, soit un impact positif net total de 290,3 millions de dollars (valeur actuelle).

Enjeux

Le Canada est confrontĂ© Ă  une crise persistante et de longue date liĂ©e Ă  la pĂ©nurie de travailleurs essentiels, en particulier dans le secteur de la santĂ©. Pour remĂ©dier Ă  ce problème, le gouvernement du Canada a mis en place, en 2013, la prestation de la dispense du remboursement des prĂŞts d’études canadiens (la dispense du remboursement des prĂŞts). L’objectif de cette prestation est d’inciter les mĂ©decins de famille, y compris les rĂ©sidents en mĂ©decine familiale, les infirmiers et les infirmiers praticiens Ă  travailler dans des collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies admissibles en les dispensant de rembourser une partie de leurs prĂŞts Ă©tudiants fĂ©dĂ©raux. Bien que la dispense du remboursement des prĂŞts ait aidĂ© de nombreuses collectivitĂ©s partout au Canada Ă  recruter et Ă  retenir ces travailleurs essentiels, elle ne rĂ©sout pas le manque d’accès Ă  d’autres professionnels importants des soins de santĂ© et des services sociaux auquel ces collectivitĂ©s sont confrontĂ©es.

Contexte

Programme canadien d’aide financière aux étudiants

Le Programme canadien d’aide financière aux Ă©tudiants (le Programme) permet aux Ă©tudiants admissibles de bĂ©nĂ©ficier de bourses d’études canadiennes (bourses) et de prĂŞts d’études canadiens (prĂŞts), ce qui les aide Ă  payer leurs Ă©tudes postsecondaires dans des collèges, des universitĂ©s ou d’autres Ă©tablissements postsecondaires dĂ©signĂ©s. Les bourses fournissent un financement non remboursable aux Ă©tudiants Ă  temps plein et Ă  temps partiel issus de familles Ă  revenu faible ou moyen, aux Ă©tudiants ayant une invaliditĂ© et Ă  ceux qui ont des personnes Ă  charge. Les prĂŞts sont offerts aux Ă©tudiants admissibles qui ont encore des besoins financiers après avoir reçu des bourses et qui sont inscrits Ă  un programme menant Ă  un grade, Ă  un diplĂ´me ou Ă  un certificat dans un Ă©tablissement d’enseignement postsecondaire dĂ©signĂ© au Canada ou Ă  l’étranger. Ă€ partir du 1er avril 2021, les prĂŞts ne cumulent plus d’intĂ©rĂŞts, mais les emprunteurs restent tenus de payer les intĂ©rĂŞts qui auraient pu s’accumuler avant l’élimination de l’accumulation des intĂ©rĂŞts.

Les bourses et les prĂŞts sont offerts aux Ă©tudiants de neuf provinces et d’un territoire participants : Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador, ĂŽle-du-Prince-Édouard et Yukon. Dans ces provinces et ce territoire, les Ă©tudiants reçoivent Ă  la fois une aide fĂ©dĂ©rale et une aide provinciale/territoriale. Le QuĂ©bec, le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest ont choisi de ne pas participer au Programme et reçoivent alors des paiements compensatoires du gouvernement du Canada pour administrer leurs propres programmes d’aide financière aux Ă©tudiants.

Le gouvernement du Canada offre actuellement une dispense du remboursement des prêts aux médecins de famille, aux infirmiers et aux infirmiers praticiens qui travaillent dans une collectivité rurale ou éloignée mal desservie. Cette mesure a été mise en œuvre en 2013 afin de compléter les efforts déployés par le gouvernement fédéral et ceux des provinces et territoires (PT) pour résoudre le problème complexe de la pénurie de travailleurs de la santé dans les collectivités rurales ou éloignées.

Les conditions d’admissibilitĂ© Ă  la dispense du remboursement des prĂŞts sont Ă©noncĂ©es Ă  l’article 29 du Règlement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financière aux Ă©tudiantsrĂ©fĂ©rence 1 et Ă  l’article 19 du Règlement fĂ©dĂ©ral sur les prĂŞts aux Ă©tudiantsrĂ©fĂ©rence 2. Pour bĂ©nĂ©ficier de la dispense du remboursement des prĂŞts, l’emprunteur doit avoir travaillĂ© dans une « collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie Â» en tant que mĂ©decin de famille ou infirmier au cours de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente et avoir prĂ©sentĂ© une demande de dispense du remboursement des prĂŞts au plus tard 90 jours suivant la fin de l’annĂ©e en question. Du 1er avril 2013 au 2 novembre 2023, les mĂ©decins de famille admissibles ont pu bĂ©nĂ©ficier d’une dispense du remboursement de prĂŞts pouvant atteindre 8 000 $ par an, jusqu’à concurrence de 40 000 $ sur cinq ans. De plus, les infirmiers et les infirmiers praticiens pouvaient se voir accorder une dispense du remboursement de prĂŞts pouvant atteindre 4 000 $ par annĂ©e, jusqu’à concurrence de 20 000 $ sur cinq ans.

Au cours des dernières annĂ©es, le gouvernement du Canada a pris l’engagement d’amĂ©liorer la dispense du remboursement des prĂŞts. Ces amĂ©liorations visaient Ă  remĂ©dier Ă  la pĂ©nurie de mĂ©decins de famille et d’infirmiers dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es en amenant plus de travailleurs de la santĂ© dans les collectivitĂ©s qui en ont le plus besoin. Premièrement, une mesure annoncĂ©e dans le budget 2022 et mise en Ĺ“uvre le 3 novembre 2023 a fait augmenter de 50 % le montant maximal de la dispense du remboursement des prĂŞts. Cela signifie que, sur une pĂ©riode de cinq ans, les mĂ©decins de famille travaillant dans des collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies peuvent bĂ©nĂ©ficier d’une dispense du remboursement des prĂŞts allant jusqu’à 60 000 $, et les infirmiers, jusqu’à 30 000 $. Deuxièmement, comme annoncĂ© dans le budget 2023, le gouvernement s’est engagĂ© Ă  Ă©tendre la portĂ©e de la prestation de la dispense du remboursement des prĂŞts Ă  partir de 2024-2025, afin d’inclure toutes les collectivitĂ©s comptant une population d’au plus 30 000 habitants. Ce changement est entrĂ© en vigueur le 6 novembre 2024. Troisièmement, comme annoncĂ© dans le budget 2024, le gouvernement s’est engagĂ© Ă  Ă©tendre la prestation de la dispense du remboursement des prĂŞts Ă  10 nouvelles professions dans le domaine des soins de santĂ© et des services sociaux.

Objectif

L’objectif de cette proposition réglementaire est d’étendre l’admissibilité à la dispense du remboursement des prêts à 10 professions supplémentaires dans le domaine des soins de santé et des services sociaux dans les collectivités rurales ou éloignées mal desservies. Cette mesure devrait inciter les travailleurs des professions de la santé et des services sociaux à s’installer et à travailler dans ces collectivités, ce qui devrait améliorer l’accès aux soins de santé et aux services sociaux pour les résidents.

Description

Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es Ă©largiraient la liste actuelle des professions (mĂ©decins de famille, infirmiers et infirmiers praticiens) admissibles Ă  la dispense du remboursement des prĂŞts aux 10 professions supplĂ©mentaires suivantes : Ă©ducateurs de la petite enfance, dentistes, hygiĂ©nistes dentaires, pharmaciens, sages-femmes, enseignants, travailleurs sociaux, prĂ©posĂ©s aux services de soutien Ă  la personne, physiothĂ©rapeutes et psychologues.

Le rĂ©gime de prestation actuel comprend deux groupes basĂ©s sur les montants de la dispense du remboursement des prĂŞts (le groupe 1 pour les mĂ©decins de famille et le groupe 2 pour les infirmiers). Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es ajouteraient de nouvelles professions aux groupes actuels et un troisième groupe serait Ă©tabli dans le règlement proposĂ© afin de garantir que le montant appropriĂ© de dispense du remboursement des prĂŞts est allouĂ© Ă  chaque nouvelle profession et que celui-ci est alignĂ© sur les diffĂ©rentes exigences en matière d’éducation, les coĂ»ts et la dette d’études prĂ©vue. Les trois groupes diffĂ©rents de dispense du remboursement des prĂŞts seraient basĂ©s sur les exigences les plus courantes en matière de formation postsecondaire pour chaque profession.

Le premier groupe comprendrait les emprunteurs qui travaillent Ă  titre de mĂ©decin de famille, de dentiste, de psychologue ou de pharmacien et qui ont gĂ©nĂ©ralement obtenu soit un diplĂ´me professionnel de quatre ans après avoir obtenu un diplĂ´me de premier cycle, soit un diplĂ´me d’études supĂ©rieures approfondies. Les emprunteurs de ce groupe auraient gĂ©nĂ©ralement suivi des Ă©tudes postsecondaires pendant sept ans ou plus et pourraient bĂ©nĂ©ficier d’une dispense du remboursement des prĂŞts allant jusqu’à 60 000 $ sur une pĂ©riode de cinq ans. Le deuxième groupe comprendrait les emprunteurs qui travaillent Ă  titre d’infirmier praticien, d’infirmier autorisĂ©, d’infirmier auxiliaire, de sage-femme, d’enseignant, de travailleur social ou de physiothĂ©rapeute et qui ont gĂ©nĂ©ralement suivi quatre Ă  six annĂ©es d’études dans une universitĂ©. Les emprunteurs de ce groupe pourraient bĂ©nĂ©ficier d’une dispense du remboursement des prĂŞts allant jusqu’à 30 000 $ sur une pĂ©riode de cinq ans. Enfin, le troisième groupe comprendrait les emprunteurs qui travaillent Ă  titre d’éducateur de la petite enfance, d’hygiĂ©niste dentaire ou de prĂ©posĂ© aux services de soutien Ă  la personne et qui ont gĂ©nĂ©ralement suivi des Ă©tudes postsecondaires pendant trois ans ou moins. Les emprunteurs de ce groupe pourraient bĂ©nĂ©ficier d’une dispense du remboursement des prĂŞts allant jusqu’à 15 000 $ sur une pĂ©riode de cinq ans.

Le tableau ci-dessous présente les différentes professions admissibles, les groupes proposés et le montant de la dispense du remboursement des prêts auquel chacun serait admissible sur une période de cinq ans.

Tableau 1 : Les professions par groupe et les montants de dispense de remboursement correspondants
  Groupe 1 Groupe 2 Groupe 3
Professions admissibles Médecins de famille (dont les résidents en médecine familiale), dentistes, psychologues, pharmaciens Infirmiers (dont les infirmiers praticiens, infirmiers autorisés et infirmiers auxiliaires autorisés/immatriculés), sages-femmes, enseignants, travailleurs sociaux, physiothérapeutes Éducateurs de la petite enfance, hygiénistes dentaires, préposés aux services de soutien à la personne.
Montant annuel de la dispense du remboursement
  • AnnĂ©e 1 : 8 000 $
  • AnnĂ©e 2 : 10 000 $
  • AnnĂ©e 3 : 12 000 $
  • AnnĂ©e 4 : 14 000 $
  • AnnĂ©e 5 : 16 000 $
  • AnnĂ©e 1 : 4 000 $
  • AnnĂ©e 2 : 5 000 $
  • AnnĂ©e 3 : 6 000 $
  • AnnĂ©e 4 : 7 000 $
  • AnnĂ©e 5 : 8 000 $
  • AnnĂ©e 1 : 2 000 $
  • AnnĂ©e 2 : 2 500 $
  • AnnĂ©e 3 : 3 000 $
  • AnnĂ©e 4 : 3 500 $
  • AnnĂ©e 5 : 4 000 $
Dispense du remboursement maximal sur cinq ans note a du tableau a1 60 000 $ 30 000 $ 15 000 $

Note(s) du tableau a1

Note a du tableau a1

Total si l’emprunteur travaille pendant les cinq années dans le même groupe. Les totaux varieront si l’emprunteur change de profession et donc de groupe au cours de ses cinq années d’admissibilité.

Retour Ă  la note a du tableau a1

Aux fins de l’admissibilitĂ©, cette proposition dĂ©finirait Ă©galement un grand nombre des professions nouvellement ajoutĂ©es d’une manière qui est conforme Ă  la façon dont les termes « mĂ©decin de famille Â», « infirmier Â» et « infirmier praticien Â» sont actuellement dĂ©finis dans le Règlement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financière aux Ă©tudiants et dans le Règlement fĂ©dĂ©ral sur les prĂŞts aux Ă©tudiants.

Lorsque les provinces et les territoires dĂ©finissent une profession dans le but de rĂ©glementer son exercice, les règlements proposĂ©s s’appuient sur ces dĂ©finitions. Par exemple, la dĂ©finition actuelle de « infirmier praticien Â» dans le Règlement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financière aux Ă©tudiants inclut toute personne « autorisĂ©e par les lois d’une province Ă  exercer la profession d’infirmier praticien et qui pratique cette profession Â». Cependant, les PT ne dĂ©finissent pas tous chaque nouvelle profession admissible. Plus prĂ©cisĂ©ment, les Ă©ducateurs de la petite enfance, les travailleurs sociaux, les physiothĂ©rapeutes et les psychologues ne sont pas dĂ©finis et rĂ©glementĂ©s dans toutes les provinces et tous les territoires. Dans ces cas, les règlements proposĂ©s exigeraient que le candidat rĂ©ponde Ă  une dĂ©finition lĂ©gale dans une autre province ou un autre territoire. Cependant, les prĂ©posĂ©s aux services de soutien Ă  la personne ne sont dĂ©finis dans aucune province ni territoire. Pour rĂ©soudre ce problème, les règlements proposĂ©s introduiraient une dĂ©finition englobant le travail entrepris par les prĂ©posĂ©s aux services de soutien Ă  la personne dans les Ă©tablissements de soins de santĂ© et les Ă©tablissements de soins Ă  domicile.

Les professions réglementées

Toutes les provinces et tous les territoires réglementent les dentistes, les hygiénistes dentaires, les sages-femmes, les pharmaciens et les enseignants. Pour ces professions, un candidat admissible serait défini comme une personne autorisée à exercer cette profession en vertu des lois de la province ou du territoire où elle travaille.

Les éducateurs de la petite enfance, les physiothérapeutes, les psychologues et les travailleurs sociaux sont réglementés dans la plupart des PT. Un candidat admissible travaillant dans une province ou un territoire où la profession est réglementée serait défini comme une personne autorisée à exercer cette profession en vertu des lois de la province ou du territoire où elle travaille.

Les professions non réglementées dans certaines provinces et certains territoires

Un candidat admissible travaillant dans l’une des professions susmentionnées dans une PT où la profession n’est pas réglementée serait défini comme une personne qui répond à la définition de la profession dans les lois d’une province ou d’un territoire.

Les professions non réglementées dans toutes les provinces et tous les territoires

Actuellement aucune province ou territoire ne rĂ©glemente les prĂ©posĂ©s aux services de soutien Ă  la personne. Par consĂ©quent, les règlements proposĂ©s incluent une dĂ©finition pour cette occupation. Un candidat admissible dans cette profession devrait correspondre Ă  la dĂ©finition suivante : Personne qui, en vertu des lois de la province ou territoire oĂą elle travaille, fournit du soutien essentiel et des soins individuels afin de maximiser et de maintenir la santĂ©, le bien-ĂŞtre, la sĂ©curitĂ©, l’autonomie et le confort d’un individu, selon les besoins en soins de santĂ© de cet individu en fonction des directives d’un professionnel de la santĂ© rĂ©glementĂ© ou d’un organisme de la santĂ© provincial/territorial ou communautaire.

Cette proposition introduit une exigence pour les demandeurs de toutes les professions, y compris celles nouvellement ajoutĂ©es, de fournir au moins 400 heures de services en personne au cours de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Si le demandeur n’est pas en mesure d’effectuer les heures requises pour des raisons mĂ©dicales ou de soins, il peut toujours bĂ©nĂ©ficier de la dispense du remboursement des prĂŞts. Cette exigence et les critères d’exemption Ă©taient auparavant dĂ©crits dans la politique du Programme. Ils seront dĂ©sormais publiĂ©s dans les règlements pour plus de clartĂ©. Une fois que les candidats ont terminĂ© leur pĂ©riode d’emploi dans une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie, ils disposent de 90 jours pour demander la dispense du remboursement de leurs prĂŞts. Ce dĂ©lai est conforme aux exigences actuelles pour les mĂ©decins de famille et les infirmiers.

Les règlements proposĂ©s modifieraient la manière de calculer le nombre total d’annĂ©es pendant lesquelles une personne peut bĂ©nĂ©ficier d’une dispense du remboursement des prĂŞts. Actuellement, chaque profession est plafonnĂ©e Ă  cinq ans. Cela veut dire qu’un emprunteur peut bĂ©nĂ©ficier de deux ans de dispense du remboursement des prĂŞts en tant qu’infirmier, puis de cinq ans supplĂ©mentaires en tant que mĂ©decin. Les règlements proposĂ©s plafonnent la dispense du remboursement des prĂŞts Ă  cinq ans au total par emprunteur. Cela veut dire, par exemple, que si un emprunteur a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une dispense du remboursement des prĂŞts pendant deux ans alors qu’il travaillait comme prĂ©posĂ© aux services de soutien Ă  la personne et qu’il travaille maintenant comme infirmier autorisĂ©, il n’aurait droit qu’à trois annĂ©es supplĂ©mentaires de dispense du remboursement des prĂŞts au niveau de l’infirmier autorisĂ©. Dans ce cas, l’emprunteur pourrait bĂ©nĂ©ficier de la dispense du remboursement des prĂŞts en tant qu’infirmier autorisĂ© Ă  partir du montant de la troisième annĂ©e (6 000 $) et ne reviendrait pas au montant de la première annĂ©e, afin de maintenir un compteur d’annĂ©es cohĂ©rent et continuel pour chaque emprunteur.

La dĂ©finition d’une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e admissible Ă  la dispense du remboursement des prĂŞts, a Ă©tĂ© remplacĂ©e au moyen d’un règlement entrĂ© en vigueur le 6 novembre 2024. La nouvelle dĂ©finition modifie la façon dont l’admissibilitĂ© d’une collectivitĂ© Ă  la dispense du remboursement des prĂŞts est dĂ©terminĂ©e. Une collectivitĂ© admissible est dĂ©sormais dĂ©finie comme une agglomĂ©ration dont la population ne dĂ©passe pas 30 000 habitants, ou une rĂ©gion rurale. Cette dĂ©finition s’appliquera aux nouvelles professions proposĂ©es. Toutefois, la modification de la dĂ©finition comprenait Ă©galement une disposition visant Ă  maintenir l’admissibilitĂ© de certaines collectivitĂ©s hĂ©rĂ©ditaires (c’est-Ă -dire les collectivitĂ©s qui Ă©taient admissibles en vertu de l’ancienne dĂ©finition, mais pas en vertu de la nouvelle) jusqu’à environ six mois après la publication de la population du recensement de 2026, probablement en 2027-2028. Cette disposition vise Ă  garantir que ces collectivitĂ©s aient le temps d’ajuster leurs stratĂ©gies de recrutement de mĂ©decins de famille et d’infirmiers avant de perdre leur admissibilitĂ© Ă  la dispense du remboursement des prĂŞts. Par consĂ©quent, les collectivitĂ©s hĂ©rĂ©ditaires ne seront pas considĂ©rĂ©es comme des lieux de travail admissibles pour les 10 professions additionnelles proposĂ©es pour ĂŞtre admissibles Ă  la dispense du remboursement des prĂŞts en vertu de ces règlements.

Les candidats peuvent, conformément à la politique du Programme, travailler dans plus d’une collectivité rurale ou éloignée mal desservie au cours de leur période d’emploi de 12 mois afin d’obtenir le nombre d’heures nécessaires.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Le Programme s’engage rĂ©gulièrement avec les parties prenantes, y compris les associations d’étudiants, les administrateurs de l’aide financière aux Ă©tudiants et les reprĂ©sentants des provinces et des territoires par l’intermĂ©diaire du Groupe consultatif national sur l’aide financière aux Ă©tudiants (GCNAFE) et du ComitĂ© consultatif intergouvernemental sur l’aide financière aux Ă©tudiants (CCIAFE). En outre, pour cette mesure, le Programme a Ă©galement consultĂ© :

Le 17 mai 2022, le Programme a rencontrĂ© l’Association nationale des collèges de carrières, Collèges et instituts Canada, et l’Association canadienne des responsables de l’aide financière aux Ă©tudiants, qui sont tous membres de la GCNAFE. Ces groupes ont suggĂ©rĂ© que des professions spĂ©cifiques, telles que les aides-Ă©ducateurs de la petite enfance, les paramĂ©dicaux et les techniciens de laboratoire, soient incluses dans l’élargissement de la prestation de la dispense du remboursement des prĂŞts.

Le 18 mai 2022, le Programme a rencontrĂ© les membres provinciales et territoriales du ComitĂ© d’élaboration des politiques, un sous-comitĂ© de la CCIAFE qui sert de forum aux membres pour Ă©laborer conjointement des conseils stratĂ©giques fondĂ©s sur des donnĂ©es probantes sur des questions d’intĂ©rĂŞt commun et pour permettre aux PT d’examiner les propositions de politiques fĂ©dĂ©rales en matière d’aide financière aux Ă©tudiants et d’y apporter leur contribution. Au cours de cette rĂ©union, les reprĂ©sentants de la Saskatchewan ont demandĂ© que le Programme considère les vĂ©tĂ©rinaires et les techniciens vĂ©tĂ©rinaires comme des professions admissibles potentielles si la dispense du remboursement des prĂŞts s’étendait au-delĂ  des mĂ©decins de famille et des infirmiers.

Le 31 mai 2022, le Programme a rencontrĂ© les ministères de la santĂ© provinciaux et territoriaux par l’intermĂ©diaire du ComitĂ© sur l’effectif en santĂ© F-PT, un comitĂ© permanent qui relève de la ConfĂ©rence des sous-ministres. Il a Ă©tĂ© créé en 2002 par la ConfĂ©rence des sous-ministres de la SantĂ© F-PT, et se compose des coprĂ©sidents fĂ©dĂ©ral et provincial ainsi que d’un dĂ©lĂ©guĂ© de haut niveau de chaque ministère de la santĂ© F-PT.

Au cours de cette réunion, les représentants de la Colombie-Britannique ont préconisé que les physiothérapeutes, les techniciens de laboratoire médical, les travailleurs sociaux et les ergothérapeutes puissent bénéficier de la dispense du remboursement des prêts, tandis que le Manitoba a préconisé que les préposés aux services de soutien à la personne et les ergothérapeutes puissent bénéficier de la mesure.

Ă€ l’automne 2022, un dossier d’engagement a Ă©tĂ© partagĂ© avec 102 groupes de parties prenantes et partenaires. Ces groupes ont Ă©tĂ© encouragĂ©s Ă  faire circuler le dossier d’engagement auprès d’autres organisations de leurs rĂ©seaux. Ce dossier comprenait un document de travail dĂ©crivant l’objectif et l’intention de la prestation de la dispense du remboursement des prĂŞts, une description du Programme et un questionnaire.

Le questionnaire visait Ă  recueillir les commentaires des parties prenantes sur les annonces du budget de 2022 et sur une variĂ©tĂ© de sujets liĂ©s Ă  des amĂ©liorations potentielles de la prestation de la dispense du remboursement des prĂŞts. Par exemple, les parties prenantes ont Ă©tĂ© interrogĂ©es sur les exigences actuelles suivantes : le seuil de service minimum de 400 heures, l’annĂ©e complète d’emploi (12 mois consĂ©cutifs) et le plafond de cinq ans pour la prestation de la dispense du remboursement des prĂŞts.

Les parties prenantes ont aussi été invitées à identifier jusqu’à cinq professions de santé par ordre de priorité, au-delà des médecins de famille, des infirmiers et des infirmiers praticiens, dont le besoin est le plus urgent dans les collectivités rurales et éloignées, en justifiant leur choix et leur ordre de priorité. En outre, les parties prenantes ont pu indiquer s’il y avait des pénuries dans des professions à l’extérieur du domaine de la santé (par exemple les services sociaux, l’éducation).

Rétroaction des parties prenantes sur le questionnaire 2022

Le Programme a reçu 29 rĂ©ponses (soit un taux de rĂ©ponse de 28 %) des groupes de parties prenantes suivants Ă  l’automne 2022 : associations professionnelles dans le domaine des soins de santĂ© et d’autres services essentiels, ministères de la santĂ© des PT, organisations reprĂ©sentant les intĂ©rĂŞts communaux des collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es, parties prenantes autochtones et membres de la GCNAFE et de la CCIAFE.

En rĂ©ponse Ă  la question sur les changements potentiels au seuil de service minimum requis de 400 heures, 10 parties prenantes, dont la majoritĂ© reprĂ©sentait des groupes de dĂ©fense des soins de santĂ©, ont indiquĂ© que le service minimum requis pour l’admissibilitĂ© Ă  la prestation de la dispense du remboursement des prĂŞts Ă©tait appropriĂ© et ne devrait pas ĂŞtre modifiĂ©. L’une des parties prenantes a indiquĂ© que, bien qu’elle se sente Ă  l’aise avec le seuil de service minimum actuel, si un changement devait ĂŞtre apportĂ©, elle recommanderait une augmentation du nombre d’heures actuel.

Sur la même question, quatre autres parties prenantes ont indiqué qu’elles souhaiteraient que le nombre d’heures soit augmenté. Elles ont suggéré que l’augmentation du seuil se traduirait par une augmentation de l’offre de services aux collectivités rurales ou éloignées, ce qui permettrait aux professionnels d’établir des liens avec ces collectivités. Quatre autres groupes de parties prenantes ont préconisé une diminution du nombre d’heures afin d’inciter davantage les professionnels à travailler dans les collectivités rurales ou éloignées.

Les rĂ©sultats du questionnaire ont Ă©galement montrĂ© que 14 parties prenantes estimaient que l’augmentation de la pĂ©riode d’engagement d’un an (12 mois consĂ©cutifs) serait bĂ©nĂ©fique pour les collectivitĂ©s en encourageant les professionnels Ă  s’établir convenablement pendant la pĂ©riode au cours de laquelle ils bĂ©nĂ©ficieraient de la dispense du remboursement des prĂŞts, ce qui favoriserait la rĂ©tention Ă  long terme des professionnels.

En ce qui concerne le plafond actuel de cinq ans de la dispense du remboursement des prêts par profession, les réponses au questionnaire ont été variées. Certaines parties prenantes ont indiqué que la période de dispense actuelle était appropriée et ne devait pas être modifiée, tandis que d’autres ont suggéré que la période soit prolongée afin d’inciter davantage les diplômés à rester dans les collectivités rurales ou éloignées.

En réponse à la question relative à la pénurie de professions en dehors du secteur de la santé et à l’identification, par ordre de priorité, des professions de santé supplémentaires dont le besoin est urgent, 44 professions qui ne sont pas actuellement admissibles à la dispense du remboursement des prêts ont été recommandées et classées. Les professions de travailleur social, de psychologue, de physiothérapeute, de dentiste et d’hygiéniste dentaire sont les cinq professions les plus recommandées par les répondants pour les rendre admissibles à la dispense du remboursement des prêts. D’autres professions en dehors des soins de santé et des services sociaux, telles que les professions d’électricien, de plombier et de charpentier, ont également été recommandées.

Consultations prébudgétaires de 2022, 2023 et 2024

Dans le cadre du processus budgĂ©taire annuel, le ComitĂ© permanent des finances de la Chambre des communes (« le ComitĂ© Â») a menĂ© des consultations prĂ©budgĂ©taires pour les budgets de 2022, 2023 et 2024. Les consultations prĂ©budgĂ©taires annuelles menĂ©es par le ComitĂ© sont exhaustives et de portĂ©e nationale. Au cours de ces annĂ©es, 11 associations professionnelles reprĂ©sentant les professions de la santĂ© et des services sociaux ont soumis des mĂ©moires prĂ©budgĂ©taires. Chaque groupe a demandĂ© que la liste des professions admissibles comprenne celles qu’ils reprĂ©sentent respectivement.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es ne devraient pas avoir d’incidences diffĂ©rentielles sur les peuples autochtones ni de rĂ©percussions nĂ©gatives sur les traitĂ©s modernes, conformĂ©ment aux obligations du gouvernement du Canada en ce qui concerne les droits protĂ©gĂ©s par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es en fonction de leurs incidences sur les traitĂ©s modernes, conformĂ©ment Ă  la directive du Cabinet sur l’approche fĂ©dĂ©rale de la mise en Ĺ“uvre des traitĂ©s modernes. L’évaluation n’a rĂ©vĂ©lĂ© aucune incidence immĂ©diate sur les obligations dĂ©coulant des traitĂ©s modernes. Les collectivitĂ©s autochtones devraient bĂ©nĂ©ficier de cette proposition rĂ©glementaire.

Dans le cadre des consultations sur la série de modifications proposées pour la prestation de la dispense du remboursement des prêts en 2022, le ministère de l’Emploi et du Développement social Canada a consulté l’Association de médecins indigènes du Canada (AMIC). L’AMIC a recommandé que les incitatifs financiers encouragent les gens à travailler dans les régions rurales et éloignées, mais que l’accent soit mis sur le renforcement des capacités de la collectivité, par exemple en formant les résidents locaux qui sont plus susceptibles de rester à long terme dans leur collectivité d’origine. En outre, l’AMIC a recommandé que les ressources soient mieux utilisées pour réduire les obstacles qui empêchent les habitants des régions rurales d’accéder à l’école de médecine et pour subventionner leur formation et leur résidence dans leur région d’origine.

Les politiques d’admission aux études postsecondaires et les programmes d’éducation et de formation ne sont pas du ressort du gouvernement fédéral. Néanmoins, le Programme soutient particulièrement les apprenants autochtones en les exemptant de la contribution annuelle fixe des étudiants aux coûts d’éducation. Les évaluations des besoins des apprenants autochtones ne tiennent pas compte des fonds reçus dans le cadre du Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire (ainsi que des stratégies d’éducation postsecondaire de la nation métisse et des Inuits) lorsqu’il s’agit de déterminer les ressources d’un étudiant.

On s’attend Ă  ce que les populations autochtones bĂ©nĂ©ficient de l’élargissement proposĂ© de la prestation de la dispense du remboursement des prĂŞts. En 2020, l’Organisation de coopĂ©ration et de dĂ©veloppement Ă©conomiques a dĂ©terminĂ© qu’environ 60 % des peuples autochtones du Canada vivent principalement dans des rĂ©gions rurales, soit environ 30 % de plus que la population non autochtonerĂ©fĂ©rence 3. Le recensement de 2021 estime Ă  1 807 250 le nombre d’autochtones vivant au CanadarĂ©fĂ©rence 4. La population potentielle d’Autochtones vivant dans les rĂ©gions rurales ou Ă©loignĂ©es a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©e au moyen de ces chiffres. Il est estimĂ© qu’environ un million d’Autochtones sont concernĂ©s par ces modifications rĂ©glementaires. Selon le rapport annuel au Parlement 2020 de Services aux Autochtones Canada (SAC), les peuples autochtones reprĂ©sentent Ă©galement la plus grande proportion de la population au Nunavut (86 %), dans les Territoires du Nord-Ouest (51 %) et dans le Yukon (23 %)rĂ©fĂ©rence 5.

Choix de l’instrument

Les modifications réglementaires proposées ne peuvent être traitées que par des modifications réglementaires. La Loi fédérale sur l’aide financière aux étudiantsréférence 6(LFAFE) et la Loi fédérale sur les prêts aux étudiants référence 7(LFPE) ne prévoient que l’autorisation de la dispense du remboursement des prêts, les conditions devant être prescrites par les règlements correspondants. Par conséquent, les options non réglementaires n’ont pas été envisagées.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Les parties prenantes les plus directement concernées par les modifications réglementaires proposées sont les résidents des collectivités rurales ou éloignées mal desservies, les emprunteurs ayant des prêts étudiants en cours qui travaillent dans des professions nouvellement admissibles et le gouvernement du Canada.

La présente analyse coûts-avantagesréférence 8 a permis d’évaluer les incidences différentielles pour les parties prenantes de l’élargissement de la portée de la dispense du remboursement des prêts aux éducateurs de la petite enfance, aux dentistes, aux hygiénistes dentaires, aux pharmaciens, aux sages-femmes, aux enseignants, aux travailleurs sociaux, aux préposés aux services de soutien à la personne, aux physiothérapeutes et aux psychologues qui choisissent de travailler dans une collectivité rurale ou éloignée mal desservie désignée, par rapport à un scénario de référence dans lequel ces modifications réglementaires n’ont pas été apportées.

L’avantage monĂ©taire net de la mise en Ĺ“uvre des modifications rĂ©glementaires proposĂ©es serait de 290,3 millions de dollars en valeur actuelle nette, au cours des 10 prochaines annĂ©es, soit un rapport coĂ»ts-avantages de 1,4:1.

Annuellement, il est prĂ©vu que les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es bĂ©nĂ©ficient directement Ă  environ 7 968 emprunteurs de prĂŞts Ă©tudiants fĂ©dĂ©raux au cours de la première annĂ©e de mise en Ĺ“uvre (2025-2026) et jusqu’à environ 19 025 emprunteurs par annĂ©e d’ici 2034-2035. Parmi ces bĂ©nĂ©ficiaires, il est estimĂ© qu’en 2025-2026, environ 2 841 auront dĂ©mĂ©nagĂ© dans ces rĂ©gions rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies spĂ©cifiquement en raison de la dispense du remboursement des prĂŞts, et que ce chiffre passera Ă  environ 3 024 en 2034-2035, pour un total de 27 822 sur 10 ans. L’augmentation du nombre d’éducateurs de la petite enfance dans les rĂ©gions rurales et Ă©loignĂ©es devrait accroĂ®tre le taux de participation au marchĂ© du travail des parents de jeunes enfants dans ces rĂ©gions, Ă©tant donnĂ© que davantage de places de garde d’enfants seraient disponibles. Cela permettrait d’augmenter le revenu des familles dans les rĂ©gions rurales et Ă©loignĂ©es et de fournir des recettes fiscales supplĂ©mentaires au gouvernement. Le nombre de personnes rĂ©sidant dans une rĂ©gion admissible Ă  la dispense du remboursement des prĂŞts est estimĂ© Ă  environ 11,2 millions, ce qui reprĂ©sente approximativement 30 % de la population canadienne. Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es augmenteraient Ă©galement les coĂ»ts pour le gouvernement du Canada en raison des dispenses du remboursement des prĂŞts supplĂ©mentaires. Ces coĂ»ts sont Ă©quivalents Ă  l’augmentation de la prestation de la dispense du remboursement des prĂŞts qui serait accordĂ©e aux emprunteurs. Un plus grand nombre de demandes de dispense du remboursement des prĂŞts devrait entraĂ®ner une augmentation des coĂ»ts payables par le gouvernement au prestataire de services du secteur privĂ© pour traiter et vĂ©rifier ces demandes, ainsi que des coĂ»ts liĂ©s Ă  la modernisation du processus de demande. Le rapport avantages-coĂ»ts ne tient pas compte des avantages qualitatifs supplĂ©mentaires importants pour les Canadiens vivant dans des collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es et pour la sociĂ©tĂ© canadienne, tels que l’amĂ©lioration de l’accès aux services sociaux et de santĂ© et les avantages qui en dĂ©coulent. Par consĂ©quent, cette Ă©tude conclut que les avantages de la mise en Ĺ“uvre de ces modifications rĂ©glementaires l’emportent sur les coĂ»ts.

En ce qui concerne l’analyse de la répartition, les modifications réglementaires proposées devraient avoir une incidence sur les parties prenantes concernées en fonction de caractéristiques telles que la région, le sexe, le revenu et l’âge. Les personnes vivant dans les collectivités rurales et éloignées ont souvent des revenus plus faibles et sont légèrement plus âgées que la population canadienneréférence 9,référence 10. Les hommes et les femmes des régions rurales sont confrontés à des disparités en matière de santé et ont des résultats moins bons que ceux de la population généraleréférence 11. Les modifications réglementaires auraient une incidence positive sur les collectivités rurales et éloignées en leur offrant un meilleur accès aux prestataires de soins de santé et de services sociaux, ce qui pourrait se traduire par une amélioration de la santé et des résultats sociaux de la population rurale. La recherche démontre que les incitations financières contribuent au recrutement et à la fidélisation de divers prestataires de soins de santé et de services sociaux pour travailler dans les communautés rurales et éloignéesréférence 12. En particulier, les programmes de remboursement de prêts sont une source importante d’aide financière pour ceux qui choisissent de travailler dans des régions rurales ou isolées et se traduisent par un taux de rétention plus élevé, même lorsque la personne ne remplit plus les conditions requises pour bénéficier du remboursement de prêtsréférence 13,référence 14.

Énoncé des avantages et des coûts
Avantages monétaires

Les modifications réglementaires proposées inciteraient certains professionnels de la santé et des services sociaux à travailler dans les collectivités rurales et éloignées admissibles. Ces avantages ont été monétisés en attribuant aux emprunteurs l’équivalent des coûts estimés encourus par le gouvernement pour la dispense du remboursement des prêts. L’augmentation du nombre d’éducateurs de la petite enfance dans les régions rurales et éloignées devrait accroître le taux d’activité des parents de jeunes enfants dans ces régions, car davantage de places de garde d’enfants seront disponibles. Cela devrait à son tour augmenter le revenu des familles dans les régions rurales et éloignées et fournir des recettes fiscales supplémentaires au gouvernement, ce qui constitue des avantages monétaires.

Tableau 2 : Avantages monĂ©taires de l’élargissement de l’admissibilitĂ© Ă  la dispense du remboursement des prĂŞts Ă  10 professions supplĂ©mentaires dans le domaine de la santĂ© et des services sociaux dans les collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies
Partie prenante concernée Description de la prestation Première année (2025-2026) Deuxième année (2026-2027) Cinquième année (2029-2030) Année finale (2034-2035) Total
(valeur actuelle)
Valeur annualisée
Emprunteurs du Programme Dispense du remboursement des prêts d’études canadien aux emprunteurs du Programme employés dans des professions nouvellement admissibles à la dispense 45,5 M$ 62,0 M$ 97,4 M$ 108,6 M$ 644,8 M$ 91,8 M$
Canadiens Revenu net supplémentaire pour les Canadiens qui rejoignent la population active en raison des places de garde d’enfants supplémentaires offertes par les éducateurs de la petite enfance qui sont motivés pour travailler dans des régions rurales ou éloignées en raison de la dispense du remboursement des prêts d’études canadien 8,7 M$ 13,4 M$ 31,9 M$ 74,2 M$ 254,4 M$ 36,2 M$
Gouvernement fédéral Recettes fiscales supplémentaires liées à l’augmentation de la main-d’œuvre dans les régions rurales en raison de l’augmentation du nombre de places de garde d’enfants par les éducateurs de la petite enfance qui ont été motivés par la dispense du remboursement des prêts d’études canadien pour travailler dans les régions rurales 1,5 M$ 2,4 M$ 5,6 M$ 13,1 M$ 44,9 M$ 6,4 M$
Toutes les parties prenantes Avantages totaux 55,7 M$ 77,8 M$ 134,9 M$ 195,9 M$ 944,1 M$ 134,4 M$
Coûts monétaires

Le coĂ»t de la dispense du remboursement des prĂŞts pour le gouvernement du Canada est basĂ© sur des estimations rĂ©alisĂ©es Ă  partir de la population du Recensement 2021 selon la Classification nationale des professions et des donnĂ©es administratives du Programme. Les coĂ»ts monĂ©tisĂ©s comprennent les montants de la dispense du remboursement des prĂŞts versĂ©s aux bĂ©nĂ©ficiaires, la numĂ©risation du processus de demande, le traitement et la vĂ©rification des demandes, ainsi que les coĂ»ts liĂ©s au remplissage du formulaire de demande. Le total des coĂ»ts monĂ©tisĂ©s est estimĂ© Ă  653,8 M$ (valeur actuelle) pour les 10 prochaines annĂ©es.

Tableau 3 : CoĂ»ts monĂ©taires de l’élargissement de l’admissibilitĂ© Ă  la dispense du remboursement des prĂŞts Ă  10 professions supplĂ©mentaires dans le domaine de la santĂ© et des services sociaux dans les collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies
Partie prenante concernée Description du coût Première année (2025-2026) Deuxième année (2026-2027) Cinquième année (2029-2030) Année finale (2034-2035) Total
(valeur actuelle)
Valeur annualisée
Gouvernement fédéral Dispense du remboursement des prêts supplémentaire pour les emprunteurs du Programme employés dans des professions qui deviennent admissibles à la dispense du remboursement des prêts. 50,1 M$ 62,2 M$ 97,7 M$ 109,0 M$ 651,5 M$ 92,8 M$
Emprunteur du Programme Coût de remplissage de la demande 0,1 M$ 0,2 M$ 0,3 M$ 0,4 M$ 2,3 M$ 0,3 M$
Toutes les parties prenantes Coûts totaux 50,2 M$ 62,4 M$ 98,1 M$ 109,4 M$ 653,8 M$ 93,1 M$
Tableau 4 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts et avantages monĂ©taires
Impacts Première année (2025-2026) Deuxième année (2026-2027) Cinquième année (2029-2030) Année finale (2034-2035) Total
(valeur actuelle)
Valeur annualisée
Avantages totaux 55,7 M$ 77,8 M$ 134,9 M$ 195,9 M$ 944,1 M$ 134,4 M$
Coûts totaux 50,2 M$ 62,4 M$ 98,1 M$ 109,4 M$ 653,8 M$ 93,1 M$
IMPACT NET 5,5 M$ 15,4 M$ 36,9 M$ 86,5 M$ 290,3 M$ 41,3 M$
Impacts quantifiés (non monétaire)
Tableau 5 : Nombre accru de professionnels incitĂ©s Ă  travailler dans des rĂ©gions rurales ou Ă©loignĂ©es en raison de la dispense du remboursement des prĂŞts
Impacts Première année (2025-2026) Deuxième année (2026-2027) Cinquième année (2029-2030) Année finale (2034-2035) Total
Dentistes 99 89 95 106 974
Pharmaciens 182 162 173 193 1 778
Psychologues 84 75 80 89 819
Physiothérapeutes 72 64 69 77 705
Sages-femmes 6 5 6 7 60
Hygiénistes dentaires 44 39 42 46 428
PrĂ©posĂ©s aux services de soutien Ă  la personne 559 500 533 595 5 474
Enseignants 1 252 1 120 1 195 1 333 12 264
Travailleurs sociaux 178 159 170 190 1 747
Éducateurs de la petite enfance 365 326 348 388 3 573
Total 2 841 2 539 2 711 3 024 27 822
Impacts qualitatifs

L’augmentation du nombre de prestataires de soins de santé et de services sociaux travaillant dans les collectivités rurales ou éloignées devrait contribuer à améliorer l’accès aux services de santé et aux services sociaux, tels que la garde d’enfants et le travail socialréférence 15. L’accès à un prestataire de soins de santé primaires habituel est généralement associé à de meilleurs résultats en matière de santé et le fait de fournir un accès local aux prestataires de soins de santé et de services sociaux contribue à améliorer la santé et le bien-être social de la population localeréférence 16.

Lentille des petites entreprises

L’analyse de la lentille des petites entreprises a conclu que les modifications réglementaires proposées n’auraient pas d’incidence sur les petites entreprises canadiennes.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas aux modifications rĂ©glementaires proposĂ©es, car la charge administrative sur les entreprises resterait inchangĂ©e.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

La proposition de rĂ©glementation n’est liĂ©e Ă  aucun engagement pris dans le cadre d’un forum formel de coopĂ©ration rĂ©glementaire. Bien que le CCIAFE soit un organisme F-PT, il ne se concentre pas sur la coopĂ©ration en matière de rĂ©glementation. En outre, il n’existe pas d’accord international concernant les Ă©tablissements d’enseignement internationaux dĂ©signĂ©s.

Le ministère de l’Emploi et du Développement social a consulté les parties prenantes des provinces et territoires, qui se sont montrées favorables à ces mesures. En outre, bien que le Québec, le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest ne participent pas actuellement au Programme, ils sont toujours admissibles à la dispense du remboursement des prêts pour les médecins de famille et les infirmiers, y compris à l’élargissement proposé. Les professionnels de la santé admissibles qui ont reçu un prêt étudiant dans une province ou un territoire participant sont toujours autorisés à bénéficier d’une dispense du remboursement des prêts s’ils ont travaillé dans une collectivité rurale ou éloignée mal desservie au Québec, au Nunavut ou dans les Territoires du Nord-Ouest.

La proposition est alignĂ©e sur les stratĂ©gies des provinces et territoires visant Ă  accroĂ®tre les capacitĂ©s de soins de santĂ© dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es. Dans leurs budgets provinciaux de 2024, l’AlbertarĂ©fĂ©rence 17 et la SaskatchewanrĂ©fĂ©rence 18 se sont toutes deux engagĂ©es Ă  faire des investissements importants dans le recrutement et le maintien en poste des travailleurs de la santĂ© dans les rĂ©gions rurales et Ă©loignĂ©es. Lors d’une rĂ©union avec le ministère de l’Emploi et du DĂ©veloppement social en novembre 2023, les reprĂ©sentants de l’Alberta ont indiquĂ© qu’ils avaient ciblĂ© des initiatives pour remĂ©dier aux graves pĂ©nuries de main-d’œuvre dans le domaine de l’aviation et ont prĂ©conisĂ© pour que le gouvernement fĂ©dĂ©ral inclue les professionnels de l’aviation dans la liste des professions bĂ©nĂ©ficiant de la prestation fĂ©dĂ©rale de la dispense du remboursement des prĂŞts.

En outre, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique ont mis en place des programmes de dispense du remboursement des prĂŞts destinĂ©s aux professions de santĂ©. Le Manitoba, l’Ontario et Terre-Neuve-et-Labrador disposent des programmes de subventions et de bourses suivants, destinĂ©s aux diplĂ´mĂ©s en soins de santĂ© :

Par ailleurs, plusieurs provinces et territoires, tels que la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard, le Québec, le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest, proposent également des programmes généraux de la dispense du remboursement des prêts qui ne sont pas destinés à des professions spécifiques.

Effets sur l’environnement

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale et économique stratégique, une analyse préliminaire a permis de conclure qu’une évaluation environnementale stratégique n’était pas nécessaire.

Analyse comparative entre les sexes plus

Les modifications réglementaires proposées soutiendraient les emprunteurs admissibles et, dans un sens plus large, l’ensemble de la population canadienne en faisant augmenter le nombre de professionnels de la santé et des services de soutien dans les régions rurales mal desservies. Selon l’analyse comparative entre les sexes plus, il n’y aurait pas d’effets négatifs imprévus résultant des modifications réglementaires proposées.

Bien que cette mesure ne vise pas directement les femmes, en 2022, de nombreux travailleurs du secteur de la santĂ© et des services de soutien Ă©taient des femmes. En ce qui concerne les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es, environ 83 % des personnes travaillant dans des professions admissibles Ă  la dispense du remboursement des prĂŞts seraient des femmesrĂ©fĂ©rence 24. En outre, bien que le secteur des soins de santĂ© soit majoritairement fĂ©minin, les femmes sont moins susceptibles d’occuper des postes de supervision et sont confrontĂ©es Ă  un Ă©cart salarial de 24 % entre les sexesrĂ©fĂ©rence 25. Par consĂ©quent, l’élargissement de la dispense du remboursement des prĂŞts reprĂ©senterait un avantage financier plus important pour les femmes admissibles.

En ce qui concerne l’impact de ces changements rĂ©glementaires par groupe d’âge, les donnĂ©es du Programme indiquent que les bĂ©nĂ©ficiaires de la dispense du remboursement des prĂŞts sont gĂ©nĂ©ralement âgĂ©s de 18 Ă  29 ans. En outre, 74 % des personnes ayant des prĂŞts d’études canadiens en cours ont moins de 35 ans. Par consĂ©quent, les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es devraient profiter davantage aux emprunteurs de moins de 35 ans qu’aux autres groupes d’âge, Ă©tant donnĂ© que ces bĂ©nĂ©ficiaires sont plus susceptibles d’être en train de rembourser leurs prĂŞts et d’être influencĂ©s par les incitations financières.

Les régions rurales et éloignées sont confrontées à des obstacles historiques en matière de soins de santé et de services sociaux. Les modifications réglementaires proposées, en conjonction avec d’autres initiatives visant à accroître les capacités en matière de soins de santé et de services sociaux dans les collectivités rurales et éloignées, devraient contribuer à améliorer l’accès aux soins de santé et aux services sociaux dans ces collectivités. Par rapport à la population urbaine, les habitants des régions rurales sont plus susceptibles de subir des effets néfastes sur la santé, tels que des blessures, des maladies chroniques, l’obésité et une espérance de vie plus courteréférence 26,référence 27. Les taux de mortalité évitables et traitables plus élevés dans les régions éloignées pourraient être attribués aux barrières géographiques, aux services de santé limités et aux besoins de santé non satisfaits. En améliorant l’accès aux prestataires de soins de santé et aux services sociaux dans les collectivités rurales et éloignées, les modifications réglementaires contribueraient à réduire les disparités de santé qui existent entre les populations urbaines et rurales. En outre, les personnes vivant dans les collectivités rurales et éloignées ont souvent des revenus plus faibles, et les femmes à faible revenu en particulier sont victimes d’exclusions sociales, économiques et institutionnelles, auxquelles les femmes à revenu plus élevé ne sont pas confrontéesréférence 28. Ces obstacles ont de graves conséquences sur leur santé et leur bien-être en général. En outre, la disponibilité ou l’absence de services de garde d’enfants influe souvent en premier lieu sur la décision de la mère de reprendre le travail, ce qui se traduit par une perte de revenu plus importante pour les femmes que pour les hommesréférence 29. Cependant, l’augmentation de la disponibilité des services de garde d’enfants par le biais de l’augmentation du nombre d’éducateurs de la petite enfance permettrait aux femmes de participer plus facilement à la main-d’œuvre rurale.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Les modifications réglementaires proposées devraient entrer en vigueur à l’automne 2025.

L’intention est que les emprunteurs admissibles exerçant une des professions nouvellement admissibles puissent accĂ©der Ă  la prestation de la dispense du remboursement des prĂŞts immĂ©diatement après l’entrĂ©e en vigueur des modifications rĂ©glementaires proposĂ©es. En d’autres termes, les professionnels nouvellement admissibles pourraient accĂ©der Ă  la prestation de la dispense du remboursement des prĂŞts pour le travail qu’ils ont effectuĂ© jusqu’à une annĂ©e avant la date d’entrĂ©e en vigueur, mĂŞme si la profession n’était pas admissible au moment oĂą ils ont commencĂ© Ă  travailler. Par exemple, un dentiste qui commence Ă  travailler le 15 novembre 2024 dans une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie admissible pourrait demander la dispense du remboursement des prĂŞts Ă  compter du 15 novembre 2025 s’il a effectuĂ© une annĂ©e de travail dans cette collectivitĂ© et que le règlement est en vigueur.

Les forums F-PT et les forums de parties prenantes existants seraient utilisés pour informer toutes les parties prenantes des changements.

Le Programme est mis en œuvre en collaboration avec neuf provinces participantes, un territoire et un prestataire de services du secteur privé. Étant donné que cette prestation ne s’applique qu’aux prêts fédéraux, le fournisseur de services est exclusivement responsable de la mise en œuvre de cette mesure. Cette mesure impliquera que le fournisseur de services mette en œuvre des changements au niveau du système opérationnel et nécessitera le développement d’un nouveau système de demande automatisé et d’un modèle de vérification afin de gérer l’augmentation attendue du volume de demandes.

Les amĂ©liorations apportĂ©es Ă  la prestation de la dispense du remboursement des prĂŞts seraient intĂ©grĂ©es aux mĂ©canismes de mesure et d’évaluation du rendement existants. La Direction de l’évaluation du ministère de l’Emploi et du DĂ©veloppement social a rĂ©cemment terminĂ© une Ă©valuation du Programme en mars 2021rĂ©fĂ©rence 30 et une Ă©valuation de cette prestation de la dispense du remboursement des prĂŞts, publiĂ©e le 22 janvier 2024rĂ©fĂ©rence 31. L’évaluation gĂ©nĂ©rale a rĂ©vĂ©lĂ© que la majoritĂ© (66 %) des emprunteurs savaient que le gouvernement fĂ©dĂ©ral offrait des prĂŞts et des bourses aux Ă©tudiants. Cependant, peu d’entre eux (17 %) Ă©taient conscients de l’apport important du gouvernement fĂ©dĂ©ral dans l’aide financière totale qu’ils recevaient. L’évaluation de la prestation de la dispense du remboursement des prĂŞts a rĂ©vĂ©lĂ© que mĂŞme si le Programme a entrepris des consultations approfondies avant de lancer la prestation et a fourni des informations dĂ©taillĂ©es sur l’admissibilitĂ© et le processus de demande sur le site Web du gouvernement du Canada, les bĂ©nĂ©ficiaires ont principalement Ă©tĂ© informĂ©s de la prestation Ă  partir de diffĂ©rentes sources. Depuis le lancement de la prestation, la sensibilisation n’a pas Ă©tĂ© un Ă©lĂ©ment clĂ©. Ainsi, le bouche-Ă -oreille a Ă©tĂ© le moyen de communication le plus utilisĂ© par les Ă©tudiants et les professionnels pour s’informer au sujet de la prestation de la dispense du remboursement des prĂŞts. La direction de l’évaluation a recommandĂ© que le Programme Ă©tudie les possibilitĂ©s de sensibilisation afin d’accroĂ®tre la connaissance de la prestation parmi les principales parties prenantes, en particulier parmi les bĂ©nĂ©ficiaires visĂ©s.

Conformité et application

Selon la LFAFE, un rapport actuariel au sujet du Programme doit ĂŞtre dĂ©posĂ© au Parlement au moins une fois tous les trois ans. Ce rapport fournit une estimation des coĂ»ts et des recettes du Programme, une prĂ©vision sur 25 ans des recettes et des coĂ»ts futurs du Programme, ainsi qu’une explication de la mĂ©thodologie et des hypothèses actuarielles et Ă©conomiques utilisĂ©es pour produire les chiffres prĂ©sentĂ©s dans le rapport. Un rapport annuel sur le Programme doit Ă©galement ĂŞtre dĂ©posĂ© au Parlement conformĂ©ment Ă  la LFAFE. Le rapport annuel fournit des statistiques dĂ©taillĂ©es sur le Programme (y compris la valeur du portefeuille) et dĂ©crit les principaux objectifs, initiatives et rĂ©alisations au cours d’une annĂ©e universitaire donnĂ©e, et les politiques d’intĂ©gritĂ©rĂ©fĂ©rence 32.

La LFAFE autorise le Programme Ă  veiller Ă  ce que les bourses et les prĂŞts fĂ©dĂ©raux ne soient pas accordĂ©s Ă  des Ă©tudiants qui n’y ont pas droit. Le paragraphe 17(1) de cette loi prĂ©voit une amende pouvant aller jusqu’à 1 000 $ pour les Ă©tudiants qui fournissent sciemment des informations fausses ou trompeuses, y compris par omission, dans une demande ou un autre document. En outre, l’article 17.1 permet le refus Ă  un tel Ă©tudiant de toute aide financière fĂ©dĂ©rale supplĂ©mentaire ainsi que certains autres avantages du Programme, tels que l’aide au remboursement.

Personne-ressource

Erin Hetherington
Directrice
Direction générale de l’apprentissage
Programme canadien d’aide financière aux étudiants
Emploi et Développement social Canada
Courriel: EDSC.DGA.PCAFE.MCPP-SEC.CSFAP.LB.ESDC@hrsdc-rhdcc.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil, en vertu de l’article 17rĂ©fĂ©rence a de la Loi fĂ©dĂ©rale sur les prĂŞts aux Ă©tudiants rĂ©fĂ©rence b et du paragraphe 15(1)rĂ©fĂ©rence c de la Loi fĂ©dĂ©rale sur l’aide financière aux Ă©tudiants rĂ©fĂ©rence d, se propose de prendre le Règlement modifiant le Règlement fĂ©dĂ©ral sur les prĂŞts aux Ă©tudiants et le Règlement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financière aux Ă©tudiants, ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les trente jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. S’ils choisissent plutĂ´t de prĂ©senter leurs observations par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, ils sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout Ă  Erin Hetherington, directrice, Direction gĂ©nĂ©rale de l’apprentissage, ministère de l’Emploi et DĂ©veloppement social, 200, rue Montcalm, Gatineau (QuĂ©bec) J8Y 3B5 (courriel : EDSC.DGA.PCAFE.MCPP-SEC.CSFAP.LB.ESDC@hrsdc-rhdcc.gc.ca).

Ottawa, le 30 janvier 2025

La greffière adjointe du Conseil privé
Wendy Nixon

Règlement modifiant le Règlement fédéral sur les prêts aux étudiants et le Règlement fédéral sur l’aide financière aux étudiants

Loi fédérale sur les prêts aux étudiants

Règlement fédéral sur les prêts aux étudiants

1 Le paragraphe 2(1) du Règlement fĂ©dĂ©ral sur les prĂŞts aux Ă©tudiants rĂ©fĂ©rence 33 est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

dentiste
Personne autorisée à exercer la profession de dentiste par les lois de la province où elle l’exerce. (dentist)
éducateur de la petite enfance
Personne, autre qu’une personne exerçant la profession d’aide-Ă©ducateur de la petite enfance ou d’enseignant, qui :
  • a) au Nouveau-Brunswick, dans les Territoires du Nord-Ouest ou au Nunavut, exerce la profession d’éducateur de la petite enfance, au sens donnĂ© Ă  cette profession dans les lois d’une province;
  • b) dans les autres provinces, est autorisĂ©e Ă  exercer cette profession par les lois de la province. (early childhood educator)
enseignant
Personne autorisée à enseigner dans une école primaire ou secondaire par les lois de la province où elle enseigne. (teacher)
hygiéniste dentaire
Personne, autre qu’une personne exerçant la profession de thérapeute dentaire, autorisée à exercer la profession d’hygiéniste dentaire par les lois de la province où elle l’exerce. (dental hygienist)
pharmacien
Personne autorisée à exercer la profession de pharmacien par les lois de la province où elle l’exerce. (pharmacist)
physiothérapeute
Personne qui :
  • a) dans les Territoires du Nord-Ouest ou au Nunavut, exerce la profession de physiothĂ©rapeute, au sens donnĂ© Ă  cette profession dans les lois d’une province;
  • b) dans les autres provinces, est autorisĂ©e Ă  exercer cette profession par les lois de la province oĂą elle exerce. (physiotherapist)
préposé aux services de soutien à la personne
Personne qui, en vertu des lois de la province où elle travaille, fournit du soutien essentiel et des soins individuels afin de maximiser et de maintenir la santé, le bien-être, la sécurité, l’autonomie et le confort d’un individu, selon les besoins en soins de santé de cet individu en fonction des directives d’un professionnel de la santé réglementé ou d’un organisme de la santé provincial ou communautaire. (personal support worker)
psychologue
Personne, autre qu’une personne exerçant la profession de psychothĂ©rapeute, qui :
  • a) au Yukon, exerce la profession de psychologue, au sens donnĂ© Ă  cette profession dans les lois d’une province;
  • b) dans les autres provinces, est autorisĂ©e Ă  exercer cette profession par les lois de la province. (psychologist)
sage-femme
Personne autorisée à exercer la profession de sage-femme par les lois de la province où elle l’exerce. (midwife)
travailleur social
Personne, autre qu’une personne exerçant la profession de travailleur des services sociaux, qui :
  • a) au Yukon ou au Nunavut, exerce la profession de travailleur social, au sens donnĂ© Ă  cette profession dans les lois d’une province;
  • b) dans les autres provinces est autorisĂ©e Ă  exercer cette profession par les lois de la province. (social worker)

2 L’intertitre « Dispense du remboursement des prĂŞts d’études des mĂ©decins de famille, des infirmiers et des infirmiers praticiens Â» prĂ©cĂ©dant l’article 17 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Dispense de remboursement — collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie

3 (1) Les alinĂ©as 18(1)a) Ă  e) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

(2) Le paragraphe 18(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) La dispense du remboursement d’une somme Ă  l’égard d’un prĂŞt garanti ne peut ĂŞtre accordĂ©e que pour une pĂ©riode maximale de cinq ans, soustraction faite du nombre d’annĂ©es pour lesquelles a Ă©tĂ© accordĂ©e la dispense visĂ©e au paragraphe (1) Ă  l’égard d’un prĂŞt garanti consenti antĂ©rieurement ou celle visĂ©e au paragraphe 28(1) du Règlement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financière aux Ă©tudiants a Ă©tĂ© accordĂ©e.

4 (1) Le passage du paragraphe 19(1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a b) est remplacĂ© par ce qui suit :

19 (1) Pour l’application du paragraphe 11.1(1) de la Loi, l’emprunteur doit satisfaire aux conditions ci-après pour ĂŞtre admissible Ă  une dispense :

(2) L’article 19 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (3), de ce qui suit :

(4) Le ministre peut dĂ©cider qu’un emprunteur ayant travaillĂ© au moins une heure, mais moins de quatre cents heures, durant l’annĂ©e se qualifie toujours pour une dispense, s’il est d’avis que l’emprunteur a Ă©tĂ© incapable de travailler pour l’une ou l’autre des raisons suivantes :

Loi fédérale sur l’aide financière aux étudiants

Règlement fédéral sur l’aide financière aux étudiants

5 Le paragraphe 2(1) du Règlement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financière aux Ă©tudiants rĂ©fĂ©rence 34 est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

dentiste
Personne autorisée à exercer la profession de dentiste par les lois de la province où elle l’exerce. (dentist)
éducateur de la petite enfance
Personne, autre qu’une personne exerçant la profession d’aide-Ă©ducateur de la petite enfance ou d’enseignant, qui :
  • a) au Nouveau-Brunswick, dans les Territoires du Nord-Ouest ou au Nunavut, exerce la profession d’éducateur de la petite enfance, au sens donnĂ© Ă  cette profession dans les lois d’une province;
  • b) dans les autres provinces, est autorisĂ©e Ă  exercer cette profession par les lois de la province. (early childhood educator)
enseignant
Personne autorisée à enseigner dans une école primaire ou secondaire par les lois de la province où elle enseigne. (teacher)
hygiéniste dentaire
Personne, autre qu’une personne exerçant la profession de thérapeute dentaire, autorisée à exercer la profession d’hygiéniste dentaire par les lois de la province où elle l’exerce. (dental hygienist)
pharmacien
Personne autorisée à exercer la profession de pharmacien par les lois de la province où elle l’exerce. (pharmacist)
physiothérapeute
Personne qui :
  • a) dans les Territoires du Nord-Ouest ou au Nunavut, exerce la profession de physiothĂ©rapeute, au sens donnĂ© Ă  cette profession dans les lois d’une province;
  • b) dans les autres provinces, est autorisĂ©e Ă  exercer cette profession par les lois de la province oĂą elle exerce. (physiotherapist)
préposé aux services de soutien à la personne
Personne qui, en vertu des lois de la province où elle travaille, fournit du soutien essentiel et des soins individuels afin de maximiser et de maintenir la santé, le bien-être, la sécurité, l’autonomie et le confort d’un individu, selon les besoins en soins de santé de cet individu en fonction des directives d’un professionnel de la santé réglementé ou d’un organisme de la santé provincial ou communautaire. (personal support worker)
psychologue
Personne, autre qu’une personne exerçant la profession de psychothĂ©rapeute, qui :
  • a) au Yukon, exerce la profession de psychologue, au sens donnĂ© Ă  cette profession dans les lois d’une province;
  • b) dans les autres provinces, est autorisĂ©e Ă  exercer cette profession par les lois de la province. (psychologist)
sage-femme
Personne autorisée à exercer la profession de sage-femme par les lois de la province où elle l’exerce. (midwife)
travailleur social
Personne, autre qu’une personne exerçant la profession de travailleur des services sociaux, qui :
  • a) au Yukon ou au Nunavut, exerce la profession de travailleur social, au sens donnĂ© Ă  cette profession dans les lois d’une province;
  • b) dans les autres provinces est autorisĂ©e Ă  exercer cette profession par les lois de la province. (social worker)

6 Le titre de la partie V.1 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

Dispense de remboursement — collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie

7 (1) Les alinĂ©as 28(1)a) Ă  e) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

(2) Le paragraphe 28(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) La dispense du remboursement d’une somme à l’égard d’un prêt d’études ne peut être accordée que pour une période maximale de cinq ans, soustraction faite du nombre d’années pour lesquelles a été accordée la dispense visée au paragraphe (1) à l’égard du prêt d’études antérieur.

8 (1) Le passage du paragraphe 29(1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a b) est remplacĂ© par ce qui suit :

29 (1) Pour l’application du paragraphe 9.2(1) de la Loi, l’emprunteur doit satisfaire aux conditions ci-après pour ĂŞtre admissible Ă  une dispense :

(2) L’article 29 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (3), de ce qui suit :

(4) Le ministre peut dĂ©cider qu’un emprunteur ayant travaillĂ© au moins une heure, mais moins de quatre cents heures, durant l’annĂ©e se qualifie toujours pour une dispense, s’il est d’avis que l’emprunteur a Ă©tĂ© incapable de travailler pour l’une ou l’autre des raisons suivantes :

Entrée en vigueur

9 Le prĂ©sent règlement entre en vigueur le 1er novembre 2025.

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Les renseignements commerciaux confidentiels ne doivent ĂŞtre affichĂ©s que dans la zone de texte rĂ©servĂ©e Ă  cette fin. En gĂ©nĂ©ral, « renseignements commerciaux confidentiels Â» dĂ©signe les renseignements qui i) ne sont pas accessibles au public, ii) sont traitĂ©s de façon confidentielle par la personne dont l’entreprise est concernĂ©e par ces renseignements et iii) ont une valeur Ă©conomique rĂ©elle ou potentielle pour la personne ou ses concurrents, car ils ne sont pas accessibles au public et leur divulgation entraĂ®nerait une perte financière pour la personne ou un gain important pour ses concurrents. Les commentaires fournis dans la zone rĂ©servĂ©e aux renseignements commerciaux confidentiels qui correspondent Ă  cette description ne seront pas rendus publics. L’institution fĂ©dĂ©rale qui gère le changement rĂ©glementaire proposĂ© conserve le droit de rendre le commentaire public s’il n’est pas considĂ©rĂ© qu’il s’agit d’un renseignement commercial confidentiel.

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